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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier F
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2003-11-22, Collections de BAnQ.

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DEVOIR, LES SAMEDI 22 ET L E LITTERATURE QUÉBÉCOISE Hélène Dorion passe à l’essai Page F 4 DIMANCHE 23 NOVEMBRE 2 O O 3 LITTÉRATURE FRANÇAISE Pierre Lepape au pays de la littérature Page F 5 ?LE DEVOIR ?0 * ?Un pirate, des explorateurs et quelques centaines de politiciens.Le fabuleux Dictionnaire biographique du Canada esf maintenant accessible en ligne, gratuitement STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR Peter Easton, ça vous dit quelque chose?Il suffit pourtant de consulter le Dictionnaire biographique du Canada, maintenant en ligne.La notice accessible gratuitement décrit le personnage comme «le principal corsaire de son temps et l’un des plus fameux dans toutes les annales de la piraterie».D’abord loyal marin anglais, le capitaine Easton se fit pirate autour de 1610 et se livra à «de puissantes incursions» contre les vaisseaux britanniques et étrangers.«Ce n’était ni un monstre assoiffé de sang, ni un coupe-jarret aux airs de matamore», précise le dico.Le «maître pirate» arriva à Terre-Neuve en 1612 et se mit impunément à piller à volonté les ports depuis la baie de la Trinité jusqu’à Ferryland.Le forban croisa ensuite en Méditerranée à la recherche de galions espagnols.Aucune flotte dépêchée à sa poursuite ne réussit à le capturer.En 1613, le grand frère de la côte se rendit à Villefranche, en Savoie, où quelque deux millions de livres d’or lui gagnèrent les faveurs du duc.Peter Easton acheta un palais, bâtit un entrepôt pour abriter son butin, vécut dans le luxe et obtint le titre de marquis de Savoie.Il était alors dans la quarantaine et fort bel homme, à ce qu’on raconte.Le corsaire millionnaire couronna sa carrière en épousant «une femme très riche».Il demeura au service du duc de Savoie jusqu’en 1620, «après quoi son nom tombe dans l’oubli».Moralité: parfois le crime est payant On trouve des milliers de notices semblables en ligne depuis un petit mois (www.biographi.ca).Le site de Bibliothèque et Archives Canada diffuse déjà les quatorze premiers volumes couvrant les personnages des années 1000 à 1920.Environ 200 articles tirés du XV' volume apparaîtront en février.Ce nouvel ouvrage, en préparation, traitera de la décennie 1920-1930.La date de la mort d’une personnalité détermine sa position dans la série.René Lévesque et Glenn GouM ne seront intronisés que dans le volume de la décennie 1980.«C’est un outil assez unique au monde», explique Jean-Stephen Fiché, directeur des services en ligne des Archives nationales.«L'accès aux dictionnaires biographiques semblables, aux États-Unis ou en Grande-Bretagne, est presque toujours payant.Nous avons au contraire décidé de rendre le nôtre accessible gratuitement à tous, dans le monde entier» VOIR PAGE F 2: DICTIONNAIRE SISYPHE DU E5SIN 6&RN t>ît£ «Une caricature quotidienne ressemble à une fraise sur un comptoir: oubliée là une seule journée, elle perd déjà beaucoup de sa fraîcheur» JEAN-FRANÇOIS NADEAU LE DEVOIR MX ichel Gameau, dit Gamotte, caricaturiste au Devoir, dessine sans cesse, du matin au soir.Et lorsqu’il s’arrête enfin, il est d’orcfinaire tout sourire, le bon mot à la bouche, mais encore à la recherche active d’un sujet.Pour dire juste, disons que le caricaturiste du Devoir est par la force des choses, une sorte de Sisyphe des nécessités que lui impose son propre dessin éditorial.Sur les murs de son bureau-atelier, on trouve plusieurs esquisses, mais aussi des photos et des reproductions d’œuvres d’art Pêle-mêle se superposent notamment George Bush, Paul Martin, Jean Chrétien, Ben Laden, Bernard Landry, Stéphane Dion et la tour de Babel.La célèbre Joconde de Léonard de Vinci y occupe aussi une belle place.Certains historiens de la caricature font d'ailleurs de Léonard de Vinci im