Le devoir, 6 septembre 2007, Page(s) complémentaire(s)
%» * * ¦« .-y SIX MISSILES NUCLEAIRES SURVOLENT LES ETATS-UNIS § r ^ 4 «Un incident sans précédent», estime le Pentagone, qui fait enquête n Pa^e A -+ www.ledevoir.com LE DEVOIR Vol.XCVIII N" 201 LE JEUDI 6 SEPTEMBRE 2007 88c + TAXES = 1 Un exercice «de Blancs pour des Blancs » Des immigrants s'inquiètent de la tournure de la commission Bouchard-Taylor KATHLEEN LÉVESQUE Des immigrants s'inquiètent de la tournure de la commission Bouchard-Taylor et se sentent menacés par cet exercice par des Blancs pour des Bâties».C’est le message qu’a livré May Chiu, ex-candidate et militante du Bloc québécois ainsi qu’organisatrice communautaire auprès des personnes issues de l’immigration dans Côtedes-Neiges, aux coprésidents de la Commission de consultation sur les pratiques d’accommodement reliées aux différences culturelles, Gérard Bouchard et Charles Taylor.Mme Chiu a mentionné les inquiétudes exprimées par plusieurs immigrants qu’elle aide dans le cadre de son travail lors d’une rencontre élargie entre MM.Bouchard et Taylor et le Conseil des relations interculturelles tenue mardi.«Je leur ai dit que c’est une commission faite par des Blancs pour des Blancs.C’est un commentaire personnel, mais c’est une réalité.Ce sont deux hommes blancs qui ont reconnu que leur document de consultation est destiné aux francophones pour avoir leur avis sur la diversité.Cela s’adresse donc aux Blancs», a relaté au Devoir Mme Chiu.«Ma peur,'c’est que cela nourrisse la méfiance dés Québécois envers les immigrants», a-t-elle ajouté.Mme Chiu, qui a été candidate du Bloc québécois lors des élections générales de 2005, est également membre du comité bloquiste qui doit rédiger le mémoire destiné à la commission Bouchard-Taylor.«Je suis là parce que je ne veux pas que le discours du “nous” de Pauline Ma-rois soit repris par le Bloc.Si je suis souverainiste, c’est pour un souverainisme d’ouverture, sans distinction», a expliqué May Chiu.Depuis 2000, le Bloc québécois a développé un discours sur le nationalisme civique où un Québécois est défini comme toute personne qui habite Je Québec, quels que soient son origine, sa culture ou sa couleur.Or, corn me l’a appris Le Devoir, le Bloc québécois est confronté au virage identitaire effectué il y a quelques jours par la chef du Parti québécois, Pauline Marois.Cette dernière a réhabilité le «nous», se référant à la majorité Ifancophone qui, selon elle, est le noyau de la nation québécoise.La militante souverainiste s’inquiète.«R ne faut pas retourner au nationalisme basé sur l’ethnicité.La démocratie, les droits de la personne, l’égalité, cela compte.VOIR PAGE A 8: COMMISSION «Je ne veux pas que le discours du «nous» de Pauline Marois soit repris par le Bloc», dit l’ex-candidate bloquiste May Chiu ECONOMIE Témoin-vedette au procès de Lacroix «C'était un robinet ouvert», selon Jean Hébert U Page B 1 INDEX Oï Os = Annonces .B 6 Idées .Al Avis publics.B4 Météo ¦ B 4 Bourse .B2 Monde .A5 Culture .B 8 Mots croisés .B 6 Décès .B 6 Sports B6 Économie .B 1 Sudoku .B4 Éditorial .A6 Télévision , B 7 Naomi Klein pourfend les Chicago boys JACQUES NADEAU LE DEVOIR Naomi Klein: «Je ne vois guère de différence entre les doctrine de l’école de Chicago et la plateforme de Bush.» Bombe au pied de la statue de la Liberté La militante dénonce le capitalisme comme source des maux de l’Amérique latine LI SA - MARI E GERVAIS « U n livre bourré de dynamite intellectuelle», promettait un de ses plus ardents défenseurs.The Shock Doctrine - The Rise of Disaster Capitalism de Naomi Klein est plutôt une bombe, placée tout juste au pied de la statue de la liberté.