Le devoir, 22 juin 2007, Cahier B
LE DEVOIR.LE VENDREDI 22 JUIN 2007 m „ J é — "rtfe*, ¦ 1 ¦ ^ ^ i- /v'-:ÿS-&-:,.ïT )/;î- - v * .c r'frK-i TOURISME CHAUDIERE-APPALACHES Réinventer la roue Un itinéraire vélo balisé de 250 kilomètres relie 17 villages de la Beauce et des Etchemins en racontant leur histoire HELENE CLEMENT La Saint-Jean marque le début des vacances et des activités estivales partout au Québec.Le moment est propice pour se mettre en selle et fêter le solstice d’été à la campagne.Enfourchons nos vélos et profitons de ces trois jours de congé pour découvrir, à 100 kilomètres au sud de Québec, la Beauce et les Etchemins, jolie contrée forgée depuis 400 ans par des «patenteux, des entêtés et des ingénieux»., -r l^ % t, ; M I Le magasin général de Sainte-Rose-de-Watford.HÉLÈNE CLÉMENT Un bon exemple: le nouveau circuit «Vélo Villages», aussi connu sous l’appellation «Le Montagnard», un itinéraire balisé de 250 kilomètres qui relie 17 villages de la Beauce et des Etchemins, la plupart perchés au sommet d’une montagne.Un tracé sur route secondaire qui ne s’adresse ni aux néophytes ni aux jeunes enfants.Des villages qui se gagnent en bonne suée cycliste, avec des panoramas parfois époustouflants.Mollets mous s’abstenir! En 2003, le Centre local de développement (CLD) des Etchemins organisait un voyage agrotouristique dans le Massif central, en France.«On a remarqué que les villages étaient reliés par des sentiers pédestres et que chacun avait sa spécialité», raconte Suzanne Turgeon, présidente de Tourisme Chaudiè-re-Appalaches et responsable des communications au CLD des Etchemins.«Dans l’un d’eux, on fabriquait des couteaux; dans l’autre, on élevait des moutons.» Afin de créer une synergie entre ces différents villages, des intervenants en développement touristique ont mis sur pied «Ran-do Plume», une formule comprenant nuitée à l’hôtel, souper et petit-déjeuner.«L’idée, charmante et sans prétention, nous a tout de suite plu, et nous avons décidé d’élaborer un concept semblable dans notre région», ajoute Mme Turgeon, qui trouve que le Massif central ressemble aux Appalaches.Par monts et par vaux De Saint-Simon-les-Mines, la pente est forte pour atteindre le village de Saint-Benjamin, prélude à ce qui nous attend au cours des deux prochains jours.Les Appalaches, ce n’est ni le Gothard ni le mont Blanc, mais ça se respecte.La püse en jambes est assurée! A Saint-Benjamin, on raconte que «pour s’offrir un nouveau tabernacle, on fit appel aux jeunes de la paroisse.Chaque fois qu’ils sacraient, ils devaient mettre une obole dans le tabernacle déposé dans un lieu public du village pour l’occasion.Il semble que l’église n’eut pas à attendre longtemps le nouvel ornement».Onze des treize villages traversés dans les Etchemins sont perchés au sommet d’une montagne.Chacun a son église et sa petite histoire.On apprend qu’à Sainte-Justine, les trappistes ont donné le coup d’envoi à la colonisation et qu’une visite guidée de l’ancien monastère permet de découvrir leur mode de vie.Que Lac-Etche-min abrite le centre eucharistique et marial Spiri-Maria, qui donne à la région une allure de terre sainte, et qu’à Saint-Magloire vivaient les frères Baillargeon, Jean, Paul, Adrien, Lionel, Charles et Antonio, la famille de lutteurs la plus forte au monde.Un musée situé dans le Café Bistro raconte leur histoire de 1947 à 1976.Sécurité et liberté Le circuit «Vélo Villages» (ou «Le Montagnard») a la particularité d’offrir tout au long de son parcours des trousses de réparation en cas de bris mineurs.Sur la carte, dix sites sont désignés «Halte secours»: Saint-Georges, Saint-Benjamin, Lac-Etchemin, Saint-Luc-de-Bellechasse, Saint-Magloire, Sainte-Justine, Saint- Cyprien, Saint-Louis-de-Gon-zague, Saint-Prosper et Saint-Zacharie.Ces haltes se trouvent au dépanneur ou au magasin général des villages.Dans l’éventualité d’un pépin plus sérieux, des vélos sont disponibles pour terminer le parcours.À la condition, bien sûr, d’avoir pris un forfait week-end.On vous apporte alors la bicyclette de rechange sur le lieu du bris et on se charge de transporter vojre vélo brisé au point de départ A la manière de la CAA, un coup de téléphone et vous êtes dépanné! On assure aussi le transport des bagages d’un site d’hébergement à l’autre.Une dizaine d’auberges, de gîtes et de manoirs ponctuent le parcours.Le point de départ se trouve à Saint-Georges.On gare la voiture dans le stationnement du Georgesville, puis on récupère la carte du circuit «Vélo Villages» au comptoir de réservation de l’hôtel.On en profite pour réserver le prochain hébergement et convenir du transport des bagages.Un préposé nous explique la marche à suivre.L’aventure peut également commencer HELENE CLEMENT par un massage (sur réservation) au centre de spa de l’hôtel, question de distiller la future agression de nos corps plus habitués aux langueurs des siestes hivernales qu’au souffle régulier d’un cœur endurant On ne se refait pas.Cette fois, ça y est c’est un départ.Il faut compter au moins deux jours pour parcourir les 250 kilomètres, trois jours idéalement si on souhaite visiter les attraits touristiques recommandés en chemin, se baigner et assister aux activités de la Saint-Jean prévues dans les villages.Toutefois, rien ne vous empêche de ne parcourir qu’une fraction du circuit, de profiter de l’hébergement et de manger de bons petits plats plutôt que des kilomètres de vélo.¦ CLD des Etchemins: » 418 625-3904 ¦ Tourisme Chaudière-Appa-laches: » 1888 831-4411, wwwchau diereappalaches.com.¦ Réservations ¦ Le Georgesville: « l 800 463-3003, wwuiLgeorgesville.com.Collaboratrice du Devoir Cl a Piknic pour la Terre Le Jour de la Terre et Piknic Elec-tronflc profitent du week-end de la Saint-Jean-Baptiste pour oiganiser leur troisième danse-o-thon E = MQ.L’objectif consiste à ramasser le plus d’argent possible pour le Jour de la Terre et divers organismes non gouvernementaux en environnement Ceux qui n’ont pas envie de se trémousser sur la piste de dgnse aux rythmes des DJ de Piknic Elec-tronik sont tout de même invités à faire un don et à profiter du spectacle.La fête commence demain, de 13h à 21h, et se poursuit dimanche, selon le même horaire, sous le stabile de Calder, à la place de l’Homme du parc Jean-Drapeau, wwwjourde laterre.org/emc2.Faire le siècle SOURCE TELE-QUEBEC Le cinéaste Denys Arcand \ A la CinéRobothèque, on célèbre la fête nationale des Québécois en présentant gratuitement des films sur les grandes personnalités de la province, dimanche, de 13h à 21h, en plus du cinéma à la carte offert à un des 21 postes individuels de visionnement On pourra voir la série documentaire 100 Québécois qui ont fait le XX' siècle, réalisée par Jean Roy, qui présente notamment des portraits de Camil-lien Houde, Daniel Johnson, Marie Gérin-Lajoie, René Lévesque et Maurice Richard, www.onf.ca/ci nerobotheque.Mets typiques Le Parc historique de la Pointe-du-Moulin propose aux visiteurs de souligner la Saint-Jean en savourant gratuitement divers mets typiques de nos ancêtres.La femme du meunier sera sur place pour donner des renseignements sur ce lieu historique.On pourra en profiter pour s’inscrire à des cours de conditionnement physique en plein air, offerts par Car-dio Plein Air, dans les sentiers d’interprétation de la nature.La programmation estivale du parc débute la fin de semaine prochaine.Au programme: des visites guidées de bâtiments historiques, des nuits «camping et cinéma» et plusieurs autres activités récréotouristiques.www pointedumoulin.corn.Rona l’olympique Tout au long de la fin de semaine, on trouvera de tout chez Rona, même des athlètes! Le détaillant de produits de quincaillerie, de rénovation et de jardinage souligne en effet la Journée olympique internationale en accueillant des athlètes olympiques canadiens dans ses magasins, partout au pays.Quatorze athlètes québécois visiteront les magasins de la province demain afin de signer des autographes et de rencontrer les clients.La Journée olympique internationale marque l’anniversaire de la création du Comité international olympique à Paris, le 23 juin 1894.Laurence Clavel 11 LE DEVOIR, LE VENDREDI 22 JUIN 2 0 0 7 CULTURE Une invitation au rêve Mirages de Giorgia Volpe, l’une des cinq œuvres qui composent Paysages éphémères FRÉDÉRIQUE DOYON Dans le brouhaha de la ville, un coup d’œil vers le ciel devient une brève fuite vers l’infini, intime ou extatique, un temps d’arrêt dans le quotidien frénétique qui incite à la rêverie, un espace de liberté.C’est à ce rêve éveillé que nous convie Mirages, l'installation in situ de Giorgia Volpe, qui animera le Plateau Mont-Royal du 26 juin au 2 septembre dans le cadre de la troisième édition des Paysages éphémères.«Le paysage, pour moi, c'est un lieu imaginaire construit par notre perception et notre sensation du monde», explique Giorgia Volpe, l’une des cinq .artistes sélectionnées pour les interventions urbaines de Paysages éphémères, dont le but avoué est de jeter un regard différent sur la ville.Mirages se compose de sept lits en fer forgé (pour les sept jours de la semaine) plantés dans le parc des Compagnons de Saint-Laurent (à l’angle de la rue Cartier et de l’avenue Mont-Royal), dont les matelas ont été remplacés par des miroirs qui reflètent le ciel.