précurseur de cet art aujourd’hui de plus en plus estimé.Mais ces têtes affreusement déformées peintes par le maître italien appartiennent-elles vraiment à l’histoire de la caricature?Ont-elles la volonté de faire rire?Chose certaine, l’humour d’une caricature évolue vite, au point de bientôt disparaître et de ne laisser place qu’au dessin.Plusieurs grands maîtres, dont Honoré Daumier, ont touché de près ou de loin à la caricature.Ainsi trouve-t-on dans certains dessins de Toulouse-Lautrec le désir manifeste de déformer les traits d’un personnage afin de faire rire, ce qui est bien le propre de La caricature.La caricature demeure avant tout un art du présent D’un naturel modeste et posé, Gamotte n’a jamais pensé que son travail quotidien pouvait se conjuguer facilement au passé à travers des albums reliés.«Depuis plusieurs années, on me suggérait de réunir mes dessins.Mais une caricature quotidienne ressemble à une fraise sur un comptoir oubliée là une seule journée, elle perd déjà beaucoup de sa fraîcheur.Alors une La caricature demeure semaine plus tard.Je voyais mes dessins quotidiens comme autant de fraises.Mais j’ai fini par me dire que nous pouvions retrouver le goût et l’émotion du jour dans une combinaison de dessins organisés, comme si j’avais fait en automne une confiture.» Michel Garneau possède une curiosité et un don pour voir l’absurde dans la vie de tous les jours.Il s'intéresse spontanément à une multitude de sujets.Sa force consiste à opérer, grâce au dessin, des liens parfois inattendus entre des situations ou des acteurs en apparence sans rapport entre eux.Un matin, la mascotte des Expos, Youppi, manifeste, par solidarité, contre la disparition du Grand Prix automobile de Montréal.Un autre jour, la Joconde de Vinci fait la gueule pour obtenir un >rt canadien.quand remonte la passion pour le avant tout crayon de Gamotte?«fai toujours des-i A Shawinigan, je le faisais pour siné.un art du présent des journaux étudiants.Plus tard, le quotidien Le Jour avait accepté ma collaboration, mais le journal a fermé tout juste avant mes débuts officiels! J’ai travaillé ensuite pour Croc, puis au journal de la CSN,à l'époque où la fbmule était bihebdomadaire.Je faisais notamment des dessins pour les articles de Clément Tin-del, Michel Rioux et Pierre Vadeboncœur.De vraies plumes!» Garnotte a commencé à dessiner pour Le Devoir en 1996.Depuis, il se penche quotidiennement sur sa table à dessin comme sur l’actua-!.À laf lité l fin d’une journée, il laisse invariable-plus ment derrière lui plusieurs esquisses de projets abandonnés en chemin.Sx de ses dessins sont publiés dans Le Devoir chaque semaine.Autant dire que son petit pot d’encre noire, solidement collé à sa table, est presque toujours ouvert pour nourrir sa plume.Avec le temps, son dessin s’est transformé autant qu’affiné.Son humour a évolué.«Mon travail ressemble assez peu à ce que je faisais il y a quelques années, fai découvert des codes nouveaux VOIR PAGE F 2: GARNOTTE PHOTO: JACQUES GRENIER LE DEVOIR F 2 LE DEVOIR.LES SAMEDI 22 ET DIMANCHE 23 NOVEMBRE 2 0 0 3 Ws Livres xvâ DICTIONNAIRE Pour le volume XIV, Véquipe a dirigé 459 auteurs qui ont rédigé 622 biographies tenant sur 1345 pages SUITE DE LA PAGE F 1 La version Web découle d’une collaboration entre Bibliothèque et Archives Canada, le ministère du Patrimoine canadien, l’université de Toronto (UT) et l’Université Laval (UL).Les deux institutions universitaires dirigent le vaste programme d’édition savante du Dictionnaire biographique du Canada/Dictionary of Canadian Biography (PBC/DCB) depuis quatre décennies.L’entreprise, considérée comme l’une des plus importantes dans le domaine des sciences humaines au pays, a été décrite à maintes reprises comme un «chef-d’œuvre», par exemple par Fernand Dumont qui disait n’utiliser ce qualificatif qu’avec «d’infinis scrupules».Le sociologue-théologien-poète aura sa place dans le dernier volume couvrant le XXe siècle.L’exceptionnelle affaire intellectuelle a débuté