Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (8)

Références

Le devoir, 2007-10-13, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
I «ACHETER UN CONDO, C’EST UNE PROFESSION DE FOI>» PAG] ?www.ledevoir.com LE DEVOIR 2,20$ + TAXES LES SAMEDI 13 ET DIMANCHE 14 OCTOBRE 2007 X C VII I N" 2 3 2 2,50$ Père gâté, fils fauché ?«Il y a vingt ans, les parents tenaient à léguer un héritage, même modeste, à leurs enfants.Aujourd’hui, ils veulent profiter de la vie.» Ils ont fait partie de la première génération de Québécois francophones à accéder en masse à un niveau de vie relativement élevé.Ils arrivent aujourd’hui à l’âge d’une retraite bien méritée et devront malheureusement nous quitter un jour.Quelle sera alors la taille du magot à se partager?Les baby-boomers auront-ils déjà tout dépensé?ÉRIC DESROSIERS La somme totale des actifs détenus par les baby-boomers au Canada friserait actuellement le billion (1000 milliards) de dollars, à en croire une récente enquête de la firme de sondages Décima Research.Plus de 71 % de Ten- semble de la population déclare vouloir laisser un héritage à son décès, dit le sondage, et au moins la moitié des gens (54 %) s’attendraient à recevoir une part de ce magot, qu’ils évalueraient en moyenne à 283 000 $.On saurait d’ailleurs déjà à quoi on veut consacrer cet argent Les deux tiers seraient économisés ou investis.Le reste, disent les répondants, serait consacré au remboursement de l’hypothèque, à l’achat d’une deuxième maison ou encore à des rénovations et à des voyages.«Il est possible qu’une bonne partie des baby-boomers arrivent à s’assurer une retraite relativement confortable tout en laissant des actifs appréciables à leur décès», dit Jocelyne Houle-LeSarge, directrice générale et secrétaire de l’Institut québécois de planification financière ainsi que présidente de l’organisme Question retraite.«Il y a autant d’experts optimistes que d’experts pessimistes sur la question.Mais VOIR PAGE A 8: HÉRITAGE Le paradis avant la fin de vos jours ¦ La clé du succès d’un héritage > Pages A 8 et A 9 Le Nobel de Gore ne changera rien à la politique de Bush 400 ans, mais encore ?Les Fêtes de 2008 intéressent les étrangers.pour peu qu’on les informe! Afghanistan Harper refile le dossier à un comité Présidé par John Manley, le groupe de travail remettra son rapport à la fin de janvier ALEC CASTONGUAY Ottawa—Dans une manœuvre politique qui vise autant à se débarrasser de l’épineux dossier afghan qu’à mettre les libéraux dans l’embarras, le premier ministre Stephen Harper a annoncé hier qu’un groupe de travail indépendant recommandera la voie à suivre en Afghanistan après février 2009.Ce comité, présidé par l’ancien ministre libéral John Manley, ne remettra pas son rapport avant la fin de janvier 2008, repoussant d’autant un vote aux Communes sim le sort de la mission.La création de ce groupe de travail composé de cinq personnalités — dont certaines ont ouvertement appuyé la mission ac-tuelle en Afghanistan et même la guerre américaine en Irak — a immédiatement soulevé les critiques des partis d’opposition, qui estiment que le premier ministre cherche à gagner du temps et à évacuer un débat crucial à quatre jours d’un discours du Trône qui pourrai mener le pays à des élections générales.Le premier ministre a toutefois répété que le vote final sur le sort de la mission aura lieu aux Commîmes.Stephen Harper a soutenu que la création de ce groupe de travail «permettra de donner des conseils non partisans qui aideront les parlementaires à prendre une décision» à propos des suites à donner à la mission en Afghanistan.Le comité indépendant étudiera quatre scénarios pour Taprès-février 2009.¦ La première option est celle du statu quo, a précisé le premier ministre.Les soldats canadiens continueraient donc à former les militaires et les policiers afghans dans la province de Kandahar pour que les militaires canadiens puissent un jour se retirer.É La deuxième possibilité consiste à concentrer les efforts canadiens sur la reconstruction à Kandahar.«Pour cela, d'autres pays devront prendre la relève afin d’y assurer la sécurité», a dit le premier ministre.VOIR PAGE A 12: HARPER «J’ai n’ai reçu aucune instruction au sujet des options préférées du gouvernement Je suis un agent libre.Je n’ai rien décidé au sujet de la direction qu’on devrait prendre», dit John Manley PIERRE-HENRY DESHAYES ISABELLE PORTER Oslo — Le prix Nobel de la paix a été attribué hier à l’ancien vice-président américain Al Gore et au Groupe de l’ONU sur le climat (GIEC), un pédagogue et des têtes chercheuses qui, chacun à sa façon, tirent le signal d’alarme sur les effets dramatiques du réchauffement de la planète.La distinction de M.Gore, avocat d’une réduction des émissions de gaz à effet de serre, ne changera en rien la politique américaine en matière d’environnement, a toutefois réagi la Maison-Blanche.Les deux lauréats ont été récompensés «pour leurs efforts de collecte et de diffusion des connaissances sur les changements climatiques provoqués par l’homme», permettant de réfléchir aux mesures à prendre contre ces changements, a déclaré à Oslo le président du comité Nobel, Ole Danbolt Mjos.Vice-président de Bill Clinton et candidat démocrate malheureux à la Maison-Blanche en 2000 face à George W.Bush, M.Gore, 59 ans, a contribué à vulgariser VOIR PAGE A 12: GORE ¦ Autres informations en page Ail Al Gore INDEX >o lO ; 'O iO io Actualités.A2 Annonces.B 8 Avis publics.B 7 Bourse.B2 Carrières.B 6 Décès.B 8 Économie.B 1 Éditorial.C 4 f- Idées.C 5 Monde.A10 Mots croisés.B 9 Météo.B4 Perspectives.C 1 Rencontres.D 2 Sports.B 9 Sudoku.B 7 uébec—Jeudi soir, heure de Tapé- les nombreuses activités du 400'' séduisent ro au chic Hôtel Saint-Antoine, au par leur envergure.Le spectacle d’ouvertu- Vieux-Port.Installés dans de blés divans, des journalistes canadiens et étrangers se font vendre les Fêtes du 400" tout en dégustant de bons alcools de chez nous.«H y a plein de façons de lancer une invitation, mais l’espoir de «Quand des journalistes me posent des questions sur Québec, je leur dis qu’il y a le 400e, mais je ne peux pas aller beaucoup plus loin.» re de Denis Bouchard le 31 décembre?Une «super-méga-production» avec des projections sur la neige.Le spectacle d’opéra urbain en juillet?«Du jamais vu au Canada.» La piste de danse sur le fleuve en août?«Le projet le plus fou de l’été.» Et c’est sans par- vous accueillir est toujours le même», dit la vi- 1er de la Symphonie des mille de Mahler ou déo dans laquelle une petite fille lance une de la Coupe du monde de surf des neiges! bouteille à la mer.Présentées en cascade, Responsable de la section voyages du VOIR PAGE A 12: QUÉBEC ai ./-à- ?le#»'' «NNr* ].(• DhVOlK NAlill/M i/V q n Histoire d’ondes PiBftM Pag* HISTOIRE DE LA AU QUÉBEC Pierre Pagé Histoire de la radio au Québec INFORMATION, ÉDUCATION, CULTURE FIDKS yOans * de bonnes lectures www.ftdHionsftdM.cofn ) \ A 2 IK l> E V I K, LES SAMEDI 13 ET DIMANCHE 14 OCTOBRE 2007 ACTUALITES La traque aux pollueurs Des ingénieurs de l’université York, à Toronto, ont mis au point un détecteur capable de localiser les sources de pollution avec une précision inégalée y PAULINE GRAVEL A l’heure actuelle, les pays signataires du protLcole de Kyoto doivent informer la communauté internationale de la quantité de leurs émissions de gaz à effet de serre sans qu’aucune mesure objective soit effectuée afin de valider leurs comptes rendus.Une équipe d’ingénieurs de Tuniversité York, à Toronto, a toutefois mis au point un petit détecteur qui permettrait de localiser avec une précision inégalée les sources de pollution à la surface de la Terre et ainsi de quantifier les gaz polluants générés par chaque nation.Le Canada accuse souvent les Etats-Unis de répandre des nuages de pollution sur son territoire.Mais il se plaint «peut-être à tort.Nous devons faire des mesures pour le savoir», tranche Brendan Quine, professeur au département Earth & Space Sciences & Engineering de l’université York et directeur de la conception du microspectromètre Argus, qui devrait permettre de répondre à la question que de nombreuses nations se posent qui nous pollue?La réponse à cette question est en effet lourde de conséquences, car en vertu du protocole de Kyoto, ceux qui génèrent trop de pollution doivent payer des taxes proportionnelles aux émissions de bioxyde de carbone (CO.) dépassant les limites permises par la convention.Compte tenu de cet enjeu de taille, des mesures objectives et précises des émissions de gaz polluants sont plus que nécessaires.Or, à l’heure actuelle, chaque pays doit fournir en toute bonne foi une estimation de ses émissions de C02, qu’il dresse à partir des données fournies par les entreprises et les industries poDueuses établies sur son territoire, rappelle M.Quine.«Tant qu’on ne mesurera pas la pollution émise à l’aide d'instruments scientifiques, on ne connaîtra pas la véritable quantité de gaz polluants émise.Et je doute fort que toutes les émissions de gaz polluants soient fidèlement rapportées en ce moment.» Le dispositif conçu à l’université York, le microspectromètre Argus, mesure dans l’infrarouge la lumière solaire réfléchie par la surface terrestre.Ces données renseignent à propos de l’accumulation de divers gaz à effet de serre (GES) dans l’atmosphère.Elles se présentent sous la forme d’un spectre au sein duquel chaque gaz indésirable, comme le C02 et le méthane, a une empreinte particulière.La précision de ce nouvel appareil est dix fois plus élevée que celle offerte par d’autres instruments comparables actuellement cfisponibles, qui «ne permettent pas de localiser les pollueurs avec précision».Le microspectromètre Argus peut enregistrer à chaque seconde la quantité de gaz émise par chaque carré de surface .IVAN ALVARADO REUTERS Le microspectromètre Argus permettra de détecter les panaches de gaz polluants et de déterminer la source de ces nuages de pollution.terrestre mesurant un kilomètre de côté.Il permettra de détecter les panaches de gaz polluants et «en suivant la direction des vents, il sera possible de déterminer la source de ces nuages de pollution», précise M.Quine.Autres innovations de l’instrument sa petite taille et son faible coût «Les gens croient que les instruments qui vont dans l’espace sont volumineux et coûtent des millions de dollars.Argus ressemble plutôt à une boîte de trombones [80 mm X 50 mm X 40 mm], il ne pèse que 236grammes et coûte environ 75 000 $», souligne le chercheur, précisant qu’«i7 est très dispendieux d’envoyer quelque chose dans l’espace.Le coût dépend de la masse expédiée et atteint les 10 000 $ par kilogramme».Ce faible coût permet d’entrevoir le lancement de centaines de ces dispositifs dans l’espace afin d’effectuer des mesures hebdomadaires, voire quotidiennes, de toute la surface du globe, ce qui permettra de dresser des cartes de pollution, affirme Ben Quine.«Comme notre instrument est petit et compact, il pourra être embarqué à bord de n’importe quel engin spatial sans l’encombrer.Nous proposerons de partager les données recueillies avec tous ceux qui accepteront d’embarquer notre instrument», indique l’ingénieur en sciences spatiales.La résistance d’Argus a par ailleurs été éprouvée dans un laboratoire de l’université York, où on a soumis ce dispositif à d’intenses vibrations simulant le décollage d’une fusée ainsi qu’à de très basses températures, comparables à celles qui régnent dans l’espace.Si tout se passe comme prévu, Argus devrait être propulsé dans l’espace en décembre prochain, où il sera installé à bord du microsatellite CanX-2, conçu et construit à l’Université de Toronto.«Il s’agira d’un prototype destiné à démontrer les possibilités de cette technologie, qui pourra servir à établir une surveillance à l'échelle mondiale à peu de frais, souligne son concepteur.Si nous détectons depuis l’espace des épisodes polluants, nous préviendrons les intéressés, qui pourront remédier à ce problème à la source et ainsi réduire les taxes que leur pays aura à payer [dans le cadre du protocole de Kyoto].» «Cette technologie permettra à la fois de favoriser de bons comportements écologiques et d’épingler les pollueurs peu scrupuleux qui, par exemple, laissent échapper des nuages de pollution au milieu de la nuit», précise le chercheur.Le Devoir Commission scolaire de Montréal PTEi ILS IRONT NOUS AUSSI.Portes ouvertes et inscription écoles secondaires du 15 au 26 octobre ¦¦ $te>., » qa*ÊÊÊKSËB^qmMÆtm m "Ù.*#!»