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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier E
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  • Journaux
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quotidien
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Le devoir, 2007-05-26, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR.LES SAMEDI 26 ET DIMANCHE 27 MAI 2007 t < «*• THEATRE Un Mnemopark déjanté ! Page E 3 s' 1 - ~ TŸ DE VISU David Altmejd et ses étonnants oiseaux.Page E 6 CULTURE mM mm ^ ''t?AMERIQUES BRBrI JACQUES GRENIER LE DEVOIR Denis Marleau : un homme et son combat tM«§ ?Pgpg ¦« mi /‘•èCfXi ,p: fSV hÆSfiÊk Même s’il est en train de monter un opéra à Genève, le metteur en scène fera un saut au festival pour la première de ses Fantasmagories MICHEL BÊLAI R nenis Marleau travaille beaucoup, on le sait.Pour le rencontrer afin de parler de ses Fantasmagories I, II et III qui prennent l’affiche, du 1" au 7 juin, à l’Espace Go, dans le cadre du mi Festival TransAmériques, il a fallu lui mettre la main dessus avant qu’il ne s’envole pour Genève avec sa collaboratrice Stéphanie Jasmin.Depuis une dizaine de jours déjà, il y monte un opéra: Le Château de Barbie-Bleue de Béla Bartok.Tout entier à ce projet, pour lequel il a demandé à Michel Goulet de signer le décor — «une sorte de machine tournante qui sera fabriquée ici en partie» —, Marleau en parle avec enthousiasme en soulignant le défi que représente pour lui ce tout premier opéra qui met en scène deux personnages que Bartok a voulu statiques.Le lien avec son travail sur Maeterlinck semble évident, l’opéra de chambre du compositeur se situant dans la même continuité dramatique: d’au- tant plus qu’il y aurait s’il faut l’en croire, des parentés flagrantes en ce qui a trait au livret.Mais nous sommes là pour parler d’autre chose.Même combat C’est vendredi soir en effet, à l’Espace Go, que nous pourrons enfin voir les Fantasmagories technologiques II et III de Denis Marleau.Inspiré directement par son travail sur Maeterlinck {Les Aveugles, qui sont ensuite devenus la Fantasmagorie technologique I), Marleau a, dans la même foulée presque — et alors qu’il fignolait son travail sur Le Moine noir qui allait aussi circuler en Europe avant de venir ici —, donné une forme similaire à deux courtes pièces: Comédie de Beckett et Dors mon petit enfant de Jon Fosse, que les Montréalais n’ont encore jamais vues.Créée à Lille en 2004, la série des Fantasmagories a pourtant voyagé beaucoup à travers l’Europe et l’Amérique sans jamais s'installer id.Ce qui est d’autant plus bizarre que la toute première avait été créée à Montréal, à la suite d’une résidence de Denis Marleau, au Musée d’art contemporain (MACM): cela n’aura pas empêché Les Aveugles, confiait le metteur en scène en entrevue, d’être jusqu’id montrée ou réseau Admission ¦ Jeudi 31 mai : CRAPO de Lanaudière 187, rue Sainte-Louise, Saint-Jeun-tle-Matlin Billeterie : 450 886-1515 POUR LE PLAISIR DE TOUS LES MÉLOMANES SÉRIES ÉMERAUDE Théâtre Maisonneuve, Les lundis ou mardis à 19 h 30 Abonnements: $165*, $140*, $80* (étudiants) Du Canada, Lundi, 1er octobre 2007 QUATUOR ST-LAWRENCE, cordes De la France, Mardi, 1 3 novembre LISE DE LASALLE, piano De l'Allemagne, Lundi, 21 janvier PHILHARMONIA QUARTETT BERLIN, cordes De France, Lundi, 11 février TRIO NICHOLAS ANCELICH/RENAUD CAPUÇON/ GAUTIER CAPUÇON Piano, violon, violoncelle De l'Allemagne, Lundi, 25 février MOZART PIANO QUARTETT.piano et cordes De la Pologne, Lundi, 17 mars LES QUATUOR SZYMANOWSKI, cordes Du Canada, Lundi, 31 mars RICHARD RAYMOND, piano Du Canada, Lundi, 21 avril JAMES EHNES ET EDUARD LAUREL Violon et piano CONCERT SAPHIR, ÉVÉNEMENT BÉNÉFICE Cocktail et concert $165*; Concert seulement, $60* MERCREDI, 30 JANVIER, 2008,19 h 30 De la Roumanie RADU LUPU, Piano SERIE TOPAZE CINQUIÈME SALLE, LES DIMANCHES, 11h.Abonnements: $60*, $35* (étudiants) 2008 9 mars JEAN-FRANÇOIS LATOUR, piano 6 avril ENSEMBLE DE 6 CORS NATURELS 4 mai MANELLI PIRZADEH/ DANIEL MORAN (Calgary) Récital deux pianos * Taxes en sus Tous les programmes sont annoncés sous réserve de modifications Abonnements: Tél.: 514-845-0532 Téléc: 514-845-1500 Courriel : concerts@promusica.qc.ca | Consults fiénéi ni de l« ftépuWique fédérale d'Allemagne