•Je propose des objets de mémoire collective, de vieux lits en fer forgé comme ceux de nos grands-mères, et je les mets dans un contexte nouveau, confie-t-elle.Les gens doivent se les approprier.Ils peuvent s’asseoir ou se coucher.» Une autre façon, pour l’artiste, de demander aux gens: comment voyez-vous la ville, comment l’habitez-vous, comment votre histoire s’y inscrit-elle?Rapport au temps Le rapport au temps, à la mémoire collective et donc à l’identité traverse cette œuvre comme ses précédentes.Pour l’artiste d’origine brésilienne installée au Québec, qui a elle-même cherché comment s’enraciner dans sa nouvelle culture, c’est au croisement des histoires individuelles que se tisse l’identité collective.Elle fait surgir ces histoires en concevant des œuvres qui marient de petits gestes quotidiens à des pratiques ou des objets porteurs de mémoire.Pour Le Temps donné, une autre installation in situ à Granby, orchestrée par le centre d’essai en art actuel 3' Impératif, Giorgia Volpe s’est infiltrée dans la plus vieille école de la ville, Présentation de Marie, qui fermera définitivement ses portes dans quelques jours.Elle y a conçu d’immenses rideaux blancs sur lesquels les élèves, les sœurs et les professeurs de l’école ont brodé leur nom.Les rideaux, accrochés à l’extérieur des fenêtres de l’une des dernières institutions de la Congrégation des sœurs de la Présentation, flottent au vent jusqu’au 27 juin, tels des fantômes d’un passé qui ne veut pa$ nous quitter.A Québec, elle a tressé une immense corde à travers les corridors du cégep François-Xavier Garneau, à partir des morceaux de tissu, des cheveux et des vêtements que lui offraient les étudiants.Dans son Trico-bus, l’un des autobus scolaires transformés en installation d’art pour le projet Les Convertibles, qui soulignait les 10" Journées de la culture, elle invitait le public à tricoter.Ces activités deviennent pour elle des «métaphores du tissu social», qui lient le passé au présent, raniment des savoir-faire oubliés et rassemblent les gens.Née au Brésil, Giorgia Volpe s’est installée au Québec il y a neuf ans.Sa situation d’exilée l’a amenée à développer une démarche dans laquelle elle redonne vie à la culture populaire du Québec — comme celle si vaste de son pays natal — en l’inscrivant dans le quotidien contemporain.Quatre autres installations Paysages éphémères réunit quatre autres installations artistiques disséminées sur le Plateau Mont-Royal.Le public peut se faufiler le long des 2000 pieds de corde à linge de la FauFilade de Carole Lévesque.Les Boutons verts, monticule végétalisé de Thomas Balaban, modifient la topographie d,e la place Gérald-Godin.Les Etoiles urbaines du collectif Spoon ouvrent sur d’autres cieux, tandis que les personnages dessinés de 21 visages en tête de Martin Briè-re, Gilbert et associés animeront les frottoirs de l’avenue du Mont-Royal.Bonne promenade! Le Devoir JEAN-FRANÇOIS NADEAU LE DEVOIR Mirages se compose de sept lits en fer forgé (pour les sept jours de la semaine) dont les matelas ont été remplacés par des miroirs qui reflètent le ciel.FESTIVAL DE JAZZ de Montréal ¦ es3oomin www, iofffestivaldejaz^.cp 24 JUIN Entrees libres 22 JUIN Duo Steve Amirault et Jim Vivian (Montréal/Tacnto) 20h Lion d'or Jean-Nicolas Trottier big band et Evan Smith 21 h30 Lion d'or 23 JUIN Jean René trio à cordes 17h Pub St Ciboire Cholet Kànzig Papaux (France/Suisse) 20hOPa1roVys Frank Lozano quintet 21h30OPatroVys OFF JAM ^23h3QOPatroVys NDE 17h Pub St Ciboire Rémi Bolduc quintet 20h Lion d'or Jazz poésie et musique libre 21h30 Lion d'or Pierre-Yves Martel Quartetski Does Prokofiev 23hOPatroVys 25 JUIN Gabriel Lambert trio 17h Pub St Ciboire Artie Roth quintet (Toronto) 20h Lion d'or Ivanhoe Jolicoeur Bathyscaphe 21h30 Lion d'or Grogg - Lauzier -Gouband (Québec/France) 23h O Patro Vys Des bibliothèques ouvertes encore plus longtemps Montréal injecte 1,4 million de dollars pour un minimum de 53 heures d’ouverture par semaine FRÉDÉRIQUE DOYON Une autre étape est franchie dans l’amélioration de l’accès aux bibliothèques publiques de Montréal.La Ville injecte 1,4 million d’argent neuf dans le réseau afin de faire passer à 53 heures la période d’ouverture hebdomadaire minimale de tous les établissements.«On va investir 1,4 million par année à partir du 24 juin pour permettre à toutes nos bibliothèques dans l’ensemble de la ville de Montréal d’être ouvertes sept jours sur sept, 53 heures par semaine [à l’exception de certains jours fériés]», a annoncé hier Benoit Labonté, responsable de la culture, du pa- trimoine, du centre-ville et du design à la Vile, lors d’une conférence de presse qui s’est tenue dans la plus ancienne bibliothèque francophone de la ville, la bibliothèque Georges-Vanier.En vertu du plan de consolidation du réseau de bibliothèques dévoilé en 2005, l’administration du maire Tremblay avait franchi une première étape l’an dernier en injectant 1,9 million afin d’établir la gratuité universelle et de fixer le plancher à 47 heures d’ouverture par semaine.L’initiative avait entraîné une augmentation de 2,1 % du nombre de prêts et de 5,7 % du nombre d’abonnements annuels.Les établissements qui avaient accédé à la gratuité ont pour leur part vu leur clientèle grimper de 33 %.Dès le 1er septembre prochain, ce seuil minimum passera donc à 53 heures pour les 34 bibliothèques du réseau.«Imaginez tous les impacts sociaux que ça va avoir au chapitre de l’accessibilité pour les familles, a souligné M.Labonté.Les enfants vont pouvoir venir ici après l’école et les week-ends.» La mise à niveau des bibliothèques municipales s’échelonnera jusqu’en 2014.A terme, l’accès sera élargi à 62 heures d’ouverture hebdomadaire.La Ville entend aussi hausser le nombre de bibliothécaires, la norme de superficie des établissements et le nombre de livres par habitant Au moment de poser un diagnostic sur l’état du réseau en 2005, Montréal arrivait au dernier rang de toutes les villes canadiennes, notamment pour son maigre taux d’abonnement de 38 % dans ses bibliothèques.Le plan de redressement vise aussi à uniformiser les services sur le territoire.M.Labonté a profité de l’occasion pour signer la Déclaration des bibliothèques montréalaises en compagnie de la mairesse Jacqueline Montpetit de l’arrondissement du Sud-Ouest, qui compte quatre bibliothèques.«La déclaration vient officialiser notre intérêt à faire progresser le réseau des bibliothèques», a-t-il indiqué.Le Devoir INFOS : 514-524-0831 HP 1 space rfx V musique n.7ooPl Québec Zî Canada ^ Montréal# S ÛIWHUUK LE DEVOIR BonjourMontreal.com Marc liREGOIRE et la santé Four le F cycle de secondaire Cahier • 144 pages •20$’ ISBN 978-2-7601-6918-0 Guide-corrigé ’216 pages • 75 S • ISBN 978-2-7601-6919-7 Guerin, éditeur itée En uenle dans toutes les lldrairies 514-842-3481 Les prix sont indiqués sous réserve de modifications.EN BREF Nouveau magazine culturel avec Catherine Perrin C’est Catherine Perrin qui animera le nouveau magazine culturel de deux heures que proposera la télévision de Radio-Canada l’automne prochain.Ce magazine sera présenté tous les dimanches après-midi à compter de septembre.Par ailleurs, Mme Perrin continuera à présenter la chronique culturelle à la radio de Radio-Canada dans le cadre de l’émission C’est bien meilleur le matin.- Le Devoir Rectificatif Dans l’article sur le Dictionnaire biographique des femmes célèbres et remarquables de notre histoire, écrit par Marie-Paule Desjardins, une erreur s’est glissée.Ce ne sont pas uniquement des Québécoises qui sont recensées mais bien des Canadiennes de plusieurs provinces.- Le Devoir A LA TELEVISION K£J£L1!11KEIIIEZ3HI M | ^ .^ 1 n IftlAjourn.il I Janette / Benoit I Nitro sur le plateau! j I Bons baisers de./ 1 Le Téléjournal Des kiwis et des hommes / Yvesl Briére Normand Brathwaite Lambert, Francois Lavallée ¦PUPHl ‘ H rvÀ Sucré Caméra- Chaîne Cinéma / L HÉRITIER (6) — Le TVA Sucré Dans ma I [Cinéma / MAUVAIS i h Salé témoin d’artistes [avec Jason Gedrick, Marla Sokoloff 22 heures Salé caméra GARÇONS (S) JHURHHM M a ca i 11 Ram dam Cultivé et A la di Stasio / Cinéma / ÉCLATEMENT (2) Cinéma / BINGO (5) bien élevé Cuisine exotique avec John Travolta, Nancy Allen avec Réjean Guénette 1 ° G»i am J Auger enquête / Victimes ] Cinéma / TERMINATOR (4) —.Le Journal 1 1 00/o Cinéma / LA CELLULE (4) ^¦¦¦^¦(17 OO) | d’actes criminels [avec Arnold Schwarzenegger, Linda Hamilton 1 du soir avec Jennifer Lopez.Vince Vaughn ¦Eimi UomIniquf r Poirier en direct / Mission en Afghanistan I Le Têléjournal G.Thurston Le National Le Téléjournai I Jrnl RDI Question .| Jrnl FR2 ] LP- [Thalassa / Sous le soleil des Baléares | La fête des ; fauves Littoral Journal [ La fête de la musique l Q°ssierK Mystère Biographies / J.Dahmer Preuves à l’appui | Criminels Experts en crime Culture du X Histoires.uôco sur Le goût.Décore.Métamor.noces | Ça passe.| César.I Dre Nadia.maison! | | Manon.Debbie rénove Cinéma 4ÉÉLui/ aE MUSIQUE 5H S'Ib-?]?! montréal baroque À l’affiche cette semaine SOURCE: MÉDIAFILM.CA UN CŒUR INVAINCU (A Mighty Heart) États-Unis-Grande-Bretagne, 2007,100 minutes Drame politique de Michael Winterbottom avec Angelina Jolie.Au Pakistan, en 2002, le journaliste américain Daniel Pearl est enlevé par des intégristes islamistes qui l'accusent Enceinte de dnq mois son épouse Mariane participe aux recherches.• V.o.: Forum, Carrefour Angrignon, Cavendish, Lacordaire, Des Sources, Spheretech, Marché central.