«Mon essai ne fait que gratter la surface d’un im- mense fléau», a-t-elle lancé hier avec sa verve habituelle à la foule nombreuse et déjà conquise venue l’entendre à l’hôtel Reine Elizabeth.Invitée à prononcer une conférence dans le cadre du congrès de la Latin America Studies Association (LASA), Naomi Klein a répété à l’assemblée qu’elle VOIR PAGE A 8: LIBERTÉ Quand Amérique latine rime avec démocratie, page A 4 ¦ Michaëlle Jean en appelle à la solidarité, page A 7 Trois attentats d’envergure déjoués Les islamistes arrêtés en Allemagne voulaient frapper des installations américaines Berlin — Les trois islamistes arrêtés mardi préparaient des attentats «d’envergure» non seulement contre l’aéroport international de Francfort mais aussi contre la vaste base militaire américaine de Ram-stein, a annoncé hier le parquet fédéral.Selon la procureure fédérale Monika Harms, les trois hommes s’étaient entraînés dans des camps au Pakistan.Ils s’étaient procurés quelque 700 kilos de peroxyde d’hydrogène, qui aurait permis de fabriquer une bombe d’une puissance potentielle de 550 kilos.«C’est une bonne journée pour la sécurité en Allemagne, a-t-elle souligné devant la presse.Nous avons réussi à déjouer des complots et à prévenir des attentats d’envergure.» Mme Harms a refusé de nommer les cibles, précisant que les suspects surveillaient des institutions et des établissements fréquentés par les Américains en Allemagne^ dont des discothèques, des pubs et des aéroports.A Washington, un haut responsable du département d’Etat américain a affirmé que les enquêteurs allemands avaient déterminé que l’aéroport de Francfort et la base de Ramstein étaient visés mais que d’autres sites auraient pu l’être aussi.Interrogé à propos de ces sites, le ministre de la Défense, Franz Josef Jung, a refusé de donner des détails sur les cibles.La procureure a également refusé de confinner cette information.Les trois suspects — deux ressortissants allemands convertis à Tislam, âgés de 22 et 28 ans, et un Turc de 29 ans — ont été repérés par les enquêteurs alors qu’ils espionnaient fin 2006 un site militaire américain à Hanau, près de Francfort, a-t-on appris de sources officielles.Ils avaient créé en Allemagne une cellule de l’Union du djihad islamique, proche d al-Qaïda.Les trois hommes n’avaient pas de travail et bénéficiaient des allocations de chômage.«Ce groupe se distingue par sa profonde haine pour les citoyens américains», VOIR PAGE A 8: ATTENTATS L’aéroport de Francfort et la base de Ramstein étaient visés Imbroglio sur Y Ambrosia Deux ministères québécois ont des visions opposées de l’herbe à poux LOUIS-GILLES FRANCŒUR Les milieux gouvernementaux de la santé et de l’environnement au Québec ont des vues opposées sur la façon de contrôler l’herbe à poux, le contaminant atmosphérique qui, à ce moment-ci de Tannée, affecte la santé de plus de trois quarts de million de Québécois pendant près d’un mois.C’est ce que Le Devoir a appris de sources gouvernementales diverses et ce qu’ont confirmé notamment le chef du service de la qualité de l’air au ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP), Michel Goulet, ainsi que Marion Schnebden, de la Direction de la protection de la santé publique au ministère de la Santé et des Services sociaux (MDDD).Ainsi, l’Environnement entend actuellement limiter la refonte de son projet de règlement sur l’assainissement de l’atmosphère (PRAA) aux émissions nocives du seul secteur industriel.Par contre, les milieux de la santé, s’inspirant de nouvelles tendances à travers le VOIR PAGE A 8: HERBE fl 8 «T WjMih ver li 2E£ gSflS&r/ rip NEWSCOM jg» ESPACE ^ MUSIQUE 100,7 www.radio-canada .ca/radlo FM xldZZ 17h30 En semaine avec André Vigeant Réalisation Anne Dubois et Claude Duhamel le week-end avec Dorothée Berryman LE DEVOIR.LE JEUDI 6 SEPTEMBRE 2007 CTUALITES HERBE SUITE DE LA PAGE 1 monde, estiment que la pollution atmosphérique doit être contrôlée globalement, par une approche intégrée qui touche autant le milieu résidentiel et la circulation automobile que l’industrie, une approche dite