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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier F
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2003-09-13, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR.LES SAMEDI 13 ET DIMANCHE 11 SEPTEMBRE O O 3 ROMAN QUÉBÉCOIS Un livre délicieux signé André Ducharme Page F 3 .«k ^ LITTÉRATURE FRANÇAISE Portraits de Marguerite Yourcenar Page F 4 ?LE DEVOIR ?Dieu de la paix, Dieu de la guerre GEORGES LEROUX Monos, le seul, Tunique: la confession partagée des religions du Livre constitue certes leur richesse commune, mais elle n’a pas endigué les divisons historiques qui n’ont cessé de proliférer en leur sein.Et cela, malgré linjonction de respect mutuel et de fraternité que chacune transmet à ses fidèles de génération en géné ration.Déjà les noms manifestent le symptôme de ces divisions: Israël est un nom propre, celui d’un peuple, objet de l’élection divine, le judaïsme n’en est qu’une essence lointaine.Le christianisme, lui, s’identifie à une doctrine universelle abstraite, qui a presque occulté le nom qui l’engendre.Enfin, l’islam est le nom d’une attitude spirituelle, celle de la com-m u n a u t é croyante qui rassemble tous ceux qui font soumission devant TUnique.Rien de moins simple donc, malgré les apparences et malgré la référence commune au texte biblique, que l’unité des religions du Livre.Rien de plus urgent par ailleurs, au regard de la théologie politique que chacune de ces religions commande et dans la foulée tragique du 11 septembre, que de relancer le travail de cette imité sur le terrain même de leur histoire violente et de leur aspiration àlapaix.Dans un livre écrit à trois voix, cette unité est proposée comme une tâche inscrite au sein de l’histoire, mais privée, pour ainsi dire a priori, de sa résolution historique.Les religions du Livre devraient-elles se soumettre à l’évolution qui fait de Tislam celle qui proclame le plus ouvertement sa vocation universelle et se montre aujourd’hui la plus prosélyte?Cette attitude est non seulement impossible, elle ne correspond pas à l’essence spirituelle de chacune.Mais il faut alors reconnaître que la différence religieuse, si elle doit avoir pour effet de stimuler le conflit politique en le légitimant, devient par elle-même une position intolérable, assez en tout cas pour qu’on puisse soutenir que le monothéisme, devenu la propriété de rivaux, est la cause de la violence historique.Les trois essais réunis ici, bien qu’ils soient privés d’un propos introductif qui préciserait leur intention, éclairent admirablement Tenjeu L’enjeu de la différence Chacun est l’œuvre d’un écrivain important dans la tradition qui le porte.Shmuel Trigano, un philosophe qui a montré dans ses nombreux travaux antérieurs la VOIR PAGE F 2.DIEU Des livres de cette portée et de cette exigence, il en faudrait plusieurs autres QUÉBÉCOI LITTERATURE gros ÏU de La Courte Échelle GISÈLE DESROCHES Quel enfapt lecteur ne connaît pas les Éditions de La Courte Échelle?Dans les écoles aussi bien que dans les familles, le nom de cette maison d’édition, qui célèbre cet automne ses 25 ans d’existence, est souvent le premier nommé parmi les éditeurs québécois publiant des livres pour la jeunesse.Populaire entre toutes auprès du jeune public, bénéficiant d’une large visibilité en librairie ainsi que d’une enviable position internationale, la maison jouit d’une solide réputation de constance et de qualité.Lorsque Bertrand Gauthier fonde, en 1974, les Editions du Tamanoir, qui deviendront en 1978 La Courte Échelle, le