Le devoir, 27 juin 2003, Page(s) complémentaire(s)
A 10 LE DEVOIR.LE VENDREDI 27 JIMS 2 0 0 3 -?LE DEVOIR ?-—- ACTUALITES Montréal attend plusieurs milliers de manifestants antimondialisation ALEC CASTONGUAY LE DEVOIR A lors que les grandes rencontres du G8 et de l’Or-xi-ganisation mondiale du commerce (OMC) ont pris l’habitude de se tenir loin des regards et des manifestations, le centre-ville de Montréal fera figure d’exception en juillet et risque de ressembler à un véritable champ de bataille, En effet l’hôtel Reine-Elizabeth recevra le minisommet ministériel de l’OMC du 28 au 30 juillet Les opposants a la libéralisation des marchés promettent «dé faire annuler la rencontre par tous les moyens possibles» alors que la police de Montréal se prépare «à toute éventualité».L’hôtel du boulevard René-Lévesque sera le théâtre d’une réunion préparatoire à la grande rencontre de l’OMC qui aura lieu en septembre prochain à Cancun, au Mexique, et qui rassemblera les 146 pays membres.Une vingtaine de ministres du Commerce international sont attendus à Montréal pour discuter du cycle de Doha actuellement en cours, question de faire progresser les divers dossiers.Les opposants à la mondialisation, qui préfèrent aujourd’hui se décrire comme des altermondialistes, en référence à une mondialisation alternative, n’entendent toutefois pas laisser les dirigeants discuter en paix.«Ces rencontres à huit clos ne sont pas légitimes», soutient Mélanie Sylvestre, porte-parole de la mobilisation de la fin juillet et membre de la Convergence des luttes anticapitalistes (CLAC).«La réunion met en scène quelques pays importants qui vont discuter de ce qu 'ils vont faire adopter parles autres ensuite.Il n'y a rien de démocratique là-dedans.* Les détails de la mobilisation seront annoncés aujourd’hui lors d’une conférence de presse à l’université Concordia.Les organisateurs des manifestations affirment déjà que «ça va brasser pas mal» pendant les trois jours de ce minisommet.«On attend plusieurs milliers de personnes, et certains parlent de plus de 10 000 manifestants, explique Mélanie Sylvestre.Déjà, on a pas mal de monde qui devrait venir de Toronto et des Maritimes, et la semaine dernière, on a eu une rencontre avec des organisations du nord-est des États-Unis qui voulaient s’impliquer» Les altennondia-listes se sont dits «surpris mais heureux» de voir qu’un tel événement aura lieu dans le centre d’une grande ville.«Toutes les dernières rencontres [G81 ont eu lieu dans des endroits reculés comme Kananaskis ou Évian, rendant les mobilisations difficiles, souligne Mélanie Sylvestre.On va en profiter pour se/aire entendre.» Du côté de la police, on ne veut évidemment rien révéler des tactiques qui seront employées pour contrer les manifestants mais on prend les menaces très au sérieux.Le Service de police de la ville de Montréal (SFVM) se dit «prêt à toute éventualité».«Il y aura un périmètre bloqué pour “sécuriser" le lieu du sommet et plusieurs rues seront également fermées pour nous permettre de circuler plus librement», explique Yannick Ouimet agent de communication au SPVM.Des sources policières ont confirmé au Devoir que plusieurs réunions ont déjà eu lieu pour preparer l’événement et que des heures supplémentaires ont été nécessaires à la préparation du plan d’action.«Les informations que nous avons font état de la présence probable de plusieurs manifestants qui viendraient de l'extérieur de Montréal, il faut donc être prêt», commente Yannick Ouimet.Le SPVM sera appelé sur les lieux dès le 27 juillet, la veille de la rencontre, alors qu'une grande marche familiale sou?le thème -Personne n’est illégal» prendra forme.A cette occasion, aucun affrontement avec la police n’est à l'ordre du jour «On espère qu'il y aura beaucoup de monde, c'est le gros rassemblement populaire des trois jours», affirme Mélanie Sylvestre, porte-parole de la mobilisation.Le lendemain, ce sera une autre histoire.Deux marches commenceront le matin dès 6h30 et convergeront vers le Reine-Elizabeth avec l’objectif de «créer le plus de perturbation possible et même défaire annuler le sommet», explique Mélanie Sylvestre.Les deux points de rencontre sont au carré hrillips, coin Sainte-Catherine et Union, et à la station de métro Guy-Concordia.«Nous ne condamnons aucun geste, dit-elle.Il n 'y aura pas de mot d'ordre, mais toutes les actions seront menées par de petits groupes dans le but de faire déraper l'événement.» Le 29 juillet, les organisateurs prévoient «une grande manifestation de perturbation» où on promet une «résistance massive».La dernière journée, une «zone verte» sera créée loin du périmètre des affrontements pour renseigner les gens sur «les dangers du capitalisme et de l'impérialisme».OTTAWA OSM VACHES Des propos «très durs» à Vendroit du fédéral SUITE DE LA PAGE I partir d’un document soumis par Québec.Certains de ses collègues ont eu des propos «très durs» à l’endroit du gouvernement fédéral, a relaté M.Séguin.«Ce qui choque tout le monde autour de la table, c'est la relation dans laquelle nous sommes, où nous croyons que le gouvernement fédéral agit unilatéralement, dans un total arbitraire.» Pour la santé, les ministres provinciaux des Finances demandent à John Manley qu’il s’engage à verser la somme additionnelle de deux milliards conformément à l’arrangement sur le financement fédéral de la santé conclu en février.Ils s’accordent tous pour ne pas prêter foi aux calculs de M.Manley, qui suggèrent qu’Ottawa dégagerait un surplus de seulement trois milliards en 2003-04.«Nous évaluons que les surplus, cette année, varieront entre sept et huit milliards», a indiqué M.Séguin.Depuis plusieurs années, le gouvernement fédéral sous-évalue de 50 % ses surplus, a-t-il fait remarquer.Lors de cette rencontre, tout baignait dans l’huile pour la délégation du nouveau gouvernement fédéraliste.Non seulement les ministres des Finances des autres provinces ont accepté de travailler à partir du projet de proposition de réforme de la péréquation concocté par les bonzes québécois des Finances, ils ont aussi donné leur aval à la création d’un bureau de négociations sur le désé-quiübre fiscal, maintenant appelé Secrétariat d’information et de coopération sur le déséquilibre fiscal.M.Séguin a même laissé entendre que ce secrétariat sera basé à Québec, comme le souhaite le premier ministre Jean Charest.Les premiers ministres en feront l’annonce la semaine prochaine.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A3M9 Ê3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir, www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514) 985-3360 Par courriel redaction@ledevoir.com L’agenda culturel Au téléphone Par télécopieur La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3346 (514) 985-3390 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans fiais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514)985-3340 Par courriel avisdev@ledevoir.com Les avis de décès (Le memoriel) Au téléphone (514) 525-1149 Par courriel info@lememoriel.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514)985-3340 Service à la clientèle et abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514)985-5967 Parcourriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans fiais) Le Devoir peut, à l'occasion, mettre la liste d'adresses de ses abonnés à la disposition d'organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la cfientéle.Le Devoir est publié du hindi au samedi par Le Devoir Inc.dont le siege social est situé au 2050.rue De Bleury, 9 étage.Montréal.