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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier F
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2007-08-25, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR.LES SAMEDI 25 ET DIMANCHE 26 AOÛT 2007 NEWSCOM.COM SOMMAIRE ROMAN Nelly Arcan Page F 2 Un automne Péan Page F 3 Pour un roman-monde Page F 4 POÉSIE Vigueur en poésie Page F 6 Des mots plein la tête Un automne qui s’annonce diversifié Page F 7 BÉDÉ Page F 8 PHILO Page F 10 ESSAI Les essais québécois Page Fil BEAI IX-LIVRES Page F 12 FRÉDÉRIQUE DOYON Une ambitieuse Histoire de la littérature québécoise, des mémoires et des biographies d’hommes politiques (Bourgault, Chrétien, Gérin-Lajoie, Mulroney), un roman sulfureux de Nelly Arcan qui délaisse l’autofiction, Marie Laberge qui se lance dans le polar, Michel Tremblay qui parie de sa mère, Stéphane Dompierre qui replonge dans les histoires de couple: les livres à surveiller ne manquent pas.Sans compter la littérature jeunesse, toujours très riche au Québec, la bédé, les «beaux livres», dont les impressionnants Atlas historique de VAmérique du Nord et la Nouvelle Encyclopédie des antiquités au Québec, puis la poésie, bien sûr, ce creuset de la révolution des mote.De l'autre côté du miroir québécois, plus de 700 nouveaux romans nous viennent de l’Europe française cet automne, tandis qu’au rayons des traductions, défileront entre autres un T.C.Boyle, un John Le Carré et un Gunter Grass, pour ne nommer que ceux-là Comme lors de chaque rentrée, on tente un peu naïvement de faire le grand tour des livres en 180 titres pour lancer le bal des mots et de la saison.Mais cette vie des lettres, on peut aussi laisser les comédiens, les critiques et les auteurs eux-mêmes la raconter à la bibliothèque de son quartier, au détour d’une librairie, dans les festivals, les salons et les désormais trop rares émissions littéraires.Pour combattre cette rareté, le Festival international de littérature (FIL) qui lance la saison du 14 au 22 septembre multiplie les spectacles de création autour des mots.En tout, une cinquantaine d’événements réuniront quelque 200 artistes et écrivains, incluant le retour promis de Jean-Louis Trintignant (12-16 septembre), son Journal de Jules Renard en poche et en bouche.L’esprit du FIL se prolonge aux Studios littéraires avec la poésie chantée des Carnets d’apesanteur de Tristan Malavoy (1" octobre), L’Amant de lady Chatterley de D.H.Lawrence incarné par James Hyndman (29 octobre) une soirée Sacha Guitry en compagnie des amis Françoise Faucher et Gérard Poirier (19 novembre), jusqu’au Très haut amour, de Catherine Pozzi livré par la Sylvie Drapeau (10 décembre).La poésie n’est pas en reste puisque le Festival international de poésie de Trois-Rivières se remet en branle du 28 septembre au 7 octobre.Une de perdue, trois nouveautés Poursuivant sa quête de diversité de l’offre radiophonique, Radio-Canada a éjecté le quasi quotidien Tour de piste de Raymond Cloutier.Vous m’en lirez tant, qu’il anime également, demeure toutefois à l’horaire du diffuseur public, les dimanches à 14 heures.La Librairie francophone, revue d’actualités lit- Sylvie Drapeau téraires de la francophonie, tient aussi le cap dans le cadre de l'émission D’ici et d’ailleurs, les mercredis à 20 heures.Qu’à cela ne tienne, la radio CIBL s’enrichit de trois nouvelles JACQUES GRENIER LE DEVOIR émissions littéraires qui promettent.Dès le 10 septembre, Maxime Catellier, poète et chef de pupitre des arts pour l’hebdomadaire ICI, animera Rencontre du troisième titre, les mercredis à 19 heures.Après un été de rodage, l’auteure-compositrice-interprète Marie-Marine Lévesque (fille de Raymond Lévesque) mettra la poésie à l’honneur sous toutes ses formes — slam, chansons, poèmes — h J’t’entends pas, tous les lundis à 11 heures.Aussi éprouvée tout au long de l’été, Entre les mots invitera des gens liés à la création littéraire et à la chanson.L’animatrice Sylvie Cobo aime commencer ses émissions en lisant des passages d’œuvres littéraires.Le Livre Show, seule émission télé entièrement dédiée aux livres, revient aussi à la chaîne Vox (exclusive aux clients de Vidéotron) avec une nouvelle animatrice, Josée Boumival.Le livre enfante souvent d’autres œuvres — cinématographiques, dramatiques, lyriques, radiophoniques.C’est sur ce thème que se déploiera le 30* Salon du livre de Montréal, du 14 au 19 novembre, avec la journaliste et romancière Micheline Lachance comme porte-parole, pour une troisième année consécutive.D’ici là le Salon du livre du Saguenay prendra les devante, du 27 au 30 septembre, avec une soixantaine d’éditeurs répartis entre une centaine de kiosques.Et bien sûr, chaque semaine, il y aura comme toujours le cahier Livres du Devoir pour vous guider dans vos lectures.Le Devoir Aussi dans ce numéro 1 disponible en kiosouc cl en hl Y| .1 ] I I c w w w .! !K onw mem.C ,1 F 2 LE DEVOIR.LES SAMEDI 25 ET DIMANCHE 26 AO0*T 2007 RENTRÉE LITTÉRAIRE ROMAN QUÉBÉCOIS Bête de texte Alors, est-il bon, le nouveau Nelly Arcan ?Oui ! Oui ! Oui ! DANIELLE LAURIN Z'"' a vient tout juste de débar-V/ quer en librairie, au Québec et en France.Ça s’appelle À ciel ouvert, c’est signe NeDy Arcan.La pulpeuse blonde aux yeux bleus va-t-elle encore une fois voler la vedette cet automne?Elle a été la révélation de la rentrée littéraire, en France et au Québec, en 2001.Avec Putain, encensé par la critique, en Bee pour le Femi-na et le Médicis.Boa son deuxième livre, Folle, a été moins bien accueilli, c’est vrai Mais peu importe.La vraie question, celle qui est sur toutes les lèvres en ce moment, dans le milieu Bttéraire en tout cas, c’est alors, bon ou pas, le nouveau Nelly Arcan?Oui Oui Oui Pour trois raisons: le toa le toa le ton.Et non.pour les mêmes raisons.Question de goût autrement dit Il faut aimer le hard, le cru.Mais personne n’osera dire que ça manque de personnalité, que l’au-teure refuse de se mouiller.Personne ne pourra nier que NeDy Arcan a du cran.Et de la suite dans les idées.La grapde nouvelle, cependant c’est qu’À ciel ouvert est un roman.Fini l’autofiction.Même si on reste dans les mêmes obsessions: le sexe, le sexe, le sexe.Dans ce qu’il a de plus tordu, de plus pervers.Avec, comme il se doit tout un tas de réflexions sur la beauté, le corps, le regard de l’autre.Il y a cette haine de soi, aussi, et du monde.Comme dans Putain et Folle.Cette honte, terrible.Omniprésente dans son œuvre, y compris dans la petite fable, admirable de cruauté, qu’eDe a fait paraître au début de l’été, LEnfimt dans le miroir.Mais peut-on blâmer les écrivains de creuser toujours le même siflon?Oui.Prenez l’auteure de La Honte, justement Annie Emaux.À qui on reproche de se répéter.D’aDer trop loin dans la révélation de son intimi- té, aussi.