Le devoir, 7 août 2007, Cahier A
88c + TAXES = 1$ LE DEVOIR Vol.XCVIII N " 1 7 6 ?LE MARDI 7 AOUT 2007 Publicité: Radio-Canada veut se limiter à huit minutes par heure PAUL CAUCHON D* ici un an, Radio-Canada espère pouvoir limiter à 8 minutes à l’heure le nombre de publicités dans ses émissions, au lieu des 12 minutes actuelles.«C’est notre vœu le plus cher, et nous travaillons en ce sens», déclare Richard Portelance, directeur général du service commercial à Radio-Canada.Le 17 mai dernier, le CRTC décrétait qu’à partir de septembre tous les télédiffuseurs auraient le droit de diffuser 14 minutes de publicité à l’heure, plutôt que les 12 minutes actuelles.Cette limite sera portée à 15 minutes en septembre 2008, et elle n’existera plus dans deux ans.C’est dans cette même décision que le CRTC refusait la demande des télédiffuseurs généralistes d’obtenir des redevances des abonnés du câble et du satellite.La décision du CRTC avait soulevé la colère de VOIR PAGE A 8: PUBLICITÉ «D y a trop de pub.Il faut créer de la rareté.» Coupe Rogers de tennis Ailleurs que sur le terrain Jean Dion On vous l’a sans doute déjà dit mais il n’est pas vain de le répéter, au cas où ça n’aurait pas adhéré les autres fois: une bonne partie, sinon la totalité, de la munificence du sport professionnel de qualité tient dans le fait que tout peut arriver.L’inattendu, doublé de la certitude confiante que dans une couple d’heures on aura un résultat final, tout est là.Prenons par exemple le match inaugural de ce lundi aux Internationaux de tennis du Canada au parc Jarry: un joueur en pleine ascension, occupant le 10e rang mondial, loué la veille par nul autre que Roger Fédérer, en l’occurrence le Tchèque Tomas Berdych; en face, un participant issu des qualifications à Montréal, coté numéro 103, le Néerlandais Robin Haase.Or un peu tout est arrivé, puisque le 103 a battu le 10.En deux sets consécutifs de 64 et 7-5.C’est bien pour dire, n’est-ce pas.Que ça se joue sur le terrain, je veux dire.Sinon, y aurait qu’à faire des calculs d’ordinateur, et l’ATP Tour serait joué, comme l’annonçait le prophète.En tout cas, les organisations sportives n’aiment pas que ça se joue ailleurs que sur le terrain, et on les comprend un peu: si ça se joue ailleurs, les gens vont acheter des tickets pour voir ce qui se passe ailleurs, ils vont déserter les gradins, les revenus ne rentreront plus, les joueurs ne pourront phis être payés, ils vont se mettre à jouer mal pour protester, ce qui va entraîner une désaffection des spectateurs, et ainsi de suite jusqu’à ce que le sport professionnel meure, dans pas grand temps.Ce qui serait catastrophique pour les organisations sportives, on en conviendra.Voilà pourquoi elles se tiennent loin, du moins en apparence, du péché àu gambling et du monde interlope VOIR PAGE A 8: ROGERS À lire en page B 6 ¦ Le Néerlandais Haase surprend le 10e joueur mondial INDEX ^4 Annonces.B 4 Avis publics.B 6 Culture.B 8 Décès.B 4 Économie.B 1 Éditorial.A 6 Idées.A 7 Météo.B 2 Monde.B 4 Mots croisés.B 2 Sudoku.A 4 Télévision.B 7 oo Souvenirs d’Hiroshima % SSp- y : - TOSHIFUMI KITAMURA AGENCE FRANCE-PRESSE DES LANTERNES flottent sur le fleuve Motoyasu, devant le Gembaku Domu — le Dôme de la bombe atomique —, à Hiroshima, en souvenir des victimes du bombardement de 1945.Le Japon s’est recueilli hier, 62 ans après le premier bombardement nucléaire de l’histoire.Le maire d’Hiroshima a profité de l’occasion pour dénoncer le refus des États-Unis de renoncer à leur arsenal d’armes atomiques.A lire en page B 5.L’éolien se passe de l’avis des citoyens Trois des 150 projets qui seront présentés à Hydro-Québec ontfait l’objet d’une consultation ALEXANDRE SHIELDS \ A un peu plus d’un mois de la date butoir pour le dépôt des soumissions de l’appel d’offres lancé par Hydro-Québec pour l’achat de 2000 mégawatts d’énergie éolienne, tout indique que la très vaste majorité des projets que le gouvernement devra analyser n’aura pas fait l’objet de consultations des populations concernées.Selon le Comité régional pour un développement éolien acceptable, basé dans le Bas-Saint-Inurent, seulement trois projets, tous de nature coopérative, ont été présentés formeflement aux citoyens qui risquent d’être touchés directement par les impacts potentiels des parcs d’éoliennes.Pourtant, au moins une çin-quantaine de projets seront soumis à la société d'Etat pour cette seule région.Et à l’échelle de la province, «au moins 150 projets seront présentés, ce qui représente environ 15 000 à 16 000 mégawatts, pour un appel d’offres de 2000 mégawatts», selon le porte-parole du Comité, Martin Gagnon.«Les annonces de projets de parcs éoliens se poursuivent à toute vitesse sans que l’ensemble des citoyens ait la possibilité de s’informer et de débattre des avantages VOIR PAGE A 8: ÉOLIEN JACQUES NADEAU LE DEVOIR Parmi les* risques de l’éolien le plus souvent évoqués, on note les impacts négatifs sur les paysages bucoliques de régions comme la Gaspésie ou le Bas-Saint-Laurent.Un no nmn’s lard à visage humain La cure de jeunesse prévue pour Véchangeur Turcot saura-t-elle préserver Tesprit urbain de Vimmense structure?JEAN-FRANÇOIS NADEAU LE DEVOIR Monument de laideur pour les uns, cathédrale splendide pour d’autres, l’échangeur Turcot laisse peu de gens indifférents, et surtout pas les graffiteurs: une galerie d’art à ciel ouvert se déploit depuis quelques années sous ses bretelles de béton.L’échangeur Turcot sera démoli puis reconstruit.Quelques voix témoignent de la sculpture urbaine qu’évoque l’immense spaghetti routier suspendu entre ciel et terre.FRÉDÉRIQUE DOYON On a célébré les 40 ans de l’Expo, du «Vive le Québec libre» du général de Gaulle.A l’échangeur Turcot, l’un des plus importants projets routiers de l’histoire de la métropole lui aussi quarantenaire, on a Élit le cadeau de sa démolition prochaine et de sa reconstruction, après modification, pour 2012.La cure de jeunesse de 1,5 milliard qui prévoit réduire les structures aériennes de 65% saura-t-elle préserver l’esprit urbanistique et esthétique qui a traversé la première vie de l’échangeur?Sous le spaghetti de béton du gigantesque échangeur, c’est un autre monde qui s’ouvre, parfois glauque et inhospitalier, parfois lumineux, toujours vertigineux «Quand on est en dessous, c’est une cathédrale splendide», indique l’urbaniste à la retraite Jean Décarie, en remettant le monstre de béton dans son contexte tout aussi monumental: entre la falaise Saint-Jacques et l’ancien lit du lac à la Loutre, aujourd’hui recouvert par la cour de triage ferroviaire du Canadien National (CN).En 1967, on a érigé les bretelles à 20 m, voire 30 m de hauteur, à cause de la navigation commerciale sur le canal Lachine, laquelle, ironie du sort, s’est arrêtée deux ans plus tard.Les 7,7 km de voies perchées dans le del ont beau avoir sus-dté des grimaces de dégoût, multiplier les coûts d’entretien et les risques pour la sécurité, elles constituaient un chef-d’œuvre d’ingénierie à l’époque de leur construction.Elles incarnaient l’avenir des villes.«Si on les abaisse, on perd l’ampleur, on perd la VOIR PAGE A 8: TURCOT LE DEVOIR, LE MARDI 7 AOÛT 2007 A 2 LES ACTUALITES ¦ x ¦ Wm PEDRO RUIZ LE DEVOIR «C’est du ballet pour aînés.Rien n’est plus excitant qu’un élan parfait» Blanc sur vert Quand l'été chauffe les trottoirs, que l’on a joué les touristes, fréquenté les festivals, plongé dans les piscines et flâné aux terrasses, que reste-t-il pour encore apprécier la ville et même s’en étonner?Des coins inexplorés, des gens méconnus, des activités inusitées.De Montréal, Ottawa et Québec, nos journalistes vous font part de ce qu’ils ont déniché.FRANÇOIS DESJARDINS Il fallait trouver des vêtements blancs.Au pire, pastel.Au téléphone, l’agent de liaison n’avait pas donné de directive.On ne s'était jamais vus.Et comme c’est souvent le cas dans de telles circonstances, je me suis demandé comment il allait me reconnaître.«Vous serez celui qui n’est pas en blanc!», avait-il lancé à la blague.En effet.Mais l’idée de s’éloigner un peu trop de la tradition, d’arriver autrement qu’en couleurs très pâles, paraissait inutilement inappropriée.Mettre les pieds au Westmount Lawn Bowling Club quand on ne connaît rien au boulingrin, c’est plonger dans une expérience particulière.Un accueil extrêmement chaleureux, certes, mais aussi un apprentissage express, tous azimuts, d’un jeu qui remonte à l’Angleterre du XHIe siècle et au sujet duquel les adeptes font preuve d’un zèle rien moins que féroce.Le boulingrin étant une discipline pluricen-tenaire avec ses légendes, ses champions et sa culture, il ne faut que 30 secondes sur le superbe green de la rue Sherbrooke pour mesurer l’ampleur du sérieux.Le Club de boulingrin de Westmount nom français d’une institution où l’unilinguisme systématique appartient à une autre époque, est situé sur les terrains de l’hôtel de ville.L’énorme édifice de style Tudor, dont la première pierre a été posée en 1922, a des airs de château écossais.Et à ses pieds, donc, le clubhouse: un petit bâtiment en bois, de plain-pied et entouré d’une grande véranda, parfaite pour le thé et les biscuits.Nous y reviendrons.Il est 14 h 30, samedi ensoleillé, ciel bleu, et pour la première fois depuis plusieurs jours l’air sec souffle une brise agréable sur le vert.Des parties sont déjà en cours.Des cheveux gris, des cheveux blancs.«Ce n’est pas un sport de vieux», dit Stanley Baker, un homme tout sourire qui s’occupe de la publicité et des relations publiques.«Ça, c’est un mythe.» L’autre mythe le plus courant est probablement celui de la langue.Alors que le préjugé soutiendrait le contraire, tout le monde est parfaitement bilingue.Ce jour-là, une quinzaine de joueurs sont au rendez-vous.Le plus jeune a 46 ans.«Je joue en double dans un tournoi après-demain», dit Ed, qui a subi une grosse opération à l’épaule l’hiver dernier.Le vélo, fini pour l’instant.«Ma partenaire a 75 ans», dit-il à voix basse.«Mais elle est bonne!», ajoute-t-il en écarquillant les yeux.Dans plusieurs pays Le sport lui-même a des rejetons dans plusieurs pays du monde: le bocce italien, la pétanque, le curling.Le mot boulingrin, soit dit en passant, vient du bowling green, ce vert très plat sur lequel on joue.Le principe est toujours le même: on lance la boule de manière à s’approcher le plus possible du cochonnet Et les tournois abondent de quoi satisfaire les joueurs de tous les âges, de tous les niveaux d’expérience.Quiconque est déjà tombé sur une soirée hebdomadaire de pétanque en France a vu des matchs regrouper tant des adolescents que des sexagénaires.L’organisatrice des matchs féminins, Irene Menear, montre deux hommes qui s’entraînent en solitaire.«La boule n’est pas parfaitement ronde», dit-elle.«Elle est plus lourde d’un côté.» En effet, vers la fin de sa trajectoire, la boule tourne dans un sens ou dans l’autre, selon l’orientation au moment du lancer.Le terrain est d’un vert partait Les greens les plus excitants, les plus beaux et les plus rapides, dit-elle, se trouvent en Australie.