Le devoir, 10 mai 2003, Cahier G
LE DEVOIR.LES SAMEDI 10 ET DI M A N C H E II M A I 2 0 0 :4 LE DEVOIR fl ¦¦i Journée internationale des musées l \ Musées en fête La programmation des musées, donnée par région et par institution.Pour savoir ce qu'il est possible de voir dans les institutions d’un réseau qui s'étale sur tout le territoire québécois.Pages 6 et 7 Théâtre d'été Dès les premiers jours de juin, une trentaine de théâtres d’été ouvriront leurs portes dans plusieurs régions du Québec.Le ton sera donné: on sillonne monts et vallées le jour et on se prélasse le soir en se faisant jouer la comédie.Beau programme! Pages 12 et 13 Albert Marquet, Le Pyla, 1935.Huile sur toile, 50 x 61 cm.Musée des beaux-arts de Bordeaux.' M- ’ «t i.l W **¦ -tSiJ-jjifl: .t -«8 Et si les gens visitaient les lieux d’art, ou de sa présentation, parce qu’ils ont tout simplement du temps à eux?L’autre côté de la créatio Qui aurait pu prévoir au début du siècle précédent que les tableaux d’un Vuillard ou d’un Marquet seraient accrochés en grande pompe sur les cimaises d’un musée de Montréal ou de Québec ?Albert Marquet, La Fenêtre à La Goulette, 1926, Musée des beaux-arts de Bordeaux.Lt art fonctionne à plu-s sieurs niveaux.Il est d’abord création.Dans un atelier, sur un coin de table (combien d’ailleurs n’ont-ils de Paris que ce souvenir d’une visite obligatoire, ce Café de Flore, là où Sartre tous les jours écrivait?), des artistes, des écrivains, des «poètes» dirait le pragmatique de haut vol, mettent en mots, en images ou en formes ces nouvelles conceptions du monde en espérant la reconnaissance, de leur pairs d’abord, de la masse et du nombre ensuite, pour qu’un peu de célébrité sur eux rejaillisse, apportant avec elle des occasions de mieux vivre.Puis l’art est.Ces créateurs ont alors à l’imposer dans un cercle étroit, le «milieu», où il est l’objet de débats, de discours, et souvent placé au cœur des confrontations, dans le pour et le contre de ce qui serait la véritable création.Les magazines spécialisés et les publications pointues, comme à l’occasion les pages culturelles des grands médias, sont les agents actifs de cet incubateur social.Le monde de l’art est le fait d’un petit nombre de personnes.Des Belles-sœurs par milliers Des surprises à l’occasion.Mais quand même: qui eut cru le soir du 22 août 1968 qu’un jour on chiffrerait à 3375 le nombre de comédiennes qui auraient incarné, l’an 2003 étant venu, l’une ou l’autre des diverses «belles-sœurs» de Michel Tremblay?Qui aurait pu prévoir au début du siècle précédent que les tableaux d’un Vuillard ou d’un Marquet seraient accrochés en grande pompe sur les cimaises d’un musée de Montréal ou de Québec?Pas l’un ou l’autre des artistes, en tout cas.Et alors le public se pointe.Il suffira que, prenant prétexte du 18 mai prochain, Journée internationale des musées, lorsque les musées du Québec se mettront «en fête» et qu’une semaine plus tard les musées montréalais feront portes ouvertes, pour que la foule dans ces lieux se précipite.L’art est alors devenu pour tous.Accessible.Plus tard, durant l’été, pour profiter d’un moment de détente, d’autres, ou les mêmes, se déplaceront jusqu’au bord du Richelieu, monteront à bord de L’Escale pour voir et entendre les incarnations d’une Linda Lauzon ou d’une Pierrette Guérin.Il est difficile de comprendre ce qui d’un art fait qu’il devient populaire.Le temps peut-être?Combien fallait-il d’années pour que les œuvres décriées des Impressionnistes deviennent des compléments essentiels de toute exposition à grande affluence, œuvres qui furent d’abord des objets de scandale, rejetées qu’elles étaient, dénoncées par les grands bourgeois?En corollaire, pour-rait-on dire que les œuvres minimalistes d’un David Rabinovitch que le Musée d’art contemporain met cet été en scène sont elles aussi assurées d’une future reconnaissance populaire?