Le devoir, 13 août 2007, Cahier A
P - : AFGHANISTAN La jirga de paix se termine par un appel à combattre le terrorisme Page B 1 LE DEVOIR Vol.XC VIII N” 1 8 1 ?LE LUNDI 13 AOÛT 2007 88c + TAXES = 1$ Surprise en finale de la coupe Rogers de tennis PEDRO RUIZ LE DEVOIR Levant les yeux au ciel, Novak Djokovic a savouré pleinement sa victoire face au champion en titre, Roger Federer.¦«if Djokovic s’offre Federer Zut alors.Le titre était tout trouvé, génialissime sans bon sens, déjà promis à une place au musée des plus grandes trouvailles de l’histoire de la presse libre.Si Roger Federer l’avait emporté hier à la coupe Rogers, ç’aurait été la troisième fois qu’il aurait conquis le championnat canadien à ses trois dernières visites au pays.Il aurait donc été tout à fedt approprié, puisqu’il sera là encore longtemps et qu’il a l’habitude de la victoire, de rebaptiser le tout «la coupe Roger»."Ce n’aurait pas été le premier calembour fait à son sujet, puisque lorsqu’il gagne de manière expéditive, on a déjà entendu parler de «Federer Express».Enfin.Mais vous savez peut-être comment sont la vie en général et le tennis professionnel en particulier, il suffit que Ton s’attende à quelque chose pour qu’autre chose se produise.Et en l’occurrence, «autre chose» s’appelle Novak Djokovic, a 20 ans et des poussières, joue de manière inspirée et vient de se farcir les deux meilleures raquettes de la planète en moins de 24 heures en les personnes de Rafael Nadal et de Roger Federer.Hier après-midi au parc Jarry, Djokovic, qui était SO5 et quelque au classement mondial ATP 0 y a un an et demi à peine mais a débarqué à Montréal avec la 4r place en poche, s’est imposé au terme d’une bataille d’at-trition d’exactement 133 minutes en défaisant Federer, qu’il a salué comme «probablement le meilleur joueur de tous les temps», au score de 7-6, 2-6 et 7-6 en finale du tournoi.Dire que le jeune est en passe de s’inviter dans le club exclusif des grands noms du tennis masculin relève sans doute d’ores et déjà de l’euphémisme.En tout cas, contrairement à plusieurs autres, il ne cache pas son ambi- Jean Dion tion d’être un jour prochain le numéro un.«Mais fai du temps devant moi», dit-iL Le premier depuis Becker Ce Élisant, Djokovic est devenu le premier joueur depuis Boris Becker, à Stockholm en 1994, à battre dans un même tournoi les trois joueurs les plus haut cotés du monde (Federer, Nadal et Andy Roddick).D est aussi le premier à vaincre Federer et Nadal dans le même tournoi, ce qui nous en raconte un peu sur son immense potentiel Et, ajouterons-nous pour les archives, il est le deuxième représentant consécutif de la Serbie à VOIR PAGE A 8: DJOKOVIC Charest se pose en champion de l’ouverture ANTOINE ROBITAILLE La Pocatière — Jean Charest s’est posé en chantre de «l’ouverture» du Québec, hier, par rapport à Mario Dumont et au Parti québécois, qu’il a qualifiés de «deux partis du repli sur soi».Le premier ministre dit vouloir au contraire faire tomber les frontières par un accord de libre-échange transatlantique et ouvrir les vannes de l’immigration.Notamment grâce à une «entente globale» sur la reconnaissance des compétences entre la France et le Québec.Ainsi, «un médecin en France [pourrait être] médecin au Québec.Un ingénieur au Québec [pourrait être] ingénieur en France.À tous les niveaux», a-t-il déclaré lors d’un point de presse.Celui-ci suivait la clôture du Congrès annuel de la Commission jeunesse, devant lequel il venait de faire un discours d’une trentaine de minutes.«Vision trop ethnique?» Lorsqu’un journaliste a demandé au premier ministre si le chef adéquiste avait une vision «trop ethnique» de l’identité québécoise (un reproche formulé par le ministre Benoît Pelletier la veille), M.Charest est passé à un cheveu de qualifier le chef de l’opposition de xénophobe.Il a répondu en se référant à un entretien accordé à La Presse par Mario Dumont récemment.Le premier ministre, coupure de journal en main, a cité et a commenté l’extrait ainsi: «Mario Dumont croit [.] que le Québec a atteint la limite de sa capacité d’accueil d’immigrants." Ça, c’est la vision de Mario Dumont de l’avenir du Québec.Je vais laisser Mario Dumont parler pour lui-même.Il me semble qu’il y a là-dedans une déclaration qui ne correspond pas à [.] ce que je pense de l’avenir du Québec et de notre capacité à nous, comme Québécois, d’absorber, d’attirer chez nous des bras, des cerveaux des cœurs, et de les intégrer.» M.Charest croit que M.Dumont sous-estime la solidité de l’identité québécoise.Lui dit estimer au contraire qu’elle est «suffisamment forte [.] pour que l’on puisse s’ouvrir davantage au monde extérieur».Au cours de l’entretien au quotidien de la rue Saint-Jacques, Mario Dumont avait précisé que, dans une perspective de marché du travail, «d’économisme pur», on pouvait facilement arriver à la conclusion qu’il faut un peu plus d’immigrants au Québec.(Les jeunes libéraux d’ailleurs, arguant la pénurie de main-d’œuvre, proposaient de doubler l’immigration au Québec d’ici cinq ans, mais la résolution n’a pas été soumise au vote samedi en raison du manque de temps.) Cependant, le chef adéquiste expliquait que c’était là une vision à courte vue.«Il ne faut jamais avoir plus d'immigration que ta capacité d’accueil, d’intégration linguistique, sociale, économique».Le résultat d’une «immigration accélérée, a-t-il ajouté, c’est que tu crées des ghettos».Or, à son sens, le Qué- VOIR PAGE A 8: CHAREST Jean Charest Le premier ministre s’en prend àl’ADQ et au PQ, les qualifiant de «partis du repli» L’ENTREVUE Les coups de griffe du démographe JEAN-FRÉDÉRIC LÉGARÉ-TREMBLAY D*une nature plutôt optimiste, peu encline au catastrophisme, le démographe québécois Jacques Henripin entretient malgré tout quelques inquiétudes à l’égard du comportement et de l’avenir des Québécois.Le fondateur du Département de démographie de l’Université de Montréal a peut-être Tâge vénérable de 81 ans et pris sa retraite voilà maintenant 13 ans, lui que la polémique n’a jamais fait reculer a encore des coups de griffe à donner pour secouer ses compatriotes.VOIR PAGE A 8: DÉMOGRAPHE PHOTO J.FRÉDÉRIC LÉGARÉ-TREMBLAY Jacques Henripin N INDEX Annonces.,.B 6 Avis publics.B 2 Convergence.B7 Culture.B 8 Décès.B 6 Économie.AS Éditorial.A 6 Idées.A7 Météo.B 2 Monde.B1 Mots croisés.B 5 Religions.B 6 Sudoku.B 5 Télévision.B 7 Repousser le désert Baobab, mon amour Les déserts ne cessent de grignoter l’Afrique, brûlant tout sur leur passage et transformant radicalement la vie des humains.Mais la conscience de l’urgence d’agir contre l’avancée des sables ne cesse de monter parmi les populations.Notre collaboratrice Monique Durand s’est rendue dans trois pays africains en bordure du Sahara: Maroc, Sénégal, Mali.Elle s’est intéressée, en particulier, à la lutte quotidienne des femmes pour freiner la course du monstre saharien.Voici le deuxième de trois articles.MONIQUE DURAND Sortir du joyeux chaos qu’est Dakar pour se rendre dans la forêt de Thiès, à une soixantaine de kilomètres, nous prend un temps fou.A bord d’un 4X4, nous progressons à la vitesse de l’escargot, au milieu d’une potée d’humanité bigarrée, des femmes et des filles à larges plateaux de fruits sur la tête, des garçons qui jouent au foot parmi les chèvres et les poules, des hommes affairés à leur menue échoppe.Les deux tiers des Sénégalais vivent avec moins de 2 dollars par jour.Passons devant le salon de coiffure «La mèche d’or» et le cordonnier «Bien chaussé».Un autobus baptisé «Bon Patron» par son propriétaire, bondé, rongé de partout — il doit bien avoir roulé son demi-million de kilomètres — passe devant nous en pétaradant, boîte à musique ambulante où les hommes jouent du tam-tam et • où les femmes chantent.«Ils s’en vont à un mariage», dit Ma-wade, mon guide et compagnon de voyage qui tient le volant Au-dessus de cette fourmilière un peu surréaliste, où se mêlent les odeurs de pots d’échappement, d’eucalyptus, de pain et de poisson, des vautours tournoient en permanen- ce, comme au-dessus de la plupart des grandes cités d’Afrique.Interminàble banlieue Après la ville, c’est la banlieue, interminable, elle aussi grouillante de monde, de vie et d’étals de manioc, gombos, tomates, carottes.Bref arrêt à Mbao, pour voir Tune des plus grandes pépinières du pays, d’où partent des milliers de jeunes plants vers des régions comme celle de Thiès dont la forêt est maintenant protégée, m’avait expliqué, la veille, Marne Gnagna Fall, une socio-économiste œuvrant pour une ONG sénégalaise connue sous l’acronyme ENDA-PRONAT pour «Environnement et développement Afrique, protection de la nature.» Enveloppée dans un majestueux boubou orange, le visage harnaché de grandes lunettes, elle m’avait reçue, penchée sur son ordinateur, au milieu de statistiques, photos et documents topographiques.Son bureau est situé dans un édifice du centreville, où un imposant et centenaire baobab monte la garde au rez-de-chaussée, comme une petite oasis dans l’anarchie founnillante de Dakar.Derrière Marne Gnagna Fall, une carte du profil environnemental du Sénégal.Un peu plus loin sur le mur, deux photos bien en évidence: la forêt de Thiès avant, la forêt de Thiès maintenant C’est un monde qui sépare ces deux photos prises à seulement onze années d’intervalle: 1994 et 2005.Incroyable! Passée en quelques années de bien fournie à malingre, cette forêt est désormais «classée» et devenue Tun des fleurons de la nouvelle volonté sénégalaise de préserver l’environnement Le Sénégal a perdu près de 20 % de ses ressources végétales depuis les années 1980.Ses forêts naturelles fondent à vue d'œil, sous les coups de boutoir VOIR PAGE A 8: BAOBAB _ SEYLLOU AGENCE FRANCE-PRESSE de Thiokhmar, au nord du Sénégal, les habitants ont planté des arbres afin de freiner la marche du Sahara, qui avançait au rythme de 13 mètres par année.Dans le village de les arbres I i LE DEVOIR.LE LUNDI 13 AOÛT 2007 A 2 LES ACTUALITÉS iitÉg mùhïjt Muni d’une batte, un bâton aplati, un batteur (batsman) attend la balle livrée par le bowler.PEDRO RUIZ LE DEVOIR Des heures à jouer au cricket Quand l’été chauffe les trottoirs, que l’on a joué les touristes, fréquenté les festivals, plongé dans les piscines et flâné aux terrasses, que reste-t-il pour encore apprécier la viUe et même s’en étonner?Des coins inexplorés, des gens méconnus, des activités inusitées.De Montréal, d’Ottawa et de Québec, nos journalistes vous font part de ce qu’ils ont déniché.BRIGITTE SAINT-PIERRE A S*** Par un samedi après-midi ensoleillé du mois d’août, des hommes vêtus de blanc originaires de l’Inde jouent au cricket sur un terrain situé à proximité de la faculté de musique de l’Université de Montréal.Muni d’une batte, un bâton aplati, un frappeur {batsman) du club sportif Bharat attend que le bowler de l’équipe adverse, du club India, lui lance la balle.Il se trouve devant le guichet {wicket), composé de trois bâtons de bois verticaux {stumps).«Le cricket en Inde, c’est comme le hockey ici», explique Raj Patel, un joueur du Bharat.Dinesh Patel, de l’équipe adverse, le confirme.«Je joue au cricket depuis que je suis enfant», dit-il.Ce jour-là, les plus jeunes joueurs sont adolescents alors que les plus âgés ont franchi le cap de la cinquantaine.Un frappeur du Bharat cogne la balle, rouge.Il court d’un guichet à l’autre tandis que son coéquipier, en face de lui, fait de même en sens inverse, marquant ainsi des points {runs).Les joueurs de llndia cherchent à attraper la balle le plus rapidement possible et à éliminer les frappeurs de l’équipe adverse.«Jouer au cricket requiert de la concentration.Tous les joueurs de l’équipe en défense doivent être attentifs.On ne sait jamais où la balle va aller», dit Dinesh Patel.L’heure de la pause A 15h50, les joueurs de l’équipe du club sportif India ont éliminé tous les frappeurs de l’équipe du Bharat.C’est donc le moment de la pause.La partie avait commencé à 12h30.Les joueurs s’assoient sur le terrain, cassent la croûte et discutent enfre eux en gujarati, la langue de l’État du Gujarat, en Inde.L'équipe du Bharat et celle de ITndia s’installent à deux endroits éloignés l’un de l’autre.«Nous sommes amis, mais comme nous discutons de notre plan de match, nous ne voulons pas que les joueurs de l’autre équipe nous entendent», dit Dinesh Patel.Les frappeurs de l’équipe du club sportif Bharat ont marqué 229 points.«C’est un bon score», dit Raj Patel.«Nous avons de bonnes chances de gagner», ajoute un de ses coéquipiers, Bharat Kumar Patel Une vingtaine de minutes plus tard, la partie reprend.Cette fois-ci, des joueurs du club India sont frappeurs tandis que l’équipe du Bharat est en défense.L’équipe de l’India marque des points.Un frappeur frappe la balle.Un joueur de l’équipe adverse l’attrape sans qu’elle ait touché le sol.Ses coéquipiers crient de joie et applaudissent.Le frappeur est retiré.Un autre prend sa place, puis un autre, jusqu’à ce qu’ils soient tous retirés.Il est 18h35.Les onze joueurs de l’équipe du club Bharat ont eu le dessus sur les onze joueurs de l’équipe du club India, l’emportant par la marque de 229 à 133.La partie aura duré un peu plus de six heures.Quarante-cinq équipes Les équipes des clubs sportifs India et Bharat font partie d’une ligue de 45 équipes, sous l’égide de la Fédération québécoise du cricket.La ligue compte trois divisions — premier, A et B —, regroupant plusieurs centaines de joueurs.La saison commence en mai et prend fin en septembre.Des parties ont lieu à différents endroits de la région de Montréal, notamment au parc Jarry et au parc Atwater ainsi que sur des terrains dans Ahuntsic, à LaSalle, à Côte-Saint-Luc et à Saint-Lambert.Les joueurs de la ligue sont principalement originaires de l’Inde mais viennent aussi du Pakistan, du Sri Lanka, des Antilles et d’autres régions ou pays.Le cricket a vu le jour en Angleterre et s’est répandu dans les pays du Commonwealth.Ce sport aurait été pratiqué dès 1785 à Montréal, à l’ile Sainte-Hélène, et aurait été introduit au Canada par des soldats britanniques.Certains clubs de cricket montréalais existent depuis plusieurs décennies.Le club Adas-trians, fondé dans les années 1920, est le deuxième parmi les plus vieux clubs toujours en activité.Ramesh Naraine, originaire de la Guyana, en est le président.Il a commencé à jouer au cricket quand il était enfant, dans les années 50.«Presque tous les jeunes garçons à la Guyana pratiquaient le cricket», dit-il, pariant longuement et avec passion de ce sport dont les parties peuvent dans certains cas durer plusieurs jours.Le Devoir PEDRO RUIZ LE DEVOIR La balle rouge vient de quitter la main du bowler.r Des avocats canadiens demandent à Harper le rapatriement d’Omar Khadr Association du Barreau cana-’ dien a officiellement appelé hier le premier ministre Stephen Harper à réclamer le rapatriement d’Omar Khadr, le seul Canadien emprisonné à Guantanamo, selon le Globe and Mail.Le président de l’Association, J.Parker MacCarthy, a présenté hier la lettre adressée au premier ministre, dans laquelle il souligne que le jeune homme n’avait que quinze ans lorsqu’il a été arrêté en Afghanistan en 2002.«Le fait que M.Khadr était mineur au moment de sa capture rend la situation encore plus urgente», écrit-il, selon des extraits publiés sur le site Internet du quotidien.