Le devoir, 11 novembre 2003, Page(s) complémentaire(s)
VENTE AUX GUANTANAMO La Cour suprême étudiera la légalité des détentions Page A 5 ?www.ledevoir.com ?nrv* «.JSb,* ENCHÈRES Sur les traces d’un Modigliani ?Page B 8 LE DEVOIR 1 $ Le Plan d’action de lutte contre la pauvreté L’aide sociale se forgerait une réserve ¦ Un fonds de 800 millions financé par les compressions ¦ Une nouvelle allocation pour les travailleurs à faible revenu TOMMY CHOUINARD KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Québec créera une réserve de 800 millions de dollars afin de bonifier les prestations des assistés sociaux avec ou sans contraintes à l’emploi pour tenir compte du coût de la vie.Cette réserve sera constituée notamment à partir de l’argent tiré de l’abolition de diverses allocations versées aux assistés sociaux aptes au travail et des pénalités de 75 à 300 $ par mois imposées à ceux qui ne déploient pas suffisamment d’efforts pour décrocher un emploi.C’est ce que révèle le Plan d’action gouvernemental 2003-08 en matière de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale, dont Le Devoir révélait hier les premiers éléments.Avec la création d’une telle réserve, le Parti libéral souhaite se conformer à son engagement d’indexer les prestations d’aide sociale.Aucun échéancier ou plan d’indexation n’est toutefois inclus au plan d’action.Les 800 millions de dollars, qui représentent le tiers du .coût annuel de l’assistance-emploi (2,5 milliards), seront dégagés entre autres par l’abolition des allocations de 111 $ par mois destinées aux assistés sociaux ayant un enfant de cinq ans ou moins et aux prestataires âgés de 55 à 64 ans, des compressions dont Le Devoir traitait hier.L’origine de toutes les sources de financement n’est cependant pas indiquée dans le plan d’action.VOIR PAGE A 8: RÉSERVE ¦ Une véritable trahison, disent les groupes sociaux, page A 3 ¦ L’éditorial de Josée Boileau en page A 6: Mauvais rêve JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le plan d’action contre la pauvreté pourra-t-il venir en aide à Yves Poulin, qui vient d’être exclu de l’aide sociale?Le père d’Isabelle et de Dominic reçoit actuellement le soutien du FRAPRU.¦¦ .'-ri Baisses d’impôt: le holà d’un banquier Priorité à la santé et à l’éducation, dit le n°l de la Banque de Montréal au Québec, Jacques Ménard ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR Les efforts du gouvernement du Québec devraient aller à la lutte contre le déficit et à l’amélioration des secteurs de la santé et de l’éducation, bien avant d’aller à la réduction des impôts, estime le numéro un de la Banque de Montréal au Québec, Jacques Ménard.«Quant à moi, j’aime mieux voir [le gouvernement Charest] faire cela, à court terme, que de couper les impôts.On aura tout le temps de couper les impôts, a-t-il déclaré hier aux journalistes en marge d’un discours présenté Jacques devant les membres du Cercle Ménard canadien de Montréal.Je sais que l’on doit faire un redressement afin que notre fardeau fiscal s’apparente aux économies limitrophes qui nous font concurrence.Mais tant et aussi longtemps qu'il y aura ce genre de déficit budgétaire au chapitre de l’éducation et de la santé, je pense que l’on pourra difficilement regarder à très court terme une initiative dans ce sens-là.» Selon lui, le nouveau gouvernement libéral ne devrait pas avoir trop de mal à se délier de sa promesse électorale de réduire l’impôt des particuliers d’un milliard par année à partir de 2004 dans la mesure où cela permettrait d’assainir la situation en santé et en éducation.VOIR PAGE A 8: IMPÔT Pas un sou de plus pour les bibliothèques scolaires MARIE-ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR