Le devoir, 6 décembre 2003, Cahier A
Jean Chrétien, l'énigme canadienne Page B 1 www.ledevoir.com LE DEVOIR Vol.XCIV N " 2 7 8 ?LES SAMEDI 6 ET DIMANCHE 7 DECEMBRE 2 0 0 S 2,18$ ?taxes» 2.5 0$ Enfants en détresse Les centres jeunesse sont-ils devenus les urgences des services sociaux?On y héberge aujourd’hui des enfants de six à douze ans atteints de troubles psychiatriques graves, conséquence de la très grande négligence qu’ils ont subie depuis leur naissance.Au point où on doit rouvrir les internats pour enfants, fermés il y a plus de dix ans.Gros plan sur un phénomène troublant.Jérémie, Venfant sauvage ISABELLE PARÉ LE DEVOIR La scène ne se passe pas au XK' siècle mais en 2002, à Montréal.Dans un appartement, trois enfants de moins de cinq ans sont retrouvés attachés à leur lit dans une pièce verrouillée avec, pour seule «présence», une caméra plantée comme un troisième œil devant eux.Confinés à ce réduit insalubre 24 heures sur 24, les enfants défèquent et urinent à leur guise, avalant ce qu’une main impersonneL le consent à leur tendre par une porte entrebâillée.Mais cette trop rare pitance n’est pas suffisante.Pour survivre, certains enfants devront grignoter les excréments et les immondices qui jonchent les abords de cette prison.Le jour où la Direction de la protection de la jeimesse (DPJ) a investi cette demeure à la suite de pleurs et de cris signalés par les voisins, elle y a découvert trois petites bêtes sauvages, crasseuses, affamées et sans voix, rescapées d’un univers oscillant 0 titube plutôt que de marcher, ignore tout du langage humain.Pour la première fois de sa vie, Jérémie atterrit au XXIe siècle.ntre la pauvreté extrême et la folie.Al’â “ - l l’âge où d’autres enfants entrent à l’école, Jérémie, privé de toute stimulation depuis sa naissance, est devenu presque paralysé du côté gauche.Quand la DPJ le sort de cet enfer, il titube plutôt que de marcher, ignore tout du langage humain, JACQUES NADEAU LE DEVOIR VOIR PAGE A 5: JÉRÉMIE Ce petit garçon réside dans une des six unités nouvellement ouvertes par le Centre jeunesse de Montréal pour accueillir des enfants maltraités comme Jérémie, dont l’ampleur des difficultés rend impossible la vie en famille d’accueil.¦ Ces enfants dont personne ne veut, page A 4 Un remède qui a aggravé les maux des enfants, page A 4 CULTURE Danser sa vie Trente ans de magie pour Margie Gillis ¦ À lire en page E 1 n INDEX Actualités.A2 Annonces.C 5 Avis publics.C 7 Bourse.C2 Carrières.C9 Décès.C6 Économie.C1 Éditorial.B4 Idées.B 5 Monde.A 9 Mots croisés.C 7 Météo________C7 Perspectives.B1 Sports______C 12 Le film d’une chorale de la rue ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Elle était bien sympa, la chorale de l’Accueil Bonneau, étrange et émouvante formation de sans-abri dont la ville s’était entichée.On la croyait disparue du décor.Mais voilà que désormais, les chanteurs du macadam veulent jouer.En tout cas, Pierre Anthian, ce jeune Français qui, il y a sept ans, avait fondé cette chorale hors norme, rêve bel et bien d’entraîner ses troupes à l’écran.Il rencontrait les médias hier avec, en main, une cassette bande-annonce pour lan- cer son projet de film, intitulé Recyclage.À l’écran, des membres de la chorale sortant des poubelles sont déguisés en fiers Gaulois.En un montage humoristique, ils font irruption dans des films d’Hollywood, RT, Titanic, Forrest Gump et compagnie.Ils affrontent des hommes d’affaires qui leur refusent le droit de chanter, revendiquent leur virage au cinéma.Jouant de la tristesse, de la détermination, du suspense, de l’amour, les chanteurs-acteurs montrent de quel bois ils se chauffent.Le Centre Saint-Pierre, VOIR PAGE A 12: CHORALE Le Québec reprend la tête de la création d’emplois La flambée du dollar ne se fait toujours pas sentir GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR Le Québec a repris là où il avait laissé en 2002 en s’installant en tête des provinces au chapitre de la création d’emplois, et ce, pour le deuxième mois consé-cutif.Mieux, les gains de novembre ont été observés pour la plupart dans le secteur manufacturier, boudant ainsi la poussée de 21 % du dollar canadien par rapport à sa contrepartie américaine depuis le début de l’année.Les données de novembre ont surpris les analystes.Qualifiée de spectaculaire, notamment en ce qui a trait à la perfonnance québécoise, la création d’emplois a fait mieux que les scénarios esquissés en inscrivant un gain net de 54 100 au niveau canadien, de 54 200 à l’échelle du Québec.Dans le premier cas, le taux de chômage est passé de 7,6 à 7,5 %; dans le second, il s’est fixé à 9,1 % le mois dernier, contre 9,3 % en octobre.Question d’illustrer davantage l’embellie, la dernière lecture de Statistique Canada fait ressortir un taux d’activité record au Canada, à 67,6 %, un sommet depuis 1976, soit depuis que l’agence fédérale recueille ce type de données.Au Québec, les records touchent tant le taux d’activité (66,8 %) que le taux d’emploi (60,7 %), a noté Joëlle Noreau, économiste VOIR PAGE A 12: EMPLOIS Après le fédéralisme renouvelé, place au fédéralisme revitalisé ROBERT DUTRISAC LE DEVOIR Charlottetown — Au concept de fédéralisme renouvelé, l’entente fondatrice du Conseil de la fédération signée hier substitue la notion de fédéralisme revitalisé.Avec ce nouveau Conseil de la fédération, les premiers ministres provinciaux visent à «assumer un rôle de leadership dans la revitalisation de la fédération canadienne», écrivent-ils dans le préambule de l’entente fondatrice.«Les liens (entre les provinces] seront plus étroits qu’ils ne l’ont jamais été dans l’histoire du Canada», s’est réjoui hier le premier ministre Jean Charest Se disant «très heureux» de la signature de l’entente, survenue plus rapidement que ce qu’il prévoyait, M.Charest a souligné hier que les Québécois ont maintenant «un outil supplémentaire» pour défendre leurs intérêts.Mais le Québec n’a pas obtenu de place définitive au sein de la fédération.«La place que nous avons n’est Jean Charest VOIR PAGE A 12: FÉDÉRALISME L’éditorial de Bernard Descôteaux en page B 4 l1 feëM: Les dessins de Serge Chapleau, caricaturiste à La Presse, la meilleure façon de garder un bon souvenir de l'année écoutée.Vmmx rencontrer Sorgo CHAPLEAU k lamodi 13 décembre do 14 h è 11 h 30 A la tlbrairio RAFFIN (330, rue Saint-Hubert, Montréal 130 pages • 19,95 $ Boréal $ www.tdltlonthortal.qc.ca ¦Bébé LE DEVOIR, LES SAMEDI 6 ET DIMANCHE 7 DÉCEMBRE 2003 A 2 ?LES ACTUALITES?Et maintenant, le jappeur NORMAN DELISLE PRESSE CANADIENNE Québec — Un député libéral qui a aboyé à l’Assemblée nationale pour se moquer d’une collègue péquiste a été obligé de s’excuser.Le député de Mégantic-Comp-ton, le libéral Daniel Bouchard, a dû présenter ses excuses, après une intervention devant la presse du leader parlementaire du Parti québécois, André Boisclair.Le député Bouchard a ironiquement aboyé avec force hier matin, quand la députée de Ma-tapédia, la péquiste Danielle Doyer, cherchait à s’enquérir auprès de la ministre des Transports, Julie Boulet, de l’état d’avancement des travaux de construction de l’autoroute 20 dans l’est du Québec.Les jappements ont fait bondir le président de l’Assemblée nationale, Michel Bissonnet.Ce dernier a voulu admonester sévèrement le député libéral fautif, mais comme le siège du président est situé à une grande distance, il s’est trompé et n’a pas identifié correctement le coupable.M.Bissonnet a blâmé le député de Vimont, Vincent Au- clair, qui s'est aussitôt levé pour dire que ce n’était pas lui qui avait émis les jappements.C’est le leader parlementaire péquiste qui a finalement identifié le coupable devant la presse.M.Boisclair a convenu que les travaux parlementaires sont intensifs à cette période de l’année.•Mais les députés libéraux doivent entendre l’appel au calme que le premier ministre du Québec a lancé à toute la population.Si M.Charest veut être crédible quand il lance un appel au calme, il va demander au député de Mé-gantic-Compton de s’excuser pour le comportement disgracieux pendant la période des questions», a dit M.Boisclair.Le député Bouchard n’a cependant pas attendu le retour de son chef, le premier ministre Jean Charest, qui était à l’Ile-du-Prince-Edouard hier, pour présenter ses excuses.•Il y a des choses qu’on fait dans le feu de l’action et qu'on regrette.Je m’excuse.Dans le feu de l’action, on a parfois des échanges vigoureux, mais je reconnais le manque de respect et je m’en excuse», a dit le député de Mégan-tic-Compton devant la presse, pour clore le litige.Les universités passées en revue Reid met tout sur la table, sauf les frais de scolarité NORMAN DELISLE PRESSE CANADIENNE Québec — Il n’y aura pas de hausse des frais de scolarité dans les universités, n confirmé hier le ministre de l’Education, Pierre Reid.•Le gel des frais de scolarité sera maintenu pendant notre mandat», a dit le ministre Reid, en rendant public un document qui servira de base aux discussions sur la qualité, l’accessibilité et le financement des universités québécoises.La commission parlementaire de la Culture se penchera dès le 17 février prochain sur une ambitieuse revue du milieu universitaire québécois et de son financement Tous les groupes et individus intéressés par le dossier pourront s’y faire entendre, à condition d’avoir soumis leur mémoire par écrit à la commission parlementaire au plus tard le 6 février 2004.Tous les sujets, sauf le gel des frais de scolarité, seront sur la table, a expliqué M.Reid.•L’affaiblissement de l’un ou l’autre des éléments — qualité, ac- ARCHIVES LE DEVOIR Pierre Reid cessibilité, financement — risquerait de mettre en péril les avantages comparatifs que les universités québécoises ont pu acquérir au cours des récentes décennies», mentionne le document du ministre.Le but du gouvernement est •d’appuyer les universités québécoises pour qu’elles améliorent leur position concurrentielle».Le document souligne aussi que l’étudiant doit être placé au cœur même du projet universitaire.*Les étudiants sont les premiers artisans de leur réussite, mais ils doivent évoluer dans un environnement qui soutient leurs ambitions».Parmi les données intéressantes à noter, signalons que 83,2 % des étudiants persévèrent dans leurs études après un an à l’université.Ce taux frétait que de 78,7 % en 1993.Après six ans d’études, le taux de (fiplomation est de 73 %.Le diplôme universitaire est un adjuvant très efficace pour se trouver un emploi Le taux de chômage chez les bacheliers universitaires est de 4 %, contre 10,7 % chez les jeunes non diplômés du même âge.D y a sept universités au Québec, soit Laval, Montréal, Bishop’s, Concordia, Sherbrooke, McGill et l’Université du Québec.Cette dernière est composée d’une douzaine de constituantes.Il y a dans les universités du Québec 204 000 étudiants québécois inscrits, en plus de 23 000 étudiants provenant du reste du Canada et 19 000 étudiants étrangers.Au Québec, 14 % de la population détient un diplôme universitaire, contre 15,4 % dans le reste du Canada et 17,5 % en Ontario.L’endettement moyen d’un étudiant québécois au sortir de l’université est de 13 100 $, soit beaucoup moins qu’en Ontario, où il est de 22 700 $.En 2001-02, le gouvernement québécois a investi 1,6 milliard pour le financement des universités québécoises.Par ailleurs, réagissant au document de consultation, la Fédération étudiante universitaire dü Québec (FEUQ) s’interroge sur les intentions gouvernementale^ en éducation universitaire.La FEUQ se demande si les sommes additionnelles promises par lé gouvernement Charest, soit 240 millions, seront au rendez-vous.«Le ministre peut-il encore nous confirmer qu’il investira 240 miL lions récurrents dans les universités?», a demandé Pier-André Bouchard St-Amant, vice-président de la FEUQ, en faisant référence aux dernières sorties publiques du ministre des Finances.*POSF de la bertlne G35x à traction Intégral» 2004 (version De luxe).Les taxes, les assurances et les Irais d'immatriculation, de transport et de préparation sont en sus.les concessionnaires peuvent fixer leurs propres prix.tOptlon posée en usine.Reprogrammai jamais le système en conduisant.Il se peut que le service GPS ne fonctionne pas correctement si la réception par satellite est faible (voir le manuel du propriétaire du système de navigation pour les détails).Il se peut que les données cartographiques ne soient pas détaillées pour toutes les réglons.Des mises 1 pur périodiques du DVD seront disponibles.Voyez votre concessionnaire Inflnltl pour plus d'informations.> i t> « LE DEVOIR.LES SAMEDI 6 ET DIMANCHE 7 DECEMBRE 2 0 0 3 A 3 LE DEVOIR «- CMÜOutï Gambard Vente et service technique de Rolex |630-A RUE CATHCART.MONTRÉAL, CENTRE VUIE • TÉL 866-5*76 J POUTIQIIE Les alliancistes disent oui à Tunion avec les conservateurs Stephen Harper a rempli sa partie du contrat; reste maintenant à Peter MacKay à faire de même ! HÉLÈNE BUZZETTI DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Après bien des tentatives qui ont échoué, la moitié de l’équation est maintenant réglée: les militants de l’Alliance canadienne ont dit oui de façon presque unanime à la disparition de leur parti politique pour s’unir au Parti progressiste-conservateur.Reste aux militants conservateurs à faire la même chose, aujourd’hui dans tout le pays, pour que la décision soit finale.La voie est d’autant plus libre qu’un tribunal ontarien a rejeté la requête de 22 militants conservateurs qui voulaient freiner la fusion.Ainsi, parmi les 90 000 militants que compte l’Alliance canadienne, un peu plus de 53 000 se sont prononcés sur la question.Et c’est dans une proportion de 95,9 % qu’ils se sont dits favorables à la fusion des deux partis «Je la droite.Dans aucune province le pourcentage a-t-il passé ëous la barre des 92 %.