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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2003-05-05, Collections de BAnQ.

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PROCHE-ORIENT SRAS Au moins 15 000 personnes placées en quarantaine à Pékin Page A 4 ?w w w .1 e d e #1 A • » \r o i r .c 0 ni ?H Sharon exclut toute trêve avec les activistes palestiniens Page A 5 LE DEVOIR Vol.X C I V N "98 ?L E L U X D 1 ô M Al 2 0 O A 8 7 C + T A X K S I $ NOUVEAU-BRUNSWICK La GRC reprend le contrôle à Shippagan Deux journées de violence ont suivi le dépôt du plan fédéral de pêche au crabe PRESSE CANADIENNE C* était le calme après la tempête hier à Shippagan, au Nouveau-Brunswick, après deux jours d’incendies et de violence, à la suite du dépôt du plan de pêche au crabe dans le golfe Saint-Laurent par le ministre fédéral des Pêches, Robert Thibault Les policiers de la GRC ont enfin repris le contrôle du quai de Shippagan en début de journée hier.Depuis vendredi, des incendies déclenchés par des manifestants mécontents avaient forcé la GRC à demander du renfort pour tenter de ramener l’ordre dans la ville.Vendredi soir, environ 150 casiers de pêche au crabe avaient été incendiés dans la cour d’une usine de transformation, en prélude à ce qui allait suivre.Ils étaient 250, samedi midi à brûler des casiers à crabe.Un peu plus tard, quatre crabiers étaient la proie des flammes.Trois appartenaient au ministère des Pêches et Océans (MPO), qui allait les remettre aux autochtones, tandis que l’autre était la propriété de la réserve autochtone de Big Cove.Les trois bateaux brûlés du ministère des Pêches devaient permettre à des autochtones de pêcher le crustacé.Par ailleurs, une usine de transformation et son entrepôt ont été complètement détruits par le feu.L’usine avait été vendue à des intérêts terre-neuviens l’an dernier et était, entre autres, destinée à la transformation du crabe pêché par les autochtones.Les navires, de même que toutes les installations, sont considérés comme une perte totale.Les dommages sont évalués à plusieurs millions.Personne n’a été blessé toutefois.VOIR PAGE A 8: GRC Les conditions d’un désastre humanitaire persistent en Irak L’ONU manifeste son inquiétude pendant que Washington songe à installer une force de stabilisation internationale ZOHRA BENSEMRA REUTERS f Æ?eus i m Ces femmes irakiennes attendaient patiemment hier que l’on soigne leurs enfants dans un hôpital de Bagdad.Malgré un retour progressif à la normale, les conditions d’un «désastre humanitaire persistent encore en Irak», croit l’ONU.Près des deux tiers des 25 millions d’irakiens dépendent de l’aide humanitaire.D’APRÈS L'AGENCE FRANCE-PRESSE ET L’ASSOCIA TED PRESS Bagdad — Les défis de la reconstruction s'accumulent en Irak pour Washington qui envisage de substituer aux actuelles troupes de la coalition une force de stabilisation internationale, alors que l’ONU s’inquiète des lisques d’une catastrophe humanitaire dans le pays malgré la fin des combats.1.0s quelque 500 civils et militaires américains de l’ORHA (Bureau de reconstruction et d’aide humanitaire) s’efforcent de remettre le pays en route malgré la poursuite des incidents armés, de l'arrêt quasi total des services publics, des manifestations d'hostilité à la présence américaine, et des appels à l’islamisation du pays.Le 28 avril dernier, les représentants de l’ancienne opposition irakienne, réunis à Bagdad, avaient plaidé pour la formation d’un gouvernement provisoire d’ici à la fin mai.Dans l’immédiat, «les conditions d’un désastre humanitaire persistent encore dans le pays», a averti le nouveau coordinateur humanitaire de l’ONU _ pour l’Irak, Ramiro lopes da Silva, d’autant selon lui, que près des deux tiers de la population dépend toujours