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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2003-08-07, Collections de BAnQ.

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LE MONDE r SCIENCE Larmes de joie chez les Palestiniens Page A 5 ?w w w .1 e d e v o r .(* o ni ?L’allaitement pour corriger les effets néfastes de la pauvreté Page A 2 LE DEVOIR Un Canadien aurait été torturé en Syrie Ottawa n'en fait pas assez pour rapatrier Maher Arar, selon son épouse HÉLÈNE BUZZETTI DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Maher Arar, ce .Canadien mystérieusement expulsé par les Etats-Unis vers la Syrie lors d’un transfert à l’aéroport John E Kennedy de New York il y a 10 mois, aurait été soumis à la torture, soutient un groupe syrien de défense des droits de la personne.L’accès à M.Arar, refusé aux autorités consulaires canadiennes depuis 15 semaines, pourrait toutefois être permis «bientôt».L’épouse de M.Arar, Monia Mazigh, estime toutefois que le gouvernement canadien n’en fait pas assez pour le rapatrier.Elle demandera d'ailleurs formellement des actions concrètes au gouvernement canadien ce matin, à Ottawa.«Je me demande vraiment comment se porte mon mari, où il est, comment est son moral.En fait, je ne sais même pas s’il est encore vivant, lâche Mme Ma-zigh en entrevue.Tant que je ne verrai pas mon mari à côté de mes enfants, chez moi, ici à Ottawa, je dirai toujours: ils [le gouvernement] n’en font pas assez.» Le cas Arar est tout sauf clair.L’ingénieur d’Ottawa, d’origine syrienne, est allé en Tunisie gn juillet 2002 pour rendre visite à sa belle-famille.A son retour en septembre, il transite par la Suisse, où il dort une nuit, puis prend un vol d’American Airlines à destination de New York où il devait prendre une correspondance pour le Canada.Il est plutôt arrêté par les autorités américaines, interrogé, puis détenu pendant plus d’une semaine avant d’être expulsé vers la Jordanie puis la Syrie, des pays reconnus pour permettre la torture.La Syrie le soupçonnerait d’appartenir aux Frères musulmans, une organisation interdite dans plusieurs pays du Moyen-Orient.Aucune accusation n’a encore été formellement déposée.Le Canada dit n’avoir rien à reprocher à Maher Arar et le premier ministre Jean Chrétien s’est même porté à sa défense en écrivant une lettre à son vis-à-vis syrien.Le Canada demande au gouvernement syrien de l’informer de la durée prévue de l’enquête et, si aucune accusation n’est portée, de relâcher M.Arar.Les demandes de renseignements du Canada sont restées lettre morte pendant plusieurs semaines, mais hier un représentant de l’ambassade canadienne à Damas a pu rencontrer un agent du ministère syrien des Affaires étrangères.«On nous a laissé entendre que les visites consulaires pourraient reprendre bientôt», indique Raynald Doiron, porte-parole du ministère des Affaires étrangères à Ottawa (MAECD.Selon le rapport du Syrian Human Rights Committee, un groupe défendant les droits de la personne basé à Londres, M.Arar aurait été soumis à la torture.«Les tortures infligées comprennent notamment des coups de bâton et de câbles effilochés sur la plante des pieds et sur le corps, l’usage de l’électricité et la contorsion dans un pneu d’automobile pendant de longues heures, etc.», écrit l’auteur, Saleem el-Hasan, sur la base de «sources confidentielles et confirmées».La contorsion dans un pneu permettrait d’assener des coups sur tout le corps sans laisser de trace.Le VOIR PAGE A 8: SYRIE «Les tortures infligées comprennent des coups de bâton et de câbles, l’usage de l’électricité et la contorsion dans un pneu d’automobile pendant des heures» Arrive maintenant Agassi ! 1^7- PATRICK SAN FAÇON LE DEVOIR «Si je me surprenais [en gagnant des matchs], j’arrêterais de jouer.Je sais que j’ai le calibre», a dit Larose au terme de sa victoire de 7-6 (5), 1-6 et 7-5 contre l’Argentin José Acasuso.HORS-JEU Heureux qui comme Simon Jamais un sans deux, ont chanté les poètes, et ils avaient ô combien raison.Prenez par exemple Simon Larose, ce gars qui prouve qu’il suffit de quelques heures pour passer d’inconnu sympathique à coqueluche, ma foi, sympathique aussi: après s’être tapé Gustavo Kuerten lundi soir dans le cadre du Masters de tennis du Canada, il a poursuivi hier son étonnante razzia de l’Amérique latine en s’offrant l’Argentin José Acasuso, 79e joueur au classement mondial, par une marque qui indique très bien l’allure du match, soit 7-6 (5), 1-6 et 7-5, un match interrompu pendant près d’une heure pour cause « de piétéo pourrie.Etonnante?Peut-être pour vous qui prenez toutes vos informations sportives dans les tribunes téléphoniques qui parlent de hockey 12 mois par année, mais pas pour lui.«Si je me surprenais [en gagnant des matchs], j’arrêterais de jouer.Je sais que j'ai le calibre», a dit Larose au terme de la rencontre, lui qui est l’une des belles révélations du C appela-Madeleine depuis l’annonce que la Vierge Marie en personne, sous le pseudonyme de Notre-Dame-du-Cap, veillait sur la région.En fait d’interventions surnaturelles, d’ailleurs, Larose en aura peut-être besoin d’une pour poursuivre sur sa lancée, puisqu'il affrontera aujourd’hui au troisième tour le meilleur joueur au monde, Andre Agassi, vainqueur hier du Russe Nikolay Davydenko.Mais on exagérerait indû-« ment en disant que cette perspective l’im- pressionne.