(Québec), H3A3M9.Il est imprime par Imprimerie Québécor St-Jean.800, boulevard Industriel.Saint-Jear ,;ei! \ sic- dp Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint- direal.gence P> sse Canadienne est autorisée à cia au user les informations publiées dans Le Devoir.Le Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc.900.boulevard Saint-Martin Ouest.Laval.Envoi de publication — Enregistrement n' 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.SUITE DE LA PAGE 1 (Opus 4 / Busby et Cohlmeyer Architects) et de ArchL tekten, la seule maison étrangère toujours en lice dans le dernier droit Le bureau d’Amsterdam était associé à deux firmes d’architectes du Québec, Ædifica inc.et Les architectes Tétreanlt Parent Languedoc et associés.«Le concept architectural proposé par les architectes de la firme de Architekten Cie, Petro Puljiz et Brani-mirMediç, coconcepteurs du projet, s'inscrit dans les grands courants internationaux de l’architectpre», commente Georges Adamczyk, directeur de l’École d’architecture de l’Université de Montréal et président du jury, dans un communiqué émis hier par la SIQ.«Ce concept est indéniablement caractérisé par un élan de modernité fort à propos au regard d’un endroit regroupant d'importantes fonctions culturelles et administratives.En plus de répondre ata besoins, cette proposition novatrice est en accord avec le caractère créatif de la métropole culturelle qu’est Montréal.» La firme de Architekten Cie réalise de nombreux projets chaque année.Elle est notamment associée à la rénovation, à l’agrandissement et à l’aménagement intérieur du complexe gouvernemental Jakob-Kai-ser-Haus (Berlin) et du Centre musical de diffusion d’Hilversum (Pays-Bas).Les firmes québécoises liées au consortium ont par exemple participé à l’agrandissement du Palais des congrès de Montréal et à la construction du Laboratoire de biologie expérimentale de l’Institut Armand-Frappier.L’image de synthèse de la proposition gagnante, fournie par la SIQ, montre deux cubes, un petit et un grand.Les architectes expliquent que le petit immeuble, donnant sur la rue SainteGatherine (angle Jeanne-Mance), se veut davantage un rappel de PécheDe urbaine de cette rue.Ce deuxième élément est conçu pour abriter un ministère, sans préciser lequel La grande structure cubique compose donc l’élément essentiel du projet.«L’originalité de la proposition s’organise autour de la mixité des trois fonctions représentées par la salle de l'orchestre symphonique, les bureaux des fonctionnaires et les espaces pour les conservatoires de musique et de théâtre», résume Michel Languedoc, de la firme Les architectes Tétreault Parent Languedoc et associés.«Le regroupement de ces trois fonctions fait appel à une dynamique urbaine très particulière, assez propre à Montréal.» Son collègue Michel Dubuc, président de la firme Ædifica inc., en rajoute.«On peut présumer que le jury a été intéressé par le rejet de la typologie prévisible, qui aurait donné une tour de bureaux pour les espaces SUITE DE LA PAGE 1 ardu de réflexion —, le jazz affublé du même qualificatif ne rassure pas, même l’amateur minimalement informé.libre expression et recherche, expérimentation, abstraction, passages arides et séquences cacophoniques: le jazz dit contemporain flirte parfois avec la musique actuelle mais retourne la plupart du temps à une forme de tradition, celle du free jazz notamment.En free, le vocabulaire est pourtant connu depuis belle lurette.D’ailleurs, le dernier disque du Théo Jorgensmann Quartet (Allemagne), qui prend le plancher ce soir, est un hommage.La courtoisie lui fait reconnaître les pas de géant d’un de ceux qui ont permis de définir le free jazz, Ornette Coleman.Depuis plus de 20 ans, les disques-hommages aux maîtres défilent comme c’est peu permis.On relit, on redécouvre, on ressasse.Même les courants récents, comme le free jazz, passent dans le tordeur de la relecture.Toutefois, le quartet du clarinettiste Théo Jorgensmann a commis le beau geste de ne pas mettre des pièces de Coleman au programme.On fait dans la création, ici, même si parfois le croisement avec le hard-bop rend la facture un tantinet scolaire, et ce, malgré le génie que l’on accorde, de bon gré, au monsieur.En jazz contemporain, les degrés d’abstraction varient, l’intensité aussi.Ainsi, un saxophoniste comme Tim Berne, qui hybride sa culture rock avec celle du jazz contemporain, ou un virtuose de la musique microtonale comme Joe Maneri, deux défricheurs que les Montréalais peuvent voir à l’occasion grâce aux bons soins de la Casa del Popolo, peuvent en déstabiliser plus d’un.A l’inverse, même de vieux papis peuvent surprendre avec des idées pourtant simples.D y a bien trois ans, au FIJM, le concert de deux bonzes du jazz, le regretté pianiste Mal Waldren et le batteur Max Roach, en duo, en avait dérouté plus d’un.Pourtant, la recette était modeste, à hauteur des capacités physiques réduites des deux patriarches: les deux se répondaient, le premier y allant d’une ligne de piano, sans façon, l’autre répliquant avec la musicalité de ses peaux de tambour, reprenant le premier.Et les deux comparses avaient eu un plaisir fou.La programmation de cette année, au Musée d’art contemporain de Montréal, est loin d’être des plus exigeantes, mais a le mérite d’être variée.En voici un aperçu.Demain, l’Albertaine Tanya Kalmanovitch, aux violons, amalgamera des intonations rock et funk, portée par son violon alto.La soupe est parfois gouvernementaux, une salle indépendante pour l’OSM, etc., dit-il.Au contraire, nous avons proposé un repère urbain très très fort, qui crée un mélange d'usagers à l’image d'un centre-ville.» L’agora créée par le positionnement sur pilotis des immeubles va également dans ce sens.«Le bâtiment est efficace et compact et dégage une place publique au sol», poursuit M.Dubuc, précisant que ce forum pénètre jusqu’à l’intérieur du cube, parfois sur plusieurs étages.«Ce bloc, qui peut paraître monolithique, est en fait extrêmement bien ciselé, avec une échancrure verticale dans l’axe de la petite rue Mayor [parallèle à la rue Sainte-Catherine, au nord], qui la rend visible de la rue Jeanne-Mance et des coupes ongulées sur de Maisonneuve.» L’entrée de la salle de l’OSM serait située sur ce boulevard.Les rumeurs veulent que d’autres finalistes aient réclamé et obtenu la possibilité de déplacer cet accès sur la rue Sainte-Catherine, plus achalandée.«On touche encore à l’esprit même du projet, dit alors Michel Dubuc.Il s'agit d'un complexe multiface avec plusieurs entrées.Nous ne nous sommes pas arrêtés à créer des accès: nous avons conçu un grand lieu de foisonnement.» Par ailleurs, du moins sur l’image fournie, la proposition peut évoquer le style international austère des années 60, avec ses façades de verre impersonnelles et dé-culturées.La même référence s’observe au nouveau siège de la Caisse de dépôt, dans le Vieux-MonfréaL La remarque fait s’agiter les concepteurs.Ils expliquent qu’il s’agit au contraire d’un projet inscrit dans la logique des constructions de pointe dans le monde, surtout en Europe, où la préoccupation environnementale l’emporte.Ainsi, le toit comporte d'immenses puits de lumière modulables pour aérer le bâtiment tandis que la paroi de verre permet de contrer la pression sonore et urbaine.«Le projet maximise la pénétration de ta lumière et organise un environnement de travail très agréable», commente Michel Dubuc.En plus, l’effet cubique ne serait qu’apparent puisque les plans prévoient par exemple des loggias donnant sur l’extérieur pour les conservatoires ainsi que divers éléments (dont un orgue) en porte-à-faux sur les passages de circulation.