en 1959 quand le philanthrope James Nicholson a remis à l’université de Toronto un don pour la production d’un équivalent canadien du prestigieux Dictionary of National Biography de Grande-Bretagne.Le plan initial stipulait que la collection devrait compter entre quinze et vingt volumes.L’Université Laval a rejoint l’entreprise bilingue dès 1961.Les fonds d’origine du mécène ne suffisent plus et les subventions gouvernementales bouchent maintenant les trous, avec quelques centaines de milliers de dollars par année.La première phase, concernant les neuf premiers siècles du deuxième millénaire de notre ère, a pris fin en 1990.Les travaux sur le XX' siècle avancent à bon train, avec quatre décennies d’engran-gées et les recherches pour les années 1941 à 1980 à divers stades de production (planification, assignation des textes aux collaborateurs, etc.).En bout de course, les mètres linéaires du DBC/DCB présenteront plus de 10 000 personnages.«En travaillant à ce projet, je découvre de nouveaux faits à tous les jours», dit avec enthousiasme Réal Bélanger, professeur de 1TJL fi copilote la machine éditoriale depuis 1998 avec son collègue Ramsay Cook de TUE «Les deux équipes du DBC/DCB veillent à ce que chaque biographie constitue une étude à la fois originale et érudite du sujet, fondée sur des sources sûres et surtout sur des sources de première main.Tous les détails sont vérifiés et contrer vérifiés, tous les noms de personnes, de lieux et d'institutions, toutes les références bibliographiques.» Pour le volume XIV, l’équipe a dirigé 459 auteurs qui ont rédigé 622 biographies tenant sur 1345 pages.Le professeur Bélanger s’est récemment chargé de l’article consacré au premier ministre sir Wilfrid Laurier, la deuxième plus longue du dictionnaire après celle de John A.Macdonald, Père d’entre les Pères de la Confédération.Il travaille déjà à celle d’Henri Bourassa, à paraître dans le volume XVI.Le papa du Devoir va côtoyer Alexander Graharn Bell, inventeur du téléphone, et M"' Bruchési, deuxième archevêque de Montréal.«Un commentateur a noté que le Dictionnaire biographique constitue aussi un concentré de l’évolution de l’historiographie au Canada, poursuit l’historien.On peut par exemple y mesurer l’importance croissante de la perspective féministe en histoire.Les premiers volumes font peu de place aux personnages féminins.Les derniers corrigent le tir et font appel à beaucoup plus de collaboratrices.On voit aussi se développer l’influen- Librairie b liLLüi VOX POPUL1, VOX DEI Palmarès des ventes 12 au 18 novemhrè 2003 1 Roman Qc LES FILLES DE CALEB, t.3 - L'abandon de la mésange A, COtlSTURE Libre Expression 2 Psychologie GUERIR V SERVAN-SCHREIBER Robert Laffont IL 3 Biographie IEIEMPS DESAVANTS C.A2NAV0UR Flammarion Qc 5 !.Roman Qc L'HISTOIRE DE PI V - Booker Prize 2002 Y.MARTEL XYZ éd ü 1 Polar J.-J.PELLETIER Alire 2 jj Biographie Qc J'AI SERRE LA MAIN DU DIABLE V R.DALLAIRE Libre Expression 4 2.Cuisine Qc LE GUIDE DU VIN 2004 M PHANEUF L'Homme 3 s Cuisine Qc LA SELECTION CHARTIER 2004 F CHARTIER La Presse 9 Sport Qc N.LEANDRE L'Homme 2 10 Romande IlE CAHIER NOIR M.TREMBLAY Leméac 4 ü Biographie Qc F.DIJVAI.Trait d'Union : 12 B.D ASTERIX ET LA RENTRÉE GAULOISE UDERZÜ/GOSCINNY Albert René • 13 Histoire Qc LES COUREURS DES BOIS V G.-H.GERMAIN Libre Expression A.U Psycholog» Qc VICTIME DES AUTRES, BOURREAU DE SOI-MEME v G.CORNEAU L'Homme ÜL 15 Humour Qc DROLE COMME UN SINGE G.LATULIPPE Québécor 4 If Guides Qc COLLECTIF Communications Vbir 2 n [Essais Qc [LA ROUTE DES HELES [SHER/MARSDEN L'Homme | 18 Humour Qc | S CHAPIEAU Boréal 2 Î9 Roman LE COMPLEXE DE DI V - Prix Femina 2003 0.SUIE Gallimard 9 20 Pratique Qc LE GUIDE DE L'AUTO 2004 DUVAL / DUQUET L'Homme 7 21 Polar LUMIÈRE MORTE M.CONNELLY Seuil 5 22 Essais MAI.DE TERRE V H.REEVES Seuil 29 23 Polar LE PROTOCOLE SIGMA R.LUDLUM Grasset - Polai SECRETS D'OUTRE-TOMBE K REICHS Robert Laffont clKumnsde imm mmarqué xtfi ¦ Polar M.CRICHTON Robert Laffont 2 **tl «Ml 31 Roman Qc COLLECTIF Boréal ' ¦ [Jeunesse [ LE DIC0 DES FILLES 2004 WXinK/DUPÜŸ SWlft.Fleurus t **•( «j [Essais Qc | N.LESTER les Intouchables ” 34 Roman [ U MAITRESSE DE BRECHT Prix Concourt 2003 ll.