«J’ai beaucoup de respect pour Agassi, il est le meilleur en ce moment.Mais je risque d'être un peu plus relax», ainsi que l’est généralement VOIR PAGE A 8: LAROSE ¦ Autres informations en page B 6 Cinar: Weinberg et Charest ripostent Le couple trouve trop vagues les arguments de la CVMQ CLAUDE TURCOTTE LE DEVOIR Micheline Charest et Ronald Weinberg rétorquent à la Commission des valeurs mobilières du Québec (CVMQ) qu’ils ont mis fin à la convention de vote fiduciaire avec Robert Després et demandent à la CVMQ une suggestion quant au texte qui pourrait lui convenir pour garantir à ses yeux l’indépendance de Noubar Boyadjian, le candidat qu’ils proposent en remplacement de M.Després.Les deux actionnaires, fondateurs de Cinar et dé; lenteurs de l’ensemble des actions A à droits de vote multiple de cette entreprise, ont présenté cette nouvelle demande dans une lettre envoyée mardi à la CVMQ, tout juste après avoir reçu celle de M.Després qui leur annonçait son refus de mettre fin à son mandat de fiduciaire.«Concernant les garanties d’indépendance prévues au projet de convention avec M.Boyadjian, nous tenons à vous souligner que ce projet contient exactement les mêmes dispositions quant aux garanties d’indépendance que le projet ayant été approuvé par la Commission en avril2002avec M.Robert Després.Ces deux conventions comportant les mêmes dispositions quant à l’indépendance du fiduciaire, nous ne nous expliquons pas que la convention avec M.Després ait été accep- Robert Després tée et que le projet de convention avec M.Boyadjian soit refusé», lit-on dans cette missive signée par les deux actionnaires.En outre, ils font valoir que «M.Boyadjian prévoit un engagement de sa part de ne pas agir comme administrateur de la société afin d’éviter que M.Boyadjian se propose lui-même à titre d’administrateur».C’est évidemment une allusion directe à la situation dans laquelle se trouve le fiduciaire actuel, M.Després, qui est aussi membre du conseil d’administration, voire président Dans une longue conversation hier, Mme Charest a souligné que même en cessant d’agir comme fiduciaire, M.Després demeurerait président du conseil, du moins jusqu’à la prochaine assemblée des actionnaires où il y aurait élection des administrateurs.Mme Charest mentionne aussi que le mandat diUiduciaire se limite exclusivement à l’exercice des droits de vote des actions détenues par elle-même et M.Weinberg.Mme Charest réitère, comme cela était mentionné VOIR PAGE A 8: CINAR À LIRE DEMAIN! À l’occasion du 15e anniversaire de la mort de Félix Leclerc (1914-1988), Le Devoir publiera un témoignage exclusif.Deux présidents du jury au FFM Andrzej Zulawski et Jan Troell codirigeront le bal ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Certaines cuvées du Festival des films du monde de Montréal n’avaient pas de président, mais seulement des jurés qui s'autogéraient eux-mêmes.Ce sont cette fois deux présidents de jury dont héritera le 27' Festival des films du monde, apprenait hier Le Devoir.Le cinéaste polonais Andrzej Zulawski et son confrère suédois Jan Troell codirigeront le bal, du 27 août au 7 septembre prochain.Reste à espérer que VOIR PAGE A 8: FFM INDEX Annonces.A4 Avis publics.B 4 Culture.B 8 Décès.B5 Économie.B1 Éditorial.A6 Idées.A7 Météo.A4 Monde.A 5 Mots croisés .B 4 Sports.B 6 Télévision.B 7 PU « Pour la dignité, les droits et la vie » Une sixième famille trouve refuge dans une église pour éviter d'être renvoyée BRIAN MYLES % LE DEVOIR A quinze minutes de leur expulsion, l’Éthio-pienne Menen Ayele et ses trois enfants ont emménagé mardi matin dans la salle de débarras de l’église Union United, une pièce de la taille d’une chambre à coucher, sans cuisinette, servant habituellement à entreposer les toges de la chorale.Ils y resteront, prisonniers volontaires, aussi longtemps qu’il le faudra pour obtenir le statut de réfugié au Canada.Mme Ayele et ses trois enfants deviennent la sixième famille à trouver refuge dans une église au Canada pour éviter d'être renvoyés dans leur pays d’origine.L’ordre d’expulsion devait être exécuté à 8h30 mardi matin.À 8hl5, Menen Ayele cognait déjà à la porte du révérend Darryl G.Gray, dans la Petite-Bourgogne, VOIR PAGE A 8: DIGNITÉ PATRICK SANFAÇON LE DEVOIR Menen Ayele et ses enfants Beruck, Betty et Mary dans la salle de débarras de l'église Union United.à » FAITES DE BELLES DÉCOUVERTES JUSQU’À SAMEDI DE RABAIS SUR LES BOUTEILLES DE VI N DE 20.1 SAO rrrf Achetez an ligne W SAQ.com B Sü .B Offre en vigueur du 7 au 9 août 2003.18 ans et plus.Offre disponible dans SAQ.com.Titulaires de permis.SAQ Dépôt, agences de la SAQ et Comptoirs Vin en vrac exclus.Quantités limitées.Cette offre est applicable exclusivement À toutes les bouteilles de vin de 20$ et plus, à l'exception des colis-cadeaux et des formats de 4 litres et plus La sélection de produits peut varier selon les succursales.Achats non cumulatifs.Lm moctérmtton bimn rrmillour goût A 2 LE DEVOIR.LE JET DI 7 AOÛT 2 0 0 3 -LES ACTUALITÉS* La santé infantile a de grands alliés Les effets néfastes de la pauvreté peuvent être corrigés par l’allaitement et le soutien des grands-parents PAULINE GRAVEL LE DEVOIR Si la pauvreté peut compromettre la santé des jeunes enfants, l’allaitement, le soutien des grands-parents ou la bonne santé de la maman estompent ses effets néfastes.Une étude récente vient de mettre au jour les divers facteurs protecteurs que les politiques de santé publique devraient promouvoir.Selon cette vaste enquête conduite par des chercheurs de l’Institut national de santé publique (IN SI7) auprès de 2000 enfants québécois nés à la fin des années 1990 et suivis jusqu’à l’âge de quatre ans et demi, le fait qu'un bambin vive depuis sa naissance au sein d’une famille située au bas de l’échelle sociale quant au revenu du ménage, au niveau de scolarité des parents et au prestige de leur profession accroît son risque d’avoir une santé précaire.La probabilité qu’il séjourne au moins une nuit à Ihôpital durant ses premières années de vie augmente de 77 %.Comparativement à ses pairs issus d’un milieu favorisé, il a également 31 % plus