¦ ' '* T" ^ f >#fM»C38ï3jctr; «aeoeovaac?mmmmyiuz: mmmmtiz-: — easssïrr Vi Boucar et Francis choisissent l'école publique.Nouveauté cet automne ! Auparavant en mars, l'inscription au secondaire aura lieu du 15 au 26 octobre 2007.L'événement « portes ouvertes » au secondaire se tiendra aussi du 15 au 26 octobre.Consultez notre site pour connaître la date et l'horaire de chaque école.www.csdm.qc.ca/portesouvertes 0&SÊSBè 1) I M A N OPTIQUE W ROLEX Gambard l/ente et service 630-A RUE CATHCAKT, CENTRE-VILLE MONTRÉAL (514) 866-3876 Crise forestière : Marois menace de faire tomber le gouvernement La chef du Parti québécois réclame une action plus énergique La chef péquiste Pauline Marois croit que le gouvernement Charest a eu beau déposer quatre plans de sauvetage pour juguler la crise forestière, les résultats sont selon elle décevants.Avant le début de sa première session parlementaire comme chef, elle a voulu montrer que les régions lui tiennent à cœur.Et rappeler au gouvernement qu’il est minoritaire.ANTOINE ROBITAILLE Québec — Estimant que le gouvernement Charest a jusqu a maintenant «failli à sa tâche» dans le dossier de la crise forestière, Pauline Marois est prête à faire en sorte qu’il tombe s’il n’en fait pas plus.«S’il [le gouvernement libéral minoritaire] n’accepte pas nos propositions, nous pourrions appuyer la tenue d’élections rapidement», a dit la chef péquiste en conférence de presse hier dans le hall du Parlement A ses dires, son parti serait prêt à se lancer en campagne électorale «demain matin», bien qu’il serait encore mieux préparé à Noël ou au début de 2008.«Mais on ne pourra pas décider seuls de toute façon puisque les deux partis doivent être d’accord pour renverser le gouvernement actuel», a-t-elle précisé.Or, selon Mme Marois, l’ADQ a récemment refusé de «faire front» avec le PQ pour hisser cette crise au rang de priorité de la session d’automne.Selon sa version, le leader parlementaire de l'ADQ, Sébastien Proulx, a indiqué que ce n’était pas la priorité de l’opposition officielle «à ce moment-ci».«Nous en sommes fort déçus parce que ça nous apparaissait être une autre façon de faire de la politique pour servir, d’abord et avant tout, les intérêts des travailleurs de nos régions», a-t-elle déclaré.A l’ADQ, on a réagi avec perplexité hier aux reproches de la chef péquiste en in- JACQUES NADEAU LE DEVOIE Pauline Marois diquant que le leader Proulx avait simplement refusé de transmettre le sujet de la motion de l’opposition mercredi.Par ailleurs, selon Mme Marois, malgré «une multitude de plans» de redressement déposés par le gouvernement libéral, 10 543 emplois ont été perdus dans ce secteur et 156 entreprises ont fermé leurs portes.«Et ça concerne en plus des personnes qui ont des emplois indirects, ce qui veut dire qu’au total, ce n’est pas 10 OOO emplois perdus mais plus de 20 OOO emplois perdus.» Mme Marois a rappelé qu’en mai, le ministre des Ressources naturelles, Claude Béchard, s’était en- gagé devant un parterre de gens des régions à ce que son ministère tienne rapidement des consultations sur tous les projets de consolidation présentés par les gens concernés.«]e souhaite qu’au cours des huit prochains mois, nous ayons en moyenne me bonne nouvelle par semaine», avait-il déclaré.«Non seulement il n’y a pas me bonne nouvelle par semaine», a rétorqué la chef péquiste hier, mais en plus, les comités consultatifs régionaux qui devaient être mis sur pied «n'ont jamais vu le jour», a-t-elle déploré.Mme Marois reproche au gouvernement de profiter de la zizanie entre les «acteurs d:: milieu», chacun cherchant à sauvegarder son contrat d’approvisionnement fores-tier (CAAF) afin de sauver les emplois.«On désolidarise les régions, les municipalités, les MRC.C’est absolument inadmissible à mon point de vue», a-t-elle commenté.Propositions Ainsi, le PQ et Mme Marois réclament qu’on assure aux travailleurs qui ont perdu leur emploi «l’accès à un programme de formation et [.] une meilleure planification des programmes de formation en général pour cette industrie».Selon eux, les programmes d’aide devraient s’adresser non seulement aux travailleurs âgés mais aussi à l’ensemble des travailleurs afin d’assurer la relève.Pour ceux qui sont plus âgés, c’est le fédéral qui devrait intervenir en rétablissant un programme qui a déjà existé.Le PQ souhaite que le gouvernement du Québec aide aussi l’industrie en mettant en œuvre un «processus dynamique de gestion qui entraîne une baisse du coût de la fibre et de ses composantes» tout en proposant qu’on instaure «une redevance spécifique pour le bois à pâte».Une charte de la construction devrait aussi être adoptée, laquelle imposerait «une proportion minimale de bois québécois dans nos constructions institutionnelles».La crise est sans précédent en raison de la conjonction de plusieurs facteurs (dollar fort), mais d’autres prorinces, notamment la Colombie-Britannique et l’Ontario, ont mieux prévu le coup que le Québec, a souligné Mme Marois.Ces provinces avaient adopté des mesures apparentées à celles proposées par le PQ et, «dans les faits, les résultats sont meilleurs que chez nous», a-t-elle dit La chef du PQ aura une meilleure idée des intentions du gouvernement d’ici quelques semaines puisque le ministre des Ressources naturelles, Claude Béchard, est censé déposer bientôt un projet de réforme du régime forestier.Le projet de loi, toujours en gestation, comportera 11 pistes de «simplification administrative» visant à réduire les coûts d'exploitation des entreprises.Le Devoir Avec la Presse canadienne New York veut encore plus d’électricité du Québec, selon Jean Charest JOCELYNE RICHER New York — L’État de New York veut accroître ses importations d’électricité en provenance du Québec.Voilà l’assurance obtenue par le premier ministre Jean Charest hier au terme d’un entretien avec le gouverneur de cet État, Eliot Spitzer, qui s’est dit impressionné par «l’énorme potentiel» du Québec sur le plan énergétique, un atout dont il aimerait dorénavant tirer parti encore plus que par le passé, compte tenu des besoins sans cesse croissants.Le gouverneur aurait assuré le premier ministre qui! avait demandé à son personnel «de se mettre rapidement au travaü» et de développer une «stratégie vigoureuse» pour examiner les possibilités d’achat d’énergie du Québec, a rapporté M.Charest lors d’un bref entretien téléphonique en marge de la rencontre.M.Charest s’est dit impressionné par sa première rencontre avec le gouverneur, qui n’est en poste que depuis quelques mois mais «qui est très bien informé des dossiers».Les deux hommes ont promis de se revoir et de faire le point en mai prochain à l’occasion du quatrième sommet Québec-New York, qui aura lieu à Québec, dans le cadre des festivités entourant le 400' anniversaire de la ville.Les trois premiers sommets avaient eu lieu en 2002,2004 et 2005.Même si plusieurs autres sujets étaient à l’ordre du jour (lutte contre les changements climatiques, sécurité, passeport aux frontières, entraves au commerce ou à la mobilité de la main-d’œuvre) , il reste que l’énergie constituait l’enjeu principal de la visite éclair du premier ministre, sa quatrième visite officielle à New York depuis 2003.Le but de ce voyage n’était pas de signer des ententes mais bien d’entretenir et de donner un nouvel élan à la relation Québec-New York sur le plan économique.Un des principaux partepaires commerciaux du Québec, l’État de New York entretient avec son voisin du Nord des échanges qui ont atteint une valeur de plus de dix milliards de dollars l’an dernier.Le Québec a vendu pour 300 millions de dollars d’électricité à New York l’an dernier, soit le tiers des exportations totales d’Hydro-Québec.Avant de s’entretenir avec le gouverneur Spitzer, M.Charest avait pris la parole devant un parterre de 400 gens d’affaires et de personnalités, dont le président dHydro-Québec, Thierry Vandal.«Nous voulons vendre de l’énergie propre et renouvelable à nos voisins américains», a-t-il d’emblée affirmé dans son allocution d’une vingtaine de minutés axée sur la croissance économique, notamment assurée par la vente d’énergie.Presse canadienne François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Montréal 514.845.5545 POUR VOUS TIRER D’EMBARRAS Michel DAVID FRA-HOl-3 (280 p.)-17,75 J FRA-P032J (320 p.) -17,75 $ FRA-P033-4 (256 p.) -17,75$ LIDEC inc.514-843-5991 AU FIL DES IDEES Français langue {renseignement » Préseconnaire Formation générale dos adultes En uente dons loutes les liDraines Lus prix sont indiques sous rùsorve du modilications Obi par Visu 2195$ Érable teinté *76", Aussi disponible en 93" tame Jusqu'au 30 octobre 2007 9780, Sherbrooke Est Montréal ¦ 514352-3913 www.meublesfontaine.cotn Marguerite Blais s’excuse d’avoir offensé un porte-parole des aînés Elle a accusé Bertrand Voyer de «chialer» RÉMI NADEAU Québec — La ministre responsable des Aînés, Marguerite Biais, a dû présenter des excuses après avoir commis un impair dans le cadre des consultations sur les conditions de rie des ainés, à Rimouski.En marge de la consultation, mercredi, elle a interrompu de façon cavalière une entrevue qu’accordait le président de la Table des aînés du Bas-Saint-Laurent, Bertrand Voyer, à un journaliste de la station de radio FM 93.«Es-tu en train de chialer contre nous autres?», a brusquement dit la ministre, qui reprochait à M.Voyer d’avoir déclaré, lors des audiences publiques, que le processus de consultations était inutile.«R dit qu’on fait des consultations et que ça ne donne rien alors que ça vient de donner 1,1 milliard, et M.Voyer, lui, il chicde», a-t-elle poursuivi, à la surprise du principal intéressé.Puis, à l’intention de tous les aînés, Mme Blais a dit: «Prenez la marche en faveur des aînés, mais ne prenez pas toute la place», sans préciser le fond de sa pensée.Lors d’un entretien téléphonique avec la Presse canadienne, hier, M.Voyer s’est dit surpris des proportions que prenait l’affaire dans les médias, mais il a jugé que la ministre avait commis une bourde.«C’est sûr que ce qu’elle a fait, c’est un impair qu’elle n’aurait pas dû faire», a-t-il confié.«Mais je ne crois pas quelle voulait me faire taire.De toute façon, elle sait qu’elle ne pourrait pas réussir», a précisé celui dont le rôle au sein du Conseil des aînés a fait en sorte que son chemin a croisé celui de la ministre par le passé, alors que Mme Blais était présidente du Conseil de la famille.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Marguerite Blais «Je ne me suis pas senti humilié, mais je me suis demandé pourquoi elle faisait ça, alors que j’étais en entrevue», a-t-il indiqué, risiblement perplexe, mettant sur le compte de l’inexpérience le comportement surprenant de la ministre.M.Voyer a précisé que Marguerite Blais l’avait appelé chez lui le lendemain, alors qu’il était absent, pour lui présenter ses excuses.La ministre, qui était à Gatineau hier pour la suite de la consultation sur les conditions de rie des aînés, a aussi exprimé ses regrets lorsque les médias sur place l’ont interrogée.«M.Voyer est un partenaire important.Je reconnais le travail bénévole qu’il fait, et si je l’ai blessé, j'en suis tout à fait désolée», a-t-elle déclaré.En interrompant l’entrevue qu’accordait Bertrand Voyer à un reporter du FM 93 de Rimouski, mercredi, la ministre a profité de l’occasion pour annoncer que le budget de fonctionnement annuel des tables régionales des aînés passerait de 26 300 $ à 40 000 $.La Presse canadienne Michela Marzano Dictionnaire du corps 4 «Un ouvrage de référence passionnant.» : Patrick-Guy Desjardins, Ici Un ouvrage accessible et pluridisciplinaire pour comprendre que tout ce qui est humain touche le corps, voire ne peut s'exprimer que par lui - amour, violence, beauté, souffrance, art, sexualité.Dictionnaire du corps Michela Marzano Quadrige 1052 pages • 54,95 $ 131 COS POCHE LA COLLECTION RÉFÉRENCE Histoire de Sa France littéraire B Dictionnaire de l’Antiquité lean Utlartl M Le dictionnaire Of S SÜtNCH HUMAINES Dietionnaii d’éthiqu et de phik morale Le savoir encyclopédique et l'érudition enfin à la portée de tous ! Plus de 50 titres parus.puf LE DEVOIR, LES SAMEDI 13 ET DIMANCHE 14 OCTOBRE 20 0 7, A 4 LES ACTUALITÉS Avec les mots d’ados La Journée des maisons de jeunes fête son dixième anniversaire LOUISE-MAUDE R10UX SOUCY Les jeunes de 12 à 18 ans y flânent, y jasent et y refont le monde sous la férule discrète d’animateurs, qui forment en quelque sorte l’âme de ces lieux de passage.Mais la population, elle, ignore souvent quels rêves naissent dans ces intrigantes maisons de jeunes.Qu’à cela ne tienne, aujourd’hui, ce sera porte ouverte sur ces joyeux lieux de ralliement, question de célébrer avec faste le 10e anniversaire de la Journée des maisons de jeunes.Pour l’occasion, des jeunes d’un peu partout au Québec ont accepté de mettre leur âme à nu.Comment?En fabriquant une longue chaîne de drapeaux inspirés des drapeaux de prière tibétains, sur lesquels ils ont inscrits un mot Un seul, celui qui, à leurs yeux, les représente le mieux.Le résultat est étonnant, croit Céline Morin, qui coordonne le Regroupement des maisons de jeunes du Québec (RMJQ).