Le devoir, 23 août 2007, Cahier B
US OPEN Federer sur un boulevard Page B 6 LE DEVOIR, LE JEUDI 23 AOÛT 2007 Terre-Neuve a gain de cause Page B 3 ECONOMIE Gérard Bérubé «Des signes de danger étaient apparents dès 2006» PERSPECTIVES Confuse notation Chaque crise exige des coupables et l’actuelle tourmente venant de l’effondrement du crédit hypothécaire à haut risque ne fait pas exception.Les agences de notation sont, une nouvelle fois, montrées du doigt, critiquées pour ne pas avoir donné l’alerte, accusées d’avoir réagi trop tardivement.Les premières critiques sont venues d’Europe.Les Standard and Poor’s, Moody’s et Fitch ont été placées sous l’œil inquisiteur de la Commission européenne, qui leur a reproché leur lenteur à sonner l’alarme.Rappelant que ces agences étaient rémunérées par les entreprises et les institutions qui veulent être notées, Bruxelles veut se pencher sur «la gouvernance, les conflits d’intérêts, le financement et les performances en matière de notation des agences internationales».La Commission européenne s’était abstenue de toutes nouvelles mesures législatives en 2006.Un autre rapport doit tomber en 2008.On peut présumer que le non-interventionnisme prévaudra une nouvelle fois.Les agences de notation avaient été sévèrement critiquées dans l’affaire Enron.Elles avaient confirmé la note de solvabilité du courtier en énergie quatre jours avant que celui-ci ne demande la protection de la cour.Mais à la défense de ces agences, les législateurs ont retenu que l’effondrement du géant américain de l’énergie était imputable à une comptabilité créatrice et que les agences pouvaient également avoir été victimes de ces malversations comptables.On reproche, cette fois, aux agences leur lenteur à ajuster leur évaluation à «certains signes annonciateurs de la crise», pour reprendre les propos d’un expert de la Commission.La surchauffe immobilière aux Etats-Unis était connue.La bulle spéculative dans le segment des prêts hypothécaires à haut risque était identifiée.«Des signes de danger étaient apparents dès 2006 [.] Mais Standard and Poor’s et Moody’s ont attendu le printemps 2007pour abaisser leurs notes accordées à certaines sociétés spécialisées dans les prêts hypothécaires à risque», retient-on.Et l’on cite le Wall Street Journal, qui a indiqué que les agences de notation reçoivent des honoraires deux fois plus élevés pour leur évaluation de ces effets commerciaux adossés.Pourtant, la transformation de la crise immobilière en turbulences boursières est venue de l’avertissement lancé par Standard and Poor’s le 10 juillet que des cotes de solvabilité allaient être revisitées à la baisse.En admettant qu’elle avait sous-estimé le taux de défaut des prêts subprime entrant dans la composition de certains effets commerciaux adossés, l’agence new-yorkaise a fait craindre le pire aux boursicoteurs.Avant elle, Moody’s avait annoncé, le 27 juin, qu’elle prévoyait d’abaisser davantage de cotes de ces effets commerciaux comprenant des subprimes au cours des deux années à venir qu’en 2006.Toujours avant, la troisième agence américaine, Fitch, avertissait d’une décote d’une filiale de la banque d’affaires Bear Sterns engagée dans ce type de billets structurés adossés.L’avertissement de Standard and Poor’s a donc mis le feu aux poudres en laissant entrevoir une crise de plus grande ampleur.Pourtant, le risque de décote imptiquait à peine 2 % de l’encours total des titres liés à des crédits immobiliers.Il visait moins de 1 % des effets commerciaux adossés à des sub-primes de premier rang.Et ne touchait aucun titre coté triple A.Mais la panique en Bourse est venue, probablement davantage alimentée par les sombres perspectives de l’agence concernant le marché immobilier américain pris dans son ensemble.Puis la confusion est venue, poussant l’ensemble des effets commerciaux adossés au rang de peste qu’il faut fuir à tout prix, plongeant le marché monétaire dans une crise de liquidités.Ce marché attire pourtant des capitaux prenant la forme de liquidités recherchant un rendement de court terme, sans risque.On découvrait qu’une portion des portefeuilles était composée d’effets commer-daux non émis par des banques et qu’elle pouvait renfermer des titres adossés à des subprimes.Des titres pourtant cotés Rl-High par l’agence canadienne Dominion Bond Rating Service, soit la cote la plus élevée de DBRS pour ce genre de titre.Une cote reflétant une solidité d’investissement presque aussi élevée que celle accordée aux bons du Trésor gouvernementaux.La balle revient donc dans le camp des agences.Standard and Poor’s s’est déjà défendue en rappelant qu’«ttwe notation est une opinion sur un risque de défaut, et non de volatilité ou de liquidités».DBRS a renchéri trier, dans un article du Globe and Mail.L’agence toron-toise a souligné qu’elle avait observé un problème vers la fin de l’an dernier.«Nous nous sommes posé des questions par rapport à certaines transactions et, à un moment donné, nous nous sommes dit que nous ne pouvions pas vraiment cautionner cela», a indiqué le directeur général chez DBRS, qui avait alors accouché de nouveaux critères d’émission en janvier dernier.Cette agence est la seule firme au Canada à noter les effets commerciaux non émis par les banques.Elle a rappelé au Globe and Mail qu’eDe surveillait les produits fiagilisés au moins une fois par mois et qu’elle était satisfaite de ses évaluations.Ce qu’elle n’a pu pinévoir, c’est la réaction extrême des investisseurs, la çpse de liquidités de la semaine dernière.Donc, qui est coupable?_ mm BfejÉifl SOURCE AIR TRANSAT La crise des liquidités fait escale chez Transat FRANÇOIS DESJARDINS La crise de confiance qui a torpillé la popularité de certains placements à court terme a forcé hier le voyagiste Transat à dévoiler que 45 % de ses liquidités sont du même type que celles qui causent des maux de tête sur les marchés financiers depuis la semaine dernière.Sur des liquidités de 340 millions, Transat a révélé que 154,5 millions sont bloqués dans des fonds qui contiennent du papier commercial adossé à des créances (PCAC).D s’agit du même créneau dont les difficultés ont récemment indté les grandes pointures de la finance à prendre des mesures sans précédent pour régler le manque de liquidités.En gros, le PCAC est un placement à court terme qui génère un rendement faible, mais qui était jusqu’à tout récemment considéré très sécuritaire.Le rendement qui en découle peut provenir de plusieurs sources, dont des revenus de location de voitures, de dettes de cartes de crédit, de prêts hypothécaires, etc.On le trouve généralement dans des fonds de marché monétaire, où les investisseurs ont tendance à déposer de l’argent de manière temporaire.Or, ce secteur particulier éprouve des problèmes depuis la semaine dernière, lorsque certains émetteurs non bancaires de ces titres — comme la société toron-toise Coventree—ont avoué publiquement qu’ils n’arrivaient plus à vendre les titres en question.Au Canada, ce marché représente environ 37 milliards.Il y a aussi quelque 80 milliards en papier commercial émis par les banques, mais cette tranche n’est pas touchée par les problèmes.La compagnie montréalaise s’ajoute à une douzaine d’entreprises, dont Barrick Gold et Ivanhoe Mines, qui ont jusqu'ici fait état d’investissements bloqués temporairement dans ce papier commercial.Transat selon lequel la situation ne pose absolument aucun problème de fonctionnement a précisé hier que ces placements ont été effectués «sur la base de conseils professionnels de la Banque Nationale du Canada».Prié de dire si l’inclusion du nom de la BNC dans le communiqué signale une possible action légale, le président de ARCHIVES LE DEVOIR Jean-Marc Eustache, président d’Air Transat Transat a été catégorique.«En ce moment, on n’est pas dans le “mood” d’intenter une action légale.Je suis davantage dans le “mood” d’avoir mon “cash, thafs it that’s all”», a dit sans détour le président, Jean-Marc Eustache.«Il s’agit de trouver le moyen de reprendre les liquidités, celles de la compagnie et des actionnaires, évidemment.On mentionne la BNC car c’est elle qui nous a suggéré d’investir là-dedans, c’est tout.Cest un fait.» Échéances De façon spécifique, les échéances du papier commercial que détient Transat vont du 21 août 2007 au 29 janvier 2008.«Des paiements au montant de 15 millions, dus le 21 août, n’ont pas été effectués», a écritTransat dans un communiqué.Une seule firme de notation surveille activement ce créneau, soit l’agence torontoise DBRS.Le papier commercial en question était très bien coté.«Je ne pointe pas la compagnie du doigt, je peux comprendre qu’elle ait suivi les conseils de son courtier», a dit Doug Cooper, analyste chez Paradigm Capital, à Toronto.«Je ne pense pas non plus qu’on puisse en vouloir à la BNC.Cependant, je crois que les agences de notation ont des réponses à fournir.» Transat devra peut-être diversifier sa politique d'investissement a ajouté M.Cooper.La Banque Nationale a annoncé avant-hier que ses fonds de marché monétaire contenaient pour près de deux milliards en PCAC.Confrontée à des investisseurs qui reprenaient leurs billes, la BNC a offert de tout racheter elle-même d’un seul coup, un geste qui rise notamment à protéger la réputation de ses produits.Les autres grandes banques ont toutes affirmé ne pas détenir de PCAC.Des grands étabtissements, dont la Caisse de dépôt le Mouvement Desjardins, la Banque Nationale et Deutsche Bank, ont convenu la semaine dernière d’une mesure sans précédent pour le PCAC émis par des entités non bancaires.Le PCAC sera converti en obligations à taux variable dont l’échéance sera déclenchée par celle des créances sousjacentes.Incapable de prédire comment et à quelle vitesse elle pourra reprendre ses billes, Transat a dit qu'il discute avec la BNC et le,s gestionnaires de fonds et «suit la situation de près».A terme, la compagnie pense pouvoir tout récupérer.Sans vouloir entrer dans les détails, Transat a indiqué que moins de la moitié des 154 millions se trouvaient dans des fonds de PCAC gérés par Coventree.De plus, Transat a indiqué hier qu’au meilleur de ses connaissances, le PCAC n’était pas adossé à des hypothèques américaines.La situation ne l’empêcherait pas de passer à la caisse pour une acquisition si la bonne occasion se présentait, a dit M.Eustache.«Le type d’acquisition qu’on étudie n’est pas si gros qu’on n’aurait pas l’argent nécessaire pour le faire.[.] On ne veut pas emprunter pour faire des acquisitions, on étudie des occasions qu’on pourrait effectuer avec notre propre argent.» Le Devoir Le goût du risque des financiers montréalais La crise des liquidités liée au papier commercial adossé à des actifs (PCAA) a particulièrement frappé le Québec en raison de la plus grande tolérance des financiers montréalais à l’égard du risque.C’est ce qu’avance Michel Nadeau, directeur général de l’Institut sur la gouvernance d’organisations privées et publiques et ancien numéro deux de la Caisse de dépôt et placement du Québec.«Par rapport à celui de Toronto, le marché financier de Montréal est moins allergique au risque, plus ouvert aux produits nouveaux», a expliqué M.Nadeau au cours d’un entretien téléphonique avec La Presse canadienne, hier.La présence de la Bourse de Montréal, spécialisée dans les produits dérivés, n’est pas étrangère à cet engouement Il faut aussi dire que plusieurs entreprises québécoises font affaire avec la Banque Nationale et le Mouvement Desjardins, qui offraient toutes deux des placements comprenant du PCAA «Le marché financier de Montréal est plus ouvert aux produits nouveaux» Plus tôt cette semaine, la Banque Nationale a annoncé qu’elle débourserait 2 milliards pour racheter tout le PCAA détenu dans ses fonds communs de placement et ses filiales.«La Banque Nationale, qui n’est pas le leader dans le marché bancaire au Canada, essaie par l’innovation de faire sa place parmi cinq concurrents plus gros», souligne Michel Nadeau.Les détenteurs de placements contenant du PCAA sont actuellement incapables d’encaisser leurs investissements, puisqu’il n’y a plus d’acheteurs pour les reprendre.Les PCAA sont garantis par des créances de cartes de crédit des prêts-auto et des hypothèques, dont certaines à haut risque du marché américain.La semaine dernière, la Caisse de dépôt et placement et un groupe de banques se sont entendues pour convertir le PCAA émis par des sociétés privées comme Coventree en obligations à long terme.•VOIR PAGE B 4 : RISQUE Toronto bondit Toronto —Les ressources naturelles et les services financiers ont soutenu la Bourse de Toronto, hier, et le S&P/TSX a rebondi de 224,43 points pour s’arrêter à 13 463,14.L'indice principal gagne maintenant 3,8 % jusqu'ici en 2007, contre 14 % à son apogée de la mi-juillet En fait le S&P/TSX reprend ces jours-ci une partie du terrain perdu depuis environ un mois, par la contagion des problèmes du marché américain du crédit L’annonce d’un accord entre Terre-Neuve-et-Labra dor et les pétrolières sur le gisement d’hydrocarbures Hebron, au large de Terre-Neuve, a en outre ravivé la confiançe dans le secteur de l’énergie.Aux Etats-Urtis, le marché espérait que la Réserve fédérale abaissera son taux directeur, à la mi-septembre ou même avant cela, ce qui a aidé les indices.