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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2007-07-14, Collections de BAnQ.

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LE FESTIVAL D’ÉTÉ, POUMON MUSICAL DE QUEBEC PAGE E 1 -?www.ledevoir.com ?-—— — LE DEVOIR Vol.XCVIIIN'156 ?LES SAMEDI 14 ET DIMANCHE 15 JUILLET 20 0 7 2,2 0 $ + taxes=2,5 0$ L’avenir des cimetières, un débat bien vivant Exit la nécropole jardin, bonjour le virage mercantile -'aîm ,-ViV a, -• i I '/ V i 7' 5^4 Le cimetière Notre-Dame-des-Neiges à Montréal JACQUES NADEAU LE DEVOIR C’étaient autrefois des jardins où il faisait bon se balader le dimanche, tout en rendant visite aux défunts.Mais depuis une trentaine d’années, les cimetières du Québec ont pris un virage de plus en plus mercantile.Exit le cimetière jardin, ce sont les mausolées et les aménagements de pierres tombales en série qui sont privilégiés par les administrateurs.Cela se fait au grand dam des défenseurs des aménagements paysagers et des écologistes.Et malgré une nette tendance de la population générale à préférer les arrangements simples et l’incinération.CAROLINE MONTPETIT Au fond, on meurt comme on a vécu, lance l’historien Michel Lessard, qui a réalisé plusieurs films sur le patrimoine funéraire du Québec.Autrefois, on travaillait la terre toute sa vie et on finissait six pieds dessous.Aujourd’hui, on vit en ville et on finit dans un bloc d’appartements!» Les «blocs d’appartements» auxquels Michel Lessard fait référence, ce sont les mausoléescolombariums, ces vastes constructions qui poussent comme des champignons dans les cimetières du Québec et qu’on critique pour leur pauvreté esthétique, le coût faramineux de leur entretien et leur atteinte au développement durable.Dans ces édifices qu’il faut climatiser en été et chauffer en hiver, on dispose surtout pour le repos éternel, les corps de gens qui ont choisi l’enfeu comme sépulture dernière.Un enfeu, c’est un espace de la taille d’un cercueil dans lequel une dépouille complète peut grâce à des techniques sophistiquées de conservation, être préservée pendant cent ans.Le phénomène a débuté dans les années 1970 et nous est arrivé des Etats-Unis par l’intermédiaire de la communauté italienne, qui cultive un culte très développé de la mort et dont certains membres refusent la mise en terre, explique l’urbaniste Jean Décarie, aujourd’hui retraité.Jean Décarie a combattu le développement sauvage de mausolées au cimetière Notre-Damedes-Neiges, avec les Amis de la montagpe, entre autres, mais aussi avec Héritage Montréal et l’Ecomusée de l’au-delà Aujourd'hui, les enfeus représentent quelque 5 % des sépultures des cimetières québécois.Mais les cimetières aimeraient bien accroître cette part de marché.VOIR PAGE A 8: MAUSOLÉES Commandites: Luc Lemay poursuit l’État pour un million Selon le défendeur, le gouvernement n’a que lui-même à blâmer BRIAN MYLES La poursuite de 60 millions de dollars intentée par le gouvernement fédéral à la suite du scandple des commandites est prescrite et non fondée.L’Etat n’a que lui-même à blâmer s’il a payé le gros prix pour obtenir de la visibilité au Québec au lendemain de la qua-skléfaite référendaire de 1995.Ce sont du moins les arguments avancés par Luc Lemay et son entreprise, Malcolm Média, dans une défense écrite déposée hier en Cour supérieure.M.Lemay fait l’objet d’une réclamation de 41 millions de dollars pour sa participation au programme des commandites.D aurait notamment gonflé artificiellement les besoins en commandite pour se,s salons de plein air afin d’amener l’Etat à payer phis cher que nécessaire Luc Lemay pom- de la visibilité.Le fédéral récla- me à cet homme d’affaires les deux tiers de toutes les sommes exigées dans son recours de 60 millions.Cette poursuite est «clairement abusive», affirme le document de la défense.M.Lemay ose même réclamer au gouvernement un million à titre de dommages «pour troubles et inconvénients» et un million pour «atteinte à la réputation».VOIR PAGE A 8: COMMANDITES INDEX Actualités.A 2 Annonces.C 6 Avis publics.C 5 Bourse.C 2 Carrières.C3 Décès.C 6 Économie.C 1 Éditorial .B 4 Idées.B 5 Monde.A 7 Mots croisés.D 5 Météo.C 5 Perspectives.B 1 Rencontres.D 2 Sports.C 8 Sudoku.C5 JOËLLE TOUGAS Des jeunes du village de Kangiqsujuaq, qui compte 500 habitants, dans le Grand Nord québécois NUNAYIK Le bonheur imparfait des jeunes Inuits La glace fond mais l’espoir s’affermit au Nord Les jeunes Inuits se cherchent En phis de tanguer entre le passé et l’avenir, ces adultes de demain devront aussi apprendre à vivre dans une réalité bousculée par la Terre qui se réchauffe.Qu’à cela ne tienne! La glace peut bien disparaître, l’espoir, hii, ne fond pas.Portrait d’une jeunesse en mutation.Premier d’une série de trois textes.LISA-MARIE GERVAIS Kangiqsujuaq, au nord du 61' parallèle — La scène aurait pu se retrouver dans n’importe quel film américain avec un happy end.Sous une pluie battante, Jusi, un jeune Inuit de 14 ans, monte sur son petit vélo déglingué la longue côte de terre battue qui sépare son petit village de 500 âmes de l’aéroport.Deux kilomètres plus tard, tout trempé, il pénètre dans le minuscule aéroport sous le regard ému des moniteurs d’un camp d’été scientifique qui s’apprêtent à quitter Kangiqsujuaq après avoir passé deux semaines auprès d’ados de partout au Nunavik.Jusi était l’un des jeunes invités au camp, plutôt tuibulent mais timide.Tout fier d’avoir été nommé assistant des techniciens, il avait travaillé sans relâche à fabriquer des VOIR PAGE A 8: NUNAVIK I * STEPHEN J.CARRERA REUTERS Conrad Black à son arrivée au palais de justice de Chicago hier, où quatre des 13 chefs d’accusation ont été retenus contre lui.Black coupable L’homme d’affaires en appellera du verdict GÉRARD BÉRUBÉ Au terme de la 12e journée de délibérations, le verdict est tombé contre Conrad Black Reconnu coupable de quatre des 13 chefs d’accusation déposés contre lui, le magnat de la presse déchu risque une peine maximale de 35 ans de prison.Dans l’attente de sa sentence, qui doit être rendue le 30 novembre, Lord Black of Crossharbour a dû remettre son passeport britannique et promettre de demeurer à Chicago d’ici à l’enquête sur cautionnement fixée pour jeudi prochain.Pour la suite, il faut prévoir un pourvoi en appel et une pluie de Le magnat recours au cM.Après 12 jours de délibérations, de la presse les 12 membres du jury sont fina- ,, , lement parvenus à un accord sur decnil risque chacun des 13 chefs d’accusation retenus contre Conrad Black.une P611*6 L’ex-magnat a été reconnu cou- mavimalp pable de trois chefs d’accusation .portant sur des fraudes par cour- (jg 35 3|jS rier et d’un autre pour entrave à la justice.Limage-choc, ici, vient de de prison ce film vidéo montrant Conrad Black sortir de ses bureaux de Toronto 13 boîtes de documents après avoir appris qu’une enquête contre lui était menée par la Securities and Exchange Commission.Dans le premier cas, il risque une peine maximale de cinq ans de prison pour chacun des chefs.Dans le second, la peine maximale est de 20 ans.S’ajouterait une amende d’un million de dollars américains.Il a été innocenté de huit chefs d’accusation pour fraude et évasion fiscale, et d’un autre pour racket présumé.Ses trois ex-assodés et co-accusés ont également été reconnus coupables, chacun, de trois chefs d’accusation pour fraude.L’on pense, ici, à Jack Boultbee, l’ancien chef financier de M.Black et à ses anciens conseillers juridiques, Peter Atkinson et Mark Kipnis.Ces derniers sont passibles de peines pouvant aller jusqü’à 15 ans de prison et à des amendes maximales de 750 000 $.VOIR PAGE A 8: BLACK À lire aussi: Conrad Black, de magnat à paria, page C 1.Fleurissez [ votre assiette ! i 4 MÉLINDA WILSON Fleurs comestibles ! * 1 Du jardin à la table riDES yOans de boane» lecture» www.editiofltfidat.com f m A 2 LE DEVOIR, LES SAMEDI 14 ET DIMANCHE 15 JUILLET 2007 % LES ACTUALITES Québec sur plage quand on aime le fleuve Quand l’été chauffe les trottoirs, qu’on a joué les touristes, fréquenté les festivals, plongé dans les piscines et flâné aux terrasses, que reste-t-il pour encore apprécier la ville et même s’en étonner?Des coins inexplorés, des gens méconnus, des activités inusitées.De Montréal, Ottawa et Québec, nos journalistes vous font part de ce qu’ils ont déniché.ISABELLE PORTER Québec—À Québec, le fleuve est un prince qu’on s’est habitué à admirer de loin.Séparé de nous par des autoroutes, des usines et les installations portuaires, il avait fini par nous faire oublier à quel point sa fréquentation est agréable.Jusqu’à ce que les célébrations du 400 servent de prétexte à d’heureuses retrouvailles.«Les gens ont une sorte de besoin de se rapprocher du fleuve», remarque François Moisan du service de communication de la Ville de Québec.Depuis le début de l’été, un nombre grandissant de cyclistes empruntent la nouvelle piste qui longe le cours d’eau, entre la zone des ponts et le Vieux-Port.«C’est vraiment une belle piste, j’y suis allé plus d’une fois avec mon fils.» Baptisée «Promenade de Champlain», l’allée a nécessité le déplacement d’une autoroute sur 2,5 km de distance et des investissements de 70 millions de dollars du gouvernement du Québec.Une fois complétée (en juin 2008 si tout va bien), la Promenade comprendra aussi des arbres, des jardins, un quai pour la pêche, des aménagements pour canot et kayak, et deux terrains de soccer.«Le fleuve est redonné à la population de Québec», explique Serge Allen, le commissaire aux Fêtes du 400" à la Ville.«Je trouve que c’est un beau clin d’œil au legs de 1908, quand les Plaines ont été transformées en un grand parc public.» En 2008, Québec aura donc son parc.fluvial Pour mesurer l'importance symbolique du projet il faut se rappeler qu’il y a 50 ans, ce n’est pas au Festival d’été qu’on recensait des foules record, mais bien au bord du fleuve.Durant l’été, les estivants débarquaient par milliers sur la plage de sable fin dans l’ancienne ville de Sillery.«Quand il fait 91 degrés [.], la plage de l’Anse-au-Foulon regorge de monde», pouvait-on lire dans le quotidien Le Soleil en 1968.«Partout s’étalait la chair cuivrée des estivants et des travaillants qui avaient prétexté certaines maladies pour ne pas étouf for à leur emploie» Située non loin de la défunte plage, la vieille Maison des Jésuites est l’hôte jusqu’à décembre d’une petite exposition sur le sujet «Cest une exposition sur les souvenirs.Une dame qui est venue visiter l’expo nous a dit qu’elle avait rencontré son mari sur cette plage», raconte la jeune guide.