Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Page(s) complémentaire(s)
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (3)

Références

Le devoir, 2007-08-20, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
LE DEVOIR, LE LUNDI 20 AOUT 2007 A 2 L ouragan Dean menace la Jamaïque et plusieurs autres îles des Caraïbes De nombreux touristes ont fui le pays avant la fermeture des aéroports LES ACTUALITES .JJ ¦ 'mm- CARLOS BARRIA REUTERS Les rues de Kingston, la capitale de la Jamaïque, étaient déjà balayées par de forts vents, hier après-midi, à l’approche de l’ouragan Dean.Montego Bay —Le cyclone Dean, considéré comme «extrêmement dangereux» et même susceptible de devenir «potentiellement catastrophique», a commencé à frapper hier la Jamaïque, après avoir fait deux morts en Martinique, deux en Haïti et un autre en République dominicaine.Les nuées orageuses qui précèdent le cyclone ont provoqué des inondations sur la côte ouest de la Jamaïque et des arbres ont été arrachés.150 000 foyers ont d’ores et déjà privés d’électricité sur l’île.Au moins 17 personnes, qui seraient des amateurs de plongée de nationalité espagnole, seraient isolées sur un banc de sable d’une petite île au large des côtes de la Jamaïque après avoir reftisé d’évacuer à l’approche du cyclone Dean, ont indiqué les autorités locales.En Haïti, la protection civile a annoncé la mort de deux personnes et fait état de dizaines de maisons détruites.Dans la nuit de samedi à dimanche, le cyclone a frappé le sud de Haiti et de la République dominicaine provoquant des raz-de-marée le long des côtes.De fortes précipitations se sont abattues sur Haiti, le pays le plus paqvre du continent américain.A 21h, l’œil du cyclone se trouvait à seulement 80 km au sud-est de Kingston, la capitale de la Jamaïque, a annoncé le Centre américain de surveillance des ouragans (NHC).Accompagné de vents soufflant à 230 km/h, Dean, de catégorie 4 sur l’échelle de Saffir-Simpson qui en compte 5 au total, se déplaçait dans la direction ouest-nord-ouest à la vitesse de 32 km/h.«Dean pourrait devenir un ouragan de catégorie 5 potentiellement catastrophique à tout moment avant d’atteindre», peut-être en milieu de semaine, le Yucatan, dans l’est du Mexique, a mis en garde le NHC dans un communiqué émis à Miami, en Floride (sud-est).Un cyclone est classé dans la catégorie 5, celle de l’ouragan extrême, quand les vents atteignent 249 km/h.Aéroports fermés En Jamaïque, les aéroports ont été fermés et les autorités ont demandé aux équipes de secours d’urgence de se mobiliser et de vérifier notamment l’état des abris.Dans le même temps, des milliers de Jamaïcains ont pris d’assaut les supermarchés et les stations d’essence pour se ravitailler.Un couvre-feu de 48 heures a été imposé dans plusieurs zones de la Jamaïque et les résidents habitant le long des côtes ont été évacués.Dean devrait ensuite mettre le cap sur les Iles Caïmans, où un avis d’alerte cyclonique est en vigueur.Cuba A Cuba, les autorités ont également commencé l’évacuation de 50 000 personnes habitant les parties les moins élevées de l’île.La tempête a causé des inondations samedi dans les zones côtières en frôlant le sud de l’île d’Hispaniola, divisée entre Haïti et la République dominicaine.A Haïti, une personne a été tuée à Moron et une autre sur la péninsule sud du pays.Un garçon a été emporté par la mer en furie en Répu- blique dominicaine alors qu’il observât les vagues.Par ailleurs, les autorités haïtiennes signalaient des scènes de violence aux Cayes, où les sinistrés se disputaient les rations de nourriture de la Croix-Rouge.Dean devrait poursuivre son chemin vers l’ouest tout en se renforçant et toucher la péninsule mexicaine du Yucatan, près de la station balnéaire de Cancun, dès ce soir ou demain matin.Selon le Centre américain des ouragans (NHC), Dean devrait alors être reclassé en ouragan de catégorie 5, la plus élevée, avec des vents de 255 km/h.A Cancùn, des milliers de touristes se sont massés dans un aéroport bondé.Mexique La tempête pourrait également balayer l'intérieur des terres mexicaines et, mercredi, le Texas.Les autorités des deux pays ont d’ores et déjà commencé l’évacuation de certaines zones à risque.L’ouragan a déjà fait au moins sept morts dans les Caraïbes.Outre les deux morts sur Hispaniola samedi, deux personnes sont mortes vendredi en Martinique, où les cultures de banane et de canne à sucre ont été ravagées, alors que Sainte-Lucie déplorait un noyé.Sur l’île de Dominique, une femme et son fils de sept ans sont morts dans un éboulement Endeavour part en avance Par ailleurs, la navette spatiale Endeavour s’est désamarrée hier de la Station spatiale internationale, un jour plus tôt que prévu, alors que les responsables de la mission au sol suivaient avec inquiétude l’évolution de l’ouragan Dean.Les ingénieurs de la NASA craignent que l’ouragan ne s’approche de Houston, les contraignant à évacuer vers le centre de contrôle de rechange à Cap Canaveral, où les installations ne sont pas de la même qualité qu’au Texas.«Endeavour est partie», a annoncé le commandant de IISS Fiodor lourchikhine alors que la navette s’éloignait.L’équipage à’Endeavour était arrivé sur l’ISS le 10 août, et a dû accélérer son programme pour pouvoir repartir phis tôt que prévu.La quatrième et dernière sortie dans l’espace depuis l’amarrage A’Endeavour à l’ISS a donc été écourtée de deux heures samedi, et les astronautes n’ont effectué que les plus importantes des tâches d’entretien sur la station.Surveillant de près l’ouragan Dean, la NASA est donc prête à envoyer une équipe réduite de contrôleurs de vol à Cap Canaveral, mais uniquement si Endeavour pour une raison ou une autre ne peut se poser demain, et si l’ouragan frappe Houston et menace la ville plusieurs jours d’affilée.En 26 ans de vols de navettes, jamais la NASA n’a dû changer en urgence de site de contrôle d’une mission, même si des entraînements ont eu lieu.Agence France-Presse et Associated Press Accueillis en héros A , , CHRIS HELGREN REUTERS LE VETERAN Donatien Vaillancourt, de Brownsburg au Québec, qui a servi avec Les Fusiliers Mont-Royal durant la Seconde Guerre mondiale, prend place dans une jeep afin de participer à un défilé dans les rues de Dieppe.Les anciens combattants canadiens y ont été accueillis en héros hier, à l’occasion du 65' anniversaire du raid sur Dieppe.La population locale a fait part de sa gratitude et de son admiration, tout le long du parcours.Des gens ont serré la main des anciens militaires canadiens, pour leur dire qu’ils se «souvenaient» de leurs sacrifices.Le 19 août 1942, près de 5000 membres delà 2 Division d’infanterie canadienne débarquaient sur les plages de Dieppe au cours de l’opération «Jubilee».Ce débarquement fut celui qui compta le plus de pertes parmi les Canadiens au cours de la Seconde Guerre mondiale, soit 3300; 913 soldats canadiens perdirent la vie ce jour-là ou succombèrent par la suite à leurs blessures et près de 2000furent faits prisonniers de guerre.02 12 32 34 38 48 Gagnants 43 compï.