«La plupart des mots sont optimistes, comme “impliqué", “fringant”, alors que d’autres sont plus inquiets, comme “préoccupé”, “insécure”.Certains reviennent souvent, comme “coloré”, mais d’autres nous surprennent par leur inventivité, comme “tutti frutti”.On trouve même un mot inventé, “énergiable”, qui fait la contraction entre sociable et énergique.» Ladite banderole sera dévoilée ce soir au Bain Mathieu, rue Ontario Est, à Montréal, à l’occasion d’un gala organisé spécialement PEDRO RUIZ I.E DEVOIR Q " fïï 136 maisons de jeunes font partie du regroupement québécois.pour l’occasion.«Ce sera pour nous l’occasion de souligner les bons coups des jeunes et de leur tendre le micro.» Une fois n’est pas coutume, croit la coordonnatrice, qui estime que le Québec passe complètement à côté de ses jeunes.«On ne parle jamais d’eux et on ne les entend pas, sauf quand il s’agit des délinquants.» Cette prise de parole se fera tout le long de la journée dans chacune des 136 maisons qui font partie du regroupement Les animateurs seront là pour épauler discrètement les jeunes, mais ils promettent de rester à l’arrière-plan.«C’est leur journée!», fait valoir Mme Morin.Tout cela n’empêchera pas le regroupement de continuer à défendre la nécessité d’un rehaussement de ses budgets, qui sont déficitaires depuis longtemps.«Il faut 85 000 $ pour faire fonctionner une maison de jeunes pendant un an.Présentement, on reçoit en moyenne 55 000 $, ce qui nous force à réduire le nombre d’activités.Cela occasionne aussi un important roulement de personnel», conclut Mme Morin.Le Devoir J’veux pas que ça arrête.» Ü CONTINUEZ LA BELLE VIE LES OBLIGATIONS À TAUX PROGRESSIF DU QUÉBEC BONI DE 1% la première année pour les nouveaux fonds REER ANNÉE TAUX + Taux avantageux garantis pour 10 ans.+ Remboursables sans pénalité, chaque année, à leur date anniversaire.+ Aucuns frais de gestion et d’administration.88 9e 10* l" 2* 3* 4* 5e 6" 7 3,85 4,05 4,15 4,25 4,35 4,45 4,55 4,65 4,90 4 85* * Incluant le boni de 1 % la première année pour les nouveaux fonds REER.Les taux annoncés peuvent varier en fonction des conditions du marché.ÉPARGNE vos PLACEMENTS S$antiIS QUEBEC À100% 1 800 463-5229 I www.epq.gouv.qc.ca Épargne Placements Québec S ei EN BREF Vision Montréal fait signer une pétition Au lendemain de la démission du maire de l’arrondissement d’Outre-mont, Stéphane Harbour, le parti d’opposition Vision Montréal a lancé hier une pétition pour exiger cette fois la démission des quatre conseillers qui demeurent en poste.Ces derniers ne sont pas blâmés dans le rapport de la firme Fasken Martineau, déposé mardi et qui a entraîné le départ de M.Harbour.Toutefois, l’opposition estime que ces conseillers (qui appartenaient au même parti que le maire) ont fait preuve de laxisme et d’un manque de vigilance en ne remarquant pas les pratiques douteuses de M.Harbour et de deux de ses collaborateurs.Vision Montréal demande donc qu’ils remettent leurs postes en jeu lors de l'élection qui sera organisée did février.La pétition se trouve au umavisionmti.com.-Le Devoir Cimetière: l’offre est rejetée Les quelque 130 employés syndiqués du cimetière Notre-Dame-des-Neiges, à Montréal, ont rejeté massivement hier la dernière offre contractuelle, laquelle avait été qualifiée de finale par la partie patronale.C’est dans une proportion de 94,5 % que les travailleurs ont refusé la proposition, sur la recommandation de leur syndicat Le conflit perdure depuis le 16 mai dernier, alors que la direction du cimetière avait décrété un lock-out En vertu d’un protocole de retour au travail, à la mi-septembre, les employés ont repris le travail, mais ils tiennent une journée de grève chaque vendredi.Ce moyen de pression se poursuivra.Entre-temps, les représentants syndicaux entreront en contact avec le conciliateur pour lui taire connaître la dérision des travailleurs.La bonification du régime de retraite représente le principal point en litige.La convention collective est échue depuis décembre 2003.-La Presse canadienne Marois réclame une hybride La chef du Parti québécois Pauline Marois roulera en voiture hybride avec chauffeur.Même si, le 26 mars, le PQ a été rétrogradé au rang de troisième parti, son chef, qui porte le titre de «chef du deuxième groupe d’opposition», a droit a une voiture de fonction.Mme Marois a obtenu une voiture le 3 octobre, dès que le Directeur général des élections a certifié sa victoire dans Charlevoix, mais ce n’est pas une hybride.Elle a réclamé, comme les règles en vigueur le lui permettent, qu’on lui fournisse une hybride, ce qui devrait être fait sous peu, a-t-on appris.La voiture personnelle de Mme Marois est de ce type, selon ce que son entourage a fait savoir hier au Devoir.Au gouvernement, au moins une ministre, Line Beau-champ (Environnement), a choisi cette voiture à la fois électrique et conventionnelle.- Le Devoir CUSM: une autre étape est franchie Le Centre universitaire de santé McGill (CUSM) vient de franchir la première étape du processus de partenariat public-privé pour la conception, la construction, le financement et l’entretien du futur complexe Glen.Les candidatures de deux consortiums ont été retenues.Le Groupe immobilier santé McGill est composé de 13 compagnies, dont sept québécoises (SNGLavalin et Pomerleau inc., par exemple).L’autre consortium, appelé Partenariat CUSM, est formé de huit entreprises, dont trois proviennent du Québec (Genivar, Groupe Decarel et Groupe Àr-corp, architectes, SENC).Les deux consortiums sélectionnés seront appelés à déposer une proposition en PPP pour ériger l’hôpital universitaire de 1,6 milliard de dollars.Au moment de mettre sous presse, les candidats pour le CHUM n’étaient pas encore connus.-Le Harper refuse d’intervenir Ottawa—Le premier ministre Stephen Harper refuse de demander plus de transparence à l'enquête menée par le juge lacobucd.Le juge se penche sur le sort qui a été réservé à trois Canadiens d’origine arabe qui, tout comme Maher Arar, ont été emprisonnés et torturés dans des prisons syriennes et égyptiennes.Les trois hommes, Ahmad El Maati, Muayyed Nuréd-din et Abdullah Almalki, se plaignent du secret dans lequel est menée cette enquête.Un groupe de sept intervenants a fait la même plainte en début de semaine.- La Presse canadienne ( LE DEVOIR, LES SAMEDI 13 ET DIMANCHE 14 OCTOBRE 2007 A 5 LES ACTUALITÉS Québec solidaire relance la campagne pour la proportionnelle JACQUES GREN1ERLE DEVOIR Françoise David au moment d’exercer son droit de vote lors des dernières élections québécoises.GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ Lf échec du référendum sur la 1 réforme du mode de scrutin en Ontario n’inquiète pas outre mesure Françoise David: la porte-parole de Québec solidaire (QS) estime au contraire que cela prouve la nécessité d’expüquer de quoi retourne une proportionnelle.«Le résultat désastreux du référendum en Ontario montre qu’on ne peut pas faire l’économie d’un exercice pédagogique complet», a-t-elle dit hier en marge d’une activité organisée par le Mouvement pour une démocratie nouvelle (MDN).Lejeune parti politique et le Mouvement faisaient signer une pétition en faveur de la réforme du mode de scrutin, à Montréal comme dans cinq autres villes au Québec.Québec solidaire a obtenu un peu plus de 4 % des voies aux dernières élections.En incluant les votes accordés au Parti vert, ce sont près de 300 000 Québécois qui ont voté pour deux formations qui ne comptent aucun député.«Ce qui s’est passé en Ontario cette semaine me décevrait si je ne sa- vais pas qu’une semaine avant le scrutin, la moitié de la population n’était pas au courant de ce référendum [tenu simultanément à l’élection générale], explique Mme David.Dans les circonstances, c’est presque miraculeux de voir que près du tiers des gens ont voté en faveur [du système de représentation proportionnelle mixte].» Ce qui lui fait dire que le gouvernement Charest doit «sortir la réforme du mode de scrutin des oubliettes et en expliquer les bienfaits».Car, selon Françoise David, quand les électeurs savent ce qu’est la proportionnelle, ils y sont favorables.«Nous n’avons pas de refus, mais plusieurs n’ont jamais entendu parler de la réforme.Lorsqu’on leur en explique les détails, ils comprennent et se disent généralement que, oui, ce serait bien d’avoir plus de points de vue exprimés à Québec et de cesser de perdre des votes.» Une commission parlementaire s’est penchée sur la question en 2006.Le Directeur général des élections étudie actuellement la question et devrait déposer un rapport en décembre.Mme David dit souhaiter que le premier ministre Jean Charest y donne suite rapidement et demande dans l’intervalle à Pauline Marois et Mario Dumont — le scrutin proportionnel fait par- tie du programme de l’ADQ — de prendre position.Le Devoir À Dakar, on s’accommode bien de Dieu et d’Allah STÉPHANE BAILLARGEON Le Sénégal compte 95 % de musulmans et quelques chrétiens.L’université Cheikh Anta Diop, à Dakar, rassemble 55 000 étudiants de 44 nationalités.Histoire de plaire à tout le monde, l’établissement a décidé de s’accommoder de toutes les fêtes du calendrier, qu’elles soient d’Allah ou de Dieu, et les deux sont grands.«Chez nous, tout est prétexte à congé, a expliqué le recteur Abdou Salam Sali Nous avons conservé les fêtes chrétiennes, ajouté les fêtes musulmanes, et nous étudions maintenant la possibilité d’incorporer les fêtes juives.Notre rapport au temps et au travail pose beaucoup de problèmes.Nous n’avons pas d’argent mais nous savons bien vivre.» Cet étonnant exemple de générosité institutionnelle à l’africaine a été servi hier après-midi devant Gérard Bouchard et Charles Taylor, coprésidents de la Commission de consultation sur les pratiques d’accommodement reliées aux différences culturelles.Les deux universitaires québécois réputés étaient dans leur milieu, devant une vingtaine de recteurs de grandes universités du monde réunis au pavillon central de l’Université de Montréal.Après la présentation du recteur Abdou Salam Sali, M.Bou- chard a expliqué que deux chercheurs de la commission étudient actuellement la gestion de la diversité en Occident.«Il aurait aussi été très utile d’étudier des pays non occidentaux, a-t-il ajouté.Nous aurions beaucoup à apprendre de certains pays africains ou de certains pays en Orient.» La rencontre, ouverte au public mais très peu courue, se déroulait dans le cadre de la journée inaugurale du Forum international des universités publiques (FIUP), un nouveau regroupement universitaire formé de 21 établissements provenant de quatre continents.Les recteurs de ces grandes universités (Fribourg, Buenos Aires, Bruxelles, Paris, Pékin, Bologne, etc.) ont signé hier soir un protocole de création encourageant la collaboration en matière de fonnation, d’enseignement et de recherche.La fondation de la FTUP répond à la mondialisation du secteur universitaire.Selon des données de l’UNESCO, le nombre d’étudiants qui choisissent de poursuivre leur formation à l’étranger a augmenté de 41 % entre 1999 et 2004.On en compte environ 2,5 miHiçns à travers le monde de nos jours.A ITJdeM, le nombre d’étudiants étrangers est passé de 3515 à 5248 entre 2000 et 2006 et la moitié des professeurs à temps plein ont obtenu leur doctorat à l’extérieur du Québec.Mai 68, encore et toujours «Les universités sont aux premières lignes en matière d’intégration», a résumé le recteur Luc Vi-net, de lUdeM.Ici comme ailleurs, des institutions font par exemple face à des demandes d’étudiants qui veulent obtenir des locaux de prière.«Au milieu des années 80, nous avons construit une mosquée au milieu des résidences étudiantes, a encore confié le recteur de l’université sénégalaise.Elle est maintenant dirigée par des intégristes.E y a des bagarres.Mais globalement, l’Africain de l’Ouest est un non-vio-lent.C’est surtout la pauvreté qui taraude nos institutions.» L’université Cheikh Anta Diop est par ailleurs minée par les grèves.