«On a aussi eu la visite du nageur Jacques Amyot.Vous pouvez le voir sur la photo, là parmi les sauveteurs.» L’expo est on ne peut plus modeste, mais on y trouve plus d’un clin d’œil rigolo.Comme cet extrait d’un règlement municipal de 1931 régissant le port du maillot de bain pour hommes: «Aucune personne de sexe masculin âgée de 12 ans et plus ne se baignera [.] sans être revêtue d’un costume de bain masculin en un ou deux morceaux couvrant le corps depuis les épaules jusqu’au bas de la fourche des jambes, avec une jupe rabattant par-dessus la culotte et descendant au moins quatre pouces en bas de la fourche des jambes.» Oufl Militance aquatique Mais revenons à Jacques Amyot, La photo dans l'exposition date de 1942.Douze ans plus tard, - ' mtM mm • .Deux jeunes garçons croqués cette semaine par notre photographe aux abords du bassin Louise.Amyot remportait la première Traversée du Lac-Saint-Jean.C’était il y a 50 ans.Aujourd’hui, malgré ses 80 et quelque balais, M.Amyot continue de défier le fleuve à titre de président d’honneur de la Société des gens de baignade, qui milite en faveur du retour d’une plage dans la capitale.Parce que les beaux jours de la ie de lot, rn°,s TOUT tfDOS plage de Sillery sont révolus.À la fin des années 1960, un club de yacht, une voie ferrée, des réservoirs de pétrole et des ateliers de construction de bateau sont venus grignoter le bel espace, apprend-on dans l’exposition.Et, de toute façon, la qualité de l’eau commençait à se dégrader.Les gens de Québec se sont mis à acheter des piscines et on a fini par oublier que la baignade dans le fleuve était même encore une possibilité.Quelques hurluberlus s’y risquent encore aux petites heures du matin — l’auteure de ces lignes en a déjà été — mais le fleuve n’inspire guère confiance.«La baignade dans le fleuve, ce n’est pas évident.Pour qu’on y revienne, il faudrait instaurer des éléments de mesure et de surveillance», explique François Moisan.Or, la chose n’est pas impossible et les membres de la Société des gens de baignade ont un plan.Nos militants de l’aquatique proposent qu’on aménage une plage, la plage «Jacques-Amyot», à l’intérieur du bassin Louise, un grand espace d’eau situé dans la zone portuaire.Tous les ans, à la fin juin, ils invitent la population à venir y plonger avec eux pour rappeler l’existence du projet: «Québec Plage, future destination soleil», titrait leur invitation cette année.«Venez prouver quelle belle plage publique pourrait devenir le bassin Ijjuise, en plein centre-ville de Québec!» Pour eux, la plage tient de l’idéal démocratique.Après tout, nous n’avons pas tous la chance d’avoir une piscine.Le gouvernement fédéral, qui est propriétaire de la zone en question, CLEMENT ALLARD LE DEVOIR aurait eu une belle occasion de réaliser ce projet dans le cadre du 400 mais on a préféré réaménager trois autres espaces, dont la baie de Beau-port, où les véliplanchistes et promeneurs ont déjà leurs habitudes.Néanmoins, la réalisation de ce rêve un peu fou n’est pas impossible à plus long terme.«Le projet n’est pas en voie de se réaliser pour 2008, concède Serge Allen.Mais nous avons fait bien attention pour que les travaux en cours dans la zone portuaire ne nous empêchent pas de le faire à long terme.Si jamais le projet obtient du financement et l’accord du Port de Québec, ce serait possible.» Alors on pourra tous se vêtir de jupes rabattant pardessus la culotte et descendant au moins quatre pouces en bas.Collaboratrice de Devoir aîüAyauii .560pages-38,60$ ISBN 978-2-7601-4705-8 GUERIN, éditeur Itée 514-842-3481 Marc BOSQUART Nouueiie grammaire française Grammaire idéale pour les cégeps En usine ms leutes iss llbralrlss Le prix est indiqué sous réserve de modifications.Par le MEQ ORGANISMES COMMUNAUTAIRES ONT BESOIN DE VOUS 514.842.3351 CENTRE D’ACTION BÉNÉVOLE DE MONTRÉAL VOLUNTEER BUREAU OP MONTREAL CABM.NET L'ETE EST ARRIVÉ CHEZ BONALDO 2 LE ROYER, VIEUX-MONTRÉAL 514.827.9222.B0NALD0.CA t 2 0 0 7 5 JUILLET 14 ET DIMANCHE LE DEVOIR, LES SAMEDI Gàmbard ROLEX Vente et service 430-A RUE CATHCART, CENTRE-VILLE MONTRÉAL (SM) 866-3876 Les Canadiens recyclent davantage.Ce qui ne les empêche pas de jeter plus de déchets aux sites d’enfouissement GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÊ Les Canadiens et les Québécois recyclent plus que jamais.ce qui ne les empêche pas d’envoyer au final une quantité sans cesse croissante de déchets vers les sites d’enfouissement du pays.La coupable: la consommation toujours galopante de biens de toutes sortes.Les données publiées hier dans le nouveau bulletin EnviroStats de Statistique Canada (qui se réfèrent à des données issues de trois enquêtes précédentes) montrent ainsi qu’entre 2000 et 2004, le pourcentage des déchets domestiques des ménages canadiens qui vont au recyclage est passé de 19 % à 27 %.En moyenne, chaque ménage a recyclé en 2004 quelque 112 kilogrammes de matières, une progression de 41 kg en quatre ans.Dans le même laps de temps, toutefois, la production de déchets résidentiels a augmenté de 19 % au Canada (de 11,3 à 13,4 millions de tonnes pour l’ensemble des ménages — ce qui n’inclut pas les entreprises) .Par famille, cela représente un saut de 366 kg à 418 kg de déchets annueDement En enlevant la part de ce que ces ménages recyclent, on découvre qu’ils envoient maintenant 306 kg de déchets vers les sites d’enfouissement — lesquels sont responsables de 25 % des émissions de méthane (puissant gaz à effet de serre) au Canada —, soit une dizaine de kilos de plus qu’au début du siècle.«On fait des progrès, mais nous sommes aussi victimes de nos succès économiques, dit Jeannot Richard, vice-président des secteurs municipal, industriel, commercial et institutionnel chez Recyc-Qué-bec.Plus il y a d’activités économiques, d’entreprises qui roulent, d’argent qui circule, plus on produit des matières résiduelles.» Dans ce portrait national, le Québec se trouve à la traîne, avec un taux de recyclage domestique de 19,4 %, le plus faible au pays à part le Manitoba et la Saskatchewan.«Ce sont des données de 2004, nuance M.Richard.Or, depuis trois ans, on fait des pas de géant.Beaucoup de municipalités viennent de mettre en œuvre leur plan de gestion des matières résiduelles.Le portrait actuel est très différent», estime-t-il.Mais il en convient avant d’atteindre les objectifs de recyclage et de compostage que le gouvernement a fixés pour 2008 (soit 60 % du volume total), «il reste beaucoup de travail à faire».Statistique Canada révélait plus tôt cette semaine que le Québec composte deux fois moins que la moyenne nationale (seulement 13 % des ménages québécois le font).Selon Gilles Côté, président du Front commun québécois pour une gestion écologique des déchets, la clé du succès se trouve dans une réduction à la source.«Les gens qui recyclent beaucoup sont sensibles et attentif à une bonne gestion des déchets: ils finissent donc par réduire leur consomma- tion générale de déchets.C’est ce qu’il faut faire.Sinon, on continuera de recycler plus, mais on jettera également plus.» Dans son enquête, Statistique Canada a aussi évalué les niveaux d’accessibilité des programmes dq recyclage à l'échelle canadienne.Constat général: 93 % des ménages canadiens ont accès à au moiifa un programme de recyclage, et la quasi-totalité de ceux-ci l’utilisent.Entre 1994 et 2006, la participation des ménages canadiens aux programmes de recyclage s’est globalement accrue pour toutes les matières recyclables.Finalement, le niveau de revenu et de scolarité ne semble pas influer sur le comportement des citoyens envers le recyclage, sauf que le type de logement crée un accès plus (maison) ou moins (appartement) facile aux services.Le Devoir Transports Québec n’ira pas plus vite pour réparer les ponts et les viaducs SYLVAIN LAROCQUE Malgré la tragédie du viaduc de la Concorde, à Laval, et la vétusté de son parc de structures, le ministère des Transports du Québec (MTQ) n’a pas l’intention d’accélérer ses délais de réparation.C'est ce qu'a indiqué hier devant la commission Johnson le directeur des structures du MTQ, Guy Richard.En 2004, en raison de contraintes budgétaires et de personnel, le ministère a doublé ses délais d’intervention sur les ponts et viaducs.Plus tôt cette semaine, l’un des experts de la commission, ._ Benoît Bissonnette, professeur de génie à l’Université Laval, avait qualifié de «paradoxal» ce changement survenu alors que le taux de désuétude des structures ne cessait de croître.M.Richard a indiqué hier qu’en vertu des règles en vigueur jusqu'en 2004, pas moins de 47 % des ponts et viaducs québécois nécessitaient une réfection dans les cinq années subséquentes.Le MTQ se donne désormais de six à 10 ans pour effectuer ces travaux.Selon le haut fonctionnaire, le doublement des délais d’intervention a permis au ministère de prendre de meilleures décisions sur le plan économique.«U s’agit de “prioriser” pour faire les bonnes interventions au bon moment», a-t-il soutenu.Or, les règles en vigueur avant 2004 prévoyaient déjà que le MTQ devait effectuer en priorité les réparations sur les structures dont l’état est critique (cote 1).En vertu du manuel utilisé jusqu’en 2004, le viaduc de la Concorde, qui était de cote 3 (médiocre), aurait dû subir des réfections au phis tard en 2003.Ces travaux n’ont jamais été faits.L’ouvrage s’est effondré le 30 septembre 2006, faisant cinq morts et six blessés.Le MTQ a néanmoins annoncé hier qu’il resserrait «rapidement» ses normes d’inspection concernant les fissures en cisaillement.C’est ce type de fissure en diagonale qui a causé la rupture du por-te-à-faux du viaduc de la Concorde.En attendant les nouvelles directives, les ingénieurs demanderont un avis technique à la vue de toute fissure en cisaillement, peu importe son épaisseur.Jusqu’ici, un tel avis n’était requis que pour des fentes de 0,8 millimètre et plus.Le président de la commission, Pierre Marc Johnson, a posé plusieurs questions à Guy Richard sur le plan d’action que le MTQ a mis en place dans la foulée de l'effondrement Il s’en est finalement déclaré satisfait Expert contesté Par ailleurs, l’avocat des ingénieurs qui ont conçu le viaduc de la Concorde, Patrick Henry, a remis en cause la crédibilité de Guy Richard à titre d’expert du MTQ.M.Richard a comparu devant la commission en avril et en mai à titre de simple témoin.Vendredi matin, le ministère l’a fait asser-menter comme expert pour expliquer les causes de l’effondrement du viaduc lavallois.Me Henry a exprimé une réserve par rapport à ce double mandat de M.Richard.Selon lui, le témoin se retrouve dans un «genre de conflit d’intérêt» puisque, étant un employé du MTQ, il se doit de défendre le ministère plutôt que d’être impartial «üya quelque chose là-dedans qui choque un peu», a estimé l’avocat Puisque la pratique est permise par la jurisprudence canadienne, Patrick Henry ne s’est pas opposé à la reconnaissance de Guy Richard en tant qu’expert du MTQ.D s’est toutefois réservé le droit de remettre en cause la «farce probante» (la