Le ministère de l’Éducation (MEQ) ne peut promettre aucune enveloppe supplémentaire pour améliorer l’état lamentable des bibliothèques scolaires, dont un portrait accablant a de nouveau été brossé hier par le milieu du livre.Pour regarnir les rayons des écoles, le ministre Pierre Reid privilégie plutôt les «partenariats» avec les bibliothèques mqnidpales.Mais même si le ministre de l’Éducation promettait de rehausser le budget d’acquisition des livres — fixé actuellement à 3,75$ par élève par année —, rien ne garantirait l’achat de livres supplémentaires dans l’ensemble des écoles du Québec, puisque ces sommes ne sont actuellement pas «dédiées», c’est-à-dire affectées à un usage précis.VOIR PAGE A 8: BIBLIOTHÈQUES INDEX Annonces.— B 5 Idées A7 Avis publics B4 Météo B5 Culture B8 Monde A5 Décès ,B5 Mots croisés B4 Économie B 1 Sports B6 Éditorial .A6 Télévision B7 Une musicienne parmi les loups A 30 ans, la pianiste Hélène Grimaud se raconte dans Variations sauvages ROBERT LAFFONT La pianiste Hélène Grimaud, véritable star en France, vit près de New York où elle a créé un centre d’études et de préservation des loups.CHRISTOPHE HUSS New York —Elle a à peine la trentaine et se livre dans un ouvrage, Variations sauvages, qui vient de paraître chez Robert Laffont.La pianiste Hélène Grimaud est une star en France, l’une des rares artistes de la musique classique presque familières pour le grand public.Même l’animateur de télévision Thierry Ardisson, reconnu pour sa férocité et ses questions salaces, couve dans ses entrevues la pianiste rebelle d’un regard attendri.Il est vrai qu’Hélène Gri-tnaud est attachante.En tant qu’ar-tiste et en tant que femme.Cette aura lui a parfois pesé.«Mon regard a souvent dérangé», écrit-elle, ajoutant «Autour de moi se dégageait une sorte d’onde négative, un élément qui contrariait mon rapport aux autres et au monde.Mille fois j'entendais dans les questions posées le redoutable "jolie comme vous l’êtes, pourquoi ne faites-vous pas autre chose?” Paris m’aurait préférée en jeune mannequin ou en gentille étudiante, dévorant du popcorn avec son petit ami au cinéma.» La voir coucher sur papier les angoisses de son enfance — «chroniquement fâchée contre le monde, je m’abîmais dans des images de vengeance qui me tiraient des larmes: la plus savoureuse de toutes, c’était ma mort et je la leur infligeais avec délectation» — met aussi mal à l’aise que de découvrir sa phobie de la symétrie: «Je me suis mise à aimer ces blessures [.] Je ne sais plus si c’est par désir de symétrie ou par besoin de retrouver, avec la même intensité et le même plaisir, la douleur de l'aiguille qui me recousait, mais j’ai fini par ressentir le besoin de blesser l’autre côté de mon corps de façon à rester harmonieuse.» Hélène Grimaud raconte donc sa différence: «[mon corps] était ma limite odieuse dont quelque chose de moi cherchait à se défenes-trer», sa rébellion: «à un instant de ma vie, ma différence m’a été si odieuse que j’ai souhaité ne plus être moi-même», et sa libération par la musique: «comme à travers le rêve, des choses qui viennent de très loin sont remontées en moi l.].Je me souviens, comme si c’était hier, de l’enchantement que j’ai éprouvé; je me souviens d’avoir eu l’impression physique d'une ouverture, l'impression qu'une voie s’ouvrait devant moi».S on lui dit, en entrevue, qu’elle aurait pu trouver ce dépasse- ment dans le sport, elle en doute: «Il fallait que mon imagination soit captivée.Ce qui m’a happée VOIR PAGE A 8: GRIMAUD PUBLIES ït SAMEDI Ne manquez pas notre journal offrons trois cahiers spéciaux 4 » LE DEVOIR, LE MARDI II NOVEMBRE 2003 A 2 ?LES ACTUALITÉS ?David Miller succède à Mel Lastman à