(C) 6/6 5/6+C 5/6 4/6 3/6 2/6+C 0 1 103 6 165 113 478 79 248 Lots 4 266 716,00 $ 304 765,30 $ 2 444,30 $ 77,30 $ 10,00 $ 5,00 $ I Ventes totales : 14 534 654 $ I Prochain gros lot (approx ).9 000 000 $ 6/6 5/6+C 5/6 4/6 3/6 01 19 21 31 34 46 Gagnants 0 compl.(C) 0 10 783 16 035 Ventes totales : Lots 1 000 000,00 $ 50 000,00 $ 500,00 $ 50,00$ 5,00$ 483 818,50 $ EStra *rlArn 5147920 500000$ 'dôcomposable dans les deux sens Résultats des tirages du: 2007-08-17 0213 21 26 36 42 44 02 .(c) EHtra ™ ’déc Kfjjtra 4009079 500 ooo $ ’decomposable dans les deux sens 7/7 6/7+C 6/7 5/7 4/7 3/7+C 3/7 GAGNANTS 0 0 82 4 477 92 465 84 274 767 879 LOTS 2 500 000,00 $ 128 330,00$ 1 565,00 $ 97,40 $ 10,00$ 10,00$ Participation gratuite Prochain gros lot (approx.) Ventes totales : 5 000 000 $ 11 166 846 $ NUMÉRO DÉCOMPOSABLK DANS LIS DEUX SINS I En cas de disparité entre celle liste et la lisle officielle de Lolo-Québec, cette dernière a priorité Le nettoyage des rebuts radioactifs de Port Hope a des années de retard Deux millions de mètres cubes de sol contaminé devront être retirés KAREN PINCHIN Port Hope — Un projet de nettoyage de déchets faiblement radioactifs près des rives du lac Ontario — le plus important projet du genre en Amérique du Nord — a pris des années de retard et a déjà dépassé de plusieurs millions de dollars son budget, ce qui laisse les résidants de Port Hope, dans le sud-est de l’Ontario, inquiets et en colère.Le gouvernement fédéral s’est engagé en 2001 à retirer plus de 2 millions de mètres cubes de sol contaminé par de l’uranium et du radium, situé sous des maisons, des routes, des écoles, des champs agricoles et le fonds du port local.Mais des documents que la Presse Canadienne a obtenus grâce à la Loi sur l’accès à l’information sèment le doute sur le temps qu’il faudra pour mener à bien ce projet et ce qu’il en coûtera.Selon le rapport du ministère fédéral des Ressources naturelles, c’est «un degré élevé d’intérêt et de participation du public» qui aurait retardé la première phase du projet de trois ans et fait grimper les coûts d’environ 5 à 7 millions $.800 piscines olympiques La deuxième phase de l’opération consistera à recueillir les sols contaminés (suffisamment pour remplir 800 piscines de taille olympique) et à les transférer à un autre endroit avant de les entreposer sous d’épaisses couches de glaise, de roc et de terre.En 1999, le coût de la deuxième phase avait été estimé à 170 millions $, une facture qui devrait grimper, prévoit le rapport John Miller, le fondateur d’un groupe local de familles qui luttent contre l’exposition aux radiations, affirme que la facture finale imposée aux contribuables sera substantielle.Un netfoyage similaire effectué aux Etats-Unis avait coûté 1000 $ par mètre cube de sol, a dit M.Miller, ce qui porterait es coûts de l’opération de nettoyage de Port Hope à plus de 2 milliards $.Les déchets radioactifs laissés à Port Hope sont le résultat de décennies de normes dangereusement inadéquates.La raffinerie d’uranium Cameco de Port Hope, qui a déjà abrité une société de la Couronne appelée Eldorado Nucléaire, avait développé des matériaux utilisés dans la fabrication des bombes nucléaires larguées sur le Japon en 1945, selon l’historien canadien réputé Robert Bothwell.Presse canadienne Un Belge gaspésien vend des champignons sauvages aux grands chefs montréalais ROLLANDE PARENT Originaire de Belgique, Gérard Mathar a choisi de s’installer en Gaspésie, à Matapédia, pour développer la cueillette forestière, particulièrement celle des champignons sauvages.Trois ans plus tard, avec quelque 80 cueilleurs occasionnels et réguliers, il dispose d’environ cinq tonnes de champignons, dont une partie est expédiée à des restaurateurs de prestige.Parmi eux, Toqué et Au pied de cochon, de Montréal, ainsi que La Pinsonnière située à La Malbaie, dans le secteur de Cap-à-TAigle.«J’aime la Gaspésie.Je trouve ça beau, fy suis venu à quelques reprises, une fois pendant trois mois, avant de m’y installer avec ma femme et nos trois fils.Cest l'une des régions les plus préservées écologiquement», a-t-il affirmé au cours d’une interview téléphonique.«Que l’on arrête de répéter que la Gaspésie est sinistrée économiquement.H faut développer cette région en fonction de son potentiel plutôt que de tenter d’implanter de grosses entreprises à coup de subventions de plusieurs millions de dollars.» Agé de 39 ans, Gérard Mathar sème pour l’avenir.Il a récemment entrepris d’inoculer certaines espèces de champignons dans les bois, comme le shitaké et la pleurote.Les résultats ne viendront que dans trois ans.«C'est ce qui m’a permis d’avoir ma carte de producteur en agroforesterie et ce qui m'ouvre la possibilité défaire des demandes d’aide financière», a-t-il dit Un métier Pour ce qui est de la cueillette des champignons sauvages, la morille, la chanterelle, le bolet le cèpe, la russule, une vingtaine d’espèces au total, M.Mathar s’en remet à 80 cueilleurs payés selon la quantité qu’ils lui apportent.Ces cueilleurs ont dû recevoir une formation, parce que «la cueillette des champignons n ’estpas habituelle ici au Canada».Si la cueillette des champignons n’est pas fructueuse certains jours, les cueilleurs sont encouragés à ramasser des petits fruits, des baies, des têtes de violon, des plantes pour la tisane et des produits médicinaux.«A moyen terme, je voudrais que des gens aient ça comme métier, cueilleurforestier en région, a-t-il dit On commencerait au mois de mai avec la tête de violon et on terminerait en octobre, après les premières gelées, avec le pimpina, un arbuste qui produit des baies comestibles qui sont très bonnes en confiture.» M.Mathar tire de la vente des champignons frais, durant la période estivale, le tiers de son chiffre d’affaires qu’il dit modeste.Presque tous les jours, il les expédie par autobus, «faute de mieux», après les avoir placés dans des boîtes réfrigérées.Ils arrivent à Montréal de 8 à 10 heures plus tard.Les autres champignons, ceux qu’il aura triés, tranchés ou non, fait sécher à l’air et qu’il glissera dans un emballage alléchant se retrouveront dans des épiceries fines, surtout à Montréal et Québec, sous l’étiquette Gaspésie sauvage, à proximité du foie gras et du caviar.Ceux-là lui permettront de vivre le reste de l’année.