«Nous en avons beaucoup trop.Depuis Mai 68, chaque année, c’est 1968.La France nous a rendu un très mauvais service de ce point de vue.» Les autres recteurs ont préféré parler de diversité linguistique.Mar Campins Eritja, vice-rectrice de l’Université de Barcelone, a rappelé que le bilinguisme (cata- lan-castillan) s’impose dans son institution.«Le professeur décide quelle langue il utilise pour son cours.Les étudiants peuvent aussi utiliser la langue de leur choix dans leurs communications.Pour la recherche, par contre, le catalan^ n’a aucun poids.» A l’université Charles de Prague, fondée au XIVf siècle, longtemps incorporée à l’empire austro-hongrois et donc bilingue allemand-tchèque, l’anglais s'impose de plus en plus comme lingua franca.En médecine, par exemple, la formation peut se faire en anglais seulement pendant les six ans du programme.Là encore, le recteur Sali a permis de relativiser le problème en rappelant la situation des langues de son pays.«]e vous parle dans une langue qui n’est pas ma langue maternelle, a-t-il terminé en français.En Afrique, nous nous demandons comment sauver nos langues maternelles, qui ne sont pas présentes sur Internet, dans les médias, au cinéma.» Le Devoir CONCOURS Les Premières Nations demandent l’aide de l’UNESCO GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ Lasse qu’on ne tienne jamais compte de ses revendications, l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL) a demandé hier à ce que le ministère fédéral des Affaires indiennes soit «mis sous surveillance externe» d’organismes internationaux.«Le manque d’action des gouvernements est à la limite du scandaleux», estime le chef de l’APNQL, Ghislain Picard.«Entre les discours politiques et ce qui se passe sur le terrain, l’écart est énorme.Il y a urgence de changer la situation et d’amener le gouvernement fédéral à prendre ses responsabilités.» A quelques jours du discours du Trône, M.Picard a donc dévoilé hier la nouvelle stratégie devant permettre aux Premières Nations de mieux se faire entendre et de se faire respecter: l’intervention de l’UNESCO ou d’autres organismes sensibles à la question des droits de la personne pour appuyer les autochtones dans leurs négociations avec le gouvernement fédéral.L’APNQL estime qu’un regard extérieur pourrait «obliger le Canada à faire respecter les droits reconnus par la Déclaration des droits des peuples autochtones de l’ONÙ [convention que le Canada n’a pas signée]» et faire avancer plus rapidement un dossier qui «piétine malgré les promesses».«Je pense que nous avons été trop patients, dit M.Picard.Mais notre tolérance tend à s’user.[.] S’il ne veut pas subir une condamnation sévère de la part des organismes internationaux, le gouvernement fédéral devra changer radicalement sa façon de faire.» En ce qui concerne le discours du Trône, mardi, Ghislain Picard attend du gouvernement Harper qu’il «accorde autant d’importance aux questions qui nous préoccupent qu’à une question comme l’environnement, par exemple».L’APNQL cible trois dossiers prioritaires: l’éducation, le logement et la protection de la jeunesse.Elle rappelait ainsi hier le manque total de financement des écoles des communautés, la crise du logement, qui laisse plus de 13 % du parc immobilier des Premières Nations dans un état d’insalubrité, la surpopulation de ces mêmes logements et le nombre élevé d’enfants qui doivent être placés à la Protection de la jeunesse.Le Devoir Ghislain Picard E N Thomas Mulcair a été assermenté Ottawa—Le néo-démocrate Thomas Mulcair a été assermenté hier, à Ottawa, comme nouveau député fédéral de la circonscription d’Outremont M.Mulcair a été élu le 17 septembre dernier, lors d’une élection complémentaire dans ce comté montréalais, devenu vacant à la suite du départ du BREF député libéral Jean Lapierre.Thomas Mulcair estime que sa victoire dans Outremont prouve que les Québécois partagent les valeurs néo-démocrates.Selon lui, le NPD est le seul parti à avoir des positions crédibles en matière d’environnement et de défense, particulièrement dans le dossier de l’Afghanistan.M.Mulcair était accompagné de son chef Jack Lay-ton lors de son assermentation.- La Presse canadienne 608 pages-40$ ISBN 978-2-7601-6946-3 Marie-Paule DESJARDINS DICTIOIUMIRE BIOGRAPHIQUE des femmes célébrés El REMARQUABLES DE BOIRE HISTOIRE pour ana se sdurieme beues.guérin, éditeur itée En ueme dans taules les llDralries 514-842-3481 Le prix est indiqué sous réserve de modifications.¦ 1 o-*—*’' K L ¦V; 288pages-12,95$ ISBN 978-2-7601-6894-7 Claude MÉLANÇON un classique de rornithoiogia québécoise en réédition illustrée guérin, éditeur itée En ueme dans toutes les liDrairies 514-842-3481 Le prix est indiqué sous réserve de modifications.Félicitations à notre gagnante Madame De Lorimier de Laval __Hülw VINS ET FROMAGES AU PROFIT DU CENTRE ST-PIERRE Conférence de Lawrence Poole 4,5 milliards d'années de succès : Comment les lois de la jungle s'appliquent au leadership dans les organisations Mardi 16 octobre 2007,18h00 1212 rue Panet à Montréal Réservez votre place : 514 524-3561 poste 284 ou jturgeon@centrestpierre.org Coût : 50$ Activité sous le patronage de ÿ' dfrh Claude Béland et Michel Maletto HUCKE BERLIN AUSSI DISPONIBLE Rabe Gerry Weber Laura Lebek Gelco rf*'# .I r nsit EN KIOSQUE MAINTENANT DES FEMMES eI les hommes.,L mines 'EUS I fJ?ÆSÊÊÊÊÊÊÊÊÊtL^i^^m^m__ c ÉCO COMMUNAUTÉ*' > 35% D'ÉCONOMIE D'ÉNERGIE VISITtS l/M/M/J/V 11 H- )ÇH S/D: Il H- I7H { |ÎU) M24OfâoHe& • az?>asç Npt?s> • 'ÔA'RAA pô ^^^£7èe^üt\e .tAfi Aèêüôrl-pô IA çcxiAT?3£© • p"?$e«^ô • ôA^y^RCÔtys^ô Î5Ô pG&AlîpfMa • êÔNKÇÊ pe^OScHÔ^Ô x>0 • êôNpste L.ÔsNP^fiUô ¦ éiAAJ^pO ^ .O&iALô i£r-mS>~fDDè ûA^-ÇôU^ a • ô^om .oô^ATvèûiiÔ P’AAfQü?• O^Nefefeô -^ÔAôVA^nP^ • l'Aàt&b pô •KÔÇônKC&kI) • L’ApûLôcfr pô KWÇQôKÔ& A-^-^A9ô Regroupement des maisons de jeunes du Québec (514)725.2686 www.rmjq.org a* Hydro Québec Québec”” Desjardins Le devoir Le samedi 13 octobre Luc Picard g porte-parole officiel, vous invite à découvrir Munivers des 135 maisons de jeunes du RM JO à travers le Québec.Programmation : www.rmjq.org LE DEVOIR, LES SAMEDI 13 ET DIMANCHE 14 OCTOBRE 20 0 7 A 9 avant la fin de vos jours ! ac C > w D a o < I X a.exemple en payant les études universitaires des entants, en les amenant en voyage pour leur faire découvrir le monde, en les aidant à acheter leur première maison ou en contribuant à un fonds d’épargne pour les petits-enfants.«On sent nettement une différence de culture entre les baby-boomers et leurs parents», fait remarquer Noël Lajoie, un notaire de Québec spécialisé dans la planification successorale.«Il y a 20 ans, les gens tenaient à pouvoir léguer un héritage, même modeste, après leur décès, h y avait une sorte de fierté à pouvoir laisser quelque chose.Aujourd’hui, les gens accordent moins d’importance au fait de laisser un héritage.Ils veulent profiter de la vie.Et ils cherchent plus à analyser la situation dans son ensemble et visent une démarche qui commencerait avant leur décès et qui pourrait se poursuivre après.» Entreprises à vendre Il arrive toutefois qu’on ait tellement d’argent qu’il ne soit pas possible, même pour les plus jouisseurs, de tout dépenser.On estime par exemple que presque la moitié (45 %) des 7,8 billions (7800 milliards) de dollars d’actifs détenus par les ménages canadiens sont entre les mains de seulement 4 % de la population.«Notre clientèle à nous, c’est ce 4 %», dit Bernard Le-tendre, vice-président et directeur général pour le Québec à la BMO Banque privée Harris.«Ce sont des gens qui veulent profiter de l’argent qu’ils ont gagné mais qui veulent aussi transmettre, après leur décès, un patrimoine à leurs enfants et à leurs petits-enfants, ainsi qu’à des causes qui leur tiennent à cœur.» Les évaluations diffèrent dans ce domaine.Selon certains, il y aurait 248 000 Canadiens qui disposeraient d’un million et plus.Selon d’autres, il y en aurait 375 000.Une grande partie de ces gens sont des propriétaires de PME qui devront vendre leurs entreprises pour empocher leur fortune.Le problème, c’est qu’ils le feront presque tous en même temps, dit le banquier.D y a deux ans, une enquête de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) établissait que quatre chefs de PME sur dix souhaitaient se retirer des affaires d’ici 2010 et que sept sur dix comptaient le faire d'ici 2015.Plusieurs d’entre eux aimeraient pouvoir passer la barre à leurs enfants, mais à moins d’avoir des rejetons millionnaires ou très amis avec des banquiers, cela signifierait de renoncer aux millions que pourrait leur rapporter la vente de leurs entreprises.«Ce qui arrive souvent, malheureusement, c’est que les chefs d’entreprise doivent se résoudre à vendre la compagnie à des étrangers», rapporte Bernard Letendre.La génération sandwich Le fait d’avoir été jusqu’à présent la génération la plus choyée d’un point de vue économique n’a pas que des avantages et s’accom- pagne aussi de responsabilités financières plus lourdes, préviennent les experts.Plusieurs baby-boomers doivent encore aujourd’hui venir en aide, personnellement et financièrement, à leurs parents qui n’ont pas eu la même chance qu’eux de se préparer une retraite confortable.Ils continuent souvent aussi à soutenir financièrement leurs enfants.Tous ne sont pas des Tanguy qui s’incrustent à la maison.Il est vrai que l’avenir s’annonce prometteur pour ceux qui ont 20 ans aujourd’hui tant les perspectives du marché de l’emploi sont bonnes pour eux.Mais la vie a été nettement plus difficile pour les plus vieux qui ont 40 ans et qui n’ont souvent jamais cessé de courir après des emplois précaires.Bien qu’ils doivent, encore aujourd’hui, continuer à aider un peu tout le monde, les baby-boomers doivent se faire à l’idée qu’eux-mêmes n’auront probablement pas droit aux mêmes égards.La raison en est simple, rappelle Pierre Fortin: «Leurs parents ont eu en moyenne quatre enfants.Comme il y a toujours un sans-cœur dans chaque famille, ça laissait quand même trois enfants pour s’occuper d’eux.Les baby-boomers ont eu en moyenne un enfant et demi.Ça laisse un demi-enfant pour s’occuper d’eux lorsqu’ils auront 70 ou 75 ans.Ça va être un fardeau énorme pour ce demi-enfant.Il ne pourra pas tout faire.» Les gouvernements n’auront pas le choix de compenser le travail que ces enfants ne pourront pas faire, dit l’économiste de l’UQAM.Sauf que les enfants que les baby-boomers n’ont pas faits manqueront aussi à l’économie québécoise et, par voie de çonséquence, aux revenus de l’État, note le comptable et planificateur financier Paul Rioux.fi est fortement à craindre, répète-t-il, que les gouvernements n’auront pas toutes les ressources financières nécessaires et que les baby-boomers devront se payer eux-mêmes certains services en allant piger une fois de plus dans les réserves qu’ils pensaient pouvoir léguer.Le Devoir «On sent une différence de culture entre les baby-boomers et leurs parents» La clé du succès d’une succession ÉRIC DESROSIERS te, il va souvent à des causes que les gens ont à cœur.Habitués de jouer les pionniers au Québec, les baby-boomers abordent aujourd’hui la question de leur mort et de leur succession financière comme ils l’ont fait à d’autres occasions: avec méthode et application.Sauf de rares exceptions, les Québécois francophones n’ont pas souvent eu le loisir, par le passé, de se soucier du patrimoine financier qu’ils allaient léguer à leurs héritiers.Cette situation est en train de changer avec les baby-boomers.