Le devoir, 22 septembre 2007, Cahier E
LE DEVOIR, LES SAMEDI 22 ET DIMANCHE 23 SEPTEMBRE THÉÂTRE C Une difficile histoire de fratrie f 1 à l’Usine C | PageE 3 ÂtLWLIS ARTS VISUELS Une vidéo qui effleure au Mois de la photo Page E 8 l^a sene propose des archives abondantes comme c’est toujours le cas avec Ken Burns, mais aussi des histoires individuelles et des témoignages nombreux.SHOES ATIONING BOi VA R BOOK.2 I WAR B J s’atta 'mondiale a touché chaque ville, chaque rue, ci américaine., et remodelé le monde PBS entreprend la diffusion de la série de 14 heures et de sept épisodes dès demain soir.The War est soutenue par un livre, un coffret DVD, un CD, un site Internet et un effort pédagogique considérable touchant les écoles, les bibliothèques publiques, les musées militaires et la Library of Congress.C’est un des événements de la rentrée aux Etats-Unis.PAUL CAUCHON Aux Etats-Unis, 40 % des étudiants des high schools croient que, lors de la Seconde Guerre mondiale, les Américains ont combattu aux côtés des Allemands contre IXJnion soviétique.C’est en lisant cette statistique stupéfiante que Ken Bums a décidé de faire sa série The War «Cette perte de mémoire a quelque chose de terrifiant, dit-il.Et alors que chaque jour des vétérans de cette guerre meurent, des gens qui ont connu cette période et qui n’ont jamais transmis leur récit, j’ai pensé qu’il était urgent de le faire.» Le résultat une série de 14 heures et de sept épisodes, dont PBS entreprend la diffusion demain soir, pour continuer pendant deux semaines.Pour la télévision publique américaine, c’est du jamais vu: le réseau a mis en place une campagne de promotion de 10 millions pour appuyer la série.The War, qui a nécessité six ans de travail, est également appuyée par un livre, un coffret DVD, un CD (avec musiques de Winton Marsalis et Norah Jones), un grand site Internet, et par un effort pédagogique considérable, en collaboration avec les écoles, les bibliothèques publiques, les musées militaires, la Library of Congrçss.Bref, c’est un des événements de la rentrée aux Etats-Unis.L’expérience américaine Il faut dire que Ken Bums est une véritable star du documentaire.Il a réalisé des documents remarqués sur Mark Twain, Frank Lloyd Wright et l’expédition Lewis & Clark, mais il est aussi le réalisateur de trois grandes séries, Civil War, Baseball et Jazz, qui ont fait sensation sur PBS.The War veut raconter l’expérience américaine lors de la Seconde Guerre mondiale.Il ne s’agit donc pas d’une série sur l’histoire complète du conflit Bien sûr, comme Burns le rappelle, les civils américains n’ont jamais été directement menacés par les combats, contrairement aux Européens, et les villes américaines n’ont pas été bombardées.Mais la guerre a touché chaque ville, chaque rue, chaque famille, dit-il.Ce fut «le plus grand cataclysme de l’histoire humaine», avec 50 ou 60 millions de morts (on ne connaîtra jampis le chiffre exact), et elle a remodelé le monde.Les Etats-Unis, pays isolationniste qui se remettait alors de la crise des années 1930 et participait peu aux grandes affaires du monde, est sorti du conflit comme la plus grande puissance du monde, et elle Test restée jusqu'à ce jour.La série 77ze War ne présente pas des entrevues avec des historiens^ou des spécialistes militaires.Burns a plutôt choisi de laisser la parole aux gens ordinaires de quatre villes distinctes: Mobile en Alabama, Waterbury au Connecticut, Sacramento en Californie et Luverne au Minnesota.Le réalisateur voulait comprendre pourquoi, dans une petite ville de 3000 habitants comme Luverne, par exemple, «sans doute l’endroit le plus sûr du monde à cette époque», dit-il, de jeunes hommes ont voulu risquer leur peau en s’engageant dans l’armée.La série propose des archives abondantes, comme c’est toujours le cas avec Ken Burns, mais aussi des histoires individuelles et des témoignages nombreux.Il paraît que, lors du tournage, d’anciens soldats ont raconté pour la première fois leur expérience des combats devant leurs enfants (les adultes d’aujourd’hui) bouleversés.Controverses variées Il était immanquable qu’une telle série attire l’attention pour différentes raisons, et depuis plusieurs mois Ken Burns s’est retrouvé plongé, à son corps défendant, dans deux polémiques.La première est très significative.Burns avait choisi de recueillir les témoignages d’hommes et de femmes, Blancs, Noirs, Américains d’origine japonaise et autres, mais au printemps dernier, des groupes de défense des Latinos ont protesté contre le fait qu’on ne trouvait aucun témoignage de Latinos ayant participé au conflit Burns a d’abord rejeté leurs accusations, brandissant sa liberté de créateur.Les associations sont revenues à la charge et l'affaire a pris de l’ampleur, occupant les pages des grands médias comme The New York Times.Au début de l’été, Ken Burns a finalement conclu une entente avec deux grandes associations, promettant d’inclure dans la version finale des témoignages d’anciens soldats latinos.Cette polémique illustre la montée en force du pouvoir latino aux Etats-Unis, qui a vu dans la série un enjeu politique et historique, tenant absolument à s’inscrire dans l’histoire américaine.La deuxième polémique, elle, semblera plus absur- de à nous, Québécois, et elle a éclaté tout récemment Début septembre, les médias américains ont fait état des craintes de plusieurs dirigeants de stations locales de PBS, parce que, dans la série, des soldats utilisent les fameux mots de quatre lettres, comme «fuck».Il faut comprendre que la Federal Communications Commission (FCC), le CRTC américain, a le pouvoir d’imposer des amendes aux grands réseaux (mais non aux stations sur le câble!) pour l’utilisation d’un langage «inapproprié».Personne ne semble comprendre comment la FCC intervient L’organisme fédéral a imposé des amendes à une station de PBS qui diffusait la série Jazz de Ken Burns, justement parce des musiciens utilisaient un langage «vulgaire», mais elle a décidé de ne pas en imposer à ABC après avoir analysé la diffusion du film Saving Private Ryan, où les soldats sacraient pas mal.Ne courant pas de risque, PBS vient d’annoncer qu’elle offrait à ses 350 stations deux versions de The War, Tune étant expurgée des méchants «fucks».Cette polémique peut sembler risible, mai§ elle illustre à la fois le vent de conservatisme aux Etats-Unis et l’hypocrisie du «politiquement correct».Comme le commentait Ken Burns lui-même, personne ne semble exprimer d’inquiétude devant les images de cadavres qu’on trouvera dans la série, mais les gros mots, eux, font peur.Le Devoir THE WAR Une réalisation de Ken Burns présentée sur le réseau PBS: début dimanche le 23 septembre, 20h, suite lundi, mardi, mercredi, et la semaine prochaine.Théâtre Sylvie Drapeau en quête de lumière HERVÉ GUAY On la sent emportée par le rôle de Marie Stuart.Et pour cause: ils ont choisi la pièce ensemble.Elle, c’est Sylvie Drapeau.Lui, c’est Alexandre Marine.La patronne du Rideau Vert, Denise Filiatrault, leur a donné carte blanche: ils ont opté pour le drame romantique de Schiller.Sylvie Drapeau ne tarit pas d’éloges à l’endroit d’Alexandre Marine avec qui elle travaille pour la première fois.Elle aime qu’il parle très peu et qu’il lui demande tout de suite d’essayer ce qu’à propose.D’ailleurs, ils ont répété toute la pièce directement sur la scène du Rideau Vert, ce qui est rarissime.