crédibilité) du témoignage de M.Richard lors des plaidoiries, qui auront lieu les 31 juiDet et 1er août L’avocat du MTQ, Pierre Ar-guin, a rétorqué que M.Richard était l’une des personnes les mieux placées pour témoigner comme expert puisqu’il a supervisé l’enquête du ministère sur les causes de l’effondrement La semaine prochaine, le MTQ fera entendre deux autres experts devant la commission, des professeurs de génie qui ne travaillent pas au ministère.D faut dire que Patrick Henry a fait entendre, jeudi et hier, ses propres experts, payés par la compagnie d’assurance des ingénieurs-concepteurs.Leur tâche n’était pas de défendre les ingénieurs à tout prix, mais il reste que leur mandat a été judicieusement circonscrit par M' Henry.Pour sa part, le procureur-chef de la commission, Michel Décary, a reconnu sans rechigner Guy Richard en tant qu’expert du MTQ.Dans son rapport déposé hier matin, M.Richard étaye la thèse du MTQ sur l’effondrement du viaduc de la Concorde.Selon hn, la tragédie était «imprévisible» parce que le plan de rupture fatal s’est développé à l'intérieur de la dalle de béton et qu’il n’était pas détectable aisément Les experts retenus par la commission contestent ce point de vue, soutenant que des fissures diagonales visibles de l’extérieur auraient dû pousser le ministère à ausculter plus profondément l’ouvrage.Selon le MTQ, le design du via-duc de la Concorde était «expérimental» et n’était pas le «meilleur» qui existait lofs de sa mise au point en 1969.A cela, l’avocat des ingénieurs-concepteurs a répliqué que les plans respectaient les normes et pratiques de l’époque, moins sévères qu’aujourd’hui.Presse canadienne Monique LAURIN LA CUISINE DE TANTE ALINE 176 pages-t6,20$ ISBN 978-2-7601-42766 GUÉRIN, éditeur Itee 514-842-3481 las livres de recettes ont la cote.En uente dans toutes les norairies est indiqué sous réserve de modificatii Le retour d’un héros JACQUES NADEAU LE DEVOJIJ ; t- Æ LE CHAMPION du monde Joachim Alcine a été reçu en héros, hier, par la Ville de Montréal et la communauté haïtienne de la métropole québécoise.Alcine a été invité à signer le livre d’or en compagnie du maire Gérald Tremblay, six jours après avoir remporté la ceinture des super mi-moyens de la WBA à llssue d’une victoire par décision unanime face à l’Américain Travis Simms à Bridgeport, au Connecticut!^ boxeur de 31 ans, dont la famille a déménagé à Montréal depuis Haiti lorsqu’il était enfant est le neuvième Québécois et le 19e Canadien à décrocher un titre mondial, mais aussi le premier Haïtien à réaliser un tel exploit Une centaine de Montréalais d’origine haïtienne, dont son épouse Marianne Fanchette et ses parents, ont assisté à la cérémonie à l’hôtel de ville.«C’est merveilleux et je pense qu’il y aura désormais plus [d’Haïtiens] qui viendront me voir boxer, a dit Alcine.Us n’ont jamais eu de champion avant, et maintenant, ils commencent à savoir ce que c’est.» Lorsqu’il n’est pas dans le ring, Alcine travaille auprès des jeunes défavorisés dans son ancien quartier de l’Est de la ville, Saint-Michel.«Notre communauté a besoin de modèles et M.Alcine, un champion du monde de boxe, est une belle source de fierté et de joie, a déclaré Judith Hileus de la station de radio haïtienne locale.Nous célébrons encore.» La station a organisé un défilé de voitures décorées des drapeaux du Canada, du Québec et d’Haïti, qui a servi d’escorte à Alcine un peu partout dans la ville.«J’avais l’impression d’être parti sur la lune, mais maintenant j'ai le sentiment d’être revenu sur terre, a dit Alcine.Reste que j’ai encore de la difficulté à croire que je suis champion.» Dans son discours, Alcine a longuement parlé de sa foi, et de la mesure dans laquelle elle lui a donné la force de persévérer au cours de sa carrière.Il a aussi raconté comment son père Joseph ne voulait pas le laisser boxer, ce qui l’a forcé à s’entraîner au gymnase local en cachette.Son père n’a su que plusieurs années plus tard qu'il boxait, quand il l’a vu se battre’^ la télé.Alcine cherchera maintenant à s’attaquer aux autres champions dans sa catégorie de poids.Ce n’est que dans un an qu’il devra accoY-der un combat de défense obligatoire au premier aspirant dans la WBA E N Ottawa cherche une entreprise pour former ses pilotes Ottawa — Le gouvernement du Canada s’est mis hier à la recherche d’une entreprise prête à former les pilotes des avions militaires Hercules et des hélicoptères Chinook qu’il entend acheter.Dans un premier temps, le ministère des Travaux publics a publié une demande d’expression d’intérêt et de qualification (DEIQ) afin d’obtenir d’ici 30 jours les propositions de sociétés s’estimant capables de s’acquitter de cette tâche pendant 20 ans.Ottawa invitera ensuite les four- R E F nisseurs qualifiés à lui soumettre une proposition formelle.Le contrat dont la valeur n’a pas été précisée devrait normalement être octroyé à l’été 2008.Dans un communiqué, le gouvernement a précisé qu’il ne retiendrait qu’un seul fournisseur.D’après le ministre responsable de l’approvisionnement, Michael Fortier, le Canada cherche une compagnie déjà établie, prête à investir au moins 75 % de la valeur du contrat au pays.«Notre objectif est d’obtenir les bons services pour notre personnel militaire et défaire en sorte que les entreprises canadiennes retirent des avantages considérables de ces contrats», a expliqué M.Fortier dans un communiqué.- PC Restauration de crystal Spécialisé dans le taillage de crystal traditionnel HOMBiaua • m i ¦ t ¦ a JYoaar&ituuronA tou&.sajcffeacœurs bràtéi! 4652, boul.Décarie, Montréal 514-484-8132 www.themrfixit.com DEPUIS 1953 * J * •T * JENE EROl IN * l'HEXAGONE JARDINS .ou- „ PRECAMBRIEN ww \vvif il hexnupnc* .c< >rn fiiÆïÉ mmi SYMPOSIUMS INURNAtIQNAUX 0 ART « SU C 0 N C 0 U DEVEN 2* ÉDITION Bl “'BIENNALE0 7 DE MONTRÉAL 10 mai - 8 juiMet Le Centre international d’art contemporain de Montréal (CIAC) est heureux de présenter les textes des lauréats et lauréates du concours Devenez critique d'art 2007.Les participants pouvaient choisir une œuvre de la Collection d’art public de la Ville de Montréal ou de la 5 édition de la Biennale de Montréal.• L’activité s’adressait aux jeunes des niveaux secondaire et collégial et pour la seconde fois au grand public.Le concours donnait la possibilité aux participants de rédiger un texte appréciatif comportant des éléments descriptifs et des impressions personnelles.Un partenariat avec la Commission scolaire de Montréal offrait la gratuité aux élèves de la CSDM.Des visites commentées étaient également offertes gratuitement aux organismes socioculturels et communautaires de l'Arrondissement du Sud-Ouest.Nous remercions les membres du jury, madame Annie Binette, historienne d’art et coordonnatrice des activités éducatives du CIAC, monsieur François Dion, directeur du centre d’information en art contemporain Artexte, et monsieur René Viau, journaliste culturel indépendant collaborateur au journal Le Devoir.De nombreux partenaires soutiennent notre concours.Sans leur appui, il serait difficile de récompenser nos lauréats et lauréates.Nous tenons à souligner en particulier l’aide du Conseil des arts de Montréal, la Centrale des syndicats du Québec, Le Devoir, le Bureau d'art public du service de la culture de la ville de Montréal ainsi que les Ambassadeurs de la Biennale de Montréal 2007.Félicitations aux lauréats et lauréates! Claude Gosselin Directeur général et artistique du CIAC De gauche à droite : Annie Binette, Claude Gosselin, François Dion, Mynam Beaulieu (lauréate), René Viau, Claudine Perrault (professeure) et Gabriel Gosselin (lauréat).Photo : Claudio Marzano Titre : Une conversation pas ordinaire Michael Awad & Evan Penny, Panagiota : Conversation (détail), 2007 Photo : Guy l’Heureux CATÉGORIE :1iK, 2e et 3° secondaire-programme régulier.Myriam Beaulieu.École-Notre-Dame-de-Fatima, Boisbriand Professeure : Claudine Perreault L'œuvre que j'ai vue à la Biennale de Montréal était tout simplement magnifique.Elle est intitulée Conversation et celle-ci a été réalisée en 2007.Michael Awad ainsi que Evan Penny ont fait preuve d’originalité en utilisant de vrais cheveux avec la résine pour faire plus réel.Pour procéder, ils ont pris la technique de type sculpturale ainsi que photographique.Cette œuvre 3D est accrochée au mur et est entourée de photographies.Les images ont été prises à l’aide d'un appareil bien spécial.Il est fait avec un ancien appareil de reconnaissance aérienne qui est beaucoup plus complexe.Conversation est faite de courbes organiques ce qui lui ajoute une petite touche charmante.Les couleurs de cette œuvre sont : deux roses pour le chandail, brun foncé pour ses beaux et longs cheveux, blanc pour les dents et les yeux, etc.Bref, cette réalisation représente les expressions du visage lors d’une conversation.Maintenant j’aimeraiS vous faire part de quelques informations sur ces artistes.Michael Awad est né le 31 mars 1966 tandis qu’Evan Penny lui est né en 1953 en Afrique du Sud et est citoyen canadien.Michael a un diplôme en architecture ainsi qu’en design urbain.Evan a étudié l'art en Alberta.Il vit et travaille à Toronto.Lorsque j'ai vu cette œuvre, je me suis sentie perplexe et étrange car c’est une réalisation assez mystérieuse.De voir un visage, disons déformé, assez traumatisant.Il faut prendre le temps de l’observer pour voir tous les détails qui le rendent aussi merveilleux.Finalement, ces deux artistes ont fait preuve d’ingéniosité en utilisant les techniques de photographie et de sculpture.C’est une chance pour nous de pouvoir voir une conversation sous forme d’œuvre.En résumé, pour notre culture il est important de pouvoir observer des arts de toutes sortes.Dans le cadre du cours d'arts plastiques, j’ai visité l’exposition d’art contemporain à la Biennale de Montréal.C’était magnifique, il y avait de très belles œuvres mais une d'entre elles a attiré mon attention.Elle est superbe, c'est l’œuvre de David Hoffos.Elle se prénomme Scene from the House Dreams, Phase 5.David Hoffos a réalisé une maquette en bois et en tissu dans laquelle on retrouve le reflet d’une télévision.Cela donnait l’illusion du mouvement.Pour réaliser la maquette d’une cuisine, il a utilisé plusieurs techniques dont l’assemblage, le montage et le collage.En entrant dans la pièce où se trouvait l'œuvre, il y avait 5 trous et les maquettes étaient enfoncées dans le mur.Une d'entre elles m’a accroché.C’était une cuisine très sombre et les rideaux de la fenêtre bougeaient grâce à la télévision et la neige pouvait entrer dans la cuisine.Elle paraissait inhabitée.Afin de donner une illusion réaliste, il a utilisé de vrais matériaux tels que du plastique, du bois, de la fausse neige, du tissu et une télévision.Les couleurs étaient très sombres.On y retrouvait du blanc, du noir, du