multisectorielle.Les milieux de la santé ont essentiellement proposé à l’Environnement deux choses.D’abord, ils prônent d’adopter des normes sur la qualité de l’air ambiant qui engloberaient toutes les sources des contaminants toxiques plutôt que les seules émissions des entreprises.Es ont aussi proposé d’ajouter à ce règlement l’obligation pour les municipalités de contrôler XAmbrosia, ou herbe à poux, comme ils le préconisent dans la plus récente version du Programme national de santé publique.Ce plan national a expliqué Mme Schnebelen, vise à réduire notamment la morbidité causée par l’herbe à poux, responsable de l’épidémie annuelle de rhinite (ou fièvre des foins) à ce moment-ci de l’année.Peu de contaminants atmosphériques, hormis le cocktail chimique connu sous le nom de smog, dont les effets sont «moins visibles, plus insidieux», a expliqué le Dr Louis Drouin, du Département de santé publique de Montréal, frappent autant de gens chaque année que cette plante indésirable, que ni Québec ni Montréal ne contrôlent à l’heure actuelle.Les dernières études sur la question ont démontré que ce fléau atmosphérique en progression libre avait imposé en 2002 une facture de 52 millions en frais de santé aux Québécois, y compris une automédication intensive.Globalement, une personne sur neuf est affectée au Québec pendant près d’un mois.Chez les plus vulnérables, les tout jeunes et les plus âgés, la proportion grimpe à une personne sur cinq.Le pollen d’herbe à poux déclenche aussi 37 000 nouveaux cas de rhinite par année; selon l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA), un groupe environnemental qui, à l’instar des milieux de la santé, a recommandé début 2006 au MDOEP d’intégrer le contrôle de l’herbe à poux au nouveau règlement sur l’assainissetnent de l’air.Du côté du MDDER on participe aux fravaux de la Table québécoise sup l'herbe à poux, qui regroupe ministères, sociétés d’Etat et organismes de recherche.Mais même à cette table nationale, devant la paralysie du dossier dans la région de Montréal, on se limite à des initiatives .avec les municipalités, les ministères et les sociétés d’Etat qui veulent bien agir volontairement.Ainsi, on vient de lancer en Montérégie une vaste étude qui s’échelonnera jusqu’en 2010.On tentera d’établir dans quelle mesure une attaque intermunicipale contre cette plante indésirable, considérée comme un contaminant biologique, peut réduire l’intensité et la fréquence des afflictions au sein de la population.Plusieurs municipalités de la région comprise entre Saint-Jean-sur-Riche-lieu et Salaberry vont en effet s’attaquer massivement à ce problème, ce qui exigera un effort considérable de la part du milieu agricole car les champs ressemblent souvent à de véritables pépinières ô'Ambmsia.Le règlement 90 sur la qualité de l’air de Montréal était considéré par les spécialistes comme le meilleur au pays.Par son approche globale, il interdisait non seulement les émissions de molécules chimiques toxiques mais aussi la présence d’herbe à poux sur les terrains publics et privés après le 1,T août La Ville l'a toutefois abrogé après avoir été ciblée par un recours collectif pour avoir mal appliqué son règlement aux principales sources d’émissions, soit les bordures de routes des Transports, les emprises d’HydroQuébec et des sociétés ferroviaires ainsi que les grands terrains vagues privés, dont elle hérite souvent pour défeut de taxes.La requérante, Françoise Nadon, a été déboutée de son recours collectif, dont la demande d’indemnisation atteignait la somme de 1,8 milliard.Afin d’enrayer la hausse de la valeur de cette indemnité, Montréal a tout simplement abrogé son règlement sur l’herbe à poux, de sorte que rien ne contrôle plus, sur son territoire, cette contamination en hausse sensible avec le réchauffement du climat.Aux derniers relevés par les capteurs de Montréal, peut-on