«Mon but n'est pas d’être un businessman des champignons.Cest de vivre heureux, de m'amuser et de faire de la cueillette avec mes deux plus grands, de sept et neuf ans» n Presse canadienne EN BREF Cas de rage du raton laveur près d’une zone urbaine Bromont—Pour la première fois près d’une zone urbaine, trois cas isolés de la rage du raton laveur ont été découverts récemment dans la région de Saint-Jean-sur-Rè chelieu, en Montérégie.Les trois ratons atteints de la maladie ont été trouvés par les spécialistes du ministère de la Faune à environ 5 km à l’est du secteur Iberville, de Saint-Jean.La plupart des 50 animaux infectés répertoriés cet été l’ont été près de la frontière américaine, dans la région de Saint-Armand.Même si la situation n’est pas préoccupante, une opération de repérage au sol sera entreprise dès aujourd’hui dans la ville même de Saint-Jean-sur-Ri-chelieu, des deux côtés de la rivière, à titre préventif.- PC Une fillette de 16 mois tombe d’un sixième étage Ottawa — Une petite fille de 16 mois est tombée du sixième étage d’un immeuble d’appartements d’Ottawa, hier.La fillette aurait traversé la fenêtre du logement familial du croissant Woodridge, dans le secteur Bayshore, et atterri dans la cour arrière, gazonnée.Elle a subi de sévères blessures, mais était consciente à l’arrivée des ambulanciers.Elle pleurait et était capable de bouger.Elle a été transportée à l’hôpital où son état est jugé sérieux.- PC 608pages-40S ISBN 978-2-7601-€946-3 GUÉRIN, edilcur Itoo 514-842-3481 Marie-Paule DESJflBDINS DES FEMMES GÉltBRES ET REMAMIMBLES DE NOTRE HISTOIRE PtHM QU'ON SE SOUVIENNE D'ELLES.En uente dans mutés les liDrairies Lg prix ust indiqué sous résorve'-de modification ^03384^^192193 LE DEVOIR, LE LUNDI 20 AOUT 2007 ACTUALITES Sondage de l’Association médicale canadienne Les problèmes de santé attribuables à l’environnement préoccupent les Canadiens BRIGITTE SAINT-PIERRE Plus d’un Canadien sur quatre affirme que lui ou un membre de sa famille a déjà eu un problème de santé qu’il croit attribuable à l’environnement, selon un sondage Ipsos-Reid mené en juin pour le compte de l’Association médicale canadienne (AMC) et qui vient d’être rendu public.L’asthme et les allergies sont les deux problèmes de santé les plus souvent mentionnés par ces répondants.Viennent ensuite le cancer, notamment de la peau, puis la bronchite ou d’autres problèmes respiratoires.L’environnement est-il dans les faits responsable de ces problèmes?«C’est une question très intéressante», répond le président sortant de l’Association médicale canadienne, le O' Colin McMillan.«Je vis dans les provinces de l’Atlantique où ü y a un taux d'asthme important, en particulier chez les enfants et les jeunes adultes.Beaucoup de théories circulent pour tenter d’expliquer cette situation», dit-il.Des facteurs génétiques pourraient en être en partie responsables, mais certains croient que l’usage de pesticides, d’herbicides ou l’eau pourraient aupsi être en cause, mentionne-t-il.A ce jour, ce lien n’a toutefois pas été établi sur le plan scientifique, a-t-il dit Les Canadiens sont néanmoins préoccupés par l’impact de l’environnement sur leur santé, selon le sondage.Quelque 88 % des répondants se sont dits très préoccupés ou assez préoccupés par les normes environnementales d’autres pays et leurs effets sur les fruits et légumes importés, et 81 % par les changements climatiques et leurs effets sur la santé.La pollution de l’air, la contamination du sol et la qualité de l’eau préoccupent aussi plus de sept Canadiens sur dix.Près des deux tiers des répondants ont affirmé avoir pris déjà pris des mesures pour protéger leur santé contre des facteurs environnementaux.L’usage d’écran solaire (28%), l’achat de produits biologiques (10%), la consommation d’eau filtrée ou embouteillée (5 %) sont au nombre des mesures mentionnées.Qualité des soins Le sondage portait en outre sur la perception qu’ont les Canadiens des services de santé au pays.Un peu plus d’un répondant sur cinq a donné une note de A à la qualité géniale des services de santé offerts et environ deux sur cinq, une note de B.Ils devaient choisir entre A B, C et E Les Québécois ont été moins nombreux (14 %) que les Canadiens des autres provinces (21 % en moyenne) à donner une note de A Les Canadiens sont assez critiques de la gestion du système de santé que font les gouvernements.Seulement un Canadien sur trois (33 %) accorde une note de A ou de B au gouvernement fédéral.Au Québec, cette proportion est de 27 % pour le gouvernement fédéral et de 33 % pour le gouvernement québécois.Les Canadiens ayant un médecin de famille ont une image plus positive du système de santé que ceux qui n’en ont pas.Les répon- dants sont un peu moins nombreux (49 %) que l’an dernier (56 %) à croire que les services de santé seront bien meilleurs ou un peu meilleurs au cours des deux ou trois prochaines années.L’Association médicale canadienne a rendu ce sondage public à l’occasion de son assemblée annuelle, qui s’est ouverte hier à Vancouver et qui se terminera mercredi.Le groupe Médecins canadiens pour le régime public, qui s’inquiète notamment de «l’ouverture à l’assurance privée et à la médecine à deux vitesses annoncées dans le dernier document de politique de l’AMC» a tenu une conférence de presse hier, durant laquelle il a notamment été question de «l’impact que pourraient avoir les nouveaux modes de financement par volume de soins (ou “paiement aux résultats") sur le régime public».Le Dr McMillan a indiqué que ces modes de financement feraient l’objet de discussions à l’AMC: «Nous n’avons pas encore pris posû tionàce sujet», a-t-il dit Concernant la possibilité pour les patients de contracter une assurance privée et celle pour les médecins de pratiquer à la fois dans le secteur pnvé et public, il a rappelé qu’un débat avait eu lieu sur ces questions au moment du dévoilement d’un document d’orientation à la fin du mois de juillet «Ce n’est pas à l’ordre du jour de l’assemblée annuelle de l’AMC», a-t-il mentionné.«H y aura peut-être des propositions de résolu* fions concernant ces questions, mais ce n’est pas inscrit à l’ordre du jour» Le Devoir Un an après la fusillade Une journée de réjouissances Le Collège Dawson de Montréal a renforcé ses mesures de sécurité SIDHARTHA BANERJEE Moins d’un an après qu’un forcené eut tué une étudiante et blessé 20 autres personnes, le Collège Dawson a réorganisé son système de sécurité et de communication.Les changements ne sont pas voyants, mais des responsables de l’institution montréalaise se disent maintenant mieux préparés à affronter une situation d’urgence.Parmi les modifications apportées, il y a des lignes téléphoniques d’urgence, des serrures à pêne dormant que l’on peut verrouiller de l’intérieur sur les portes des salles de classe, et un système d’intercommunication permettant de diffuser des messages dans différents secteurs du collège.Le réseau traditionnel de téléphonie a été amélioré pour permettre aux opérateurs de la ligne d’urgence 911 de retrouver l’origine d’un appel.De plus, la société Telus installe un réseau ceDulai-re