À Wall Street l'indice Dow Jones des 30 industrielles a avancé de 145,27 points à 13 236,13 et l’indice S&P 500 a augmenté de 16,95 points à 1464,07.Toutefois, l’optimiste pourrait s'inverser à la banque centrale ne touche pas au taux d'intérêt ce qui implique des risques.«Je ne veux pas que le marché mise, compte sur ou aie besoin d’une diminution du faux directeur de la part de la Réserve fédérale, a remarqué Scott Wren, de la maison AG.Edwards, de Saint-Louis.VOIR PAGE B 4 : TORONTO > B 2_________________LE DEVOIR.LE JEUDI 23 AOÛT 2007 LE MARCHÉ BODRSIER AftwDamond hSXS 1( AûKWeSofl gtss.", KXMSW 1 AcMiySmur mbm MarackMrJi! MdnPMi MdandaC^ AdMrono «FGfOücSV «hefwTwio ta» Group taanaZw MncarCf PAC MncotaJ ttfUgiBNV 130 JUCOwPr MCSotaA .MCGlOttfPr 1400 toCwAW 255511 JWCmBV MÛ tac o .AkMPiwmjo 1 AkttOniNV Atamos GoU 012 !^| «8 2 290 »O10O IflAMV 170 JnBSV 5— «cPrA ____«PrA 5504 AKMKSpNA 29699 AMtataO 11197 Ata-Vtnguard 268377 AfcMaïïPT 112' *a»TtaiO Akn«taflMn Mafias U WHusMmwH A/nMfeBiOO Amer Bonana 019 Amengptao " Amea Mature Amscolnd Amoffa Life o .Anaconda Mm 02t AntaolaJ Andrew Pe* A .Angiolecfi Ptirm418( AnfnmEnflyo r* Anvl Mining o ApofloGM AquiaReso 142 AquAneReso ArawikEngv Arbor MemB ArehadaMngo Armistice Res AnenlEnerw 1 ARTAdnincedo 3.mééçmr m Ascendant Cpr Ascendnl Wo ?Aspreva rnarma i Astra Techn 1176 Astral A NV ““ AtcoCIINV G742 AlcoCI II 200 AtcoPr3 451 Atlanta GoUo 9658 Atlantis Sys 18125 AtnaReso 114950 Atnum Invti ATS Auto R 15:430 fim « Bad Mining W Baliarfl Pwr BAM Invest BAM Spit Pr3 BAM Spit AA Pr Banters Pete o " BanroCorpo fintt !'f.n BarnckGoid BCE Inc 174 BCE Inc PrT BCEPrAA 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comn*cM.proprl«» * wtMrm INC.Inc Eu ,raegnn«, uw miuau + b uu L/vpaiismsi ^11^ mi^l de finance de l'Université de Ot LINDICf QUfBEC Une initiative du Département de finance de lUniversité Sherbrooke cl de l'IRÉC.Indice • Québec 8 ira h wi www.lndicequebec.orii 1 i LE DEVOIR.LE JEUDI 23 AOUT 2007 ECONOMIE Projet Hebron Les pétrolières cèdent aux demandes de Terre-Neuve «Étape par étape, nous prénom le contrôle de notre demeure», dit Danny Williams Saint-Jean — Les plus importantes compagnies pétrolières du pays ont cédé aux demandes de Ter-re-Neuve-et-Labrador, qui réclamait des redevances plus élevées et une participation dans le projet pétrolier Hébron, dans le cadre d’une entente provisoire annoncée triomphalement hier par le premier ministre de la province, Danny Williams.A la veille du lancement d’une campagne électorale provinciale, le gouvernement a révélé avoir donné le feu vert au développement du projet pétrolier Hebron qui, avec une valeur estimée à cinq milliards, pourrait se révéler être le plus lucratif de la province.«Aujourd’hui, c’est une journée historique pour Terre-Neuve-et-Labrador, alors que nous entrons dans une nouvelle époque d’exploitation pétrolière avec des retombées sans précédent [.] y compris une propriété réelle et significative de nos ressources», a lancé M.Williams lors d’une conférence de presse à Saint-Jean.Le premier ministre a confirmé que Terre-Neu-ve-et-Labrador investira 110 millions pour obtenir une participation de 4,9 % dans le projet — une première pour la province et un événement rare dans cette industrie.M.Williams affirme que la participation de la province correspond à 35 millions de barils de pétrole, alors que la production totale du projet est estimée à 700 millions de barils.Cette partie de l’entente, en plus de «super redevances» qui accordent à la province une plus grande part des profits lorsque les cours du pétrole sont élevés, ont été cruciaux à la concrétisation de l’entente.«Étape par étape, nous prenons le contrôle de notre demeure, a (fit le premier ministre.Nous croyons fermement qu’une propriété réelle et significative de nos ressources nous aidera à atteindre la prospérité à long terme.» Cours élevés du pétrole Ceux qui observent depuis un moment les bagarres entre la province et l’industrie pétrolière expliquent que le dynamique politicien conservateur a remporté la mise grâce aux cours élevés du pétrole, à la stabilité politique relative du Canada et à une crainte de voir les installations manufacturières de la province être utilisées à d’autres fins.«U y a un an, les gens n’étaient pas aussi optimistes qu’aujourdhui face aux cours du pétrole», a expliqué Rob Strong, un consultant de l’industrie pétrolière établi à Saint-Jean.La participation de la province dans le projet est importante parce qu’elle lui fournit un moyen différent d’en tirer profit, au-delà des redevances et des emplois créés dans ses chantiers navals, a-t-il dit «Un de nos problèmes actuels est notre capacité physique à accueillir le projet.Nous avons plusieurs autres projets qui s’en viennent.Ca nous donne un autre moyen de générer des bénéfices», a dit Rob Strong.Les travaux d’ingénierie débuteront au cours des 18 prochains mois et M.Williams a prédit que la construction pour le projet de 25 ans pourrait commencer dès 2010.Bob Cadigan, le président de la Newfoundland and Labrador Offshore Industry Association, estime de son côté que quelque 4000 personnes pourraient se trouver un emploi dans une industrie qui compterait environ 10 000 employés dans la prorince.L’annonce spectaculaire survient un an après que les partenaires eurent mis le projet sur les tablettes, accusant M.Williams de se montrer trop gourmand.Le gestionnaire du projet.Chevron Canada, a démantelé son équipe en avril 2006 quand M.Williams a insisté sur l’obtention d’une participation.Les relations entre le premier ministre et l’industrie pétrolière se sont améliorées en juin de cette année, quand M.Williams a révélé que des pourparlers préliminaires se déroulaient avec les partenaires du projet Hebron, dont Petro-Canada et ExxonMobil.«Nous savons tous que la route qui nous a mené à aujourdhui n’a pas été facile», a dit le premier ministre hier.Mais James Bate, le vice-président au développement des actifs de Chevron Canada, a déclaré que la firme est «heureuse» de l’entente, avant d’ajouter que le protocole d’entente «avait été une première étape cruciale dans la progression du projet».Presse canadienne ARCHIVES LE DEVOIR Danny Williams & Le brut en faible repli à New York New York — Les prix du pétrole brut ont légèrement baissé hier à New York, le marché étant partagé par la publication à la fois d’un rebond surprise des réserves américaines de brut et d’une chute de celles d’essence.Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» pour livraison en octobre (nouveau contrat de référence) a cédé 31 cents, clôturant à 69,26 $.Il est tombé jusqu’à 68,63 $, un nouveau plus bas depuis le 28 juin.Après une ouverture en légère hausse, les cours du pétrole ont changé à plusieurs reprises de direction, à la suite de la publication en matinée du rapport hebdomadaire du Département américain à l’Energie (Doe).Celui-ci a fait état d’une hausse surprise des stocks de brut de 1,9 million de barils, alors que les analystes tablaient sur une baisse, et d’une chute de 5,7 millions de barils des stocks d’essence, lors de la semaine achevée le 17 août Ce rapport a donc envoyé des signes contradictoires aux opérateurs, ce qui explique que le marché a eu beaucoup de mal à se fixer une direction au cours de la séance, avant de finalement s’installer dans le rouge.En effet la chute des réserves d’essence était plutôt de nature à faire monter les cours, alors que la saison des grands déplacements en voiture n’est pas encore terminée, mais le bond des stocks de pétrole, après six semaines consécutives de baisse, a plutôt rassuré le marché.En juin et en juillet, toute baisse des stocks d’essence déclenchait des vagues d’achat et des spéculations sur une éventuelle pénurie, mais maintenant que s’approche la fin des déplacements estivaux, les opérateurs se concentrent davantage sur le niveau du brut Agence France-Presse Mandalay baï ,'Dtuv bat sgi!!!! ARCHIVES LE DEVOIR MGM Mirage, l’un des plus grands groupes mondiaux de casinos, règne sur Las Vegas où il détient environ un tiers des casinos et la moitié des chambres d’hôtel avec des établissements comme le Bellagio, le Luxor, le Mandalay Bay (arrière-plan) ou encore Treasure Island et New York New York.Dubai World mise cinq milliards dans les casinos MGM de Las Vegas New York — La puissante holding gouvernementale de Dubaï, Dubai World, débarque dans l’univers des jeux de Las Vegas en investissant cinq milliards dans le géant des casinos MGM Mirage, ont annoncé mercredi les deux groupes.Dubai World va ainsi acquérir 9,5 % de MGM Mirage ainsi que 50 % de son méga-projet immobilier CityCenter, ont-ils précisé.La transaction, approuvée mardi par le conseil d’administration de MGM Mirage, prévoit que Dubai World, holding présente sur tous les continents, de l’immobilier au transport maritime, paiera 2,7 milliards pour acheter la moitié de CityCenter.Ce projet de 300 000 m2 incluant des hôtels de luxe, des appartements et des boutiques, doit ouvrir en 2009 à Las Vegas.Dubai World va également acheter à MGM environ 4,7 % de ses titres, à 84 % pièce, soit 13 % de plus que le cours mardi soir.D rachètera ensuite en Bourse 4,7 % supplémentaires.Ces rachats lui coûteront 2,4 milliards.Aux termes de cet accord, la part de Kirk Kerkorian, le célèbre milliardaire nonagénaire propriétaire du groupe de casinos, se réduira légèrement mais restera majoritaire, passant à 51,65 % contre 54,15 %.M.Kerkorian avait évoqué au printemps une mise en vente de son groupe, mais l’accord annoncé mercredi lui permet de rester aux commandes tout en disposant d’un puissant partenaire qui l’aidera à financer ses projets.MGM Mirage, l’un des plus grands groupes mondiaux de casi- h nos, règne sur Las Vegas où il détient environ un tiers des casinos et la moitié des chambres d’hôtels, avec des établissements comme le Bellagio, le Luxor, le Mandalay Bay ou encore Treasure Island et New York New York.Dubai World gère les investissements du gouvernement du riche Emirat pétrolier dans le monde entier.La société a récemment effec-tpé plusieurs investissements aux Etats-Unis via sa branche Istithmar, qui a racheté pour 942 millions la chaîne de prêt-à-porter Barneys.Istithmar avait aussi racheté en 2006 la chaîne de magasins Loeh-mann de New York, et plusieurs hôtels et immeubles à Manhattan, pour des investissements de près de deux milliards de dollars, ainsi que récemment le paquebot Queen Elizabeth II pour en faire un hôtel flottant au large de Dubaï'.Au printemps, sa filiale de gestion portuaire DP Worid, un leader mondial, qui avait acquis la gestion de sue ports américains, avait été forcée de les revendre en raison d’une vague de protestations aux Etats-Unis, au nom de la sécurité du pays.Dubai World est déjà présent dans le monde des casinos, puisqu’il détient 13 % de Kerzner International, propriétaire du complexe d’hôtels et casinos Atlantis, à Paradise Island (Bahamas), et qui en construit un autre à Dubai'.Les groupes de l’émirat sont de plus en plus actifs à l’international: Borse Dubai vient de lancer une offre publique d’achat de l’opérateur boursier nordique et balte OMX, pour 2,94 milliards d’euros (près de 3,5 milliards $), et le fonds Dubai International Capital vient d’aquérir 3,12 % du groupe européen d’aéronautique et de défense EADS.Et Dubai Aerospace va racheter l’aéroport international d’Auckland en Nouvelle-Zélande.Agence France-Presse Les groupes de Témirat sont de plus actifs à l’international Hausse des titres de TD Ameritrade et E-Trade Omaha — Un éventuel regroupement de TD Ameritrade et de E-Trade semblait plutôt improbable hier aux yeux de plusieurs analystes, même si le mariage serait logique économiquement Des pourparlers sont en cours depuis des semaines et visent à assurer que les deux sociétés conviennent d’une stratégie d’affaires, mais les entreprises demeurent encore loin d’une entente, a rapporté le Wall Street Journal dans son édition d’hier.Le quotidien a cité des sources anonymes proches du dossier.Des analystes estiment toutefois que plusieurs obstacles nyisent à l’entente éventuelle.À titre d’exemple, il reste à savoir si les stratégies des entreprises pourraient être jumelées, si le portefeuille d’hypothèques d’E-Trade est solide et si l’actionnaire majoritaire d’Ameritrade, la Banque TD, est favorable à l’achat d’une entreprise qui détient déjà sa propre banque.En outre, les deux compagnies sont gérées par des présidents aux personnalités fortes et chacun d’entre eux voudrait vraisemblablement diriger la nouvelle entité.Un porte-parole de la Banque TD, Neil Parmenter, a indiqué hier que la banque appuierait l’équipe de direction d’Ameritrade dans le meilleur intérêt de l’entreprise.D a toutefois refusé de commenter les rumeurs de fusion.La TD est limitée à posséder moins de 45 % de TD Ameritrade, à moins quelle n’achète la totalité de la compagnie.L’acquisition d’E-Trade donnerait à la TD une participation de 25 % dans la nouvelle entreprise et permettrait même à la banque de l'augmenter, selon la note d’un analyste de Blackmont Capital, Brad Smith.L’analyste Matt Snowling, de FBR Capital Markets, ne croit pas qu’une entente est imminente en raison des grandes questions qui doivent être résolues, mais les deux entreprises pourraient bien fusionner un jour.