lire sur le site Internet du Réseau de surveillance de la qualité de l’air de Montréal {www.rsqa.qc.ca), les concentrations de pollen allergène atteignaient la semaine dernière 250 grains par mètre cube (gr/m ) dans l’est et 196 à Sainte-Annede-Bellevue dans l’ouest.Le centre-ville semblait épargné avec 90 gr/m ‘, mais au cours de la semaine précédente, il affichait des concentrations atteignant les 195 gr/m'.Selon Claude Gagnon, un spécialiste en matière de qualité de l’air de Montréal, les taux de l’année en cours ressemblent à ceux de l’an dernier, qui confirmaient une tendance à la hausse des concentrations et l’allongement de la saison du pollen, sans doute en raison du réchauffement du climat Montréal considère que le risque de rhinite aiguë est élevé quand les concentrations se situent entre 60 et 100 grains par mètre cube.Le mémoire de TAQLPA sur le FRAA estime que le degré de risque est élevé à partir de 13 gr/m3.La France situe ce niveau à 20 gr/m3.Pour l’instant, Montréal n'ose pas agir dans ce dossier, de peur de justifier une révision du jugement de la Cour supérieure, qui l’a exonérée l’automne dernier des demandes du recours collectif, porté en appel depuis.Plusieurs acteurs du milieu de la santé estiment particulièrement sclérosant l’effet de cette poursuite parce qu’elle empêche l'instauration d'un plan d’attaque efficace dans la métropole sur de nouvelles bases.Au ministère de l'Environnement, le grand patron de l’assainissement, Michel Goulet a précisé que ses fonctionnaires «continuent d’échanger avec ceux de la Santé: on participe aux travaux de la table provinciale.Mais le projet de règlement sur l’assainissement de l’air continue de se concentrer sur la pollution industrielle».Selon le D Louis Drouin, les tendances internationales exigent plutôt d’élargir la gestion de la qualité de l’air par la promulgation de normes d’air ambiant qui visent toutes les sources polluantes plutôt qu’un règlement dont l’application se limite aux émissions des nouvelles entreprises ou à celles qui se sont agrandies, comme le propose le PRAA Du côté de la Ville, on pense même à retourner aif gouvernement du Québec la responsabilité du contrôle de la qualité de l’air parce qu’il ne paie plus que 50 % du coût d’application du règlement sur la qualité de l'air.Depuis que cette responsabilité est passée de l'ancienne CUM à la nouvelle Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), les villes de banlieue ne veulent rien savoir d’un règlement phis strict que celui de Québec.Le Devoir Pavarotti dans un « état grave » LJUBOMIR MI LAS IN Rome — L’état de santé du célèbre ténor italien Luciano Pavarotti, 71 ans, opéré en juillet 2006 pour un cancer du pancréas et hospitalisé début août, s’est brusquement aggravé hier, ont indiqué des médias italiens.Ses reins ne fonctionneraient plus.«L’état de Luciano Pavarotti s’est aggravé», a indiqué dans un premier temps la chaîne d’information en continu Sky TG 24.Plus tard dans la soirée, la chaîne a cité l’agence de presse italienne AGI, qui affirme que l’état de santé du ténor est «gravissime».«Les conditions de santé de maître Pavarotti s'aggravent.Selon ce que l’on a appris, l’artiste se trouve à son domicile dans des conditions gravissimes, assisté par des oncologues de l’hôpital de Modène», dans le nord du pays, écrit l’agence AGI sans citer ses sources.«Selon des indiscrétions de source médicale, le ténor aurait à plusieurs reprises perdu connaissance», a pour sa part indiqué l’agence Ansa.Luciano Pavarotti a été hospitalisé le 8 août à Modène pour un «état fiévreux».Il en est sorti le 25 août, mais seulement pour poursuivre sa convalescence à la maison.Une opération au dos, début 2006, puis son intervention au pancréas quelques mois plus tard avaient contraint le ténor à abandonner sa grande tournée d’adieu de 40 concerts dans le monde entier, qu’il avait entamée en mai 2004.Depuis, le grand ténor n’est plus apparu en public.Peu de temps après la dernière intervention, Pavarotti avait exprimé dans la presse le souhait de reprendre, début 2007, sa tournée d’adieu, mais il n’a pas réussi à concrétiser ce vœu.Au début de l’été, au cours d’une cérémonie musicale en l’honneur du ténor sur l’île d’ischia, près de Naples, son épouse avait assuré que son mari se sentait bien et préparait un disque.