«En tant que signataire du Protocole facultatif sur la participation des enfants aux conflits armés de la 01 17 23 34 3Z 49 Gagnants Résultats des tirages du 2007-08-11 i < > i o oui m < 05 21 25 27 33 37 6/6 5/6+C 5/6 4/6 3/6 2/6+C 1 3 212 10 221 183 144 137 168 Lors 14 645 423,00 $ 146 008,50 $ 1 706,80 $ 67.00 $ 10.00 $ 5,00 $ Ventes totales 21 564 074 $ I Prochain gros lot (approx ).3 500 000 $ Gagnants 6/6 0 5/6+C 0 5/6 17 4/6 1 044 3/6 20 315 Ventes totales Lots 1 000 000,00 $ 50 000,00 $ 500,00$ 50,00 $ 5,00$ 550 841,50 $ Convention relative aux droits de l’enfant [en 2000], le Canada a l’obligation de s’assurer qu’il est appliqué à ses citoyens», poursuit-il.Il note que le Canada est le seul pays occidental à avoir encore un citoyen détenu à Guantanamo.L’avocat américain de M.Khadr, le commandant William Kuebler, a estimé à plusieurs reprises que le jeune homme devait être ramené dans son pays pour faire face à la justice canadienne.il a notamment qualifié, samedi, le silence d’Ottawa sur cette affaire à'«inexplicable», selon le Globe and Mail.M.MacCarthy a affirmé que la lettre envoyée à Stephen Harper n’était que le début de la mobilisation de son association, ajoutant que si «le gouvernement canadien choisit d’ignorer l’appel [de l’Association] à une action rapide, alors je pense que le gouvernement fédéral devra répondre au public et expliquer pourquoi il se permet d’ignorer me violation aussi flagrante de la loi».Omar Khadr, issu d’une famille qui ne renie pas ses liens avec Oussama ben Laden et al-Qaïda, est accusé d’avoir tué un soldat américain en lui jetant une grenade.En juin, Amnesty International et une centaine de personnalités, dont plusieurs anciens ministres canadiens des Affaires étrangères, avaient appelé Ottawa à réclamer que le jeune homme, aujourd’hui âgé de 20 ans, soit rapatrié et jugé au Canada.Agence France-Presse EStra 81452 96* 500 000$ ‘dêcomposable dans les deux sens Résultats des tirages du: 2007-08-10 17 25 26 2Z 30 34 35 0307572 500 ooo $ •dôcomposable dans les deux sens EQtra ^ *dô< Hâta GAGNANTS 7/7 1 6/7+C 1 6/7 61 5/7 4 516 4/7 95 060 3/7+C 87 096 3/7 798 897 Prochain gros lot (approx.) Ventes totales LOTS 2 500 000,00 $ 137 287,10 $ 2 250,60 $ 103.30 $ 10,00 $ 10.00$ Participation gratuite 2 500 000 $ 11 747 356 $ NUMÉRO DÊCOMPOSABLE DANS LES DEUX SENS I Par un collectif Meurs Coordonnateur de projets Marie-Louis d’Auteuil LE TRENIPUN.vers la Réussite FRA-3031-3 17,75$ FRA-5141-1 10,25$ Français langue d'enseignement en 3° et sa secondaire En cas de disparité entru cette liste el la liste otfictolle dtLojojjuébAC, rrlfr?dgfljèro b pnoulé école nouvelle 514-843-5991 Division LIDEG inc En usine oans toutes les iioraines Les prix sont indiqués sous réserve de modifications Visite de la ministre Nathalie Normandeau Les sinistrés de Rivière-au-Renard pourront compter sur une aide spéciale Gaspé — Les sinistrés des inondations de la semaine dernière à Gaspé réclament une aide spéciale de Québec et d’Ottawa afin de les aider à surmonter l’épreuve qu’ils vivent La ministre des Affaires municipales et responsable de la région, Nathalie Normandeau, est de retour dans la région hier pour constater l’ampleur des dégâts et rencontrer des sinistrés des secteurs de Rivière-au-Renard, Corte-réal et Saint-Majorique.Le maire de Gaspé, François Roussy, lui a demandé d’augmenter l’aide aux sinistrés pour aller au-delà des besoins essentiels immédiats.La ministre Normandeau a déclaré, en entrevue à Radio-Canada, que si le programme actuel d’aide aux sinistrés ne répond pas à leurs besoins, le gouvernement du Québec va trouver un autre programme afin d’apporter tout le soutient psychologique et financier dont la population loqde a besoin.A La Pocatière, dans le Bas-Saint-Laurent, où il prononçait une discours de clôture au congrès des jeunes libéraux, le premier ministre Jean Charest a souligné que le gouvernement a octroyé 500 000 $, à ce jour, en aide aux sinistrés et que les effets se font déjà sentir.M.Charest a également dit que son gouvernement sera le plus souple possible afin d'aider le plus de gens touchés par les inondations à Rivière-au-Renard et dans les alentours.Le maire de Gaspé réclame également que le gouvernement Charest établisse un programme spécial pour relocaliser les résidences et commerces situés dans les zones inondables.Selon le maire Roussy, les sinistrés ont besoin d’une aide spéciale, au même titre que celle obtenue par les sinistrés du déluge au Saguenay.D en a d’ailleurs discuté avec le ministre conservateur Jean-Pierre Blackburn et il espère que le fédéral sera au rendezvous.Du côté d’Ottawa Mais pour obtenir cette aide spéciale, le gouvernement du Québec doit d’abord en faire la demande à Ottawa, soulignent les chefs du Bloc Québécois, Gilles Duceppe et du Parti québécois Pauline Marois.Selon le chef bloquiste, Jean Charest doit demander à son homologue fédéral d’offrir un soutien aux sinistrés de Gaspé.Selon M.Duceppe, Stephen Harper ne peut fermer les yeux sur une telle tragédie qui a coûté la vie à deux personnes, et qui laisse le secteur dans un état lamentable.M.Duceppe estime que puisque les dommages s’élèvent à l’heure actuelle à 10 millions de dollars, le fédéral devrait fournir la moitié de cette somme.Pendant ce temps, les travaux de déblaiement des débris se poursuivent à Rivière-au-Renard, alors que la rivière est retournée dans son lit Elle laisse cependant derrière elle des dégâts de boue et des odeurs nauséabondes.La Ville a également mis sur pied une collecte des débris et plusieurs ca-miçns sillonnent le secteur.A Corteréal, la communication a été rétablie avec les résidants d’une trentaine de maisons qui étaient isolés depuis les inondations.Des ingénieurs s’affairent également à l’installation du pont temporaire.Le niveau élevé de la rivière Dartmouth dans le secteur demeure cependant préoccupant Presse canadienne Le nouveau contingent canadien a reçu son baptême du feu en Afghanistan MARTIN OUELLET Kandahar, Afghanistan — Des soldats du nouveau contingent canadien en mission en Afghanistan ont reçu leur baptême du feu tôt dans la nuit de samedi à dimanche lorsque leur convoi a été la cible d’une bombe artisanale et de tirs de roquette.L’embuscade, survenue vers lh20 (heure locale) hier sur une route secondaire reliant la base opérationnelle de Masum Ghar à celle de Kandahar, a fait cinq blessés légers chez les militaires appartenant au groupe de soutien des troupes.Ces derniers, qui étaient à bord d’un véhicule blindé léger RG-31, ont été conduits à l’hôpital de la base de Kandahar pour y recevoir des soins pour des blessures superficielles notamment aux jambes et au dos.En soirée, à Kandahar, deux d’entre eux avaient déjà reçu leur congé alors que les trois autres demeuraient en observation.Selon l’officier chargé des affaires publiques de l’armée canadienne, le capitaine de corvette Hubert Ge-nest, l’état des trois soldats toujours hospitalisés ne suscite cependant aucune inquiétude.Tous devraient demeurer en Afghanistan pour poursuivre leur mission sauf un — le seul provenant du contingent précédent — qui sera rapatrié au Canada.Ce dernier en était à ses derniers jours dans le pays, ayant presque achevé son mandat de six mois.Le convoi d’approvisionnement dans lequel se trouvaient les blessés a été attaqué à environ 16 kilo- mètres à l’est de Masum Ghar (sud) alors qu’il revenait vers la base de Kandahar.Le blindé a d’abord été touché par une bombe artisanale, connue sous le vocale d’«engin explosif improvisé» (EEI> dans le jargon militaire, puis par des tirs de roquette.«Us vont bien, le moral est bon et les blessures sont moins graves que l’on pensait», a commenté le commandant de la Force opérationnelle interarmées de l’Afghanistan, le brigadier général Guy Laroche, qui a rendu visite aux blessés hospitalisés hier soir.Selon le capitaine de corvette Ge-nest, c’est la première fois que des soldats du nouveau contingent dont le Royal 22e Régiment rient à peine de prendre le commandement sont la cible d’une attaque aussi violente.Quatre des cinq blessés sont des réservistes.L’un d’eux provient du Royal Canadian Hussard de Montré^, deux autres du Royal 225 Régiment basé à Laval et un autre du Ca-nadian Hussars de Moncton au Nouveau-Brunswick.Le seul membre des forces régulières à avoir été blessé est membre de la 5' ambulance de campagne de Val-cartier.Une enquête a été instituée pour connaître les circonstances exactes de l’attentat.En outre, le commandement canadien n’a pas précisé s’il y avait eu échange de coups de feu enfre les militaires et les insurgés ou si des suspects ont été appréhendés.Au total depuis 2002,66 militaires et un diplomate canadiens ont perdu la rie en Afghanistan.Presse canadienne E N Mégaprocès à Baie-Comeau Baie-Comeau—C’est aujourd’hui que s’amorce au palais de justice de Baie-Comeau un mégaprocès pour trafic de drogue et gangstérisme, impliquant dix accusés de Baie-Comeau et de Longue-Rive.Le procès a lieu 22 mois après la plus importante rafle policière de l’histoire de la Côte-Nord, qui avait provoqué l’arrestation de 55 suspects, âgés de 25 à 77 ans.Les avocats de cinq détenus ont présenté BREF récemment plusieurs requêtes, dont une réclamant la réouverture de l’enquête policière.Le juge Jean-Paul Decoste a refrisé cette dernière demande le 3 août dernier et semble déterminé à ce que les procédures, qui pourraient durer cinq mois, ne soient plus retardées.La Couronne prévoit faire témoigner plusieurs policiers au procès pour étayer les éléments de preuve, qui comprennent des images prises par une caméra pointée sur la résidence de l’une des présumées têtes dirigeantes du réseau.-PC i i LE DEVOIR, LE LUNDI 13 AOÛT 2007 ACTUALITES Candidat libéral à l’élection partielle Coulon presse Ottawa de verser 30 millions pour le futur campus de l’UdM à Outremont BRIGITTE SAINT-PIERRE Le candidat libéral à l’élection partielle d’Outre-mont, Jocelyn Coulon, a pressé le gouvernement fédéral de s’engager à verser une somme de 30 millions de dollars pour le projet de construction d’un campus de l’Université de Montréal sur le site de la gare de triage à Outremont, lors d’un entretien accordé hier au Devoir.Le gouvernement du Québec a promis, en octobre 2006, 30 millions de dollars pour le projet, et la Ville de Montréal a dit qu’elle pourrait pour sa part investir jusqu’à 60 millions de dollars, a mentionné M.Coulon.L’Université de Montréal souhaite en outre obtenir une somme de 30 millions de dollars de la part du gouvernement fédéral «Le gouvernement fédéral n’a toujours rien fait.Nous, on dit: il serait temps que le gouvernement fédéral s’engage fermement dans l’agrandissement de l’Université de Montréal, qu'il dise qu’il va les donner les 30 millions, comme ça, ça va permettre aux trois intervenants de commencer quelque chose.» Selon M.Coulon, si le gouvernement fédéral s’était lui aussi engagé en octobre 2006 à verser cette somme, certains travaux auraient pu commencer dès le mois d’avril dernier.L’Office de consultation publique de Montréal a annoncé qu’elle rendrait public demain son rapport sur le projet, et la Ville de Montréal n’a pas encore adopté le règlement et effectué les modifications à son plan d’urbanisme devant permettre la construction d’un campus sur le site de la gare de triage.Certains travaux auraient néanmoins pu être effectués dès le mois d’avril dernier, par exemple l’enlèvement de voies ferrées, a dit M.Coulon.Il n’a pas été possible de joindre l’Université de Montréal hier à ce sujet.Même si le gouvernement conservateur s’enga- geait en octobre prochain à verser 30 millions de dollars pour le projet, les travaux ne pourraient pas commencer avant avril 2008, a affirmé M.Coulon.«Donc, on aura perdu 18 mois sur un projet [.] qui presse pour l’Université de Montréal, parce qu’elle a besoin d’espace pour ses étudiants, surtout pour ses centres de recherche en sciences.Je trouve d’autant plus paradoxal que le gouvernement conservateur soit incapable de s’engager pour 30 millions que, depuis un an, il s’est engagé pour 13 milliards de dollars d’achat d’armement.Ça, c’est la priorité du gouvernement fédéral.» Serrer des mains Il n’a pas été possible hier de joindre le candidat conservateur, Gifles Duguay, pour donner son point de vue.Dimitri Soudas, porte-parole du premier ministre du Canada, a pour sa part affirmé que les électeurs de la circonscription d’Outremont avaient intérêt à élire un député appartenant au parti au pouvoir.Outre le candidat conservateur, M.Coulon affrontera lors de l’élection complémentaire du 17 septembre le candidat bloquiste Jean-Paul Gilson et le candidat néo-démocrate Thomas Mulcair.Invité à se prononcer sur le début de la campagne du candidat néo-démocrate Thomas Mulcair, M.Coulon a affirmé qu’on pouvait «partir très fort», mais que l’important était «d’arriver le 17septembre».«Nous, on va arriver le 17 septembre, parce qu’on a une des meilleures organisations de comté au Québec.On connaît notre électorat.» M.Coulon a indiqué qu’il rencontrerait beaucoup d’électeurs.«Moi, je pense que c’est plus important que de tapisser le comté d’affiches [.].Nous, on n’en aura pas 4000-5000 des affiches, mais on va serrer des mains.On va le faire rue par rue et communauté par communauté.» Le Devoir Mulcair croit avoir de bonnes chances de l’emporter NELSON WYATT Le candidat du Nouveau Parti démocratique dans la circonscription fédérale d’Outremont, Thomas Mulcair, estime que son parti a de bonnes chances de l’emporter le scrutin de l’élection partielle du 17 septembre dans cette circonscription montréalaise.Outremont est l’une des trois circonscriptions où auront lieu des élections complémentaires, le même jour, au Québec.Les deux autres, celles de Saint-Hya-cinthe-Bagot et de Roberval-Lac-Saint-Jean, étaient détenues par le Bloc québécois.Certains prédisent qu’elles pourraient passer au Parti conservateur.Outremont est une forteresse libérale, qui était représentée par Jean Lapierre.Les conservateurs y présentent l'ex-diplomate Gilles Duguay et le Bloc, Jean-Paul Gilson, un psychologue, mais on estime généralement que la course se jouera entre les libé- raux et le NPD, arrivé troisième derrière M.Lapierre et le bloquiste Jacques Léonard aux dernières élections générales.M.Mulcair, qui affronte l’universitaire et commentateur politique Jocelyn Coulon, croit que ce scrutin complémentaire sera l’occasion pour les électeurs, comme pour les libéraux fédéraux, de se prononcer sur le leadership du chef libéral Stéphane Dion.M.Mulcair prétend que ce leadership est non seulement contesté mais surtout très faible.Pour le NPD, remporter Outremont mettrait un terme à la traversée du désert politique du parti au Québec, où les néodémocrates n’ont pas réussi à faire élire de député depuis que le défenseur des consommateurs Phil Edmonston a été élu lors d’une partielle dans la circonscription de Chambly, en 1990.Presse canadienne PEDRO RUIZ LE DEVOIR Candidat libéral à l’élection partielle d’Outremont, Jocelyn Coulon soutient que le gouvernement conservateur n’a toujours rien fait pour hâter le projet de construction d’un campus de l’Université de Montréal sur le site de la gare de triage à Outremont.Lutte contre la dégradation des lacs il faut revoir les pratiques agricoles BRIGITTE SAINT-PIERRE Pour lutter contre la dégradation des lacs, il faut cesser toute activité agricole sur les terres inondables, a affirmé hier Richard Carignan, biologiste à l’Université de Montréal, lors d’une conférence fiier à Montréal.Etant donné que «l’agriculture non durable» est en partie responsable de la prolifération d’algues bleu-vert, il importe de revoir les systèmes de production agricole, par exemple de s’interroger sur l’opportunité pour le Québec d’exporter du porc en grande quantité, a dit M.Carignan.Le biologiste croit que l’on de- vrait aussi notamment interdire l’usage de la tondeuse à gazon à proximité des ruisseaux et des lacs.Il souligne par ailleurs que la présence de terrains de golf et d’hôtels à proximité de cours d’eau est une source non négligeable d’émissions de phosphore, favorisant l’apparition d’algues bleu-vert Même quand les fosses septiques des hôtels respectent les normes en vigueur, elles sont à l’origine de rejets importants de phosphore, a-t-il dit.