Le devoir, 18 décembre 2007, Cahier B
Huet pensait affronter les Panthers, mais ce sera Price Page B 6 CULTURE Espoirs de sauvetage pour la Maison LaFontaine Page B 8 ECONOMIE Claude Chiasson Planification fiscale de fin d’année Il reste une semaine à peine pour prendre diverses mesures susceptibles d’alléger votre fardeau fiscal 2007.Côté placement, la date à retenir est le 24 décembre.C’est le dernier jour ouvrable pour effectuer des transactions à la Bourse.Après cette date, les transactions seront effectuées et dûment enregistrées en 2008.Donc, première chose à faire, c’est de soustraire des griffes du fisc les gains réalisés cette année.Plusieurs d’entre vous ont probablement vendu leurs actions de BCE en cours d’année avec profit.La moitié de ces gains s’ajouteront à vos revenus imposables de 2007 pour être taxés à votre taux marginal d’impôt Pour réduire l'impôt sur ces gains réalisés, deux avenues s’offrent à vous.La première: vendre des actions de votre portefeuille montrant des pertes.Ces pertes réduiront d’autant les gains réalisés.Ces actions appartiennent idéalement à la périphérie du portefeuille (section consacrée aux placements plus risqués).L’autre avenue consiste à vendre des titres comportant des pertes accumulées pour ensuite les racheter si possible au prix auquel vous les avez vendus ou sous celui-ci.Leur vente permet de réaliser des pertes déductibles en 2007.Là, il y a le risque que le cours de l’action grimpe entre le moment de sa vente et celui de son rachat Ici, il faut également s’assurer de respecter les règles sur les pertes apparentes.Ces règles stipulent que votre perte sera refusée à titre de déduction en 2007 si vous ou votre conjoint rachetez le même titre dans les 30 jours suivant ou précédant sa vente.De surcroît ni vous ni votre conjoint ne devez posséder ledit titre à la fin de la période de 30 jours suivant sa vente.Le non-respect de cette période de 30 jours avant et après la vente d’un titre fait en sorte que le fisc traitera ladite perte comme une perte apparente qui est non déductible en 2007.Par ailleurs, dans votre calcul pour déterminer votre perte en capital sur un placement étranger, n’oubliez pas d’inclure les variations du taux de change (elles peuvent être importantes en 20010 entre le moment de l’achat et celui de la vente du titre.Fractionnement des revenus à la retraite L’autre grand volet à considérer cette année porte sur les nouvelles règles du fractionnement des revenus de retraite entre conjoints.Les revenus à la retraite admissibles au fractionnement diffèrent selon que vous êtes âgés de moins de 65 ans ou de 65 ans et plus.Dans ce dernier cas, à peu près toutes les formes de revenus de retraite peuvent être fractionnées entre les conjoints.Point n’est besoin de procéder à un véritable transfert de fonds entre conjoints.Vous n’avez qu’à inscrire dans vos déclarations d’impôt respectives 2007 le partage (partage qui peut différer d’une année à l'autre à votre guise: un maximum de 50 % des revenus de retraite peut être transféré à un conjoint) désiré de ces revenus entre les deux conjoints.Un tel partage peut s’avérer très avantageux si l’un des deux conjoints réalise un revenu très faible.Dans un tel cas, les économies réalisées peuvent être substantielles surtout si le revenu de l’autre conjoint est très élevé.Certains retraités ont des revenus si élevés qu’ils voient régulièrement leur pension de vieillesse être amputée de 15 % pour chaque dollar dépassant 63 511 $ pour cette année.Cela signifie que chaque dollar dépassant ce seuil est imposé au taux marginal astronomique de 63 % environ.Le fractionnement des revenus de retraite en faveur du conjoint ayant un revenu très faible peut éviter au retraité plus riche de faire les frais de cette véritable gourmandise du fisc.Pour ceux de 65 ans et plus qui ont un FERR, accroître les retraits du régime pour les répartir entre les deux conjoints peut aussi être considéré.C’est là une façon de préparer le terrain pour la succession qui, elle, subira souvent une ponction de presque 48 % de la valeur totale de vos régimes enregistrés avant de percevoir un traître sou.Les retraits du FERR, s’ils sont bien dosés, vous permettront de bénéficier du taux d’imposition plus faible de l’autre conjoint en plus de lui permettre de réclamer son plein crédit d’impôt sur les premiers 2000 $ de revenus de pension s’ils ne sont pas déjà utilisés.Attention cependant D’autres crédits d’impôt peuvent être réduits si les revenus du conjoint dépassent un certain seuil.C’est le cas notamment du crédit en raison de l’âge, pour époux ou conjoint de fait et pour les dépenses de médicaments déductibles.C'est pourquoi je vous invite à contacter votre comptable pour connaître la répartition maximale de vos revenus de pension entre les deux conjoints de manière à bénéficier du taux effectif d’impôt le plus faible possible.Vous devez également vous assurer qu’un retrait unique du FERR sera reconnu par le fisc comme un revenu de pension (qui suppose normalement un revenu perçu régulièrement).VOIR PAGE B 4: FARDEAU Le 24 décembre est le dernier jour ouvrable pour effectuer des transactions à la Bourse Québécor World perd son président Wes Lucas quitte une entreprise en pleine crise FRANÇOIS DESJARDINS imprimeur Québécor World, dont l’action a per-' du 88 % depuis six mois et qui a dû annuler la vente de ses activités européennes, a annoncé hier le départ de son président et chef de la direction, Wes Lucas.Se gardant de faire un lien avec l’actuelle crise de financement, la compagnie se retrouve avec un sixième patron en six ans.Durement frappée par les difficultés dans les créneaux du catalogue, de l'encart publicitaire et du magazine, Québécor World a tout simplement signalé que M.Lucas a quitté la compagnie pour d’autres deux et qu’il a été remplacé par Jacques Mallette.Ce dernier occupait la fonction de directeur des finances depuis septembre 2005.