«Avec lui, raconte-t-elle, deux, trois jours de table [lectures] et on s'élance.» En plus, il sait ce qu’il veut, dit-elle, il est clair, il est pré- cis.On sent qu’entre Marine et la grande comédienne, le courant passe.Et pas qu’un peu.Un chemin tracé Déjà, à l’École nationale de théâtre, Sylvie Drapeau savait qu’elle allait faire du théâtre toute sa vie.Pas dans les détails, bien sûr.Elle ne savait pas quels rôles on allait lui confier.Mais le sentiment d’être destinée à la scène: oui.Jouer, jouer, jouer, ainsi qu’elle résume elle-même son parcours.Avec quatre productions cette saison, son rêve continue de se réaliser.Elle fait ce à quoi elle estime que l’école Ta bien préparée.Elle passe «de grandes journées à travailler son instrument, à le blesser, à le réparer».Elle aime par-dessus tout quand le corps est engagé dans l’action.À l’entendre, on croirait davantage entendre une dan- & seuse qu’une comédienne.Le revers de son rapport privilégié à la scène, c’est de ne pas être devenue une favorite du petit écran ni une grande vedette de cinéma.Aucune trace de regrets cependant dans le regard de Sylvie Drapeau.Elle tourne tout de même un peu.Elle vient de finir Borderline, le film de Lyne Charlebois, inspiré du roman de Marie-Sissi Labrèche, ainsi que la télésérie Nos étés.Cepen- dant, autant elle se sent comme un poisson dans Teau sur une scène, autant le plateau de tournage lui résiste.Le temps n’est pas le même au cinéma.«Juste dix jours de tournage.C’est une petite saucette comparativement au théâtre.Mais le film va vivre durant des années et risque d’avoir une plus grande résonance.VOIR PAGE E 4: DRAPEAU g LE 1) E V 0 I K , LES SAMEDI 22 ET DIMANCHE 23 SEPTEMBRE 2 0 0 7 E 2 COLTURE Métissages artistiques Odile Tremblay Et si en pleine rue le caftan cohabite avec la minijupe, pourquoi au musée des robots ne camperaient-ils pas sous le même toit que les tableaux des maîtres anciens?De fait, à l'ère de la mosaïque humaine, les musées généralistes ont intérêt à se métisser de plus en plus.A coups d’accommodements raisonnables ou déraisonnables.Peu importe, l^s cloisons tombent dans ce champ-là comme ailleurs, et c’est tant mieux.Voici donc que le Musée des beaux-arts de Montréal expose dix des artistes épaulés par la Fondation Daniel IxUiglois, qui célèbre sa décennie d’existence.Jusqu’au 9 décembre, des œuvres collées aux technologies numériques rivalisent d’imagination pour déstabiliser le visiteur dans son rapport aux gadgets quïl utilise comme à ceux qui le dépassent Pour tout dire, la plateforme naturelle de cet expo-là aurait dû être le Musée d’art contemporain.Mais le MBAM ressent le besoin de s’ancrer dans un futur déjà présent, histoire de renouveler l’offre et la demande, alors ses conservateurs ont sauté dans ce train-là.Et gageons que le public s’y pointera d’autant plus que le MBAM s’aventure hors de ses ornières.Signe des temps, que cette expo e-art.De son vrai titre trop ronflant e-art: Nouvelles technologies et art contemporain.Allons-y pour e-art.Ça vaut la peine d’y faire un tour.L’entrée est gratuite en plus.On peut s’y pointer pour les dialogues avec des visages virtuels (limités quand même.Un humain, c’est mieux) ou les jeux interactifs.On peut apprécier la traversée initiatique d’une forêt de matériaux indéterminés signée Philip Beesley, dont les feuilles se rétractent au passage des humains, à la façon des sensitives.Mais mardi dernier, un des bonheurs du parcours tenait à notre statut (privilégié) de journalistes.On avait accès à la plupart des artistes, venus sur place pour commenter leurs installations.Après qUe le flot médiatique se fut un peu résorbé, ils se cherchaient d’ailleurs du monde avec qui converser, ces artistes-là.Même l’Américain Jim Campbell, ancien cinéaste établi à San Francisco, célèbre artiste contemporain dont je dévorais iascinée depuis plusieurs minutes les créations impressionnistes et ambiguës, m’aborda tout poliment «Avez-vom des questions?» — Yessir! On a fait le tour de son jardin ensemble.Dix-sept œuvres en tout couvrant deux décennies.Jim Campbell s'amuse avec la notion de temps, efface les frontières entre le désir du spectateur de regarder et son envie de s’enfuir.Les photos de son père et de sa mère, de vieux clichés d’époque, se révèlent et s’effacent tour à tour, comme la mémoire des disparus succède à leur oubli dans notre propre esprit D’où le trouble.Pas d’images vidéo, mais des œuvres plus cinématographiques que celles des autres exposants.Des points lumineux recouverts d’une pellicule rendent ses images tantôt perceptibles, tantôt floues ou carrément invisibles.Les fantômes traversent les rues sur ses photos, avant de s’évanouir.On dirait que sa modernité creuse ses racines dans les anciens daguerréotypes.Plus loin encore.Il a installé sur le mur une vieille Bible fermée, d’où émergent des sons chuchotés, sous le titre / Have Never Read the Bible.«Un hommage au célèbre Ceci n’est pas une pipe de Magritte», m’explique-t-il.Sa propre voix enregistrée ne lit pas les mots de la Bible, plutôt chacune des lettres qui forment ces mots, puis ces phrases.L’audition en paraît aussi mystérieuse qu’incompréhensible.A chacun ses mirages.Parmi toutes ces installations futuristes, c’est l’univers de Jim Campbell, arrimé au passé, qui m’a saisie à la gorge.Le profil de sa vache rouge, aux contours estompés, me faisait penser aux aurochs dessinés par des peintres préhistoriques sur les parois des grottes de Lascaux.Je voyais ses créations d’avant-garde faire écho aux premières œuvres d’art du monde, en bouclant la boucle.Interprétation personnelle?Sans doute.Mais les œuvres sont faites pour être réinventées à sa guise.D’ailleurs Jim Campbell s’est bientôt évaporé, comme ses photos, dans le labyrinthe de l’expo, ne me laissant que son ombre ou son fantôme avec qui méditer.?J’en maudissais les longueurs, déroutée, irritée par la mise en scène d’Alexis Martin de L’Iliade d’Homère au TNM.Certaines pièces font souffrir (on s’y ennuie) puis nous travaillent après coup.Fallait-il vraiment installer dans un café grec du coin les héros mythiques de sa guerre de Troie, avec les sempiternels écrans vidéo en www.orgueetcouleurs.com festival automne Montréal 21 septembre 30 septembre 10 JOURS DE MUSIQUE ÉTONNANTE AVEC LE PLUS GRAND INSTRUMENT du MONDE ! IC?7 GRANDS CONCERTS 0 5 CONCERTS APÉRO "O 5 CONCERTS MIDIS À LA CARTE Él 8 LEUX W ET PLUS ! ET.1A0M.GM r K3»ï920ïij.ulMüt! a DS ÈSMkMÏÏÏÏiî SMMMM3 SO’ MlnfiEeQIMiffi Québec .BÜZZlQüî® .EN SOLO AVEC DES RYTHMES DE DANSE AVEC DES ARTISTES DU CIRQUE.rv rémSfQUË .POUR UNE SOIRÉE DE CONTES ET D'AIRS AVEC UN ORCHESTRE DE GRAND PANACHE ET PLUSIEURS AUTRES ACTIVITÉS.UNE GRANDE FÊTE MUSICALE À NE PAS MANQUER ! 