de chances de contracter une infection des voies respiratoires, une possibilité 69 % plus grande que sa mère déclare qu'il n’est pas en très bonne santé et une probabilité 96 % plus élevée de devoir consulter un médecin généraliste.A l’inverse, les chercheurs ont remarqué que les tout-petits évoluant dans un milieu bien nanti étaient conduits chez le pédiatre beaucoup plus fréquemment (avec une probabilité 70 % plus grande) que les enfants provenant d’un milieu social inférieur.En scrutant les résultats de l’étude, la chercheuse principale de l’étude, Ginette Paquet, et ses collègues ont découvert que certains facteurs effaçaient la relation entre la position sociale défavorable et la probabilité plus élevée pour les enfants d’être malade.L’allaitement réduit significativement l’influence de la situation socio-économique sur la probabilité qu’un enfant ait été hospitalisé, précise la chercheuse.Cette probabilité était en effet plus faible chez les enfants ayant été allaités pendant au moins six mois, et ce, peu importe leur origine sociale.Une mère en bonne santé élimine aussi les effets d’une situation sociale désavantagée, poursuit la chercheuse.Les mères se disant en excellente santé étaient en effet moins nombreuses à déclarer le piètre état de santé de leur progéniture.De même, les enfants appartenant à des familles défavorisées, qui pouvaient par ailleurs compter sur le soutien affectif et instrumental des grands-parents, ne couraient plus un aussi grand risque d’être en mauvaise santé.«Le soutien affectif, et non pas financier ou matériel, est très bénéfique», souligne Ginette Paquet «Fréquenter la garderie annule aussi l’effet du statut socio-économique, car tous les enfants qui fréquentent la garderie ont un risque élevé d’avoir une infection aux voies respiratoires, peu importe la position sociale de leurs parents, explique la chercheuse.Bien que l’influence de la position sociale ne joue plus dans les centres de la petite enfance, elle réapparaît lorsque les enfants sont gardés dans leur milieu familial.Les bambins vivant dans un environnement démuni sont en effet plus souvent victimes de problèmes respiratoires que ceux évoluant au sein d’une famille aisée.•R faut certes réduire les inégalités socioéconomiques dans la société si on veut améliorer la santé des enfants au bas de l’échelle sociale, affirme Ginette Paquet Mais d’ici à ce qu’on arrive à cet objectif louable, certaines actions peuvent déjà être entreprises.» Il faut promouvoir l’allaitement auprès des clientèles défavorisées, qui optent nettement moins fréquemment pour ce mode d’alimentation.D faut également encourager le resserrement des liens intergénérationnels.La chercheuse insiste aussi sur l’importance des programmes de santé publique destinés à améliorer la santé des mères à faible statut social et visant à prévenir les infections des voies respiratoires chez les enfants qu’elles gardent avec elles à la maison.«Il faut aussi encourager les Québécois à se doter d’un médecin de famille et d’autre part favoriser l’accès à des services de première ligne bien organisés afin de diminuer la propension des parents de niveau socioéconomique élevé à consulter un pédiatre.Car, à notre avis, il faut libérer les ressources médicales spécialisées pour les réserver aux tout-petits qui sont vraiment malades.» Les glaciers suisses fondent AGENCE FRANCE-PRESSE S ion — La canicule qui règne en Suisse depuis plusieurs semaines entraîne une fonte de la glace jusqu’à 4000 mètres d’altitude, «une situation réellement exceptionnelle», selon le glaciqlogue Martin Funk, professeur à l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EFFZ).Dès lors, a ajouté M.Funk, on peut s’attendre à des phénomènes jusqu’alors inconnus ou méconnus, comme la création de poches d’eau à l’intérieur d’un glacier, qui se videraient ensuite subitement avec des effets catastrophiques.S’il n’est pas question d’être alarmiste, M.Funk souligne qu’il faut rester vigilant Ainsi, en Valais (sud-ouest), l’un La canicule en Europe des lacs situés au pied du Gruben-glestcher, dans la vallée de Saas, a été vidangé par précaution afin d’éviter un débordement provoqué par la fonte massive des neiges.Toujours dans le Valais, les responsables du circuit touristique Glacier 3000 sur le glacier des Dia-blerets ont été contraints de fermer une étape de l’itinéraire en raison de l’apparition de crevasses.«Le glacier est sous surveillance continue et nous n'excluons pas de fermer d’autres postes», a précisé Simon Dutoit responsable du marketing de Glacier 3000.A Zermatt (Valais), le dernier tronçon d’un sentier de randonnée conduisant au sommet du Matterhorn a également dû être fermé.Pour sa parti le responsable du ser- vice cantonal valaisan des dangers naturels, Charly Wuilloud, a indiqué que quelques sentiers d’altitude conduisant à des sommets ont dû être modifiés.Un alpiniste néerlandais de 27 ans a été mortellement atteint à la tête par une chute de pierres survenue hier à une altitude de 4550 mètres, lors de l’ascension de la Pointe Dufour, près de Zermatt (Valais), a indiqué la police valaisanne.Les deux autres membres de la cordée n’ont pas été blessés.La sécheresse persistante a accéléré la demande pour l’abattage précoce de bétail dans le canton des Grisons (est).Cette mesure permettrait de parer le manque de fourrage et rapporterait deux fois plus aux éleveurs.EN BREF Le FRAPRU s’inquiète (Le Devoir) — La crise du logement qui sévit continue de pousser des locataires vers les suppléments au loyer que fournit le gouvernement du Québec aux ménages moins nantis.Jusqu’à maintenant, 1553 ménages ont été déclarés admissibles, alors que l’aide d’urgence en prévoyait un maximum de 1500.Cette situation