«À long terme, il y a de bonnes chances que ces deux (compagnies) s’unissent», a-t-il envisagé.PC et AP SNC-Lavalin construira un aéroport en Libye La société d’ingénierie SNC-Lavalin confirme avoir obtenu un contrat pour la construction d’un nouvel aéroport à Benghazi, en Libye, un projet évalué à 564 millions).Le chantier a été inauguré mardi soir par le fils du dictateur libyen Mouammar Kadhafi, Seif Al-Islam.Les travaux devraient s’étaler sur deux ans.«On peut confirmer qu’on a obtenu un contrat pour construire l’aéroport à Benghazi», a déclaré une porte-parole de SNC-Lavalin, Dominique Morval, au cours d’un entretien téléphonique.Mme Morval a toutefois refosé de préciser le montant du contrat L’entreprise doit publier un communiqué à cet effet sous peu.Selon l’agence officielle libyenne Jana, l’aérogare aura une capacité de cinq millions de passagers par année.Les nouvelles installations de Benghazi-Benina seront dotées de 20 portes d’embarquement qui offriront une capacité de 4000 voyageurs à l’heure, rapporte en outre l’agence Pa-napress.L’aéroport comprendra également une station de fret d’une capacité de 150 000 tonnes par an de même que des pistes d’atterrissage pouvant accueillir 45 avions à l’heure.Deuxième ville de Libye, Benghazi est située à environ 1050 kilomètres à l’est de la capitale du pays, Tripoli.Lundi, la Libye avait lancé les travaux d'un nouvel aéroport de 1,4 milliard et d’une capacité de 20 millions de passagers par année à Tripoli.Presse canadienne EN BREF Filiale fermée Washington — La banque américaine Lehman Brothers a indiqué hier qu’elle allait fermer sa filiale BNC Mortgage, spécialisée dans les prêts subprime, ce qui entraînera 1200 licenciements.«Les conditions du marché rendent nécessaire une réduction importante des ressources et des capacités consacrées au secteur subprime», a indiqué la banque dans un communiqué.«De ce fait, nous fermons notre filiale BNC Mort-gage», a-t-elle ajouté.Cette décision affectera 1200 employés environ sur 23 sites différents aux Etats-Unis, selon le communiqué.Lehman Brothers continuera cependant d’accorder des prêts hypothécaires par le biais de sa filiale Aurora Loan Services.-AFP ^«ent.ssage DU fBANÇWS GRftMMAIBt NOUVEll-E % ES mmm Étapes d'apprentissage du frappais par la pi nouvelle Fiches d'accompagnement 19$ ch.Corrigé des riches d'accompagnement 55$ ch.ira à 5« secondaire lidec inc.En uente flans tomes les iibnuries 514-843-5991 l es pris sont indiques sous reserve de modifie,1 02 1952 ^ LE DEVOIR.LE JEUDI 23 AOUT 2007 B 4 ECONOMIE Crise du papier commercial DBRS revoit sa façon d’évaluer les produits EN BREF Nomination à la Bourse La Bourse de Montréal a annoncé hier la nomination de Stéphane Bilodeau au poste de chef des opérations, en remplacement de Philippe Loumeau, qui avait déjà annoncé son départ M.Büodeau, qui entrera en fonction le 1er décembre, a occupé plusieurs postes de haute direction au sein de la société DMR Conseil, une filiale de la firme internationale Fujitsu, où il a été notamment responsable de la direction générale, de la stratégie et du développement des affaires.Il remplacera l’actuel chef des opérations, Philippe Loumeau, qui a déjà annoncé son départ en juin, après sept années de service au sein de la Bourse de Montréal.- PC Subprime : mises à pied Washington — la société américaine de prêts hypothécaires Accredited Home Lenders a annoncé hier qu’elle allait considérablement réduire son activité et supprimer phis de 60 % de ses effectife du fait des difficultés dans le secteur des prêts à risques (subprime).Accredited, qui a des filiales aux Etats-Unis et au Canada, a indiqué qu’au terme de la restructuration elle n’aurait phis que 1000 employés environ contre 2600 au 30 juin.Plus aucune demande de prêt ne sera acceptée, même si l’entreprise "continuera dhonorer ses engagements existants», a précisé Accredited dans un communiqué.Fondée en 1990, Accredited Home Lenders est une sodété spécialisée dans les prêts hypothécaires à risques, basée à San Diego.-AFP Pratt & Whitney embauche Longueuil — Pratt & Whitney Canada cherche à embaucher immédiatement 100 travailleurs qualifiés pour ses activités de fabrication à son usine de Longueuil, afin de soutenir sa croissance accélérée.La compagnie, qui est une filiale du groupe américain United Technologies, a indiqué hier dans un communiqué qu’elle est dans une des périodes de croissance les plus rapides qu’elle a connues étant donné la forte demande pour ses produits et ses services dans tous les marchés qu’elle dessert Dans le cadre de son processus de recrutement P&WC a décidé d’organiser un salon de l’emploi à son établissement de Longueuil, sur la rive sud de Montréal, les 24 et 25 août afin de combler 100 postes permanents en fabrication, à temps plein.Parmi les postes offerts figurent ceux de machinistes (opérateurs de machines-outils polyvalents), assembleurs de moteur, tôliers et inspecteurs des opérations.- PC Fusion de syndics Gatineau — Deux importants bureaux de syndics de faillite québécois fusionnent leurs activités.Ginsberg, Gingras et Associés, qui vient de célébrer ses 27 ans, s’adjoint le Groupe Thibault Van Houtte et Associés, établi en 1986.Le premier cabinet a ses bureaux principaux à Gatineau et Ottawa; le second est installé à Québec et Montréal.Ensemble, les deux entreprises possèdent 25 bureaux régionaux répartis dans toutes les régions du Québec et de l’Est ontarien et comptent 110 employés permanents, dont 19 syndics de faillite et conseillers en redressement financier.Le nouveau groupe traitera un total de 3700 dossiers annuellement, soit 12 % du volume total des affaires de ce genre au Québec et quatre pour cent du nombre total de cas traités au Canada.- PC Toronto — La firme de notation de crédit DBRS (Dominion Bond Rating Service) est en train de revoir la façon dont elle évalue les produits du marché de la dette, dans la foulée des perturbations survenues du côté du paper commercial adossé à des actifs la semaine dernière.En même temps, rapporte le quotidien The Globe and Mail, DBRS reconnaît qu’elle avait noté un problème dans un secteur précis de ce marché vers la fin de l’an dernier.«Nous nous sommes posé des questions par rapport à certaines transactions et à un moment donné nous nous sommes dit que nous ne pouvions pas vraiment cautionner cela», a indiqué Huston Loke, directeur général chez DBRS, en faisant référence à des obligations de créances garanties (collateralized debt obligations) financées par des émetteurs de paper commercial.Ce questionnement avait amené DBRS à émettre de nouveaux critères d’émission en janvier dernier à l’intention des firmes de financement structuré émettrices de ce type d’obligations.La révision entreprise par DBRS ces jours-ci, une des principales firmes de notation de crédit au Canada, devrait être complétée d’ici deux semaines, ont assuré des représentants de l’entreprise mardi.Un des problèmes sur lesquels l’agence porte son attention est le manque de transparence du marché du papier commercial, un type d’obligation à cours terme lié à des actifs adossés à des créances tel que des hypothèques ou des soldes de cartes de crédit Husieurs in- SUITE DE LA PAGE B1 Ily a plein de raisons pour qu’elle [la banque centrale] ne réduise pas les taux.Et elle parle de l’inflation [pour ne pas les abaisser] depuis toujours.» La situation de l’immobilier ne s’améhore pas, Lehman Brothers Holdings annonçant qu’elle cesse ses activités dans le segment des hypothèques à risque et de son côté, Accredited Home Lenders prévoyant les abandonner pour la plupart afin de survivre à la tempête; par contre les activités canadiennes de cette dernière ne seraient pas affectées.Le dollar canadien n’a pas varié, fermant comme la veille à 94,02 CUS après avoir progressé durant la séance jusqu’aux alentours de 94,45 CUS.A la cote new-yorkaise, le brut de référence a encore reculé, de 31 CUS à 69,26 $ US le baril alors que l’ouragan Dean n’inquiète plus et que le département de l’Energie a établi en hausse plus forte que prévu le bilan des réserves nationales de pétrole.Mais l’option sur l’essence a stoppé sa chute des jours précédents car ces réservesci ont décru plus que la prévision.Obligations Pour leur part, les marchés obligataires commençaient à s’apaiser, hier, et l’appétit vorace des investisseurs pour la sûreté des titres de dettes du gouvernement semblait diminuer, a indiqué un stratège spécialisé dans les instruments à taux fixes.Au cours des der- vestisseurs ne connaissent pas la nature des prêts sous-jacents associés à ces obligations, a constaté l’agence.DBRS examine également les termes légaux liés aux filets de sécurité accordés par les banques commerciales aux émetteurs de ces produits financiers, comme la sodété Coventree qui a tiré la sonnette d’alarme la semaine dernière en disant faire face à une perturbation du marché en raison d’un manque de liquidités.M.Loke a souligné que même si plusieurs banques ont signé exactement le même contrat pour fournir un financement d’urgence aux émetteurs de papier commercial en cas de perturbation du marché, certaines d’entre elles ont canément refusé de fournir les liquidités demandées.Les émetteurs de papier commercial s’étaient retrouvés dans une situation où ils ne pouvaient plus verser les montants dus aux investisseurs dont les obligations étaient venues à échéance et ne pouvaient plus trouver d’autres acheteurs pour leurs obligations.Le manque de liquidités menaçait de paralyser certains produits finanders et de mener à leur liquidation.Un tel scénario serait ressenti par plusieurs personnes et entreprises puisque les fonds de retraite, les compagnies d’assurance, les fonds communs de placement et d’autres détiennent de tels effets de commerce.DBRS est la seule firme de notation de crédit au Canada à coter le papier commercial non bancaire, c’est-à-dire émis par d’autres entités que des banques.nières semaines, le taux d’intérêt des bons du Trésor du Canada venant à échéance dans deux ans a baissé à quatre pour cent comparativement à 4,67 % au début du mois.Hier, il a cependant augmenté à 4,15 %.Selon Eric Lasceües, de Valeurs mobilières TD, le rendement des obligations avait considérablement diminué au cours des dernières semaines.Mais il"a estimé que cette tendance semblait s’inverser, hier, lorsque les rendements augmentaient «Les dernières semaines ont affecté les rendements [des obligations] de façon dramatique, a commenté M.Las-celles.Mais aujourd’hui [hier] marque un renversement de la tendance précédente, car le marché semble se stabiliser et les rendements sont à la hausse.» Au cours des deux dernières semaines, les investisseurs ont fui les dettes commerciales à court terme pour se réfugier dans les titres de dettes du gouvernement qui sont beaucoup plus sûrs.Cette forte demande a cependant eu pour effet d’augmenter les prix — entraînant conséquemment les rendements vers le bas —, alors que les émetteurs d’obligations profitaient de cette affluence en empruntant de l’argent à des taux inférieurs à la normale.Par exemple, a cité l’analyste, le gouvernement du Québec a émis hier une nouvelle obligation à long terme, venant à échéance en 2038, avec un revenu d’un peu plus de cinq pour cent Presse canadienne RISQUE SUITE DE LA PAGE B1 La débandade actuelle ne commande toutefois pas de resserrement réglementaire, estime Michel Nadeau.Selon lui, le marché s’est généralement bien comporté face à la crise.«On ne réglemente pas la confiance, dit-il.[.] Ily a bien des choses qui ont été réglementées et un moment donné, il y a eu un problème pareil.» Il reste que les investisseurs devront retenir la leçon de la crise: ce n’est pas parce que des fiducies se voient attribuer une cote AAA de firmes de cotation comme DBRS qu’ils ne doivent pas évaluer eux-mêmes le risque.Dans le cas du PCAA, le principal risque réside dans le fait de consolider des dettes à moyen terme dans des placements à court terme.«Comme les taux à court terme étaient un peu plus bas que les taux à long terme, c’était possible de faire ça, mais il y avait un danger que les taux à court terme montent, affirme M.Nadeau.Je pense que désormais, avant d’acheter un produit où il n’y a pas d’appariement entre les échéances du fonds et la durée du papier commercial [trois ou six mois], les gens vont réfléchir.» Sondage Dans la foulée, un nouveau sondage suggère que la plupart des Canadiens ne sont pas affectés par les turbulences des marchés et n’entrevoient pas une récession.De l’avis de 55 % des répondants de l’enquête La Presse canadienne-Décima, les bouleversements économiques des dernières semaines n’annoncent pas une récession, mais 22 % des personnes interrogées se disaient pessimistes.Dans l’ensemble, les deux tiers de l’échantillon du sondage ont déclaré ne pas être affectés par les tumultes des marchés financiers.Toutefois, quatre pour cent des répondants ont dit avoir perdu beaucoup d’argent, 17 % ont dit avoir perdu un peu, tandis qu’au contraire, cinq pour cent affirment avoir fait des gains.Prèk de la moitié des individus sondés ont l’impression que le pire est passé et que les marchés vont reprendre du tonus bientôt, mais 28 % estiment que les indices continueront de chuter au cours des prochains mois.Pas moins de 44 % des répondants ont affirmé posséder des investissements en Bourse.Ces investisseurs avaient davantage tendance à croire qu’il n’y aurait pas de récession que ceux qui n’ont pas de portefeuille boursier.Selon le président de Décima, Bruce Anderson, les résultats suggèrent que les Canadiens ne se sont pas laissés abattre.