• Vi.: Quartier latin, StarCité.GRACIE États-Unis, 2007,95 minutes Drame sportif de Davis Guggenheim avec Carly Schroeder, Dermot Mulroney, Elisabeth Shue.1978, New Jersey.Après la mort de son frère Johnny, joueur étoile de soccer, l’adolescente Gracie décide de le remplacer dans l’équipe masculine de son école secondaire.Son projet rencontre des résistances.• V.o.: Forum, Lacordaire, Spheretech.• Vi.: Quartier latin, Carrefour Angrignon.MICHAEL MOORE, ANGE OU DÉMON?(Manufacturing Dissent) Canada, 2007,92 minutes Documentaire de Debbie Melnyk et Rick Caine.Bien que fervents admirateurs de l’œuvre du documentariste Michael Moore, Debbie Melnyk et Rick Caine s’emploient à dénoncer les méthodes de travail parfois controversées du célèbre auteur de Fahrenheit 9/11.• V.o.et vi.: Cinéma du Parc.TROIS ROIS Québec, 2007,88 minutes Documentaire de Katia Paradis.Au Belize, en Amérique centrale, un guitariste, un harpiste et un accordéoniste, tous trois septuagénaires, vivent au quotidien leur amour de la musique, faisant fi du désintérêt de la jeune génération pour leur art • V.o., s.-ti.: Ex-Centris.ZIDANE, UN PORTRAIT DU 2 U SIÈCLE France-Islande, 2006,91 minutes Documentaire de Douglas Gordon et Philippe Parreno.Le 23 avril 2005, durant un match de soccer du Real Madrid, 17 caméras traquent sans relâche et sous différents angles Zinédine Zidane, la star de l’équipe.• V.o.: Cinéma du Parc.Retour en Wallonie d’un enfant du pays Entretien avec Lucas Belvaux, réalisateur de La Raison du plus faible ANDRE LAVOIE La ville de Liège, en Belgique, les cinéphiles la connaissent déjà, du moins sous le regard parfois impitoyable des frères Dar-denne (La Promesse, Le Fils, L’Enfant).Ils en dressent un portrait sombre, dépouillé de tout artifice, comme si ses charmes avaient disparu en même temps que les milliers d’emplois de ses usines.Lucas Belvaux, un de leurs compatriotes, en offre une vision à la fois semblable et différente dans La Raison du plus faible, le huitième long métrage de cet acteur au physique athlétique et à la tête de charmant démon blond.Sa feuille de route est impressionnante, mais c’est comme cinéaste (et parfois comme comédien sous sa propre direction) qu’il a su s’imposer, entre autres grâce à sa remarquable trilogie (Cavale, Après la vie, Un couple épatant, en 2002), our publication section décès necrologie@lememoriet.com 2190, rue Mont-Royal Est Montréal (Québec) H2H1K3 (5*4) 5*5,1149 Télécopieur : (51Z)) 525-7999 ^memoriei Tous les jours de 10 h 30 à 18 h 30 wwiiv.lememorlel.com ||\ Donnez.dpnfcralrlf» G .Viû MorlK.*! On peut faire plus encore.0606 LE 1) E V ü I H .LE VENDREDI 22 JUIN 2 0 0 7 RESTOS B 7 Les bonnes fourchettes du mois Quelles soient de récentes découvertes ou des repaires revisités, voici certaines bonnes tables, tous budgets et arrondissements confondus, du petit boui-boui sympathique au grand rendez-vous gastronomique.Nos tables coups-de-cœur.LA CUISINE 205, rue Saint-Vallier Est Québec « 418 523-3387 A la recherche d’une petite bouffe sympathique pour trois fois rien en Basse-Ville?La Cuisine, c’est un peu comme aller dîner chez les copains, ou comme la bonne franquette faite restaurant Et si un élément du mobilier vous intéresse, vous marchandez et vous repartez avec! SOL LATINO 184, rue Saint-Vallier Ouest Québec » 418 649-9333 Autre restaurant de la Basse-Ville où on allie simplicité et ambiance de quartier, le Sol Latino offre les classiques de la cuisine mexicaine à un prix franchement raisonnable.Toutes les couleurs de l’arc-en-ciel se retrouvent dans la déco.Et avec un peu de chance, vous y entendrez un rock mexicain pour le moins typique.AUX DEUX VIOLONS 122, rue Crémazie Ouest Québec tr 418 523-1111 Ce petit restaurant aux plats simples mais maîtrisés fait dans la cuisine nord-africaine.Nommé en l’honneur des enfants violonistes du propriétaire, cet établissement du bas de la rue Cartier sert un des bons couscous de Québec.PAT RÉTRO 1983, rue du Bergerville Québec » 418 681^536 Avec l’été arrive la saison de la frite.Et Rat Rétro entretient la tradition avec ses vieilles affiches de boissons gazeuses et ses photos de stars photographiées avec l’équipe.Il faut parfois s’armer de patience avant d’obtenir notre casseau et la poutine est un peu décevante.Mais c’est une institution.Et quel magnifique ovni pour cette rue Maguire qui se prend parfois un peu au sérieux! Un micro-restaurant sans complexe d’infériorité FRANÇOIS X CÔTÉ Inspiré de la formule des cafétérias japonaises, le genre du Daruma est revisité avec un côté actuel qui marie le blanc et les touches de noir, le verre laqué et divers éléments en inox, le tout sur plancher de bois.Sl'C» m§m m&si -—— François X Côté Au Japon, le daruma est une petite figurine sacrée.Le rituel veut qu’on l’achète dans un temple et qu’on fasse un vœu en y dessinant un premier œil.Si le vœu se réalise, on dessine alors le second.Mais le daruma dont il est question ici n'a rien d’une statuette sans bras ni jambes.Non seulement ce restaurant vous prépare un repas et vous le sert sur place, il peut aussi vous l’emballer pour emporter ou vous le livrer.Son logo a quelque chose de mystérieux: la statuette qui y figure n'a qu’un seul œil.On se demande bien quel vœu il y a derrière tout cela.Un passage rapide pour jeter un œil m’avait laissé une bonne impression.Restait à voir si le Daruma, frère et voisin du Sushi Taxi, se révélerait a la hauteur de mes souhaits.Eh bien, il semble que oui.Dans le genre micro-restaurant (16 places), c’est plutôt bien fait.D’abord, c’est une belle réussite de design.Inspiré de la formule des cafétérias japonaises, le genre est revisité avec un côté actuel qui marie le blanc et les touches de noir, le verre laqué et divers éléments en inox, le tout sur plancher de bois.Rien de nouveau, diront certains; valeurs sûres en cette époque, diront d’autres.Mais dans ce cas précis, ça fonctionne.Pour un local d'aussi petite capacité, l’attention portée au détail, sans être de très grande facture, est d’un niveau élevé.Tout a été traité avec soin: murs, plafonds, accessoires.La sono nous repasse certes un lounge qui ne peut être qu’éculé (à quand un nouveau paradigme musical pour les restes et cafés branchés?), mais l’avantage de ce type de tapisserie sonore est de se laisser facilement oublier et de ne déranger à peu près personne.L’endroit est essentiellement constitué de deux longues tables de huit places chacune et d’une cuisine ouverte, ceinte par un comptoir en placage.Au bout de chaque table, un robinet à eau chaude d’allure industrielle.On s’assoit sur de petits cubes en cuir noir ou gris.Et on mange dans une vaisselle blanche immaculée aux formes qui font écho aux designs de Philip Starck.Pour ceux qui emportent ou qui se font livrer, les aliments sont servis dans de jolies boîtes de carton, comme le veut la tradition des restaurants asiatiques américains.Côté cuisine, le Daruma est au diapason de son allure et offre une version raffinée du fast-food asiatique.Pour y parvenir, on s’en tient à quelques plats gagnants plutôt qu’à une liste interminable, souvent typique du genre.Les mets sont de composition simple mais sont apprêtés et présentés avec attention.Le menu prend la forme d’une simple feuille avec cases à cocher.Ce petit menu est limpide.Pour les entrées: choix de soupes et sélection de rouleaux impériaux et de dumplings.Les plats principaux se déclinent sans surprise selon les choix de viandes: poulet, bœuf, produits de la mer et canard, avec quatre ou cinq plats pour chacun.S’ajoute à cette sélection un seul et unique mets végétarien.Ce dernier point est un peu décevant, sachant que les amateurs de ce genre de cuisine aiment bien y aller à l’occasion avec quelque chose de plus léger.J’ai essayé la soupe Tom Yum, aux calmars et aux crevettes, les rouleaux impériaux chèvre épinards et un poulet Kung Pao.La soupe était particulièrement réussie.Elle était très épicée mais d’un assaisonnement subtil, où la coriandre et la citronnelle préservaient la saveur des calmars.Les rouleaux étaient quant à eux un peu décevants.Bien que d’allure agréable avec leur délicieux ketchup d’ananas et leurs quelques feuilles d’épinard à côté, mon appréhension quant à l’utili- sation du chèvre était légitime.Belle tentative, mais cela avait un goût de fausse note.Le poulet Kung Pao, avec ses brocolis et sa sauce sucrée à l’arachide, était d’un niveau adéquat, quoique peut-être un peu desservi par une commande de nouilles mal transmise.Mais la présentation a contribué à faire oublier l’incident: un long et profond plat blanc aux allures de barque ventrue, qui donnait l’impression de se payer un peu de luxe.Pour les desserts, pas grand-chose à dire, car pas grand-chose à trouver.Vous avez le choix entre un biscuit de fortune et des carrés de caramel salé qui font se rendre compte que le secret de la Cara-milk a été éventé.Bref, si vous avez la dent sucrée, il vaut mieux vous munir de quelques vivres de dépannage.Dernier point à tout cela: un thé surprenant.Je me suis fait servir un Genmaicha (thé vert avec riz soufflé), d’excellente qualité, qui m’a réconcilié avec ce rpélange qui m’a souvent déçu.Evidemment, il s’est pointé, comme à peu près partout ailleurs, avec un pot d’eau bouillante sur lequel ma peau est presque restée collée.Mais j’avais de l’eau froide à portée de main pour éviter un massacre de feuilles.Deux autres Daruma ont également pignon sur rue, l'un à Sainte-Foy, l’autre à Saint-Sauveur.¦ Cuisine: asiatique.¦ Ambiance: comptoir branché.