Le devoir, 15 janvier 2008, Cahier A
à M COLOMBIE Après les libérations, les PARC reprennent les enlèvements Page A 5 LE DEVOIR Vol.X C I X N " 5 ?L E M A R 1) 1 1 ô .1 A N VIER 2 0 0 8 8 9 C + T A X K S = 1 $ Batterie Génératrice Moteur-roue mM VOLVO Volvo a conçu une voiture équipée de moteurs-roues électriques semblable à celle du physicien hydro-québécois Pierre Couture.Moteur-roue: Volvo dans les traces d’Hydro Detroit n’ouvre qu’une fenêtre sur l’automobile de demain LOUIS-GILLES FRANCŒUR Le Salon de l’automobile de Detroit qui ouvrira officiellement ses portes samedi, soit le lendemain de celui beaucoup plus modeste de Montréal, ne reflète qu’en partie les percées technologiques à la base de l’automobile de demain.Mais si les grands constructeurs automobiles vont y présenter une multitude de modèles hybrides, dont au moins huit pour General Motors, la perle entre toutes est sans contredit la Volvo hybride «Recharge», équipée de moteurs-roues, qui préfigure vraiment les hybrides de la troisième génération.Cette voiture-concept laissera toutefois un goût amer à bien des Québécois, car sa stratégie globale est à quelques détails près l’équivalent de ce que proposait D VOIR PAGE A 8: MOTEUR-ROUE ¦ L’éditorial de Jean-Robert Sansfaçon, page A 6 ¦ La crise des subprimes touche le secteur automobile, page B 1 • ‘v STAN HONDA AGENCE FRANCE-PRESSE Chrysler a dévoilé hier à la presse la Jeep Renegade électrique qu’elle exposera au Salon de Detroit.1Ë# * m MmÊ Iplpliî Record de réservistes au front 20% du prochain contingent sera constitué de soldats «à temps partiel» ALEC CASTONGUAY Ottawa — Le prochain groupe de soldats qui sera déployé en Afghanistan à partir de mars contiendra un nombre record de réservistes.L’ampleur de l’engagement dans ce pays met beaucoup de pression sur les effectifs militaires réguliers, ce qui force l’armée à se tourner vers les réservistes comme jamais depuis le début de la mission afghane.Selon les nouveaux chiffres obtenus par Le Devoir, un soldat canadien sur cinq (20 %) déployés en Afghanistan sera bientôt un militaire «à temps partiel».Sur les 2500 soldats qui prendront progressivement la relève en Afghanistan à partir de février et mars prochains, plus de 500 seront des réservistes, soit 20 % des effectifs.À titre de comparaison, les militaires québécois actuelle- ment déployés dans l’ancien fief des talibans comptent dans leurs rangs 300 réservistes (12 %).La rotation précédente, entre mars et août 2007, comptait 14 % de réservistes.Les deux premiers contingents, en 2006, mettaient à l’œuvre 14 % et 13 % de soldats à «temps partiel».«La prochaine rotation sera effectivement celle qui contiendra le plus de réservistes depuis le début de la mission en Afghanistan», confirme le lieutenant-colonel lan Creighton, du département des Opérations courantes des Forces canadiennes.«La mission afghane n’est pas la seule tâche de l'armée, que ce soit ici ou à l’étranger.La pression est forte sur la force régulière», ce qui pousse l’armée vers d’autres ressources disponibles, ajoute-t-il.VOIR PAGE A 8: RÉSERVISTES «Sans les réservistes, il serait extrêmement difficile de poursuivre la mission en Afghanistan» ¦ Les talibans frappent au cœur de Kaboul, page A 5 ÉRIC MILLER REUTERS TÉLÉPHONIE SANS FIL Les consommateurs exigent d’être mieux protégés ¦ À lire en page A 3 I N D K X Annonces.B 4 Avis publics.B 5 Culture.B 8 Décès.B 4 Économie.B 1 Éditorial.A 6 Idées.A 7 Météo.B 6 Monde.A 5 Mots croisés.B 6 Sudoku.B 5 Télévision.B 7 Les Schtroumpfs schtroumpfent leur 50e YVES CLARISSE Trop, c’est trop Les établissements de santé croulent sous les enquêtes sur la qualité des soins Bruxelles — Les Schtroumpfs célèbrent cette année leur 50r anniversaire avec l’ambition de s’installer dans le XXL siècle grâce à l’animation numérique et à la multiplication de Schtroumpfettes politiquement correctes.L’aventure a commencé en 1958, alors que le légendaire André Franquin se retrouve autour d’une bonne table à Bruxelles avec son ami intime Peyo, le pseudonyme de Pierre Culliford.Ce dernier, indiquant la salière en cherchant ses mots, lance: «Passe-moi la.le.schtroumpfi, s’est souvenue hier sa veuve, Nine, lors d’une conférence de presse.Franquin lui répond: «Voilà, je te le schtroumpfe.» LOUISE-MAUDE RIOUX S O U C Y Il est difficile de plaider contre la vertu, spécialement quand il s’agit de sauver des vies.Mais encore faut-il doser les interventions, notent les établissements de santé québécois qui croulent littéralement sous les enquêtes de qualité.Pour eux, le virage prescrit par le ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard, a donné naissance à un embrouillamini qui, s’il n’est pas mieux balisé, mènera tout droit à son contraire, soit à «une perte de sens et d’efficacité».Désormais, un établissement moyen peut recevoir jusqu’à une dizaine de visites de qualité par année, voire bien davantage.Ces examens donnent alors lieu à des recommandations que l’établissement doit mettre rapidement en branle.Or, la multiplication des organismes régulateurs a rendu leur tâche extrêmement complexe.En tout, une soixantaine d’organismes et de groupes externes ont maintenant voix au chapitre.Sans oublier la vingtaine d’instances internes qui ont désormais pour tâche de surveiller la qualité et la sécurité des organisations.Au départ, le resserrement des normes annoncé par le ministre Couillard a été accueilli comme une bouffée d’air frais par les établissements confrontés à une recrudescence des maladies nosocomiales comme le C.difficile et le SARM ou encore à une médiatisation croissante des erreurs médicales évitables.Mais au fur et à mesure que ces maux sont apparus sur l’écran-radar ministériel, de nouvelles instances sont venues se greffer à celles qui existaient déjà, comme les conseils d’agrément, les ordres professionnels et les directions du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS).Aujourd’hui, cette multiplication galopante se traduit par des lendemains qui déchantent.«Le risque est grand de perdre le.sens même des démarches engagées et de les banaliser, raconte Lise Denis, qui dirige l’Association québécoise des établissements de santé et de services VOIR PAGE A 8: TROP VOIR PAGE A 8: SCHTROUMPFS JOHN MACDOUGALL AGENCE FRANCE-PRESSE Un stand des Schtroumpfs au salon du livre de Francfort, en octobre dernier.Les petits personnages ont été créés par Peyo en 1958.7* A CI Pi 1 HOMIER-ROY 5H30 #95,1 PREMIERE CHAÎNE Aujourd’hui, Stéphane Rousseau pour le film Astérix aux Jeux olympiques.Réalisation: Nadia Paiallon www radio-canada.ca/bienmeilleur • .¦ * 77831302223003 LE DEVOIR, LE M A R D I ' 1 5 JANVIER 2008 A 2 LES ACTUALITÉS L’espérance de vie au Canada: honunes: 71,1 ans; femmes: 77,4 ans Affaire Coffin: un avocat tente de mettre la main sur des documents tenus secrets BRIAN MYLES L> auteur et avocat Clément For-' tin peine à faire la pleine lumière sur l’affaire Coffin.Bibliothèque et archives nationales du Québec (BAnQ) lui refuse l’accès à 500 pages de témoignages livrés à huis clos devant une commission royale d’enquête.il y a 44 ans.M.Fortin a publié cet automne un méticuleux ouvrage sur l’affaire Coffin dans lequel il affirme que le jury ne s’était pas trompé en envoyant Wilbert Coffin à la potence, en 1954, pour le meurtre de trois chasseurs américains en Gaspésie.Coffin, un des plus célèbres criminels canadiens, a clamé son innocence jusqu’à son dernier souffle, rendu le 10 février 1956, à la prison de Bordeaux, lors de son exécution par pendaison.Un vif débat social fait rage, encore aujourd’hui, quant au verdict rendu contre lui.En 1964, une commission royale d’enquête présidée par le juge Roger Brossard a conclu que la preuve présentée au procès du prospecteur minier tendait à confirmer le verdict du jury, et non pas à le renverser.la commission Brossard a entendu 214 témoins avant de produire son rapport final, une brique de 52 volumes.Les transcriptions des témoignages, conservées au Centre régional d’archives de Rimouski, font à elles seules un peu plus de 16 000 pages.Durant ses recherches, M'Fortin a voulu lire les transcriptions des audiences de la commission Brossard menées à huis clos, ce qui représente environ 500 pages.Normalement, de tels documents restent frappés du sceau du secret pendant 100 ans.Le 10 décembre dernier, la Commission d’accès à l’information (CAI) donnait cependant gain de cause à M.Fortin.Le commissaire Jean Chartier ordonnait à BAnQ de transmettre à l’auteur le contenu des audiences à huis clos, après avoir masqué les noms et prénoms des témoins, de même que tout autre renseignement personnel.La décision en appel En lieu et place des documents, M.Fortin a reçu vendredi dernier un avis d’appel de BAnQ.L’avocat de BAnQ, Ghislain Roussel, allègue notamment dans sa requête que la CAI a excédé sa compétence et qu’elle n’est aucunement habilitée à lever un huis clos.La CAI aurait aussi étendu à tort, de façon rétroactive, des modalités d’accès au rapport Brossard et aux témoignages entendus dans l’affaire Coffin qui sont postérieurs à l’affaire.Clément Fortin est stupéfait de la position de BAnQ, d’autant plus qu’il ne s’attend pas à trouver de révélations fracassantes dans les témoignages livrés à huis clos, compte tenu de ce qu’il a déjà lu «entre les lignes» dans les documents publics.