Le devoir, 13 décembre 2007, Page(s) complémentaire(s)
B8 LE DEVOIR.LE JEUDI 13 DÉCEMBRE 2007 CULTURE MÉDIAS Le Journal de Québec : à quand l’arbitrage ?ISABELLE PORTER Québec — Le conflit de travail ajournai de Québec, qui dure depuis sept mois, a de nouveau rebondi à l’Assemblée nationale hier, alors que le ministre du Travail s’est dit disposé à autoriser un arbitrage si les deux parties lui en font la demande.«Il n’y a pas d'ambiguïté: dès que les deux parties m’en feraient la demande, sur-le-champ je nommerais un arbitre pour régler la convention collective», a déclaré le ministre du Travail, David Whissel, en réponse aux députés péquistes qui l’accusaient de traîner les pieds dans le dossier.Cela fait déjà sept mois que les patrons du Journal de Québec ont décrété un lock-out mais les négociations ne semblent pas progresser en dépit de la nomination d’un nouveaq conciliateur du ministère.Hier, le porte-parole du syndicat Denis Bolduc, a laissé entendre que ses trois unités du syndicat (les journalistes, les employés de bureau et l’imprimerie) étaient «favorables» à un arbitrage, mais du côté de Québécor, on préférait s’abstenir de faire des commentaires en insistant sur le fait que la conciliation était toujours en cours.Toujours à l’Assemblée nationale, la chef du Parti québécois, Pauline Marois, a laissé entendre que le conflit était «probablement» la résultante de la concentration de la presse.«On n ’a pas trouvé la façon de pouvoir intervenir d’une façon responsable et rigoureuse à cet égard-là, mais je crois qu'il faut accepter de se poser la question à tout le moins.» Révision des mesures antibriseurs de grève Pendant ce temps, le syndicat des employés du Journal de Québec multiplie les recours contre certains collaborateurs du journal soupçonnés d’être des briseurs de grève.À Québec, de nombreux journalistes ont refusé de participer à des conférences de presse en présence des journalistes pigistes à l’emploi du portail Canoë.Par ailleurs, une série de nouvelles plaintes (16) ont été déposées auprès de la Commission des relations de travail concernant ces derniers, des photographes de l’agence Keystone Press et un messager.«Ce sont des gens qui, à notre avis, font le travail des employés en lock-out», a déclaré M.Bolduc à propos des dossiers que la Commission doit examiner à compter du 18 janvier.«Nous avons un très beau dossier à présenter.» Jusqu’à présent, le ministre a systématiquement refusé de s’en prendre aux mesures antibriseurs de grève contenues dans le Code du travail, même si plusieurs observateurs ont mis en cause leur capacité à encadrer les médias actuels.«Je suis convaincu qu’il y a lieu de rafraîchir cette loi-là», a fait valoir M.Bolduc.«À l’époque où la loi a été votée, Internet et les moyens technologiques n’existaient pas.» Hier encore, la députée péquiste Agnès Maltais a demandé au ministre de prendre position sur cet enjeu.«Est-ce que le ministre du Travail [.] va accepter encore longtemps de voir la loi antibriseurs de grève être remise en question sans rien dire et laisser les travailleurs et leurs familles seuls devant cette situation complètement inacceptable?» Après s’être retrouvée sans le vouloir dans les pages du Journal de Québec l’automne dernier, la députée avait accusé le journal de.faire appel aux journalistes du portail Canoë (également propriété de Québécor) pour obtenir des entrevues avec des gens opposés au lock-out Le Devoir Festival en chanson de Petite-Vallée Place aux « chansonneurs » SYLVAIN CORMIER "Oencontre au récent gala de la SO-FaCAN, Alan Côté avait grand peine à se contenir.D y aura du change ment à PetiteVallei' en 2008, annonçait-il sans l’annoncer.Du gros changement «Say no nuire!», lui disje, tel Paul McCartney à la belle Ahme dans la scène du restaurant indien du film Help! Hier après-midi, à une heure de sa conférence de presse au Verre Bouteille, attablé en compagnie de Michel Rivard, qui parraine ra la prochaine édition, le très enthousiaste directeur artistique du «festival en chanson» lâchait le morceau.Révolution à Petite Vallée?