brun, du rouge et du bleu.Il y avait beaucoup de coins.Le reflet de la télévision ajoutait des courbes.Dans la salle où était située l’œuvre, il faisait extrêmement noir afin de permettre la projection des images télévisées.J’ai vraiment aimé cette œuvre car elle était réaliste et magnifique.J’ai été éblouie par cette œuvre et par l’idée de la télévision qui projette des images sur une maquette afin de lui donner vie.Mais en même temps, c’est triste car c’est comme si, en créant cette Montréal est une ville canadienne importante en ce qui a trait aux arts visuels.L’on n’en retrouve non seulement un peu partout dans les musées ou la pléthore de galeries d'art, les unes plus diverses que les autres de la métropole, mais on peut aussi en repérer dans les rues.C’est le cas de l’intéressant Monument à la Pointe de Gilles Mihalcean, situé au rond-point qui relie les rues Atwater et Centre depuis 2001.Né en 1946 a Montréal, Mihalcean est un pilier de la sculpture contemporaine au Québec.Le Centre international d'art contemporain de Montréal (CIAC) a d’ailleurs organisé une exposition entièrement dédiée à l'artiste en 1992.Il est surtout reconnu pour ses œuvres que l’on peut décrire comme des assemblages de divers matériaux, allant du bois jusqu'au métal, en passant par le verre, le marbre ou la résine.Une poésie marque ses créations, que plusieurs décrivent comme des architectures de l’imaginaire.La réalisation du Monument à la Pointe provient d'un projet de réaménagement de l’espace en bordure du canal Lachine.Mihalcean a été retenu suite à un concours du Bureau d'art public de Montréal qui veut intégrer des œuvres à l’environnement urbain.L'œuvre se scinde en trois sections.D’abord, le bas, en béton vert, reproduit trois troncs d'arbre qui supportent une construction qui se prolonge et se modifie pour devenir en briques rouges.Enfin, la dernière partie est en aluminium.Sur le toit de la construction, des colonnes de ce métal évoquant des formes industrielles prolongent les bases en béton.Le résultat est une sculpture filiforme haute de 14 mètres.Comme la plupart des œuvres de l'artiste, la structure architecturale aux formes minimalistes va rappeler des éléments concrets.Le Monument à la Pointe et une œuvre-modèle concernant l'intégration à l’aménagement urbain qui l’entoure : le bas a été peint en vert pour évoquer les origines irlandaises de l’arrondissement alors que les deux autres matériaux soulignent le passé du quartier, puisqu’une multitude d’industries y étaient installées.Ces évocations sont vraiment intéressantes, d’autant plus qu'elles légitiment la présence de la création.Toutefois, il aurait été plus intéressant de substituer du bois véritable au béton dans l'œuvre.Il est certes compréhensible que l’on ait préféré ce matériau pour sa solidité et sa durabilité, mais ainsi le Monument à la Pointe n'est plus si fidèle au propos de l’artiste, qui décrit sa création avec lyrisme "comme un grand bateau à la coque de forêt et de briques", d'autant plus que le béton n’est pas utilisé dans la construction de navires.Fidèle ou pas à ses propos, les allusions à l’importance du canal Lachine durant la révolution industrielle qui a touché la métro- ntre : Envahi par la sombre froideur f David Hoffos, Scenes from the House Dream, Phase 5, 2007 Photo : Guy l’Heureux CATÉGORIE : 1“, 2e et 3e secondaire-programme régulier, MENTION SPÉCIALE Alexandra Courtemanche, École Notre-Dame-de-Fatima, Boisbriand Professeure : Claudine Perrault œuvre, il (l’artiste) ne se sentait pas très bien.C’est peut-être aussi un rêve qu’il a essayé de reproduire, dû au titre.Bref cette œuvre est très belle.Son côté réaliste et en mouvement rehaussait sa beauté.David Hoffos a aussi fait d’autres œuvres toutes aussi belles que Scene from the House Dreams Phase 5.Je vous invite à les découvrir.Titre : Une autre beauté anonyme v t s WmÈR — I Gilles Mihalcean, Monument à la Pointe, 2001.Collection d'art public de la Ville de Montréal.Photo : Richard-Max Tremblay CATÉGORIE : collégial-programme régulier, Gabriel Gosselin Collège de Valleyfield, Salaberry-de-Valleyfield Professeure : Jocelyne Aumont pole au tournant du siècle dernier sont très présentes.L’inspiration qu'a souvent Mihalcean de la science se devine par la volonté de rappeler que le bois, représenté par le béton, était le matériau prôné pour les constructions navales du passé alors que l’utilisation du métal, l’aluminium plus particulièrement, est contemporaine.L’avenir serait-il dans les airs?En somme, l’équilibre et l’harmonie de Monument à la Pointe sont à la fois les points forts et les points faibles de l'œuvre : l’esthétique est irréprochable et les éléments de culture, notables, mais ces derniers disparaissent pour ceux qui passent devant la création.ntre : Tournis dans un faux tipi Michel de Broin, Révolutions, 2003.Collection d’art public de la Ville de Montréal.Photo : Michel de Broin CATÉGORIE : grand public, Brigitte Verdière, Montréal Plusieurs fois par semaine, je passe au parc Maisonneuve-Cartier.Je traverse toujours le parc en venant du nord de la ville et jp contourne la sculpture de Michel de Broin pour me rendre plus au sud.La sculpture est ce que je vois en premier, bien avant la station de métro Papineau et le marché aux plantes et aux fruits qui borde la rue Sainte-Catherine.C’est une sculpture de huit mètres, plantée sur six poteaux qui la supportent.Elle est construite en aluminium, dans un alliage fait pour résister aux intempéries.De loin, elle ressemble au nœud que les petites filles attachent à leurs couettes.Un très gros nœud, de couleur argentée, qui danse quand on saute (les petites filles sautent à la corde et à la marelle) et au travers duquel le soleil joue, les jours de beau temps.J'arrive à la place et je me glisse presque en dessous de la sculpture.Ce que je vise est le centre, le milieu des six poteaux qui la soutiennent, comme un tipi sans toile.Dans ce milieu, il me semble que se trouve le centre de gravité de la sculpture.Illusion, bien sûr, car elle n’a pas de centre! Au début, je ne voyais que l’entortillement des formes en aluminium, une sorte de montagnes russes en miniature, répondant dans une sorte d'écho, aux manèges de la Ronde toute proche.Le quartier est très riche en constructions en fer.Il y a le Pont Jacques Cartier et toutes ces industries faites de briques et de fer et qui, à une époque, ont rendu riche l’Est de la ville.L’utilisation de métal semble donc, ici, aller de soi.Mais la forme?Non, ce n'est pas un nœud.Un jour, j’ai, avec attention, suivi le mouvement des formes.J’ai vu les passerelles et les escaliers qui se font la belle dans le ciel.Je les ai tellement bien suivis que j'en ai eu le tournis.Et l’envie, soudaine, d’y grimper.Et si je montais, moi aussi, dans cette soucoupe volante ouverte à tous vents, où cela me mènerait-il?La tête en bas, assurément.Puis, de nouveau, la tête en haut, les yeux dans le ciel, vers le fleuve et les nuages.Assurément, à tourner ainsi, je feras le tour des choses et je resterais prise dans ce cycle infini d’une marche menant à une autre menant à une autre et rarement au point de départ.C’est pour cela, que l’œuvre s’appelle Révolutions.Elle fait des voltes lesquelles, comme I indiquent tous les textes la présentant, renvoient aux escaliers de Montréal qui partent à la conquête des étages et des balcons de nos maisons.Le choix de tordre l’habituelle rigidité des escaliers contribue à l’impression de légèreté qui en ressort.La sculpture fait le tour des choses tout en ne les finissant pas.C’est au spectateur de décider où il arrête son regard et sa marche virtuelle et où il la reprend.Révolutions otite ainsi une multitude de possibilités entraînant le passant dans le gargouillis de ses pensées.On peut regarder l’œuvre de n’importe quel point car elle a toujours un sens.Elle s’inscrit parfaitement dans le paysage de la ville et donne, à ce quartier souvent délaissé, un air de vouloir s'emparer des choses, du monde et de la vie, en général.En 2005, Mihalcean a reçu la Bourse de carrière Jean-Paul Riopelle du Conseil des Arts et des Lettres du Québec.Espérons que ce prix lui permettra de continuer à créer pour qu’on puisse le revoir dans l’environnement montréalais.La sculpture a été installée en juillet 2003.Elle fait partie du fonds de la Ville de Montréal.Michel de Broin est lauréat du prix Pierre Ayot 2002 remis par la Ville de Montréal en collaboration avec l’Association des galeries d’art contemporain (AGAC).Centrale des syndicats cso du Québec CONSEIL DES ARTS DE MONTRÉAL Éducation, Loisir et Sport Québec E3 E3 H ES M < A ni;w»siT!\ £ thé&tre de OUAT SOUS DUCEPPE Commission scolaire de Montréal Montréal Le Sud-Ouest / nertftitfrutrf NOUVEAU DELHI Montréal GALLIMARD U LICORNE OC GEORGES IAOUN OFTICiaM ==: MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL Québec:: c l,K lÏHVOI)! ?On n’eat jmroiia trop curieux ?^MCinéma^ téeeucfUea M MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL Concours Devenez critique d'art Une idée originale de Sylvie Raymond Directeur'général et artistique Claude Gosselin Coordonnatrice des activités éducatives Annie Binette Communications Pierre Pilotte, Directeur des communications Administration Gabriel Zamfir, Directeur administratif C.P.760 Place du Parc, M tréal, Québec H2X 4A6 puoiies sur notre site www.ciac.ca DEVOIR SAMEDI DIMANCHE JUILLET LES ACTUALITES À défaut d’un micro, Nicholson prend la plume FRÉDÉRIQUE DOYON Ce n’est évidemment pas de son plein gré que George Nicholson quitte l’antenne de RadioCana-da.On lui a promptement montré la sortie des studios., pour de boa «Quand on ne comprend pas pourquoi on est mis à la porte, on reste avec des interrogations, sinon de l’amertume», confie au Devoir George Nicholson, 58 ans, un passionné de musique classique qui a tenu la barre de plusieurs émissions radiophoniques à la Chaîne culturelle, puis à Espace Musique, depuis son entrée à RadioCanada en 1984.Ces deux dernières saisons, il animait L’Opéra du samedi sur les ondes dEspace Musique, où il présentait les opéras interprétés par les plus grands orchestre du monde.Selon le service de communication de Radio-Canada, «des changements dans le mode de production de l’émission», qui sera dorénavant produite depuis Vancouver, ont mené au non-renouvellement de son contrat Interrogé sur la vitesse avec laquelle il a bouclé ses valises, il répond par des faits, retenant visiblement la bride à son tempérament «Le contrat s’est terminé le 30 juin et fai été prévenu le 26; ç’a pris exactement 2 minutes 42 secondes», affirme-t-il.De fait, impossible de le joindre par courriel, son compte étant déjà «expiré», selon le retour de message du Devoir.Son départ forcé des ondes ra-diocanadiennes réveille le discours critique à l’égard du virage chanson de l’ancienne Chaîne culturelle devenue Espace Musique.