«L’humeur générale de cette enquête semble démontrer que cela importe peu pour beaucoup de gens, a commenté M.Anderson.Par ailleurs, ceux qui ont été touchés de façon négative font toujours fortement confiance à l’économie et aux marchés.» Le sondage a été mené du 16 au 19 août auprès de plus de 1000 personnes.La marge d’erreur est de 3,1 %, 19 fois sur 20.Presse canadienne Presse canadienne TORONTO «On ne réglemente pas la confiance.Il y a bien des choses qui ont été réglementées» Téléphone : 514 985-3322 Télécopieur ; 514 985-3340 LES PETITES ANNONCES Courriel : petitesannonces@ledevoir.com AVIS DE DECES I «N »P «E »X REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100 • 199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100 • 150 Achat-vente-échange 160* 199 Location 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200 • 250 Achat-vente-échange 251 • 299 Location 300 • 399 MARCHANDISES 400 • 499.OFFRES D’EMPLOI 500 • 599 PROPOSITIONS D’AFFAIRES ET DE SERVICES 600 • 699 VÉHICULES 135 TERRAINS RÉGION LOUISE VILLE - TERRE 112 acres, 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25/12 i Dimanche 22/9 — Averses disper- Pluie forte, pdp Averses, pdp Averses disper- Généralement sées, pdp 60%.60%.80%.sées, pdp 80%.ensoleillé Gatineau Aujourd'hui 27 Orages, pdp 7Ô%.Ce soir 19 é-ÿ Orages, pdp 70%.Demain 27/16 Averses, pdp 60%.Samedi 23/13 Averses, pdp 90%.Dimanche 23/10 Généralement enselelllé Météo Média Vos prévisions météo à temps en tout temps sur www.meteomedia.com QUÉBÉCOISE de la schizophrénie pe l'information pour comprendre 514 251.4000 #3400 1 866 888.2323 De l'entraide www.schizophrenie.qc.ca pour mieux vivre info@schizophrenie.qc.ca Dagenais, Bernard 1945-2007 Par ce beau matin du 22 août 2007, s'est éteint Bernard Dagenais, entouré de l'amour des siens, après un long et courageux combat contre le cancer.Il laisse dans une très grande tristesse sa conjointe Danielle Sauvage, ses filles Sophie et Eisa, ses belles-filles Myriam et Chloé, ses petites-filles Laurence, Leonora et Simone, sa sœur Nicole (Robert Boily), sa belle-sœur Suzanne, son filleul Nicolas, la mère de ses enfants, Angèle Dufresne, ainsi que de nombreux amis.Bernard était un homme passionné, plein d’humour et de tendresse, amoureux de la vie, des voyages et des bons repas entre amis.Il nous manquera terriblement.Parents et amis sont conviés à lui porter un dernier toast, le samedi 25 août 2007, à 11 heures, au salon : Alfred Dal inirr MEMORIA 4231, boul.St-Laurem, Montréal www.memoria.ca S14 277.7778 Service de voiturier La famille tient à remercier les docteurs Yves Quenneville et Patrick Vinay, et leur équipe des soins palliatifs de l'hôpital Notre-Dame, qui ont permis à Bernard de mieux profiter des dernières semaines de sa vie.Au lieu de fleurs, des dons à Palii-Ami seraient appréciés.ur publication section décès necrologieOlememoriel.com 2190, rue Mont-Royal Est Montréal (Québec) H2H1K3 (514) 525*i*49 - Télécopieur : (514) 525*7999 www.lememorietcom u^mémoriel Tous les jours de to h 30 à 18 Ir jo < ) < LE DEVOIR, LE JEUDI 23 AOUT 2007 B 5 E MONDE HENRY ROMERO REUTERS Quelques dégâts causés par Dean dans Majahual, hier.Après avoir touché l’État de Veracruz, l’ouragan s’est enfoncé dans les terres pour devenir une simple tempête tropicale.it ï*wy r WfSÿa ç.?Z)« touche Veracruz et faiblit Nautla (Mexique) — I^e cyclone Z)ea« a atteint hier l’Etat de Veracruz, dans l’est du Mexique, provoquant des pluies diluviennes et des dégâts matériels, avant de s’enfoncer dans le territoire mexicain où il s’est affaibli pour devenir une tempête tropicale.«Le cyclone a touché terre avec des vents soufflant à 160 km/h, il tombe des trombes d’eau, des arbres sont tombés sur les routes», a déclaré à CtyN le gouverneur de l’État de Veracruz Fidel Herrera.Un homme qui essayait de réparer son tqit à Xalapa, la capitale de lÉtat de Veracruz, est mort électrocuté quand une plaque de tôle a touché un câble électrique, selon la police.L’ouragan s’était temporairement renforcé au dessus du golfe du Mexique avant de s’affaiblir à nouveau.En pénétrant à l’intérieur des terres, il est devenu hier après-midi une tempête tropicale avant de se heurter aux montagnes de la Sierra Maestra orientale où il disparaîtra progressivement Dean, le premier cyclone impor- tant de la saison, est entré sur la côte Emeraude, dans le golfe du Mexique, près de la ville de Teco-tutla à 16h30 GMT, selon le Centre américain des ouragans (NHC).Abdiel Monroy, responsable des services de Protection civile de Poza Rica, près de Tecolutla, rapporte seulement quelques dégâts matériels, «des arbres et des pylônes couchés par le vent, des dégâts aux infrastructures, mais pas de victimes, ni d’inondations».Pas d’inquiétudes non plus entre les ports de Tuxpan, au nord de la trajectoire, et de Veracruz, au sud, où les vents ont emporté toitures, réverbères et abîmé de nombreuses maisons.L’état d’urgence avait été déçré-té dans 89 municipalités de l’État de Veracrqz.Dans l'État d'Hidalgo, dans le centre du Mexique et voisin de Veracruz, la rivière Huehuetla est sorti de son lit sans menacer la population.Des milliers d’habitants de l’État de Veracruz vivant dans des logements précaires se sont réfugiés dans des gymnases aménagés en abris anticycloniques, notamment des paysans.L’État de Veracruz est une région fortement peuplée, où environ 3,5 millions de personnes vivent dans des zones à risque.Après avoir touché la côte caraïbe du Yucatan en catégorie 5, avec des vents déparant 300 km/h, les vents ont diminué et sont désormais de 160 km/h.Les vents de force cyclonique (au-delà de 118 km/h) s’étendent jusqu’à 110 km autour de l’œil du cyclonè.Plus que le vent, c’est la pluie qui inquiète, car elle pourrait provoquer des inondations, des glissements de terrain et des débordements de rivière.Dans la péninsule du Yucatân, Dean a laissé derrière lui des inondations, des arbres arrachés et infligé des dégâts aux bâtiments et aux infrastructures.Lés destinations touristiques (Cancün, Playa del Carmen, Tulum et l’île de Cozumel) ont été épargnées.Plusieurs dizaines de milliers d’habitants et de touristes avaient été évacués à titre préventif.Agence France-Presse Plus que le vent, c’est maintenant la pluie qui inquiète Irak: Bush réaffirme son soutien à Maliki Le président avait hésité à le faire la veille Kansas City — À peine 24 heures après avoir paru lui retirer sa confiance, le président américain George W.Bush a réaffirmé hier son soutien au premier ministre irakien Nouri al-Maliki à l’occasion d’un discours devant des anciens combattants.M.Maliki «est un type bien, un homme bien, qui fait un boulot difficile, et je le soutiens», a dit M.Bush dans un discours à Kansas City (Missouri).Ces propos tempèrent ceux tenus mardi par le même George W.Bush.Interrogé lors d’une conférence de presse à l’issue d’une réunion avec les dirigeants canadien et mexicain à Montebello, M.Bu^i s’était gardé d’exprimer sa confiance au premier ministre irakien.«La question fondamentale, c’est: “Est-ce que le gouvernement [irakien] répond aux exigences des gens?” Et si le gouvernement ne répond pas aux exigences des gens, ils remplaceront leur gouvernement.C’est aux Irakiens de décider, pas aux hommes politiques américains», avait dit M.Bush.Le président américain était interrogé sur les propos d’un influent sénateur, le démocrate Cari Levin, président de la Commission des forces armées du Sénat, qui avait prôné lundi la mise à l’écart du premier ministre irakien.Hier, M.Bush a rectifié le tir, égratignant au passage la majorité démocrate au Congrès.«Ce ne sont pas aux hommes politiques à Washington de dire si [M.Maliki] doit rester en fonction.Cela revient aux Irakiens qui vivent désormais dans une démocratie, et plus dans une dictature», a-t-il martelé.De Damas où il effectuait une visite, M.Maliki avait quelques heures auparavant rejeté les critiques américaines, affirmant que personne ne pouvait imposer un calendrier sur la durée de son gouvernement «Il n’incombe à personne d’impartir des délais au gouvernement irakien», a-t-il dit lors d’une conférence de presse avec son homologue syrien Mohammad Naji Otri, concluant une visite de trois jours en Syrie, un pays honni par Washington dans la région.M.Maliki a enfoncé le clou en estimant que la «réalité américaine comporte des contradictions et des paradoxes qui se traduisent par des déclarations et des critiques irresponsables, émanant d’hommes politiques ou de dirigeants, qui manquent de courtoisie».Batailles idéologiques La mise au point faite avec M.Maliki, M.Bush a repris un discours rodé faisant un parallèle entre la Seconde Guerre mondiale et la «guerre mondiale contre le terrorisme».Il n’a pas hésité à comparer l’empire nippon des années 1940 à l’organisation terroriste al-Qai'da tout en concédant qu’il existait «des différences» entre la guerre menée contre le Japon, puis la Corée du Nord et le Vietnam.Mais, a-t-il ajouté, il existe une «importante similitude» entre la guerre dans le Pacifique, la guerre de Corée, la guerre du Vietnam et la «guerre contre le terrorisme»: «Ce sont des batailles idéologiques.» «Les militaristes du Japon et les communistes de Corée et du Vietnam étaient animés par une vision sans pitié de l’humanité.Ils tuaient des Américains parce que nous nous mettions en travers de leur tentative d’imposer leur idéologie aux autres.Aujourd’hui, les noms et les endroits ont changé, mais le caractère fondamental du combat n’a pas changé», a dit M.Bush.D a demandé aux Américains, majoritairement hos- tiles à l'engagement américain en Irak, de tirer les leçons de la guerre du Vietnam.«Trente ans plus tard, le débat légitime a toujours cours sur notre entrée dans la guerre du Vietnam et notre départ, a-t-il fait remarquer.Quelle que soit notre position dans ce débat, Tune des leçons du Vietnam, sans erreur possible, c’est que des millions d’innocents ont payé le prix du retrait de l’Amérique et que leurs souffrances ont ajouté à notre vocabulaire des mots comme “boat people", camps de rééducation et camps de la mort.» 14 morts Sur le terrain, 14 soldats américains ont trouvé la mort hier dans un accident d’hélicoptère au nord de Bagdad, et un kamikaze a M exploser un camion au milieu d’un marché, tuant au moins 24 personnes et en blessant 83 dans la même région.D s’agit d’un des incidents de cette nature les plus meurtriers depuis le début des opérations américaines en Irak en mars 2003.Par ailleurs, un soldat américain a été tué à Bagdad mercredi, et ce décès porte à 3720 le nombre des militaires américains tués depuis cette date, selon un décompte de l’AFP basé sur des chiffres du Pentagone.Plus tard, dans la ville de Baiji, proche de Tikrit, un kamikaze a lancé son camion contre un poste de police au centre du marché de cette ville à une heure d’affluence, tuant au moins 24 personnes, dont cinq policiers.Le poste de police a été soufflé par la déflagration, ainsi qu’un grand nombre d’échoppes.Pour M.Bush, la situation en Irak est embarrassante avant une échéance cruciale, avec un rapport attendu devant le Congrès à la mi-septembre pour évaluer l’impact de sa stratégie de renforts militaires entamée en janvier.Les 30 000 soldats supplémentaires ont été déployés avant tout dans Bagdad et sa périphérie, pour tenter d'y contrer l’action des groupes rebelles sunnites et des milices chiites.Dans cette zone, le nombre des incidents violents a effectivement diminué.Mais le reste du pays a été le théâtre d’assassinats politiques et d’attentats meurtriers.Agence France-Presse JIM YOUNG REUTERS M.Maliki «est un type bien, un homme bien, qui fait un boulot difficile, et je le soutiens», a indiqué hier le président américain.Le président américain trace un parallèle entre le Vietnam et l’Irak Des dissidents arrêtés au Myanmar Vers un axe New Delhi-Tokyo pour contrer Pékin AUNG HLA TUN Yangon — La junte militaire au pouvoir au Myanmar a procédé dans la nuit de mardi à hier à l’arrestation de 13 militants du mouvement des droits de l’homme, dans le cadre de mesures de dissuasion destinées à étouffer les protestations contre la hausse du prix des carburants et la chute du niveau de vie.La junte a aussi déployé sa police dans les rues de l’ancienne capitale ainsi que des camions chargés de membres de la redoutée Association de l’union pour le développement et la solidarité (USDA).Des dizaines de membres de l’USDA munis de balais et de pelles ont été aperçus dans le centre-ville, frisant mine d’être des balayeurs de rue.Les arrestations, fait inhabituel, sont annoncées dans tous les journaux birmans.Les dissidents sont accusés d’«agitation de nature à causer des troubles» et de «nuire à la stabilité et à la sécurité de la nation», délits passibles de 20 ans de prison.Les journaux, qui accusent aussi les dissidents d’avoir voulu s’emparer du pouvoir, dévoilent leur identité, confirmant les noms donnés à Reuters par des proches.Parmi eux figurent plusieurs dirigeants du soulèvement étudiant de 1988 écrasé dans le sang par les militaires.