«J’ai essayé d’écrire FoDe à la troi- JACQUES GRENIER LE DEVOIR : / 1 Nelly Arcan sième personne, mais je n’y suis pas arrivée», m’avait confié NeDy Arcan à la sortie de son deuxième üvre, en 2004.Pari réussi avec À ciel ouvert.Trois personnages, dans la trentaine.Tous trois Montréalais, habitués des bars branchés du Plateau.Un homme, deux femmes.Lui, Charles, amateur de porno, photographe.EDes, JuBe et Rose, hyperâ-Bconées, la première scénariste, la deuxième styEste de mode.Deux rivales.Deux chattes sur un toit brûlant qui se disputent le même homme.Et une mort annoncée, comme dans les tragédies.C’est le point de départ du roman.Laction se passe en une année.Mais c’est écrit au passé.Le pre est déjà arrivé.On n’y pourra rien changer.On ne peut rien changer à rien, de toute façon, dans ce monde en perdition.Guerres, terrorisme, réchauffement de la planète: que peut-on y Élire?Autant s’envoyer en l’air.Même l’amour ne peut pas nous sauver.L’amour est trahison.L’amour tue.L’amour n’a pas sa place dans le monde vulgaire op nous vivons.Où tout est permis.A l’excès.Où, pétris de honte, hantés par la culpabilité, nous nous étourdissons à répétition.Et cultivons la superficiaBté.Blasée, NeDy Arcan?Inquiète du sort de la planète?C’est ce qui ressort de son roman.On ne pourra pas reprocher à celle qui livre à chaud ses états d’âme chaque semaine, dans le journal montréalais Ici, de tourner seulement autour de son nombril C’est un miroir, grossissant, de notre société qu’elle nous tend.C’est un peu lourd, bavard par bouts, mais porté par une structure maîtrisée.Et une écriture qui tend vers la maturité.Upe histoire drôlement bien ficelée, A ciel ouvert.Collaboratrice du Devoir À CIEL OUVERT NeDy Arcan Seuil Paris, 2007,276 pages SOURCE K-FILMS AMÉRIQUE Bernard Émond Le cinéma en livres Critique de cinéma depuis trente ans, l’écrivain André Roy partagera cet automne ses connaissances avec les lecteurs dans un Dictionnaire général du cinéma.Du cinématographe à Internet.Art-Technique-Industrie, une somme à paraître chez Fides.D faut admirer chez cette maison les vrais efforts déployés, au fil des ans, pour offrir des ouvrages de référence soBdes.Pour sa part, Alain Chartrand, chez Stanké, signera Chartrand, cinéaste, une histoire personneDe du cinéma québécois.Sur le sujet, le fils du bouillant syndicaBste a beaucoup à dire.Aux 400 Coups, le critique bien connu Marcel Jean pubBera Tout est mise en scène, un recueil de ses critiques parues notamment dans Le Devoir ainsi que dans des revues comme 24 images et Séquences.Marcel Jean aborde largement les œuvres de quelques auteurs majeurs du cinéma contemporain: Terrence Malick, Tim Burton, Francis Ford Coppola, Denys Arcand, Otar losseBani, Théo Angelopou-los, Pedro Almodôvar et John Waters, entre autres.Notons aussi que les 400 Coups pubBent le scénario de La Neuvai-ne, de Bernard Émond, accompagné 4e textes d’Anne-Marie Ait-ken, Étienne BeauBeu, Frédérique Bernier, Luce Des Aulniers, Jean Pichette et Yvon Rivard.Le Devoir WÊlSt Pedro Almodôvar MARIO ANZUONI REUTERS ^ 4ir MIGNONNE ¦ a 'Sfiï.i Ml Diane Jacob Le vertige de David roman, 148 p., 13 $ « Si U premier roman de Diane Jacob porte sur le dédoublement de la personnalité et soulève la délicate question de l'identité, Use veut avant tout un hommage au poète Abraham Moses Kletu h à tous taux qui, par leurs mon et ktir gounimf^ise d'esthète, refitsent d'aplatir le réel et l'imaginaire et mettent de la beauté et du rêve dans nos vies.» Suzanne (ègncic leI)nmr À lire cet automne Wl Fiction Bertrand Gervais, L'île des Pas perdus Pierre Tourangeau, La moitié d’étoile Jean Désy, La Poune ressuscitée Bruno Roy, N’oublie pas l’été Claude Le Bouthillier, Karma et coups de foudre Wayson Choy, La pivoine de jade (trad.Hélène Rioux) Daniel Castillo Durante, Un café dans le Sud Pierre Chatillon, île était une fois Felicia Mihaii, Sweet, sweet China Essai Anne Élaine Cliche, Poétiques du Messie.L’origine juive en souffrance Les grandes figures Deborah Cowley, Lucille Teasdale (trad.Hélène Rioux) Mathieu Robert Sauvé, Jos Montferrand Élise Bouthillier, Chevalier de Lorimier Romanichels plus Trois poètes québécois.Émile Nelligan, Hector de Saint-Denys Garneau, Anne Hébert, dossier d’accompagnement de Marie-Thérèse Bataïni I i 1781, rue Saint-Hubert, Montréal (Québec) Hzl 3Z1 XYZ Téléphone : 514.525.21.70 • Télécopieur: 514.525.75.37 ôïluoür Courriel : mfo@xyzedit.qc.ca • www.xy2edit.qc.ca DU CANADA FRANÇAIS LES ÉDITEURS CANADIENS-FRANÇAIS VOUS RÉSERVENT PLEIN DE NOUVEAUTÉS POUR L'AUTOMNE 2007.NE LES MANQUEZ PAS ! Bouton d'or Acadie Éditions David Éditions de la nouvelle plume Éditions des Plaines Éditions du Blé Éditions du Gref Éditions du Vermillon Éditions L'Interligne Éditions La Grande Marée Éditions Perce-Neige Éditions Prise de parole J^RÉCF www.recf.ca v GR0U,,B 1IZ±BJ FRANCINE OUELLETTE rieur ik' I \ s Fleur de lys ' Feu Francine Ouellette J’ai serré la main du diable Roméo Dallaire Créatures fantastiques du Québec Bryan Perro Alexandre Girard (illustrateur) Marc Favreau dit Sol Georges-Hébert Germain Chartrand Chercher FORTUNE n jEAN-rifeTWF Hardy ttrur» ét «RMwwii» mî Mtwlf c o Fa O Ni ASTf* La cuisine et le goût des épices Ethné Grimes Philippe De Vienne Chercher fortune en Nouvelle-France Jean-Pierre Hardy cuismeet Stefano Ü! ¦ -.'.'.a/'.Æc' \t oit i n n mi k:n \n n WimîmÊÊmM la .ît - Chartrand, cinéaste Alain Chartrand i i-'t,* BailRAND Le premier ministre Luc Bertrand L’art de refuser un roman Camilien Roy Accompagner la vie Judith Larin Comme plume auvent Louise Simard & • t ï T t- La 37e heure Jodi Compton Comme des étoiles filantes Jacquelyn Mitchard §» LES 1001 LIVRES QU’M FAUT AVOW LUS DANS SA Vit *>*OWMK* HAN Ktt* ACKBWC nt(R KttAU I0ES •’Oi'R AliVR < » A i f f||™ {¦r ' ' J qu’il faut dans sa vie Collectif 1001 albums qu’il faut avoir écoutés dans sa vie Collectif rré Stanlçé 9 QUEBECOR MEDIA Les Éditions LOGIQUES ^OUfBECOK MU)IA Pros’rammer son succès Réussir Programmer son succès Charles-Albert Poissant www.groupelibrex.com Paul Gérin-Lajoie L’homme qui veut changer le monde Mario Cardinal Québeci M ConseM tfas Ait» Canada OmmicN forth# Ait* b F 6 LE DEVOIR, LES SAMEDI 25 ET DIMANCHE 2 6 AOÛT 20 0 7 *1 Tous du 7e % les mots art André Roy Dictionnaire général du cinéma Du Cinématographe à Internet ART • TECHNIQUE • INDUSTRIE 520 pages ¦ 34,9$ $ Le seul dictionnaire de langue française à couvrir tous les domaines de la création cinématographique et multimédia.Avec lui, cinéphiles, étudiants et professionnels trouveront le mot juste à tous les coups (de manivelle) ! 1 Georges Leroux ÉTHIQUE CULTURE RELIGIEUSE | DIALOGUE f m JACQUES CRAN O'MAISON Pour un nouvel humanisme P»- Tout le cinéma du monde François Poitras Guide DVD 2008 Nature et culture 1008 pages • 19.9S$ Comme chaque année, le Guide DVD offre le répertoire le plus complet des films offerts à la vente et à la location.Comme toujours, il offre aussi bien plus: cotes d’appréciation, commentaires critiques, classements thématiques, etc.Sans oublier les beaux yeux de Clara Bow.Le choix du Québec Georges Leroux Éthique, culture religieuse, dialogue Arguments pour un programme 120 pages • 9,95$ Impliqué en tant qu'expert dans son élaboration, le philosophe Georges Leroux livre un plaidoyer pour le nouveau programme d'enseignement d'éthique et de culture religieuse.Un ouvrage synthétique, indispensable pour prendre la mesure du défi qui se pose à l’école québécoise.Vivre la différence A paraître en septembre Jacques Grand'Maison Pour un nouvel humanisme 208 pages • 39,95$ Fidèle à sa manière, Jacques Grand'Maison expose avec clarté un projet ambitieux: jeter les bases d'un nouvel humanisme qui permette un véritable vivre ensemble dans une société où se côtoient des gens d'origines et de cultures différentes.Plia» Pao4 HISTOIRE DE LA AU QUtBSC Histoire d'ondes * À paraître en octobre Pierre Ragé Histoire de la radio au Québec Information, éducation, culture ?524 pages • 39,95$ Fidèle au poste depuis près d'un siècle, la société québécoise s'est exprimée, et, dans une large mesure, formée avec la radio.Un ouvrage unique qui fait découvrir l'histoire technique et socioculturelle du média et le travail des créateurs qui, dans tous les domaines, ont fait la radio au Québec.r F I D E S ' 70 ans de bonnes lectures .www.editionsfides.com If f • RENTRÉE LITTÉRAIRE JACQUES NADEAU LE DEVOIR I ' ' '/J É î i m Une rétrospective des textes que Denise Desautels a publiés dans de nombreux livres d’artistes au fil des ans (entre 1989 et 2005) paraîtra au Noroît sous le titre L’Œil au ralenti.POÉSIE QUÉBÉCOISE Une fenêtre HUGUES CORRIVEAU Du beau et du bon s’annoncent avec vigueur en poésie cet automne.A commencer par un nouveau recueil de Nicole, Brossard, Après les mots, aux Ecrits des Forges.Une rétrospective des textes que Denise Desautels a publiés dans de nombreux livres d’artistes au fil des ans (entre 1989 et 2005) paraîtra au Noroît sous le beau titre L’Œil au ralenti.Dans le domaine des rétrospectives, il faudra surveiller, aux Editions