la mairie de Toronto GILLIAN LIVINGSTON PRESSE CANADIENNE Toronto — David Miller, un diplômé de l’Université Harvard et vétéran de la politique municipale âgé de 44 ans, a été élu hier comme nouveau maire de Toronto, avec la promesse d’éliminer la corruption à l’hôtel de Ville.M.Miller succède au maire sortant Mel Lastman, qui n’était pas candidat à l’élection.Le nouveau maire a une réputation d’homme de consensus depuis dix ans qu’il occupe son siège de conseiller à la Ville de Toronto.Son principal adversaire était John Tory, ex-chef de la direction de la très puissante compagnie de câblodistribution Rogers.«Ma première tâche sera de parler avec Jean Chrétien, Dalton Mc-Guinty et Paul Martin.Je vais m’en occuper dès ce soir», a déclaré le vainqueur.M.Miller se retrouve au gouvernail de la plus grande ville du Canada avec un budget annuel de 6,5 milliards — supérieur à celui de certaines provinces.Le nouveau maire, qui possède un diplôme de Harvard en économie et une solide expérience de la politique municipa- le, aura fort à faire, notent les observateurs, pour remettre en selle une municipalité durement touchée phis tôt cette année par la crise du SRAS (Syndrome respiratoire aigu sévère) et une panne de courant coûteuse.Et il devra le faire, ajoutent certains, avec un financement moins important provenant des gouvernements provincial et fédéraL «C’est un homme de compromis, a déclaré Sandra Bussin, une collègue de Miller au conseil munici-pal.H est ouvert aux gens et on ne peut pas se tromper avec lui.» Pendant la campagne, M.Miller s’est opposé à la construction d’un pont reliant la ville à llle de Toronto et a promis de ramener l’intégrité à l’hôtel de ville.Il a en outre exigé une enquête en profondeur sur un scandale de plusieurs millions de dollars impliquant la location d’ordinateurs.L’entente de location avec la société MFP Financial Services, qui n’aurait jamais été approuvée par le conseil municipal et qui a fini par coûter 85 millions, presque le double des prévisions, s’était révélée un boulet pour le maire Lastman dans les dernières années de son mandat Dépistage du cancer du sein Les radiologistes refusent de jouer les boucs émissaires ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Les médecins radiologistes qualifient de «fallacieux» un rapport leur attribuant des performances variables dans le cadre du programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS).Outrés d’être montrés du doigt pour ces résultats, ils affirment que Québec récolte aujourd’hui le fruit de ses mauvaises décisions, prises pour de strictes considérations politiques.L’Association des médecins radiologistes du Québec, qui regroupe les 251 radiologistes participant au PQDCS, a fortement réagi hier aux informations publiées par Le Devoir la semaine dernière, voulant que le taux de dépistage du cancer du sein varie sensiblement d’un médecin à l’autre, notamment en fonction de l’âge des médecins.Ces données, tirées d’un rapport d’évaluation du PQDCS effectué par l’Institut national de santé publique du Québec, sont considérées comme totalement inappropriées» par le Dr Gaétan Barrette, président de l’Association des mé- decins radiologistes du Québec.