«Ici, l'idéal est d’avoir une durée de trajectoire de 12 à 14 secondes.» La qualité du vert ne bénéficie pas qu’aux joueurs de boulingrin: le clubhouse abrite également le Club de croquet de Westmount Et les lundis soir sont réservés aux joueurs de boulingrin aveugles, assistés poür les matchs par des non-aveugles qui leur donnent des indications sur le positionnement des boules, l’orientation à prendre, etc.Pour apprendre «Voulez-vous essayer?», demande Mme Menear.M- Baker insiste.Pourquoi pas?A en juger par les réglemente de la Fédération québécoise de boulingrin, avec ses vêtements beige et blanc le journaliste en visite contrevient carrément aux consignes vestimentaires, de sorte qu’une situation de jeu officielle le forcerait apparemment à déclarer forfait.Mais l’objectif, dans le cas présent, est d’apprendre.M.Baker, un Londonien arrivé au Québec en pleine Révolution tranquille, amasse quatre boules et m’explique les rudiments de l’élan.«Pas si mal», dit-il quelques lancers plus tard.Pas de doute, le recrutement semble plus enthousiaste, plus agressif que dans d'autres types de repères sportifs.Le Club compte phis de 70 membres, grâce à l’ajout d’une dizaine de personnes cette année.Les femmes sont beaucoup plus nombreuses que les hommes, dans une proportion de 3 pour 1, et les francophones d’origine composent environ 20 % de la clientèle.«Dans l’ensemble, le membership est stable», dit Mme Menear.Pour devenir membre, pas besoin d’invitation spéciale.Prix?A peine 75 $ la première année, 150 $ par la suite.Dire que le débat sur l’inclusion des femmes au Club avait déchiré les membres durant plus de 30 ans au début du XXe siècle.For ladies and gentlemen La plupart des membres habitent les rues avoisinantes.Pourquoi?«Parce qu’il y a des clubs partout», dit Mme Menear.In grande région de Montréal compte huit clubs: Beaconsfield, Pierrefonds, Verdun, Saint-Lambert, etc.Une des vedettes locales, par exemple, est Michel Larue, un urbaniste à Saint-Jean-sur-Richelieu qui joue en double à Saint-Lambert.«S’il y avait un club au parc Jeanne-Mance, ça fonctionnerait là aussi», dit-elle sans hésiter.Il est 15 h 30.Les matchs sont terminés.Les joueurs se rassemblent sur la véranda.C’est l’heure du thé.L’heure, en gros, du club social.Puisqu’il faut payer un petit montant au début des matchs, il y a une cagnotte à distribuer.On dévoile les résultats et on félicite les deux gagnante, Doris et Larry, qui récoltent 4 $ chacun.Les joueurs bavardent, s’échangent des histoires, plaisantent «C’est vraiment un spçrt for ladies and gentlemen», dit Louis Touyz, un Sud-Africain d’origine qui enseigne la périodontie à l’Université McGill.«C’est du ballet pour aînés.Rien n’est plus excitant qu’un élan parfait», dit-il.«Et quand les quatre boules s’arrêtent exactement à côté du cochonnet, on a l’impression d’avoir fait une découverte scientifique.» L’après-midi tire à sa fin.«Allez-vous revenir pour les championnats nationaux?», demande la présidente du Club, Doris Branscombe.En effet du 19 au 25 août le Club accueillera des joueurs venus de partout au pays, les meilleurs de chaque province.La dernière fois que les championnats sont venus au Québec, c’était en 2000.Le maire Tremblay devrait être là, dit-on, et il y aura de la cornemuse.Entretemps, la question demeure toutefois celle-ci: l’uniforme blanc?«C’est la tradition», dit Stanley Baker.«C’est pour l'élégance.» Le Devoir PEDRO RUIZ LE DEVOIR L’uniforme blanc, c’est la tradition.et l’élégance.WA W." ;# 4 4 4* I ?fl - f 4 ?¦BBMWI La caféine serait bonne pour la mémoire des femmes Paris — Boire au moins trois tasses de café (ou âx tasses de thé) par jour a un effet protecteur sur la mémoire des femmes de plus de 65 ans, comparées à celle qui n’en boivent qu’une tasse ou même moins, selon une étude publiée hier dans la revue spécialisée Neurology.L’étude de l’Institut national français de la santé et de la recherche médicale (Inserm), réalisée en collaboration avec l’université de Lisbonne, a examiné la relation entre consommation de caféine et performances intellectuelles dites «cognitives» (mémoire, langage, logique.) chez 4197 femmes et 2820 hommes âgés de 65 ans et plus.Modèle statistique L’équipe de Karen Richie (Inserm, unité «Pathologies du système nerveux: recherche épidémiologique et clinique»), en collaboration avec Alex de Mendonça du laboratoire de neurosciences de l’université de Lisbonne, ont créé un modèle statistique à partir des données recueillies pendant quatre années à Montpellier, Dijon et Bordeaux sur cette cohorte (baptisée 3C) de plus de 7000 personnes.Après avoir tenu compte d’autres facteurs pouvant influencer les performances cognitives (âge, éducation, pression artérielle, maladies cardiovasculaires, dépression, incapacités.), ce modèle mathématique a permis de montrer que la caféine avait un effet protecteur, chez les femmes seulement «Notre modèle indique très clairement que la caféine a un impact sur le fonctionnement du cerveau des femmes», explique Karen Ritchie.Pourquoi?Reste à comprendre pourquoi la caféine ne protège que les femmes: «Il est possible que les hommes et les femmes métabolisent différemment la caféine ou bien encore qu’il y ait une interaction hormonale», avance la chercheuse.Il faut élucider le mécanisme biologique afin d’évaluer si une thérapie à base de caféine pourrait être utile, d’après elle.Selon l’étude toutefois, la caféine n’a pas d’effet sur l’apparition de la maladie d’Alzheimer.Selon la chercheuse, l’étude doit être poursuivie encore deux ans pour mieux étudier la relation entre caféine et Alzheimer, car «il est probable que la consommation de caféine ne joue pas de rôle sur l’apparition de la maladie mais sur sa progression».Agence France-Presse Maladie de la peau Découverte d’un mécanisme-clé de la rosacée Les patients atteints de cette maladie pourraient bénéficier d’un nouveau traitement RANDOLPH SCHMID Washington — Un visage qui semble avoir pris un coup de soleil persistant une peau rouge et couperosée à la sortie du bain: la rosacée, une maladie de la peau bénigne mais chronique, pourrait bénéficier d’un nouveau traitement grâce à la découverte par des chercheurs américains de l’un de ses mécanismes-clés.Les travaux ont paru dimanche soir sur le site Web du journal Nature Medicine.Selon ces scientifiques, la surproduction de deux protéines inflammatoires entraîne l’élévation du taux d’une troisième et l’apparition des symptômes de la rosacée.Les petites protéines, des peptides antimicrobiens, causent les mêmes symptômes cutanés que ceux observés dans la rosacée.Ces peptides font partie du système immunitaire.«L’analyse des personnes atteintes de cette maladie a montré que chacune d’entre elles présentait une quantité de peptides supérieure à la normale», a déclaré dans un communiqué le Dr Richard Gallo, chef du service de dermatologie de l’Université de Californie.Le Dr Gallo, qui a conduit l’équipe de recherche, appartient par ailleurs au service de dermatologie de la sécurité sociale du ministère des Anciens combattante, à San Diego.Sous une forme différente Un précurseur de ces peptides connu sous le nom de cathélicidine aide normalement la peau à se protéger de l’infection et, de fait, certains problèmes de peau apparaissent quand l’organisme manque de cathélicidine.Mais il s’avère que les gens présentant une rosacée présentent des taux trop élevés de cathélicidine, sous une forme différente de celle que Ton trouve chez les gens indemnes de la maladie.Les patients souffrant de rosacée présentent aussi une quantité importante de certaines enzymes, les stratum corneum tryptic enzymes (SCTE), qui sont les précurseurs du peptide justement à l’origine de la maladie.«Trop de SCTV et trop de cathélicidine conduisent à la formation de peptides anormaux qui entraînent l’apparition des symptômes de la maladie», a déclaré le Dr Gallo.Pour le Dr Jonathan Wilkin, qui dirige le conseil scientifique de la Société nationale de rosacée, «le rôle de la cathélicidine dans le processus de formation progressive de la rosacée est la clé» de la maladie.Interrogé par téléphone, Jonathan Wilkin a ajouté que ces découvertes ouvrent la voie à la découverte de cibles capables de réduire l’inflammation.Et à un éventuel traitement médicamenteux.Nouvelle approche Les antibiotiques ont été quelquefois utilisés dans le traitement de la rosacée, la maladie étant en théorie due à une bactérie, d’autant plus qu’ils peuvent soulager les symptômes.En réalité, certains de ces antibiotiques ne font quinhiber ces enzymes, selon le Dr Gallo.«Nos travaux pourraient modifier l’approche thérapeutique, les bactéries n’étant pas la bonne cible», affirme-t-iL Le Dr Wilkin, qui ne fait pas partie de l’équipe de recherche, souligne que les antibiotiques les phis efficaces sont ceux qui possèdent par ailleurs des effete anti-inflammatoires.La recherche du Dr Gallo a été financée p?r les Instituts nationaux de santé (États-Unis) , la Société de la rosacée et l’association pour la médecine préventive au Japon.La rosacée touche 14 millions de personnes aux États-Unis et 3,6 millions en France.Associated Press Marie-Louis d’AUTEUIL Collection Sciences physiques PHÉNOMÈNES Guide d'apprentissage SCP 4012-2 272pages-17.75$ ISBN 978-2-7608-3609-9 Formation oônéraie dos adultes «• secondaire Algues bleues: Line Beauchamp entreprend sa tournée Quebec — La ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs du Québec, Line Beauchamp, a entrepris hier dans la région de Québec sa tournée des régions affectées par les algues bleues.Le programme de la journée comprenait des visites aux lacs Sergent, Saint-Joseph et Saint-Charles ainsi qu’une visite du Centre d’expertise en analyse environnementale du Québec.Se familiariser Cette tournée doit lui permettre de se familiariser davantage avec ce phénomène, de rencontrer des intervenants régionaux et de souligner des pratiques mises en avant pour éviter une dégradation des lacs et cours d’eau du Québec.