«Les services de renseignement militaires et gouvernementaux ont saisi leurs maisons et les ont perquisitionnées» et ils ont saisi des documents et des téléphones mobiles, a déclaré un dissident, Htaye Kywe, dans un témoignage enregistré adressé par courriel à Reuters par des groupes de Birmans exilés en Thaïlande.Htay Kywe a réussi à échapper à l’arrestation lors d’une intervention similaire des services de renseignement à son domicile de Yangon, et il se cache, a indiqué un groupe d’exilés.Les arrestations sont intervenues à quelques heures d’une manifestation prévue hier pour dénoncer la multiplication par deux du prix du gazole et de l’essence, et par cinq des tarifs du gaz, annoncée la semaine dernière.Reuters GEORGE NISHIYAMA New Delhi — Le premier ministre japonais Shinzo Abe, en visite en Inde, s’est déclaré hier partisan d’un partenariat entre démocraties, de manière à constituer une «Asie au sens large» englobant aussi les États-Unis et l’Australie, dans le but apparent de contrer l’influence croissante de la Chine.Abe a lancé cette idée dans un discours devant les deux chambres du Parlement indien, au commencement d’une visite destinée à développer les relations commerciales entre la première et la troisième économie d’Asie.Pas moins de 200 hommes d’affaires accompagnent Abe dans sa visite.«Ce partenariat est une association au sein de laquelle nous partageons des valeurs fondamentales comme la liberté, la démocratie et le respect des droits fondamentaux de la personne humaine, ainsi que des intérêts stratégiques», a dit Abe aux députés et diplomates venus écouter son discours, dans lequel il n’a pas cité une seule fois la Chine.«Avec un rapprochement de la sorte entre le Japon et TInde, cette “Asie au sens large” deviendra un réseau immense s’étendant sur la totalité de l’océan Pacifique, en englobant les Etats-Unis et l’Australie», a-t-il expliqué.Si Abe, au pouvoir depuis près d’un an, a d’ores et déjà apaisé les tensions entre Tokyo et Pékin, il a également souligné la nécessité .de renforcer les relations avec les démocraties de la région — ce qui, de l’avis des observateurs, représente une critique implicite du système politique chinois.Tokyo s’emploie à développer ses relations militaires avec les États-Unis, l’Australie et l’Inde, et sa marine doit participer pour la première fois à des manœuvres conjointes américano-indiennes, qui se tiendront en septembre dans le golfe du Bengale.Toutefois, signe que New Delhi est soucieuse de ne pas s’aliéner la Chine, qui devrait prochainement être son plus important partenaire commercial, le chef de la diplomatie indienne, Shiv Shankar Menon, a mis en garde dès lundi contre un «jeu à somme nulle» avec Pékin.Investissements Mais l’enjeu de la visite d’Abe n’est pas seulement politique.L’Inde va chercher en sa présence à attirer des investissements dont elle a grandement besoin pour lancer des projets d’infrastructure allant des transports au nucléaire.La taille de la délégation japonaise conduite par Abe — plus importante que lors de sa récente tournée au Moyen-Orient — témoigne de l’importance des relations d’affaires entre ces deux géants économiques de l’Asie.Le mauvais réseau de transports en Inde et les fréquentes pénuries d’électricité passent pour le talon d’Achille de l’économie indienne, qui freinerait son aptitude à rivaliser avec la Chine.La visite d’Abe tombe à cet égard à un moment sensible pour son homologue indien Manmohan Singh, confronté à une grave crise politique au sein de la coalition de gouvernement: ses alliés de gauche cherchent à empêcher la conclusion d’un accord sur le nucléaire civil avec les États-Unis, que le gouvernement de New Delhi et de nombreux dirigeants du monde des affaires jugent essentiel à l’économie indienne.Aussi Singh devrait-il rechercher le soutien d’Abe en faveur de cet accord énergétique, même si l’on s’attend à ce que son hôte nippon préfère rester neutre, étant donné le caractère sensible du nucléaire au Japon, seul pays à avoir subi le feu atomique, en 1945.Les détracteurs du projet d’accord estiment qu’il saperait les efforts visant à endiguer la prolifération nucléaire en permettant à l’Inde, non signataire du TNP (Traité de non-prolifération), de se doter d’un secteur atomique sans souscrire aux obligations de ce traité.Reuters Le Japon milite pour une «Asie au sens large», incluant les Américains E N Les USA minimisent la portée de l’accord Iran-AIEA Vienne—Les États-Unis ont minimisé hier la portée de l’accord de coopération conclu la veille entre l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et Téhéran en vue d’assurer une plus grande transparence du programme nucléaire iranien.Les deux parties ont annoncé mardi soir qu’elles avaient arrêté un calendrier pour répondre à toutes BREF les questions posées par le programme nucléaire—officiellement civil — de l’Iran, que les pays occidentaux soupçonnent de vouloir se doter de la bombe atomique.«Nous saluons tout progrès dans le règlement de questions problématiques concernant les activités nucléaires de l’Iran», a déclaré hier Gregpry Schulte, représentant des États-Unis auprès de l’AIEA «Mais nous considérons qu’il y a de véritables limites à ce plan», a-t-il ajouté, en citant notamment «le refus persistant de l’Iran d’appliquer le protocole additionnel de l'AIEA».- Reuters UUISIEHS nmiiiwii Mohamed DIOURY ÉCONOMIE GLOBALE 237 pages-33,15$ ISBN 978-2-7601-4001-1 GUERIN, éditeur Itee 514-842-3481 Pour taciiitor raDoreniissage si rassimiiaiion dus concoot* st dos mScanismes Oiémeniairet de la macroéconomia moderne.En uenle dans toutes les litiraines est indiqué sous réserve de modificatif w AT Cahiers d'exercices - 23,05 $ chacun Chantal BUZAGLO Gérard BUZAGLD MATHÉMATIQUES 3000 matnâmatiQues au secondaire r* et p années du i* cycle GUÉRIN, éditeur lice El) «81118 881)8 I0U18S IBS IIDrStrleS 514-842-3481 Lbs prix sont indiques sous réserve de modi SOCCER ET PUIS EUH LES SPORTS PREMIÈRE DIVISION DE (.'UNITED SOCCER LEAGUES (USE) G P N BP BC Pts x-S«attle 12 5 6 27 21 42 x-Portland 11 4 8 28 16 41 x-Montrêal 11 4 8 27 18 41 x-flochester 11 6 6 37 32 39 Atlanta 10 7 6 33 22 36 Porto Rico 9 7 9 33 31 36 Vancouver 7 7 10 24 23 31 Charleston 8 10 5 30 33 29 Miami 8 14 4 27 37 28 Caroline 6 10 8 21 28 26 Minnesota 3 9 11 23 29 20 Californie 4 15 7 17 37 19 x - se qualifie en vue d'une place en séries éliminatoires Hier Atlanta à Seattle.22h Aujourd'hui Charleston à Portland, 22h Demain Montréal à Rochester, 20h Samedi Portland à Miami, 20h Atlanta au Minnesota, 20h05 Charleston à Vancouver, 22h FOOTBALL LIGUE CANADIENNE Section Est G P N PP PC PTS Winnipeg 4 2 1 186 181 9 Montréal 4 3 0 162 146 8 Toronto 2 5 0 163 156 4 Hamilton 1 6 0 130 Section Ouest 195 2 G P N PP PC PTS Saskatchewan 6 2 0 235 146 12 C.-B.5 2 1 224 176 11 Calgary 3 4 1 217 255 7 Edmonton 3 4 1 185 247 7 Demain Toronto à Winnipeg, 20h Samedi Hamilton à Montréal, 19h US Open Federer sur un boulevard BRENDAN MCDERMID REUTERS Hier avait lieu le £irage au sort des joueuses et joueurs en vue des Etats-Unis.Internationaux des Paris — Le Suisse Roger Federer a hérité d’un tableau relativement clément à lUS Open, qui commence hindi à New York, avec un premier tour largement à sa portée face à un qualifié.Federer, qui se lance à la conquête d’une quatrième couronne d’affilée à Flushing Meadows, a un tableau plutôt dégagé en première semaine.Le n01 mondial devra toutefois se méfier au troisième tour du surprenant Américain John Isner, nouveau venu de l’été qui a fait parler la poudre en atteignant la finale du tournoi de Washington début août En quarts de finale, Federer devrait théoriquement tomber sur l’Américain Andy Roddick (n° 5) qu’il avait battu en finale l’an passé, ou sur le Russe Nikolay Davydenko (n° 4).L’Espagnol Rafael Nadal (n“ 2) ne devrait avoir aucun mal à écarter l’Australien Alun Jones, 123' mondial et bénéficiaire d’une invitation.En revanche, il devrait se faire quelques soucis par la suite: son compatriote David Ferrer (n° 15), le Russe Dmitry Tursunov (n° 27) et l’Argentin David Nalbandian (n” 24) figurent dans son quart de tableau.S’il se sort de ce guêpier, le Majorquin pourrait retrouver en demi-finales l’Australien Lleyton Hewitt (n" 16), ancien vainqueur du tournoi et récent demi-finaliste à Cincinnati, ou le Serbe Novak Djo-kovic (n“ 3), titré à Montréal cet été.Le tableau masculin recèle quelques chocs intéressants d’emblée, dont ceux entre le géant croate Ivo Karlovic (n° 32) et le Français Arnaud Clément ou encore celui entre le revenant croate Mario An-cic et Djokovic.Dur pour Henin ! Chez les dames, la Belge Justine He- nin (n“ 1) et la Russe Maria Sharapova (n° 2) devraient normalement passer le premier tour sans encombre.La première affronte une qualifiée et la seconde, tenante du titre à New York, l’Italienne Roberta Vinci.Henin aura ensuite un parcours bien plus difficile que la Russe, qui file droit sur une confrontation en demi-finales contre sa compatriote SveÜana Kuznetsova (n° 4).La Belge devrait logiquement retrouver sur sa route l’Américaine Serena Williams (n° 8) en quarts de finale, pour la froisième fois en Grand Chelem cette saison après Roland-Garros et Wimbledon, avec ensuite un choc éventuel en demi-finales contre Jelena Jankovic (n“ 3), Ana Ivanovic (n° 5) ou Venus Williams (n° 12), double vainqueur du tournoi (2000 et 2001).Dubois remporte son premier match lors des qualifications Par ailleurs, la Québécoise Stéphanie Dubois a remporté son premier match de qualifiçations en vue des Internationaux des Etats-Unis, hier.Dubois, de Laval, la 120e joueuse mondiale, l’a emporté 6-0,3-1 contre la Néerlandaise Elise Ta-maela, qui a abandonné au deuxième set Elle affrontera maintenant l’Argentine Maria José Argeri, classée 226'.Agence France-Presse Brent Sutter choisit de faire un dernier tour de piste au hockey junior DONNA SPENCER Brent Sutter poursuit sa carrière mais à sa façon, comme d’habitude.D fera un dernier tour de piste avec l’équipe canadienne de hockey junior avant de faire ses débuts à titre d’entraîneur-chef des Devils du New Jersey.Sutter n’a plus rien à prouver avec les meilleurs hockeyeurs canadiens âgés de moins de 20 ans, après avoir mené l’équipe canadienne à la médaille d’or lors des championnats mondiaux de hockey junior en 2005 et 2006.Son dossier aux championnats mondiaux est éloquent: 12-0.Mais à ses yeux, il était important qu’il soit l’entraîneur-chef de la formation canadienne lors de la série de huit matchs contre la Russie à l’occasion du 35e anniversaire de la Série du siècle de 1972 contre lUnion soviétique.Cette série s'amorcera lundi à Ufa en Russie, et prendra fin à Vancouver, le 9 septembre.«C’est différent.C’est un autre défi.Ce ne sont pas les championnats mondiaux de hockey junior, a expliqué Sutter.C’est une série de huit matchs contre, à mon avis, le pays qui est toujours notre rival rt‘ 1 au hockey «Cette série rappelle un événement qui a eu lieu il y a 35 ans, dont je me souviens très bien.Ce fut vraiment la première série de ce qui est devenu au fil des années une grande rivalité entre le Canada et la Russie.» L’équipe canadienne se dirigeait vers Moscou hier, où elle s’entraînera pendant trois jours avant de prendre la direction dUfa.Sutter ratera le camp des recrues des Devils et n’aura que trois jours de répit après la série avant le début du camp d’entraînement de sa nouvelle équipe.«Je m’étais engagé et quand j’ai accepté le poste d'entraîneur-chef des Devils, Lamoriello [Lou, le directeur général des Devils] m’a dit clairement qu’il voulait que je sois à la barre de l’équipe canadienne, a dit Sutter.Nous représentons notre pays.Il estimait qu’être l’entraîneur-chef de cette équipe serait tout à mon honneur en plus de constituer une très bonne expérience.