«M.Lucas est entré au service de Québécor World en mai 2006 et quitte ses fonctions afin de poursuivre d’autres opportunités aux Etats-Unis, et Québécor World lui souhaite une belle continuation», a résumé Québécor World.«Le conseil d’administration croit que les antécédents professionnels de M.Mallette, son leadership ainsi que son expérience seront déterminants afin d'assurer le succès du plan d’affaires actuel de la société.» Avant Québécor World, M.Mallette était depuis 2003 directeur des finances au sein de Québécor, le holding de la famille Féladeau qui chapeaute toutes les entreprises du groupe.Les marchés ont mal réagi à l’annonce, larguant le titre de sorte que ce dernier a perdu 10 % pour tomber à 1,57 $.Il y a six mois, l’action se négociait autour de 13 $.Il y a cinq ans, elle se situait autour de 35 $.Pas surprenant Certains analystes se disaient peu surpris du départ de Incas, dont l'arrivée avait été soulignée à gros traits en 2006.«Etant donné la crise grandissante que Québécor World vit sur le plan des liquidités, et compte tenu de l’avortement du plan de refinancement et l’effort infructueux de vendre les activités européennes à la société néerlandaise RSDB, il n’est pas surprenant que Lucas soit remplacé immédiatement par M.Mallette», a écrit dans une note de recherche Adam Shine, analyste à la Financière Banque Nationale.Le 20 novembre, Québécor World a dû se résigner à laisser tomber son plan de refinancement In société souhaitait lever 750 millions.Or, «la conjoncture actuelle VOIR PAGE B 4: QUEBECOR CHKIST1NNE MUSCHI REUTERS L’ancien président de Québécor World, Wes Lucas, lors de son arrivée en poste en mai 2006.-»-T—T VV-vi’ «**%%% ARTHUR JONES DIONIO REUTERS La Fédération des producteurs de porcs du Québec craignait que la période des fêtes, alors que les employés d’abattoir ont cinq jours de congé, ne contribue à faire augmenter considérablement le nombre de porcs en attente.Porc : la crise du surplus n’aura pas lieu Des 40 000 bêtes en attente d’abattage, il n’en resterait plus que 7000 CLAUDE TURCOTTE La crise du surplus de porcs au temps des fêtes n’aura pas lieu.Le nombre de porcs en attente d’abattage qui, selon les producteurs, dépassait 40 000 il y a trois semaines a été ramené maintenant à environ 7000 et, avec un autre samedi de travail dans les abattoirs, il se pourrait fort bien qu’D n’y ait plus aucun porc en attente la semaine prochaine.Le déblocage s’est produit depuis la réunion du 7 décembre, où tojutes les parties en cause étaient représentées.A la demande du ministre de l’Agriculture, Laurent Lessard, Guy Coulom-be était présent à la rencontre, ce qui était sans doute pour lui un exercice fort utile dans le cadre du mandat que lui a confié le gouvernement en vue d’aider les producteurs, les transformateurs et leurs employés syndiqués à s’entendre sur une vision commune pour l’avenir de l'industrie porcine au Québec.S à l’occasion de cette réunion, il a semblé que les producteurs et les transformateurs avaient de la difficulté à s’entendre sur le nombre de porcs en attente, ce n’est plus le cas maintenant «La capacité d'abattage permet de garder la situation sous contrôle», déclarait hier Paul Beauchamp, vice-président chez Olymel, en notant que vendredi dernier il ne restait que 7500 porcs en attente et que le poids des porcs livrés aux abattoirs était passé de 96 kg en octobre à 93 kg maintenant un indice que la période d’attente avait été réduite.Hier, le porte-parole du ministre Lessard mentionnait qu'il restait 7000 porcs en attente.Enfin, Nathalie Hansen, de la Fédération des producteurs de porcs du Québec (FPPQ), confirmait cette information et ajoutait même que si les abattoirs demeurent ouverts un autre samedi, Q n’y aura plus aucun porc que l’on devra garder en porcherie, plus tongtemps que nécessaire.La FPPQ craignait que la période des fêtes, alors que les employés d’abattoir ont cinq jours de congé, ne contribue à faire augmenter considérablement le nombre de porcs en attente.Elle a supplié le ministre d’intervenir pour éviter une crise d’engorgement et des frais supplémentaires aux producteurs, qui sont déjà en difficulté à cause de l’état des marchés et surtout du taux de change du dollar canadien par rapport à celui des Etats-Unis.M.Beauchamp explique que, chez Olymel, les usines de Saint-Esprit et de Princeville ont fait de l’abattage au cours des deux dernières fins de semaine.D’autres abattoirs ont fait de même.En outre, un plus grand nombre de porcs (20 000 la semaine passée) ont pris la direction de l’Ontario oû il y aurait encore une capacité d’abattage disponible.M.Beauchamp reconnaît néanmoins que la situation demeure critique, mais pense qu’il n’y aura pas d’accumulation de porcs pendant la période des fêtes.En revanche, la crise des revenus chez les producteurs porcins est encore loin d’être résolue.Les producteurs reçoivent présentement environ 100 $ pour 100 kg de porc, alors que leur coût de production dépasse les 160 $.Par porc, le prix obtenu est au maximum de 80 $, alors que le coût de production se situe entre 140 et 145 $.C’est là un aspect du problème de l'industrie porcine que M.Coulombe devra discuter dans le cadre de son mandat On attend la publication de son rapport en février prochain.Son mandat doit prendre fin le 3 mars, au plus tard.M.Coulombe a déjà annoncé qu'il n'imposerait rien lui-même aux parties.Si celles-ci ne parviennent pas à une entente entre elles, alors il n’y aura rien dans le rapport, a-t-il prévenu.Le Devoir A Si les problèmes d’abattage semblent se régler, la crise des revenus chez les producteurs porcins est encore loin d’être résolue Pas de relance pour Goodyear Valleyfield prévoit remanier son économie GÉRARD BÉRUBÉ L> espoir de relance de l’usine f Goodyear de Salaberry-de-Valleyfield s’est effrité.Du moins, et sans y renoncer définitivement, la Ville et la région travaillent désormais autour d’un plan C prévoyant un repositionnement et un redéploiement de l’activité économique locale.Goodyear a annoncé au début de janvier l’arrêt de la production de pneus à son usine de Salaberry-de-Valleyfield pour n’y conserver que ses activités de fabrication de caoutchouc.La décision impliquait la perte de 800 des 1000 emplois de l’usine, entraînant une mobilisation immédiate du syndicats et des gouvernements.Ui dernière proposition a été soumise en octobre à l’entreprise américaine.Elle a été rejetée le mois dernier.«A la lumière de.plusieurs études de marché et à la suite de discussions formelles entre les partenaires du comité de relance et la direction de l’entreprise, la proposition a été bonifiée.Elle misait sur une nuxUrnisation de l’usine de Goodyear à Salabenyde-Valley-field.Elle comprenait notamment trois unités: une unité spécialisée dans le rechapage de pneus de camions, une autre ctmsacrée à la production et au rechapage de pneus d’avions, et une troisième spécialisée dans la pro-ducticm de pneus de marques privées par une tierce partie.Un projet global de plus de 90 millions», a résumé le comité de relance.La contribution des gouvernements et des syndicats pouvait atteindre 40 % de cette enveloppe.Le reste reposait essentiellement sur un montage financier ce qui faisait que, en définitive, le débours attendu de Goodyear pouvait être minimal Le tout a été rejeté.«Goodyear nous indique clairement qu’elle ne veut plus jouer un rôle majeur dans notre régùm.Elle s’est tout de même engagée à maintenir les 200 emplois à son centre de mélange de caoutchouc de Salaberry-de-Valley-field», a souligné le maire de la ville, Denis Lapointe.«Un prix de consolation!» a renchéri le préfet de la MRC, Yves DaousL L’optimisme régnait pourtant en octobre.«Goodyear se montrait ouverte.L’accueil était là.Et compte tenu du niveau des gens en présence, tous les espoirs étaient permis.VOIR PAGE B 4: GOODYEAR » B 2 LE DEVOIR, LE MARDI 18 DÉCEMBRE 2007 LE MARCHE BOURSIER STSTcSl AcutfySr^A Atefelnc MmcUotyJ MduPne MdenOiCic jffKùpSV wæw AëNflbUMO Aacon Group asrÿpic ArtxaiofAm AirlGinc o ?AMbPharmjo AMta Drill NV AttnosGoUo AlirmForcto Mwtaap AiencoRao MbancPrA AWanc Spfl A AMNvOao Alen-Vangujrtl AHanalfPr AHonltuno AimadenMin AJtaGas Util Alhus Minerai km ia K AmerBonanad Amenoçftwo Arnica Mature Amucolnd AmortiiLileo I Anaconda Mm oi Anatolia J ¦ Andean Onio Anderson tnei Andrew Pell A Anôiptecn PI Anfrm fmjy SoGlIr iHaReio Armistice Ri___, Anenal Energy AM AFTAdvarjcedo 71700 Aabettos CoaHtfi Asealade Cor Ascendant C| Aspen Grao ’ IQîl Aspreva Pharma î Astra Techn Astral A NV AtcoÇI ! 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Chroniques d’une guerre.L’exposition rend compte des expériences des militaires canadiens ayant participé au conflit afghan depuis 2001.A un moment où l’a participation canadienne à ce conflit génère beaucoup de discussions, sinon d’opposition, cette initiative du Musée canadien de la guerre ne doit pas être vue comme un geste d’appui au maintien des troupes canadiennes en poste, du moins selon le directeur général du Musée, Joe Geurts.M.Geurts considère qu’il s’agit plutôt comme un outil permettant aux Canadiens de mieux comprendre les causes et les conséquences de notre participation à ce conflit A cet égard, l’exposition s’amorce par un rappel des événements qui ont conduit à l’engagement initial du Canada en Afghanistan, soit les attentats terroristes du 11 septembre 2001.Des artefacts tels qu’un fragment de l’un des avions qui se sont écrasés sur le World Trade Center, des documents audio ainsi que des reproductions des pages frontispices des journaux canadiens du lendemain rappeDent l’atmosphère qui régnait à ce moment-là.Par la suite, Nés •fi.**»*•' X * FINBARR O’REILLY REUTERS L’exposition suit les troupes canadiennes dans les diverses missions qui leur ont été confiées.l’exposition suit les troupes canadiennes dans les diverses missions qui leur ont été confiées et rend compte du changement de nature de ces missions au fiir et à mesure de l’évolution de la situation sur le terrain.Le tout se termine avec un appel aux visiteurs à réfléchir aux quatre grands défis qu’a posés, et que pose toujours, le conflit afghan au gouvernement canadien: y aller, quitter, rester et décider.L’exposition Afghanistan - Chroniques d’une guerre tire son origine des documents photographiques et vidéo des journalistes canadiens Stephen Thorne, de La Presse canadienne, et Garth Pritchard, un documentariste indépendant.Ce sont eux qui ont contacté le Musée canadien de la guerre en 2006 pour suggérer qu’une exposition soit montée à partir des quelque 35 000 photographies et 300 heures de vidéo qu’ils avaient