contexte éditorial québécois des livres pour enfants se relève à peine d’une crise grave.En effet, au début des années 1970, la littérature québécoise pour la jeunesse est à peu près réduite à néant Chute de la production, pénurie d’écrivains, rareté des collections, lisibilité ardue des textes qui rebute les apprentis lecteurs, conservatisme des thèmes et des illustrations, contenu souvent vieillot et suranné, visées moralisatrices appuyées, valeurs réactionnaires: telles sont quelques-unes des caractéristiques de la production de la fin de la décennie précédente.Influencé par l’effervescence européenne, Bertrand Gauthier souhaite «mettre le Québec à l’heure du monde», comme l’écrira Françoise Lepage dans La Littérature pour la jeunesse 1970-2000.Prenant lui-même fa plume, Gauthier produit en 1976 Hou fl va, le premier d'une série de trois albums (Dou flvien, 1978, et Hébert Luée, 1980) illustrés avec une audace toute contemporaine par Marie-Louise Gay.Traquant les stéréotypes, discutant avec humour de valeurs nouvelles, proposant des personnages avant-gardistes et des illustrations novatrices, l'éditeur s’emploie à renouveler fa littérature pour enfants, dans son contenu et dans sa forme, en affirmant sa volonté de suivre et même de précéder quelque peu l’évolution de la société.La célèbre série d’albums Les aventures de Jiji et Pichou de Ginette Anfousse est née dans cette foulée.L’auteure y offre, par le biais d’une narration nouvelle menée par l’espiègle Jiji, une voix nouvelle au jeune lecteur, plutôt que de reprendre le point de vue d’un adulte.C’est à La Courte Échelle qu’apparaissent en 1983 les premiers livres-jeux {Sophie et Pierrot, L’Alphabet, Venir au monde, etc.).Longtemps, la collection -Premier Roman» pour les sept à neuf ans, inaugurée en 1988, a fait ca- valier seul et servi de modèle du genre avec son format de poche, sa maquette facilement repérable, sa soixantaine de pages, sa typographie de grande taille et ses illustrations abondantes.Les adolescents en plus La Courte Échelle a également fait œuvre de pionnier en ajoutant en 1989 à sa collection «Roman Jeunesse», conçue pour les 9-12 ans, fa collection «Roman +» destinée aux jeunes de 13 ans et plus, dans un marché où l’édition d’ouvrages pour adolescents se résumait pour ainsi dire aux genres fantastique et de science-fiction publiés aux Éditions Paulines, ou encore relevait de l’aléatoire.Alors qu’on hésitait encore à aborder ouvertement des thèmes comme fa sexualité, le suicide, fa grossesse non désirée, les sectes, etc., la collection offrait aux auteurs un espace de création moins restreint en même temps qu’une représentation plus sophistiquée de l’adolescence.La petite maison grandit en même temps que s’ouvre le marché québécois et que commencent à se manifester les retombées internationales.Si bien qu’entre 1985 et 1989, elle voit son chiffre d’affaires multiplié par 12! Vers fa fin des années 1990, fa production s’essouffle, furieusement talonnée par d’autres éditeurs jeunesse qui se battent pour conquérir une part d’un marché jeunesse de plus en plus morcelé, voire saturé, envahi d’initiatives de toutes sortes.La perception populaire de fa maison se ternit quelque peu auprès des habitués, qui dénoncent le recours à fa facilité et se fassent de fa recette.La maison explore alors fa voie du livre pour adultes en lançant fa collection «16-96», poursuit ses efforts sur fa scène internationale, lance de nouvelles collections d’albums et réédite ses titres à succès en coffrets ou en recueil.Et vogue le navire /hfiourdTiui, La