Trois-Pistoles, le huitième tome des Œuvres complètes de Renaud Longchamps sous le titre de Communions (réunissant Fiches anthropologiques de Caïn, Silences et quelques éclats suivi de Pays).On devra attendre octobre pour lire, à l’Hexagone, un monumental recueil de 432 pages de Pierre Ouel-let, Voire, dont on a peine à suivre la production.Mais soyons systématique et regardons de près chaque jnaison d’édition.Les Editions David publieront deux titres à la fin d’août, à savoir La Lenteur du monde, de Michel Fléau, et Corps sauvage, de Michel A.Thérien, qui récidivera en octobre avec Du vertige et de l’espoir, Carnets africains, de même que nous lirons L’Etreinte ne sera pas fugace, 4e Marjolaine Deschênes.Aux Ecrits des Forges, nous retrouverons l’infatigable Jean-Paul Daoust avec un recueil dont le titre à lui seul est un programme: Fleurs lascives-, Marie Savard nous proposera Oratorio, Franche Boucher, Le Tournoiement des désirs, Nataly Tremblay nous amènera Sous le voile bleu du sang, pendant qu’Alexandre Trudel nous proposera d’endosser ses Robes de baleine.Les Herbes rouges ne nous promettent que trois titres, mais, dès septembre, un nouveau Benoit Ju-tras, ce qui devrait faire l’événement, L’Année de la mule, qu’on définit comme «une traversée du désert, une turbulente quête de la délivrance».Suivront en octobre Démolition de nuit, de Julie Fauteux, et L’Heure perte, de Marilène Gill.Les Editions de l’Hexagone n’ont pas inscrit pour l’automne de nouveaux titres dans la prestigieuse collection «Rétrospectives», mais, tout de même, en août, un nouveau Thierry Dimanche, D’où que la parole théâtre (troisième volet de ses Encycliques désaxées); La nuit est un objet étrange, de Carol LeBel, en septembre, mettra en question la façon de résister au «sans importance»; et, en octobre, deux premiers recueils, dont Frères d’encre et de sang, de Jean-Philippe Gagnon, texte prometteur, de même que La Voix meurt pleine, de Guillaume Lebel, qui considère que «la ruine est trop vaste pour un seul homme».Le Lézard amoureux nous sur- SOURCE L'HEXAGONE Pierre Ouellet PATRICK SANFAÇON ARCHIVES LE DEVOIR Les Herbes rouges publient dès septembre un nouveau Benoit Jutras, L’Année de la mule.prend en publiant, en septembre, un recueil de Christiane Frenette, Territoires occupés, alors qu’en octobre Ivy (connu aussi sous le nom dlvap BielensW, qui a déjà publié, aux Editions du Noroît, le recueil Les Corps carillonnent) nous donnera un livre-disque, Slamérica, recueil de poésie, slam et spoken word.Marchand de feuilles nous donnera, en octobre, un beau recueil d’Alexandre Faustino, sur/lequel jb reviendrai sans doute, Epiphanie, qui invoque les Patriotes, Chénier, Le Grand Antonio, sans oublier René Lévesque.Il y a de quoi voir.Travailleur social auprès des jeunes de la rue, survivant de la délinquance, voici donc Faustino poète.Mémoire d’encrier, fidèle à sa mission, nous ouvrira, en septembre, les pages de l’Haïtien Gary Klang, U est grand temps de rallumer les étoiles.Par la suite, on parcourra avec hoxïhtMi Anthologie secrète d’Ida Faubert, Tune des premières écrivaines haïtiennes qui, établie à Paris en 1914 jusqu’à sa mort en 1969, a fréquenté écrivains et artistes surréalistes.Suivra Sève et sang, sous la direction de Normand Baillargeon, une anthologie de la poésie révolutionnaire réunissant les textes d’une cinquantaine d’auteurs français, québécois et d’ailleurs.L’automne au Noroît Les Editions du Noroît auront comme toujours un autqmne chargé.Tout comme aux Ecrits des Forges, nombre de recueils seront des traductions.Mais attardons-nous, pour l’heure, aux oeuvres d’ici, à commencer, en août, par le retour de Jean-Yves Collette en poésie qui nous propose, dans la mouvance de son roman érotique paru récemment chez Québec Amérique, ses Parcours d’Anna qui mettront en scène, entre autres, un «chef de police vicieux qui bafoue l’amour» (j’avoue déjà mon inquiétude).En septembre, nous saurons ce que sont L’Amour même pour Jean Royer et le Tout comme pour Marie Bélisle.Le mois d’octobre nous permettra d’entrer en réflexion mystique En amont du Seigneur avec Jean-Marc Fréchette, et nous découvrirons, dans la collection «Initiale», le premier recueil de Nathalie Landreville, au si beau titre Regarder la lumière.Caroline LarocheDe affrontera le Vent debout et Gabriel-Pierre Ouellette nous proposera un recueil fort complexe, nous y reviendrons sûrement, intitulé Le Neuvième Poème suivi du Journal de son écriture (2002-2007).Novembre nous donnera une autre anthologie, celle-ci de poètes angloquébécois, intitulée Le Groupe des huit et présentée par Judith Thibault L’Oie de cravan, l’éditeur lent, surprend à son tour en publiant, en octobre et pour la première fois, le tant aimé Patrice Desbiens, avec En temps et lieux.Suivra la réédition augmentée du double des Parfaits dommages et autres achèvements, de Pierre Peuchmaurd.En novembre, la béd^iste Julie Doucet nous mènera À l’école de l’amour.Chez Triptyque, trois recueils, dont un premier en août Mémoire d’ombres, de Jérémie Leduc-Leblanc, ouvert sur une «géographie du deuil», suivi, en septembre, d’une invitation de Marie-Hélène Montpe-tit à la suivre Dans le tabou des arbres.Nous attendrons novembre pour savoir si les éditions reporteront de nouveau la publication des Caïques, de Joël Des Rosiers.Aux Editions Trois-Pistoles, outre le Longchamps, Victor-Lévy Beaulieu prévoit la parution de Tranchées, de Pierre Demers, réunissant des textes parus dans des revues souterraines, Steak haché et La Brimbelle, qu’on résume comme un «carnet d’extériorisation des névroses saguenéennes».J’en ai froid dans le dos.Au Vermillon, on devra se débrouiller avec les Décombres de la beauté, de Roger Lafleur, portant sur les conflits guerriers actuels et leurs effets.Nous irons par la suite à la rencontre de La Nébuleuse du Celte, de Sylvie Filion, qu’on dit «être une espèce de délire implosif projeté sur la peau du cœur».On y prendra garde.Saison riche de textes attendus et de découvertes stimulantes.Collaborateur du Devoir • EN La biographie de Sol par Georges-Hébert Germain Vous ennuyez-vous de Sol, notre clown triste national?Georges-Hébert Germain a pensé à vous.Dans Marc Favreau, dit Sol, à paraître chez Libre Expression, le journaliste explorera la carrière et BREF l’œuvre du grand artiste du verbe.«Marc Favreau a été présent à la télévision dès l’apparition du média, explique Georges-Hébért Germain en entrevue./e me suis rendu compte que, pour les dix premières années de Radio-Canada, il était toujours là.À travers lui, c’est un peu l’histoire de notre télévision que j’ai tracée, en même temps que l’histoire de nos clowns.» - Le Devoir i v LE DEVOIR, LES SAMEDI 25 ET DIMANCHE 26 AOÛT 2007 RENTREE LITTERAIRE F 7 LITTÉRATURE ÉTRANGÈRE Avec les Günter Grass, Michael Ondaatje, Jonathan Franzen, William T.Vollmann, Colum McCann et Peter Hoeg, la «rentrée étrangère» de l’automne s’annonce diversifiée et, comme d’habitude, à dominante anglo-saxonne.Tri sélectif ARCHIVES LE DEVOIR Les Éditions de l’Olivier publient Divisadero du poète et romancier canadien-anglais Michael Ondaatje.CHRISTIAN DESMEULES Côté poids lourds anglo-saxons, on attend avec une certaine impatience le nouveau titre de Fauteur du Patient anglais, le poète et romancier canadien-anglais Michael Ondaatje.Divisadero (L’Olivier) évoque à sa.manière les destins croisés de personnages posés dans des géographies et des époques différentes.Actes Sud nous promet le colossal Central Europe de l’Américain William T Vollmann.Un kaléidoscope littéraire de mille pages qui se penche sur la création artistique en milieu totalitaire — nazi ou communiste — et un «traité d’éthique à l'usage de l’Europe du XXt siècle» qui a valu à son auteur le prestigieux Rational Book Award en 2005 aux Etats-Unis.Le New-Yorkais Jonathan Franzen revient avec un récit autobiographique intitulé La Zone d’inconfort (L’Olivier), une