«C’est scientifiquement impossible et inapproprié de dire que certains médecins dépistent un cas de cancer pour 1000 femmes et d’autres 15 pour 1000, alors que la plupart n’ont même pas»lu ce nombre de mammographies pendant l’année! Il s’agit de projections, de résultats rapportés sur 1000, qui ne démontrent pas la réalité», a déclaré le Dr Barrette, qui juge le rapport «incomplet et négatif».Après avoir conclu que le faible volume de mammographies lu par une grande majorité de radiologistes nuisait à leur performance, le rapport conclut à l'intérêt de concentrer les ressources dans des centres à haut volume, pour améliorer l’acuité des médecins à dépister des cancers du sein, et ce, sans augmenter le nombre de «faux [résultats] positifs».Selon le Dr Barrette, cette conclusion est la goutte qui fait déborder le vase, puisque les radiologistes eux-mêmes ont mis le gouvernement en garde, à la fin des années 1990, contre la tentation d’implanter un trop grand nombre de centres de dépistage.Selon ce dernier, la documentation à ce sujet est unanime à reconnaître la plus grande efficacité de programmes basés sur les mitres de dépistage à haut volume et c’est la voie que privilégiait son association «Ils sont allés à l’encontre de toutes nos recommandations en désignant une pléthore de petits centres en sachant très bien que cela allait être moins performant.Et aujourd’hui, on nous lance des pierres!», a-t-il dénoncé.Selon ce médecin, c’est pour des raisons politiques que Québec a opté pour la désignation d’un nombre excessif de centres, afin de ménager les susceptibilités dans certaines régions.Ainsi, le Québec compte 31 centres de référence pour investigation désignés (GRID) et 81 centres de dépistage (CDD).On retrouve notamment cinq centres de référence en Montérégie, alors qu’un seul aurait été suffisant, juge le Dr Barrette, et cinq centres au Sa-guenay-Lac Saint-Jean.La région de Québec, en comparaison, ne compte qu’un seul GRID.«Après cela, on s’étonne que certains radiologistes ne lisent que 200 mammographies par année.Si le programme est boiteux, c’est d’abord à cause des choix faits par le gouvernement», plaide-t-iL Même s’il reconnaît que des écarts minimes peuvent exister entre la performance de certains médecins et que «des seuils de lecture plus élevés devraient être atteints», le représentant des radiologistes juge que le rapport tait tous les autres facteurs influençant les résultats du programme, dont le contrôle de la qualité des appareils et l’expertise des techniciens qui réalisent les mammographies.Chose certaine, rien ne va plus entre les radiologistes et les fonctionnaires chargés d’évaluer les résultats du PQDCS.Les médecins disent être exclus des comités chargés du contrôle de la qualité du programme depxtis 2001, et n’avoir accès qu’au compte-gouttes à certaines données fondamentales.Au ministère de la Santé, on n’a voulu faire aucun commentaire hier sur les conclusions de ce rap>-pxrt, déjà fortement contesté.Le FX35 2004.Un VUS de luxe.Une voiture sport.Tout en un.V I fi x'f ^ Igiy^ -¦ '-V.¦ MUT Flür : « : T5»* Voiture sport.VUS de luxe.Pas besoin de choisir.Le FX35, c’est tout ce que vous voulez réuni dans un seul véhicule.• Moteur V6 à DACT de 280 chevaux • Boîte automatique à 5 rapports avec mode manuel et sélecteur à secteurs • Traction intégrale ATTESA E-TSMC • Système audio BoseMD de 300 watts et 11 haut-parleurs • Dessus de sièges en cuir et sièges avant chauffants • Toit ouvrant électrique à glace coulissante • Coussins gonflables à deux niveaux de déploiement** • Garantie complète de 4 ans/100 000 km sur les véhicules neufs • Système de divertissement mobile Infiniti avec écran couleur rabattable de 7 po monté au pavillon (en option)t • Il existe bien des voitures sport et bien des VUS de luxe, mais il n’y a qu’un seul FX35.Infiniti.ca Le FX35 2004.Location à partir de 659 $ par mois pour une location de 36 mois.” Frais de transport et de préparation inclus et aucun dépôt de sécurité VOS CONCESS R T DU G R ND MONTRÉAL Infiniti de Brassard 9005, boul.Taschereau Brassard (Québec) (450) 445-5799 Infiniti Laval 305, boul.Saint-Martin Est Laval (Québec) (514) 382-8550 Méridien Infiniti 