1*1 tsar sac il« Am Canwla to Montréal® YVES RENAUD François Papineau et Stéphane Brûlotte dans L’Iliade, mise en scène par Alexis Martin.avant-scène?Alexis Martin aime actualiser les classiques de jadis, sans toujours nous persuader de la nécessité de l’opération, mais marie finement l’ironie et la tragédie.Perplexe, étais-je.Oui mais.quel courage! L'Iliade est infiniment plus difficile à adapter que L’Odyssée du même Homère.Qu’Alexis Martin soit parvenu malgré tout à rendre en 24 chants l’épopée comestible relève en soi du tour de force.L’Odyssée, qu’il avait déjà adaptée avec Dominic Champagne au TNM, avait connu un franc succès.Mais elle pourrait être servie en bande dessinée, en version trash, jouée par des marionnettes ou des robots, qu’elle séduirait la galerie, cette Odyssée, avec son cyclo-pe, ses sirènes, sa nymphe, sa magicienne, ses dérives de Charybde en Scylla, ses éléments baroques, poétiques, gargantuesques à la queue leu leu.Du bonbon pour un metteur en scène! Pas LIliade, où les dieux et les hommes ne s’entendent que pour offrir de la chair à canon à une mystérieuse guerre de Troie.Par quel bout l’attraper?Pas évident.Le chauffeur de taxi (un Grec) que j’ai arrêté sur la rue après la représentation s’informait «Alors cette Iliade?» A ses yeux, Alexis Martin remplissait une mission pédagogique en servant au public montréalais cette épopée si mal connue.Ensemble, on a parcouru les rues de Montréal, entre l’Olympe et le boulevard Saint-Laurent, parlant de la mort d’Hector et des caprices de Zeus.Trop contents de s’envoler à bord de son taxi planant.Il ne fut pas question d’accommodements raisonnables.Juste du récit homérique qui reliait le Québec à ses Cyclades natales et l’Antiquité à nos jours sans dieux.On sentait sourdement qu’il n’y avait pas de meilleur terrain d’entente pour les êtres issus de cultures différentes que les grandes œuvres d’art en circulation libre.Réussies ou pas.otrem blay@ledevoir.com m miï' .vT1'.X h > ¦ : HP v , ' ÉcP.ré' Lli DKVOII! EûE3 O Hydro ï Québec Québec La Magie des lanternes 7 septembre au 31 octobre museumsnature.ca 514 872-1400 /% m JARDIN BOTANIQUE I > E MONT R l.A I UNMUSÉUMNA' vm\ Partenaire officiel Financière Sun Life Il P AV L'Union dm* producteurs agricoles Montréal Le Grand Bal des citrouilles 5 au 31 octobre H&,.4 ,*•: d t t •i * * DEVOIR SAMEDI DIMANCHE SEPTEMBRE CULTURE théâtre Une difficile histoire de fratrie Le metteur en scène Kristian Frédric revient à VUsine C avec un texte troublant du dramaturge australien Daniel Keene MICHEL BÉLAIR CJ est une histoire difficile, genre Caïn et Abel qui finirait mieux; même presque bien, en fait Après y avoir mis beaucoup d’effort Et beaucoup de temps.Nous sommes à l’Usine C, dehors au soleil en cette fabuleuse matinée qui sent tout doux le début d’automne.Nous parlons de Moitié moitié du dramaturge australien Daniel Keene qui prend l’affiche mardi.Et ceux qui me racontent leur travail sur cette difficile histoire de fratrie, le metteur en scène Kristian Frédric et le comédien Denis Lava-lou, savent fort bien de quoi ils parlent puisqu’ils forment eux aussi une fratrie peu commune.Ils se sont connus il y a un quart de siècle, à Paris, «sur» un spectacle —Au-delà des statues, un collage de textes du poète grec Georges Séfé-ris.Puis, üs se sont perdus de vue pendant 25 ans.Frères ennemis Les deux complices se sont retrouvés autour de Big Shoot de Koffi Kwahulé.Frédric a frit lire le texte à Lava-lou (qui a agi plus tard comme dra-maturg sur la production) alors qui présentait ici La Nuit avant les forêts de Koltès avec Denis Lavant à l’Usine, justement Big Shoot a ensuite connu le succès que l’on sait, à Fred-Barry, en tournée en Europe puis en finale à l’Usine, et amené Kristian Frédric à vivre et à travailler autant ici qu’à Bayonne, dans le Pays basque, où il dirige toujours sa compagnie Lézards qui bougent Denis Lavalou, lui, joue régulièrement sur les scènes montréalaises tout en signant aussi des mises en scène pour sa compagnie (le Théâtre complice).ce qui l’a mené à l’univers étrange de Daniel Keen qu’il nous faisait connaître avec Roche, papier, ciseau.à l’Espace libre il y a deux ans.C’est lui cette fois qui a refilé le texte de Moitié moitié à Frédric.qui s’en remet à peine.Les deux hommes auront travaillé près de trois ans à donner au texte de Keene la forme qu’on lui verra prendre mardi «C’est l’histoire de deux frères, raconte Denis Lavalou.L’aîné, qui a 20 ans de plus que son cadet, quitte brusquement la maison familiale et ne revient que dix ans plus tard après la disparition du père et delà mère: il faudra que les deux frères reconstruisent le lien.D’ailleurs, l'aîné va tenter de reconstruire physiquement l’espace pour leur permettre de s’ancrer dans quelque chose de neuf.Mais qui est vraiment ce frère?Qu’est-ce qu’on connaît vraiment des autres?Qui est l’Autre?Ce sont là des questions que Kristian a abordées avec Koltès et avec Big Shoot aussi; c’est en fait la troisième pièce de la “série caï-nique” dans laquelle il est engagé JACQUES GRENIER LE DEVOIR Le metteur en scène Kristian Frédric et le comédien Denis Lavalou se retrouvent dans Moitié moitié, de Daniel Keene.depuis près de cinq ans! Mais ce qu’il y a de frappant ici, c’est surtout que la pièce de Keene débouche sur une rédemption.» Frédric poursuit «Les trois dramaturges proposent en fait des réponses complètement différentes.Chez Koltès et Kwahulé, rien à faire: le rapport avec l’Autre est pour le moins trouble.Tout est fermé.Alors qu’ici, oui, on sent l’ouverture, la possible réconciliation.Mais avec sa “parole étouffée”, comme dit Denis, j’avoue que le texte de Keene m’a donné beaucoup de fil à retordre; j’ai l’habitude des textes qui confrontent directement alors qu’ici c’est sous les mots et sous le rythme que tout se passe.J’ai mis beaucoup de temps à trouver un univers dans lequel incarner ce monde si différent du mien, fai tout au long eu l’impression d’aborder une partie de moi que je n’avais jamais abordée.Une sorte de moi jamais questionné.En approchant le monde de Keene, fai beaucoup pensé à Loach, à Wenders, aux toiles de Francis Bacon et surtout à celles de Louis-Pierre Bougie [exposées dans le hall de l’Usine C durant le séjour du spectacle] avant de concevoir l’espace scénique de la production: quelque chose qui soit à la fois réaliste et décalé.» Le metteur en scène y va d’une série dïmages étranges pour décrire son malaise: il parle de «déséquilibre» et de «vertige», «de lenteur et d’urgence», du fait d’avoir été longtemps 3 AU 6 OCTOBRE 07/ 20 H EN PREMIÈRE NORD-AMÉRICAINE CHORÉGRAPHES ET INTERPRÈTES JORDI CORTÉS ET DAMIÀN MUNOZ COLLABORATION -> MARIA MUNOZ ICOMPANIA MAL PELOI ÉCLAIRAGES -> JAVI ULLA SCÉNOGRAPHIE -> JORDI CORTÉS, DAMIÂN MUNOZ ET MARIA DE FRUTOS « UNS ŒUVRE À GOÛTER DE PRÈS, EN GROS PLANS.».LA VANQUARDIA •SHEER PLEASURE FOR THE EYES AND TbE MIND L.l BEAUTY AND EMOTION A PLENTY," ANDRÉS MOLINARI - IDEAL - GRANADA AGORA DE LA DANSE 640.RUE CHERRIER.MÉTRO SHERBROOKE WWW.AOORADANSE.COM BILLETTERIE-> 514 525.1500 ADMISSION -> 514 790.1245 PHOTO : J05EP A7NAR PHOTO NORMAND MARCY Qui dit travail dit aussi collaboration, partage, voire franche ingérence dans l’œuvre de l’autre.En plus des interprètes, les chorégraphes interviennent chacun dans le processus et la danse de l’autre.d’une envie, d’une illumination, d’un jeu —, tous trois rappellent que la recherche s’inscrit concrètement dans Y exercice de la création., «La création, c’est du concret, c’est du muscle et de la sueur», insiste Normand.Leur recherche pourrait se résumer à la quête d’une méthode à la fois commune et propre à chacun.«Clash tourne beaucoup autour du traitement, précise Lynda.Comment chaque chorégraphe traite un sujet, une question, le temps et l'espace, comment il travaille avec un interprète, génère des idées.» Qui dit travail dit aussi collaboration, partage, voire franche ingérence dans l’œuvre de l’autre.En plus des interprètes, les chorégraphes interviennent chacun dans le processus et la danse de l’autre.Et Lynda se permet de commenter, critiquer, proposer.