«Tout ce que je tente de faire, c’est de rendre limpide à tout le monde le procès qui a été fait à M.Coffin en 1954 et la commission royale d’enquête de 1964, dit-il.En empêchant un chercheur de consulter ces documents, BAnQ prive le public d’en connaître le contenu et entretient du même souffle des doutes sur cette affaire, alors que la Commission Brossard avait pour mandat d’en faire la lumière.» L’appel sera entendu en Cour du Québec à une date ultérieure.Par ailleurs, M.Fortin s’adressera encore à la CAI, le 5 février procham, dans l’espoir d’obtenir 66 rapports d’enquête faits par des policiers et le procureur de la commission Brossard dans la foulée de l’affaire Coffin.Le Devoir LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY La population canadienne va croissant, tout comme le vieillissement de la population d’ailleurs.Résultat les chiffres publiés hier par Statistique Canada révèlent un bond important du nombre de décès enregistrés en 2005.Cette augmentation n’a toutefois pas fait fléchir l’espérance de vie des Canadiens, spécialement celle des hommes qui ont réduit l’écart qui les sépare encore des femmes.En tout 230132 personnes sont décédées en 2005.Il s’agit d’une hausse de 1,6 %, ce qui en fait l’accroissement le plus important après celui de 1,9 % enregistré en 2002.Parmi ces personnes décédées, 116 006 étaient des hommes et 114126 des femmes, soit 102 décès masculins pour 100 décès féminins.On est donc maintenant loin, très loin, du ratio de 1979 alors que l’on comptait 135 décès masculins LOUIS-GILLES FRANCŒUR Quatre groupes écologistes vont contester ce matin devant les tribunaux l’autorisation accordée par Ottawa et Regina au projet Kearl d’extraction de pétrole des sables bitumineux par Imperial Oil.La poursuite alléguera que l’évaluation environnementale du projet Kearl est tout simplement illégale, car elle aurait été complaisante et aurait fait fi des règles strictes de l’évaluation environnementale.Scan Nixon, procureur pour Ecojustice, qui représente les quatre groupes, soutiendra que «l’approbation de ce projet a ëé accordée sur la base d’un rapport complaisant par la commission conjoin- pour 100 décès féminins.Au total, le nombre de femmes décédées en 2005 a crû de 1,8 % contre 1,3 % seulement chez les hommes.Ce revirement se fait aussi sentir sur leur espérance de vie respective qui est maintenant de 71,1 ans pour un homme et de 77.4 ans pour une femme.«Depuis 1991, les hommes ont ajouté 3.4 ans à leur espérance de vie, tandis que les femmes n’en ont ajouté que 1,8, explique Brigitte Chavez, analyste à Statistique Canada.Cet écart est normal puisque les femmes ont déjà une longueur d’avance et que les gains se font plus lentement à cet âge.» Autre signe qui ne ment pas, le taux de mortalité selon l’âge a diminué chez les personnes âgées de 50 ans et plus, ce qui confirme que l’on vit de plus en plus vieux au pays.«Même si le nombre de décès augmente chez les personnes âgées, on note quand même une baisse des taux de mortalité chez cette tranche de la population», te chargée de l’évaluer, car ses conclusions se basent sur des mesures dont l’efficacité n’a pas ëé démontrée aux fins de protéger l'environnement, le paysage, la faune ë le climat.Notre poursuite a pour objectif de faire en sorte que le projet soit minimalement évalué en fonction des critères prévus par la loi avant d’obtenir un feu vert.» «Le projë Kearl, ajoute Chris Se-verson-Baker de l’Institut Pembina, va décaper la forêt boréale sur 200 kilomètres carrés, soit 20 000 stades de football, et laisser derrière lui des ëangs remplis de déchets miniers toxiques si vastes qu’ils sont visibles de l’espace.C’est impensable que la commission conjointe ait pu soutenir que les impacts environnementaux d’un pareil projet sont négligeables.» confirme Mme Chavez.Chez les plus jeunes toutefois, le taux de mortalité infantile a pris la tendance inverse, passant de 5,3 décès pour 1000 naissances vivantes en 2004 à 5,4 en 2005.Etonnamment, cette légère augmentation est entièrement attribuable aux bébés garçons dont les décès sont passés de 5,5 à 5,9 pour 1000 naissances vivantes.Les filles, elles, ont maintenu un taux de mortalité de 5 décès pour 1000 naissances vivantes.Il ne faut toutefois pas trop s’étonner de ces chiffres qui sont le miroir de la réalité que connais sent toutes les unités de néonatalogie, tempère le pédiatre Michael Kramer, qui enseigne aussi à l’université McGill.«D’abord, il faut savoir que les garçons prématurés qui naissent à un très pëit poids survivent moins longtemps que les filles.» D’autre part, ce 0,1 cache une réalité statistique méconnue.Les établissements ont en effet changé leurs habitudes et déclarent des Le projet engendrera par ailleurs des émissions de gaz à effet de serre équivalant aux rejets de 800 000 nouvelles voitures sur les routes.Les groupes à l’origine de cette poursuite sont, outre le Pembina, le Sierra Club du Canada, la société Toxic Watch de l’Alberta et la coalition contre les pluies acides des Prairies.L’annonce de cette poursuite survient au moment où le premier ministre albertain, Ed Stelmach, est en visite à Washington pour convaincre les Américains que le pétrole de sa province n’est pas la plaie environnementale que l’on dit Le premier ministre albertain tente notamment de faire contrepoids à la campagne que vient de lancer le plus important groupe décès qui n’étaient pas compilés auparavant «On calcule les avortements tardifs pour cause d’anomalies congénitales, mais aussi des naissances survenues aussi tôt qu’à 22 ou 23 semaines de gestation, alors que les chances de survie sont beaucoup moins grandes», précise le D' Kramer.Avec un taux moyen de 5,4 décès pour 1000 naissances vivantes, le Canada reste dans la moyenne des pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques, mais loin derrière des pays comme la Suède ou la Japon qui ont réussi à faire baisser ce taux sous la barre des 3 décès pour 1000 naissances.