4000, rue Jean-Talon Ouest Montréal (Québec) (514) 731-7977 Spinelli Infiniti 345, boul.Brunswick Pointe-Claire (Québec) (514) 697-5222 'OFFRE D’UNE DURÉE LIMITÉE pour le FX35 2004 et uniquement par les Services financiers Infiniti.Mensualités de 6S9 $ pour une location de 36 mois, sujette à l’approbation du crédit.Comptant de 8 000 $ ou échange équivalent et première mensualité requis 1 la livraison.O $ acompte disponible.Aucun dépôt de sécurité.Total des Frais de location : 31724 $, comprenant les fiais de transport et de préparation.Taux de location de 6.9 %.72 000 km alloués, kilométrage additionnel à 0,15 S du km (0.10 $ du km si une entente est conclue au début de la location).Taxes, assurance et immatriculation en sus.POSF à partir de 52 700 $ pour le FX35 2004.Taxes.Immatriculation, assurance, frais de transport et de préparation en sus é l’achat." Voir le manuel de l’usager pour l’utilisation appropriée des coussins gonflables.TOptlon posée en usine.Les concessionnaires peuvent établir des prix individuels.A « A 4 Jeux gais LaFGG lance un ultimatum à Montréal 2006 ALEC CASTONGUAY .LE DEVOIR Tard hier soir, la Federation of Gay Games (FGG) a lancé un ultimatum au comité organisateur des Jeux gais Montréal 2006.Réunie en assemblée annuelle, la FGG a adopté à 40 voix contre 4 (et deux abstentions) une motion exigeant que Montréal accepte les termes de la dernière offre proposée en fin de semaine lors des négociations de Chicago, mais avec quelques modifications, et ce, avant demain à une heure du matin.Si le Comité Montréal 2006 re-; fuse la proposition, «Montréal perdra le titre de ville hôtesse des Jeux de 2006, peut-on lire dans la motion.Si l’offre est rejetée, la FGG cessera les négociations avec Mont-t réal et mettra en branle le processus pour sélectionner une autre ville pour recevoir les Jeux de 2006».La proposition finale soumise dans la nuit de samedi à dimanche et rejetée par les organisateurs de Montréal n’a pas été dévoilée.Dans la motion adoptée par les délégués de la FGG, on peut toutefois lire que la fédération «a bougé sur des Points que Montréal semblait trouver importants» dans la nouvelle offre.- ' Le Comité Montréal 2006 n’a pas : voulu commenter la nouvelle position et l’ultimatum de la FGG hier, soir, préférant étudier le dossier avant d’émettre des commentaires.La FGG et le Comité Montréal 2006 ne s’entendent pas sur le nombre de participants et sur la res-ponsabilité financière.La FGG contrôle le nom de l’événement balise les épreuves et encadre l’organisation hôtesse.Le Comité Montréal 2006 a déjà signifié son intention d’aller de l’avant, même sans l’ac-’ cord de la fédération.Si l’ultimatum reste sans réponse, la FGG pourrait s’entendre avec la ville d’Atlanta pour l’organisation des Jeux Les Jeux gais de Montréal sont : dotés d’un budget de 16 millions $ et devraient attirer 16 000 atidètes.Les retombées économiques sont évaluées à 180 millions.LE DEVOIR, LE MARDI 11 NOVEMBRE 2003 LES ACTUALITÉS Détenu et torturé en Arabie Saoudite pendant une année Sampson songe à poursuivre le gouvernement fédéral PRESSE CANADIENNE Ottawa — William Sampson a affirmé hier qu’il pourrait intenter des poursuites judiciaires contre Ottawa si le gouvernement fédéral ne fait pas toute la lumière sur la façon dont les autorités canadiennes ont agi lorsqu’il était incarcéré dans une prison d’Arabie Saoudite où, soutient-il, ü a été torturé.