«Les foyers de la salle de l’OSM sont en fuit des balcons qui donnent sur la place publique intérieure.Limage du cube est forte, mais il faut la nuancer grandement en s’attardant aux détails.» La proposition du consortium gagnant, tout comme celles des quatre autres finalistes, sera exposée au Centre d’archives de Montréal, avenue Viger Est, en août.On peut aussi obtenir des renseignements supplémentaires sur le concours en consultant le site de la SIQ (siq.gouv.qc.ca).exigeante, mais les paramètres sont connus.Preuve de sa polyvalence, elle a déjà enregistré avec Jann Arden et John Cage, des antipodes.Dimanche, lain Ballamy et son Food continuent la série.Le saxophoniste, qui remportait il y a deux ans le BBC Jazz Innovator Award, a évolué avec Gil Evans et Bill Bruford (ce dernier a joué avec Yes, Genesis et King Crimson).D arrive avec une mouture éthérée, planante, simple mais parfois inquiétante, accessible et sans démonstration inutile de virtuosité.Du lot, c’est ce qui se rapproche le plus de ce que les anglos appellent le soundscape.Le dernier album de Food, Veggie, est un must.Quelque peu sombre, à la manière de ce que les Norvégiens peuvent faire: le groupe est en effet complété par Arve Henriksen (trompette, chant), Mats Eilertsen (basse) et Thomas Stranen (batterie), qui partagent des affinités et des membres avec le groupe de rock improvisé Supersilent Avram Ferrer, qui jouera lundi, a côtoyé des gens comme Archie Shepp, Sonny Murray, Bobby Few et The Last Poets.En trio, il reprendra les pièces de Calling Ail Spirits, son tout dernier bébé, un classique comparativement à ceux qui l’entourent dans la série, notamment avec la reprise d'Orange Was The Color Of Her Dress Then Blue Silk, de Charles Mingus, et la relecture du Mothers Of The Veil de Coleman.Celui-là a été repêché par le grand festival dans le petit festival Suoni Per D Popolo de la Casa del Popolo, édition 1991.Jeudi, ce sera au tour des Montréalais de Sky Beneath My Feet Franchement on pourrait se demander ce qu’ils font là tant leurs influences sont éclatées.Le groupe, qui manie également les voix, mêle le jazz, une pop zappaesque et une forme de musique qu’il qualifie de «paranoise».L’élément jazz y est parfois lointain, mais l’écriture des pièces est fort bien, et les sax et trompettes de Aaron Doyle (sur le disque) et de Christine Jensen (qui sera sur scène) font des choses, mais là, des choses! Ne manque cependant pas d’humour.On vous reparlera des Torontois de Jazzstory, une formation née d’expérimentations sur Miles Davis, Monk et Booker Little.Reste alors Byproduct, des Montréalais qui aiment ça traditionnel et actuel à la fois (mais cette portion reste à mieux définir) dans une formation classique soit saxophone (Chester Doxas), batterie (Jim Doxas) et contrebasse (Zack Lobber).Issus de la faculté de musique de McGill on a pu les voir à satiété du côté du Bistro Duluth.Content de les voir dans un autre contexte, mais l’effet de nouveauté est faible.Le tromboniste montréalais d’adoption Tom Walsh terminera la virée le samedi 5 juillet SUITE DE LA PAGE 1 n'aime pas le nouveau règlement sur le captage des eaux souterraines, adopté au début de l'été l'an dernier» Toute cette histoire autour du puits de Saint-Benoît soulève en effet mi enjeu provincial: qui doit avoir ultimement priorité en milieu rural, l’approvisionnement en eau d’une population ou les producteurs qui refusent au fond d’être restreints dans leurs activités qu’ils estiment prioritaires à tous égards?Depuis des années, Saint-Benoît-Labre s’approvisionne en eau à partir de Saint-Geoigesd(^Beauce.Cette municipalité était prête à lui donner accès, à titre d’option alternative, au lai- Poulin, une autre de ses réserves d’eau.Mais la construction d’une conduite ainsi que l’obligation de construire et d’exploiter une usine de traitement de ces eaux de surface exigeraient un investissement d’environ trois millions.La facture s’élèverait à 387 $ par logement dans le cas d’un système avec’ traitement de l’eau potable et quelque part entre 50 et 80 $ si la municipalité pouvait puiser dans les eaux souterraines d’une terre agricole de son territoi re, où les hydrogéologues ont trouvé une rivière souterraine capable de satisfaire amplement finis ses besoins.Le maire Grenier, malgré ses 73 ans, n’a pas dè missionné, de même que son conseil, après la «claque de la CPl'AQ», qui a invité la municipalité à prospecter ailleurs son sous-sol dans l’espoir de recapter loin des tenues une veine de la rivière souter raine aux eaux pures et abondantes découverte l’an dernier.Il raconte que c’est l’appui de la population qui l’a convaincu de rester à la timonerie municipale.•Ici, à Saint-Benoit, à cinq reprises dans le passé et par référendum, les gens se sont prononcés contre la construction d’un système d’égouts.On était une des dernières municipalités du Québec à ne pas avoir un bon réseau.On a donc réuni tout le monde l’an dernier et plus de 150 familles sont venues.On a expliqué qu’il fallait passer à autre chose pour assurer le développement de la municipalité en nous dotant d’un réseau d’aqueducs et d’égouts avec un règlement d’emprunt de sept millions.Quand on a ouvert le registre pour la consultation après cette franche discussion, croyezLe ou non, pas un seul citoyen n’a apposé sa signature! Il y avait enfin consensus pour aller de l’avant.C’est pourquoi on ne lâche pas.» Ce qui fait bouillir le maire Grenier aujourd’hui, «c’est que depuis le début, on a suivi à la lettre les exigences des ministères de l’Environnement et des Affaires municipales.Ils nous ont dit d’embaucher des hydrogéologues, on l’a fait.C’est comme ça qu’on a trouvé une rivière souterraine à 143 pieds dans le sous-sol, sur une ferme où le propriétaire de 300 animaux n’a pas hésité une seconde à nous donner son accord pour qu’on desserve la collectivité.Les tests nous ont montré qu’on pouvait cafter 150 gallons d’eau à l’heure, ce qui dépasse nos besoins, sans ralentir le débit naturel de la rivière.On avait même l’accord du comité consultatif agricole de la MRC et l’appui du Conseil des maires.» C’est alors qu’en juin 2002 arrive le nouveau règlement provincial sur le captage des eaux souterraines, qui exige désormais des zones tampons pour protéger les sources d’eau municipales.Alors que par le passé, Saint-Benoît avait besoin d’acheter seulement) 30 mètres carrés autour de sa source, voilà que la municipalité est soudainement obligée de contrôler par réglementation les usages sur 350 mètres en amont Cette exigence n’a pas plu à l’Union des producteur» agricoles parce qu’elle était susceptible de limiter partout dans le Québec les usages agricoles, comme les épandages et le pâturage intensif.Les municipalités étaient autorisées à réglementer les usages dans cette zone tampon pour protéger la santé publique, une préséance contestée par l’UPA dans son fief vert Devant la CFTAQ, 1TIPA plaidera que si la commission dézonait la surface requise pour le puits de Saint-Benoît, ce précédent pourrait être utilisé par plusieurs des 2(K) municipalités à la recherche de nouvelles sources.Si toutes obtenaient gain de cause, cela soustrairait théoriquement 6000 hectares de terres agricoles à l’échelle provinciale.Dans son jugement, la commission invite d’ailleurs les maires à songer à des solutions alternatives plutôt que d’abreuver les popular fions à même les eaux souterraines du milieu rural, un bien collectif par excellence qu’il est techniques ment possible de protéger par des zones tampons bien délimitées.