provoque l’inquiétude du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), qui demande au gouvernement libéral de débloquer rapidement de nouveaux suppléments au loyer pour s’assurer que tous les ménages qui en auront besoin au courant de l’année y auront accès.En date du 6 août, 980 ménages ont déjà trouvé un logement grâce à cette aide d’urgence.Ottawa rouvre son ambassade à Kaboul Ottawa (PC) — Le Canada dispose maintenant d’une ambassade en Afghanistan, a annoncé hier le gouvernement fédéral au moment même où les troupes canadiennes s’apprêtent à participer à la mission internationale de maintien de la paix à Kaboul L’ouverture de l’ambassade afghane fait suite à la nomination de Christopher Alexander comme ambassadeur, le 31 juillet, «L’ambassade à Kaboul contribue de façon opportune aux efforts que déploie le Canada pour la stabilisation et la reconstruction de l’Afghanistan, et fournit un soutien consulaire précieux aux Canadiens de plus en plus nombreux qui apportent leur concours sur le terrain», a déclaré par voie de communiqué le ministre des Affaires étrangères, Bill Graham.Ottawa s’est engagé à envoyer en Afghanistan, sur une période d’un an.deux rotations de 1800 soldats, qui entreprendront la patrouille de Kaboul le 21 août.Payne à l’amende Québec (PC) — L’ex-député de Va-chon à l’Assemblée nationale, David Payne, a été condamné hier à une amende de 600 $ et a vu son permis de conduire suspendu pour un an après avoir été reconnu coupable d'avoir conduit son véhicule avec des facultés affaiblies.M.Payne avait été intercepté par deux policiers de la Sûreté du Québec vers 3h du matin le 28 octobre 2001, à Laurier-Station, sur l’autoroute 20, alors qu’il se dirigeait vers Montréal Les policiers l’avaient intercepté et les deux tests de l’ivresso mètre que M.Payne a subis dans les minutes qui ont suivi ont démontré des taux de 120 ml et 110 ml d’alcool dans le sang.Le juge Michel Babin, de la Cour du Québec, a estimé que la preuve soumise par les policiers établissait «hors de tout doute raisonnable» que le député a conduit son véhicule avec des facultés affaiblies par l’alcool Les policiers avaient suivi le conducteur Payne pendant quelque temps sur l’autoroute et avaient été alertés par sa vitesse inconstante et ses louvoiements.En défense, M.Payne a plaidé qu’il était apte à conduire, n'ayant pas consommé entièrement les deux bouteilles de bière de 1,18 litre qu’il s'était procurées en début de veillée, alors qu'il se rendait chez une connaissance à Québec, dans l’arrondissement Sainte-Foy.CONCOURS LE DEVOIR au ____Agadir MAROC o, PlfrlftS ?orint; PALAIS CES ROSES royal air maroc Toujours plus loin s La splendeur de l'o thalassothérapie CE VOYAGE POUR 2 COMPREND : Billets d'avion aller/retour, les transferts et 6 nuits à l'hôtel.LE DEVOIR Retourne; à : Concours Agadir 2050, rue de Bleuy 9 Etage.Montréal IQuèbec! H3A 3S1 le trege ara Mu le 14 août 20031 ISO fates-nous garanr les calons de peruapebon avare le 13 août 2003 tITtiO leoraxrss airasseaaiiersoirasde 18 ens et plus.Un seul cavan par enveloppe Les ragreducurs Sectrgnoues ne seront pas acceptées Les ccntticre et-eglements du ooncoirs sert devenues e la recaetoi du Oevor Valnrde2B90l Nom .Adresse :.Code postal Téléphone: (rés.l App.Ville.Coumel : (txr).Question mathématique (58 - 451 + 6 = Aboméle! Oui Q Non ?!t A I e LE DEVOIR, LE J E l' D l 7 AOÛT 2 O O A A ;i -* LE DEVOIR ?- POUTIOIIE Projet de réservoir au lac Kénogami Une épée de Damoclès au-dessus du Saguenay FABIEN DEGLISE LE DEVOIR Sept ans après le déluge du Saguenay, les habitants de la région ne sont toujours pas à l’abri d'une nouvelle inondation.Et les solutions préconisées par le gouvernement du Québec afin de régulariser les crues du lac Kénogami, à l’origine de la catastrophe, risquent, au nom de la sécurité publique, de donner le résultat inverse, croit André Bouchard, sorte de «Richard Desjardins du Saguenay», en marge des audiences publiques tenues par le Bureau d’audience publique sur l’environnement (BAPE) à ce sujet, qui ont débuté mardi dans l’arrondissement Jonquière.L’artiste peintre écologiste du Saguenay est préoccupé.En témoigne le mémoire vidéo — un documentaire engagé d’une vingtaine de minutes — qu’il a présenté hier au BAPE afin d’inciter le gouvernement à repenser la construction d’un barrage sur la rivière Pikauba, à 30 km en amont du lac Kénogami.Ce barrage devrait permettre, à en croire le gouvernement, de mieux contrôler les crues du réservoir Kénogami et ainsi d’éviter que la catastrophe qui avait passablement dévasté Chicoutimi, Jonquière et le Lac-Saint-Jean en 1996, ne se reproduise pas.Pas si sûr, estime l’activiste.«Cest plutôt une épée de Damoclès au dessus de la tête des habitants du Saguenay qu’on est en train de planifier là, dit-Û.Ce barrage va créer un réservoir de 20 km .l 'équivalent de 35 OOO piscines olympiques.Des piscines qui, en cas de catastrophe naturelle ou de tremblement de terre — comme c ’est arrivé en 1990 dans la région —, ne demanderont rien d’autre que de se déverser sur la région.Avec le résultat tragique qu’on peut envisager.» Selon lui, ce projet relève de la même inconscience qui a permis au déluge de prendre forme en juillet 1996., Kl « s, I «AUNgur, « * ¦ •_____ i LE DEVOIR.LE JEUDI 7 AOÛT 2003 A 8 -* LE DEVOIR ?