¦ En résumé: un micro-restaurant asiatique à l’allure soignée qui offre une cuisine plus raffinée que la moyenne des restaurants du même type.¦ Les plus: raffinement général de rétablissement ¦ Les moins: un seul plat végétarien, coin épicerie superflu.¦ Formules: tous les plats sont à 10 $ le lundi.Spécial du chef le midi et le soir à 10 $ et 12 $ (entrée, plat du jour, thé et dessert).¦ Alcool: apportez votre vin.On réchauffe aussi votre saké.¦ Musique: lounge, bonne sonorisation.¦ Autres: plats pour emporter et livraison.DARUMA 805, avenue Cartier Québec «418529-6666 Collaborateur du Devoir Rendez-vcm gcurmancfo cparcôe Xep.wrhoiiij,, Koslriurunt français • Stationnement gratuit çT?,-.tous les soirs ._,\NC v Hf' «affaire -^ * Adenu prive® ^ APPORTEZ VOTRE VIN CUISINE FRANÇAISE POUR FINS GOURMANDS 4720, RUE MARQUETTE.MONTRÉAL TÉL: 514.524,4187, WWW.REST0Y0Y0.COM Pour annoncer dans ce regroupement, contactez Amélie Beasette au 514 985 3457 : : : • abeMeUeâiledevcir.ccm |_J Météo Média teomedia.com; ( Sept-îles ,S, 13/11- \ % T Val d'Or 14/5 /I m Lever du soleil: 5h06 Québec Trola-Rlvlèrea21 /1?21/11 Bale-Comeau 5^* 16/1 Saguenay ÆÎ18/10 Coucher du soleil: 20h47 -5 ¦snifeau ^ 47/10 2 0 Montréal 1 © MétéoMédia 2007 Canada Auj.Demain Le Monde Auj.Demain Edmonton Ora 21/10 Sol 23/10 Londres Plu 20/15 Plu 20/14 Moncton Ora 19/11 Ora 19/10 Los Angeles Sol 26/16 Sol 25/16 Saint-Jean Ora 16/11 Ave 18/11 Mexico Plu 19/12 Ave 20/12 Toronto Sol 20/9 Sol 23/11 New York Sol 25/15 Sol 24/15 Vancouver Sol 17/12 Plu 16/11 Paris Plu 17/14 Plu 18/15 Winnipeg Montréal Var 27/20 Sol 30/21 Tokyo Plu 29/25 Var 28/25 Aujourd-hui 18 Yï’ÿ' Averses, pdp Ce soir 11 c Demain 21/13 Ciel variable.Dimanche Lundi ., 22/10 25/19 j’V - J Ciel variable nuageux.nuageux.Québec Aujourd-hui 21 Ciel variable.Ce soir 10 Ciel variable.Demain 21/11 ' Dimanche.Lundi .Çi-22/8 24/14 ¦& Quelques avers- Quelques avers- Ciel variable es, pdp 40%.es, pdp 40%.Gatineau Au|ourd:hul, Ciel variable.Ce soir 10 Cleldi Demain 21/11 Ensoleillé.Dimanche 23/11 ¦C" v=» Ciel variable.Lundi 28/20 iîâ.Quelques averses, pdp 40%.Météo Média Vos prévisions météo à temps en tout temps sur www.meteomedia.com MOTS CROISÉS 1 2 34 56 78 9101112 0468 HORIZONTALEMENT 1.Vêtements.2.Partie d'un tout - Bord.3.Changer de voix - Être enterré à tel endroit.4.Détérioré - À cet endroit.5.Tombe - Respire mal.6.Le premier - Porte au pouvoir - Division de l'histoire.7.Poil long et rude -Avant Adèle ou Agathe.8.Commence le 21 juin -Pour maintenir un objet - Poisson comestible.9.Asa-foetida - Formule -À cet endroit.10.Faire le brave -Réputation.11.Premier usage - Fait feu.12.Est lourd - Chassé.VERTICALEMENT 1.Pur - Dans un vignoble.2.On y moud les céréales - Pâtisserie.3.Avances -Récompenses cinématographiques.4.Supprimer le haut - Fils d'Aphrodite.5.Dieu solaire - Connecté - Indique la manière.6.Eau dormante -Emprisonné.7.Obtenue - Asiate -Ante meridiem -Ancien.8.Arbre - Etre en eau.9.Poisson d'eau douce -A la tête dure.10.Bords - Coule en Afrique.1 1.A connu l'Eden -Article défini - Pour insister.12.Outil de Panoramix -Préparée en secret.rannnnmEinin ran n rira ran nia rararara rarann rararanrnnra nn raranrara rarara nninnni mnrannn nra rarano nran 0 nrarara ran ran 1 .iM h ranrarann ra rarirainci nnraimtn n nra on Finira rarari raiannn rarannnra 0467 SOLUTION DU DERNIER NUMÉRO LE DEVOIR, LE VENDREDI 22 JUIN 2007 B 8 iXl) NATURE L’exemple de Lac-Sergent Aux prises avec les cyanobactéries, la municipalité met fin aux droits acquis Louis-Gilles Francœur Le lac Sergent, près de Québec, est aux prises avec des problèmes de phosphore, de myriophylles et de cyanobactéries, une situation aujourd’hui monnaie courante au Québec.Ce qui l’est moins, c’est la détermination du conseil municipal de Lac-Sergent à mettre fin à cet état de choses.La réflexion et les moyens envisagés par cette municipalité constituent une démarche pas banale, qu’il convient de raconter pour sa valeur exemplaire et la pertinence des réformes structurelles que la municipalité propose à Québec.Lac-Sergent entend agir sur deux fronts: d’abord en mettant fin aux droits acquis de détériorer les rives, un problème que nous évoquions dans cette chronique la semaine dernière, ensuite en demandant à Québec de passer à l’action contre le phosphore, dont il encourage insidieusement le déversement dans les cours d’eau tout en se donnant bonne bouche avec les 12 millions de dollars récemment annoncés dans le cadre de son programme de lutte contre les cyanobactéries.Le maire de la municipalité de Lac-Sergent est un avocat.M’ Denis Racine a mis au point une stratégie juridique pour contourner ces droits acquis qui permettent aux propriétaires de terrains gazonnés jusque dans l’eau de mettre fin à ces pratiques.Les règlements municipaux et les règles que les municipalités peuvent édicter en matière de protection des rives en vertu des schémas d’aménagement permettent d’imposer des bandes riveraines aux nouvelles résidences.Toutefois, comme nous l’expliquions la semaine dernière, cela ne touche que les nouvelles résidences, une fraction négligeable du parc immobilier en milieu de villégiature.Pour contourner cet obstacle juridique, la municipalité de Lac-Sergent a adopté en mars dernier un règlement élaboré en vertu non pas de la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme (LAU), qui ne neutralise pas les droits acquis, mais en vertu de la nouvelle Loi sur les compétences municipales en matière d’environnement En vertu de cette loi, la municipalité a décidé que tous les terrains riverains devront être «renaturalisés» par des arbustes sur une largeur minimale de cinq mètres d’ici le 30 septembre 2010 et sur 7,5 mètres si la pente a plus de 30 %.On autorisera une «fenêtre» de cinq mètres sur le lac devant les plages.Ces chiffres correspondent à ce que les chercheurs estiment être le capteur biologique minimal, capable d’enrayer l’érosion et les apports de phosphore qui, à long terme, menacent tous les lacs dont la santé est encore bonne en apparence.Nous avons le droit, nous expliquait M'Racine cette semaine, de forcer la renaturalisation des rives en vertu des nouvelles compétences municipales en matière d’environnement Et de ce point de vue, disait-il, il n’y a aucun privilège, aucun droit acquis et aucune «clause grand-père» qui tienne, car les tribunaux ont clairement reconnu au cours des dernières années qu’en matière de pollution, il n’y a strictement aucun droit acquis.Polluer n’est pas un droit mais désormais et de façon claire un méfait public.Toutefois, là où la municipalité de Lac-Sergent a un problème, c’est avec les apports de phosphore en provenance des fosses septiques et des champs d’épuration, ceux-ci pouvant neutraliser les bactéries et les coliformes mais pas le phosphore, aussi présent dans les déjections humaines que dans les fumiers et les lisiers agricoles.Q2r8 ne fait pas le travail Le problème, écrivait le maire Racine le 13 juin à la ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, Une Beauchamp, c’est que le règlement québécois sur les installations septiques est à la fois un minimum et un maximum et que, ce faisant, il ne permet pas à une municipalité d’imposer des normes plus strictes si la situation l’exige ou par souci de prévention.Selon M' Racine, il suffirait d’ajouter «d’urgence» une ligne à ce règlement pour préciser qu’il constitue un minimum qu’une municipalité peut dépasser afin de régler ou de prévenir des problèmes de pollution.A la fin des années 70, rappelle le maire Racine à la ministre, — qui n’est pas un gentil robot mais le Règlement sur l’évacuation et le traitement des eaux usées des résidences isolées — autorisait la construction d’une fosse de rétention étanche.à vidange périodique pour les eaux sanitaires (toilettes) et une autre fosse pour les eaux domestiques, qu’on équipait dans ce cas d’un champ d’épuration.Dans les milieux de villégiature développés serré, comme on le faisait alors, ou lorsque les terrains étaient presque au niveau de l’eau, c’était une solution fort efficace.Ces systèmes totalement étanches «avaient l'avantage de conserver 80 % du phosphore» produit dans une résidence.De nos jours, on peut encore utiliser ces systèmes, mais uniquement si on ne peut pas installer autre chose, c’est-à-dire une fosse classique dotée d’un champ d’épuration.Mais ce champ d’épuration, qu’on privilégie désormais, est la source même du phosphore qui va s’accumuler dans les lacs.La seule solution encore fiable pour neutraliser l’impact de ce phosphore consiste à compter sur une large bande d’arbres et d’arbustes entre le champ d’épuration et le lac afin que les plantes utilisent ce phosphore pour leur croissance.Mais à ma connaissance, on ne dispose d’aucune étude qui détermine la densité et la largeur optimale d’une bande capable de filtrer à peu près totalement les apports d'un champ d’épuration à long terme.Lorsque l’espace est trop restreint entre les résidences parce que la municipalité encourage la construction serrée pour toucher plus de taxes, Québec encourage, voire impose «sous prétexte, de modernité» les nouveaux bioréacteurs comme Ecoflo, Cobox ou Bionest, précise le maire Racine dans sa lettre à la ministre.Or, poursuit-il, si ces systèmes captent bien les coliformes, cette solution «est totalement inefficace en ce qui a trait au phosphore» et la norme Q2r8 en vient