éducation intellectuelle et sentimentale au cœur de l’Amérique moyenne, sorte de contrepoint autobiographique aux Corrections — le roman qui nous l’avait lait connaître en 2002.Après l’avoir fait pour Marilyn Monroe, Picasso et Lee Harvey Oswald, l’Américain Norman Mailer fait à sa manière un roman de la biographie d’Hitler avec Un château en forêt: le fantôme d’Hitler (Plon).Chez Denoël, Mark Z.Danielewsld, qui s’était fait remarquer en 2002 avec le brillant et improbable La Maison des feuilles, revient avec O révolutions, avec lequel il pourra difficilement nous étonfier autant.T.C.Boyle propose quant à lui un «road movie» romanesque avec Talk Talk (Grasset), tandis que Colum McCann {Danseur) explore dvecZoli (Belfond) l’univers des tziganes de l’Europe de l’Est à travers le XXe siècle.Gallimard semble miser beaucoup sur le premier roman de la jeune romancière Marisha Pessl, La Physique des catastrophes, «l'un des cinq meilleurs romans de l’année 2006», selon le New York Times Review of Books.Avec Le Chant de la mission (Le Seuil), son 20' roman, John Le Carré renoue avec l’Afrique post-coloniale, les machinations capitalistes et internationales qui alimentaient déjà sa vision du continent noir dans La Constance du jardinier.Aussi: Café Paraiso, de Monica Ali (Belfond), De la beauté, de Zadie Smith (Gallimard) et Arlington Park, de Rachel Cusk (L’Olivier).L’écrivain allemand nobélisé en 1999, Günter Grass, nous livre son mea-culpa avec Pelures d’oignon (Le Seuil).Les révélations tardives de l’auteur du Tambour au sujet de son engagement dans la Waffen SS à l’âge de dk-sept ans ont frit couler beaucoup d’encre en Allemagne l’an dernier.Une autobiographie où la honte, le remords et la littérature ont certainement la part belle.L’automne devrait nous ramener aussi le Danois Peter Hoeg {SmUla ou l’amour de la neigé), avec un roman intitulé La Fille tranquille (Actes Sud).On pourra aussi en profiter pour découvrir son compatriote Knud Romer dans Cochons d’Allemands, traduit en français aux Allusife.En provenance de la péninsule italienne, Robert Laffont nous annonce le retour de l’Italien Carlo Frutlero sans Franco Lucentini (décédé en 2002), avec un roman noir intitulé Des femmes bien informées, alors qu’Alessandro Baricco revient au roman avec Cette histoire-là (Gallimard).A surveiller également: New Thing, de Wu Ming I (Métai-lié), production individuelle de Roberto Bui, qui travaille au sein du Wu Ming Clan, un collectif déjanté de cinq jeunes artistes italiens.Une intrigue policière située à New York sur fond de montée du Black Power et de la «new thing» des John Coltrane, Albert Ayler et Archie Shepp.Pour les amateurs de jazz et de romans noirs.A l’enseigne de la littérature hispanophone, Le Seuil nous promet Grande fugue, le dernier et ambitieux roman de l’écrivain argentin Juan José Saer, décédé en 2005.Un livre décrit par l’éditeur comme la «culmination d’une œuvre immense qui marque, après Borges et Onetti, le renouveau de toute la littérature latino-américaine et compte parmi les plus séduisants projets de la création littéraire contemporaine».Le même éditeur publie un nouveau titre d’Eduardo Mendoza, Mauricio ou les élections sentimentales (Le Seuil), tandis que Carmen Posadas est attendue avec La Belle Otero (Le Seuil).Les Allusifs nous proposent un cinquième titre du Salvadorien Horacio Castellano Moyas, Le Bal des vipères.Aussi: Le Nid du serpent (Albin Michel), du Cubain Pedro Juan Gutiérrez, et Le Syndrome d’Ulysse (Métailié), du Colombien Santiago Gamboa Finalement, du côté de la littérature en langue arabe, il faudra surveiller le second roman de l’écrivaine libanaise Imane Humaydane Younes {Ville à vif), intitulé Mûriers sauvages (Verticales), tandis que son compatriote Elias Khoury nous offrira Comme si elle dormait (Actes Sud), l’histoire, campée entre Bey-routh et Nazareth, d’une jeune femme qui a le don de voir en rêve le passé et de prévoir l’avenir.Collaborateur du Devoir SUSANNA VERA REUTERS L’écrivain allemand nobélisé en 1999, Günter Grass, nous livre son mea-culpa avec Pelures d’oignon (Le Seuil).i O.J W æJ ztr?) Jean Du Pays tornes 1 et 2 Jean Marc Phaneuf I) DôS eiiAUiArs, T noam Une hirondelle en Amazonie l tsancira Larmes rue hlfotnL.lL W ** £ U A LU «E Z O I— o LU O O ‘V* * w* Phoenix Les Pièces d’or de Nicolas Flamel Corinne De Vailly Les Héritiers d’Ambrosius tomes 1, 2, 3 et 4 Claude Champagne Phoenix L’Empereur immortel Sylvie-Catherine De Vailly L’Exilée Héloïse Bnndarnot tr 1111-la, Le Retour du pygargue I >u use 1 iimart l U Retour dupyg^rgue Une histoire de yars fTylvio Catherine pu Vailly Au delà de l'univers tomes 1 à 6 Alexandra l mochelle Trécarré wwvtf.edtrecarre.com ¦ÉflÉBÉflÉ ÉÉMIMÉ mmm LE DEVOIR, LES SAMEDI 25 ET DIMANCHE 26 AOÛT 2007 RENTREE LITTERAIRE POLAR Bonjour la police ! La majorité des grandes pointures sont déjà sorties, leurs parutions éparpillées au fil de l’été MICHEL BÉLAIR Cf est mal barré pour la rentrée.Oh, il y a bien des centaines de bouquins qui vont sortir d’ici Noël, farcis d’histoires tordues jetant un regard dérangeant sur le monde dans lequel prennent racine, précisément, les dites histoires de gens tordus.Mais c’est presque trop tard.Trop tard, parce que la majorité des grandes pointures sont déjà sorties, leurs parutions éparpillées au fil de l’été, au rythme des vagues successives des vacanciers de tout poil.Coup sur coup au cours des dernières semaines, on a vu paraître un Donna Leon (Dissimulation de preuves), un Michael Connelly (Echo Park), un Donald Westlake (Argent facile), un recueil de nouvelles (inégales) de Dennis Lehane (Coronado) et un autre fascinant Tony Hillerman (Le Chagrin entre les fils).On n’a d’ailleurs même pas trouvé le moyen de vous parler de ces deux derniers titres! Men-fin.Tout cela pour dire que vous êtes aussi bien de vous «faire à l’idée: la récolte d’automne ne sera pas aussi riche s’il faut en juger d’après les catalogues que les éditeurs nous ont fait parvenir.Ici, on lancera le tout nouveau Benoît Bouthilptte (La Nébuleuse du chat, aux Edifions de la Ba-gnolle) et, chez A lire, un nouveau Camille Bouchard (L’Agence Kavongo).En France, on nous annonce bien un nouveau titre d’Elizabeth George (Anatomie d’un crime, aux Presses de la Cité dès la fin de novembre) et une «intrigue irrésistible» écrite par un journaliste àu New York Times mettant en vedette Edgar Poe sur la piste d’un serial killer (Un œil bleu pâle, de Louis Bayard au Cherche midi).Mais la rentrée est plutôt calme.Comme si l’essentiel était déjà terminé.Pourtant, il faudra surveiller quelques noms.Dans la fameuse Série noire.chez Gallimard, l’Irlandais Eoin McNamee revient à sa façon sur «l’affaire Diana» dans 00:23, pont de l’Alma, que l’éditeur décrit comme «un pur roman d’espionnage psychologique».Un peu plus tard, fin octobre, la même collection propose aussi un Ken Bruen — dont on connaît surtout le duo R&B (selon le nom des inspecteurs Roberts et Brant).