de l’aide alimentaire.Les hôpitaux, dont de nombreux ont été pillés dès la lin des combats, n’ont toujours pas retrouvé leur niveau d'activité antérieur.VOIR PAGE A 8: IRAK ¦ L’absence d’électricité: un legs de Saddam, page A 5 PERSPECTIVES L’ENTREVUE MONTRÉAL CNN «à la française » ou simple vitrine ?Paris — Les télévisions américaines n’avaient pas retransmis les applaudissements qui ont suivi le discours du ministre français des Affaires étrangères, Dominique de Villepin, à l’QNU en mars dernier.L’ovation inusitée, qui manifestait l’opposition de la majorité du Conseil de sécurité à la guerre en Irak, avait pourtant duré de longues minutes.Nul doute que si la France avait eu sa propre chaîne d’information continue, ces applaudissements auraient eu un écho international plus important C’est du moins l’opinion du gouvernement français qui a décidé de relancer le vieux projet de créer un CNN à la française.Ce ne serait d’ailleurs qu’une question Christian de temps, s’il faut en croire les Rioux responsables du ministère fran-* ?çais des Affaires étrangères.Les plus optimistes évoquent même un début de diffusion en 2004.Difficile en effet de comprendre pourquoi la France n’a toujours pas de véritable chaîne internationale d’information continue, alors que les Etats-Unis ont CNN et Fox News, la Grande-Bretagne BBC World et le monde arabe al-Jazira.Le 12 février 2002, le président Jacques Chirac a profité d’une intervention devant le devant le Haut Conseil à la francophonie pour appeler à la création d’une telle «chaîne d’information internationale en français, capable de rivaliser avec la BBC ou CNN».Dominique de Villepin, qui est un intime du président semble avoir pris la direction personnelle des opérations.A tel point que le caractère ouvertement politique du processus a provoqué des réactions.«Si c’est pour faire une chaîne d’État qui est la voix de l’Etat français, c’est-à-dire une chaîne dirigée par le Quai d’Orsay VOIR PAGE A 8: CNN INDEX Annonces B 6 Idées A 7 Avis oublies B 4 Météo B6 OC ut Convergence.B 7 Monde A 5 ut Culture .B8 Mots croisés B 4 d O Économie .B 1 Religions B 6 a o Éditorial .A6 Sports B 5 Fonds .B2 Télévision B 7 Profession: circologue Pascal Jacob annonce le prochain cirque traditionnel: le Cirque du soleil JACQUKS GRENIER LE DEVOIR Alors que le Cirque du Soleil revient à Montréal, ce mois-ci avec Dralion, le spécialiste français Pascal Jacob rappelle que c’est en Europe que la mutation de la piste a commencé et se poursuit avec des créations contemporaines aussi étranges qu’audacieuses.STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR Quelle est la plus grande compagnie de cirque du monde?Le Cirque du Soleil bien sûr.D n’y a rien de cocardier à l’admettre.Et qui a «réinventé» le cirque, comme le dit le slogan de cette compagnie fondée au Québec en 1984?Heu.Si on reconnaissait que l’affaire puise des racines en France, une bonne douzaine d’années avant la fondation de l’empire solaire.Mieux encore: si on remontait en Russie soviétique, où tout a peut-être commencé.«H y a une antériorité européenne indéniable», annonce le Français Pascal Jacob sans plus de perspective chauvine.Grand spécialiste de ce monde, auteur de plusieurs livres, professeur aux grandes écoles de la piste, collectionneur fou, il est aussi lui-même artiste circassien.«En fait, le nouveau cirque s'appuie sur une manière de donner un nouveau sens à la prouesse, en ne mettant plus l'accent sur le défi de la mort.Les Soviétiques avaient déjà proposé tout ça dans les années 1970, en plaçant l’humain au centre de la re- PascalJacob présentation, pour faire du langage acrobatique le support d’un discours universel.Inconsciemment, le nouveau cirque est donc né là.» On peut aussi rajouter que certains piliers du Cirque du Soleil, à commencer par Guy Caron, ont été eux-mêmes formés à Budapest, alors dans le giron soviétique.L'affaire ne manque pas d’ironie: les communistes auront finalement un peu contribué à lancer la compagnie qui brasse maintenant de grosses, très grosses affaires, à Las Vegas comme ailleurs.