Courte Échelle, c'est le travail conjugué de trois associées, Hélène Derome, Louise Mongeau et Martine Bénard, qui ont pris la relève de l’entreprise au départ de Bertrand Gauthier en décembre 2000.Déjà à l’emploi de l’entreprise depuis 15 ans, elles tentent désormais de relever de grands défis.La Courte Échelle, pour elles, c’est un gros bateau.Les attentes sont grandes.Comment négocier un virage sans faire trop de vagues?Comment conserver sa place sur le marché tout en ravivant l’impulsion novatrice?VOIR PAGE F 2: COURTE ÉCHELLE ) DANIEL SYU D E V 0 I ••Livres COURTE ECHELLE Deux concours alléchants marquent le 25e anniversaire de la maison SUITE DE LA PAGE F 1 Elles ont d’abord créé, en 2002, une collection de recueils de poésie.•Notts étions la seule maison en Position de le faire», confie Hélène Derome.Avec ses 450 titres toujours vivants au catalogue, sa réputation et l’expertise dont elle dispose, La Courte Echelle mise en effet sur des acquis suffisamment solides pour prendre un tel risque.Les trois associées mettent actuellement la main à une nouvelle collection intitulée «Mon Roman» dont les quatre premiers titres seront en librairie ces jours-ci.Les collections existantes étant définies de façon plutôt stricte en fonction des critères d’âge (64 pages pour «Premier Roman»; 96 pages pour «Roman Jeunesse», etc.), cette nouvelle collection est ordonnée en fonction du genre littéraire (roman intimiste, fantastique, science-fiction, etc.) plutôt que du nombre de pages ou du niveau de difficul- té.Cette initiative permettra une plus grande liberté aux auteurs en même temps qu’elle mettra l’accent sur l'aspect littéraire davantage que sur la capacité de lecture.Ce qui n’empêchera pas les collections établies de coexister.Les principales embûches de la maison d’édition?La bataille pour la lecture n’est pas encore gagnée.La lutte est ouverte en ce moment contre la piètre participation du milieu scolaire au marché du livre jeunesse et les bibliothèques insuffisamment garnies: une coalition réunit les éditeurs et les gens du milieu du livre jeunesse au sein de laquelle on déplore l’absence des enseignants, des parents, des commissions scolaires.Et le marché actuel du livre jeunesse est plus achalandé qu’aux belles années.Plus difficile de se démarquer.Les échecs se paient cher.Les consommateurs ont parfois des coups de cœur fulgurants que les éditeurs tentent tant bien que mal de prévoir.Ainsi la maison s’engage-t-elle dans une ave nue où elle ne s’était jamais aventurée auparavant: une approche de coédition ponctuelle avec l’éditeur canadien Robert Davies aura pour résultat la parution, en octobre, du premier titre d’une série de trois (hors collection) de l’écrivain anglophone John Ward, Le Secret de l’alchimiste, destiné à de jeunes adultes (14 ans et plus).Deux concours alléchants marquent le 25' anniversaire de la maison: l’un, un tirage, s’adresse au grand public; l’autre, aux élèves.L’achat d’un livre de La Courte Echelle donne une chance de gagner l’un des vingt-cinq prix de mille dollars en livres.On participe au second en rédigeant un texte de 25 lignes dans lequel on explique pourquoi on aimerait rencontrer un auteur de la maison.Les prix, vous l’avez deviné, consistent en une visite réelle, à l’école des lauréats, d’un auteur de la maison.LA COURTE ECHELLE Détail d’une illustration de Ginette Anfousse pour La Fête.DIEU Gregory Baum insiste sur l'éthique commune aux religions du Livre SUITE DE LA PAGE F 1 profondeur de son approche herméneutique, livre ici une lecture de l’élection et de l’alliance qui cherche à nous débarrasser du stéréotype d’Israël comme synonyme de l’exclusion.