«Est-ce qu’on doit avoir une approche coercitive?C’est possible.R y en a qui le font déjà», a déclaré la ministre Beauchamp, hier matin, alors qu’elle était de passage à Lac-Sergent, dans Portneuf «R y a des municipalités comme Lac-Sergent qui ont adopté des règlements.Donc je suis venue voir ces municipalités pour leur demander: “qu’est-ce qui fait que vous êtes passées à l’action?Comment votre population a réagï?Et comment, du côté du gouvernement du Québec, on peut être d’un certain support?”», a ajouté la ministre.Mme Beauchamp avait annoncé la semaine dernière la tenue, fin septembre 2007, d’un rendez-vous stratégique sur les algues bleu-vert En présence du premier ministre Jean Charest, ce rendez-vous réunira de nombreux spécialistes et intervenante dans le domaine et permettra d’établir des consensus sur de nouvelles actions à entreprendre.Presse canadienne % t i LE DEVOIR, LE MARDI 7 AOUT 2007 A 3 POLITIQUE Québec veut une Charte du fédéralisme enchâssée dans la Constitution JOCELYNE RICHER euébec — Le gouvernement Charest veut voir la spécifici-u Québec enfin reconnue par Ottawa dans une «Charte du fédéralisme d’ouverture», un document qu’il souhaite voir enchâssé dans la Constitution canadienne.Excédé par la valse-hésitation du gouvernement de Stephen Harper pour ce qui est de reconnaître officiellement et de respecter, comme il s’était engagé à le faire, le partage des compétences entre Ottawa et les provinces, le gouvernement du Québec choisit de hausser le ton et d’accentuer la pression sur Ottawa, selon ce qu’a appris la Presse canadienne, hier.Le gouvernement Charest veut donc réactiver les dossiers de nature constitutionnelle, en forçant la main du gouvernement Harper pour qu’il ouvre clairement son jeu sur sa vision du fédéralisme et respecte son engagement de limiter le pouvoir fédéral de dépenser.Notamment pour éviter que les Québécois renouent en masse avec l’idée de souveraineté, défendue par la nouvelle chef péquiste, Pauline Marois, ou flirtent davantage avec l’autonomie adéquiste de Mario Dumont, le gouvernement minoritaire de Jean Charest veut mettre toutes les chances de son côté sur le plan constitutionnel et compte sur le gouvernement Harper pour offrir une image plus appétissante du système fédéral «Nous allons nous montrer très, très insistants», a confirmé hier en entrevue le ministre des Affaires intergouvemementales, Benoît Pelletier, qui prendra son bâton de pèlerin pour faire progresser le concept de ^fédéralisme d’ouverture».Ottawa de glace Pendant ce temps, à Ottawa, on reste cependant de glace.En fait, le gouvernement Harper renvoie la balle à Québec, en affirmant que le premier ministre Charest devra d’abord obtenir l'appui des partis d’opposition à l’Assemblée nationale avant d’espérer que le dossier mobilise la capitale fédérale, a indiqué hier une source gouvernementale fédérale bien au fait de ces questions.Quoi qu’il en soit, aux yeux du ministre Pelletier, la future charte devra énoncer clairement les principes gouvernant le Canada et reconnaître la spécificité du Québec fondée sur ses caractéristiques nationales, de même qu’encadrer le pouvoir fédéral de dépenser.Loin d’être une vague déclaration contenant des vœux peux, le document devrait, dans l’esprit de Québec, contraindre par la suite les provinces et Ottawa à respecter les compétences de chacun, d’où l’idée, dans uq deuxième temps, de l’enchâsser dans la Constitution.M.Pelletier considère que la future «Charte du fédéralisme d'ouverture» pourrait donc «être enchâssée, ce qui serait une très belle contribution au Canada moderne», qui chasserait la vision un peu passéiste de 1867.Selon lui, cette initiative devrait favoriser l’avènement d’un «fédéralisme beaucoup plus sain» que ce qu’on connaît actuellement, voire faire du Canada «un exemple dans le monde entier».Une idée oubliée Juste avant de devenir premier ministre, Stephen Harper avait lancé l’idée d’une telle charte, le 19 décembre 2005, à Québec, lors d’une allocution marquante, au cours de laquelle il avait plaidé pour une reconnaissance accrue du Québec par Ottawa.Mais depuis, plus rien, d’où l’impatience ressentie à Québec.«Cette idée-là, nous n’en avons jamais entendu parler par la suite.Et pourtant, die est très, très porteuse», déplore M.Pelletier, qui se montre bien décidé à forcer le gouvernement fédéral à rejecter son engaganent Et «si Ottawa n 'est pas prêt à définir le contenu d’une telle charte, moi je le suis», assure le ministre québécois, un expert des questions constitutionnelles.Un cadre au pouvoir fédéral de dépenser La rédaction d’une telle charte fournirait l’occasion de régler enfin une étemelle pomme de discorde entre Québec et Ottawa; la limite au pouvoir fédéral de dépenser.Là encore, M.Haiper s’est engagé dès 2005 à satisfaire les provinces, au premier chef le Québec, toujours à Taffiît de toute tentative d’intrusion fédérale dans un de ses champs de compétences.Mais malgré plusieurs professions de foi de la part de M.Harper, «le dossier avance à pas de tortue», dénonce M.Pelletier.Il n’y a pas de négociations en cours, et le gouvernement fédéral n’a pas défini s’il privilégiait une loi ou une entente administrative poqr encadrer ce pouvoir.A Québec, on se dit prêt à envisager «toute forme de limitation qui nous donne une forme de protection», explique M.Pelletier.Surtout, Québec reproche à Ottawa de vouloir encadrer uniquement les programmes à frais partagés entre le fédéral et les provinces.Or, Québec veut une protect) .accrue,, avec droit de retrait ei compensation financière, contre toute intrusion fédérale dans ses champs de compétences, comme la santé et l’éducation.Presse canadienne Élections fédérales partielles Le Néorhino présentera des candidats dans Outremont et Saint-Hyacinthe-Bagot FABIEN DEGLISE Après la renaissance, l’action.La formation politique subversive, Néorhino, résurgence contemporaine du célèbre parti Rhinocéros du Canada de Jacques Perron, se prépare à se faire à nouveau entendre sur la scène politique fédérale.Et ce, en imposant sa douce folie lors des élections partielles dans les circonscriptions d’Outremont et de Saint-Hyacinthe-Bagot le 17 septembre prochain, a annoncé en grande pompe le parti hier lors d’une conférence de presse organisée.sous des trombes d’eau devant l’enclos du rhinocéros baptisé Crusher et vivant au Parc Safari à Hemmingford.«Nous sommes venus chercher ici l’inspiration et des conseils», a commenté l’artiste loufoque François Gourd, président du parti Néorhino et artisan du renouveau de ce mouvement politiquement décalé.«Crusher nous a dit que si les rhinocéros devaient disparaître, l’humanité entière allait disparaître aussi.Voilà donc une bonne raison pour nous de trouver rapidement une femelle» à ce périssodactyle célibataire de 16 ans qui a 3,6 tonnes d’amour à partager.Le projet matrimonial est d’ailleurs inscrit au programme du parti qui, après avoir célébré sa réincarnation, le 27 septembre dernier à Montréal, a décidé de franchir un pas de plus: sa reconnaissance officielle est en cours auprès d’Elections Canada, a indiqué Serge Grenier, secrétaire de la formation.«Nous avons soumis plus de 500 signatures de membres fondateurs.Nous attendons la suite.» Approche écologique D’ici là, le Néorhino s’active à briguer le siège de député dans la circonscription d’Outremont en septembre prochain.François Gourd, le candidat, espère y mener ses troupes à la victoire avec, entre autres choses, une promesse simple: «Utiliser des rhinocéros comme tondeuses à gazon dans le cimetière du Mont-Royal, a-t-il indiqué.Ces animaux broutent l’herbe sans arracher la racine.C’est une approche écologique intéressante qui permet à l’herbe de se régénérer.Et en plus, ça va amuser les enfants.» Autre candidat, l’humoriste Christian Vanasse, du groupe de comiques engagés Les Zapar-tistes, espère pouvoir se présenter, lui, dans Saint-Hyacinthe-Ba-got «J’ai pour le moment recueilli 40 des 100 signatures nécessaire pour officialiser ma candidature», a-t-il indiqué au Devoir hier lors d’un entretien téléphonique.«Nous poursuivons aussi nos levées de fonds pour pouvoir partir à la guerre.» M.Vanasse n’a pas caché hier son intention, s’il est élu, de «faire de [sa] circonscription une république autonome libre en Montéré-gie, a-t-il indiqué.À cause de ça, il y 'WÊÊÊÊÈm ¦ y*:'.- PEDRO RUIZ LE DEVOIR «Nous sommes venus chercher ici l’inspiration et des conseils», a déclaré l’artiste loufoque François Gourd, président du parti Néorhino et artisan du renouveau de ce mouvement politiquement décalé.a d’ailleurs un schisme entre l’organisation de Saint-Hyacinthe et celle de Montréal, car nous ne reconnaissons pas l’existence de leur ville.Montréal, c’est une illusion construite par l’élite médiatique.» Dans la région Maskoutaine, la formation politique satirique et anticonformiste souhaite aussi s’inspirer de «Willie Lamothe» pour remettre la capitale de î’agroalimentation au cœur «d’un triangle culturellement créatif».«Ce sera le Liverpool du Québec», ajoute Vanasse.«Nous voulons aussi remplacer le transport en commun par des tubes magiques et imposer une nouvelle unité monétaire, le Yamascash, une monnaie basée sur la justice cosmique.» Et d’ajouter: «Si 100 personnes votent pour nous, ce sera un succès.À 1000, les autorités vont paniquer.Pis, si on est élu, ça va être le chaos, car nous allons tenir toutes nos promesses.» En rupture, partielle, avec le Parti Rhinocéros du Canada qui, de 1963 à 1993, a déridé la scène politique fédérale avec des candidats farfelus et des promesses qui l’étaient tout autant — «abolir la loi de la gravité», «créer un moustique qui naît seulement en janvier de sorte que le maudit câline meure gelé», «offrir une goupille à file de Grenade» —, le Néorhino souhaite lui tenir autant que possible ses promesses et vise aussi à devenir à l’avenir plus sérieux.«Nous avons été un parti deforce, nous souhaitons devenir un parti de force», a dit M.Gourd.Le programme électoral de la formation burlesque essaye d’ailleurs d’en témoigner.Ainsi, les adorateurs du rhinocéros — le parti puise ses origines dans la piè- ce de théâtre d’Eugène Ionesco — milite pour «la décroissance économique», «pour que la culture prenne le pas sur les affaires», «pour le transfert du budget de l’armée à l’éducation» ou encore «pour avoir plus de vacances que de travail.» Avec à sa tête Richelle Cloutier, une étudiante en science politique de 20 ans, élue lors d’une course à la direction «à laquelle je n’ai pas participé», indique-t-elle, le Néorhino conserve toutefois une grande part d’absurdité, à saveur revendicatrice, qui a fait sa renommée.Il propose par exemple que «l’orgasme hebdomadaire» soit garanti dans la Constitution et souhaite également mettre en place «un registre des barbecues au gaz», «sur le modèle du registre des armes à feu, a résumé Gilles Chalifoux, agent officiel du parti lors de la prochaine campagne.Ça va être plus payant qu’un programme de commandite pour fournir de l’argent à nos amis.» Les cohérents et les incohérents Dos à Crusher, le rhinocéros du Parc Safari, François Gourd s’est dit hier, entre deux bribes de conservation avec l’animal, certain que son parti reviendra en force dans le paysage politique grâce à sa stratégie qui consiste à ouvrir la porte «aux cohérents mais aussi aux incohérents», a-t-il indiqué.Le Néorhino vise aussi à séduire le 40 % de l’électorat, en moyenne, «qui d’habitude ne va pas voter parce qu’ils ne croient plus en la démocratie».