«Mais c’est clair que le Cirque du Soleil a innové et créé, poursuit M.Jacob, interviewé il y a quelques semaines, à Montréal.Quand cette compagnie est venue présenter ses premiers numéros, au Festival du cirque de demain, à Paris, on a découvert quelque chose de totalement novateur, une manière d’introduire chaque numéro, de l’audace dans les détails aussi.C’était une nouvelle façon de faire du nouveau cirque.» VOIR PAGE A 8: JACOB Un guichet culturel unique: pas avant 2004 STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR Montréal n’aura pas sa billetterie centralisée pour les arts et spectacles avant l’an prochain.Il y a quelques mois encore, Tourisme Montréal, qui pilote ce projet, souhaitait ouvrir le comptoir de services au milieu de cette année, entre la période estivale des festivals extérieurs et la haute saison automnale des spectacles en salle.Les grandes villes comme New York, Toronto et Boston ont chacune leur guichet unique.L’ouverture montréalaise a été en partie retardée par la complexité de la tâche que représente le financement de l’entreprise, mais aussi par la volonté ferme d’y intéresser des délégués de tous les milieux culturels concernés.Les arts de la scène ont longtemps été opposés à une teÜe mécanique de vente de billets, dont certains à rabais.Mais bon, l’affaire semble maintenant dans le sac.Le conseil d’administration de l’organisme chargé de contrôler la nouvelle vitrine culturelle est formé.Il doit tenir sa première assemblée cette semaine.On y retrouvera des représentants de divers milieux, à commencer par ceux du tourisme, des festivals et des diffuseurs en salle.«Nous n’avons pas encore trouvé le financement nécessaire pour mettre la vitrine en place, explique Pierre Bellerose, vice-président pour la recherche et le développement de Tourisme Montréal.Mais le mouvement s'accélère avec la fondation de l’organisme à but non but lucratif qui permettra à Tourisme Montréal de s'effacer du dossier.[.] Il serait difficile de lancer la vitrine en 2003, mais si tout va bien, elle devrait voir le jour en 2004, peut-être même avant Tété.» VOIR PAGE A 8: GUICHET L’affaire semble dans le sac.Le kiosque central devrait être installé dans le Quartier des spectacles, autour de la Place des Arts 778313000641 SRAS: le pire est derrière nous Les professionnels et les spécialistes en contrôle des maladies arrivent tous à la même conclusion au sujet du SRAS: le pire est derrière nous.Pour remettre les choses en perspective, Santé Canada a cru bon de vous rappeler certains faits : • Le nombre de personnes ayant recouvré la santé après avoir souffert du SRAS ne cesse d’augmenter.• Le nombre total de personnes mises en quarantaine ne cesse de diminuer.^ nous retirerons Toronto Ellada) de la liste des villes déconseillées voyageurs.» .s# Dre Gro Harlem Brundtland, directrice-générale de l'Organisation mondiale de la santé, le 29 avril est sécuritaire de voyager à Toronto.selon moi.'ailleurs, j’y serai la semaine prochaine.» Dre Julie Gerberding, directrice du Centre de contrôle de maladies à Atlanta (Fox News, le 27 avril) Nous estimons qu’il est sécuritaire É wy 1$ er à Toronto.» Dr Paul Gully de Santé Canada (Toronto Star, le 24 avril) Toronto est toujours une ville sécuritaire.Que ce soit pour les loisirs ou les affaires, les gens peuvent y voyager en toute quiétude.» Dr Colin D'Cunha, commissaire de la Santé publique et médecin hygiéniste en chef (Toronto