donc à «augmenter l'apport de phosphore dans le lac ou la rivière».Déphosphoration et densité en rives Il existe une solution à court terme, soit l'installation de «systèmes tertiaires de déphosphoration qui contribueraient puissamment à contrer ces apports» dans les cours d’eau.Mais «le problème, écrit le maire Racine, c’est que votre ministère refuse ou néglige d’approuver techniquement ces systèmes qui existent déjà.Cela constitue une catastrophe.Ainsi, parson inaction, le ministère se fait complice du déversement de phosphore» alors qu’il dit vouloir combattre ce problème.Pour mettre fin à cette situation inacceptable, il faudrait à la fois que le Q2r8 soit redéfini comme un minimum et que les municipalités puissent imposer, en sus de ces normes minimales, des systèmes de déphosphoration certifiés par Québec quand la situation l’exige.Il existe une autre solution, que nous évoquions dans cette chronique la semaine dernière et dont parle le maire Racine: mettre fin au développement des lacs quand les apports existants en phosphore dépassent la norme.Or c’est le cas au lac Sergent en effet, en 2005, la concentration de phosphore dans l’eau atteignait 46 microgrammes par litre alors que la norme est de 20.Mais si la municipalité peut effectivement ralentir la construction autour des lacs grâce à son plan directeur et en tirer des «recommandations», dans l’état actuel de la législation québécoise, stopper le développement jusqu’au retour du lac à une situation normale est illégal.Les élus et les riverains doivent donc assister passivement à la dégradation de leur lac au nom d’un développement qui n’est en réalité que celui du portefeuille des promoteurs.Reste la construction d’un égout collecteur pour tout ramasser et tout traiter.Lac-Sergent y vient, mais cela coûtera 14,5 millions, dont dix millions en subventions que la collectivité québécoise devra acquitter, soit le prix de l’absence de contrôles efficaces depuis 50 ans.Les 4,5 millions que les contribuables locaux devront payer représentent une facture de 10 000 $ par résidence, ce qui, convient le maire Racine, va acculer plusieurs personnes âgées, généralement installées en rives, à vendre leurs propriétés et à vivre un déracinement injuste parce que des législateurs, des fonctionnaires et des élus locaux n’ont pas assumé leurs responsabilités par le passé.Ce porfrait d’un lac et de ses problèmes est un véritable cas type.C'est aussi maintenant un modèle d’intervention qui devrait faire réfléchir d’autres élus et fonctionnaires qui refusent d’assumer les pouvoirs que la loi leur confie.¦ Lecture: Anthologie des ours, par Emmanuelle Fi-gueras, Editions Delachaux et Niestlé, 301 pages.Après L’Ours - Histoire d’un roi déchu, de Michel Pastoureau, le livre d’Emmanuelle Figueras, le deuxième sur le même sujet à nous provenir d’Europe en moins de quelques mois, traduit bien la fascination de nos voisins outre-Atlantique pour les ursi-dés, de plus en plus rares et même en voie de réimplantation en France, ce qui y soulève d’ailleurs toute une polémique.Ce livre, signé par une journaliste férue d’éthologie, raconte à fravers une série de textes et de récits de tous les coins du monde le rapport étrange qu’entretiennent les humains avec cet animal aux cent visages.LES SPORTS Coupe du monde de soccer U-20 GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ Oubliez la tiède performance des Championnats aquatiques de 2005 ou le fiasco des Outgames l’an dernier: la Coupe du monde de soccer des moins de 20 ans qui débute le 30 juin à Montréal est déjà assurée de drainer quelque 255 000 spectateurs pour les neuf matchs présentés au Stade olympique.On est loin des Expos.ce qui ne veut pas dire que Montréal touchera une manne d’argent pour autant Actuellement, plus de 150 000 billets ont été vendus pour la portion québécoise du tournoi qui se déroulera simultanément dans six villes canadiennes.Considérant qu’il y a trois programmes doubles, les organisateurs calculent donc qu’au moins 255 000 personnes assisteront au tournoi.Ça veut dire un minimum de 20 000 personnes par match, alors que l’ouverture se fera à guichets fermés: 55 000 spectateurs.«Et on n 'a pratiquement pas fait de publicité», soulignait hier en entrevue Francis Millien, président Beaucoup de monde.peu de retombées PEDRO RUIZ LE DEVOIR Francis Millien est président du comité organisateur pour l’étape montréalaise de la Coupe du monde de soccer U-20.y.- 'vïi— du comité organisateur pour l’étape montréalaise du tournoi.M.Millien, c’est un peu M.Soccer au Québec.Il a couvert la Coupe du monde de football pour Le Devoir.en 1974.Analyste à la télévision, entraîneur adjoint de l’Impact, agent de développement en sports pour la Ville, il a ensuite contribué de première main à faire du soccer le sport le plus populaire chez les jeunes au Québec.Pas trop surprenant, donc, qu’on le retrouve à la tête de l’organisation de l’étape québécoise du deuxième événement-soccer en importance au monde, après la Coupe des Zidane et autres Ronaldinho.Un très gros événement, en somme.«R y a plusieurs de ces jeunes qui se retrouveront au Mundial de 2010, dit M.Millien.Les autres, ce sera simplement un peu plus tard.C’est une chance unique de les avoir ici.» Et il sera possible d’assister aux neuf matchs pour 50 $.Car c’est là l’objectif du président du comité organisateur en allant au stade plutôt qu’au Centre Claude-Robillard, il devenait possible d’accueillir tout le monde à bas prix.«À Robillard, on aurait eu 10 000 personnes, mais à 40 $ le billet.» Et comme la Fédération internationale de football association (FIFA) assume la totalité des risques financiers liés à la présentation de l’événement — ce sont aussi elle et ses propres commanditaires qui recueilleront tous les profits.—, ça libère d’une certaine pression, évalue M.Millien.«Le but n’est pas de faire de l’argent, mais d’avoir du monde.» La popularité instantanée de l’événement le surprend à peine.«Nous n’avons pas un réseau professionnel qui nous occupe et nous préoccupe comme c’est le cas en France, par exemple.Alors, quand on a un événement professionnel à Montréal, l’intérêt est plus grand qu’il ne le serait là-bas.Et puis, le soccer au Québec, maintenant, c’est aussi incontournable que ce ne l’était pas dans les années 70!» Douze équipes Douze équipes s’affronteront à Montréal, dont les quatre du groupe officiellement basé ici pour les matchs de poule: Brésil (une des fa- vorites du topmoi, avec leur vedette «Pato»), Etats-Unis (qui comptent dans leurs rangs le phénomène Freddy Adu), Corée du Sud et Pologne.Des matchs de quart et de huitième de finale seront aussi présentés à Montréal mais la finale se déroulera à Toronto.«Quand ils ont pris cette décision, on ne pouvait pas garantir qu’on aurait le stade», indique un Francis Millien un peu déçu.Il estime par ailleurs que les quatre équipes du groupe de Montréal sont pratiquement toutes du même niveau.D n’y aura pas de 12-0, jure-t-il.«Mais il y aura du plaisir dans les estrades, ça c’est sûr.Les Coréens ont appris à fêter le soccer avec la Coupe du monde, les Brésiliens sont toujours très festifs, ça va être plaisant.» Le budget montréalais s’élève à 2,5 millions, ce qui comprend des contributions de Montréal et Québec — dont les montants seront dévoilés la semaine prochaine.Le reste, c’est la FIFA qui s’en occupe.En fait, la FIFA a un droit de regard sur absolument tout, indique M.Millien.«Ils ont leurs cinq commanditaires principaux et c’est tout.Aucun local n’a le droit d’être là.» Les retombées financières directes seront donc relativement faibles pour Montréal, reconnaît-il (au Canada, on anticipe environ 166 millions).«Mais il faut voir plus loin.Les retombées sociales, l’intérêt encore plus grand que ça faire naître pour le soccer.Dorénavant, je suis sûr que les jeunes n’auront plus besoin d’aller voir l’épicier grec du coin pour se faire commanditer pour leur équipe.Tous les épiciers vont aussi savoir de quoi on parle.» Le Devoir Sudoku par Fabien Savary 8 2 Niveau de difficulté : MOYEN 0591 Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque boîte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boîte 3x3.Solution du dernier numéro 6 1 8 3 TTT 9 2 5 7 4 9 8 5 2 3 6 1 5 3 2 9 6 1 7 8 4 9 7 4 1 2 5 8 3 6 1 8 3 4 9 6 2 5 7 2 6 5 7 8 3 4 1 9 3 9 7 5 1 8 6 4 2 4 5 6 2 3 7 1 9 8 8 2 1 6 4 9 5 7 lJ.0590 SUDOKU : le logiciel 10 OOO sudokus inédits de 4 niveaux de difficulté par notre expert Fabien Savary En exclusivité sur Is site des Mordus www.les-mordus.com HOCKEY Angelo Esposito espère avoir une nouvelle casquette du Canadien ROBERT LAFLAMME Colombus — Angelo Esposito n’a pas apporté avec lui, en Ohio, la casquette du Canadien qu’il a souvent eu vissée sur la tête, pendant la majeure partie de la dernière saison des Remparts de Québec.«J’espère en avoir une neuve vendredi [aujourd’hui]», a laissé tomber le grand joueur de centre, jeudi, à l’occasion de la présentation des meilleurs espoirs de la LNH au Nationwide Arena de Columbus.Le Montréalais va être le premier Québécois réclamé au cours de la séance de repêchage cette année.Jusqu’aux Fêtes, le service de recrutement de la LNH le voyait comme l’espoir nord-américain numéro un de la cuvée 2007.Il a clôturé une saison difficile au huitième rang.Malgré cela, le consensus est qu’il ne sera plus disponible, ce sojr, au moment où le Canadien va parler, au 12e rang.A moins que le directeur général Bob Gainey n’effectue un échange afin d’améliorer la position de l’équipe.On dit que le centre gaucher pourrait s’avérer l’aubaine du repêchage pour l’équipe qui le réclamerait à partir de la sixième position.Le directeur du recrutement de la LNH, E.J.McGuire, a en quelque sorte fait son mea culpa devant la presse hier, admettant qu’Esposito aurait pu être mieux classé.