«Dans le contexte actuel, écrivent les commissaires, où on adresse des récriminations graves envers les agriculteurs à qui l’on attribue, à tort ou à raison, une part importante de la pollution des rivières et de l’eau souterraine, il y a lieu de se questionner sur la pertinence d’implanter un puits d’alimentation en eau potable dans un aussi beau milieu agricole, à proximité de formes et d’exploitations animales.» {< La section locale de lUPA s’est pour sa part portée à la défense d’un producteur agricole voisin de la terre où était situé le puits dont la municipalité réclamait le dézot nage.Ce producteur, la ferme Clermont Pépin, «pouvait éventuellement voir une section de sa terre réglementée», précise le maire Grenier, si jamais les tests devaient rè: vêler que les sept vaches qui l’utilisaient pouvaient poi ser une menace bactérienne pour le puits municipal.Cette possibilité s’ajoutait aux 32 hectares que la municipalité devait réglementer pour constituer une zone tampon de 350 mètres en amont de son puits, ce à que* le producteur propriétaire du terrain en cause n’avait pas d’objection.La municipalité était d’ailleurs prête à acheter ce terrain, quitte à y développer une production forestière compatible avec la présence du puits.' JAZZ 1 y 4 LE DEVOIR.LE VENDREDI 27 JUIN 2 0 0 3 B 2 CULTURE* JAZZ Roy Hargrove au Spectrum Entre la ballade et le rythme Les belles bagnoles de Riopelle aux enchères 'mnm BRIAN MYLES LE DEVOIR Avec l’accueil enthousiaste que lui a réservé le public du Spectrum, on ne peut plus vraiment parler de Roy Hargrove comme up nouveau loup du Festival de jazz.A peine âgé de 'Xi ans, le trompettiste fait déjà partie des meubles.Il s’est amené tout de blanc vêtu, verres fumées, et n’a pas traîné avant de jeter les fondations d’un groove bien senti.Le spécialiste des balades sensuelles reconverti dans les musiques du déhanchement?Pourquoi pas.Après tout, les premières mènent souvent aux secondes.Roy Hargrove a mis sur pied un orchestre all black, trempé à l’école texane du gospel pour son dernier projet, The rh factor.Le groupe a rappliqué au grand complet pour le concert d’hier soir au Spectrum, avec Rene Neuf-ville comme chanteuse invitée à la place d’Erykah Badu, que l’on présume trop célèbre et trop occupée pour se déplacer.La scène du Spectrum éprouvait du mal à contenir tout le personnel: deux batteurs (Willy Jones III et Jason Thomas), un cla-viériste (Bernard Wright), un organiste (Bobby Sparks), deux saxophonistes (Keith Anderson et Jacques Swartz-Bart), un bassiste (Reggie Washington) et un guitariste (Chalmers Alford).Voilà le facteur rh au grand complet, un facteur qui s’obtient de la multiplication du rythm ‘n blues et de ces envolées chargées d’une émotion empreinte de justesse et de sobriété dont la trompette de Hargrove a le secret.Car si le prodige du jazz, — il fut «dé- couvert» à 17 ans par Wynton Marsalis — s’aventure dans une sorte de mixture rh b pimentée de hip hop, il ne peut s’affranchir de ses racines jazz.Elles refont toujours surface, faisant peser sur le groove un nuage de romantisme.Le son mélodieux de Roy Hargrove, distinctif d’entre tous, reprend toujours ses droits sur la boucle rythmique.C’était particulièrement frappant hier sur Forget regret, une chanson tirée du seul album du Rh factor, intitulé Hard groove.«I don’t tuant to be free if it means I’ll be without you baby», se lamente Rene Neufville.Pas de doute, ce Roy Hargrove est un sensible, un sensuel même s’il nous a servi une série de groove bien sentis dans la première partie du spectacle, entre autres avec Hardgroove et Pastor «t».Roy Hargrove a le flair de s’effacer lorsque vient le temps de tisser une trame rythmique, préférant épauler son groupe.Sage décision.Les batteurs Willy Jones III et Jason Thomas ont pris la section rythmique en main, avec la vaillante complicité de Bobby Sparks à l’orgue b3 et Keith Anderson aux saxophones ténor et alto.Celui-ci s’époumone dans un soufflé d’une rare violence.Réaction du public?L’inertie satisfaite.Au parterre, pas le moindre quidam s’est levé pour danser.Roy Hargrove n’a pas soulevé le Spectrum, mais il l’a certes charmé.L’impassibilité de ces corps que les musiciens invitaient à suer fait la preuve, hors de tout doute raisonnable, que Ray Hargrove reste un homme de balades.Mais rien ne l’empêche de se dégourdir les doigts de temps à autre.STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR Dix automobiles d’époque, dont deux Bugatti, ayant toutes ap-I partenu a Jean-Paul Riopelle, seront vendues aux enchères dans deux semaines au Ritz Carlton de Montréal L’artiste québécois, qui a long-j temps vécu en Europe, collection-| nait les voitures de luxe.Best décé-! dé en mars 2002.Sa succession a décidé de vendre au plus offrant toutes ses voitures, même une minuscule Fiat 126 A1973.Le lot compte quatre voitures vraiment exceptionneUes: une Bugatti 57 cabriolet Letourneur et Marchand 1936, une Bugatti Type 57 C cabriolet Gangloff 1939, une Bristol 406 E Coupé Beutler 1958 et une A C.Bristol Aceca coupé biplace sport 1963.Le reste est composé de modèles moins dispendieux: Citroën, Simca et.Jaguar.«Ce sera une vente internationale très courue étant donné les voitures exceptionnelles qui seront alors proposées», dit le maître en-canteur léger de Saint Hippolyte, joint hier à Paris.Sa maison, l’Hôtel des encans de Montréal, a été mandatée pour diriger ces enchères qui seront accessibles de tous les coins de la planète au moyen d’Internet (iegor.net).Les vraies de vraies automobiles seront présentées aux médias mercredi prochain au Château Saint-Ambroise, à Montréal.La vente aura lieu une semaine plus tard, le 9 juiUet, dans le chic hôtel de la rue Sherbrooke Ouest FESTIVAL MOZART PLUS W.A Mozart Concertos pour piano n" 13 en do majeur, K 415, n° 2 en do majeur, K 467, et concerto pour deux pianos en mi bémol majeur, K 365.Louis Lortie, piano (avec Hélène Mercier, piano, dans le concerto K 365).Orchestre symphonique* de Montréal.Dir.: Louis Lortie.A la basilique Notre-Dame, le 25 juin 2003.FRANÇOIS TOUSIGNANT Les concerts se suivent et ne se ressemblent pas.Heureusement Si le début de cette audition de l’intégrale des concertos pour piano de Mozart entreprise par Louis Lortie avait pu laisser un peu tiède, la seconde soirée a été nettement meilleure.Certes, on ne peut pas encore parler de transcendance — et admettons-le tout net en ce contexte, ce n’est pas du tout ce que l’on cherche —, mais le soliste à la barre avait les choses bien en main mercredi soir.Oui, il y a eu plus d’épanouissement dans la sonorité, plus de précision, tant au clavier qu’à l’orchestre, et le Lortie pianiste n’a pas eu peur de la virtuosité cette fois-ci.Ces Jean-Paul Riopelle la main posé à Brunoy, en France, en 1959.RiopeBe a été un acheteur et un coBectionneur quasi compulsif de voitures.Sa coBection, constituée en Europe, a été importée au milieu de la dernière décennie au Québec, où l’artiste était déjà rentré depuis plusieurs années.Certaines beBes bagnoles ont été exposées au Musée du Québec (devenu depuis le Musée national des beaux-arts) et au dernier Salon de l’auto de Montréal.B est toujours possible que des musées se portent acquéreurs d’une ou de plusieurs voitures.Selon les informations obtenues hier, la succession songe à accorder des ristournes financières aux institutions advenant une acquisition de leur part L’encanteur refuse de dévoiler deux concertos en do majeur sonnent donc fort joliment Pourtant les musiciens semblent s’éloigner de l’esprit de Mozart.Trop d’accents indus sur les temps forts aident assurément à mieux mettre en place, et cette manière de Élire aide Lortie à mieux tenir son rôle de chef Le génie de Mozart est cependant d’aDer infléchir les autres notes et de savoir comment faire pour que ce soit le résultat ou de la levée ou de la tombée qui prenne subtilement plus de place.Faut-il alors penser qu’on entend quelque chose de scolaire?Pas vraiment; il y a des moments où le sens de l’opéra et du dialogue s’instaBe et, partout, on ressent une union d’esprit efficace.B est à parier que les répétitions ont été des instants formidables alors que Lortie et l’OSM se mettaient d’accord sur la manière de faire.Les difficultés d’équBibre entre les sections commencent à se gommer; Lortie, en tant que chef se fait moins agissant en geste et mise probablement mieux sur le temps passé à répéter, ce qui le libère pour ses interventions solistes.Enfin, il parle.Le jeu est plus clair, précis, et on sent toujours que la musique va quelque part (chez Mozart, un interprète de seconde zone peut faire en SOURCE MUSEE DU QUEBEC sur sa Bugatti type 57 (1936), le prix de l’ensemble ou des automobiles les plus recherchées.