«Finalement, nous ne voulons pas prendre le pouvoir, mais plutôt le redonner aux citoyens canadiens».Des citoyens qui vont avoir la chance, le 17 septembre de dire si, contrairement au rhinocéros en captivité rencontré hier, ils prennent ou non le discours du Néorhino au sérieux.Le Devoir Chantal BUZAGLO Gérard BUZAGLO MTHÉIMIES 3000 MaiMmatiquos oh secondaire Cahiers d'exercices-13,05 S chacun 1" etZ'anntesdmvcvcie GUERIN, éditeur lloo 514-842-3481 En uenie dans mules les nni’ies JACQUES GRENIER LE DEVOIR M" Jean-Claude Turcotte, hier en conférence de presse W* J Conflit du cimetière Notre-Dame-des-Neiges M® T\ircotte use de son «pouvoir moral» LISA-MARIE GERVAIS Refusant d’intervenir dans le conflit entourant le cimetière Notre-Dame-des-Neiges, l’archevêque de Montréal, Mr Jean-Claude Turcotte, est finalement sorti de l’ombre.Après avoir rencontré en privé deux membres de l’Association pour la défense des droits des défunts et des familles du cimetière (ADDDF), il a exhorté la fabrique de la paroisse de lever le lock-out, déclenché il y a près de trois mois, et a demandé au syndicat des travailleurs du cimetière de suspendre la grève.«Assez, c’est assez!», a déclaré M8r Turcotte lors d’un point de presse, son premier depuis le début du conflit En pesant bien ses mots, il a ajouté qu’il s’attendait «à une réponse publique des deux parties dans les plus brefs délais», n a souhaité la reprise immédiate des activités du cimetière tout en appelant à la poursuite des négociations.«C’est la moindre politesse et service que l’on peut rendre à ces gens dans le malheur», a-t-il affirmé en réitérant son appui aux familles des défunts.Aucun pouvoir juridique Invité à maintes reprises à intervenir dans le conflit, M8’ Turcotte avait toujours refusé de s’impliquer, malgré l’insistance du syndicat et de l’ADDDF.Il a expliqué qu’il préférait laisser les négociations suivre leurs cours avant d’agir, «f aurais peut-être dû intervenir avant, mais je voulais mettre l’emphase sur les négociations», a-t-U reconnu.Le cardinal demeure sur sa position et maintient que hormis le «pouvoir moral» dont 2 use, il n’a aucun pouvoir juridique pour intervenir dans le conflit.«Je n'ai pas le droit de dire quoi faire au syn- dicat pas plus que j’ai le droit d’exiger du conseil d’administration [de la fabrique] qu’il n'accepte ses demandes», a-t-il souligné en précisant ne pas contester le droit de grève du syndicat Foutaise, croit Daniel Maillet le président du syndicat des travailleurs du cimetière Notre-Dame-des-Neiges qui représente 129 employés d’entretien.«De-mandez-lui s’il aurait l’autorité d’intervenir si la fabrique avait des plans démesurés d’expansion sur la montagne.H ne fait que se défiler, il veut tout simplement apaiser la grogne des familles», a-t-il déploré.«Ça ne prend pas le cerveau d’Einstein pour comprendre toute l’étendue du pouvoir de M’Turcotte.» Rencontre souhaitée A l’instar des représentants des familles des défunts, M.Maillet a dit souhaiter rencontrer l’arche vêque pour pouvoir lui expliquer la nature des exigences de son syndicat.«Nous demandons à ce que Mr Turcotte s’engage fermement à faire respecter nos demandes, sinon il n’y aura rien de notre côté», at-il dit Du côté de l’ADDDF, on se dit encouragé par les propos de M81 Turcotte.«Aujourd’hui, on a quelqu’un de notre côté, qui semble se battre pour l’inhumation des corps», a affirmé la présidente, De bora De Thomasis, qui n’a toujours pas pu enterrer sa grand-mère.Au nom des 1500 proches des 325 personnes décédées qui n’ont toujours pas été mises en terre, les familles ont déjà déposé une requête en recours collectif contre le cimetière et réclament environ 600 000 $ en dommages et intérêts, selon l’avocat de l’association, Benoît Gamache.Le Devoir *4 POUR GARDER VOTRE ROLEX EN PARFAIT ÉTAT DE FONCTIONNEMENT, NOUS VOUS CONSEILLONS D’EFFECTUER UNE RÉVISION COMPLÈTE TOUS LES CINQ ANS.Gi Vente et service technique 630-A RUE CATHCART MONTRÉAL, CENTRE VILLE (514) 866-3876 A 4 LE DEVOIR.LE MARDI 7 AOÛT 2007 LES ACTUALITES Services aux non-voyants Les agences de transport en commun hésitent à suivre l’exemple ontarien AFGHANISTAN Le sort des détenus fait l’objet d’une lutte juridique secrète JEAN-BENOIT LEGAULT Les agences de transport en commun du Québec hésitent à se prononcer sur la portée d’un jugement ontarien qui impose aux chauffeurs d’autobus et de tramways de la province d’annoncer à voix haute tous les arrêts, à llntoition de leurs passagers non voyants.Le Tribunal des droits de la personne de l’Ontario a rendu cette décision le 26 juillet en réponse à une demande de David Lepofsky, un avocat non voyant, qui faisait valoir que la Commission de transport de Toronto (TTC) était obligée, en vertu du Code des droits de la personne de l’Ontario, de répondre à ses besoins et à ceux de tous les autres passagers non voyants.Me Lepofsky avait précédemment obtenu de ce même tribunal une décision imposant au sendee de métro de la TTC l’annonce vocale de tous les arrêts.D estime que cette nouvelle décision s’applique, du moins en principe, à tous les organismes de transport en commun du pays.*C’est son opinion.Nous allons demander à nos conseillers juridiques d’étudier la question pour savoir à quoi nous en tenir», a réagi le porte-parole du Réseau de transport de Longueuil (RTL), Raymond Allard.Tous les autres porte-parole joints par la Presse canadienne ont refusé de commenter le jugement, ci-tanj un manque de familiarité avec l'affaire.A l’heure actuelle, la Société de transport de Montréal (STM) est la seule à exiger de ses chauffeurs d’autobus qu’ils aident les passagers non voyants qui demanderaient à être informés quand ils sont rendus à destination, une obligation qui est enchâssée dans sa Politique sur le civisme et le service à la clientèle.«Ça fait aussi partie de la formation qui est offerte aux nouveaux chauffeurs, a expliqué la porte-parole de la STM, Marianne Rouette.Ils ont une obligation de le faire.» Mais au RTL comme à la Société de transports de Laval (STL) et au Réseau de transport de la Capitale (RTC) de Québec, la décision de se plier ou non à la demande du passager non voyant est laissée à la discrétion du chauffeur.Ces agences offrent par contre toutes un service de transport adapté aux handicapés physiques, visuels et autres.La popularité du système auprès des non-voyants semble toutefois modeste, du moins à Québec, où en 2003 cette clientèle n’a représenté que 6,4 % des déplacements effectués en transport adapté.Presse canadienne EN BREF Quatre jeunes abattus dans une cour d’école de Newark Newark — Quatre jeunes amis ont été abattus dans une cour d’école de Newark, au New Jersey, lors de ce qui semble avoir été une exécution, à quelques jours de leur rentrée à l’université, et trois d’entre eux sont morts.La police a indiqué que trois des victimes avaient été tuées après avoir été contraintes de s’agenouiller devant un mur puis atteintes à la tête d’une balle tirée à bout portant, samedi soir.Une jeune femme a été trouvée à quelque 10 mètres de là, près de gradins, blessée à la tête par un coup de feu, mais toujours vivante.Natasha Aeriel, 19 ans, se trouvait dans un état jugé satisfaisant à l’Hôpital universitaire de Newark.La police a identifié les autres victimes comme étant le frère de la jeune femme, Terrance Aeriel 18 ans, lofemi Hightower, 20 ans, et Dashon Harvey, 20 ans.Les quatre Résidants de Newark devaient aller à l’Université de l’Etat du Delaware, cet automne.Aucune arrestation n’avait été effectuée relativement à cette affaire, hier, et les autorités n’avaient toujours pas identifié de suspect -AP Feu vert à un nouveau médicament anti-VIH Washington—La Food and Drug Administration (FDA), agence sanitaire américaine, a donné son feu vert hier à un nouveau médicament anti-VIH, tout en reconnaissant qu’il s’adressait aux patients n’ayant pas d’autre option en raison de ses possibles effets à long terme.Le Selzentry du géant phanqaeeutique Pfizer— qui deviendra le Celsentri hors des Etats-Unis—est le premier médicament à bloquer le récepteur CCR5, porte que le virus du sida force souvent pour pénétrer les globules blancs.Pfizer a précisé que son nouveau produit qui répond au nom chimique de maraviroc, serait disponible le mois prochain.- PC Le tronçon montréalais de la Route verte JACQUES GRENIER LE DEVOIR MONTREAL fait maintenant officiellement partie du réseau de la Route verte.On a procédé hier à l’inauguration du tronçon montréalais — une action purement symbolique, puisque les pistes cyclables qui font partie du réseau sur nie existent depuis longtemps (l’axe nord-sud, celui vers l’est et Repentigny, et celui vers l’ouest par le canal Lachine).Sur l’ensemble du Québec, quelque 4000 kilomètres de pistes cyclables seront bientôt reliés entre eux pour former le plus grand réseau cyclable d’Amérique du Nord.Actuellement, l’itinéraire est parachevé à 87 %, selon le directeur général de Vélo Québec, Jean-François Pronovost.Environ 3000 kilomètres arborent déjà le blason officiel de la route.Sur la photo, l’ancienne skieuse Mélanie Turgeon, qui participe tout l’été aux diverses inaugurations de la Route verte en tant que porte-parole.Le point final des célébrations de lancement sera apporté à Québec, vendredi.MURRAY BREWSTER Ottawa — Un nouveau chapitre de la bataille juridique autour des conditions de détention possiblement abusives de prisonniers afghans s’est déroulé dans le secret imposé par les tribunaux, sans que le public en soit informé, a appris la Presse canadienne.Amnistie Internationale et TAssodation des libertés civiles de la Colombie-Britannique ont présenté le 11 juillet une demande en vue de forcer le gouverne ment fédéral à rendre publiques jusqu’à 140 pages de documents concernant les conditions de détention de présumés talibans faits prisonniers.Une disposition peu connue de la Loi sur la preuve au Canada, récemment révisée, qui avait été invoquée par la Couronne pour bloquer la divulgation des documents, autorisait aussi les avocats fédéraux à tenir secrète l’existence de la contestation judiciaire.Cette restriction a été levée la semaine dernière à l’issue d’une téléconférence impliquant des avocats représentant Amnistie, la Couronne et le juge en chef de la Cour fédérale.Le procureur général du Canada autorise dorénavant la divulgation du fait qu’une demande de contestation du refus de rendre publics des documents a été soumise, indique une lettre du ministère de la Justice, datée du 30 juillet La lettre était signée de la procureu-re Linda Wall, de la section du litige civil du ministère.Les ministères de la Défense nationale, des Affaires étrangères et de la Justice soutiennent que les documents demandés sont protégés en vertu de la sécurité nationale, et que les transmettre à des avocats défenseurs des droits de la personne pourrait avoir de graves conséquences.Un affront au système juridique D n’y a ripn de nouveau dans le fait que des lois autorisent l’État à tenir des documents secrets, remarque l’avocat d’Amnistie, Paul Champ.Mais la Loi sur la preuve au Canada, elle, contient des dispositions extrêmement singulières, adoptées après les attentats du 11 septembre 2001, qui interdisaient même de seulement dire à quelqu’un que nous les contestions, dénonce-t-il.Tenir des audiences en secret est un affront au système juridique et à quiconque croit au système de droit, dit M.Champ.L’Association des libertés civiles a entrepris une contestation distincte en vertu de la Charte des droits, dans l’espoir de faire invalider la disposition autorisant des mesures judiciaires secrètes.Plus tôt cette année, les deux organismes de défense des droits de la personne avaient demandé à la Cour fédérale une injonction en vue de faire cesser le transfert de détenus capturés par l’armée canadienne aux autorités afghanes, qui sont soupçonnées de torturer les prisonniers.Dans ce but, M.Champ avait réclamé des documents à la Défense nationale et aux Affaires étrangères.Presse canadienne .iéf.