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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2007-10-24, Collections de BAnQ.

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FRANCE Feu vert aux tests d'ADN pour les immigrés Page A 7 Pi NORBOURG % Vincent Lacroix renonce à présenter sa défense Page B 1 www.ledevoir.com LE DEVOIR Vol.XCVIII N" 2 41 ?LE MERCREDI 24 OCTOBRE 2007 88c + T A X E s = 1$ Ottawa emploie des mercenaires en Afghanistan ¦ La firme Saladin protège l’ambassade ¦ Blackwaterforme des soldats ALEC CASTONGUAY Ottawa — Le Canada a dépensé plusieurs millions de dollars l’an dernier pour utiliser les services de firmes de sécurité privées à travers le monde, dont certaines sont très controversées.Ottawa a notamment accordé des contrats à l’entreprise américaine Blackwater — actuellement sur la sellette en raison de ses agissements en Irak — pour entraîner certains de ses soldats se trouvant actuellement en Afghanistan.Le Canada utilise également les services de la firme Saladin, qui a déjà agi clandestinement dans différentes opérations par le passé, pour protéger son ambassade et ses dignitaires à Kaboul.Une recherche effectuée par Le Devoir dans les Comptes publics du Canada a permis de constater que le gouvernement fait affaire avec des firmes privées qui déploient ce qui a souvent été décrit comme les «nouveaux mercenaires».Les employés de ces entreprises privées sont habituellement d’anciens militaires ou policiers qui sont envoyés dans des zones hostiles pour accomplir des tâches auparavant effectuées par les soldats des pays engagés dans un conflit, notamment la protection des dignitaires, la sécurité des ambassades, la force de réaction rapide en cas d'attentats, etc.VOIR PAGE A 10: AFGHANISTAN Charest et Dumont disent non à Marois Le projet de loi sur Videntité nationale ne sera pas étudié ROBERT DUTRISAC euébec — Tant le premier ministre Jean Charest que le chef opposition officielle, Mario Dumont, ont rejeté la main tendtse de Pauline Marois, qui souhaitait que son projet de loi 195 sur l’identité québécoise soit appelé et étudié en commission pariementaire.Lors de la période des questions à l’Assemblée nationale, Jean Charest a qualifié de «brouillon» le projet de loi sur l’identité québécoise présenté jeudi dernier par Mme Marois et accompagné d’un projet de loi sur une constitution québécoi-se.Le premier ministre a accueilli la proposition de la chef péquiste par une volée de bois vert.«Dans l’abc de la politique, avant de déposer un projet de loi, il faut vérifier sa constitutionnalité, il faut vérifier s’il respecte la règle de droit», a lancé M.Charest, qui a repris à son compte les épithètes de «bolchevique» et de «soviétique» que des chroniqueurs ont collées au projet de loi péquiste.En remettant en question la constitutionnalité de cette pièce législative, le premier ministre a fait sienne l’opinion de plusieurs juristes qui doutent fortement que le projet de loi 195 puisse être jugé conforme à la Charte canadienne des droits et libertés par la Cour suprême.D violerait directement l’article 3 de la Charte, qui garantit à tout citoyen canadien le droit de se présenter aux élections fédérales et provinciales, considéré comme un droit démocratique fondamental.Le projet de loi 195 instaure une citoyenneté québécoise qui serait accordée aux nouveaux arrivants, VOIR PAGE A 10: MAROIS INDEX La Californie se débat Pauline Marois èliSlI skk: ERIC THAYER AGENCE FRANCE-PRESSE AU CŒUR du danger, un pompier allumait hier des contre-feux pour tenter de freiner la progression des flammes dans la région de San Diego.Au moins un millier de maisons ont déjà été détruites par les violents incendies qui ravagent la Californie depuis trois jours.Un demi-million de personnes ont aussi reçu l’ordre d’évacuer leurs résidences, alors que des milliers de pompiers et une trentaine d’avions et d’hélicoptères s’activent toujours à contrôler les 14 brasiers.Visibles depuis l’espace, les incendies comptent parmi les plus graves qu’ait jamais connus l’Etat américain.Nos informations en page A 2.Le Québec raconté par sa poutine FABIEN DEGLISE CB est un comble.Près d’un demi-siècle / après son invention la poutine va finalement révéler cette semaine à la face du monde sa véritable recette.Et les ingrédients qui entrent dans sa composition sont loin d’être ceux que l’on attend: une généreuse portion de honte revalue dans un bain de complexe dinfério- rité, quelques bâtonnets épicés de dénigrement, importés du ROC (Rest of Canada) et de la France, trois louches de sauce à l'émotion, le tout recouvert d’un soupçon de plaisir coqpable.Brassez le tout et attendez la réaction A première vue, l’assemblage est pour le moins indigeste.Et pourtant, pour le politologue Charles-Alexandre Théorêt, il est bel et bien à la base de ce plat VOIR PAGE A 10: POUTINE Annonces .A6 Avis publics .B6 Carrières .B 5 Décès .A6 Météo .B 5 Mots croisés.A 6 Sudoku .B 6 Télévision .B 7 MARIE-HÉLÈNE TREMBLAY LE DEVOIR Charles-Alexandre Théorêt, auteur de Maudite poutine.L’histoire approximative d’un plat populaire.Rabâska: une étude démolit Fargument écologique Passer du mazout au gaz est un mythe dans un marché libre LOUIS-GILLES FRANCŒUR La substitution du mazout par le gaz naturel ne fonctionne tout simplement pas dans un marché libre comme celui du Québec, sauf momentanément et marginalement avec l’appui d’un programme de subventions, indique une étude inédite sur la question.Cette étude, qui met en pièces la justification publique avancée par le gouvernement Charest pour préparer le terrain à l’autorisation du projet Rabaska, vient d’être remise par son auteur, Patrick Déry, un consultant en énergie du Saguenay, aux deux organismes qui l’ont commandée pour voir clair dans le dossier du gaz naturel, soit le Conseil régional de l’environnement de la région ainsi que le Groupe de recherches écologiques de La Baie (GREB).Le programme de substitution annoncé récenunent par le ministre des Ressources naturelles et de la Faune, Claude Béchard, a été notamment applaudi par deux groupes environnementaux, soit Equiterre et Greenpeace, parce qu’il pourrait aider le Québec à atteindre ses objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre.Les promoteurs de Rabaska disent la même chose depuis un an et le BAPE a abondé dans leur sens.Or, affirme le chercheur, qui a analysé l’évolution historique de l’usage des combustible^ fossiles à l’échelle planétaire, aux Etats-Unis, en Allemagne et au Québec, «les programmes de substitution dans des marchés libres et non réglementés par l’État ont provoqué partout des haussés de la consommation globale de mazout et de gaz et non pas le remplacement du mazout par le gaz En somme, les deux combustibles stimulent par leur abondance le marché et la demande, qui absorbe tout ce qui est disponible avec le résultat qu’on augmente tout simplement les émissions globales de GES».Son étude emploie à peu près les mêmes termes: «Les prétentions, y lit-on, concernant la diminution VOIR PAGE A 10: RABASKA CHRISTIANE CHARETTE 9h #95,1 PREMIERE CHAÎNE Rencontre avec Pierre-Marc Johnson, ex-président de la commission Johnson.RtallMtlon : Bruno OugliolmlnoHI www.radlo-canada.ca/chrlntlan* •4 ,v 778313000665 LE DEVOIR.LE MERCREDI 24 OCTOBRE 2007 LES ACTUALITÉS Les feux ont déjà détruit 1000 résidences en Californie 500 000 personnes forcées d’évacuer .'%# SANDY HUFFAKER GETTY IMAGES Un hélicoptère survole Pun des incendies qui ravagent le sud de la Californie.Les Rizzuto continuent leur boulot en prison Un clan de la mafia démantelé TAN G I QUEMENER Los Angeles — Plus d’un demi-million de personnes ont reçu l’ordre d’évacuer près de San Diego en raison des incendies dévastateurs qui ont détruit un millier de maisons en Californie, conduisant le président George W.Bush à débloquer hier une aide fédérale d’urgence.; Des milliers de pompiers épaulés par une trentaine d’avions et d’hélicoptères poursuivaient hier, pour le troisième jour consécutif, leur combat harassant contre au (noins 14 foyers qui ravageaient le sud de l’État sur plus de 1350 km2, du nord de Los Angeles à San Diego, près du Mexique.| Cette dernière zone a été la plus durement touchée lundi par les flammes qui se sont propagées à des quartiers entiers.Les localités de Rancho Bernardo et de Fall-brook, dans le nord de San Diego, présentaient des scènes d’apocalypse, avec des maisons réduites en cendres et des carcasses de voitures jonchant les rues.«Sur la base du recensement de 2000, environ 513 000 personnes dans le comté de San Diego [qui inclut la ville, NDLR] ont reçu l’ordre impératif de quitter leurs maisons», ont indiqué les autorités peu avant midi (19h GMT).¦ «Selon nos estimations, un millier de maisons ont été détruites, mais nous ne pouvons pas confirmer formellement ce chiffre», avait auparavant déclaré le maire de San Diego, Jerry Sanders.Des centres d’hébergement d’urgence ont été établis dans la ville, notamment dans un champ de foire et au stade géant Qualcomm, où des milliers de personnes ont passé la nuit et où se rassemblaient hier quelque 20 000 déplacés, selon la télévision locale KCAL9.Hier matin, plus de 1350 km2 de terrain étaient partis en fumée dans toute la région, selon l’Agence intergouvemementale de lutte _.contre les incendies, dont «bien plus de 800 km2» dans la région de San Diego, selon M.Sanders.Des milliers de personnes ont également été évacuées à 50 km au nord de Los Angeles, dans une région montagneuse où 30 000 hectares ont été parcourus par deux foyers.Un autre incendie a détruit au moins 160 résidences secondaires dans le massif montagneux de San Bernardino, à 200 km à l’est de Los Angeles, tandis qu’à Malibu, ville de stars et de millionnaires en bord du Pacifique en partie évacuée, la surface brûlée était toujours évaluée à 1500 hectares hier matin.Le chef des pompiers du comté de Los Angeles, Michael Freeman, a dit espérer les renforts de soldats du feu venus du nord,de la Californie, mais aussi des États voisins d’Arizona et du Nevada, pour soulager ses hommes épuisés.Malgré l’étendue du désastre, un seul mort est à déplorer, un civil tué dimanche en tentant de protéger une maison des flammes à l’est de San Diego.Une vingtaine de personnes ont été blessées.Hier matin, M.Bush a ordonné le déblocage de l’aide fédérale d’urgence, autorisant l’Agence fédérale pour les situations d’urgence (FEMA) «à coordonner» les secours et l’aide aux populations locales.Dès dimanche, le gouverneur de la Californie, Arnold Schwarzenegger, avait décrété l’état d’urgence, puis mobilisé la Garde nationale et obtenu du Pentagone l’envoi de six avions militaires transformés en bombardiers d’eau.Les incendies, d’une telle am- pleur qu’on peut les voir depuis l’espace, s’inscrivent déjà parmi les plus graves qu’ait connus la Californie, touchée cette année par une sécheresse historique.Provoqués pour certains par la chute de lignes à haute tension, pour au moins un autre par un incendiaire, ils ont été attisés par des vents thermiques venus du désert, fréquents en cette saison mais d’une puissance inhabituelle, jusqu’à 160 km/h en rafales.Fin 2003, au moins 22 personnes avaient été tuées dans la région par des incendies qui avaient détruit 3000 habitations et dévasté quelque 3000 km2.Agence France-Presse Rome — La police antimafia italienne soutient que Nick et Vito Rizzuto dirigeaient de leur cellule un clan de fa mafia canado-ita-lienne qui se livrait au trafic de stupéfiants et au blanchiment d’argent, clan qu’une opération policière a permis de démanteler hier.Douze personnes ont été arrêtées en différents endroits de l’Italie et une autre en France, et des biens d’une valeur de quelque 212 millions de dollars ont été saisis.Des mandats d’arrestation ont également été émis contre sept Italo-Canadiens déjà sous les verrous, notamment à Montréal, selon ce qu’a déclaré fa police antimafia à Rome.Parmi les suspects arrêtés en Italie figurent deux employés de banque qui géraient les actifs du clan en Suisse.Ly Agence des services fronta-' liers du Canada a tenu à faire le point sur les circonstances entourant l’expulsion, lundi, de l’imam montréalais d’origine tunisienne Saïd Jaziri, qui est maintenant de retour en Tunisie.Celui-ci disait avoir été maltraité par les agents canadiens lors du vol l’ayant mené chez lui.Un porte-parole de l’Agence a expliqué que M.Jaziri n’était ni attaché ni menotté durant la première partie de son transport sur un vol nolisé privé, qu’il avait été examiné par un médecin qui l’avait déclaré en bonne santé avant son départ et qu’il était souriant et collaborateur.Cependant, lors d’une escale au Portugal, M.Jaziri a demandé d’aller aux toilettes.Lorsqu’il s’est retrouvé dans un espace public où étaient de nombreux autres voyageurs, l’imam se serait laissé choir au sol, se plaignant à grands cris de douleurs et refusant d’aller plus loin.Le porte-parole de l’Agence a indiqué que les quatre agents qui l’accompagnaient trois hommes et Selon le colonel Paolo La For-gia, de la police italienne, le père et le fils Rizzuto tiraient les ficelles de leur «colonies» italiennes.Le présumé chef de la mafia montréalaise, Vito Rizzqto, âgé de 61 ans, a été déporté aux États-Unis en 2006, où il a fait face à des accusations Bées au meurtre de trois membres de la famille Bonanno, à New York, en 1981.D a écopé de 10 ans de prison en mai dernier, qu’il purge actuellement dans une prison américaine.Son père, Nicolo «Nick» Rizzuto, âgé de 82 ans, a été arrêté en novembre 2005 et doit répondre à 23 chefs d’accusation, allant du gangstérisme à l’importation et l’exportation de stupéfiants.Associated Press et La Presse canadienne une femme, ont alors dû le menotter, le relever et le ramener à bord de l’avion.De retour dans l’appareil, Saïd Jaziri serait redevenu collaborateur et même souriant Il a toutefois recommencé le même genre de manège une fois revenu dans un espace public, cette fois en Tunisie.Les agents canadiens ont alors demandé à un médecin de l’examiner avant de le livrer aux autorités locales et ce dernier n’a remarqué aucune lésion, à l’exception des marques laissées par les menottes.Dans une entrevue téléphonique accordée à Radio-Canada hier matin, M.Jaziri a dénoncé le sort que lui ont réservé les autorités canadiennes.fl a dit n’avoir rien fait pour mériter un traitement qu’il a qualifié de torture psychologique et physique.11 a notamment déploré avoir été privé de tout contact avec l’extérieur pendant des heures avant de monter dans l’avion.Il s’est aussi plaint d’avoir été blessé par les attaches qui le tenaient immobile.La Presse canadienne Le Canada nie les allégations de l’imam Jaziri Évadez-vous maintenant.Hibernez plus tard.Voici notre solde international.LONDRES 24 OCT.2007 - 19 DÉC.2007 24 DÉC.2007 - 7 MARS 2008 BERLINVFRANCFORT MUNICHVDÜSSELDORF' 24 OCT.