-—- ACTUALITÉS CINAR LAROSE SUITE DE LA PAGE 1 dans la requête présentée à la CVMQ, que «/es actionnaires (Charest et Weinberg) peuvent décider de mettre fin au mandat accordé au fiduciaire».Cette citation est extraite de la convention signée par eux et approuvée par le directeur de la conformité à la CVMQ.Toutefois, cette phrase est suivie du texte suivant «Cependant, le fiduciaire demeurera en fonction aussi longtemps qu’un nouveau fiduciaire n'aura pas été nommé et n’aura pas accepté toutes les obligations établies par la présente convention et que les actionnaires n’auront pas versé toutes les sommes dues par eux au fiduciaire en vertu de la présente convention.» Enfin, le nouveau fiduciaire doit être acceptable au directeur de la conformité.Quoi qu’il en soit, Mme Charest soutient qu’en remerciant le fiduciaire actuel, M.Després, celui-ci ne pourra pas exercer les droits de vote lors de la prochaine assemblée des actionnaires, ce qui laissera alors toute la place aux détenteurs des actions de classe B à un droit de vote, lesquels, selon elle, sont majoritairement favorables au départ de M.Després et très inquiets de la situation actueDe de l’entreprise.Elle s’appuie en cela sur «les pressions énormes» que ces actionnaires font sur elle et M.Weinberg, parce qu’ils les tiennent responsables de la nomination de M.Després comme fiduciaire.Au fait Mme Charest dit que le nom de M.Després, qu’elle ne connaissait pas, lui a été proposé par M' Marcel Aubut qu’elle connaissait et qui se retrouve maintenant parmi les administrateurs de Cinar, élus grâce à une proposition et le vote majoritaire du fiduciaire.Elle constate en outre que ces administrateurs ne sont pas des actionnaires de Cinar et affirme qu’ils ne tiennent pas compte des représentations et pétitions qui sont faites depuis environ huit mois et que, par conséquent, M.Després ne peut pas prétendre agir dans l’intérêt de tous les actionnaires.Elle voit là plus un problème d’éthique que de légalité, puisque M.Després a respecté en somme toutes les lois et règlements dans son rôle dé fiduciaire.«Mais, si tout le monde veut aller devant les tribunaux, nous irons», ajoute-t-elle.On sait depuis plusieurs mois que les actionnaires majoritaires que sont Mme Charest et M Weinberg veulent se départir de leurs actions, c’est-àdire un peu plus de dnq millions sur un total de 41 millions d’actions en circulation.C’est certainement le cas de plusieurs autres actionnaires, qui souhaitent de plus en plus la vente de l’entreprise et demandent le départ de M.Després parce que, à leurs yeux, celui-ci travaille davantage dans une perspective de poursuite des activités, par exemple en embauchant un nouveau président de la compagnie, alors qu’il faudrait plutôt mettre celled en vente.On mentionne aussi le fait qu’il a approuvé l’acquisition d’une compagnie appartenant à un groupe relié à Cinar.On lui reproche aussi, dans des représentations faites à la CVMQ, d’avoir mis en place un programme incitatif à la performance pour les dirigeants et les administrateurs qui implique une dilution des actions.D faudrait, insiste par exemple John Francis, de Francis Capital Management, tout mettre en œuvre pour vendre Cinar au plus offrant Selon lui, le prindpal obstacle à la mise en train de cette démarche est la présence de M.Després.Dans cette perspective, Mme Charest reproche à M.Després de ne pas travailler dans l’intérêt de tous les actionnaires, contrairement à ce que prétend la CVMQ et le fiduciaire lui-même.C’est ce qui fait dire à Mme Charest que le refus de la CVMQ d’un remplaçant à M.Després s’appuie sur des arguments qui lui semblent vagues et qui nécessitent davantage de précisions.Elle demande à la CVMQ de préciser 3uels sont les balises et les critères qui s’appliquent ans le cas du fiduciaire.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9 étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3 Place-des-Arts Ds sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir, www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courriel rc L’agenda culturel Au téléphone Par télécopieur La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal 1 (514) 985-3333 (514)985-3360 .redaction ©ledevoir .corn (514) 985-3346 (514) 985-3390 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514)985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Par courriel avisdev@ledevoir.com Les avis de décès (Le Mémoriel) Au téléphone (514) 525-1149 Par courriel info@lememoriel.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514)985-3340 Service à la clientèle et abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514)985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) U Dtvoir peut, à l'occasion, mettre la liste d'adresses de ses abonnés à la disposition d'organisations reconnues dont la cmisr, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle U Dtwir est publié du lundi au samedi par l-e Devoir Inc.dont le siège soc ial est situé au 2050, rue De Bleury, ié étage.Montréal.(Québec).H3A 3M9.H est imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean, 800, boulevard Industriel.Saint-Jean-sur-Richelleu.division de Imprimeries Québécor Inc., 612.rue Saint-Jacques Ouest.Montréal.L’agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans U Devoir.U Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint-Martin Ouest.Laval.Envoi de publication — Enregistrement n' 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.Se douterait-on deux instants que lorsque la balle quitte la raquette, sa consistance est comparable à celle du jell-o en vibration ?SUITE DE LA PAGE 1 celui qui n’a pas grand-chose à perdre.Et puis, n’est-ce pas, Agassi aussi, si bon soit-il, «il lui arrive de perdre des matchs».J’en profite du reste pour ouvrir une petite parenthèse et souligner que c’est une des grandes lois du sport, messieurs-dames, à laquelle je vous invite à réfléchir avant d’aller au lit si le résultat des compétitions était connu d’avance, figé dans le béton précontraint d’une destinée immuable, il n’y aurait pas de sport Et qu'est-ce qu’on s’ennuierait en dehors des heures de bureau.D reste donc 16 joueurs en lice dans ce tournoi, et Larose, détenteur du 314' rang au classement ATP, fait partie de ceux-là.Pour s’y rendre, il a d’abord disputé un premier set sans faille notable, ce qui était d’autant plus important qu’Acasuso, de l’autre côté, faisait la même chose.Domination totale des serveurs.Ce qui fait qu’on s’est retrouvé au bris d’égalité, et c’est là que Larose a sorti un premier lapin de sa raquette: mené 5-2, il s’est fâché et s’est arrangé pour remporter le bris 7-5.