accumulées au cours de leurs séjours en Afghanistan.Les responsables du Musée avaient d’abord pensé présenter quelques-unes de ces photos et vidéos en complément de l’exposition permanente, mais en voyant la quantité et la qualité du matériel que Thorne et Pritchard leur proposaient, ils ont conclu que c’était l’occasion de montrer au public canadien des aspects de ce conflit qui sont généralement passés sous silence.Collaboratrice du Devoir THÉÂTRE On peut toujours rêver Michel Bélair Quand se font entendre les premiers grelots, à l’horizon du temps des reies, c est que le temps est venu de regarder ce que le milieu théâtral a pu brasser de neuf et de bon et de riche depuis le début de la saison alors qull y avait encore des feuilles vertes dans les arbres et que le vent ne soufflait pas des galaxies de poussière blanche dès que l’on ose mettre le nez dehors.vous vous souvenez?Eh bien, l’automne nous aura d’abord et surtout apporté, rappelez-vous, un événement majeur, des retombées duquel on n’arrive toutefois pas à mesurer encore l’importance.parce qu’elles sont toujours inexistantes.Il s’ÿgit bien sûr des deuxièmes Etats généraux du théâtre québécois qui, pendant quatre jours, ont réuni à Montréal, en octobre, à peu près tous les praticiens du théâtre, de quelque côté de quelque barrière qu’ils soient Pour la première fois depuis très longtemps, tout le monde était là: comédiens, metteurs en scène, concepteurs, directeurs, administrateurs, diffuseurs, etc.: toute la grande famille.Et tout le monde a joué le jeu en disant ce qu’il avait à dire.On a, évidemment, un peu, beaucoup, passionnément discuté en remettant en question plein de façons de fonctionner qui ne fonctionnent plus tellement bien et qui font que le milieu étouffe tout autant qu’il se mord la queue en courant de plus en plus vite et en occupant de plus en plus d’espace.comme les bonshommes gonflables qui se sont mis à surpeupler les balcons enneigés depuis quelques semaines.Préparés de longue haleine par une équipe dévouée qui a réussi à embarquer tout le monde dans le même bateau (chapeau encore à Martin Faucher et à sa bande du Consjeil québécois du théâtre!), les Etats généraux auront d’abord affiché la fierté et la passion des artisans du théâtre d’ici.Mais on y a aussi braqué les projecteurs sur les conditions de vie et de travail souvent hallucinantes et inacceptables de plusieurs secteurs du milieu que l’on n’ose même plus dire de la «relève» parce qu’ils font partie du paysage (sans en être) depuis trop longtemps.On aura littéralement épluché là les programmes mis en place depuis un quart de siècle en dégageant des principes directeurs comme en suggérant une foule de petits amendements pratiques, oui, mais surtout en dressant la liste des priorités et des urgences à traiter d’abord pour que tous puissent avoir les moyens de faire la preuve de la maturité de leur art.Bien.Mais deux mois après l’exercice, qu’est-ce qui reste de tout cela?Hum?Jusqu’ici, rien.Sinon d’inoubliables souvenirs d’intensité.Tout le monde a beaucoup réflé- chi, discuté, s’est nus d’accord à la suite de longs échanges, mais tout est encore à venir et tout est ençore à faire.A la fin de la réflexion, on sait que, collectivement le milieu a accouché d’une liste de 75 recommandations.En principe, ce cahier de propositions émanant des «théâtreux» réunis en assemblée générale est le reflet de ce que le milieu pense de la façon dont les choses devraient fonctionner à l’avenir.Ce qu’il met d’abord en relief, c’est que la culture en général et le théâtre en particulier sont des services essentiels.Et qu’une collectivité comme la nôtre, qui se définit d’abord par sa différence culturelle, doit se donner les moyens de s’affirmer encore davantage en rendant la culture accessible au plus grand nombre.Rien de moins.Plus il y en aura, mieux ce sera! Ce cahier de propositions, le CQT travaille toujours à sa rédaction définitive.Bientôt, il devrait se mettre à circuler, et la ministre des Affaires culturelles en recevra elle aussi une «copie officielle».C’est à ce moment que l’on verra vraiment sur quelles actions et sur quels programmes concrets?dé boucheront les deuxièmes Etats généraux du théâtre québécois.D’ici là, même si le cortège de signaux émanant du milieu est particulièrement clair, on peut toujours rêver.Mais direz-vous, ouh! ouh! ouh! le milieu théâtral, ce n’est pas seulement les Etats généraux du théâtre; c’est aussi et d’abord les dizaines et les dizaines de productions venues de toutes parts, des petites comme des grandes compagnies, pour faire en sorte que la vie soit plus vivable qu’elle ne l’était en début de saison.On pense tout de suite à deux spectacles, mémorables: L’Énéide d’Olivier Kemeid, d’après Virgile, qui prend fin demain soir à l’Espace libre et Les Émigrés de Slawo-mir Mrozek dans la mise en scène d’Alexandre Marine, qui prenait fin au Prospero le week-end dernier.Dans les deux cas, un texte, une mise en scène et des comédiens remarquables.Un thème presque commun aussi, celui d’humains transplantés en terre étrangère.Et oui, ceux qui ont vu ces deux réussites exceptionnelles ont en main et au cœur des outils qui permettent de mastiquer plus fin les morceaux de réalité avec lesquels il faut négocier quand on se lève le matin, tous tant que nous sommes.L’on pense à des audaces aussi; comme d’oser adapter L'Illiade pour le théâtre comme l’a fait Alexis Martin en début de saison au TNM, ou La Métamorphose de Kalka revue par Oleg Kisseliov chez Prospero