Star, le 24 avril) Grâce aux efforts incessants et au travail acharné de tous les travailleurs de la santé, la menace du SRAS a vite été sous contrôle partout au pays.Toronto demeure donc une ville sans danger pour ses habitants comme pour les visiteurs.D Pour le gouvernement du Canada: 1 800 454-8302, ATS: 1 800 465-7735 H www.canada.gc.ca D Pour le gouvernement de l’Ontario: 1 888 668-4636, ATS: 1 800 387-5559 ¦ www.health.gov.on.ca Santé Health Canada Canada ® Ontario Canada LE DEVOIR.LE LUNDI 5 MAI 2 0 0 3 A ;i LE DEVOIR ACTUALITES joute rie Gàmbard Vente et service technique de Rolex LA RI ÏCAVHCART MONTREAL.I ENTKFVUir .TU S«.-W’(, Chantal Hébert ?Le rouleau compresseur ans l’état actuel de la succession de Jean Chrétien, il aurait Mu que Sheila Copps ou John Manley ou les deux se jettent littéralement en travers du chemin de Paul Martin pour espérer ralentir la cadence de sa campagne au leadership.Si cela ne s’est pas produit à l’occasion du premier débat au leadership samedi à Edmonton, c’est que les deux principaux intéressés ont visiblement conclu que la seule issue d’une telle stratégie serait de réduire ce qui leur reste de carrière politique en charpie.Loin de produire des flammèches entre les trois candidats, le premier débat d’une campagne, qu’il ne convient pas de qualifier de course, aura surtout servi à consacrer l’inévitable victoire qui attend Paul Martin au fil d’arrivée de l’interminable tour de piste imposé à son rival par Jean Chrétien.Les deux rivaux de l’ancien ministre des Finances ont manifestement fait leur deuil de la succession du premier ministre.Les initiés qui ont suivi nombreux ce premier débat ne s’y sont pas trompés.Les performances de Mme Copps et de M.Manley avaient l’allure de discours de «concession».Et pour cause.?Il reste à peine une quarantaine de jours pour recruter de nouveaux membres du parti.Après la mi-juin, la liste de ceux qui auront voix au chapitre de la sélection du nouveau chef sera close.Pour l’essentiel, les membres actuels du parti appuient massivement Paul Martin.En cela, ils sont un reflet fidèle de la population en général.Les sondages indiquent que l’ancien ministre des Finances a plusieurs longueurs d’avance sur ses rivaux dans l’opinion publique.Il contrôle également le PLC de haut en bas.En Alberta, site du premier débat, 25 des 26 présidents de circonscription se sont déjà ralliés formellement au clan Martin.L’ancien ministre des Finances dispose du même large appui dans la plupart des régions du pays, y compris évidemment le Québec mais également l’Ontario, ce qui a pour effet d’affaiblir les Manley et Copps sur ce qui aurait dû être leur meilleur terrain.Paul Martin a toujours disposé d’une base solide d’appuis au sein du caucus libéral fédéral.L’été dernier, elle lui avait permis de remporter rapidement sa partie de bras de fer contre Jean Chrétien.Main-tenant, l’ancien ministre des Finances est en bonne voie d’avoir le contrôle du cabinet de son ancien patron.Au Québec, Pierre Pettigrew et Denis Coderre ont tous deux rejoint officiellement le camp Martin ces derniers jours.Presque tous leurs collègues québécois vont leur emboîter le pas.Seule exception connue, celle de Martin Cauchon, favorable à John Manley.Mais c’est un appui strictement personnel.Tout lieutenant québécois qu’il soit, M.Cauchon ne contrôle plus la machine du parti depuis que le clan Martin a investi l’exécutif du PLC-Québec l’automne dernier.Ailleurs au Canada, Martin est tellement en avance dans la course aux appuis ministériels qu’on pourrait croire qu’il est seul en piste.Parmi ses partisans avoués, on compte notamment la ministre de la Santé Anne McLellan, son collègue de l’Environnement David Anderson, le ministre des Travaux publics Ralph Goodale et celui