«Cest vraiment des vases communicants, note Normand.On ne sait plus qui a créé quoi, mais tu sais reconnaître qui a pris la responsabilité de la décision chorégraphique.» Ce qui fait surgir la question de la place de l’auteur dans ce melting pot d’influences et d’échanges.«C’est un défi que je lance, dit Lynda.Est-ce possible de faire un travail extrêmement singulier en se servant des autres pour le faire?De développer quelque chose de très personnel, mais avec la participation des autres?» La réponse est oui, mais tout le mystère réside dans le commenL.L’aventure de Clash s’adresse bien sûr d’abord aux artistes.Mais le public finira par y trouver son compte.D’abord, s’il est curieux, en se pointant à Tangente à la fin du processus, en mai.Et surtout en récoltant les fruits de ce brassage d’idées et de corps si essentiel au développement d’une jeune discipline comme la danse contemporaine.Le Devoir rD DANSE WWW.DANSEDANSE.NET I AKRIVERSAIRI PAHTF.NA DUS DE SAISON transat cnu oar »a trouve une ssri A s.*”’ J I s’ancrent dans C*iacSherine'Pen'in, Radio-Canada | 1 Une mise en scène ^'^^onne.^te.I Æuse, Francise Savannah | éclaire Pa,,s°"/flanque de Duras.» 1 Bay ébranle par la lan9Anabe|ie Nicoud.La Presse i 1 c.Françoise Faucher es'^!Ug^mme plusieurs I 1 te flot des ^^tarochelle.Journal de Montrea 1 j Cranmise Faucher dans l dfintervsité.» „ et.lannues, La Presse L SAVANNAH BAY DE MARGUERITE DURAS | MISE EN SCÈNE D’ÉRIC VIGNER AVEC FRANÇOISE FAUCHER ET MARIE-FRANCE LAMBERT DU 4 AU 29 SEPTEMBRE 2007 >>' 514 790-1245 / 1-800 3«»-4t95 ' ADMISSION COM LK DEVOIIi mm t tMTI'tSMTS DHMttTfitW v: * ufteoK .Bric vignkr - çqub-thèat** de cokiknt.centre dramatique national COSTUMES GINETTE NÜIHKUX t LUMIERES.MARC PAKKNT I BAf/OE SONOHE XAVIER .JACQUDT PHOTOüKAPinKS AlAIN BONT18HAY'MAQUIUtAOES UACQUEÉ-LEIU'KUXmGt, ASSISTANCE A VA MIS® BN SCÈNE ET RÉGIE.KMANUBL1 .K KIROWAC Théâtre ESPACE GO BILLETTERIE : 514 849.4890 4890, BOOLKVAEO SAINT LAURENT.MONTREAL | CSPACCGO.COM DERNIERE CE SOIR Mi*»®! WILD CURSIVE CHOREGRAPHE : LIN HWAI-MIN 20,21,22 SEP.I® Théâtre Maisonneuve Place des Arts 81.4 8 4 2.21 12 1 888 8 4 2.2112 www.pdn.qc.ca Riisonu Admission 514 790.1245 ENTIÈREMENT NOUVEUE ENTRE LA DANSE ET LAMUSIftuE.Stutttgnrtei Nachrichtei, Allemagne COMPAGNIE MARIECHOmNAR^ -^^rUÂdÉmande générale body REMIX/ LES_VARIATIONS_GOLDBERG CHOREGRAPHE MARIE CHOIIINARD 4.5.60CT. LE DEVOIR.LES SAMEDI 22 ET DIMANCHE 23 SEPTEMBRE 2007 E 6 CULTURE MUSIQUE CLASSIQUE Le chef-d’œuvre caché de Verdi JACQUES GRENIER LE DEVOIR Dans la nouvelle production montréalaise du Bal masqué de Verdi, Manon Feubel sera Amelia, Gordon Hawkins chantera le rôle de Renato et Richard Margison incarnera Riccardo.CHRISTOPHE HUSS L* opéra de Giuseppe Verdi Un balk) in maschera (Un bal masqué) prend l’affiche de l’Opéra de Montréal (OdM) ce soir.C’est la première fois que cet opéra est repris au répertoire montréalais de puis 1990 et l’Opéra de Montréal nous promet une nouvelle scénographie «contemporaine».Cette production d’Un bal masqué sera aussi l’occasion de confier à de grandes voix canadiennes, peu entendues à l’OdM ces dernières années, des rôles particulièrement imposants.Le ténor torontois Richard Margison incarnera un rôle qui a vu triompher les plus grands, de Caruso à Domingo, en passant par Jussi Bjôrling et Beniamino Gigli.Quant à Manon Feubel, elle sera Amelia.Et Verdi leur a offert l’un de ses plus beaux duos d’amour.Imbroglio napolitain Si vous achetez en DVD la version dirigée par Geoig Solti en 1990 à Salzbourg, vous serez sans doute surpris de voir que les noms des deux principaux protagonistes masculins sont «Gustavo ID» et «D conte Anckarstrôm», alors que l’Opéra de Montréal attribue à ses chanteurs les rôles de Riccardo et Renato! Tout cela s’explique, mais c’est un peu compliqué, car c’est le fruit d’un imbroglio napolitain.Nous sommes en 1857.Verdi a derrière lui sa fameuse trilogie des années 1851-1853: Rigoletto, La Traviata et Le Trouvère.11 a composé Les Vêpres siciliennes en 1855, ouvrage né de sa collaboration avec Eugène Scribe à l’Opéra de Paris.Il faut savoir que, toute sa vie, Verdi voulut mettre en musique le Roi Lear de Shakespeare.Il pensait pouvoir le faire pour la création parisienne (qui donna naissance aux Vêpres siciliennes) ¦, pour le projet destiné à Venise (qui deviendra Simon Boccanegra en 1857).Le Roi Lear l’obsède à nouveau lorsqu’il se met à travailler pour le théâtre San Carlo de Naples à la fin de l’année 1857.Comme on le sait aujourd'hui cette quête profonde de Verdi restera inaboutie jusqu’à sa mort En 1858, devant l’impasse, Verdi et son librettiste, Somma, ont recours à la recette employée à Paris quelques années plus tôt tenter de déterrer des bonnes idées dans les livrets antérieurs de Scribe.Verdi et Somma jettent leur dévolu sur un texte écrit 25 ans plus tôt pour Daniel François Esprit Auber Gustave III ou le Bal masqué, opéra qui n’eut qu’un succès mitigé.Scribe y a brodé une histoire d’amour fictive sur un fait divers réel, l’assassinat du roi Gustave III de Suède lors d’une nuit de bal en 1792.Scribe avait inventé une attirance amoureuse entre Gustave et Amélie, la femme d’Ankarstrôm, son assassin.C’est là qu’interviennent les censeurs napolitains.Ils exigent, entre autres, l’absence de référence au contexte historique, une transposition dans un temps ancestral, légitimant la présence d’une sorcière diseuse de bonne aventure, Ulrica.Les exigences se font telles que Verdi jette l’éponge et attaque l'Opéra de Naples.D se replie à Rome, où les exigences sont moindres.Gustav devient simplement Riccardo, comte de Warwick, gouverneur de Boston au XVÜ' siècle.Tout cela ne trompe personne, puisque l’œuvre de Scribe était marquée par une critique à peine voilée à l’encontre de la cour louis-philipparde (Louis-Philippe régna en France de 1830 à 1848).Pour ce qui est du texte, mieux vaut ne pas comprendre l’italien, car certaines formulations sont passées à la postérité, par exemple «j’entends le bruit de pas impitoyables».Modernité Un ballo in maschera peut se prêter à une remise en situation scéno-graphique car le fait historique et la figure de Gustave III n’intéressaient pas Verdi.Le compositeur a plutôt brossé de grandioses «personnages vocaux».C’est ainsi que Riccardo, un ténor, est une sorte d’extrapolation musicalement sublimée du rôle du conte de Mantoue dans Rigoletto.Le rôle d’Amelia possède, lui, une étqffe dont Verdi tirera le canevas d’Elisabeth de Valois dans Don Carlo.Renato n’est pas le baryton cocu-fié de service: il est animé par la dimension dramatique du complot, alors que la sorcière Ulrica est, cinq ans après Azucena du Trouvère, un rôle de mezzo grave très gratifiant quand la chanteuse est à la hauteur, vocalement et scéniquement Cerise sur le gâteau, le page Oscar, personnage vocal dans la tradition française du soprano léger, apporte insouciance et candeur dans une intrigue au parfum tragique.D’ailleurs, Verdi excelle dans cet ouvrage à désamorcer la tension par le comique, chose très rare dans son œuvre.Cette décrispation cyclique opère comme la création de feusses perspectives, de «masques» dans un inéluctable drame qui se noue avec une précision horlogère.Il ne faut surtout pas voir Un bal masqué comme une œuvre de transition entre la trilogie et les grands opéras de la fin (Aida, Don Carlo, Otello et Falstaff).C’est un chef-d’œuvre à part entière, d’im raffinement extrême, y compris musical.On prendra pour seul exemple le fait que les augmentations de la tension sont matérialisées par des transitions en mode mineur, alors que les détentes comiques sont marquées par des passages au mode majeur, avec, là aussi, toutes les solutions intermédiaires, autour de l’ombre et de la lumière.C’est un défi vraiment ambitieux auquel l’Opéra de Montréal fait face ce soir.UN BAL MASQUÉ Opéra de Giuseppe Verdi, sur un livret d’Antonio Somma d’après Eugène Scribe.Nouvelle production de l’Opéra de Montréal.Mise en scène (contemporaine) de Stanley M.Garner.Avec Richard Margison (Riccardo), Manon Feubel (Amelia), Gordon Hawkins (Renato), Marianne Cornetti (Ulrica), Pascale Beaudin (Oscar).Chœur de l’Opéra de Montréal.Orchestre Métropolitain du Grand Montréal, direction Gregory Vajda Salle Wilfrid-Pelletier de fa Place des Arts, les 22,26,29 septembre, - Tr et 4 octobre 2007 à 20h, w 514 842-2112.