dans lequel Jean-François Casabonne livrait une performance absolument brillante.Et puis il y a eu cet Othello tout dépouillé qu’Ubu proposait à l’Usine C dans la mise en scène provocante presque de Denis Marleau.Et ce Vrai monde?de Tremblay monté de belle et rafraîchissante façon par René Richard Cyr chez Duceppe.Sans compter cette Marie Stuart de Schiller au Rideau Vert dans la version «hyper-réaliste» d’Alexandre Marine avec une bouleversante Sylvie Drapeau.Ou ces deux réussites aussi au Théâtre d’Aujourd’hui: Terre océane de Daniel Danis et Je suis d’un would be pays de François Godin.Et ces retours attendus: Le Projet Andersen, U Discours de la méthode, Hippocampe, Léon le nul.Et j’en oublie, bien sûr.Tous ces spectacles, et bien d’autres encore, viennent affirmer par leur différence la nécessité absolue d’un milieu théâtral fort, vivant et dénonciateur.Oui le théâtre aide à mieux respirer, à mieux vivre et à mieux s’investir dans la réalité de tous les jours; et ce sera encore tout aussi vrai, sinon plus, dans l’année qui vient.Amen.Nouvelles résidences Le Centre des auteurs dramatiques (CEAD) annonçait en début de semaine les noms des participants à sa première «résidence individuelle d’écriture internationale» qui se tiendra à Montréal, de janvier à mars.Parmi les 100 candidatures soumises par des dramaturges du monde entier, le CEAD a retenu trois noms: ceux des Français Samuel Gallet, qui inaugurera le nouveau programme en janvier, et Christophe Pellet, qui y mettra fin en mars et celui du Canadien David S.Young, qui lui sera là en février.En plus d’offrir aux auteurs des conditions favorables pour la création de leur projet, le CEAD profitera de leur passage pour organiser dans ses nouveaux locaux du Vieux-Montréal des rencontres et des lectures publiques de leur travail selon une formule «salon».On vous tiendra au courant dès que l’on en saura un peu plus.Et là-dessus, je me permets de vous souhaiter la plus reposante, la plus belle et plus joyeuse période du temps des Fêtes que vous ayez jamais vécue! On se revoit de l’autre côté du pont de la nouvelle année, en janvier.Nathalie ELLIOTT 160 pages -24,50$ ISBN 978-2-7608-5292-1 PETIT CODE OMMDMIICOL Primaire fluorouue par le fflÉQ LIDEC inc.514-843-5991 En nenie nans mules les iiDraines Le |)riK est induiuü sous rûsorvo du modifications A LA TELEVISION CANAUX 18HOO réléjournal La Petite Vie La Facture Providence Les hauts et les bas I Le Téléjournal I Cinéma MP MX VRAK .TV __T TF ROS HIST PRIA ARTV SÉRIES CANAI Z C SAVOIR EVASION TFO CBC C TV (Muni ) GBL TVO __ ABC CBS NBC FOX PBS (33) PBS (ti/i CTV (CornT A&fc BRAVO DISCOVFRY HISTORY ni wswom o SHOWCAXI I I A11 ri l r 11 .LIFE TSN I YTV CANAUX Le TVA 1 8 heures Le Cercle Les Gags Cinéma / LA FLORIDA (6) Le TVA avec Rémy Girard.Pauline Lapointe I 22 heures , i Monk , Musicographie / | Martin Deschamps Passe- Partout Cinéma / H SORCIÈRE URIKOU ET LA : (3) Dessins animés Robin des Bois Cinéma / UN CRABE DANS LA Tl avec David La Have, Isabelle Blai ETE (4) 8 Cinéma / Tl CIE (4) ave< RELIRE, COMBINES ET : Vincent Bolduc (22.49) Gr.Journal (16:30) Flash ¦450, Chemin du golf Cinéma / LA FILLE DU PERE NOËL (6) avec Kathy Ireland, Mary Donnelly-Haskell Le Journal du soir 1 1 O0/o (22:45) L’avocat du diable Pub RDI en dln ect Dominique Poirier.Bébés siamois.| Le Télôjournal D.Poirier [Le National Le Tôléjoui rnal Jrnl RDI .(17:55) Jrnl FR2 Toute une histoire Hatshepsout, le mystère.[Noël en ch loeur Journal [ Vie privée, v.'ie publique Drôle.tortue Biographies / ABBA Mayday | National Geographic [Un tueur si proche Émeutes Cinéma Déco sur.Oui.je.Erreurs médicales?Délivrez-moi.mes kilos A deux.maison! J Décore.1 I Môtamor.Oui, Je.| Le goût.Cinéma TopS.anglo Top5.Presque.M.Net InfoPlus [Nu Muslk .clips TopRock.Bam se.[Matche.Pussycat Doll Top5.anglo Liaison.Musique TopS.anglo Top5.Musicographie En chute.Liaison.[Hollywood Fantaisies La Mode.Musique Les Frères Scott Grenade.H.Montana .le trouble I 70 Smallville R-Force Degrassi.le trouble R-Force Simpson | Naruto Chaotic Bakugan 6TEEN [Père Noël Simpson [Henri pis.Décalés.South Park La Clique Star.Henri pis.Sports 30 Hockey / Panthers - Canadiens Sports 30 Canadiens express .pompiers Tournants de l’Histoire A vos marteaux! Passion Maisons [Red Cap Police Militaire Cinema / CINQ PIÈCES FACILES (3) .la prairie Sol: le retour.Le Pape Jean XXIII | Cinéma / JOYEUX NOËL MADEMOISELLE KING [Capsule.[Les Grandes Entrevues Juste pour rire | Jean XXIII Les Experts Sue Thomas, l’oeil du FBI Hôtel Babylon Bones New York 911 Antonia - des larmes.Rex La porte des étoiles Le banc.| .fait [ Doctor Who Medium [Threshold .cinéma [Le gars.fait Stratégies.touristiques Secteur 103 [Une histoire de I univers [Canada.défi afahan I Marketlna 1 Jeux de vie N Sarkozy Québec.I .Nations Mordu de la pêche Sensations Floride f Les marchés de Philippe [.belles [ Hakuna Matata [.étoiles I Québec.choux I Écoute.Insectia À la une! L amour au XXIe siècle Cinéma / LE JOURNAL D UNE FEMME DE.] [T grands magazines Frontières CBC News at Six Coronation Stuart.Holiday Festival on Ice John McDermott I The National [The Hour Arrested.CTV News MTV.Degrassi Duel | Spice Girls: Giving vou Everything] CTV News I [ CTV News TMZ (00:05) News House.ET Canada E.T.NCIS House [ Deal or no Deal.ET Canada Diva on.7| E.T Word Girl Michaela Parks .Rivers The Agenda Cinéma / MAGNIFICENT 7 [The Choir (1/3) The Agenda Cat’s Play ABC News Raymond WHI, Grace Duel | .to Jim [Boston Legal Sex.City Nightlïne | Klmmel News CBS News E T.NCIS The Unit Cane News Late Show with.