\ «Je ne pense pas qu’on puisse lire quoi que ce soit d’autre dans ces résultats qu’un appui et un enthousiasme total», a lancé le chef allian-Çiste Stephen Harper.; Le vote confirme que le parti çst d’abord albertain et ensuite, ontarien.Ce sont 17 000 et 15 000 personnes respectivement qui ont çxercé leur droit de vote dans ces provinces.En comparaison, à peine 302 militants se sont donné la Se de voter au Québec et 1360 3 les quatre provinces atlantiques réunies.Aujourd’hui, ce sera au Parti progressiste-conservateur de décider si oui ou non il se saborde.Les militants, réunis dans 27 villes un peu partout au Canada, tiendront un congrès virtuel au cours duquel les militants pro et antifusion pourront prendre la parole.Il faudra l’appui des deux tiers des votants pour donner le feu vert à la fusion.Le seul député conservateur québécois, André Bachand, ira voter à Trois-Rivières, mais ce n’est que lundi qu’il annoncera of- ¦ ¦ Huit Québécois sur dix profiteront d’une baisse d’impôt, dit Yves Séguin isë ; ïlSt JIM YOUNG.ARCHIVES REUTERS Le chef allianciste, Stephen Harper, a obtenu l'appui de 95,9 % de ses militants pour concrétiser l’union de la droite canadienne.ficiellement s’il reste ou non en politique, et avec quel parti.M.Bachand s’était vivement opposé à la fusion.Quant à Joe Clark, lui aussi farouche opposant, il devrait se prononcer aujourd’hui.D’un point de vue légal, il semble que le processus puisse suivre son cours.Le juge Russell Juriansz, de la Cour supérieure de l’Ontario, a rejeté une requête menée par le candidat défait au leadership conservateur, David Orchard, demandant de déclarer illégal le mécanisme de fusion.«La demande est rejetée entièrement», écritiL Hier, Stephen Harper a voulu se montrer rassurant: «Ce nouveau parti ne peut pas simplement être une Alliance canadienne agrandie.» Les politiques du parti seront adoptées en concertation, en s’ins- pirant des plateformes des deux formations qui le composent Si la fusion est acceptée tel que prévu aujourd’hui, alors le véritable travail débutera la semaine prochaine.La nouvelle formation politique, le Parti conservateur du Canada, aura du pain sur la planche, ne serait-ce que sur le plan logistique: concevoir un logo et préparer du matériel promotionnel, se doter d’une organisation commune en embauchant du personnel, mettre en commun les ressources et se regrouper dans les mêmes locaux.On devra surtout enclencher la course au leadership, prévue pour la mi-mars prochain, de même que le processus de rédaction d’une plateforme électorale commune.Enfin, dès le mois de janvier, chaque circonscription devra élire une association commune et désigner ensemble le candidat à l’élection.Tout cela devra être terminé avant le mois d’avril, moment pri-vilégié jusqu’à présent par l’équipe de Paul Martin pour déclencher des élections générales.Sous le leadership de Preston Manning, le Parti réformiste avait amorcé un premier processus de fusion en 1999 en devenant l’Alliance canadienne, mais très peu de conservateurs s’y étaient joints.Un sondage SOM publié en début de semaine place un éventuel parti de la droite unie en troisième place, avec à peine 11 % des intentions de vote.Il est devancé par le NPD (16 %) et le Parti libéral (53 %).NORMAN DEL1SLE PRESSE CANADIENNE Québec — 11 y aura environ 80 % des Québécois qui vont bénéficier des baisses d’impôt promises par les libéraux en 2004, a expliqué hier le ministre des Finances, Yves Séguin.«Environ 80 % des Québécois ont un revenu moyen de 30 OOO $.Cest à eux que fondamentalement les baisses d’impôt vont aller», a déclaré le ministre Séguin, tant à l’Assemblée nationale que devant la presse par la suite.Ces baisses d’impôt devraient atteindre un milliard de dollars, «peut-être plus, ou moins, cela va dépendre de nos résultats financiers de fin d'année», a indiqué le ministre des Finances.M.Séguin était invité à faire le point sur les engagements budgétaires du gouvernement Charest, engagements qui ont fait l’objet d’interprétations contradictoires au cours des derniers jours.D n'y aura pas de baisses pour les gens riches, a précisé le ministre.Qui est riche?«Les 75 OOO $, 100 000$ et plus», a répondu M.Séguin.Le gouvernement remplira ses engagements d'investir plus dans la santé et dans l’éducation, et il baissera les impôts, comme il s’y est engagé, a promis M.Séguin.On trouvera l’argent nécessaire ailleurs.Le ministre a donné deux exemples où des fonds pourraient être récupérés: ¦ les mesures fiscales aux entreprises, qui atteignent plus de quatre milliards de dollars par année, seront revues à la baisse.«J’ai l’intention de foire le ménage là-dedans», a dit M.Séguin; ¦ un plan de lutte «musclé» contre l’évasion fiscale sera annoncé sous peu.Il visera les riches, la contrebande et l’argent du crime organisé.C’est de 600 millions à un milliard de dollars par année qui pourront être récupérés, croit le ministre.Le premier ministre Jean Charest a déclaré jeudi que les baisses d’impôt viseront pour 2004 les classes moyennes et les familles ARCHIVES LE DEVOIR Yves Séguin avec enfants, et non tous les contribuables.Ceci a amené l’opposition péquiste à soutenir qu’il s’agissait d’une autre remise en question des engagements pris pendant la dernière campagne électorale.Le chef péquiste, Bernard Landry, est revenu à la charge hier, en soutenant que le gouvernement Charest avait procédé à «un bris de contrat spectaculaire en reniant cet engagement électoral».Selon M.Landry, plus de 300 000 familles ont subi des hausses d’impôt depuis six mois, notamment par une hausse des tarifs d’électricité, des frais de garde, des primes d’assurance maladie et du coût du transport en commun.Quant au chef de l’Action démocratique, Mario Dumont, il a accusé le gouvernement «d’improvisation» en matière fiscale.«Le ministre des Finances profite du foit que le premier ministre est à l’Ue-du-Prince-Édouard pour le ramener à l’ordre.Cela témoigne de l’improvisation du gouvernement», a conclu M.Dumont Abolition de la loi 46 dans l’industrie du vêtement Le salaire minimum passe à 8 $ l’heure MARTIN OUELLET PRESSE CANADIENNE Québec — Le gouvernement du Québec hausse à 8 $ l’heure le taux horaire minimum dans l’industrie du vêtement mais jette au panier la loi 46 qui assurait une certaine protection des acquis des travailleurs.La loi 46, une mesure provisoire en rigueur depuis 18 mois, ne Sera pas reconduite lorsqu’elle arrivera à échéance le 31 décembre et sera remplacée, le 1er janvier, par des normes permanentes, a confirmé hier le ministre du Travail, Michel Després.«Le salaire d’entrée, qui était à 7fi0$ l’heure, passe à 8$.On met la norme à la hausse.Cest une excellen- te nouvelle pour les travailleurs de l’industrie», a lancé M.Després, en point de presse à Québec.L’augmentation du taux horaire profitera à environ 20 % des 45 000 travailleurs du vêtement au Québec, en grande majorité des femmes.Pour les autres, ceux bénéficiant d’un taux horaire supérieur à 8 $, ils n’ont aucune raison de craindre une détérioration de leurs conditions, a martelé le ministre.Il est inconcevable, à son sens, qu’un employeur profite de la réglementation pour sabrer le salaire de ses travailleurs.«La condition de base est la haus- Yves Després se.Je ne vois pas pourquoi les travailleurs iraient à la baisse.Le salaire moyen est de 1025 $, et là, on élève la base.Le salaire moyen va augmenter», a-t-il estimé.Les nouvelles règles, a poursuivi le ministre, fixent un meilleur traitement de base pour les salariés en plus de mettre fin à l’incertitude qui entourait les conditions de travail dans le secteur du textile depuis l’abolition des décrets des conventions collectives par le gouvernement péquiste en 1999.Outre le salaire de base, le règlement établit à 39 heures la semaine normale de travail, fixe à trois semaines le congé annuel après un an de service et à quatre semaines après trois ans.De plus, il prévoit neuf jours fériés et des congés pour des événements familiaux (décès, naissance).Par ailleurs, le règlement fait table rase des catégories d’emploi et des échelons salariaux qu’établissait la loi 46.«Cest aux employeurs de déterminer le nombre d’échelons et de catégories d’emploi dans leur entreprise», a précisé le ministre.Le gouvernement aura l’industrie à l’œil, a promis M.Després, qui a demandé à la Commission des normes du travail d’être •proactive» et de s’assurer que les employeurs respectent les conditions minimales de travail fixées par l’État : 10% hjm De France et d’Italie ! Solde sur Irtarios en inventaire eec.30°/b à 40 «%» ^Q-|-U£|_g[ Sur rendez-vous | DEPUIS 1984 1514) 335-0705 jg( 1 /T J Durant le mois de décembre, bénéficiez d'une facilité de paiement allant jusqu'à 24 mois*, à l'achat de tout mobilier non soldé.La Maison assumera les frais d'intérêts.Mtc ctnt Hire le iini nmie I—Il—11—| Bffliie ntrt Uttur conditionnel à l'approbation de crédit.MAISON DE MEUBLES enfants peut réparer ses circuits.Si on leur donne un ( vironnement structuré, avec du personnel stable, on a I preuves que des récupérations sont possibles», dit-ü.Dans le corridor que nous traversons, Kathleen Hogan nous montre la preuve que tout n’est pas i du pour certains de ces petits.Sourire aux lèvres, elle pointe la chambre remplie de Pokémon d'un gàr-çonnet de dix ans dont l’abandon par les pareijts vient d’être officialisé par une décision de la coun D se prépare à être adopté.Un peu plus loin, un au| fera bientôt le grand saut dans une famille d’accu^ «C'est très rare», nous confie-t-elle.Les autres petits voisins de chambre n’auro peut-être jamais cette chance.Bien que considé inaptes à s’en occuper, leurs parents n’ont toujoijrs pas renoncé à leur autorité parentale.La loi oblige d’ailleurs à ce qu’ils soient consultés pour toutes les décisions importantes et d’ordre médical concernant leur enfant.Même pour l’octroi d’un médicament «Cest très difficile pour ces petits.En fait, ils doivent f re le deuil de quelqu 'un qui est encore vivant, qui vient l voir de temps en temps, qui leur promet de les i un jour mais qui ne le fait jamais», confie Alain Dalpé j «Pour plusieurs de ces enfants, affirme Kathleen 1 gan, l’espoir de sortir d'ici est très faible.Certains rester même avec nous jusqu'à l'âge de 18 ans.À moins que le parents ne redeviennent un jour aptes d les reprendre, » » t I LE DEVOIR.LES SAMEDI 6 ET DIMANCHE DECEMBRE 2 0 0 3 A 5 LES ACTUALITES 5' Enfants en détresse JÉRÉMIE «Il est incapable d'être en présence d'un objet sans le détruire.Tout passe par la destruction.Contrarié, il déchire ses vêtements.Il a très peu conscience du danger, du bien ou du mal.» ?SUITE DE LA PAGE 1 ; Sinon quelques mots marmonnés.Pour la première •fois de sa vie, Jérémie atterrit au XXI' siècle.-*?L’enfant sauvage ; Entre l’histoire de l’enfant sauvage de l’Aveyron, Ifoamortalisée sur pellicule par François Truffaut en Î1970, et celle de Jérémie, il n’y a qu’un pas.Des •siècles ont passé, mais dans la jungle urbaine, la détresse humaine est La même.Des enfants comme Jérémie, privés du minimum vital nécessaire pour assurer à un enfant humain un développement normal, les centres jeunesse en voient de plus en plus.Des êtres abandonnés et brisés par une négligence extrême, au développement à ce point compromis que la vie, même en famille d’accueil, est devenue utopique.La profusion de leurs carences et de leurs troubles psychiatriques est telle que les centres jeunesse, qui avaient mis la clé dans la porte des résidences fermées pour les enfants de six à douze ans au début des années 90, viennent de les rouvrir pour accueillir ces petits êtres meurtris et oubliés.Kathleen Hogan, éducatrice et chef des unités nouvellement rouvertes pour enfants au Centre Do-minique-Savio-Mainbourg de Montréal, se souvient de Jérémie à son arrivée.«Nous avons dû travailler très fort quand il est arrivé ici pour lui réapprendre à marcher, à bouger normalement, à monter des escaliers.Son développement moteur était compromis.Il ne savait pas ce qu’était une toilette.Il faisait ses besoins '.partout quand l’envie lui en prenait», raconte-t-elle.| Pour cet enfant de six ans, tout est à apprendre.Une fourchette?Jamais vu.Des objets, des jouets, non plus.L’absence quasi totale de contacts humains j Significatifs, d’encadrement et de soins a créé chez ;lui de graves troubles de comportement, et la liste •des diagnostics est longue.Séquelles importantes 31 Troubles d’opposition graves, troubles d’anxjété, tnanque total de structure interne, agressivité.A six ans, Jérémie prend une panoplie de médicaments pour calmer ses angoisses et sa peur phobique du noir ainsi que pour dompter tous les monstres qui hantent ses trop rares souvenirs.«H est incapable d’être en présence d’un objet sans le détruire.Tout passe par la destruction.Contrarié, il déchire ses vêtements.H a très peu conscience du danger, du bien ou du mal», explique Kathleen Hogan.Difficile de croire qu’un an plus tard, ce petit garçon que nous croisons dans un corridor, qui se jette dans les bras de son éducatrice en criant «Kathleen!», est ce petit animal effarouché.Depuis quatre mois, il a appris à parler, commence même à lire, s’émer- veille devant tout et ose aujourd’hui tendre les bras à ceux qu’il chérit le plus.«C’est énorme, ce qu’il vient défaire», me lance l’éducatrice.Pour cet enfant comme pour les onze garçonnets qui vivent dans la même résidence fermée, tout reste à faire.Leurs problèmes sont si grands que psychologues et pédopsychiatres sont constamment appelés en renfort par les éducateurs, souvent démunis face à la complexité de la psyché de ces enfants.La pharmacie de l’éfage contient une ribambelle de molécules psychotropes: antidépresseurs, antipsychotiques, somnifères, calmants et tutti quanti.Paul, un autre petit être blessé par des sévices corporels, abandonné par des parents toxicomanes, oscille quant à lui entre notre monde et son refuge imaginaire.Atteint d’encoprésie, une incapacité à contrôler ses selles provoquée par de graves troubles émotifs, Paul se replie souvent dans sa bulle protectrice pour échapper à ses démons intérieurs.