-11 DÉC.2007 24 DÉC.2007 - 9 MARS 2008 PARIS 24 OCT.- 13 DÉC.2007 24 DÉC.2007 - 9 MARS 2008 ROME 1* MOV.2007 - 30 AVRIL 2008 GENÈVE2 ZURICH2 24 OCT.-11 DÉC.2007 24 DÉC.2007 - 9 MARS 2008 SANTIAGO 24 OCT.-9 DÉC.2007 11 jANV.- S AVRIL 2008 TEL-AVIV 24 OCT -13 DÉC.2007 30 DÉC.2007 - 14 MARS 2008 SHANGHAI BEIJING 24 OCT.-30 MOV.2007 28 DÉC.2007 - 31 MARS 2008 HONG KONG 24 OCT.- 30 NOV.2007 24 DÉC.2007 - 31 MARS 2008 SYDNEY, AUSTR.24 OCT.-6 DÉC.2007 T FÉVR.- 30 AVRIL 2006 209$ 241$ 249$ 294$ 299$ 425$ 499$ 525s 675$ 899$ NASSAU PORT OF SPAIN MEXICO MONTEGO BAY BARBADE 209$ 229$ 239$ 290$ 300s Obtenez des réductions sur l’hôtel, sur la location d’une voiture ou sur des attractions touristiques, et recevez des milles AéroplanMD lorsque vous réservez sur aircanada.com Choisissez librement en ligne ou en appelant votre agent de voyages.Vous pouvez également nous appeler au 1 888 247-2262.Hâtez-vous ! L’offre prend fin le 31 octobre 2007 pour la destination de Londres et le 8 novembre 2007 pour toutes les autres destinations.WORLD AIRLINE AWARDS MERLE U* TRANSPO* (EUR AtRILM STAR ALLIANCE fjf aircanada.com La liberté de voyager à votre façon Un billet acheté auprès du bureau des réservations d’Air Canada coûtera 25$ additionnels par personne, jusqu’à un maximum de 100$ par réservation (non remboursables, taxes en sus).Service aux personnes malentendantes (ATS) : 1 800 361-8071.Destinations Internationales : les billets doivent être achetés au plus tard le 8 novembre 2007.Londres : les billet doivent être achetés au plus tard le 31 octobre 2007.Les tarifs sont basés sur un aller simple et ne sont accessibles qu’à l’occasion de l’achat d’un billet aller-retour.Dernières dates de départ tel qu’indiqué.Les tarifs sont sous réserve de l’approbation du gouvernement Le supplément des frais de carburant n’est pas inclus dans nos tarifs.L’achat à l’avance peut être requis.Destinations soleil: les billets doivent être achetés au plus tard le 8 novembre 2007.Les tarifs sont basés sur un aller simple Les voyages doivent prendre fin le 13 février 2008.Les tarifs sont sous réserve de l’approbation du gouvernement Le supplément des frais de carburant n’est pas indus dans nos tarifs.L’achat à l’avance peut être requis.Destinations internationales et soleil : les taxes, les assurances, les redevances de navigation de NAV CANADA les frais d'aménagement aéroportuaire et le droit pour la sécurité des passagers du transport aérien ne sont pas indus.Les billets sont non remboursables, Les tarifs sont en vigueur au moment de la publication et applicables aux nouvelles réservations seulement Le nombre de places est limité et fonction de la disponibilité.Des restrictions quant aux jours et aux heures peuvent s'appliquer Les tarifs peuvent différer selon les dates de départ et de retour.Un séjour minimal ou maximal peut être requis et d'autres conditions peuvent s’appliquer, À moins d'avis contraire, les vols peuvent être assurés par des appareils d’Air Canada ou d’Air Canada Jazz**.Réservation d'hôtel et location de voiture offertes par notre partenaire de voyages WWTMS."'Air Canada Jazz est une marque de commerce d'AIr Canada."'’Aéroplan est une marque déposée d’Aéroplan, société en commandite.'En collaboration avec Lufthansa, membre du réseau Star Alliance"'."En collaboration avec Swiss International Air Unes, membre du réseau Star Alliance"'.Par un collectif d’auteures Sous la direction de Christine TOUZIN CLAC-SONS Collection de musique au primaire Manuels A et B* 15,50 $ chacun Manuels C et D‘20,75$ chacun Pour renseignement ne ta musique flans les écoles GUÉRIN, odlteur Itde 514-842-34B1 En uenin dans mules les linrairies Les |iri» sont indiqués sous réserve do modilicatinns.,.JIM! Lucie FOURNIER Jean PLAM0ND0N i@ o f 'X m ïfî'f* mm ÿpH IÊ L’ESSENTIEL DES MÉTHODES QUANTITATIUES ^ 308panes-28,60$ Pour les élèves Ou collégial qui n’ont lüiiA isbh 978-2-7601«mis pas de préaiaoies en statistieue.Guérin, editour itéo En uimte dans mutes les HDrairlii 514-842-3481 le prix est indiqué sous réserve do modifie,liions.Jeanne d’Arc ALLAIRE Jeanne d’Arc MERCIER tàM i l m nui COUDRE AUJOURD’HUI ET DEMAIN 258 ptiRcn - 40,50 $ ISBN 978-2-7608-3305-0 514-843-5991 Ut iscitnlqm sont prtssniées de inçon trti déuiiitt si sont nccompagnies dp PiMlaprs iiiusiratinns.En me dans mules ms iiuraines Le prix est indiqué sans réserve do modifications % LE DEVOIR.LE MERCREDI 24 OCTOBRE 2007 A 3 ACTUALITES — stAtivW fcc# j*r Abb*M« —— t tx-nflKe dp Kaülo Villr \Aartf 26 octobre 18h00 4-382-3913 Manon Cornellier La politique des menottes Le discours du Trône en a donné un avant-goût La réponse du premier ministre Stephen Harper à ce même discours a donné le ton.Puis, le premier projet de loi de ce nouveau Fadement le projet C-2 sur la lutte contre les crimes violents, est venu confirmer que les conservateurs souffrent bel et bien d’une obsession sécuritaire.Obsession parce que rien dans ce qu’ils disent n’a de lien avec la réalité.Mais le premier ministre persiste à aborder la chose comme si le Canada était plongé dans une crise grave qui exige une réponse urgente que seule l’irresponsabilité des partis d’opposition empêche.D a tout faux.Les chiffres sont éloquents et ironie du sort, ont été publiés par Statistique Canada à la veille du dépôt du projet de loi.En 2006, le taux de criminalité dans son ensemble est tombé à son plus bas niveau en 25 ans.Pour ce qui est des homicides, les forces policières en ont rapporté 605, soit 58 de moins que l’année précédente.Le taux d’homicide par 100 000 habitants a chuté de 10 %, toujours selon Statistique Canada.En fait ce taux est en déclin depuis le sommet atteint au milieu des années 1970.Le nombre de meurtres commis avec des armes à feu a aussi baissé pour la première fois en quatre ans.Quant à l’opposition, elle n’a rien fait qui justifie de reprendre à zéro l’étude des cinq projets de loi maintenant réunis en un seul.La procédure parlementaire permet de réintroduire tous les projets de loi à l’étape où fis étaient rendus au moment de la prorogation des travaux parlementaires.Trois d’entre eux étaient déjà au Sénat Un quatrième avait été étudié en comité et n’avait plus qu’une étape à franchir aux Communes.Le dernier, celui qui cause le plus de problème aux partis d’opposition, venait tout juste d’arriver en comité et, s’il n’y est pas atterri plus tôt c’est parce que le gouvernement lui-même a tardé à le mettre à l’ordre du jour de la Chambre.Bref, c’est le gouvernement lui-même qui, avec sa manœuvre, retarde l’entrée en rigueur d’une partie de son programme en matière de justice.Et si on se fie aux propos du ministre de la Justice, Rob Nicholson, la semaine dernière, on comprend que les conservateurs le font simplement pour embêter les libéraux et pour faire passer en douce le volet le plus controversé du projet de loi.Or on ne parle pas ici de bâtons de sucette mais de mesures de justice criminelle qui peuvent avoir des effets sérieux.On propose d’imposer des peines d’emprisonnement obligatoires à ceux qui commettent des crimes graves à l’aide d’une arme à feu.On suggère de resserrer les dispositions de mise en liberté sous caution d’une personne accusée (donc pas encore reconnue coupable et toujours innocente jusqu’à preuve du contraire) dans le cas d’un crime grave commis avec une arme à feu.Il est aussi question de faire passer l’âge de consentement à des actes sexuels de 14 à 16 ans, tout en permettant des rapports sexuels entre personnes de 14 ans et plus si l’écart d’âge entre les partenaires ne dépasse pas cinq ans.D y a aussi des dispositions pour réprimer la conduite avec facultés affaiblies par la drogue, même si les tests à cet effet sont jugés peu fiables.Finalement, on veut faire en sorte que les individus ayant commis deux crimes graves et qui en commettent un troisième aient à prouver qu’Us ne sont pas des délinquants dangereux et qu’ils n’ont pas, par conséquent, à être incarcérés pour une période indéfinie.Dans ce cas, on parle de renversement du fardeau de la preuve.Ce ne serait plus à la Couronne de prouver le caractère dangereux de l’accusé mais à ce dernier, avec peut-être de bien maigres moyens, de contrer la prémisse de l’Etat.L’ancien projet de loi à cet effet venait tout juste d’arriver en comité et les partis d’opposition avaient beaucoup de réserve à son sujet.Ils voudraient donc pouvoir l’étudier avant de lui donner leur aval, mais sans retarder le reste des mesures qu’ils ont déjà approuvées.Stephen Harper, lui, a choisi le rouleau compresseur.Encore lundi, il narguait les partis d’opposition.S’ils veulent vraiment que ça bouge en matière de lutte contre la criminalité, ils n’ont qu’à accepter le projet de loi C-2 tel quel et à l’envoyer immédiatement au Sénat.Le premier ministre pense qu’en parlant comme un dur à cuire, il arrivera à intimider ses adversaires et à les faire fléchir.Il agit ainsi parce qu’il n’a aucun autre moyen concret à sa disposition pour leur forcer la main.N’ayant pas de majorité, il ne peut imposer le bâillon.Il sait par contre que les partis d’opposition ont peur de se faire accuser d’être trop tendres face aux criminels, une étiquette impopulaire.Alors, c’est la surenchère au détriment de la raison et des faits.?Le ministre Nicholson et ses collègues ne cessent de dire qu’ils veulent «rendre aux citoyens leurs rues et leurs quartiers», qu’il faut nous protéger contre les prédateurs et les criminels violents.Le Canada a un taux d’homicide de 1,85 par 100 (XK) habitants, comparativement à un taux de 5,69 aux Etats-Unis, un pays où la répression est pourtant à l’honneur.Le Canada devrait y serrir de modèle et pas l’inverse.fi est vrai cependant que là majorité des conservateurs viennent de l’Ouest canadien, où la réalité est bien différente de celle du reste du pays.De Terre-Neuve à l’Ontario, je taux d'homicide oscille ent^e 0,72 (île-du-Prince-Edouard) et 1,71 (Nouvelle-Ecosse).Au Québec, il se situe à 1,22.Dans les quatre provinces de l’Ouest, on observe un taux allant de 2,51 en Colombie-Britannique à 4,06 en Saskatchewan.Les conservateurs donnent priorité à ses mesures pour satisfaire leur base et leurs réflexes sécuritaires.S’ils voulaient vraiment réduire la criminalité, ils s’attaqueraient aussi à ses causes: la pauvreté, les conditions de vie précaires, l’insécurité financière.Mais il est tellement plus facile de nourrir des peurs souvent imaginaires que de s’attaquer à des problèmes complexes avec des solutions nuancées et sans grande rentabilité électorale.mcomellier®ledevoir.com Bilan annuel du Centre jeunesse de Montréal Aimer son enfant assez pour accepter de s’en séparer Des adultes en détresse engendrent des enfants maltraités ARCHIVES REUTERS La DPJ s’occupe des enfants négligés et maltraités, mais qui s’occupe de leurs parents?^¦1 ¥ ' ^S! La santé mentale des parents influence la qualité des soins prodigués aux enfants.Mal soignée, elle peut même mener à de la maltraitance, qui à son tour engendre des problèmes de santé mentale pouvant hypothéquer sérieusement le développement d’un enfant.Gros plan sur un cercle vicieux qui jette une ombre sur le bilan annuel du centre jeunesse de Montréal.LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Arielle a offert à sa fiDe le plus beau cadeau qui soit un foyer sûr, stable et sécuritaire dans une famille d’accueil.Elle la visite maintenant tous les mois et lui parle au téléphone plusieurs fois par semaine.Ce sont là les limites qu’elle s’est imposées pour voir sa fille grandir à l’abri des crises qui la rongent depuis des années en raison de son trouble de la personnalité multiple.«J’ai pris cette décision pour elle, par amour pour elle.Je suis trop malade pour m’en occuper moi-même et elle le sait, elle le comprend.» Arielle n’est pas unique.Plusieurs parents qui ont affaire aux centres jeunesse vivent le même déchirement Le hic, c’est que le réseau de la santé n’est pas outillé pour accompagner efficacement ces malades de Tâme.Cet état de fait transparaît dans les chiffres du dernier bilan du Centre jeunesse de Montréal-Institut universitaire, alors que le nombre d’abus physique et de négligence a grimpé de 12 % en deux ans.Ces chiffres détonnent d’autant plus que l’exercice de 2006-07 a vu le nombre de signalements rester au beau fixe, après des années de croissance continue.Pour le directeur de la protection de la jeunesse du Centre jeunesse de Montréal-Institut universitaire, l’équation est pourtant fort simple.«C’est un cercle vicieux, explique Jean-Marc Potvin, rencontré hier dans ses bureaux de la rue Bélanger.«La toxicomanie et la détresse psychologique sont en hausse dans notre société.Notre hypothèse, c’est que cela se reflète dans nos centres jeunesse.Quand les personnes vivent plus de détresse psychologique et plus de troubles mentaux, il y a plus d’enjunts qui sont victimes d’abus.» Le hic, c’est que si le centre jeunesse a réussi à tisser des liens avec des établissements hospitaliers comme Sainte-Justine ou Rivières-des-Prairies pour accompagner les enfants à sa charge, c’est encore le désert en ce qui a trait aux services offerts aux parents.«Le défi qui nous reste à relever, c’est de faire le pont avec la psychiatrie adulte.Telle qu'on la pratique maintenant, la psychiatrie se concentre sur le patient et oublie le parent.» Dans un monde idéal, le centre aimerait disposer d’outils lui permettant de mesurer systématiquement l’impact d’un trouble mental parental sur le développement d’un enfant «E y a un enjeu de prévention qui n’a pas été fait ici», déplore M.Potvin, qui invite à un changement de culture dans le réseau de la santé.«Quand un enjant grandit dans un milieu où les parents souffrent d’une maladie mentale, ça prend souvent du temps avant qu’il ne soit signalé.C’est souvent l’école qui tire la sonnette d’alarme quand le jeune est devenu dysfonctionnel.On se retrouve avec des jeunes déjà hypothéqués, anxieux, fragiles.» Demander de l’aide Arielle et sa fille de dix ans connaissent trop bien cette histoire.D aura fallu plusieurs crises et un placement à Portage pour que l’enfer ^arrête.«Ma fille a beaucoup souffert de ma maladie.A six ans, elle m’imitait, elle se berçait comme moi, elle parlait en bébé et dormait mal.Son état de santé mentale était clairement affecté par mes crises», raconte Arielle, dont le nom a dû être changé pour préserver l’anonymat de sa fille qui a maintenant dix ans.C’est alors qu’eDe accepte de la placer pour sa sécurité.