-P.AMETTE Albin Michel JO Actualité R.HETU vlb éditeur " 3 b Jeunesse QUATRE FILLES ET UN JEAN, t.2 ¦ Le deuxième été A.BRASHARES Gallimard 23 « Polar MYSTIC RIVER V D.LEHANE Rivages 8F WM 38 Biographie G GARCIA-MARQUEZ Grasset 2 E 39 iSpiritualité | LE POUVOIR DU MOMENT PRESENT V E.TOLLE Ariane 162 ¦10 Essais Qc A.BRUNET Coronet Lie 2 fl Biographie Qc JE SUIS UN BUM DE BONNE FAMILLE J.-F BERTRAND L'Homme 9 42 Roman Qc LIFE OF PI V - Booket Pnze 2002 Y, MARTEL Vintage Canada fl z 43 Psychologie Or DEMANDEZ ET VOUS RECEVREZ P MORENCY Transcontinental tri 14 B.D.mmmismÊÊÊÊÊm LAUDEC/CAUVIN Dupuis 2 45 Spmtualité PLAIDOYER POUR LE BONHEUR r M RICARD Nil 3 v Coup de Coeur RB Nouvelle entrée «ht de pamtrai Plus de 1000 Coups de Cœur, pour mieux choisir.25 succursales au Quebec ce de l’École des annales, avec l’accent mis sur les petites gens et le croisement de multiples disciplines.» .dans de nouvelles outres La révolution technologique a aussi rattrapé le projet de publication on ne peut plus classique.En 2000, des fonds privés et publics dépassant le million permettaient de numériser le Dictionnaire biographique pour produire un cédérom contenant les 14 premiers volumes.Environ 13 000 copies ont été distribuées gratuitement à toutes les bibliothèques scolaires et publiques du pays.La version en ligne découle de cette première version informatique tout en l’enrichissant Les recherches par mots clés y sont beaucoup plus poussées que dans la version papier.Certaines biographies peuvent déjà être consultées par région géographique ou par identité et profession.L’équipe souhaite ajouter des hyperliens vers d’autres biographies et des liens avec des expositions virtuelles.«Nous sommes à l’avant-plan à l’échelle mondiale pour la numérisation et la diffusion en ligne de documents», dit fièrement Jean-Stephen Rché.Le site archives.ca multiplie les preuves.Bibliothèque et Archives Canada numérise un bon million d’images par année.«Il faut parfois adapter les documents pour les rendre accessibles au plus grand nombre.En même temps, la réaction du public de plus en plus nombreux influence le travail des archivistes et des historiens.Je crois que cette règle va encore se vérifier avec le Dictionnaire biographique.» Plus de 110 000 exemplaires de la série ont été écoulés.Le dernier volume coûte 80 $.Seulement, les avantages innombrables de la diffusion virtuelle signeront peut-être bientôt l’arrêt de mort de ces bonnes vieilles habitudes pulpeuses.«Le volume XVsera très certainement publié, mais le suivant ne paraîtra peut-être qu’en ligne et sur cédérom, confie le professeur Bélanger.Nous en discutons, sans avoir arrêté de position.Personnellement, j’aime encore beaucoup les bons vieux livres même si le numérique facilite la diffusion et la correction.» Franchement, les nouveaux supports facilitent aussi beaucoup le travail des nouveaux Peter Easton naviguant dans nos océans virtuels, toujours prêts à pirater ce qu’il y a de meilleur.LITTÉRATURE ÉTRANGÈRE Martin Amis ou la littérature comme tentative de guérison DAVID CANTIN Voilà qu’à l’aube de la cinquantaine, l’enfant terrible des lettres anglaises a ressenti le besoin de rédiger ses mémoires.Un exercice de narcissisme complaisant ou un désir de régler des comptes avec soi-même ainsi qu’avec son entourage?Dans Expérience, Martin Amis s’explique à travers l’essentiel d’une vie.Un écrivain talentueux lève le voile sur un passé qu’il affronte avec un courage exemplaire.Délaissant l’artifice au profit de l’émotion, l’auteur de London Fields signe ici une œuvre majeure.Alors que le lectorat anglais attend avec impatience la parution éventuelle d’un roman comique intitulé Yellow Dog, Gallimard propose une version française à!Experience, paru en anglais en 2000, du célèbre Martin Amis.En