«Pour plusieurs de mes clients, c’est la première fois dans l’histoire de la famille qu’on planifie la transmission d’une génération à l’autre d’un patrimoine d’une certaine importance», explique Noël Lajoie, un notaire de Québec spécialisé en matière de succession.Ce travail consiste à projeter les gens au jour de leur décès afin de faire le point sur le total de leurs actifs et les aider à choisir, parmi un large éventail d’outils financiers et juridiques, la façon de les transmettre comme et à qui ils veulent «Lorsqu’on les “fait décéder”, les gens sont souvent surpris de voir l’ampleur des choix qui s’offrent à eux.» Phis scolarisés que leurs aînés, les baby-boomers sont des élèves studieux qui apprennent vite, dit le notaire.Ils n’héritent pas à s’informer et arrivent avec toutes sortes de questions et dldées parfois très précises sur la façon dont leur succession devrait se faire.Ils se démarquent de leurs parents par le fait quils aiment commencer à donner de leur vivant plutôt que d’attendre à leur décès pour tout léguer en bloc.Ils sont aussi plus soucieux de réparer les iniquités qui ont pu survenir au fil des ans entre leurs enfants.Ils ont toutefois tendance, comme leurs parents, à garder le secret sur leurs dernières volontés afin d’éviter d’être mêlés à des chicanes de famille ou d’être victimes de chantage émotif Les riches ne procèdent pas différemment, dit Bernard Letendre, vice-président et directeur général pour le Québec à la BMO Banque privée Harris.Ils ont toutefois d’autres soucis.Comme les sommes en jeu sont beaucoup plus élevées, ils craignent souvent le tort qu’ils pourraient causer en léguant des millions à leurs enfante et à leurs petiLsenfante.Ils craignent qu’en recevant de telles sommes, leur héritiers ne perdent toute motivation à voler de leurs propres ailes et à réaliser des choses par eux-mêmes.Là encore, la solution retenue consiste souvent à donner de son vivant pour certaines choses très précises, comme l’accès aux meilleures écoles ou l’achat d'une première maison.Quant au res- Donner à sa manière Les familles anglo-saxonnes ou juives ont une plus longue tradition que les Québécois francophones en matière de legs à des univerrités, des hôpitaux, des institutions culturelles et autres organismes de bienfaisance, fait observer Martin Massé, directeur du programme des dons planifiés à l’oratoire Saint-Joseph, à Montréal.«La réussite financière et le retour de cet argent à la communauté y sont généralement plus valorisés.Les valeurs judéo-chrétiennes nous ont longtemps amenés à être plus suspicieux à l'endroit de la richesse, poursuit-il, alors que la culture française semble nous avoir amenés à penser que les services sociaux et communautaires devaient être assurés par l’État.Mais les choses changent.» Èt elles changent même de plusieurs façons.Non seulement les Québécois francophones, riches et moins riches, donnent plus qu’avant aux causes qui leur sont chères, ceux qui sont issus de la génération des baby-boomers donnent aussi différemment, dit M.Massé.Entre autres choses, les baby-boomers cherchent moins à donner à des organismes en particulier qu’à des causes.Aussi, ils aiment bien ne pas se limiter à simplement donner de l’argent à la cause de leur choix mais à s’y investir personnellement à titre de bénévoles sur le terrain ou de membres de conseils d’administration.L’arrivée graduelle de la masse des baby-boomers à Tâge de la retraite n'a pas échappé aux organismes de bienfaisance.Près de 200 d'entre eux se sont par exemple joints à un programme de promotion des dons testamentaires que Martin Massé a contribué à mettre sur pied, appelé «Un héritage à partager».Les baby-boomers se révèlent toutefois beaucoup plus exigeante que leurs aînés en fa matière.Avant de donner, üs demandent souvent à voir les mécanismes de reddition de comptes des organismes ainsi que leurs indicateurs de performance, affirme M.Massé.Le goût des baby-boomers de tout contrôler peut parfois aller très loin, dit le notaire Noël Lajoie, «fai vu des personnes chercher une fiiçon de s’assurer que leur don à la fondation d’un hôpital irait non seulement à un service en particulier mais à l’achat d’un appareil médical bien précis» Cette attitude n’est pas surprenante quand on y pense, note-t-il Hurieurs baby-boomers ont amassé leur patrimoine en partant de rien et doivent une bonne partie de leur succès à leur esprit d’innovation, d’organisation et de décision, fi était prévisible qu’ils aient recours aux mêmes méthodes au moment de le léguer.Le Devoir RÉGIS DUVIGNEAU REUTERS — rut s If M * » It i ï % ?;2.î » ij, MICHAELA REHLE REUTERS Le savoir en héritage ÉRIC DESROSIERS Rien ne sert d’attendre, les baby-boomers ont déjà légué au Québec leur principal héritage économique, pense l’économiste Pierre Fortin.«L’héritage le plus positif que les baby-boomers nous ont donné, c’est de s’être éduqués et d’avoir mis de quoi entre les deux oreilles de leurs enfants, dit le professeur de sciences économiques à lUniversi-té du Québec à Montréal.C’est l’éducation qui est la base de la qualité de vie en société, du niveau de vie et d’un paquet d’autres choses.» Pour être tout à fait juste, il faudrait dire que ce cadeau nous rient de deux générations, précise l’expert Il y a eu les baby-boomers et ceux qui sont un peu plus vieux qu’eux et qui étaient aux commandes du Québec lorsque les grandes réformes du système de l’éducation ont été élaborées dans les années 60.Ces réformes, associées à d’autres entreprises à la même époque, allaient ouvrir la voie à l’autre grand accomplissement des baby-boomers, dit-iL II s’agit de l’essor économique spectaculaire des Québécois francophones.C’en est au point où le niveau de rie de l’ensemble des Québécois est aujourd’hui le même que celui de leurs voisins ontariens, dans la mesure, bien entendu, où l’on tient compte des dif-férences de coût de la vie et du nombre d’heures travaillées.Ce rattrapage économique est d’autant plus remarquable, souligne l’économiste, qu’il s’est fait tout en permettant au Québec de rester la société la moins inégalitaire en Amérique du Nord.Cela ne tient pas seulement aux valeurs sociales démocrates des baby-boomers, mais surtout au fait qu’avec leur arrivée en masse sur le marché du travail, «les revenus du gouvernement augmentaient plus vite que les fonctionnaires arrivaient à inventer de nouveaux programmes sociaux», dit en riant Pierre Fortin.Cette tendance démographique est malheureusement en train de se renverser, rappelle l’économiste, qui était l’un des signataires du manifeste Pour un Québec lucide.Les baby-boomers s’apprêtent à quitter la vie active et commenceront bientôt à nous coûter de plus en plus cher en frais de santé, notet-il.Cela tombe mal parce que l’on manque désespérément de bras pour les remplacer sur le marché du travail L’héritage des baby-boomers risque-t-il des compromis?«Franchement, je pense que les gens exagèrent dans le pessimisme, dit l’économiste.Si l’on a réussi à régler nos problèmes dans le passé, c’est parce qu’on les a bien diagnostiqués et que l’on a mis le paquet pour les résoudre.Par contre, il faut s’y mettre Pour vrai et sans tarder.Ce n’est plus le temps de tataouiner.» Le Devoir Manuel *368pages’17,2 ISBN 978-2-7608-3601-3 - nw succès Régent BOUCHARD Roger DIONNE Claudette GAGNE ut clé du succès Document complémentaire • 70 pages 32,75 $ • ISBN 978-2-7608-3602-0 Sciences piiiisiaues 016-436 lidec me En uenie dans imites les librairies 514-843-5991 Les prix sont indiqués sous résorve de modifications B H 11 H S OOHfUIAUX i Robert PRÉVOST l Alain VERVAET GESTION DES APPROUISIONNEMENTS ET DES STOCKS de gestion Les mutuelles mttnodes GUÉRIN, éditeur liée 514-842-3481 En uenie dans lotîtes les librairies Lu prix ost iniliquô smis rôsurvu do modilicntions.Pamela GUNNING • Rachel LALONDE Micheline SCHINCK • Wynanne WATTS A NEUI TWIST TO ENGLISH Student's Books 1 et 2-25$ chacun Anglais langue monde I* cycle du primaire 514-843-5991 Eb ueeie dans touies les libreines lu prix ost indique sous résarvo du mmiilicalii A 10 LE DEVOIR.LES SAMEDI 13 ET DIMANCHE 14 OCTOBRE 2007 E MONDE r f V REUTERS Le président russe Vladimir Poutine, à,droite, en compagnie de Condoleezza Rice, la secrétaire d’Etat américaine, et du secrétaire à la Défense, Robert Gates.Bouclier antimissile, nucléaire iranien Moscou et Washington à des années-lumière Moscou — À Tissue de discussions qui n’ont pu dégager de comprpmis, la Russie a exhorté hier les Etats-Unis à renoncer à leur projet de bouclier antimissile en Europe de l’Est., • La secrétaire d’Etat américaine, Çondoleezza Rice, et le secrétaire à là Défense, Robert Gates, ont néanmoins déclaré, à Tissue de discus-lions avec leurs homologues Eisses, qu’ils continueraient de s’ef-rcer de trouver un accord sur le projet de bouclier, source de tendions russo-américaines, ï Les deux parties ont aussi affiché fcur désaccord sur le programme Nucléaire iranien, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a estimé que des sanctions uni-tatérales entravaient la recherche d'une solution, mais Rice a répondu que Washington maintiendrait des guidions finandères., Les Américains ont dit être porteurs de propositions concernant la défense antimissile, avec notam-feient la possibilité pour les Russes ^’inspecter des éléments du bouclier en Europe et aux Etats-Unis.?Mais Lavrov, lors d’une conference de presse tenue avec le ministre fusse de la Défense, Anatoly Ser-(jioukov, Rice et Gates, a déclaré £[ue des problèmes subsistaient et qu’il faudrait encore travaillér sur les propositions.«Nous pensons que, pour rendre plus efficace le travail commun des experts russes et améri-'çains, le projet de déploiement de la Etième région de positionnement la défense antimissile] doit être ué», a dit Lavrov.î 11 a aussi dénoncé la politique américaine d’imposition à l’Iran de sanctions allant plus loin que celles approuvées par les Nations unies ainsi que le refus de Washington d’exclure une intervention militaire.: «Nous pensons qu un travail collectif serait plus efficace s’il n’y avait pas d’initiatives parallèles pour imposer des sanctions à l’Iran, sans parler des appels périodiques au recours à la jbr-çe contre l’Iran», a dit le chef de la di- Elomatie russe.«De telles actions bi-itérales contredisent nos efforts collectifs et les renden t moins efficaces.» Rice a détendu la politique iranienne des Etats-Unis.«Le but de l’exercice est de convaincre l'Iran [.] de suspendre ses capacités d’enrichissement» de l’uranium, a-t-elle plaidé.Avant les discussions avec leurs homologues russes, Rice et Gates avaient rencontré le président Vladimir Poutine, qui leur a dit que la Russie pourrait dénoncer le Traité des forces nucléaires (TEN) de 1987 sur les missiles de portée intermédiaire s’il n’est pas étendu à d’autres pays.«Sur la Lune» Par ailleurs, Condoleezza Rice a semblé apprécier modérément l’humour, de Pouline lorsqu’il a suggéré aux Etats-Unis de déployer leur bouclier antimissile «sur la Lune».Poutine a ironisé sur la menace iranienne invoquée par les Etats-Unis pour justifier le déploiement en Pologne et en République tchèque de ce bouclier antimissile, que la Russie considère comme dirigée contre elle.«Bien sûr, il est possible que nous installions des systèmes de défense antimissile un jour quelque part sur la Lune», a lancé le président russe, dont la remarque a été accueillie par un silence glacial de la délégation américaine, selon les quelques journalistes présents.Interrogé à ce sujet dans la soirée, un haut responsable du département d’Etat a refusé de commenter les propos du président russe.«Je ne souhaite pas me prononcer», a répondu, le visage fermé, ce hautresponsable ayant requis l’anonymat Un porte-parole du président russe s’est efforcé de dédramatiser Taf-faire.«Parfois la traduction en anglais ne parvient pas à refléter l’humour russe», a déclaré Dimitri Peskov au cours d’une conférence de presse téléphonique avec la presse américaine.«Le président ne cherchait pas du tout l’affrontement.Au contraire, il était très ouvert et très sincère, at-il assuré.Ce qu’il voulait dire, c’est que nous serions prêts à faire tout notre possible s’il existait une vraie menace.» «Parce que, pour le moment, tout ce dont nous parlons c’est d’une menace hypothétique, a ajouté M.Peskov.Nous savons tous que l’Iran ne dispose pas de missile capable d’atteindre des pays européens.» Reuters et AFP i#**® m t ^ mmmm Pour Elle 277, av.Laurier O.514-270-6154 | Centre de Commerce Mondial 413, St-Jacques O.514-844-9125 Les perspectives de paix s’éloignent de jour en jour Khartoum — Le partenariat de paix entre le nord et le sud du Soudan connaît sa crise la plus sérieuse depuis sa conclusion en 2005, alors qu’une stabilisation du Darfour reste tributaire du succès de négociations prévues le 27 octobre en Libye.Le SPLM, le Mouvement de libération du peuple du Soudan, Tex-rébellion dans le Sud, a suspendu jeudi sa participation au gouvernement central, reprochant à son partenaire nordiste, le Parti du congrès national (CNP) du président Omar el-Béchir, d’agir dans un esprit de parti unique.Cette attitude complique, selon lui, l’application de l’accord de paix.Au lendemain de cette décision, le secrétaire général de TONU, Ban Kknoon, a fait part de sa préoccupation.La réaction du CNP ne s’est pas non plus fait attendre, traduisant la profonde crise de confiance entre les représentants du Nord musulman et du Sud animiste et chrétien.