«Les normes de conformité sonf insuffisantes», a-t-il soutenu.A l’occasion du congrès de l’Association internationale de limnologie théorique et appliquée (SEL), le Groupe de recherche interuniversitaire en limnologie et en envi- ronnement aquatique (GRIL) a organisé hier à l’UQAM une séance d’information destinée au grand public intitulée Mieux comprendre nos lacs et cours d’eau.La conférence de M.Carignan faisait partie de cette session d’information, à laquelle ont assisté plusieurs dizaines de citoyens.Développement résidentiel Dans sa présentation, David Bird, professeur de biologie à l’UQAM, a mentionné que les cya-nobactéries pouvaient présenter un risque réel.Certaines régions du monde ont toutefois eu des problèmes plus graves que le Québec avec les algues bleu-vert, a-t-il dit Bernadette Pinel-Alloul, profes-seure à l’Université de Montréal, a présenté les résultats d’une étude montrant que le développement résidentiel autour de cours d’eau dans les Laurentides avait notamment eu pour effet d’augmenter la présence d’algues.La ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Pàrcs du Québec, Line Beauchamp, a prononcé hier le discours d’ouverture du congrès de l’Association internationale de limnologie théorique et appliquée, qui se tiendra jusqu’à samedi.Pour l’occasion, quelque 1500 spécialistes des lacs et rivières sont réunis à Montréal Le Devoir E N Adolescent retrouvé noyé Shawinigan — Deux policiers et un bénévole ont découvert hier le corps inanimé d’un adolescent qui semble être celui de Sunny Desbiens, porté disparu depuis BREF mercredi soir dernier, à Shawinigan, en Mauricie.Le cadavre a été localisé dans la rivière Shawinigan, à proximité du lieu où le jeune Desbiens a été aperçu la dernière fois, et où il s’est vraisemblablement noyé.E a été repêché vers 14hl5 dans la rivière.Une autopsie sera pratiquée - PC t ROLEX OYSTER PERPETUAL DATEJUST ACIER Pauline Marois se présentera dans Charlevoix ANTOINE ROBITAILLE Québec — La chef du Parti québécois, Pauline Marois, a finalement trouvé une circonscription pour réintégrer l’Assemblée nationale: Charlevoix.C’est ce qu’elle annoncera aujourd’hui, à 14h à la Malbaie, en compagnie du député actuel, Rosaire Bertrand.Ce dernier, qui a 71 ans, représentait la circonscription de la région de la Capitale-Nationale depuis 1994.La chef, qui a été couronnée le 27 juin dernier, avait exprimé dès le lendemain sa volonté d’être de retour à l’Assemblée nationale pour le début de la session parlementaire, le 16 octobre.Toujours au mois de juin, la décision de l'ancien chef André Boisclair, encore député de Pointe-aux-Trembles, d’attendre à l’automne avant de prendre une décision quant à son avenir politique, avait compliqué les choses pour Mme Marois.La décision de M.Bertrand, doyen de la députation péquiste, de lui céder son siège, vient régler cette question.Du reste, le député actuel de Charlevoix, frère de l’avocat Guy Bertrand, avait connu d’importants ennuis de santé l’an dernier et avait été contraint à un long congé.Certaines sources au PQ se réjouissent que la chef tente sa chance dans la région de la capitale, où le PQ n’a plus qu’une autre députée, Agnès Maltais, dans Taschereau.Mme Marois est originaire de la région de Québec et y a été élue dans La Peltrie de 1981 à 1985.L’élection complémentaire dans Charlevoix pourrait avoir lieu dès septembre.Le Devoir im ta IM* Marie-France BEAULIEU Par un collectif d’auteurs i Proiects Bronze, invar.Bold, natinun and comgatars m Prolacis Manuel 39,45 $ chacun Cassette 12$ chacune Guide d'enseignement 86,05$ chacun Guide d'intégration 11,55$ AHQLAIS ENRICHI l» 0 4» SECONDAIRE GUEniN, oditour Itco 514-842-3481 En vente Hans toutes les nni'aines Los prix sont indiqués sous réserve de modifications .r)r/oufe/>ri Gambard Vente et service technique MO A «UE CATVC ART.CENTRE Vit LE MONTREAL (S 14) 866-J876 IE DEV 0 I R , LE LUNDI 13 AOÛT 2007 ________________LES ACTUALITES________________ La NASA prolonge la mission A'Endeavour de trois jours Les ingénieurs de la NASA au sol décideront aujourd’hui de la nécessité ou non d’effectuer des réparations dans l’espace t V NASA / REUTERS Les astronautes d’Endeavour Barbara Morgan et Tracy Caldwell regardent le commandant de la mission Scott Kelly manipuler le bras robotisé afin de procéder à l’inspection visuelle de tuiles du boucher thermique endommagées par l’impact d’un morceau de mousse isolante détaché du réservoir extérieur de la navette.Les astronautes ont effectué leur première sortie dans l’espace samedi pour installer une nouvelle poutre sur la colonne vertébrale de la station, et devraient ressortir à encore deux reprises.Dès aujourd’hui, ils tenteront de remplacer un gyrosco- pe endommagé de l’ISS.Associated Press et Agence France-Presse Les aliments préparés ne feraient pas sauver autant de temps qu’on le prétend FABIEN DEGL1SE Le leurre publicitaire ne devrait pas survivre: les plats congelés, les aliments pré-lavés, pré-cuits et déjà découpés ne feraient finalement pas économiser de temps dans une cuisine, contrairement à ce que prétendent les fabricants.C’est du moins ce qu’indique une étude sur le comportement des ménages menée dans les dernières années par l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA) et dont les résultats viennent d’être rendus publics.«Globalement, les personnes ne consacrent pas moins de temps à la préparation de leur repas lorsqu’elles font appel à des aliments préparés», a résumé cette semaine Margaret Beck, l’archéologue à l’origine de cette découverte.La scientifique travaille au Centre d’étude de la vie quotidienne des familles de ITJCIA «En fait, en intégrant des produits commerciaux dans leurs menus, les familles ne font que changer la nature de leurs repas et le gain de temps, par rapport aux ménages qui cuisinent des repas maison à partir d’ingrédients bruts, n’est pas significatif.» Au total, la scientifique a passé au crible les habitudes de vie de 32 familles de la classe moyenne vivant dans la métropole américaine en 2002 et en 2005.Entre autres choses, quatre jours complets de la vie de ces ménages ont été filmés pour permettre à la chercheuse de plonger dans leur vie quotidienne, repas compris.Dans les grandes lignes, Mme Beck a découvert que la préparation des repas tenait les familles occupées pendant 52 minutes en moyenne par jour.Et ce, indépendamment des ingrédients utilisés.Ainsi, l’usage de légumes mélangés à cuire, de repas de poulet congelés, d’aliments en conserve ou même de pain à cuire n’a pas fait diminuer ce temps.même si toute cette nourriture industrielle entrait dans la composition de 50 % des repas ou plus.La faute aux enfants L’universitaire explique difficilement les raisons de cette absence de gain de temps associé à la bouffe minute.Ce gain est pourtant un argument largement mis à profit par les industriels produisant ces aliments un peu partout sur la planète.Mais elle croit que les enfants y sont pour quelque chose.«Les familles ne veulent pas se battre pour imposer un repas commun à tous, a dit Mme Beck.Ainsi, les enfants se retrouvent souvent avec des entrées et des plats principaux différents de ceux des adultes.Ce qui complexifie la préparation des repas.» En suivant les habitudes de vie de ses contemporains, l’anthropologue — aujourd’hui professeure à l’Université de l’Iowa — a par ailleurs été étonnée par la quantité importante (70 %) de familles qui mettent sur leur table des repas maison.«Je pensais que les plats à emporter ramassés en rentrant à la maison auraient été plus nombreux», dit-elle.A peine 15 % des ménages-cobayes y ont succombé.De manière moins surprenante, Mme Beck souligne aussi que la responsabilité des repas incombe principalement à.la femme dans 80 % des familles.Même lorsque le mari est rentré du travail et qu’il pourrait «théoriquement mettre la main à la pâte», sou-ligne-t-elle.Les enfants n’apportent également pas d’aide dans ce domaine, à la grande déception «des chercheurs du Centre d’étude de la vie quotidienne des familles».Et ce, en raison de l’impact négatif que cela risque d’avoir à moyen et à long terme sur leur façon de s’alimenter.mais aussi de grossir.Le Devoir Ottawa s’oppose au retour d’un ressortissant canadien détenu à Cuba Fusillade dans le métro de New York TXTashington — La NASA a dé-V V cidé de prolonger la mission A’Endeavour en orbite de trois jours, a indiqué hier un porte-parole tandis que l’agence spatiale a commencé à analyser les résultats de l’inspection au laser d’une tuile thermique endommagée de la navette faite le même jour.Cette décision qui était attendue va allonger l’amarrage de l’orbiteur à la Station spatiale internationale (ISS) de sept à dix jours et permettra à deux astronautes de faire une quatrième sortie dans l’espace pour poursuivre la construction de l’avant-poste orbital.Avant de décider de ce prolongement de la mission, la NASA avait testé un nouveau système de transfert de l'électricité de l’ISS à l’orbi-teur qui permet d’économiser les batteries à hydrogène de la navette.Le retour A’Endeavour sur la Terre est désormais prévu le 22 août au lieu du 19 août ce qui fera au total une mission de 15 jours.Inspection visuelle Par ailleurs l’équipage A’Endea-vour a procédé comme prévu à une inspection visuelle de tuiles endommagées du bouclier thermique par l’impact d’un morceau de mousse isolante détaché du réservoir exté-rieur peu après le lancement mer-crejii de Floride.À l’aide d’un bras robotisé à laser, les astronautes A’Endeavour ont réalisé hier des images de précision de la brèche repérée dans le bouclier thermique de Missouri: trois morts dans une fusillade Neosho, Missouri — Un homme a ouvert le feu dans une église du Missouri hier, tuant trois personnes et faisant plusieurs blessés, selon j LE DEVOIR ! Retourmz à : Concours Gflfff Df SüffWE, 2050, J rue de Bleuiy, 9* étage, Montréal (Québec) H3A3S1 | Le (rage aura liw le 17 août 2007 è 15h, I Faites-nous pmnir les coupons de participation avant le | 16eoi)t2007èl7h30 Le concours s'atase au* pefsxmes | ife18metplu.UnseuliMj|)onptfMlo(!pe.| LeerepnxIuctloraélectroniqM ¦ Lee conditions et règlements du concoucs soil j dispanlWes 1 le reception du Oew*.leur navette, à partir desquelles les ingénieurs de la NASA au sol détermineront l’étendue des dégâts et décideront aujourd’hui de la nécessité ou non d’effectuer des réparations dans l’espace, une issue jugée peu probable.L’institutrice Barbara Morgan, qui fait partie de l’expédition après avoir été la doublure de Christa McAuliffe, décédée lors de la tragique mission de Challenger en 1986, était aux manettes avec sa collègue Tracy Caldwell.Utilisant le bras robotisé de 30 m de la navette, muni d’un laser, elles ont réalisé le minutieux relevé de données qui permettront aux ingénieurs de disposer d’images en trois dimensions.Ds pourront alors déterminer la profondeur de la brèche.L’inspection de la déchirure de 9 cm sur 5 cm a duré plusieurs heures.L’accroc aurait été causé non par un morceau de glace comme l’agence spatiale américaine le pensait initialement, mais par un morceau du revêtement de mousse du réservoir extérieur de la navette, moins dangereux, selon la NASA.Il s’est détaché au décollage de Cap Canaveral en Floride mercredi et a heurté les tuiles isolantes qui protègent le vaisseau de la chaleur intense provoquée par la rentrée dans l’atmosphère au retour.Quatre autres secteurs ont également été examinés dimanche, les ingénieurs craignant que le morceau détaché ait touché le dessous de la navette.EN BREF une porte-parole de la municipalité de Neosho.Vingt-cinq à cinquante personnes ont brièvement été prises en otages dans cette église avant que le tireur ne se rende aux autorités, selon la porte-parole Desiree Bridges.Un peu moins de dix personnes ont été blessées par balle, selon la même source.La fusillade a eu lieu après le culte de l’après- La NASA ne pouvait pas connaître la réelle étendue des dégâts avant d’avoir analysé les données.Il semblait cependant peu probable que les astronautes doivent sortir dans l’espace pour colmater la brèche.Kit de réparation En fait, presque toutes les missions aller-retour de navettes spatiales vers l’ISS ces 26 dernières années se sont soldées par une brèche d’au moins 2,5 cm de long sur les tuiles thermiques qui recouvrent le ventre de la navette, qui peut être exposé à une température allant jusqu’à 1260 degrés Celsius lors du retour de l’appareil dans l’atmosphère terrestre.La chaleur subie par les ailes est encore plus importante, ce qui explique l’accident fatal de la navette américaine Columbia le 1" février 2003.En effet, un morceau d’isolant du réservoir externe s’était détaché au lancement et avait percuté l’aile, et les dégâts n’avaient pas été réparés avant le retour de l’appareil dans l’atmosphère, causant son explosion et la mort des sept membres de l’équipage.Depuis cet accident, la NASA équipe toutes les navettes d’un kit de réparation pour les tuiles thermiques.Les astronautes ont la possibilité de recouvrir la partie endommagée par une couche de peinture protectrice ou un panneau, ou encore de remplir la brèche d’une substance isolante.midi.La police a refusé de divulguer des informations sur le tireur.Mme Bridges a déclaré pour sa part qu’il avait des liens familiaux avec une personne dans l’église, mais n’a pas fourni de plus amples détails.Elle a en revanche déclaré que le tireur était muni de trois armes à feu, sans préciser le type de ces armes.-AP Edmonton — Un ressortissant canadien emprisonné depuis environ cinq ans à Cuba, Perry King, espère obtenir d’être transféré dans une prison au Canada, mais le gouvernement fédéral s’y oppose.Agé de 44 ans, King a toujours maintenu être innocent, à la suite de ses deux condamnations pour corruption de mineurs, en 2003, qui lui ont valu pne peine de 25 ans de détention.