«Elle venait à la maison les week-ends, mais les crises continuaient.Mes médecins augmentaient les doses, mais ça recommençait.» S’ensuit alors un vrai parcours de combattant foyer de transition, appartement supervisé, puis appartement autonome.ArieDe apprend peu à peu à prendre le dessus.Mais elle sait qu’eDe ne sera jamais capable d’exercer adéquatement son rôle de mère.«Je n’ai pas d’autorité.Je ne sais pas comment départager ce qu’elle fait de bien de ce qu'elle fait de mal.fai décidé d’autoriser le placement jusqu’à ses 18 ans.» Quand eDe a annoncé sa décision au juge, ce dernier l’a félicitée pour son sens aigu de l’altruisme.Cela lui a fait plaisir de voir que quelqu’un comprenait le sacrifice qu’eDe venait de faire.Encore aujourd’hui, eDe n’a que des bons mots pour la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ), qui continue de l’épauler, «f entends souvent critiquer la DPJ, même dans ma propre famille on critique la DPJ, mais si je n’ai qu’un seul conseil à donner aux parents, c’est d’accepter de recevoir de l’aide.Parce que, quand on reste honnête, tout se passe bien.» Le Devoir mmÊi $ ^ | w ' ' WÊIw?W ' - Découvrez une sélection distinguée de costumes et vestons sport provenant des collections les plus réputées D0RMEUIL BOSS BLACK JACK VICTOR ARNOLD BRANT 0DERMARK BUGATTI STONES > j » A 4 LE DEVOIR, LE MERCREDI 24 OCTOBRE 2007 LES ACTUALITES îles de Boucherville Les trois partis déposent ensemble la pétition pour empêcher le développement résidentiel LOUIS-GILLES FRANCŒUR Trois députés, issus de chacun des trois partis représentés à l’Assemblée nationale, ont accompli hier un geste symbolique en déposant chacun le tiers d’une pétition de 20 000 noms de citoyens qui réclament la protection et l’intégration au parc des Desde-Bouchervflle des 24 hectares voisins où un promoteur projette la construction de 2500 unités de logement La pétition en question a été parrainée par Nature-Québec ainsi que par les conseils régionaux de l’environnement (CRE) de Montréal et de la Montérégie.Les trois députés qui ont parrainé ensemble le dépôt de cette pétition sont la libérale Nicole Ménard (Laporte) , la péquiste Marie Malavoy (Paillon) et Tadéquiste Smon-Pierre Diamond (Marguerite-d’Youville).Selon Jean Hubert de Nature-Québec, «même si le promoteur n’a pas encore toutes les autorisations pour réaliser son projet, rien de pourrait l’empêcher de procéder au déboisement du terrain ou à la réalisation de travaux préparatoires.H va sans dire que de tels travaux auraient des conséquences écologiques irréversibles pour le parc national voisin», ce qui incite les écologistes à réclamer une intervention urgente de la ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, line Beauchamp.Cette dernière a reconnu hier que le dossier avait pris une ampleur certaine depuis sa divulgation dans Le Devoir en juin dernier et que la pétition d’hier ajoute un argument de poids au dossier.Par contre, Mme Beauchamp n’a pas voulu en dire davantage, réservant ses recommandations «pour fins de décision, d’abord et avant tout pour ses collègues du cabinet», précisait hier soir son attaché de presse, Philippe Cannon.D’autre part, la ministre Beau-champ et le gouvernement Charest ont été durement pris à partie lors des travaux de la commission parlementaire qui s’est paichée hier sur le projet de Stratégie gouvernementale de développement durable 2007-12.Selon le président de Nature-Québec, M'Michel Bélanger, «l’encre est à peine sèche sur son projet de stratégie de développement durable que le gouvernement s’en éloigne rapidement en retirant à la Commission de protection du territoire agricole le mandat d’examiner le projet Rabaska».Le document d’orientation gouvernemental propose en effet «d’aménager le territoire de jàçon durable et intégrée».Le Devoir Génocide et crimes contre l’humanité La défense de Munyaneza ne commencera pas avant janvier 2008 BRIAN MYLES Désiré Munyaneza ouvre un vaste chantier international pour sa défense: il fera entendre 23 témoins de la France, de la Belgique, de l’Autriche, du Rwanda, des États-Unis et peut-être même du Kenya pour se disculper des accusations de crimes de guerre, génocide et crimes contre l’humanité portées contre lui.Cette défense n’est pas prête de commencer.Un des avocats de M.Munyaneza, Richard Perras, estime que les premiers témoins ne seront pas entendus avant le début du mois de janvier 2008.Mf Perras et son équipe doivent effectuer quatre ou cinq voyages en Europe et au Rwanda afin de rencontrer leurs témoins au cours des prochaines semaines.Selon la liste provisoire fournie hier par M'Perras, la défense veut faire entendre trois témoins en provenance de la France, trois de la Belgique, un de l’Autriche, deux des États-Unis, dix du Rwanda et quatre membres de la famille immédiate de l’accusé.D s’agit, dans la pilupart des cas, soit de civils qui étaient en situation d’autorité au Rwanda au moment du génocide de 1994, soit de simples citoyens rwandais, soit de réfugiés de la préfecture de Butare, où M.Munyaneza aurait commis les viols et assassinats qui lui sont reprochés.D est d’ores et déjà acquis que le tribunal se déplacera de nouveau au Rwanda, au début de 2008, pour la tenue d’une deuxième commission rogatoire après celle de la Couronne.Deux témoins de la défense se trouvent en effet dans l’impossibilité de quitter leur pays.Les huit autres ont cependant exprimé leur intention de venir témoigner à Montréal devant le juge de la Cour supérieure André Denis.Une deùxième commission rc> gatoire de la défense doit aussi avoir lieu en Europe.Question d’économiser coûts, temps et énergie, les deux parties espèrent faire venir les témoins de la France et de la Belgique en Autriche.Pour le moment, l’organisation de cette commission pose des problèmes juridiques.En droit autrichien, les avocats ne peuvent pas poser de questions directes aux témoins; ils peuvent seulement en suggérer au juge d’instruction.Un tel modus operandi ne saurait convenir, a dit hier le juge Denis, qui est tenu de juger la cause selon les principes du droit canadien.Certains juges autrichiens seraient cependant plus conciliants et permettraient aux avocats de poser directement leurs questions.Dans un monde idéal, tous les témoins feraient le voyage à Montréal, mais certains d’entre eux ne peuvent pas se déplacer en raison de leur état de santé ou d’entraves légales à leur liberté de mouvement II reste enco re une possibilité qu’ils puissent témoigner par vidéoconférence.M.Munyaneza est détenu depuis son arrestation, le 19 octobre 2005.Son procès a débuté en mars dernier; il se terminera probablement dans la deuxième moitié de l’année 2008.Il s’accommode de ces délais, a dit son avocat M'Perras.«Cest lui qui risque sa vie.Ce n’est pas une situation idéale, mais il préfère une défense pleine à une défense rapide.» Le Devoir Refuges pour itinérants: l’appel à l’aide n’a pas été entendu GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ Les trois principaux refuges pour hommes itinérants de Montréal tapent du pied.Leur croisade commune entamée il y a 20 mois n’a pas donné les résultats escomptés à ce jour on se trouve aujourd’hui devant une «crise imminente», disent-ils.La Mission Old Brewery, la Maison du père et la Mission Bon Accueil réclament depuis février 2006 un financement accru de Québec, sans quoi ces refuges estiment qu’ils pourraient être obligés de réduire certains des services de survie qu’ils offrent Hier, les organismes ont réclamé une «rencontre de dernier recours» avec le ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard.Selon Geneviève Grégoire, directrice générale de la Maison du père, les rencontres qui ont eu lieu depuis l’an dernier ont donné lieu à beaucoup de tapes dans le dos, mais à peu de contribution au portefeuille.Les refuges fonctionnent actuellement avec un budget commun de 11 millions par année.Via l’Agence de la santé et des services sociaux de Montréal (ASSSM), Québec fournit environ 10 % de ce montant (ce qui correspond à 5 $ par lit par jour), le reste provenant de dons privés.On souhaite que la contribution gouver- lls sont 31 000 à exercer cette profession.Sans compétence, ils ne font pas long feu, tant en institution financière qu'en cabinet ou en pratique autonome.Pour développer leur compétence et demeurer à jour, ils ont l'obligation de participer, sans exception, à un système de formation continue.Ils doivent aussi s'astreindre à des règles déontologiques strictes.Comme celle qui exige qu'ils mettent toujours les intérêts des clients au-dessus de leur propre intérêt ou de tout autre intérêt.C'est clair.Oui, les conseillers en finances personnelles sont compétents.c'est leur seule option C'est le rôle de la Chambre de la sécurité financière de gérer la formation continue obligatoire et aussi de veiller au respect des règles.Un syndic complètement indépendant enquête sur toutes les plaintes et un comité de discipline sanctionne les manquements, s'il y a lieu.Tout n'est pas parfait, c'est évident, mais les 31 000 membres tiennent à leur réputation, et la Chambre de la sécurité financière s'assure que la compétence soit au cœur de leur pratique.Parce que la compétence, c'est votre meilleure protection.Chambre de la SÉCURITÉ FINANCIÈRE 1 800 361-9989 www.chambresf.com nementale soit augmentée à 30 % (soit 3,7 millions de phis).Les refuges manquent d’à peu près tout, dit Mme Grégoire: des rasoirs, du dentifrice, de la mousse à raser, des vêtements, des matelas, du personnel qualifié pour intervenir.«Les dons privés sont très précaires, d’autant plus que ce n’est pas une cause “noble” pour bien des gens, explique Geneviève Grégoire.On ne peut jamais planifier à moyen terme, ce qui empêche aussi de garantir les services.» Sans argent supplémentaire, les administrateurs des trois refuges disent qu’ils devront bientôt prendre des «décisions difficiles».Lesquelles?Ce n’est pas encore déterminé, mais on parle de 400 lits d’urgence en péril.Présente-ment, sur un total de 1028 lits, 548 sont réservés pour ces services d’un soir.Du côté du ministère, on mentionne que «la porte n’est pas fermée» pour «entendre leurs doléances», selon l’attachée de presse de M.Couillard, Isabelle Merizzi.«Nous ne sommes pas contre l’idée de financer davantage», dit-elle, en rappelant toutefois que les demandes sont nombreuses dans le secteur de Titinérance.Même son de cloche à l’ASSSM, où, malgré «un écart important entre ce que les refuges demandent et ce qu’on peut offrir», un terrain d’entente demeure possible, dit Normand Lauzon, directeur de la gestion des réseaux.Le Devoir Investir dans la modernisation des centrales thermiques LOUIS-GILLES FRANCŒUR Selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), il faut augmenter l’efficacité énergétique des centrales thermiques qui, présentement, gaspillent une grande part des précieuses ressources énergétiques de la planète.Dans un rapport publié hier et intitulé Fossil Fuel-Fired Power Generation, TAIE constate qu’une grande partie des centrales thermiques dans le monde affichent des taux d’efficacité énergétique de 30 %: en somme, 70 % de l’énergie que contient le charbon, le pétrole ou le gaz qui les alimentent file directement à l’atmosphère et ne sert aucunement à produire de l'électricité.Or, présentement, les nouvelles centrales thermiques au charbon pulvérisé peuvent atteindre un taux d’efficacité voisin de 45 %, ce qui permet de produire 50 % plus d’éleetrid-té du même combustible qu’avec les vieilles centrales.Avec les centrales au gaz à cycle combiné, Le où on récupère la chaleur de la turbine à gaz pour chauffer de l'eau et actionner une autre turbine, le taux d’efficacité énergétique dépasse aujourd’hui 50 %.Les promoteurs privés qui voulaient construire la centrale du Suroît affirmaient même dépasser le seuil de 55 %.Le remplacement ou la modernisation de ces centrales doit faire l’objet d’une stratégie globale dans chaque pays, estime TAIE, ce qui réduirait de façon importante les gaz à effet de serre (GES), souvent la plus grande source nationale d’émissions.En Chine, actuellement, on construit l’équivalent d’une centrale thermique au charbon de 500 MW par semaine mais on ne remplace pas les plus vieilles.Le Devoir i LE DEVOIR, LE MERCREDI 24 OCTOBRE 2007 a a LES ACTUALITÉS Cinq projets-pilotes pour réduire le temps de réponse des ambulanciers LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Dans le milieu des soins pré-hospitaliers, le temps de réponse est le nerf de la guerre.Mais dans un territoire aussi vaste et aussi diversifié que le Québec, ce défi nécessite une souplesse que le réseau n’a pas.Qu’à cela ne tienne, le rapport Gauthier déposé hier entend moduler les formules existantes afin de mieux les coller à la réalité des patients.Voilà une petite révolution qui devrait sonner le glas des horaires de faction, qui perdurent dans plus d’une cinquantaine de zones rurales et semi-urbaines du Québec.Techniquement, cette petite révolution devra toutefois passer la rampe des projets-pilotes avant de recevoir le feu vert du ministère.Dans son rapport, le comité présidé par Gilles Gauthier en suggère cinq qui ont tous été retenus par le ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard.Ce dernier a d’ailleurs choisi de faire sienne chacune des recommandations du groupe mandaté pour revoir le déploiement des services ambulanciers sur le territoire.Mieux, il a dégagé les dix millions de dollars nécessaires à leur déploiement En tout cinq régions seront sollicitées: Chapais-Chibougamau, Saguenay-Lac-Saint-Jean, Donna-cona-Saint-Marc-des-Carrières-Jacques-Cartier, Baie-Comeau et Paspébiac-New Rich-mond-Carleton.Là-bas, tous les horaires de faction devront être convertis, à quelques exceptions près, précise le comité.Ainsi, les ambulanciers concernés ne seront plus en attente chez eux, parfois jusqu’à 24 heures sur 24 pendant sept jours consécutifs.Us travailleront plutôt par bloc de 12,10 ou 8 heures à bord de l’ambulance.Comme ils n’auront plus à se déplacer pour aller à la caserne, leur temps de réponse diminuera de quatre à six minutes sinon davan- tage, estime le rapport Gauthier.Ce changement permettra aussi un meilleur déploiement des ambulances sur le territoire, ce qui devrait «réduire le temps de réponse de une à quatre minutes additionnelles», lit-on dans le rapport Tout cela est de la musique aux oreilles du Rassemblement des employées4echni-dens ambulanders du Québec (RE-TAQ-CSN).