-.pS, en collaboration avec 0.SWISS 1 International EN ITALIE CHMPMME GRANDE-BRETAGNE Le «binge drinking» fait craindre une épidémie de cirrhose MARIA CHENG Londres — Les experts sont formels: le phénomène du «binge drinking», qui consiste à se livrer à une consommation excessive d’alcool en un minimum de temps, pourrait se solder par une épidémie de cirrhose du foie en Grande-Bretagne d’ici une vingtaine d’années, faute d’un changement radical de comportement à l’égard de la boisson «On assiste ces dernières années à une effrayante hausse des pathologies du foie liées à l’alcool», constate le Dr Ian Gilmore, président du Collège royal des médecins.Des propos confirmés par les statistiques officielles, qui montrent que les décès par cirrhose ont fortement augmenté en Grande-Bretagne au cours des deux dernières décennies, alors qu’ils ont reculé dans le reste de l’Europe.En Angleterre et au Pays de Galles, 17,5 décès sur 100 000 parmi la population masculine étaient la conséquence d’une cirrhose en 2002, contre 8,3 pour 100 000 en 1987.En Écosse, la progression est encore plus frappante: de 16,9 pour 100 000 en 1987 à 45,2 pour 100 000 en 2002.«Les décès dus à une cirrhose [en Grande-Bretagne] augmentent dans des proportions que l’on ne retrouve nulle part au monde», relève le Dr Rajiv Jalan, consultant en hé- gv-» W ./T:.sL Si ¦ 'Ks.ï*.'.sf.' , KT.® EXCLUSIVITE SOL^BEC ¦s % a Grand Hôtel Santa-Mana Hotel Sonia , vol aller-retour Mtl/Rome, location de voiture inclus : frais de service et taxes d’aéroport.Voyage basé sur la disponibilité d'été 2007 et hiver 2008.Valeur de 4100$.Maggiore National uv dental.WWW.SOLBECTOURS.COM Voir forfait longs séjours «Italie» ILE DEVOIR i Retournez à : Concours GOLFEDf SALERNE, 2050, ; nie de Bteuq.R1 étage, MoM(Quil!ec)H3A3S1 | Li Ho» aura Sen le 17 août 2007àl5li.I FiIlH-nouB ponei# too coupons (to participation avant te I 16août2007i175H.Uoaicouni iJ y V.RIO TINTO RIO CHRISTINNE MUSCHI REUTERS SHAUN BEST REUTERS JACQUES NADEAU LE DEVOIR Alcan, Bell, Domtar, les exemples de locomotives canadiennes vendues se sont multipliés.MICHEL MAGNANT Montréal Stratégique élection de Nicolas Sarkozy est un signe des temps.C’est une France en déclin, tombée au 28e rang pour sa compétitivité, qui semble avoir trouvé en lui une solution à sa marginalisation.Le nouveau président étale d’ailleurs des valeurs qui sonnent juste: une action commune vers un même objectif, construire, risquer et rejeter l’immobilisme.De quoi redonner confiance aux Français.Mais si la France a décidé de prendre le taureau par les cornes, qu’en est-il du Québec?Sommes-nous au-dessus de ce genre de défi?Le problème, c’est qu’il n’y a pas chez nous de structure intellectuelle prête pour la mondialisation.Pour comprendre ce qui se passe, nous devons nous donner une grille de lecture pertinente.De fait, il faudrait une troisième voie à côté de celles des Lucides et des Solidaires.Car pour les «Mondia-listes» québécois à venir le débat ne peut plus se limiter à une controverse sur les coûts de l’État-Providence et les vertus du libre marché.La nouvelle question est plutôt de savoir si le Québec peut faire face aux nouveaux défis qui pèsent sur son avenir.Comprendre La mondialisation a fini par atteindre le Québec.Une première phase, inconsciente, a consisté en une intensification importante du commerce international.De 1981 à 2006 en effet, les exportations internationales du Québec ont littéralement explosé, augmentant de 350 % en dollars constants.Elles sont passées de 26,9 milliards de dollars en 1981 à 92,4 milliards en 2006, et de 19,4 % du PIB à 37,6 % devenant ainsi le principal facteur de notre enrichissement Durant cette période, le Québec s’est aussi doté d’un imposant holding en industries de pointe.Des noms comme Bombardier, Québécor, SNC-La-valin, CGI, le Cirque du Soleil, la Caisse de dépôt etc.font figure de nouvelle avant-garde.Le Québec exporte aussi 44 % de la haute technologie canadienne.Un autre fait d’armes.Mais à la suite de cette période facile, des défis de taille se profilent à l’horizon.Selon certains organismes internationaux, c’est à ce moment-là que les pays commencent à comprendre qu’ils sont en mondialisation.Parce que l’essentiel de leur industrie est tourné vers les exportations internationales.Parce que la productivité devient le nerf de la guerre.Parce que de nouveaux concurrents de taille bouleversent les marchés extérieurs.A ce moment se pose la question de réagir à la nouvelle situation.Le Québec en est rendu là aujourd’hui.Ses locomotives économiques sont vendues à des intérêts hors Québec.Alcan et BCE sont les dernières de la liste, mais il y a eu Falconbridge, Molson, Domtar, Seagram, Dofasco, Biochem-pharma, etc.Des entreprises stratégiques qui deviennent des succursales de production sans pouvoir décisionnel, tout en brisant les réseaux locaux de sous-traitance.La nouvelle concurrence chinoise est une surprise de taille.Avec ses 174 millions de travailleurs industriels, la Chine exporte déjà dans le monde 30 % de plus que le Japon et gruge graduellement les marchés du Québec aux Etats-Unis.La dévastation dp notre secteur industriel a aussi de quoi inquiéter.A 43 % seulement du nombre des entreprises ontariennes, le secteur a subi un désinvestissement grave de 17,5 % depuis 2003.Déjà handicapé par une proportion insuffisante d’industries complexes, le Québec fait aussi face à la délocalisation et aux fermetures.Finalement nos facteurs de compétitivité ne s’améliorent guère: la productivité par travailleur québécois était encore inférieure de 10,4 % à celle de l’Ontario en 2004.La création d’entreprises était aussi estimée dix fois moindre que celle du Canada en 2004.Et le Québec n’aurait reçu que 14,4 % des nouveaux investissements faits au Canada depuis 2002.L’innovation n’irait bien que dans certains secteurs seulement Le dollar québécois ne vaudrait enfin que 73 cents s’il existait dit-on.Comparé à 1,20 $ pour les provinces de l’ouest Réagir Devant ces défis, il ne faut pas rester figé.Sur le plan des grandes orientations, il faudrait commencer par admettre que l’aire d’action économique principale du Québec est désormais internationale.La conquête des marchés extérieurs devient essentielle.La compétitivité et l’efficacité à tous les niveaux devraient être l’affaire de tous.Le travail et les travailleurs devraient être revalorisés.Il faudrait faire plus de place au privé.Une mondialisation responsable toutefois qui maintiendrait la protection sociale, culturelle et environnementale.Les politiques économiques viseront forcément à renforcer notre compétitivité.Faudra-t-il une agence de réindustrialisation?Une politique de délocalisations partielles?La recherche de nouveaux marchés étrangers et de nouveaux créneaux de production deviendra vite nécessaire.Il faudra consolider nos efforts en innovation.Et revoir nos facteurs de compétitivité: création d’entreprises, investissements, rendement au travail.Nous devrons nous inspirer des meilleures pratiques de l’étranger, mais faire aussi des analyses détaillées.Conscientiser Mais en définitive c’est l’appui de la population à une vision particulière qui sera la meilleure garantie de sa réalisation.L’exemple des Lucides de Lucien Bouchard et de ITEDM (Institut économique de Montréal) est clair à cet égard.Dans une province majoritairement solidaire, ils ont réussi à marquer des points et à influencer les principaux partis du Québec.Pour mobiliser les citoyens en faveur de la mondialisation, on devra agir de même: multiplier les communications sur le développement, lutter contre les sentiments anti-croissance et la peur du risque.En appeler aux nouvelles grandes tendances des jeunes: technologie, entrepreneuriat, mercantilisme.Et par-dessus tout prêcher l’audace et la fierté.Soutenir Un virage vers la mondialisation ne peut se faire sans suivi.Les prises de position ponctuelles ne suffisent pas.Elles sont vite oubliées.En l’absence d’un leadership ou organisme continu pour étayer une vision et proposer des lignes directrices, toute l’entreprise risque de tomber dans le vide.D faut un champion de la cause.Dans cet ordre d’idée, plusieurs pays et provinces ont développé des forums de la compétitivité.Près de chez nous, notons le Council on competitiveness américain, Y Institute on competitiveness and prosperity ontarien et le Forum sur la compétitivité du Conseil économique des provinces atlantiques.Ces forums servent de conseils d'orientation économique pour la mondialisation avec dossiers, communications et contacts politiques.En somme, pour se donner une politique de la mondialisation devenue incontournable, le Québec aurait avantage à avoir un Conseil national de la compétitivité.Le droit de partir «.Stéphan Dufour, 30 ans, d’Alma, au Saguenay-lMcSaint-Jean, accusé d’avoir aidé son oncle à se suicider le 8 septembre 2006.Chantal Maltais souffrait de poliomyélite et se déplaçait en fauteuil roulant.» Le Devoir, le mercredi 18 juillet 2007 JACQUES HOULD Montréal j- es 20 dernières années de ma rie profes- Lsionnelle ont été consacrées à des personnes en perte d’autonomie.J’ai connu des personnes qui ont refusé de se faire soigner.J’en ai connu qui ont refusé de iu_=_J s’alimenter et d’autres qui ont choisi de se suicider.Et d’autres qui ont vécu dignement dans la souffiance et les humiliations que crée la perte d’autonomie.Mon expérience m’a amené à réfléchir sur le droit de partir.À qui appartient ma rie?Est-ce à moi?Est-ce à l’Etat?Est-ce à Dieq?Ai-je le droit d’en disposer?Ce droit est-il réservé à l’Etat?ou à Dieu?À Dieu?Une culture religieuse laisse croire que la rie est un don de Dieu.Seul Dieu peut la reprendre.Il est inter- dit à l’individu d’en disposer sous peine de péché mortel.Il est difficile dans ce cas de justifier le suicide, la peine capitale et même le sacrifice de soldats à la guerre.En créant l’homme à son image, Dieu a donné à l’homme le pouvoir de nommer les êtres et les choses.Le christianisme soutient qu’il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa rie pour ceux que l’on aime.Qui perd sa rie la gagne.Le Christ lui-même s’engage dans une démarche suicidaire en toute connaissance de cause, démarche qui se terminera au Golgotha.Les fous de Dieu choisissent d’offrir leur rie en sacrifice pour qu’advienne le Royaume ou une rie meilleure.Il y a une mystique qui recherche l’union avec Dieu, bonheur suprême.Si la rie est un don de Dieu, l’homme le reçoit comme un bien dont il a la liberté de disposer tout en subissant les conséquences de sa ou ses décisions.