«Les pièces exceptionnelles sont toujours rares», dit-ü.En tout cas, les sites de coBectionneurs de beBes bagnoles révèlent que les Bugatti cabriolet du müieu des années 30 ne se détaiBent pas au-dessous du quart de million de doBars.léger de Saint Hippolyte ajoute que les voitures sont mises en vente avec l’accord de l’ensemble des personnes concernées par la succession RiopeBe, y compris sa dernière compagne (Huguette Va-chon) et ses Mes, même si le trio s’est disputé devant les tribunaux autour de l’héritage du peintre.«Cette unanimité offre peut-être un exemple pour le reste de la succession», dit le commissaire-priseur.sorte que cela tourne en rond de manière lassante).S le côté plus agissant de la musique est bien rendu, les mouvements (ou les parties de mouvements) phis lyriques sont restés un peu dans l’ombre.Le meilleur exemple en demeure le mouvement lent du concerto K 467 («Ehdra Ma-digan»).Là, tout a été «interprété» proprement et sans âme.On écoute avec indifférence.TeBe est encore une des grandes difficultés de jouer du Mozart à moins d’offrir une interprétation engagée, on se met vite à n’entendre que ce que la musique devrait être plutôt que ce qu’eüe est vraiment Bien de ces choses s’oublient cependant: Mozart est un compositeur qui sait réussir ses finales, et Lortie n’y rate rien! Du mignon concerto pour deux pianos, disons que nous sommes encore restés dans un univers de mise en place raffinée, galante et polie.Un des attraits de ce concerto — presque le seul, en fait — est d’entendre comment on n’entend pas deux pianos tant les instruments s’unissent SU y a eu un petit miracle dans ce concert, ce fut celui-là, tant Lortie et Mercier ont joué au diapason, sur tous les plans.Quand la chimie est si belle, le temps paraît bien court même si ce n’est qu’à eüe qu’on porte attention.EN BREF La Radio-Jazz Bell est de retour sur les ondes de CISM (Le Devoir) — La Radio-Jazz BeB est de retour depuis hier, sur les ondes de CISM-FM 89,3.L'organisation du Festival international de jazz de Montréal a en effet renouvelé sa coBaboration avec CISM, la radio des étudiants de l’Université de Montréal pour diffuser sur cette fréquence jusqu’au 7 jufllet Avec une puissance de 10 000 watts, la radio peut être captée dans un rayon d’environ 75 kflomètres autour du centre-vüle de Montréal.Pendant tout le festival Radio-Jazz BeB diffusera des entrevues, des pièces musicales, des reportages sur les différents artistes du festival Rappelons que le groupe Spectra (responsable du festival) a également présenté devant le CRTC une demande pour créer une radio jazz permanente à Montréal, une décision qui doit être rendue bientôt Le commentateur sportif Jean Page animera 110% (Le Devoir) —Jean Pagé, commentateur sportif depuis une trentaine d’années à Radio-Canada, : 1 poursuivra sa carrière à TQS puis-qu’ü animera à l’automne le magazine sportif de fin de soirée 110% sur les ondes de cette chaîne.Pour sa parf l’animateur actuel de 110 %, Paul Rivard, participera à la nouvefle émission matinale de* TQS qui vise à concurrencer le 1 Salut bonjour de TVA A la barre, de 110 %, Jean Pagé sera entouré de Michel Bergeron, Jean Perron, François Gagnon, Michel VUle-neuve et autres.e xi Ventes et recettes en hausse dans l’édition * (PC et Le Devoir) — Les recettes et les ventes des 672 entreprises canadiennes de l’édition et le nombre de nouveaux ouvrages! publiés ont tous augmenté considérablement en 200001, selon Statistique Canada.Les éditeurs et diffuseurs exclusifs de livres ont enregistré un chiffre d’af- i faires de plus de 2,4 müfiards de doBars pendant cette période, une hausse de 9,4 % par rapport aux l résultats de l’enquête précédente de 1998-99 et de 20 % par rapport à 199697.Alors qu’eBes ne représentent que 4 % des 672 entre- yi.prises du monde du livre, les sa-:' ciétés sous contrôle étranger ont réafisé 46 % des ventes totales en.! 2000 et 2001, soit 3 % de plus : ¦ qu’en 199697.L’augmentation provient essentieBement d’une 1 ) hausse des ventes de manuels a scolaires.En 200001, les éditeurs de livres ont produit 15 700 nouveaux livres et en ont réimprimé; 12 100, en hausse de 13 % rapport à 199699 et de plus de 47 % par rapport à 199697.Les manuels scolaires et la littérature générale représentaient dans chaque cas te tiers de la production.Murray, le prolifique CONCERTS CLASSIQUES Du Mozart plus que correct À 45 ans, le saxophoniste et clarinettiste David Murray compte plus de 220 albums derrière lui.Hier, le David Murray Quartet avait rendez-vous avec les Montréalais à l’occasion de l’événement Jazz dans la nuit.Ils ont ainsi pu voir—ou revoir — celui qui «incarne un courant qui prône le retour aux éléments africains et à une sonorité agressive», dixit le Dictionnaire du jazz de Laffont.Inspiré des héritages du free des années 1970 et du jazz New Orleans, Davis Murray aime à puiser dans le panafricanisme et la world music.NOS CHOIX Steve Hill Quiconque a déjà empoigné une Strat ou une Tele — les modèles mythiques de guitares électriques Fender — le sait il y a ceux qui savent quoi en faire et les autres.C’est pourquoi, quand l’extraordinaire guitariste montréalais Steve HiB dit qu’il a seulement mis deux ou trois années avant de pouvoir se «débrouiller» à son goût, B faut le croire: ça se voit rien qu’à sa poigne sur le manche, ce type a imbibé cent ans de blues comme d’autres lisent le journal.Franche ment, une telle assurance, un tel instinct, je n’avais vu ça en personne que chez Stevie Ray Vaughan.C’est dire la chance qu’on a de l’avoir sur la grande scène ce soir.Scène GM.Sainte-Catherine-Jean-neMance, à 21h et 23h.Sylvain Cormier Charlie Haden et Michael Brecker Un classique pour les amateurs: Charlie Haden à la contrebasse et Michael Brecker au saxophone se retrouvent à la saBe Wil-frid-Pelletier de la Place des Arts pour présenter American Dreams, d’après leur dernier disque enregistré avec orchestre.En deuxième partie, le nouveau quartet de Herbie Hancock avec Bobby Hutcherson au vibraphone.Une réunion de gens dont les preuves ne sont plus à faire.Caroline Montpetit THÉÂTRE Le charme d’une librairie d ’époque i b cq sb c,'* 3 F Cf-.» LA BOUTIQUE AU COIN DE LA RUE D’après la pièce de Miklos Laszlo dans une adaptation d’Evelyne FaBot et Jean-Jacques Zilbermann.Mise en scène: RerreOlivier Scotto et Martine Feldmann.Interprètes: Jean-Louis Roux, Jean-Bernard Hébert, Odette Lampron, David Fontaine, Sylvio Archambault, louis-Olivier Mauffette, Myriam Poirier, Marjorie VaiDancourt, Réjean VaBée et Sylvain Dubois.Direction: Jean-Bernard Hébert Décors: Mariç Bouchard.Costumes: Denis Denoncourt.Eclairages: Christian Fontaine.Conception musicale: Stéphane Girouard.Accessoires: David OueBet Assistance à la mise en scène: Francine Boulay.Présenté par Les Productions Jean-Bernard Hébert au Théâtre de La Dame Blanche.Jusqu'au 30 août DAVID CANTIN Cet été au Théâtre de La Dame Blanche (au parc de la Chute-Montmorency tout près de Québec), Jean-Louis Roux fête ses 60 ans de carrière dans La, Boutique au coin de la rue: une adaptation d’Evelyne FaBot et Jean-Jacques ZU-bennann de la pièce de Miklos Laszlo, qui s inspire aussi du film The Shop Around The Corner d'Ernst Lubitsch.En 1930 à Budapest on dé- couvre l’atmosphère qui règne dans la petite librairie de M.Matuschek.De l’intransigeance du patron à l’amour anonyme qui se tisse entre un vendeur dévoué et une jeune füle