«Je vais rater le camp des recrues, mais disons que tout est entre bonnes mains.» Ce n’était qu’une question de temps avant que la LNH ne rapatrie Sutter, 45 ans, qui a remporté la coupe Stanley à deux reprises en tant que joueur avec les Islanders de New York.Le nom de Sutter était mentionné chaque fois qu’il y avait une ouverture derrière le banc d’une équipe de la LNH depuis qu’il avait mené l’équipe canadienne à la médaille d’or au championnat mondial de hockey junior en 2006.Mais Brent n’était pas prêt à quitter les Rebels de Red 'Deer de la Ligue junior de l'Ouest D était l’entraîneur, le gérant et le propriétaire des Rebels depuis 1999 et ne voulait pas partir tant qu’il n’aurait pas l’assurance que les Rebels seraient assez solides pour connaître du succès sans lui.Quand son frère Brian a accepté de le remplacer en son absence, cela a été déterminant «R y a un an, je ne savais pas vraiment ce que Brian voulait faire, a dit Brent/e suis ravi qu’il ait décidé de rester à Red Deer pour diriger l’équipe.» Presse canadienne MOTS CROISÉS FOOTBALL 1 23456789 10 11 12 0519 HORIZONTALEMENT 1.Qui se fait à la dérobée - Diffuse.2.Instrument de labour -Déplié.3.Cérium - Parvenir à destination.4.Affreux - Groupe d’atomes.5.Montagne de Grèce -Qui a les moyens.6.Bande de soie -Allongé - Symbole d’un gaz.7.Sodium - Accabler de dettes.8.Chemin de guidage -Faites de vive voix.9.Idée précise - Épreuve.10.C’était le do - Peau de veau préparée pour l’écriture.11.Vicieux - Enlever.12.Entre les lacs Huron et Ontario - Jeunes équidés.VERTICALEMENT 1.Surveillance prolongée - Embobiné.2.Engrais - Crier comme l’éléphant.3.Dieu à tête de faucon -Charlemagne - Ils sont quatre - Passé.4.Coiffure d’apparat - Elle glande.5.Soupe au lait.6.Qui a rapport à la parole - Exalté par un sentiment.7.Avant nous - Dans la violette (pl.).8.Exposer à l’air.9.Commence le 21 juin -Ventilation.10.Mousse - Lentement.11.Article arabe -Prisonniers - Marque la façon.12.Salir - Vedettes.1 2 • 4 8 B 7 8 8 10 11 12 1 23458788 1011 12 nnnninnnnn ran rnnpimnmnri pimn rnnn munnnianra ranran nmranmmra rnnn an non nnnnpiri an a rann nrara nmra nmnnra en nnamn n nnn araraara npiran nnmn nn nnnrnn «-1 NJ ISJA HE 0518 SOLUTION DU DERNIER NUMÉRO Vick ne pourrait jouer au Canada s’il est suspendu par les Falcons BILL BEACON Oubliez cela: Michael Vick ne jouera pas dans la Ligue canadienne de football.La rapidité de Vick et son style semblent faits sur mesure pour la LCF mais le quart-arrière des Falcons d’Atlanta, qui est impliqué dans un scandale de combats de chiens, n’aura pas le droit de jouer au Canada s’il est suspendu dans la NFL, comme on s’y attend.Un nouveau règlement adopté par la Ligue canadienne au cours de la saison morte défend à ses équipes de mettre sous contrat un joueur qui est sous le coup d’une suspension dans la NFL Le règlement a été adopté à la suite de la mise sous contrat par les Argonauts de Toronto du porteur de ballon Ricky Williams, qui était sous le coup d’une suspension dans la NFL pour usage de drogues.Roger Goodell, commissaire de la NFL devrait attendre à lundi, quand Vick soumettra son plaidoyer de culpabilité, pour lui infliger une suspenaon.Il a déjà été empêché de participer au camp des Falcons et Goodell a demandé aux dirigeants de l’équipe d’attendre sa dédaon avant de prendre action contre Vick.On ne sait pas encore si la suspension de la NFL allait s’ajouter à la peine d’emprisonnement S c’était le cas, il pourrait rater les sai- sons 2007 et 2008.Vick a accepté de plaider coupable pour ses activités dans les opérations du Bad Newz Kennels en Virginie.Les procureurs américains ont réclamé une sentence d’un an à 18 mois d’emprisonnement Un procureur de Richmond, en Virginie, a dit cette semaine que l’État pourrait également le poursuivre pour avoir organisé des combats de chiens et pour cruauté envers les animaux, deux offenses qui peuvent mener à un emprisonnement de cinq ans chacune.Le commissaire Mark Cohon, de la LCF, n’a pas voulu commenter au sujet de Vick.De son côté, le directeur général et entraîneur des Alouettes, Jim Popp, a dit qu’il ne croyait pas que le nom de Vick soit sur la liste de négodations d’aucune équipe canadienne.Mike « Pinball» Clemons, des Argonauts de Toronto, abondait dans le même sens.«Personne n’aurait cru qu’il pouvait se retrouver ici un jour.C'est la raison pour laquelle aucune équipe ne détient ses droits ici.Enfin, c’est ce que je crois.» Clemons n’a pas voulu lui non plus commenter cette affaire.«Je crois qu’il doit faire le ménage, a dit Clemons.By a des choses plus importantes que le football dans la vie de Michael Vick présentement et ü doit y voir.» Presse canadienne Par un collectif Sous la direction de Julie DUCHESNE l os oditions LA PENSEE 514-848-9042 coiiaction Empreintes ipas se néant • Maium amiifckw A pas de leap • manaiii A et B ir wm Apanages* manuals A et B a*cw» Enseignement moral au primaire Let Hi miuais ton A Zt.eo t chacun al lai mis guidas soit t ttb.m $ chacun.En uente dans toutes les liDrairies x sunt indiqués sous rùserverTe modifie s Jean Dion Warn, De la grosse balle Que disait le poète, déjà?En plein cela: qu’il y a deux choses de certaines dans cette existence qui ne nous est que prêtée, et encore a un taux d’intérêt prohibitif la mort et l’impôt Bon, certes, d’autres trucs sont absolument sûrs.Que dans quatre mois à peine, par exemple, nous en serons à l’antépénultième jour avant* le lendemain de Noël, tout à la joie de faire des emplettes pour les gens matérialistes qu’on aime.Qu’y en aura pas de facile.Que le but d’Alain Côté était boa Mais quoi, vous n’allez tout de même pas exiger du poète qu’il soit scientifiquement rigoureux?Vous voulez le priver de sa licence esthétique, de son droit fondamental à raconter n’importe quoi à la condition de le faire n’importe comment?(‘Naturellement, ainsi que tend à le suggérer le préfixe «anté», l’antépénultième quelque chose vient nécessairement avant quelque chose d’autre.D s’agirait donc d’un pléonasme, ou comme disait le linguiste un jour qu'il avait l’âme à la blague légère, d’un pléonasme de trop, mais je ne vois aucune autre façon d’exprimer la chose.Par ailleurs, je connais quelqu’un qui croit par exemple qu’il faut dire «antidiluvien», ce qui désignerait une opposition au déluge, ce à quoi je lui rétorque que ce mot ne peut pas exister puisque, franchement, qui pourrait être contre le déluge alors même qu’il a permis à l’humanité de faire le ménage dans sa vie et de repartir sur de nouvelles bases en commençant par prendre un coup, hein, qui?) Donc, la faucheuse et le fisc.Aujourd’hui, nous nous concentrerons essentiellement sur l’impôt et la mort ce sera pour une autre fois, quand on aura le cœur à ça.L’histoire est celle de Matt Murphy, un prof d’éducation physique de 21 ans de New York.Avec deux de ses amis — dont pour les amateurs de potins, Ryan Breslin, le frère de la comédienne Abigail Breslin qui a été mise en nomination pour un Oscar pour son rôle dans Utile Miss Sunshjne —, Murphy avait planifié un voyage en Australie.Élaborant leurs préparatifs, ils se dirent tiens donc, pourquoi ne pas passer une soirée à San Francisco en chemin?Et tant qu’à être à San Francisco, pourquoi ne pas aller assister à un match de balle des Giants?Ce qu’ils firent.De sorte que ce mardi 7 août, les trois amigos étaient assis dans les gradins du champ centre-droit du AT&T Park lorsque Barry Bonds décida d’expédier dans leur région générale son 756' coup de circuit en carrière, qui abaissait la marque de tous les temps détenue par Hank Aaron.Enfin, ils faillirent ne pas être là car ils étaient partis au comptoir alimentaire se procurer de succulents sandwichs au crabe, mais ils revinrent juste au bon moment La balle s’en alla tout droit sur Murphy, qui s’en empara et résistant à l’échauffourée qui s’ensuivit fut escorté avec son précieux objet hors du stade par la police.(Les rapports ne sont pas clairs, mais il semble qu’au moins Murphy ait dès lors décidé d’annuler le voyage en Australie puisqu’il a été un peu partout à la télé américaine au cours des jours suivante.) Le premier réflexe de Murphy, conscient de tenir un pan dUistoire dans ses mains, a été de conserver la balle.Et c’est là, mesdames messieurs, qu’intervient le long bras du déséquilibre fiscal.Mettons que, lors d’une visite dans un stade des ligues majeures, vous attrapez une fausse balle.Non, mieux, situation vécue: mettons qu’au fil d’une longue vie d’amateur professionnel de gros baseball, je vais voir plusieurs, centaines de matchs de nos Expos tant au bon vieux parc Jarry qu’au Stade olympique, mais que jamais je ne passe proche de passer proche de capter avec pas de gant, comme dans le bon vieux temps, une chandelle hors-ligne.Jamais, jusqu’au 24 avril 2002, quand Lou Collier me fait la fleur d’en expédier une sur un panneau publicitaire du premier balcon, qui rebondit dans l’allée puis directement vers moi et que je cueille comme un fruit mûr.Lou Collier?Bien oui.13 matchs en carrière avec les Expos, moyenne au bâton de ,091.On a les fausses balles qu’on peut Imaginons maintenant qu’un huissier se présente à mon domicile résidentiel.«Tas une fausse bcdle de Ijm Collier, mon fraudeur?Enwoye au poste.» Il s’agit ici d’une dramatisation, car la balle de Lou Collier ne vaut rien, sinon une lourde chaîne de fan qui allait devenir endeuillé deux ans et quelque plus tard par le départ du club.Mais la balle du 756' circuit de Barry Bonds, elle, a une valeur, ne serait-ce que potentielle.De sorte que Matt Murphy pourrait être obligé de payer de l’impôt sur la valeur estimée de son avoir, et même une taxe sur les gains en capital à mesure que cette valeur augmenterait.En revanche, si Bonds était trouvé coupable de quoi que ce soit en rapport avec Tutilisation de stéroïdes ou autres comportements criminels, la valeur de la balle pourrait baisser, et Murphy pourrait réclamer un crédit pour pertes.Mais le jeune homme n’est pas riche, et il n’a pas les moyens d’assumer d’aussi énormes charges fiscales pendant que la valeur de la balle est à son sommet — soit avant que Bonds ne soit formellement couvert d’opprobre ou que son record soit à son tour battu.D a donc décidé de vendre la balle, qui sera soumise à l’encan en ligne par la maison Sotheby’s du 28 août au 15 septembre.Selon les connaisseurs, l’encan pourrait dégager une mise d’au moins 500 000 $US (les gens, n'est-ce pas, aiment posséder des choses; les gens sont malades).Avec des revenus aussi importante encaissés aussi rapidement Murphy s'exposerait à une imposition de l’ordre de 35 %, mais au moins, il ferait des profite nets d’environ 350 000 $.N’estce pas franchement enivrant comme histoire?Oui, messieurs dames, c’est enivrant Parce qu’en allant ainsi chercher des sous partout et jusque dans les gradins du champ centre-droit du AT&T Park, le gouvernement s’assure de pouvoir avoir comme première priorité les soins de santé et d’éliminer en six mois les files d’attente à l’urgence.Pour ce qui est de la balle de Lou Collier, elle î™8* ^Éor*cluement pas à vendre, mais pour 100 000 $US, je suis prêt à écouter.On le dira à personne, comme ça ni vous ni moi n’aurez de huissier à la porte.Juste personne.4 jd ionfalede vo i r.com LE DEVOIR, LE JEUDI 23 AOUT 2007 B 7 DESIGN Miffy, petit lapin blanc des livres pour enfants, a son musée aux Pays-Bas ALIX RIJCKAERT Utrecht, Pays-Bas — À 80 ans, Dick Bruna, le créateur du petit lapin blanc des albums pour entants Miffy, incarne un graphisme néerlandais simple, mais effi-cace et connu dans le monde entier.A Utrecht, un musée consacré à son oeuvre attire beaucoup de touristes japonais.Créé dans les années 50, le petit lapin blanc Miffy, toujours présenté de face ou de dos d’un trait noir arrondi et épuré, a vécu des dizaines d’aventures, consignées dans des albums carrés aux efficaces couleurs primaires ayant fait le tour du monde.Plus de 85 millions de ces albums, traduits en 40 langues, ont été vendus depuis qu’en 1955 Dick Bruna composa la première de ses histoires pour les tout-petits: quelques dessins trichromes accompagnés d’à peine quatre lignes de texte.«Icône du design néerlandais» et «de renommée internationale grâce à ses livres pour enfants», selon le musée, Dick Bruna reste un simple habitant dTJtrecht, où il est né le 23 août 1927.En Asie et au Japon notamment, la jeunesse s’arrache les accessoires à son effigie, preuve que le petit lapin, comme tout bon produit de design, est aussi un succès commercial.«Quand des amis viennent me rendre visite, je les emmène immanquablement à la Maison Dick Bruna», témoigne un visiteur japonais, Yoh Takei, venu étudier l’astronomie à l’Université dUtrecht.«Au Japon, Miffy est incroyablement populaire et pas seulement chez les enfants comme ici [.] Les gens savent qu’il y a un musée à Utrecht, ils viennent spécialement d'Amsterdam», raconte-t-il.Aussi, à la sortie, un très grand magasin propose aux visiteurs les albums en plusieurs langues de WA I mmm » *- m * INGE VAN MILL AGENCE FRANCE-PRESSE Malgré ses 80 ans, Dick Bruna, le créateur du petit lapin blanc Miffy, dessine encore deux albums par an.Miffy, mais aussi plus de 300 gadgets et accessoires, souvent en plastique bariolé, à son effigie et des exemples de design néerlandais contemporain.«Malgré ses 80 ans, Dick Bruna dessine encore deux albums par an!», raconte avec plaisir Catrien Schreuder, porte-parole du musée créé en février 2006.