À la deuxième manche, après un petit massage pour Acasuso, ça s’est morpionné: sur le terrain, 0-2 en un rien de temps, et depuis les deux, la flotte s’est abattue.Au retour, quelques menues erreurs — et au tennis, «ça déboule vite des fois» — et Larose se faisait ramasser 6-1.On croyait la cause entendue quand Acasuso a gagné sur bris de service le premier jeu du troisième set.Mais le Madelinois s’est agrippé et, après avoir sauvé une balle de match, a enlevé son premier bris pour faire 5-5.Un second bris deux jeux plus tard, et voilà le travail.Tout du long, la foule, qui doit faire preuve d’une flegmatique retenue afin de ne pas déranger les joueurs, qui ont besoin de paix intérieure et de silence (on aimerait les voir tenter un lancer franc au basket avec 2000 mongols qui s’agitent derrière le panier, ceux-là), a manifesté son apprédation par des ho!, des ha! et des yé! Cela étant, le temps que ça dure, on a devant nous une sensation qui provoque des attroupements de journalistes.(Et quand des journalistes s'attroupent, vous pouvez mettre votre hypothèque là-dessus, c’est qu’il se passe quelque chose.De gros.) Comment décrire le jeune homme?D’abord, il est heureux, c’est bien compréhensible, vous et moi le serions tout autant si nous avions battu Gustavo Kuerten.Confiant sans être arrogant.11 évite les clichés stupides qui font du sport ce monde merveilleux™ sans pour autant donner de la copie dégoulinante.Il a un décoiffé étudié, aussi, une houppe qui ne peut tenir là par le seul effet du hasard, impossible.Vingt-cinq ans seulement, mais déjà sage, le Simon.far exemple, il a déclaré hier qu’il ne lisait pas les journaux.Ou du moins pas les articles le concernant Explication: «Des fois, ce que t’as dit et ce que tu lis, c’est pas pareil, et je ne veux pas me fâ- cher contre personne.» Il paraît, c’est ce qu’affirment mes sources dans le milieu, que tout ce qui est écrit dans les journaux est exact et rigoureusement documenté, mais il est aussi vrai qu’on n’est jamais trop prudent Et puis, ah oui, Larose vous fait dire que, si vous connaissez quelqu’un qui serait intéressé à le commanditer, vous n’avez qu’à lui lâcher un whack.Voilà cinq ans qu’il vit dans ses valises, il voyage toujours seul (souvent dans des lieux bucoliques, faut-il le préciser, comme Little Rock, enArkansas, ou Lexington, au Kentucky), et un entraîneur ou quelqu’un pour s’occuper de ses affaires serait passablement le bienvenu.La percée inattendue de cette semaine est d’ailleurs une source d’espoir à cet égard.En attendant U y a aujourd’hui monsieur Agassi.Y crois-tu vraiment Smon?«Ça se peut, c’est sûr que ça se peut.Si je n’y croyais pas, ça serait un peu plate.» ?Trois autres interruptions de programme hier après-midi, la première en raison de la pluie, la deuxième en raison de la pluie et la troisième alors qu’il ne pleuvait pas encore, mais il y avait des éclairs autour du parc Jarry et l’annonceur maison a conseillé aux gens de ne pas se balader avec un parapluie ouvert (cela d’autant plus qu’il ne pleuvait pas).D aurait pu ajouter qu’il ne fallait pas non plus jouer au golf en brandissant son fer 9 de joie ni se tenir debout dans une chaloupe, mais il ne l’a pas fait Or, qu’est-ce qu’on fait pendant ces temps morts?On lorgne langoureusement l’horizon gris?On va siroter une consommation de courtoisie à la buvette des médias?Pas du tout.On apprend des affaires, voilà ce qu’on fait Never a dull moment.J’en ai donc profité pour lire de la première à la quatrième de couverture The Physics and Technology of Tennis, un bouquin qui se lit comme un roman, qui, comme son titre l’indique, s’intéresse à la physique et à la technologie du tennis et dont l’un des coauteurs, le professeur émérite Howard Brody, de l’université de la Pennsylvanie, est un physicien spécialisé dans le tennis.Ça existe.D s’en dégage qu’on croit regarder un truc simple, deux gars qui s’envoient une balle, mais que la réalité est férocement plus complexe.Se douterait-on deux instants, par exemple, que lorsque la balle quitte la raquette, sa consistance est comparable à celle du jell-o en vibration?Parfaitement, c’est écrit L’espace manque pour poursuivre cette passionnante odyssée dans Tes recoins de la connaissance, mais comme ils annoncent de la pluie jusqu’à la fin octobre, nous aurons l’occasion d’y revenir d’ici la fin de la semaine dans le cadre de la populaire rubrique «S’instruire en s'amusant».En attendant une matière à réflexion avant d’aller au lit à quelle vitesse, d’après vous, devrait passer un service pour qu’il soit physiquement impossible de le retourner?DIGNITÉ SUITE DE LA PAGE 1 pour lui demander l’asile.La cause lui étant déjà familière, le pasteur n’a pas hésité un seul instant à enfreindre la loi en accueillant ces pensionnaires qui ont épuisé presque tous leurs recours judiciaires.D pourrait être traduit en justice pour son geste.Le révérend, d’origine américaine, s’est fondé sur le 5' commandement — «Tu ne tueras point» — et les enseignements du Christ — «Tu aimeras ton prochain comme toi-même» — pour ouvrir sa porte aux Ayele.