Ça s’intitule Le Dramaturge, et l’on ne peut pas encore vous en dire grand-chose avant de le lire.Ce même Bruen nous présente ses héros favoris R&B, dès la fin de septembre chez Folio Policier cette fois, dans une enquête qui les fjera courir jusqu’aux Etats-Unis: Le Mutant apprivoisé.Toujours chez Folio Policier, Jo Nesbo, l’ancien chanteur leader d’un groupe pop norvégien — il a remporté le Glass Key Prize en 1997 pour L’Homme chauve-souris —, confie une enquête étrange à son inspecteur Harry Hole dans Rue Sans-Souci; le policier est victime des machinations d’un flic véreux et les cadavres s’accumulent autour de lui.Chez Belfond, fin octobre, une autre ancienne journaliste (à la BBC cette fois), Liz Rigbey, propose La Saison de la chasse, un 4hriller inquiétant» qui se déroule dans les Rocheuses, près de Salt Lake City.Et John Sanford, un Prix Pulitzer de journalisme reconverti au polar avec son inspecteur Lucas Davenport, publie La Proie cachée, chez Belfond toujours, quelque part fin novembre.Voilà.On peut aussi noter des curiosités en terminant.Une nouvelle édition-traduction des Aventures de Sherlock Holmes, chez Omnibus en novembre.Le même éditeur propose aussi l’intégrale de Maigret de même qu’un livre, La France de Maigret, sur l’époque dans laquelle vivait Simenon (en décembre).Le Devoir BÉDÉ Du sable, de l’étrange et du vécu FABIEN DEGLISE Il y a des années comme ça.L’événement de la rentrée 2007 dans l’univers du 9e art n’est finalement rien d’autre qu’un.grain de sable.Mais il ne devrait pas passer inaperçu.Minutieusement conçue par Benoît Peeters et François Schuiten, la petite chose, baptisée La Théorie du grain de sable (Casterman), est finalement très grande.Elle doit en effet marquer cet automne, après trois ans d’absence depuis le tome 2 de La Frontière de l’invisible, le retour du célèbre duo.Elle vient aussi écrire le onzième volume des Cités obscures, l’oeuvre que ces deux fous d’architecture et d’ordre construisent pièce par pièce depuis un quart de siècle.Les sublimes Murailles de Samaris ont donné le ton.C’était en 1983.Dans le même esprit, sans doute, ce nouveau chapitre se prépare à mettre en scène Constant Abeels, un homme qui répertorie des pierres se matérialisant étrangement dans son appartement.Toutes pèsent le même poids: 6793 grammes.C’est un nombre premier.Et de là, forcément, tout est possible.Le possible, «l’enfant du mauvais sort», c’est le nom du héros, devrait sans doute y être confronté dans La Mer et la Nuit (Del- « niai- rît .- .- J- STAMSÔUS wms iïs courms WtiUMK MH ix l AMM triîiwi rvn’» Québécor agit pour l'environnement Grâce à notre papier Québécor Enviro, 100% fibres postconsommation, un milliard de pages sont imprimées de façon plus écologique et 34 000 arbres sont épargnés chaque année.— SOURCE CASTERMAN Illustration tirée de La Théorie du grain de sable, de Benoît Peeters et François Schuiten court), de Jean-David Morvan et Nicolas Delestret.L’homme qui rit, c’est le titre de l’épisode, va livrer le premier tome de cette série où gitans et drames se préparent à faire bon ménage.Autre lieu, autre drame: avec Modus vivendi, Matz et Jacamon replongent en octobre prochain pour une sixième fois dans l’univers de leur Tueur (Casterman) qui au Venezuela va devoir dégommer un banquier, un courtier international en pétrole et, chose étrange.une religieuse célèbre pour ses bonnes œuvres auprès des pauvres des bidonvilles.Bizarre.De l’étrange, Piège en forêt Moi, deuxième volet de Mékong (Dargaud), de Bartoll et Coyère, ne va certainement pas en manquer en proposant la suite des aventures d’Alan Thomas dans l’Indochine du KIK" siècle.La Force des choses, de Graham An-nable (Atrabile), une œuvre confidentielle à venir et à surveiller, est également susceptible de laisser le lecteur tout aussi perplexe mais pour le simplisme d’un trait qui en dit très long.Des fraises et un blogue Sur une note plus légère, cette rentrée 2007 va aussi marquer le retour de Zviane, jeune auteure québécoise.Après son remarqué Point B (Monnet éditeur), elle revient en effet avec La Plus Jolie Fin du monde (Mécanique générale), le version imprimée en quelque sorte du blogue qu’elle anime depuis quelques mois.Aussi badins et rafraîchissants, Le Petit Christian 2, de Blutch (L’association), le tome 2 de Fraise et Chocolat, d’Aurélia Aurita (Les impressions nouvelles), Comment ne rien faire, de Guy Delisle (La Pastèque), et Je ne suis pas n’importe qui, de Jules Feiffer (Futuro-polis), pourraient avoir le même effet sur l’humeur des aficionados de vignettes et de phylactères.Enfin, pour le plaisir de la chose, mentionnons que cet automne Stark sous toutes les coutures va donner vie au.51' volume des Tuniques bleues (Dupuis).De quoi faire pâlir d’envie Julien Neel dont l’héroïne Lou (Glénat), délicieuse et amusante, revient, elle, pour une petite quatrième ’ fois.Quand à Nob, il imposera Mamette, sa p’tite vieille sympathique, pour une deuxième reprise avec Les Petits Trésors (Glénat).Mais il faut bien commencer quelque part Le Devoir Rencontre en hommage à Gilbert Langevin Une grande fête champêtre aura lieu le samedi 1" septembre pour rendre un hommage de reconnaissance et d'amitié JACQUES GRENIER LE DEVOIR Gilbert Langevin au poète Gilbert Langevin (1938-1995).Cette fête annuelle de la poésie a été lancée en 1989 par les Da Silva.De partout, des poètes et des amants de la poésie y viennent raconter, rencontrer, fêter, dire leurs poèmes ou en écouter.Cette année, pour la première fois, la rencontre se tiendra chez Chantal Santerre et Normand Baillargeon, qui étaient des amis du poète.Le micro est ouvert de 14h à 22h pour toutes les prises de parole.Beau temps, mauvais temps, la fête aura lieu.Il faut réserver ses places à l'avance, en ligne au ivww.gilbert-langevin.com ou par téléphone au 450 787-3437.Poètes en émergence, poètes confirmés, amants de la poésie sont invités.Le Devoir Des entretiens et des portraits chez Varia Lmstructivq collection «Entretiens», des Editions Varia, s’enrichira de deux titres cette saison: Jacques Lévesque.Le retour de la Russie, de Jean-Frédéric Légaré-Tremblay et Bernard Bemier, et Le Japon à la croisée des chemins, de Vincent Mirza.Chez le même éditeur, on pourra aussi lire des portraits de penseurs et d’artistes.Sébastien Hudon présentera Guy Bor-remans, Thierry Bissonnette rendra hommage à Thomas de Ko-ninck, Stéphanie Jasmin signera Michel Goulet, sculpteur et Dyane Raymond nous fera découvrir le _ musiden Jean Derome.- Le Devoir Lmiiintmeme 180 PAfces tt$ Iiir • ' 1 v* NOUVELLES • ROMANS • ESSAIS Q FESTIVAL DE JAZZ DE MONTREAL Jean Derome V RENTREE LITTERAIRE 2 0 0 7 F 9 LITTÉRATURE JEUNESSE La rentrée québécoise des jeunes lecteurs ANNE MICHAUD Chez les éditeurs québécois, la rentrée jeunesse, ce sera d’abord deux œuvres posthumes d’Henriette Major.Elle nous a quittés en novembre 2006, laissant derrière elle une œuvre colossale à laquelle s’ajoutent cet automne ses deux derniers manuscrits: La Vraie Vérité (Soulières), un conte de facture classique qui mêle le réel et l’imaginaire, et Les Pays inventés (Hurtubise HMH), qui recense les pays, réels ou fictifs, visités par notre imagination.La mystérieuse Mademoiselle C est de retour en septembre avec La Fabuleuse Entraîneuse et une version audio de La Nouvelle Maîtresse (Québec Amérique)! Dominique Demers signe aussi deux albums pour les tout-petits, Oupi-laille et le poil de dragon et Le Secret du Petit Poilu (Imagine).La suite du Voyage au pays du Montnoir, de Christiane Duchesne.Après La Ville sans nom, paru en février dernier, les aventures de Pierre Moulin se poursuivent dans L’Enigme des triangles (Boréal) et se concluront l’hiver prochain dans La Dame à la jupe rouge.Ouf, je n’en pouvais plus d’attendre! Cet automne, le toujours prolifique Gilles Tibo signe au moins six nouveaux livres: deux romans chez Québec Amérique (Noémie — Bonheur à vendre et Ma meilleure amie), plus un polar et trois albums chez Dominique et cie, dont Rêve d’enfance, qui célèbre le 10 anniversaire de la maison d’édition! Alain M.Bergeron et Sampar, alias Samuel Parent, signent trois nouvelles collaborations: Dominic en prison (Soulières), Le Grand Troc (Boréal) et un «roman bédé» intitulé Capitaine Static (Québec Amérique).Décidément, ce duo du tonnerre n’a pas fini de nous étonner! Pour le plus grand plaisir des tout-petits et de leurs parents, Bertrand Gauthier fait de nouveau équipe avec Philippe Béha {De Mimi Petit à Tarzan LeGrand) et avec Gérard Firscheteau (Je suis Louna et je suis amoureuse, Québec Amérique).Il renoue aussi qvec les jumeaux Bulle (La Courte Echelle), qui ont fait rire toute une génération d’écoliers dans les années 80-90.Véronique Drouin quitte L’île d'Aurélie pour nous faire connaître Zeckie Zan (La Courte Echelle), Martine Latulippe nous fait découvrir Les Secrets du manoir (Québec Amérique), Tania Boulet renoue avec Julie et sa bande (Sur la pointe des pieds, Québec Amérique), alors que Fabrice Boulanger propose la suite des aventures d’Alibis inc.