Montré»! i*.ESPACE •f.MUSIQUE S 'CGI Québec „ 'hé Nh« : MUSEE D ART CONTEMROAAIN DE MONTRÉAL Québec is nnttraui «f.nmu>Y «ri.Fusion ae.st s’enlace au milieu d’un ballet d’âmes esseulées.La première mondiale de la pièce livrée à Munich en octobre dernier — à laquelle Le Devoir a assisté — a donné lieu à une petite controverse qui fait maintenant partie de l’histoire de l’œuvre.Dans un esprit de happening, les grandes blondes devaient, à un point dans la pièce, s’asseoir sur les genoux des spectateurs, mais le chorégraphe s’est buté à une fin de non-recevoir.S’il n’est pas revenu à ses intentions premières pour la présentation montréalaise — «c’est toujours le même discours: au cas où il arriverait que.», dit-il —, il a trouvé le moyen d’exprimer ses désirs artistiques autrement.«Mes blondes sont plus “wild” que jamais!, lance t-il à propos de ses meneuses de cirque.Moi, je trouve que ce qu’elles font là en ce moment, c’est pire que juste s’asseoir sur quelqu’un.» La revanche est douce au cœur de l’artiste?Peut-être, ré-pond-il en tempérant: «Elles ne sont même pas choquantes tellement elles sont ridicules, naïves, légères.» Il a pu le constater lors des récentes représentations à Ottawa dans le cadre de Scènes Québec.Depuis la création, le chorégraphe a peaufiné un peu l’ensemble de son œuvre.«J’ai affiné des tableaux.Il y a un tableau que j’ai carrément coupé et j’en ai fait un autre.J’ai coupé une chanson.» Fidèle à sa propre fureur de vivre, Dave St-Pierre crée des œuvres de grands ensembles à l’énergie brute, intuitives, trash, avec un sens habile de la mise en scène.Enfant terrible de la danse depuis sa formation à ITJQAM jusqu’à son travail d’interprète pour Daniel Léveillé, en passant par ses créations prolifiques et rebelles dans la petite salle.«Il faut réapprendre à aimer, dé- crète l’artiste.On n’a plus d’image mythique du couple qui dure.» Au point où on refuse ce modèle, on le rejette comme s’il était bon à rien.D’où ce cri du cœur en forme d’impératif: Un peu de tendresse, bordel de merde!.De Munich à Montréal De l’amour à son contraire.Quelques jours après cet appel à la tendresse démarre, toujours au FTA, Incarnat, une dénonciation de la violence signée Lia Rodrigues, vue elle aussi au festival de Munich, l’automne dernier.Marquée par la violence qui règne dans les tavelas de Rio, où sa compagnie s’est installée récemment, elle compose une suite de brèves performances sans lien dra-maturgique dans lesquelles les interprètes, souvent nus, simulent chacun leur tour de manière assez statique une blessure, une atteinte.Et ce, dans un silence complet Le ketshup coule abondamment mais, comme souvent dans les œuvres de Lia Rodrigues, ces actions chorégraphiques font œuvre de tableaux.On est forcé d’en apprécier les qualités esthétiques — le rouge incarnat sur la peau nimbée de lumière en plus de recevoir la charge de sens brute, sans filtre.Si cette succession de coups de poing lasse un peu, la très belle finale rétablit l’équilibre en insufflant un peu d’espoir et de vie à ce portrait sinon un peu sec et caricatural Le Devoir Un peu de tendresse, bordel de merde!, du 26au 29 mai à la salle D.B.Clarke de l’université Concordia Incarnat, du 30 mai au 1er juin à la Cinquième Salle de la Place des Arts L’ENSEMBLE DE MUSIQUE BALINAISE GIRI KEDAT0N PRÉSENTE mmm.PROJET L*x*J Place des Art* (ÏAecit (514)842.2112 1-866-842-2112 www.pda.qc.ca Réseau Admission 514-790-1245 Les percussions flamboyantes de ITndonésit à la rencontre des musiques urbaines WWW.GIRIKEDATON.COM AV«c U cobaburation «pAclali* de Bruno Qeschânes A t Théâtre Plaza les 31 mai & 1er juin 2007 à 201i 6505 St-Hubert, Montréal 18}/15* (étudiants) Billets en vente sur le réseau Admission SH.790.I24S /1.800.361.4595 CONSEIL DES A8TS DE MONTRÉAL FN Hf MOI IMCt h Université fUli de Montréal MÉCANO-SOUDURE •Ulicroo&bsllnvt.ca 1 614 LE DEVOIR, LES SAMEDI 26 ET DI MAN CH E 2 7 MAI 2 0 0 7 K 5 CULTURE MUSIQUE CHANSON Colleen, chaman musical Le 8e festival Mutek prend un nouvel élan vers des horizons musicaux élargis Ses melodies contemporaines ressemblent à de petits objets délicats et elles aspirent leurs auditeurs dans un monde en suspens entre le 0assé et le présent.Après avoir redonné vie à de vieilles boîtes à musique victoriennes, Colleen — alias Cécile Schott — prête son âme à la viole de gambe pour son tout nouvel opus, Les Ondes silencieuses, qui donne lieu à une performance intimiste cette semaine dans le cadre du festival Mutek.FRÉDÉRIQUE DOYON Oui, oui, vous avez bien lu: la viole de gambe se déploie dans le cadre d’un événement dédié à la musique électronique et à la création numérique.C’est que l’artiste française, si elle s’intéresse aux musiques anciennes et pratique assidûment la viole depuis un peu plus d’un an, compose de manière toute contemporaine, à l’aide de l’ordinateur, d’échantillons musicaux et de boucles, ce qui la rapproche de l’univers électronique.«Ça reflète ma position un peu étrange dans le monde delà musique; comme j’ai sorti un premier album constitué d’écluintillons sur un label de musique électronique, on m'associe à ça, alors que j’utilise des sons acoustiques depuis le débuU, explique la principale intéressée, en entrevue au Devoir.Ambiante, minimale, sa musique aux humeurs aériennes, oniriques, prend des airs particulièrement anciens et classiques — quoique toujours dans une structure contemporaine — avec son nouvel album, Les Ondes silencieuses, sorti en magasin lundi dernier.Une vie nouvelle N’empêche que dès son premier album, Everyone Alive Wants Answers, Colleen a rafistolé les sonorités un brin vieillottes pour les présenter dans un écrin tout à fait actuel.Une des pièces, The Golden Morning Breaks, a été composée sur une sorte de vieux glockenspiel.Chaman musical, elle aime insuffler une vie nouvelle aux instruments qu'on a selon elle, relégués trop vite aux oubliettes de l’histoire.«J’ai l’impression que les sonorités qu’on entend aujourd'hui se sont appauvries [si on prend la musique populaire au sens large]; on entend toujours les mêmes instruments occidentaux.Je trouve que les instruments anciens et d’autres pays nous donnent accès à un autre univers sonore, confie-t-elle.On a vraiment perdu quelque chose en ne les écoutant plus ou en les restreignant à la musique d’époque./essaie de les faire revivre dans un contexte un peu different.» Issue d’une famille sans inclination musicale particulière, Cécile Schott développe son art en autodidacte.Sur une page de son site Internet défile la liste infinie de ses coups de cœur musicaux, indicateur d’une écoute prolifique et multiforme, qui va du jazz aux musiques moyen-orientales et africaines, de la pop au minimal.Déjà adepte de la guitare et du violoncelle, Colleen s’éprend de la viole de gambe en voyant le film d’Alain Comeau Tous les matins du monde, inspiré de la vie de Marin Marais, compositeur et musicien à la cour de Louis XIV.«J’ai été frappée par la beauté de cet instrument que je ne connaissais pas du tout.C’est un son très pur, et en même temps chaleureux, plein d’harmoniques, donc extrêmement riche, et qui n’a pas ce côté romantique associé au violoncelle.» Sur scène, outre sa viole, elle manie aussi sa guitare, sa clarinette, qu’elle orchestre grâce à une pédale à effets.Une approche qui la tient loin de tout pastiche du répertoire de la musique baroque tout en maintenant un lien, aussi ténu soit-il, avec les musiques nouvelles.AYDE SIRMAIN Colleen Tous les possibles Alain Mongeau, directeur général et artistique de Mutek, qui s’ouvre mercredi et court jusqu’à dimanche, ne trouve pas ce lien si ténu.La démarche de Colleen évoque pour lui tous les possibles de la musique électronique, que le festival décline dans le cadre de la série A/Visions.«Ce programme-là [A/Visions] est une sorte d’ouverture vers d’autres espaces sonores», explique-t-il en citant aussi l’exemple du pianiste Hauschka, qui travaille avec un piano préparé et rencontrera Semiconductor, artistes à la fine pointe de la création audiovisuelle.Cette ouverture des horizons musicaux ne pourra que s’accentuer, puisque Mutek procédait cette année à une imposante restructuration pour mieux envisager l’avenir.A la croisée des chemins en septembre dernier, Alain Mongeau a failli tout arrêter, pour finalement prendre conscience, à la lumière du soutien manifesté par les instances de financement, que son événement était trop ancré dans le paysage montréalais pour qu’on le laisse mourir.Le contenu artistique pourrait donc prendre de l’expansion, à l’instar de ce que propose Colleen, sans dériver de son essence.