«Angela est dans une situation semblable à celle de Phil Kessel, Tan dernier, a expliqué McGuire.Kessel avait également été classé premier, avant de se retrouver cinquième.Les Bruins de Boston l’ont choisi en cinquième position, et ils ne le regrettent assurément pas.Kessel a fiait le saut dans la ligue dès cette saison.» Faire sa marque Esposito, qui a été interviewé par une vingtaine d’équipes, a dit n’accorder aucune importance à son rang de sélection.«Peu importe que je sois réclamé le premier, le huitième ou le 25', je veux jouer dans la Ligue nationale et y faire ma marque», a-t-il affirmé.«Etre repêché, ce n’est que le début, a-t-il renchéri.J'attends cette journée depuis longtemps et je serai très fébrile.Je serai content, peu importe l’équipe qui va me choisir» Evidemment, il a un penchant pour le Canadien, son équipe préférée.Auteur de 79 points en 60 matchs, après avoir aidé les Remparts à remporter la coupe Memorial la saison précédente, Esposito avoue avoir connu une saison en dents de scie.«Je ne suis pas satisfait, mais ç’a été une saison bénéfique sur le plan de l’apprentissage.J’ai beaucoup appris, et je vais être un meilleur joueur, il n’y a aucun doute dans mon esprit.» Esposito, qui a comme conseiller le frère de Vincent Lecavalier, Philippe Lecavalier, n’a aucun lien de parenté avec les célèbres frères Phil et Tony Esposito.«Mais j’ai des oncles qui s’appellent Phil et Tony et ils ont également joué au hockey, a-t-il confié.Même que Phil était attaquant et Tony gardien, comme les frères Esposito.J’étais moi-même un peu confus quand j’étais tout petit», a-t-il ajouté, en souriant Presse canadienne SOCCER PREMIERE DIVISION DE L’UNITED SOCCER LEAGUES (USL) G P N BP BC Pts Rochester 6 3 5 22 17 23 Vancouver 6 2 3 16 9 21 Seattle 5 4 4 13 14 19 Montréal 4 2 4 11 8 16 Charleston 4 4 3 14 14 15 Portland 4 2 2 11 6 14 Porto Rico 3 3 5 16 15 14 Caroline 3 3 5 7 8 14 Miami 4 7 2 12 19 14 Atlanta 3 4 4 13 13 13 Minnesota 1 6 5 8 15 8 Californie 1 4 4 7 13 7 Hier Montréal à Portland Aujourd’hui Californie à Rochester, 19h35 Atlanta à Charleston, 20h Vancouver à Miami, 20h Demain Charleston en Caroline, 19h30 Montréal à Seattle, 22h Dimanche Vancouver à Porto Rico, 17h Californie au Minnesota, 18h05 Lundi 25 juin Aucun match MardilB juirL Aucun match ______Mercredi 27 juin Aucun match Jeudi 28 juin Portland en Californie, 22h Miami à Seattle, 22h f LE DEVOIR.LE VENDREDI 22 JUIN 2 0 0 7 B 9 E MONDE PROCHE-ORIENT Rencontre au sommet lundi en Égypte Le président palestinien recevra l’appui de Tel-Aviv, du Caire et d’Amman Le président palestinien Mahmoud Abbas, affaibli après le coup de force du Hamas dans la bande de G^za, doit recevoir le soutien de l’Egypte, de la Jordanie et d’Israël lors d’un sonynet israélo-arabe prévu lundi en Egypte.Un sommet quadripartite réunissant M.Abbqs, le premier ministre israélien Ehoud Olmert, le roi de Jordanie Abdallah II et le président égyptien Hosni Moubarak aura lieu dans la station balnéaire de Charm el-Cheikh, sur la mer Rouge, a annoncé hier le porte-parole de la présidence palestinienne.«Le sommet vise à donner une impulsion à la relation entre l’Autorité palestinienne et Israël», a affirmé au Caire le chef de la diplomatie égyptienne, Ahmed Aboul GheiL M.Olmert a émis l’espoir que le sommet débouche, avec l’appui des États-Unis, sur «la mise en place d’une plate-forme permettant un nouveau départ entre nous et les Palestiniens».Le premier ministre israélien, qui a rencontré mardi le président américain George W.Bush, a proclamé sa volonté de préparer la reprise de «sérieuses négociations» avec Mahrpoud Abbas pour la création d'un État palestinien.«Nous voulons que ce sommet débouche sur la levée du blocus économique et la levée des barrages» israéliens en Cisjordanie, a dit un proche collaborateur de M.Abbas, Yasser Abed Rabbo.«Le sommet sera plus nuisible qu’utile s’il s'achève sans résultats concrets», a-t-il ajouté.Interrogée sur la manière dont Israël pourrait aider M.Abbas, Miri Eisin, la porte-parole de M.Olmert, a indiqué que ce « Le sommet sera plus nuisible qu’utile s’il s’achève sans résultats concrets » dernier allait «demander dimanche au conseil des ministres de mettre fin au gel du transfert des fonds dus par Israël à l'Autorité palestinienne».La chef de la diplomatie israélienne, Tzipi Livni, a eu mercredi un premier entretien téléphonique avec le chef du gouvernement d’urgence palestinien Salam Fayyad, qui a obtenu le soutien de la communauté internationale.Israël a d’ailleurs assoupli hier son embargo sur les livraisons de marchandises à la bande de Gaza, en faisant savoir que l’aide humanitaire pouvait y être acheminée et que d’autres produits pouvaient être réexpédiés aux Palestiniens installés en Cisjordanie.Dans le cadre de nouvelles instructions, les autorités douanières ont annoncé que le matériel médical, les vivres et autres produits de première nécessité seront débloqués si leurs importateurs prouvent qu’ils seront affectés à des buts humanitaires.De son côté, la branche armée du Hamas a nié hier les accusations du président palestinien Mahmoud Abbas selon lesquelles le Hamas a tenté de l’assassiner.«Nous démentons catégoriquement que le président Abbas ait été la cible d’une tentative d'assassinat de notre part comme il l'a affirmé», a déclaré le porte parole des Brigades Ezzedine al-Qas-sam, Abou Obeida.La veille, à Ramallah, dans un discours virulent, M.Abbas avait qualifié les islamistes du Hamas de «putschistes, meurtriers et terroristes», indiquant que le Hamas avait tenté de l’assassiner.Agence France-Presse Quatorze soldats américains tués en Irak en deux jours La cote de popularité de George W.Bush est au plus bas Quatorze soldats américains ont été tués au cours des 48 dernières heures en Irak, a annoncé hier l’armée américaine dans un nouveau bilan de ses pertes.Cinq d’entre eux ont péri dans la même attaque — l’explosion d’une bom- i _ be commandée à dis- ^ nlVeaU tance également fatale jg violence à un interprète irakien et à trois civils — qui est s’est produite hier dans le nord-est de la capita- actuellement le, Bagdad., ,, , Quatre autres mili- plus eleve taires américains ont été .tués mercredi par l’ex- qu en janvier plosion d’une bombe, placée au bord de la route qu’empruntait leur convoi dans l’ouest de Bagdad.Deux marines sont morts mercredi lors de combats dans la province d’Anbar, et un soldat a été tué par une attaque au lance-roquettes à Bagdad.Depuis l’intervention militaire de mars 2003, les forces américaines ont perdu plus de 3540 soldats en Irak, selon les bilans communiqués par le Pentagone et compilés par l’agence Reuters.Hier, des milliers de soldats américains et irakiens lançaient plusieurs attaques autour et à l’intérieur de Bagdad dans le cadre de l’opération Phantom Thunder (Tonnerre fantôme), qui vise à déloger les combattants d’al-Qàïda et d’autres factions.Cette offensive suit le renforcement de la présence militaire en Irak, qui compte désormais 156 000 hommes et vise à empêcher les militants de se réfugier dans les campagnes et les villes de la périphérie de Bagdad.De durs combats à venir Le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, a prévenu hier qu'il y aurait encore de durs combats en Irak et le chef d’état-major interarmées, le général Peter Pace, a anticipé da- En attendant les retardataires, des chefs d’État européens se sont détendus hier à Bruxelles.Le sommet européen s’ouvre à Bruxelles Londres et Varsovie se montrent intransigeants LUKE MacGregor REUTERS vantage de morts.Le général Pace a admis que le niveau de violence était actuellement plus élevé qu’en janvier au début de la nouvelle stratégie consistant à envoyer des renforts américains, mais il a affirmé, comme Robert Gates, que cela était dû au fait que les troupes américaines affrontaient désormais les insurgés dans leurs sanctuaires.M.Gates et le général Pace ont défendu les alliances conclues entre des officiers américains sur le terrain et des groupes d’insurgés irakiens contre al-Qaïda même si certains de ces groupes se sont battus récemment contre les troupes américaines.Le mal-aimé La cote de George W.Bush a atteint un nouveau niveau historiquement b,as, faisant du 43' président des États-Unis le plus impopulaire des présidents depuis Richard Nixon, selon un sondage publié hier par l’hebdomadaire Newsweek.Le taux d’approbation de M.Bush est de seulement 26 %, le plus bas niveau enregistré depuis le début de sa présidence en janvier 2001.Il faut remonter à la fin de la présidence de Richard Nixon, il y a 33 ans, pour trouver un chiffre plus bas.C’est encore et toujours la guerre en Irak qui plombe le bilan de M.Bush.Ainsi, 73 % des Américains interrogés par Newsweek désapprouvent la politique irakienne de M.Bush.Seuls 23 % des personnes interrogées approuvent sa politique en Irak.Jamais si peu d’Américains avaient approuvé la politique de leur président en Irak.Agence France-Presse et Reuters Bruxelles — Les 27 ont entamé des négociations très difficiles hier à Bruxelles autour du chantier d’un nouveau traité européen remplaçant la Constitution, sur lequel Polonais et Britanniques ont multiplié les menaces de blocage.Le premier ministre britannique, Tony Blair, est arrivé au sommet en exigeant que les revendications britanniques soient pleinement satisfaites.Et un responsable polonais accompagnant le président Lech Kaczynski a répété que Varsovie insisterait pour que le système de vote à la majorité qualifiée soit rediscuté dans le cadre d’une conférence intergouvemementale qui serait chargée de rédiger le nouveau traité, une demande rejetée par tous les autres.Dès son arrivée, la chanceliè-re allemande, Angela Merkel, présidente en exercice de l’UE, a promis aux récalcitrants que les demandes de chaque pays seraient prises très au sérieux.Elle a exhorté ses 26 partenaires à «mettre tous les thèmes sur la table» dès le dîner d’hier soir.