Grande-Bretagne, l’écrivain est devenu une vedette qui dépasse largement le milieu littéraire.Il ne faut toutefois pas s’attendre à un bouquin rempli d’anecdotes futiles ou de détails scabreux.Fils du renommé Kingsley Amis, l’homme tente plutôt de comprendre cette relation, aussi complexe que difficile, qu’il a vécue avec son père.Cet aspect guide d’ailleurs en grande partie la lecture A’Expérience.La lente agonie du père invite à des réflexions plutôt pessimistes sur l’existence.Au fil des 600 pages, l’individu parle aussi de sa jeunesse, de ses années au pensionnat, de ses querelles avec la presse ou encore de son lien d’amitié avec l’écrivain Saul Bellow.On revient également sur des détours plus sombres, comme la mort tragique et incompréhensible d’une cousine, de même que quelques pédophiles notoires au cours d’une enfance parfois terrifiante.A l’image d’une fascinante mosaïque, des lettres de jeunesse viennent ponctuer ce récit qui ne se complaît à aucun ordre chronologique minutieux.On avance plutôt dans les souvenirs d’un écrivain capable de prendre une réelle distance par rapport au portrait d’une vie.H répète même: «J’ai compris que l’autobiographie suprême était une pente vraiment inévitable, fût-ce à titre provisoire, en voyant mon père l’emprunter, à rebours de son inclination naturelle, de sa pratique du passé, de ses principes proclamés.Ce n’est pas qu’il voulût aller dans cette direction, mais il y est allé quand même.Pour moi, c’était comme si je le voyais se promener dans son plus simple appareil.» Le côté parfois brouillon à’Expérience apporte une bonne dose d’humanité à ce livre qui n’a rien du pamphlet dérisoire.Chez Amis, on entend la voix d’un individu en lutte avec un passé qu’il décortique à la loupe.Bien qu’il règle parfois de vieilles querelles, l’écrivain se permet quelques scènes d’un humour typiquement anglais.Il va jusqu’à parler de ses prothèses dentaires avec un regard des plus subtils.Certains passages sur ses maîtres en littérature (Nabokov et Joyce au premier rang) sont su- SOURCE GALLIMARD Martin Amis tel qu’il apparaît sur la couverture de son dernier livre, Expérience.perbes, mais c’est lorsqu’il parle encore une fois de Kingsley qu’on découvre un fils particulièrement doué pour l’observation des faits: «La vie d’un écrivain n’est qu'angoisse et ambition — et l’ambition, dans ce cas, n’est pas facile à distinguer de l’angoisse.Elle entre dans le désir de bien agir en fonction de son talent.Certains vont vouloir prendre du recul, si c’est faisable.[.] Dans le vin comme dans l’écriture, l’esprit conscient reflue et l’esprit inconscient afflue.Le même besoin s’impose de changer de décor.Reste l’éternel problème: la vieillesse, et la seule fin possible de la vieillesse.» Dans la mesure du possible, la traduction de Frédéric Maurin arrive à rendre clairement le style, très distinctif, d’Amis sans trop de lourdeur.Au bout du compte.Expérience gagne un très difficile pari littéraire.Un témoignage qui échappe à la mièvrerie du sentimentalisme pour aboutir à un espace durable de vérité.EXPÉRIENCE Martin Amis Traduit de l’anglais par Frédéric Maurin Gallimard Paris, 2003,605 pages MARIO BRASSARD Choix d’apocalypses brassard 0'apocalvpses L£SMf«BK Houses « Il reste les arbres à bout portant Les scies qui parlent comme des loups Et la nuit sans la nuit » LES HERBES ROUGES / POESIE LIBER • LE DEVOIR « Ethique publique hors série » Mariage homosexuel Les termes du débat Textes choisis et présentés par Guy Ménard GARNOTTE SUITE DE LA PAGE F 1 qui me ressemblent.Et les lecteurs ont appris à me connaître et à merer connaître à travers mes manières et mes choix.» Garnotte est un collègue.C’est entendu.Je ne saurais éaire à son sujet dans une perspective tout à fait neutre, même si je me passionne pour la caricature depuis longtemps.Après sept ans au Devoir, Garnotte publie cette année son premier album de caricatures, une chose plutôt fréquente chez ses confrères caricaturistes du Québec, en particulier