(23 35) News NBC News Jeopardy Wheel.Clash of the Choirs The Biggest Loser The Tonight Show (23 35) King.Hill | I Simpsons Two and a Half Men Bones House |News |TMZ Family Guy Seinfeld [Scrubs The Newshour BBC News | Business.BBC News [Outdoor.The Newshour Nova / Missing in MiG Alley Independent Lens / An Unreasonable Man Business.Charlie Rose Wired Science | Frontline BBC News CTV News Degrassi [MTV.Duel [Spice Girls: Giving you Everythingl CTV News CTV News | TMZ (00:05) Cold Case Files CSI Miami / Cinq épisodes Dog.Street Legal Heart Beat [Xmas.Quartet Plus 4 at Xmas [Cinéma / STILL CRAZY (4) avec Stephen Rea | Law & Order a Trace Mean Machines Daily Planet How it s Made Future Weapons / Israel After the Catch Daily Planet Weapons Disasters of the Century CSI: New York The First Blitz Go Deep CSI: New York Crime Stories Blitz BBC News |CBC News CBC News | Politics The Hour CBC News: The National Let s ail Mate Toronto CBC News: The National Andromeda Cold Squad Regenesis Trailer.[Kenny.Rescue me CSI: Crime Scene.| CSI: Miami Flip that House More Crazy Xmas Lights LA Ink London Ink Miami Ink / Deux émissions London Ink Three Takes Women.Til Debt.The List [.Mamas Real Housewives of OC Torl.Dean [Newlywed [The List [.Marnas of OC Off the.| Sportscent.Hockey Pardon.Boxing / Floyd Mayweather - Ricky Hatton | Sportscentre |.Corner Boxing EËSDOÜill Mgo|^ Futurama Naruto [Shadow [Mystery.{Prank.D^DSHH NOS CHOIX CE SOIR Paul Cauchon LA FLORIDA Un film populaire, qui date de plus de dix ans, sur la fascination des Québécois pour la Floride.TVA, 19h30 TÊTES À CLAQUES.TV Depuis hier, la télévision publique diffuse quelques minutes des trop célèbres Têtes à claques tous les soirs.Radio-Canada, 20h ROBIN DES BOIS Un nouvelle adaptation du célèbre héros, par la BBC, que Télé-Québec diffuse tous les soirs pendant la période des Fêtes.Télé-Québec, 20h HATSHEPSOUT, LE MYSTÈRE DE LA FEMME PHARAON Fascinant: la première femme pharaon, reine de la XVlIle dynastie égyptienne, est une énigme, et sa momie a été identifiée l’été dernier seulement.TV5, 20h LES HAUTS ET LES BAS DE SOPHIE PAQUIN Dernier épisode ce soir.Radio-Canada, 21 h Classification des films: (1) Chef-d'œuvre — (2) Excellent — (3) Très bon — (4) Bon — (5) Passable — (67 Médiocre — (7) Minable LE DEVOIR.LE MARDI 18 DECEMBRE 2007 B 8 ULTURE PATRIMOINE Nouveaux espoirs de sauvetage à l’horizon pour la maison LaFontaine FRÉDÉRIQUE DOYON Les espoirs de sauver la maison LaFontaine, située au cœur de Montréal, refont surface.Selon l’un de ses plus ardents défenseurs, le sénateur Serge Joyal, des programmes annoncés cet automne par le gouvernement du Québec offrent à la Ville une marge de manœuvre pour acquérir et éventuellement restaurer ce monument historique cité.«Il y a espoir parce qu’il y a maintenant des programmes qui sont qualifiés pour que la Ville puisse obtenir des contributions des gouvernements à la fins canadien et québécois», a indiqué au Devoir hier le sénateur libéral Serge Joyal, qui milite pour le sauvetage de la maison de l'ex-premier ministre canadien depuis plusieurs années.M.Joyal et Phyllis Lambert partenaires militants dans ce dossier, en ont discuté avec Christine St-Pierre du ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec (MCCCQ) il y a trois semaines.Ils rencontreront jeudi le maire Gé-rald Tremblay, qui s’est montré sensible à leur cause lors du Rendez-vous Montréal métropole culturelle, en novembre.«Us vont poursuivre les discussions entamées au Rendez-vous», a confirmé l’attachée du maire, Renée Sau-riol, sans avancer que le projet d’acquisition était remis sur les rails.Puisque la Commission des biens culturels du Québec a refusé le classement patrimonial de la maison LaFontaine l’an dernier, son expropriation et son acquisition par la Ville demeurent «la seule option» selon M.Joyal, pour accéder à des fonds provinciaux et fédéraux en vue de la restaurer.L’arrondissement Ville-Marie avait amorcé un plan d'achat en 2006, resté sans suites faute de fonds.Mme Sauriol rétorque qu’«i/ y a peut-être d’autres solutions».Programmes en renfort?Pour permettre l’achat et la restauration de la maison patrimoniale, le sénateur Joyal compte sur le programme de 885 millions de dollars pour les infrastructures culturelles lancé en novembre.Or le MCCCQ rappelle que ce programme ne peut servir à acquérir de nouveaux équipements culturels, mais bien à restaurer ou rénover ceux existants.La Ville pourrait toutefois bénéficier de ces programmes pour la restauration après l’acquisition.M.Joyal mise aussi sur le renouvellement bonifié de l’Entente sur le développement culturel de Montréal, particulièrement favorable à la mise en valeur du patrimoine.Québec et Montréal se sont en effet engagés à verser 21 millions supplémentaires afin d’élargir l’accessibilité des programmes d’aide aux sites d’intérêt patri-monial recensés par la Ville.Or la maison LaFontaine fait partie des monuments historiques cités depuis 1988.