ÉCOUTES CONSEILLÉES En CD: Abbado chez DG ou Leinsdorf chez RCA En DVD: Solti à Salzbourg en 1990 (II) K) pu Levine au Met en 1991 (DG).Éviter 1a récente version Chaxlly, avec une mise en scène décevante d’Ermanno Olmi et des costumes au-delà du grotesque.Manon Feubel en répétition JACQUES GRENIER LE DEVOIR .OÇ-'.p': ’g:\Y;o:; .O.,' '’S;,; .Vo ' .' NOUVEL ENSEMBLE MODERNE SOUS LA DIRECTION DE LORRAINE VAILLANC0URT SAISON POUR LA PAIX 2007-2008 WWW.LENEM.CA - 514-343-5R36 - INF0@LENEM.CA FROM IVRY CONCERT DE LA RENTRÉE VENDREDI 5 OCTOBRE IVRY GITLIS, INVITÉ D’HONNEUR 'Œuvres de NICOLAS GILBERT, CHRISTOPHER TRAPANI, FRANÇOIS PARIS, JEAN VIG0 ET ANDREA UBEROVICI 20:00 - SALLE CLAUDE-CHAMPAGNE DE L’UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL 220, VINCENT-DTNDY (MÉTRO ÉD0UARD-M0NTPETIT) TARIF UNIQUE : 5 $ A LA RENCONTRE DU NEM AUTOUR DE LA MUSIQUE DE NICOLAS GILBERT SAMEDI 29 SEPTEMBRE À LA CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR À 14:00 ENTRÉE LIBRE Hydro les séries T)_ a~“ Mite 2007’2008 Pour le plaisir de tous les mélomanes .à.Série Emeraude Théâtre Maisonneuve, Place des Arts Quatuor St-Lawrence, cordes Lundi, 1er octobre 2007, 19h30 PROGRAMME Haydn, Quatuor op.77 n° 1 Hindemith, Quatuor n° 3 Beethoven, Quatuors op.130 et 133 Billets : 37,50 $, 32 $ et 18 $ (étudiants) (taxes et redevance en sus) Abonnements.Tél.: 514-845-0532 Téléc: 514-845-1500 Courriel : concerts@promusica.qc.ca : «trtÛ O MIT CQKIEMPORMH M maiMIrfAi Qjébetu LoScena Vli/sicule Québec S •J Place des Arts ^ Québec:: (514) 842.2112 1-866-842-2112 www.pda.qc.ca Réseau Admission 514-790-1245 PALAIS M NTCALM WEEK-END À QUÉBEC ¦ VENEZ DÉCOUVRIR LE PALAIS MONTCALM 5 OCTOBRE ighso FRANK BRALEY, ÉRIC LE SAGE, MARC-ANDRÉ LAL0NDE, ANDRÉ MORIN ____ Deux pianistes, deux timbaliers Au programme : Stravinsky, Poulenc, Bartok, Ravel.Une rencontre rare entre quatre superbes musiciens.PRIX: 45,00$ - prix jeunesse 12,50$ 6 OCTOBRE uhoo__________________ MARC-ANDRÉ LAL0NDE, ANDRÉ MORIN, ANNE-JULIE CARON, STEVE ROUSSEAU, ZIYA TABASSIAN Musiques du monde, classique, contemporaine.Une fête des percussions enlevante animée par Pierre Potvin.PRIX: 20,00$ - prix jeunesse 12,50$ 6 OCTOBRE 2o h ou GARY BURTON ET MAK0T0 OZONE Un vibraphone, un piano Un gourou, un virtuose Improvisation, jazz, sons et rythmes cools PRIX: 45,00$ - prix jeunesse 12,50$ taxes incluses - frais de services en sus pour tous les tarifs BILLETTERIE : 1 877 641-6040 - (418) 641-6040 www.palaismontcalm.ca Grand partenaire BANQUE NATIONALE Québec¦ Québec SAISON 07-08 LES VIOLONS DU ROY ,• ; "Vv < -.fc ¦WF - ^ MOZART ET LES VIOLONS DU ROY EN CONCERT LUNDI 24 SEPTEMBRE 2007, 2Qh SALLE PIERRE-MERCURE, CENTRE PIERRE-PÉLADEAU Premier concert de la saison réunissant la Symphonie n° 35 « Haffner» et la grande Sérénade en ré majeur « Haffner» de Mozart.Soliste : Pascale Giguère, violon nillfits maintenant dispnnihlfis AUÜNNEZ-VOIJS à 4,5 ou 6 concerts de notie saison Montiéul ! « La Sérénade "Haffner" est tune des œuvres orchestrales les plus élaborées et les plus originales de Mozart.Croisement entre une symphonie, une suite et un concerto, elle hit la part belle au violon solo dans trois de ses mouvements.» BERNARD LABADIE DIRECTEUR MUSICAL LES VIOLONS DU ROY LA CHAPELLE OE OUCnEC BERNARD I ABADII violonsduroy.com billetterie1 Articulée 844-2172 1 866 844-2172 ADMISSION 514 987-6919 SSG XSS&r Québec' U&mtXXSLelmn* vuirt.d/to Québec sms LE DEVOIR DMITRI HVOROSTOVSKI Un des plus célèbre barytons au monde “ Une des plus remarquables carrières internationales.Sa voix est un pur joyau.” L’art de la musique vocale russe avec L’Orchestre de chambre de Moscou L’Académie d’art vocal de Moscou Constantine Orbelian, Direction Samedi, 24 novembre 2007, 20h00 Salle Wilfrid-Pelletier Place des Arts •* 514 842.2Ï 12 1 866 8 42.2ïï2 www.pda.qc.oa Réaaau Admi»ion su 790.1245 www shpvyoneproductiûns.c U; dkvoii! LE DEVOIR.LES SA MED I 22 ET DIMANCHE 23 SEPTEMBRE 2 0 0 7 Ë 7 DE VISU DANIEL LANGEVIN Galerie René Blouin, jusqu’au 30 septembre DIL HILDEBRAND Galerie Pierre-François Ouellette art contemporain, jusqu'au 27 octobre 372, rue Sainte-Catherine Ouest JÉRÔME DELGADO Des paysages qui n’en sont pas.De la peinture qui lait presque office d’installation.Et une matière palpable, bien que disparaissant parfois au profit du motif représenté.Dil Hildebrand maîtrise l’art des illusions.Et sa première véritable expo solo, à la galerie Pierre-François Ouellette art contemporain, est un vraj coup de théâtre.A peine plus expérimenté, Daniel Langevin a lui aussi droit à un solo révélateur de la force de son travail, de la peinture aussi.Chez René Blouin, dans ce même édifice Belgo plus que jamais épine dorsale du réseau montréalais des galeries (au moins trois nouveaux espaces ces derniers mois), ses neufs grands tableaux fascinent.Autant pour l’impact de ses couleurs et formes, vives et ludiques, que pour sa manière, lui aussi, de travailler la matière, le sujet pictural.Dil Hildebrand et Daniel Langevin font la preuve que la peinture se porte très bien ici.Sur deux pôles bien distincts, pour ceux qui aiment encore affronter figuration et abstraction.Elle se porte très bien, donc, ne cessant de se renouveler Hildebrand et Langevin ne sont présents que depuis peu.Un an pour le premier, quatre pour le second.Supeiposant les plans, multipliant les détails, Dil Hildebrand signe des compositions complexes où le paysage représenté, malgré les apparences, n’est pas le sujet Dans une sorte de mise en abîme, à l’occasion trop évidente, son œuvre parle plutôt de la représentation.Le tableau dans le tableau, les tableaux, au pluriel, dans le tableau, faisant de cette représentation une affaire en 3D.Dans Habitat, par exemple, les plans ne sont pas seulement multiples, ils sont si orientés dans divers sens, que l’on finit par voir un espa ce, un lieu, des cadres, des murs, une estrade.Chez lui, la peinture est un art de la scène.Swamp, l’œuvre la plus grande du lot, se présente peut-être davantage comme une vue VERNISSAGE PIERRE LANOIE 23 septembre - 18 octobre GALERIE Linda Verge 1049, AVENUE DES ÉRABLES QUÉBEC (418) 525-8393 www.galerielindaverge.ca Matière à représentation SOURCE PIERRE FRANÇOIS OUELLETTE ART CONTEMPORAIN Heartland 2007, de Dil Hildebrand î ’ frontale d’un marécage sur fond montagneux, la limite entre représentation classique et représentation d’une représentation s’efface.Le plaisir.Pour sa première expo de peinture, Herre-François Ouellette a trouvé dans ce jeune prometteur une valeur