spécifique, utilisant des antennes discrètement placées, afin d’éviter la saturation des communications par téléphone cellulaire, comme cela s’était produit le jour de la fusillade.Mais le collège souligne qu’il comptera toujours sur les enseignants pour prendre la situation en charge en cas d’urgence.Alors que les étudiants circulaient dans les locaux du campus du centre-ville au cours de cette semaine d’initiation pour se familiariser avec les lieux, recevoir leurs horaires de cours et prendre possession de leurs ca- siers, des travailleurs s’affairaient à installer les nouveaux dispositifs de sécurité, dans un effort pur que tout soit prêt pour le début des cours, mercredi Dans le contexte des événements rrçortels survenus à Dawson et à Virginia Tech, aux Etats-Unis, notamment, l’amélioration de la sécurité et des communications sur les campus constitue une préoccupation courante daps les institutions d’enseignement au Canada et aux Etats-Unis.C’est le 13 septembre dernier que Kimveer Gill est entré au cégep Dawson et y a ouvert le feu en pleine cafétéria, tuant Anastasia De Sousa, âgée de 18 ans, et blessant 20 autres étudiants.Blessé par un policier, il devait ensuite s’enlever la vie.L’Université Concordia, à Montréal, avait aussi connu une fusillade mortelle en 1992, quand le professeur Valery Fabrikant avait tué quatre de ses collègues.L’institution avait également eu à affronter une émeute à la suite de l’annulation du discours que devait prononcer l’ex-premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou.Concordia est aujourd’hui considéré comme un des établissements les plus sûrs au pays, grâce aux leçons tirées de ces événements.Les quatre universités montréalaises ont conclu une entente qui leur permet de partager des opérations de sécurité lors d’un problème majeur.Le Collège Dawson dispose d’une entente distincte pour l’utilisation des ressources de Concordia si besoin était Presse canadienne PEDRO RUIZ LE DEVOIR LE TRADITIONNEL défilé de l’unité indienne a revêtu un éclat particulier, hier, dam les rues du quartier Parc-Extension, à Montréal à l’occasion du 6(j anniversaire de l’indépendance de l’Inde.Étaient notamment présents le maire de Montréal, Gérald Tremblay, et le chef du Parti libéral du Canada, Stéphane Dion.Partenariat nord-américain pour la sécurité et la prospérité Les normes alimentaires intéressent peu le Mexique et les États-Unis La Loi sur l’accès à l’information rebute les entreprises énergétiques DEAN BEEBY Ottawa — Les entreprises énergétiques refusent de partager des renseignements importantes avec les autorités fédérales parce qu’elles craignent que ces informations ne soient rendues publiques en vertu de la Loi sur l’accès à l’information, a révélé une nouvelle étude.En conséquence, les infrastructures énergétiques canadiennes sont menacées parce que les autorités n’ont pas les renseignements nécessaires pour planifier adéquatement les mesures de sécurité en cas de catastrophes naturelles ou causées par l’homme.«Le secteur privé ne croit pas que les renseignements sur ses installations peuvent être protégés en vertu de la législation actuelle», indique le rapport dont La Presse Canadienne a obtenu copie en vertu de la Loi sur l’accès à l’information.«En conséquence, les représentants du secteur privé estiment que partager ces informations avec le gouvernement fédéral, en fait, nuirait à la sécurité de leurs installations», poursuit le document de la Division de la protection des infrastructures énergétiques.Cette petite division de six per- sonnes du ministère des Ressources naturelles a été créée en 2002 à la suite des attentats du 11 septembre 2001 à New York et Washington.Elle travaille de concert avec les entreprises énergétiques canadiennes et Ips départements américains de l’Energie et de la Sécurité intérieure pour s’assurer que les pipelines, les réseaux électriques, les barrages hydroélectriques et les autres infrastructures du genre sont protégés en cas de catastrophes naturelles ou non.Des craintes Le brouillon de l’étude, daté du 18 juillet, note que «les infrastructures énergétiques sont des cibles attrayantes pour les terroristes, comme en font foi les arrestations en juin 2007 d’individus qui auraient prétendument planifié attaquer le pipeline amenant le carburant pour avions à l'aéroport international John F.Kennedy de New York».Le document, rédigé par des vérificateurs des Ressources naturelles, encense généralement le travail de la division, notant qu’un de ses plus grands défi est de mettre en œuvre les recommandations d’un groupe de travail canado-amé-ricain qui avait enquêté sur l’impor- tante panne d’électricité généralisée qui, avait frappé l’Ontario et plusieurs Etats américains en 2003.C’est le ralentissement du travail de la division par les craintes des chefs d’entreprise qui pose problème.«Le secteur privé ne divulguera pas d’informations qui révéleraient des vulnérabilités possibles de ses installations à la [division] par peur qu’elles ne deviennent en vertu de la Loi sur l’accès à l’information», précise le rapport dont certaines parties ont été censurées.Les auteurs ont toutefois noté que le projet de loi C-12 adopté au printemps protégeait mieux les informations confidentielles en reconnaissant la vulnérabilité des infrastructures appartenant à un tiers parti.Le secteur privé, qui contrôle 85 s% des infrastructures énergétiques au Canada, n’est toutefois pas satisfait de ces mesures, ajoute le document Le ministère des Ressources naturelles a mandaté un groupe d’experts à l’interne qui doit lui fournir un rapport à l’automne sur les moyens de protéger les renseignements fournis par des tiers partis.Presse canadienne JENNIFER DITCHBURN Ottawa — Les Etats-Unis et le Mexique sont moins désireux que le Canada à harmoniser les normes alimentaires en Amérique du Nord, un des objectifs controversés du Partenariat nord-américain pour la sécurité et la prospérité (PSP).Selon un document obtenu par la Presse Canadienne en vertu de la Loi sur l’accès à l’information, les trois pays n’ont réussi à s’entendre que sur un enjeu lié à l’alimentation, même si le Canada fait pression pour que trois autres questions soient discutées., Le Canada, le Mexique et les Etats-Unis se sont ainsi entendus afin d’élaborer une approche commune sur la production sécuritaire de fruits et de légumes après qu’une série de maladies liées aux racines, aux petits fruits et aux légumes-feuilles eut soulevé l’inquiétude dans les trois pays.Le rapport de Santé Canada sur une conférence téléphonique tripartite tenue en mars 2006 note qu’aucun consensus n’a pu être atteint sur les trois autres enjeux défendus par le Canada, soit l’indication des allergènes sur les étiquettes, l’étiquetage nutritionnel et les programmes d’inspection de la viande.Mansel Griffiths, un microbiologiste au département des sciences de l’alimentation de l’Université de Guelph, a indiqué que la sécurité des produits frais était effectivement une source d’inquiétude, mais que les pays ont davantage besoin de coordonner leurs efforts au niveau de l’application des normes qu’au chapitre des normes elles-mêmes.