plutôt romantique, la charme opère tout au long de ce conte aussi optimiste que nostalgique.C’est dans un décor splendide que se déroule ce portrait d’une famille un peu spéciale.On passe constamment de l’intérieur à l’extérieur de cette jolie boutique où les employés ainsi que les clients cherchent à vaincre l’angoisse inévitable du chômage.Les temps semblent plutôt diffi-cües en Europe centrale, alors que Ptrovitch s’inquiète pour sa famiBe et que Klara se cherche désespérément un emploi.La demoiselle arrive donc au beau müieu de la librairie du tyrannique M.Matuschek, un patron autoritaire pas trop commode au départ Cela semble importuner le premier vendeur, Kralik, qui s’inquiète pour l’avenir du commerce.De plus, l’homme ne sait toutefois pas qu’il entretient une relation épisto-laire avec cette même Klara.De la dispute au drame, une véritable métamorphose s’opère chez ces gens.La période de Noël incite à la joie, de même qu’à une certaine ouverture affective.On suit avec intérêt l’intrigue amoureuse qui se trame entre Klara et Kralik.Autour de ces deux personnages, quelques histoires tristes ou amusantes s'an- noncent.Une part d’optimisme rayonne jusqu’à la conclusion finale.La magie du théâtre devient alors contagieuse.C’est avec beaucoup de plaisir qu’on redécouvre Jean-Louis Roux dans le rôle de ce Matuschek d’une ambiguïté fort a hachante.ie comédien ne brusque aucunement ce personnage assez complexe.On sent une grande vulnérabilité derrière l’image austère du patr* La relation difficile qu’il entretient avec : épouse permet aussi de mieux comprendra transformation qui s’opère graduefiementî couple qu’incarne Louis-Olivier Mauffet Myriam Poirier apporte aussi certair nuances à l’intrigue.Autre heureuse surpri de la distribution.Réjean Vallée amuse a^ une désinvolture plutôt subtile.On reprochera peut-être au texte de eqqj porter quelques longueurs, surtout après l’è tracte.De plus, le contenu de la pièce est 1 ‘ d’être satisfaisant Par contre, la mise en ! de Pierre-Olivier Scotto et Martine Feld appuie avec fermeté l’action qui s’encha_ merveifie.L’idée astucieuse de ce plateau qi tourne, d’un décor à l’autre, rend avec 1 coup de pertinence le climat de l’époque.! tomber dans les pièges parfois ingrats} théâtre d’été, La Boutique au coin de la i La Dame Blanche comble les attentes.xm FESTIVAL 0E JAZZ k Ce soir, vendredi 27 juin : 5 concerts • 4 salles I7h30 YvanBelleau.20h30 Ken Aldcroft Group 21h30 Abel Massing Quintet 22h30 No Name Jazz Sextet 23h30 Eval Manigat septette .Quai des brumes.Entrée libre .Lion d'Or.24$ (billet de soirée) .Le Va-et-Vient.10$ .Lion d'Or.(utilisez le billet de 20h30) Focaccia.8$ Demain: Trio Daniel Lessard • fen a qui manquent pas d'air! • Alex Bellegarde quartette • Andrée Boudreau Particmez aux concours quotidiens wvrw.bonlourmontreal.com * Svntonlsez CISM 89.3 FM de IDhOO à midi A Billetteries • L'OBLIQUE 514 499-023 • BILLETTERIE ARTICULEE 1-866-844 2172 www.LOFFfestivaldejazz.com Québec SE «0^ tKimfl CUMrjL*i*n ;ii-il < —r«m * "î J3 mm B *1 .— lADSTE ?5 m JSL 1 muzzc * t % LE DEVOIR.LE VENDREDI J l I N 2 0 0 3 H ?w E.\l) NATURE La SEPAQ continue de nier en toute impunité les droits confirmés par la réglementation gouvernementale Oui aux chiens dans les réserves Depuis quelques années, cette chronique tente de suivre l’évolution, au demeurant pénible, de l’ouverture des parcs et réserves du Québec aux chiens et à leurs propriétaires, qui en sont réduits depuis des décennies à visiter plutôt les parcs et réserves de l’Ontario et des Etats-Unis ainsi que les parcs fédéraux canadiens où on tient en haute estime la gent canine, culture anglo-saxonne oblige.L’ostracisme culturel des Québécois envers les chiens, le meilleur ami de l’humain, est d’ailleurs tel que d’importantes associations américaines, notamment dans le domaine du caravaning, recommandent à leurs millions de membres d’éviter le Québec en raison des interdits de séjour auxquels leur toutou sera confronté.Même un chihuahua emmuré dans un gros Winnebago se voit interdire l’accès au camping d’un parc provincial au Québec, des règles bêtement assassines pour notre image touristique.Des lecteurs du Devoir nous ont communiqué le résultat d’un test aussi intelligent qu’astucieux.Le 19 février, ils ont demandé par écrit à la direction de la réserve faunique Mastigouche s’ils pouvaient emmener leur chien en camping rustique.Ginette Dupuis, de la Société des établissenjents de plein air du Québec (SEPAQ), la société d’Etat qui gère les réserves et les parcs gouvernementaux, leur a répondu le 21 février «Non, les chiens ne sont pas acceptés dans la réserve sur les sites de camping et en séjour en chalet.» Les lecteurs tenaces sont revenus à la charge et ont demandé pourquoi on permet la présence de chiens dans les réserves du Saint-Maurice, de Portneuf et Rouge-Mattawin, où se pratique la chasse avec chiens l’automne, mais pas à la réserve Mastigouche.Es se sont même dits prêts à garder leur chien en laisse et à ne pas le faire entrer dans le chalet! Mme Dupuis leur a répondu que «les chiens sont interdits sauf à la journée et en les tenant en laisse».Ce groupe de lecteurs a ensuite soumis cette interprétation de la SEPAQ à la Société de la faune et des parcs (FAPAQ), le propriétaire des parcs et ré serves du gouvernement Jean-Pierre Dorion, de la vice-présidence à la protection de la faune de la FAPAQ, leur a répondu par courriel le 2 avril à 14h30.D avait annexé une copie du règlement adopté en 1999 qui, écrivait-il, «ne prévoit aucune interdiction à l’égard des chiens» dans les réserves fauniques, contrairement à ce qu’affirme la SEPAQ.Ce règle- Louis- Gilles Fr a ne œur ?ment précise le haut fonctionnaire, «n 'interdit donc pas de circuler ou de se trouver dans une réserve faunique avec un chien, et cela est le cas depuis son entrée en vigueur, le 22 août 1999».M.Dorion précisait que la SEPAQ peut imposer des limites à la présence des animaux mais que celles-ci doivent se limiter «aux infrastructures aménagées, notamment les chalets et les aires communes des campings avec services» (cuisines, douches et toilettes).En termes très polis, M.Dorion qualifiait de «pas tout à fait exactes» les informations fournies par la SEPAQ à la réserve Mastigouche car les chiens peuvent y être admis, comme dans toutes les autres réserves, en tout temps, pas seulement dans les visites «à la journée», et partout sauf dans les aires aménagées.Donc, si le chien couche dans la voiture, aucun problème pour un sé jour prolongé.Le Devoir a voulu vérifier quelles étaient les informations diffusées par la SEPAQ en première ligne à sa clientèle pour savoir si on tentait effectivement de décourager la présence pourtant légale des chiens dans les installations gouvernementales qui lui sont confiées.Nous avons appelé au service central des réservations pour demander dans quel parc ou dans quelle réserve nous pouvions séjourner avec le chien de la famille.