«Ça reste des gens qui sont le produit de leur époque, dit-il à propos des artistes de la série A/Visions.Colleen travaille beaucoup avec des collages, son univers est assez dense et évocateur.» Reste que l'artiste française fait bande à part en n’offrant pas Ihabituel élément audiovisuel de ce volet de la programmation.Celle-ci se décline selon un principe cher à son directeur «juxtaposer différentes démarches» et surtout réunir, dans une même soirée, figures plus connues et artistes à découvrir.La soirée Nocturne 2 permettra de se familiariser avec le dub step, qui fait rage en Angleterre, en compagnie du tandem Rythm & Sound.La Nocturne 3 propose des artistes solo mythiques de la scène électro, comme Matthew Dear, Mathew Johnson, avec leur formation de musiciens.Les deux Picnik électronik du week-end, qui se déroulent en plein air au parc Jean-Drapeau, contribuent aussi à démocratiser la musique électronique, sans compromettre la rigueur artistique.Le Devoir Colleen, le 31 mai à Ex-Centris Mutek, du 30 mai au 3 juin Le vieux cœur neuf de l’admirable Julos SYLVAIN CORMIER Il a 70 ans, presque 71.D pourrait en avoir huit, ou 2000.Julos Beaucame est un étemel gamin et, depuis toujours, un vieux sage.Tiers Vigneault, tiers Yoda, tiers Flupke (le copain blondinet de Quick, bel exemple d’enfant terrible bruxellois, version Hergé).C’est aussi un ami.Statut non exclusif.On ne se fréquente pas.Simple affaire de qualité de contact Quiconque rencontre Julos, croise son bon regard, est son ami.«Les vrais amis sont comme les arbres / Ils tendent leurs bras, ne plient pas», chante-t-iL Entre amis, on parle santé.Et alors, ce cœur?«Il a cessé de battre un petit moment, et puis hop! Reparti.» C’était en 2005, alors qu’on s’apprêtait à célébrer ses 70 ans.Crac.Lui qui a toujours vécu à cœur ouvert, lui qui a le cœur sur la table, fl se prenait au mot «Ça été très intéressant à vivre, la mort, badine-t-il sans badiner.Depuis que je suis mort, je n’ai plus peur de mourir.Ça m’a apaisé.» Admirable Julos.Au-delà de l’œuvre pourtant considérable, des quelque 25 disques (dernier gravé: Le Jaseur boréal), du gros tas de livres (dernier imprimé: Les Chaussettes de l’archiduchesse et autres défis de la prononciation, en collaboration avec Pierre Jaskar-zec), des expositions en tous genres, de son journal-manifeste fle FLO, ou Front de libération de l’oreille), des conférences, du blogue (Julosland, sur le site espace.julos.be), il y a l’homme.Dont la seule présence irradie de bonne chaleur.Dont l’humanisme est contagieux.Rien qu’à écouter parier le gaillard, rien qu’à le regarder sourire, rien qu’à l’entendre rire, on est ragaillardi.On se sent capable d’être meilleur.«La bonne humeur, c’est une gymnastique.Sourire fait travailler 14 muscles.Cestfantastique.» Attention! Julos Beaucame est le contraire d’un bienheureux.D’un béat.D’un jovialiste.C’est un type qui avance bras ouverts, qui prête flanc.Un lucide que tout atteint, mais que rien ne démobilise.S’il dénonce, c’est pour mieux semer.Dans Le Jaseur boréal, côte à côte, il y a une chanson primesautière sur le printemps intitulée Les Jeunes Filles {«C'est le printemps / Les jeunes filles sortent leurs longs cheveux») et une autre sur la cruauté des hommes intitulée Les loups ont des têtes de moutons {«Celui qui se tient haut perché /Il a le droit d’vous supprimer / De beaux enfants sautent sur des mines / mais on n’arrête pas la machine»).C’est tout Julos.L’horreur et la beauté dans la balance.La beauté l’emporte, mais seulement si on insiste.«Mes disques, mes spectacles sont les miroirs de la vie.Avec de grandes joies, de grandes tristesses.Des choses magnifiques, JACQUES GRENIER LE DEVOIR Julos Beaucame des choses terribles.On ne peut pas nier cette variété.Le truc, c’est de ne pas être accablé par l’horreur.R faut rebondir.Et si tu veux rebondir, y a rien à faire, faut que tu tombes vertigineusement, que tu te ramasses et que tu recommences.» Ce n’est même pas une leçon de vie: simple suggestion d’un homme plusieurs fois mort, plusieurs fois nouveau-né.Impossible de ne pas rappeler qu’en 1975, un déséquilibré poignarda sa femme.Et que la nuit même, Julos Beaucame écrivit du fin fond de la tristesse une ode à la vie.