«On peut encore le croiser tous les jours à bicyclette dans le vieux centre, alors qu’il se rend de sa maison à son studio», poursuit-elle.Dans le musée, que le dessinateur a voulu d’un agencement sobre, les plus jeunes visiteurs sont avant tout invités à jouer avec Miffy.Labyrinthe coloré, aire de jeux aux figurines grandeur nature, jeux interactifs sur écran et, bien sûr, les albums contant les aventures du petit lapin blanc les occupent au rez-de-chaussée.Pour les plus grands, une exposition retrace le parcours de l’artiste.Ainsi, une vidéo souligne combien son voyage à Paris à la fin des aimées 40 a été déterminant «Il a alors été très impressionné par les collages de Matisse et Fernand Léger», explique Catrien Schreuder.Ceci se retrouve dans la façon de travailler de Dick Bruna, qui procède par décalcomanie et collage, détaillant d’une façon méticuleuse les traits ronds et noirs de ses personnages avant de les colorier avec soin.Peu après ce voyage, alors que son père voulait lui remettre les rênes de son empire de l’édition, le jeune homme refusa et préféra travailler à l’illustration des couvertures des romans policiers, qui à l’époque en faisaient le succès.Il excellait ainsi dans les Simenon, dont on peut admirer plusieurs couvertures et affiches de promotion.La silhouette sombre et géométrique à la pipe et au chapeau mou devait être «à la fois générale, car elle ne devait pas révéler l’intrigue, très reconnaissable et pourtant jamais la même», souligne Catrien Schreuder.Visuellement, elles ont marqué toute une génération de Néerlandais dévorant les aventures du célèbre commissaire Maigret édités en poche par l’éditeur Bruna.Agence France-Presse EN BREF Liza Frulla quitte la chaîne Évasion La présidente du Groupe Serdy, Liza Frulla, quitte ses fonctions, pour se consacrer à son métier d’analyste politique, de conférencière et de professeure à l’Université de Sherbrooke.L’ancienne ministre avait été nommée à ce poste il y a quelques mpis et agissait comme présidente de la chaîne Evasion Le Groupe Serdy est la propriété de Serge Arsenault - Le Devoir Un cri au bonheur au Festival de la poésie de Trois-Rivières Le film collectif Un cri au bonheur, une mosaïque réalisée par onze cinéastes à partir d’œuvres de poètes québécois, sera présenté au Festival international de la poésie de Trois-Rivières.Vingt et un poèmes ont été mis en images dans une œuvre orchestrée par Philippe Baylaucq.Claude Beausoleil, Marie-Claire Blais, Pierre Morency et André Roy sont quelques-uns des poètes invités.Paule Baillar-geon, Manon Barbeau, André Foncier, Denis Villeneuve, Michel Brault figurent au nombre des cinéastes du collectif - Le Devoir Décès d’Hana Ponicka Bratislava — L’écrivaine et journaliste slovaque Hana Ponicka, ancienne dissidente anticommuniste, est décédée mardi dans un hôpital à Banska Bystrica, centre de la Slovaquie, à l’âge de 85 ans, ont rapporté hier les médias slovaques.Née le 15 juillet 1922 à Ha-lic, Hana Ponicka était l’auteure de nombreux livres pour adultes et enfants dont des ouvrages édités en «samizdat» (système clandestin de circulation d’écrits de dissidents en ex-URSS et dans d’autres pays de l’ex-bloc communiste).Elle avait fait l’objet de persécutions systématiques de la part du régime communiste, après avoir exprimé son soutien ouvert au manifeste de la «Charte 77» pour les droits de l’homme, publié en 1977 à Prague par le dramaturge Vaclav Havel et d’autres opposants au régime totalitaire alors au pouvoir en Tchécoslovaquie.-AFP Nouveau directeur à la Première Chaîne Jean-François Rioux, qui travaille à Radio-Canada depuis 1988, a été nommé à la direction de la FYemière Chaîne, poste anciennement occupé par Louise Carrière.Directeur de la radio à Québec en 2005 et 2006, il était directeur par intérim aux Nouveaux Médias depuis juin 2007.- Le Devoir Un Cowboy de moins Les Cowboys fringants annoncent le départ de leur batteur, Dominique Lebeau, après une association de plus de dix ans.Dominique Lebeau invoque des raisons person-nelles, et ils entendent poursuivre leur travail à quatre.- Le Devoir Les funérailles de «Frenchie» Jarraud célébrées le 31 août à Mont-Saint-Hilaire Mont-Saint-Hilaire — Les funérailles de Lucien «Frenchie» Jarraud seront célébrées le vendredi 31 août, à 14h, en l’église de Mont-Saint-Hilaire, dans la Vallée-du-Richelieu.La cérémonie sera coordonnée par Roger Sylvain et Tony Langelier, amis du défunt, et sera présidée par l’abbé Jacques Guilbeault La dépouille mortelle de l’animateur radiophonique arrivera en terre québécoise au cours de la fin de semaine.Dans ses dernières volontés, M.Jarraud avait exprimé le désir de ne pas être exposé après son décès.La colonie artistique est en deuil depuis la mort de l’animateur de radio et de télévision, vendredi soir, aux soins intensifs de l’hôpital Georges-Pompidou, à Paris.En vacances dans la Ville lumière, il fut hospitalisé le 9 juillet pour une embolie pulmonaire, suivie de deux infarctus.Depuis, il était plongé dans un coma artificiel.«Frenchie» Jarraud était le doyen des ondes radiophoniques.Il aurait célébré ses 85 ans le 7 septembre.Lucien Jarraud laisse dans le deuil sa femme Michelle Landry, ses enfants, Nathalie, Martin et Alexandre, ainsi que ses petits-enfants Danika, Nikolas, Mathieu et David.Presse canadienne JAZZ Entretien avec un infatigable oiseau migrateur, le musicien Michel Portai Paris — Clarinettiste, saxophoniste, bandonéoniste, Michel Portai, 72 ans, joue sur tous les fronts: classique, contemporain et jazz.Pourquoi?Réponse à la Beckett, à propos de l’écriture: «Bon qu’à ça.» Rencontre avec un oiseau migrateur qui n’hésite pas à donner un concert par soir, à plusieurs endroits, avec différents compagnons et selon divers genres.D’où vient cet amour de la scène et l’énergie que cela demande?«Je ne sais pas.Je n’aimerais pas attendre chez moi qu’on m’appelle, ou prendre des vacances.J’ai la chance qu’on m’invite, encore.Du coup, je me multiplie.J’écoute les critiques et je sais toujours quand je me déçois.Mais je donne tout ce que je peux.Et si, en face, une personne vient me dire: “Ah, c’était pas assez ceci ou pas assez cela”, fai envie de hurler à mort.Parce que, pour moi, ce n’est pas de ça qu’il s’agit, mais de ce dont Lubat finit par être un des derniers à parler le social, le rôle de la musique, la perte de la communication, de l’échange, la régression générale au profit de l’attente du “beau” et du bon moment.» Voyager, est-ce traduire cette recherche?, «Oui, parce que c’est rencontrer.A Marciac, dans le hall de l’hôtel, j’ai croisé récemment Andrew Cyrille [percussionniste, né à Brooklyn en 1939, free music].On s’est regardés longtemps.On n’avait presque pas besoin de parler.On a joué ensemble, il y a longtemps.» Michel Portai avoue que certaines réactions le rendent fou fu- rieux.«Chez plein de jeunes musiciens, je ne vais pas dire des disciples, mais enfin, des gens qui ont entendu le message, j’entends ce désir d’éclatement, de souveraineté, de perte, que des artistes comme Andrew Cyrille ont fait naitre.En face, en revanche, c’est comme si les gens voulaient reprendre les rênes, revenir à la “beauté”, à la “sensibilité".» Pourquoi toujours l’alternance avec le classique?«Ce n’est pas par besoin, c’est parce qu’on continue de me le demander.Au fond, les prix internationaux — Genève, Budapest, etc.—-, les trophées, les Victoires de lû musique, je me dis: tiens, est-ce qu’ils font ça parce qu’ils auraient l’impression que je vais disparaître?.Moi, ma seule récompense, c’est de durer, qu’on m’appelle encore, que j’existe, c'est ma chance, même si je dois faire des efforts de plus en plus violents pour construire et tenir.» Où est la vraie différence entre le classique et la musique improvisée?«Je reviens du Canada.Un compositeur que j’aime beaucoup, qui a une œuvre d’une extrême intelligence, cultivé, m’a dit ceci après notre duo avec Jacky Terrasson: “Michel, ce que j’ai entendu, c’est cette sacrée vie entre les notes.Comment je pourrais faire, moi, pour mettre de la vie entre les notes?” En classique, je peux me planter, je cherche la note exacte, l’intégrité totale, le respect du texte.Mais en jazz, c’est ce putain de truc: laissez-moi jouer la vie.Pitié, soyez assez innocents pour accueillir ce qui se produit, là, dans l’instant.» Le Monde et Le Devoir rï JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN AGENCE FRANCE-PRESSE Le saxophoniste Michel Portai au festival Nancy Jazz Pulsations, le 14 octobre 2003.Jeanne d’Arc ALLAIRE Jeanne d’Arc MERCIER COUDRE AUJOURD’HUI ET OEIÏIAM 258 pages - 40>50 $ ISBN 978-2-7608-3305-0 LIDEC inc.514-843-5991 tas tecnniouii sont priseafaes de leçon 1res dAtaillte et sent accompagneei de plusieurs illustrations.En uentn Dans toutes les imratries Le prix est indiqué sous réserve de modifications.A LA TELEVISION Le Téléjournal Bons baisers de./ Guillaume Musso Le Tôlôjournal Des kiwis et des hommes / placard Show ramenée secrètement.Chantal Lacroix Cinéma / FANTASMES (4) Sucré Le TVA 1 8 heures Musicographie / Le TVA 22 heures Hommes Cinéma / LA VIE avec Peter Falk, Lindsay Crouse Salé Mario Pelchat Salé Cinéma / SOIRÉE D'ANNIVERSAIRE (4) avec Alan Cummlny, Gwyryeth Paltrow Malcolm Une pilule, une petite granule / L'Exercice.Macaroni tout garni Ramdam .violence Contact / José Saramago (23:32) Cinéma / TAFFIN (5) avec Pierce Brosnan (23:02) Catherine Rire et Délire Gr.Journal (16:30) L'Audition Sexy L’homme affronte la Le Journal du soir Cam (22:45) L'Épicerie Dominique Poirier en direct .Natascha Kampusch Jrnl FR2 Le Téléjournal Le National Le Téiéjournal Jrnl RDI Toute une histoire Paradis Jrnl FR2 Question.sauvegarder .de Bruno .festivals Journal Paroles.Criminels Biographies / E.Fruitier Dossiers Mystère Témoins de l'étrange Hantise Témoins de l'étrange Vidéo Patrouille Dre Nadia.Le goQt.Ça passe.Debbie rénove Déco sur.On a échangé nos mères Décore.d'un été NI homme, ni femme Cinéma M.Net TopS.anglo Top5.InfoPlus .clips Flambant.TopRock.Voxpop .char Tatoués D-Stroy TopS.anglo Évolution Évolution TopS.anglo Musique Musicographie franco Paris vs Nicole En chute.La Mode.Musique Top5.le trouble Degrassi, la nouvelle.jaime Grenade.Anormal Edgemont Radio Free Degrassi.R-Force Delilah.6TEEN Di-Gata.Futurama Simpson Simpson [Henri pis .Futurama Décalés.La Clique Star.Henri pis.F1 Mag Boxe / F.Oquendo - E.Castillo Sports 30 Info Sports Arts martiaux.Sports 30 Info Sports Lutte impact TNA Motorisé JSoidats / Les Tranchées en souviens Tournants de l'Histoire JAG Cinéma ^ CONDOR (5) avec Jim Brown .la prairie Cinema / DEVINE OUI VIENT DÎNER?(4) .un soir [Orgueil et .des pays.humains Après la chute .pays Hommes en quarantaine Victimes du passé / Deux épisodes Justice à Boston François en série Sue Thomas, l'oeil du FBI Autopsie d'un désastre Intelli.s'branche j.fait La porte des étoiles | Threshold La porte d'Atlantis La porte d'Atlantis Môlinda .“ Entre l'arbre et l'école |.de l'automobile Les Jeunes, le Travail.Caphar.Le Québec à la loupe c SAVUIH .haïtienne Un nouveau souffle Solo I Pura Vida! / San José |.Casino Planète.Biosphère Paris.Québec.à table Voyageur Soleil tout inclus .à table Les Acadiens de I I le CInSma / L'ANNEE DERNIÈRE A MARIENBÂDTt) Panorama Marmitons Coups de.Panorama | .terre Volt .Gags Coronation CBC News at Six The Town at the Top of.Generation XXL The National The Hour Arrested.Access H.eTalk CSI: Crime Scene.CTV News Grey's Anatomy CTV News CTV News The Office I .Is EarT ET Canada Big Brother House.News Shark ET Canada Design.Heavy Metal Peanuts Heads up Art Attack The Commander Elizabeth Smart Peanuts Will, Grace .Raymond Ugly Betty ABC News .Raymond Grey's Anatomy Boston Legal Sex.City Nightllne imel CBS News Big Brother CSI: Crime Scene.News Without Trace News Late Show with.(23:35) .is Earl | 30 Rock The Office | Scrubs Jeopardy Wheel.NBC News News The Tonight Show (23:35) Simpsons Seinfeld King.Hill NFL Football / Match pré-saison: Jaguars - Packers Smallville Supernatu.Travels to.Report from Washington Wild! / Nature's Babies The Newshour Globe Trekker Business.Charlie Rose Adirondack | Chronicle The Newshour BBC News | Business.Emperors of the Ice Great Performances / Créai Reunion BBC News C.Rose |Jeopardy eTalk CSI: Crime Scene.Grey s Anatomy CTV News CTV News CTV News Dally (00 os) CSI: Miami / Deux épisodes; The First 48 Cold Case Files Dallas SWAT / Deux émissions CSI: Miami The Word I Wingfield' Tlmestorm |Cln«ma / THE MYSTIC- MASSEUR (8) evec Aeelt Mandvl, Om Purl Street Legal Law & Order .a Trace Dally Planet Dally Planet MythBusters How It's Made Guinea Pig | .Machines Mayday / Runaway Train Dogfights / Air Ambush Disasters of the Century CSI: New York Things.Tanks Exhibit A CSI: New York Dogfights CBC News l Marketp.The Hour CBC News CBC News: The National BBC News Planet Earth CBC News: The National New Àddams Family T7.Britain ] .(22:38) Andromeda Doc Trailer.Moose TV CSI: Crime.(23:oe) Monster Garage American Hot Rod American Chopper Property Ladder Hard Shine American Chopper Hard Shine So Chic l Til Debt.Plastic.Women.til Debt.I.Leash Three Takes Plastic.World Extreme Cagefighting Extreme Cagefighting Sportscent.Sportscentre Years SERIES + CANAL Z EVASION TFO irTT'I'-TiMMil 1 yOT^TTTTTyTTTr— NP.WS WORLD SHOWnASt LEARNING DISCOVERY CANAUX TVO HIST O RIA CANAUX 1 HJiOO RDS SRC TQS TVA RDI VIE NOS CHOIX CE SOIR Paul Cauchon POUR UN SOIR SEULEMENT Une nouvelle série qui présente des artistes n’ayant jamais travaillé ensemble en duos.Ce soir, Ariane Moffatt et Lorraine Desmarais.Artv, 19h GRANDS REPORTAGES La disparition de Natascha Kampush, cette jeune Autrichienne qui a été séquestrée huit ans à Vienne, a ému le monde entier.Ce documentaire raconte toute l’histoire.RDI, 20h BON BAISERS DE FRANCE Daniel Pinard co-anime la semaine.Invités: François Avard, Bia et l’écrivain français Guillaume Musso.Radio-Canada, 21h DEVINE QUI VIENT DÎNER Une jeune femme, dont les parents sont ouverts d'esprit et libéraux, ramène son amoureux à la maison.Nous sommes dans les années 1960, la crise raciale bat son plein aux Etats-Unis, et l’amoureux, Sidney Poitier, est un médecin noir.Les parents apprécient moins.Un classique.Artv, 21h Classification des films: (1) Chef-d’œuvre — (2) Excellent — (3) Très bon — (4) Bon — (5) Passable ¦ ¦ (6) Médiocre ¦ b ¦ (7) Minable 614 B8 LE DEVOIR.LE JEUDI 23 AOÛT 2007 CULTURE Statistiques culturelles L’offre de spectacles croît un peu, le public aussi Les productions québécoises raflent les trois quarts des ventes de billets FRÉDÉRIQUE DOYON Un peu plus de spectacles, un peu plus de public, un peu plus de revenus.Malgré la multiplication de Uoffre de divertissements, les arts de la scène restent bien vivants.Loin de la hausse spectaculaire, l’industrie croît lentement Avec sept millions d’entrées, l’assistance globale aux spectacles a augmenté de 5 % en 2006 et les recettes de billetterie, de 8 %, par rapport à 2005.Depuis 2004, le taux d’occupation demeure stable à 72 %.Le prix des billets, lui, a bondi de 12 % sur les trois années.