«H fabule, s’invente un monde.C’est un moyen de défense contre la souffrance.Quand il sort de ce monde, il peut souffrir de crises d’angoisse telles qu’il se mord, s’arrache les cheveux et émet des hurlements à fendre l’âme», confie Kathleen.Désarmants de clarté, les dessins tracés par Paul montrent d’ailleurs une petite maison sans toit, munie d’une unique fenêtre minuscule.Paul, lui, se dessine hors de la maison, tout petit, au bas de la feuille de papier.«On ne pourra vraiment savoir qu’à l’adolescence s’il va carrément verser dans la maladie mentale.Cest un cas-frontière», explique son éducatrice.On doit non seulement donner aux enfants comme Jérémie et Paul la vie organisée et les rituels dont ils ont tant manqué, avec des heures de repas, de jeux et de sommeil, mais aussi leur apprendre à entrer normalement en contact avec un autre être hu- DAMIR SAGOU.ARCHIVES REUTERS main, à exprimer leurs propres émotions et à déchiffrer celles des autres.La vie, quoi.La vie en institution À l’étage où nous déambulons, le jour de notre visite, règne un calme presque troublant Pas toujours drôle, la vie en centre d’accueil.Des murs beiges et sans âme, couverts d’égratignures et de marques, portent les signes visibles des crises vécues par des générations d’enfants.Le centre jeunesse affirme ne pas disposer d’un sou ni du personnel requis pour remettre à neuf ses locaux malmenés par des dizaines de petits en détresse.Dans une unité, toutefois, une jungle multicolore, peinte par les éducateurs les soirs et la fin de semaine, éclaire un mur et fait l’effet d’une oasis dans le désert Dans un coin, un immense punching bag, pareil à celui utilisé par les boxeurs, sert à déverser les trop-plein d’agressivité.Une cellule d'isolement sans fenêtre, aux allures carcérales, est utilisée quand certains enfants perdent totalement les pédales.Malgré tout, ce jour-là, on n’observe ni pleurs ni crises.Une atmosphère bien calme pour qui a l’habitude de fréquenter une classe de garderie ou d’école, grouillante d’activité et de rires d’enfants.C’est qu’iri, les émotions se distillent au compte-gouttes ou sortent en torrent quand la soupape cède.À l’heure où les repas approchent, plusieurs petits ont déjà avalé le comprimé qui leur permettra de passer une nuit sans démons et sans fantômes.«Ces enfants pleurent très peu, affirme Kathleen Hogan.Ce qui est le plus souffrant pour eux, en fait, c’est cette incapacité de pleurer et d’exprimer ce qu’ils ressentent pour libérer toutes leurs tensions.Quand ils réussissent à pleurer, on a déjà fait un petit bout de chemin.» Un juge reconnut Tincapacité des tribunaux à maîtriser les hommes violents Les ordonnances ne sont que des bouts de papier, dit le magistrat PRESSE CANADIENNE Saint John’s, T.-N.— Un juge de Terre-Neuve vient d'écrire noir sur blanc ce que de nombreuses femmes affinnent depuis des années: les ordonnances du tribunal interdisant aux honunes violents de contacter leurs victimes sont sans effet «Une cour doit comprendre que les ordonnances qu’elle émet afin de protéger les femmes contre les hommes jaloux et possessifs ne sont que des bouts de papier.Elles sont sans pouvoir ou autorité», a récemment statué Wayne Gorman, juge à la Cour provinciale.Le magistrat a rendu ce jugement dans le cadre d’une enquête sur le cautionnement d’un homme qui n’avait pas tenu compte d’ordonnances précédentes.M.Gorman a écrit que le pouvoir de ces ordonnances tenait à leur exécution par la police et aux conséquences prévues par le tribunal à l’intention de ceux qui ne les respectent pas.La preuve tragique •Le nombre de femmes tuées dans ce pays par des hommes jaloux et possessifs, auxquels la cour avait ordonné d’éviter tout contact avec elles, constitue la preuve tragique de l’incapacité de la justice à reconnoitre le danger qu’implique la violence survenant lors de relations intimes et la preuve de son incapacité à protéger les femmes contre de tels hommes», a écrit le juge dans le texte de sa décision.M.Gorman a tenu ces propos dans le cadre de la cause de Roger Randell.Agé de 22 ans, cet homme de Roddickton, à Terre-Neuve, fait face à 39 chefs d’accusation, la plupart impliquant la violation d’ordonnances du tribunal.Randell avait formulé une requête de libération sous caution en novembre mais le juge avait fait remarquer que l’homme avait sans cesse violé les ordonnances rendues afin de l’empêcher de contacter son ancienne compagne, qu’il avait agressée par le passé.Randell a comparu en cour à Corner Brook mardi et a plaidé coupable dans le cas de deux des 39 accusations (violation d’une ordonnance lui imposant un couvre-feu et d’une autre ordonnance lui interdisant de boire).D a été condamné à une peine de 60 jours de prison.Les autres accusations feront l’objet de procédures l’an prochain.Vv d aircanada.com On peut aller de A à B.Ou voyager de.iF^J'T r* ¦«¦ r' Le service Super Affaires.Un monde de différence.Le concept est fort simple: proposer en vol toute la qualité du service que l'on retrouve sur terre.Pour y parvenir, nos instructeurs ont parfait leurs connaissances auprès de l’Institut de Conciergerie Internationale de Paris, de l’Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec et de l'hôtel Mandarin de Genève, en Suisse.Une telle qualité de formation se traduit aujourd’hui par un raffinement du service.Entièrement voué à l’excellence, notre personnel de bord se soucie plus que jamais de votre confort et prépare avec élégance vos tout nouveaux repas du service Super Affaires™.Bien entendu, cette exquise qualité de service vous est maintenant proposée dans un environnement plus spacieux.Ce concept si simple contribue grandement à faire toute la différence du monde.Plus de choix, plus de flexibilité et davantage.r ï ¦ ;u WKi Louis Fortin Spécialiste en formation — Service en vol, Montréal AIR CANADA I * A 6 LE DEVOIR, LES SAMEDI 6 ET DIMANCHE DÉCEMBRE 2003 LES ACTUALITES Avis du Conseil de la santé Un Commissaire de la santé serait utile LIA LÉVESQUE PRESSE CANADIENNE Le Conseil de la santé et du bien-être estime que l’idée d’instituer un Commissaire à la santé comblerait des lacunes dans le système, mais il émet certaines réserves sur le mandat à lui donner.Le poste de Commissaire à la santé est un projet du gouvernement du Québec.C’est d’ailleurs le ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard, qui avait demandé un avis à cet effet au Conseil de la santé et du bienêtre.Dans son avis qui a été remis au ministre en septembre dernier, mais qui n’a été dévoilé qu’hier, le Conseil trouve louable l’idée de créer un tel poste de Commissaire à la santé, qui aurait le mandat d’évaluer le système de santé dans son ensemble et de façon intégrée.Le Commissaire serait rattaché à l’Assemblée nationale et disposerait de pouvoirs d’enquête, d’inspection et de vérification.«Les informations relatives à la gestion du système de services de santé et de services sociaux sont actuellement éparpillées dans divers lieux et instances, ce qui ne permet pas d’en avoir une vision d’ensemble», déplore la présidente du Conseil, Hélène Morais.Le Conseil plaide pour que les citoyens aient leur mot à dire sur la manière dont leur système de santé est géré et qu’ils puissent participer au processus de planification, d’évaluation de la performance et de décision concernant les orientations.Il formule toutefois quelques recommandations.Par exemple, il recommande de ne pas inclure au mandat du Commissaire la fonction de protection des droits individuels des usagers, qu'il juge «difficilement conciliable» avec le mandat d’évaluation globale du système.Le Conseil fait valoir qu’il existe déjà un régime d’examen des plaintes au Québec et qu’il vaudrait mieux le renforcer.Le Conseil fait d’ailleurs quelques propositions à ce chapitre, notamment de donner au citoyen la possibilité d’en appeler auprès du Protecteur du citoyen si une plainte n’est pas réglée à sa satisfaction.D conseille également d’étendre la compétence du Protecteur des usagers aux cliniques et aux cabinets privés en adoptant des amendements législatifs pour ce faire.Le Conseil approuve également l’idée de rédiger une charte des droits des citoyens et des usagers mais insiste pour que cette charte soit «vraiment significative pour l’ensemble de la société» et que les citoyens puissent participer à son élaboration.Le Conseil recommande aussi d’instituer une instance indépendante du milieu de la recherche avec des pouvoirs d’accréditation, d’évaluation et de sanction à l’égard des comités d’éthique de la recherche, afin de mieux protéger les gens qui participent à des projets de recherche biomédicale.Cette recommandation avait déjà été formulée dans un avis précédent du Conseil.Cette anne'e à faites votre marque en offrant ded cadeaux différente.Notre ^ 'élection d p éc La le oaura combler touo leo amateurd de nature et de décoration.Ouvert 7 jouro/semaine o Consultation Location o Stationnement gratuit ALPHA ___ Plantes «t poteries 230, rue Peel, Montréal (2 rues au sud de Notre-Dame) 514.935.1812 www.alphaplantes.com Service de livraidon de poindettiad (téUphonez pour demander votre ion de commande) Faculté de l'éducation permanente La faculté d'évoluer On met Taccent sur l'anglais.¦ English Conversation - niveaux 2, b, 4 et s Du 28 janvier au 29 mars Les lundis et mercredis de 19 h à 21 h 30 ou NIVEAUX 1,2, B ET 4 Du 24 janvier au 17 avril Les samedis de 9 h à 13 h ou NIVEAUX 2, 3 ET 4 Du 21 janvier au 22 mars Les lundis et mercredis de 16 h à 18 h 30 ¦ Writing Workshop - niveaux 4 et s Du 20 janvier au 20 avril Les mardis de 19 h à 22 h 15 Scientific and Technical Writing - Du 20 janvier au 20 avril Les mardis de 19 h à 22 h 15 Reading - niveau b Du 22 janvier au 22 avril Les jeudis de 19 h à 22 h 15 NIVEAU 4 ing- iu 17 i Du 24 janvier au 17 avril Les samedis de 9 h à 13 h ¦ Business English : Oral Communication NIVEAUX 4 ET 5 Du 22 janvier au 22 avril Les jeudis de 19 h à 22 h 15 Date limite d'inscription : 12 décembre 2003 TEST DE CLASSEMENT OBLIGATOIRE.RENSEIGNEMENTS Téléphonez ou consultez le site web pour savoir quels documents sont requis lors de l'inscription.514.343.6090 ou 1 800 363.8876 www.fep.umontrMl.ca/1anguM/ Université fHï de Montréal La réingénierie de la santé Au tour de la FTQ de manifester ALEC CASTONGUAY LE DEVOIR Autre jour, autres manifestations.Cette fois-ci, ce sont les syndicats de la FTQ-Santé qui ont mobilisé leur 45 000 membres répartis dans 328 établissements dans toute la province.Les services aux patients n’ont pas été perturbés puisque le but était simplement d’informer les employés, les directions et les usagers du système de santé des dangers inhérents aux projets du gouvernement «On veut interpeller les administrations locales sur les effets pervers des projets de loi 25,30 et 31 que le gouvernement veut passer à toute vitesse avant les Fêtes», a expliqué Raymond Forget, vice-président de la FTQ et responsable des négociations du secteur public pour le syndicat «Le brassage de struc- tures promis n’améliore en rien les services à la population.» Au contraire, dit-il, puisque les employés de la santé «sont écœurés de se faire taper sur la tête».•Nous voulions aviser les usagers et nos membres des dangers de ces lois», a souligné M.Forget Ces projets de loi portent sur la transformation des régies régionales en agences, sur la fusion des établissements de santé et sur la réduction du nombre d’accréditations syndicales.L’exemple de l’Institut Pinel a été donné: avec les nouvelles lois, l’établissement aurait cinq accréditations syndicales plutôt que deux à l'heure actuelle.«Le gouvernement peut bien dire que le nombre de syndicats va diminuer, mais dans plusieurs endroits, c’est le contraire qui va se produire! Ça fait juste compliquer les choses», soutient Marcel Girard, président du Conseil provincial des affaires sociales au SCFP-FFQ.Les organisateurs soutiennent que la participation a été grande partout au Québec.Le matin ou à l’heure du dîner, des dizaines de manifestants se sont rassemblés devant les portes des institutions.Des dîners d’information ont aussi eu Jieu à plusieurs endroits.A Québec, entre autres, une centaine de manifestants ont crié leur insatisfaction devant le Centre hospitalier de l’Université Laval (CHUL).Dans la métropole, plusieurs centres ont été le théâtre de manifestations.Les hôpitaux Santa Cabrini et LaSalle, l’Institut Philippe-Pinel et le Centre J.-H.-Charbonneau, notamment, ont vu plusieurs centaines de personnes défiler sur le trottoir pour témoigner de leur mécontentement Un peu de grabuge Malgré un mot d’ordre clair en faveur d’une mobilisation calme, des syndiqués de la FTQ en Mau-ricie n’ont pas pu résister à la tentation d’aller faire un peu de grabuge au bureau de la députée de.Masküiongé, Francine GaudeL ¦ > Une centaine de manifestants5 ont investi le local, déroulant duj papier de toilette sur tout le planrî cher et collant des étiquettes sur, les murs.La direction de la FTQ à 1 Montréal a affirmé que c’était un! cas isolé et que ce dérapage) n’était pas prévu.Par contre, d’autres actions! dans le domaine de la santé sont1 à prévoir au cours des jours et) des semaines à venir.