«Je vais étudier toutes les possibilités afin d’amener cette affaire sur la place publique», a déclaré William Sampson hier, lors d’une conférence de presse à Ottawa.Et si ça veut dire demander réparation, ça veut dire demander réparation, a-t-il ajouté.Le ministre des Affaires étrangères, Bill Graham, a demandé à son ministère de revoir le dossier, ainsi que ceux d’autres Canadiens torturés à l’étranger, mais il n’a pas plié sur la demande d’une enquête publique.M.Sampson, qui a rencontré le ministre Graham hier, se dit d’accord pour que le ministère entreprenne une enquête interne, mais insiste pour dire qu’il doit y avoir une enquête publique.Et si le ministère refuse d’aller au fond des choses, il n’exclut pas la possibilité d’avoir recours aux tribunaux pour forcer le gouvernement à le faire, a-t-il indiqué.«Je ne souhaite pas entrer en conflit direct avec le gouvernement fédéral, mais si les erreurs qui ont été commises dans le traitement de mon cas ne sont pas rendues publiques, alors je vais demander réparation», a-t-il déclaré.CHRIS WAITUi.PRESSE CANADIENNE William Sampson était visiblement ému au cours de la conférence de presse.M.Sampson a déclaré la semaine dernière devant le comité des Affaires étrangères de la Chambre des conununes que les diplomates canadiens qui lui ont rendu visite en prison semblaient croire qu’il était coupable et ne lui ont offert que très peu de soutien.Le ministère maintient que les autorités canadiennes ont fait tout ce qu’elles pouvaient pour aider M.Sampson, mais qu’elles ne sont pas allées jusqu’à accuser pu- bliquement les autorités saoudiennes de torture par crainte que M.Sampson ne soit exécuté.M.Sampson avoue que sa vie aurait pu être mise en danger, mais que malgré tout, le gouvernement canadien se devait de faire une déclaration publique plus ferme.«Leur diplomatie, leur tactique, peu importe comment vous appelez ça, ne m’a pas protégé contre la violation de mes droits humains.J’étais déjà condamné à mort et j’étais prêt à mourir si c’était nécessaire.» M.Sampson, qui était accompagné des députés Stéphane Bergeron, du Bloc québécois, et Dan Mc-Teague, du Parti libéral, a refoulé ses larmes à plusieurs reprises durant la conférence de presse.Ottawa doit dénoncer les gouvernements qui pratiquent la torture et violent les droits de la personne pour prévenir d’autres cas d’abus similaires, croit M.Sampson.Hausse des tarifs des garderies Aucune décision n’est encore prise, dit Charest PRESSE CANADIENNE Québec — Le gouvernement du Québec se laisse toutes les portes ouvertes et n’a toujours pas décidé quelle serait la hausse de tarife que devront assumer les parents pour les services de garde, a soutenu, hier, le premier ministre Jean Charest «On est en train d’examiner l’ensemble des options, mais il n’y a rien de joué du côté des garderies.On regarde ça présentement», a déclaré M.Charest, quelques minutes après avoir prononcé une brève allocution de bienvenue au congrès de l’Association canadienne des radiodiffuseurs qui se tient jusqu’à aujourd’hui à Québec.CONCOURS SPA LE DEVOIR En outre, le premier ministre n’a voulu ni confirmer ni infirmer les informations publiées samedi dans le quotidien La Presse, qui faisaient état d'une augmentation d’un dollar du tarif de base, actuellement de 5 $ par jour, en plus d’une modulation du tarif pouvant atteindre jusqu’à 10 $ pour les familles dont le revenu annuel est de 70 000 $ et plus.Ce scénario, selon les sources anonymes citées par le quotidien, serait la proposition finalement re- tenue au ministère de l’Emploi, de la Solidarité sociale et de la Famille, pour assurer le financement des services de garde.En portant de 5 $ à 6 $ le tarif quotidien, en plus de faire payer davantage les contribuables de la classe moyenne les mieux nantis, soit un peu plus du quart des familles ayant recours aqx garderies à coût modeste, l’État serait en mesure de récupérer un peu plus de 100 millions annuellement.MERIDIEN PALAIS