(Jeu de dames).Toujours pour les ados, Québec Amérique inaugure aussi un nouveau site Internet, destiné aux adolescents, qui comprendra des articles, des critiques, un blogue mensuel et des informations sur plus d’une vingtaine d’auteurs.Rendez-vous bientôt au www.maglecture.com.Une nouvelle série dont les héros sont des,mammouth?verra aussi le jour.A La Courte Echelle, on aime les GRQS héros et on en a trouvé deux ENORMES! Que ce soit en albums ou en romans, les aventures d’Oscar, Arabella et leurs copains de la Mammouth Académie s’annoncent des plus divertissantes! Des «Trésors» sur papier et sur CD.La fantastique série «Trésors» s’enrichit d’un nouveau titre» Trésors enfouis, et se transporte sur support informatique avec les versions en cédérom de Trésors ingénieux et Trésors vivants (Québec Amérique).Des abécédaires classiques, rigolos ou décoiffants sont aussi au programme.Du très classique Alphabet (400 Coups) au surprenant Ah! Ha!, de Philippe Béha (Hurtubise HMH), en passant par Le Merveilleux de AàZ (Imagine) et L’Abécédaire de Pomme et Pépin (Bayard Canada), l’alphabet se décline sur tous les modes, du plus sérieux au plus délirant! La suite des aventures de Léon sera à surveiller.Le succès du petit cyclope d’Annie Groovie se poursuit avec quatre albums dans la série «Délirons avec Léon» et une nouvelle collection pour les tout-petits, baptisée «Jouons avec Léon» (La Courte Echelle).Des polars pour frissonner de plaisir?Mystères et enquêtes sont au programme de la nouvelle collection «Roman noir» des Editions Dominique et compagnie.Trois niveaux de lecture et cinq titres, signés Gilles Tibo, Agnès Grimaud, Camille Bouchard et Carole Tremblay, notre collaboratrice.On frissonne déjà de plaisir! Pourquoi pas des albums à savourer pour conclure?Parmi tous les albums annoncés, j’ai particu- lièrement hâte de voir Croque, de Thomas Fersen et Manon Gauthier (400 Coups), Crème glacée, limonade sucrée, de Fil et Julie (Hurtubise HMH), Le Nouveau Voyage de monsieur Caca, d’Angèle Delaunois et Marie Lafrance (400 Coups), et Ton histoire d’amour, qui aborde la question de l’adoption (Dominique et cie).La rentrée, c’est plus de 150 autres albums, romans et documentaires pour rigoler, s’émouvoir, apprendre et s’émerveiller.Collaboratrice du Devoir Bertrand Oautlik-r Silence, les jumeaux tournent I De belles promesses CAROLE TREMBLAY Encore une fois, dans le domaine de la littérature jeunesse, l’automne s’ouvre sur de belles promesses.Pour montrer le monde aux tout-petits, Gallimard-Giboulées lance «Saga cités», une collection de livres animés qui visitent de manière spectaculaire différents coins de notre planète.Venise, l’oasis, Carthage et la médina de Tunis sont présentées par des pop-up des lieux en trois dimensions, des rabats permettant de voir l'intérieur des monuments et desiextes-recelant désinformations sociologiques, historiques et techniques.La photo, un domaine généralement négligé par la littérature jeunesse, fait une timide entrée dans les catalogues pour enfants.Chez Albin Michel, Ces images qui nous racontent le monde puise dans les archives de la prestigieuse agence de photoreportage Magnum pour reconstituer l’histoire des événements qui ont marqué la deuxième partie du XX siècle.Cet ouvrage se veut à la fois un outil de connaissances, un album-souvenir et un livre d’art Toujours en photo, chez Milan, la collection «Le tour de monde» offre aux jeunes enfants l’occasion d’explorer la diversité du monde par le biais de photographies de qualité.Après les mamans, les pa- pas, les maisons et plusieurs autres sujets, c’est au tour des Ecoles du monde d’être visitées.Ces jolis bouquins imprimés sur du papier plastifié résistent aux petits lecteurs les plus passionnés.Chez Plon, on propose, comme chaque année, une nouvelle édition de L’Encyclo des filles, avec toujours plus de nouvelles entrées et de nouvelles illustrations.Cet ouvrage annuel s’accompagne maintenant d’une gamme de papeterie et de carnets thématiques vendus séparément Après L’Astro et Les Tests, des classiques dans le genre, les deux nouveautés de l'automne détonnent un brin: Le Manuel d’autodéfense féministe et La Custo.La customisation étant, semble-t-il, une façon de personnaliser ses vêtements en les bricolant un peu.Signalons aussi un petit nouveau étonnant dans cette famille jusqu’à maintenant exclusivement féminine: L’Encyclo des garçons.Customiseront-ils, eux aussi?Ça reste à voir.Si l’année scolaire commence par une attaque de poux, sachez que les éditions Milan publieront en octobre Comment zigouiller les poux?, un album documentaire plein d’humour sur l’irritante question, mais aussi Je t’ai dans la peau: le monde étonnant des parasites, pour en apprendre davantage sur leur grande famille.C’est bien joli de découvrir le monde, mais il faut aussi savoir l’inventer.Dans le domaine de la fiction, tant et tant de choses sont promises qu’il est difficile de faire le tri.L’écrivaine Susie Morgenstern, une des piliers de L’école des loisirs, a accepté, à l’invitation des éditions Nathan, d’écrire pour les tout-petits.Délaissant momentanément le public des 10-12 ans auquel elle s’adresse généralement, elle a créé une collection qualifiée de «Spécial petites filles» qui met en scène Emma, une héroïne de quatre ans.Les deux premiers titres à paraître: Emma et le carnet à secrets et Emma et son meilleur copain.De son côté, la prolifique Bénédicte Guettier, la maman, entre autres, de l’âne Trotro, crée un nouveau personnage chez Gallimard Giboulées: ilnspecteur La-pou.Ce «Colombo» du potager résout à sa façon un peu flegmatique les énigmes qui entourent La Fin du haricot, La Fraise amnésique et Le Mystère de la patate.Toujours dans les albums, à L’école des loisirs, Grégoire Solo-tareff réécrit l’histoire d’Adam et Eve en les réincarnant dans des souris.Stephanie Blake reprend Simon, l’irrévérencieux lapin de Caca Boudin.Cette fois, sa nouvelle réplique fétiche est «Je ne veux pas aller à l’école».Le déjanté Claude Ponti couvre l’année avec Almanach ouroulboulouck, un ouvrage plein de détails et de délires sur les Ouroulbouloucks, de petites créatures qui mangent de la tarte aux doigts tièdes et font la culjure des pantouflons.A la même maison, mais pour les plus grands, Xavier-Laurent Petit publie Be safe, (c’est très à la mode, les titres en anglais.), l’histoire d’un jeune garçon qui décide de s’enrôler dans l’armée.Pour le moins d’actualité.La collection de biographies s’enrichira de celle d’Edvard Mun-çh, rédigée par Arnaud Cathrine.A l’occasion du 400' anniversaire de Québec, la maison française s’intéresse aussi aux Voyages de Samuel de Champlain, dans les classiques abrégés.Pirates et dragons Les pirates et les dragons se maintiennent toujours au sommet du palmarès des thèmes populaires.Parmi les titres à signaler, deux nouveaux luxueux «faux fac-similés» chez Milan, Piratologie, la vie à bord d’un navire de pirates et Piratologie, le guide du chasseur de pirates, et une série romanesque dérivée des albums sur les dragons: Dragonologie, les chroniques.Le premier des quatre tomes prévus, L’Œil du dragon, met en scène le docteur Drake, présent dans les ouvrages déjà parus.Encore chez Milan, une seconde génération d’écrivains Murail voit le jour.Après Marie-Aude et Elvire, voici la fille de Lorris, N aima Murail-Zimmermann, qui s’y met.Elle débute fort avec les deux tomes à’Edencity, Quartier rouge et Les Patrouilles du crépuscule, une série fantastique sur les vampires (un thème montant dans le palmarès.,), flirtant avec l’horreur et le gore, à ce qu’il paraît Chaque année, des auteurs du monde des grands passent chez les jeunes.Cette fois, c’est Mary Higgins Clark qui signe son premier album jeunesse, Le Bateau fantôme, chez