«Notre seule déception, c’est de voir que le projet-pilote commencera très tard à Baie-Comeau, a çommenté son président, Deano Emond.Mais, en même temps, on comprend qu’il va falloir ouvrir des postes et on est content de voir que le ministre a prévu des montants pour la formation d’ambulanciers supplémentaires.» A cet égard, le rapport Gauthier est formel: «Toute transformation ou ajout d’horaires aura un impact direct sur la demande de main-d’œuvre.» Une mise de fonds ponctuelle de 756 000 $ pour la formation de nouveaux techniciens ambulanciers a donc été prévue par Québec, qui ne dit mot quant à la suite des choses si jamais la réforme devait être officiellement lancée au terme de cet exerdce.Pour l’instant, les cohortes en techniques ambulancières compteront sur 72 places de plus.Mais ces changements, qui passent aussi par l’adoption d’une nouvelle formule mieux à même d’évaluer l’adéquation entre la demande et l’offre, ne devront pas rester lettre morte, prévient le RETAQ.«On aimerait que le comité poursuive son travail dans le même esprit.Mais, que cela s’avère ou non, on sera là pour vejller au grain», a promis hier M.Emond.La corporation Urgences-santé fera de même, pour laquelle la planification de main-d’œuvre reste un enjeu majeur.Quant à la Corporation des services d’ambulance du Québec (CSAQ), elle n’a pas souhaité commenter ce rapport Le Devoir Rectorat de TUQAM Corbo seul en lice C LAI RAN D R É E CAUCHY Tout indique que Claude Corbo deviendra le nouveau recteur de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), à moins d’un étonnant revirement de situation.Seule la candidature de celui qui a déjà présidé aux destinées de l’université de 1986 à 1996 sera en effet soumise à la consultation de la communauté universitaire.Les différents groupes de la communauté universitaire pourront se prononcer en faveur ou non de la candidature de Claude Corbo, actuellement professeur en science politique, entre le 29 octobre et le 9 novembre.Le comité de sélection analysera les résultats et fera une recommandation au conseil d’administration du 20 novembre.D peut en théorie faire appel à des candidats qui n’auraient pas déposé leur candidature, mais le scénario semble peu probable étant donné qu’il n’a pas jugé bon de le faire jusqu’à présent Dans son «plan d’action pour TUQAM», M.Corbo a exprimé son souhait de voir la communauté universitaire lui donner «un mandat clair» pour prendre les moyens nécessaires afin de redonner une santé financière à l’établissement et «défendre avec force l’autonomie de TUQAM».Dans son document M.Corbo analyse la difficile situation financière dans laquelle l'UQAM est plongée et réfute sans ambages l’argumentaire jusqu'à présent défendu par la rectrice par intérim, Danielle Laberge, voulant que l’université est avant tout victime de son sous-financement.Il souligne que les finances de l’université allaient très bien jusqu’aux aventures immobilières entreprises en 2005-06.«Notre université doit s’employer à retisser [le] lien de confiance avec tous ses partenaires.Ce n’est pas d'abord en criant au sous-financement que nous y parviendrons: au mieux, notre cri sera couvert par la voix des autres universités qui expriment la même revendication; au pire, cela nous vaudra l’accusation de gaspiller des fonds publics», écrit M.Corbo.D estime plutôt que l’UQAM doit «mettre sa maison en ordre et faire la preuve qu’elle gère ses actions, ses projets et ses ressources d’une manière optimale et inattaquable».Le Devoir Financement des écoles privées Une étude vient conforter le gouvernement dans sa position Ne plus financer le privé serait payant à condition que les élèves ne rejoignent pas massivement le secteur public CLAIRANDRÉE CAUCHY Le gouvernement du Québec n’a pas l’intention de diminuer le financement public des écoles privées, comme le réclament depuis plusieurs années divers intervenants du monde de l’éducation.Etude éconoipique en main, le ministère de l’Education considère qu’il ne sert à rien d’ouvrir le débat sur le financement de 60 % alloué aux écoles privées.Selon une recherche, réalisé,e pour le compte du ministère de l’Education, l’abolition du financement public de l’école privée ou sa réduction de moitié pourrait engendrer des économies seulement si les parents étaient en général peu sensibles aux variations de la facture des écoles privées.Si les parents réagissaient fortement aux hausses de droits de scolarité et transféraient donc leurs enfants au secteur public, l’État pourrait cependant devoir débourser davantage pour assumer leur scolarisation dans le réseau des commissions scolaires.Or, selon le rédacteur du rapport, les parents québécois «pourraient démontrer une assez grande sensibilité suite à une variation éventuelle des frais de scolarité».«On voit à la lecture de l’étude que le secteur privé répond à un besoin réel», explique Jean-Pascal Bernier, l’qttaché de presse de la ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne.M.Bemier a précisé que le gouver- JACQUES GRENIER LE DEVOIR WM ||SH nement n’avait aucunement l’intention de relancer le débat sur le financement de l’école privée.Selon la sensibilité des parents au coût (le taux d’élasticité, en langage économique), l’abolition des subventions publiques au réseau privé pourrait se traduire soit par une économie de 142 millions, soit par des dépenses supplémentaires de 138 à 351 millions.Selon la même logique, la réduction de moitié de la subvention étatique pourrait entraîner une économie de 110 millions ou une dépense supplémentaire pouvant aller jusqu’à 195 millions.Toujours selon la réaction des parents à une hausse des coûts, la diminution du financement public de l’école privée pourrait se traduire par la fermeture d’établissements privés dans plusieurs régions.Des études lancées à la sauvette Cette étude sur le financement de l’école privée fait partie d’une série de quatre recherches transmises à la ministre de l’Éducation le 22 juin dernier et rendues publiques vers 16 heures hier, sans tambour ni trompette.Outre les subventions accordées au secteur privé, on y évalue également des scénarios d’augmentation de la taxe scolaire, d’abolition ou de hausses des droits de scolarité à l’université, ainsi que les incitations fiscales offertes ailleurs dans le monde pour les entreprises qui investissent en éducation.Pour ce qui est des droits de scolarité à l’université, le rapport nous apprend qu’une hausse des droits de scolarité au niveau de la moyenne canadienne (soit 5046 $) se traduirait par une diminution de près de 10 % du nombre des étudiants à l’université.A l’autre bout du spectre, l’abolition pure et simple des droits de scolarité entraînerait une augmentation de près de 8 % du nombre des étudiants universitaires.Les projections économiques démontrent par ailleurs,qu’il en coûterait 153 millions à l’État québécois pour offrir l’université gratuite.L’étude n’a pas évalué spécifiquement le dégel des droits de scolarité annoncé le printemps dernier par le gouvernement Cha- rest, qui correspond à une hausse de 30 % sur cinq ans.Selon les scénarios projetés, on peut cependant déduire que cela se traduirait pari une diminution de la clientèle étudiante oscillant de 0,11 % à 2,52 %.,; Au cabinet de la ministre de UÉ ducation, on en déduit que le niveau des droits de scolarité ire-fluence peu la décision de poursuivre des études.r La Fédération étudiante univen sitaire du Québec s’insurge contre le fait que la ministre a attendu si longtemps avant de rendre public?ces documents, qu’elle avait pourtant en main six jours avant d’offr cialiser l’annonce du dégel des droits de scolarité.La série de recherches explorait également la perspective d’acr croître les incitations fiscales aux entreprises pour qu’elles investissent davantage en éducation.Au cabinet de la ministre Michelle Courchesne, on précise que la recherche alimentera les réflexions déjà en cours à ce sujet au sein des ministères des Finances et de l’Éducation.D en va de même pour la réflexion sur la taxation scolaire> qui fera l’objet de discussions dans un comité réunissant les représentants des commissions scolaires et ceux du ministère de l’Éducation.On peut consulter le rapport synthèse et les quatre étpdes dans le site du ministère de l’Éducation: http://www.mels.gouv.qc.ca/sec-tions/modesFinancement.Le Devoir Lutte contre le terrorisme Le gouvernement Harper réintroduit des mesures controversées JIM BRONSKILL Ottawa — Le gouvernement conservateur a présenté un projet de loi pour remettre en vigueur deux composantes de sa loi antiterrorisme qui sont venues à échéance plus tôt cette année.Le projet de loi, qui a été déposé devant le Sénat hier, permettrait de nouveau aux policiers de procéder à l’arrestation préventive de tout individu soupçonné de s’apprêter à commettre un attentat terroriste.D imposerait aussi à toute personne disposant d’informations pertinentes pour une enquête sur un attentat terroriste, passé ou futur, de comparaître devant un juge.Le projet de loi comprend aussi de nouvelles mesures de protection, en réponse aux critiques selon lesquelles ces mesures, entrées en vigueur en 2001, n’étaient pas suffisamment précises.Ces mesures étaient assujetties à une disposition de réexamen et sont venues à échéance le Tr mars.Des comités distincts de la Chambre des communes et du Sénat ont mis des mois à réviser la Loi antiterroriste, qui avait été adoptée dans la fondée des attentats terroristes du 11 septembre 2001 aux États-Unis.Ce projet de loi permet au gouvernement d’apposer l’étiquette de terroriste à des individus et à des organisations, ainsi que d’imposer des pénalités sévères à tout individu qui participe à leurs activités ou vient en aide aux membres de ces groupes.Le projet de loi présenté hier se concentre sur les deux mesures qui ont expiré en mars, quand la Chambre des communes a décidé de ne pas les prolonger.Ces mesure seraient rétablies, mais avec de nombreuses modifications.Les policiers qui demandent une audience d’enquête relativement à un attentat terroriste passé devraient ainsi démontrer à un juge que des efforts raisonnables ont été déployés pour obtenir l’information d’une autre manière.La loi comprenait déjà cette mesure de protection, mais uniquement pour les attentats futurs.La loi demande aussi au procureur général du Canada d’expliquer périodiquement, raisons à l’appui, si le pouvoir de convoquer une audience d’enquête doit être maintenu.De plus, les deux mesures seraient de nouveau assujetties à une disposition de réexamen dans cinq ans.Le ministre fédéral de la Justice, Rob Nicholson, a défendu le retour des audiences d’enquête, en dépit d’une recommandation contraire du comité de la Chambre des communes qui s’est penché sur la Loi antiterroriste.«Je crois que la loi stipule très clairement que ce sont des outils de dernier recours et que les policiers doivent maintenant complètement démontrer à un juge, dans chaque cas, qu’ils ont épuisé tous les recours, qu’ils ont tout tenté», a dit M.Nicholson hier.Le porte-parole libéral en matière de justice, Ujjal Dosanjh, a rejeté la possibilité de voir le projet de loi de nouveau diviser son parti.Le PLC s’était difficilement entendu, plus tôt cette année, sur la pertinence de prolonger les deux mesures.«Nous aurons un débat calme mais complet au sein du caucus.Nous avons un esprit ouvert.Et nous en viendrons à une conclusion, a dit M.Dosanjh./e crois que ce ne sont pas les mêmes mesures que celles qui ont été rejetées par la Chambre [des communes] à l’époque.Ce sont des mesures différentes, qui ont été modifiées, et certains des changements sont positifs.C’est dans ce contexte que nous allons les examiner.» La Presse canadienne Le Bloc exige des excuses Ottawa — Le Bloc québécois a réclamé hier, en vain, des excuses à la ministre du Patrimoine canadien et de la Condition féminine, Josée Vemer, l’accusant de «chantage» auprès des groupes de femmes.Selon la députée bloquiste Nicole Demers, la ministre a tenu des propos «méprisants et insultants» à l’égard d’une douzaine de groupes de femmes.«La ministre a tenu des propos mesquins en faisant des menaces et du chantage auprès des groupes de femmes», a lancé Mme Demers, réclamant à deux reprises des excuses à Mme Vemer.Dans une lettre ouverte parue dans des journaux de lundi, la ministre Verner défendait les actions du gouvernement conservateur en matière de financement des programmes pour les femmes.«Je suis surprise que les représentantes de certains organismes qui reçoivent notre appui financier critiquent si injustement notre soutien à la cause des femmes», écrivait la ministre.Mme Verner réagissait à une; lettre ouverte des groupes de femmes qui exprimaient, la semai-’ ne dernière, leur déception devant le peu de place fait à la défense des droits des femmes dans le discours du Trône.Aux Communes hier, la mi-; nistre ne semblait pas encline à faire amende honorable, comme le-souhaitait le Bloc.La Presse canadienne ; EN BREF De la poudre pour l’avocat Le témoin-repenti André Bernier avait l’habitude de payer un de ses avocats en cocaïne car le professionnel du droit en était «un gros consommateur», a-t-il dit hier, lors du procès pour gangstérisme et entrave à la justice intenté contre Benoît Cliche.Une ordonnance de non-publication force les médias à taire le nom de cet avocat, que M.Bemier a tenté de pié- ger lorsqu’il a offert sa collaboration aux policiers, à partir de mars 2002.Chose certaine, il ne s’agit pas de l’accusé, qui est lui aussi un avocat.Bernier, un trafiquant de cocaïne de Mont-Laurier, travaillait sous les ordres de Steven Bertrand, une relation d’affaires des Hells Angels dont Mr Cliche était l’ami et l’avocat Bernier a retourné sa veste en 2002 car il craignait d’être tué par ses acolytes du monde interlope.Il a signé un contrat d’une valeur de plus de 675 000 $ pour enquêter sur une 592pages-36$ ISBN978-2-7608-53096 ni Michel DAVID QRAlYimAIRE FRANÇAISE DU 3» HIHLÉHftlBE une grammaire simple, efficace, complète et originale cinquantaine de membres ou associés des Hells Angels.Il a reçu à ce jour une somme de 403 900 $, en plus d’allocations de dépenses de 1500 $ par çemaine pendant près d’un an.L’État a déboursé en outre 400 000 $ pour assurer sa relocalisation et sa protection.Bernier n’a jamais revu sa femme, ses enfants et ses petits-enfants depuis qu’il vit sous la protection de la police.Son contre-interrogatoire prendra fin aujourd’hui.