«Evolution, plutôt.Evolution en ré majeur!» En clair, on tente l’impossible: éliminer le concours.Ce n’est pas rien, quand on sait que le Festival en chanson de PetiteVallée, depuis 25 ans, sélectionne des auteurs-compositeurs et des interprètes, propose demi-finales et finales, et couronne des gagnants (Daniel Boucher, notamment).Plus fort encore, on élimine le concours.tout en le conservant «C’est pas compliqué, d’expliquer Côté.Le concours, dorénavant, c’est la sélection.Parmi les candidatures, un jury choisit huit “chansonneurs”, deux paroliers et deux compositeurs.Quand ils arrivent à Petite-Vallée, ils ont déjà gagné!» Chansonneurs?«Un vieux mot, que Voltaire utilisait, que Vigneault connaît, un mot qui est à l’origine du mot chansonnier.Sauf que dire chansonnier, ici, c’est quasiment péjoratif.JACQUES CHENIER LE DEVOIR Michel Rivard On a pensé à ce mot-là, chansonneur, pour redonner au métier ses lettres de noblesse.» Définition maison: «Oiseau rare qui chante des chansons originales créées par ou pour lui.» L’idée, comprend-on, est de laisser les «chansonneurs» vivre leurs dix jours à Petite-Vallée dans k' bonheur de la collégialité, dans une sorte d’enclave hors compétition, pas énervés, orteils à l’air au bord de la mer, en apprenant à mieux composer, à mieux écrire, à mieux interpreter.Rivard, qui sera en 2008 «le passeur de l’événement» (plutôt que porte-parole: l’heure est au renouvelle ment du vocabulaire), parie de prim dpe fondateur.«C’est un “statement'' d’indépendance par rapport aux téléréalités de ce monde, qui jbnctimnent toutes par elimination.Ça fait trois ans que je suis firmateur à Petite-Vallée, et je troumis que c’était en trop, tout l’aspect compétition.Ces jeunes artistes ne pouvaient pas être réceptif: au travail de création dans un atelùr et livre m meme temps le stress d’une demi-jinale, puis d’une finale.Même dans une atmosphère aussi cimtiviale que celle de Petite-Vallée, tm m massait quand même des perdants à la petite cuiller.» «En plus, de renchérir Côté, bien souvent, ça ne reflétait pas la suite des carrières.la pire affaire qui peut arriver à un gagnant, c'est qu il ne se passe rien.Et ça arrive Dans le curriculum, c'est le fait d’awir été sélectionné à Petite-Vallée qui a toujours le plus compté.Dumas n’avait pas fait la finale.Vincent Vallièrrs non plus.» PetiteVallée.constate-t-on, est de venue un havre pour la chanson: les artistes s’y retrouvent juin venu comme dans une colonie de vacances, et l’ambiance est plus propice à jouer ensemble qu’à concourir.Rivard: «Au.tond, ça officialise ce qui était déjà établi.Avoir la chance d'aller passer ta semaine là, ça change déjà ta vie.Cest comme la devise des Olympiques, mais pour vrai: à Petite Vallée, les gagnants sont les participants.» Le Festival en chanson de PetiteVallée, 26' du nom, aura lieu du 25 juin au 3 juillet 2(X)8.1 es candidatures peuvent être soumises jusqu’au 1" mars.le formulaire est disponible sur le site www.festivalen-chanson.com.Le Devoir DANSE EN BREF Les Sortilèges échappent à la faillite.pour l’instant ISABELLE PARÉ La compagnie de danse traditionnelle Les Sortilèges échappe pour l’instant à la faillite.Dans une intervention de dernière minute, le Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) a consenti à verser une somme pour permettre à la troupe de survivre, le temps qu’une décision finale soit prise sur le montant de la subvention qui devrait leur être accordée en 2008.La troupe connaît donc un sursis, qui n’assure toutefois en rien sa survie à long terme.On se rappellera que la compagnie, qui a vu la subvention versée par le CALQ chuter de 100 000 $ à 40 000 $ entre 1994 en 2007, était aux prises avec
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