(Plusieurs d’entre elles ont déjà d’ailleurs une vie qui déborde sur plus d’upe génération.) A moins qu’il fàille percevoir autrement cette autre vie de la création.Et si les gens visitaient les lieux d’art, ou de sa présentation, parce qu’ils ont tout simplement du temps à eux?Comme si le temps du loisir était aussi une bonne occasion d’avoir de l’audace.Normand Thériault Muséologie Société des musées Page 2 Journée des musées Page 3 Expositions Québec Ottawa Page 4 Page 8 Montréal Pages 5 et 10 Musique Festivals Pages 11 et 14 LE DEVOIR.LES SAMEDI 10 ET DIM A\(HE 11 MAI 2 00 3 * îz! >ees.que M Et participez au 'Concours Musees à découvrir d^amn,lsl par ,a société °®?.musees québécois en collaboration avec Télé-Québec wÊÊ i museum s Répondez .^ à nofre sondage en ligne De nombreux prix a gagner.¦ pnx Une caméra vidéo numérique miniDV-Canon ZR60 et un sac de transport (d’une valeur approximative de 750 $) offerte en collaboration avec la maison Royal Photo.Un des 10 forfaits musées pour deux personnes (d'une valeur approximative de 250 $ chacun), offerts par nos partenaires : le Centre des sciences de Montréal, le Musée d’art contemporain de Montréal, le Musée des beaux-arts de Montréal, le Musée de la civilisation en partenariat avec l’Hôtel Loews Le Concorde, le Musée national des beaux-arts du Québec en partenariat avec l'Hôtel Loews Le Concorde.3 e50 laissez-passer pour deux personnes ^dans l’un des cinq musées partenaires.Québec ho 1*1 : CanadS Télé-Québec LE DEVOIR Musée f j tMoaif its tMu-am du Québec t » « w • ETE CTLTl'REL f f \ Société des musées québécois Nouvelle muséologie Un portail Internet, une revue et un concours pour célébrer les musées L’an dernier à pareille date, la Société des musées québécois (SMQ) lançait Musées à découvrir, le volet grand public de son site Internet, l’Observatoire des musées.Un an plus tard, le site, qui se veut une vitrine pour les musées québécois, offre une section conçue pour les enseignants et leurs élèves et vient tout juste de lancer le concours Musées à découvrir.LAURENCE CLAVEL Mis en ligne dans le cadre de l’événement Musées en fête l’an dernier, le portail Musées à découvrir (www.smq.qc.ca) permet aux visiteurs d’accéder à une multitude de renseignements sur la programmation et les collections d’environ 260 institutions muséales au Québec.De plus, ceux-ci peuvent organiser leurs visites sous la forme de circuits thématiques reliant différentes institutions entre elles ou encore avoir accès aux œuvres de la réserve virtuelle.Cari Johnson, président de la SMQ, croit que «l’Internet et les multimédias sont maintenant des éléments essentiels pour développer les musées au Québec».«Les nouvelles technologies nous permettent de rejoindre plus de gens et elles vont même jusqu’à influencer les pratiques muséales, poursuit-il.On intègre de plus en plus d’éléments virtuels dans les expositions en salle et on réfléchit même à la possibilité de créer une collection d’art virtuel.» Zone scolaire Depuis l’automne, le volet Zone Nmmen d'attessiaa Calrjpnr 4e I Vfcjri Saw *••• ¦* ;"'vA m*.— èr M io, cfiemin du tfavre La ‘MaŒaie, (418) 665-4411 www.museedecfiarCeveix.cic.ca J.Sewcfvm.SWf’Q, OuatetS: MUSEE DE CHARLEVOIX » LE DEVOIR.LES SAMEDI 10 ET DIMANCHE 11 M A I 2 0 0 ;i ETE BEL MONTRÉAL Rabinowitch et Golden au Musée d’art contemporain L’été sera bien rempli au Musée d’arts contemporains de Montréal avec des expositions temporaires comme Peinture en liberté, des rétrospectives sur Nan Golden, une artiste en résidence, et David Rabinowitch, des installations sonores et vidéo d’invités de la Bavière et des activités liées au Festival de théâtre des .Amériques et au Festival de jazz.JESSICA NADEAU Depuis déjà deux semaines et jusqu’au 5 octobre, les visiteurs peuvent admirer l’œuvre de David Rabinowitch, un sculpteur canadien installé à New York depuis 1972.D s’agit d’une première manifestation solo d’envergure au Canada pour cet artiste.L’exposition, réalisée en collaboration avec le Musée des beaux-arts du Canada, regroupe des sculptures de 1960 à 1995.«Ce sont des sculptures en métal avec beaucoup de dessins, mentionne la conservatrice en chef du musée, Paulette Gagnon.Ily a des œuvres suspendues et surtout au sol, car il conjugue le contraste de la gravité et de la perspective.» Les sculptures, à tendance géométrique, s’inscrivent dans ime volonté de compression de la verticalité au profit de l’horizontalité.