- Le Devoir éam 1 1 Sm 'f»» Par un collectif d'auteurs Directeur lit 1* collection Stéphane VALIQUETTE, SJ.LE CHRISTIANISNIE ISBH 978-2-7801-13B9-1 (08 DBDBS) x'" * LE JUDAÏSME ISBN 878-2-7801-1SB9-6 (82 88888) L'ISLAM 1 ISBH 878-2-7601-1408-7 (84 88088) LE BOUDDHISME ISBH 878-2-7801-1898-2 (78 paOBS) L'HINDOUISME ISBH 978-2-7801-1405-0 (80 08888) 9,60$ chacun COLLECTION LES ORANDES RELISIONS François Gendron avocat LL.L., M A., Ph.D.Montréal 514.845.5545 POUR VOUS TIRER DEM MARRAS LIDEC inc.514-843-5991 En uente Hans mules les lihraines Lo prix est indiquo sous résurvu do modifications LE DEVOIR, LE MERCREDI 24 OCTOBRE 2007 A 6 LE MONDE Ankara menace l’Irak de mesures de rétorsion Bagdad s’engage à aider la Turquie contre les Kurdes Le PKK est interdit de séjour en Irak FAITH SARIBAS REUTERS Istanbul a été le théâtre d’une grande manifestation hier pour protester contre le PKK.*¥.! t Bagdad — Face aux menaces d’une action unilatérale d’Ankara, l’Irak s’est engagé hier à aider «activement» la Turquie à réprimer la guérilla kurde réfugiée dans les montagnes du Kurdistan irakien.Comme première mesure, l’Irak a interdit les activités du Parti des travailleurs du Kurdistan sur son sol.«Le PKK est une organisation terroriste et .nous avons pris la décision de fermer ses bureaux et de lui interdire d’agir sur le sol irakien», a annoncé le premier ministre irakien, Nouri al-Maliki, à Tissue d’un entretien avec le ministre turc des Affaires étrangères, Ali Babacan.«J’ai assuré au ministre que le gouvernement irakien aiderait activement la Turquie à vaincre cette menace.Nous sommes convenus qu’il nous fallait brendre une position commune pour lutter contre le terrorisme», a déclaré le ministre irakien des Affaires étrangères, Hochiyar Zebari, après un entretien à Bagdad avec son homologue turc, Ali , Babacan.«Nous n’autoriserons aucune entité, y compris le PKK, à empoisonner nos relations bilatérales», a-t-il ajouté., ' La Turquie, résolue à éliminer les rebelles séparatistes kurdes réfugiés en Irak, a affirmé lundi qu’elle voulait épuiser tous les recours diplomatiques avant tie lancer une opération militaire au-delà de sa fron-' tière, comme le parlement Ty a autorisé.! Alors que près de 100 000 soldats turcs sont ras-' semblés le long de la frontière irakienne, le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a mena-èé hier l’Irak de sanctions économiques sous la forme de restrictions à l’exportation si Bagdad ne coopère pas pour éliminer les bases rebelles kurdes implantées dans le nord de l’Irak, a indiqué l’agence Anatolie depuis Londres.L’Irak «doit coopérer pour combattre le terrorisme»,, a déclaré M.Erdogan à l’adresse d’un parterre d’hommes d’affaires britanniques rassemblés dans un hôtel londonien.Il a affirmé que le pays voisin «abuse de la bonne volonté de la Turquie».Selon le chef du gouvernement turc, Ankara pourrait sanctionner l’Irak en réduisant les exportations de produits de première nécessité vers le pays voisin.Il a cité l’énergie électrique, Teau, les produits alimentaires, l’électroménager et le matériel électronique.«Actuellement, nous attendons, mais l'Irak doit savoir que nous sommes en mesure d’utiliser quand nous voulons le mandat [du parlement d’Ankara] qui auto- rise me opération transfrontalière», a dit Erdogan lors d’une conférence de presse conjointe tenue avec son homologue britannique, Gordon Brown.Erdogan subit la pression de l’opinion publique et de Tétat-major turcs, excédés par la mort d’une quarantaine de soldats aux mains du Parti des tra- vailleurs du Kurdistan au cours du mois écoulé.Dans une série d’accrochages survenus en fin de semaine, une douzaine de soldats turcs ont encore été tués par le PKK Les images des obsèques des militaires ont été largement diffusées et des manifestations antikurdes ont eu lieu dans plusieurs villes du pays.Le président américain, George Bush, a exprimé sa «profonde préoccupation» au sujet des attaques lancées par le PKK et il a fléclaré que le président turc, Abdullah Gül, et les Etats-Unis continueraient d’exhorter le gouvernement irakien à intervenir contre [es rebelles, a déclaré la Maison-Blanche.Les Etats-Unis et l’Irak s’efforcent de convaincre la Turquie de renoncer à une opération militaire au Kurdistan, province irakienne dotée d’une grande autonomie.La région est par ailleurs Tune des rares de l’Irak à être restées relativement stables depuis l’invasion américaine de 2003.Dans un communiqué transmis dans la soirée de lundi au bureau de Reuters à Bagdad, le PKK se dit prêt à «tendre la main» et à «dialoguer».«Mais si la Turquie continue à se montrer hostile à l'égard du peuple kurde, nous nous défendrons et nous défendrons notre peuple», ajoute-t-il.La Turquie estime à 3000 le nombre de combattants du PKK en Irak.Selon Ankara, Tarmée américaine en Irak pourrait, si elle le voulait, capturer les dirigeants du mouvement et couper ses voies d’ap-provisionnement.Pour Washington, il convient toutefois de ne pas déstabiliser la région et de ne pas nuire au gouvernement local en donnant l’impression qu’il soutient les Turcs contre ses concitoyens kurdes.En plus des 100 000 soldats massés à la frontière irakienne, Ankara a envoyé des chars, des chasseurs F-16 et des hélicoptères d’assaut Un journaliste de Reuters a rapporté avoir vu des camions transportant des pièces d’artillerie et d’autres armements en direction de la frontière et il a entendu des tirs d’artiUerie nourris dans les montagnes de la province de Sirnak.Agence France-Presse et Reuters Téléphone : 514 985-3322 Télécopieur : 514 985-3340 LES PETITES AHONCES Courriel : petitesaxmonces@ledevoir.com LES PETITES ANNONCES DU LUNDI AU VENDREDI DE IH30 A 17HOO Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l’édition du lendemain.Téléphone: 514-985-3322 Télécopieur: 514-985-3340 petlte8annonces@ledevolr.com Conditions de paiement : cartes de crédit AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s’il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s'y serait glissée.11 DT.VOll! ne serîî pas responsable des erreurs répétées.Merci de votre attention.MOTS CROISÉS 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 /¦ ¦ H ¦ HORIZONTALEMENT 1.Mouche du vinaigre.2.Avenant - Avoir la hardiesse.3.Département français -Entre la main et le cou.4.Répertorier - Balle qui fait le point.5.Commun - Elle fit meuh - Chemin de roulement.6.Désigner par un titre -Le matin.7.Extrêmement - Rendu moins honorable.8.Notion - Qui lui appartient - Élément de jeu.9.Lichen filamenteux - Se dit d’un hareng.10.Électronvolt -Vadrouille - Cime d’une montagne.11.Brisés - Garnit un voilier.12.Suffixe - Trouble -Division du temps.VERTICALEMENT 1.Punch au rhum blanc -Mèche de poils.2.On peut les braiser -Étain - Poils doux.Préparations culinaires - Il consolide.Robe - Père de l’Église.Excès pondéral - De Haute-Écosse.Pluriel - Se racler la gorge.Appelé - Le moi.8.Coffrés - Rigolé.9.Elle a été votée - De la nature du sable.10.Action d’expérimenter - Engrais azoté.11.Querelle bruyante.12.Inventé - Coeur de miche - Assassiné.123456789 101112 Ni y_ À 1 2 3 10 11 12 ______________________ 0669 SOLUTION DU DERNIER NUMÉRO (J nnrannn ¦ onnn mn un mEinH rararanninnranH LPiran ranrannni nnrunn nmn nn ¦nrannn mn Mini riMiin 1 PROPRIETES A VENDRE BOUCHERVILLE MAISON PATRIMONIALE 2 chambres.Face et accès au fleuve.Sans agent.Prix: 269 000$.450 655-7309 DEUX-MONTAGNES, 430,8e ave.3 + 2 c.c.5 éleclros, libre, piscine gar.stab 210 000$ 514386-7549 CONDOMINIUMS El COPROPRIÉTÉS QUEBEC STE-FOY 1315 p.c.Verre -Bourg.8e.Sud-Ouest.2 min Université.Cégep.Halles.Tout vitré.Bois franc (chêne) et céram.2 c.c.2 sdb.Rangements.Verrière, Balcon.Stat.intérieur.Pisc.exl.chauflée 239 000$.Par proprio 418 6 51-8353 AUCUN AGENT.MAISONS DE CAMPAGNE “À VENDRE’" À 2 heures de Montréal, à 45 min de Québec.Calme.418 453-3055 www.maisons-de-campagne.ca Accès direct: MC006018 EERMES, FERMETTES, MES LANAUDIÈRE, ÉRABLIÈRE, 65 arpenls, bcrd lac,(450) 835-2034 (450)886-5585,(450)9158505 TERRAINS BORD DE LAC, TERRAINS DANS LANAUDIÈRE grands, boisés, IhdeMti.Pleine nature.450 835-2034 450 8855585 450 9156505 ESTRIE - St-ÉUenne de BOLTON.Boisés en montagne, 3,4 et 5 acres.3 avec ruisseaux et vue.Site enchanteur.Prix réduit! 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Complexe funéraire Urgel Bourgie, 3955 Côte-de-Liesse, angle Ste-Croix, Ville St-Laurent Urgel Bourgie (514) 735-2025 Consultez le registre à sa mémoire www.urgelbourgie.com le vendredi 26 octobre, de 9 heures à 11 heures.Une liturgie de la Parole sera célébrée à 11 heures, en la chapelle du complexe.Prière de ne pas envoyer de fleurs.Mollet, Pierre 1920-2007 Baryton de réputation internationale, figure dominante de l'art lyrique au Québec, Pierre Mollet est décédé, à Montréal, le 22 octobre dernier.Il laisse dans le deuil son épouse Suzanne Blondin, son fils David (Barbara Anctil) de même que Claudine Vellones (première épouse) et ses enfants Emmanuel (Geneviève Mercier), Isabelle (Alec Martin-Achard) et Agnès (Sandro Cometta), sa sœur Micheline Mollet (François Borel), ses petits-enfants Frédéric, Nicolas, Florence, Patricia, Clara, Cécile, sa belle-famille, ainsi que de nombreux amis.Un hommage lui sera rendu le dimanche 28 octobre de 14 à 18 heures et de 19 h 30 à 20 heures, suivi d’un sen/ice funéraire en la chapelle Oulremont du : Complexe funéraire Mont-Royal 1297 chemin de la Forêt y Outremont Tél : 514-279-6540 Au lieu de fleurs, nous vous invitons à offrir vos dons à la Fondation Wilfrid Pelletier pour la «Bourse Pierre Mollet».>ur publication section décès ID.necrologie@lememoriel.com 2190, rue Mont-Royal Est Montréal (Québec) HzH 1X3 (514) 525-n49 i,” * Télécopieur : (514) 525.7999 www.lememorieUom Tous les Jours de 10 h 30 A18 h 30 Ccnbralde Donnez.On peut faire plus encore.t LE DEVOIR, LE MERCREDI 24 OCTOBRE 2007 A 7 LE MONDE KEVIN IAMARQUE REUTERS George W.Bush a prononcé un discours hier à l’Université de la défense nationale.I ^ ;N'VrIUNAI.I 4 ‘•’VfUHMn Les démocrates relancent leurs attaques contre Bush Washington — Les démocrates, qui ont systématiquement échoué dans leurs tentatives d’en finir avec la guerre en Irak, relancent leurs attaques contre George W.Bush, qu’ils accusent de détourner l’argent nécessaire aux pauvres et aux malades pour financer le conflit Le Parti démocrate, qui détient la majorité au Congrès, a accusé hier le président américain de se tromper de priorités en réclamant une rallonge budgétaire pour les opérations militaires en Irak et en Afghanistan en 2008.Hillary Clinton, sénatrice de New York et candidate à l’élection présidentielle, a indiqué dans un communiqué qu’elle ne voterait pas pour cette rallonge, sauf si elle s’accompagne d’un début de retrait des troupes américaines.«L’escalade pratiquée par le gouvernement Bush en Irak n ’a pas abouti à la réconciliation politique, et nos troupes sont toujours au milieu d'une guerre civile.Je ne peux et ne veux soutenir le financement d’une loi qui ne prévoit pas un début de retour de nos troupes», écrit-elle.«À moins que le gouvernement ne change de cap en Irak, je voterai contre la demande de rallonge», poursuit-elle.M.Bush a formellement demandé lundi, au Congrès, 42,3 milliards supplémentaires, qui s’ajoute à une rallonge de 147 milliards pour l’année fiscale 2008, commencée le 1" octobre.Avec ces 189,3 milliards et d’autres demandes annexes placées sous le libellé de la «guerre contre le terrorisme», le collectif budgétaire soumis par M.Bush s’élève désormais à 196,4 milliards.«D’une main, le président demande près de 200 milliards de dollars de notre argent pour l’Irak, a déclaré Robert Menendez, sénateur démocrate.De l’autre, il met son veto à une loi qui bénéficierait aux hôpitaux, à l’éducation des jeunes enfants, à la sécurité des travailleurs, à la recherche contre le cancer», a-t-il ajouté.La stratégie des démocrates semble de plus en plus consister non pas à tenter de mettre fin à la guerre — les leaders démocrates reconnaissent que cela paraît politiquement presque impossible — mais à mettre sur la sefiette les parlementaires républicains dans la perspective des élections de 2008.«Alors que nous nous approchons des élections de novembre 2008, nous pensons que beaucoup de sénateurs républicains vont devoir réfléchir et décider s’ils veulent voter pour le changement», a indiqué Dick Durbin, sénateur démocrate.Le président Bush a pour sa part mis au défi les démocrates d’approuver la rallonge budgétaire «le plus vite possible».«Je sais que certains au Congrès sont contre la guerre et cherchent les moyens de manifester cette opposition, [.] mais ils doivent veiller à ce que nos soldats aient ce qu’il faut pour réussir.Nos hommes et nos femmes sur le front ne doivent pas se retrouver pris au milieu des querelles partisanes de Washington», a-t-il dit Sur les 42,3 milliards supplémentaires réclamés, 14,1 milliards serviraient à protéger les soldats contre les engins explosifs artisanaux, qui causent la majorité des pertes en Irak, et contre les tireurs embusqués, selon la Maison-Blanche.Le sénateur Durbin a reconnu que, en dépit de la nouvelle stratégie démocrate, il doute que son parti puisse forcer M.Bush à changer sa tactique.