«On ne peut jamais rien dire avec cette maladie, mais je pense que Luciano s’en sortira, il va bien.Il achève le cinquième cycle de chimiothérapie, il n’a pas perdu un cheveu et surtout il n’a pas maigri», avait-elle déclaré.Ce jour-là, le 10 juillet, l’artiste avait téléphoné dans la soirée aux organisateurs de la cérémonie et, après avoir parlé avec les personnalités présentes, il avait conclu avec un «Au revoir à tous, je suis en train de préparer un autre disque “Pavarotti & Friends"».Pavarotti est généralement considéré comme le plus grand ténor du siècle, digne successeur de Caruso.Sa voix exceptionnelle et sa personnalité aussi attachante que flamboyante l’ont fait triompher sur les plus grandes scènes du monde, et devant les plus vastes auditoires qui soient Agence France-Presse ATTENTATS COMMISSION «L’Union du djihad islamique s’est rapprochée du réseau al-Qaïda au cours des dernières années» SUITE DE LA PAGE 1 a déclaré lors de la conférence de presse Jorg Ziercke, responsable du Bureau d’enquête fédéral.Deux suspects ont été arrêtés dans une maison de vacances dans le centre du pays.Le troisième s’est enfui par une fenêtre de la salle de bains mais a été intercepté environ 300 mètres plus loin.Jusqu’à présent l’Allemagne, qui n’a pas envoyé de troupes en Irak, a été très largement épargnée par des attentats comme ceux de Londres ou de Madrid, même si son engagement en Afghanistan a fait craindre qu’elle puisse être visée par les islamistes.En juillet 2006, deux bonbonnes de gaz avaient été découvertes dans des trains de banlieue mais n’avaient pas explosé.Selon les autorités allemandes, ces attentats avortés avaient été motivés par les caricatures du prophète Mahomet publiées par un quotidien danois.Plusieurs suspects sont actuellement jugés au Liban et un libanais a été formellement accusé en Allemagne.Dans un entretien diffusé mercredi sur la chaîne de télévision N-24, la chancelière Angela Merkel a fait savoir que les troupes allemandes resteraient en Afghanistan pendant plusieurs années encore.«En partant, nous enverrions le mauvais signal», a-t-elle dit Le cabinet de coalition entre conservateurs et sociaux-démocrates a décidé hier de maintenir la présence de soldats allemands en Afghanistan, jusqu’à ce que ce pays •¦puisse assurer sa propre sécurité».Pourtant, d’après de récents sondages, réalisés après une série d’enlèvements et d’attentats visant des Allemands en Afghanistan, une majorité croissante d’Allemands souhaite que la Bundeswehr se retire de ce pays.L’Allemagne participe à la formation de la police afghane et est présente avec 3000 militaires déployés dans le nord et à Kaboul au sein de la Force internationale d’assistance à la sécurité (ISAF).Elle a aussi dépêché sur place des avions de reconnaissance Tornado et met un petit contingent à la disposition de l’opération américaine Enduring Freedom, bien que ces hommes ne soient pas actuellement déployés.A Stuttgart, le porte-parole du commandement militaire américain en Europe, le capitaine de vaisseau Jeff Gradeck, a déclaré mar-disans phis de détail que les autorités allemandes avaient contacté le commandement à propos d’un attentat présumé.