À l’État ?Quant à l’État, depuis 1994, le Code civil québécois reconnaît à l’individu le droit de refuser des soins de santé.Seul un juge peut lui retirer ce droit.Ainsi le droit de disposer de sa sant£, donc de sa rie, est déjà reconnu impfidtement par l’État C’est un pas important vers la laïcisation du droit ou la reconnaissance que la rie appartient à l’individu et non à la société ou à Dieu.À moi ?Mon éducation et ma culture religieuse ont valorisé l’engagement et le service des autres dans le but de créer un monde meilleur, fis ont aussi valorisé l’importance d’être un citoyen à part entière.J’ai toujours été convaincu que ma vie m’appartenait et que je pouvais en disposer à ma façon.J’ai de la difficulté à imaginer le moment où je pourrais être en lourde perte d’autonomie, où je ne serais plus le sujet de ma rie, où je dépendrais de tout un chacun pour mes selles, mes urines, pour me mobiliser.Est-ce qu’à ce moment-là, je choisirais de partir dignement?Je pense à Pauline Julien et à bien d’autres, à des personnes que j’ai côtoyées tout au long de ma rie personnelle et professionnelle et qui ont fait ce choix.Personnes pour qui j’ai beaucoup de respect; un respect mêlé d’une certaine tristesse en raison d’un départ devancé et, parfois, perçu comme prématuré.J’ai aussi une profonde sympathie pour tous ces anonymes qui ont pu les accompagner et même les assister.Tant que la société refusera le droit de partir, il sera difficile de l’encadrer pour éviter des abus ou des bavures.Il m’apparaît important que ce droit soit reconnu pleinement C’est la décision d'un être libre qui souhaite agir dans le respect des lois de son pays.À propos du retard économique du Québec L’impossible dialogue?Il est absolument essentiel d’avoir une conception pluraliste de la vie JEAN-FRANÇOIS LESSARD Aufeur du livre récemment paru L’État de la nation.Liber2007, Membre de la Chaire de recherche en Mondialisation, Citoyenneté et Démocratie .e constat semble clair: le retard écono- Lmique du Québec persiste encore et toujours si on le compare au reste de l’en-l semble nord-américain.Depuis plusieurs décennies, il y a eu des rattrapages signifi-catifs dans plusieurs domaines certes, mais il existe encore une différence non négligeable nous dit-on.C’est ce que le groupe des «lucides» nous a rappelé.Plus récemment on nous a également expliqué que les Québécois Jravaillaient moins que les autres nord-américains.Élément important qui contribue à comprendre ce retard historique jamais comblé.Le constat n’est pas faux en soi, il s’appuie sur des statistiques auxquelles on peut se fier.Par contre, on pourrait se demander à juste titre pourquoi travailler plus?Pourquoi produire plus?Les tenants d’une vision éconocentriste ont prévu évidemment le coup.En proposant tout simplement aux individus de produire plus et de travailler plus, ce n’est pas comme ça qu’ils risquent de séduire le grand nombre.L’argument principal, et qui leur tient Heu d’évidence, est de dire que le temps Kbre c’est bien, mais si on n’a pas les moyens d’en profiter à quoi cela sert-il?Une réponse d’ordre économique Devant ce discours, la réponse la plus articulée est également d’ordre économique.On soutient pas à tort, que la richesse est mal redistribuée et que jamais les sociétés humaines n’ont été aussi productives qu’elles ne le sont actuellement, ce qui est vrai.Les constats de part et d’autre, bien que différents, ne sont pas faux.Ds sont même assez vrais.Mais nous sommes devant des discours qui s’ignorent mutuellement et qui ont le grand désavantage de se limiter à la sphère économique, il s’agit d’une faiblesse importante.Quand on y pense, il est assez fascinant que la notion du bien-être des individus puisse être limitée à une conception économique.Pourtant, la question du bonheur humain ne se limite pas aiçt discours éconocentristes.EBe est présente ailleurs.Par contre, les économistes ont cette capacité assez surprenante de savoir limiter leurs réflexions à leur seule sphère.La dis-, cussion est beaucoup plus riche, mais aussi beaucoup plus réafiste si on parie du stress au travail, du manque chronique de temps dans nos sociétés contemporaines, de la surconsommation, de la nécessité d’être performant, de la difficulté de s’épanouir comme on le voudrait et d’une certaine déshumanisation des relations sociales.Une conception pluraliste de la vie Devant un discours économique sur le bienêtre, apporter des arguments d’un autre ordre a des conséquences.On dira que l’on «joue» au philosophe, que-l’on se fait «utopiste» ou encore «moralisateur».Même après avoir présenté une réflexion articulée on nous trouvera «sympathique» mais peu ancré dans le présent d’un monde rempli de contraintes, comme si le bonheur ne pouvait seulement et uniquement se penser qu’en termes économiques.Bref on cultive l’art de se limiter à la sacro-sainte sphère économique.D n’en demeure pas moins qu’il est absolument essentiel et incontournable d’avoir une conception pluraliste de la rie.Autrement, il y a des conséquences réeUes et bien plus importantes que cefle de s’incliner devant les discours économiques autosuffisants.D y a un appauvrissement important de la rie si l’on se restreint seulement aux facteurs économiques.De plus, on tombe dans un piège: celui du rétrécissement de la rie.Cela peut-être considérés avantageux par certains qui ont tout intérêt à voir disparaître de nombreux enjeux de la sphère pubHque.Les thèmes mentionnés phis haut n’ont rien de superflu et ne devraient aucunement faire sourire.D s’agit de réaHtés sociales avec des conséquences tangibles.Ils sont aussi importants, voire plus, que les simples écarts de production et le nombre d’heures travaillées.Ceux qui devraient sourire devant lutopie du discours, ce sont tous ceux qui entendent ces économistes se limiter à une conception si limitée de la rie.UiDusion est en réaMté de penser que le bonheur humain peut être expliqué uniquement à partir d’une conception si limitée.Un dialogue ouvert qui prend en compte les divers aspects de la rie dans toute sa complexité est et demeure une nécessité fondamentale.Il est assez fascinant que la notion du bien-être des individus puisse être timitée à une conception économique Ëcrivez-nous! Le Devoir se fait un plaisir de pubüer dans cette page Ips commentaires et les anadyses de ses lecteurs.Étant donné l’abondance de courrier, nous vous demandons de limiter votre contribution à 8000 caractères (y compris les espaces), ou 1100 mots.Inutile de nous téléphoner pour assurer le suivi de votre envoL si le texte est retenu, nous communiquerons avec son auteur.Nous vous encourageons à utiliser le courriel (ne daction@ledevoir.com) ou un autre support électronique, mais dans tous les cas, n’oubliez pas d'indiquer vos coordonnées complètes, y compris votre numéro de téléphone.L’ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes à l’information générale et métropolitaine : Gérald Dallaire (adjoint au directeur de l'information), Jeanne Corriveau (affaires municipales), Fabien Deglise; Marie-Andrée Chouinard (éditorialiste, responsable de la page Idées) Brian Myles (justice et faits de société), Clairandrée Cauchy (Générât).Jean Dion.Louis-Gilles Francœur (environnement), Benoît Munger (responsable du site Internet), Émilie Folie-Boivin.Vincent Cauchy (commis internet) Laurence C\*v*\ (pupitre), Jean-Guillaume Dumont.Philippe Papineau (pupitre) louiseMaude Rioux Soucy (Santé)-, Pauline Gravel (sciences) ; Michel Gameau (caricaturiste) ; Diane Précourt (responsable des pages thématiques) ; Martin Dudos, Michèle Malenfant et Christine Dumazet (relecteur): Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photagmphes) : A Tkéormdtkm cultureie Michel RcU* (théâtre et admr Odhere' Julie Carpentier (pupitre), Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end), Stéphane Baillargeon (reporter), Paul Cauchon (médias), Caroline Montpetit (livres), Odile Tremblay (WaéaiaJIsabelle Paré (culture): à l’information économique Gérard Bérubé (odft'int au directeur d* lïnjbrmatHm) Dominique Reny (pupitre), Éric Desrosiers, Claude Turcotte, François Desjardins; à l’information internationale : Jean-Pierre legault (pupitre international et page éditoriale), Claude Lévesque, Guy Thillefer (adjoint au directeur de l'information), Serge Truffaut (éditorialiste) : à rinfnrmation polMque Hélène Buoetti e Alec Castonguay (correspondants parlementaires à Ottawa), Antoine Robitaille et Robert Du tri sac (correspondants parlementaires à Québec), Kathleen Lévesque ; Amélie Gaudreau (secrétaire d la rédaction), Marie-Pier Frappier, Émilie Parent Bouchard (commis à la rédaction).La documentation Gilles Paré (dimlewr* Manon Derome, Patrick Cossette (Québec), Monique Bhérer (Ottawa).LA PUBLICITÉ ET LE MARKETING Amélie Bessette.Jean de Billy, Jean-François Bossé, Dave Cameron, Marlène Côté, Christiane Legault, Amélie Maltais.Claire Paquet.Martine Riopelle.Isabelle Sancher Nadia Sebaï, Mélisande Simard (publicitaires), Laurence Thériault (directrice adjointe), Sylvie Laporte.Martine Bérubé Secrétaire).IA PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production), Michel Bernatchez, Johanne Brunet.Danielle Cantara.Richard Des Cormiers.Donald Fillon, Yannick Morin Nathalie Zemaitis, Olivier Zuida.INFORMATIQUE Yanick Martel (responsable).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Caroline Simard (responsable service à la clientèle), Nancy Beaulieu, Manon Blanchette.Nathalie Filion.Rachelle Leclerc.L*ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur) Nicole Carmel (responsable des services comptables), Céline Furoy, Ghislaine Lafleur, Claudette Béliveau (adjointe administrative), Claudine Chevrier, Monique Proteau, Danielle Ross.* LE DEVOIR, LE MARDI 7 AOÛT 2007 A 8 ACTUAlim ÉOLIEN SUITE DE LA PAGE 1 et des inconvénients pour le développement de nos communautés, a justement fait valoir le Comité, par voie de communiqué.L’information qui circule actuellement se limite bien souvent à faire la promotion des projets éoliens sans que soient discutés les enjeux qui sont liés à un tel développement.» M.Gagnon souligne que, bien souvent, les promoteurs privés, même lorsqu’ils sont associés aux municipalités ou aux municipalités régionales de comtés (MRC), ne se soucient guère des inquiétudes formulées par les citoyens.Il ne mâche d’ailleurs pas ses mots, affirmant que les promoteurs cherchent uniquement à discuter avec les personnes qui acceptent de signer un contrat stipulant qu’ils souhaitent rendre leurs terres disponibles pour y accueillir des éoliennes.