À la suite de multiples appels, la sentence à été réduite à une durée de 15 ans, et ses proches ont fini par convaincre King de demander à puiger le reste de sa peine au Canada La requête de King a cependant été refusée à la mi-juin par le ministre fédéral de la Sécurité publique, StockweD Day, parce que «le contrevenant a été reconnu coupable de délits sexuels impliquant des enfants», selon une lettre envoyée à la famille.Pearl King, mère du détenu, a affirmé que ce dernier avait été consterné par la réponse du gouvernement fédéra] parce qu’il tentait de laver sa réputation.En vertu des règles relatives aux ententes de transfèrement, le pays accueillant un prisonnier est tenu de respecter la peine imposée par l’autre pays.Toutefois, une clause permet au pays d’accueil A’«adapter» la sentence à «une [peine] qui est prévue par sa propre loi pour un délit similaire».L'avocat de King, Sid Tarrabain, d’Edmonton, a indiqué que l’accusation correspondante au Canada concernerait des contacts sexuels avec un mineur, celle-ci étant passible d’une peine maximale de 10 ans de prison.La famille de King tente encore qu’il puisse obtenir son transfert Le détenu a de nouveau soumis les papiers nécessaires à cet effet, la semaine dernière, a indiqué sa mère.Presse canadienne New York — Une querelle entre deux groupes d’adolescents dans le métro de New York a dégénéré hier en une pluie de balles, faisant parmi eux un mort et trois blessés, selon la police.Peu après 2h30 du matin, dans la ligne 5 du métro allant vers le nord, entre deux arrêts dans le Bronx, un jeune homme a ouvert le feu sur un groupe de quatre autres adolescents, en présence d’autres passagers, a précisé la police.L’un des adolescents est mort sur place.Les trois autres touchés par les tirs se trouvaient dans un état stationnaire hier, hospitalisés au centre médical Our Lady of Mercy.Le tireur s’est vraisemblablement enfui à l’arrêt suivant La police n’a procédé à aucune arrestation.Les proches des victimes ont imploré, par l’entremise de la télévision, les témoins de la scène de donner toute information pouvant aider la police.Associated Press CONCOURS l&r" -m”**.'****• ?* * * m en collaboration avec SOL^BEC TOURS INC SWISS I ?Xn ¦ International Air Unes ^CîAGNERunvov^^ CAMPANIE EXCLUStVmÉ SOL^BEC Hôtel Sonia * ?+ ?i voyage Inclut : 6 nuits d’hébergement, vol aller-retour Mtl/Rome, location de voiture 6 jours.Non inclus : frais de sendee et taxes d’aéroport.Voyage basé sur la disponibilité des départs selon les brochures d’été 2007 et hiver 2008.Valeur de 4100$.WWW.SOLBECTOURS.COM Voir forfait longs sôjours «Italie» Maggiore Nom : .App.:.ville:.Code postal:.;.Courriel:.Téléphone : (rés.).(bur.).Quwtlon : Dans quelle province de la Campanie se trouve te Golfs de Salera?.Abonné(e): Oui ü NonCl ûxii« si vous ne désirez pas recevot de solcltallw ( LE DEVOIR, LE LUNDI 13 AOÛT 2007 A 5 E CONOMIE L’économie britannique ne craint pas la fièvre aphteuse MARC ROCHE Londres — Abattages préventifs, symboliques rubans jaunes des barrières sanitaires isolant le périmètre de sécurité, embargo européen sur les exportations de bêtes et de produits animaux «made in Britain»: malgré l’annonce, le 8 août, de la levée partielle de l’interdiction des déplacements des animaux vers les abattoirs, l’actuelle épizootie de fièvre aphteuse, bien que circonscrite, aura un impact sur l’économie britannique.Le monde agricole redoute une répétition de la crise dévastatrice de 2001 qui avait coûté 8,5 milliards de livres (12 milliards d’euros).Premier secteur affecté par les mesures de prévention, l’élevage, à peine remis du traumatisme d’il y a six ans.Certes, l’agriculture, incluant l’industrie forestière et la pêche, ne représente que 1 % du produit intérieur brut (PIB) et 500 000 emplois sur 31,5 millions des travailleurs.Certes, le marché intérieur absorbe 90 % de la production de viande, ce qui réduit l’effet de l’interdiction d’exporter décrétée par l’Union européenne.Reste que la perte potentielle de revenus pour les éleveurs et les fournisseurs est substantielle.D’autant que s’y ajoute la hausse des prix de l’alimentation après les graves inondations de juin-juillet dans le centre du pays.La récolte de pommes de terre a chuté de 20 %, celle des petits pois de 40 % à 60 %.Dans les rayons boucherie des grands magasins, on assiste à une valse des étiquettes sur l’agneau et le porc, les deux produits les phis affectés jusqu’à présent La hausse des prix alimentaires est passée de 3,7 % en janvier à 4,8 % en juin sous l’effet des intempéries.Officiellement à 2,4 % en juin, l’inflation se situe au-delà, à 4,1 % en tenant compte du prix du logement C’est le talon d’Achille du gouvernement Brown.Deuxième impact négatif, sur le tourisme.Le secteur, qui emploie directement 400 000 personnes, est au ooeur du modèle tertiaire britannique.Le tourisme intérieur serait vulnérable aux effets de cette crise si l’épizootie devait s’étendre et entraîner la fermeture de régions entières aux visiteurs.Ce fut le cas, en 2001, quand les mesures de prévention prises alors pour éviter la propagation de la maladie avaient coûté 250 millions de livres.«Hôtels, restaurants, commerces et parcs de loisirs représentent entre 5 % et 10 % du PIB lors des 2 et 3 trimestres de l’année.Or, cette industrie enregistre çtéjà une baisse du nombre de visiteurs en provenance des Etats-Unis, son premier marché, en raison de la forte appréciation de la livre sterling par rapport au dollar et des récents attentats avortés de Londres et de Glasgow», souligne Michael Hughes, directeur de Barings Asset Management Menaces inflationnistes Enfin, l’image de l’industrie biotechnologique ne sort pas grandie de l’enquête sur les employés des laboratoires de Pirbright, sur lesquels se concentrent les suspicions.Avec la pharmacie et la défense, cette activité est le fer de lance de l’industrie britannique.Le secteur des médicaments et vaccins pour animaux représente un chiffre d’affaires de 40i0 millions de livres par an.D s’agit surtout de filiales de multinationales étrangères, à l’instar du labo Merial, propriété du français Sanofi-Aventis, et de l’américain Merck.Reste que de l’avis général, l’économie britannique est assez solide pour relever ce défi.«L’agriculture ne représente qu’une fraction de l’activité économique.Même l'épizootie de 2001 n’a pas arrêté la croissance globale de l’économie à un taux raisonnable», insiste Doug Godden, économiste auprès de la Confédération de l’industrie britannique, l’organisation patronale locale.En 2001, malgré la fièvre aphteuse, la croissance était de 2,5 % (au même niveau qu’aujourdTiui).Le chômage est stationnaire à 4 %, en dépit des délocalisations.L’essor de l’activité financière se poursuit comme l’attestent les excellents résultats des banques de détail britanniques, malgré les problèmes des prêts à l’immobilier et la hausse des faillites individuelles.Reste un point d’interrogation.Lors de sa réunion, les 5 et 6 septembre, le comité monétaire de la Banque d’Angleterre ne sera-t-il pas amené à resserrer le crédit, actuellement à 5,75 %, pour juguler des menaces inflationnistes plus persistantes que jamais après la déclaration de l’épizootie?Doug Godden privilégie l’attentisme: «L’institut d’émission va faire une pause pour examiner l’effet à long terme sur les dépenses des consommateurs des cinq hausses de taux intervenues entre août 2006 et juillet 2007.» Le Monde L’épizootie de 2001 avait coûté 12 milliards d’euros au Royaume-Uni ALESSIA PIERDOMENICO REUTERS Le monde agricole redoute une répétition de la crise dévastatrice de 2001.*r KEmini ._ TIMOTHY A.CLARY REUTERS Pour certains analystes, l’intervention des banques centrales devrait soulager «la grosse inquiétude» qui a plané sur un tarissement du crédit.\ 1#kJP Crise des marchés: les économistes vetdent connaître les banques touchées «S’ily a bien une chose que les marchés détestent, c’est l’incertitude» ODILE DUPERRY Londres — Les économistes tentaient toujours vendredi de relativiser les craintes d’une contagion grave et durable à l’ensemble des marchés mondiaux de la crise de l’immobilier américain, tout en estimant que l’incertitude actuelle sur les banques touchées était un facteur d’aggravation.L’ensemble des marchés mondiaux étaient atteints vendredi, malgré les injections de sommes massives dans le circuit bancaire par la Fed ou la BCE, pour soutenir d’éventuelles difficultés des banques à entretenir la circulation du crédit, le système sanguin de l’économie.Les Bourses reculaient très fortement, beaucoup d’investisseurs inquiets vendant de crainte d’une aggravation.Les banques y subissaient une correction, en grande partie parce que personne ne sait encore si, comme BNP Paribas jeudi, des établissements très bien installés ne vont pas annoncer qu’ils ont été blessés par ricochet par les problèmes de l’immobilier américain.Cette peur faisait bouger le marché des changes, le yen remontant comme souvent en cas de risques accrus, comme le dollar, toujours vu comme une valeur refuge, le tout aux dépens de l’euro.Elle atteignait le marché du pétrole et celui des matières premières, où les investisseurs vendaient pour compenser leurs pertes sur d’autres marchés.La persistance d’un tel malaise général pourrait être catastrophique.Mais Henk Potts de Barclays Stockbrokers restait impassible : «le tableau général de l’économie est bon», estimait-il, soulignant notamment la bonne santé actuelle des entreprises, «plus positif en tout cas que ne le laissent entendre les réactions réflexes qu’on voit sur les marchés d’actions depuis quelques séances».Pour lui, l’intervention des banques centrales devrait soulager «la grosse inquiétude» qui a plané sur un tarissement du crédit D attribuait néanmoins le restant de craintes à «l’inconnue perturbante» de ne pas savoir quelles banques ont ou non une grosse exposition au problème d’insolvabilité croissante des ménages américains.«L’intervention des banques centrales est bienvenue, mais il faut aussi que l’ensemble des acteurs financiers communiquent et soient plus transparents sur leurs pertes potentielles pour que la confiance revienne» estimaient aussi les économistes dlxis CIB.Gilles Moec, de Bank of America, jugeait très anxiogène le «goutte-àgoutte de mauvaises nouvelles», après des avertissements de l’américain Bear Stearns, de l’australienne Macquarie, de l’allemande IKB, et à présent de BNP Paribas.«S’ily a bien une chose que les marchés détestent, c’est l’incertitude», remarquait-il, soulignant néanmoins que les nouvelles connues jusqu’à présent montrent «que le problème n’est pas concentré en une seule zone géographique, ce qui est plutôt une bonne chose».Pour Philippe Waechter, de Natixis Asset Management, qui jugeait encore la semaine dernière «limité» le risque de propagation de la crise, tout dépend en effet aujourd’hui de savoir si l’effet de contagion qui a touché BNP Paribas «sera fort ou pas».Ce sera selon lui «le facteur à surveiller dans les prochaines semaines».Pour lui quoi qu’il en soit, «cette problématique de financement immobilière va rester durable et on va continuer à avoir beaucoup de volatilité sur les marchés».Tim Scholefield, de la maison Baring Asset Management, préférait considérer cette volatilité «davantage comme une opportunité que comme un danger pour l’investisseur sélectif».Confiant dans la poursuite de l’industrialisaton des pays émergents, l’analyste encourageait ses clients à profiter de l’occasion pour investir dans les valeurs pétrolières, minières, industrielles ou informatiques.Agence France-Presse Allemagne : grève interdite pour les conducteurs de train Berlin — Une fois de plus en Allemagne, les intérêts économiques auront primé.La grève des conducteurs de train qui menaçait de paralyser le pays comme jamais depuis quinze ans a été interdite, mercredi 8 août, par la justice au motif qu’elle était trop lourde de conséquences financières.Les instituts économiques s’inquiétaient déjà de la centaine de millions d’euros au moins qui risquaient de se perdre chaque jour à cause de commandes non délivrées ou de marchandises bloquées sur les rails.En vertu d’une pratique courante outre-Rhin, le tribunal du travail de Nuremberg, saisi en référé par la Deutsche Bahn (DB), a jugé non recevable le préavis déposé par le syndicat des conducteurs de locomotive (GDL), qui appelait à une grève illimitée pour revaloriser leurs salaires.Jusqu’à la fin septembre, les trains de fret et de passagers devraient rouler normalement À moins que le tribunal, qui devait se prononcer vendredi sur l’appel déposé par le syndicat, ne change d’avis.Le syndicat veut épuiser tous les recours possibles et menace de saisir jusqu’à la cour constitutionnelle pour défendre le droit à la grève inscrit dans la loi fondamentale allemande.Excédé par l’attitude de la DB qui n’avait pas prévenu le syndicat de son recours en justice, le GDL a annoncé des débrayages jeudi matin dans les S Bahn (trains de banlieue) à Berlin et Hambourg.«Nous tablons sur des per- turbations massives du trafic», indiquait mercredi soir un porte-parole.Le syndicat, emmené par le fils de cheminot Manfred ScheÛ, s’était préparé au conflit, dès jeudi, pour le fret et à partir d’aujourd’hui pour les trains de passagers.Fort de ses quelque 12 000 membres, il allait, en pleines vacances scolaires, mener la vie dure aux millions de personnes qui utilisent quotidiennement la Deutsche Bahn, première compagnie ferroviaire européenne.Son président, Hartmut Mehdorn, annonçait qu’il réquisitionnerait des conducteurs, tandis que, conciliants, les usagers commençaient à s’organiser, notamment grâce au covoiturage, très populaire en Allemagne.Revendications salariales Manfred Schell est toujours prêt à miser gros, et il l’assure, «les caisses du syndicat sont pleines» pour tenir le piquet de grève le temps qu’il faudra pour faire plier la direction.Pour les 20 000 conducteurs, le GDL n’exige pas moins qu’une hausse de salaire de 31 % et une convention tarifaire spéciale, arguant que la Deutsche Bahn, en voie de privatisation, présente des excédents record.Les conducteurs gagnent en moyenne 1500 euros nets à l’embauche, pour finir à 2200 en fin de carrière.Ceux des compagnies privées sont moins bien payés.Le GDL, qui réclame 25(X) euros nets à l’embauche, se porte en faux contre un accord conclu début juillet entre la DB et deux autres syndicats en vertu duquel les salaires augmenteront de 4,5 %, mais seulement à partir de 2008.La direction se dit prête au dialogue, soutenant l’idée d’en appeler à un médiateur.La directrice du personnel de la DB, Margret Suckale, qui, dans ce monde très masculin des cheminots, mène d’une main de fer la négociation, l’a encore redit mercredi.Plusieurs noms circulent déjà, dont celui de l'ex-secrétaire général de l’Union chrétien-ne-démocrate Heiner Geissler, connu pour sa fibre sociale.Un autre homme politique, bien aux affaires celui-là, a clairement pris position.Bravant la tradition allemande qui veut que le gouvernement ne s’immis- ce pas dans un conflit salarial qui reste l'affaire des seuls partenaires sociaux, le ministre social-démocrate de l’environnement Sigmar Gabriel a appuyé les revendications syndicales.