depuis les années de gloire de Jean-Pierre Girerd.En parcourant Les Plus Meilleures Caricatures de Garnotte, publiées aux Editions du Concassé, le lecteur retrouve l’année écoulée grâce à l’humour aigu du caricaturiste.Tiens! Voici Colin Powell qui montre une photo du désert irakien tout en affirmant que, s’il n’y a rien d’autre que du sable, c’est bien la preuve que les armes de destruction massive sont bien cachées.De son côté, Jean Chrétien s’accroche au pouvoir coûte que coûte: il est représenté sous les oripeaux d’un monarque de carnaval dont l’ami américain, un président un peu morron, se désespère.D’une page à l’autre, on se (St qu’il faudra un jour accorder à la caricature tout le crédit qui lui revient N’est-elle pas après tout le révélateur par excellence des traits socio-politiques d’une société?45 collaborateurs parmi lesquels Claude R) fan Svend Rob inson Margaret Somerville Gilles Bibeau Réal Ménard Michel Dorais Denise Bombardier Marc Bellemare Gai écoute Pierre Gagnon 282 page».24 dollar» Un ouvrage bilan sur la question du mariage homosexuel Abonnez-vous à K La revue d* la nouvM* Recevez en prime ! la manufacture de machines (nouvelles) de Louis-Philippe Hébert (valeur 15 $) avec un abonnement d’un an à XYZ.La revue de la nouvelle Iji inamtfcu-UHv de macWm* Les prix sont toutes taxes comprises ian/4 numéros Individu Canada 20$ Étranger 25$ Institution Canada 25$ Étranger 30$ 2 ans/8 numéros individu Canada 35$ Étranger 45$ institution Canada 45$ Étranger 55$ 3 ans /12 numéros Individu Canada 50$ Étranger 70$ Institution Canada 70$ Étranger 80$ Numéro 76 NOM ADRESSE VILLE __ TÉL.CODE POSTAL ___________ CI-JOINT ?CHÈQUE ?MASTERCARD ?VISA N0 ———- EXP.SIGNATURE DATE RETOURNER k : XYZ.La revue de la nouvelle 1781, rue Saint-Hubert, Montréal (Québec) H2I.3Z1 Téléphone : (514) j2s.9s.18 • Télécopieur : (514) 525.75.37 Courriel : lnfo0xyiedit.qc.ca • www.xy2edit.qc.ca K J LE DEVOIR.LES SAMEDI 22 ET DIMANCHE 23 NOVEMBRE 2003 Livres ROMAN QUÉBÉCOIS Joyeuses effractions Le premier roman d’un écrivain d’emportement et de plaisir « ais comment déterminer le moment exact où une histoire commence?» Cette interrogation d’Italo Calvino, citée dans Une saison étrangère et sans cesse reprise d’un chapitre à l’autre, témoigne de l’aventure littéraire dans laquelle s’engage Stéphan Kovacs dans ce premier roman.Un écrivain part en voyage avec l’intention d’écrire.Au fil de ses déplacements, les lieux parcourus lui inspirent, des fictions qui viennent se mélanger à la réalité.Deux voix narratives se suivent, se superposent, se répondent, s’entremêlent, se confondent pour finalement se rejoindre et ne former qu’une seule histoire.Une saison étrangère remet en question le rapport entre la création et la vie réelle, pulvérise la frontière entre la réalité et la fiction, libérant fantasmes, rêveries et distorsions comiques du réel.Derrière ce roman se profile un écrivain d'emportement et de plaisir.Imagination fertile L’écrivain-voyageur met le cap sur la Grèce et ses îles avec un arrêt à Paris et dans le sud de la France.Paris, ville grouillante et tonitruante, avec son rythme effréné, son tourbillon incessant, le submerge.La narration s’envole, joyeuse.Le lecteur ne voit pas venir le glissement du réel vers le rêve.La ville se métamorphose en une femme que le voyageur tente de conquérir.«Je m’acharnais, poussé par je ne sais quelle fureur aveugle et impuissante; jusqu’à l’épuisement, jusqu'à l’exacerba- Suzanne Giguère ?tion, sans toutefois parvenir à la rejoindre ni qu’elle ne daigne m’accorder le moindre égard.» Après la grisaille de Paris, les beaux jours à Toulon le revigorent.Lors d’une promenade au bord de la mer, il trouve un appareil photo.Son imagination s'emballe.Transporté par des scénarios qui se construisent et se déconstruisent, un polar se met en branle dans sa tête.Une femme témoin d’un meurtre sur la plage prend en photo l’assassin qui l’aperçoit S’ensuit une poursuite haletante jusqu’à ce qu’il la