«On ne: veut rien révéler, mais c’est clairi que plusieurs choses s’en vien-l nent», a simplement souligné) Raymond Forget > ; Des syndicats indépendants font valoir leur opposition au projet de loi 30 MARTIN OUELLET PRESSE CANADIENNE uébec — Une crise sans pré-vy cèdent va frapper le réseau de la santé si jamais le gouvernement Charest adopte le projet de loi 30 sur la fusion des accréditations syndicales, ont prédit hier les présidentes de sept syndicats indépendants.Ce projet de loi, a fait valoir en point de presse la présidente de la Fédération des infirmières du Québec (FIIQ), Jennie Skene, «provoquera des perturbations plus graves que celles qui ont affecté le réseau lors de la vaste restructuration et des départs massifs à la retraite du début des années 90».Loin d’améliorer les services à la population, la diminution du nombre de syndicats accrédités dans le réseau de la santé risque plutôt, selon elle, d’accentuer encore davantage la pénurie de personnel qui mine déjà le réseau.«Cela va faire repartir la machi- ARCHIVES LE DEVOIR Jennie Skene ne des départs à un rythme accéléré», a-t-elle lancé, persuadée que la «fusion forcée» des unités de négo- ciation provoquera «la détérioration du climat de travail, la démotivation et la détresse psychologique» du personnel.L’une des principales sources d’inquiétude de la présidente de la FIIQ est la fusion des listes d’ancienneté parce qu’elle occasionnerait, à son avis, d’importants mouvements de personnel en plus de brimer certains salariés.De fait, une infirmière en poste de nuit depuis 15 ans pourrait se voir privée du poste de jour qu’elle attend depuis cinq ans «parce que quelqu’un du pavillon d’à côté est venu faire jouer son ancienneté», a illustré Mme Skene.Les organisations syndicales indépendantes, qui représentent 65 000 travailleurs dans le réseau de la santé, estiment que le projet de loi 30 est une «sérieuse atteinte» à la liberté d’association.«Nous allons défendre le droit pour nos organisations de maintenir leur syndicat dans leur forme actuelle», a dit Mme Skene.Les syndicats indépendants, a pour sa part renchéri Claudette Péloquin-Antoun, du Syndicat professionnel des diététistes et nutritionnistes du Québeç (SPDNQ), ont été créés par des travailleurs qui s’estimaient lésés au sein des grandes centrales! syndicales.«Ils ne pouvaient pa?s’exprimer.Us étaient noyés dans la masse», a-t-elle relaté.Malgré tout, à l’instar des grandes centrales, les syndicats indépendants s’apprêtent à monter aux barricades contre le gouvernement Charest Ds tiendront des manifestations devant les établissements du réseau le 10 décembre en plus de participer, le lendemain, à «la journée nationale de perturbation» organisé^ par la CSN.Les sept organisations espèrent ainsi empêcher le gouverné-ment de nier le «droit fondamental» des travailleurs d'appartenir à l’association représentative dfe leur choix.Campagne de vaccination gratuite contre la n r , ~~ w m Sr" i- & pour les 60 ans ou plus et les personnes à risque xe Pourquoi se faire vacciner ?Parce que la grippe (ou influenza) est une infection virale très contagieuse.Parce que la grippe peut entraîner de sérieuses complications qui peuvent parfois être mortelles pour certaines personnes particulièrement vulnérables.Parce que le vaccin annuel contre la grippe est le moyen le plus efficace de se protéger contre cette infection.Quand se faire vacciner ?Le vaccin est offert à partir du Ier novembre.La grippe sévit surtout en hiver.Pour vous protéger efficacement contre la grippe et recevoir le vaccin antigrippal, prenez rendezvous dès maintenant auprès de votre médecin de famille ou à votre CLSC.Le ministère de la Santé et des Services sociaux considère que la vaccination est le moyen le plus efficace de se protéger contre la grippe.Santé et Services sociaux www.msss.gouv.qc.ca/grippe Québec 4 « LE DEVOIR.LES SAMEDI 6 ET DIMANCHE 7 DÉCEMBRE 2 0 0 S ?LES ACTUALITES* SAINT- CHARLES-BORROMÉE La mise en tutelle de l’établissement est réclamée Un autre patient témoigne des mauvais traitements dont il a été victime ISABELLE PARÉ LE DEVOIR De nouvelles allégations de mauvais traitements ont encore une fois éclaboussé l’hôpital Saint-Charles-Borromée, dont un des résidents, Hubert Dupont, a témoigné hier avoir été laissé contre son gré dans son lit pendant trois mois et traité plusieurs fois sans dignité ni respect par plusieurs employés.Ce nouveau témoignage accablant pour l’hôpital Saint-Charles-Borromée survient le jour même où l’enquêteur nommé le 24 novembre par le ministre de la Santé, Philippe Couillard, pour faire la lumière sur l’état des soins dans cet hôpital, s’apprêtait à remettre son rapport à la Régie régionale de la santé de Montréal et, lundi, au ministre de la santé.Hubert Dupont, un patient de 52 ans, transféré dans cet hôpital il y a deux ans à la suite des séquelles d’une grave méningite, a témoigné hier, en présence de l’avocat Jean-Pierre Ménard, d’une série de mauvais traitements dont il a été victime depuis son arrivée dans cet hôpital de 3 ARCHIVES LE DEVOIR life; M'Jean-Pierre Ménard soins de longue durée (CHSLD).M.Dupont qui ne peut se déplacer qu’en marchette, a raconté avoir été obligé de rester au lit pendant trois mois parce que le personnel, prétextant les risques d’ac-ddent avait confisqué cet appareil D n’a pu le récupérer qu’après avoir fait de nombreuses démarches.«Quand on doit se battre pour marcher, pour fiiire les choses les plus essentielles, ça n’a pas de sens», a-t-il dit d’un filet de voix.Ce dernier a aussi relaté plu- sieurs épisodes où des employés l’ont traité avec mépris, l’ont laissé plusieurs heures dans des couches souillées, ont refusé de lui donner à boire et l’ont invectivé pour avoir sonné la cloche d’appel.«Un employé m’a dit: ‘Bois ta salive’», a-t-il raconté.«Même pour un animal, les gens seraient scandalisés s'il était traité comme cela», a insisté M.Dupont, qui dit avoir plusieurs fois pensé à se suicider depuis son arrivée dans ce CHSLD.Après avoir fait trois ou quatre plaintes formelles, ce patient affirme avoir subi des représailles claires de la part de certains employés qui lui ont clairement dit: «Ne f attends pas à ce que je te donne de bons services!» Avertis par la direction des plaintes portées contre eux, certains préposés avertissent même leurs confrères d’arrêter de parier en présence de M.Dupont Ce dernier affirme aussi que plusieurs de ces objets personnels, dont une montre et un porte-monnaie, ont été volés.Ce résident rapporte en sus avoir été témoin de gestes inacceptables faits à l’endroit d’autres résidents, notamment d’une femme atteinte de sclérose en plaques qu’on continuait à gaver, malgré ces vomissements.Ce dernier a affirmé n’avoir jamais pu rencontrer l’ex-directeur de l’hôpital, Léon Lafleur, qui s’est enlevé la vie le 26 novembre dernier à la suite des premières allégations de mauvais traitements faites par la famille d’une résidente handicapée de son hôpital.«Il n’a pas voulu m’écouter et me rencontrer», soutient M.Dupont.Invité à dire son opinion sur les causes du suicide de Léon Lafleur, ce patient estime que ce directeur se sentait peut-être dépassé par l’ampleur des problèmes qui touchaient son hôpital.M'Jean-Pierre Ménard, qui représente aussi cette résidente dont les sœurs ont enregistré sur des bandes magnétiques les propos insultants et menaçants tenus à son endroit, a affirmé hier que ce type de situations devait cesser immédiatement Dans une lettre adressée au ministre de la Santé, M.Ménard a réclamé la mise en tutelle immédiate de l’hôpital Saint-Charles-Borromée et le dévoilement public et intégral du rapport d’enquête sur cette institution.«On demande au ministre que le rapport d’enquête soit rendu public intégralement Saint-Charles-Borro-mée est une organisation de soins qui ne répond plus aux besoins de ses résidents et ne garantit pas le respect.On demande au ministre de mettre l'hôpital sous administration prothsoire.Ce n’est pas comme cela que doivent être traitées des personnes handicapées et des personnes.âgées», a défendu Mr Ménard.Selon cet avocat, le suicide de Léon Lafleur a détourné, ces derniers jours, l’attention du public des problèmes graves vécus par les personnes vivant en CHSLD.Par ce nouveau témoignage, il a voulu recentrer l’attention sur ces situations déplorables.«Le ministre a un test de crédibilité à passer et nous demandons qu’il ne soit pas victime de l’appareil, si douloureuse soit la situation pour cette organisation», a-t-il insisté.Interpellé à l’Assemblée nationale sur ce nouveau cas, le ministre de la Santé, Philippe Couillard, a été pressé de dire ce qu’il entendait faire pour rassurer la population sur la qualité des soins donnés en CHSLD.«L'enquête est en cours, le rap- port devrait être remis le 8 décembre, tel que prévu.Nous prendrons par la suite des actions appropriées en ce qui regarde l'institution dont il est question.Les insites d'établissements, les visites de résidents de centres prolongés, comme nous l'avons indiqué, vont se Juire», a soutenu Philippe Couillard.Ce dernier a soutenu que ces cas ne devaient pas jeter le «discrédit complet sur l’ensemble du réseau» des CHSLD où des employés «extrêmement dévoués et attentifs» prennent très bien soin des résidents.Le ministre a dit avoir pris connaissance de dix autres cas de mauvais traitements, soumis à son attention par le Conseil pour la protection des malades, et a invité toute personne ayant pu être témoin d’événements répréhensibles dans un CHSLD à lui communiquer ces faits.La direction de l’hôpital Saint-Charles-Borromée a refusé de faire des commentaires hier sur cette nouvelle affaire, préférant attendre le dépôt du rapport de l’enquêteur Jean-Jacques Caméra.Le syndicat continue lui aussi d’observer le mutisme le plus complet.UNE OEUVRE ESSENTIELLE, UNE MISE EN SCÈNE BRILLANTE, DES ACTEURS INSPIRÉS ET UN SEUL TÉLÉDIFFUSEUR POUR VOUS LE PRÉSENTER.Radio-Canada EN EXCLUSIVITE' À LA TÉLÉVISION DE RADIO-CANADA L'ODYSSEE d'après Homère EN DIRECT aux Beaux Dimanches 19h30 www.radio-canada.ca/beauxdimanches RÉALISATION : PIERRE SÉGUIN ET JOCELYN BARNABÉ f l % I V Mettant en vedette Pierre Lebeau et François Papineau.Adaptation : Dominic Champagne et Alexis Martin.Mise en scène et coréalisation : Dominic Champagne.Musique originale : Pierre Benoit Coproduction : Théâtre il va sans dire et Théâtre du Nouveau Monde.ISogestfiltl ITAIAviftionl ¦ ¦Québocil LE DEVOIR, LES SAMEDI 6 ET DIMANCHE 7 DÉCEMBRE 2003 A 8 ?LES ACTUALITES- Un conseil municipal version allégée Fournier ne veut pas commenter l’éventuel partage des pouvoirs JEANNE CORRIVEAU LE DEVOIR Les pouvoirs dévolus aux arrondissements seront bien plus nombreux que ceux qu’aura le conseil municipal de Montréal au lendemain d’éventuelles défusions, a fait remarquer hier l’opposition péquiste à Québec.Sept des dix champs de compétence actuellement détenus par le conseil municipal seront transférés au conseil d’agglomération, ont constaté les péquistes, alors que les arrondissements hériteront de pouvoirs accrus.La critique en matière d’affaires municipales, Diane Lemieux, a profité de l’étude du projet de loi 33 hier pour tenter d’en savoir plus long sur les conséquences des défusions à Montréal.Elle s’inquiétait du rôle limité que jouerait le conseil municipal à l’hôtel de ville advenant le démantèlement de la Ville de Montréal et la création d’un conseil d’agglomération.«Est-ce que j’ai raison de dire que les compétences qui demeureraient au niveau du conseil municipal seraient l’urbanisme, la culture, les loisirs et les parcs ainsi que le dépannage et le remorquage des véhicules?», a demandé Mme Lemieux au ministre des Affaires municipales, Jean-Marc Fournier.Le ministre s’est refusé à tout commentaire à ce sujet, faisant valoir que la question touchant le conseil d’agglomération pourra être abordée au cours des prochaines semaines lors de l’étude du projet de loi 9 sur les défusions municipales.Les travaux de la commission de l’aménagement du territoire, qui siégeait hier, visaient plutôt l’étude du projet de loi 33 qui permettra au maire Gérald Tremblay d’appliquer son plan de décentralisation et d’apporter des amendements à la charte de la ville.Pour Diane Lemieux toutefois, on ne peut pas dissocier les deux projets de loi qui abordent tous deux l’avenir de Montréal et le partage des pouvoirs entre les diverses instances décisionnelles de la métropole, soit les arrondissements, les villes défusionnées, le conseil municipal et le conseil d’agglomération.«Ce sont deux projets de loi qui sont pilotés parle même ministre.Je pense qu’il y a des interrelations, des interférences et des collisions entre les deux», dit-elle.A l’instar du conseiller municipal Marvin Rotrand, elle dit craindre que les compétences relevant du conseil d’agglomération mis sur pied à la suite de défusions rendent futile le rôle du conseil municipal de Montréal.Comme il perdra la majorité de ses pouvoirs, le conseil municipal ressemblera à un «focus group» avec un pouvoir décisionnel fort limité, conclut-elle.RÉINGÉNIERIE Un premier contrat est accordé KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Le Conseil du trésor vient d’accorder un premier contrat à trois consultants privés pour réfléchir à la «réingénierie» de l’Etat Les services des firmes Secor, Cap Gemini Ernst & Young et Pricewaterhouse Coopers ont été retenus pour une séance de remue-méninges sur le vaste projet du gouvernement libéral de «réinventer le Québec».L’exercice a eu lieu le vendredi 28 novembre dernier.Les firmes ont été payées selon les honoraires prévus dans leur soumission respective.Combien, exactement?Au cabinet de la présidente du Conseil du trésor, Monique Jérôme-Forget, on soulignait hier que cette information n’est pas publique.Les règles d’octroi de contrats stipulent que les firmes peuvent se faire accorder de gré à gré des contrats si ceux-ci sont d’une valeur de moins de 25 000 $.Quand les contrats dépassent cette somme, le Conseil du trésor doit procéder sur invitation d’au moins trois entreprises.Secor, Cap Gemini Ernst & Young et Pricewaterhouse Coopers font partie de la banque de consultants que le Conseil du trésor a constituée cet automne pour le conseiller dans l’orientation à donner à la «réingénierie» de l’Etat Mais d’ores et déjà, il est clair que le gouvernement favorise un partenariat accru entre le public et le privé.Comme Le Devoir en rendait compte il y a deux semaines, les 13 firmes retenues, en plus d’influencer tout le processus dans ses premiers balbutiements, pourront soumissionner lorsque la «réingénierie» prendra la forme concrète de services publics à privatiser, à sous-traiter, à impartir ou à offrir en collaboration étroite avec le secteur privé.Au Conseil du trésor, on explique que ces consultants n’auront pas à fixer les paramètres techniques d’un appel d’offres public.Le dossier, s’il demeure encore flou pour la population, soulève beaucoup de doute et d’inquiétude du côté syndical, notamment à cause du peu de consultation fait à ce sujet Pourtant au moment de sa nomination, la ministre Jérôme-Forget avait donné l’as surance que ce délicat mais nécessaire changement se ferait en toute transparence.