«Nous exprimons notre gratitude à l’Allemagne pour assurer notre protection.» L’aéroport international de Francfort est le plus fréquenté d’Europe continentale et la base aérienne américaine de Ram-stein est une plate-forme de transport essentielle pour les opérations militaires américaines en Irak et en Afghanistan.L’Union du djihad islamique, connue également sous le nom de Groupe du djihad islamique, est un groupuscule terroriste d’origine ouzbèke.Des attentats suicide meurtriers commis en 2004 à Tachkent, notamment contre les ambassades des États-Unis et d’Israël, lui sont imputés.Une première vague d’attentats avait eu lieu au printemps 2004, tuant plusieurs dizaines de personnes.Puis, le 30 juillet, des attentats visant les ambassades américaine et israélienne avaient tué quatre personnes.Ces derniers avaient été revendiqués par le «Groupe (lu djihad islamique», jusque-là inconnu.En mai 2005, les États-Unis ont placé ce groupuscule sunnite sur leur liste des organisations interdites, expliquant alors que ses membres prenaient pour cible «des Américains et des propriétés américaines à l’étranger et constitu[ai]ent une dangereuse menace pour les intérêts américains».Cette mesure avait été imitée par la Grande-Bretagne en octobre 2005.«L’Union du djihad islamique s’est rapprochée du réseau al-Qaïda au cours des dernières années», selon le ministre allemand de l’Intérieur, Wolfgang Schâuble.Au Danemark Par ailleurs, le procès de quatre musulmans accusés d’avoir projeté de perpétrer des attentats à l’explosif, qui a débuté hier à Copenhague, devrait permettre de mieux cerner la mouvance islamiste au Danemark au lendemain d’un nouveau coup de filet antiterroriste.Les quatre hommes avaient été inculpés en mars de tentative d’attentat au Danemark ou à l’étranger et, selon l’acte d’accusation, ils se seraient procurés des produits chimiques et des équipements pour fabriquer des explosifs de type TATP.Le TATP (triacétone triperoxyde) est un explosif chimique utilisé par les islamistes, notamment dans les attentats de Londres de juillet 2005.Les inculpés sont Mohammad Zaher (né en 1973), Ahmad Khaldhahi (1985), Abdallah Andersen (1974) et Riad Anwar Daabas (1988), a indiqué le Tribunal de grande instance, où se déroule le procès jusqu’au 23 novembre.Selon la presse, tous ont la nationalité danoise.Trois sont d’origine étrangère et le quatrième, vraisemblablement Abdallah Andersen, est un Danois converti à l’islam.Les quatre font partie d’un groupe de neuf personnes arrêtées en septembre 2006 au Danemark à Odense (centre).L’ouverture du procès survient au lendemain d’un coup de filet antiterroriste dans les environs de Copenhague qui a permis, selon les services de renseignement de la police danoise (PET), de déjouer une attaque terroriste à la bombe.Dans la nuit de-lundi à mardi, le JTT a arrêté huit hommes soupçonnés de liens avec al-Qaïda.Agés de 19 à 28 ans, ils sont d’origine afghane, pakistanaise, somalienne et turque.Six d’entre eux sont des citoyens danois.Associated Press et Agence France-Presse LIBERTÉ SUITE DE LA PAGE 1 avait identifié le coupable de la plupart des maux des pays latino-américains, entre autres, depuis les 40 dernières années: Milton Friedman et ses Chicago boys.Dans les années 70, ces 25 économiste chiliens, formés à l’Université catholique du Chili puis à Chicago, avaient publié un manifeste prônant des politiques néolibérales appelant à la privatisation, au même moment du renversement du régime socialiste et de la prise du pouvoir par Pinochet L’ancienne journaliste du Toronto Star dénonce avec véhémence le fait que les régimes socialistes en Amérique latine ont subi des coups d’État successifs qui, selon elle, découlent aussi de l’influence pernicieuse des Chicago boys.