«Une radio d’Etat est tenue de développer la culture.Malheureusement, c’est ce qui se perd.pas parce que ce qui est en ondes n’est pas bon, mais à cause de ce qu’on enlève», déplore celui qui assiste douloureusement à la disparition graduelle des contenus de musique classique.Mais l’animateur s’empresse aussi de rappeler l’infini privilège qu’il a eu de parler à l’antenne de ce qu'il aime le plus au monde.Malgré le goût amer laissé par cette fin de contrat abrupte, il continue d’alimenter sa passion en œuvrant à réhabiliter la mémoire d’un pianiste québécois oublié, avec son ami Alain Lefebvre.«J’ai la biographie d’André Mathieu à terminer», dit-il avec un sourire dans la voix.Le Devoir La Jordanie demande an Canada de jouer un pins grand rôle au Proche-Orient CHRIS WATTIE REUTERS Le roi de Jordanie, Abdallah II ben al-Hussein, et le premier ministre canadien, Stephen Harper, ont eu un entretien, hier, qui a notamment porté sur la paix au Proche-Orient.KARINE FORTIN Ottawa — Le roi de Jordanie, Abdallah II ben al-Hussein, s’est entretenu hier avec le premier ministre Stephen Harper, à qui il a demandé de jouer un rôle plus grand dans la promotion de la paix au Proche-Orient La Jordanie est un de?rares pays arabes à reconnaître l’Etat d’Israël et tente activement de relancer le processus de paix.Son souverain a clairement dit hier que la communauté internationale ne pouvait se permettre de laisser les parties se dépêtrer sans aide étrangère.«Les prochaines semaines et les prochains mois seront cruciaux pour convaincre les Israéliens et les Palestiniens de faire avancer le processus et cela ne se fera pas tout seul», a-t-il insisté lors d’un point de presse à Ottawa.Stephen Harper s’est montré ouvert aux demandes du roi, mais il est demeuré vague dans ses engagements.Ainsi, contrairement à ce que prévoyaient les observateurs, Stephen Harper n’a pas annoncé la reprise de l’aide financière du Canada à l’Autorité palestinienne.Cette aide a été suspendue par les conservateurs quelques jours à peine après leur arrivée au pouvoir, dans la foulée des élections législatives dans les territoires palestiniens.Le Canada avait été le premier pays à suspendre son soutien, avant les Etats-Unis et l’Union européenne.Ces deux fédérations ont récemment repris leurs versements.Stephen Harper a néanmoins réitéré son appui au nouveau gouver- nement formé récemment par le président palestinien issu du Fatah, Mahmoud Abbas.«Nous travaillerons avec Israël, avec la Jordanie et avec tous les autres dans la région qui croient à la négociation, qui croient à la paix et, comme je le disais, qui sont prêts à accepter, que la solution soit basée sur deux Etats: un Etat israélien démocratique, sécuritaire et paisible, cohabitant avec un État palestinien démocratique, sécuritaire et viable», a-t-il martelé.Le chef libéral, Stéphane Dion, s’est montré très déçu d’apprendre que la reprise des versements à l’Autorité palestinienne avait été repoussée.«On est déjà très en retard II y a des populations qui en souffrent, des familles, des enfants, des femmes qui en souffrent, il est temps que le Canada agisse, at-il déclaré.Ce gouvernement a manqué de sensibilité dans toute cette question depuis le début On en voit encore la preuve aujourd’hui» M.Dion a rencontré le roi Abdallah II vers midi, en marge d’un déjeûner-causerie avec les membres du Conseil canadien des chefs d’entreprise.Le commerce bilatéral entre le Canada et la Jordanie était à l’ordre du jour.Pour le moment, les échanges entre les deux pays se chiffrent à environ 70 millions de dollars par an.La Jordanie souhaite la signature d’un traité de libre-échange, une possibilité que le Canada se dit prêt à étudier.Presse canadienne Mobilisation contre l’homophobie à Québec Un jeune gai a été sauvagement attaqué à la sortie d'un bar ISABELLE PORTER Québec - Alertés par une violente agression homophobe survenue le 30 juin, des associations homosexuelles et des groupes communautaires de Québec ont lancé hier un appel à la tolérance zéro et invité la population à un rassemble-ment sur les Heux de l’agression.«A l'heure où on se soucie des Manchons qu’on matraque et des oies qu’on gave, cette agression est de trop!», a plaidé hier le porteparole de la communauté gaie, Olivier Poulin.Dans la nuit du 30 juin dernier, Philippe, un jeu gai de 24 ans, s’est fait attaquer par quatre skinheads, peu après sa sortie du Drague, un bar homosexuel bien connu du centre-ville.Les quatre agresseurs l’ont roué de coups de poing et de coups de pied en le traitant de «fif> et de «tapette».L’agression n’a duré que quelques secondes, mais le jeune homme a eu la mâchoire disloquée, une dent cassée et une contusion au dos.«La lutte à l’homophobie est l'affaire de tout le monde», a fait valoir M.Poulin, qui avait réuni au Drague des représentants de commerçants et de groupes communautaires du centre-ville dont les activités régulières n’ont rien à voir avec la cause homosexuelle.«Ce n’est pas juste à la communauté gaie et lesbienne de dénoncer cela, c’est à tout le monde de le faire.» C’est dans cet esprit que les responsables de la fête Arc-en-ciel tiendront le 2 septembre «un brunch de solidarité contre l’homophobie» dans le but de «signifier notre détermination à ne pas retourner dans les placards et à vivre pleinement sous le soleil», souligne le groupe dans son communiqué.L’événement se déroulera sur les Heux de l’agression, à la place dYou-ville, dans le Vieux-Québec.Les gens qui souhaitent y participer doivent contacter l’association afin de s’acheter une carte-repas.Des musiciens prendront part à l’événement «Ça peut sembler un cas isolé, mais ce n’est pas le cas, a fait valoir M.Poulin.R peut y avoir jusqu’à quelques dizaines d’agressions par année à Québec.Malheureusement, souvent les victimes ne portent pas plainte.» A titre d’exemple de la persistance de l’homophobie, le porte-parole mentionne les propos de l’animateur de radio Louis Champagne durant la campagne électo- rale et, de façon générale, l’intimidation dont sont encore victimes bien des jeunes homosexuel (le) s dans les cours d’école du Québec.Des mauvaises habitudes qui se perpétuent jusqu’aux plus hauts niveaux de l’éducation supérieure, notamment à l’Université Laval, où des affiches du Groupe gai (GGUL) sopt systématiquement arrachées.A tel point qu’en avril dernier, le GGUL a imprimé une nouvelle affiche baptisée «L'affiche que tout le monde arrache» sur laquelle on pouvait lire: «Affiches arrachées, murale vandalisée, messages haineux, homophobie.Voilà ce dont est victime le Groupe gai de l’Université Laval.parce qu’il a toujours sa raison d’être.» Le Devoir EN BREF Recours collectif rejeté Ottawa—La Cour suprême du Canada rejette la requête en recours collectif de l’Union des consommateurs et d’Olivier Dumoulin, qui souhaitaient poursuivre la compagnie informatique Dell Computer Corporation pour l’affichage de prix erronés sur Internet Le plus haut tribunal du pays renvoie plutôt l’aftaire, concernant la vente de matériel informatique par Internet, devant arbitrage au Québec.L’affaire a été lancée par l'Union des consommateurs, en mai 2003, lorsque le géant de l'informatique a affiché en ligne des prix incorrects pour un assistant électronique de poche Axim.Dell annonçait que l’appareil se vendait entre 89$ et 118 $, selon le modèle, alors qu’il était réellement vendu entre 379 $ et 549$.-FC E N B R E F Les militaires de Valcartier partent pour l’Afghanistan Au moment d’écrire ces lignes hier, la garnison de Valcartier n’était pas en mesure de confirmer la présence du premier ministre Stephen Harper et du général Rick HilHer aux activités entourant le départ, demain matin, de 200 militaires québécois vers Kandahar.D’après la sous-lieutenant An-dréanne Girard, à compter de dimanche et jusqu’à la fin août, «il y aura environ un départ à tous les deux jours vers l'Afghanistan».A l’exception du contingent de dimanche, chaque groupe sera composé de 100 à 150 militaires.Au total, Valcartier dépêchera cet été 1900 militaires et non 2500, comme nous l’écrivions hier dans l’article «Afghanistan: k tour des soldats québécois est venu».A noter qu’une seconde erreur s’est güssée dans cet article en ce qui a trait aux décès.Ainsi, ce sont 66 soldats canadiens et un diplomate, et non 67 soldats, qui sont décédés en Afghanistan depuis 2002.Toutes nos excuses.- Le Devoir Inquiétude au Barreau Le Barreau du Québec s’inquiète de la possible disparition du Centre québécois du droit de l’environnement (CQDE).Dans une lettre envoyée le 10 juillet à la ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, Line Beau-champ, le bâtonnier du Québec, Michel Doyon, lui rappelle que le CQDE travaille depuis 18 ans au profit de l’environnement et des citoyens et qu’il est le seul organisme au Québec à offrir un service gratuit de cette nature.Cette «mission est unique», écrit le bâtonnier, qui souhaite que le gouvernement Cha-rest apporte au CQDE une aide financière susceptible de lui éviter la disparition pure et ample.La survie de cet organisme apparaissait en toutes lettres dans le programme électoral du PLQ lorsque l’actuel premier ministre a été porté au pouvoir en 2003.- Le Devoir Des lits supplémentaires L’ancien hôpital Pierre Le Gar-deur, qui fait présentement l’objet d’une reconversion en centre de soins de longue durée, comptera 36 lits supplémentaires sous peu, a annoncé jeudi le ministre du Travail et ministre responsable de la région de Lanaudière, David Whissell, au nom du ministre de la Santé et des Services sociaux.Ces nouveaux lits viendront s'ajouter aux 36 lits ouverts en juin dernier.En plus de l’aménagement des chambres, le chantier permettra d’ouvrir des espaces communautaires, de rénover les installations sanitaires et d’ajouter de l’équipement comme des lèvepatients sur rails.Le président-directeur général de l’Agence de la région, Jean-François Foisy, a salué ce développement qui, selon lui, aura un impact additionnel sur la réduction de l’engorgement à l’urgence.