À cette lecture philosophique du judaïsme, Gregory Baum joint une critique très sévère de la prétention universaliste du christianisme.Retraçant l’évolution très lente de l’attitude du Vatican à l’égard des juifs, pour ne rien dire de sa quasi-indifférence à l’endroit de l’islam, il montre l’importance d’un respect intégral de l’Ancienne Alliance et de la communauté islamique.Gregory Baum insiste sur l’éthique commune aux religions du Livre, qui est une éthique de pane, de justice et de compassion pour les démunis et qui doit être opposée au projet politique de l’extension.Comme Trigano, il pense que, si l’élection des gens du Livre a un sens, ce doit être celui d’une mission de justice et d’amour.Librairie Re VOX POPULI, VOX DEI Palmarès des ventes 3 au 9 septembre 200.3 L'HISTOIRE « PI T - Booker Pnzo 2002 ITÉRIX ET LA RENTRÉE,GAULOISE MULTIDICTIQNNAIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE, nouvelle édftSn V - UBEEiiO/GOSCINNY LE PETIT LAROUSSE ILLUSTRÉ 2004 LE PETIT ROBERT DE U LANGUE FRANÇAISE [LIFE 0F PI IP - Booker Prize 2002 NtctJEVILLERS SERVAN-SCHREIBER WINDOWS ON THE WORLD HARRY POTTER AND THE ORDER OF THE PHOENIX ?ONZE MINUTES HP LE POUVOIR DU MOMENT PRÉSENT RP QUATRE FILLES ET UN JEAN, t.1 ?LE MONDE SECRET DE BUSH RP U NOSTALGIE DE L'ANGE RP DICTIONNAIRE DES SYNONYMES ET DES ANTONYMES ?L'IGNORANCE RP LES CHAMPIGNONS SAUVAGES DU QUÉBEC RP LE ROBERT & COLLINS SENIOR QUATRE FILLES ET UN JEAN, t.2 - Le deuxième été QUI A PIQUÉ MON FROMAGE ?RP MIKE CONTRE-ATTAQUE ! RP SICARD/AMOUREUX c Amérique.X.Vintage Canada LA RENTREE chez Renaud-Bray UHtNIRF! LA RENDUE IA RENTREE IA RENTREE LA RENTRÉE IA RENTREE IA RENTREE Le Petit Larousse illustré 2004, prix courant 54^»$.Le Petit Robert, prix courant 12*%_________ Le Robert & Collins senior, prix courant 53*$__________________ 39^$ Le Multkiictionnaire de la langue française, prix courant 54*$ 3995 $ Le grand Druide des synonymes, prix courantes 3995 $ Le Petit Visuel français/anglais, prix courant 29*$__________________22" $ Dictionnaire Hachette illustré 2004, pnx courant 29*$ 24" $ Prix an vigueur jusqu'au 31 octobre 2003.Nutrition [LA BOITE A LUNCH EMBALLANTE RP [ Horreur Ûc DEMANDEZ ET VOUS RECEVREZ MAL DE TERRE ¥ CESARIMPERATOR V LE BAL DES LOUVES.12 Biographie MON HISTOIRE EMOND / BRETON COMMENT NOURRIR SON ENFANT.3® édition ¥ LE CERCLE MAGIQUE ¥ LE PETIT VISUEL (tran;ais/anglaisl ¥ LA MARCHE RAPIDE ¥ CESSEZ D'ÊTRE GENTIL.SOYEZ VRAI ! ¥ LA MISE AU POINT U GUERRE DES BUSH ¥ LE DICTATEUR ET LE HAMAC LA SYNERG0L0GIE ¥ LE PETIT SPIROU, t 11 - Tu ne s Tes jamais grand ! LES SOLDATS DE L'AUBE ¥ CUISINE VÉGÉTARIENNE ¥ L.LAMBERT-LAGACÉ CORGa.’MCHIMIMLT T.D'ANSEMBOURG la courte échelle Transcontinental le cherche midi Québec Amérique ¥ : Coup de Cœur RB Plus de lOOO Coups de Cœur, pour mieux choisir.24 succursales au Quebec Le troisième texte est l’œuvre de l’écrivain libanais Salah Stétié, auteur entre autres d’une magnifique biographie de Mahomet (Albin Michel, 2002).La voix du poète vient se joindre à celles du philosophe et du théologien, elle se porte au-devant du texte du Coran pour en manifester l’ouverture et les appels à la fraternité.Lucide sur les limites de la théologie politique de l’islam, Salah Stétié montre cependant qu’elle n’atteint aucunement la doctrine de l'IInique.Parlant de l’audace éthique du Coran, de sa proposition de convergence du monothéisme, il met en relief, à travers une histoire complexe, la nécessité de