«Avant, t’es un peu touriste.Mais quand quelque chose comme ça t’arrive, t'es acculé à te prendre en main.Cest ça ou le suicide.Tu te dis: si je survis, c’est pour faire quelque chose.J’ai décidé de fêter la vie.» En spectacle, vous l’aurez constaté au Petit Champlain de Québec en fin de semaine dernière, vous le constaterez ce soir (samedi) à Saint-Camille, dimanche à Trois-Rivières, et à Montréal les 29 et 30 mai (au Gesù), fêter la vie commence toujours de la même façon: il se présente à nous, on se présente à lui.Belle cacophonie.«À ce moment-là, les gens enlèvent leur carapace.» Et tout devient possible.Collaborateur du Devoir FESTIVAL MUSIQUE DE CHAMBRE MONTRÉAL DENIS BROTT DIRECTEUR ARTISTIQUE Mardi 26 mai La Passion! La Diva! Nathalie Choquette & Florence K Mardi 29 mai Bravo Beethoven! Mercredi 30 mai Bach et les vents Mordechai Rechtman & solistes de l'OSM Vendredi 1 juin Vos demandes spéciales! James Gelfand, Michel Donato, Karen Young Samedi 2 juin Marathon Schubert de midi à minuit LE DU 3 MAI AU 2 JUIN 2007 ÉGLISE UNIE ST-JAMES .463 SAINTE-CATHERINE OUEST Info et réservations : 514 848-9696 J2 www.festivalmontreal.org ANS Orchestre Métropolitain du Grand Montréal Yannick Nézet-Séguin MAHLER S ; TRACK )l JE YANNICK NÉZET-SÉGUIN, CHEF MAHLER: SYMPHONIE N° 6.«TRAGIQUE » QHydrq Québec présente Concours Musical International de Montréal oie DU 22 MAI AU 1er JUIN DIX JOURS DE PUR ENCHANTEMENT! DEMI-FINALE 26 MAI, H h ET 19 h 30 5 $ et 10 $ Salle Pierre-Mercure.Centre Pierre-Péladeau Billetterie i 514.987.6919 Admission : 514.790.1245 www.admission.com FINALE DU 28 AU 30 MAI, 19 H 30 5 $, 18 $ et 30 $ Théâtre Maisonneuve CONCERT GALA 1" juin, 19 H 30 10 $, 30 $ et 45 $ Salle Wilfrid - Pelletier Orchestre Métropolitain du Grand Montréal ©Place das Arts i i Daniel Upton, chef d’orchestre BU 842.2112 www.pdo.qc eu 866 842.21 12 u Admission su ISO.mS LE LUND111 JUIN 2007,19 H 30 CONFÉRENCE PRÉCONCERT GRATUITE À 18 H 30 SsH» Wilfrid-Pellatlar Place des Arts 614 842.2112 1866 842.21 12 WWW.pda.qo.oa Réseau Admission S14 790.1246 LAISSEZ PARLER VOTRE CÔTÉ CLASSIQUE ! 514.598.0870 POSTE ?1 nRCHFSTRf METROPOLITAIN COM UNE PRÉSENTATION DE Hydro Québec Québec S" MUMI Œ ConMll d«« Ai ç-r-) du Canada LE DEVOIH *7 0 ^GarMétro Al rnA / UrMtnlm concoursmontreal.ca | 514.845.4108 JHNESSiS teœs ann] Québec nn Montréal @ 6 MK*#»* ^ TELUS ii A ESPACÉ jÊt.rjùol.W musique Y gis; 100,7’** ' W J* m r: Montréal * 4 06 1994 LE DEVOIR.LES SA M E D 1 2 6 ET DIMANCHE 27 MAI 2 0 0 7 De Visu D’une biennale à l’autre : David Altmeid et ses drôles d’oiseaux DAVID ALTMEJD Galerie de 1TJQAM Ousqu’au 8 juillet) RENÉ VIAU Gondoles, clapotis des vagues, touristes et pigeons.Rien de triste à Venise! Tous les deux ans, la séré-nissime Cité.des Doges se fait l’un des grands rendez-vous internationaux de l’art contemporain.Pour sa 52" édition (du 10 juin au 21 novembre prochain), la Biennale de Venise ne fera pas exception.Traditionnellement, aux côtés des pavillons nationaux qui mettent à l’avant des artistes sélectionnés par chaque pays dans les Giar-dini, la Biennale organise une grande exposition internationale.Avec comme thème, et en anglais, lingua franca à l’heure de la mondialisation, «Think with the senses.Feel with the mind.Art in the present», la Biennale sera dirigée cette année pour la première fois par un Américain.Critique d’art et ancien conservateur général du département peinture et sculpture du MoMA, Robert Storr est professeur d’art moderne à l’institut Rosalie Solow.Cette principale exposition internationale s’étendra de l’Arse-nale à la Corderie, à l’Artiglierie, de même que dans le pavillon italien.Les pavillons nationaux dans les Giardini présenteront une centaine d’artistes venus de 77 pays.A ce titre, cette Biennale constitue un record de participation.Le Canada accueille David Altmejd.Des expositions sont aussi organisées dans le centre historique, disséminées dans les églises et autres couvents de la ville.Le tout constitue une unique occasion de prendre le pouls de la création à travers le monde.Saisissants chassés-croisés Provoquant tout autant la fascination que la répulsion, les oeuvres de David Altmejd ne laissent pas indifférent.Dans le cadre de la Biennale de Montréal, une exposition itinérante rassemble cinq de ses créations.L’exposition constitue une sorte d’avant-première à la participation d’Altmejd à ce grand canal de l’art qu’est la Biennale de Venise.L’exposition, souligne-t-on à la galerie de lUQAM, a été envisagée avant qu’Altmejd soit choisi pour Venise.