«R y a de bonnes lignes directrices pour la production de fruits et de légumes, a-t-il dit Ce dont nous avons besoin, ce sont des lignes directrices adoptées par les producteurs et les transformateurs de fruits et légumes.» Aucun progrès Un programme avait été créé à travers le PSP en 2005 pour discuter des moyens d’établir un mécanisme nord-américain de coordination pour la sécurité des aliments qui devait aider à créer des normes alimentaires communes et à partager les informations sur les questions touchant la sécurité alimentaire.Selon un fonctionnaire de Santé Canada, plus d’un an après la conférence téléphonique qui a recensé un seul enjeu, aucun progrès n’a été réalisé.Le gouvernement avait pourtant indiqué l’an dernier que la création d’un mécanisme de coordination de la sécurité alimentaire était en voie d’être accompli pour septembre 2006.La Presse Canadienne a fait des requêtes en vertu de la Loi sur Tad-cès à l’information pour un ensemble de programme discuté dans le cadre du PSP et ciblé par le goi> vemement l’été dernier.D’autres enjeux liés au PSP soulèvent également des questions.; Par exemple, les trois pays avaient indiqué qu’une mesure visant à donner une valeur légale aux signatures et aux contrats électrce niques était en voie d’être implanté, en mars 2007.En mai 2007, Industrie Canada n’avait encore diffuse aucune information à ce sujet Lé seul document disponible était celui indiquant que le projet était en voie d’être réalisé.Un rapport sur l’évolution des sables bitumineux albertains du Groupe de travail nord-américain sur l’énergie du PSP n’était qu’une version révisée d’un rapport ayant le même titre datant de 2002, trois an?avant la création du PSP Le gouvernement n’a pas mis à jour les renseignements sur le staî tut des projets du PSP depuis août 2006, malgré l’assurance de haute fonctionnaires que l’information était facilement accessible au publié et aux médias.Presse canadienne 1 E N Cellucci appuie le Canada Ottawa—La campagne du premier ministre Stephen Harper pour affirmer la souveraineté canadienne dans l’Arctique a reçu un coup de pouce de l’ex-ambassadeur des Etats-Unis Paul CeDucd Ce dernier semble relancer une croisade personnelle auprès de Washington, en vue de faire reconnaître l’autorité du Canada sur le passage du Nord-OuesL Les Américains soutiennent depuis longtemps que ce passage BREF est une voie d’eau internationale.Mais hier, au réseau CTV, M.CeL luccj a déclaré qu’il était temps pour les Etats-Unis de changer d’orientation sur cette question, afin de renforcer la sécurité continentale.Dans le contexte actuel, marqué par le terrorisme, D y va de leur intérêt que le passage du Nord-Ouest soit considéré comme faisant partie du Canada, at-il déclaré.Ainsi, «fa marine canadienne pourrait intercepter des bateaux dans le passage du NordOuest pour s’assurer qu’ils n'essaient pas de faire entrer des armes de destruction massive en Amérique du Nord»-PC Montréal 514.845.5545 Robert PRÉVOST Alain VERVAET GESTION DES [ ET DES STOCKS 375pages-38,20$ ISBN 978-2-7601-3921-3 GUÉRIN, éditeur Itoe Las nouuaiias mâtnodas de gestion En uenie dans Imites les linraines 514-842-3481 l D20+:^C LE DEVOIR.LE LUNDI 20 AOÛT 2007 A 8 LES ACTUALITES opposmoN SUITE DE LA PAGE 1 bassades du Mexique et des Etats-Unis."Non au PSP, oui à la démocratie», ou *Basta Bush» proclamaient des pancartes, tandis que d’autres réclamaient la fin de la guerre en Irak et en Afghanistan.Plusieurs ont également dénoncé le caractère opaque et antidémocratique de la rencontre qui se tient aujourd’hui et demain à Montebello.L’organisatrice de la manifestation, Maude Barlow, du Conseil des Canadiens, a soutenu que les gens devraient savoir qui établit vraiment l’ordre du jour du sommet, soit les 30 chefs d’entreprise du Conseil nord-américain de la compétitivité qui conseillent les trois gouvernements nationaux, selon elle.Ce groupe comprend des dirigeants de 10 entreprises de chaque pays, notamment Wal-Mart, General Electric et Lockheed Martin.«Ces gens ne s’intéressent pas à vous, ils ne s’intéressent pas à votre qualité de vie, ils ne s’intéressent pas à la sécurité alimentaire et ils ne s’intéressent pas à la vraie sécurité, a lancé Mme Barlow.Us s’intéressent juste à l’argent.» «Nous pensons que ce processus n'est pas démocratique parce qu'il n’a fait l’objet de débats dans aucun des trois pays», a aussi déclaré Erika See, une étudiante américaine en droit pour qui le Partenariat nord-américain pour la sécurité et la prospérité va «diminuer la souveraineté du Canada en matière de politique énergétique et de sécurité».On proteste «contre la militarisation que représentent Bush et son gouvernement et qui est suivie de trop près par notre gouvernement canadien» a confié pour sa part Edouard Napier, 76 ang, manifestant avec le groupe Echec à la guerre.Difficile de protester Si les personnes présentes avaient un éventail de revendications à faire valoir, Elizabeth May, chef du Parti vert canadien, a insisté pour dire que les protestataires avaient deux choses en commun: «Ils sont hostiles au manque de transparence du PSP» et ils craignent ses conséquences «pour nos libertés civiles, nos politiques énergétiques et environnementales et notre souveraineté».Selon elle, l’importance des mesures de sécurité rend cependant difficile de «protester contre ce sommet».Seulement à Ottawa, où les organisateurs avaient appelé à une manifestation «familiale», les me- sures de sécurité étaient très imposantes.En plus des centaines de policiers mobilisés, des barrières métalliques avaient été installées, l’on avait retiré l’ensemble des poubelles sur le parcours de la manifestation et des commerçants avaient barricadé leur devanture.Les mesures sont encore plus importantes à Montebello, ou des actions d’opposition au PSP sont prévues aujourd’hui et demain.De plus, selon ce qu’a indiqué le ministère des Transports, des perturbations de la circulation sont à prévoir sur la route 148, entre les Basses-Laurentides et l’Outaouais.En plus de la manifestation tenue hier après-midi, la capitale fédérale a accueilli un forum public organisé par le Conseil des canadiens pour discuter du PSP.Tous les partis politiques présents à Ottawa y étaient représentés, à l’exception des conservateurs.Une intégration dangereuse Des représentants de syndicats du secteur de l’énergie des trois pays ont eux aussi dénoncé hier le PSP, à la suite d’une rencontre consacrée à cet enjeu qu’ils ont tenue samedi à