des Affaires étrangères Bill Graham.Dans les circonstances, on comprend mieux pourquoi le premier ministre a passé outre à ses propres règlements en ne congédiant pas Sheila Copps du cabinet pour bris de solidarité ministérielle la semaine dernière.M.Chrétien n’a plus les moyens de ses principes en matière de discipline ministérielle.Il n’a plus d’appuis à perdre autour de la table de son cabinet.Mais même si le premier ministre réussissait à conserver un noyau de partisans au cabinet d’ici son départ, son autorité fait de moins en moins illusion.Depuis quelques mois déjà, Jean Chrétien avait recours à la menace du déclenchement d’élections hâtives pour forcer ses députés récalcitrants à appuyer l’adoption de ses ultimes projets de loi.Or, samedi, Paul Martin a indiqué que, s’U fallait passer par là pour éviter des élections, il voterait pour le nouveau régime très contesté que le gouvernement Chrétien voudrait instaurer en matière autochtone.Mais dans un même élan, il a promis de ne pas mettre ces dispositions en vigueur une fois qu’U serait premier ministre.En clair, les dernières volontés législatives de Jean Chrétien pourraient bien rester lettre morte si elles ne font pas l’affaire de son successeur.?Les Copps et Manley tiendront-ils vraiment la route jusqu’à un vote au leadership dont les résultats pourraient les humilier?C’est à voir.Ce qui est certain, c’est qu’ils semblent déjà promis à des avenirs différents.Avec ses incartades de la dernière semaine, en particulier ses attaques contre la femme forte du clan Martin Anne McLellan, Sheila Copps a vraisemblablement brûlé ses dernières cartouches avec l’ancien ministre des Finances.Mme Copps a désormais toutes les chances de devenir le Pierre Paradis du premier cabinet Martin.A moins que Jean Chrétien ne la mette à l’abri des représailles en la nommant à quelque poste diplomatique ou autre avant son départ Quant à John Manley, il a beau dire qu’il ne fait pas campagne pour la prochaine fois, sa performance — plus solide en substance qu’agressive dans le ton — à Edmonton permet de croire le contraire.Le PLC a une histoire de plus en plus longue de faire attendre deux tours à ceux qui aspirent à le diriger.On pourrait même dire que le Parti libéral a l’agaçante manie d’être toujours un chef en retard sur la réalité.Chantal Hébert est columnist politique au Toronto Star.Société de transport de Montréal Conducteurs d’autobus et de métro montrent des signes d’impatience C LAI RAN D RÉ E CAUCHY LE DEVOIR Les chauffeurs d'autobus et les opérateurs de métro de la Société de transport de Montréal (STM) iront travailler en civil aujourd'hui, vêtus de chandails et de macarons véhiculant des slogans syndicaux.Il protestent ainsi contre la lenteur des négociations avec fa STM.«Après 13 rencontres, en six mois, on a l'impression que l'employeur ne négocie pas sérieusement.On pense que les gens en avant de nous n ont pas de mandat pour déroger du cadre financier proposé par la ville à ses employés», fait valoir le président du syndicat affilié au SCFP, Claude Benoît.La dernière séance de négociation a eu lieu il y a de cela deux semaines.Le litige porte surtout sur les salaires.La STM offre des augmentations de 2 % par année, pendant cinq ans.Pour l’année 2003 cependant, cette somme devrait être financée à même des économies réalisées ailleurs dans les conditions de travail II s’agit d’une proposition similaire à celle que la Ville de Montréal a formulée à ses employés.De son côté, le Syndicat des chauffeurs d’autobus, opérateurs de métro et services connexes demande 6 % par année, pendant trois ans.Selon l’évaluation de la STM, ces demandes signifient une augmentation de quelque 23 millions en 2003, pour le seul syndicat des chauffeurs, alors que des nt> gociations sont en cours avec l’ensemble des syndicats.La porte-parole, Odile Paradis, précise que la société vit une période financière difficile, s'acheminant vers un déficit de 18 millions pour l’année 2003.