«Kitsch intégral!» «Fascinant!» «Splendide et féerique.» «Répugnant et surchargé.» «Ce n’est pas du tout ma sensibilité.» Voici quelques-unes des réactions recueillies sur ces œuvres.En fait, Altmejd bouscule les univers.On pense à la fois aux «Young British Artists» et aux animaux dans le formol de Damien Hirst Cela mâtiné A’arte pavera, de surréalisme et de que sais-je encore.Une collègue cri- AIMEE GENELL Détail de Loup-garou 2, 2000, de David Altmejd.Avec l’autorisation de 1a galerie Andréa Rosen, New York, et de Stuart Shave Modern Art de Londres.tique le situe «quelque part entre David Lynch et Cocteau».On pourrait ajouter à cette nomenclature, très La Belle et la Bête en forçant sur l’hybride, Hitchcock et ses oiseaux.Altmejd veut transformer en volière l’espace difficile du pavillon canadien des Giardini à Venise.Conçue durant les années 50, son architecture s’inspire de la forme d’une feuille d’érable! Des dispositifs d’étalage, des prismes, des miroirs, des breloques et des ossements qui se cristallisent sont juxtaposés à des animaux et des oiseaux empaillés et à des sections de gros loups-garous poilus.Avec ces figures, l’ar- tiste compose un langage ou l’articulation ne procède ni par mo-nèmes ni par sémèmes, mais bien par ces éléments organiques, ces fragments échappés de la boutique d’un taxidermiste, ces scénographies ou ces structures pseudo-minimalistes.Mutation.Imagination mais aussi une certaine opulence lourde et tape-à-l’œil, sans doute voulue, sont les mots clefs de ces œuvres se coulissant en de saisissants chassés-croisés.Celles-ci resitdent l’atmosphère des Wunderkammern.Ces cabinets de curiosités à l’époque baroque accumulaient bizarreries en tous genres.Altmejd joue avec les socles, les effets labyrinthiques, l’impression de reliquaires, pour construire des vanités contemporaines.Outre des prescripteurs publics allant du Conseil des arts au ministère des Affaires étrangères et du Commerce international du Canada, la participation canadienne à la Biennale de Venise a bénéficié du soutien du Musée des beaux-arts du Canada ainsi que de l’aide d’une nouvelle fondation privée, la DHX/Art Foundation.Des commanditaires tel Aéroplan y sont associés.Maître d’œuvre de la présentation de David Altmejd à Venise, Louise Déry, directrice de la galerie de l’UQAM, est aussi commissaire de l’exposition à Montréal.Collaborateur du Devoir Pointe-A-Oluére 15ns Ifaaécd'RMotogiE HO, pliceBoyik cl d'histoire de Moatréal vieux-Montréal 514872-9150 Montréal gÿ www.p«mnee.qc.c Histoires GOURMANDES t I i X ,! K I ' U' Fil M< Ili ï H I A I » / f MAI 300 7 DÉGUSTATIONS, ANIMATIONS, CONCOURS ACCÈS GRATUIT AU SITE ET AU MUSÉE Affaires municipales et Régions Québec S S /~\ Hydro VoV Québ fTlETRO ARCHAMBAULT* Jean-Pierre MORIN œuvres récentes Exposition | 24 mai au 1 8 juin ü El m ’E D O GALERIE w orange 81, rue Saint-F^ul Est, Montréal 514 396.6670 • info@galerieorange.com Serge, CLEMENT courants ~ contre-courants Vernissage 1 dimanche 27 mai 14h à 1 7h Exposition | 27 mai au 1 8 juin Lacerte ART CONTEMPORAIN 1, côte Dinan, Québec 418 692.1566 • info@galerielacerte.com WWW.GALERIESIMONBLAIS .COM L’AGENDA L’HORAIRE TÉLÉ, LE GUIDE DEVOS SOIRÉES Gratuit dans Le Devoir du samedi MUSÉE D’ART DE JOLIETTE Lisette Model Organisée- et raise en tournée Î'ae K Mnsée des beaux-arts du Canada 20 mai - 6 août Marie-Claude Pratte H.A.C.(histoire de l'artiste corttempotam) 13 mai - 2 septembre Eric Simon Portraits séquentiels 20 mai - 2 septembre Eadweard Muybridge L’intuition du photographe 20 mai - 2 septembre Musée d'art oe joliette I i ui.J gfaWWi 2007 ] 145, rue Wilfrid-Corbeil Joliette (Québec) CANADA (450) 756-0311 www.mu5ee.joliette.org Sept, à juin : merer, au dim.12 h à 17 h Juill.et août : mardi au dim.11 h à 17 h M«s«« 0M feMUR-arts Nat «nul fln»*ry du Canada of Canada H Jj VERNISSAGE RAYMONDE DUCHAINE 27 mai - 28 juin UAL K RIE Linda Verge 1049, AVENUE DES ÉRABLES QUÉBEC.