«Il s’agit de nommer ce qui unit, mais aussi ce qui divise», a-t-elle ajouté.Les 18 pays qui ont déjà ratifié la Constitution se montrent exaspérés par un débat institutionnel qui traîne depuis 10 ans.Blair veut des garanties M.Blair, dont c’est le dernier sommet, et son successeur Gordon Brown, moins euro-enthousiate, réclament que tout nouveau traité garantisse que la Charte des droits fondamentaux, qui figurait dans la Constitution de l’UE et que les autres États membres veulent rendre juridiquement contraignante, ne modifie pas le droit britannique.Leurs autres exigences concernent l’autonomie de la politique britannique en matière policière et judiciaire, le refus de l’extension des votes à la majorité qualifiée et des pouvoirs du futur chef de la diplomatie de l’UE.L’épée de Damoclès qu’agite Londres est un référendum, qui ne pourrait qu’être négatif.Quant à la Pologne, elle argue que le nouveau système de vote à la majorité qualifiée prévu par la Constitution, qui prévoit qu’une décision est; prise lorsqu’elle réunit 55 % des États membres et 65 % de la population de l’UE, la pénalise fortement et avantage l’Allemagne.« Nous devons prendre une décision maintenant» Depuis plusieurs mois, les frères Kaczynski, au pouvoir à Varsovie, ont fait de cette question une obsession, sur fond de craintes d'une prépondérance de l’Allemagne, dont ils rappellent les crimes commis en Pologne à l’époque nazie.Mme Merkel est prête à parler de ce problème au sommet mais estime qu’il doit être évacué une fois pour toutes si les 27 veulent organiser une conférence intergouvemementale rapide, qui s’achève avant fin 2007.L’espoir est qu’un traité puisse entrer en vigueur d’ici aux élections européennes de 2009.Déclarations critiquées Les déclarations de Jaroslaw Kaczynski mardi, qui a estimé que sans les victimes du nazisme la Pologne aurait un poids beaucoup plus important dans l’UE, ont été critiquées de toutes parts.Le premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker a qualifié d’indécente l’hostilité de la Pologne envers l’Allemagne, au cours d’une réunion hier des dirigeants conservateurs du PPE, selon un participant à la réunion.Les 27 reconnaissent qu’il est temps de sortir de l’état de stupeur qui a saisi l’Union européenne en 2005, lorsque la France et les Pays-Bas, deux pays fondateurs, ont enterré le projet de Constitution européenne par référendum.«Nous devons prendre une décision maintenant», a déclaré le premier ministre danois, Anders Fogh Rasmussen, à son arrivée à Bruxelles.«Nous avons besoin d’un nouveau traité.» Les choses pourraient d’ailleurs aller très vite: les juristes rédigeraient le nouveau traité pendant l’été et il serait adopté fin 2007 pour entrer en vigueur en 2009.11 reste à savoir ce que l’on met dans ce texte.Les 18 pays qui l’ont ratifiée ainsi que la plupart de ceux qui ne l’ont pas encore fait veulent préserver l’essentiel des modifications institutionnelles prévues dans la Constitution.On garderait ainsi au moins le «ministre» des Affaires étrangères de l’UE, le président stable du Conseil européen, l’extension du vote à la majorité qualifiée et l’adoption des décisions à la double majorité des États et de la population.Agence France-Presse et Reuters Victoire ! n al irirmaiü m NN.m » Ml ¦K sir&p • m vu ÜJI M .¦ m LOAY ABU HAYKEL REUTERS LE GOUVERNEMENT LIBANAIS a crié victoire hier sur les activistes du Fatah al-Islam retranchés depuis 33 fours à l’intérieur du camp palestinien de Nahr al-Bared, en bordure de Tripoli, au nord du Liban.Ces affrontements entre ce groupuscule et l’armée libanaise ont constitué le conflit interne le plus violent que le pays du Cèdre ait connu depuis la guerre civile de 1975-90.Ils ont fait au moins 166 morts: 76 militaires, une soixantaine d’activistes et une trentaine de civils.«La totalité des positions aux mains des terroristes ont été anéanties», a déclaré le ministre de la Défense, Elias Mourr, précisant que les rescapés du Fatah al-Islam s’étaient réfugiés dans des zones civiles situées en plein cœur du camp.Le Fatah al-Islam n’a pas réagi aux propos du ministre de la Défense.- AFP EN BREF La Chine critique Pékin — La Chine, désormais premier émetteur mondial de gaz à effet de serre, selon une étude néerlandaise, a dénoncé hier l’hypocrisie des pays riches qui importent ses produits en quantité puis critiquent sa responsabilité dans le réchauffement climatique.Sa part croissante dans les émissions de gaz à effet de serre suscite une vive attention au sein d’une communauté internationale à la recherche d’un successeur au protocole de Kyoto, qui expire en 2012.«La Chine est désormais l’usine du monde.Les pays développés ont transféré beaucoup d’industries en Chine.De nombreux consommateurs occidentaux s’habillent, se meublent et même mangent du "made in China”», a souligné Qin Gang, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, lors d’un point de presse.«D’un côté, vous voulez accroître la production chinoise et, de l’autre, vous condamnez la Chine en ce qui concerne les émissions», a-t-il insisté, a Chine, elle, fait valoir que ses émissions de gaz à effet de serre restent très nettement inférieures à celles des pays riches lorsqu’on les compare à la population.Selon Qin, elles ne représentaient que 3,65 tonnes par ha- bitant en 2004, alors que celles des Pays-Bas atteignaient 11,4 tonnes.- Reuters Ben Laden est «ennobli» Islamabad — Un groupe d’imams intégristes pakistanais a décerné le titre religieux de Saïfullah (Sabre d’Allah) à Oussama ben laden en réponse à l’anoblissement de l’écrivain britannique d’origine indienne Salman Rushdie par la reine Elizabeth II d’Angleterre.«Si un blasphémateur peut se voir décerner le titre de sir par les Occidentaux alors même qu’il a froissé les sentiments des musulmans, un moudjahid qui s’est battu pour l'islam contre les Russes, les Américains et les Britanniques est en droit de recevoir le titre éminent de Saïfullah», a déclaré Tahir Ashrafi, président du Conseil des oulémas du Pakistan.Le fondateur du réseau al-Qaïda a fait ses premières armes dans les rangs de la résistance afghane contre l’occupation soviétique dans les années 1980.Le roman Les Versets sataniques a enflammé l’opinion publique musuhnane lors de sa publication en 1988.- Reuters Le Nigeria s’enfonce dans la paralysie Lagos — Les deux grandes centrales syndicales du Nigeria ont décidé de poursuivre aujourd’hui, pour la troisième journée, la grève générale et ont menacé de durcir le mouvement pour contraindre le gouvernement à annuler une hausse du prix de l’essence.Les syndicats ont averti, dans un communiqué commun, que des «services sensibles tels que l’eau et l’électricité pourraient être totalement interrompus».Devant le refus du président Umaru Yar’adua de revenir sur l’augmentation de 15 % du prix de l’essence décidée par son prédécesseur, le NLC et le TUC avaient déclenché le mouvement mercredi.Le mouvement, qui commence à toucher l’économie, pourrait en effet se durcir car les syndicats ont demandé à leurs membres de constituer des équipes de surveillance dans tout le territoire pour faire respecter la grève et paralyser l’ensemble du pays.Hier, la police a dispersé avec des gaz lacrymogènes des manifestants rassemblés autour d’une barricade dans un quartier nord de Lagos.Des barrages ont été érigés dans d’autres secteurs de la capitale économique du pays.De source proche de la présidence, le gouvernement n’était pas prêt hier à lâcher du lest sur les prix de l’essence, à l’issue d’une réunion à huis clos.Les banques, écoles et commerces étaient fermés hier dans de nombreuses régions du pays, même si la grève était moins suivie dans certaines villes du Nord.Cependant aucune des grandes compagnies pétrolières n’a fait état de perturbations à la production ou à l’exportation.«R n’y a aucun effet que je puisse confirmer», a dit un porte-parole de Royal Dutch Shell, Precious Okolobo.