«Actuellement, à cause du manque de lits de soins de longue durée, ce sont souvent les services hospitaliers d’urgence qui reçoivent la clientèle de personnes âgées en grande perte d’autonomie.» - Le Devoir Nathalie ELLIOTT PETIT CODE GRAMMATICAL Primaire mpages -24,50$ ftpppQUüé D8P 18 MÉQ ISBN978-2-7608-5292-1 LIDEC Inc.514-843-5991 En ueme dans lautns les Moraines Le prix est indiqué sous reserve de modifications Pour Elle 277, av.Laurier O.514-270-6154 Centre de Commerce Mondial 413, St-Jacques O.514-844-9125 Pour Lui Centre de Commerce Mondial 383, St-Jacques O.514-281-7999 5107, av.du Parc nnjie uintri 514-277-7558 I LE DEVOIR.LES SAMEDI 11 ET DIMANCHE 15 JUILLET 2007 DOSSIER Le lieu où l’on dort CAROLINE MONTPETIT Ly être humain est le seul animal r qui enterre ses morts et organise un rituel autour de leurs dépouilles.En grec, le mot cimetière veut dire: le lieu où l’on dort.Les rituels entourant cette mise au repos ont énormément varié selon les époques et les cultes entretenus à l’égard des morts.C’est à Québec, dans le lieu qui deviendra le cimetière de la Côte-de-la-Montagne, qu’on a créé le premier cimetière de la colonie française, où ont été enterrés 300 pionniers originaire^ de France et des Amérindiens.A Montréal, le cimetière Pointe-à-Calliere, enfoui sous le musée du même nom, aurait quant à lui été inauguré en 1643.A cette époque, et jusqu’au milieu du XK' siècle, le Québec hérite de la tradition européenne moyenâgeuse, qui enfouit ses morts, surtout ses notables, dans le sous-sol des églises.C’est ce qu’on appelle un cimetière ad sanc-tos, près des saints, explique l’historien Michel Lessard.Plusieurs personnalités du régime français se trouvent de cette façon sous la chapelle des augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec, comme sous celle des ursulines.Le grand chef hu-ron Kondiaronk, initiateur de la Grande Paix de Montréal de 1701 et mort pendant les cérémonies de signature du traité, serait ainsi enterré sous la première église Notre-Dame, démolie en 1830.Encore aujourd’hui, on peut visiter le cimetière ad sanctos de l’église de Saint-Roch-des-Aulnaies, où des stèles en bois et en marbre ainsi que des tombeaux témoignent de pratiques de la première moitié du XIX' siècle.On trouve encore aussi un cimetière sous l’église du Cap-Saint-Ignace, à Montmagny.«Ce sont davantage les grands, les célébrités, les proches amis du clergé ou des communautés religieuses qui reposent en paix sous les lambourdes des nefs et des chœurs», souligne Michel Lessard dans un article de Frontières, la revue du Centre d’études sur la mort de ITJOAM.Le commun des mortels, lui, qui ne trouve pas sa place dans ces lieux sacrés, est plutôt enterré dans un enclos qui entoure l’église.La migration vers la banlieue En milieu urbain, l’usage est donc aux cimetières situés en plein cœur de la ville.Mais en 1799, à Montréal la fabrique de la paroisse Notre-Dame ferme les cimetières de la vieille ville pour des raisons d’hygiène et d’espace.On ouvre le cimetière Saint-Antoine sous l’actuelle place du Canada.Mais les morts n'y dormiront pas longtemps.Cinquante ans plus tard, un règlement municipal défend l’inhumation dans les limites de la cité.En 1854, la fabrique achète donc la terre du docteur Beaubien, sur le mont Royal, et le cimetière Notre-Dame-des-Neiges, conçu par l’arpenteur et architecte Henri-Maurice Perreault y accueillera sa première sépulture le 27 mai 1855.C’est la grande époque des cimetières-jardins, hérités de la tradition anglaise, et dont le cimetière Mont-Royal, voisin de Notre-Damedes-Neiges, est un fidèle re-présentant avec ses arbres dispersés.«À l’époque, on prévoit l’inhumation des morts en banlieue, de préférence sur des promontoires, pour qu’ils soient plus proches de Dieu», explique Jean Décarie.Par opposition, le cimetière Notre-Dame-des-Neiges témoigne d’un certain héritage français, avec ses allées d’arbres alignés, ses hommages à la patrie, son orientation catholique bien établie, bien Îu’il soit, comme Notre-Dame-de-évis, par exemple, un cimetière-jardin.Progressivement, dans tous les cimetières du Québec, la pierre et le marbre remplaceront le bois et la fonte pour rappeler la mémoire des morts.A Montréal, c’est l’époque où le prolétariat et la bourgeoisie se donnent rendez-vous auprès des tombes des disparus, sur la montagne.Ce sont d’ailleurs ces rassemblements qui ont donné lieu à l’avènement du parc du Mont-Royal.Depuis, la ville de Montréal a évidemment pris de l’expansion, au point que le cimetière de banlieue d’autrefois en est aujourd'hui én plein centre.Pourtant, les vivants continuent de mourir, et leurs proches de vouloir honorer leur mémoire.Le développement des cimetières d’aujourd’hui est donc plus que jamais d’intérêt public, et doit rester au centre d’un débat bien vivant Le Devoir JACQUES NADEAU LE DEVOIR V-si iùi&tï 4,i i.r-.i Ai rv » w •Kwr Les cimetières s’en vont chez le diable CAROLINE MONTPETIT St il y a des gardiens X du patrimoine, ce sont eux.En fait, c’est toute l’histoire du Québec que les cimetières conservent jalousement dans le silence de la pierre.Et pourtant ce patrimoine est à la merci de l’oubli ou des faillites des descendants de ceux qu’il représente.Quand ce ne sont pas des vandales qui en volent les trésors.Depuis sa fondation en 1991, l’E-comusée de l’au-delà s’est donné pour mission de défendre ce patrimoine artistique et historique.Pour son directeur, Alain Tremblay, le cimetière est un musée qu’U faut à la fois entretenir et protéger.Aussi, l’Écomusée s’applique-t-il, contre vents et marées, à revaloriser le patrimoine Itinéraire du Québec.Et Alain Tremblay ne se lasse pas de faire l’éloge des œuvres de sculpteurs comme Alfred Laliberté, Emile Brunet, Louis-Philippe Hébert et Henri Hébert, qui ont érigé ce patrimoine.En fait lorsqu’on «achète» un terrain dans un cimetière québécois, on contracte en général un bail de 99 ans, qui arrive à échéance après cette période.(Précisons cependant que seul le cimetière Mont-Royal à Montréal, le voisin du cimetière Notre-Damedes-Neiges, vend pour toujours ses terrains à la clientèle.) Cent ans après la contraction du bail, donc, il reviendra aux descendants de reconduire ce contrat.Ce sont aussi eux qui ont la responsabilité SUITE DE LA PAGE I Car cette minorité représente une manne économique pour ces mêmes cimetières.L’enfeu est en ef fet de loin l’arrangement Itinéraire le plus coûteux pour la clientèle.A titre d’exemple, une simple place d’enfeu coûte 14 000 $ au cimetière Notre-Damedes-Neiges, alors qu’un terrain, qui peut évidemment abriter plus d’un corps, coûte 2460 $, et que l’espace d’une urne en mausolée coûte de 1000 $ à 5000 $.«Le cimetière Notre-Dame-des-Neiges a, depuis une quinzaine d’années, une approche systématiquement mercantile», déplore M.Décarie.Le cimetière Notre-Dame-des-Neiges, qui relève de la fabrique Notre-Dame, administrée par les sulpiciens, est par ailleurs fort discret sur ses revenus.Même ceux qui l’ont confronté, à l’Office des consultations publiques de la Ville de Montréal en 2003, et qui lui ont demandé de justifier son développement par des états financiers, ont dû se passer de son chiffre d’affaires.Le directeur de la fabrique Notre-Dame, Yoland Tremblay, n’a d’ailleurs pas retourné les appels du Devoir.D faut dire que les employés d’entretenir le monument familial.«Quand ils sont finalement rejoints, si la dispersion des familles n’y fait pas obstacle, les descendants se montrent peu intéressés par la restauration, qui commande entre autres des déboursés onérçux», écrivaient les membres de l’Ecomusée de l’au-delà dans un mémoire présenté en 2005 à la Commission de la culture de l’Assemblée nationale.Après avoir tenté en vain de contacter la famille, le cimetière, s’il a besoin d’espace, peut tout aussi bien disposer du monument à sa guise, quitte à l’envoyer au dépotoir.C’est ainsi qu’on a rescapé in extremis, il y a quelques années, la pierre tombale d’Alphonse Desjardins, le fondateur des Caisses populaires enterré au cimetière de Lévis, s’indigne l’historien Michel Lessard.Au cimetière Notre-Dame-des-Neiges, le caveau pourtant finement ouvragé de l’architecte Victor Bourgeau, qui a participé à la construction de la basilique Notre-Dame et de l’église Saint-Jean-Baptiste, a de cette façon pris le chemin du dépotoir, ajoute Alain Tremblay.Sélectionner les monuments intéressants À TÉcomusée de l’au-delà, on tente cependant d’être réaliste.«On est conscient qu’on ne peut pas sauver tous les monuments», dit Alain Tremblay.Alors, comment sélectionner les œuvres à conserver?M.Tremblay cite l’exemple du cimetière du Père-Lachaise, à Paris, où les reprises de lots doivent être annoncées publiquement longtemps avant du cimetière sont en lock-out, au sujet de leur caisse de retraite, de la sous-traitance et des heures de travail, depuis plusieurs semaines.Le phénomène des mausolées s’est d’abord développé de façon marginale, il y a une trentaine d’années, avec des édifices de taille modeste.Mais présentement, le cimetière construit un énorme mausolée en quatre phases qui, dans sa forme finale, devrait accueillir plus de 20 000 places d’enfeus et un nombre indéterminé d’urnes cinéraires! Une forte concurrence Chose certaine, le cimetière Notre-Dame-des-Neiges subit une forte concurrence de ses semblables, notamment du Repos Saint-François, toujours à Montréal, qui relève celui-là de l’Archevêché et de la paroisse Saint-François d’Assise.Contrairement au cimetière Notre-Dame-des-Neiges, le Repos Saint-François d’Assise, dans l’Est de Montréal n’est pas situé dans un arrondissement historique, ce qui veut dire que les défenseurs du patrimoine n’ont pas le pouvoir d’orienter son développement.Et le développement s’y fait d’ailleurs à la vitesse de l’éclair, Alors que le plan d’aménage- la destruction des monuments.Un comité d’historiens, d’archivistes et de généalogistes consultent alors la liste des lots en péril avant de faire des recommandations de préservation de certains monuments, selon des préoccupations esthétiques ou historiques.Toujours en France, certaines chapelles itinéraires ayant appartenu à des familles qui ne peuvent plus s’en occuper peuvent être rachetées et entretenues par d’autres familles moyennant un crédit d’impôt Selon l’Ecomusée, plusieurs centaines de monuments sur le Mont-Royal auraient une valeur patrimoniale.Rien de tout cela n’a évidemment cours au Québec.En fait aucun inventaire n’est disponible au cimetière Notre-Dame-des-Neiges de Montréal, où on trouve pourtant une concentration importante d’œuvres d’art.En fait c’est Alain Tremblay qui essaie d’assurer une certaine patrouille des lieux, fi projette d’ailleurs de publier un répertoire des œuvres susceptibles d’être volées au cimetière.«Déjà, depuis le mois d’avril, il y a eu onze vols au cimetière Notre-Dame-des-Neiges», dit-il en arpentant les vastes allées du site.Sur un monument, il y a une tache sombre là où autrefois trônait un ange.Un autre a perdu les appliques de bronze qui faisaient son charme.Le bronze d’Adélard God-bout a lui aussi déjà été volé dans le cimetière de Freligsburg où l’homme est enterré.