«S’il s’agit de transférer d’énormes sommes du budget de la guerre en Irak à des priorités intérieures, je ne pense pas que le président sera prêt à le faire», at-il dit dans un point de presse.Agence France-Presse La France donne son feu vert aux tests d’ADN pour les immigrés Les opposants à cette mesure espèrent désormais une censure par le Conseil constitutionnel Paris — Le Parlement français a donné hier son feu vert au controversé projet de loi voulu par Nicolas Sarkozy sur la maîtrise de l’immigration et à son dispositif controversé sur les tests d’ADN dans le cadre du regroupement familial.Le texte du ministre de l’Immigration, Brice Hortefeux, a été voté par les députés par 282 voix contre 235, la majorité requise étant de 259 voix.Les sénateurs ont donné leur aval par 185 voix contre 136.Les opposants à cette mesure espèrent désormais une censure par le Conseil constitutionnel, leur dernier recours pour empêcher la mise en œuvre de tests génétiques comme preuve de filiation.Dès son introduction, le 12 septembre, cet amendement visant à «répondre au développement de la fraude documentaire» a provoqué une levée de boucliers de responsables religieux, intellectuels et politiques de droite comme de gauche, y compris au sein du gou- vernement.La secrétaire d’État française à la politique de la Ville, Fadela Amara, d’origine algérienne et issue de la gauche, a jugé «dégueulasse» qu’on «instrumentalise l’immigration».Vilipendé comme une discrimination par ses opposants et rejeté par la commission des lois du Sénat il y a environ un mois, le texte a dû être modifié par le gouvernement.Le texte prévoit désormais que les tests d’ADN seront réalisés, à la demande du, candidat, aux frais de l’Etat, sous le contrôle d’un juge, et que seule la filiation avec la mère sera recherchée, afin d’éviter qu’un chef de famille ne découvre à cette occasion qu’il n’est pas le père biologique de son enfant Cette version expurgée n’a pas pour autant fait taire les critiques, et la gauche est restée très mobilisée car, «même édulcoré, [l’amen- dement ADN] tourne toujours le dos aux lois bioéthiques et aux valeurs de la République».Le recours aux tests d’ADN va instaurer «des pratiques inutiles et blessantes pour de simples raisons de police d’immigration», déplorait hier l’ancien président du Conseil constitutionnel, le socialiste Robert Badinter.Les Français, eux, paraissent partagés: 49 % sont favorables à ces tests contre 43 % qui y sont opposés, dans un sondage de l’institut CSA publié hier.Juste avant l’examen du texte par l’Assemblée nationale, le ministre de l’Immigration, Brice Hortefeux, a une nouvelle fois défendu sa loi et son amendement controversé, qui a fait l’objet, selon lui, de caricatures et de faux procès.La nouvelle procédure «donnera aux étrangers de bonne foi un droit nouveau qui leur permettra, s’ils le souhaitent, d’apporter un élément de preuve de leur filiation», a-t-il déclaré, avant de citer une note du Haut-Commissariat de l’ONU aux réfugiés selon laquelle «les tests d’ADN sont une évolution logique et inéluctable».M.Hortefeux a aussi dû faiçe des concessions sur d’autres mesures, abandonnant par exemple la restriction de l’accès à l’hébergement d’urgence pour les sans-papiers.M.Sarkozy prône un concept d’«immigration choisie» et souluu-te porter à 50 % la part de «l’immigration de travail», qui ne représente actuellement que 7 % des flux, d’après les chiffres officiels.La gauche s’en remet désormais au Conseil constitutionneil, présidé par Jean-Louis Debré, un fidèle de l’ancien président Jacques Chirac, qui entretient des relations conflictuelles avec Nicolas Sarkozy.Agence France-Presse et Reuters Sarkozy souhaite porter à 50 % la part de l'immigration de travail Près de 140 millions de femmes excisées dans le monde BIRMANIE 12manifs contre la junte La pratique recule dans la plupart des pays africains depuis quelques années RAPHAËLLE BESSE DESMOULIÈRES Dans une étude française rendue publique hier, intitulée Les Mutilations sexuelles féminines: le point sur la situation en Afrique et en France, l’Institut national des études démographiques (INED) indique que de 100 à 140 millions de femmes ont subi des mutilations sexuelles dans le monde.Les deux chercheuses de l’INED qui sont à l’origine de l’étude, Armelle Andro et Marie Lesclin-gand, rappellent tout d’abord les nombreuses conséquences sanitaires et psychologiques de ces pratiques — infections, stérilité, difficultés lors de l’accouchement, angoisse, dépression —, avant de souligner que les mutilations sexuelles sont essentiellement pratiquées en Afrique subsaharienne et dans certains pays du Proche-Orient et de l’Asie du Sud-Est.En Afrique, les mutilations, de l’excision partielle du clitoris à l’infibulation (suture de l’orifice vaginal), sont pratiquées dans 28 pays.Mais le nombre de femmes excisées varie beaucoup selon les pays africains, relèvent les chercheuses, qui se sont appuyées sur des enquêtes nationales menées depuis les années 1990: la proportion va de 1,4 % au Cameroun à 96 % en Guinée.Bien que «la pratique des mutilations sexuelles féminines [soit] souvent présentée comme la conséquence d’injonctions religieuses, notamment de l’islam», les chercheuses indiquent que «l’excision était pratiquée en Afrique bien avant l’arrivée des religions monothéistes, et aucun texte religieux ne per- met de la justifier».«Le principal facteur du risque de mutilation est l’appartenance ethnique et non la religion, poursuivent-elles, ces pratiques s’inscrivant traditionnellement dans les rites d’initiation associés à l’âge adulte dans certains groupes ethniques.» Les auteures relèvent cependant que la pratique recule dans la plupart des pays africains depuis quelques années, «même si les changements sont lents dans certains».Ce recul s’explique de,plusieurs façons: le degré de mobilisation des États — l’INED rappelle que c’est seulement depuis 2003 que les pays membres de l’Union africaine ont signé un protocole condamnant et interdisant les mutilations sexuelles — ainsi que le degré de scolarisation des femmes.La seconde partie de l’étude s’attache à décrire la situation en France, «une réalité liée à l’immigration des dernières années».Si le nombre de femmes concernées en France est mal connu, les chercheuses indiquent qu’il y avait, en 2004, environ 50 000 adultes excisées.«Une politique de prise en charge sanitaire reste à définir», soulignent-elles, en rappelant qu’une étape importante a cependant été franchie récemment avec la mise au point d’un protocole de chirurgie réparatrice, remboursé par l’assurance-maladie.Ces opérations, pratiquées dans une dizaine d’hôpitaux et de cliniques, surtout en Île-de-France, ouvrent la voie à la réversibilité des lésions qu’entraîne l’excision.Le Monde Londres — Des organisations de défense des droits de la personne ont appelé à manifester aujourd’hui devant les ambassades de la Chine situées dans 12 villes afin de protester contre l’assignation à résidence, par la junte militaire au pouvoir en Birmanie, d’Aung San Suu Kyi, figure de proue de l’opposition.Des manifestations sont prévues devant les ambassades de la Chine sises à Londres, Paris, Berlin, Dublin, Vienne, Sydney, Washington, Toronto, New York, Brasilia, Bangkok et Le Cap.Les participants sont invités à porter des masques à l’effigie de l’opposante birmane.L’appel, lancé par une coalition d’organisations de défense des droits de l’homme telles qu’Amnis-tie internationale et Burma Campaign, vise à faire pression sur la Chme, fidèle alliée de la junte birmane, pour qu’elle soutienne des sanctions contre le régime.La campagne est destinée à «marquer les 12 ans de détention d’Aung San Suu Kyi», selon les organisateurs.Mme Suu Kyi, Prix Nobel de la paix en 1991, est maintenue en isolement dans sa résidence à Rangoon depuis 2003.Mais elle avait auparavant été incarcérée à plusieurs reprises.Au total, elle a été privée de liberté pendant 12 des 18 dernières années.-AFP ¦ WÊSSkk.V»; yjjM m ¦sæ’i.FRANCHEMENT MARTINEAU Du lundi au jeudi, 11 h 30 (lcai.1C I QUtHfCOR MÈOU Une chaîne spécialisée du Groupe lcn.canoe.ca AVEC VOUS 'V LE DEVOIR, LE MERCREDI 24 OCTOBRE 2007 A 8 DITORIAL Acheter avec ses pieds Hier, le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, a rencontré les représentants des détaillants canadiens pour les inciter à réduire les prix des produits afin de tenir compte de l’appréciation du dollar canadien.On ne peut pas s’attendre à ce que tous les détaillants et leurs fournisseurs donnent suite eux-mêmes à cette requête, sauf si elle s’inscrit dans une campagne promotionnelle.Les consommateurs doivent donc utiliser leur tête.et leurs pieds pour obtenir gain de cause.P endant des décennies, les consommateurs canadiens ont subi les effets d’une monnaie très faible au regard de leur principal partenaire et voisin immédiat, les Etats-Unis.Favorable aux exportations de produits canadiens, le dollar à 0,62 $US avait un effet dépressif sur la quantité et la qualité des biens étrangers achetés et un effet inflationniste à cause des prix plus élevés payés.Si l’inflation n’a, malgré tout, pas été plus forte au Canada, c’est parce que nous avons acheté de plus en plus de biens fabriqués en Asie.Maintenant que le dollar canadien se transige à parité avec la devise américaine, on devrait donc s’attendre à une correction des prix.Or, à l’évidence, même si certaines grandes chaînes et quelques fabricants annoncent qu’ils vendent désormais «au prix américain», la plupart continuent de profiter de la situation aux dépens des consommateurs.C’est le cas des grands de l’auto, mais aussi des distributeurs de produits électroniques et même des grossistes en fruits et légumes qui s’approvisionnent en Californie ou au Mexique.La semaine dernière, la Presse canadienne a rapporté qu’un concessionnaire de motoneiges situé au Dakota se plaignait du fait que Bombardier Produits récréatifs lui interdisait de vendre à des clients canadiens pour protéger les concessionnaires de ce côté-ci de la frontière.De plus, Bombardier annulerait la garantie de ces produits, qui sont pourtant fabriqués dans les mêmes usines que ceux vendus au Canada.En somme, Bombardier profite du libre-échange pour distribuer ses jouets sans barrière tarifaire, mais interdit à ses clients d’en faire autant Voilà une pratique qui contrevient lourdement à l’esprit du libre-échange, dont les dirigeants de cette entreprise se disent pourtant être d’ardents défenseurs.Comment expliquer cela, sinon parce que cette entreprise, comme bien-d’autres, n’a que faire des règles du marché quand elles ne lui conviennent pas?Devant une attitude aussi peu respectueuse de la clientèle canadienne, il est normal et légitime que cette dernière se plaigne et surtout qu’elle prenne l’initiative de visiter la concurrence.Et si rien n’y fait, pourquoi ne pas reporter l’achat à plus tard, le temps de faire comprendre aux entreprises que les consommateurs ne sont pas tous stupides! Dans le cas des véhicules automobiles, patienter devient d’autant plus important qu’il sera difficile d’obtenir un prix raisonnable à la revente, dans quelques années, si la voiture a été payée trop cher par rapport aux modèles plus récents.Les acheteurs d’électronique connaissent bien ce problème de dépréciation accélérée qui rend invendables les anciennes versions d’un produit, en raison de la performance des versions plus récentes mais aussi à cause de leur prix souvent moins élevé que celui de la génération précédente.Savoir attendre fait aussi partie des pratiques du consommateur averti.Et, de toute évidence, les Bombardier et autres GM de ce monde devront inévitablement baisser leurs prix canadiens d’ici peu, sous peine de perdre d’autres parts du marché.Jean-Robert Sansfaçon Mauvaise volonté imam Said Jaziri a poussé les grands cris au moment de son expulsion du Canada.Les quelques vont qui se sont élevées pour dénoncer une atteinte aux droits l’ont fait avant tout pour des raisons politiques, car la règle de droit a été respectée.L’imam, arrivé en utilisant un faux passeport, avait caché aux autorités canadiennes l’existence d’un casier judiciaire en France lorsqu’il a requis le statut de réfugié.Les règles du jeu étaient bien connues et elles doivent s’appliquer.Scandaleux?En 10 ans de présence au Canada, il a pu se faire entendre devant tous les tribunaux d’appel et sur toutes les tribunes.Surtout, il a toujours su les raisons sur lesquelles reposait l’ordre d’expulsion.Le cas des cinq personnes qui sont actuellement l’objet d’un certificat de sécurité est tout à l’opposé.Pour elles, c’est zéro transparence.Les autorités peuvent les priver de leur liberté presque indéfiniment ou les expulser sans qu’elles soient jamais informées des soupçons à leur endroit, sinon qu’on leur reproche de mettre en péril la sécurité publique.Bien évidemment, elles imaginent que tout cela a trait à des activités de nature terroriste.La Cour suprême du Canada a reconnu en février la constitutionnalité des certificats de sécurité, qui avait été contestée par trois des personnes qui en sont l’objet, dont le Montréalais Adil Charkaoui.Elle a toutefois demandé au gouvernement fédéral de revoir la procédure suivie pour concilier le droit à la sécurité des Canadiens et le droit des accusés à une défense équitable.La cour a noté que, si le droit de l’accusé de connaître la preuve à son encontre n’est Descôteaux pas a^s°lu' doit cependant en être informé pour l’essentiel.l^i réaction du gouvernement Harper est venue lundi.L’accusé ne pourra toujours pas être représenté par un avocat de son choix devant la cour.Toutefois, le juge qui sera appelé à entendre la cause d’une personne faisant l’objet d’un certificat de sécurité pourra faire intervenir un avocat choisi parmi une liste d’avocats autorisés par la GRC et le Service de renseignement de sécurité.Cet avocat spécial pourra consulter le dossier de l’accusé, mais il ne pourra en discuter avec celui-ci, qui, lui, n’aura accès qu’à un résumé.L'audition de la cause se fera évidemment hors de sa présence.Quant au droit d’appel, il ne sera possible que si est en cause «une question grave de portée générale».Le gouvernement conservateur ne répond aux demandes de la Cour suprême qu’avec réticence.Préoccupé davantage de sécurité que de droits, il fait le service minimum.La principale faille du système demeure: l’accusé ne pourra jamais présenter sa version des faits, même par l’entremise de l’avocat spécial.Celui-ci ne pourra vérifier les faits allégués.L’affaire Arar a montré jusqu’où peuvent conduire les soupçons reposant sur des enquêtes mal ficelées.On sait le système imparfait et abusif.La méfiance nous impose de mieux garantir le droit des accusés à une défense équitable.Avant de lui donner son aval, l’opposition aux Communes doit procéder à un examen serré du projet de loi déposé par le ministre de la Sécurité, Stockwell Day, pour s’assurer qu’il réponde aux exigences de la Cour suprême.Un meilleur équilibre entre droits et sécurité est possible.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directrice de l'information JOSÉE BOILEAU Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-FRANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE UN£ CQNfifàSWt AFPRoPRîee ftfWÇMS foyR PouVoiR $€ VotUl I CALMAT‘A UN£ âtCTù>N Cw£$ico\Ç£ C«MMÏNt»N5 \ WtHSlWoTS \ ilJfittKTS * - L’AstwUEe / /rv\ NATi'eNAtf./ YÇ VpA x HC /rWfâm (jfARVoTtf tool-to-ïH : Ç0Uff^ AiiKCN CAPPCTTf (SrCRt-oT IMÎA/v\oR£ CoutlUON La saison des promesses Le rapport entre les promesses faites et les promesses effectivement respectées explique probablement le cynisme et la résignation des Canadiens envers les politiciens et leurs promesses.Un tel degré de cynisme et de résignation est malsain pour la démocratie.Pourquoi ne pas créer un registre officiel des promesses où les politiciens pourraient consigner officiellement les promesses qu’ils ont vraiment l’intention de respecter?Un commissaire indépendant assurerait le suivi des promesses pour déterminer si elles sont respectées en totalité, dans les délais prévus, en respectant les coûts prévus, etc., et présenterait un rapport chaque année.Parce que certains facteurs effectivement imprévisibles peuvent intervenir et que des circonstances peuvent évoluer, les politiciens pourraient modifier et même révoquer leurs promesses à la condition de justifier cette mesure.Le commissaire aurait le pouvoir d’enquêter et de se prononcer sur le bien-fondé de ces modifications.