«Il est évident que la maison LaFontaine est très intégrée au circuit historique de la vie politique de Montréal au XIX' siècle avec la maison Papineau, la prison des Patriotes, les ruines du parlement, la maison Cartier», fait valoir le sénateur.Sans fermer la porte à cette éventualité, le MCCQ insiste: «La balle est dans le camp de la Ville; c’est à elle de monter un projet et de le faire entrer par la bonne porte pour avoir accès à l’argent», dit la porte-parole Marie-Hélène Paradis.Sauvée de la démolition en 1987 par Héritage Montréal et le sénateur Joyal, la maison LaFontaine est à l’abandon depuis plus de 15 ans.Louis-Hippolyte Lafontaine y a vécu les 15 dernières années de sa vie, soit de 1949 à 1964.Le sénateur Joyal nourrit le projet d’y ouvrir un centre d’interprétation qui relaterait les événements de l’époque, d’un point de vue québécois.Le Devoir JACQUES GRENIER LE DEVOIR ||1|§ iffi éÉïlÉâïISi I- - :VM- i£ri «sv J tïimmt' mmo.I - ' H L’arrondissement Ville-Marie avait amorcé un plan d’achat de la maison LaFontaine en 2006, resté sans suites faute de fonds.Steve Normandin aux Jeunesses musicales Un accordéon pour Noël SYLVAIN CORMIER Il accompagne Clémence Des-Rochers, Marie-Michèle Desrosiers, Raymond Lévesque.Il joue dans le BuskaFs Opera de Robert Lepage.Dans une petite fête d’amis, je l’ai vu déballer l’intégrale de la chanson française d’avant-guerre.Du Trenet?N’importe laquelle.Du musette?Toute la nuit si vous voulez.Steve Normandin est comme ça, il est comme son accordéon: capable de tout, suffit de peser sur les bons pitons.Alors, quand les Jeunesses musicales du Canada l’ont pressenti pour présenter ce mercredi à leur Salle de musique de chambre, avenue du Mont-Royal Est, un concert-apéro de Noël, il n’a fait ni une ni deux, et puis tope là.C’est un volontaire.Débonnaire.«Les feunesses musicales m’ont d’abord approché pour un spectacle de sensibilisation musicale, un spectacle pour enfants.» C’était il y a trois mois.Il a dit oui aussi.«Ça a bien fonctionné, d’où cette proposition de m’intégrer à leur programmation régulière, cette fois pour Noël.» Noël, riche idée, s’est-il dit belle occasion de creuser un peu le sujet.«Je suis comme beaucoup de gens, j’aime Noël, et en même temps, j’en ai un peu ras le bol des mêmes chansons américaines.Dans la chanson française, dans la chanson québécoise, il y avait de quoi faire.» Ainsi a-t-il débusqué, entre autres trouvailles, une beauté oubliée de Jean-Paul Filion et Fran- çois Dompierre, À chaque mois de décembre, qu’interprétait Renée Claude.«C’est un petit bijou de chanson sur la rage du magasinage, sur la frénésie de consommation, comme quoi c’est pas d’hier qu’on trouve que c’est exagéré.» La Bol-duc est au rendez-vous (.Le Bas de Noël), Vigneault itou (Petite berceuse du début de la colonie), mais aussi le chef d’orchestre Raymond Legrand (Petite étoile de Noël) les compères Prévert-Kosma (Chanson pour les enfants l’hiver), ainsi que l’étonnant Trenet, qui ne faisait jamais rien comme les autres.«II.avait écrit une chanson sur le fait que les enfants africains, au temps des colonies, se demandaient pourquoi le père Noël était blanc.Ça s'intitule Le Noël des enfants noirs, ça a été créé il y a 50 ans, et le propos sur l’intolérance est plus que jamais actuel.» Donné une seule fois, ce spectacle pourrait bien devenir annuel.«Je ne demande pas mieux: moi, ce que j’aime le plus dans la vie, c'est jouer!» Ce sera pour Steve Normandin une petite récréation dans la grande: il peaufine ces jours-ci son deuxième album, dont l’extrait entendu annonce un régal jazz-swing.On en reparle en avril.Collaborateur du Devoir ¦ Steve Normandin sera en spectacle demain à la Salle de musique de chambre des JMC, au 305, avenue du Mont-Royal est, apéro à 17h, concert à 18h (mmjeunesses-musicales.com).Londres — Le British Museum a réitéré hier son refus de rétrocéder à la Grèce les frises du Parthénon, en dépit des déclarations d’Athènes selon lesquelles l’achèvement en cours du nouveau musée de l’Acropole faisait que les «conditions étaient mûres» pour un tel retour.«Le musée de l’Acropole, même s’il s'agit d'une grande réussite, ne change rien à la position du British Muséum», a indiqué à l’AFP Hannah Boulton, une porte-parole du musée londonien.«Pour nous, la question n'a jamais porté sur la manière d’exposer les sculptures à Athènes, mais il s’est toujours agi de l’argument idéologique selon lequel le British Museum expose toutes les cultures du monde et que les sculptures du Parthénon sont une partie très importante de la collection», a-t-eDe ajouté.Le premier ministre, Costas Cara-manSs, a estimé hier que le nouveau musée de l’Acropole «élimine le dernier argument de ceux qui refusent de satisfaire la demande» d'Athènes.Certains opposants au rapatriement avaient souligné le manque de musées capables d'accueillir les frises.«Les conditions sont dorénavant mûres», a estimé le premier ministre.Le nouveau musée de l’Acropole, où le déménagement des collections sera achevé en janvier, comprend une salle spécifique pour les marbres du Parthénon.La construction du musée est «l’argument le plus fort en faveur de la réunification des frises», a déclaré Eleni Cubitt, secrétaire générale de la Commission britannique pour la restitution des frises du Parthénon.L'organisation indépendante, basée à Londres, a été créée par un architecte anglais en 1982 à la suite du lancement de la campagne par la chanteuse et femme politique grecque Melina Mercouri.L’installation des frises dans le nouveau musée permettrait de «rétablir l'unité» des marbres de l’Acropole, souligne Mme Cubitt «Cest comme si on avait la Joconde à Paris et le sourire à l’étranger», a-t-eDe déclaré.Agence France-Presse EN BREF Les Tristesses de Nelligan classées bien historique La ministre de la Culture et des Communications, Christine St-Pierre, annoncera aujourd’hui, au Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ), le classement comme bien historique du carnet de NeUigan intitulé Les Tristesses.Ce carnet a été acquis l’an dernier par l'homme d’affaires Pierre Lassonde, qui est également président du conseil d'administration du MNBAQ, au coût de 52 000 $.D fait quelque 376 pages et couvre la période du 11 janvier au 31 décembre 1929.Bibliothèque et Archives nationales du Québec auraient alors été désireuses d’acquérir l’objet, mais s'étaient alors fait coiffer de 1000 $ par l’investisseur.Le carnet a ensuite été exposé au MNBAQ.