«Mais cet écart est moins important qu’on le croit», prévient le pédiatre.En effet, ces pays ont des modes de déclarations différents, comme la Suède, par exemple, qui ne déclare que les décès survenus à partir de la 28' semaine de grossesse.Le Devoir environnemental des États-Unis, le Natural Resources Defence Council (NRDC), qui ciblera les société aériennes qui s’approvisionnent en pétrole de l’Alberta.Ce pétrole serait six fois plus polluant et riche en GES que le pétrole du Moyen-Orient ou du Venezuela.La campagne du NRDC cible tout particulièrement United Airlines et American Airlines mais aussi Air Canada, Alaskan Airlines, Delta, FedEx Express, Skywest et Westjet Cette campagne vise aussi à décourager ces sociétés commerciales d’utiliser le pétrole synthétique extrait du charbon, ce que les sociétés pétrolières présentent comme la version propre du charbon (clean coal).Le Devoir Sables bitumineux Les écologistes en campagne contre le pétrole albertain la STM doit tenir parole Le 9 décembre dernier, une entente de principe est intervenue entre le Syndicat des chauffeurs d’autobus, opérateurs de métro et employés de services connexes et les représentants de la Société de Transport de Montréal (STM).L’entente a été conclue devant le conciliateur nommé par le Gouvernement du Québec et a reçu l’aval de la haute direction de la STM.Le maire Tremblay a choisi de rejeter l’entente et de forcer la STM à renier la parole donnée en présence du conciliateur.Par sa décision incompréhensible, le maire Tremblay a réduit à néant les efforts déployés de bonne foi par le Syndicat et la STM pour renouveler la convention collective en évitant, comme c’est le cas depuis plus de 20 ans, un conflit qui aurait pénalisé les usagers.Monsieur le Maire, respectez la parole donnée ! SCFR Syndicat canadien de ¦ la fonction publique m> SYNDICAT CA-OM-SC ÏÎÏ5 % i » ; LE DEVOIR.LE MARDI 15 JANVIER 2 008 CTUALITES Michel David Montrer les dents LJ humeur maussade du premier ministre Charest n’était pas feinte à l’issue du souper auquel Stephen Harper avait convié ses homologues provinciaux au 24 promenade Sussex, vendredi soir dernier.A tous égards, le programme fédéral pour venir en aide au secteur forestier et à l’industrie manufacturière est décevant pour le Québec.Il n’y a pas si longtemps, M.Charest aurait pourtant réussi à y voir un «pas dans la bonne direction» ou encore une «ouverture à la négociation», comme Benoît Pelletier l’a fait l’automne dernier quand M.Harper a proposé une limitation au pouvoir de dépenser du gouvernement fédéral dont les modalités en faisaient un véritable attrape-nigaud.Il est vrai que le premier ministre canadien semble penser qu’il en a assez fait pour démontrer l’ouverture de son fédéralisme, mais plusieurs de ses initiatives avaient déjà un caractère largement symbolique.L’octroi au Québec d’une toute petite place au sein de la délégation canadienne à 1UNESC0 ne valait certainement pas ces cris de joie.Habitués à l’intransigeance qui caractérisait les libéraux, on a semblé prendre pour une grande concession ce qui relevait plutôt de la simple bienséance.Certes, le ton est phis conciliant, mais la reconnaissance de la nation québécoise par la Chambre des communes n’a pas plus de portée juridique que la motion de Jean Chrétien sur la «société distincte».Cela ne saurait compenser la perte de poids politique qui résultera de la diminution relative du nombre de députés en provenance du Québec.La grande différence depuis quelque temps est que M.Charest semble avoir décidé qu’il ne tentera plus de faire passer les vessies pour des lanternes, laissant plutôt à Mario Dumont le soin de faire l’apologie du gouvernement fédéral.Téléphonie sans fil Frustrés, les consommateurs exigent d’être mieux protégés Devant les discours trompeurs des marchands de téléphones cellulaires et le «contenu problématique» des contrats de service imposés à leur clientèle, les associations de consommateurs ont une fois de plus demandé hier à Québec de sonner la fin de la récréation.Comment?En imposant un cadre légal strict qui forcerait à l’avenir Bell, Telus et consorts à mieux se comporter avec leurs abonnés.FABIEN DEGLISE Rappel à l’ordre.Des associations de consommateurs ont réitéré hier leur demande au ministre québécois de la Justice, Jacques Dupuis, pour qu’un cadre légal plus sévère force rapidement l’industrie de la téléphonie sans fil à respecter davantage ses clients.Cette voie légale s’imposerait désormais, selon ces groupes, puisque les Bell, Rogers, Virgin Mobile et Telus de ce monde viennent de refuser en chœur l’offre de Québec d’adhérer à un code volontaire de bonne conduite pour faire le ménage dans leurs pratiques commerciales.Ces pratiques sont d’ailleurs jugées discutables par le mouvement consumériste qui place les compagnies de cellulaires en tête de liste des entreprises qui annuellement génèrent le plus grand nombre de plaintes.«Il faut légiférer et vite, a indiqué hier au Devoir, Charles Tanguay, porte-parole de l’Union des consommateurs.Depuis plusieurs années, nous dénonçons la présence de clauses problématiques dans les contrats que font signer ces compagnies à leurs clients.Mais comme rien ne change, le ministre devrait désormais agir.» En septembre dernier, par l’entremise de l’Association canadienne des télécommunications sans fil (ACTS), l’industrie du cellulaire a en effet décliné la proposition de l’Office de la protection des consommateurs (OPC) d'adopter un «engagement volontaire» à bien se comporter.Ce document, dont Le Devoir a pris connaissance, aurait incité les marchands de cellulaires à transmettre des contrats clairs à leurs clients, à ne pas modifier ces contrats de manière unilatérale, à respecter la notion de garantie légale contenue dans la Loi sur la protection du consommateur (LPC) ou encore à ne pas imposer des frais abusifs pour mettre fin à un abonnement avant la fin du contrat Ces détails contractuels s’attaquent à la source des principales plaintes des consommateurs.Des pratiques conformes?Or, pour l’industrie, le caractère «pancanadien de ses activités, ne lui permet pas «de souscrire» aux principes établis par l’organisme québécois chargé de la protection des consommateurs, a indiqué Peter Barnes, président de TACTS.«Qui plus est, la majorité de nos pratiques sont déjà conjbrmes à ce que l’OPC veut, ÉRIC MILLER REUTERS Tm prétend-il.Et comme nous sommes déjà réglementés par le gouvernement fédéral [par l’entremise du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC)], nous ne voulons pas être obligés de composer avec deux agences de réglementation.» Le groupe de pression industriel a rappelé d’ailleurs que, depuis cet automne, les consommateurs peuvent faire part de leur mécontentement au Commissaire des plaintes relatives aux services des télécommunications (CPRST), mis en place par Ottawa.«Cet outil va permettre de prendre connaissance de doléances des consommateurs sur nos contrats», a dit M.Barnes qui justifie au passage le nombre élevé de plaintes par la grande quantité de transactions qui ont lieu dans le domaine de la téléphonie sans fil chaque année au pays.Le Canada compte actuellement 19,3 millions d’abonnés à ce type de service.Une instance inefficace Cependant, pour l’Union des consommateurs, ce bureau des plaintes risque d'ètre inefficace puisque les décisions rendues par le commissaire doivent se faire sur la base de contrats imposés par l’industrie.«Contrats qui sont justement problématiques», dit M.Tanguay.«Tous les abonnés à un service de cellulaire souhaitent que l’on soit plus sévère avec ces compagnies», ajoute Michel Arnold, d’Option consommateurs qui, hier, a demandé également au gouvernement Charest de passer à l’acte.«D’ailleurs, ces compagnies font des affaires au Québec et doivent donc respecter les lois de la province.» Ce qui n’est pas toujours le cas, rappellent les groupes de pression consuméristes qui souhaitent que la deuxième phase de rénovation de la LPC, normalement prévue cette année, vienne définitivement sonner la fin de la récréation dans Tunivers du cellulaire.Au cabinet du ministre de la Justice, cet autre appel à la réglementation a été entendu poliment hier.