«Inévitablement, les œuvres volées se retrouvent chez les brocan- MAUSOLÉES ment prévoyait l’érection de neuf édifices en 30 ans, on a déjà mis la main au troisième mausolée en sept ans, déplpre Alain Tremblay, directeur de l’Ecomusée de l’au-delà, un organisme qui se consacre entièrement à la défense du patrimoine funéraire du Québec.Et c’est sans parler, évidemment, des cimetières qui relèvent d’entrepreneurs funéraires privés et qui construisent des mausolées à la croisée des autoroutes de la province, du boulevard Saint-Mar-tin à Saint-Timothée.Le phénomène est difficile à contrer.Parce que les cimetières sont gérés de façon privée et que le statut patrimonial, qui permet leur protection, n’est accordé qu’à certains d’entre eux.«C’est dommage à dire, reconnaît Suzel Brunei, vice-présidente de la Commission des biens culturels du Québec, qui a émis plusieurs avis sur la question.Parce que, par leur valeur et de façon symbolique, les cimetières devraient être protégés.» Pour justifier la protection du site, un cimetière doit être jugé ancien, représentatif et exceptionnel par la collectivité.C’est le cas par exemple du cimetière Saint-James de Trois-Rivières, de leurs», dit Alain Tremblay.Aussi, si les œuvres sont bien répertoriées, il sera beaucoup plus facile de les retrouver.«Les voleurs travaillent par vagues, explique Alain Tremblay.Ils commencent par sélectionner les monuments faciles à voler, puis ils reviennent les chercher.» D’où viennent les anges?«On n’a pas d’inventaire au Québec, dit le sergent-détective Alain Lacoursière, policier spécialisé dans le trafic d’œuvres d’art à la Sûreté du Québec.On en retrouve; fai déjà retrouvé des anges du paradis, mais je ne sais pas d’où il viennent.» L’an dernier par exemple, les policiers ont retrouvé à Sherbrooke une statue de bronze de six pieds, qui pesait quelque 6000 livres, sans savoir où elle avait été volée.«Avec des photos des traces d’ancrage, les marques d’oxydation, on pourrait mieux les reconnaître», dit le sergent-détective Lacoursière.Il y a quelques années, les bandes de motards étaient impliquées dans le trafic de l’art funéraire.La police a par exemple retrouvé une soixantaine d’œuvres chez Joseph Ghaleb, le bras droit de Mom Boucher, aujourd’hui décédé.Mais depuis, le sergent-détective Lacoursière attribue plutôt les méfaits à de petits voleurs.D arrive aussi que des familles, qui héritent de monuments de leurs ancêtres, viennent elles-mêmes chercher ces œuvres pour les revendre sur Internet, sans aviser la direction du cipietière.L’Ecomusée de l’au-delà a égale- quelques cimetières autochtones, ou de chapelles funéraires comme la chapelle Louis-Joseph-Papineau, à Montebello.D’autres pratiques possibles Ailleurs, il est presque impossible aux défenseurs du patrimoine d’intervenir dans l’aménagement des cimetières.Pourtant, selon Yves Rodrigue, directeur du nouveau centre funéraire Services mémorables Harmonia, à Québec, 65 % de la population québécoise se fait désormais incinérer avec, la plupart du temps, inhumation des cendres.Jean Décarie avance qu’elle serait aussi très ouverte à de nouvelles formes de sépulture.«En Europe, dit-il, 90 % des gens se font incinérer.Et la mode est à la dispersion des cendres», dit-il.Ainsi, dans la petite ville de Tournai, en Belgique, un parc est prévu à cet effet, et un monument permet l’inscription des noms, à la mémoire des défunts.Cette pratique est également répandue en Ontario.Et Alain Tremblay défend lui aussi l’idée d’un parc aménagé, qui abriterait des monuments communs moins volumineux, mais permet- ment entrepris de mieux faire connaître le patrimoine funéraire du Québec.Il a publié en 2006 un docupient sur l’œuvre du sculpteur Emile Brunet, qui a beaucoup contribué au patrimoine funéraire au XXe siècle, mais aussi à la décoration de plusieurs monuments publics, dont les pariements d’Ottawa et de Québec et la basilique de Sain te-Anne-de-Beaupré.L’âge d’or de l’art commémoratif au Québec se situe entre 1870 et 1930, dit Alain Tremblay, qui déplore aussi qu’aujourdTiui on ne fasse plus travailler les sculpteurs.La tombe du maire Jean Drapeau, par exemple, au cimetière Notre-Damedes-Neiges, est ornée d’une simple croix.«Banal», laisse tomber Tremblay en la voyant Autre bataille de l’Ecomusée de l’au-delà, la préservation du monument aux Patriotes de Notre-Dame-des Neiges, dont la restauration a finalement été entreprise grâce à la générosité d’un mécène inconnu.C’est l’Institut canadien qui a érigé ce monument à la gloire des héros, à la fin du XIX" siècle, malgré une certaine opposition de l’Église qui avait, à l’époque, excommunié certains Patriotes et certains membres de l’Institut canadien.«Ce qui est frustrant, c’est que tout ce qui se passe au cimetière se fait dans le plus grand secret, et qu’il nous est impossible de suivre le développement des travaux», déplore Alain Tremblay.Le Devoir tant un ensemble paysager plus intéressant pour les visiteurs.Mais cette formule n’est évidemment pas la plus avantageuse pour les cimetières, qui continuent de tenir le haut du pavé en la matière, et de développer leurs biens de la façon la plus rentable posable, dans la plus grande discrétion.En fait, il y a quelques années, Jean Décarie proposait d’assurer le financement des églises chancelantes, et d’en redéfinir la vocation, en utilisant une partie de leur espace pour en faire des colombariums renfermant des urnes cinéraires.Le projet, qui avait pourtant suscité de l’enthousiasme, a finalement été rejeté.Et peutétre pas pour les motifs les plus glorieux.En effet, selon les souvenirs M.Décarie, le représentant de l’Archevêché au Comité de recyclage partiel des églises, M*' Man-cim, aurait mis le poing sur la table en déclarant «Nos églises, en bout de ligne, on veut pouvoir les vendre à qui on veut.» «Nous, on fait du patrimoine, et eux font de l’immobilier», déplore Alain Tremblay.Le Devoir LE DEVOIR, LES SAMEDI 14 ET DIMANCHE 5 JUILLET 2007 A 7 LE MONDE Colère islamiste • ¦ -i: MR ^ _____ ASSIM TANVEER REUTERS DES MILLIERS DTSLAMISTES pakistanais ont exprimé hier leur colère envers le président Moucharraf en brûlant son effigie lors de manifestations et certains ont appelé à le «détruire» en représailles à l’assaut meurtrier lancé contre la Mosquée rouge d’Islamabad.Quelque 20 000 hommes, femmes et enfants ont prié pour les victimes de la Mosquée rouge dans une mosquée de Lahore dirigée par un groupe islamiste qui figure sur la liste noire des États-Unis en tant qu’organisation terroriste.Les manifestants ont ensuite incendié un mannequin à l’effigie de «l’oncle Sam».A Islamabad, la capitale du pays, des centaines d’islamistes ont appelé à la guerre sainte.Pervez Moucharraf avait déclaré jeudi que l intervention des forces spéciales, qui a fait au moins 86 morts dont 75 islamistes, était «inévitable», car le bâtiment religieux était un foyer d’extrémistes.Un réacteur iranien inspecté i Vienne — L’Iran a autorisé des inspecteurs de l’AIEA à se rendre sur le site d’un réacteur nucléaire en construction et des discussions sont prévues les 25 et 26 juillet à Vienne pour régler les problèmes en suspens, at-on appris auprès de l’Agence internationale de l’énergie atomique et à Téhéran.L’ambassadeur d’Iran auprès de l’AIEA Ali Asghar Soltanieh, a précisé que l’inspection du réacteur à eau lourde d’Arak, dans le centre de l’Iran, aurait lieu «bientôt» et déclaré K qu'une «seule visite suffira».De nouvelles discussions entre l’Iran et l’AIEA sont par ailleurs prévues les 25 et 26 juillet à Vienne, a précisé M.Soltanieh.Un diplomate proche de l’AIEA a commenté cette annonce en estimant que «si les choses promises sont réalisées, l’accord est satisfaisant».Le directeur général de l’agence, Mohamed el-Baradeï, avait demandé à l’Iran d’autoriser de telles visites.L’Iran avait bloqué tout accès de l’AIEA à Arak depuis avril dernier, en réponse aux sanctions décidées par le Conseil de sécurité des Nations unies, qui avait exigé la suspension du programme d’enrichissement d’uranium sur le site de Na- tanz et l’arrêt des travaux à Arak.L’accord sur une telle visite est le résultat des discussions menées mercredi et jeudi à Téhéran par une délégation de l’AIEA dirigée par le vice-directeur de l’agence, OIU Hei-nonen, et des responsables nucléaires iraniens.«Durant cette visite, un accord a été conclu pour désigner de nouveaux inspecteurs, permettre une visite sur le site du réacteur à eau lourde d’Arak avant fin juillet» et régler lors de rencontres en août la question de l’inspection du site d’enrichissement d’uranium de Natanz, a souligné l’AIEA Le représentant iranien auprès de l’agence a précisé que les «experts de l’AIEA et de l’Iran allaient travailler ensemble pour fixer d’ici à un mois un cadre de travail pour avoir des règles précises sur les méthodes d’inspection du site d’enrichissement de Natanz».Les réacteurs à l’eau lourde peuvent permettre de fabriquer du plutonium, pouvant être utilisé, comme l’uranium enrichi, pour la fabrication d’armes atomiques.Selon un responsable du dossier nucléaire iranien qui a gardé l’anonymat, l’accord sur une visite de l’AIEA au réacteur d’Arak vise à préparer la rencontre entre Ali Larijani, négociateur en chef sur le nucléaire iranien, et Javier Solana, chef de la diplomatie de l’Union européenne, afin qu’ils parviennent à «une entente politique» sur le programme nucléaire iranien.MM.Larijani et Solana doivent se retrouver prochainement pour de nouvelles discussions après trois séries de rencontres en Turquie, en Espagne et au Portugal Téhéran affirme que son programme nucléaire a un objectif purement civil et qu’il n’a pas l’intention de se doter de l’arme nucléaire, contrairement aux craintes de nombreux pays, en tête desquels les Etats-Unis et Israël M.el-Baradeï a déclaré lundi à des journalistes à Vienne que l’Iran a ralenti le développement de son programme d’enrichissement d’uranium, une mesure qui pourrait augurer d’une percée diplomatique.Le directeur général de l’AIEA a invité l’Iran à geler l’enrichissement au niveau actuel pour obtenir en contrepartie l’abandon par l’ONU de nouvelles sanctions.Agence France-Presse Tous au chevet du Liban Un général jugé en Argentine ?Buenos Aires — La Cour suprême d’Argentine a annulé hier l’amnistie présidentielle datant de 1989 dont bénéficiait un ancien général accusé de crimes contre l’humanité commis sous la dictature.Cet arrêt, qui juge anticonstitutionnelle l’amnistie du général Santiago Omar Riveros, devrait permettre à d’autres tribunaux argentins de remettre en cause des dizaines d’am nisties couvrant des exactions corn mises pendant la dictature, entre 1976 et 1983.Le général Riveros lui-même, un ancien haut responsable militaire, pourra être jugé pour des faits d’enlèvements, de torture et d’assassinats commis à l’encontre de dissidents au cours de la «sale guerre».Il était connu pour diriger d’une main de fer un des centres de torture de l’armée, celui de Campo de Mayo.Il est poursuivi pour son rôle dans 14 meurtres et 20 cas de torture commis dans des lieux gérés par l’armée sous son commandement D avait bénéficié d’une amnistie prononcée par Carlos Menem.Environ 13 000 personnes ont officiellement disparu sous la junte.Des groupes de défense des droits de l’homme estiment plutôt que la dictature aurait fait 30 000 victimes.L’actuel président Nestor Kirchner a fait beaucoup pour régler les affaires de crimes contre l’humanité commis à cette époque.Depuis 2005 et la remise en cause de l’amnistie générale par la Cour suprême, des dizaines de suspects ont été poursuivis par les tribunaux.Associated Press Beyrouth — Des représentants des partis politiques libanais et de la société civile se réunissent aujourd’hui et demain près de Paris pour aider à sortir le «pays du Cèdre» de la crise politique dans laquelle il est plongé depuis huit mois.Les participants ont cependant tout fait pour minimiser la portée de cette réunion de deux jours à La Celle Saint-Cloud.Le Quai d’Orsay a annoncé que la réunion était ramenée de trois à deux jours, le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, hôte de l’événement, ayant pris d’autres engagements.On ne s’attend pas à ce que cette rencontre apporte plus que les bases d’une reprise du dialogue entre les factions rivales libanaises.