«C’est notre promesse, notre fondation en vertu dis lois divines.Nous avons l’obligation de protéger la dignité, les droits et, surtout, la vie de ces personnes», a-t-U dit hier.Parce que Menen Ayele risque au mieux la prison et la torture, au pire la mort si elle est renvoyée dans son pays d’origine.Le révérend Gray en est convaincu.La prison, la torture Menen Ayele a fui l'Éthiopie avec ses deux filles en 2001, après avoir été prise dans la tourmente des manifestations étudiantes d’Addis-Abeba qui avaient tourné à l’émeute, frisant 31 morts et 417 blessés, selon les comptes rendus d’Amnesty International.Des dizaines de membres du Parti démocratique éthiopien (PDE) et des militants des droits de la personne avaient été arrêtés.Membre de l’Organisation populaire de tous les Amhara (OPTA), un organisme voué à la défense des droits du peuple Amhara.Menen Ayele a passé 20 jours en prison, une information confirmée par la police d’Addis-Abeba.Mme Ayele prétend qu’eUe y a été torturée, fouettée pendant une heure au moyen d’une corde tressée lors de sa détention.Quand elle a été relâchée, son mari avait disparu.Membre du Conseil éthiopien des droits de la personne, il avait déjà fait l’objet de menaces et d’intimidation.Menen Ayele n’a jamais revu son mari.Dit autrement, le petit Beruck Demiss, six ans, ne connaît pas son père.Le cadet de la famille est né à Montréal et possède de fait la citoyenneté canadienne.Conjuguée avec l’allégation de torture, la naissance d'un enfant en sol canadien permettait à Menen Ayele de nourrir de beaux espoirs.Mais lorsqu’elle s’est présentée devant la Commission de l’immigration et du statut de réfugié (CISR), à l’été 2002, le commissaire chargé d’étudier son dossier ne l’a tout simplement pas crue.Menen Ayele ne possédait pas de carte de membre tie l’OPTA.Elle l’aurait détruite à son départ de l’Ethiopie, affirme son avocat, Mitchell Goldberg.Sa connaissance réelle de l’organisation ne concordait pas avec les faits rapportés dans sa demande de revendication du statut de réfugié.Le commissaire a également jugé «non plausible» que Menen Ayele ait été battue avec une corde en prison sans qu’il subsiste de cicatrices pour témoigner de cet infâme traitement.Ce à quoi M' Goldberg répond: «Les militaires se forcent pour ne pas laisser de traces.» Un cri du cœur Regard vide, voix brisée, Menen Ayele a lancé un cri du cœur hier en conférence de presse.«Je veux vivre ici légalement.Je veux élever mes enfants en paix.Je demande aux Canadiens qui ont des enfants de res- sentir ce que je ressens, a-t-elle dit Je ne veux pas retourner dans mon pays parce qu’il y a un risque pour ma vie.» Seule l’église Union United est en mesure d’offrir une protection à Menen Ayele, à ses filles Betty, 12 ans, Mary, 11 ans, et à son fils Beruck, six ans.Elle a épuisé presque tous ses recours judiciaires.Mitchell Goldberg a présenté une demande de révision pour motife humanitaires qui a été rejetée.Il a soumis des faits nouveaux à la CISR, en produisant un rapport médical attestant que Mme Ayele souffre «d’un syndrome de stress post-traumatique provoqué par les violences qu’elle a subies dans son pays».Mais cela n’a pas suffi.Il a demandé une ultime révision du dossier, mais il ne se fait guère d’illusions sur ses chances de succès.Une minorité de demandeurs du statut de réfugié finissent par obtenir une deuxième chance devant un juge de la Cour fédérale.«Le cœur du problème pour ma cliente et pour beaucoup d’autres, c’est qu’il n'existe pas de division d’appel à la Commission de l’immigration et du statut de réfugié comme dans tous les autres tribunaux.Des erreurs humaines sont commises, même par les commissaires les plus qualifiés, et elles ne peuvent être corrigées.Et ces erreurs concernent des questions de vie ou de mort», explique Mc Goldberg.lorsqu’elle a plaidé sa cause en 2002, Menen Ayele est tombée sur un commissaire plus sévère que la moyenne.Selon des données obtenues par M' Goldberg, le commissaire en question a refusé environ 67 % des demandes qui lui ont été présentées de janvier 2002 à avril 2003, alors que la moyenne de refus chez les autres commissaires de la province oscillait autour de 50 %.Et quand un commissaire rejette un dossier qu’il juge non crédible, il devient difficile pour un avocat de contester la décision sur le fond.M' Goldberg envisage maintenant de s'adresser au Comité des Nations unies contre la torture pour qu’il fasse pression sur le Canada On ne peut expulser un demandeur du statut de réfugié vers un pays qui pratique la torture, argumente-t-il.Cinq autres familles ont déjà trouvé refuge dans des églises après avoir essuyé un refus de la CISR German Borja et sa fille de 21 ans, Doris, se cachent dans une église de North Hatley depuis le 26 juin dernier.Uqe famille colombienne, les Vega-Ulloa est terrée à l’Eglise unie St.Andrew’s Norwood, dans l'arrondissement Saint-Laurent, depuis la mi-juillet À Halifax, Sanja Pecelj a franchi le cap des 120 jours retranchée dans l’église anglicane de St Mark.Scénarios similaires à Ottawa et à Edmonton.Les pasteurs, prêtres et révérends de toutes les confessions unies ont formé une coalition pour être en mesure d'accueillir et d’aider les étrangers qu’ils estiment lésés par le système d’immigration.Quatre autres églises, dont deux au Québec, sont prêtes à héberger des familles si leur cause s’avère juste et fondée.«Si le ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration, Denis Coderre, veut savoir pourquoi ce mouvement des sanctuaires est en expansion au Canada, il n’a qu'à se regarder dans le miroir», lance le révérend Gray, qui exige sans délai la création d’une section d’appel, comme le prévoyait initialement Ottawa.Rien n’a changé à la CISR depuis la réforme du ministre Coderre, déplore le révérend Gray.