sûre, lauréat déjà d’un prestigieux concours, celui de la peinture canadienne RBC en 2006.Et même s’il donne trop à voir (trois, voire quatre coipus réunis), Hildebrand montre l’étendue de son talent, mariant autant une peinture en aplat qu’une technique au couteau, qui donne du volume à sa touche.Cette touche, appliquée sur un paysage davantage flou comme dans la miroitante Wet, devient même élément central de l'œuvre.Elle confronte non pas abstraction et figuration, mais surface et support, matière et représentation.Question de regards, certainement mais il y a un évident plaisir à se faire ainsi provoquer.Le plaisir, devant les émaux sur bois de Daniel Langevin, est tout autre, bien que son travail repose aussi dans cette réflexion portée sur la manière de titiller la représentation en peinture.Si ses surfaces lustrées, son application en aplat de la matière, ses couleurs contrastées et ses formes coulantes peuvent faire penser à l’art de François Laçasse, autre protégé de Blouin, ce finaliste aussi du concours de peinture RBC en 2006 a déjà fait sa marque.Une marque épurée, frôlant habilement avec le design, pour ne pas dire l'ornementation, et avec un univers pop, voire avec la bande dessinée pour enfant comme le soulignait Nathalie de Blois dans le texte accompagnant le passage de l’artiste à la galerie Clark (automne 2005).Les Aisances, amusante évocation d’une gâteau bien rouge, ou d’une bouche plutôt gourmande, en donne la preuve.Reste que son travail n’en est pas moins issu d’une réflexion sur l’élaboration d’un tableau, tel que l'exprime la série des Stianes, en vedette au Belgo.Bien de son temps, Langevin travaille à l’ordinateur, choisissant là ses fonnes et couleurs.L’artiste cherche ensuite avec les pinceaux à reproduire ce que lîécran lui a donné à voir.Il s’ensuit alors un dialogue entre l’obsession à faire de la peinture une affaire de matière concrète et notre inévitable dépen- dance à la réalité virtuelle.Fait à noter, sa couleur est appliquée en petites touches, si soigneusement, qu’eDe en a l’apparence contraire.Favorisés par le fait de se retrouver vite au sein de prestigieuses galeries, Dil Hildebrand et Daniel Langevin sont maintenant dans l’obligation de confirmer.Ils en sont sûrement capables, comme ils peuvent assumer le rôle de chefs de file de la jeune peinture, qu’elle tende vers la (non) représentation d’un paysage ou vers la (non) célébration de la peinture matière.Avec la génération de Incasse, puis celle de Marc Séguin, Montréal reste une force en peinture.Collaborateur du Devoir KICHAKD-MAX TREMBLAY Détail d’une toile récente de Daniel Langevin Aà&t WyMtr : J' Louisa Nicol Réalisme Résiduel Prismacolor, papier marouflé sur tuile Du 5 septembre au 6 octobre ^ GALERIE BERNARD 3926 me Saint-Denis, Montréal (Québec) H2W 8M2, Tél.: (S14) 277-0770 mercredi Ilh-17h jeudi-vendredi Ilh-19ti samedi 12h-17h www.galeriebemard.oa MUSÉE D’ART DE JOLIETTE *' # Jennifer Angus Effroyable beauté 23 sept.2007 - 6 janv.2008 Voir/Noir Décoratif ! Décoratifs ?Une vision à perte de vue Quatre questions autour du décoratif dans l’art québécois Organisée et mise en circulation par le Musée national des beaux-arts du Québec 23 sept.- 30 déc.2007 23 sept.2007 - 6 janv.2008 Musée d art de joliette | D*»7 [mP^P~2ÔÔ7~] 145, rue Wilfrid-Corbeil Joliette (Québec) CANADA (450) 756-0311 www.musee.joliette.org Mardi au dimanche, 12 h à 17 h Québec nil exposition nos collections se r ¦ iii 111111 s § i$f tn F» * .MPi 5 ü ® o 8 te c S ai S 9, .S 2.k Q- ~ s= S ?!» ® S S Æ ® t* «i™ ' q » ° o t g | •c ® E il 5 .T* -Z, TS 73 S o 73 '£ a O ï « ÿ a S S g « 2 w es y c O ô S 3 t?3 K ?CT ü B M P a Cfl T3 CT CO 9 a «Je ® S 3 « D '© % ® G © CO c è" W2 y?L.£ £ ¦s £ f.Vil U L.o c f c Ü UJ en p acquisitions récentes de Bibliothèque et Archives nationales du Québec du 19 juin 2007 au 6 janvier 2008 Fenêtre toute grande ouverte sur la richesse des collections patrimoniales de Bibliothèque et Archives nationales du Québec, et plus particulièrement sur quelque 125 œuvres acquises au cours des trais dernières années.Grande Bibliothèque 475, boulevard De Maisonneuve Est, Montréal æ Berri-UQAM Renseignements: 514 873-1100 ou 1 800 363-9028 Entrée libre www.banq.qc.ca Bibliothèque et Archives nationales Québec raa E3 U Matiîjb crfiAîu.r Çrttrv.r tiistr OfiA Tv.r us Jui firent g * A Tu / J Bo$£h/A d/\i j ÿi/tjEr O-A/Tu/T M/A pjj ! f-J'.T R A .-I M.*iav*/r g iorriie PfltAH (jAArmr J/jii&m., ¦ r*/r Moft'r crAA^m^' ru,c Tw-A/Wj CET AUTOMNE, TOUT EST GRATUIT AU MUSÉE ih n’était pas donné à tous.), ses périls et l’aspect enivrant de fouler le sol d’une autre planète ou de contempler une petite boule bleue, blanche et brune perdue dans l’immensité de l’univers.Leurs propos, souvent simples et directs, teintés de machisme ou de spiritualité nouvel âge, sont toujours accompagnés d’une exceptionnelle collection d’images d’archives puisées dans les voûtes de la NASA.Celles-ci, offertes au grand public pour la toute première fois, possèdent un caractère proprement spec- IIU 11 S ET ?3 :,7mHHÉMÉ£ mm taculaire, rehaussé d’ailleurs par une superbe partition musicale aux accents épiques de Philip Sheppard.Aux quelques pas historiques de Neil Armstrong, le tout premier à poser le pied sur le sol de la Inné le 21 juillet 1969 (et qui brille ici par son absence), s’ajoutent de nombreuses prises de vue éblouissantes sur le décollage des Risées, le délestage de leurs composantes ou quelques visions panoramiques à couper le souffle.D’autres images, moins étincelantes, sont particulièrement révélatrices du climat d’une époque, preuves que cette conquête de l’espace avait souvent les allures d’une course contre la montre pour entraver les velléités spatiales du géant soviétique, la première motivation aux dires de bien des astronautes.On y voit d’ailleurs quelques essais ratés aux conséquences funestes tandis que l’angoisse de l’échec était si palpable avant le lancement $Âpollo 11 que le président Richard Nixon avait préenregistré un message au ton mortuaire en cas de malheur — répétition générale et prémonitoire de son discours de démission de 1974?L’absence d’Armstrong, homme peu loquace et d’un calme olympien selon ses camarades, est toutefois comblée par d’autres astronautes plus bavards comme Buzz Aldrin, le deuxième homme lunaire, ou Mike Collins, qui ne pouvait que contempler de la capsule les prouesses de ses deux collègues.Plusieurs d’entre eux n’arrivent toujours pas à croire qu’ils font partie de ce club très sélect — Jim Lovell, le commandant de la mission Apollo 13, celle qui a bien failli virer au cauchemar, se réjouit surtout d’être toujours vivant —, une expérience dont ils ne finissent plus de mesurer les conséquences et les bénéfices.Et lorsqu’ils sont dans la lune, personne ne peut les blâmer.Collaborateur du Devoir SOURCE FILMS SÉVILLE Le documentaire de David Sington effectue un glorieux flash-back dans l’aventure des premières missions sur la lune.Voix poétiques Le collectif Un cri au bonheur, qui gagnera nos salles vendredi, célèbre le mariage de la poésie et du cinéma ODILE TREMBLAY Un œuvre chorale insolite et inusitée atterrira bientôt sur nos écrans.Elle scelle la précieuse rencontre québécoise de la poésie et du cinéma, arts qui ne s’étaient pas croisés souvent depuis les films de Jean-Claude Labrecque sur Les Nuits de la poésie.Un cri au bonheur a été réalisé par 11 cinéastes à partir