«On ne semble Pas reconnaître l’existence de difficultés financières.On n'en a pas d'argent à mettre sur la table.Cela dit, si on revoit certaines dispositions de la convention, il y a sûrement des économies à aller chercher», avance la porte-parole, soulignant que les chauffeurs montréalais figurent parmi les mieux payés de l’industrie.La compagnie entend surveiller de près la situation afin d’intervenir si le service était compromis.Une assemblée générale des membres est prévue à fa fin mai pour faire le point sur 1a situation.Le syndicat n’écarte pas un éventuel recours à 1a grève.Difficultés avec les autres syndicats Devant les «négociations stagnantes», le Syndicat du personnel administratif, technique et professionnel du transport en commun, lui aussi affilié à la FIX} pourrait emboîter le pas à celui des chauffeurs.Les membres évalueront en assemblée générale, demain soir, 1a possibilité d’entreprendre eux aussi des moyens de pression, indique la présidente, Chantal Labrecque.De son côté, les syndicat qui représente les employés d’entretien, qui fait partie de la CSN, a lui aussi rejeté, au début avril, l’offre financière de l'employeur.Pour l’heure, les négociations se poursuivent sur les autres aspects de la convention.«Mais c'est clair que lorsque nous parlerons de l'aspect financier, cela va accrocher», fait valoir Pierre Saint-Georges, président du Syndicat du transport de Montréal.Les cinq conventions collectives des employés de la STM sont échues depuis le début du mois de janvier.Jean Charest dans le quartier chinois mm JACQUES GRENIER LE DEVOIR LE PREMIER MINISTRE Jean Charest visitait hier le quartier chinois de Montréal afin d’apporter son soutien à la communauté d’affaires locale.Le premier ministre a effectué la tournée des établissements commerciaux du quartier, particulièrement les restaurants du secteur qui ont été délaissés par leur clientèle depuis l’apparition du SRAS au Canada.Pourtant, le Québec a été épargné par l’épidémie à ce jour.Jean Charest a indiqué que son gouvernement allait examiner les moyens par lesquels il compte promouvoir le tourisme au Québec qui, comme l’Ontario, est lui aussi touché par la psychose du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS).Jean Charest imite ainsi le premier ministre Jean Chrétien qui, au plus fort de l’épidémie à Toronto, était allé prendre un repas dans un restaurant chinois de la Ville reine en guise de solidarité.La Banque du Canada déroge à ses règlements en donnant des contrats PRESSE CANADIENNE Ottawa — La Banque du Canada a fait fi de sa propre réglementation en accordant des contrats valant des millions de dollars à des consultants, affirme un rapport Selon le rapport obtenu grâce à la Loi d’accès à l’information, la Banque centrale du Canada, un pilier de l’économie au pays, a accordé des contrats à deux firmes de consultants sans lancer de soumissions au préalable et les montants pour ces services ont été payés sans qu’il y ait de contrat signé entre les parties, ce qui va a l’encontre des règles de l’organisme.Ces erreurs «constituent un risque inacceptable autant du point de vu de la finance, de la légalité et de la bonne réputation de la Banque», affirme le rapport.Ces découvertes embarrassantes pour l’organisme ont forcé ce dernier à adopter des modifications majeures à ses politiques d’achats de façon à éviter que ce genre de situation ne se reproduise.Le rapport en question date du 4 décembre 2002 et implique la compagnie McKinsey & Co.Inc.et une autre firme associée à KPMG Consulting.Deux