«Ceux qui ne signent pas de contrat ne font pas partie du dossier, mais ils vont avoir les éoliennes près de chez eux quand même», ajoute-t-il.Dans d’autres cas, les consultations risqueraient d’intervenir trop tardivement Martin Gagnon cite en exemple le préfet de la MRC de Rimouski-Neigette, qui a promis de consulter la population sur un projet de 50 éoliennes.Or, «on ne sait pas si ça va être fait avant ou après le 18 septembre [date butoir pour répondre à l'appel d’offres], précise-t-il.Si un comité de citoyens conteste l’implantation d’un projet mais que le projet est déjà déposé, on fait quoi?Tout le processus est tellement improvisé que ça donne ce genre de résultats.» Le Comité a lui-même organisé plusieurs rencontres d’information auxquelles des centaines de personnes auraient participé.Le gouvernement du Québec a pourtant déjà fait valoir l’importance de s’assurer de l’acceptabilité sociale des projets éoliens, en février dernier.Il avait alors annoncé une série de mesures destinées à «améliorer les conditions entourant le développement de l’énergie éolienne au Québec».On indiquait notamment que «les projets proposés devront respecter les conditions indispensables à un développement qui soit durable, ce qui implique notamment qu’ils soient socialement acceptables pour la population concernée et que leur réalisation soit harmonisée avec les activités déjà présentes dans le milieu et celles envisagées».Québec avait même reporté la date butoir du dépôt de l’appel d’offres du 15 mai au 15 septembre, soulignant que «les MRC concernées disposeront ainsi d’un peu plus de temps pour consulter leur population.De même, les promoteurs auront aussi plus de latitude pour renforcer, voire diversifier, leurs partenariats avec le milieu d’accueil».Le ministre des Affaires municipales et des Régions avait même fourni un appui aux MRC leur permettant «d’assumer adéquatement leurs responsabilités tant en aménagement du territoire qu’en matière d’information de la population».’Anne-Stéphanie Lebrun, du groupe Eole prudence, souligne toutefois que leurs nombreuses demandes de rencontres auprès de différents ministères sont restées lettres mortes.Même chose du côté des élus municipaux du Bas-Saint-Laurent Aventure risquée Pour le Comité régional pour un développeiqent éolien acceptable, mais aussi pour les groupes Eole prudence et Vigilance éolienne, il est clair que l’on se lance dans l’aventure éolienne sans tenir compte de cette nécessaire acceptabilité sociale.«Les gens ont des craintes et il n’y a personne qui y répond, laisse tomber M.Gagnon.Les entreprises développent leurs projets et vont les soumettre à Hydro-Québec le 18 septembre sans qu’il y ait eu de consultation des populations.» Même une fois la date butoir passée, difficile de savoir sur quels critères les libéraux vont se baser pour choisir les projets qui iront de l’avant.«On ne connaît pas les paramètres qui vont dicter les choix.On dit qu’on veut prioriser l’acceptabilité sociale des projets, mais comme on ne Ta pas définie, on ne sait pas ce que ça veut dire, déplore Martin Gagnon.En plus, la définition d’une “communauté” que se donne Québec, c'est le conseil municipal, ou encore le conseil de la MRC.Ce ne sont pas l’ensemble des citoyens, mais seulement les élus.Ce que ça veut dire, c’est que lorsqu’un promoteur a l’appui du maire ou du conseil de la MRC, c’est suffisant.Les promoteurs n'ont pas besoin de rendre compte aux citoyens.» Et les élus municipaux sont à ses yeux, plutôt favorables aux projets qui promettent des retombées économiques intéressantes.«Quels chapeaux portent-ils?Est-ce qu’ils sont promoteurs de développement éolien ou ils s’occupent encore de leur municipalité?» D soutient même que certains seraient en «conflits d’intérêts».«La dernière fois que fai vu ça, c’est quand je travaillais en coopération en Afrique», lance-t-iL La consultation des citoyens est pourtant essentielle, selon M.Gagnon.«L’idée est de dire aux gens “on vient installer quelque chose dans votre milieu, voilà les impacts, voilà les retombées économiques", etc.A partir de cela, les gens peuvent poser des questions, notamment pour savoir s’il y a des impacts sur la santé.Mais là, on entend toutes sortes de choses, et ü n’y a personne qui va répondre aux questions des citoyens.» «Est-ce qu’on pourrait être consultés, qu’on puisse poser des questions et ensuite qu’on puisse se positionner pour savoir si oui ou non les citoyens veulent modifier leur panorama pendant au moins 20 ans.Est-ce que le jeu en vaut la chandelle?, demande-t-il.Après tout, «ce sont des mastodontes d’une hauteur de 30 étages qu'on installe dans le paysage des gens et qui créent des impacts qu’on n’a toujours pas tous mesurés.» Parmi les risques le plus souvent évoqués, on note les impacts sur les paysages bucoliques de régions comme le Bas-Saint-Laurent ou la Gaspésie.Des résidents de Bedford, au sud de Montréal, ont eux aussi fait valoir leurs craintes en ce sens, alors qu’un important projet éolien est en préparation dans leur région.Là aussi, le promoteur serait peu prompt à consulter les citoyens.On peut également évoquer de possibles impacts causés par les tensions parasites, ou encore des effets sur la migration de la faune ailée.Peu d’études documentent ces aspects.Le tourisme pourrait aussi en souffrir.À titre d’exemple, Ginette Couture, propriétaire du gîte Le Jardin de givre, à Saint-Léandre, craint l’arrivée de près d’une dizaine d’éoliennes dans un rayon de moins d’un kilomètre autour de sa petite auberge.Elle souligne qu’aucun promoteur ou élu municipal n’est venu la rencontrer pour discuter du projet d’implantation d’éoliennes qui risquent de perturber son entreprise, qui mise sur la quiétude pour attirer plus de 700 visiteurs par année.Dans le secteur de Saint-Léandre-Saint-Ulrich, on pourrait se retrouver bientôt avec un total de près de 200 éoliennes, précise Mme Couture.En fait, l’erreur, selon Martin Gagnon, c’est que «le gouvernement a beaucoup misé sur le fuit que c’est socialement acceptable, notamment sur le plan environnemental.Mais comme l’installation des éoliennes n’est vraiment pas terminée, les gens ne voient pas encore les effets du cumul d’éoliennes».Trop peu d’études sont disponibles sur le sujet, estime-t-il.«L’Université du Québec à Rimouski a eu un mandat d’HydroQuébec pour produire une étude sur l’acceptabilité sociale des projets, qui va être déposée en 200809.Une autre étude a été demandée par la Confèrence régionale des élus du Bas-Saint-Laurent sur l’impact sur les paysages.Ils nous disent que les résultats vont sortir à l’hiver2008.» Moratoire demandé Comme la date butoir fixée par Hydro-Québec arrive à grands pas et que les choses ne bougent pas, le Comité demande carrément la suspension de l’appel d’offres.«Compte tenu de l’absence d’information et de concertation sur les projets éoliens sur notre territoire, des pressions indues sur les citoyens, de l’improvisation en termes d’aménagement du territoire, des impacts permanents sur nos paysages, et de l’effet cumulatif des projets et de l'absence d’une définition claire de l’acceptabilité sociale des projets, le comité demande au gouvernement du Québec de suspendre le processus d’appel d’offres actuel», souligne le Comité.Au ministère des Ressources naturelles et de la Faune, on n’était pas en mesure hier de fournir de détails dans ce dossier.On pourrait cependant obtenir de plus amples informations aujourd’hui, a-t-on assuré.Du côté d’Hydro-Québec, on dit simplement avoir répondu à un décret gouvernemental en lançant cet appel d’offres pour 2000 mégawatts d’éner-gie d’origine éolienne.D’ici une dizaine d’années, ce sont pas moins de 4000 mégawatts quHydro-Québec achètera aux producteurs privés, ce qui représente environ 10 % de la production électrique totale au Québec.La société d’Etat a jusqu’à maintenant lancé deux appels d’offres.Le premier est clos.D portait sur 1000 mégawatts (un mégawatt alimente de 200 à 300 maisons) et a été décerné à deux groupes en octobre 2004.Le Devoir PUBLICITÉ SUITE DE LA PAGE 1 plusieurs téléspectateurs, qui craignent de voir leurs émissions envahies par la publicité dès cet automne.Chemin inverse Mais Radio-Canada entend suivre le chemin inverse.En mai, le vice-président aux services français de Radio-Canada, Sylvain Lafrance, déclarait que la décision du CRTC ne changeait pas grand-chose, puisque la télévision publique n’avait aucunement l’intention d’augmenter le nombre de minutes à l’heure.RadioCanada semble avoir poussé sa réflexion encore plus loin, puisqu’elle souhaite maintenant diminuer le nombre moyen de minutes de publicités, de 12 à 8.Selon nos informations, Radio-Canada aurait voulu effectuer ce changement dès janvier prochain, mais ce ne sera pas possible, et on parle maintenant de la saison 200R09.En juin, RadioCanada a diffusé le Gala des Olivier en menant une expérience de huit minutes de publicité à l’heure.On a également expérimenté de nouveaux formats publicitaires, par exemple des numéros humoristiques autour de publicités de 30 secondes.Satisfaite de l’expérience, RadioCanada veut maintenant étendre ce concept à l’ensemble de la programmation.«Mais le marché publicitaire n’est pas facile à changer», constate Richard Portelance.La télévision publique a mené quelques expériences publicitaires depuis trois ans, l’une des plus visibles étant les fameux décomptes avant le début d’une émission.Les décomptes fonctionnent tellement bien, explique Richard Portelance, que 4out est vendu et on demande maintenant une surprime.Mais il a fallu faire deux recherches différentes pour convaincre les annonceurs que ça fonctionnait bien, et que les téléspectateurs restaient à l’antenne».Plus cher En diffusant huit minutes de pub plutôt que 12, chaque espace publicitaire prendrait plus d’importance.La publicité serait donc facturée plus cher aux annonceurs.Le projet veut également contrer le «zapping», qui prend une importance grandissante, surtout avec les nouveaux appareils numériques, qui permettent de sauter les publicités.Mais les annonceurs sont-ils prêts à payer plus cher pour une publicité plus rare?«C’est la grande question, commente Richard Portelance.De plus, et il faut le dire, il faudrait que certains annonceurs améliorent la qualité de leur pub.» Mais Radio-Canada demeure convaincue qu’il faut changer l’approche publicitaire, non seulement en variant les formats («en Europe, on peut trouver des pubs de 18 secondes, ou de plus de deux minutes», lance Richard Portelance), mais aussi en révisant la notion de groupecible.Le principal groupe-cible des publicitaires demeure les 25-54 ans, explique-t-il.Mais la population vieillit, et dans ce groupe-cible, la part des 25-35 ans diminue sans cesse.«Nous, on essaie de mettre en place la notion de groupe-cible de 35-64 ans, ou encore de 50 ans et plus, comme ça existe en Europe», dit-il.Le travail de Richard Portelance consiste évidemment à planifier la vente d’espace publicitaire pour Radio-Canada, mais il n'hésite pas à déclarer qu’«i7 y a trop de pub.Il faut créer de la rareté».Un tel changement pourrait avoir un impact important sur les émissions, particulièrement les fictions, qui disposeraient de plus de minutes pour leur contenu.Pour combler l’espace libéré, Radio-Canada travaillait même ces derniers mois sur le projet d’une émission de fiction de 1 ou 2 minutes.Mais ce projet est actuellement en veilleuse.