«Je ne considère pas Paris comme la dernière étape.Je considère cette réunion comme le point de départ d’une nouvelle stratégie», a déclaré au journal libanais Daily Star le député Ibrahim Kanaan, proche du chef de file de l’opposition chrétienne Michel Aoun.«Ceci pourrait briser la glace et restaurer la confiance nécessaire à une reprise du dialogue à Beyrouth», a déclaré le ministre IXTashington — Le Sénat améri-VV cain a décidé hier de doubler la prime offerte pour toute information conduisant à la capture d’Oussama ben Laden, chef d’al-Qaïda, pour la porter à 50 millions de dollars.Le Sénat a adopté cette décision par 87 votes contre 1, pqr laquelle il permet à la secrétaire d’Etat, Condo-leezza Rice, «d'autoriser le versement d’une prime de 50 millions de dollars pour la capture ou la mort ou toute information conduisant à la capture ou à la mort d'Oussama ben Laden».Cela fait six ans» depuis les attentats du 11 septembre 2001 et les terro- d’Éfat aux Affaires parlementaires, Michel Faroun, qui représentera le premier ministre Fouad Siniora.Le porte-parole du Quai d’Orsay, Denis Simonneau, a également déclaré que Paris ne s’attendait pas à de grandes avancées.«Nous n’avons pas d’attentes particulières.Nous souhaitons Q™ les gens puissent se rencontrer.A eux de dire lors de cette réunion comment ils voient la suite, ce qu’ils attendent de cette prise de contact, comment ils envisagent l’avenir», a-t-il déclaré lors d’un point de presse à Paris.Une trentaine d’hc- les politiques, représentant 14 dirigeants libanais de l’ensemble du spectre politique, participeront aux échanges.Quatre ou cinq membres de la société civile seront également présents.Le Liban est paralysé depuis novembre, lorsque sût ministres d’opposition ont démissionné du gouvernement pour protester contre le refus de Siniora d’accorder à l’opposition menée par le Hezbollah un droit de veto au sein du gouvernement.ristes d’al-Qaïda «reconstituent leur capacité de nous attaquer», & fait valoir le sénateur du Dakota du Nord, Byron Doigara Al-Qaïda «demeure la plus grande menace pour les États-Unis, même après ces six longues années, après deux guerres [ Afghanistan et Irak], après des milliers de milliards de dollars dépensés pour financer ces deux guerres et pour la sécurité intérieure, après la mort de milliers de nos soldats et après des dizaines de milliers de nos soldats blessés», at-il dit Agence France-Presse Reuters Ben Laden vaut plus cher Pour défendre la stratégie américaine en Irak L’équipe de Bush monte au front Un général évoque un retrait en janvier \]ir ashington — Les ténors de VV l’administration Bush sont montés en première ligne hier pour défendre la stratégie américaine pour l’Irak, au moment où la bataille fait rage au Congrès pour un retrait des troupes.Au lendemain d’un vote à la Chambre des représentants exigeant un retrait des troupes de combat américaines d’Irak au plus tard le 1" avril 2008, le président George W Bush a réaffirmé au cours d’une vidéoconférence avec son état-major à Bagdad et à Washington que cette guerre devait, et pouvait, être gagnée.«Ce qui se passe en Irak compte pour les États-Unis.Un Irak violent et chaotique affectera notre sécurité», a-t-il ajouté après avoir salué le travail des équipes de reconstruction dans le pays ravagé par les violences confessionnelles.Les images de cette vidéoconférence montraient ses proches rassemblés autour d’une fable de conférence à la Maison-Blanche, notamment le secrétaire à la Défense, Ro bert Gates, et le chef d’état-major, Peter Pace, la mine sombre.Pour sa part la secrétaire dÉtat américaine, Condoleezza Rice, était lancée depuis jeudi soir dans un marathon médiatique avec pas moins de six interviews sur toutes les grandes chaînes de télévision américaines.«Je conteste que l’on puisse qualifier d’échec l’action du gouvernement irakien», a déclaré la chef de la diploma- tie américaine, minimisant les conclusions d’un rapport pessimiste de la Maison-Blanche sur la situation en Irak, publié jeudi Mme Rice a réclamé plus de temps avant de tirer des conclusions sur la stratégie du président annoncée en janvier et prévoyant des troupes supplémentaires en Irak.«Nous aurons une meilleure idée de la situation lorsque le général [David] Petraeus et Ryan Crocker présenteront leur rapport en septembre», a-t-elle dit en référence au commandant des forces américaines en Irak et à l’ambassadeur américain en Irak.Selon le rapport d’étape de la Maï son-Blpche, les progrès en Irak sont «insatiÿaisants» pour près de la moitié des objectifs assignés à Bagdad par le Congrès américain.Signe de cette mobilisation générale autour de Bush, M.Gates a annule une tournée en Amérique latine qui était prévue cette semaine afin de préparer la publication de ce rapport Et pour tenter de convaincre les élus récalcitrants, Mme Rice a annulé la plus grande partie d’une tournée en Afrique et au Proche-Orient qu’elle devait effectuer la semaine prochaine.Elle ira au Proche-Orient fin juillet-début août avec M.Gates, a annoncé M.Bush.Plus des deux tiers des Américains (68 %) désapprouvent la stratégie générale du président Bush en Irak, selon un sondage publié hier sur le site Internet du magazine Newsweek.Seules 27 % des personnes interrogées approuvent sa politique, selon ce sondage qui confirme l’extrême impopularité d’une guerre qui a coûté la vie à phis de 3600 soldats,américains.Par ailleurs, les Etats-Unis pourraient commencer à retirer leurs troupes du nord de l’Irak en janvier prochain, a estimé hier Benjamin Mixon, général américain en poste dans la région.Si l’armée américaine et les forces irakiennes continuent à faire des progrès dans la sécurisation de cette zone du pays, un retrait est envisageable d’ici janvier, at-il indiqué, mais il a mis en garde contre toute réduction d’effectifs le courant de l’année 2007.Dans le cadre d’un processus «très méthodique et bien pensé -et jette parle que pour la division multinationale Nord-, nous pourrions avoir une réduction de la farce qui pourrait débuter en janvier 2008», a estimé le hau gradé.Mixon est en charge de la sécurité d’une zone couvrant les villes de Kr-kouk, Tikrit, Mossoul et la province agitée de Diyala, théâtre ces dernières semaines d’opérations militaires de grande ampleur dirigées contres les activistes d’al-Qaïda.Mixon a indiqué que sur les cinq ou six brigades dont il était en charge, les effectifs pourraient être réduits de moitié sur une période de 18 mois.AFP, Reuters PERSPECTIVES EN BREF Le général Sarkozy Cela n’a échappé à personne.Depuis son installation à l’Elysée, Nicolas Sarkozy gouverne le pays.Son ambition, son tempérament, sa conception énoncée (Je longue date du rôle du chef de l’Etat ne laissent aucun doute: il oriente et décide de tout, laissant au premier ministre le soin de mettre en œuvre la politique ainsi déterminée.Selon la formule empruntée à Georges Pompidou, il «souhaite que le président gouverne».Voilà qui est clair, mais de nature à inquiéter ceux qui, déjà, fustigent «l’omniprésidence», voire les tentations «césaristes» du président de la République.Balayant ces griefe, c’est avec une vraie profondeur de champ et beaucoup d’habileté que Nicolas $arkozy a développé, le 12 juillet à Epinal sa vision des institutions et de leur nécessaire «modernisation».Dangereuse, sa conception d’un «Etat fort»?Non, a-t-il assuré, dès lors qu’elle s’inscrit très exactement dans la continuité du fondateur de la Ve République.Cela faisait même longtemps que l’on n’avait pas entendu un hymne aussi vibrant au général de Gaulle et à sa «conviction que la France a besoin d’institutions qui soutiennent la volonté politique et renforcent l'autorité de l’État», aux antipodes du «régime de paralysie et d’impuissance» que fut la République parlementaire.Aventureuse, sa conception d’une présidence active?Non, puisqu’il n’entend ni «tourner la page de la V République» ni remettre en cause ses grands équilibres pour s’orienter vers un régime présidentiel.Ce qui n’empêche pas de s’inspirer de la pratique extensive, voire impérieuse, de tous ses prédécesseurs, à l’exception du dernier.Autoritaire, enfin, sa méthode?Non, là encore, puisque le comité pluraliste et expérimenté à qui il confie le soin de tracer les évolutions nécessaires est invité à explorer toutes les pistes «sans tabou», depuis le droit du président de s’expliquer devant l’Assemblée jusqu’au renforcement des pouvoirs de contrôle du Parlement, depuis la création d’un statut de l’opposition jusqu’à l’introduction d’une dose de proportionnelle dans le scrutin législatif, sans écarter le rôle du Sénat ou celui du Conseil constitutionnel.Reste l’essentiel, c’est-à-dire la question de la responsabilité politique du chef de l’Etat François Mitterrand, en acceptant la cohabitation à deux reprises, puis Jacques Chirac, en ne remettant pas en jeu son mandat après deux échecs aussi lourds que la dissolution manquée de 1997 et le «non» au référendum européen de 2005, s’en sont affranchis, chacun à sa manière.Dès lors qu’il entend être un président qui gouverne, en pleine responsabilité devant le peuple, Nicolas Sarkozy devra équilibrer son pouvoir, pour échapper à la tentation «dangereuse» de sa «toute-puissance».C’est sur ce point crucial qu’il faudra, demain, apprécier ses projets et en juger.Le Monde Dangereuse, sa conception d’un «Etat fort»?Dépôt du Plein Air 8267 St-Laurent, Métro Jarry • 514 381-4399 TENTES CUISINi Plus de 30 modèles 1J’X 7^’ en exposition Familiale énorme R^?2i1£e_£1üi0 vestibule 169"$ _________ 10' x 8' x wn^m.m
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