«Des séries comme Construction of vision, entreprise en 1979, sont des cycles de dessins très minimaux.» Peinture en liberté Le 16 mai, le musée ouvre une exposition à partir de sa collection.Elle s’intitule Peinture en liberté — perspective sur les années 1990.«Il s’agit de peintures d’artistes de notre collection acquises au cours de la dernière décennie», précise la directrice.Douze tableaux de douze artistes différents seront exposés.Nous y retrouverons notamment des œuvres de Sylvie Bouchard, François Laçasse, Sylvain Bouthillet, Francine Savard, Stéphane Larue, Pierre Dorion et Michel Dai-gneault Cette exposition sera présentée dans la salle Banque Laurentienne.Nan Golden Nan Golden est une artiste américaine vivant à Paris.Le musée présente, du 22 mai au 7 septembre, un coup d’œil rétrospectif sur son travail avec une centaine de photograplries réalisées depuis 1973.Deux diaporamas sonores, présentés comme des journaux photographiques, ajoutent au charme de l’exposition.«San Golden, qui a commencé à faire de la photo à l'âge de 16 ans.a vécu à New York, Londres.Berlin.Tokyo, Bangkok et Paris.Elle est considérée comme Tune des photographes les plus influentes auprès des nouvelles générations d'artistes.» Ses photographies sont prises sur le vif, surtout des portraits et autoportraits.Elle fige sur pellicule son entourage dans des intérieurs, des chambres d'hôtel, des appartements ou des boites de nuit.Ses premières œuvres sont des series de drag queens, milieu qu’elle fréquentait.«C’est un travail où Ton sent beaucoup la souffrance, la vulnérabilité de l'être, car il y a des photographies très dures», prévient Paulette Gagnon.A partir des aimées 1990, Nan Golden s'intéresse aux paysages et aux natures mortes, ce qui donne à son œuvre un côté très pictural proche de la peinture.•C’est beaucoup plus serein à partir des années 1990, parce que tous les amis quelle fréquentait dans les années 1970 sont morts du sida ou de surdoses.Après cette période difficile, elle s’est entourée de gens qui ont une vie moins dure et ça transparaît dans son oeuvre.» Le musée présente également un film qu’elle a coréalisé avec la BBC sur sa vie et son travail.Événements Chaque année, le MACM accueille dans ses locaux une artiste en résidence de création pour l’été.L'artiste choisie cette année est la chorégraphe Danielle Desnoyers.Impossible d’en savoir plus sur l’œuvre, la directrice elle-même l’ignore.Le résultat final sera présenté en septembre au musée.On prévoit une rencontre avec le public pendant la résidence.Du 14 au 25 mai, le musée présente M + M,\e travail de deux artistes inscrits dans l'événement spécial de la Bavière au Québec.Les deux artistes allemands, Marc Weiss et Martin Desmatia, travaillent et vivent à Munich.Ils feront voir une installation vidéo sonore particulière: «Ce sont six films projetés en synchronisation sur six écrans géants différents.Ils racontent en six dialogues la même histoire qui se développe selon un fil narratif.» Les dialogues sont en allemand, sous-titrés simultanément en français et anglais.Un peu plus tard, dans le cadre de la dixième édition du Festival de théâtre des Amériques, le MACM présente, du 29 mai au 2 juin, L’Eden cinéma de Marguerite Duras, dans une mise en scène de Brigitte Haentjens.Enfin, dans le cadre du Festival de jazz du 26 juin au 6 juillet, une série de jazz contemporain se tiendra au musée.La programmation est à venir.L’Inde au CCA Le Centre canadien d’architecture présentera dans ses grandes salles, à compter du 15 mai et jusqu’au 14 septembre.Empreintes de TInde: photographie, architecture et politiques de la représentation 1850-1900.Un titre à résonance sinon mystique, à tout le moins polysémique pour une escapade sans dopte envoûtante.A l’aide de plus de 200 photographies, dessins, ouvrages, artefacts et autres pièces — issues celles-ci de l’imagerie populaire de l’Inde contemporaine —, on s’intéresse à la mutation culturelle et à la portée politique que certaines icônes peuvent adopter selon la façon dont on les reproduit.Le Taj Mahal, célèbre bâtiment entre tous, incarne aujourd’hui manifestement beaucoup plus qu’un énième «mausolée» du patrimoine indien.Tangente Pendant ce temps, dans la salle octogonale et jusqu’au 9 novembre, on peut admirer