«Cela n’est permis dans aucun parc et dans aucune réserve, sauf pour la chasse», nous a ré pondu Marie-Soleil Laporte avec regret et beaucoup de gentillesse.Une autre fausseté encore pire par son universalité que celle véhiculée par Mme Dupuis, de la réserve Mastigouche.Mme Laporte a affirmé tenir cette directive de son supérieur, Bernard Fortin, lequel n’a pas rappelé Le Devoir.Le 21 mars dernier, dans cette chronique, nous rapportions les propos d’Aubin Rouleau, directeur de l'exploitation à la SEPAQ, qui promettait pour cet été l’ouverture d'au moins quelques pan's à la gent canine.Eh bien, la SEPAQ n'en tèra rien car.affinne Daniel Lebœuf.porte-parole de la SEPAQ, la question a été référée aux «tables de concertation» pour obtenir d’abord l'avis du milieu avant de procéder à cette reforme.En clair, là aussi, un règlement en vigueur depuis 1999 permet à tous de visiter les pares québé cois avec un chien à condition de s’en tenir aux aires designées.Mais les directions des parcs, qui résistent plus que celles des réserves à la décision du lé gislateur, en ont complètement paralysé l’application en omettant pendant cinq ans de désigner les aires accessibles à la présence des chiens accompagnés de maîtres civilisés.Aux prises avec ce système de désinformation, la FAPAQ a décidé de réagir liier à l’endroit de son gestionnaire gouvernemental.Gaétan Hamel, coordonnateur à la réglementation, a affinné au Devoir qu’il avait reçu mandat mercredi d écrire officiellement à la SEPAQ pour que celle-ci applique également dans toutes les réserves fauniques le règlement en place et infonne le public de ses droits.M.Hamel a totalement corroboré les affirmations faites par Jean-Pierre Dorion aux lecteurs du Devoir qui ont voulu tirer l’affaire au clair: les chiens sont admis partout dans les réserves fauniques sauf dans les endroits aménagés comme les chalets et les aires communes des campings avec services.La FAPAQ va exiger que cette information soit immédiatement donnée partout et que le droit des propriétaires de chiens soit géré de la même façon dans toutes les réserves.M.Hamel n’était toutefois pas mandaté pour parler du problème des parcs où l’évolution des gestionnaires a été nulle même si les deux règlements autorisant la présence des chiens dans les réserves et les parcs sont en vigueur depuis cinq ans.Le Devoir a demandé à Nicolas Bellemare, un procureur qui s’intéresse depuis des années aux questions de chasse, de pêche et de nature, ce qu’il pensait de l’inobservance par la SEPAQ des deux règlements en vigueur depuis cinq ans.«C'est scandaleux en plus d’être illégal», a-t-il déclaré spontanément.Lorsque le gouvernement délègue à un fonctionnaire le pouvoir de réglementer un domaine ou une activité, dit-il, celui-ci «ne peut pas en profiter pour s'approprier un pouvoir de prohibition» en édictant des règles qui équivalent à interdire ce qu'on lui demandait de baliser ou en omettant d’édicter le* règles qui vont encadrer l'activité permise.Dans le cas des parcs, dit-il, l'omission continue depuis cinq ans de la SEPAQ à définir les aires accessibles aux chiens dûment contrôlés est illégale, constitue un abus de pouvoir susceptible de sanctions et justifierait l’émission d'un bref de mandamus pour forcer la société d’Etat à appliquer la réglementation en vigueur.Des citoyens pourraient aussi faire annuler cette réglementation mal appliquée en la défiant car rément, et- qu'il ne suggère à personne de faire, cette voie étant la plus lourde sur le plan juridique.Quant aux lecteurs du Devoir qui ont fait le test des lettres, ils estiment que ce dossier ne serait pas enlisé dans la désinformation, l’arbitraire et l’abus de pouvoir si les fédérations sportives québécoises, qui œuvrent dans le domaine de la randonnée, du canot-camping, du caravaning, etc., avaient bien représenté le quart de leurs membres qui.comme le reste de la population du Québec, possèdent un chien bien dressé avec lequel ils pourraient profiter du réseau de parcs nationaux en respectant les règles de civilité en vigueur partout ailleurs en Amérique.11 est évident que si ces fédérations avaient fait leur travail et mené avec leadership un débat public sur ces questions, le dossier aurait évolué plus vite.Et les fonctionnaires de la SEPAQ n'auraient pas nié avec constance et en toute impunité les droits confirmés par la réglementation gouvernementale, probablement parce que cette sodéE té rapporte beaucoup de sous.au gouvernement! ! ¦ Lecture : Les plages et les grèves de la Gaspésie, pdf-Josée Kaltenback, photos de Robert Baronet et Claude Bouchard, Éditions Fides, 322 pages.Intéressants, ces regards renouvelés qu’on porte sur la Gaspésie cette aimée.Voilà qu’après La Gaspésie dë Paul Alarmée et Marie-Josée Mulcair, on nous «fit* cette fois-ci un regard plus spécialisé, mais d’autant plus intéressant qu’il place la loupe sur les rives atià mille facettes de ce pays rendu célèbre justement par la rencontre tumultueuse de la terre et de l’eàt».Habités ou sauvages, sablonneux ou rocheux, le Kif toral et les rivages gaspésiens se découvrent ici, un à un, accessibles et enrichis par ce qu’en disent la science et l’histoire.WEEK-END SPORTS Les Expos attendent toujours la réponse définitive de Gonzalez La rumeur veut que réchange ne soit plus de Vordre du possible MICHEL LAJEUNESSE PRESSE CANADIENNE ~\T iendra, viendra pas.Le volti-V geur Juan Gonzalez, des Rangers de Texas, n’a pas encore donné de réponse définitive au directeur général des Expos, Omar Minaya, au sujet de son transfert éventuel à l’équipe de la Ligue nationale.D y a deux jours, les Rangers retiraient Gonzalez de leur formation de départ et laissaient entendre que le puissant cogneur avait été échangé aux Expos en retour de jeunes espoirs.Mais Gonzalez, choisi deux fois joueur par excellence dans la Ligue américaine et qui deviendra joueur autonome à la fin de la saison, a en poche un contrat qui comprend une clause de non-échange.Son agent Jeff Moo rad a rapidement fait savoir que Gonzalez allait refuser de se joindre aux Expos.Mercredi, Minaya, qui a déjà été directeur des filiales des Rangers dans les années 1980 et qui a déjà eu Gonzalez sous ses ordres, s’est rendu à Arlington pour tenter de convaincre le puissant cogneur de se joindre à la formation montréalaise.Les deux hommes ont discuté à nouveau par téléphone hier.Minaya n’a pas voulu parler de la situation avec les journalistes montréalais.Par la voix du rela-tionniste John Dever, il a laissé savoir qu’il n’y avait rien de nouveau à communiquer.«Omar Minaya m’a dit qu’il retournait aujourd’hui dans les ligues mineures pour épier le travail de certains de nos jeunes joueurs, a dit Dever.Quand il obtiendra une réponse définitive de Gonzalez, il tiendra un point de presse, par conférence téléphonique, pour communiquer ses impressions.» Gonzalez, quant à lui, semblait très à l’aise avec toute cette histoire, lui qui touche quelque 13 millions cette saison.«C’est ma décision, a-t-il dit à Arlington./oi jusqu’à samedi [demain] pour accepter ou non.Tout est parfait, je réfléchis.» Si certains de ses compatriotes portoricains chez les Expos, comme le droitier Javier Vazquez, avaient aimé le voir se présenter à Montréal certains de ses coéquipiers actuels ne l’auraient pas accepté.«Nous aimons Juan, a dit la supervedette Alex Rodriguez.Tous les gars l’aiment dans ce vestiaire.Il est comme un frère pour nous.Nous formons une famille.» Vazquez, qui le connaît bien, n’avait lui aussi que de bons mots pour Gonzalez.«Il est un gars formidable en plus d’être un grand joueur, a dit Vazquez.En l’absence de Vladimir Guerrero, nous aurions certes eu besoin de son puissant coup de bâton.Mais selon ce que nous a raconté notre président Tony Tavares, il vaudrait mieux ne plus y penser.» Tavares l’a dit mercredi.Il est de ceux qui ne croient plus l’échange possible.Dommage puisque Gonzalez aurait pu aider les Expos sur le terrain et aurait sans doute pu attirer quelques spectateurs de plus dans le trop vaste Stade olympique.Gonzalez a claqué 423 circuits en carrière.Et il est le Portoricain qui revendique le plus de points produits en carrière, soit 1366.Tournoi de tennis de Wimbledon Frédéric Niemeyer s’incline au deuxième tour ASSOCIATED PRESS PRESSE CANADIENNE Wimbledon — Frédéric Niemeyer, de Deauville en Estrie, s’est incliné au deuxième tour du tournoi de Wimbledon.Le Québécois a vendu chèrement sa peau et a été défait en cinq manches par le Sud-Africain Wesley Moodie, classé 150' au monde et lui aussi issu des qualifications.Niemeyer, classé 308% s’est finalement incliné 7-6, 4-6,2-6,6-1 et 7-5, mais il a trouvé des aspects positifs à sa performance et son passage à Wimbledon.