toujours reporter l’islam à son attitude fondamentale: la prière, la soumission devant la transcendance et l’appel à la fraternité de la communauté universelle.Comme Gregory Baum, il insiste sur la proclamation du monothéisme au-delà de sa faillibilité dans l’histoire, de son inachèvement politique.Des livres de cette portée et de cette exigence, il en faudrait plusieurs autres.Nous pouvons lire déjà la réflexion de Michel Dousse sur la guerre et ses justifications religieuses (Dieu en guerre, Albin Michel), un parcours très fouillé dans le corpus des trois textes fondateurs; nous pouvons lire aussi l’interprétation du psychanalyste Daniel Sibony (Au nom de Dieu, Seuil, 2002), mais rien ne remplace l’interprétation vivante au sein même des trois traditions du monothéisme, et ce recueil nous en fournit un accès essentiel.LE MONOTHÉISME.UN DIEU, TROIS RELIGIONS Shmuel Trigano, Gregory Baum, Salah Stétié Fides, coll.«Métissage» Montréal 2003,213 pages LITTÉRATURE JEUNESSE Le terrorisme vu de la cour d’école CAROLE TREMBLAY Deux ans après le funeste événement, quelques œuvres de fiction commencent lentement à s’élever des cendres encore çhaudes du Word Trade Center.A Paris, Frédéric Beigbeder défraie la manchette avec son Windows on the Word.Le dernier roman du publiciste repenti suscite questions et débats: coup de marketing ou devoir de mémoire?Jean-Jacques Greif fait beaucoup moins de bruit avec Nine Eleven (titre anglais oblige, après tout, ça vient de France), un ouvrage traitant pourtant du même sujet.Il faut dire que c’est un livre destiné à la jeunesse.En septembre 2002, l’auteur, journaliste à Marie-Claire, publie un article regroupant quelques témoignages de gens qui ont vécu le drame de près.Parmi les récits qu’il a colligés, on retrouve ceux de Noah, un étudiant de Stuyve-sant High School, et d’Alexa, sa petite sœur qui fréquente Primary School 234, deux écoles qui s’élevaient à l’ombre des tours.Quelques mois plus tard, Jean-Jacques Greif retourne à New York et rencontre des camarades de classe de Noah, des enseignantes de PS 234, ainsi que des parents d’élèves.En plus des témoignages, il recueille et compulse tout ce qui est disponible sur les attentats et entreprend alors la rédaction de son livre.Cela donne un récit palpitant, où l’émotion et la tension sont présentes du début à la fin.On y suit le déroulement de la tragédie d’heure en heure, autant de l’extérieur des tours que de l’intérieur, puisque l’auteur fait alterner les chapitres qui racontent ce qu’ont vécu enfants et parents de Stuyvesant et de PS 234, et ceux qui rapportent les événements tels que décrits par des survivants.On y retrouve aussi des détails techniques, des plans du quartier, des schémas; bref, tout est là pour se faire une idée complète et complexe de ce jour fatidique.Ce documentaire romancé (ou roman documenté, selon le goût de chacun) livre l’information avec tellement de justesse et d’empathie qu’on pardonne à son conteur les petits accrocs à la réalité qu'il n’a pu s’empêcher de faire pour rendre son texte plus vrai que vrai.La vie arrêtée À Jérusalem, on a beaucoup plus d’expérience avec les attentats.Mais personne ne peut s’habituer à voir des innocents mourir, encore moins quand il s’agit de proches.Le jour où ma vie s’est arrêtée raconte l’histoire de quatre adolescents inséparables, deux garçons et deux filles, qui voient leurs destins chambouler quand l’un d’entre eux est assassiné par un fanatique arabe.Dotan, le narrateur, est tellement choqué par la mort de son meilleur ami que la colère l’emporte sur