«Les travaux suivent leur cours, a indiqué Philippe Archambault, porte-parole de Jacques Dupuis.Nous avons d'ailleurs des discussions avec tous les intervenants, compagnies et associations de consommateurs, qui sont impliqués dans ce dossier.» Toutefois, les groupes de consommateurs ainsi que le représentant de l’industrie ont indiqué hier au Devoir ne plus être vraiment en contact avec les autorités provinciales, et ce, depuis plusieurs mois.Le Devoir On peut comprendre que M.Harper ait été irrité de voir les 700 millions supplémentaires accordés au Québec au titre de la péréquation engloutis dans des baisses d’impôt Cet épisode a manifestement été un tournant dans les relations entre Québec et Ottawa.Par la suite, on n’a plus entendu M.Harper vanter les mérites de M.Charest et l’importance de sa contribution au maintien de l’unité canadienne.Après des années de lamentations sur le déséquilibre fiscal, le premier ministre canadien a sans doute eu la désagréable impression d’avoir été le dindon de la farce.D n’est pas étonnant qu’il se montre maintenant si pingre et tienne à ce que les fonds fédéraux destinés aux provinces soient répartis sur une base par personne.Si M.Harper a été indisposé par cette affaire, M.Charest peut aussi avoir le sentiment de ne pas avoir tiré tout le bénéfice politique qu’il pouvait espérer de son amitié avec son homologue fédéral.Un an de lune de miel avec les conservateurs a abouti à l’élection d’un gouvernement libéral minoritaire à Québec.Soit, le bilan mitigé du premier mandat a sérieusement hypothéqué la campagne libérale, mais il faut bien constater que montrer les dents devant Ottawa ne semble choquer personne, bien au contraire.Un des principaux handicaps de Jean Charest depuis qui est devenu chef du PLQ a été de ne pas être perçu comme un défenseur suffisamment acharné des intérêts du Québec par rapport au reste du Canada, et plus particulièrement par rapport à Ottawa.A des degrés divers, ses prédécesseurs ont eu le même problème, mais aucun n’a vu sa loyauté envers le Québec remise en question à ce point D est vrai que, pendant des années, la crainte d’apporter de l’eau au moulin souverainiste a eu un effet paralysant sur le PLQ.M.Charest avait été expédié à Québec précisément pour barrer la route à Lucien Bouchard, et la perspective d’un autre référendum était comme une épée de Damoclès qui retenait les fédéralistes québécois de dénoncer, comme plusieurs en auraient eu envie, les exactions des libéraux de Jean Chrétien.Cette menace étant écartée pour l’avenir prévisible, M.Charest a tout le loisir de se faire l’écho du consensus québécois avec d’autant plus de crédibilité que personne ne peut l’accuser de sabotage.?Mario Dumont a claqué la porte du PLQ en 1992 parce qu’il trouvait que Robert Bourassa avait trahi les intérêts du Québec en signant l’accord de Charlottetown, mais on a parfois l'impression que la proximité du pouvoir le rend lui-même moins exigeant Au moment au TADQ était au sommet de sa popularité, en septembre 2002, il avait semé la consternation au Québec et la joie à Toronto en déclarant de vant les membres du Canadian Club que la question constitutionnelle avait disparu de son écran radar.On croyait que la leçon avait porté.Jouer au béni-oui-oui ne lui réussira pas mieux qu’en 2002.Depuis qu’il est devenu chef de l’opposition officielle, on a bien du mal à retrouver les accents autonomistes d’avant les élections du 26 mars.Devant le gouveme-mept Harper, il semble avoir perdu tout sens critique.A l’annonce du plan conservateur, jeudi, le leader parlementaire de TADQ, Sébastien Proulx, était ravi: «fai compris que M.Harper avait donné suite à l’engagement qu'il avait pris à Rivière-du-Loup.» Si M.Charest trouvait qu’il n’y avait pas assez d’argent pour le Québec, il n'avait qu’à mieux négocier! Vendredi, quand il s’est rendu compte que tout le monde au Québec sauf TADQ jugeait l’aide fédérale insuffisante, M.Dumont a senti le besoin de corriger le tir.D faudrait 100 millions de dollars de plus pour le Québec, convient-il maintenant mais il appartient à M.Charest de plaider pour les obtenir.Autrement dit si échoue, ce sera sa faute et non celle de M.Harper.Pâs fort mda vid@ledevoir.com MATHIEU BÉLANGER REUTERS L’ultimatum de la Société du parc Jean-Drapeau se terminait hier La fête des Neiges annulée faute d’entente avec les cols bleus NORMAND BLOUIN LE DEVOIR Les familles seront les grandes perdantes des négociations entre la Société du parc Jean-Drapeau et les cols bleus, la fête des Neiges ayant été annulée.JEANNE CORRIVEAU Le litige opposant la Société du parc Jean-Drapeau (SPJD) à ses cols bleus a eu raison de la fête des Neiges qui a été annulée hier.Les syndiqués ayant refusé de s’engager à ne pas exercer de moyens de pression pendant l’événement la partie patronale a jugé qu’il était impossible de tenir la fête qui devait se dérouler du 26 janvier au 11 février 2008.Les canons à neige qui avaient fonctionné toute la fin de semaine ont été remisés.La fête hivernale destinée aux familles n’aura pas lieu.«Nous sommes tristes et déçus pour les familles montréalaises qui sont encore une fris prises en otages par le syndicat des cols bleus», a fait savoir hier le porte-parole de la SPJD, Kevin DonneDy.La Société du parc Jean-Drapeau craignait que les syndiqués ne mettent à exécution leur menace de débrayage pendant la fête des Neiges, tel qu’ils l’avaient annoncé en novembre dernier si les négociations ne progressaient pas.Vendredi, la direction du parc avait exigé des syndiqués qu’ils s’engagent à ne pas exercer de moyens de pression durant les festivités, leur donnant jusqu’à hier midi pour s’exécuter, sans quoi l’événement serait annulé.Le syndicat n’a pas donné suite à cette demande.La direction du parc estime que la fête des Neiges nécessite la présence de 130 syndiqués et qu’en cas de débrayage, les 20 cadres disponibles n’auraient pu permettre que l’activité se tienne dans un cadre sécuritaire.Avant de poursuivre les préparatifs, la SPJD aurait voulu obtenir des garanties du syndicat «C’est une journée sombre pour les citoyens du Grand Montréal.Cest une décision de panique», a pour sa part déclaré Michel Parent te président du syndicat des cols bleus regroupés de Montréal, hier, à l’occasion d’une conférence de presse.Le syndicat qui parte de «lock-out déguisé», affirme que tes pourparlers se poursuivaient devant un conciliateur et que tes deux semaines qui restaient avant la tenue de l’événement auraient pu permettre de faire débloquer tes négociations.«La Société du parc Jean-Drapeau va devoir porter l’odieux de cette décision», a-t-il affirmé.Les deux parties ont utilisé à peu près le même vocabulaire pour s'accuser mutuellement et imputer la responsabilité de l’annulation de la fête à Y «intransigeance» de l’autre partie.Le syndicat qui représente 220 employés du parc Jean-Drapeau, réclame la parité pour tes travailleurs qui ont remplacé la cinquantaine de cols bleus que la Ville mettait autrefois à la disposition du parc Jean-Drapeau.Ces travailleurs, déplore 1e syndicat gagnent jusqu’à trois dollars de moins l’heu- re que tes employés de la Ville.Le syndicat demande également à ce que les employés puissent bénéficier d’un régime de retraite.De son côté, la partie patronale affirme que tes demandes du syndicat sont irréalistes, voire même «loufoques».M.Donnelly fait valoir que 1e syndicat voudrait voir 1e nombre d’employés permanents passer de 25 à 46.«En termes financiers, les demandes du syndicat représenteraient une augmentation d’à peu près 30 % pour la première année de l'entente», indique-t-il.Quant au régime de retraite dont bénéficient tes employés permanents, la SPJD sou- tient ne pas avoir la capacité financière de l’offrir à tous tes travailleurs.Les cols bleus du parc Jean-Drapeau négocient depuis plus d’un an te renouvellement de leur convention collective.L’été dernier, ils avaient débrayé pendant quatre jours, ce qui avait entraîné la fermeture de la plage de l’île Notre-Dame.La fête des Neiges, dotée d’un budget de 900 000 $, avait attiré 204 000 visiteurs Tan dernier.Elle devait se dérouter sur trois fins de semaine à partir du 26 janvier.Le Devoir Un avocat différent François Gendron avocat LL.L.M A., Ph D.Vieux Montréal 514.S45.5545 NOURAIE TAPIS DE PERSE Tapis Nouraie vous offre la plus grande sélection de tapis persans et orientaux de haute qualité.La collection est composée de tapis de diverses tailles provenant de villes persanes telles Tabriz.Nain et Ispahan.15% à 50% de rabais .