[.] Ce registre serait sans doute plutôt mince et le poste de commissaire indépendant pourrait s’avérer un emploi à temps partiel.Le discours politique s’en trouverait sûrement amélioré! Laurier Trahan Gatineau, le 22 octobre 2007 Des situations différentes Lors d’une récente émission télévisée de la commission Bouchard-Taylor, Charles Taylor a parlé des infirmes en fauteuil roulant et des aveugles avec chien-guide au bénéfice desquels on a fait des accommodements.Ces accommodements ont été accordés, car autrement, ces gens auraient été privés de quelque chose, d’une activité, en raison de leur handicap.Mais une fille peut jouer au soccer sans son foulard, LETTRES -4.- une enseignante peut exercer son métier sans son voile, un policier peut travailler sans son turban, un garçon peut fréquenter l’école sans son kirpan.Permettre ces exceptions n’aide pas ces gens à vaquer à leurs occupations.Ils ne sont privés de rien, ils n’ont pas à surmonter d’obstacles à leur vie quotidienne, comme c’est le cas des marches d’escalier pour les fauteuils roulants et de l’utilisation d’un autobus pour les aveugles.La comparaison utilisée par M.Taylor est un peu boiteuse, car les situations sont bien différentes.Cela semble évident Claude Tremblay Hawkesbury, Ontario, le 22 octobre 2007 Le charabia québécois Dans le projet de citoyenneté du Parti québécois, on exigera des immigrants, candidats à la citoyenneté, qu’ils parlent français.Fort bien! Personne ne peut s’opposer à cette exigence, ne serait-ce que pour des raisons fonctionnelles d’intégration ou comme exigence d’adhésion à la société d’accueil.Cependant, il faudrait aussi que les Québécois balaient devant leur porte! Il suffit d’entendre des conversations dans les autobus, d’écouter dix minutes de téléroman (toutes chaînes confondues) ou d’écouter certaines interventions du public à la commission Bouchard-Taylor, sans parler de certaines interventions à l’Assemblée nationale.Est-ce du français, cette langue orale incompréhensible qu’il faudrait presque sous-titrer, ce charabia qui fait en sorte que les Québécois se coupent du reste de la francophonie?N’exigeons pas des autres ce que nous ne pouvons pas accomplir nous-mêmes.Jean-François Dupuis Québec, le 22 octobre 2007 La liberté de choisir Le nouveau cours d’éthique et de culture religieuse qui prévoit remplacer les cours de morale et d’enseignement religieux est, à mon avis, non seulement néfaste mais dangereux.La raison en est fort simple: les six religions enseignées sont complexes et parfois contradictoires.Un adulte aurait du mal à s’y retrouver.Comme le dit si bien Annie De Champlain, présidente de la Coalition pour la liberté en éducation: «Il faut que l’enfant approfondisse d’abord ses propres valeurs.» Je crois également que ceux qui donneront ce cours ne peuvent pas maîtriser le contenu de chaque religion.Ils auront donc une connaissance de base, insuffisante quand les enfants poseront des questions, et ils en poseront beaucoup.En outre, l’ancien cours d’enseignement religieux reflétait les croyances d’une religion vécue et s’harmonisait aux valeurs transmises par les parents.La religion et la foi touchent une sphère très personnelle, et il se peut que des religions soient assez contradictoires, par exemple l’hindouisme et le catholicisme (polythéisme et monothéisme).Cela peut entraîner certains conflits, comme le soulignait une mère de 36 ans venue de Montréal et qui participait à la manifestation de samedi: «Comment je vais transmettre ma foi à mes enfants s’ils se font dire à l’école que toutes les religions se valent?» J’encourage fortement les parents de la majorité catholique à continuer de se mobiliser afin de faire respecter leurs droits et leurs valeurs, qui représentent une grande partie de notre héritage culturel.La liberté de choisir est à la base de la démocratie.Nous sommes ici chez nous.Marie-Hélène Therrien Sainte-Pétronille, île d’Orléans Le 22 octobre 2007 LIBRE OPINION -?- Des allégations peu crédibles MARVIN ROTRAND Conseiller municipal et membre du caucus de l’Union Montréal (arrondissement Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce) Les propos de la chef de l’opposition à l’hôtel de ville de Montréal, Noushig Eloyan, dénonçant la décentralisation («Légendes urbaines mmtréalaises», Le Devoir, le 19 octobre 2007), ne sont pas très surprenants.Entre 1994 et 2001, quand Vision Montréal Oa formation politique de Mme Eloyan) était au pouvoir, l’administration municipale était complètement centralisée, et ce, au détriment des citoyens de Montréal Rappelons certains faits: lorsque Mme Eloyan était présidente du comité exécutif de la Ville, son administration a décidé d’une série de mesures antidémocratiques qui ont coûté très cher aux contribuables montréalais.Parmi les gestes à déplorer, notons le fait que dès son arrivée au pouvoir, en 1994, Vision Montréal a aboli des instances de consultation publique, éliminé le poste de directeur général et réduit le temps de parole des élus au conseil municipal.Belle leçon de démocratie! Mme Eloyan semble avoir beaucoup à dire en ce qui concerne le modèle organisationnel actuel de la Ville de Montréal.Pourtant, lors des élections municipales de 2001, tous les résidants de Blé ont eu le choix entre Gérald Tremblay, son équipe et une vision décentralisée de la gestion municipale et Vision Montréal, avec sa vision centralisée et une tendance certaine à restreindre le pouvoir des citoyens.La victoire convaincante du maire Tremblay témoigne éloquemment de la préférence des Montréalais! C’est à l'occasion des référendums sur les défrisions que l’équipe du maire Tremblay avait présenté son modèle organisationnel pour Montréal < En définitive.Vision Montréal allait boycotter complètement un débat capital pour l’avenir de Montréal, préférant ainsi ses intérêts partisans à ceux des Montréalais.Le modèle que le conseil municipal avait alors adopté reconnaissait que les arrondissements doivent dispenser aux citoyens des services de proximité de qualité.A mon avis, ce modèle est toujours fonctionnel et a l’avantage d’assurer aux citoyens une proximité avec leurs élus loCaux.Après le débat sur les frisions et défrisions et la création du conseil d’agglomération, je crois que la dernière chose dont les Montréalais veuillent, c’est un autre débat sur les structures municipales.Par ailleurs, il est assez ironique de voir nos adversaires politiques attaquer le maire de Montréal, Gérald Tremblay, à propos de son leadership.Quand Vision Montréal était au pouvoir et que la Ville avait besoin de nouveaux revenus, l’administration de Vision Montréal avait décidé de se départir de certains actifs de la Ville, donnant l’impression d’une véritable vente de feu.C’est ainsi qu’au lieu de rechercher des solutions à long terme pour assurer la santé financière de la métropole du Québec, elle a par exemple vendu l’Hippodrome en 1998 pour 38 millions de dollars, une perte pour les contribuables montréalais estimée à environ 12 millions.Au contraire, alors qu’il était candidat à la mai rie, en 2001, M.Tremblay avait présenté un véritable plan d’affaires aux Montréalais.Une fois élu maire, il avait convaincu ses collègues des grandes villes du Canada qu’il était temps qu’on reconnaisse que les municipalités sont créatrices de richesse.Sa détermination a porté fruit Le gouvernement fédéral a accepté que les villes se fassent rembourser la totalité de la TPS, ce qui a généré de nouveaux revenus de 35 millions.De phis, pour être en mesure de s’attaquer au problème de réfection des infrastructures, le maire Tremblay, avec ses collègues de la Fédération canadienne des municipalités, a convaincu le chef du gouvernement fédéral de reconnaître fa nécessité d’une aide financière.L’administration Tremblay-Zampino a aussi réglé la question du déficit actuariel de la Ville, lequel traînait depuis des années.L’entente intervenue doit permettre aux contribuables de Tex-ville de Montréal de réaliser des économies de près de 1,2 milliard sur une période de 40 ans.Cefa ne l’a pas empêchée d’investir des sommes sans précédent dans fa construction de logements sociaux, l’aménagement de pistes cyclables et la réfection de nos infrastructures routières et aqueducs, laissés à l’abandon par l’administration de Vision Montréal la firme de notation Moody’s, l’une des plus réputées au monde, a tout récemment reconduit la cote de crédit octroyée à la Ville de Montréal.Celle-ci demeure donc à Aa2.Ce résultat nous le devons à la saine et rigoureuse gestion des fonds publics par l’administration Tremblay-Zampino.Ça, c’est du vrai leadership! Comment les Montréalais peuvent-ils prendre au sérieux les allégations de Vision Montréal et de Mme Eloyan sur les questions de leadership politique alors que leur propre administration s’est avérée une faillite sur le plan de la gestion des finances de fa Ville?Mme Eloyan devrait savoir que fa décision de vendre des meubles pour payer l’épicerie n’a jamais mené à une gestion saine.Vision Montréal a clairement fait des efforts pour changer son image publique avec un nouveau logo et fa nomination d’un nouveau directeur général, mais fa demande de Mme Eloyan pour plus de centralisation à l’Hôtel de Ville démontre clairement qu’avec l’opposition officielle, Montréal ne peut escompter rien de neuf pour l’avenir! S LE DEVOIR.LE MERCREDI 24 OCTOBRE 2 0 0 7 A 9 DEES Enseignement du français et réforme du programme d’études De l’enseignant technicien au professionnel PAULINCHAUSPÉ Président du Groupe de travail ministériel sur la réforme du curriculum d’études (1994) et auteur de Pour l’école - Lettres à un enseignant sur la réforme des programmes (Editions Liber, 2007) ========î| article d’Antoine Robitaille du L16 octobre dernier titrait en pre-Ak mière page: «Courchesne craint la réforme au secondaire — / L’apprentissage du français risque d'écoper, selon la ministre».C’est un sujet grave: il i s’agit de l’apprentissage du fran- ! çais.La personne qui exprime ses craintes ou ses doutes n’est ¦ pas un personnage sçcondaire: =====J c’est la ministre de l’Education.Ses craintes concernent les effets négatifs du nouveau programme de français sur les capacités d’écriture des élèves: des lacunes constatées montreraient qu’jls n’ont pas acquis les connaissances de base.À la lecture [de cet article], on ne sait pas si la ministre craint les effets du programme du français du secondaire ou ceux de celui du primaire sur les élèves qui accèdent au secondaire.On ne sait pas non plus si elle a des doutes sur le programme lui-même ou sur la manière dont il est appliqué.[.] Je crains les effets d’un tel article sur une opinion publique p>eu informée sur les sujçts concernant la réforme du programme d’études.A partir de ces propos, des lecteurs pourraient mettre, sur le compte de la réforme, les lacunes en français écrit dont parle la ministre.Encore une fois: «Haro sur le baudet.d’où nous vient tout le mal?» Mais quelles sont donc les dispositions prises pour l’enseignement du fiançais dans la réforme, et que dit le programme, établi par le ministère, de cet enseignement?La réforme et le français Pour les neuf premières années d’études, un choix a été fait celui d’un enseignement du fiançais qui mettrait l’accent essentiellement sur l’apprentissage de la lecture, de l’écriture et de la communication orale.Ces trois mêmes objectifs sont repris, chaque année, durant neuf ans.Si une telle importance est donnée à l’apprentissage de la lecture et de l’écriture pendant ces neuf premières années, c’est parce que savoir lire et écrire conditionnent tous les apprentissages ultérieurs, scolaires et aussi professionnels.L’apprentissage de ces savoirs essentiels bénéficie aussi de plus de temps qu’auparavant Le temps prescrit pour le français au premier cycle du primaire est passé de sept à neuf heures par semaine.Pendant cette période, plus du tiers du temps de travail de l’élève à l’école est consacré à cet apprentissage.Pour les quatre autres années, le temps prescrit est resté à sept heures par semaine.Au secondaire, le temps consacré au français pendant les trois premières années est accru de façon significative.Ce fut là une des dispositions importantes de la réforme du curriculum.Quand on sait l’âpreté des luttes entre disciplines lors des débats précédant cette réforme, l’agitation insistante et persistante de certains lobbys disciplinaires pour augmenter leur espace dans la grille-matière, décider une augmentation de temps d’une telle ampleur pour le français ne fut pas une mince affaire pour l’autorité politique.r Antérieurement 450 heures, au total, étaient consacrées à l’enseignement du français durant ces trois ans.Dorénavant ce seront 600 heures, soit un tiers de plus de temps qu'auparavant Cela représente 22 % du temps scolaire de l’élève.Cette augmentation du temps a un effet celui de réduire le nombre d’élèves différents qu’auront les enseignants de français.