«U n'est pas correct qu’un conducteur de locomotive, qui endosse vraiment beaucoup de responsabilités, ne perçoive que 1500 euros nets», a-t-il lancé.Sans doute une manière pour le ministre, étoile montante du SPD, de s’afficher comme l’ami des travailleurs, au moment où son parti perd son électorat et ses membres au profit de La Gauche, nouvelle fonnation rassemblant les déçus de la social-démocratie et les néocommunistes.Le Monde Martial BOUCHER POINTS DE REPÈRE irt et 2* années du Fascicules A el B-17,50 $ chacun Guide d’enseignement des fascicules A et B-71,25$ Enseignement moral et religieux cauioiluue A 6 LE DEVOIR, LE LUNDI 13 AOÛT 2007 EDITORIAL Serge Truffaut Musharraf dans l’impasse Il s’en est fallu de peu que le président du Pakistan, le général Pervez Musharraf, décrète l’état d’urgence la semaine dernière.Confronté à d’énormes défis politiques et économiques, il a médité l’imposition de cette loi extrême jusqu’à ce que des pressions émanant, par exemple, des États-Unis lui fassent entendre raison.L’homme est dans un cul-de-sac.1 y a huit ans de cela, Musharraf est devenu le maître incontesté du Pakistan à la faveur d’un coup d’Etat.Il avait alors renversé Nawaz Sharif, premier ministre et chef de file des islamistes modérés.Puis, dans la foulée d’élections réputées avoir été truquées, il est devenu président en 2002.Il était alors en contravention et le demeure.Avec quoi?La‘Constitution.En effet, selon la loi fondamentale, il est interdit de cumuler les fonctions de président et de chef des armées.Mais bon, comme il est plus militaire que démocrate, Musharraf a conservé ces postes.Le pire, c’est qu’il tient à les garder si jamais il remporte la présidentielle prévue cet automne, au plus tard en janvier prochain.Cette intention dévoilée, cette volonté de disposer des pouvoirs essentiels a aiguisé passablement la contestation du régime.Par les fonctionnaires de la justice d’abord, par les islamistes ensuite.En ce qui concerne les premiers, on se souviendra que, plus tôt cette année, Musharraf en personne avait ordonné que le juge en chef de la Cour suprême soit renvoyé.Le prétexte invoqué?Ce magistrat est coupable de népotisme.Précipité, ce geste a eu pour conséquence des manifestations dépassant largement le cadre juridique.Plus exactement, aux avocats, juges et autres se sont joints des milliers d’individus de divers horizons.Toujours est-il qu’après étude du dossier, les membres de la plus haute cour du pays ont décidé de réintégrer leur confrère.En plus de perdre cette manche, Musharraf peut s’attendre à en perdre une deuxième qui, elle, a ceci de crucial qu’elle va contrarier ses ambitions dans une direction différente de celle envisagée.De quoi s’agit-il?Le président et chef des armées voudrait que cette cour milite en faveur d’amendements constitutionnels autorisant le maintien de cette concentration des pouvoirs.Et maintenant, les islamistes.En renvoyant Benazir Bhutto d’abord et Nawaz Sharif ensuite, l’institution militaire a en fait marginalisé les principales formations politiques du pays qui se distinguaient des autres en défendant les couleurs de l’islamisme modéré.Les plus radicaux ont profité du vide créé par les gradés pour occuper la place, toute la place.Avant les attentats du 11-Septembre, c’est à noter, Musharraf avait forgé des alliances avec les formations religieuses situées à droite.toute.Fortes du cadeau qu’on leur a fait, ces dernières ont obtenu des résultats jamais vus dans l’histoire du Pakistan lors des élections de 2002.Encouragés par les scores enregistrés lors de la présidentielle, les islamistes se sont cru tout permis.Ils ont pris leurs aises.Ils ont noyauté le réseau scolaire.Ils ont fait du prosélytisme tous azimuts.Surtout, ils n’ont pas hésité à établir un rapport de force avec Musharraf allant jusqu’au non-respect des règles municipales à l’origine de l’assaut mené contre la Mosquée Rouge il y a un mois de cela.En décidant de porter l’attaque contre le lieu par excellence des musulmans, autrement dit le cœur de leur action politique, Musharraf a sifflé la fin de la partie amorcée il y a huit ans.Ce faisant, il est isolé.Il n’a plus d’assise.En fait, ce n’est pas tout à fait ça.Il garde l’armée.Il est plus militaire que jamais.Certains l’ont bien compris.Certains?Renvoyé par Musharraf, l’ex-premier ministre Nawaz Sharif a déposé une requête auprès de la.Cour suprême.Il demande aux magistrats le droit de rentrer au pays.A moins d’un accident de parcours, Sharif devrait être fixé sur son sort ces jours-ci.Et comme les juges ont été passablement heurtés par les agissements récents du grand chef, il serait étonnant qu’ils ne donnent pas satisfaction à Sharif qui compte participer activement aux législatives comme à la présidentielle.Lorsque l’on s’attarde aux politiques suivies par Musharraf, on ne peut que constater que celles-ci s’avèrent autant d’échos à celles arrêtées en son temps par le général Zia ul-Haq.Les calculs de l’ambition ayant eu préséance sur l’instauration, même à petites doses, de ce qui fonde la démocratie, il s’est engagé dans un cul-de-sac.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directrice de l’information JOSÉE BOILEAU Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-FRANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE jw\Au\/A& Nouvinvi?OM vitNÎDC «NoîRfc’» tocfxwt! m, CMYxÏnS! TAuRA‘EiaT ft* CowTfwTf jî h ?t-ANTe* undraPeaU’1 Parti libéral, une réflexion s’impose Lorsque le professeur Benoît Pelletier a fait le saut en politique, on a salué le vent de rigueur et de probité intellectuelle qu’il ferait de toute évidence souffler au Parti libéral du Québec, qui en avait bien besoin.Toutefois, à la lumière d’une autre gifle assénée par le premier ministre Charest, soit un désaveu de son ministre et de son projet de Charte du fédéralisme, force nous est de constater que c’est un échec à cet égard.Ce n’est pas la première répudiation provenant du bureau du premier ministre et de l’establishment retranché du PLQ face à cet outsider que semble demeurer M.Pelletier.Rappelons-nous les sorts similaires réservés aux grandes œuvres du ministre, soient le programme constitutionnel du parti en 2001, et son projet de réforme électoral, en 2005.De toute évidence, l’affirmation tranquille préconisée par M.Charest n’est de mise que lorsqu’elle n’indispose pas les interlocuteurs du reste du Canada.En l’absence d’intérêt de leur part, ce qui équivaut à leur conférer un droit de veto sur toute amélioration du cadre fédéral il n’y a plus d’affirmation possible.Et tout comme l’autonomisme sans rapport de force préconisé par M.Dumont, le fédéralisme sauce Charest s’accommode fort peu avec la realpolitik du reste du pays.Effectivement il appert que le leadership de M.Charest bien que non contesté ouvertement soit bien vacillant, surtout s’il dépend lui-même d’un gouvernement fédéral minoritaire.Or, nous risquons fort bien de devoir vivre avec pendant de nombreuses années; là, l’expression statu quo prend toute sa valeur.Et qui n’avance pas dans l’expression des intérêts du Québec recule, ralentissement démographique, politique et économique oblige.J’invite donc M.Pelletier à réfléchir sur tout ça de façon lucide et à prendre les décisions qui s’imposent André Dorion Gatineau, août 2007 LETTRES -?- Le cinéma d’Antonioni, bien au-delà des apparences Dans son film consacré à une recherche sur la condition de l’artiste, le regretté Antonioni a, je crois, transposé au cinéma dans son film Blowup un texte de François Mauriac sur le romancier et ses personnages.Pour atteindre la vérité cachée derrière un personnage, il faut amplifier l’émotion ressentie pour découvrir ce qui se cache derrière elle, écrit Mauriac.La scène où le photographe du film découvre que derrière une photographie qu’il vient de prendre d’un paysage qui lui était apparu serein et magnifique, se cache, par les grossissements successifs qu’il fait de son négatif, une réalité qui le terrorise, un meurtre, fi retourne la nuit dans le parc pour vérifier la réalité qu’il croit avoir perçue dans ses photographies et il découvre bel et bien le corps d’une personne assassinée.Il veut en avertir son éditeur, mais comme toute la société qui l’entoure, ce dernier, drogué, sombre dans l’indifférence et abandonne l’artiste à ses perceptions.Le photographe retourne sur le lieu de sa macabre découverte.Le cadavre a disparu et tous les négatifs seront volés à son studio.L’artiste demeure isolé et seul, impuissant à faire partager une réalité qui dépasse les apparences.Futilité de l'art?Il faut revoir la dernière scène du film décrivant une partie de tennis où il n’y a ni balle ni raquette mais une troupe de mimes et que le photographe observe avec un sourire jusqu’à ce qu’on lui demande de renvoyer dans le court une balle échappée, fictive évidemment.L'artiste entre dans la partie et fait le geste de retourner la balle.Il vient d’avoir la confirmation du rôle de l’artiste: suggérer la présence des perceptions qui vont au-delà des apparences.Jacques Lalonde Gatineau, août 2007 La bulle immobilière: éclatement prévisible Comme toutes les bulles boursières, l’éclatement de la bulle immobilière était hautement prévisible, et l’on ne s’étonnera pas de ce fait mais plutôt du fait que des experts financiers y aient cru au point d’y investir des milliards à risque élevé.La seule explication logique réside dans l’appât du gain à court terme, avec aveuglement volontaire sur une réalité financière fondamentale; toute hausse supérieure à la normale ne peut se continuer que si elle est soutenue par des éléments fondamentaux, comme une hausse de richesse généralisée par une activité économique intense ou une rareté sans cesse croissante, fi y a un peu de ça dans le secteur immobilier, mais le secteur est trop important dans l’économie d’un pays pour dépasser pendant longtemps son enrichissement collectif.Ici, cet enrichissement se nourrissait de lui-même, comme toutes les bulles d’importance: la valeur sur papier des propriétaires fonciers grimpait plus vite que l’économie.Tout financier sait que l’immobilier est un secteur cyclique, ce qui signifie que, de temps à autre, il tombe en défaveur et prend du retard sur sa valeur intrinsèque alors qu’en d'autres temps il se rattrape et s’apprécie alors plus vite que la normale.Mais miser sur une hausse soutenue, c’est croire que, pour se loger, les gens vont consacrer de plus en plus une grande portion de leur budget et que les commerces aussi pourront survivre dans un tel environnement.C’est un peu comme la chaise musicale: on investit en payant trop cher avec la confiance qu’un autre poisson à l’autre bout paiera encore plus cher que nous.Le Canada est en moins mauvaise posture que plusieurs autres pays à cet égard, mais il ne fait aucun doute qu’ici aussi plusieurs ont été aveuglés par les très bons rendements de la valeur de l’immobilier des années récentes.Jeannot Vachon Québec, le 10 août 2007 LIBRE OPINION Privatisation des soins de santé : le public fait mieux et coûte moins cher LUCE LEBLANC Vice-présidente de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux, une organisation syndicale qui regroupe 26 000professionnelles et techniciennes.LJ entente de principe que négocie actuellement l’Hôpital Sacré-Cœur avec le centre r médical RocklandMD pour sous-traiter des interventions chirurgicales est un pas de plus dans la voie de l’ouverture au privé.C’est une tendance qui nous interpelle, car il existe d’autres solutions que la privatisation pour assurer à chaque patient la garantie d’obtenir les soins auxquels il a droit.Plutôt que de travailler en concertation avec l’ensemble des intervenants du réseau pour éliminer les irritants, le gouvernement s’apprête à démanteler un des plus grands piliers de l’Etat social québécois en prêtant aveuglément foi à l’argumentaire voulant que seuls les partenariats publics privés sont en mesure de sortir notre système de santé du marasme.Pourtant, de nombreuses voix se sont élevées par le passé pour dénoncer les illusions créées par ce point de vue trompeur.Le problème n’est pas de déterminer la place que doit occuper le privé pour corriger les problèmes d’accès aux services de santé, mais plutôt de trouver les meilleures solutions disponibles pour en améliorer l’accès et la qualité.La privatisation n’est pas une panacée pour y arriver, mais plutôt une solution facile qui, à moyen et long terme, ne portera pas ses fruits.La véritable solution passe par des changements plus difficiles à implanter, mais le gouvernement doit faire preuve de vision pour qu’à long terme, notre système se remette sur les rails.Les effets pernicieux du privé Les exemples sont nombreux pour illustrer l’effritement progressif du réseau de la santé et des services sociaux au profit d’intérêts commerciaux, ce qui n’est pas sans conséquence pour la population.En période de pénurie, le recours accru au secteur privé mobilise des ressources autrement disponibles pour le secteur public.L’équation est fort simple: plus le privé est sollicité, plus les pénuries de personnel seront névralgiques dans le réseau public.De façon générale, le secteur privé s’occupe des cas plus légers, laissant au secteur public les cas lourds qui nécessitent temps et expertise.Le personnel du réseau voit donc ses tâches s’alourdir.Par exemple, dans le domaine des laboratoires, les partenaires privés ne s’intéressent qu’aux analyses rapides et peu coûteuses laissant au secteur public la charge des analyses complexes et très coûteuses.Évidemment, il est extrêmement important que les patients soient traités dans des délais raisonnables, mais nous croyons qu’ils peuvent l'être dans le réseau public et près de leur domicile.L’expérience des blitz de traitements des patients en attente de soins pour le cancer du sein et de la prostate illustre clairement que, lorsque le gouvernement et les syndicats s’assoient pour négocier de bonne foi, des solutions émergent D’ailleurs, ces solutions coûtent généralement beaucoup moins cher que les traitements à l’extérieur de la province ou au privé.Dans le même ordre d’idées, l’APTS estime que le gouvernement fait fausse route en faisant appel aux services de cliniques privées spécialisées.Il serait nettement plus rentable d’investir les sommes Ne devrait- requises dans le réseau public.C’est encore la meilleure façon d’éviter que les médecins Oil pas tout et autres professionnels et techniciens ne , privent le réseau de ressources précieuses.Simplement C’est aussi la meilleure garantie quant à la j, - responsabilité face à la gestion et à la pres- developper talion des services.Pourquoi ne pas plutôt .i.miser sur des cliniques publiques?au pu DUC Prenons l’exemple des cliniques affiliées dos clitiinitPQ Qui effectueraient un grand volume d’opéra- " lions de la cataracte, ce qui «viderait» à ter-spécialisées me ^es ®stes d’attente.Pendant ce temps, le p public se chargerait des interventions plus pouf CBS complexes, et soit dit en passant plus coûteuses.Ne devrait-on pas tout simplement chirurgies ?développer au public des cliniques spéciali- sées pour ces chirurgies?Il est vrai que pour certaines interventions, dont celles que le gouvernement compte déléguer à des cliniques affiliées, les blocs opératoires des centres hospitaliers sont coûteux à utiliser.Voilà une raison de plus pour investir dans des installations légères — et publiques — pour faire ces chirurgies.À ce sujet, les expériences de centres de chirurgies ambulatoires publics, dont ceux de Toronto et de Winnipeg, dépiontrent bien que cette option est envisageable.