à loisir le premier volet d’une série d’expositions où des ar- tistes seront invités à créer de nouvelles œuvres inspirées par la banque d’images du CCA.Très réussie, l’exposition Tangente parvient à créer un véritable dialogue entre les photographies de nombreux bâtiments en construction comptant parmi les trésors du CCA et le montage audacieux que le photographe Alain Paiement a réalisé à partir de photos de l’ajout apporté au Palais des congrès.Il «dépeint» également avec adresse les jeux de transparence et les motifs géométriques qui se détachent des plus récentes modifications apportées au passage de la Place des Arts.Enfin, également dans ce jeu d’abstraction architecturale, l’installation en verre de Hal Ingberg, pouvant être traversée de part et d’autre de la salle Sottsass (pour encore quelque semaines), ajoute avec bonheur au travail de l’architecte qui a, incidemment, conçu la nouvelle façade du Palais des Congrès.Le centre d’expression Les Impatients vous invite à l’exposition Cabanes (architectures du chaos pour moineaux) Du 6 mai au 27 juin Les Impatients S®*"**-^ 100 rue Sherbrooke Est.4' étage (514) S42-1045 Du lundi au vendredi de lOh à 17h Samedi et dimanche de 13h à 17h (du 10 mai au 15 juin) Manger c’est culturel Exposition Du 27 avril au 29 juin Tvapittû Fl O R !£a£Ê dm&ed exposition socioaiimentaire Ne manquez pas nos 6 autres expositions! Centre-ville Trois-Rivières (819)372-0406 www.culturtpop.(|C.ca Musée .b^corsdecufi.- populaire empreintes de Tinde regards inédits sur les monuments du sous-continent indien Commissaire : Françoise Le Gris Heures de visite Mardi, mercredi, jeudi, samedi et dimanche : de 13 h à 17 h.Vendredi : de 9 h à 12 h et de 13 h à 20 h.Relâche le 24 juin.L'entrée est libre.Visite-atelier pour la famille : le dimanche 25 mai à 13 h 30 Rencontre avec l'artiste : le dimanche Ie' juin à 14 h Salie V Québec • >lK> ‘Tto #1001 JÜ El LE DEVOIR Samson Bélalr Deloltte 8> Touche ÏW www.vil 1e.mont real .qc.ca/cultiire LeS muSéeS morY- ,,,,,, ViVc^\K, cRicUeieux, mleR k mre niéIrô?ob cuilumi Arts visuels, sciences, HISTOIRE, LES MUSÉES MONTRÉALAIS NOUS CONVIENT À DÉCOUVRIR TOUTE LA RICHESSE DE NOTRE PATRIMOINE CULTUREL.Montréal salue le dynamisme, l’originalité et l’excellence de son milieu muséal oui forge notre identité urbaine Ville de Montréal Tous les concerts sont à 20H30 à quelques exceptions.L’AVANT'GOÛT DU FESTIVAL VINCENT CICHOWICZ uin L'Ensemble de Cuivres du tfomalne Forget Direction : Vincent Cichowicz Solistes : James Sommerville cor Manon Lafrance.trompette Les cuivres s’éclatent ! 20S IINTERNATIONAL du Domaine Forget 21 juin au 24 août 2003 /¦ .\rt • ' -3 LES VIOLONS DU ROY I — \U~l_____A.O-.' nun 32$ Les Violons du Roy Direction : Jean-François Rivest Solistes : Mathieu Dufour, flûte, Ronald Van Spaendonck, clarinette André Moisan, cor de basset /fyidlno Musique pour la paix ! VX* Québec 26$ L'Orchestre symphonique des Jeunes de Montréal Direction : Louis Lavigueur et l'Ensemble Orchestral Contemporain de Lyon Direction : Daniel Kawka Jeunesse, exploration et découverte i «t« i i WHjr/« m Soirée des Bâtisseurs Hommage aux Partenaires Anton Kuerti.piano Une soirée de démesure, une expérience intense et mémorable ! \Æ~ H.SCHELLENBERGER X 11 ici Soirée des Bâtisseurs Hommage à Françoys Bernier L'Orchestre symphonique de Québec Direction : Yoav Talmi Soliste : Susan Platts, mezzo-soprano ISPMMHH i) B I lui i i Pepe Romero, guitare Une sommité du monde de la guitare ! BRAD MEHLDAU lu HUI Id Les Concerts Jazz Industrielle Alliance Le pianiste Brad Mehldau (événement exceptionnel) La superstar du piano jazz ! BnnRnB^r / I Musici de Montréal Yuli Turovsky, violoncelle et direction -OS I MUSICI FIN DE SEMAINE DU GOUVERNEMENT DU CANADA Callada PHANTASM /Hit Les Ballets jazz de Montré Direction artistique : Louis Robitailte 1998 à 2003 : Les meilleurs moments des BIM Phantacm u u le Phantasm Quatuor de violes Un Kaléidoscope sonore inusité ! J-P TREMBLAY lllïîlll Fête champêtre Patou François Simard, chanteur-interprète-compositeur Orchestre de la Francophonie Direction : Jean-Philippe Tremblay Gratuit PINCHAS ZUKERMAN rlllU
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