contrats d'une valeur de 1,5 million ont été accordés à McKinsey sans soumission.Le rapport ne précise pas 1a valeur individuelle des contrats accordés à KPMG — également accordés sans soumission —, mais établit leur total à 2,8 millions.Selon les règlements en vigueur à la Banque du Canada, tout contrat de plus de 100 000 $ doit faire l’objet d’une soumission, sauf dans des circonstances exceptionnelles.Industrie de la construction La CSN lance sa campagne de maraudage CLAI RAN D RÉ E CAUCHY LE DEVOIR Fidèle à la tradition des conférences de presse dominicales, la CSN a lancé hier sa campagne de maraudage dans le secteur de la construction.In centrale tentera au cours du prochain mois d’augmenter le nombre de ses membres dans ce secteur, alors qu’elle n’en représente que 11,7 %, comparativement à 72 % pour le Conseil conjoint, affilié à la FIX}, le vote se tiendra du 5 au 7 juin prochain.Au cours de la période de maraudage, la CSN-construction dénoncera fa clause de mobilité régionale négociée par son principal rival en 2001.Celte clause permet à un entrepreneur de faire travailler sur un chantier ses employés qui ne seraient pas originaires de la région.«Cela fait en sorte de déqualifier les travailleurs de la région, d’enlever des ressources de la région et de lui couper des revenus.Quand on se plaint que les jeunes quittent les régions, parce qu’il n’y a pas d’emploi de qualité en région, c’est directement relié», soutient le président de la CSN-Consruction, Ted McLaren.Pluralisme syndical La CSN espère augmenter son nombre de membres dans le secteur pour revendiquer une meilleure représentation à 1a table de négociation.Le dernier protocole de négociation survenu entre le conseil conjoint-FTQ et les employeurs excluait les autres syndicats des pourparlers, selon les explications fournies par la CSN.la centrale a l’intention de contester, dès fa fin du maraudage, fa légalité de ce processus destiné à la «museler».«Ce n’est pas normal que les syndicats quift>rment l’opposition, ou présentent un autre, point de vue, n’aient pas droit de parlera la table de négociation.C’est comme si, à l’Assemblée nationale, l’opposition n’avait pas le droit de parole», fait valoir Ted Mclaren.Le conseil conjoint réfute les allégations de fa CSN-Construction.«C’est du charriage!, s’exclame le président du conseil conjoint, Jean Lavallée.La loi prévoit que les associations qui représentent plus de 15 % des travailleurs du secteur puissent être présentes à la table.Or, seul le conseil conjoint recueille ce pourcentage.» M.Lavallée dit espérer que son organisation représentera une plus grande proportion des syndiqués du secteur au terme de fa période de changement d'allégeance.E N B R E F Héma-Québec : infirmières mécontentes (Le Devoir) — Les infirmières de fa division montréalaise dHéma-Québec, réunies en assemblée générale hier, ont décidé d’augmenter les moyens de pression en vue d’arriver à une entente avec leur employeur.Les négociations se poursuivent sans résultat depuis maintenant deux ans et demi entre l’organisme à but non but lucratif et l’Union québécoise des infirmières et infirmiers de fa CSQ, qui représente les 70 infirmières.Le plan de mobilisation prévoit des séances de piquetage-surprise devant les cliniques de sang.Course à la direction du PLC Denis Paradis accorde son appui à Paul Martin PRESSE CANADIENNE Saint-Ignace-de-Sfanbridge — Le secrétaire d’Etat à l’Amérique latine, l’Afrique et fa Francophonie, Denis Paradis, accorde son appui à Paul Martin en vue de fa course à fa direction du Parti libéral du Canada.Au cours d’un brunch dans sa circonscription de Brome-Missis-quoi, hier, M.Paradis a expliqué que l’ex-ministre des Finances était le candidat le plus rassem-bleur, selon lui.Par