toute autre considération.Pourtant élevé dans un milieu pacifiste, le jeune homme se laisse entraîner dans une manifestation d’extrémistes, qui va «casser de l’arabe» dans le quartier qui jouxte le sien.Arrêté et traité comme un criminel même s’il n’a rien fait, Dotan se révolte encore davantage.Sa haine est dirigée non seulement contre celui qui a tué son camarade, mais contre tous ceux qui restent là, sans réagir, à de telles injustices.Ce roman, auquel un petit élagage aurait permis d’atteindre une plus grande tension dramatique, a tout de même le mérite d’exposer les mécanismes de la haine pour mieux les démonter.C’est déjà pas mal.NINE ELEVEN Je,an-Jacques Greif Ecole des loisirs Paris, 2003,173 pages LE JOUR OÙ MA VIE S’EST ARRÊTÉE Galila Ron-Feder-Amit Flammarion, «Castor poche» Paris, 2003,218 pages Poésie à Trois-Rivières CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR Trois-Rivières s’est récemment autoproclamée capitale de la poésie.Elle répond ainsi, semble-t-il, à un souhait de Félix Leclerc, exprimé il y a quelque 19 ans.Et puisque les villes sont peu nombreuses à revendiquer ce statut, pourquoi ne pas le lui concéder d’emblée?Trois-Rivières, ville ayant subi un déclin industriel il y a plusieurs décennies, accueille en tout cas, du 3 au 12 octobre, le plus important festival de poésie au Québec.Le Festival international de la poésie, présidé par Gaston Belle-ipare (qui dirige également les Ecrits des Forges), a depuis longtemps fait le pari de s’ouvrir au monde.Cette année encore, la ville reçoit une délégation de 130 poètes, dont plusieurs provenant de l’étranger.Et tout ce beau monde se promènera ainsi, de café en café, de lecture en exposition, durant toute la durée de cette célébration de la poésie.Au programme, mentionnons particulièrement l’exposition des manuscrits de Saint-Denys-Garneau, qui sera présentée par Bibliothèque et Archives du Canada au Musée québécois de la culture, sous le titre •Voici l’espace que j’habite».Le festival présentera d’ailleurs deux récitals donnés à la mémoire des poètes Hector de Saint-Denys-Garneau et Roland Giguère.Le Musée Pierre-Boucher de Trois-Rivières présentera pour sa part une rétrospective des œuvres de Stelio Sole, artiste né à Caracas, d’origine italienne et Trifluvien d’adoption, moft en 1993.Pour l’occasion, les Ecrits des Forges publient également un recueil comportant quatre œuvres de l’artiste et des textes de trois poètes: Isabelle Forest, Pierre Labrie et Cari Lacharité.Quelques prix Isabelle Forest est d'ailleurs lauréate du prix de poésie Félix-Leclerc 2003, pour son recueil Les Chambres orphelines, qui s’articule, dit le jury, autour de la mère, de l’enfance, des souvenirs et de la mémoire.Parmi la kyrielle de prix qui seront décernés au Sociologie comemporvink dirisià'par lklllit'1 M (.TUI IT' PI )R( ?«JOiw ' X PV iP'frihn mm v Le travail dans l'histoire de la pensée occidentale Sous la direction de Daniel Mercure et Jan Spurk Le travail est-il une dimension fondamentale de la condition humaine ?Quand et comment l'Occident en est-il arrivé à faire du travail une notion abstraite et de sa pratique quotidienne un ékiment central de nos vies ?Afin de répondre à de telles questions, ce livre propose de revisiter les grands auteurs classiques et modernes de manière à circonscrire leurs interrogations relatives à l'effort à l'œuvre et au travail.2-1637-7943-3,310pages, 35 $ Agir en situation de vulnérabilité Sous la direction de Vivianne Châtel et Marc-Henry Soulet La mise en lumière des processus d’exclusion et l'extrême