de 21 poèmes, sur un thème unique: le bonheur.La poésie s’est si souvent gavée de malheur au cours de sa route, trouvant aux chants désespérés une beauté sans égale, que son mariage avec le bonheur ne pouvait qu’apporter des résultats étonnants.Et puis le bonheur semblait aux producteurs une notion fuyante et ouverte, donc particulièrement inspirante.L’idée initiale est celle du producteur Michel Sarao.Suivit l’engagement de la maison de production Virages.Ensuite, un appel fut lancé à des poètes du Québec et du Canada francophone.Une cinquantaine d’entre eux répondirent en envoyant des œuvres.Onze cinéastes de générations diverses, tant féminins que masculins, reçurent par la suite carte blanche pour mettre en images 21 de ces textes, pondus en toute liberté, filmés dans le même esprit.Le résultat est étonnant, avec une diversité de tons dans les poèmes comme dans les images, d’inévitables écarts de qualité, mais un même élan vers le dépassement.Philippe Baylaucq fut chargé de coordonner les segments, en plus d’en réaliser un lui-même.Le cinéaste adore marier des formes d’art diverses au cinéma.Avec Les Couleurs du sang, il touchait la peinture; avec Hugo et le dragon, l’Art des marionnettistes; avec Lodela, la danse.Restait la poésie.Rejoint à Paris, il expliquait cette semaine à quel point l’exercice lui a permis de découvrir des poètes, dont il ignorait l’œuvre, si mal diffusée chez nous: «Des êtres extraordinaires, qui laissaient les cinéastes entièrement libres d’y annexer les images qu’ils voulaient.» Il s’est étonné de retrouver entre tous ces textes beaucoup de recoupements, mais peu de LELOUCH EST DE RETOUR ! ?« .ABSOLUMENT MERVEILLEUX.» - BRENDAN NELLY, THf GAItTTt «.UN EXCELLENT FILM.» - RENÉ HOMER-ROV.'"HTffiffllTIIÎ1TH T" Lf UATM, SfIC SH Wi CINEMA SEMAINE DU 22 AU 28 SEPTEMBRE 2007 Les NOUVEAUTÉS et le r CINEMA en nésumé, pages La liste complète des FILMS, des SALLES et des HORAIRES, pages À U AFFICHE! DERRIERE LA FAÇADE.OLIVIER BARROT A.LA CINEMATHEQUE QUEBECOISE OLIVIER BARROT QUI RÉALISE L’ÉMISSION UN LIVRE UN JOUR SUR TV5 PRÉSENTERA LE 25 SEPTEMBRE : LA GRANDE ILLUSION, JEAN RENOIR, 1937 LA PROJECTION OU FILM SERA PRÉCÉDÉE D’UNE PRÉSENTATION D’OLIVIER BARROT ET SERA SUIVIE D’UNE DISCUSSION AVEC LE PUBLIC.DÉBUT DE LA PRÉSENTATION : 18 h 30 ENTRÉE LIBRE CINÉMAUlÊflUE QUÉBÉCOISE 335, boia.de Maisonneuve Est.Montréal, Métro Berri-UQAM T.514.842.9763 ' Unlm.llt' 'H, ft, Moiiirr.l GALLIMARD |>; |)EV0||| SOUK K-FII.M Philippe Baylaucq a pensé à forger un lien entre chacun des segments d’Un cri au bonheur, avec la neige, retournant sur chaque lieu de tournage en pleine tempête, annexant flocons, glace et verglas.chevauchements.«Les sensibilités de chacun étaient si diverses que le bonheur pouvait aller du côté du malheur sans problème, puisqu’il se définit en fait par ses contrastes.Mais plusieurs ont choisi l’eau comme véhicule symbole.» Poètes et cinéastes De Marie-Claire Blais à André Roy, de Claude Beausoleil à Pierre Nepveu, de Pierre Morency à Rita Mestokosho, en passant par Hélène Dorion, sans compter les autres, les voix poétiques se succèdent.Plusieurs cinéastes ont mis jusqu’à trois poèmes en images.Michel Brault, André Forcier, Manon Barbeau, Kim Nguyen, Denis Villeneuve, Paule Baillar-geon, Philippe Baylaucq, Geneviève Ailard comptent parmi les cinéastes participants.«Chacun de nous est resté en contact par la suite avec ses poètes.» Tous étaient armés de caméras numériques légères.Certains réalisateurs ont fait appel à des comédiens — Isabelle Blais, Sylvie Drapeau, François Papineau ou d’autres — pour rendre l’atmosphère du poème.D’autres ont privilégié l’image seule.La nature se révèle omniprésente, le désespoir, jamais très loin.A l’heure de lier toutes ces cartes blanches poétiques, Philippe Baylaucq manifestait la crainte d’affronter trop de densité.«Mais les images allégeaient le poids des textes, en apportant une musicalité.» Ces images, il les qualifie de nourrissantes, de thérapeutiques, d’hétéroclites et d’éclatées.La neige Philippe Baylaucq a pensé à forger un lien entre chacun des segments: avec la neige (comme dans le film Cœurs d’Alain Resnais, qu’il n’a pas vu), retournant sur chaque lieu de tournage en pleine tempête, annexant flocons, glace et verglas.«Les poèmes sont posés sur un lit de neige.Par ailleurs, j’ai créé une carte de couleur différente pour chaque film.» L’ordre des films s’est imposé en fonction des tons, tristes ou joyeux, du rythme, de la trame diurne ou nocturne, sombre ou lumineuse.«Mes liaisons, je les ai tournées jusqu’à la fin.Ce fut un vrai casse-tête de conserver au film sa fluidité.» Philippe Baylaucq rêve qu’un bouche à oreille portera Un cri au bonheur vers un large public, et que les jeunes auront envie d’aller voir le film.«Parce que la poésie parle de l’âme, et du silence au milieu de notre monde de l'étincelant.Pour moi, la poésie est une boussole et je souhaite aux jeunes de naviguer loin avec cette boussole-là.» Le Devoir ARCHAMBAULT?» PALMARÈS DVD l|| A Résultats des ventes : Du 11 au 17 septembre 2007 # QUEBECOR MEDIA n GREY’S ANATOMY Season 3 B CHARMED Season 8 0 PRISON BREAK Season 2 H CAMÉRA CAFÉ Saison 4 GUY NANTEL/ M LES VRAIES AFFAIRES Q HEROES Season 1 D SUPERNATURAL Season 2 PI OVER THE EDGE THE LORD OF THE RINGS TRILOGY TOUPIE ET BIN0U L’Halloween de Toupie PIGLOO BONES Season 2 BRUCE LEE Ultimate Collection UNE VRAIE FILLE.C’EST MOI ÇA?BOB GRATTON, MA VIE, MY LIFE / Saison 1 DIRTY DANCING INDOCHINE Hanoi GERMINAL PASSE-PARTOUT i Coffret 2 300 ^GAGNANT^ LION D’OR - MEILLEUR FILM FEST1VA1 DU HUN DE VENISE 2006 « Un film d'une grande force poétique (.), contemplatif, impressionniste, d'une indolence langoureuse et qui regorge d'images saisissantes.» - MARC CASSIVI, LA PRESSE « Une sublime et mélancolique méditation sur le temps.MAGISTRAL.» - HELEN FARADJI, 241 MAC ES « Un voyage hypnotique.» - RACHEL HALLER.ICI UN FILM Di JIA ZHANG Kl VIMÛII ORIGINALE AVEC SOUS-TITRES FRANÇAIS PRESENTIMENT A tafeiche uroïc m* .ICINEMA I VEFS0IN 0RIGINAIE AVEC r—• QÊÊHtêtÊH I «RIS mIaVTIJ*«j| SOUS-TITRESANQIAIS ILE FORUM 221 « Divertissement garanti ! » « Romantique et drôle ! » Le Mtmàc Paru* Match VINCENT LINDON SANDRINE BONNAIRE .JE CROIS QUE JE LÂIME «.nmd.PIERRE JOUVCTT FRANÇOIS BERLÉANO -TuNI FOLY • KAD NSRAO métropole lEEEEJ À i/affiche [c^.fr^arirTi0cLAFn 4 L E I) E V 0 I K .1.E S S A M K I) 1 2 2 E T 1) 1 MANCHE 23 SEPTEMBRE 2 0 07 inmno Belles images sans mystère SILK (Soie) Réalisation: François Girard.Scénario: François Girard et Michael Golding d’après le roman d’Alessandro Barrico.Avec Michael Pitt, Keira Knightley, Alfred Molina, Koji Yakusho.Image: Alain Dostie.Montage: Fia Di Ciaula.ODILE TREMBLAY François Girard n’avait pas livré de long métrage depuis neuf ans.Son Violon rouge paraissait loin derrière.Plus encore le remarquable 32 films brefs sur Glenn Gould, (1993) qui demeure son chef-d’œuvre à ce jour.Il avait fait de la mise en scène de théâtre et d’opéra, tandis que ses projets cinématographiques s’écroulaient sous les assauts d’épidémies, d’attentats, de censure chinoise et autres catastrophes semées sur sa route.Dire que cet accouchement cinématographique était attendu avec hâte relève de l’euphémisme.Techniquement somptueux, Soie déçoit pourtant On lui pardonne d’avoir été réalisé en anglais, alors que le héros et son entourage sont français.Coproduction internationale oblige.Rappelons