À Montréal, le centre ambulatoire de l’Hôpital Maisonneuve-Rose- mont devait assumer un rôle en ce sens, mais il n’a jamais obtenu les fonds nécessaires pour fonctionner correctement Dans plusieurs hôpitaux, les salles d’examens plus spécialisés en radiologie ferment à 17 h.La technologie coûteuse dont elles sont dotées ne sert donc pas au maximum.En augmentant le budget de fonctionnement du service, il serait possible de traiter beaucoup plus de patients.Cette solution serait nettement plus économique que de payer le privé pour offrir le même service alors que les appareils de haute technologie «dorment» la majorité du temps dans les hôpitaux.Soyons clairs, il n’y a aucun médecin qui, dans une clinique privée, maintient ses opérations s’il est déficitaire.Il y a assurément un impératif de rentabilité à respecter.Or, pourquoi enrichir un entrepreneur privé qui risque de drainer les ressources humaines du public alors que nous pouvons obtenir les mêmes résultats, à moindres coûts?Ne serait-il pas plus logique d’amortir les coûts d’équipenjents du public puisque, de toute façon, c’est encore l’État qui paie, dans la majorité des cas, quand les médecins «traversent la rue» pour pratiquer en clinique privée?Contrairement aux préjugés qui collent très souvent aux syndicats, la position de l’AFTS dans ce débat n’est pas en faveur du public à tout prix.Nous constatons tout simplement qu’il n’existe actuellement aucune preuve que le privé peut faire mieux et coûter moins cher.Dans ce contexte, nous proposons d’investir dès maintenant dans le réseau public pour le doter de cliniques «publiques» qui offriront exactement les mêmes services que ceux qui sont de plus en plus légués au privé. LE DEVOIR, LE LUNDI 13 AOÛT 2007 A 7 IDEES Y être sans en être Autour de chez nous îles de la Madeleine La dernière année politique a laissé l’impression d’un Québec divisé, voire d’une société dressée contre elle-même.Le Québec serait-il à ce point morcelé?Le débat sur les accommodements raisonnables a accéléré certains grands questionnements, favorisant au passage des querelles émotives et dénuées de rationalité.Le Devoir a posé la question à diverses personnalités venues de différents coins du Québec.Sommes-nous déchirés à ce point?Voici le huitième d’une série de dix textes.SYLVAIN RIVIÈRE Écrivain cette question, si tant bellement bien posée, «le Québec serait-il divisé à ce point?», je tenterai, bien humblement de répondre à travers l’oralité qui est mienne, ne faisant surtout pas de moi un littérateux de profession.Poser la question, c’est déjà y répondre.On connaît le proverbe.Et pourtant on avance d’un pas et on recule de trois.C’est ça, malheureusement la petite histoire de l’humanité.Et notre beau Québec qui se refuse à lui-même, depuis les ferrures de ses entreponts menant aux terres australes jusqu’aux nuits octobrées du Petit manuel d'histoire, disparu du rayon des supermarchés de notre mémoire collective agitative et préventive dans les siècles des siècles.Pour être franc avec vous autres, je commence à être fatigué de ce faux discours à la mode, payant politiquement pour nos semblants de gouvernements ron-dissant les anses et les rangs, une fois tous les quatre ans.J’en ai assez parce que, oui, le Québec est divisé.Non, pas divisé, le mot n’est pas encore assez fort, mais séparé.Séparé comme devrait l’être le Québec de son semblant de mère nqurricière, depuis trop longtemps.Etouffant sous les jupes poussiéreuses d'un unifolié érablé en sirop de nanane sucé trop longtemps pour avoir du goût Du goût pour s’en aller voir ailleurs ce que nous aurions pu devenir si nous avions eu le grand bonheur de sauter la clôture pour commettre l’irréparable, le péché onéreux, onirique, capital et capiteux qui nous aurait décapités de la Capitale, pour nous ancrer dans des baies de dignité, de fierté, d’authenticité.Malheureusement au lieu de tout cela, le pays n’en finit plus de se vider de son sens, de son sang, d’hémorragie interne en plaster sur des jambes de bois.de prortiesses d’élections en subventions bidon et de timbres chô-magiers en têtes fromagées.On avance en reculant dans nos régions, dans le vague à l’âme de l’océan métropolisant, noyant d’avance, sur son passage, tout ce qui ne répond pas à ses schémas, ces faits et diets, ces semblants de réformes rarement conformes aux lois qui nous déforment Des concessions La vérité vraie, par rapport aux régions, c’est que la métropole est composée de gens de régions qui, depuis toujours, suivent le phénomène de la montée vers le haut pour trouver de l’ouvrage, fuir le chômage, devenir quelqu’un, parier à la grandeur et travailler à l’année pour se payer, de peine et de misère, quelques semaines de vacances dans le village qui les a vus naître et qui conserve, malgré tout, le faste et la modernité qu’ils pensent recréer ailleurs, leurs plus beaux moments de vie, leur genèse, leur essence, leur cri primai, leurs premières larmes, leurs plus lointains sourires, les bras remplis d’amoura-chures de frères et de sœurs à la trâ-lée, dans des maisons grandes comme ça, disséminées ici, le long du vent d’est menant aux chemins lumineux de la mer finissant de rondir l’assiette ou à l’orée du bois, dans le cinquième rang, les concessions, comme on disait à l’époque.Parce qu’il fallait en faire des concessions pour tirer un pays de la forêt à dévierger, fardocheuse de rebellions remontant de l’ère glaciaire, qu’il fallait savoir rouler ses manches et dérouler son courage, en mordant dans sa bride, comme des percherons attelés en double pour tirer égal dans les menoires de ceux qu’on avait choisi de ne pas entendre et qui finissaient souvent, malheureusement pour avoir la paix, de ne tout simplement pas se faire entendre, finalement Parce que prendre la parole en région, alors et parfois encore aujourd’hui, c’est déranger, bousculer, se mettre la tête sur le billot, malgré tous les moratoires à idées organisées de tous bords et côtés.Et je sais de quoi je parle.Je suis né en Gaspésie, au milieu des années cinquante.Mon père, qui était né au deuxième rang, avait honte de ses origines terriennes et, quand il avait bu un peu trop, comme tout Gaspésien qui se respecte de l’époque, il disait: «C’est pas de ma faute si je viens du deuxième rang.» Alors, pour avoir la paix, pour passer inaperçu parmi les siens, il avait compris qu’il lui valait mieux se taire, ne pas faire valoir ses opinions, même s’il en avait Quand il apprit que j’écrivais, alors que j’étais déjà dans la vingtaine, il m’a dit devant la famille réunie, comme pour m’en dissuader «Comme ça, monsieur écrit.Tu vas faire rire de nous autres.» Eh oui, c’est de là que je viens.De cette région grande comme un pays, de cette Gaspésie généreuse, merveilleuse, qui s’est laissé vider, SOURCE TOURISME ILES DE LA MADELEINE 'V •• - - - i >M i* w* ri fi «y if Pendant des siècles, les îles de la Madeleine étaient coupées du continent six mois par année.Alors, ici, l’autosuffisance, la ruse et la débrouillardise, les insulaires la vivent, l’habitent, la dansent et la chantent bellement.depuis des siècles, de sa maritime errance poissonnure par toutes sortes d’esclavagistes ayant changé de visages au cours des siècles, de son ventre de cuivre, de ses forêts de démesure, de ses espoirs exilés sur les chemins de terre menant au goudron des déraisons.Voilà pourquoi j’ai choisi de ne jamais me faire et demeurer à jamais le régionaleux que je n’ai jamais choisi d’être, mais qui demeure, pour moi, mon phis bel héritage.Racolage Si aujourd’hui c’est la mode de parler des régions, au point d’inviter des gens comme moi et comme d’autres à parler dans ces pages de la division du Québec par rapport aux régions, il ne faudrait pas oublier qu’il n’y a pas si longtemps c’était tout le contraire et que si ça semble la mode, pour la métropole, de vouloir se rapprocher des régions, dans les faits, c’est loin d’être vrai.Du racolage, tout au plus.On joue de la cuisse, comme on jouait de la langue, il n’y a pas si longtemps.Tout simplement parce que l’un finit tôt ou fard par passer l’un par l’autre, pour se remettre au monde et assurer une descendance qui fera en sorte que nous pourrons sauvegarder nos pensions jusqu’à la prochaine génération.Oui, j’en suis sûr, le Québec est à ce point divisé, noq, pas divisé, mais séparé, j’y tiens.A ce point culminant où tout bascule, où l’on tente de se créer des Hens tout à fait naturels qui sont pratiquement imposables.Tout simplement parce que nos bons gouvernements, qui ont compris depuis toujours que leur principal travail est d’assurer leur réélection, n’ont pas cru bon de créer ces liens vitaux, ces signes vitaux, devrais-je dire, pas plus d’ailleurs que Montréal qui, depuis toujours, il faut le dire, s’est servi des répons pour s’enrichir sur leur dos, à grands coups de main-d’œuvre à bon marché, de loyers insalubres, de luttes de classes, de langages et d’accents pour clamer au balcon l’impossible rêve qui aurait pu faire des régions, grandes comme un pays, une nation fortifiée et fortifiante.Mais les liens ne s’achètent pas au DoDorama, chez Costco ou chez Canadian Tire.Les liens se créent, se tissent, comme les toiles d’araignée, dans l’ombre, dans l’obscurité, en flagrant délit de conscience, de confiance, de patience, d’amitié et d’amour.Les hens ne mangent pas aux tables nappées des préjudices entretenus, des deux poids deux mesures, des injustices votées en majorité, en escamotant les périodes de questions, tout simplement parce que les liens sont des réponses à nos survies collectives, à nos luttes ouvrières, à nos trouées vers la lumière, au jour de creuser l’horizon pour dire, au plus de gens venus d’ailleurs, qui nous sommes, où nous allons, d’où nous venons et qui nous voulons être, dans nos mots, dans nos vies, jusque dans l’écho de nos vies.Les régions du Québec sont des pays en soi et tant mieux si elles sont séparées, car c’est la seule richesse que la ville n’a pas pu leur piller.Leur histoire, leur mémoire, leur vaillance, leur fierté, leur diversité, leur authenticité, leur farouche impatience, leur rébellion à venir, que je souhaite ardemment et que la question que vous posez déclenchera peut-être enfin, car il faut bien rêver, en pays que voici, puisque chaque étape de notre histoire, de nos soulèvements populaires, de nos impatiences collectives, le réveil fut par trop brutal.Trop loin pour le marché local D ne faudrait pas croire que j’en ai contre la ville, moi qui me vante d’être un citoyen du monde.Je me rends régulièrement à Québec, Montréal et à travers tout le Québec pour donner libre cours à mon métier d’écrivain et de conteur.Je vais où le vent me pousse, me chasse et me rejoint D y a deux mois, j’étais à Brazzaville, au Congo, à la Havane à Cuba, pour un festival de la palabre et, en France, deux fois en avril, donc, pour un régionaleux, je ne tire pas trop mal ma carte du jeu.Et pourtant sur le marché local de Montréal, je suis un gars de région.Celui qui reste à l’autre bout du monde, que l’on n’invite pas dans les événements littéraires parce que, supposément ça coûte un bras.Ou, quand ça arrive, c’est qu’on souhaite un peu d’exotisme, de différence, de vrai, comme on dit.avec tout ce que cela comporte de péjoratif.Mais ça ne change pas grand-chose à ma vie, car je suis demeuré, au fil des voyages, de l’errance et du temps, ce Gaspésien naviguant sur les mers du monde à la recherche de sa pitance, de sa nourriture inspirante et de sa pâte de vague.Un Gaspésien, un mangeux de morue, comme on nous appelait dans ma jeunesse, qui vit aux îles de la Madeleine depuis 26 ans déjà.Tout simplement parce que c’est l’amour qui nous amène à bon port et que c’est l’amour qui nous garde au port, au gré des arrivées et des départs.Jaime ce pays souverain que sont les Madeleines, ces souveraines depuis toujours, qui ont compris que leur salut ne dépendait surtout pas des gens de la ville, même s’il y a plus de Madeünots à Verdun qui n’y en a aux îles de la Madeleine.Jaime ce pays parce qu’il se suffit à lui-même, été comme hiver, tout simplement parce que, historiquement, il ne pouvait faire autrement Pendant des siècles, l’archipel était coupé du continent six mois par année.Alors, ici, l’autosuffisance, la ruse et la débrouillardise, les insulaires la vivent l’habitent la dansent et la chantent bellement Voilà pourquoi j’y suis encore après autant d’années, parce qu’ils me donnent à vivre et à rêver.Inconquis Les régions sont séparées assurément et pour longtemps j’espère, puisque, depuis toujours, elles donnent l’exemple de la dignité en se tenant debout sur leurs jambes frontalières, soumises aux assauts du temps, de l’oubli, de lignorance et du mépris.J’aime les régions, ces pays du Québec que ma courte vie ne me laissera jamais assez découvrir, marcher, sentir et habiter.Parce qu’elles sont des mondes à la fois tellement semblables et différents, les doigts d’une même main menant aux lignes de vie, à la paume rassem-bleuse de belle chair encore neuve.blanche, noire, métissée, indienne ou rosée.J’aime les régions jusqu’à la rencontre des eaux, des terres, des forêts, de la toundra où l’horizon se réinvente un nom.J’aime les régions parce qu’elles me sont famillées, familières, accueillantes ou étrangères.Parce qu’elles ont leurs gestes trahissant leurs démesures, leurs replis sur soi, leurs abandons, leurs effronteries, leurs pauvretés, leurs richesses, leurs racines souterraines ou minières, marines ou horizontales.Parce qu’elles ont leurs façons de faire, de dire et de tare.De s’asseoir sur leurs culs ou de se tenir debout De se donner la main ou de se virer le cul à la crèche, entre deux chicanes de clocher à baptiser le gros gin, à même les fonds baptismaux de pos enivrances transitoires.A cause de leurs accents surtout parce que j’ai compris, à force de mettre la route sous mes souliers, que l’accent c’est tout un pays qui sort d’une bouche, c’est son passeport, sa vérité, sa provenance.Que l’accent met au monde la parole et que la parole c’est ce qui danse sur la langue avant de sortir par la bouche et que la langue elle prend racine dans la terre, qui l’a mise au monde, audelà de la plante des pieds, et que les gais authentiques fimssent, tôt ou tard, par ressembler au pays quüs habitent.Parce que la différence, c’est ce qui nous rassemble et qui finit par nous ressembler quand la vraie semblance en fait un métier.L’avenir est dans le mélange des couleurs et des liens dont on a si tant besoin pour faire de nos régions des pays.D ne nous viendra point de la ville, mais du monde, des quatre coins des confins de l’horizon, des autres nations, du reste du monde.Je crois que ce qui peut sauver les régions de leur désertification authentique et langagière, c’est l’immigration.De tout temps, l’homme a eu besoin d’un révélateur pour se reconnaître, s'apprécier, se (tire et se nommer, qui venait toujours d’ailleurs.Y être sans en être, comme dit le dicton.De l'intérieur et de l’extérieur à la fois, pour vivre à la lumière du jour, affranchi, libéré, divisé, séparé, épanoui à jamais inconquis.Les Québécois et le succès ANN VÉZINA Montréal |{— ermettez-moi, M.Jacques Bergeron (Le P Devoir du 4 août 2007), de contester vos propos sur l’amour du succès chez les Què bécois.Les exemples de succès que vous donnez relèvent d’une époque où le peuple k=J redécouvrait une fierté.L’époque suivait la Révolution tranquille.Triste, mais cette révolution est révolue.Il y a maintenant un vide de sentiment collectif noble, et voilà que refait surface cette suspicion du succès.Pire, des promoteurs Tutitisent comme argument contre la conscience populaire s’opposant à leur expansion.Au Québec actuellement, il manque un projet ras-sembleur pour se redorer l’échine.Mais qui sommes-nous?Qu’est-ce qu’un Québécois, en fait?D’où vient-il?Regardons un peu les racines émotives qui le nourrissent notre petite histoire.Au début de la colonie, l’homme d’ici a été tantôt le valeureux aventurier, ou le colon laborieux, dévoué de la couronne française, ou qui sait l’audacieux forçat évadé vers l’horizon sans limites.Mais il s’est passé un traumatisme.L’abandon de son père le roi de Fran- ce a été beaucoup plus marquant que la fatalité d’une bataille perdue.Le modèle, le surhomme rayonnant s’est dérobé.Pujs, dans le repli du conquis, a suivi la domination de l’Eglise, octroyée parla permission des conquérants de pratiquer le