centration des intérêts sur cette question ont paradoxalement ouvert la voie à l'analyse sociologique en deux directions : les modalités de survie en un univers de démunition et les mécanismes d’inclusion à partir d'une position fragilisée.Cet ouvrage s i'ffotte justement de défricher les rapports entre vulnérabilité et action.Partant de l'idée selon laquelle la vulnérabilité exprime une des logiques centrales des sociétés acmelles, il s'attache en effet à comprendre en quoi une situation de vulnérabilité influe sur la nature de l'agir.2- 7637-8005-9,232pages.25 $ Les règles de l'Individualité contemporaine.Santé mentale et société marceioi_ entaie * ne semble plus avoir de limites : de ht prévention du suicide à la passant par le « combat du stress » dans la vie quoüdiume, toute situation • objet d'intervention.Les individus, la famille, le couple, l'école, ont de plus en plus recours aux ments » ou, mieux encore, s » plutôt que « normaux ».eide «gpiflî , :.tmasm ta 2-7637-7981-6.270pages.30 f Pour de plus Amples informAtions L es Éditions PUl-K\RC lel.656 3305 Dominique.l.in^r ¦?r Essais Louis Fréchette et les collèges classiques Les collèges classiques étaient-ils réellement ces hauts lieux d’enseignement et d’éducation que certains esprits nostalgiques se plaisent à nous dépeindre afin de faire ressortir la médiocrité de l’école québécoise actuelle?S’il faut, en tout cas, en croire le témoignage de l’écrivain Louis Fréchette livré en 1893, c’est plutôt le contraire qui serait vrai.Lancée, à l’époque, sur fond de lutte idéologique entre libéraux et ultramontains, un affrontement qui se répercutait entre autres, sur le conflit au sujet de la gouverne de l’éducation québécoise, la polémique de Fréchette contre les collèges classiques est pleine d’une funa qui en fait une des plus belles pièces de notre tradition de littérature de combat Aujourd’hui rééditées dans la collection «Bibliothèque québécoise» grâce aux bons soins de Luc Bouvier, les Lettres à l’abbé Baillargé de notre ancien poète national ne sont pas, c’est le moins que l’on puisse dire, une lecture pour les petites natures.Elles sont présentées, ici, dans une version conforme à celle établie par Jacques Blais, Luc Bouvier et Guy Champagne et publiée en deux tomes, avec d’autres textes, en 1993, dans l’excellente collection «Bibliothèque du Nouveau Monde» (PUM), sous le titre de Satire et polémiques.Partisan d’une modernisation du cours classique, Fréchette, en 1893, ouvre le bal: «S»' l’éducation qu’on y donne est suffisante pour faire des prêtres, écrit-il, elle ne l’est certainement pas pour faire des hommes du monde.» Provocateur, il ajoute: «Les trois premières choses que l’on doive enseigner à un enfant, n 'est-ce pas à parler, à lire et à écrire?Or montrez-moi le collège classique canadien où l’on enseigne à parler, à lire et à écrire!» Pour lui, il est donc clair «qu’en fait d’éducation pratique, nous sommes terriblement arriérés».Après une première passe d’armes plutôt civilisée entre Fré- Louis Cornellier ?chette et l'abbé Antonin Nantel qui lui donne la réplique, l’intervention musclée, dans le débat, de l’abbé Frédéric-Alexandre Baillargé, professeur de théologie au cofiège de Joliette, déclenche une série de treize lettres, publiées dans certains journaux libéraux de l’époque, dans lesquelles le poète se déchaîne littéralement contre le système des collèges classiques et un clergé réactionnaire qui veille sur lui avec un soin jaloux.Prenant la pose ironique du modeste père de famille qui daigne se mêler de questions