*>V**V \ /W Boutique au 5e étage Gy VjILV Y Sainte-Catherine O et de la Montagne tiupuis iHBe 514.842.7711 poste 325 ogilvycanada.com Jean Charest LE DEVOIR, LE MARDI 15 JANVIER 2008 A 4 LES ACTUALITES Travaux préliminaires en vue de la construction d’une nouvelle mairie dans le parc René-Masson EN BREF L’arrondissement RDP-PAT pris en flagrant délit Un bélier mécanique abat des arbres sur une distance de 35 mètres JEANNE CORRIVEAU Le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP) a décrété la suspension des travaux entrepris hier dans le parc René-Masson par l’arrondissement de Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-T rembles (RDP-PAT) après qu’un bélier mécanique eut abattu de nombreux arbres afin de se frayer un passage dans le parc.L’arrondissement, qui projette de construire une nouvelle mairie ainsi qu’une maison de la Culture dans ce parc, veut procéder à des prélèvements de sols nécessaires à la demande d’autorisation qu’il doit soumettre au MDDEP puisque le site comporte un milieu humide.La vue du mastodonte défrichant le boisé a horrifié les résidants du secteur qui ont aussitôt alerté les autorités.En après-midi, le MDDEP est intervenu pour interrompre les travaux et constater l’état des lieux.Une tranchée d’une largeur d’environ huit mètres et d’une longueur de 35 mètres a été creusée par un entrepreneur mandaté par l’arrondis sement afin de permettre le carottage prévu pour aujourd’hui.La conseillère de Vision Montréal dans l’arrondissement Suzanne Décarie, considère que l’administration du maire Cosmo Macio-cia a agi de façon «irresponsable» dans ce dossier.«Il existe un sentier que l’entrepreneur aurait utilisé s’il l’avait connu.Mais il semble que PAULINE LUSSIER, COLLABORATION SPÉCIALE L’entrepreneur embauché par l’arrondissement a eu le temps d’abattre plusieurs arbres avant d’être arrêté par le ministère de l’Environnement.personne n’a cru bon de l’en informer», a-t-elle indiqué en dénonçant les dommages faits au boisé situé en milieu humide.Le Conseil régional en environnement (CRE) de Montréal a pour sa part dénoncé l’ampleur des travaux de déboisement réalisés hier par l’arrondissement alors que celui-ci n’avait même pas obtenu le certificat d’autorisation du MDDEP nécessaire pour la construction du bâtiment municipal.Le directeur général du CRE de Montréal, André Porlier, assure qu’il n’était pas nécessaire de tracer un chemin aussi large pour procéder aux prélèvements de sols.Le porte-parole de l’arrondissement, Jean-François Circé, affirme au contraire que les travaux ont été effectués selon les règles de l’art et que l’on devait tracer un passage assez large pour permettre le passage de l’équipement lourd qui sera nécessaire aux travaux de carottage prévus à sept endroits sur le site.«On a mandaté me firme pour procéder à ces études en lui intimant l’ordre de respecter les diverses composantes du terrain.On avait surplace des représentants de l’arrondissement et de l'entrepreneur pour que tout ça se fasse de la j façon la plus respectueuse possible», a expliqué M.Circé.«Il y a des arbres qui ont été sacri- j fiés, dont des chicots et des arbres j morts.On a fait tout ce qui était possible pour protéger les autres arbres», poursuit-il.Selon lui, il n’aurait pas été possible d’emprunter le passage déjà existant compte tenu de la présence d’un ruisseau et de roches.En fin d’après-midi, des discussions se poursuivaient entre le ministère et l’arrondissement afin de décider de la suite des événements.«On veut éclaircir avec les gens du ministère leurs demandes avant de poursuivre les travaux», dit-il.D n’a pas été possible d’obtenir les commentaires de représentants du MDDEP Le projet de construction de la mairie de RDP-PAT a fait l’objet d’une vive controverse l’an dernier.S’il se réalise, il réduira du quart la superficie du parc René-Masson.Des opposants avaient tenté en vain d’obliger la Ville à y renoncer en forçant la tenue d’un référendum, mais ils n’avaient pas obtenu un nombre suffisant de signatures pour y parvenir.Une plainte au sujet de cette mairie a toutefois été soumise par un regroupement de personnes handicapées à l’ombudsman de la Ville qui n’a pas terminé l’étude du dossier.Le Devoir U» V ii %¦ Jv * - ^ ¦- w ** I J ‘ * CONTINUEZ LA BELLE VIE LES OBLIGATIONS À TAUX PROGRESSIF DU QUÉBEC BONI DE 1% la première année pour les nouveaux fonds REER + Taux avantageux garantis pour 10 ans.+ Remboursables sans pénalité, chaque année, à leur date anniversaire.+ Aucuns frais de gestion et d’administration.ANNÉE TAUX 1 29 3‘ 4* 5S 6“ 7e 8* 9e 10e 3,75 4,75’ 3,85 3,95 4,05 4,15 4,25 4,35 4,45 4,55 6J0Û ‘Incluant le bom de 1 % la prermère année pour les nouveaux fonds REER.Les taux annoncés peuvent varier en fonction des conditions du marché.EPARGNE PLACEMENTS QUEBEC 1 800463-5229 I VOTRE REER GARANTI À 100% www.epq.gouv.qc.ca Épargne Placements Québec nca Ea ca JACQUES GRENIER LE DEVOIR Michelle Courchesne Report de la réforme scolaire Le gouvernement du Québec a décidé de reporter d’un an l’implantation obligatoire de la réforme scolaire à l’éducation aux adultes, initialement prévue pour septembre prochain.Le report de cette portion du renouveau pédagogique a été confirmé par le cabinet de la ministre de l’Education, Michelle Courchesne.Cette décision a été prise pour favoriser la réussite de l’implantation de la réforme.Les établissements auront ainsi un an de plus pour offrir davantage de formation aux professeurs.Québec prévoit aussi profiter de ce délai pour étudier la pertinence de revoir à la baisse la taille des classes.Des besoins particuliers d’encadrement ont été soulevés pour les adultes inscrits au premier cycle du secondaire.Le report a été accueilli avec grand soulagement par la Fédération des syndicats de l’enseignement L’organisation syndicale fait valoir que l’éducation aux adultes n’est pas propice à l’implantation de la réforme, précisant que les méthodes d’enseignement y sont très individualisées en raison des parcours très différents des élèves.- Le Devoir Opposition maintenue La Ville de Boisbriand réitère son opposition formelle au projet de construction d’un hippodrome et d’un salon de jeu sur son territoire ou même sur un terrain à cheval entre sa municipalité et celle de Saint-Eustache.La mairesse Sylvie St-Jean présentera ce soir au conseil municipal une résolution, comme elle l’avait fait il y a un an, pour dire non à la venue d’un vaste complexe combinant le pari sur courses et la loterie vidéo en grande concenfration (1300 machines).Mme St-Jean a également prévenu le promoteur, Attractions hippiques, partenaire de Loto-Québec dans le dossier, qu’elle «souhaite vivement que Boisbriand ne soit plus identifié comme l’un des sites retenus».«Qu’on oublie Boisbriand pour ce projet!», a lancé la mairesse.Cette dernière est sollicitée par le maire de Saint-Eustache, Claude Carignan, pour reconsidérer sa position.M.Carignan voit dans ce projet de 200 millions la possibilité d’un développement social important en plus des projections de trois millions de taxes foncières par année.- Le Devoir Æ ARCHIVES REUTERS Dons d’organes interdits aux gais Le Conseil québécois des gais et lesbiennes (CQGL) dénonce la récente directive diffusée par Santé Canada d’interdire tous dons d’organes aux hommes qui ont eu une relation sexuelle avec un autre homme au cours des cinq années précédant le don.Pour le CQGL, une telle décision «ne fait que renforcer la stigmatisation et l'exclusion des personnes homosexuelles au sein de la société canadienne».Cette directive, estime le Conseil, «fait surtout une équation n ’ayant aucun fondement scientifique ou sanitaire, à savoir: relation sexuelle entre deux hommes égale nécessairement maladies ou infections!».L’organisme croit aussi qu’en ciblant une catégorie de personnes plutôt qu’un comportement sexuel qui peut être à risque, «l’agence fédérale perpétue un faux sentiment de sécurité auprès de la population».Le CQGL exige donc que l’agence justifie une telle position, preuves scientifiques à l’appui.Rappelons qu’en décembre, Santé Canada a resserré ses règlements concernant le don d’organes.Dans un courriel envoyé aux médias, Santé Canada a fait savoir que la réglementation entourant la sécurité des dons d’organes souligne certains facteurs de risques qui pourraient augmenter la transmission de maladies infectieuses.Le ministère estime qu’un homme ayant eu une relation sexuelle avec une personne du même sexe dans les cinq dernières années est considéré comme un facteur de risque.