«fl y a une offre [de spectacles] en croissance et les Québécois ont suivi», résume Dominique Jutras, directeur de l’Observatoire de la culture et des communications du Québec (OCCQ) qui vient de publier son Enquête sur la fréquentation des spectacles au Québec dans son bulletin Statistiques en bref n” 31.«Les diffuseurs ont fait leur travail.» Donnée beaucoup moins reluisante, les billets de faveur suivent la croissance, bénéfidant à 16 % de tous les spectateurs, par rapport à 13 % en 2004.Les variétés (humour, cirque, comédie musicale) récoltent la part du lion en matière d’assistance et de revenus, avec 1,9 million de spectateurs, qui ont acheté pour 70,6 millions de dollarê de billets.Suit la chanson anglophone, avec un million d’entrées et 36 millions de dollars de revenus.C’est la musique classique, contemporaine, du monde et d’opéra qui a toutefois connu la progression la plus fulgurante sur les trois années d’enquête (malgré beaucoup de fluctuations), avec une hausse de 18 % de ses revenus et de 14 % de son assistance.Et le théâtre demeure le plus prolifique des arts de la scène avec 6000 représentations en 2006, moyenne à peu près maintenue depuis 2004.Gros shows ou pas, les productions québécoises tiennent le haut du pavé.«Les spectacles québécois sont à l’origine de 71,5 % des ventes de billets», note aussi Geneviève Bélanger, chargée de projet pour cette enquête.La part canadienne (hors Québec) de l’offre de spectacles est (de plus en plus) négligeable avec ses 382 représentations, en recul de 7 % depuis 2004.La scène internationale est environ deux fois plus présente que celle du reste du Canada.Une industrie atypique Ces chiffres constituent le fruit de trois années d’enquêtes statistiques, qui permettent enfin à l’OCCQ de tracer un portrait évolutif de la fréquentation des arts vivants.«On commence à avoir une perspective», indique M.Jutras sans pouvoir parler de tendance sur une si courte période.Les tendances s’avèrent en fait plus difficiles à déterminer dans l’économie culturelle, qui reste atypique et volatile, particulièrement dans le petit marché québécois.«Les statistiques peuvent être bouleversées par la présence ou l’absence d’un seul gros spectacle», indique Mme Bélanger.Mais au bout du compte, la relative constance des résultats totaux indique que ce qu’une discipline perd, l’autre la récupère.«fl y a une espèce d’équilibre; les gens dépensent toujours leurs dollars culturels», souligne M.Jutras.Coup d’œil sur les régions Les arts scéniques se concentrent bien sûr dans la métropole et la capitale, avec leurs 3,4 millions et 900 000 entrées respectives.CeUesci ont toutefois connu un léger recul d’assistance en 2006, tandis que le nombre d’entrées et de représentations a bondi en Estrie, en Mauride et dans le Bas-Saint-Laurent Après Montréal et Québec, les scènes de l’Outaouais, du Centre-du-Qué-bec et de l’Estrie attirent toutefois la plus grande assistance pour chaque tranche de 10 000 habitants.Ces différences régionales font l’objet de la deuxième partie du rapport statistique.Selon celui-ci, la moitié des salles de spectacle se trouvent dans les 11 villes les plus imposantes de la province, qui cumulent Malgré la vitalité du spectacle, l’art vivant traverse une petite crise de croissance quant à son public, majoritairement blanc, qui vieillit et peine à se renouveler, observe le sociologue Rosaire Garon dans la troisième partie du bulletin Statistiques en breftr 31 de l’Observatoire de la culture et des communications (OCCQ).Il s’agit d’un autre genre de lecture, basée sur un sondage mené auprès des Québécois quant à leurs habitudes de consommation culturelle.Les résultats sont publiés dans l’Enquête sur les pratiques culturelles des Québécois du ministère de la Culture et des Communications et de la Condition féminine du Québec (MCCCQ).L'exercice permet de tracer l’évolution du public des arts de la scène de 1979 à 2004.Le sociologue rappelle que seul le quart de la population va au spectacle hebdomadairement (3 %) ou sur une base mensuelle (20 %), la grande majorité le fréquentant rarement (64, %), voire jamais (15 %).A partir de là, il distingue quatre publics types, dont un au profil particulier le spectateur de danse, qui peut les trois quarts des entrées et des représentations, ainsi que huit dollars sur dix en revenus de billetterie.Fondée en 2000, l’OCCQ récolte les données tous les deux mois auprès des diffuseurs et propriétaires de salle québécois.«On a toujours des taux de réponse au-dessus de 80 %», note M.Jutras.aussi s’intéresser aux autres arts du mouvement comme le cirque.D y a aussi le public des variétés qui assiste surtout aux spectacles d’humour et de musique populaire, le passionné qui voit beaucoup de tous les genres d’œuyres scéniques, et enfin l’indifférent qui fréquente peu les théâtres et leur préfère la télévision.Après avoir connu un boom important, le public des arts vivants (surtout traditionnels) stagne, voire perd quelques plumes, selon la lecture du sondage de M.Garon.Même l’humour, fréquenté par 25 % de la population en 1994 et en 1999, ne trouvait preneur que chez 20 % du public en 2004.Aussi, fait intéressant, peu d’allophones figurent chez les mordus du spectacle, qui se retrouvent surtout du côté des francophones et des anglophones, constate le sociologue Rosaire Garon.Et ce n’est pas qu’une question de langue dans laquelle se déroulent les représentations.Les allophones hésitent davantage à investir les lieux culturels en général.Une petite leçon que les diffuseurs feront bien de retenir.Le Devoir Le Devoir Un public blanc et vieillissant LIVRE Décès de Diana: publication d’un ouvrage retraçant l’enquête de Paris-Match Paris — Alors que sera célébré le 30 août le dixième anniversaire de la disparition de Diana, survenue dans des conditions tragiques à Paris, un nouvel ouvrage regroupant l’intégralité de l’enquête menée par l’hebdomadaire Paris-Match lève le voile sur certains points longtemps restés obscurs, notamment le fait que l’ancienne princesse de Galles était enceinte de 9 à 10 semaines lors de son décès.«Cette enquête est le résultat du long travail d’investigation mené par l’équipe de Match autour de sqn patron emblématique Roger Thérond», a expliqué à l’Associated Press Chris Lafaille, auteur de Diana.L’enquête jamais publiée (Ed.Scali), à paraître le 27 août L'auteur rappelle que plusieurs éléments de cette enquête, qui couvre près de dix années d’investigations, «n’ont pas pu être publiés en leur temps, souvent pour des raisons de déontologie et de respect de la vie privée».Il est ainsi avéré que lady Diana était enceinte au moment de l’accident survenu sous le pont de l’Alma, une «qitüsi-certHude» étayée par un document de l’Assistance pu-blique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), daté du 31 août 1997 et destiné au ministre de l’Intérieur de l’époque, Jean-Pierre Chevènement, lé ministre de la Santé, Bernard Kouchner, son collègue des Affaires étrangères, Hubert Védrine, et la patronne de la brigade criminelle, Martine MonteÜ, étant en copie.«Jamais ce document n’a été réfuté comme étant un faux», souligne Chris Lafaille, notant qu’une «grossesse de neuf à dix semaines pose cependant le problème de la paternité, puisqu’à l’époque supposée de la conception Diana ne connaissait pas encore Dodi».L’enfant conçu pouvait ainsi être celui de son précédent amant, le chirurgien pakistanais Has-nat Khan, avec qui elle venait de rompre.L’auteur ne croit pas en revanche à la théorie du «complot visant à supprimer Diana» au motif qu’elle était enceinte d’un homme musulman.«Dans les annales des affaires criminelles, on n’a jamais vu de meurtre commis de cette façon», note-t-il, préférant faire état d’un «complot du silence» tant les ramifications de l’affaire sont complexes, avec en toile de fond la volonté du père de Dodi de servir sa propre «bataille contre l’establishment britannique» en général, et contre les Windsor en particulier.Associated Press Il est avéré que lady Diana était enceinte au moment de l’accident survenu sous le pont de l’Alma Des livres électroniques qui sentent bon la vieille bibliothèque New York — Un site Internet de tivres électroniques propose des versions agrémentées d'odeurs de bibliothèque, après s’être rendu compte que les étudiants aimaient pouvoir sentir leurs livres.Une étude auprès de 600 étudiants de niveau universitaire, menée par l’institut de sondage Zogby International, a montré que 43 % des personnes interrogées considéraient que l’odeur, d’un livre neuf ou ancien, était la principale qualité d’un ouvrage et d’un objet en général.Six étudiants sur dix préfèrent acheter des livres imprimés d’occasion plutôt que des livres neufs ou au format électronique bien que les e-books soient un tiers moins chers que leurs équivalents papier.Les ventes d’ouvrages électroniques peinent à décoller, mais le site CafeScribe.com pense avoir trouvé la parade avec cette annon- ce hier du lancement du «premier “e-book” odorant au monde».Le patron de CafeScribe, Bryce Johnson, a déclaré que d’ici le mois de septembre, sa société enverrait à toutes les personnes achetant un livre en ligne un autocollant sentant «le vieux livre» suranné.L’étude conduite entre le 15 et le 21 août révèle que trois étudiants sur dix associent l’odeur de renfermé au livre qu’ils aiment le plus et 16 % à l’odeur de «café frais».«En plaçant ces autocollants sur leurs ordinateurs, cela donnera à leurs livres électroniques la même odeur de suranné qu’ils apprécient avec leurs vieux livres imprimés, sans aucun résidu d’ADN comme on en trouve souvent collé aux pages de livres qui ont été très utilisés», ajoute Johnson dans un communiqué.Reuters 'i, Thomas Krampe, le directeur du Planétarium d’Hambourg, en Allemagne, a participé hier à une présentation du nouveau service baptisé Sky, qui propose des images interactives du ciel et des étoiles.CHRISTIAN CHARISIUS REUTERS \ INTERNET Google Earth à la conquête de l’espace KATE HOLTON Londres — Google Earth lance aujourd’hui une nouvelle fonctionnalité baptisée Sky (ciel), un «télescope virtuel» qui, espère le moteur de recherches, convertira à l’astronomie des millions d’internautes.Google, qui a créé Google Earth, un logiciel qui permet de visualiser la Terre grâce à des photographies aériennes ou satellitaires, a déclaré que ce service permettrait une exploration instructive de l’espace.«Jamais une carte du ciel n’avait été si facilement accessible», a décla- ré le Dr Carol Christian, du Space Telescope Science Institute, qui a codirigé le projet Comme Google Earth, Sky permettra à ses utilisateurs de visiter le ciel et de zoomer sur plus de 100 millions d’étoiles et 200 millions de galaxies.Ses utilisateurs verront le ciel comme ils l’observent depuis la Terre.Télescope virtuel Plusieurs niveaux ont été créés pour représenter les différents corps et événements célestes: les différentes étapes de la vie d’une étoile, les constellations, une cartographie des galaxies.Un niveau propose des images fournies par le télescope spatial Hubble.Le niveau «amateur» donne des repères et des informations sur les étoiles, les galaxies et les nébuleuses visibles à l’œil nu, à l’aide de jumelles ou d’un simple télescope.Sky réunit des images fournies par plusieurs acteurs, dont le consortium Digital Sky Survey, le Centre d’astronomie et de technologie du Royaume-Uni et l’Observatoire anglo-australien.«En travaillant avec certains des meilleurs experts, nous avons été capables de transformer Google Earth en télescope virtuel», a déclaré Lior Ron, responsable du produit chez Google.Sky sera disponible dès aujourd’hui en 13 langues sur l’ensemble des noms de domaines Google Earth.D faut pour cela télécharger la dernière version de Google Earth (www earth.google.com).Google Earth, lancé en juin 2005, permet de localiser plus ou moins précisément des lieux géographiques en combinant des images satellites, des cartes et des images en trois dimensions.Plus de 250 millions de personnes ont téléchargé le logiciel, selon le moteur de recherches.Reuters Luc Chimia - Ptivsiaue - Biologie - Tins LA SCIENCE AU Tome 1 et tome 2 Cahiers d'actMtés -10,10$ chacun Tome 1 ‘ 56 pages/Vme 2 «64 pages EMPâriencBS passionnantes pour la s» secondaire ¦Wfi.vnirwi Wtm.1 Sou» le direction de Jean-Marie DEBUNNE collection Labyrinthes le tradition houddhlsto • la tradition Medoea La tradmoB niamiqua • U tradition dirtflaane U tradition jnlea • la splrttualltA amérindienne éthique el culture religieuse au secondaire Tentes ma rsnes I ie.to t chacuns aacapté u phénomène relipiaun è 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