- Le Devoir Le Rialto encore à vendre Le théâtre Rialto est de nouveau à vendre.C’est en tout cas ce qu’annonçait le quotidien The Gazette en de semaine.On sait que ce théâtre, qui a été classé bâtiment historique en 1988, et est reconnu comme tel tant par la Ville de Montréal que par les gouvernements de Québec et d’Ottawa, a été transformé en cabaret-restaurant par son propriétaire, Elias Kalogeras.Ce dernier est d’aüleurs toujours sous le coup de poursuites concernant ses atteintes à un bien patrimonial.Le Rialto a déjà été convoité par le Festival de théâtre des Amériques, mais le projet a été abandonné depuis.Selon Helen Fo-topulos, mairesse de l'arrondissement du Plateau Mont-Royal les offres faites par le propriétaire pour ce bâtiment remarquable ont oscillé, dans le passé, entre quatre et neuf miDions de dollars.- Le Devoir Enchères records attendues à Drouot Paris — Dix toiles, dont des œuvres de Picasso.Léger et Laurens, mais surtout la toile Blue Star de Miro, considérée par l'artiste kiknême comme l’un de ses chefad'œuvre, seront dispersées vendredi à l'hôtel des ventes Drouot-Richelieu, aux cours d’enchères publiques qui de vraient atteindre des records.Blue Star, réalisée en 1927 par Joan Miro.constitue le clou de la vacation, issue de la coDection de l’ancien banquier et mécène André Lefèvre.L’œuvre est estimée entre 7,5 et 10,5 miDions SCAN).-AP SOURCE STEVE NORMANDIN Steve Normandin est comme son accordéon: capable de tout! Frises du Parthénon: le nouveau musée « ne change rien » MÉDIAS 2007 : l’année la plus meurtrière ponr les journalistes Genève — L’année 2007 a été la plus meurtrière jamais recensée pour les médias: au moins 110 journalistes ont été tués dans 27 pays depuis le 1er janvier, contre 96 en 2006, a annoncé hier l’organisation de défense des journalistes Presse Emblème Campagne (PEC), basée à Genève.L’augmentation est de 14 % par rapport à 2006 et de 60 % par rapport à 2005 (68 tués).Les deux tiers des journalistes sont morts dans des zones de conflit (Irak, Somalie, Sri Lanka, Afghanistan, RDC), selon l’étude de la PEC, qui milite pour une convention internationale spécifique pour la protection des jour-naiistes dans les zones de conflit Pour la cinquième année consécutive, l’Irak a été le pays le plus dangereux, avec 50 journalistes tués, et un total d’au moins 250 journalistes morts depuis l’intervention anglo-américaine en mars 2003.«Jamais un conflit n’avait provoqué une telle hécatombe dans les rangs des médias», a déploré le secrétaire général de la PEC, Biaise Lempen.Au deuxième rang, la Somalie a connu une brutale détérioration des conditions de sécurité, avec huit journalistes assassinés cette aimée, contre un seul l’an dernier.Le Sri Lanka vient au troisième rang, avec sept victimes de la guerre civile.La situation s’est dégradée au Pakistan, où cinq journalistes ont été tués.La violence a fait quatre victimes dans les rangs de la presse en Afghanistan comme aux Philippines.Sur cette Dste noire, suivent Haïti avec trois morts, à égalité avec la Colombie et le Mexique.Viennent ensuite le Népal (deux), la République démocratique du Congo (RDC, deux), l’Erythrée (deux), ITn-de (deux) et le Guatemala (deux).Une victime a été recensée au Honduras, en Ouzbékistan, qu Salvador, en Birmanie, aux Etats-Unis, au Paraguay, à Gaza, au Zimbabwe, en Russie, au Pérou, au Brésil, au Ghana et en Turquie.La PEC, qui regroupe 35 associations et syndicats d’une centaine de pays, a annoncé le lancement d'une consultation mondiale sur un avant-projet de convention internationale sur la protection des journalistes dans les zones de conflit et de violences.Agence France-Presse La future Maison de l’OSM pourrait avoir une structure de bois Québec — Le gouvernement Charest serait en train de changer le devis de la future Maison de l’Orchestre symphonique de Montréal pour favoriser l’utilisation du bois d'ingénierie produit au Québec.Selon Le Journal de Montréal, pour parvenir à la réalisation d’un édifice en bois de structure, le gouvernement modifiera le système de pointage du devis.Marie-Hélène Paradis, attachée de presse de la ministre de la Culture, a confirmé qu’un changement au devis est en préparation.L'idée de construire l’édifice en bois fait suite à l’annonce par Québec de la modification du Code du bâtiment pour imposer à l’avenir un contenu minimal de bois structural dans la construction d’édifices institutionnels et de bâtiments industriels et commerciaux, afin d’aider l’industrie forestière en difficulté.La Maison de l’OSM, pour laquelle Québec a prévu une enveloppe de 300 millions de dollars, doit être construite selon un partenariat public-privé.Son inauguration est prévue pour 2011.La Presse canadienne 192 pages-13,S0 $ ISBN 978-2-7S01-6813-8 £ ivrc-cadca u ideal Jacques BEAUCHESNE DE L'ÉCRIUAIN EN HERBE DMift sut iiursi it m oms tuts agi «iwnt raBPii di r demure Guérin, éditeuf jtée En uenm dsns toutes les llDralrles 514-842-3481 le prix es! indiqué sous réserve de modifications 133483
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