Albin Michel.L’écrivaine dit s’appuyer sur son expérience de grand-mère et d’arrière-grand-mère pour raconter cette étrange histoire de fantôme, plantée dans le décor de Cape Cod.Mais le plus étonnant des invités de la rentrée demeure le célèbre physicien Stephen Hawking.S’alliant à sa fille Lucy, qui est journaliste, il propose Georges et les secrets de l’Univers, chez Pocket jeunesse, le premier tome d’une trilogie romanesque qui, paraît-il, permettra aux jeunes et aux moins jeunes de comprendre les grands mystères de la science.Des promesses, des promesses.Toujours des promesses.Le Devoir NOUVEAUTES ! .S’ARRETE?JE Nathalie Stephens .s’arrête ?Je existe dans un lieu indistinct, brouillant géographies et trajectoires.Tendu entre les corps de Nathalie et de Nathanaël, entre la dissolution et l’abjection, le récit, effrité et fracturé, disloque sa propre pulsion.Le texte s'adresse à l’affolé et à l'affolant, mais qu'est-ce que la folie éloignée des langues qui l’emmurent ?D’OU QUE LA PAROLE THÉÂTRE Thierry Dimanche d’où que théâtre ta parole tu t’appliques à détruire ses liens postiches Ici les mots deviennent personnages, la parole fait des scènes et nous invite à des rotations côté cour ou jardin, dans un conflit qui s’amuse à multiplier ses peaux.• mEXAGOME riiiïRRv iHMANcm d’où que la parole théâtre A ECRITS DES FORGES POÉSIE INTERNATIONALE Depuis 36ans notre seule passion.ia poésie Mcqucs Aitartf LE BONHEUR DES POÈTES Jacques Allard riAuoe BEAUSOLEIL POZIC-R WM MAUX M jj^f /: ' - SONNETS NUMÉRIQUES 1® 1 ÎV!$v'- '"v '.VT ET MAUX C.«Mvn upolote Saint-Uttrenl Guillevic ¦ MAU : ¦ V v ODE AU SAINT-LAURENT Catien Lapointe Distnbulion au Canaria : Prolonue • Siti Distribution en Europe : li nvcnue Édounnl Luviiilette, C P 33S.Trois Hivières (Québec) G9A bG I Dictionnaire GUÉRIN deo poète* d’ici de 1606 à no* jour* (2e édition) Marc-Aimé Guérin Réginald Hamel On retrouve des informations biographiques succinctes suivies d’une brève description du parcours de chaque poète.1376 pages 49,10$ Panorama de la littérature québécoioe contemporaine (1961-1997) Réginald Hamel Il s’agit d’un vade-mecum indispensable à l’enseignement et à la recherche dans le domaine des humanités.832 pages 52,20 $ Reginald Hamel Pierrette Méthé Dictionnaire Duma* 1040 pages 99,75 $ Dictionnaire Duma* du bicentenaire Supplément de mi*e à jour 240 pages 31,50 $ Voici le premier index analytique et critique des personnages et des situations dans l’œuvre d’Alexandre Dumas.NIPISH, une narration en autochtonie Louis-Edmond Hamelin Ce récit fait découvrir, par dialogues élaborés, l’état conflictuel des relations entre les Autochtones et les non-Autochtones.256 pages 30 $ m, mm Jalou*ie Gilles Michel Ouimet Anne-Marie Pons Suspense psychologique nous emportant dans les abîmes de ce lourd sentiment.544 pages 29,95 $ mmmmmmmmmy, Michel David Cette grande saga romanesque vous fait revivre le XXe siècle au Québec.Découvrez les déchirements, entre tradition et passion, qui ont fait notre monde.Le Petit Monde de Saint-An*elme Chronique des années 30 496 pages • 24,95 $ L’enracinement Chronique des années 50 576 pages • 25,95 $ Le temp* de* épreuve* Chronique des années 80 608 pages • 25,95 $ Le* héritier* Chronique de l’an 2000 608 pages • 25,95 $ Dictionnaire québécoût-françai* (2e édition) Lionel Meney Tout ce qu’il faut savoir sur le français d’ici.et son application réelle.1920 pages • 38,85 $ m m: m m m m mmw# Jacques Beauchesne Dictionnaire de l’écrivain en herbe Ce dictionnaire s’adresse aux tout-petits et aux plus âgés qui ressentent l’appel de l’écriture.192 pages • 13,60 $ Dictionnaire de* cooccurrence* Ce dictionnaire a reçu un accueil enthousiaste par les professionnels de l’écriture.416 pages • 42,75 $ Dictionnaire de* cooccurrence* à Tu*age de* école* Comme son nom l’indique, il s’adresse aux élèves de tous les niveaux scolaires.576 pages • 18,85 $ Guen 4501, rue Drolet Montré»! (Québec) Téléphone: 514-H42-5MI Télécopie: 514-842-4923 Courriel Interact! http:/: a» y s F 10 LE DEVOIR, LES SAMEDI 25 ET DIMANCHE 26 AOUT 2007 RENTRÉE LITTÉRAIRE Démocraties, identités, mondialisation La rentrée en philosophie et en sciences humaines GEORGES LEROUX L> inquiétude relative à l’évolution de la démocratie r au cœur du processus de la mondialisation semble le trait dominant de cette rentrée: plusieurs essais se donnent pqpr tâche de mesurer les nouvelles responsabilités des Etats et des individus devant la croissance de pouvoirs qui leur échappent Signalons d’abord un essai important qui est l’oeuvre d’un penseur québécois, publié dans la prestigieuse collection «Critique de la politique».Il s’agit du livre de Martin Breaugh (^Expérience plébéienne.Une histoire discontinue de la liberté politique, Payot-Rivages ), consacré à un concept qui illustre la question de la dépossession des droits politiques.Chacun n’est-il pas aujourd’hui appelé à se reconnaître dans cette expérience et à trouver de nouvelles façons de s’affirmer comme sujet politique capable d’assumer une citoyenneté active?Ce retour sur l’histoire de l’émancipation est aussi un thème de l’ouvrage préparé sous la direction d’Alain Caillé et Christian Lazzeri (Histoire raisonnée de la philosophie morale et politique, Flammarion, «Champs»).Lucian Boia propose de son côté une synthèse de l’histoire politique (L’Occident.Une interprétation historique.Du monde éclaté à la mondialisation, Les Belles-Lettres) où ces questions sont reliées à l’évolution d’une civilisation en phase de mondialisation.L’acquis central de TOcrident est double, la démocratie et la technique: comment ont-elle évolué ensemble, en se renforçant?Cette question est au cœur de l’essai de David Cosandey sur le rôle de la science (Le Secret de l’Occident, Flammarion).Dans une perspective critique, Jean-Marie Schaeffer (La Fin de l’exception humaine, Gallimard) examine la question de la nature humaine comme forme transcendante dans la culture.Selon l’au- teur, la thèse de l’exception humaine a un coût exorbitant l’impossibilité d’articuler les savoirs empiriques en une vision intégrée de lldentité humaine, qui permette aux sciences de la culture de ne plus se développer à l’écart des autres connaissances concernant l’homme.État et identité Cette mondialisation préfigure-t-eUe un état mondial?Judith Butlep et Gayatri Chakravorty Spivak posent la question (L’Étatglobal, Payot).Quelle est la place deJÉ-tat-nation dans un monde globalisé?D’un côté, l’Etat contient toujours plus de pluralité et de l’autre, ses frontières se font toujours plus fluides.Dès lors, comment peut-on avoir le sentiment d’appartenir à une nation?Dans le même sens, mais sur un plan géostratégique, Hervé de Carmoy (L’Euramérique, PUF) plaide pour la création d’un pôle éthique vital et la conservation d’un modèle d’action qui provient de l’histoire occidentale.Comment discuter les fondements du libéralisme contemporain?Jean-Claude Michea (L’Empire du moindre mal, Climats) analyse le développement du libéralisme politique et économique dans le contexte de la mondialisation.Sur le même thème, une apologie du libéralisme économique par Pierre Zaoui (Le libéralisme est-il une sauvagerie?, Bayard).Jared Diamond nous revient avec un nouvel essai sur l’évolution des sociétés dans leur rapport à l’environnement (De l’inégalité parmi les sociétés, Gallimard).Giorgio Agamben propose un nouvel essai (L’Amitié, Payot) où il revient sur les thèmes de la philosophie politique grecque.Si l’ami est un «autre moi», l’amitié ouvre aussi l’espace d’une communauté et d’une politique qui précèdent toute identité et tout partage.Dans un essai critique, la philosophe Michela Marza- no analyse la démocratisation d’Internet et discute le problème de l’accès instantané à toutes les images, y compris les plus violentes (La Mort spectacle.Enquête sur l’horreur-réalité.Le Seuil).Ces problèmes sont aussi au cœur dp nouvel essai de Gilles