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 (ou de la piraterie d’Etat) qui l’exploite de manière dévergondée.Enfin bref je réfléchissais à tout ça, hier, entre deux matchs de la coupe Rogers, en lisant tranquillement le Times de Londres d’un œil et en pratiquant ma brosse • en décroisé de l’autre.Oui, je suis abonné au Times, un abonnement mobile qui me suit même sur la galerie de presse du stade Uniprix.(D’ailleurs, faudrait se pencher un jour sur la cocasserie de la chose, un lieu sportif commandité par une pharmacie.Une chance que le Tour de France ne passe pas au coin de Saint-Laurent et Paillon.) Donc, on sait, si l’on a pris soin de se connecter avec pas de fil sur le monde au cours des derniers jours, que l’ATP a institué une enquête sur une sombre histoire de paris extraordinairement élevés sur un match disputé en Pologne la semaine passée et que le joueur russe Nikolay Davydenko, alors 4e au classement mondial et aujourd’hui 5e, a abandonné pour blessure à la manche décisive.Or hier, le Times publiait qu’au printemps dernier, avant un tournoi présenté à Miami, l’ATP a invité un mafieux repenti à prendre la parole devant les joueurs pour les mettre en garde contre les dangers de la corruption.On se cite quelques extraits de ï’article en question?«Plus tôt cette année, l’ATP a convié Michael Franze-se, m membre haut placé du clan Colombo de la pègre new-yorkaise, à s’adresser à 200 de ses meilleurs joueurs lors d’un meeting à présence obligatoire, avant le Masters Series qui portait sur l'implication du crime organisé dans le gambling sportif.» «Franzese, appelé par les médias américains et des personnalités liées à la lutte contre le crime “Long Island Don” et “Le prince de la mafia”, avait la réputation ROGERS CHRISTINNE MUSCHI REUTERS Lleyton Hewitt a vaincu hier l’Espagnol Juan Carlos Ferrero.L’Australien s’est ensuite dit «étonné» par l’histoire de Davydenko.d’être l’un des mafiosi aux activités les plus lucratives depuis AI Capone.Sous des accusations répétées de racket, il a plaidé coupable, accepté me peine de dix ans de prison et s’est engagé à faire des allocutions sur les effets néfastes qu’a pu avoir sa “carrière”sur le sport.» Il appert que Franzese aurait déjà également rencontré des joueurs des ligues majeures de baseball et de l’Association nationale de basketball.Vous, ça vous regarde, mais moi, je n’aurais jamais pensé que ce genre de choses puisse se produire.Voilà pourquoi un jour prochain, je mourra d’incrédulité.Remarquez, l’ATP reconnaît volontiers que la rencontre a eu lieu.Elle l’inclut d’ailleurs dans un «processus permanent de communication avec les joueurs», voire «d’éducation».Mais toutes les questions ne sont pas nécessairement bienvenues.Hier, lorsqu’un reporter a demandé à Tomas Berdych s’il avait déjà été appro- TURCOT ché par des éléments criminels, il s’est fait répondre par le «modérateur» de la rencontre de presse que l’interrogation n’était pas pertinente.Berdych a toutefois mentionné qu’il était présent à la rencontre de Miami, et que le gars était assis devant tout le monde et qu’il leur parlait de ce qu’avait été sa vie.Dans l’ensemble, les joueurs restent prudents sur le sujet de manière fort compréhensible.L’Australien Ueyton Hewitt, qui venait tout juste de vaincre l’Espagnol Juan Carlos Ferrero, s’est dit «étonné» par l’histoire de Davydenko, et déclaré qu’il fallait laisser l’enquête suivre son cours.Berdych a émis l’avis que les hypothétiques cas de matchs truqués devaient être traités avec sérieux, car le problème, s’il s’avérait serait encore plus important que celui du dopage.«Mais à moins de nous mettre un fusil sur la tempe, ils ne peuvent rien faire pour nous forcer à collaborer», a-t-il dit Idée générale: la seule présence de soupçons est nuisible, ainsi que l’on s'en doute.Cela étant que voulez-vous, mesdames messieurs.Quand il y a du fiic quelque part, comme disait le poète, il y a du monde.?En fin de programme de soirée hier, Frank Dance-vic, de Niagara Falls, le Canadien le mieux coté avec une 9T place mondiale issue notamment d’une Surprenante victoire récente contre Andy Roddick en demi-finale tournoi dlndianapolis (Dancevic a perdu en finale), affrontait l’Argentin Juan Martin Del Potro, 19 ans seulement et 75' raquette au classement ATF Ce soir, ce sera au tour de Frédéric Niemeyer, de Deauville, de faire de même.Quant aux gros noms, Roger Federer et Rafael Nadal, ils n’entreront en scène que demain, mais il paraît selon des sources que ça vaut la peine d’attendre.SUITE DE LA PAGE 1 cathédrale», croit M.Décarie, qui reprend les propos de son collègue Jean-Claude Marsan à l’égard d’un autre échangeur montréalais: il faut en conserver l’esprit «parce que c’est un témoignage de l’ère automobile, un ouvrage emblématique des années 50 même si c’est over design.» Galerie à ciel ouvert À défaut d’y voir une cathédrale des temps modernes, on peut imaginer les peintures fantasques et colorées que le collectif Méandres urbains voulait réaliser sur les 223 piliers en 2002.Le projet est mort au feuffleton, mais une galerie d’art à ciel ouvert s’y est déployée malgré tout Depuis quelques années, des graffiteurs ont entrepris de donner à ce no man’s land un visage humain.«C’est ma galerie», lance en souriant Monk-e, qui a investi les lieux il y a quatre ans avant d’être rejoint par d’autres adeptes de la bombe aérosol.Une quinzaine de ses œuvres s’affichent encore sur la trentaine qu’il y a réalisées.L’espace ouvert peu fréquenté, à l’abri des policiers inquisiteurs, et le jeu de perspective des structures en étages en font un lieu idéal pour exprimer librement leur art et le photographier.«Cest un endroit parfait pour faire de trucs figuratifs, et les piliers, ça me fait plein de petites toiles, qui créent comme un petit musée», commente l’artiste autodidacte qui a trouvé dans la culture hip hop l’esprit d’un art qui n’arrivait pas à s’exprimer dans le carcan du système scolaire.Artistes de l’éphémère habitués à ntigrer, toujours en quête de nouveaux sites de création spontanée, les graf- fiteurs n’iront pas se plaindre de la démolition éventuelle de l’échangeur.Mais le jeune homme de 25 ans admet qu’avec la campagne de nettoyage de la Ville, le développement immobilier, la diminution des murs légaux et le renforcement, les lieux se font plus rares.«Cest difficile de trouver des endroits qu’on peut encore défricher, qui sont encore vierges et qui permettent plein de techniques, note-t-il.On a déjà perdu le T.A [l’autre galerie sous l’autoroute Ville-Marie] et le Red-path» transformé en lofts de luxe.Apprendre des erreurs Érigé entre 1961 et 1967 au coût de 24 millions par la firme Lalonde et Valois (devenue SNGLavalin), l’échangeur relie trois autoroutes névralgiques—20,720 et 15 — et accueille aujourd’hui 280 000 véhicules par jour.L’usure du temps et de l’achalandage imprévisible à l’époque, visible à l’œil nu, appelle une cure de rajeunissement majeure, Monk-e et Jean Décarie en conviennent comme tout le monde.Mais faire table rase du passé ne constitue pas la meilleure solution.«Pourquoi effacer toutes nos erreurs?, demande aussi Dinu Bumbaru d’Héritage Montréal.Il faut se rappeler qu’on en fait parfois.» Car l’échangeur a aussi été critiqué pour sa laideur et sa masse de béton annihilante.M.Décarie fustige d’ailleurs le puissant lobby du béton qui dicte sa règle au Québec.Pourquoi ne pas reprendre l’esprit de la structure suspendue entre ciel et terre, mais en métal, matière qui dure, à l’instar des œuvres de l’architecte espagnol Santiago Calatrava, propose l’urbaniste, un brin mégalomane, bien que le contexte d’un gouvernement minoritaire et des finances publiques à vau-l’eau ne s’y prêtent pas.Le ministère des Transports du Québec (MTQ) privilégiera plutôt quelques bretelles de béton en nombre réduit, hissées à 10 m ou 15 m, des routes en remblais et au niveau du sol pour «faciliter l’entretien» et en «diminuer les coûts», réduire les coûts de construction et «améliorer l'aspect visuel», selon la porte-parole Josée Séguin.Des objectifs qui se défendent, mais peu porteurs de vision.Les travaux toucheront le complexe Turcot dans son ensemble, y compris les quatre échangeurs — de h Vérendrye, Angrignon et Montréal-Ouest — qui le composent La fin des activités de la cour de triage ferroviaire du CN en 2003, acquise depuis par le MTQ, permettra de désenclaver un vaste territoire de 100 hectares en repoussant la voie ferrée et l’autoroute 20 plus près de la falaise Saint-Jacques.Les perspectives de développement urbain que brandissent les autorités inquiètent un peu Jean Décarie.«Ce sont des éléments [la falaise et la cour de triage] d’une ampleur considérable, et il ne faut pas les diminuer, insiste l’urbaniste.Construire des petites maisons est complètement imbécile par rapport au potentiel du site.Si on construit des tours, on va masquer complètement et absorber la falaise, et ça, c’est dangereux.U faudrait penser à une fonction collective à cet endroiÜà.» C’est pourquoi il applaudit à l’idée des candidats conservateurs Jean Fortier et Allen McKenzie d’exhumer l’anden lac à la Loutre et de l’intégrer dans un Central Park à la new-yorkaise.Le projet restituerait au site les qualités qui en font, de l’avis de l’urbaniste, «une entrée de villefedndeuse.» Le Devoir LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, O' étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 Ëü Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier 514-985-3333 514-985-3360 redaction@ledevoir.com La publicité Au téléphone 514-985-3399 Par télécopieur 514-985-3390 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Les avis publics et appels d’offres Au téléphone 514-985-3344 Par télécopieur 514-985-3340 Par courrier avisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone • 514-985-3322 Par télécopieur 514-985-3340 Les abonnements Au téléphone 514-985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur 514-985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal (sans frais) 1-800463-7559 L’agenda culturel Au téléphone Par télécopieur 514-985-3346 514-985-3390 U rn,rmk,n.mrlln-1.liste ,1.- «¦» .bonne* « 1.dl.po.lüon d'orip.niiwlion» reconnu.* donl l« eu*-, les produits ou les «rvlce» peuvent letleu^Si vous ne jouhailez pas de rorMpondairf'à la chentètej.DnwMt dulun .u «anwdl par U Devoir Inc.don! le alto kk-1.1 est situé su 2050, rue De Bleury, 9- étage.Montréal.(Québec), H3A 3M9, Il est Imprimé par Imprimerie Québécor St-Je.nStX), boulevard Industriel,Satat-Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Q^becmjnc, 612 autorisée i employer et à diffuser les Informations publiées dans U Devoir.U Dnoir est distribué par Messageries Dynamiques, dirialon du Groupe Québécor lnc„ 900.boulevard Saint-Martin Ouest.Laval.Envol de publication - Enregistrement n 0856.DépOt légal- Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007
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