«Je vais mettre en place des tables de débats pour savoir comment on pourrait faire les choses defttçon différente.U faut sortir des ornières que l’on a de faire les choses selon une seule démarche.[.] Quand on fait les choses d’autorité, ce n’est pas très payant.Il faut essayer d'aller chercher l’appui des gens.Cest un gros défi, mais je vais le faire en convainquant la population qu’il y a urgence», affirmait-elle.C’était en mai dernier.E N La distance n’a pas d’importance (PC) — Quelque 20 000 personnes vivant dans 22 communautés autochtones du Québec auront accès à de l’équipement informatique de vidéoconférence leur permettant de communiquer entre elles, d’avoir accès à de la formation, de l’enseignement à distance et même, si elles le veulent, à des soins de santé.Ces nouveaux équipements de près de deux millions sont financés par Industrie Canada (577 000 $), le ministère des Affaires indiennes et du Nord (600 000 $) et l’Assemblée des Premières Nations (200 000 $).Ce dernier groupe devra faire BREF un second effort, de quelque 300 000 $, a indiqué hier Lise Bastien, directrice du Conseil en éducar tion des Premières Nations (CEPN), en conférence de presse.Le matériel est déjà en place dans quatre communautés et, d’ici mars, il le sera dans huit autres.«Le système de vidéoconférence facilitera le ré-seautage, le rayonnement culturel et la communication pour les communautés et, pour les écoles, la pédagogie et l’enseignement», a fait valoir Mme Bas-tien.«Nous avons de la difficulté à recruter des spécialistes au niveau secondaire, en mathématiques, par exemple.H est possible que le CEPN offre ce service [par voie de vidéoconférence], jusqu ’à ce que la communauté se dote d’un enseignant ou peut-être de façon permanente», a-t-elle poursuivi.A Noël, Offrez un cadeau utile et sûr de plaire: Un certificat-cadeau pour des cours de cuisine de L'ACADÉMIE CULINAIRE Cest facile et rapide ! f Appelez-nous pour commander (514) 393-8111 Académie Culinaire www.academieculinaire.com 360, Champ-de-Mars, Montréal Magasin la Baie du Carrefour Laval Magasin la Baie de Place Laurier à Québec Je chante sous la neige.PHBS - i > JEFF CHRISTENSEN REUTEkS NEW YORK a devancé Montréal en obtenant la première véritable bordée de neige de la saison.C’était hier, sur la Cinquième Avenue, où les piétons se protégeaient de leur mieux, quitte à utiliser le bon vieux parapluie.Dimanche soir, près de vingt centimètres de neige devraient avoir couvert la métropole américaine.[ TERRORISME l I Charkaoui fait face à l’expulsion ROLLANDE PARENT PRESSE CANADIENNE Adil Charkaoui, qui fait face à une demande d’expulsion du Canada pour des raisons de sécurité nationale, a vu trois de ses requêtes être rejetées hier par la Cour fédérale.Conséquemment, l’étudiant universitaire de 30 ans demeurera en prison au moins jusqu’au 12 janvier, date retenue par le juge Simon Noël pour entendre la demande d’expulsion proprement dite.D s’y trouve depuis le 21 mai 2003 parce que le gouvernement canadien le soupçonne d’être un agent dormant ou actif du réseau terroriste d’Oussama ben Laden.Charkaoui, qui a le statut de résident permanent, avait été arrêté en vertu de l’émission d’un certificat de sécurité, la première étape du processus d’expulsion, procédure rarement utilisée.Informé du rejet de la requête attaquant la constitutionnalité de la procédure utilisée, Me Julius Grey, l’un des deux avocats de Charkaoui, a indiqué son intention d’en appeler auprès de la Cour fédérale d’appel, d’ici une dizaine de jours, et auprès de la Cour suprême par la suite, si cela s’avérait nécessaire.Dans une des décisions rendues hier, le juge Noël signale l’obligation qu’il a de garantir la confidentialité des renseignements protégés pour des raisons de sécurité nationale, tout en fournissant le plus d’informations possible à M.Charkaoui pour qu’il soit en mesure de se défendre.Ainsi, la cour a divulgué à Charkaoui, en juillet.l’information voulant que Abou Zabaida, qualifié de proche d’Oussama ben Laden, l’ait reconnu sur une photographie (sous le nom de Zubein Al Magherebi) comme étant un individu qu’il avait vu en Afghanistan en 1993 et en 1997-98.En août, la cour dévoilait également que, lors d’entrevues avec des représentants du Service canadien de renseignement de sécurité, en janvier 2002, Ahmed Ressam a reconnu Charkaoui sur deux photos et l’a identifié comme étant Zubein Al Magherebi Ressam a ajouté l’avoir rencontré en Afghanistan à l’été 1998 pendant qu’ils s’entraînaient dans le même camp.Par contre, le juge Noël n’a pas donné suite à la demande des renseignements suivants: les procès-verbaux des témoignages rendus devant la Cour fédérale en l’absence de Charkaoui et de ses avocats; le nom et le nombre de ces témoins ainsi que la nature de leur témoignage; les déclarations de Ahmed Ressam et de Abou Zabaida; les dates, les noms et les postes des gens ayant obtenu ces déclarations; la totalité des renseignements protégés divulgués au juge, entre autres.«Ces renseignements doivent être protégés car ü s’agit de renseignements qui sont inclus dans la définition de renseignements dans la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés et dont la divulgation porterait atteinte à la sécurité nationale ou à la sécurité d’autrui», écrit le juge Noël Finalement, le magistrat estime que la détention de Charkaoui est de nature préventive et non punitive, qu’elle a pour but de protéger la sécurité des Canadiens et ne constitue pas une exception aux droits protégés par la Charte.la solution naturelle au sommeil Boutique Tout pour le Dos SM-ro-ISM 1 * m: 4 LE DEVOIR.LES SAMEDI 6 ET DIMANCHE 7 DECEMBRE 2003 LE DEVOIR LE MONDE Justice internationale Vingans de prison I pourr«enfer» de Sarajevo RUSSIE LaHaye- f “ Le siège de Sarajevo a coûté la vie à 10 500 personnes REUTERS L’anden général bosno-serbe Stanislav Galle a été condamné hier à 20 ans de prison par ; le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie ' {TPIY) pour l’«enfer» vécu par les habitants de Saraje-t vo tors du siège de la ville de 1992 à 1994.Galic est le premier suspect jugé par le tribunal de l’ONU uniquement en rapport avec le siège de la ca-; pitale bosniaque lors de la guerre de Bosnie (1992-95).lia été reconnu coupable de cinq chefs d’accusation pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre, dont meurtres et actes inhumains.L’ancien général, désormais âgé de 60 ans, commandait les 18 000 hommes de l’armée serbe de Bosnie qui ont encerclé Sarajevo pendant 24 mois, de septembre 1992 à août 1994.Positionnés sur les collines autour de la ville, les forces serbes bombardaient les bus, les tramways, les bâtiments et les lieux publics.Des tireurs embusqués, les fameux «snipers», abattaient les habitants dans les rues et même lors d’obsèques.'ii Le siège de Sarajevo a coûté la vie à 10 500 per-Sonnes, pour la plupart musulmanes, dont presque 1800 enfants.Quelque 50 000 habitants ont été blessés dans ces massacres, notamment lors d’attaques au mortier visant un marché et un match de football.Campagne de terreur «Des centaines de civils ont été tués et des milliers bles- 1 ses par des “snipers” et des bombardements au cours de f la période couverte par l’acte d’accusation, a déclaré le ! président du tribunal, Alphons Orie.Aucun habitant de Sarajevo ne se trouvait en sécurité nulle part.» «Les éléments retenus par la majorité [des juges] prouvent que la campagne contre les civils visait principalement à terroriser la population civile, a poursui- 2 yi le juge.H [Galic] contrôlait le rythme et l’échelle de ces crimes.» ¦!{ L’un des trois juges du tribunal s’est cependant déso-Jidarisé du verdict, estimant plus appropriée une peine .;4e 10 ans de prison.Rafael Nieto-Navia a estimé que les éléments présentés au TPIY ne prouvaient pas que les forces de Galic avaient volontairement visé les d-,yik.D a également fait part de ses doutes sur la compétence du tribunal en matière de campagne de terreur.D a cependant souligné que Galic aurait dû empêcher ces massacres et en punir les responsables.Un attentat vient endeuiller une campagne électorale morne HÉLÈNE DESPIC-POPOVIC LIBÉRATION Moscou — Un attentat meurtrier à l’explosif, qui a fait au moins 40 morts et une centaine de blessés, a endeuillé la Russie à la veille d’élections législatives sans véritable enjeu ni compétition.L’explosion a eu lieu dans un train circulant près de la Tchétchénie, ce qui a ravivé le spectre du terrorisme tchétchène.Le thème de la guerre dans la république du Caucase, qui avait porté Vladimir Poutine au pouvoir en 1999 et 2000, avait été absent de la campagne (par ailleurs assez morne) pour les législatives de demain.Les partisans de Poutine ont préféré ignorer un conflit qu’ils disent «normalisé» depuis l’élection présidentielle tchétchène, en dépit de l’évidence du contraire.Les opposants sont depuis longtemps réticents à critiquer l’action de Poutine en Tchétchénie en raison de la montée du terrorisme.Face à la menace, les dirigeants ont retrouvé leurs vieux réflexes.Le ministre de l’Intérieur, Boris Gryzlov (par ailleurs tête de liste du parti proprésidentiel), a promis de punir «ces bêtes sauvages».Vladimir Poutine a dénoncé «une tentative de déstabilisation» à la veille du scrutin.Les 100 millions d’électeurs russes doivent élire demain les 450 députés de la Douma, la Chambre basse du Parlement.Il s’agit du premier scrutin national depuis l'accession de Poutine à la magistrature suprême, un test de sa popularité à trois mois de la présidentielle de 2004.La campagne a été dominée par le parti proprésidentiel Edinaïa Rossia («Russie unie»).Elle s’est déroulée à l’ombre de l’affaire loukos, le géant pétrolier dont le patron Oui aussi présidentiable), Mikhaïl Khodorkovski, a été emprisonné au début de l’automne pour fraude fiscale.L’affaire a profité au Kremlin, pardonné — grâce à cette chasse à l’oligarque — d’avoir rogné les budgets sociaux.Elle a par contre desservi l’opposition, largement financée par les grandes entreprises.Celles-ci tiennent à avoir dans le Parlement des lobbyistes pour faire avancer les projets de loi qui les intéressent.Libéraux et communistes Les libéraux de labloko, dont Khodorkovski était le plus proche, et le SPS (Union des forces de droite) de Boris Nemtsov, assimilé aux milieux d’affaires en raison de la présence sur la liste d’Anatoli Tchoubaïs, le «père des privatisations russes», sont menacés de ne pas passer la barre des 5 % nécessaires pour entrer au Parlement.Les communistes du KPRF ont eux aussi été épinglés pour avoir fait figurer sur leurs listes des hommes d’affaires, y compris des représentants de loukos, même si ceux-ci sont beaucoup plus nombreux RUSSIE i I ¦ :• HE ^ Soukhoumi TCHETCHENIE IRAN TBILISSI GEORGIE ¦ ARMENIE AZERBAÏDJAN sur les listes du parti du pouvoir.Le KPRF devrait pourtant rester le deuxième parti du pays, les sondages le créditant de 20 à 23 % des intentions de vote.L’affaire loukos a donné des ailes à un petit parti, Rodina (Patrie), créé il y a quatre mois par un député excommuniste secondé par un proche du Kremlin dans le seul but de détourner les électeurs du KPRF.Il a fait une campagne en mêlant la lutte pour le contrôle étatique des ressources naturelles et le nationalisme.Il pourrait passer devant le parti d’extrê- me droite de Vladimir Jirinovski, pseudo-opposant qui vote toujours avec le pouvoir.Crédité de 30 % des intentions de vote, le parti pro-Poutine pourrait emporter 250 sièges et peut-être même, grâce au scrutin majoritaire à un tour dans les régions (par lequel sont élus la moitié des députés), une majorité qualifiée qui lui permettrait de changer la Constitution, notamment pour donner à Poutine la possibilité de faire un troisième mandat en 2008, sa réélection en 2004 étant d’ores et déjà assurée.Washington craint pour la stabilité de la Géorgie REUTERS Tbilissi — Les États-Unis ont estimé que les trois régions rejetant l’autorité de Tbilissi et certaines manœuvres d’intimidation russes placent la Géorgie devant une véritable menace d’instabilité après la «révolution des roses» qui a déppsé, fin novembre, le président Édouard Chevardnadzé.Le secrétaire américain à la Défense, Donald Rumsfeld, rencon- trait hier à Tbilissi les nouveaux dirigeants géorgiens, dont la présidente par intérim Nino Bourdja-nadzé, afin de souligner l’engagement de Washington en faveur de la stabilité en Géorgie.Un oléoduc Rumsfeld doit également voir Mikhaïl Saakachvili (leader de l’opposition qui a fait tomber Chevardnadzé) ajnsi que Zourab Jvania, ministre d’État, etTedo laparidzé, mi- nistre des Affaires étrangères.Les Américains suivent de très près la situation en Géorgie dans la mesure où ils veulent voir achevé dans les temps le chantier d’oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan, censé acheminer de la Caspienne à la Méditerranée, puis vers les marchés occidentaux, le pétrole d'Azerbaïdjan et de la région en contournant la Russie par le sud.