rattrape.L’action, emportée par elle-même sur sa lancée, échappe totalement à la volonté de l’écrivain sans qu’il puisse intervenir.Horrifié par sa propre histoire, stupéfait des méandres tordus de son imagination, il est incapable d’arrêter les images qui persistent dans sa tête.H est étonné de voir «à quel point toute cette histoire pouvait l’envahir avant même d’avoir réellement commencé».Après une nuit agitée, il ne résiste pas à l’appel de l’extérieur, à l’éblouissement de la lumière.C’est jour de fête, un défilé se prépare.L’écrivain inventif saisit l’occasion de faire basculer la réalité dans une scène burlesque.La foule est en délire, les forces de l’ordre sont débordées.«Ça court de partout et de tous côtés, ça hurle de plus belle.Aïe, aïe aïe! Une pagaille à tout casser.Les fanfares chancellent decrescendo sur une dernière fausse note “pom! pom! poueeet!!!" et les majorettes effarouchées évitent la chute de justesse “hiii!", laissant la voie libre à cette bande de jeunes loups voraces [.] [qui], dès l’instant où ils ont amassé assez de fleurs, prennent la poudre d'escampette “oh! Chouette!", s’enfuient dare-dare comme des voleurs.» Les phrases se succèdent à un rythme rapide, se perdent dans un intense bouillonnement et dans une drôlerie irrésistible.L’écrivain-voyageur prend un malin plaisir à poursuivre ses prouesses techniques, à dérouler deux histoires ensemble dans un même lieu, à faire dériver la réalité, cette fois vers le fantastique.D se réfugie sur une petite île pour se reposer.Pendant qu’il respire les parfums sauvages des bruyères et l’air marin, une menace se profile à l’horizon.«Ils étaient semblables à des insectes tissant minutieusement leur toile.» H se sent poursuivi.L’angoisse tourne au cauchemar.D se met à virevolter dans les airs avant de se volatiliser devant une horde de touristes ahuris.Sens-fiction Arrivé à Athènes, avec «tant d’images de rêve, toutes de bleu et de blanc [.], inscrites profondément dans notre inconscient com- me autant de petites icônes païennes d’un paradis sur terre», l'écrivain-voyageur s'installe dans le village le plus éloigné de la côte.L’après-midi, il effleure l’épaule de la patronne et croit percevoir dans son regard une lueur nommée désir.Il se met à rêver d’étreintes amoureuses.Il suffirait de quelques mots, d’un signe, d’un geste de sa part, pour qu’il entre dans sa vie.Dans la fraîcheur des murs de sa chambre, l’histoire de cette femme inaccessible se transforme en une épopée vengeresse.«Mes carnets tout à coup reprenaient du service, se noircissaient comme une marée noire sur une mer agitée par une nuit sans lune.Fabulation épique.Une page n’attendait pas l’autre, animée d’une verve des plus cruelles et profanatrices dans une prose sans eau de rose ni fioritures.Que du brut, du funeste, du bien noir.» Il émerge défiguré, méconnaissable, les doigts maculés d’encre.Caustique! Dans un des derniers chapitres, encadré par une citation de Marie Darrieussecq («C'était de la peur et non du désir, de la peur d’avoir perdu le point de ce désir»), le romancier-voyageur reprend le thème de la désillusion amoureuse dans un registre plus intime.Il raconte l'histoire d’une rencontre dans le dernier bus de minuit Une femme monte et s’assoit à ses côtés.«Une fine odeur de paille et de jasmin se mêlait à la chaleur, à la moiteur du contact ténu mais constant de leurs corps qui subissaient les moindres secousses de la route.» L'écriture suit le cours du rêve.Sensuelle, alanguie, comme la musique de Round Midnight de Dexter Gordon.