que l’histoire est celle d’un jeune marchand français du XIXr siècle, Hervé Jon-çour (Michael Pitt) parti en Egypte puis au Japon se procurer des œufs de vers à soie pour les filatures locales.Amoureux de sa femme (Keira Knightley), il est séduit pourtant par une beauté orientale (Sei Ashina), dont le souvenir le hante au retour.Le film aborde la découverte de l’altérité et les transformations intérieures qu’elle suscite.Belles images donc, particulièrement dans le village nippon pétri d’exotisme et de mystère, construit par des artisans japonais avec grand soin.Un mise en scène fluide aussi.Mais ce registre atone des acteurs.François Girard voulait conserver le minimalisme qui avait fait le succès du roman de Barrico, et a retenu ses inter- Des images magnifiques, mais une froideur d’ensemble, empêchant de s’identifier à un personnage ou à l’autre prêtes de ses rênes.Hervé Jon-cour est décrit dans le livre comme un être passif, qui contemple son existence de l’extérieur.Mais au cinéma, le manque d’expression des acteurs peut éteindre l’émotion.Or, c’est justement ce qui se produit dans Soie.Des images magnifiques, qui nous font retrouver le perfectionnisme du cinéaste du Violon rouge, mais une froideur d’ensemble, empêchant de s’identifier à un personnage ou à l’autre.Michael Pitt, qu’on a connu si inspiré dans Last Days de Gus Van Sant, est réduit à un registre d’hébétude.La jeune Sei Ashina n’a pour elle que sa beauté.Même Keira Knightley, dont les scénaristes ont étoffé le rôle (exsangue dans le livre), en maîtrisant constamment ses émotions, ne parvient qu’à offrir un beau profil sans aspérités.Les personnages masculins âpres ou vilains, Alfred Molina dans la peau du Français Bal-dabiou et Koji Yakusho dans celle de l’inquiétant chef de clan japonais Hara Jubei, dégagent davantage de puissance que les figures amoureuses.Les va-et-vient du voyageur à travers déserts, mers de sel et voiliers sur la mer constituent les moments les plus lyriques du film, captés avec une sorte de fébrilité, sorte de refrain entre les contrées étrangères et le foyer.Sinon, on cherche bizarrement la poésie du livre de Barrico dans le film de Girard.Cette substance délicate se transpose mal à l’écran, il est vrai, mais certains y parviennent.Ici, elle s’évade par les pores des images léchées.Ce parti pris de Girard de braquer sa caméra sur les lèvres ourlées des beaux interprètes rend l’expression de l’amour plus mièvre que fiévreuse.Les scènes avec l’eau, le bain de vapeur, et la belle Orientale qui asperge le héros de ses doigts amoureux, auraient pu distiller une poésie aquatique, mais la joliesse leur enlève un poids de réalité.Le film possède visuellement la somptuosité du tissu qu’il célèbre, mais a égaré son mystère.Le Devoir „ ., , ._ SOURCE ALLIANCE On cherche bizarrement la poésie du livre de Barrico dans le film de Girard.Cette substance délicate se transpose mal à l’écran, il est vrai, mais certains y parviennent.Ici, elle s’évade par les pores des images léchées.Albert, Dupontd ?t « Bouleverse par sa justesse, sa sensibilité, son intelligence.» -u presse « Choquer pour éveiller les consciences.» -Lesoieii LE FILM QUÉBÉCOIS SURPRISE DE L'ANNÉE vo d une W Musique de Michel Rivard Un film de Maryse Chartrand sur la vie après te suicide Scénario « rtfalMon MARYSE CHARTRAND •ma*.SAMUEL BEAUDRT / BERNARD FOUGÈRE kfoma# ANDRÉ LA ROCHELLE momayaonoi® Benoit Dame production LUCIE TREMBLAT / LOWIK MÉDIA À Doffinko fCINÉMA DU PARC 11—maison ou cinéma—,.-cinéma-J jjÉI A I ariicne Us^Ha,c s"to j SHERBRÔOKeI CARTIER l| M DÈS LE 28 SEPTEMBRE K-FI1MS AMÉRIQUE omnu Les productionii VIRAEE N cnprnduclion avec I ¦« K-FII MS HMFRIMIF nnorront» L'OFFICE NATIONAL OU FILM DU CANADA ¦ PRÉSENTATION SPÉCIALE FESTIVAL INTERNATIONAL DE LA POÉSIE DE TROIS-RIVIÈRES 21 POÈMES, 11 CINÉASTES, 1 FILM.les RÉALISATEURS Geneviève Allard Paule Baillargeon • Manon Barbeau Philippe Baylaucq • Michel Brault • Marie-Julie Dallaire André Forcier • Chloé Leriche • Kim Nguyen Marcel Simard • Denis Villeneuve LES POÈTES José Acquelin • Claude Beausoleil Marie-Claire Blais • Nicole Brossard • Hugues Corriveau Normand De Bellefeuille • Denise Desautels ¦ Kim Doré Hélène Dorion • Alain Farah • Danielle Fournier Benoît Jutras • D.Kimm • Tania Langlais • Mathieu Lippé Rita Mestokosho • France Mongeau • Pierre Morency Pierre Nepveu • Danny Plourde • André Roy UNE IDÉE ORIGINALE DE MICHEl SARAO RÉAUSATEUR-COOROONNATEUR PHILIPPE BAYLAUCQ ASSISTANTE AUX RÉALISATEURS CATHERINE LACHANCE MONTEUR IMAGE FRANÇOIS GIL1 IRAVAIl SONORE CLAUDE BEAUGRAND, OLIVIER CAIVERT, FRANCINE POIRIER MUSIQUE ORIGINALE ROBERT MARCEL LEPAGE PRODUCTEURS DÉIÉGUÉS MARCEL SIMARO ET CLAUOL CARTIER PRODUIT PAR MONIQUES,IMARO, MICHEl SARAO ET YVES BISAITLON (ONE j.UNE PRODUCUON 01 VIRAGE EN COPRODUCTION AVEC l'OlflCE NATIONAL OU FILM DU CANADA ?^1C!P*’!Pî1 FINANCIERE DE QUÉBEC CRÉDITS D'IMPOTS CINÉMA ET TEIÉV CANAoÎeN OE^ÉlfvisfoN^cSuP?* ?î^k9.?£IMl^l.9fLflÉ!?rP.,y^.EL_ÉU|-IUREU|S_-gLIÉB DE DÉVELOPPEMENT DES ENTREPRISES CUUURELIES - QUÉBEC, I0NDS Uy^ON, CRÉÉ PÂR TE GOUVERNEMENT OU CANADA ET l’iNOUSÎRIE CANADIENNE DE TÉLÉVISION PAR CABLE, CREDIT 0 IMPOT POUR PRODUCTION CINÉMATOGRAPHIQUE OU MAGNETOSCOPIQUE CANADIENNE, TECHNICOLOR, HÉATIES MONTRÉAL.AVEC TA COUABORAIIÔN DE RADIO- |9fT> iTRIBUTION K FILMS AMÉRIQUE (MARCHÉ COMMERCIAL OcSIk I _ , IIQI SERVICES CRÉATIFS .CANADA ET ARTV.DISTRIBUTION S DÈS LE 28 SEPTEMBRE 1 ' -! FCINÉMA OcttufftCH' PRODUCTION DÉLÉGUÉE JOCELINE GENEST DIRECTION DE PRODUCTION SÉBASTIEN FOUSSARD DIRECTION PHOTO SVLVAINE DUFAUX DIRECTION ARTISTIQUE LOUISE COVA, ÉRIC BERNARD MONTAGE PASCALE PAROISSIEN costumes MONIC FERLAND beauté CHANTAL KIM FRENETTE son FRANÇOIS GRENON musqués ÈVE COURNOYER NEW ELECTRIC DOG THE STATES casting MARIE-JAN SEILLE RAPHAËL DURY JEAN-FRANÇOIS CASABONNE ÈVE COURNOYER MARIE-FRANCE LAMBERT MICHELLE ROSSIGNOL «Sans conteste, François Delisle est un grand.» RACHEL HALLER ICI MONTRÉAL «Véritable coup de poing au plexus.» MICHEL DEPOT VOIR «Assurément un des grands films du FFM 2007 avec des acteurs magnifiques et un metteur en scène plus que brillant.À voir impérativement.» MICFIAEL AUGENDRE ICI MONTRÉAL «That punk-rock-like intensity doesn’t let up for the next 90 minutes in this thrilling, deeply distirbing work.» BRENDAN KELLY THE GAZETTE ANNE-MARIE CÀDIEÜX LAURENT LUCAS MARC BÉLAND UNFlMÉOFVrPFIODUTerRÉAlJSÉFIAB FRANÇOIS DEUSLE y —- Y DUPUIS IFP'R T ¦ DU ygj[ /\ T; «NDS) BüTIvau OFfiCltLLE \ «La prestation de Roy Dupuis est carrément exceptionnelle Le Général avait bien raison d'être troublé.» —Marc-André Lussier - la Presse D APRES LF.BEST SELLER DU IIEUTENANT GÉNÉRAL ROMÉO DALLAIRE MIIWIMiBR i .TOTMlliimM'IUS II BfiP» MB*'»-' IM».-«MkHlia 'MM WaiSll , .MH'Ht ( «mnKHHSHIHiilIHK " »T''Wuai ¦* CTI .ira ' limwwM ni®.- -5M * * .n - ._ ROMlOOAlUilREFOUNDAIION COM AMNESIY.CA JAISERRHAMAINWI HARUT H IM G V A L'AFFICHE DÈS LE 28 SEPTEMBRE ?ll PRÉSENTEMENT À L’AFFICHE ?¦ LE GRAND FILM QUÉBÉCOIS Avoir cette année! Guybirut Tremblay est d'une bouleversante authonticito : voilà bien NOTRE MEILLEURE COMÉDIENNE alwsqw Guy Jodoin se révèle POIGNANT D’HUMANITÉ.» Régis Tnnrrislny.Le Soleil Comi DU RÉALISATEUR DE LA NEU Ifs riLMS SÉVILIf ,.iWVMit uni nénvçno», • acpav ; ^ GUYLAINE TREMBLAY GUY JODOIN rfrnaroémono BHFNADEUf PAYFUFJ p'rJ [SI PRÉSENTEMENT À L’AFFICHE! rôBSSSETïfiSl
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