«Le potentiel d’instabilité est réel», a déclaré un responsable américain accompagnant Rumsfeld, estimant que les volontés sécessionnistes de trois régions (Abkhazie, Adjarie et Ossétie du Sud) étaient un «facteur particulièrement déstabilisant» de l’équation géorgienne.L’Abkhazie et l’Ossétie du Sud cherchent de longue date à obtenir leur indépendance tandis que l’Adjarie rejette depuis des années l’autorité du pouvoir central géorgien.fers un sauvetage de la «petite mer» d’Aral ’JAGENCE FRANCE-PRESSE T) aris — Si tout va bien, le ni-± veau de la petite mer d’Aral, souvent qualifié de «désastre écologique du siècle», aura regagné j deux mètres d’ici trois ans et 870 ! km2 de surface, constituant un .rare succès écologique dans l’ère i.postsoviétique.Serikbaï Nurgisaev, gouver-^neur de la province de Kyzyl-Orda, au Kazakhstan, riveraine de )|la «petite mer», la partie nord de pa mer d’Aral, présentait hier à , l’Institut des sciences politiques , jde Paris le plan d’action en cours, j fi’un montant de 85 millions de ^dollars, dont 21,2 millions financés par le Kazakhstan et le reste , par la Banque mondiale.;, La mer d’Aral, autrefois quatriè-, me plan d’eau de la planète, se ¦ fransforme depuis les années 60 en désert de sable et de sel du fait r ,de l’irrigation massive mise en .œuvre pour la culture du coton ‘ par les anciens dirigeants sovié-' tiques.Les deux fleuves qui s’y jettent, le Syr-Daria et l’Amou-Daria, n’alimentent plus suffisamment la ICÔNES BYZANTINES mer.Une gigantesque digue (13 kilomètres) est en cours de construction entre la partie nord et la partie sud pour éviter la fuite de l’eau vers le sud, plus bas de neuf mètres.Des ouvrages hydrauliques à écluses vont permettre de réguler le débit en amont, sur le fleuve Syr-Daria, qui alimente la «petite mer» du nord.«Aujourd’hui, nous sommes inondés l’hiver et l’eau manque l’été, ce qui est stupide», a témoigné le gouverneur.Les barrages-réservoirs construits sous l’ère soviétique pour l’irrigation du coton ne disposaient pas d’écluses et ne régulaient en rien le débit du fleuve.Les pertes le long des rives et des canaux sont considérables.Parallèlement, la province modernise ses pratiques agricoles.La monoculture du riz, trop gour- mande en eau, va progressivement céder la place à une pluralité de cultures.La restauration de l’équilibre écologique dans la «petite mer» doit faire revenir la pêche.Depuis 40 ans, les pêcheurs kazakhs et ouzbeks ont vu les côtes reculer de plus de 150 kilomètres.28 des 30 races de poissons ont disparu.Des 85 000 habitants de l’Aral kazakh, 40 000 vivaient de la pêche.16 000 ont quitté la région.Le projet ne fera pas de miracle: deux mètres d’eau seront récupérés alors que la mer a baissé de 53,40 mètres en 1960 à 30 mètres au sud et 40 au nord.Le projet ne s’attaque qu’à la partie nord, la moins atteinte.Selon une étude de l’institut Shirshov de Moscou, la partie sud se sera totalement évaporée d’id 15 ans si rien n’est fait La Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal recherche : Directrice générale ou directeur général Tâche • Gérer, avec le Président, les ressources et les opérations; • Diriger et coordonner les activités de la Société pour réaliser ses objectifs; • Appliquer les décisions du C.A.; • Coordonner les activités de financement; Conditions • Semaine de 4 jours; • Contrat d'un an, renouvelable.SVP expédier votre c.v.avant 17 h le mercredi 10 décembre 2003.«Direction générale» 82, rue Sherbrooke Ouest Montréal (Québec) H2X1X3 Télécopieur : (514) 844-6369 Courriel : sbouchard@ssjb.com 201T Dmimnond ou 120 > de Maisonneuve O.VETEMENTS IMPORTES D'ITALIE .(7nyborta/Mm Depuis 25 ans SPÉCIAL DES FÊTES Belle sélection de: Tuxedos 100% laine.350$ Costumes 100% laine.299$ Vestons 100 % laine.235 $ Pantalons 100% laine.85$ Cravates 100% soie.25$ Manteaux laine et cachemire .395 $ Pullovers.Rabais de 35 à 50 % 10 h à 18 h SAM 10 h à 16 h Soir sur rendez-vous (514) 845-6067 Montréal suite 102 JUSQU’A 5 G % Pour Lui Centre de Corr 5107.av du P,ii Pour Elle 277, av.Laurier O.270-6154 Centre de Commerce Mondial 844-9125 Mondial 281-7999 277-7558 Oeuvres de Rosette Mociomitza (450)656-0188 >www.iconesmociomitza.coiny « A 10 LE DEVOIR.LES SAMEDI 6 ET DIMANCHE 7 DÉCEMBRE 2003 LE MONDE Les projets référendaires enragent Pékin AGENCE FRANCE PRESSE Washington —Taiwan va organiser un référendum en mars 2004 qui demandera à la Chine le retrait de ses missiles balistiques dirigés sur lie et la promesse de ne pas recourir à la force contre les Taïwanais, a annoncé hier le président taiwanais, Chen Shui-bian, dans un entretien au New York Times.«Les 23 millions de Taïwanais vont demander fermement à la Chine de retirer immédiatement ses missiles balistiques dirigés sur Taïwan et d’annoncer et de promettre ouvertement et publiquement qu’elle n'aura pas recours à la force contre Taïwan», a déclaré le président dans un entretien diffusé sur le site Internet du journal.Le référendum sera organisé en parallèle de l’élection présidentielle prévue le 20 mars à Taiwan, a-t-il précisé.Cette annonce survient après l’adoption d’une loi par le Parlement taiwanais autorisant l’organisation de référendums lorsque la souveraineté du pays est menacée par une force étrangère.Elle devrait accroître la tension entre Taiwan et la Chine, qui considère 111e comme taisant partie intégrale de son territoire, selon les observateurs.La Chine a menacé de recourir à la force en cas de séparation officielle.Pékin voit l’orgar nisation d’un référendum comme un pas vers ï’indé-pendance formelle de Taiwan.Les Etats-Unis ont annulé des manœuvres simulées sur ordinateur prévues avec Taïwan à titre d’avertissement aux indépendantistes de lHe, a rapporté mercredi une chaîne de télévision taïwanaise.Selon Cil, la raison invoquée a été une fuite dans les médias, mais U s’agirait en fait d’une mise en garde au gouvernement taiwanais.«Washington a annulé le projet pour éviter que les Taïwanais se fissent des idées fausses sur la situation actuelle», a rapporté la chaîne.Aucun responsable de la Défense n’a pu être joint dans l’immédiat pour commenter l’information.Les exercices devaient avoir lieu du,15 au 17 décembre à Hawaii.Selon les analystes, les Etats-Unis veulent éviter de donner l’impression qu’ils soutiennent le projet des indépendantistes taiwanais d’organiser un référendum dénoncé par la Chine comme un pas vers l’indépendance formelle de ffle.Chrétien évoque une suspension prolongée du Zimbabwe AGENCE FRANCE-PRESSE Abuja — Le premier ministre canadien, Jean Chrétien, n’a pas exclu hier à Abuja une prolongation de deux ans de la suspension du Zimbabwe du Commonwealth, dont 52 dirigeants sont réunis pour trois jours dans la capitale fédérale nigériane.Confirmant la création d’un comité spécial du Corn monwealth sur le Zimbabwe composé de six pays, dont le Canada, M.Chrétien a indiqué à la presse que ce comité se réunira pour la première fois aujoyrdliui à Abuja et rendra ses propositions aux chefs d’Etat demain.«Nous voulons mettre en place les mécanismes de surveillance pour traiter des problèmes du Zimbabwe entre les deux rencontres [sommets] du Commonwealth», a déclaré M.Chrétien.Les sommets du Commonwealth ont lieu tous les deux ans.«Rien ne sera réglé» au sommet d’Abuja, a reconnu M.Chrétien, mais «des progrès pourraient avoir lieu en deux ans» au Zimbabwe, évoquant «les rumeurs» sur de possibles changements dans ce pays, notamment une nouvelle constitution.«Si dans un an et demi les conditions le permettent et que le Commonwealth le décide collectivement, la suspension pourrait ne pas durer deux ans», a-t-il estimé.Le comité spécial du Commonwealth, composé de l’Australie, du Canada, de l’Afrique du Sud, du Mozambique, de l’Inde et de la Jqmaique, doit soumettre des propositions aux chefs d’Etat pour tenter de résoudre la crise âmbabwéenne qui empoisonne les relations au sein du Commonwealth depuis mars 2002.M * m «Des progrès pourraient avoir lieu en deux ans», a indiqué Jean Chrétien.YVES HERMAN REUTERÇ tp Mugabe menace à son tour Le Zimbabwe a été suspendu des réunions ministérielles du Commonwealth en mars 2002 après la victoire de Mugabe face au chef de l’opposition, Morgan Tsvangirai, dans des conditions contestées par les observateurs du Commonwealth qui avaient jugé que le scrutin s’était déroulé dans un «climat de peur».Robert Mugabe, de son côté, a une nouvelle fois menacé hier, sans aller plus loin, de quitter le Commonwealth dont le sommet auquel il n’a pas été convié s’est ouvert à Abuja.C’est la première fois que Robert Mugabe n’est pas invité à un sommet du Commonwealth depuis qu’il a pris les rênes du pouvoir au Zimbabwe en 1980.Le Zimbabwe «ne peut tolérer d’ingérence dans sa souveraineté», a déclaré le président zimbabwéen lors de l’ouverture à Masvingo du congrès annuel de son parti, l’Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique (ZANU-PF).«S’il fallait choisir entre renoncer à notre souveraineté et être membre du Commonwealth ou conserver notre souveraineté et ne plus être membre du Commonwealth, je dirais laissons tomber le Commonwealth», a-t-il ajouté devant une assistance enthousiaste.«Ils peuvent continuer avec leur Commonwealth.Le Commonwealth ne nous intéresse pas.Nous devrions leur dire d’aller au diable», a surenchéri Maintenant, c'est à vous de poser un grand geste pour l'environnement.gp8* t vous pouvez le faire en toute if simplicité en soumettant une s candidature aux Prix canadiens de l’environnement : Un hommage aux réalisations communautaires.Institué en 2002, ce programme national bilingue salue les individus et les regroupements locaux qui contribuent de manière exceptionnelle à la protection et à la restauration de l'environnement au Canada.Vous connaissez une personne digne d’un si grand honneur?Proposez sa candidature en gage de votre attachement à la cause environnementale.L'environnement vous en sera reconnaissant et nous aussi.Prix canadiens de l'environnement 2004 Un hommage aux réalisations communautaires Les lauréats d'or dans les six catégories du programme recevront chacun un prix de 5 000 $ qu'ils pourront destiner à la cause environnementale de leur choix.Les mises en candidature prennent fin le samedi 20 décembre 2003 Pour obtenir le guide et le formulaire de mise en candidature, passez au www.canadianQeoQraDhic.ca/cea2QQ4 ou appelez au 416-360-4151.d*t MéM pour la vte Canada ’io ; ~ ISdtnce MATELAS ET OREILLERS SUÉDOIS P TMOSPHËRE MEUBLES ET DÉCORATION l_i\/ir»g Stuidio 4349, rue Saint-Denis 1037, avenue du Mont-Royal Est (angle Marie-Anne) (angle Christophe-Colomb) Montréal (Québec) Montréal (Québec) H2J2K9 H2I1X7 (514) 527 )293 (514) 527-0077 Pour offrez un aLomtenient au journal LE DEVOIR à un nouvel abonné et recevez GRATUITEMENT le livre de Garnotte, notre caricaturiste ! POUB COMMANDEE : fell) 385-5555 1 8oo plue .«»t taxe») AV.\m DE COMMUfllÇUER AVEC flOUS, ASSUREZ-VOUS D’AVOIR : l’adresse complète et le j de la personne 5 « L S LE DEVOIR le vice-président du pays, Joseph Msika.h ¦ U y a une semaine, M.Mugabe avait déjà affirmé que son pays était prêt à dire «au revoir» à l'organisa* tion, qui rassemble essentiellement d’anciennes colo- > nies britanniques.• ‘ De son côté, le chef de l’opposition zimbabwéenf ne, Morgan Tsvangirai, a appelé hier dans un com* ’ muniqué les membres du Commonwealth et les autres organisations internationales à intervenir pour sortir le Zimbabwe de «l’impasse politique» dans laquelle il se trouve.U'i Plusieurs responsables du Commonwealth ont inc diqué qu’ils ne souhaitaient pas que la crise zim-babwéenne domine le sommet d’Abuja.>ai m .11 Des boat people cubains' se seraient noyés « Miami (AFP) — Dix boat people cubains auraient récemment pép en mer en tentant de gagner les Etats-Unis, a indiqué hier le service américain des garde-côtes, en citant le témoignage d’un survivant, qui vient d’être rapatrié à Cuba en compagnie de seize autres compatriotes.Le survivant, un homme de 24 ans, avait été découvert par les garde-côtes lundi à environ 14 km au large de Miami accroché à deux chambres à air.D avait indiqué être parti de Matanzas, à Cuba, le 27> novembre, sur une embarcation de: fortune d’un peu plus de quatré' mètres avec 10 autres Cubains.Les conditions atmosphériques sa! sont fortement détériorées durant leur voyage et leur embarcation à' été complètement détruite.Utr seul cadavre a été retrouvé dans la zone du naufrage lors des rez, cherches menées par les garde-côtes.Les 16 autres Cubains rapatriés ont été interceptés en mer atÿ cours des dix derniers jours., J CONCOURS SPA LE DEVOIR Félicitatiens à notre gagnant M.FRANS VAN DUN ^ “V .A ‘ < .• : ::vr .- Tout les prorns servent directement à financer les programmes humanitaires de ('UNICEF.Unicef# (514) 288-5134 / 1 846 ENFANTS (363-2687) www.unlcef.ca < t LE DEVOIR, LES SAMEDI « ET DIMANCHE DECEMBRE 2 0 0 3 A 11 ?LE MONDE* Proche-Orient Ariel Sharon au plus bas dans les sondages JEFFREY HELLER REUTERS Jérusalem — La cote de popularité d’Ariel Sharon a atteint son plus bas niveau hier au momept où, fait inhabituel, les relations entre Israël et les Etats-Unis traversent une brouille, due à des différences d’appréciation sur le «pacte de Genève».Infligeant un camouflet au premier ministre israélien, George Bush s’est déclaré favorable à la ren-cpntre qu’ont eue hier son secrétaire d’Etat, Colin Po-Well, avec les coauteurs du «pacte de Genève», plan de paix symbolique élaboré par la «colombe» israélienne Yossi Beilin et par l’ancien ministre palestinien 4e l'Information, Yasser Abçd Rabbo, lesquels font actuellement une visite aux Etats-Unis pour rallier des soutiens à leur cause.