-AFP J B 10 LE DEVOIR, LE VENDREDI 22 JUIN 2007 Ç’est la Vie! JACQUES NADEAU LE DEVOIR Viveleseinlibre! «Il ne faut pas séduire une femme en commençant par ses seins; ses seins sont la dernière chose à séduire parce qu’ils n’exercent aucune influence sur la femme: les seins assistent à tout, impassibles et muets.C’est la grande erreur que commettent certains débutants: vouloir commencer par séduire les seins de la femme.» - Seins, Ramôn Gômez de la Serna Josée Blanchette un strict point de vue politique, ils ont des allures séparatistes même s’ils ont opté pour la souveraineté association bien avant les débuts de la Confédération.Les voilà ressortis, libres de toute entrave à la circulation, à la faveur d’un solstice d’été, de la Saint-Jean, exposant leur raie, quand ce n’est pas leur ravin, une pente vers l’espoir.Et on ne la remonte que sur les coudes, en véritables désespérés.Ils attirent le regard comme des aimants à amants.Ils attirent aussi la convoitise, la lubricité, quand ce n’est pas la main.Pas celle-là, l’autre! On ne sait plus à quel sein se vouer ces jours-ci.Heureusement, ils viennent souvent par deux.Et ils sont aussi conquérants qu’ils ont l’air douillets et soumis.«On les croit pacifiques parce qu'ils sont mous, on les croit timorés parce qu’ils s’écrasent, on les croit non violents parce qu’ils se laissent frapper sans riposter», écrit Jean Guerreschi dans son ouvrage consacré à la glande mammaire.^ «Le sein est guerrier par nature, même et surtout si la femme qui le porte est une tendre.[.] Nous avons souvent pour eux le regard des aveugles, qui voient avec les mains, et c’est ce qui nous trompe.» Et pour chaque regard qui en dérobe un peu l’innocence, les seins sont trompés, sinon violés.Les intrus se laissent berner par leur présence, leur promesse de réconfort où enfouir une bouffée de tendresse.«Notre bêtise intrinsèque à nous, hommes, est de nous enchanter que des glandes inexpressives puissent rendre les unes adorables et de nous désoler qu’elles fassent les autres plus détestables qu’elles ne sont déjà», pense encore l’auteur d’Autres seins.L’échappée belle Les plus beaux seins demeurent ceux qui s’échappent de leur nid, comme une hirondelle qui ferait le printemps.Il y a ceux qu’on surprend, ceux qu’on devine et ceux qui font des feux d'artifice.Des plus célèbres indiscrétions, on retient le sein droit de Janet Jackson lors du Super Bowl en 2004 (et qui a coûté un demi-million de dollars en amende à CBS), puis le gauche de Sophie Marceau, à Cannes en 2005, au pied des marches du palais, et finalement celui de Lucie Laurier l’an dernier lors d’une entrevue accordée à MusiquePlus.Ces seins de haute tenue, attrapés au vol, laissent l’humanité pantoise, désarçonnée, ahurie.On a pourtant vu les seins de Diane Dufresne avant ceux de Madonna, alors pourquoi tant d’émoi pour des nichons connus et exhibés sous pellicules diverses?Le frisson loge à l’enseigne de l’inadvertance, l’interdit, l’instant d’inattention qui attire tous les flashs.Un sein se découvre et tout le continent semble s’offrir.C’est l’aubaine rayon intimité: «Car le plus émouvant, dans la révélation à laquelle consent un sein, réside moins dans la forme et le volume objectif de poire, de pomme, de mangue ou de pamplemousse de la mamelle, que dans le fait d’apparaître nu pour la première fois devant nos yeux.Serait-il le sein d’une qui le dévoile en public chaque soir, aurait-il été vu et revu par la Terre entière, ça ne changerait pas d’un pouce Témoi de celui qui assiste au spectacle de son dévoilement pour la première fois», explique Jean Guerreschi.Comme le chantait Julien Clerc dans sa chanson Assez, assez: «Faut des ronds, Faut des courbes, Des marchands d'marrons Rue Lecourbe.Faut des ballons, Des cerceaux Et les seins de Sophie Marceau.» Voilà ce qui sauvera la planète de toutes ses atrocités et lui restituera son étonnement premier.On peut toujours rêver.Mais sitôt conquis, ils voudront s’évader pour cause de mauvais traitements ou d’indifférence.«Les hommes savent déployer des trésors d’ingéniosité pour obtenir des femmes ce qu’ils veulent mais, une fois qu’ils l’ont, échouent souvent à le garder ou le perdent pour une peccadille», tranche l'auteur.Et voilà pourquoi tout est toujours à recommencer.Les seins sont une forme d’épreuve au plus méritant, le tétin un Himalaya à fouler en marchant sur les paumes des mains.«En sorte que les seins représentent non pas seulement un volume de glande et une quantité dégraissé à déballer, ce qui en ferait un amusement pour les seuls déménageurs, mais, à la fois et concurremment, une exigence de patience extrêmement variable d’une paire de seins à l’autre, une dépense d’imaginaire appropriée à la durée et à la qualité de la constance en question, une réserve mentale de souvenirs — olfactifs, gustatifs, digitaux — de ladite paire [.]», se lancine le glandeur.Les jambes sauvent les plates A plate couture, les jambes nous sauvent, nous les sans-dessein du corsage.Je ne retiens qu’une seule phrase, tel un prix de consolation: «Les femmes aux fastueuses jambes de pouliche peuvent se permettre le luxe de n’avoir pas de seins.» Et si vous êtes à la fois courte sur pattes et plate, il ne vous reste plus qu’à chercher un miniaturiste qui en pince pour les modèles réduits et la galette.Dans un chapitre intitulé «Delà réhabilitation poétique des seins des plates» (pourquoi les planches à repasser doivent-elles être forcément poétiques?), l’auteur d’Autres seins y va de quelques paroles rassurantes.D’abord, nous pouvons être certaines qu’on ne nous aime pas pour nos mamelles, «plus près du cœur» mais incapables de satisfaire la main d'un honnête homme.Mais il va plus loin, sauve notre honneur et nous venge: «Et alors que les femmes non plates tournent vers nous des regards de chiennes en chaleur qui font des chiens que nous sommes des mâles impossibles à cantonner au cadre étroit du foyer, les plates savent nous garder rêveusement accrochés aux deux petits renflements de leurs minuscules collines, avides d’être pressés sur leur sternum en toute saison et en tout lieu, même au printemps et à la plage.» Et que dire du petit sem, libéré de tout soutif, baleine et autre chapiteau encombrant: «Alors qu’un sein petit, même très petit, mais libre sous la chemise, je ne connais rien de plus joyeux et provocant», s’extasie l’amateur de collines.Qu’on se le dise: le sein se porte comme une fleur de lys cet été.Hissez le drapeau et mettez les voiles! cherejoblo@ledevoir.com «Attribuer de l’âme à une glande est toujours dommageable pour l’intelligence.» -Autres seins, Jean Guerreschi «Les gros nichons ont toujours inspiré les petites têtes.» - Groucho Marx «Les seins sont l’éponge du coeur.Ils semblent lui essuyer le sang comme de grands cotons providentiels.» - Seins, Ramôn Gômez de la Serna Aimé: le film Nitro d'Alain Desrochers.Je sais, la bande-annonce vous fait présumer du pire.Et pourtant, même en tassant les boules de Lucie Laurier du chemin, il reste quelque chose.Un film de gars de chars, de pitounes et d’adrénaline pure.Mais il y a du cœur (et même deux) derrière tout ça.En salle dès jeudi prochain.En attendant, ce soir à 20h à Radio-Canada, on vous présente le making-of, Nitro sur le plateau.Guillaume Lemay-Thivierge y expliquera son personnage et l’entraînement qu’il a dû suivre pour accomplir 90 % de ses cascades.Salivé: ep feuilletant Glaces à l’italienne (Editions Dormonval), de quoi vous enrober les seins de crème 35 %, de jaunes d’œufs et de douceur.Le semifreddo aux fraises, une génoise fourrée de glace aux fraises et aux biscuits V* if i amaretti, sera mon projet pour la Saint-Jean-Baptiste.Sinon, une ou deux boules de sorbet abricot et paprika, cassis, ricotta et coriandre ou pastèque et estragon devraient faire l’affaire.On propose même des sorbets salés, au concombre et à l’aneth, pour accompagner le Q I ItQ *4 J&A tartare de saumon.Ça vaut largement les 26,95 $ à débourser.Noté: que les purs et durs de la baignade se sont encore donné rendez-vous cette année à Québec, le samedi 23 juin à midi, au bassin Louise.Apportez votre maillot et votre serviette, on se jet- te à l’eau dans le fleuve Saint-Laurent.L’eau est froide, mais c’est excellent pour raffermir le buste.www.gensdebaignade.org.Reçu: un abondant courrier et de nombreux appels à la suite du texte de la semaine dernière, intitulé «Legs de fond de tiroir».Rectifions tout de suite: je ne suis pas atteinte d’un mal sournois (à ma connaissance), je n’ai pas l'intention de me supprimer et je ne suis pas déprimée.Je suis une maman prévoyante qui songe à la mort tous les jours en prenant sa vitamine D.Quoi?Vous ne prenez pas de vitamine D?Feriez mieux de penser à votre testament tout de suite.Et tant mieux pour ceux à qui ce texte aura inspiré d’écrire un testament «spirituel» sans même passer chez le notaire.Merci infiniment pour votre sollicitude, vos inquiétudes me sont allées droit au sein gauche! W\ JÛBLOC La vallée des avalées - C’est quoi une vallée, maman?, me demande monsieur B.- C’est un creux entre deux montagnes.Regarde entre mes seins, tu vois?- Oui, mais maman, est-ce que je vais avoir une vallée quand je vais être grand?Le paradis perdu Mon B est fasciné par mes seins depuis quelque temps, tentant par tous les moyens de retrouver l’instant béni de la tétée.- Laisse mes seins tranquilles, mon chéri! - Mais maman, pourquoiiiiiiiiiiii?As sont pas fragiles! À voile ou à vapeur Ça y est, je hisse le drapeau et je mets les voiles (ou la vapeur) à mon tour, pour le Vieux-Port de Montréal.Mon ami Jean Lemire m’a demandé d’être son copilote à bord du Sedna IV cet été, à la Première Chaîne de Radio-Canada.Nous causerons environnement, sans recette de compost (promis!), tous les dimanches à 14h du 8 juillet au 19 août.De retour ici début septembre! Passez un bel été, à voile et à vapeur.www.chatelaine, com/joblo
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