Montréal Selon eux, ce partenariat consti- tue «un modèle d’intégration axé sur le programme du président Bush, obsédé par les besoins des multinationales et la surenchère militaire et sécuritaire.Pourtant, la sécurité des peuples, fondée sur leurs droits démocratiques et sur leur capacité à utiliser leurs ressources pour se développer durablement, est gravement compromise parte PSP».Le coordonnateur des syndicats d’Hydro-Québec pour le syndicat canadien de la fonction publique, Charles Paradis, y voit une me/iace directe sur la capacité des Etats à assurer leur «souveraineté» en matière de gestion énergétique.O estime notamment que le PSR «dicté par les entreprises», impose une «intégration complète des réseaux électriques» et la «déréglementation» de cette filière énergétique.Cela risque de forcer une remise en question du «tarif patrimonial» dont jouissent les Québécois, selon M.Paradis.De plus, craint-ü, le développement des lignes de transport de l’électricité pourrait être décidé en fonction des besoins des entreprises.M.Paradis déplore en outre que le Québec ne soit pas inclus dans les discussions énergétiques qui auront lieu à Montebello, d’autant plus que la gestion de l’électricité est de compétence provinciale au Canada.Les syndicats ont ausÿi déploré le fait que les chefs d’Etat et de gouvernements ont décidé d'ouvrir la porte du château de Montebello uniquement aux représentants des grandes entreprises des trois pays, regroupés au sein du Conseil nord-américain de la compétitivité.Gaétan Ménard, porte-parole du syndicat canadien des communications, de l’énergie et du papier, a d’ailleurs souligné que des représentants de l’industrie pétrolière auront droit de cité lors de la rencontre tripartite, y voyant un obstacle de plus à la réalisation du protocole de Kyoto.M.Ménard a du même coup affirmé que les Stephen Harper et George W.Bush entretiennent des liens étroits avec cette industrie.Sommet majeur • D pourrait se prendre des décisions très importantes concernant fintégration économique et la gestion des ressources naturelles au sommet de Montebello, sans pour autant que les instances législa- ’ lives soient interpellées, croit lui aussi le professeur à l’Université du Québec en Outaouais, Donald Cucdoletta.Selon le spécialiste en politique américaine, le sommet va bien au-delà d’une simple rencontre diplomatique, et des décisions majeures pour l’avenir de l’Amérique du Nord pourraient y être prises.«On n’a pas d’idée claire de ce dont il va être question, mais on ne dérange pas trois des politiciens les plus puissants du monde et 30 hommes d'affaires pour discuter de choses comme l’étiquetage de vêtements pendant trois jours.Il y a des enjeux plus importants que ça», a d’ailleurs fait valoir Dorval Bru-nelle, directeur de l'Observatoire des Amériques et professeur de sociologie à TUniversité du Québec à Montréal M.Cuccioletta estime que les ressources naturelles pourraient constituer un des thèmes majeurs du sommet 11 est d’avis que le président américain George Bush demandera au premier ministre canadien Stephen Harper ce que devient le dossier de l'expprtation de l’eau canadienne aux Etats-Unis.M.Bush pourrait aussi faire pression sur le président mexicain, Felipe Calderon, pour la «dénationalisation» de la compagnie pétrolière mexicaine Pemex.Le Devoir Avec la Presse canadienne SOLDAT , SUITE DE LA PAGE 1 • jeune sqldat «Us ont exprimé leur fierté [.] Us vivent un deuil incroyable en ce moment et veulent vivre ce deuil dans l’intimité.» Le corps du défunt sera rapatrié cette semaine à la base de Trenton en Ontario où se tiendra une cérémonie officielle avant que le corps ne soit remis à la famille.Originaire de Longueuil, Simon Longtin était parti pour l’Afghanistan le 27 juillet Malgré son peu d’expérience dams l'armée,, il était apparemment bien connu et apprécié de ses compagnons.L’un d’eux, le sergent Stéphane Ferras était complètement bouleversé hier.«C’était mon chauffeur au cours de la dernière année.[.] Je suis sous le choc d’apprendre que mon chauffeur a perdu la vie.Quand je l’ai appris ce matin, ça a été assez dur», a-t-il déclaré avant de fondre en larmes.Le PLC presse Harper À Valcartier comme ailleurs, tous se demandent comment l’opinion publique québécoise va accueillir la nouvelle alors que pas moins de 70 % de la popula-_ _ lion s’oppose à l’intervention militaire.Hier, le Major McLean a dit espérer que la population comprenne «que c'est une mission dangereuse» tout en se faisant une «meilleure image de la mission».s Les derniers jours ont été sanglants en Afghanistan.La journée de samedi a été singulièrement meurtrière dors qu’au moins 15 personnes ont été tuées dans un attentat suicide survenu dans les faubourgs de l’ouest de Kandahar.Dans le collimateur des insurgés talibans, les convois militaires canadiens n’ont eu aucun répit ces derniers jours, avec trois attaques en une semaine, dont l’explosion qui a coûté la vie à Simon Longtin.D y a tout juste sept jours, cinq soldats ont été blessés lorsque le véhicîde dans lequel ils circulaient est passé sur une bombe artisanale dissimulée sur la même route où le militaire québécois a été tué.L’armée soutient que cette route avait été sécurisée entre les deux incidents.Les insurgés auraient tout simplement posé de nouveaux explosifs avant le passage du convoi, hier.Réactions officielles Les manifestations de sympathie à l’endroit de Simon Longtin et sa famille se sont multipliées hier dans les cercles politiques.«Ses proches et ses amis peuvent être fiers de lui, puisqu’il jouait un rôk fort important dans un environnement très difficile.Il manquera beaucoup à la famille des Forces canadiennes», a déclaré le premier ministre Stephen Harper par voie de communiqué.Au Québec, le premier ministre Charest a, lui aussi, rendu hommage par écrit au jeune soldat et à ses compagnons d’armes: «Je tiens à souligner le courage et la bravoure de ceux et celles qui servent en Afghanistan et ailleurs dans le monde au péril de leur vie pour défendre la paix, la liberté et assurer la sécurité des populations civües.Le soldat Longtin a payé de sa vie la poursuite de ces idéaux.» De son côté, le porte-parole du Parti libéral du Canada en matière de Défense, Denis Coderre, en a profité pour mettre de la pression sur le gouvernement Harper.Après avoir offert ses condoléances à la famille, il a indiqué espérer que le premier ministre profitera du sommet de Montebello pour informer le président américain du retrait du Canada d’Afghanistan en février 2009.Selon lui, le Canada a fait sa part pour la mission de l’OTAN en Afghanistan et il est normal quç d’autres pays prennent la relève.* A Québec, la mairesse Andrée P.Boucher a tenu aussi à exprimer sa sympathie.