- Le Devoir LE DEVOIR, LE MARDI 15 JANVIER 2008 A ü Six personnes sont kidnappées Les FARC sévissent Consuelo Gonzalez à Bogota avec des preuves de vie de huit otages JEAN-LUC PORTE Bogota — La guérilla a kidnappé de nouveaux otages, un groupe de six touristes, dimanche soir à Nuqui, une localité du département du Choco (centreouest).Selon un communiqué de la marine de guerre colombienne, les rebelles ont dépouillé 19 touristes de leurs objets personnels et ont enlevé parmi eux deux enseignants, une biologiste, un étudiant et deux commerçants.Ces six touristes ont été pris en otages par un commando du Front 57 des FARC alors qu’ils se trouvaient avec 13 autres personnes sur une embarcation, a-t-on ajouté de même source.L'un des deux enseignants enlevés, Onshus Nino AU, possède la nationalité colombienne mais aussi norvégienne, a indiqué hier le commandant d’infanterie de marine, le colonel Hector Aguas.Les FARC se disent prêtes à libérer, en plus de Clara Rojas et Consuelo Gonzalez, 43 de leurs otages, dont la FrancoColombien-ne Ingrid Betancourt et trois Américains, en échange de la libération de 500 guérilleros emprisonnés.Une longue attente Hier, des familles d’otages colombiens attendaient hier avec anxiété l’arrivée à Bogota de Consuelo Gonzalez, l’une des deux femmes libérées jeudi par la guérilla des FARC, en possession de preuves de vie de huit de ses compagnons de captivité.Mme Gonzalez, 57 ans, qui a passé six ans et quatre mois en détention dans des campements des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), devait être accueillie à l’aéroport par le Haut Commissaire colombien pour la paix.Luis Carlos Restrepo, et le maire de Bogota, Samuel Moreno, avant de rencontrer les familles de huit hommes politiques, policiers et militaires colombiens détenus par la guérilla marxiste.Jeudi, le jour de sa libération, Mme Gonzalez avait déclaré à Ca- racas être en possession des preuves de vie, exclusivement des lettres et des photos, de huit de ses compagnons d’infortune dont les parents sont, pour certains, sans nouvelles depuis plusieurs années.Des familles de prisonniers de la guérilla ont déjà pris des contacts téléphoniques avec l’ex-otage, a indiqué la sénatrice Pie-dad Cordoba, ancienne médiatrice avec le président vénézuélien Hugo Châvez dans le dossier des otages.Des otages « politiques » Mme Gonzalez avait dénoncé après sa libération les conditions de détention des prisonniers masculins, assurant qu’ils étaient enchaînés jour et nuit Parmi les huit otages dont elle détient des preuves de vie figurent Alan Jara, ex-gouverneur de la province du Meta, Gloria Polanco et Orlando Beltran, anciens congressistes de Huila, tous trois retenus depuis six ans, et Jorge Gechem, également congressiste de Huila détenu depuis cinq ans.Ces prisonniers sont qualifiés de «politiques» par la guérilla.Les quatre autres otages dont elle a partagé la détention sont des policiers et des militaires, dont deux sont retenus depuis neuf ans.Libérée en même temps que Mme Gonzalez, Clara Rojas, l'adjointe de l’ex-candidate à la présidence Ingrid Betancourt, était arrivée dimanche à Bogota après avoir passé près de six ans aux mains des PARC.Cette avocate de 44 ans a pu retrouver son fils Emmanuel qui lui a été remis temporairement par l’Assistance publique après trois ans de séparation.Clara Rojas et le garçonnet de trois ans et neuf mois ont été placés dans une maison de l’Assistance publique du nord-est de Bogota.La mère a demandé hier à la presse d’observer «une certaine discrétion» afin de pouvoir «stabiliser» ses relations avec l'enfant Agence France-Presse REUTERS _ Clara Rojas a retrouvé son fils Emmanuel sous le regard attendri de sa mère.Premières discussions de fond israélo-palestiniennes Jérusalem — Dans la foulée de la visite du président Geoige Bush, la semaine dernière, Israéliens et Palestiniens ont engagé hier à Jérusalem leurs premières négociations sérieuses en sept ans sur le fond de leurs contentieux Ceux-ci portent notapiment sur les frontières du futur Etat palestinien, le statut de Jérusalem, l’avenir des colonies juives et le sort des réfugiés du conflit de 1948.Ce processus de négociations avait été officiellement lancé fin novembre à la conférence organisée par M.Bush à Annapolis, mais son démarrage tardif illustre les obstacles qui attendent le chef de la Maison-Blanche s’il veut obtenir un accord de paix avant la fin de son mandat dans un an.Les négociations engagées hier à Jérusalem étaient respectivement menées par la ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni, et l’ancien premier ministre palestinien Ahmed Koreï.«Les pourparlers ont débuté dans une bonne ambiance», a déclaré Koreï après la première séance, qui a duré une heure et demie.«Nous avons commencé aujourd'hui à parler de toutes les questions centrales- Jérusalem, les réfugiés, les frontières, les colonies»,iAAâA.Pour sa part Mme Livni n’a pas voulu commenter devant les journalistes la teneur des discussions, mais, un peu plus tard, elle a déclaré devant la Knesset qu’elle était «prête à faire des concessions territoriales significatives» dans l’intérêt d’Israël Livni et Koreï sont convenus de se rencontrer régulièrement loin des caméras, a-t-on précisé de source israélienne.Dans l’entourage d’Ehoud 01-mert, on dit que le premier ministre israéÈen se fixe pour objectif d’aboutir à up accord sur les contours du futur Etat palestinien, tout en en repoussant l’avènement au moment lointain, selon hn, où son partenaire Mahmoud Abbas serq mesure de garantir la sécurité de l’Etat juif «La différence entre notre position et celle des Israéliens est que nous espérons la conclusion d’un traité de paix avant la fin de 2008.Un accord sur ses contours ne devrait prendre qu 'un ou deux mois maximum», a souligné pour sa part le négociatieur palestinien SaëbErekat Néanmoins, toute discussion de fond sur des questions comme le statut de Jérusalem pourrait mettre en danger la coalition gouvernementale d’Olmert, dont le partenaire de droite Yisraël Beïteinu menace de claquer la porte, peut-être même dès cette semaine.Côté palestinien, le Hamas, qui contrôle depuis juin dernier la bande de Gaza, a présenté les négociations engagées hier comme un «crime contre le peuple palestinien».- Reuters AHMAD MASOOD REUTERSR Les policiers ont rapidement fermé le périmètre autour de l’hôtel Serena après l’attentat.Les talibans frappent au cœur de Kaboul Six personnes ont été tuées dans un luxueux: hôtel Kaboul — Les talibans ont frappé hier soir le cœur international de Kaboul tuant six personnes, dont un Américain, dans l’hôtel le plus luxueux du pays où se trouvait le ministre norvégien des Affaires étrangères, qui n’a pas été blessé.Six personnes ont été tuées et six blessées, selon le porte-parole du ministère afghan de l’Intérieur, Zamarai Bashary.Abou Dhabi a annoncé en début de soirée que le troisième secrétaire de son ambassade à Kaboul, Aref Abdallah Al-Tinaiji, a été légèrement blessé.«Je suis avec le ministre des Affaires étrangères, Jonas Gahr Stoere, à Kaboul.Il est en sécurité à l’hôtel, au sous-sol», a déclaré Anne Lene Sandsten, porte-parole du ministère, jointe par téléphone.«Nous avons un journaliste et un membre de la délégation [norvégienne accompagnant le ministre] blessés», a-t-elle poursuivi.«Au début, il y a eu une attaque suicide à l’entrée de l’hôtel suivie par une seconde explosion», a indiqué M.Bashary.«Puis il y a eu des échanges de tirs», a-t-il encore indiqué sans pouvoir préciser si la seconde explosion était le fait d’un autre kamikaze.Un porte-parole de la Force internationale d’assistance à la sécurité, le capitaine Mario Renna, avait auparavant indiqué qu’il y avait apparemment eu trois attaquants arrivés à pied au Serena.«L’un a été tué par les gardes de l'hôtel, mais deux autres ont réussi à entrer à l’intérieur où ils ont pu tuer un garde et en blesser deux autres, dont un sérieusement», déclarait-il, citant de premiers éléments.Des informations contradictoires circulaient près de six heures après l’attaque sur le nombre d’attaquants.Des sources du renseignement afghan ont fait état de deux attaquants et le directeur de l’hôtel.Christopher Newbery, a dit la même chose à l’AFP.Mais selon un porte-parole des talibans, Zabihullah Mujahed, qui a revendiqué l’attaque, il y a eu quatre attaquants.