«Le fond du problème est qu’il existe au sein du SPLM un groupe qui veut mettre fin à notre partenariat.Ce groupe pense qu’en s’alliant avec des parties ërangères, il peut liquider notre projet politique», a souligné Na-fie Ali Nafie, numéro deux du CNR en référence aux Etats-Unis.Il s’est employé durant une conférence de presse à réfuter point par point les arguments avancés par le SPLM pour justifier sa décision.Les sujets qui fâchent ne manquent pas entre les deux formations: retard dans la démarcation de la frontière, conflit sur la zone d’Abiye riche en pétrole et revendiquée par les deux parties, retrait inachevé des forces du nord de la zone sud et vice-versa.«Pour chaque accusation du SPLM, nous pouvons répliquer par 10», a assuré un autre dirigeant du CNP, Sayed al-Khatib, qui, tout comme M.Nafie, a estimé que l’application de l’accord de paix globale (CPA) signé en janvier 2005 progressait bien.Les deux dirigeants nordistes ont par ailleurs invité le SPLM à balayer devant sa porte à propos du déficit démocratique dans le Nord évoqué jeudi par le responsable sudiste Yasser Armane.Ils ont assuré que les violations des droits de l’homme étaient nombreuses dans la zone sous contrôle du gouvernement semi-autonome du Sud, ce qu’a reconnu en partie M.Armane, en évoquant des efforts pour y mettre fin.Au-delà de ces accusations mutuelles, ce sont deux visions contradictoires de ce que doit être le régime politique du Soudan qui se sont exprimées.Les sudistes ont plaidé pour un régime démocratique qui ne sévit pas contre la presse, n’expulse pas de diplomates étrangers et n’arrête pas les opposants.M.Nafie, en face, a décrié un complot sudiste contre le projet politique de sa formation, qui reste imprégnée de son héritage islamiste et antioccidental.M.Armane a assuré que, par sa décision, le SPLM n’entendait pas compliquer la tâche du gouvernement avant les négociations de Libye avec les mouvements rebelles du Darfour, considérées comme cruciales pour un retour au calme dans cette région de l’ouest du Soudan en guerre civile.«Notre problème avec le Nord et le Darfour sont deux choses distinctes et nous soutenons les efforts pour ramener la paix» au Darfour, a-t-il relevé.Il a ajouté que le Sud poussait des rebelles à unifier leurs positions avant le rendez-vous libyen du 27 octobre.La crise, même si elle est sérieuse, ne marque toutefois pas de rupture entre les deux parties.Les sudistes se disent prêts à dialoguer et à revenir au gouvernement une fois les problèmes résolus et les nordistes clament leur attachement à l’accord de paix qui a mis fin à une guerre civile de 21 ans (1,5 million de morts).Agence France-Presse Les sous-munitions israéliennes continuent de tuer au sud du Liban MOUNA N A ï M Tyr — Le jeudi 11 octobre, les équipes de démineurs de toutes les organisations spécialisées opérant dans le sud du Liban sous Tégide des Nations unies ont cessé leur travail de terrain.Un de leurs collègues, un citoyen anglais âgé de 36 ans, a été tué dans la région de Bint Jbeil par l’explosion d’un des engins de mort contenus dans les bombes à sous-munitions tirées par l’armée israélienne au cours des trois derniers jours de la guerre de l’été 2006 qui Ta opposée au Hezbollah libanais.L’arrêt de travail, par respect pour la victime, est devenu une tradition des 76 équipes de déminage — celles de l’armée libanaise exclues — en activité dans le sud du Uban, explique Dalya Farran, chargée des relations avec la presse au centre de coordination de TONU pour le déminage de la région.Depuis le début de leur mission, ces équipes ont perdu 13 hommes tandis que 32 autres ont été blessés.Vingt-cinq civils ont par ailleurs été tués et 185 autres blessés par l’explosion de ces engins.En un peu plus d’un an, les démineurs ont désamorcé ou fait exploser plus de 130 000 sous-munitions.Un chiffre énorme mais qui apparaît dérisoire au regard du près d’un million de sous-muni-tions disséminées sur une superficie estimée à plus de 38 millions de mètres carrés.Le problème, ex- plique Dalya Farran, c’est qu’Israël n’a donné, à ce jour, aucune réponse aux demandes répétées de TONU lui réclamant des informations sur les sites visés par les bombes à sous-munitions.Autant dire que les démineurs travaillent presque en aveugle, découvrant pratiquement à tâtons les sites «contaminés».Prioritaire, le nettoyage des habitations est désormais terminé, mais les champs sont toujours infestés par ces engins.Il y en aurait même des couches superposées dans certaines zones bombardées à plusieurs reprises.Jeunes femmes «Juste après la guerre, on en trouvait partout: dans les arbres, sur les réverbères, sur les toits des maisons, dans les champs», raconte Jean-Claude Amand, superviseur technique de l’équipe de démineurs de l’association Fondation Sud (FSD) dans le village de Siddiqine.L’urgence a été assurée par les associations qui étaient chargées de neutraliser les champs de mines laissés par Tannée israélienne lors de son retrait du Liban-Sud, en Tan 2000.FSD et Handicap International ont pris la relève.Elles sont toutes deux financées, comme les britannique MAC et danoise DCA, par le programme humanitaire européen Echo.C’est à leurs équipes qu’est revenue la «difficile et ingrate» tâche de défrichage et de nettoyage des lieux.M.Amand, de nationalité vietnamienne, a trouvé ici certaines des sous-munitions dont Tannée américaine avait arrosé le Vietnam.Les démineurs sont dans leur écrasante majorité des Libanais qui ont reçu une formation sur place par des expatriés.Comme le dit le jeune Aid Mahmoud, de FSD, ils ont estimé qu’ils avaient le choix entre «vivre avec ces engins toute la vie et éventuellement en mourir ou s’atteler au nettoyage».Akl a abandonné son emploi à Beyrouth pour s’engager, comme Tont fait avant lui ses deux frères, enrôlés dans d’autres ONG.Les salaires que les démineurs perçoivent ne sont pas sans attrait un minimum de 750 $ par mois dans un pays, et surtout une région, où le chômage est presque la règle et où les salaires sont dérisoires.Plus surprenant est le nombre de jeunes femmes démineuses.Elles sont pourtant en majorité originaires de ce sud très conservateur.Le voile des musulmanes n’est visiblement pas, pour elles, un handicap.Chez MAC, TONG britannique basée dans la région de Tyr, elles sont âgées de 20 à 36 ans et tout aussi résolues que leurs collègues masculins, dont elles ont gagné le respect, malgré les réticences formulées dans un premier temps par l’armée et par TONU.Quelques-unes n’excluent pas de s’expatrier si on le leur propose, à l’image d’une de leurs chefs, Leopard Zhubi, de nationalité kosova-re, employée, comme son époux, par MAC.Le Monde Pour Lui Centre de Commerce Mondinl 383, St-Jacques O.514-281-7999 5107, av.du Parc (angle Laurier) 514-277-7558 ADREES LATIF REUTERS Soe Win Mort d’un « dur » birman Rangoon — Le premier ministre birman, Soe Win, qui aurait commandité en 2003 une attaque contre la figure de proue de l’opposition démocratique Aung San Suu Kyi, est décédé hier dans un hôpital militaire de Rangoon à Tâge de 58 ans.Le chef du gouvernement, qui souffrait probablement de leucémie, avait été soigné pendant plusieurs mois dans un grand hôpital de Singapour.Il était rentré au Myanmar le 1" octobre après l’échec d’une greffe de la moelle épinière, dit-on de bonne source à Rangoon.Sa mort, quelques semaines après la répression de manifestations démocratiques, sera sans conséquence pour la junte au pouvoir, qui l’avait déjà remplacé par le général Thein Sein.Soe s’est fait un nom en 1988 dans la répression d’un soulèvement populaire précédent Son arrivée en 2004 à la tête du gouvernement, après le limogeage de Khin Nyunt, avait mis fin aux rares espoirs de réformes.Selon les Etats-Unis, il aurait été personnellement impliqué dans l’attaque, un an auparavant, du convoi d’Aung San Suu Kyi, près de Mandalay, dans une région sous son contrôle.Le bilan officiel faisait état de quatre morts, mais des opposants en exil ont parlé de plusieurs dizaines de tués.La lauréate du prix Nobel de la paix a été arrêtée après l’incident et reste aujourd’hui assignée à résidence à Rangoon.Reuters EN BREF Châvez parle à Uribe Caracas — Le président vénézuélien Hugo Chàvez rencontrait hier son homologue colombien Alvaro Uribe afin de trouver un terrain d’entente sur les négociations en vue de la libération des otages des PARC.Pour la première fois depuis des années, les PARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie) ont accepté de parler avec Chàvez et entrouvert ainsi la porte à une éventuelle libération.Ce développement a relancé l’espoir d’une libération de la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, capturée dans la jungle en février 2002, et de trois Américains.La médiation de Châvez permet au président vénézuélien de se renforcer sur le plan international.Nicolas Sarkozy Ta invité en France en novembre et le plus haut diplomate américain pour l’Amérique latine a rencontré pour la première fois le ministre vénézuélien des Affaires étrangères.«Si Chàvez peut projeter l’image d’un dirigeant régional engagé en faveur de la paix, c’est tout bénéfice», note Michael Shifter, d’un institut de réflexion sur le dialogue interaméricain basé à Washington.L’homme fort de Caracas ne manque pas de médiatiser ses efforts.-Reuters Le seigneur Big Mac New York — Selon un sondage, les Américains sont plus calés sur les ingrédients entrant dans la composition du Big Mac de McDonald’s que sur les Dix Commandements de la Bible.Une étude réalisée par Kelton Research révèle que 80 % des 1000 personnes interrogées peuvent cîter les ingrédients de base du célèbre hamburger.Elles ne sont en revanche que 60 % à connaître le commandement le plus célèbre: «Tu ne tueras point».Les Américains sont 45 % à se souvenir du commandement «Tu honoreras ton père et ta mère» alors que 62 % d’entre eux savent que le Big Mac contient des cornichons.Ce sondage a été réalisé avant Iq sortie en salles, le 19 octobre aux Etats-Unis, du film Les Dix Commandements, avec Elliott Gould.- Reuters LE DEVOIR, LES SAMEDI 13 ET DIMANCHE 14 OCTOBRE 2007 A 11 LE MONDE Al Gore honoré pour son combat contre le réchauffement climatiqtfe Après le Nobel, la Maison-Blanche ?ALAIN JEAN-ROBERT Wf ashington — Récompensé hier par le prix Nobel V V de la paix, l’ancien vice-président américain Al Gore pourrait se lancer, sept ans après la déconvenue de 2000, dans la course à la Maison-Blanche, espèrent ses partisans.«Beaucoup de gens vont l’appeler pour qu'il se lance dans la course.Cest très difficile de prévoir ce qu’il décidera», a estimé John Dickerson, politologue américain, interrogé sur CNN après l’attribution du prix conjointement à M.Gore et au groupe d’experts de TOND sur le climat (GIEC).Champion de la lutte contre le réchauffement climatique, l’ancien vice-président de Bill Clinton a expliqué qu’il ne voulait plus faire de politique institutionnelle, mais ses fidèles, nombreux, ne l’entendent pas de cette oreille.Mercredi déjà, ses amis ont publié une pleine page dans le New York Times et diffusé des messages sur plusieurs chaînes de radio pour tenter de convaincre celui qui aurait pu être le 43' président des Etats-Unis de tenter sa chance en novembre 2008.Al Gore, 59 ans, a contribué à vulgariser auprès du grand public la question climatique en participant à Une vérité qui dérange, documentaire à succès qui a notamment été primé par un Oscar au début de l’année à Hollywood.D demeure depuis omniprésent dans les médias américains.Les mégaconcerts et les miffiers d’initiatives de Live Earth, auxquels ont participé cet été des dizaines d’artistes de renommée internationale, ont soulevé de nouveau la question du retour d’Al Gore sur la scène politique.Sans être candidat, il est toujours en bonne place dans les sondages pour les primaires démocrates.Ce- JEFF ZELEVABSKY EUTERSR Al Gore, en juin dernier.«Beaucoup de gens vont l’appeler pour qu’il se lance dans la course.» fiiip pendant, estiment des experts, Hillary Clinton a pris amassé 70 millions pour mener sa campagne et rassem- une telle avance dans le camp démocrate quç lui voler la blé autour d’elle la fine fleur des conseillers et experts vedette semble une tâche hors de portée.A moins de démocrates.Avant sa récompense, M.Gore affirmait trois mois des premières primaires, Mme Clinton a qu’il ne voulait pas lancer une nouvelle campagne.D a toutefois refusé de fermer totalement la porte à cette éventualité: «Je ne l’ai pas exclue [l’idée], mais je ne pense pas que cela ait des chances de se produire», a déclaré M.Gore dans un récent entretien à l’hebdomadaire Time.