«On a une communauté tissée serré et on a beaucoup de, militaires sur notre territoire.C’est certain que ça va provoquer un gros mouvement de sympathie», a-t-elle déclaré au Devoir en fin d’après-midi.Interrogée sur l’impact politique de ce décès, la mairesse a laissé entendre que «pour le citoyen ordinaire», les «motifs profonds d’une guerre n’étaient pas nécessairement faciles à analyser» et que les gens devaient d’abord soutenir les soldats: «On vit dans une démocratie de représentation.Les débats doivent avoir lieu au niveau du gouvernement du Canada.L’appui aux soldats ne se discute pas.» Hier, les responsables de Valcartier ont invité les gens qui le souhaitent à venir déposer des fleurs à l’entrée de la base.Le Devoir, avec la Presse canadienne SUITE DE LA PAGE 1 de hauts fonctionnaires fédéraux.La souveraineté canadienne en Arctique, que le gouvernement conservateur s’est mis en tête d’exercer davantage, sera discutée.«Je serais surprise si les leaders ne soulevaient pas cette question», a indiqué une des fonctionnaires jeudi dernier.«Ils voudront prendre un peu de temps pour discuter de leurs intérêts respectif dans l’Arctique, non seulement dans une optique de souveraineté, mais aussi en tant que gardiens des ressources qui s’y trouvent.» Devant le nombre croissant de rappels de biens fabriqués en Chine, la sécurité des biens importés risque aussi de se tailler une place dans les courtes discussions des trois leaders (leur rencontre et leur lunch à trois dureront un total d’environ trois hemes).«Je ne m’attends toutefois pas à ce qu’une entente en résulte», a indiqué la fonctionnaire.Voyageurs mexicains bafoués Un des sujets que le président mexicain abordera sans aucun doute avec M.Harper lors de leur tête-à-tête de mercredi matin sera le traitement des voyageurs mexicains refoulés à la frontière canadienne.Un nombre croissant de visiteurs se sont vu refùser l’accès au Canada au cours de la dernière année.Sans aucune explication, ils sont interceptés par les agents canadiens d’immigration et renvoyés dans leur pays après avoir été traités cavalièrement C’est arrivé à Jaime Gutiérrez Novales.L’homme travaille comme coordonnateur des ventes dans une entreprise funéraire à Mexico.Le 28 décembre 2006, il atterrit à Montréal pour venir y rendre visite à un ami en touriste avec en poche 1500 $ comptant et un billet de retour.Après l’avoir interrogé, un agent d’immigration demande à voir l’ami qu’il venait visiter, à qui il exige 3000 $ pour permettre le séjour de trois mois du nouvel arrivant.Comme c’est impossible, M.-Gutiérrez Novales est emmené dans une pièce à l’écart pour y subir un interrogatoire de quatre heures.SUITE DE LA PAGE 1 tête de l’Institut européen pour le conseil en environnement à Strasbourg, il lance en 2002 un programme de maîtrise à ITJQAC où des étudiants de tous les horizons géographiques et académiques apprennent à devenir ce que l’on appelle des «éco-conseillers».«Tu ne peux pas faire changer de trajectoire à un bulldozer en tapant dessus avec une pancarte.Il faut que tu t’assoies à côté du conducteur et que tu lui expliques, résume-t-il.Un éco-conseiller, c’est cela.C’est quelqu’un dont la connaissance des buüdozers et la compréhension des plans des ingénieurs lui donnent la crédibilité pour qu’on lui confie le mandat de s’asseoir à côté du conducteur.C’est quelqu’un aussi dont les connaissances, les méthodes de travail et la capacité de montrer une vision plus large lui permettront d’éviter à ce conducteur de causer des dommages irréparables.» Depuis 2002, une soixantaine d’écoconseillers sont repartis de Chicoutimi avec l’équivalent d’un diplôme de maîtrise en poche.La plupart n’ont pas attendu longtemps avant de se trouver des emplois chez Bell, au ministère de la Santé, au Mouvement Desjardins, à la Ville de Québec, et à bien d’autres endroits.En plus de ses activités de formation et de recherche, la Chaire en ÉcoConseil se voit donner des contrats par des ministères, des entreprises privées et des gouvernements locaux.L’expérience a valu à son instigateur plusieurs éloges et distinctions, dont celle de «scientifique de l’année» de Radio-Canada.Elle sera également l’un des cas abordés lors d’une journée de conférences et de discussions sur l’entrepreneuriat social organisée vendredi à Montréal par l’Institut du Nouveau Mqnde dans le cadre de son école d’été.Sur le thème «A go, on change le monde!», l’événement, auquel participeront nqtamment le pédiatre Gilles Julien, le cofondateur d’Équiterre, Sydney Ribaux, et le p.èl.g.de Com-munauto, Benoît Robert sera suivi en soirée d’un gala durant lequel seront décernées des bourses à de MONTEBELLO Ce n’était que le début d’un cauchemar pour le Mexicain.On le menotte, on l’enferme dans une cefiu-le de 3 m x 3 m pendant une bonne partie de la nuit avant de l’emmener avec d’autres détenus mexicains dans un centre d’immigration au centre-ville de Montréal.Une douche lui est alors permise, mais aucun repas ne lui est servi.STI admet n’avoir jamais été brutalisé, M.Gutiérrez Novales a néanmoins dû se désha-biBer à dix reprises pour des fouiBes complètes.Tôt le lendemain, toujours menotté, il est reconduit à l’aéroport pour être renvoyé sur-le-champ vers Mexico.«On m’a démonisé.Ça été une expérience traumatisante.Je n’ai pas compris sur le coup pourquoi on me traitait ainsi et je ne comprends toujours pas.fai de l’argent, je possède même une maison et un appartement», a raconté M.Gutiérrez Novales en entrevue avec Le Devoir, «fai perdu de l’argent parce que mon billet ne m’a pas été remboursé.J’ai écrit à l’ambassade canadienne au Mexique et au ministère des Affaires étrangères d’ici, et tout ce que j’ai reçu comme réponse c’est un message du ministère me disant que ma plainte avait été transmise au consulat à Montréal.» A l’ambassade mexicaine à Ottawa, on compile ce genre de cas, qui sont au nombre d’une vingtaine pour l’instant «Le gouvernement mexicain ne conteste pas le droit souverain du Canada d’accepter ou de rejeter des visiteurs, mais on réclame un traitement plus digne et plus humain», expHque le porte-parole Mauri-do Guerrero.Le Mexique est désormais le pays d’où provient le plus grand nombre de demandeurs du statut de réfugié au Canada, avec 3419 demandeurs en 2006, quatre fois plus quTl y a neuf ans.Pesticides au menu Ces discussions au sommet sont parfois informes et débouchent sur des déclarations à ce point générales qu’eBes n’ont pas l’air d’avoir d’impact Pourtant, les retombées du PSP sont très concrètes.Ainsi en va-t-il de la volonté dTiarmoniser la réglementation entre les trois pays et de réduire les irritants commerciaux.Le Canada et les Etats-Unis testent chacun de leur côté l’innocuité des nouveaux pesticides avant d’en VILLENEUVE jeunes entrepreneurs sociaux qui se sont démarqués.Une revue sera également publiée spécialement pour l’occasion.Savoir écouter Le métier de consefiler en développement durable n’est pas simple, observe Claude ViBeneuve.