Én écorchant au passage Margaret Thatcher, «qui aurait étudié à cette même école», elle établit un lien entre la faible popularité de la «Dame de fer» — elle n'aurait eu que 25 % de la faveur populaire au début de son mandat en 1980 — et sa remontée spectaculaire dans les sondages après avoir lancé, en 1982, un assaut contre l’Argentine pour récupérer les îles Malouines.Le postulat de Naomi Klein?Plusieurs sociétés affaiblies par des catastrophes naturelles, des guerres ou d’autres traumatismes sont délibérément exploitées par des «prédateurs capitalistes» qui profitent de cette dislocation pour favoriser leur propre développement économique.Katrina, le tsunami et les autres Qu’ont en commun l’ouragan Katrina qui a ravagé La Nouvelle-Orléans, la guerre en Irak, l'ère postcommuniste en Pologne et le massacre de la place Tiananmen?Ce sont tous des événements issus du «capitalisme du désastre»,,concept central de l’œuvre de l’auteur de 37 ans.Selon elle, les États touchés par ces situations déstabilisantes auraient tous subi un choc comparable beaucoup plus dévastateur celui provoqué par «le capitalisme insidieux» qui s’insère dans la reconstruction ou la période posttraumatique.Le cas récent du tsunami qui a dévasté les côtes de plusieurs pays du Sud-Est asiatique serait symbolique.«Quatre jours aprà le tsunami, les corps n'étaient pas enterrés que, déjà, les effets d’un plus grand choc se faisaient sentir.On a emmené ties centaines de milliers de personnes à l’intérieur des terres dans des camps de réfugiés qui étaient patrouillés par des militaires», raconte Mme Klein, qui est allée sur place constater les dégâts.Elle a évoqué un troisième «choc» après celui du tsunami lui-même et celui du transfert des réfugiés, qui a consisté en la reprise du contrôle économique par les grandes chaînes d’hôtels, qui avaient tout reconstruit trois mois plus tard.«Ces gens n'ont pas êé frappés par des catastrophes naturelles ou des ouragans de force 5, ils ont subi des chocs causés par le néolibéralisme.Dans la plupart des cas, ce n’est pas la faute de dame Nature, c’est celle de la faillite de l’État et de ceux qui en profitent, comme le FMI, la Banque mondiale et le département d’État américain», affirme Mme Klein, qui a aussi coréalisé le film The Take sur les déboires des Argentins après la crise économique de 2001.Elle l’a affirmé sans équivoque: ce sont les attaques du 11 septembre 2001 qui l'ont poussée à écrire.Le vase débordait Elle a eu envie d’écrire sur ce changement rapide qui s’opérait au sein de la société américaine et sur la justification des nouvelles politiques guerrières du président états-unien.«je ne vois guère de différence entre les doctrine de l’école de Chicago et la plateforme politique de George W.Bush en 2000», a-t-elle soutenu.Mais son analyse va beaucoup plus loin.En plus de passer au tordeur les Chicago boys des années 70, elle établit un lien direct entre les expériences scientifiques de lavage de cerveaux menées dans les années 50 par l’États-Unien Ewen Cameron, psychiatre de l’université McGill, et les exactions qu’ont subies des prisonniers dans les prisons de Guantanamo et d’Abou Ghraib.Le Dr Cameron avait été recruté par la CIA pour mener à Montréal des expériences jugées potentiellement trop dangereuses pour être effectuées sur des citoyens américains.Après No Logo, un essai très critique de la société de consommation publié il y a sept ans, The Shock Doctrine, avec ses 544 pages (sans compter les notes de bas de page), s’avère beaucoup plus costaud et plus étoffé.«Une histoire alternative», suggère l’auteur, qui s’évertue ainsi tout au long de son essai à détruire le «principe fondamental si cher à l'histoire officielle, à savoir que le triomphe du capitalisme déréglementé est issu de la liberté et qu’il va de pair avec la démocratie».Si la connaissance, c’est le pouvoir, Naomi Klein espère avant tout que son livre contribuera à éveiller les consciences.