«Ça s’est joué sur une question de pouces, a-t-il commenté./« suis fier parce que je n’ai pas cédé sous la pression.Je me suis battu jusqu’à la fin du cinquième set.» Niemeyer avait défait une tête de série, deux jours plus tôt, l’Espagnol Feklix Mantilla, un spécialiste de la terre battue.«J’espère que personne ne va mettre en doute mon engagement après ce que j’ai réalisé ici», a-t-il déclaré.Niemeyer a dû évoluer dans l’ombre de Sébastien Lareau pendant plusieurs années, une situation qui pourrait changer à la suite de sa dernière victoire et de la retraite de Lareau.«Je sais que j’ai encore beaucoup d’ouvrage devant moi, mais ce tournoi me donne la confiance qui me manquait, a-t-il dit Ce fut une semaine positive pour moi et je pense sincèrement que je méritais de gagner aujourd’hui.» De son côté, la Torontoise Vanessa Webb a procuré une victoire au Canada hier, jumelée à l’Américaine Jill Craybas.Elles ont défait Samantha Reeves, une autre Américaine, et la Hongroise Katalin Morosi 6-7 (4), 64,64 en première ronde du tournoi de double.Les favoris se sont qualifiés Les favoris Andre Agassi, Serena Williams et Justine Henin-Hardenne ont dominé leurs adversaires hier lors du tournoi de tennis de Wimbledon, se qualifiant facilement pour le troisième tour.L’Américain, qui a ravi sa place de n" 1 mondial à Ueyton Hewitt ce mois-ci, a disposé de son adversaire, l’Allemand Lars Burgsmuller, en trois sets 6 3, 7-6, 63, ne perdant qu’un seul service au cours de la rencontre.Le champion 1992 a ainsi remporté son 32' match pour seulement quatre défaites cette année.D est un des favoris des bookmakers londoniens pour atteindre la finale, contre Andy Roddick (n° 5).«Je fais ce que j’ai à faire», a déclaré à l’issue du match Agassi, qui rencontrera au troisième tour le Marocain Younes El-Aynaoui (n” 27).Toujours chez les hommes, le seul Britannique encore en lice, Tim Henman, a battu le Français Michael Uodra 64,64,63.Le Français Cyril Saulnier a été battu 63,62,7-6 par l’Australien Mark Philippoussis.Le vainqueur de Roland-Garros, l’Espagnol Juan Carlos Ferrera (n“ 3) menait 67,63,63, lorsque son adversaire, le Français Nicolas Éscudé, a abandonné le match, en raison d’une blessure à l’aine.Chez les femmes, Serena Williams, n" 1 mondiale et tenante du titre, a battu la Belge Els Callens 64,6 4, tandis que l’Américaine Jennifer Capriati et la Belge Justice Henin-Hardenne se sont également qualifiées pour la troisième tour.La gagnante du tournoi de Roland-Garros a battu Flavia Pennetta 7-6, 61, tandis que Capriati a réalisé neuf aces, dont celui de la balle de match, pour se débarrasser de Marie-Gaianeh Mikaelian 62,61.Maria Sharapova, une toute jeune joueuse russe de 16 ans qui fait ses débuts sur la pelouse de Wimbledon, a tranquillement éliminé la 21' joueuse mondiale, sa compatriote Elena Bovina, 63, 61.L’Espagnole Conchita Martinez, vainqueur 1994 du tournoi, a pour sa part balayé l’Autrichienne Barbara Schett 62,64.Mary Pierce a battu la 14' joueuse mondiale Eleni Daniilidou 64,61.Handicapée par de nombreuses blessures ces dernières années, la Française avait chuté dès le premier tour de Roland-Garros il y a quelques semaines.Les choses sérieuses Les choses sérieuses vont commencer aujourd’hui sur le central, où l’Américain Andy Roddick (n“ 5) ne devrait pas avoir trop de souci à faire face au frêle Espagnol Tommy Robredo (n° 25).Il en va autrement pour l’Américaine Venus Williams (n“ 4), déjà battue par la Russe Vera Zvona-reva (n016) en huitièmes de finale à Roland-Garros et opposée à une autre Russe, Nadia Petrova, qui y fut demi-finaliste.Et pour le Suisse Roger Fédérer (n0 4), qui doit se méfier de l’Américain Mardy Fish, finaliste à Nottingham la semaine dernière.Sur le court n° 1, le Thaïlandais Paradorn Sricha-phan (n° 12), qui a déjà deux matchs en cinq sets dans les jambes et a dû sauver deux balles de match face au Français Olivier Mutis, a tout à redouter du jeune prodige Espagnol de 17 ans Rafael Nadal.Avec l’Agence France-Presse Coupe des Confédérations La France en finale contre le Cameroun AGENCE FRANCE-PRESSE Paris — L’équipe de France de football s’est qualifiée pour la finale de la Coupe des Confédérations de football en dominant la Turquie (3-2), hier soir au Stade de France, au terme d’une journée endeuillée par le décès du Camerounais Marc-Vivien Foé après l’autre demrfinale, remportée par les «Lions indomptables» devant la Colombie (1-0).Gregory Coupet et Sidney Go-vou, champions de France avec Foé sous le tnaillot de Lyon en 2002 et titulaires contre la Turquie, et le sélectionneur fiançais Jacques Santini, ancien entraîneur de l’OL sont apparus d’ailleurs très secoués pendant la minute de silence observée par le Stade de France avant le coup d’envoi, à la mémoire du milieu de terrain camerounais.Les Bleus ont toutefois disputé leur demi-finale avec application Ds ont fait la différence en première période grâce à trois buts des canonniers d’Arsenal: Henry (11), Pires (26) et WHtord (43), principaux animateurs de l’attaque française.Les Turcs, loin de démériter, sont toujours restés dans la course grâce à un but de Gokdeniz peu avant la pause (42) et une reprise déterminée de Tuncay au retour des vestiaires (48).A deux minutes de la fin, Okan Yilmaz manquait même l’occasion d’envoyer les Turcs en prolongation en ratant un penalty consécutif à une faute de Dacourt sur Alpay.Dimanche, les Bleus retrouveront le Stade de France pour une finale forcément particulière contre le Cameroun.ROBERT PRATTA REUTERS : , , Marc-Vivien Foé (n" 17) est vu en action contre Mario Yepes, de la Colombie, quelques minutes avant de s’effondrer sur le terrain.==?BASEBALL LIGUE NATIONALE Section Est G P Moy Dlft Atlanta 49 27 645 , —r Montréal 43 35 .561 7 Philadelphie 41 34 547 71/2 Floride 40 40 500 11 New York 34 42 447 15 Section Centrale Chicago 41 36 .532 —» St.Louis 41 36 .532 —4 Houston 41 37 .526 1/2 Cincinnati 37 40 481 i Pittsburgh 32 43 .427 • 8i Milwaukee 32 45 .416 Section Ouest San Francisco 46 31 .597 vS Los Angeles 45 32 .584 Arizona 41 36 .532 Colorado 41 39 .513 eis San Diego 26 54 .325 211/3 Milwaukee 5 Chicago Cubs 3 ' ' Floride 6 N.Y.Mets 1 C;-} Philadelphie 8 Atlanta 1 St.Louis 11 Cincinnati 7 ^ MouîOul V Chicago Cubs à Chicago White Sox, 14h05 Texas à Houston, 16h05 Arizona à Detroit, 19h05 * 4 Cincinnati à Cleveland, 19h05 ’-*I| Montréal i Toronto, 19h05 > Philadelphie à Baltimore, 19h08 ’ ! ' N.Y.MetsàN.Y.Yankees, 19h05 Floride à Boston, 19h05 Colorado à Pittsburgh, 19h05 Atlanta à Tampa Bay, 19ht5 ‘¦• i St.Louis à Kansas City, 20h05 ’’ Milwaukee au Minnesota, 20h05 San Diego à Seattle, 22h05 Los Angeles à Anaheim, 22h05 Oakland à San Francisco, 22h15 LIGUE AMÉRICAINE Section Est G P Moy.Dm New York 47 30 610 ’ — Boston 45 32 584 2 Toronto 45 34 570 3 Baltimore 35 41 461 11 1/2 Tampa Bay 25 52 .325 22 Section Centrale Kansas City 41 34 .547 ¦ — Minnesota 41 36 532 1 Chicago 37 41 .474 51/2 Cleveland 30 46 395 11 1/2 Detroit 18 58 .237 231/2 Section Ouest Seattle 50 26 658 — Oakland 44 32 .579 é Anaheim 37 38 493 121/2 Texas 29 47 382 21 Hifl Boston 6 Detroit 4 Chicago White Sox 5 Minnesota 1 N.Y.Yankees 4 Tampa Bay 3 Kansas City 4 Cleveland 1 Toronto 13 Baltimore 8 Oakland au Texas Seattle à Anaheim FOOTBALL LIGUE CANADIENNE Section Est 0 P N PP PC PTS Montréal I • e 57 38 4 Ottawa 1 0 0 27 17 2 Toronto 0 1 0 18 20 0 Hamilton 0 1 0 17 Section Ouest 27 0 Winnipeg i 0 0 34 27 2 Saskatchewan i 0 0 20 18 2 C.-B.0 1 0 27 34 0 Calgary 0 1 0 20 23 0 Edmonton 0 1 0 16 34 .0 Calgary à Edmonton ¦ — »«w» Winnipeg à Ottawa, 19h30 C.-B.en Saskatchewan.19h
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