«]e pense qu’il est productif, a dit Bush de ce pacte, élaboré alors que la «feuille de route» pour la paix est 4ans l’impasse et que la seconde intifada dure depuis plus de trois ans.Selon un sondage publié hier dans les colonnes du quotidien Maariv, seuls 33 % des Israéliens se disent satisfaits de l’action de leur premier ministre tandis que 59 % s’en disent mécontents.Sharon atteint là sa cote de popularité la plus basse depuis le commencement de son second mandat, en février.¦ La popularité de Sharon a baissé de manière régu-lièa'e depuis la fin, en août, d’une trêve unilatérale proclamée le 29 juin par les grandes organisations radicales palestiniennes.L’arrêt brutal de cette trêve a fait disparaître un sentiment de sécurité que la population commençait de nouveau à éprouver.; Le même sondage publié par Maariv montre que le lancement officiel du «pacte de Genève» n’a pas dopé la popularité de ce plan.Seuls 29 % des Israéliens interrogés s’y déclarent favorables, contre 27 % avant qu’il ne soit officiellement dévoilé.45 % s’y opposent - En vertu de ce pacte, Israël céderait la Cisjordanie et la ban4e de Gaza aux Palestiniens pour qu’ils créent leur Etat ce qui est également l’objectif ultime de la «feuille de route» mise au point par le «quartet» (Etats-Unis, Russie, Union européenne et Nâtions unies).*Mais contrairement à une «feuille de route» restée plutôt vague sur certains points, le «pacte de Genève» esquisse des solutions à des problèmes de fond en préconisant le démantèlement de la plupart des colonies de peuplement juif dans les territoires occupés, moyennant quoi Israël aurait le droit de décider com-bièn de réfugiés palestiniens, chassés par les guerres depuis 1948, seraient habilités à revenir.Avi Pazner, porte-parole du gouvernement Israélien, a minimisé le désaccord actuel avec les Etats-Unis.«Le seul sceau que Washington a apposé concerne la feuille de route et nous sommes très disposés à continuer sur la voie de cette feuille de route.» El James Baker est chargé de régler le problème de la dette irakienne Des citoyens de Bagdad manifestent contre la violence Le Conseil de gouvernement transitoire irakien avait appelé la semaine dernière la communauté internationale à accepter un rééchelonnement de la dette extérieure du pays, évaluée par le Fonds monétaire international à 120 milliards de dollars.L’administration américaine vient de nommer un ancien secrétaire d’État pour démêler cet écheveau.AGENCE FRANCE-PRESSE REUTERS Washington et Bagdad — Le pré sident américain George W.Bush p nommé hier l’ancien secrétaire d’Etat James Baker, un de ses hommes de confiance, envoyé spécial pour la dette irakienne.James Baker, un riche avocat de 73 ans, va répondre directement à George W.Bush, court-circuitant l’administrateur civil américain pour l’Irak, Paul Bremer.Le Conseil de gouvernement transitoire irakien avait appelé la semaine dernière la communauté internationale à accepter un rééchelonnement de la dette extérieure du pays, évaluée par le Fonds monétaire international (FMI) à 120 milliards de dollars.Elle a été accumulée par l’ex-dic-tateur Saddam Hussein, renversé par l’intervention militaire américano-britannique en avril dernier.Connaissance de la finance James Baker a notamment été le chef de la diplomatie de George Bush, le père de l’actuel président de 1989 à 1992, avant de devenir secré taire général de la Maison-Blanche lors de la dernière année du mandat de George Bush.En tant que secrétaire d’Etat, il avait contribué à mettre en place la coalition internationale qui avait participé à la guerre du Golfe en 1991 pour chasser les troupes irakiennes du Koweït Sa connaissance de la finance, des relations et des institutions intematio- REUTERS Un millier d’irakiens, en majorité chiites, ont manifesté hier dans le centre de Bagdad pour dénoncer «le terrorisme» et les actions militaires qui visent «les Irakiens ou les forces américaines qui ont libéré l’Irak».nales va l’aider à démêler l’écheveau de la dette, que l’Irak ne peut actuellement rembourser et que certains au sein de l’administration Bush voudraient voir purement et simplement annulée.En annonçant sa nomination hier, Scott McClellan, le porte-parole de la Maison-Blanche, a souligné que sa tâche sera de «tenter de restructurer et de réduire la dette officielle irakienne».La dette de 120 milliards de dollars ne comprend par les réparations dues après l’invasion du Koweït en 1990, qui font l’objet d’un régime spécial.Sur ce total, l’Irak doit plus d’un tiers aux pays membres du Club de Paris.Plus de la moitié doit être en principe remboursée à d’autres pays, no- tamment ses voisins du Golfe, et environ 10 % à des créanciers privés.Nouvelles attaques Au moins quatre Irakiens et un soldat américain ont été tués hier par l’explosion d’une bombe au passage d’un convoi militaire dans une rue bondée de Bagdad, où un millier de personnes ont manifesté contre le terrorisme.L’explosion a eu lieu à environ 200 mètres de la mosquée Samarraï', lieu de culte sunnite dans le sud de Bagdad.Selon le chef des urgences à l’hôpital al-Kindi, où des victimes irakiennes ont été transportées, «trois morts, deux hommes et une femme, et 13 blessés ont été admis à l’hôpital».À l’hôpital neurologique, on a indiqué avoir reçu un mort irakien et deux blessés.L’armée américaine a indiqué avoir perdu un soldat dans ce qui semble être la même attaque.«Le soldat était à bord d’un convoi de trois véhicules quand un engin artisanal a explosé.» Son décès porte à 190 le nombre de soldats américains tués dans des «actions hostiles» depuis le 1" mai.Au même moment, un millier d’irakiens, en majorité chiites, ont manifesté dans le centre de Bagdad pour dénoncer «le terrorisme» et les actions militaires qui visent «les Irakiens ou les forces américaines qui ont libéré l’Irak», selon les organisateurs.Le défilé était ouvert par des dizaines d'enfants, âgés de cinq à dix ans et portant des fleurs, «devenus orphelins à cause du terrorisme», ont indiqué les organisateurs.Le président de l’Association pour la protection de l’enfance, une ONG irakienne formée après la guerre, Sa-bih Hassan, a affirmé son hostilité «à toutes les opérations, y compris celles visant les Américains».Toutefois, certains manifestants critiquaient le plan de la coalition de déployer dans les régions sunnites des unités formées d’opposants à Saddam Hussein, y compris des Kurdes et des chiites.«Cela mènera à un bain de sang», a estimé un organisateur, Hathem al-Awadi.^ EN BREF Ün ex-missile russe pour lancer des satellites Baikonour (Reuters) — La Russie à testé avec succès hier la version modifiée d’un ancien missile nu-qléaire reconverti en lanceur de satellites commerciaux.Cet essai réussi pourrait à terme permettre à Moscou de proposer les fusées les moins chères sur le marché de la mise en orbite des satellites.Une fusée Strela (Flèche), version modifiée d’un missile RS19 Stilet-tp, a décollé d’un silo souterrain sur le cosmodrome de Baikonour, au Kazakhstan, a déclaré un porte-parole russe, le lieutenant-colonel Igor Zatoula.Le Stiletto était conçu à l’origine pour emporter six tètes nucléaires, soit suffisamment pour détruire plusieurs Titles.Du fait des reconversions Opérées pour satisfaire aux conditions du traité START2 (1993) sur t* arsenaux stratégiques, il pour-rat désormais accompagner dans Sçspace des satellites de télécom-mnications ou de télévision fabri- ¦ Les talibans nnenacent a Loya Jirga pin Boldak (Reuters) — Les tali-ins menacent d’accentuer leurs taques à l’approche delaré-aion, la semaine prochaine à Ka-aul, de la Loya Jirga (assemblée aditionnelle afghane) consti-lante, estimant que ceux qui y irtidperont méritaient la mort ette menace émane du com-tandant Hafiz Abdul Majid, l’un es dix membres du conseil de irection créé cette année pour ïiffer le mouvement des anciens étudiants en religion» passé à la andestinité et à l’action violente mtre le gouvernement du prési-ent Hamid Karzai et ses alliés ecidentaux.Ce responsable dlitaire a prévenu que les com-attants talibans multiplieraient s attaques avant la réunion, en rincipe à compter du 10 dé-?mbre, de la Loya Jirga et mis i garde tous ceux qui seraient ntés d’y participer.Par ailleurs, n groupe de talibans présumés attaqué jeudi sans faire de victi-ie un convoi de l’armée améri-ùne dans le sud-est de l’Afgha-istan, a annoncé hier un porte-ïrole militaire américain, le ma-'r Richard Sater.Se prendre en main est le travail de toute une vie.1877 369-7845 (514) 369-7845 www.osteoporose.qc.ca Pure Platine M m Signez la pétition contre les défusions ! • www.jaimemontreal.qf .Opportuniste?WjÊfi jif: ¦ , 'i Vous avez le droit.Avec la nouvelle carte Platine de la Banque Nationale.Voyagez sans restrictions > Choisissez l’agence de voyages.> Échangez vos points contre tout service offert par votre agence : vol, forfait ou hébergement.> Voyagez quand vous le voulez, avec la ligne aérienne de votre choix, et profitez des rabais de dernière minute.Accédez à des bénéfices plus que généreux > Obtenez un point boni pour chaque dollar d’achat porté è votre carte.> Voyagez plus 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réputés de l’agence gouvernementale américaine qui s’intéresse aux phénomènes océaniques et atmosphériques.Dans un article publié dans la revue américaine Science, ils réfutent les explications selon lesquelles le réchauffement qui s’est produit au cours des 50 dernières années serait causé par des phénomènes naturels, comme la fluctuation du rayonnement du soleil.«Les changements climatiques sont dominés par l’influence humaine, qui dépasse maintenant largement l’influence des variations naturelles*, affirment Thomas Cari et Kevin Trenberth.Des périodes de réchauffement se sont déjà produites par le passé, comme ce fut le cas en Europe, entre les années 1100 et 1200 de notre ère, ce qui a permis à certains d’affirmer que ce phénomène pouvait expliquer les changements contemporains.•Le climat a varié naturellement par le passé, mais ce que nous expérimentons actuellement est causé par l’activité humaine», indiquent les deux scientifiques.Jusqu’ici, plusieurs scientifiques ont réclamé que les émissions de gaz à effet de serre soient réduites par mesure préventive, sans attendre une preuve irréfutable qu’ils sont bien la cause du réchauffement de l’atmosphère.«La vitesse des changements climatiques causés par l’activité humaine va s’accélérer pour dépasser les variations naturelles, qui ont prévalu au moins depuis les 10 000 dernières années», disent MM.Cari et Trenberth.Les changements climatiques vont se poursuivre pendant plusieurs siècles encore en dépit des efforts pour réduire les émissions qui causent l’effet de serre parce que ces gaz se trouvent déjà dans l’atmosphère, soutiennent les deux Américains.Virage régional pour la coopération France-Québec MICHEL DOLBEC PRESSE CANADIENNE Paris — La coopération entre la France et le Québec passera davantage par les régions à l’avenir.Ce virage s’est accentué jeudi et hier à Bordeaux à la faveur des deuxièmes Ateliers franco-québécois de la coopération décentralisée.Les premiers s’étaient tenus au Québec en 2001 mais n’avaient guère retenu l’attention.Cette fois-ci, la rencontre, qui a réuni une douzaine de régions françaises et une dizaine de régions québécoises, a pris une autre ampleur.Environ 150 élus et représentants des milieux économiques ou culturels (dont une soixantaine venus du Québec) y ont discuté des meilleurs moyens de renforcer les liens de coopération entre régions.À Québec comme à Paris, ce dossier est désormais présenté comme une priorité.Dès leur première rencontre à Québec, quelques semaines après la victoire des libéraux, les premiers ministres Jean Charest et Jean-Pierre Raffarin avaient d’ailleurs placé le développement régional au sommet de la liste de leurs priorités.«Nous avons décidé défaire confiance aux régions», a déclaré en entrevue la ministre des Relations avec les citoyens et de l’Immigration, Michelle Courchesne, elle-même responsable de la région de Laval.«Ce resserrement des liens entre les régions va renforcer les relations franco-québécoises en leur donnant un rayonnement dans toutes les régions.Cest une valeur ajoutée.» En dehors de Québec et Paris, d’importants axes de coopération existent déjà.Montréal est jumelée à Lyon, Québec à Bordeaux, et le Québec a signé ces dernières années une demi-douzaine de plans d’action avec des régions françaises (Rhône-Alpes notamment).Mais les liens entre les régions demeurent encore largement sous-exploités.«Le but, c’est de décloisonner tout ça et de laisser les acteurs sur le terrain prendre leur place», explique le délégué général du Québec à Paris, Clément Duhaime.«Il faut créer des Passerelles entres régions québécoises et françaises mais aussi amener les régions françaises à se regrouper entre elles pour travailler avec des regroupements de régions québécoises qui partagent les mêmes préoccupations.» «On a dit qu’on ne voulait plus de “mur à mur’’, a rappelé la ministre Courchesne à l’issue des ateliers.Les élus régionaux sont des élus de proximité.Ils sont les mieux placés pour saisir les spécificités des régions.Et celles qui ont des affinités se réunissent plus facilement.Cela crée une autre dynamique.» Dans la foulée de ces ateliers, appelés à se répéter de lob en lob, de nombreuses pistes de coopération ont été explorées.