«Ils pourront ainsi faire davantage écrire leurs élèves et assurer un meilleur suivi des travaux de chacun», dit l’énoncé de politique éducative.Le programme de français Qu’en est-il maintenant de la formulation du programme de français dans les documents ministériels?Je commencerai par le secondaire.Il m’arrive d’être critique de la manière dont sont rédigés les documents ministériels du programme.Je leur reproche d’être trop bavards et jargonnants quand ils abordent les considérations générales portant sur la pédagogie et trop peu explicites quand ils traitent des contenus.Or on ne peut pas faire un tel reproche au programme de français du premier cycle du secondaire.Les textes sont clairs et le contenu de ce que les élèves doivent savoir (et surtout appliquer) pour lire, écrire, communiquer, ainsi que les éléments de la grammaire du texte qu’ils doivent maîtriser sont tellement explicités de la page 97 à la page 144 du Programme de formation de l’école québécoise - Enseignement secondaire, premier cycle que cela donnera des complexes à ceux qui liront ces pages.Et le degré d’explicitation ALEX GRIMM REUTERS de ce contenu est tel qu’un enseignant de français pourrait se passer de manuel.Le contenu de programme du primaire n’a pas le même degré d’explicitation que celui du secondaire.On le trouve aux pages 86 à 95 çlu Programme de formation de l’école québécoise — Education préscolaire, enseignement primaire.Mais on y trouve, sous le titre «Les connaissances» (oui, ce mot y est tel quel), trois pages (pages 88 à 90) présentant la liste, répartie par cycle, des connaissances liées au texte et à la phrase et qui doivent être maîtrisées par les élèves.Je ne trouve pas toujours dans ces pages la terminologie de la grammaire de mon enfance, mais je devine sous ces mots des choses apprises et dont l’application me demande encore et toujours des efforts de vigilance.On peut critiquer bien des aspects du nouveau programme d’études, notamment certaines de ses formulations, mais on ne peut, sans mauvaise foi, dire qu’Ü ne contient pas de contenus exigeants en ce qui concerne l’apprentissage de la lecture et de l’écriture.Cette réforme met aussi de l'insistance sur la nécessité de développer chez les élèves la capacité d’appliquer ce qu’ils ont appris.C’est ridée véhiculée par le mot «compétence».11 arrive qu’on abuse de ce terme, mais il est parfaitement justifié dans le cas d’un enseignement du français qui vise essentiellement les apprentissages du savoir me, du savoir écrire et du savoir communiquer.Ce sont là des savoir-faire intellectuels qui se développent par la pratique et se manifestent dans la mise en œuvre.D faut des connaissances, des règles et des stratégies, mais tout cela n’est véritablement acquis que si on est capable de les mettre en pratique.Aussi, le développement des compétences en lecture ou en écriture demande quelques connaissances mais surtout beaucoup, beaucoup de pratique.Et si les médiocres résultats en français écrit étaient aussi dus au fait qu’on l’oublie parfois?Mise en application Je ne poise pas qui! faille chercher les causes des lacunes de l’apprentissage du français dans les dispositions nouvelles qui concernent cette matière dans fa réforme, ni dans le contenu du programme.D faudra plutôt regarder du côté de son application et des conditions de cette application.Mais chercher les causes dans ce domaine, c’est ouvrir une boîte de Pandore.Qu’est-ce qui peut expliquer les lacunes constatées: les tests utilisés?L’élève?L’enseignant?Ses méthodes?Les manuels?Le degré d’appropriation des exigences du programme?Les effets du «bruit» sur et autour 1a réforme?L’importance donnée par l’école à l’apprentissage du français?Les difficultés particulières de cet enseignement aux élèves d’aujourd’hui?Les effets de la suppression du redoublement?Le contrôle de l’application du programme par la commission scolaire?Les effets des dispositions prises pour libérer l’espace professionnel des enseignants?La liste peut s’allonger.Mais le dernier point, peu connu du grand public, mérite ici un court développement Antérieurement l’espace professionnel de l’enseignant était bridé.Le programme jalonnait le chemin qu’il devait parcourir au moyen de très nombreux objectifs intermédiaires et l’omniprésence d’une forme d’évaluation très normée privilégiait — «cochez oui, cochez non» — des réponses à des questions fermées.Ce dispositif avait été mis en place à la fin des années 70 à la ,suite des inquiétudes exprimées par le ministre de l’Education du temps à propos de l’apprentissage du français.Cette forme de détermination du programme et ce mode d’évaluation visaient à faire de l’enseignant un technicien, applicateur de procédures déterminées affleura.Ces deux verrous ne sont plus là.Mais le passage de fa situation de technicien à celle de professionnel, dorénavant responsable des moyens, ne se fait pas magiquement.Même souhaité par beaucoup d’enseignants, il est difficile: des repères nouveaux doivent être trouvés, des expertises nouvelles acquises.La disparition de ces verrous, en ouvrant une nouvelle situation de liberté pédagogique, produit aussi le tohu-bohu actuel des batailles du bulletin et des pédagogies.De telles perturbations se produisent quand les organisations changent profondément leur logique de fonctionnement Passer d’une situation d’ap-plicateur à celle de professionnel n’est pas un détail Que faire pour faciliter cette transition et lui faire produire ce qu’on en attend?Voilà 1a vraie question qui se pose à la ministre.Certains lui conseilleront de revenir en arrière.Plusieurs de ceux qui travaillent à se réapproprier, dans l’évaluation, l’exercice du jugement que des décennies de pratique de «cochez oui, cochez non» leur avaient fait perfire pensent qu’elle vient de le faire pour le bulletin.A cette occasion, ils se sont sentis abandonnés et même floués.On peut cependant croire qu’elle résistera à ceux qui, pour être rassurés, lui demanderaient de remettre aussi les enseignants du primaire et du secondaire dans 1a situation antérieure d’applicateura.Car les écouter serait, dans ce cas, une très grave erreur.Le posthumanisme ou F «Extreme Make-Over » iïHomo sapiens ANTOINE ROBITAILLE Correspondant parlementaire du Devoir, l’auteur publie aujourd’hui Le Nouvel Homme nouveau aux Editions du Boréal, dont nous publions un extrait.1 faut bien distinguer science-fiction et utopie.Bien que l’une et l’autre aient en commun cette «volonté de forcer les verrous du temps pour ouvrir sur des espaces éloignés de notre quotidien», écrit l’historienne Yolè-ne Dilas-Rocherieux, la science-fiction est y «pressée», avide «d'accélérer le processus de transformation» pour imaginer tout de suite des futurs parfaitement cohérents.«À l’inverse», écrit-elle, «l’utopie est "rationnellement raisonnable”, hostile au hasard, méthodiquement élaborée entre déconstruction et reconstruction de manière à rompre avec l’ordre en place.» Rompre avec Homo sapiens, créer un «homme nouveau»: voilà l’utopie des posthumanistes et des transhumanistes que j’ai étudiée dans plusieurs reportages, un documentaire et nombre d’interviews, lesquels constituent la matière de base de ce livre.Même si les textes posthumanistes et transhumanistes peuvent souvent sembler «ridicules», comme le fait remarquer le philosophe Daniel Jacques, [.] ces phénomènes idéologiques sont riches en révélations sur notre temps et aussi sur certains périls qui nous guettent Produire un «homme nouveau»: il y a là en fait une version contemporaine d’une vieille ambition; la célèbre formule cesse ici d’être une métaphore.Tout comme «changer la vie», expression que l’on doit interpréter «au sens propre et non plus au sens figuré», comme le proclame un manifeste posthumaniste.[.] Le philosophe Daniel Tanguay rappelle que, «depuis plus de deux cents ans, plusieurs idéologies politiques ont voulu transformer radicalement les conditions d’existence de l’être humain».Le communisme a sans doute été l’une des dernières tentatives de ce type.«La déconfiture de cet idéal», précise Tanguay, a créé un «vacuum politique» rempli actuellement au moins en partie par «l’utopie biogénétique», autrement dit le posthumanisme et le transhumanisme, lesquels veulent transformer l’homme dans son essence.«“Régler” le problème humain, non pas dans les conditions sociales ou extérieures, mais à partir de la transformation de l’homme lui-même», conclut Tanguay.Définitions Posthumanisme et transhumanisme: les deux courants se rejoignent et se confondent Selon eux, s’il y a „ SORÉAl eu quelque chose comme une préhumanité avant Homo sapiens, il est maintenant temps d’imaginer la prochaine étape, «après Homo sapiens», la posthumanité, et d’accélérer son avènement, puisque ce sera nécessairement un stade «supérieur».L’humain est le seul animal ayant actuellement la capacité — qui ne cesse d’augmenter — de peser sur le cours de son évolution, voire de la piloter.Les marxistes prétendaient avoir saisi le sens de l’histoire et pouvoir se glisser aux commandes.Les posthumanistes estiment que, grâce à fa robotique, à la bio-informatique, aux neurosciences, à fa génomique et aux nanotechnologies, nous nous rendrons maîtres et possesseurs d’un processus d’évolution actuellement aveugle, entièrement livré au hasard.Selon fa World Transhumanist Association, le posthumain est donc «un être dont les propriétés fondamen- tales dépassent tellement celles des humains actuels» qu’il ne fait aucun doute qu’il n’est plus humain «au sens où on l’entend actuellement».Pour l’instant, tout le monde, à commencer par les posthumanistes, ignore quelles formes ces «surhumains» prendraient exactement Tout ce qu’on imagine, disent-ils, c’est qu’ils seraient plus forts, plus intelligents, plus résistants et qu’ils auraient une espérance de vie presque infinie.Bref, que leur vie serait «meilleure».En attendant nous sommes ce qu’on pourrait appeler des transhumains: toujours des «Homo sapiens», mais en transition vers la posthumanité.Que serait le posthumain?Le spécialiste de la science-fiction trouvera incomplète toute liste de posthumains, mais tentons celle-ci: cyborgs, surhommes, mutants, androïdes, humanoïdes, hommes bioniques, répliquants, etc.Ces êtres ont souvent une part humaine «traditionnelle», quelques tissus, le cerveau, parfois la forme, mais pas toujours.Souvent, ils ont été modifiés génétiquement Ou alors, ils sont totalement synthétiques.[.] Des idées portées par de grands noms Plusieurs, comme le philosophe et historien des sciences français Dominique Lecourt dans Humain posthumain, se rassurent en affirmant que seuls des «techno-prophètes» un peu fêlés ou des clowns sectaires et fumistes comme Raël ont ce genre d’ambition.C’est pourtant loin d’être le cas.Comme l’observe un journaliste anglais qui s’est penché sur le sujet «promenez-vous un peu dans les laboratoires de recherche américains et vous entendrez des scientifiques promouvoir le même type d'idées transhumanistes».Mes visites dans des laboratoires québécois, mçs interviews avec plusieurs scientifiques ici et aux Etats-Unis m’ont conduit à fa même conclusion.De plus, ce sont souvent les grandes voix de la science fa plus autorisée qui répandent des idées posthumanistes et transhumanistes.Le codécouvreur de la structure de l’ADN, James Watson, s’interrogeait ainsi en 1998: «Si nous pouvons produire un être humain meilleur en lui ajoutant des gènes, pourquoi devrions-nous nous empêcher de le faire?» Lee Silver, célèbre généticien de l’Université de Princeton, a publié un livre au titre éloquent.Remaking Eden, dans lequel il soutient que fa manipulation génétique de l’humain annonce rien de moins que le paradis.[.] Le posthumanisme dans nos pratiques Des pratiques que nous pouvons très bien considérer comme posthumanistes dans leur principe (et que l’on pourrait qualifier de «pré-posthumanistes» si on voulait s’amuser) se répandent et croissent à un rythme impressionnant.Que l’on songe uniquement à la vogue de la chirurgie plastique, à cette Venus Envy décrite par Elizabeth Haiken, par laquelle les gens «réalisent» l’utopie du corps dont ils ont toujours rêvé.Dans la troublante émission de télévision Extreme Make-Over, au réseau américain ABC, on prétend refaire les gens comme on refait des voitures ou des maisons.Or ce type d’émission, véritable info-publicité pour une conception du corps malléable à souhait, s’est multiplié ces dernières années.En 2006, selon l’American Society for Aesthetic Plastic Surgery, les Américains ont dépensé un peu moins de 12,2 milliards de dollars pour 11,5 millions d’opérations de chirurgie esthétique, ce qui représentait une augmentation de 444 % du nombre d’opérations par rapport à 1997.«L’amélioration du corps» devient une passion contemporaine à plusieurs facettes.On dénote par- * tout un refus global du vieillissement.Le terme ’ «mort naturelle» sort tranquillement de l’usage.Un nombre croissant de parents aux Etats-Unis choi- , sissent le sexe de leurs rejetons.Certains voudraient déterminer leur profil physique ou intellectuel par leurs gènes et réclament des «diagnostics préimplantatoires» pour ce faire.Des hormones de croissance sont prescrites à des enfants qui n’ont aucun problème de taille mais qui désirent simplement être plus grands.Que dire de notre esprit nos humeurs, notre tempérament?La logique de l’amélioration semble jouer id aussi.Prozac, Ritaline et autres, qui ont été utifisés en masse dans les dernières décennies, pourraient bientôt être «dépassés» par exemple par «des drogues qui annuleront certaines manifestations émotionnelles liées aux souvenirs douloureux ou honteux».Un Extreme Make-Over d’Homo sapiens semble en préparation.Certains répondent «oui, et tant mieux».[.] Ce livre se penche sur ces personnes, parmi lesquelles se trouvent de nombreux scientifiques qui, consciemment ou non, prennent part à ces courants marginaux.J’ai voulu, par une investigation journalistique (et donc avec une certaine neutralité), m’immerger dans ces courants, décrire, souvent à partir d’un Québec tiraillé entre une Amérique plutôt technophi-le et une Europe éprise du «principe de précaution», le monde parfait que ces utopistes nous promettent Et même parfois me laisser questionner par ces visions exaltées du futur qui constituent une part inavouée, inexplorée, de la culture contemporaine.L'ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes à l’information générale et métropolitaine : Gérald Dallaire {adjoint an directeur de l’information), Jeanne Corriveau (affaires municipales), Fabien Deglise; Marie-Andrée Chouinard (éditorialiste responsable de la base Idées) Brian Myles Oks/icp ef/ai^ Clairandrée Cauchy Jean Dion, Louis-Gilles Francœur Benoît Munger (respowsflifr rfn sif#Émilir n"5*!- 'r:-.— .et*'' j^^Maude Rioux Soucy (Santé)’, Pauline Gravel (sciences) \ Mute\(.,arneaü (cancatunsteltDvme Précauci (responsable des paips thématiques) ; Martin Duclos.Michèle Malenfant et Christine Dumazet Iremrfettet): Jiuxiuea Grenier et Jatxiues Nadeau {photographes) : è I’bilbrmHtk.n tadtinCfle M^ehèl IlélaiMbiéflfrr eîoaiiitTCWbm*) Uhe Carpentier (pupitre), Paul Bennett (pupitre cah,ers spéciaux et cuUurels du weekend), Stéphane Badlargeon (reporter), Paul t auction (médias), Caroline Montpeüt dims).Odile Tremblay WaémoUsabelle Paré (culture), à l'information économique Gérard Bérubé (adjoint au dire^de ÏÏZÏtaU™) Oommique Reny (pupitre), Eric Desrosiers.Claude Turcotte Hrançois Desjardins; à I information mternationale : Jean-Pierre legault {pupitre international et page éditoriale), Claude Lévesque.Guy Taillefer (adjoint au directeur de l'in/ormation), Serge Truffeït (éditorialiste) A l'inüirmation politique ¦ Hélène Buzaetti et Alec Castonguay (correspondants parlementaires à Ottawei).Antoine Robitaille et Rol»rt Dutnœc (nirres/ioiiifflais parlementaires à Québec).Kathleen lévesque ; Amélie Gaudreau (secrétaire
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