«La première difficulté est d’accepter de remettre en cause nos certitudes et de passer par-dessus l’effkacité apparente des processus, explique le professeur.La ligne droite n’est pas toujours le meilleur chemin entre deux points lorsque l’on se soucie des impacts à long terme d’un projet.Et puis, ça prend du temps d’aller demander aux gens ce qu’ils pensent d’un projet.» C’est qu’U faut, en effet aussi se mettre à l’écoute des populations directement concernées.On s’évitera ainsi bien des problèmes, dit-il.On se fera même parfois souffler des solutions si l’on prend le temps de consulter ceux qui auront à vivre avec les conséquences de nos décisions et qui, à défaut d’avoir le titre d’experts, ont une connaissance intime des gens et des Beux où l’on s’apprête à intervenir.«H faut savoir écouter, dit Claude Villeneuve.Ce n’est pas facile lorsque l’on est un professionnel et que l’on nous a plutôt appris à dire aux autres ce qu'il faut faire.R faut aussi avoir l’humilité d’accepter que la réalité ne rentre pas toujours dans le moule où on a pris l’habitude de le faire entrer.» CoBectivement on a encore beaucoup de mal à placer nos actions dans un contexte plus général.On ne réafise généralement pas, prend-il pour exemple, que le produit fabriqué à l’étranger que l’on achète au magasin du coin parce qull nous coûte moins cher peut avoir toutes sortes d’impacts à long terme comme l’aggravation du problème des changements climatiques en favorisant le transport des biens sur de longues distances, comme la fermeture d’usines au Québec au profit de leurs concurrentes étrangères et par conséquent une augmentation du chômage et des impôts.autoriser l’utilisation.Désormais, les deux pays se partageront la tâche.Si un pays autorise un produit, l’autre l’autorisera aussi sans effectuer ses recherches indépendantes.Autre conséquence du PSP, le Canada a récemment accepté de revoir à la hausse la quantité de résidus de pesticides admise sur les fruits et légumes mis en vçnte.Les normes divergentes entre le Canada et les Etats-Unis étant considérées comme des «irritants» par les agriculteurs, les deux pays ont choisi de les harmoniser.Les nonnes canadiennes sont plus sévères que les américaines pour 40 % des pesticides contrôlés et moins sévères pour seulement 10 %.Mais on n’entendra rien de tout cela au sommet Comme l’a indiqué la fonctionnaire fédérale, on «ne [s] ’attend pas à ce que les leaders discutent de réglementation spécifique, mais un des domaines où des progrès significatifs ont été faits, et où on s’attend à en faire davantage, est la coopération réglementaire».Le sujet sera, en public, abordé de façon très générale pour être par la suite discuté dans ses applications concrètes par les bureaucrates, loin des projecteurs.C’est justement en réaction à cette absence de suivi public que le chef libéral Stéphane Dion a réclamé cette semaine la divulgation de l’identité des participants aux groupes de travail et de l’état d’avancement de leurs travaux.Afin d’alerter le pubüc sur ce qui se trame.M.Dion a d’ailleurs déploré la révision à la baisse des normes canadiennes.«Qu’on s’aligne sur les meilleures normes.Si ce sont les canadiennes, que les Américains, et si possible les Mexicains, les mettent en œuvre.C’est cela, la solution et non le contraire», a-t-U déclaré vendredi.Selon les hauts fonctionnaires, il ne faut pas y voir une américanisation du pays.«Il ne s’agit pas d’abdiquer notre souveraineté.R ne s’agit pas de renoncer à notre capacité à réglementer au nom des Canadiens.R s’agit d’adopter une réglementation intelligente qui n’engendre pas des coûts inutiles pour les entreprises.» Avec la collaboration de Lisa-Marie Gervais Le Devoir Mieux informés Le message commence toutefois à faire son chemin dans les coçurs et dans les têtes, estime Claude Villeneuve.A la fin des années 70, le Québec «était le tiers-monde» en matière environnementale.«Les nageurs de la traversée du lac Saint-Jean se plaignaient de rencontrer des objets flottants non identifiés», rappelle-t-il en riant.Les Québécois sont aujourd’hui beaucoup mieux informés et beaucoup plus sensibles à ces questions qu’ils ne l’étaient.«Personne ne se lève le matin en disant: “chérie, je m’en vais polluer la planète et exploiter les gens”.Dans la plupart des cas, les gens font ce qu’on leur demande.C’est par ignorance, insouciance, ou parce qu’ils n’ont pas le choix qu’ils poseront des gestes qui provoqueront toutes sortes d’impacts chez eux ou ailleurs et dont ils n’auront pas nécessairement conscience.» D arrive d’aifieurs souvent que les premiers à venir dire merci à ceux qui aident les entreprises à adopter des pratiques plus respectueuses des principes du développement durable soient les employés eux-mêmes qui se rendaient bien compte que l’on pouvait faire mieux, dit-ü.La clef du succès se trouve presque toujours dans le pragmatisme et un travail de terrain bien ancré dans la réalité locale, martèle-t-ü.Les grands principes sont évidemment nécessaires, mais les solutions concrètes sont rarement les mêmes d’un endroit à l'autre.Cette grande leçon apprise au fil des ans lui rappelle une phrase que lui avait dite un jour un ami, l'Italien Francesco di Castri, ancien sous-directeur général à 1 UNESCO aujourd’hui décédé.«Tù ne peux pas avoir des ailes avant d’avoir des racines, dit Claude ViBeneuve.Cest vrai pour un individu.C’est aussi vrai en développement durable.» Le Devoir LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, S' étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 ÉD Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier 514-985-3333 514-985-3360 redaction@ledevoir.com La publicité Au téléphone 514-985-3399 Par télécopieur 514-985-3390 Extérieur de Montréal (sans frais) 1800 363-0305 Les avis publics et appels d’offres Au téléphone 514-985-3344 Par télécopieur 514-985-3340 Par courrier avisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone 514-985-3322 Par télécopieur 514-985-3340 Les abonnements Au téléphone 514-985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur 514-9855967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal (sans frais) 1-800-4657559 L’agenda culturel Au téléphone 514-9853346 Par télécopieur 514-985-3390 intéretscr ses iecteura.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir .'*1 publié du lundi icbecor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.L’agence Presse Canadienne i .______________organi St-Jean, 800, boulevard Industriel,Saint-Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Quel________________________________________________.boulevard Saint-Martin Ouest, Laval.Envoi de publication — Enregistrement n* 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.