«Si je fais bien mon travail, tous les candidats vont parler de la crise climatique.Et je ne suis pas convaincu que la présidence soit le meilleur rôle que je puisse jouer», dit-il « H ne veut pas y aller » Selon son épouse Tipper, plusieurs amis ont tenté sans succès de le convaincre de se lancer dans la course.«Il ne veut pas y aller», assure-t-eDe.«R a accès à tous les dirigeants, dans tous les pays, dans le monde des affaires, à des gens de toute obédience politique; il peut faire ce qu’il veut, partout dans le monde, aussi longtemps qu'il le veut.Cest ça, la liberté! Pourquoi y renoncer?», lance-t-elle.Michael Feldman, un proche conseiller de Gore, a estimé sur le site en ligne politico.com que l’attribution du prix Nobel ne poussera pas l’anden viceprésident à postuler pour la Maison-Blanche.«B a sans cesse répété qu’il n’avait pas de plan pour se présenter à la présidence», a dit M.Feldman, rappelant que M.Gore a dépensé tout son temps pour la lutte contre le réchauffement climatique et qu’il allait continuer ce combat Pourtant à la présidence, Al Gore se retrouverait dans une position idéale pour appliquer les idées qui lui tiennent le plus à cœur.«H n’y a pas de meilleur endroit pour lutter contre le réchauffement climatique que le bureau ovale» de la Maison-Blanche, a estimé Sherry Bebitch Jeffe, professeur de sciences politiques à l’Université de Califomie du Sud (USC) à Los Angeles.Agence France-Presse Voir te monde à l horizontale Dès les premiers instants de votre vol pour Paris, vous serez envoûté par le design innovateur de la Suite Super AffairesMD.De l'éclairage d'ambiance aux téléviseurs personnels à écran tactile avec vidéo sur demande vous offrant plus de 80 heures de divertissements, vous bénéficierez d'un confort exceptionnel dans un espace pensé pour votre seul bien-être.Et puisque chaque siège de la Suite Super Affaires donne accès au couloir en plus d’être muni de prises pour tous vos appareils vous serez toujours branché sur votre monde.De plus, jusqu’au 31 janvier 2008, vous obtiendrez le triple des milles AéroplanMI pour chacun de vos voyages à Paris en service Super Affaires.Que vous choisissiez d’être en position assise ou à l’horizontale, les Suites Super Affaires sont conçues pour vous transporter dans un confort inégalé.WORLD AIRUNi: A WARD ï STAR ALLIANCE ^ AIR CANADA @ La liberté de voyager à votre façon Vous devez vous Inscrire avant le 31 janvier 2008 pour être admissible à cette promotion.Tous les vols admissibles effectués durant la période de promotion vous donneront droit à des milles-bonis Aéroplan, y compris las vols effectués avant l’Inscription.Il suffit de vous enregistrer une seule fols pour être admissible.Chacun des segments da vol admissibles doit être effectué en service Super Affaires (J> C, Z) pour obtenir le triple des milles Aéroplan.D’autres conditions s'appliquent.Visitez aircanada.com pour tous les détails.H0Super Affaires est une marque déposée d'AIr Canada.^Aéroplan est une marque déposée d'Aéroplan, société an commandita.r A 12 LE DEVOIR.LES SAMEDI 13 ET DIMANCHE 14 OCTOBRE 2007 ACTUALITES QUÉBEC HARPER SUITE DE LA PAGE 1 Toronto Star, Robert Crew est tout simplement enchanté.«]e trouve tout cela très excitant.J’aime la façon qu’ils ont d’inclure la population dans les projets comme l’opéra urbain et le fait qu’ils donnent une place aux artistes québécois comme Robert Lepage», lance cet ancien critique de théâtre, qui se fout un peu de savoir si Céline sera là ou pas.«Je vais certainement écrire un article important là-dessus pour convaincre les gens d’y aller.» Mais pendant ce temps, chez les «locaux», le 40CT rassemble surtout les sceptiques.«Je suis toujours très surprise quand f entends ça», rétorque la responsable du marketing hors Québec pour le 400r, Roxane St-Rerre.«AJoi, j’ai zéro commentaire négatif depuis un an et demi.A la minute où tu sors de Québec, les commentaires sont positif et les gens sont impressionnés par la programmation.» Optimiste, l’Office du tourisme prévoit une augmentation de 6,6 % du nombre de touristes en 2008 par rapport à 2006.«C’est beaucoup quand on sait que l’augmentation moyenne est de 12 %», souligne France Lessard, de la division du développement de cet organisme.«Si une augmentation comme celle-là se maintenait, le nombre de touristes doublerait en dix ans.Il faudrait construire beaucoup d’hôtels!» La programmation.queue programmation?Certes, les intervenants touristiques joints par Le Devoir se sont souvent montrés enthousiastes quant à la tenue du 400' , mais de là à dire que la programmation les impressionne.«Nous, on n’en a pas entendu parler beaucoup, pour être très honnête», répond Ruby Roy, une guide touristique montréalaise qui présidait jusqu’à tout récemment la World Federation of Tourist Guide Associations, réseau dont la ville de Québec n’est toutefois pas membre.«Quand des journalistes me posent des questions sur Québec, je leur dis qu’il y a le 40(1, mais je ne peux pas aller beaucoup plus loin.L’organisation est peut-être un petit peu en retard.» M.Crew, du Toronto Star, trouve lui aussi qu’on en a peu parié ailleurs au Canada.«Cest vrai que les gens, pour l’instant, ne sont pas trop au courant.Je n’ai pas m beaucoup de publicité.J’imagine qu’ils se préparent à le faire.» Au 400', on nous dit que tout cela est normal Une nouvelle campagne de pubKcité locale doit être lancée lundi Lextérieur du Québec y aura droit plus tard en novembre.«De nos jours, les touristes planifient leurs vacances au maximum trois mois à l’avance», martèle-t-on en précisant bien que le cœur des festivités aura lieu en juillet Pour les Canadiens, peut-être, mais qu’en est-il des Européens?Pendant que la visite en France du ministre responsable de la région de Québec, Philippe CouiHard et de l’équipe du 400 faisait les manchettes locales cette semaine, les Français n’ont même pas eu conscience de son existence.«Non, je n’ai pas entendu parier de cette mission», répond Michèle Aulagnon-Ponsonnet journaliste pour le magazine Géo.Mme Aulagnon-Ponsonnet prépare justement un article sur Québec pour 2008, «mais pas en lien avec les festivités», précise-t-elle.Parce que les Français demeurent plus attirés par nos légendaires grands espaces que par notre riche passé.L’histoire, ils connaissent «Cest sûr que le 400 peut servir de .prétexte, mais je ne pense pas que les gens vont décider de voyager au Québec à cause^ d’un anniversaire comme ça», poursuit la joiumaliste.«A part peut-être quelques historiens.Ce n’est pas les Jeux olympiques, quoi!» Le directeur de l’école de commerce de l’Université de La Rochelle, Daniel Peyron, est beaucoup plus emballé.Comme quoi il faut distinguer les échos parisiens de ce qui se passe en province.«Ici, dans le département de la Charente-Maritime, on est particulièrement concerné par cet événement parce qu’on sait que beaucoup de Québécois ont leurs racines ici, et on en éprouve une certaine fierté», explique cet expert en tourisme engagé dans diverses activités d’échanges entre la France et le Québec dans le cadre de 2008 (bourses pour les étudiants, colloques).«Cest vrai que c’est peu médiatisé, maintenant.Ça va l’être sur le moment.On anticipe moins que chez vous, c’est notre côté “Vieille Europe”.On improvise un peu plus, mais ça ne veut pas dire qu’on n’y mettra pas tout notre cœur le moment venu.» États-Unis: un dollar fort et des élections On n’en sait guère plus du côté des Etats-Unis.«Je suis tout à fait au courant du fait que ça aura lieu», répond John Tavano, de Yankee Holidays, qui vend des séjours notamment au Québec depuis le Massachusetts.«Mais je ne m'attends pas à une augmentation incroyable du nombre de réservations.2008, c’est une année électorale aux États-Unis, et avec la parité du dollar, c’est encore plus difficile.» M.Tavano a déjà vu la programmation mais ne se rappelle de rien en particulier.le Cirque du Soleil?«Les Américains ne se déplaceront pas pour ça.D'ailleurs, le Cirque est déjà presque trop représenté chez nous.» La ville de Québec se suffit à elle-même, assure toutefois l'homme d’affaires, venu célébrer son cinquième anniversaire de mariage dans la capitale l’hiver dernier.Son entreprise prévoit se servir du 400'' pour vendre des forfaits, mais pas avant 2008, justement Roxane St-Rerre est confiante.«Legrossiste n’a pas besoin de savoir qui est l’artiste qui va faire la troisième chanson.Ce qu’il vend, c’est le concept, l’expérience, et ce sont des choses qui sont faciles à vendre à Québec parce que c’est une destination qui se démarque drôlement des autres.» Les Fêtes recueillent la sympathie de tous à cause de la ville elle-même.Sans plus, toutefois.«Je vois ça comme une excuse de retourner au Québec», résume Amy Farley, du prestigieux magazine Travel and Leisurç, qui compte pas moins de six millions de lecteurs aux Etats-Unis.Le 400' a déjà fait l’objet d'un article en février, .mais indirectement Le premier paragraphe suggérait que c’était un beau prétexte pour redécouvrir la ville, ses délicieux restaurants, le décor, la neige et la population.«H y a de l'intimité dans cette ville: les murs qui la contiennent et le froid glacial ont tendance à rapprocher les gens.» Un autre article, peut-être?«Ah! vous savez, nous avons tellement de belles destinations à couvrir!» Collaboratrice du Devoir Rectificatif Dans le texte «Le Nobel pour une femme libre», publié dans l’édition du vendredi 12 octobre, nous avons erronément écrit que le prix Nobel avait été fondé en 1906.Il a en fait été fondé en 1901.Nos excuses.SUITE DE LA PAGE 1 ¦ La troisième option porte sur l’idée d’axer les activités canadiennes de sécurité et de reconstruction dans une région moins instable de l’Afghanistan.¦ La dernière possibilité étudiée par le groupe de travail consistera à retirer toutes les forces militaires canadiennes après février 2009, «à l’exception d’un petit contingent qui assurera la sécurité de nos travailleurs humanitaires et de nos diplomates», a dit Stephen Harper.Le groupe de travail pourra aussi ouvrir de nouvelles pistes de réflexion s’il le souhaite.«Tout est sur la table», a dit John Manley hier, lui qui entend consulter des spécialistes des questions militaires et afghanes au cours des trois prochains mois.«Nous nous entretiendrons avec les principaux partenaires internationaux du Canada et nous nous rendrons en Afghanistan pour recueillir les points de vue de citoyens afghans et du gouvernement afghan», a-t-il ajouté.Le rapport est attendu avant la fin de janvier 2008.Par contre, le premier ministre Harper a précisé que des balises devront guider les recommandations du groupe.«Quel que soit le choix que nous ferons en Afghanistan, il devra respecter les sacrifices que les Canadiens y ont consentis.Nous avons réalisé des progrès considérables dans l’amélioration de la vie de la population afghane, à un coût élevé pour nos militaires et notre trésor public.Nous devons aussi tenir compte du risque d’un re- SUITE DE LA PAGE 1 le sujet complexe du réchauffement avec son documentaire Une vérité qui dérange, primé aux Oscars.«R est probablement la personne qui en a fait le plus pour qu’on comprenne mieux, à travers le monde, les mesures qui doivent être adoptées», a dit M.Mjos.«Nous faisons face à une véritable urgence planétaire.La crise du climat n’est pas m sujet politique, c’est un défi moral et spirituel pour l’ensemble de l’humanité», a réagi M.Gore, deuxième démocrate américain à recevoir le Nobel en cinq ans après l'ancien président Jirqmy Carter (2002).A New Delhi, le président du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC), l’Indien Rajendra Pachauri, a quant à lui exprimé l’espoir que le prix créerait un «sentiment d’urgence» à propos cju réchauffement Aux Etats-Unis, certains font des conjectures sur la possibilité que le Nobel ravive les andennes ambitions d’Al Gore à un an de la présidentielle.