culte.L’homme du Québec a vu son image de soi, celle de son identité distincte, le reflet de son existence lumineuse, le père, effacés dans l’abandon, la conquête et la soumission au clergé.Dur coup, pur la fierté, il a dû courber le thorax Le «loser» était dur à porter.Ces aspects difficiles de notre psyché collective ont parcouru l’histoire jusqu’à la révolution tranquille.Puis s’est opéré un changement L’humble René Lévesque a joué un rôle plus que politique.Sa célèbre phrase, gravée dans nos mémoires a marqué.Qui n’a pas les larmes aux yeux se la remémorant?L’ardeur, la vaillance, le courage, qualités de l’archétype masculin, se sont alors magiquement retrouvées dans la fierté de l’affranchissement identitaire.Le problème actuellement c’est qu’il n’y a depuis vingt ans aucun projet de société qui ait réussi à maintenir cette fierté.On a raison de souligner ce malaise face à la valorisation ici chez nous.Avec lui, se côtoient la suspicion du succès, parfois la dévalorisation mesquine et gratuite.Outre la valorisation vacillante, un autre point marque la culture québécoise: la peur de perdre.Le revers est vu plus sérieux et dramatique qu’il ne l’est.Mais le «winner» reste quand même suspicieux.C’est que le «loser», lui, rôde toujours en fantôme, prêt à jeter son ombre sur quelque gagnant trop lumineux.Nous sommes les premiers à assombrir le portrait des gens à succès.Nous sommes les premiers à dénigrer nos athlètes s’ils ne remportent pas l’or ou la coupe.Aussi, selon les femmes d’ailleurs, l’homme québécois ne courtise pas: il vivrait un refus comme un échec.Essayer serait risquer de devenir loser.Notre malaise face à la valorisation se retrouve jusque dans la conception des évaluations en éducation.Je suis enseignante et j’en fais le triste constat.Aussi, passionnée de culture, pourtant sélective et critique, je m’insurge contre ces critiques démolissantes qui, du haut d'un clavier, en une nuit, démolissent des ipois de travail et d’investissement de nos artistes.A moins que des valeurs profondes ne soient outrées, pourquoi rabaisser plutôt que se désintéresser?Pourquoi ne pas y trouver un filon pour allumer sa plume autrement?Les pro- duits chapeautés par le puissant Québécor sont encensés dans leurs médias, convergence oblige.Ce sont les artistes plus qualifiés, non protégés par ce géant, qui sont plus vulnérables à cette «police des arts», se targuant d’être neutre.Nous avons vivement besoin de modèles pour ces nombreux apprentis-critiques et blogueurs fielleux qui pullulent, crachant leur venin sur le Net Ils sont, comme certains critiques, le symptôme d’une amertume de non-reconnaissance, ou l’indice d’un abus de pouvoir, celui de la parole.Ce loser rôde depuis longtemps.Le soleil a quand même rayonné sur notre peuple.Mais elles sont loin, ces marques de fierté des années 70, les «Moi, chu fier d’être québécois».En nous affranchissant, l'ombre du loser s’était estompée.Il est clair que le peuple québécois a rivement besoin de reconnaissance et de distinction.Et la carence de ces attributs se rit comme une blessure, parfois infectée, qui se répercute sur divers plans.Nous devons nous refaire une santé.L’important, le premier pas est de le montrer le malaise du doigt.Viendra bien le temps de se péter les bretelles.Mais une certaine conscience de soi s’impose.L’ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes A l’information générale et métropolitaine : Gérald Dallaire (adjoint an dirretenr de ( information), Jeanne Corriveau (affaires municipales), Fabien Dcglise; Marie-Andrée Chouinard (éditorialiste, responsable de la page Idées) Brian Myles (justice et faits de société), Clairandrée Cauchy (.Général)- Jean Dion, Louis-Gilles Francœur (environnement), Benoît Monger (responsable du site Internet), Emilie Folie-Boivin.Vincent Cauchy (commis internet) Laurence C\»vc\(pupitre), Jean-Guillaume Dumont.Philippe Papineau Louise-Maude Rioux Soucy (Santé): Pauline Gravel (sciences) ; Michel Garneau (caricaturiste) ; Diane Précourt (responsable des pages thématiques) ; Martin Duck», Michèle Malentant et Christine Dumaaet (relecteur): Jacques (irenior et Jacques Nadeau (photographes) : k nnfcraiflfon ruMurvle Michel BeWr (theatre et cakter Chbutr Julie Carpentier (pupitre), Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end), Stéphane Baillargeon (reporter), Paul Cauchon (médias), Caroline Montpetit (livres).Odile Tremblay ÛriaéatûjIsabelle Paré (culture): à l'information économique Gérard Bérubé (adjoint am directeur de lïnfyrmatron) Dominique Reny (pupitre), Éric Desrosiers, Claude Turcotte, François Desjardins; à l’information internationale : Jean-Pierre Legault (pupitre international et page éditoriale).Claude Lévesque.Guy Taillefer (adjoint au directeur de i 'information), Serge TYuffaut (editonahste) ; k l'information politique Hélène Buwrtti e Alec Castonguay (correspondants parlementaires à Ottawa), Antoine Robitaille et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Kathleen Lévesque ; Amélie Gaudreau (secrétaire d la rédaction): Marie-Pier Frappier, Émilie Parent Bouchait! ûrommù à la rédaction).La documentation : GilVrs Psué (directeur) Manon Derome, Patrick Cossette (Québec), Monique Bhérer (Ottawa).LA PUBLICITÉ ET LE MARKETING Amélie Bessette, Jean de Billy, Jean-François Bossé.Dave Cameron.Marlène Côté, Christiane Legault.Amélie Maltais, Claire Paquet, Martine Riopelle, Isabelle Sanche* Nadia Sebaï, Mélisande Simard (publicitaires), Laurence Thériault (directrice adjointe), Sylvie Laporte, Martine Bérubé (secrétaire).LA PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production), Michel Bernatchez.Johanne Brunet.Danielle Can tara, Richard Des Cormiers, Donald Fllkm, Yannick Morin Nathalie Zemaitis, Olivier Zuida.INFORMATIQUE Yanick Martel (responsable).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Caroline Simard (responsable service à la clientèle), Nancy Beaulieu, Manon Blanchette.Nathalie Filion.Rachelle Leclerc.U ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur) Nicole Carmel (responsable des services comptables), Céline Furoy.Ghislaine Lafleur, Claudette Béliveau (adjointe administrative), Claudine Chevrier, Monique Proteau, Danielle Ross. LE DEVOIR.LE LUNDI 13 AOUT 2007 A 8 ACTUALITES BAOBAB CHAREST SUITE DE LA PAGE 1 du Sahara qui avale peu à peu le continent, mais surtout des actions humaines de déforestation.90 % des ménages dépendent encore des combustibles ligneux pour cuisson et chauffage.Le processus de déforestation est estimé à environ 80 000 hectares par an, soit 1 % de la forêt totale.A ce rythme, le Sénégal s’achemine vers la même catastrophe que l’Ethiopie, autrefois couverte à 80 % de forêts et qui n’en compte plus aujourd’hui que 5 %! Une hécatombe.Les baobabs par exemple, ces arbres au tronc surdimensionné ressemblant un peu aux platanes, avec de courtes branches tordues comme des bras semblant implorer le vent, sont en train de disparaitre.«/?/aut que la population s’approprie les forêts, les fasse siennes!», lance Marne Gnagna Fall, comme un cri du cœur, dl faut que les hommes, les femmes et les enfants de ce pays découvrent et développent l’amour de la forêt.» Les acacias Retour dans le 4 X 4.Nous voilà enfin dans cette forêt classée de Thiès, où les acacias régnent en maîtres, parfois flanqués de jujubiers et de baobabs.Nous retenons notre souffle, avec le sentiment de traverser une contrée fabuleuse, un bijou.«H faut à tout prix préserver ce qui reste des forêts existantes et les exploiter dorénavant de manière sensée», avait martelé John Heermans, rencontré aussi à Dakar.Un drôle de pistolet que ce John Heermans, avec sa longue queue de cheval blanche qui lui donne un petit w deflower power attardé.Américain de naissance, spécialiste de l’aménagement des forêts, Q travaille pour USAID.«Pendant la période coloniale, explique-t-if les Français avaient déjà créé des forêts classées et des parcs nationaux.Après l’indépendance, les Sénégalais n’ont pas réussi à conserver intactes ces aires protégées.Ils tentent aujourd’hui d’y revenir* Mais il y a encore loin de la coupe aux lèvres, d’après l’Américain qui s’est installé en Afrique il y a 40 ans afin d’éviter d’être conscrit pour le Vietnam.«Les autorités sénégalaises ont imaginé divers plans d’action au fil des ans et ont pondu des tas d’études.La réalité, c’est qu’elles ne sont pas parvenues encore à instaurer un plan d’aménagement des forêts qui tienne vraiment le coup* «Il y a deux causes principales à la désertification, poursuit John Heermans, et qui sont le fait des humains, donc il s'agit de problèmes qui se soignent! La première cause, c’est le surpâturage.Au bout de quelques années de ce régime excessif, les terres ne produisent plus, et le Sahara s’y engouffre comme le feu dans un courant d’air.Deuxième cause: le défrichement des forêts, non seulement pour cuire et se réchauffer, mais aussi et surtout pour cultiver.Le Sénégal défriche, dans ce but, pas moins de 50 000 hectares par an.» Il n’a pas la langue dans sa poche, John Heermans.«Tiens, les autorités viennent de donner 9000 hectares d’une forêt, et d’une forêt classée par-dessus le marché, à des marabouts — chefs religieux de l’islam africain.Us vont les défricher bien sûr.misère!» Il rit d’un grand rire guttural.«Au lieu de me décourager, je préfère me fâcher!» Un empire de sable Retour dans le 4X4 avec Mawade.La forêt de Thiès est juste derrière, nous débouchons à présent sur un grandiose paysage de steppes sablonneuses et plus loin, de dunes d’où nous parviennent les effluves iodés de l’Atlantique.Un empire du sable où notre véhicule s’enfonce parfois et mugit comme un buffle pour s’en extirper.Un garçon s’approche de nous.D s’appelle Moussa Bâ.D a l’air du petit prince de Saint-Exupéry.«Je suis gardien des dunes, lance-t-il fier de lui, Je suis écogardien* Le Sénégal, à la fois pays contigu au plus grand désert du monde et pays côtier avec un front de mer de 700 kilomètres, est pour ainsi dire dépecé sur deux fronts: au nord, par le Sahara dont le mouvement de sape est amplifié par la déforestation, mais aussi, à l’ouest, par l’érosion éolienne et marine de l’Atlantique.Pour cela, il forme l’une des contrées au monde les plus exposées à la désertification.Moussa, 30 ans, fait partie de cette première génération d’éco-gardiens formée au Sénégal.Il ne gagne pas de salaire mais travaille «pour sauver la nature».D fait sa ronde de surveillance quotidienne: 14 kilomètres à pied, veillant à ce que nul villageois ne vienne abattre d’arbres.Car l’abattage, dans cette aire également protégée qui prolonge la forêt de Thiès, est strictement interdit.«Je dois dénoncer les fauteurs* Moussa, bien sûr, n’a pas que des amis dans le voisinage.«Ya des gens qui ne m’aiment pas.» Le jeune homme nous expose les actions qui ont été engagées pour fixer les dunes dont il a la charge.Les autorités ont ainsi planté des arbres appelés nep nep qui ont pour vertu d'absorber le sel, et d’autres appelés filahos, s’apparentant à des pins, qui prospèrent sur ce type de sol très sec.Et puis elles ont constellé les dunes de grillages tissés avec des branches de filahos pour stopper la virevolte du sable.Du sable jusqu’aux fenêtres Déjà Marne Gnagna Fall avait participé, il y a quelque temps, à un projet de lutte contre la désertification par l’érosion et les vents marins à Louga, plus au nord.Ce projet appelé «Conservation des territoires du littoral», financé par l’Agence canadienne de développement international, visait à contenir les éléments et à venir en aide aux villageois littéralement ensablés, à des dizaines de kilomètres à la ronde.«J’ai vu des maisons où le sable avait monté jusqu'aux fenêtres!», raconte la militante.Nous abandonnons notre petit prince à son désert ' du bord de mer fréquenté par les aigrettes et, parfois, les voleurs d’arbres et de branches.Alertée par les impacts toujours plus visibles de la dè sertification sur la vie tout entière, la conscience sénégalaise d’un environnement à soigner s’étend en même temps que s’asséche le pays et l’ensemble du continent Au revoir pays de Léopold Senghor.Un passager monte à bord arborant un T-shirt où il est écrit «Lutter contre la désertification pour une vie meilleure* Dernière image du Sénégal, alors que l'appareil s’envole au-dessus de la mer: deux longues pirogues de pêcheurs glissant dans le soir, où nos yeux s’en vont se reposer du désert Une pensée émue pour le petit prince Moussa, gardien des dunes.Monique Durand s’est rendue au Sénégal grâce au soutien de l’ACDI et d’Oxfam-Québec.SUITE DE LA PAGE 1 bec «a pas mal atteint sa capacité d’accueil».M.Charest a aussi commenté la déclaration de Christian Ouellet, président de la commission politique du PLQ.Ce dernier, qui était membre de la Commission jeunesse en 1992 au moment où M.Dumont en était le président avait expliqué qu’à l’époque, il avait refusé de suivre Mario Dumont en raison de son «attitude dictatoriale», du règne du «crois ou meurs» qull avait instauré.M.Charest a refusé de reprendre le vocable fort de M.Ouellet mais a tout de même soutenu que la «liberté de parole à l’ADQ, ce n’est pas monnaie courante» et qu’il est difficile pour les journalistes de s’entretenir avec un député de l’ADQ, sur lequel le chef aurait un «contrôle très strict».Porte d’entrée Dans un discours aux accents lyriques devant les jeunes libéraux, Jean Charest avait auparavant pour-• fendu le PQ et l’ADQ, qu’il avait qualifiés de «deux partis du repli» : «Moi, je veux ouvrir le Québec», a-t-il dit affirmant que le PLQ était «le parti de l’épanouissement du Québec».M.Charest a par la suite rappelé qu’il faisait depuis un an la promotion d’un accord de libre-échange entre le Canada et l’Union européenne.Ainsi, a-t-il dit il souhaite «étendre l’espace québécois» pour que «chaque jeune Québécois sache que ce monde lui appartient» et pour «faire du Québec la grande porte d’entrée de l’Europe en Amérique du nord».Si ce projet se réalisait il constituerait un symbole, à la veille du 400e anniversaire de Québec, a dit le premier ministre: «Pensez à la forcé du symbole, après 400 ans, on fait la boucle du voyage de Samuel de Champlain.On retourne sur l’Europe.[.] C’est le pont entre notre histoire et notre avenir que nous allons construire en 2008.» Dans une SUITE DE LA PAGE 1 enlever la version montréalaise de la coupe Rogers, puisque sa compatriote Ana Ivanovic avait triomphé sur le même court l’an dernier.Un exploit pour une petite nation «sans véritable tradition de tennis, mais où ce sport est probablement le plus populaire à lheure actuelle», a dit Djokovic lors d’une conférence de presse tenue à l’issue du match.Avec cette victoire, la quatrième de sa carrière sur le circuit ATP et sa deuxième dans un tournoi de la série Masters, Djokovic reprendra aujourd’hui la troisième place mondiale.Il s’agit de son premier gain sur Federer en cinq tentatives.