(418) S2S 8.593 www.galerielimlavergc.ca f LE DEVOIR.LES SAMEDI 26 ET DIMANCHE 27 MAI 2007 DE VISU Bill Vazan : d’un trait ŒUVRES CONCEPTUELLES DE BILL VAZAN Vox Jusqu’au 23 juin RENÉ VIAU Les kilos s’accumulent Le temps passe.Depuis 1961, tous les jours, Bill Vazan prend en note son poids dans un carnet Ces annotations documentent avec on ne peut plus de précision le passage entre l’état de mi-moyen et celui de mi-lourd.C’est ce même Bill Vazan, alors plus mince, qui à partir de 1970 et jusqu’à 1973 envoie, tantôt à Londres, tantôt à Vancouver, à l’un de ses ami aussi artiste conceptuel, lan Wallace, une carte postale avec, tracé dessus, le même trait mesu-ranj un pouce de long.Etait-ce là une façon de faire «bonne mesure» à l’époque où «les attitudes devenaient forme», pour reprendre ainsi le titre d’une exposition manifeste de l’art conceptuel?Ou simplement de dessiner autrement?Au départ Vazan, qui aurait voulu ne jamais interrompre cette correspondance plus linéaire que littéraire, intitule cette oeuvre Lifetime.Mais après 1000 jours, il abandonne ce rituel quotidien un peu timbré.Marathonien de l’art contemporain Artiste conceptuel, passionné monomaniaque et stakhanoviste de la ligne droite, additionnant les repères, fesciné par les statistiques en tous genres, allumé par les routes, les itinéraires, les distances calculées en heures ou en kilomètres ou en simples traits sur des cartes, ce marathonien de l’art contemporain expog MONTRÉAL,CANADi a tracé en mars 1971 au scotch noir an sol de musées de huit villes canadiennes, puis dans 18 villes du monde, une ligne.D s’est proposé ensuite de réunir tous ces segments pour composer une ligne virtuelle intitulée Wordline.Arpenteur infatigable de Montréal, Vazan a aussi serpenté au volant de sa vieille Volkswagen les méandres de la route 137, qui faisait à l’époque le tour de file.D s’arrêtait pour prendre une photo chaque fois qu’il voyait un panneau de signalisation indiquant le numéro de la route.Les séquences de ce périple montrent la partition des fils électriques.Elles font alterner des fragments urbains, des paysages industrialisés ou quasi ruraux.Dans cet enchevêtrement de sites industriels, d’immeubles et des trouées à travers les boisés, son tour de l’île donne à voir ce qui se précipite vers le pare-brise.La route.Les passants.Le gabarit des immeubles.Vazan capte ce qui défile et s’engouffre dans son objectif On peut y voir à Vox les traces de ses «tours de bus».Le 22 avril 1970, il remonte du sud au nord à bord d’un de ces poussifs autobus marron et gris de l’époque la ligne 55 sur le boulevard Saint-Laurent Du port et ses élévateurs à grain, le ruban se déroule jusqu’à la rivière des Prairies.Son itinéraire forme un «T» sur le plan de Montréal.Sur la pellicule, la «Main» et ses mille communautés font place à des presque ban-lieues plus verdoyantes.D’immenses voitures antédiluviennes de l’ère du noir et blanc, avec leur toit de vinyle et leur coque en forme de faselage, chaloupent leurs ailerons chromés.Pour la même oeuvre, Vazan emprunte la ligne 137 rue Notre-Dame.D photographie encore une fois chaque intersection dotée d’un feu de circulation.ll'li/CÙ HtO fi Of tS to*.ô.*j p / _Z//v| A T \n 7ie ,1 jtf Te II f€ Hou y u/u.JAf/W) 7Mi " Cpuoou /i4t/ .kfatUtJvunRC' J / Yonge Street Walk, Toronto (détail), 1969, de Bill Vazan SOURCE VOX, CENTRE DK L'IMAGE CONTEMPORAINE SOURCE VOX.CENTRE DE L'IMAGE CONTEMPORAINE Carte postale n" 398 de la série Lifeline, 1970-1972 D’une éclipse à l’autre Fasciné par l’autobus, Vazan, très underground, aime aussi les parcours en métro, qu’il intègre à la routine de ses exploits quotidiens.A chaque station du métro de Montréal et de Toronto, il photographie les horloges indiquant l'heure pour ensuite les mettre en relation avec des tickets de correspondance.Y est imprimée aussi comme «preuves» l’heure de son passage.Des schémas documentent ces trajets.Au début des années 70, à la galerie Véhicule — Vazan en est l’un des fondateurs —, il se concentre sur les éclipses solaires dans le ciel montréalais.La dernière a eu lieu en 1932.On attend la prochaine pour 2205.De cette première inspiration astronomique découlent ses interventions s’orientant par la suite vers le land art «Je me foutais au départ de toutes ces étiquettes.Jamais je ne me suis alors posé la question pour savoir si ce que je faisais était de l’art conceptuel, du