«Cela ne nous intéresse pas de savoir ce que le lauréat fait par la suite», a déclaré M.Mjos, interrogé sur les chances pour que la carrière politique de M.Gore soit subitement relancée.Faisant un travail de fourmi, le GIEC expertise et ¦ compile les recherches de milliers de scientifiques internationaux.Ses rapports fournissent un socle de connaissances aux décideurs politiques.Le GIEC prédit notamment une hausse de 1,1 à 6,4 °C de la température moyenne planétaire d’id 2100, «très probablement» à cause de l’homme.Rare voix discordante dans le concert de louanges, le président tchèque Vaclav Klaus s’est dit «un peu surpris» de la distinction d’Al Gore, «car les liens entre ses activités et la paix mondiale sont indistincts et peu clairs».En récompensant Al Gore et le GIEC parmi 181 candidats, le comité Nobel lance un message fort à la communauté internationale à quelques semaines de la conférence de Bali, du 3 au 14 décembre, qui doit se pencher sur de nouvelles réductions des émissions de gaz à effet de serre au-delà de 2012, après l’expiration de la première phase du protocole de Kyoto., Il s’agit d’un texte que M.Gore a négocié pour les Etats-Unis, aujourd’hui le principal émetteur de C02 de la planète avec la Chine, mais non ratifié par le Sénat américain et foulé aux pieds par le président Bush.«L’action est nécessaire maintenant, avant que le changement climatique n’échappe au contrôle de l’homme», a précisé M.Mjos.Toutefois, interrogé pour savoir si le Nobel allait exercer une pression accrue sur l’administration Bush pour changer de politique en matière d’environnement, un porte-parole de la Maison-Blanche a répondu par la négative.En s’attaquant à la question climatique, le comité étend une nouvelle fois le champ couvert par le prix de la pane.L’an dernier, le Nobel avait privilégié la lutte contre la pauvreté avec le Bangladais Muïlammad Yunus et sa Grameen Bank en 2006.«De grands changements climatiques pourraient alté- tour au chaos en Afghanistan et des éventuelles répercussions régionales et internationales.Nous devons également respecter nos obligations envers nos alliés des Nations unies et de l’OTAN.Et, bien entendu, nous devons tenir compte des conséquences sur la réputation internationale du Canada», a-t-il énuméré en point de presse à Ottawa.Des membres favorables à la mission Ce groupe de travail sera présidé par l’ancien ministre libéral des Affaires étrangères, John Man-ley, qui s’est déjà rendu en Afghanistan à deux occasions: une fois à titre de ministre, en 2002, et plus récemment, en mai dernier, à titre de directeur de l’ONG Care Canada.Dans un texte publié ce mois-ci dans la revue Options politiques, John Manley soutient que l’Afghanistan «est une occasion énorme pour le Canada».«Pour la première fois depuis plusieurs années, nous avons un niveau d’engagement dans un conflit international qui nous donne du poids et de la crédibilité», écrit-il.Tout en affirmant que la sécurité et le développement vont de pair, il ajoute dans son texte qu’il ne faut pas «abandonner» l’Afghanistan.Hier, M.Manley a réitéré ce point de vue.Il a aussi tenu à préciser que les travaux de ce comité ne sont pas téléguidés.«J’ai n’ai reçu aucune instruction au sujet des options préférées du gouvernement.Je suis un agent libre.Je n’ai rien décidé à propos de la direction que nous devrions prendre», a-t-il affirmé.Le NPD a reproché hier au gouvernement d’em- rer et menacer les conditions de vie d’une grande partie de l’humanité.Ils pourraient déclencher des migrations massives et déboucher sur une concurrence accrue pour les ressources», a expliqué M.Mjos.«U pourrait y avoir un risque accru de conflits violents et de guerres entre et au sein des États», a-t-il ajouté.Sécurité énergétique Ces demierr, ^ois, et sous une pression internationale de plus en pius forte, George W.Bush a tenté d’aborder le problème du climat tout en ménageant une nation très gourmande en énergie et ses puissantes multinationales.Le mois dernier, il a ainsi organisé une conférence internationale réunissant les 16 plus gros pollueur^ de la planète et a proposé une réunion de chefs d’Etat pour réduire à long terme les émissions polluantes.Pour Tony Fratto, la prochaine étape, «vraiment la plus difficile, est de mettre en œuvre des stratégies sur le changement climatique efficaces et pratiques».De telles stratégies devraient «permettre le développement économique et autoriser les pays à faire le nécessaire pour sortir la population de la pauvreté.Cest une tâche difficile».Au cours de la conférence sur le climat, M.Bush avait admis que les Nations unies avaient un rôle à jouer dans la lutte contre le réchauffement climatique mais avait refusé de céder à ceux qui demandaient à ce que Washington impose des mesures contraignantes.Les Nations unies avaient organisé peu avant une réunion sans précédent à l’ONU sur les changements climatiques, avec la participation de quelque 150 pays, dont 80 représentés par leur chef d’Etat ou de gouvernement, mais en l’absence du président Bush.«La sécurité énergétique et les changements climatiques sont deux des grands défis de notre temps.Les États-Unis prennent ces défis au sérieux», avait déclaré au cours de la conférence M.Bush, qui a travaillé pour l’industrie pétrolière texane.D avait appelé les participants à fixer «un objectif à long terme» pour la réduction des gaz à effet de serre.«En fixant cet objectif, nous reconnaissons qu’il y a un problème.Et en fixant cet objectif, nous nous engageons à faire quelque chose à ce sujet», avait-il déclaré.Mais, avait-il ajouté, «chaque nation déterminera ses propres stratégies pour progresser vers cet objectif à long terme.Ces stratégies seront liées aux différentes ressources énergétiques de chaque pays, aux différents stades de développement et aux besoins économiques».Alors que les prix du pétrole montent, M.Bush a demandé à son gouvernement de réduire la dépendance pétrolière des Etats-Unis envers l’étranger.En mai, il a réclamé que l’usage d’essence soit réduit de 20 % dans la prochaine décennie pour faire des Etats-Unis un lieu vironnement II a réclamé que ces nouvelles réglementations soient mises en place avant la fin de 2008, alors que son administration vivra ses derniers jours.Agence France-Presse baucher un président qui a participé à la décision d’envoyer les troupes canadiennes en Afghanistan à l’époque du gouvernement Chrétien.«C’est un peu ridicule de voir qu’on nomme quelqu’un qui appuie la mission actuelle depuis le début», a lancé le député Yvon Godin.Parmi les quatre autres membres du groupe, on note la présence de, Derek Burney, ancien ambassadeur canadien aux États-Unis, qui a aussi dirigé le comité de transition vers le pouvoir des conservateurs en janvier 2006.Le 21 mars 2003, devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, M.Burney avait critiqué la décision du gouvernement Chrétien de ne pas participer à l’offensive américaine en Irak.«J'aurais personnellement préféré voir le Canada prendre place dat)s la coalition des États de bonne volonté, aux côtés des États-Unis, du Royaume-Uni et de l'Australie.Cela aurait été en accord avec nos traditions et nos intérêts», avait-il dit L’ancien chef de la direction du Canadien National et de Bombardier, Paul Tellier, sera aussi membre du groupe de travail.M.Tellier a été greffier du Conseil privé, soit le plus haut fonctionnaire fédéral, pendant de nombreuses années.Pamela Wallin, ancienne consule générale à New York et ex-journaliste à CIV, fait aussi partie du groupe.Elle est actuellement chan-celière de l’Université de Guelph.Le dernier membre du comité est Jake Epp, un ancien ministre fédéral de la Santé et conservateur de longue date (il avait appuyé Stockwell Day en 2000).D est président de Partenaires canadiens pour la santé internationale, un organisme sans but lucratif qui offre des soins médicaux en Afghanistan.Pendant que le premier ministre saluait «l’expérience» de ces personnes «non partisanes», les partis d’opposition reprochaient au gouvernement de chercher à noyer un débat qui devrait revenir aux élus.«On connaît la recette à Ottawa», a affirmé au Devoir le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe.«Quand il y a un problème, on crée un comité.Puis, on crée un comité pour étudier le rapport du comité.C’est une façon d’éviter les vrais débats.Mais il ne va pas s’en sortir aussi facilement.C’est le comité des Affaires étrangères de la Chambre des communes qui devrait se pencher sur la suite de la mission, et c’est ce qu’il va faire.» Le chef du Parti libéral du Canada, Stéphane Dion, a quant à lui soutenu que la création de ce groupe de travail ne doit pas «servir d’excuse pour remettre à plus tard les indications sur la durée de la mission».Le PLC souhaite toujours que la mission de combat prenne fin en février 2009.Stéphane Dion a dit espérer que la nomination de John Manley aura un effet «modérateur» au sein du groupe de travail.Bien conscient du fait que l’arrivée d’un libéral à la tête d’un comité du gouvernement conservateur puisse susciter un certain malaise, John Manley a soutenu qu’il était «de son devoir» de répondre à l’appel du premier ministre.«Je suis libéral.Mais je pense que c'est une tâche qui est au-dessus des politiques partisanes», a-t-il dit.Le Devoir Sheila Watt-Cloutier un peu déçue pour l’Arctique La militante inuite canadienne Sheila Watt-Clou-tier, une des favorites pour le Nobel de la paix, s’est dite hier «un peu déçue» pour l’Arctique de ne pas avoir été distinguée tout en estimant que «la planète est gagnante».Avocate infatigable des populations inuites de son Arctique natal, menacé par le réchauffement de la planète, Mme Watt-Cloutier avait été proposée conjointement avec l’ex-vice-président américain Al Gore.Celui-ci s’est fait décerner le prix en compagnie du Groupe d’experts de l’ONU sur le climat (GIEC).«J’ai été un peu surprise, pour être honnête, parce que nous avions été nommés conjointement par des parlementaires norvégiens», a-t-elle déclaré à la chaîne publique CBC.Si le prix l’avait couronnée elle aussi, cela aurait «aidé à continuer à mettre l’accent sur la dimension humaine [des changements climatiques] et les questions liées à l’Arctique», a-t-elle jugé avant d’ajouter «De ce point de vue, je dois reconnaître que je suis un peu déçue.» Mais Mme Watt-Cloutier a salué le travail accompli par M.Gore et le GIEC pour faire progresser la lutte contre les changements climatiques, estimant que c’est «la planète qui est gagnante».Au cours d’une conférence de presse téléphonique, un peu plus tard, elle s’est félicitée que le comité Nobel ait décidé de «mettre ainsi l’accent sur les changements climatiques, à ce moment de l'histoire», y voyant un «très bon signe».Pour Mme WattCloutier, née il y a 53 ans à Kuuj-juaq, dans le Grand Nord québécois, le prix Nobel de fa pane 2007 aidera à établir le lien entre la lutte contre les changements climatiques et les droits de fa personne.Elle avait elle-même contribué à mettre l'accent sur les conséquences humaines du réchauffement climatique en déposant en 2005 une plainte auprès de 1a Commission interaméricaine des droits de fa personne afin de protéger les droits des Inuits contre les conséquences des changements climatiques.Mme Watt-Cloutier a estimé que sa nomination pour le prix avait déjà largement contribué à faire connaître son combat, indiquant qu’elle était invitée dans le monde entier pour parler des changements climatiques, en particulier sous l’angle des droits de 1a personne.Ancienne présidente de fa Conférence circumpolaire inuite (CCI), une organisation qui représente quelque 155 000 Inuits du Canada, de l’Alaska, du Groenland et de la Russie, elle a également remercié tous ceux, notamment dans le Nord, qui lui ont exprimé leur soutien.Agence France-Presse MIELLE ROY Heureux les nomades et aulrcs reportages ¦ 1940-1945 Gabrielle Roy Heureux les nomades et autres reportages 1940-1945 Les grands romanciers font les meilleurs journalistes.Nombreuses photos 448 pages • 27,50 $ Boréal www.editionsboreal.qc.ca GORE LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9" étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 É Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?La rédaction Au téléphone 514-9853333 Par télécopieur 514-9853360 Par courrier redaction@ledevoir.com La publicité Au téléphone 514-9853399 Par télécopieur 514-9853390 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Les avis publics et appels d’offres Au téléphone 514-9853344 Par télécopieur 514-985-3340 Par courrier avisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone 514-9853322 Par télécopieur 514-985-3340 Les abonnements Au téléphone 514-9853355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur 514-9855967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal (sans frais) 1-8004657559 L’agenda culturel U fitmr pmi, * r
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.