À partir de quel moment la vie réelle se transforme-t-elle en irréalité, en rêverie?Existe-t-il une frontière, un point où s’arrête le réel ordinaire et où commence le fantasme, le délire?Comment s’opère cette subtile transposition du temps et de l’espace?Dans la postface de L’Identité de Milan Kundera, François Ricard soulève ces questions et jette un éclairage sur cette zone brouillée, diffuse.Si vous aimez les œuvres qui explorent les possibilités du champ imaginaire et la réalité en différé, si vous avez le goût de découvrir les joyeuses effractions d’un fabuliste, dans ce cas, suivez le guide Stéphan Kovacs dans Une saison étrangère.Encore un mot, un dernier: vous vous en doutez peut-être, l’écrivain-voya-geur croit au pouvoir de la littérature: «Le monde entre dans ma chambre, et il est là, bien en vie, à ma portée, sans que j’aie à lever le petit doigt.Oh! à peine, pour tourner la page à l'occasion.» UNE SAISON ÉTRANGÈRE Sféphan Kovacs Editions Trois Montréal, 2003,178 pages L’exécution de Perron LE DEVOIR Précis jusque dans ses délires, le D' Perron avait sur sa table et surtout dans sa tête un gros roman qui n’aboutissait pas.Il finit K l’abandonner et nous donner à ¦ Rosaire, «une sorte de document rédigé à partir de notes prises en 1961», dont «la médiocrité», écrit-il, le rassurait.Remarquez qu’il s’est vu plus médiocre écrivain que le D'Perron en pays québécois.Ce livre n’a-t-il «point d’autre mérite que son exactitude et sa simplicité», ainsi que l’auteur le laissait entendre?Rien n'est moins sûr, comme l’ont bien vu les spécialistes Pierre Cantin, Luc Gauvreau et Patrick Poirier, lesquels viennent de rééditer ce livre important dans une édition critique soignée.Pour comprendre l’écriture toute de finesse de Perron, il faut certainement considérer les réflexions sur son art que contient ce texte troublant où un auteur lutte sans cesse avec le double qui lui prête vie.ROSAIRE Précédé de L’EXÉCUTION DE MASKI Préface de Pierre Mignault Lanctôt éditeur Montréal, 2003,256 pages POLAR Jasmin en rappel LOUIS CORNELLIER Claude Jasmin affirme depuis deux ans à qui veut l’entendre qu’il n’écrira plus de romans.Certaines fines gueules littéraires, semble-t-il, s’en réjouissent.Le romancier tapageur et populiste, en effet, les irrite depuis le début Qu’elles le sachent: elles ne trouveront pas en moi un partisan de leur mesquinerie de parvenu.: J’aime, oui, le style Jasmin, ce mélange de robustesse, de générosité et de vigueur un peu brouillonne qui donne des ouvrages desquels transpirent l’amour de la vie et de ses gens, de même que le désir, sans cesse renouvelé, de partager, par sa mise en récit un réel qui nous échappe.Réédité dans l’indispensable collection «Bibliothèque québécoise», le petit polar intiüdé Alice vous fait dire bonsoir, d’abord paru chez Le-méac en 1986, n’est peut-être pas du grand Jasmin mais contient néanmoins les ingrédients qui font le charme de ce romancier le sens de la vie de quartier, la fascination de l’entourage, la profondeur et le mystère humains propres au moindre quidam, l’art du conteur et une foi inébranlable en l’écriture.Pas mal, n’est-ce pas, pour un romancier populiste! L’inspecteur à la retraite devenu détective privé Charles Asselin ne sait trop ce qu’il fait dans la rue Querbes, à Outremont, à espionner de bizarres voisins d’origine polonaise.Tenu dans le brouillard le plus total par l’inconnue pour le compte de laquelle il travaille, il se transformera, au gré des événements, en flâneur conquis par ses proies qu’il en vient à concevoir comme d’innocentes vjctimes.D’ex-nazis à Outremont?A l’heure de la vengeance, les rôles ne sont plus aussi clairs.Même en rappel, et même avec une œuvre mineure, Jasmin accroche pour ne plus nous lâcher.C’est bien assez pour souhaiter un vrai rappel.inédit.Le romancier, et je suis persuadé qu’il en fera la preuve sous peu, n’a pas tout donné.ALICE VOUS FAIT DIRE BONSOIR Claude Jasmin Bibliothèque québécoise Montréal, 2003,176 pages Anne-Marie Savoie Quel bruit fait l'ego quand il s'effondre, si personne n'est là pour l'entendre ?LANCTÔT EDITEUR ConlineoIX Toutes nos félicitations à Lise Tremblay, lauréate du Grand prix du livre de Montreal 2003 pour son roman Un essai remarquable sur la spécificité de (’écriture féminine de Laure Conan à France Théoret.La héronnière .\sMstoii>-nou> «i la disparition program mro de Tindix i
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