«Quatre membres des talibans, l’un d'eux portant une veste d’explosifs et tous armés de kalachnikov, sont entrés dans l’hôtel Serena et ont ouvert le feu sur des étrangers», a-t-il déclaré par téléphone peu après l’attaque.«L’un d’eux s’est fait exploser» et les autres attaquants sont «en sûreté».Aussitôt après la première explosion, la coalition internationale, à majorité américaine, a dépêché une trentaine d’hommes sur place, a indiqué son porte-parole, le major David Johnson.«Ce sont 30 personnes comprenant des éléments de la Force de réaction rapide», a-t-il dit, ainsi qu’une équipe médicale.Le responsable de sécurité occidental a indiqué que «les chambres ont été fouillées une à une par ces militaires», apparemment à la recherche d’au moins un attaquant.Le principal axe routier menant à l’hôtel, inauguré fin 2005, a été bloqué à la circulation et les journalistes ont été maintenus à distance.Plusieurs véhicules de police et des forces étrangères se sont engouffrées dans cette zone ainsi que deux ambulances.Un responsable du palais présidentiel a déclaré que la zone avait été placée en état d’alerte d’un niveau élevé.Chassés du pouvoir fin 2(K)1 par une coalition internationale dirigée par les Etats-Unis pour leur soutien actif à al-Qaïda, les talibans mènent depuis une insurrection sanglante qui a fait des milliers de morts.Leurs plus sanglantes attaques ont touché Kaboul et ses environs.Agence France-Presse Les primaires de l’État du Michigan Les républicains se mesurent dans l’État le plus touché par le chômage Detroit — Les prétendants républicains à la Maison-Blanche se mesurent aujourd’hui lors de primaires dans le Michigan, un Etat frappé de plein fouet par la crise, tandis que les démocrates devaient se retrouver pour leur premier débat depuis la consultation électorale du New Hampshire.Aucun favori ne se dégage vraiment parmi les candidats et, devant la menace de récession, les électeurs broient du noir.Selon un sondage publié hier par le New York Times et CBS, 62 % des Américains estiment que l’état de l’économie s’aggrave.Jamais depuis 1990, les Américains n’avaient semblé aussi pessimistes.L’économie est devenue le premier sujet de préoccupation des électeur, devançant la question de la guerre en Irak Les candidats républicains ont abandonné pour un temps leurs discours de prédilection sur la menace terroriste, l’immigration, l’avortement ou les mariages des couples homosexuels pour répondre aux préoccupations plus terre à terre des électeurs.Se livrait à un duel à Tissue incertaine dans le Michigan, un Etat sinistré par la crise du secteur automobile, le sénateur de l’Arizona John McCain et l’ancien gouverneur du Massachusetts Mitt Romney ont chacun proposé leurs solutions à la crise.Tous les emplois perdus ne reviendront pas, n’a pas craint d’affirmer M.McCain, fidèle à son image de «parler vrai», préférant insister sur la formation des chômeurs.M.Romney à la recherche d’une victoire après ses décevantes secondes places dans Howa et le New Hampshire, a assuré de son côté qu’il fournirait à l’industrie automobile les moyens de repartir de l’avant, quitte à mettre en cause les objectifs de baisse des émissions de gaz à effet de serre.M.Romney, un richissime homme d’affaires mormon, a indiqué qu’il resterait dans la course quelle que soit sa place aujourd’hui, mais une mauvaise performance dans le Michigan, où il est né et dont son père fut le gouverneur, pourrait sonner le glas de ses ambitions présidentielles, estiment des experts.Sefon plusieurs sondages, M.McCain fait la course en tête dans le Michigan devant M.Romney et l’ancien gouverneur de l’Arkansas Mike Huckabee, crédité de la troisième place.Vainqueur en Iowa, M.Huckabee, qui a axé une grande partie de sa campagne sur la défense des classes moyennes devant la toute puissance de Wall Street se SHANNON STAPLETON REUTERS John McCain concentre surtout ces joursci sur les primaires de Caroline du Sud prévues samedi.L’autre espoir républicain Fred Thompson compte également sur la Caroline du Sud pour tenter de faire une percée tandis que Rudolph Giuliani continue de tout miser sur les primaires de Floride le 29 janvier.En raison d’un différend entre la direction nationale et les instances locales du Parti démocrate sur la date des primaires, les candidats démocrates n’ont pas fait campagne dans le Michigan.Ils doivent se retrouver ce soir dans le Nevada à l’occasion d’un débat télévisé, le premier depuis les primaires du New Hampshire remportées par Hillary Clintou Mme Clinton demeure la favorite du camp démocrate au niveau national, mais son avance a fondu comme au neige au soleil au profit de M.Obama.Selon le sondage New York Times/CBS, 47 % des électeurs estiment que Mme Clinton a le plus de chance de remporter l’élection présidentielle de novembre tandis que 35 % citent M.Obama.Agence France-Presse EN BREF Bush tente de rallier le roi Abdallah Riyad — Le président américain George W.Bush a engagé hier les discussions avec le roi Abdallah avec la promesse d’une importante vente d’armes et l’intention de rallier l’allié saoudien à ses efforts pour contenir l’Iran et forger un accord de paix entre Israéliens et Palestiniens.Pendant son séjour d’un peu moins de 48 heures, M.Bush entendait convaincre le roi Abdallah de la nécessité d’isoler l’Iran et de soutenir son action en faveur de la conclusion d’un accord de paix entre Israéliens et Palestiniens avant la fin de l’année.Pour parvenir à ses fins, M.Bush est arrivé porteur d’une bonne nouvelle: son gouvernement a informé le Congrès américain de son intention de vendre pour quelque 120 millions de dollars d’annement à l’Arabie Saoudite, a indiqué le por(e-parole du département d'État, Sean McCormack.-AFP Dix morts à Karachi Karachi — Au moins dix per-sonnes ont été tuées et une cinquantaine blessées hier dans l’explosion d'une moto piégée à Karachi, ont annoncé les autorités locales qui ont accusé les auteurs de l’attentat de chercher à déstabiliser le pays avant les élections.Le président pakistanais, Pervez Moucharrâf, qui se déplace rarement hors d'Islamabad pour des raisons de sécurité, était présent au moment du drame dans cette mégalopole de 12 millions d’habitants, mais il était loin du lieu de l’explosion.Asif Ali Zardari, le mari de la dirigeante assassinée de l’opposition paldstanaise Benazir Bhutto, était quant à lui arrivé en avion, quelques minutes avant la déflagration, à Karachi, le fief politique du parti de Mme Bhutto.L’explosion hier de la moto piégée interrient au plus fort d’une vague sans précédent d’attentats, commis par des kamikazes dans la quasi-totalité des cas, et attribués aux islamistes proches d’al-Qaïda.Ces actions ont fait plus de 800 morts en 2007.-AFP Des mineurs condamnés à perpétuité Los Angeles — Plus de 200 personnes en détention à perpétuité sans possibilité de libération en Californie étaient mineures au moment de leur condamnation, a souligné hier le groupe Human Rights Watch (HRW) en appelant à mettre fin à cette situation.Dans un rapport de 100 pages intitulé Ils me renverront chez moi quand je serai mort, le groupe souligne que la pratique de condamner des mineurs à la prison à perpétuité avait été abolie presque partout Selon ce rapport, 227 mineurs ont été condamnés à la prison à peipétuité sans possibilité de liberté conditionnelle rien qu’en Californie.HRW n’a trouvé que sept cas similaires dans le reste du monde.Et contrairement à des idées préconçues, ces condamnations n’ont pas seulement sanctionné des mineurs meurtriers, puisque 45 % des jeunes condamnés n’avaient pas commis eux-mêmes de meurtre.Nombre d’entre eux ont été envoyés en prison pour avoir participé à un crime ayant abouti à un meurtre.