ailleurs, le Bloc québécois a dénoncé les déclarations du mi- nistre fédéral des Finances et aspirant à fa succession de Jean Chrétien, John Manley, qui estime qu’Ot-tawa devrait exercer un plus grand leadership dans le secteur de l’éducation.Le député bloquiste Pierre Paquette affirme que le fédéral n’a aucune légitimité pour s’immiscer dans un domaine de compétence provinciale.D rappelle qu’Ottawa contribue très peu financièrement à l’éducation, soit seulement 8 % des budgets provinciaux.Pour M.Paquette, il s’agit d’une belle illustration du déséquilibre fiscal qui permet à Ottawa de s’ingérer dans les compétences des provinces.Destinations LE PATRON VEUT VOUS VOIR , dMevtfk1 ! ** :î i ' 'J* éè‘^ Pour vos réunions d'affaires Courtoisie, Cuisine, Calme, Charme et Caractère sont à l’ordre du jour LEAU À LA BOUCHE RELAIS & HÔTEURESTAURANT CHATEAUX.www.lea 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même dans la soirée de samedi, pour être dans les premiers rangs ou dans les jardins de la place.La famille royale, le gouvernement espagnol, des responsables politiques, ainsi que des représentants des régions et du clergé ont participé à la cérémonie qui devait durer près de trois heures.Jean-Paul II, qui a tait preuve de vitalité samedi lors d’une rencontre avec 600 000 jeunes, a accusé le coup hier et pour la première fois dans l’un de ses voyages à l’étranger, n’a pas pu se déplacer autrement qu’à l’aide de son fauteuil installé sur son estrade mobile.La pompe et les fastes déployés, l’attitude même du pape, l'air fatigué, épongeant ses lèvres et essuyant ses yeux et comme ployant sous sa mitre et sa cape d’or, marquaient un vif contraste avec la rencontre de la veille avec les jeunes catholiques, près de Madrid, où Jean-Paul II s’était montré particulièrement enjoué.Le pape a appelé dans son homélie l’Espagne à conserver ses valeurs chrétiennes.«N'abandonnez pas vos valeurs chrétiennes.Ainsi seulement vous serez capables d’apporter au monde et à l’Europe la richesse culturelle de votre histoire», a-t-il lancé à la foule, réitérant une phrase de son premier voyage en Espagne en 1982: «La fin chrétienne et catholique constituent l’identité du peuple espagnol.» Parmi les cinq nouveaux saints dont les portraits géants recouvraient un immeuble de la place, figure notamment un prêtre fusillé par les Républicains au début de la guerre civile espagnole (1936-1939), le 11* martyr de ce conflit canonisé par Jean-Paul 0.Dans son discours, le souverain pontife s’est borné à signaler que le père Pedro Poveda Castroverde a fini sa vie «avec la couronne du martyr», sans évoquer pour autant l’une des pages les plus noires de l'histoire espagnole contemporaine.Pour la paix Samedi, dès son arrivée à l’aéroport, puis au cours de sa rencontre avec les jeunes, il avait au contraire appelé à plusieurs reprises à «la paix» et «à la paix des peuples».Il avait dénoncé les conséquences de la spirale de la violence, du terrorisme et de la guerre et mis en garde contre la tentation «d’imposer ses idées» au cours d’une longue rencontre avec la jeunesse espagnole.«Vous savez combien la paix dans le monde me préoccupe», a-t-il déclaré à à quelque 600 000 jeunes catholiques venus le rencontrer sur une base aérienne proche de la capitale.«La spirale de la violence, du terrorisme et de la guerre provoque encore aujourd’hui la haine et la mort, a-t-il rappelé.Cest pourquoi je veux vous exhorter à être les artisans de la paix», a-t-il plaidé.«Restez à l’écart de toute forme de nationalisme exacerbé, de racisme et d’intolérance.Témoignez que les idées ne s'imposent pas, mais se proposent», a-t-il demandé à l’assistance.# ROLEX Day-Date en or rose 18 carats.O V* 7 Ipr c*
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