DES ROSES-AGADIR vous inyite à venir découvrir le plus grand centre de thalassothérapie du monde Vital Centre International Grande liquidation 3 U ^lulo 402-hommc* 50% et plus Costumes importés d'Italie % lame » tissus griffés 100 Manteaux importés d'Italie cachemire et laine Parkas Importés d'Italie doubles en polar Pantalojis 100 % laine, importés dltalie Chemisps 100 % coton, importées d ltalie 1118, rue Sainte-Catherine O., 2' étage, Montréal (Québec) H3B 1H5 tél.: 861-3636 )0lûe liy.9001 Solde 399$ rèfl.4«I * _ - Solde 175$ rtg.l95î Solde 99 $ rég.150$ Solde 75$ Du Lundi au vendredi de 10 h à 18 h Samedi de 10 h à 16 h Tous les soirs après 18 h sur rendez-vous seulement Philippe Couillard La société doit réfléchir à l’utilisation des médicaments ROBERT DUTR1SAC DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec, Philippe Couillard, organisera au début de 2004 un symposium sur l’utilisation optimale des médicaments, une autre étape vers l’adoption par le gouvernement d’une véritable politique du médicament.Au cours d’une interpellation à l’Assemblée nationale vendredi, Philippe Couillard a souligné l'importance de procéder à «un examen critique» de l’utilisation des médicaments, en particulier des nouvelles molécules qui apparaissent sur le marché et qui s'avèrent beaucoup plus chères que les médicaments qu'elles sont appelées à remplacer.«Il faut que ce soit fait sur des bases scientifiques, objectives et ««-dépendantes.Il faut qu’on remette cette question de l’utilisation optimale des médicaments à l’ordre du jour», a-t-il dit À cette «grand messe» sur l’utilisation optimale des médicaments, seront conviés les médecins, les usagers et l’industrie pharmacologique.Le ministre a également invité les parlementaires à y participer.Citant une étude publiée récemment dans la revue New England Journal of Medicine, M.Couillard a signalé qu'une combinaison des médicaments utilisés depuis 25 ans pour contrer l’hypertension était aussi efficace pour traiter cette maladie que les molécules découvertes ces dernières années qui coûtent beaucoup plus cher.«Il y a une réflexion à faire de ce côté-là en se souvenant que, sur 100 nouvelles molécules qui apparaissent sur le marché chaque année, il y en a probablement six là-dessus qui ont une véritable valeur ajoutée», a dit le ministre.M.Couillard a rappelé que le prix des médicaments d’innovation au Québec était gelé depuis 1993-1994: le prix fixé au moment de leur introduction ne peut être augmenté.En revanche, les médicaments génériques, des copies de médicaments dont les brevets sont échus, affichent des hausses de prix, a mentionné M.Couillard.À l’heure actuelle, le ministère planche sur une politique du médicament.Dès son arrivée en fonction, M.Couillard a créé un comité tripartite dont les membres proviennent du ministère, de la Régie d’assurance maladie du Québec et du Conseil du médicament afin de se pencher sur la fixation des prix des médicaments.Rappelons que le gouvernement péquiste avait adopté en juin 2002 la loi 98 prévoyant la conclusion d’ententes de partenariat avec les compagnies pharmaceutiques afin d'améliorer l’utilisation des médicaments, ce qui devait se traduire par des économies annuelles de 13,4 millions.royal air maroc Toujours plus loin T TIRAGE Le Québec.Quel Québec?87 photos avec des textes de plusieurs personnalités et journalistes A M , »l 9hm - t J'séË** m b % 'IPP^ ¦iIBbçï, Jacques Nadeau, photographe au Devoir, pose sur l'actualité québécoise un regard singulier, souvent impertinent, jamais banal.À GAGNER 2 exemplaires du livre par jour, du 10 au 22 novembre Le Québec.Quel Québe Photograph1*»
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.