Lipovetsky et Jean Serroy (L’Ecran global, Le Seuil), qui présentent l’omniprésence de l’écran comme mutation culturelle majeure, surdiffusion de la représentatioa Comment demeurer libre devant la saturation des images?C’est la question posée par Marie-José Mondzain (Les Peurs du siècle.De la manipulation par l’image, Bayard).La crise de la culture fait l’objet d’un essai du philosophe Jean-François Mattéi (Le Regard vide.Essai sur l’extinction de la culture, Flammarion).Parmi les essais sociologiques, on pourra lire la réédition du livre important de Claude Dubar (La Crise des identités, PUF), qui discute comment et pourquoi les questions identitaires se multiplient dans les sociétés avancées.Serge Paugam (Le Lien social, FUF) analyse de son côté un concept essentiel à la compréhension de l’effritement de la solidarité dans nos sociétés.La critique de l’individualisme demeure un thème central, on en jugera par l’essai de Claude Javeau (Les Paradoxes de la postmodemité, PUF), qui décrit une entreprise de «massification» dominée par le règne de la marchandise et de la manipulation avec laquelle la démocratie lâche prise.Les effets de la mondialisation sur les conflits sont l’objet d’une étude d’Amy Chua, professeure de droit à Yale (Le Monde en feu.Violences sociales et mondialisation, Le Seuil), qui entreprend d’expliquer comment la combinaison des processus de démocratisation et de libéralisation dans des pays en transition a contribué à réunir les conditions d’une explosion de violence en maints endroits du globe.Salué par la critique américaine, ce livre pourrait bien être l’essai de la rentrée.L’évolution de l'Islam ne laisse d’inquiéter, on en jugera en lisant l’essai d’Abdelwahab Meddeb (Le Pré de malédiction.L’Islam entre civilisation et barbarie.Le Seuil).D’Auschwitz aux terreurs islamistes, l’horreur se déplace à travers les croyances, les nations et les cultures, autour desquelles s’articulent des communautés, lesquelles croient gagner leur régénération là où elles dégénèrent et s’abîment Sur ce thème, un essai de Youssef Courtage et Emmanuel Todd (Le Rendez-vous des civilisations.Le Seuil) qui veut montrer que le chemin emprunté par les sociétés islamiques depuis une trentaine d’années suit de près celui qu’avaient ouvert, des décennies plus tôt les sociétés occidentales: hausse du taux d’alphabétisation, diminution rapide du taux de fécondité, déclin des diverses formes d’endogamie.Terminons en saluant la publication d’un premier volume posthume d’articles du regretté Paul Ricœur, décédé en 2005 (Ecrits et conférences.Le Seuil), avec deux tjièmes dominants, l’herméneutique et la psychanalyse.Egalement une édition de la correspondance de Martin Heidegger à son épouse (Ma chère petite âme.Lettres à sa femme Elfriede, 1915-1970, Le Seuil), qui se terminent sur l’aveu, en guise de postface, de Hermann Heidegger que Martin n’était pas son père.Les lettres permettent de mesurer l’évolution des rapports avec Husserl, Jaspers, Cassirer, Beaufret René Char et de revenir sur les positions politiques: toutes les lettres écrites de 1933 à 1938 sont données ici.On annonce enfin la publication des œuvres complètes de Jean-Pierre Ver-nant (Œuvres.Religions, rationalités, politique.Le Seuil).Le Devoir ESSAI QUÉBÉCOIS Dans le rayonnement d’une passion SUZANNE GIGUÈRE Pierres de touche est une invitation au meilleur des voyages: la lecture.Un livre mûri lentement, écrit par un amoureux des livres et qui s’adresse à des amoureux de la lecture.Revisitant sa bibliothèque, Roland Boumeuf partage avec nous les livres qui l’ont marqué, de son enfance à aujourd’hui.Dans un parcours en chassécroisé — tel épisode de sa vie correspond à un livre — il ouvre les livres des anciens enchantements qui ont créé en lui un frémissement, une attention, un sentiment accru d’exister, ceux qui lui ont permis d’explorer «les espaces du dedans» et lui ont servi de révélateur à lui-même.Enfin, il évoque les livres qui l’ont aidé à déchiffrer la mémoire du monde.Correspondances mystérieuses «Qu’est-ce qui, si puissamment, si irrésistiblement, nous attache aux livres?Pourquoi si durable fascination, celle de toute une vie?», s’interroge Roland Boumeuf au début de EDITIONS ANNE SIGIER yi&ni csê pararire Cardinal Oscar A mires RODRIGUEZ MARADIAGA La voix de l'Ainfriquo latine t-iotam «• ÜUÏVA.V CMMfcUH'UlV I LCUl'H Cardinal Oscar Andrés RODRIGUEZ MARADIAGA La voix de l’Amérique latine La figure et la pensée d’un homme qui symbolise l’Amérique latine : des défis de la mondialisation à la globalisation de la justice.ISBN 978-2-89129-526-0 14,5 sur 22 cm 266 p.22,95$ Chez votre libraire.La librairieJiix! présente GUY DELISLE INTERVALLES SHENZHEN-PYONGYANG JL llàk ., ff ir I »• ÎN -Si 3.I ! tl 15 septembre au 15 octobre 2007 Bibliothèque de Chicoutimi » jltx.iom >_ Scénographe Bekir Aysan et Julien Schm son essai.Pour le jeune garçon qui a si souvent entendu répéter dans son enfance qu’il fallait «s'instruire sans se lasser», le chemin passe inévitablement par les livres, les dictionnaires et les encyclopédies, les manuels de sciences, d’histoire, de géographie, de philosophie, les anthologies littéraires, avant que les voyages n’exaltent et ne nourrissent sa ferveur.Très jeune il découvre que la littérature le met en contact avec ses propres symboles, l’aide à les dégager, à les rendre opérants.«Par la littérature, nous comprenons que notre histoire se relie aux grands mythes par lesquels les hommes ont donné un sens à leur vie.Un jour, après combien de détours, de refus, d’aveuglement, nous découvrons que notre propre histoire n’est pas unique.» Dès les premiers chapitres (il en compte quatorze) «l’empreinte de la guerre» dans les livres lus interpelle l’adolescent Une même question, sans cesse retournée, le tarabuste: quelles forces travaillent à détruire l’homme?Au fil des ans, les livres poussent sur d’autres livres.Dans La Terre, l’homme, le ciel, il voyage en compagnie de J.M.G.Le Clézio, écrivain à la fragilité inquiète dont les livres prolongent l’inventaire du monde et celui de la mémoire.Cherchant le plus souvent dans ses lectures des repères pour lui-même, parfois des incitatifs («l’exploration intérieure»), il lit La Divine Comédie de Dante, «qui pose cette question première et brutale devant laquelle nous nous dérobons: vivons-nous?».L’auteur, engagé dans une quête perpétuelle mais souvent obscure, est convié à sa propre rencontre.La connaissance de soi par les livres.Le Second Faust de Goethe, Le Loup des steppes d’Herman Hesse, Le Désert des Tartares de Dino Buzzati, Mémoires d'Hadrien de Marguerite Yourcenar le conduisent à une réflexion angoissée: «Connaissons-nous celui que nous sommes, celui que nous pourrions être?» Il est beaucoup question dans Pierres de touche des correspondances mystérieuses entre une phrase croisée dans un livre et la vie du lecteur.La lecture crée chez le lecteur des rumeurs qui s’éveillent et s’éloignent Des voix se font entendre avec plus de force, de justesse, de persuasion que d’autres.Pour Roland Boumeuf ce sont celles des Misérables de Victor Hugo, pour la charge d’émotion, la force d’ébranlement; Le Turbot submergeant de Günter Grass, Guerre et paix de Tolstoï, «un des rares romans qui donnent le sentiment que le monde entier y est inclus», Un balcon en forêt de Julien Gracq, «pour sa densité, sa puissance à susciter la rêverie à partir du monde présent, une rêverie qui est aussi interrogation, méditation».Voyage au long cours «Un grand écrivain nous oblige à ne pas céder au confort intellectuel et moral, à ne pas nous contenter de notre émotion première, de notre impulsion, il nous oblige à avancer.» Des écrivains s’interrogent sur l’évolution de l’humanité, cher- L’EMBARRAS DES LANGUES Origine, conception et évolution de la politique linguistique québécoise Jean-Claude Corbeil L'EMBARRAS DES LANGUES b*
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