«Les gens sont refusés à cause d’erreurs humaines et à cause de préjugés.» SYRIE SUITE DE LA PAGE 1 rapport dit aussi que les interrogatoires auraient été menés par des «agents d’origine syrienne et étrangère».Le MAECI n’a pas voulu commenter ce rapport L’épouse de M.Arar a reçu ces informations il y a quelques jours.«Je les ai reçues certainement avec beaucoup de douleur, c’est mon mari et le père de mes deux enfants, sauf que ce n’était pas vraiment une surprise parce qu’on s’attendait à ce genre de traitement pour une personne envoyée dans une prison syrienne et pour laquelle on n’a plus aucune nouvelle depuis maintenant 15 semaines et un four», a dit Mme Mazigh.Pour elle, son mari a été «kidnappé», rien de moins.Au cours des dernières semaines, les informations anonymes se sont multipliées dans les médias.Certaines de ces sources soutiennent que ce serait à la suite d’une demande de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) que les autorités américaines auraient intercepté Maher Arar.A la GRC, on nie catégoriquement la chose.«La GRC n’a aucun lien avec l’arrestation et l’expulsion de M.Arar», récite le porte-parole, Paul Marsh.Le ministre responsable des forces policières, le Solliciteur général Wayne Easter, a toutefois reconnu que ce sont peut-être des éléments indisciplinés de la GRC qui ont communiqué ces informations.La GRC refuse par ailleurs de dire pourquoi deux de ses agents affectés à la sécurité nationale, dont Randy Buffam, se seraient présentés à la résidence de M.Arar en janvier 2002, soit huit mois avant son arrestation et son expulsion.Une demande d’interrogatoire aurait été formulée, mais comme M.Arar a fait savoir qu’il n’y consentirait qu’en la présence de son avocat, la demande est restée lettre morte.La GRC, qui fait valoir qu’elle ne révèle jamais l’identité des personnes à qui elle s’intéresse, refuse même de confirmer ou de démentir cette visite.S elle a bien eu lieu, comme le soutient l’épouse de M.Arar, qui dit avoir la carte de visite en sa possession, alors elle serait sans lien avec l’arrestation de M.Arar aux États-Unis, com-prend-on des explications fournies par M.Marsh hier.11 a été impossible de parier à M.Buffam hier.Mme Mazigh estime que c’est parce que son mari aurait refusé de parler à Ta GRC sans son avocat qu’il aurait été placé sur une liste d’indésirables et qu’il aurait été ultimement expulsé.FFM SUITE DE LA PAGE I les deux chefs arriveront à s’entendre sur le choix des œuvres à primer sans s’affronter comme des coqs de combat Ce doublé est du moins constitué de réalisateurs de renom.Andrzej Zulawski, au départ collaborateur .de Wajda dans la Pologne communiste, avait vu dans sa jeunesse certains de ses films bloqués par la censure (Le Diable, en 1972).Il tourna souvent en France par la suite, en entraînant ses acteurs en des zones d’intensité qui ont fait son renom.L’important, c’est d’aimer, avec Romy Schneider, le lança vraiment en 1974.ü sut mettre en valeur Isabelle Adjani dans Possession (1981), Valérie Kaprisky dans La Femme publique (1984), Sophie Marceau dans L'Amour braque (1985) et Mes nuits sont plus belles que vos fours (1989).Il fut d’ailleurs longtemps le mari de la comédienne française.Ses dernières œuvres, moins percutantes, n’eurent pas le succès des précédentes.Jan Troell est un excellent cinéaste suédois qui s’est fait connaître très tôt avec Ole dole doff, racontant l’histoire d’un maître d’école emmuré en lui-même.Ce film lui valut l’Ours d’or de Berlin en 1968, mais c’est avec une œuvre en deux volets, Les Émigrants en 1971 et Le Nouveau Monde en 1972, mettant en scène Liv Ullman et Max von Sydow, mariant scènes épiques et intimes, qu’il obtint le succès international.Par la suite, Troell travailla un temps aux États-Unis sans trouver vraiment son rythme.En 1979, pour Hurricane, une lourde production internationale, on le priva de son droit de montage et il ne s’y reconnut plus.Son admirable film Hamsun, en compétition au FFM en 1996, renouait avec une veine plus personnelle, évoquant la vieillesse du romancier de La Faim, séduit un temps par le rêve nazi et déshonoré par celui-ci.Le film redonnait la vedette à Max von Sydow, son collaborateur de la première heure.Résigné, Hamm compte sur la coopération de l’opposition PRESSE CANADIENNE Halifax — John Hamm a accepté la responsabilité des résultats décevants du scrutin de la veille, hier, tout en assurant qu’il ferait fonctionner son gouvernement minoritaire grâce à la coopération.Apparemment résigné au nouveau paysage politique de la province, le premier ministre de Nouvelle-Écosse a plaidé pour les compromis avec l’opposition, laquelle déterminera sa survie.«Ce sera difficile», a déclaré le premier ministre conservateur en entrevue, hier.Son parti a été ramené de 31 députés à seulement 25, soit deux de moins que le minimum requis pour former la majorité à l’Assemblée législative, qui en compte 52.«Un gouvernement minoritaire exige en effet une coopération considérable de la part des partis d’opposition.J’ai l’impression qu’il va y avoir beaucoup de pression pour qu’ils fassent preuve de collaboration.» Ce délicat modus vivendi doit débuter aujourd’hui: M.Hamm prévoit rencontrer le chef du Nouveau Parti démocratique, Darrell Dexter, et son homologue au Parti libéral, Danny Graham.On s'attend à ce que les négociations débutent immédiatement pour déterminer les concessions que chaque parti pourra obtenir des conservateurs, mais les chefs d’opposition ont tous deux dit qu’ils ne jugeaient pas utile de faire tomber le gouvernement rapidement, ce qui entraînerait le déclenchement de nouvelles élections.Le NPD a fait élire 15 députés, soit quatre de plus qu’à la dissolution.Les libéraux, arrivés troisièmes, ont obtenu cinq sièges de plus, pour un total de 12.
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