«Ce fut une semaine extraordinaire.Avec Miami [le Masters qu’il a gagné, en mars dernier], sans doute le meilleur tournoi de ma carrière.C’est un succès d’autant plus grand que j’ai battu successivement les trois meilleurs joueurs du monde.Je ne peux pas décrire ce que je ressens à l'heure actuelle.C’est comme un rêve qùi se réalise, jouer contre Federer en finale et remporter Ces bris d’égalité, c’était incroyable.J’ai réussi à remporter deux bris d’égalité contre le joueur qui est le meilleur dans ces circonstances et qui est le joueur le plus fort mentalement au monde* De son côté, Federer a déclaré que Son adversaire avait «énormément bien joué» et que, personnellement, il n’avait jamais été en mesure de «reprendre [son] souffle».Djokovic, a-t-il noté, «est un jeune joueur en pleine ascension qui s’améliore sans cesse, pratiquement au jour le jour.Il apprend vite.Et depuis un an, son jeu le prouve.S'il continue sur cette lancée, il aura d’excellentes chances dans les tournois du Grand Chelem.Il s’est déjà rendu à deux demi-finales.Ce tournoi-ci pour- SUITE DE LA PAGE 1 La disparition de la société québécoise?«C’est de notre disparition pure et simple qu’il s’agit», note-t-il d’emblée lors d’une conversation à son domicile montréalais.Avec en moyenne 1,6 enfant, les Québécoises sont loin des 2,1 enfants nécessaires pour assurer le renouvellement de la population.S’il se maintient, un tel taux implique pour la population québécoise une perte de 25 % de ses effectifs tous les 28 ans.Conséquence: le Québec de 2100 comptera bien peu de Québécois de souche, à peu près trois ou quatre millions.«Peut-être suis-je sentimental, mais qu’une espèce animale décide de ne plus se reproduire, je trouve ça inquiétant.Et l’on s’émeut de la chute du nombre de bélugas dans le Saint-Laurent.Il y a quelque chose qui ne va pas.» Ce phénomène n’est pas propre au Québec, puisque tous les pays développés, à l’exception des Etats-Unis et de l’Islande, possèdent un indice de fécondité inférieur à 2,1.Ce qui surprend Jacques Henripin dans le cas du Québec est que cette paresse démographique soit le fait d’une société distincte qui lutte pour la surrie de sa langue et pour un statut particulier dans la fédération canadienne.Selon lui, la motion de l’Assemblée nationale de mai dernier demandant au gouvernement fédéral de retirer le projet de loi C-56, qui refond la carte électorale du Canada en fonction de la population, est une aberration.«C’est s’opposer à la démocratie la plus élémentaire et s'attaquer au mauvais problème.On a le poids qu’on mérite!» Devant ces impasses, le petit baby-boom qui a donné 82 500 nouveau-nés au Québec en 2006 n’excite pourtant pas l’optimisme de notre démographe.Ce chiffre supérieur à celui des années précédentes ne serait qu’un rattrapage, conséquence de quelques générations de femmes qui auraient enfin cessé de repousser l’âge de la maternité.Après des années phis anémiques avec des indices oscillant autour de 1,4 et 1,5 enfant par femme, la remontée à 1,6 serait en frit un retour au comportement réel des générations de femmes nées entre 1955 et 1970.L’immigration n’est pas non plus la panacée que autre envolée, il a lancé: «Cest le Québec qui grandit à travers deux continents qui se rapprochent* M.Charest a également souligné que l’entente sur les compétences entre Paris et Québec serait négociée par son gouvernement et non par Ottawa parce que «cela relève de ses compétences».Un calendrier de négociations a été établi lors de la rencontre entre M.Charest et le président Sarkozy le 6 juillet dernier.Des pourparlers portant sur le fond du dossier seront entrepris dès septembre.Avec ce projet, M.Charest a dit vouloir porter à ses yeux «la coopération France-Québec à un nouveau sommet historique».Surtout qu’un tel accord est sans précédent «Je ne connais pas une autre place sur la planète où une entente similaire à celle que nous proposons est mise sur la table.» «Bougie d’allumage» Cet accord serait un prélude et une «bougie d’allumage» à l’Accord de libreéchange entre le Canada et l’Europe.Selon M.Charest, la conclusion d’un accord avec la France donnerait une «impulsion majeure» au projet de libreéchange, rendu d’autant plus intéressant dans un contexte où le Cycle de Doha (négociations de l’Organisation mondiale du commerce) «ne semble pas vouloir fonctionner».Un tel accord permettrait aussi de mieux faire face aux économies émergentes, comme celles de l’Inde et de la Chine, a-t-il plaidé.L’ambition libreéchangiste du gouvernement Charest vise aussi la fédération canadienne.Le premier ministre a rappelé qu’il souhaitait conclure dans la prochaine année, en parallèle à ce qu’il va négocier avec la France, une entente formelle de libre-échange «de nouvelle génération» avec l’Ontario.M.Charest a dit souhaiter faire de même «éventuellement» avec les autres provinces canadiennes.D’ailleurs, à Moncton la semaine dernière, les premiers ministres se sont entendus pour établir la pleine mobilité de la main- DJOKOVIC rait être un événement marquant pour lui* «Il a joué comme un jeune qui monte.Il n’a rien à perdre et il tape de toutes ses forces, et bien sùr, ça marche, c’est clair.Comme moi, quand j’étais jeune, ça marchait aussi.On ne réfléchit pas, ça part tout seul.», a-t-il ajouté, précisant qu’il estimait avoir mieux joué cette année qu’à Toronto en 2006, lorsqu’il avait remporté le titre.Match intéressant Dans l’ensemble, ce fut un match intéressant, dominé par la puissance et la précision du jeu de fond auquel les deux protagonistes excellent Djokovic est sorti fumant des blocs de départ, brisant le serrice de Federer dès le deuxième jeu avant de prendre les devants 3-0 sur une suite de coups gagnants.Mais le Suisse a eu tôt fait de ramener la situation à l’ordre en y allant d’un bris à son tour.Les serveurs ont ensuite établi leur domination jusqu’à ce que la marque soit 5-5.C’est à ce moment qu’un tournant de match, un épisode dé, un fait saillant quoi, est survenu.Menant 40-0 au serrice, Djokovic a vu son rival le remonter et remporter le jeu pour faire 6-5 Federer.D’un point de vue d’observateur neutre et non engagé, se limitant aux faits, il était dès lors tentant de se dire ça y est, le jeune a craqué, impossible de tenir tête éternellement à une aussi belle machine, Federer attendait l’occasion et il ne Ta pas ratée.Mais il y avait de la résilience dans l’air.Au jeu suivant, Federer a lui-même pris les devants 40-0 pour s’offrir trois points de manche.Djokovic a résisté.Résultat, sept égalités bien comptées, trois autres points de manche perdus.Au passage, le Serbe laissait bien échapper quatre points de bris, mais il finissait tout de DÉMOGRAPHE plusieurs réclament, avertit-il.D’abord, il faudrait être en mesure d’attirer et, surtout, de conserver nos immigrants qui finissent souvent par traverser la rivière Outaouais.«Vous savez, le Québec, ce n'est pas le paradis! Un taux de décrochage scolaire plus élevé que dans le reste du Canada, de faibles revenus, des impôts élevés, un taux de chômage élevé.Pas très attrayant pour un immigrant* Ensuite, selon ses calculs, compenser le défidt des naissances par l’immigration nécessiterait, à terme, l’accueil annuel de 70 000 à 80 000 étrangers, soit le double du nombre actuel.Ouvrir la porte à autant de personnes venues d’ailleurs signifierait que la moitié de la population québécoise de 2080 serait composée d’immigrants de première ou seconde génération.«Ce n’est pas une catastrophe en soi, mais si l’on désire assurer la survie et, pourquoi pas, la prospérité du français au Québec, cela ne me semble pas très souhaitable.» Faire des enfants Il y a peu de doute chez Jacques Henripin; la meilleure solution au déclin démographique demeure faire des enfants.Plusieurs croient que l’on ne peut rien y faire, mais l’expérience de la France et des quatre pays Scandinaves montre, selon lyi, qu’une aide finandère substantielle de la part de l’État donne des résultats tangibles.Ces pays offrent tous une allocation annuelle par enfant dépassant les 2000 $ et affichent des indices de fécondité proches du niveau de remplacement des populations.Au Québec, note-t-il, les efforts de la part des gouvernements sont inégaux et pourraient être plus généreux, bien que les choses se soient améliorées au cours des dernières années.Le gouvernement a réintroduit en 2005 sous une autre forme les allocations familiales abolies en 1997, les congés parentaux ont été bonifiés et le gouvernement fédéral offre annuellement 1200 $ par enfant Cette dernière mesure plaît tout particulièrement à Jacques Henripin.«Ce n’est pas une somme faramineuse, mais les modalités sont les bonnes.La meilleure façon d'encourager les gens à faire des enfants est de les aider eu égard au revenu — c’est ce que font la France et les pays Scandinaves — et de les laisser libres de choisir l’éducation qu’ils veulent offrir à leurs enfants.Cest ce que permet me allocation universelle et directe aux parents.» d’œuvre partout au Canada did avril 2009.Au dire de M.Charest fa «marque de commerce» des Québécois, c’est leur appui aux différents projets de libre-échynge.«Si on a signé une entente de libreéchange avec les Etats-Unis, et plus tard avec le Mexique, c’est parce que le Québec, politiquement, à l'élection fédérale de 1988, avait appuyé le gouvernement de Brian Mulroney parce qu’on voulait le libre-échange* Oui à l’étalement urbain Dans leur dernière avant-midi de travail hier matin, quelque 170 jeunes libéraux d’organisation estime pourtant le nombre d’inscriptions à environ 500) ont adopté une résolution demandant que le gouvernement prenne différentes mesures pour favoriser l’embauche de médecins étrangers.Une autre résolution adoptée enjoignait au gouvernement de modifier la loi électorale afin de réduire de moitié le nombre de pancartes électorales utilisées lors d’un scrutin.Enfin, fa Commission jeunesse s’est donné hier un nouveau président, François Beaudry, qui succède ainsi à Stéphanie Doyon, dont le mandat n’aura duré qu’un an.M.Beaudry a promis de mettre sur pied une vingtaine de comités libéraux étudiants dans les établissements d’enseignement post-secondaires du Québec.D s’est adressé en anglais à l’auditoire à plusieurs reprises durant son discours.Interrogé à ce sujet plus tard, il a déclaré vouloir ainsi faire un geste d’inclusion à l’endroit de fa communauté anglophone.«On est une province bilingue, qui va de plus en plus vers trilingue, quadrilingue.Donc, je pense que c’est important de parler autant en anglais qu'en français, deux langues qui sont égales, qui sont reconnues au Québec», a-t-U dit Le Devoir même par enlever 1a mise pour faire 6-6 et provoquer le bris d’égalité.Qu’il remporta 7-2.Au deuxième set, Djokovic a d’abord sauvé deux balles de bris pour parvenir à créer l’égalité 2-2, mais son serrice ne fut pas à la hauteur subséquemment.Deux bris consécutifs de Federer devaient lui permettre de se sauver avec fa manche par 6-2.Et encore une fois, il n’était pas illégitime de se demander si l’aspirant pourrait encore tenir longtemps.Réponse: oui.Dès l’amorce de fa manche décisive, Djokovic ravissait son service à Federer.Mais à 4-3, il se faisait faire le même coup, ce qui devait conduire le set à un autre bris d’égalité.Que le Serbe conclut sans trop s’inquiéter, 7-2, pour donner aux Internationaux du Canada un champion inédit, assez largement inattendu mais rempli d’énormes promesses et dont on devrait entendre parier pendant de nombreuses années.«Je vais demander à ce que l’an prochain, le tournoi canadien s’appelle la coupe Novak», a-t-il d’ailleurs lancé à fa blague après fa rencontre.Mais quel que soit son nom, l’événement peut se targuer d’être «le meilleur tournoi d'une semaine dans le monde entier», ainsi que l’a souligné hier son directeur, Eugène Lapierre, au moment d’annoncer une assistance record de 185 252 spectateurs pour l’ensemble de la semaine, en hausse de plus de 10 000 sur l’an dernier.Un tournoi qui a notamment profité du parcours impressionnant du Canadien Frank Dan-ceric, et qui devra redoubler d’ardeur pour accueillir les meilleures joueuses en 2008, alors que la coupe Rogers précédera de peu la tenue des Jeux olympiques de Pékin.Le Devoir La proposition de l’ADQ d’offrir des «bébé-bonus» à hauteur de 100 $ par enfant par semaine aux parents n’optant pas pour les garderies subventionnées lui plaît donc également «Il fout voir si nous en avons les moyens, mais 5200 $ par enfant chaque année n’est pas une somme saugrenue.Ça se fait ailleurs!» Le système de garderies à 7 $ ne soulève pas le même enthousiasme chez notre démographe, tant s’en faut «Ce système est d’une injustice absolument navrante pour celles et ceux qui privilégient d’autres façons d’élever leurs jeunes enfants.Avec trois enfants de moins de six ans, rester à la maison ou embaucher une gardienne peut être une meilleure solution que de courir à la garderie.Et puis d’autres personnes peuvent décider de rester au foyer parce qu’elles estiment tirer ainsi plus de bonheur et de satisfaction.Il faut les aider aussi, ces gens-là! Ce n’est pas à l’État de décider du mode d’éducation des enfants* En attendant les nouveau-nés.Mais à plus court terme, une hausse même soutenue des naissances au Québec ne permettrait pas de faire face à ce legs de la faible natalité des années passées qu’est le vieillissement de fa population.Au milieu du siècle passé, il y avait cinq à six adultes pour un vieux.Bientôt fa proportion sera de deux pour un.«Un tel rapport, c'est lourd à porter pour les adultes qui travaillent.Deux fardeaux seront particulièrement pesants: les pensions publiques et la santé.Pour éviter la catastrophe, surtout en santé, il faudra bien avoir le courage de faire tomber quelques tabous afin de pouvoir réfléchir sérieusement à des réformes et changer certains comportements.Repousser l’âge de la retraite?Mettre sur pied une caisse pour financer les pensions et la santé?Augmenter les impôts?Recourir au privé?Je n’écarterais aucune de ces possibilités.Une chose est sûre, le statu quo est inacceptable.Sus à l’immobilisme!» Ici, une dernière inquiétude, qu’il retient de son maître à penser.«Le démographe français Alfred Sauvy a dit "le vieillissement engendre sa propre analgésie, sa propre non-conscience”.Je crois malheureusement qu’il a raison.Et ce sera certainement le principal fardeau qu’il faudra avoir la force de secouer* Collaboration spéciale LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9* étage, Montrai (Québec), H3A3M9 É3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?La rédaction Au téléphone 514-985-3333 Par télécopieur 514-985-3360 Par courrier redaction@ledevoir.com La publicité Au téléphone 514-985-3399 Par télécopieur 514-985-3390 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Les avis publics et appels d’offres Au téléphone 514-985-3344 Par télécopieur 514-985-3340 Par courrier avisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone 514-985-3322 Par télécopieur 514-985-3340 Les abonnements Au téléphone 514-985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur 514-985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal (sans frais) l-8(XM63-7559 L’agenda culturel Au téléphone 514-985-3346 Par télécopieur 514-985-3390 /> Dwoir peut, à l’occasion, mettre la liste d adresses de ses abonnés à la disposition d'organisations reconnues dont la cause, les produit» ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir Inc.dont le siege social est situé au 2050, rue De Bleurv, 9* étage.Montréal.(Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean, 800, boulevard Industriel,Saint jeah sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.L’agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans U Devoir.U Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint-Martin Ouest.Uval.Envol de publicaüon — Enregistrement n° 0858.DépAt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007
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