«Ce sont des choses très concrètes, a souligné M.Duhaime.Pendant les ateliers, le maire de Quimper, en Bretagne, a par exemple réalisé que celui de Gaspé avait les mêmes préoccupations que lui en matière de pèche ou de protection du littoral.» LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9 étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514)985-3360 Par courrier redaction@ledevoir.com L’agenda culturel Au téléphone Par télécopieur (514) 985-3346 (514) 985-3390 La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514)985-3340 Par courrier avisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514)985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514) 985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) U Devoir est publié du hindi au samedi par le Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050.rue De Bleury.9 étage.Montréal.(Québec).H3A 3M9 H est imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean.800, boulevard Industriel.Saint-Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc.512.rue Saint-Jacques Ouest.Montréal.L'agence Dresse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans U Devoir.U Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du (troupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint-Martin Ouest, Laval.Envoi de publication — Enregistrement n* 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.REUTERS Jean Charest en compagnie de son homologue du Nouveau-Brunswick, Bernard Lord.FÉDÉRALISME SUITE DE LA PAGE 1 pas une place qui est acquise dans le sens où il faut tous les jours défendre ses intérêts», a-t-il dit Répétant que l’entente n’est pas de nature constitutionnelle, M.Charest a indiqué que le Québec avait insisté pour qu’une référence au fait que le Québec n’avait pas adhéré à la Loi constitutionnelle de 1982 fasse partie du préambule de l’entente.De même, le préambule rappelle que les deux ordres de gouvernement, provbcial et fédéral, «ont un statut égal, aucun n’étant subordonné à l'autre», et «sont souverains dans leurs propres domaines de compétence», une mention à laquelle tenait le gouvernement du Québec.Remplaçant la Conférence annuelle des premiers ministres provinciaux, un forum créé il y a 40 ans, le Conseil de la fédération disposera d’un secrétariat basé à Ottawa et d’un comité directeur formé de sous-ministres de toutes les provinces et de tous les territoires.Les premiers mbistres se sont engagés à se rencontrer au moins deux fois par année: la prochame rencontre aura lieu les 23 et 24 février à Vancouver.La présidence du conseil est confiée aux premiers ministres, à tour de rôle, pour une période d’un an, comme c’était le cas pour la conférençe annuelle.Après Pat Binns, de l’Ile-du-Prince-Édouard, ce sera au tour de Dalton McGuinty, de l’Ontario, de prendre la relève en 2004.Le premier ministre du Québec prendra le relais en 2009.Pour l’heure, le conseil dispose d’un budget de 6,5 millions que les provbces fournissent au prorata de leur population.La majeure partie de cette somme provient du budget butilisé du Conseil des premiers mbistres pour sensibiliser les Canadiens à la santé.Ce conseil absi que le Secrétariat d’information et de coopération sur le déséquilibre fiscal, qui doit voir le jour à Québec, sont placés sous la responsabilité de la nouvelle bstitution.Le Conseil de la fédération poursuit deux objectifs principaux: la coopération bterprovbciale et les relations fédérales-provbciales.Le comité directeur du conseil présentera un plan de travail que doivent approuver les premiers ministres en février.Mais on sait déjà que deux priorités y figureront l’abolition des barrières, tarifaires ou autres, qui nuisent au commerce bterprovtadal et à la mobilité de la mab-d’œuvre absi que le financement à long terme de la santé.À cet égard, les provbces réclament qu’Otta-wa réduise l’«écart Romanow» et que la part fédérale du financement de la santé, de 16 % à l’heure actuelle, soit graduellement portée à 25 %.Au futur premier ministre Paul Martin, que les premiers ministres provinciaux doivent rencontrer en février, c’est un message à la fois «constructifr et ferme que lance la création du Conseil de la fédération, a fait valoir M.Charest «C’est très important et essentiel que M.Martin réponde rapidement» aux demandes des provinces, estime pour sa part le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Bernard Lord.Le Conseil de la fédération, qui prendra ses décisions de façon consensuelle, a pour mandat d’élaborer des positions en matière de relations fédérales-provbciales «lorsque approprié».D analysera aussi toute action ou mesure du gouvernement fédéral qui a un impact majeur sur les provbces, ce qui pourra mener à des commentaires communs portant sur les projets de loi présentés à Ottawa.CHORALE SUITE DE LA PAGE 1 qui s’occupe de production communautaire, les a aidés à monter la bande-annonce, laquelle ne se veut pas vraiment représentative du film à produire mais aligne une série de clbs d’œil évocateurs.Hier, la rencontre était orchestrée dans les locaux du journal L’Itinéraire.N1 allez pas croire que les bs-titutions, comme Téléfilm ou la SODEC, soient de la fête.«On n’a pas d’expérience dans le milieu.On n’a pas le temps d’attendre sept ans le feu vert de bailleurs de fonds», explique Pierre Anthian.Il lance donc un appel à tous, demande à ceux qui veulent verser, cinq, vingt dollars ou plus de devenir coproducteurs du film en en élan collectif, fl se déclare aussi en quête de retraités ou de chômeurs du monde de l’audiovisuel, cméastes, directeurs photo ou techniciens en tout genre, désireux de se lancer dans l’aventure Recyclage.Avis aux btéressés.«On veut provoquer la solidarité de tout le monde», explique Pierre Anthian.Derrière ce projet, une douloureuse rupture.On connaît le succès fulgurant récolté par l’ensemble vocal d’hommes de la rue: disques, concerts (plus de mille représentations), voyages: New York, Toronto, Paris, Ottawa.Quant à Montréal, la ville-mère, elle était conquise en permanence.Au passage de la rue à la scène, ceux qui avaient jadis tout perdu retrouvaient une dignité.Mais voilà qu’il y a onze mois, la chorale s’était tue sur un couac.Du coup, les rues et le métro de Montréal s’en sont sentis comme orpheflns.Entre deux rames, nul ne pouvait plus contribuer à remplir le chapeau de ces messieurs.11 manquait quelque chose au paysage urbain.Pierre Anthian vous dira qu’il y a eu ambiguité au sujet de la gestion des revenus liés à cette formation.Fallait-'l verser l'argent à l’Accueil Bonneau, comme le conseil d’administration le souhaitait, ou le distribuer aux membres de la troupe, comme c’était le cas?Grave question, sur laquelle nul ne s’entendait Le conseil d’administration a tranché en fermant la boutique.Dur coup pour nos chanteurs, qui perdaient et bonheur et tribune.«Puisqu’on ne veut plus qu'ils chantent, ils ont décidé de se servir d'un autre art et de leur détermination légendaire», explique le directeur, qui a plus d'un tour dans son sac.Laissés pour compte, nos hommes ont réfléchi.Une seconde vie au rinéma?Pourquoi pas?Pierre Anthian, se basant sur les histoires entendues id et là à l’Accueil Bonneau et chez les membres de la chorale, a écrit un scénario.Recyclage raconte l’histoire d’une classe de musique à l’école secondaire.Les élèves ne sont pas motivés; la maîtresse propose donc un exercice: trouver dans la poubelle des débris pour fabriquer un bstrument de musique.Les élèves s’activent dé-gotent des morceaux de ced et de cela.Mais de leur côté, les deux têtes de Turc du groupe scolaire trouvent une horde d’itinérants qui vivent dans les poubelles.Leur bstrument de musique sera la voix de ces hommes.Leur projet gagne.Une complicité s’bstaure entre enfants et itinérants.Suivront toutes sortes d’histoires mettant en scène les sanswibri.Morale de l’histoire: «On espère qu'une nouvelle génération acceptera les sans-abri sans préjugés, prédse Anthian.Tout le film repose sur l’histoire de la chorale, les vieux démons de la toxicomanie, de la dépression, qu’ils ont exorcisés.» Pour l’heure, donc, ce projet n'existe qu’à l'état virtuel.Mais public et professionnels du dnéma peuvent y partidper en communiquant avec la Chorale de l’Accueil Bonneau, aux sobs du journal L'Itinéraire, 1104, rue Ontario Est, à Montréal.EMPLOIS À l’opposé, l’emploi est demeuré anémique en Ontario SUITE DE LA PAGE 1 au Mouvement Desjardbs.Dans son commentaire, Statistique Canada a rappelé que l’ajout de 54 100 nouveaux travailleurs en novembre représente la troisième hausse mensuelle consécutive.«Depuis le mois d’août, l’emploi a progressé de 166 000, une hausse nettement supérieure à celle de 52 000 emplois observée au cours des huit premiers mois de l’année.» Depuis trois mois, le taux de chômage au pays est passé de 8 à 7,5 %.Et au total, «cela porte la croissance de l’emploi pendant les 11 premiers mois de 2003 à 1,4 %», a résumé l’agence, qui ajoute que la vigueur récente s’est surtout manifestée dans le travail à temps pleb (+38100).De plus, l’éveil a touché de manière plus marquée le secteur de la fabrication, malgré une progression du dollar canadien par rapport à sa contrepartie américame ayant été en s’accélérant cet automne.Donnant suite à cette lecture voulant que, pour l’heure, le regam de vie de l’économie américame pouvait plus que contrebalancer fa détérioration du taux de change, la composante manufacturière a bscrit un gain net de 23 700 emplois le mois dernier, ressenti prindpalement en Ontario et au Québec.Mais un mois ne fait pas une année et ce segment, frappé par la récession, demeure toujours déprimé.«Le nombre d’emplois manufacturiers reste inférieur de 78 000 (-3,3 %) au niveau observé en novembre 2002, au moment où s’est amorcée la tendance à la baisse dans ce secteur», a prédsé Statistique Canada.Pointant en direction du Québec, «la plus forte hausse d’emplois a été observée dans le secteur de la fabrication [.] Selon des estimations récentes, le Québec enregistre une forte augmentation des livraisons manufacturières», a enchaîné Statistique Canada.En fait, l’Ontario et le Québec ont été en tête des neuf provbces ayant déclaré une augmentation de leurs expéditions manufacturières en septembre.Dans l’ensemble, les 54 200 emplois créés le mois dernier, dont plus de 80 % à temps pleb, gonflent le total des deux derniers mois à quelque 80 000 (+2,2 %) «et fait suite à une faible variation de l’emploi pendant les neuf premiers mois de l’année».Ce rebond a permis au taux de chômage de la province de revenir à son niveau de juillet fl se situait alors également à 9,1 % pour ensuite monter à 10 % le mois suivant À titre de comparaison, l’emploi en Ontario est, à l’opposé, demeuré anémique en novembre pour un deuxième mois consécutif ce qui est venu contraster la forte augmentation de septembre.Mais une di-mmution de l’activité sur le marché du travail s’est traduite par un recul de 0,2 pomt du taux de chômage, à 6,8 %.Depuis le début de l’année, l’emploi ontarien est en hausse de 84 000, ou de 1,4 %, a renchéri Statistique Canada «Ces bonnes nouvelles apportent un peu de réconfort après la déception causée par la publication, la semaine dernière, des résultats sur la progression du PIB canadien au troisième trimestre (seulement 1,1 % en rythme annuel en regard d’une hausse de 8,2 % aux États-Unis).Les consommateurs ont été les piliers de la croissance au cours des derniers trimestres.Toutefois, la poussée de l’emploi depuis trois mois au Canada laisse espérer que les entreprises participeront davantage à la croissance au dernier trimestre de Tannée 2003 et en 2004», a commenté Joëlle Noreau.Québec jubile On s’en doute, la donnée de novembre a réjoui le gouvernement québécois, qui a qualifié d’exceptionnelle la performance de l’économie québécoise.«Pour moi, ce qui est le plus encourageant, c’est que les nouveaux emplois créés l’ont été principalement dans le secteur de la fabrication, l’un des principaux moteurs de l’économie québécoise, et cela à la suite d’une forte augmentation des livraisons manufacturières», a noté Claude Béchard.Le ministre de l’Emploi, de la Solidarité sociale et de la Famille a souligné que, depuis le début de l’année, l’emploi au Québec a augmenté de 60 200, soit une hausse de 1,7 % par rapport à la même période l’an dernier.Et que plus de la moitié de ces nouveaux emplois sont à temps pleb.Rebond des exportations québécoises LE DEVOIR Autre donnée venant illustrer un rebond de l’activité économique québécoise, les exportations ont affiché un gab de 9,6 % entre août et septembre.Malgré la forte appréciation du dollar canadien par rapport ?u billet vert, les exportations québécoises vers les Etats-Unis ont augmenté de 11 %.L’appréciation du dollar n’est certes pas sans effet L'Institut de la statistique du Québec (ISQ) a noté qu’au cours des trois premiers trimestres, les exportations québécoises étaient en baisse de 1,6 % par rapport aux neuf premiers mois de 2002.Mais d’octobre à septembre, on a assisté à un rebond de 9,6 %, avec des hausses dans 19 des 25 grands groupes.«Cest surtout le cas des avions, de l’équipement et du matériel de télécommunication, des moteurs d’avion et du bois d'œui/re résineux», a énuméré IISQ.Vers les Etats-Unis, le mouvement des exportations a continué d’évoluer en dents de sde.Elle ont augmenté de 11 % en septembre.Mais «en juillet et en août, elles ont affiché une augmentation d’environ 10 %, suivie d'une baisse de même importance».Si le mouvement Nord-Sud demeurait toujours sans tendance particulière, «après trois mois marqués par des reculs importants, les exportations vers l’Europe semblaient sur la voie d’une reprise, compte tenu d’une croissance d’environ 3 % en août.En septembre, cependant, elles demeurent au mime niveau que le mois précédent», a renchéri l’ISQ.Vers l’Asie, «après la forte baisse qu’elles avaient subi au cours des deux mois précédents, les exportations af fichent une croissance d’environ 7 % au cours du mois de septembre.» Les importations québécoises ont, pour leur part, augmenté de 10,6 % d’août à septembre.Après neuf mois, leur valeur cumulée dépasse de 64?% celle des mêmes mois de 2002.
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