pédagogiques, «de méprisable homme marié» qui se risque à sermonner des prêtres, Fréchette, en pamphlétaire enragé, démolit les prétentions des collèges classiques à fournir une éducation de qualité et, surtout pertinente: «On ne met pas son enfant au collège pour qu’il finisse à l’hôpital en rimant des élégies ou en traduisant Cicéron; on l’envoie apprendre quelque chose qui l’arme contre les exigences de la vie.C’est pénible, mais c'est comme ça!» Il faut toutefois, attendre la treizième et dernière lettre pour connaître ses propositions concrètes de réforme: enseignement solide de l’anglais «à l’égal du français» (ah, ces libéraux!), réduction des heures de grec et de latin au profit des langues modernes et d’un meilleur enseignement des belles-lettres (dispensé par des Français de France!, ajoute-t-il), enseignement plus rigoureux des mathématiques, de la physique et de la chimie, modernisation des cours de philosophie et introduction I’ HAHA SOUND Broadcast (Warp-Outside) Depuis le milieu de l’été, on attendait avec impatience la sortie officielle de ce deuxième album de la formation rétro-futuriste Broadcast sur Warp.Avec quelques semaines de retard, on peut finalement apprécier ces courtes pièces qui débordent d’inventions et d’astuces dans un créneau résolument pop.Toutefois, on parle sur Haha Sound d’une pop qui ose autant qu’elle dérange les habitudes d’écoute.Les mélodies irrésistibles se mêlent à une recherche sonore, pleine de crevasses et de bruits aventureux.On entend, par contre, la voix de Trish Keenan qui accompagne certains motifs hypnotiques et chaleureux.En arrière-fond, le moindre détail devient une excuse pour livrer des arrangements à base d'électronique ou encore d’étranges boucles abstraites.Moins influencé par Stereo-lab que sur The Noise Made By People, Haha Sound hisse Broadcast au sommet d’une pop aventureuse et contemporaine.Il suffit d’entendre des pièces aussi magnifiques que Man Is Not A Bird ou Ominous Cloud pour en être convaincu.En spectacle, avec les excellents Fly Pan Am, le 17 octobre prochain au lion d’Or.David Cantin LANCEMENT de Spirale), n° 192 Dossier : Paroles contemporaines : le renouveau du conte (dir.Patrick Poirier) Dimanche 14 septembre 2003 à 17 h Sergent Recruteur.4650, boulevard Saint-Laurent.Montréal métro Mont-Royal SuividuspectadedeMikeBurmiWhM): Raconte-moi que tu as vu l’Irlande Bienvenue à tous! Spirale change d’adresse : 6742, rue Saint-Denis, Montréal, Québec, H2S 2S2 BULLETIN D'ABONNEMENT ABONNEZ-VOUS : Par téléphone : (514) 355-3333 ou : 1 800 363-1310 Par la poste en nous retournant le bulletin ci-contre Par télécopie : (514) 355-3332 Consultez notre site Web au www.spiralemagazine.com Si vous désiroz que votre nom ne figure pas sur la liste d’abonnés qu'il nous arrive de mettre à la disposition d’entreprises dont les produits pourra rent vous intéresser, veuillez cocher id : ?CANADA (étudiant*) ?1 an / 6 numéros 20$ CANADA (individu) Q 1 an / 6 numéros 28$ CANADA (individu) ?2 ans /12 numéros 45$ INSTITUTIONS ?1 an / 6 numéros 40$ A L'ÉTRANGER ?1 an / è numéros 35$ ABONNEMENT DE SOUTIEN ?1 an / 6 numéros 40$ * avec photocopie de la carte (taxes incluses) EXPRESS MAG : 8155, rue Larrey, Anjou.Quebec.HI) 2L5 ?Oui, je désire m'abonner à Spirale pour la durée et au tarif que j'ai sélectionnés dans le tableau Choisisseï votre mode de paiement G Chèque ci-joint A Tordre de Express Mag ?VISA ?MasterCard ?American Express Datt cftuptratton |_l_ Nam J santutf YittL.Prartna.Cods postal LfeL L-mH.
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