«Comprendre et se rappeler l’histoire est la meilleure façon de résister aux chocs», croit-elle.En déclarant la guerre à des personnalités américaines influentes telles l’économiste Jeffrey Sachs, Naomi Klein avance-t-elle en terrain miné?Peut-être.Cela n’empêche pas ses admirateurs de louer le courage de cette femme qui, à plie seule, s’en prend à l’empire plus puissant de la planète: les États-Unis d’Amérique.Aidée de son mari et de quatre avocats, qui ont relu son ouvrage et vérifié ses sources, Naomi Klein est blindée.Pendant que son livre se vend et que ses idées se répandent comme une traînée de poudre, elle dit attendre la contre-attaque.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 Utiliser le “nous”, c’est divisif», a soutenu May Chiu.Au scrutin fédéral d’il y a deux ans, elle était l’une des huit candidats ethnoculturels du Bloc qui permettaient de démontrer l’ouverture pluraliste du parti de Gilles Duceppe.Mme Chiu était alors menacée de congédiement par son employeur pour ses idées politiques, ce que le chef bloquiste a dénoncé haut et fort Quant au malaise de Mme Chiu devant la commission Bouchard-Taylor, il semble partagé par d’autres personnes issues de l’immigration.D’autres intervenants du secteur de l’immigration ont également fait état des craintes que suscite la commission auprès de leur clientèle et des effets potentiels sur les services de soutien et d’accompagnement des immigrants.D ne semble toutefois pas que la participation populaire à la commission en sera affectée.Selon TVA, les inscriptions sont complètes pour le premier forum de citoyens prévu lundi prochain à Gatineau.L’inquiétude de certains immigrants n’en est pas moins importante, notamment dans la communauté chinoise, a souligné Mme Chiu, qui travaille dans le quartier multiethnique de Côte-des-Neiges, à Montréal.«De jeunes professionnels, tous trilingues et même plus, _ _ organisent une réunion dans deux semaines pour en discuter.Être immigrant, ç’a toujours été un défi, mais tout à coup, ils se sentent vulnérables.Est-ce qu'ils prennent trop déplacé, est-ce qu’on donne trop aux immigrants?Ils ont lu le document de consultation de la commission et il y a là des éléments de provocation», a affirmé Mme Chiu.Par exemple, les commissaires s’interrogent sur «l’organisation du leadership dans certains groupes ethniques».«Certains y voient m problème de représentativité.Qu’en pensez-vous?», peuton lire dans le document Par ailleurs, le premier ministre Jean Charest a renouvelé hier son appui à la commission Bouchard-Taylor, commission régulièrement mise sur la sellette par ses adversaires politiques en général et par Mario Dumont en particulier, lequel dénonce depuis quelques jours l’obtention d’une bourse controversée par le philosophe Charles Taylor.«M.Dumont, dans son rôle de girouette, cherche à flairer l’actualité, a résumé le premier ministre.On ne fera pas une commission sur la commission.On va permettre à la commission de faire son travail.Ils vont sur le terrain écouter les Québécois.Ils vont nous revenir avec leurs recommandations.C’est une façon pour nous d’organiser un dialogue, de prendre un peu de recul.Et ensuite, ce sera aux Québécois de faire la part des choses.» Avec la collaboration de Fabien Deglise Le Devoir Amnistie accuse Ottawa Ottawa — Amnistie internationale accuse le fédéral de faire traîner en longueur la cause des détenus remis par les troupes canadiennes aux autorités afghanes.Dans une poursuite à la Cour fédérale qui vise à interdire au Canada de transférer.d’autres prisonniers aux autorités afghanes, l’avocat de l’organisme a déclaré que la lenteur des procédures n’améliore en rien le sort des prisonniers, qui risquent chaque jour d’être torturés.- PC.LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9‘ étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 E3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?La rédaction Au téléphone 514-985-3333 Par télécopieur 514-985-3360 Par courrier redaction@ledevoir.com La publicité Au téléphone 514-9853399 Par télécopieur 514-9853390 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