-AFP Guatemala: Colom est assermenté Guatemala — Alvaro Colom prêtait serment hier comme président du Guatemala avec pour objectif de créer «une social-démo-cratie avec un visage maya», lors d’une cérémonie rassemblant notamment le président brésilien Lula et le Vénézuélien Hugo Chà-vez.Le nouveau président a promis de lutter contre la délinquance dans un pays où 16 assassinats sont commis chaque jour et contre la pauvreté, qui touche la majorité de la population, en particulier les Indiens.Après des décennies d’un système politique ultralibéral qui a profité à l’élite, Colom a promis de mettre fin aux privilèges fiscaux, de lutter contre les bas salaires, d’améliorer le système de santé publique et il s’est prononcé contre les privatisations.Les Indiens, qui représentent 42 % des 13 millions de Guatémaltèques, espèrent beaucoup d’Alvaro Colom — un des trois chamans mayas à ne pas être d’origine indienne — bien qu’il n’ait nommé qu’un seul Indien dans son gouvernement, Jeronimo Laneerio, ministre de la Culture et des Sports.- AFP LE DEVOIR.LE MARDI 15 JANVIER 2008 DITORIAL Une auto de Chine ou de Windsor ?Deux nouvelles en provenance du salon de l’automobile de Detroit donnent à réfléchir: la première annonce l’arrivée prochaine sur le marché canadien de voitures bon marché fabriquées en Chine; la seconde nous apprend que deux des modèles les plus remarqués présentés par les Américains sont une Corvette et une Cadillac développant plus de 400 chevaux.Et l’on voudrait que nos gouvernements injectent des milliards pour ça?P Jean-Robert Sansfaçon arce qu’ils ont refusé de s’adapter, les constructeurs nord-américains sont sur le point de perdre la guerre contre la concurrence asiatique.Non seulement n’ont-ils pas vu venir la hausse du prix de l’essence, mais ils ne sont même jamais parvenus à mettre en marché des produits aussi fiables que leurs concurrents.Depuis plus de vingt ans, les noms de Ford, GM et Chrysler sont synonymes de médiocrité.Cet échec lamentable a mené à la fermeture de dizaines d’usines partout dans le monde.Il va sans dire que le Canada a subi les contrecoups de cette restructuration.En Ontario, la seule province qui a profité sérieusement du pacte de l’automobile signé en 1965, les trois grands de l’automobile ont aussi annoncé des mises à pied, et le pire reste à venir.En effet, lors de la négociation du dernier contrat de travail aux Etats-Unis, le syndicat américain United Auto Worker a troqué l’assurance du maintien d’un certain nombre d’emplois contre des conditions de travail moins généreuses pour les futurs employés.On évalue que, d’ici à 2010, l’avantage américain sera de 25 $ l’heure par rapport au Canada.Cela fait dire au président de Chrysler, Tony LaSorda, et à Buzz Hargrove, des Travailleurs canadiens de l'automobile (TCA), que le Canada doit réduire l’écart de coûts qui le sépare de pays comme le Mexique, la Chine et même les États-Unis.Comment?Pour Buzz Hargrove, il faudrait que les gouvernements versent 200 millions de dollars pour chaque milliard d’investissements des compagnies, rien de moins.À la fin de leur mandat, les libéraux de Paul Martin avaient dit oui: cela a coûté un demi-milliard de fonds fédéraux et autant de fonds ontariens.et l’hémorragie s’est poursuivie.Depuis ce temps, l’Ontario a mis une autre tranche de 650 millions à la disposition de l’industrie et demande à Ottawa d’en faire autant.Jusqu’à ce jour, le gouvernement Harper a résisté, se contentant de promettre un milliard en trois ans pour l’ensemble du secteur manufacturier canadien.L’aide fédérale doit s’arrêter là.Non seulement l’Ontario a-t-il suffisamment profité de sa position privilégiée dans la fédération en s’arrogeant la quasi-totalité de l’industrie de l’automobile, mais financer la restructuration en cours équivaudrait à financer les TCA qui refusent de faire des concessions équivalant en argent à celles des syndicats américains, mais qui demandent aux contribuables canadiens de combler l’écart avec les coûts américains.Sous la pression des pays en développement, la construction de voitures à prix raisonnables est devenue presque impossible sans aides importantes des gouvernements.Avec l’arrivée de la Chine et de l’Inde, les pays développés ne produiront plus que pour certains segments du marché et concentreront leurs efforts sur la conception, le design, la technologie et la mise en marché des produits, comme c’est le cas depuis longtemps en électronique.Soutenir les industries traditionnelles, fort bien! mais dans la mesure où les fonds publics servent à développer, ici, de nouveaux produits et de nouveaux créneaux d’avenir en investissant dans la recherche et le développement Malheureusement tout ce que demande l’industrie de l’automobile, c’est l’argent des contribuables pour réduire ses coûts à court terme.en attendant de déménager en Chine ou au Mexique.A cela, il faut dire non! L’imbroglio kurde es parlementaires chiites et sunnites ont convenu de faire un front commun contre les Kurdes.Quand on sait que les premiers dépensent leur énergie à alimenter la culture du ressentiment les uns envers les autres, ce fait mérite d’être souligné trois fois plutôt qu’une.Il est en tout cas révélateur d’une profonde inquiétude: que les Kurdes fassent tout simplement sécession et signent de ce fait l’implosion de l’Irak.H est vrai que, depuis l’été dernier, les dirigeants de la province kurde multiplient les gestes propres à angoisser les responsables chiites et surtout sunnites.Ëxemple spectaculaire entre tous, en août dernier les responsables du gouvernement régional ont décidé de composer leur propre loi d'exploitation du pétrole plutôt que d'attendre celle promise par le gouvernement central depuis des lunes.Dans la foulée de l’adoption de ce texte qui implique une dénationalisation de judo, même si elle est régionale, de la production de l’or noir, les Kurdes ont conclu une série d’accords avec des compagnies étrangères pour l’extraction et le raffinage dans une région où sont concentrées les plus importantes réserves.Juste avant Noël, c’est à noter, la société norvégienne DNO indiquait que le volume d’hydrocarbures d'un des sites était en fait le double de celui estimé jusqu’à présent Du premier ministre Nouri al-Maliki au simple député, tout ce que la capitale compte de notables politiques s’emploie donc à contrer les Kurdes en clamant que l’or noir appartient à tous.Comme par hasard, voilà que le gouvernement central promet la présentation prochaine d'une loi sur le sujet après avoir tergiversé au cours des trois dernières années.Comme par hasard (bis), ce même gouvernement vient d’adopter une loi autorisant la réintégration d'ex-baasistes dans la fonction publique et un certain nombre de corps de métiers.A ce propos, on se souviendra que la decision de renvoyer les ex-baasistes qui étaient ingénieurs ou policiers, enseignants ou médecins a eu pour effet pervers de nourrir les rangs des milices vouées à la défense des sunnites.Cela étant, la loi corrigeant ce qui a été fait hier a été reçue avec des grincements de dents au sein de la communauté kurde.On s’en doute, les ravages provoqués sur ordre de Saddam Hussein demeurent très vifs dans la mémoire collective d'un peuple à qui l’on avait promis l'indépendance au lendemain de la.Première Guerre mondiale.À cette série de faits vient de se greffer une nouvelle susceptible de renforcer le sentiment national des Kurdes.De quoi s'agit-il?On a appris récemment que les militaires américains avaient communiqué à l'état-major turc des informations relatives aux mouvements des militants du PKK dans le nord de l'Irak pour faciliter le bombardement de leurs bases.Bref, la table est mise pour une déclaration unilatérale d’indépendance.Serge Truffaut LE Devoir FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directrice de l'information JOSÉE BOILEAU Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-FRANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes publicitaires MANON BÉLAND Vous N'AVU m &£5ôïn vt ne peuvewT S' PARTAee I(?ymmique*.division du Groupe Qurbrcor Inc., 900.boulevard Saint Martin Ouest, laval Knvoi dr publication - F.nrrgintrrment rr 0858.Pcpét legal: Bibliothèque et Archive?nationales du^uéb^2no7 °
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