land art ou du mail art», rappelle aujourd’hui l’artiste.L’exposition de ces œuvres de jeunesse chez Vox témoigne de toute l’énergie et de la fraîcheur d’une époque.Collaborateur du Devoir ££>fty'œ.n73c>P*-A(1L/ jusqu'au 17 juin 2007 Maison de la culture Ahuntsic-Cartierville 10 300 rue Lajeunesse.1" étage Heures d’ouverture : Mardi: 13hà20h Mercredi et jeudi : 13 h à 18 h Vendredi et samedi : 13h à 17h Dimanche et lundi : fermé Informations : 872-8749 C Mlj-llK-CA'lKtV'ik Montréal m, MUSIQUE ET NATURE 16 juin - l’exposition « de Cranach à Monet » à Québec 24 juillet - « les paysages de Renoir » à Ottawa Quelques places disponibles! OPÉRAS ET MUSÉE -18-19-20 août Orphée et Eurydice au FESTIVAL DE GLIMMERGLASS le Sterling and Francine Clark Art Institute.www.lesbeauxdetours.com (514) 352-3621 En collaboration avec Club Voyages Rosemont JlsHf J beaux detours René-Pierre Allain * Barry Aiiikas * Marcel Barbeau «Bennie Baxter • Roger Beilemare * jordi Bonet • Louis-Pierre Bougie •René Derouin • Doyon-Rivest • Marie Forget • Tom LA REVENTE Il est encore temps de proposer vos oeuvres pour consignation à la galerie dans le cadre de la quatrième édition de La revente.L’événement qui vous offre l’opportunité de rafraîchir votre collection, par la vente ou par l’acquisition d’oeuvres, se déroulera du 31 mai au 20 juin 2007.Contactez-nous: Art Mûr 514.933.0711 artmur@videotron.ca 5826.St-Hubert, Montréal, Québec, H2S 2L7 ' I-'HMIIS - uuuiï jdvquc - jcan-i uu.jérôme • Laurent Marais • Manfred Mohr • jean-Paul Mousseau • jean-Paul Riopelie * Robert Roussil * Raphael Sottolichio • Claude fbusignant «Robert Woife * René-Pierre Allain • Barry'Allikas • Marcel Barbeau • Bonnie Baxter • Roger Beilemare « Jordi Bonet • Louis-Pierre Bougie • Ulysse Comtois René Derouin • Doyon-Rive • Torn Hopkins • • jean- Paul jérôme • Laurï Manfred Mohr • Jean-Paj MARC SÉGUIN PAYSAGES 24 mai au 10 juin Vernissage 27 mai, 14h-17h Galerie d’art Jean-Claude-Bergeron 150 rue St-F’atrick, Ottawa (On) T.613.562.7836—www.galeriejeanclaudebergeron.ca : mm * ¦; j|.' • • % ImÈ.mm 1 |||* pour une œuvre d’art public offerte par la Ville de Montréal à la Ville de Québec dans le cadre de son 400®anniversaire ’ART PUBLIC Reception du dossier Autant le 18 juin 2007 à 18 h 30.Francyne Lord Concours d’art public pour le 400e anniversaire de Québec Direction du développement culturel Ville de Montréal 801, me Brennan, pavillon Prince, 5e étage Montréal (Québec) H3C 0G4 Renseignements Tél.: 514 872-1151 fiord HMIIe.montreal.qc.ca ville.montreal.qc.ca/art public Description du projet La Ville de Montréal annonce la tenue d’un concours à l’intention des artistes professionnels en arts visuels de Montréal pour la réalisation d’une œuvre d’art public qui sera offerte à la Ville de Québec dans le cadre de son 400e anniversaire.Lœuvre d’art sera implantée dans la partie sud-est de la place de la Gare, près de la rue St-Paul, à proximité de l’arrondissement historique du Vieux-Québec.Elle sera élaborée autour du thème de la rencontre ; c’est la rencontre entre deux plus grandes villes du Québec reliées par le fleuve.Le budget de réalisation de l’œuvre est de 160 000 S.Un jury de sélection retiendra quatre finalistes qui seront invités à présenter une proposition.Ils devront s’adjoindre les services d’un architecte paysagiste pour la conception du traitement paysager de l’espace immédiat de l’œuvre.La somme de 3500 $ sera versée pour la préparation de la proposition artistique et du concept de traitement paysager.Critères d’admissibilité • Être un artiste professionnel ; • Avoir la citoyenneté canadienne ou le statut d’immigrant reçu et résider à Montréal depuis au moins un an.• Faire parvenir un dossier d’inscription comprenant les documents suivants : 1.un cédérom (format jpg, 1 meg par image, 25 jpeg) reproduisant au maximum quinze ( 15] œuvres d’art réalisées depuis 2000 ; 2.une liste des œuvres illustrées sur le cédérom (titre, date, dimensions, emplacement, budget); 3.un curriculum vitae de l’artiste d’au plus quatre pages; 4.un dossier de presse, d’un maximum de quatre pages, d’articles publiés depuis 2000 ; 5.un texte d’au plus deux pages décrivant la démarche artistique.Les documents 2,3,4 et 5 doivent parvenir en sept (7) exemplaires agrafés (format 21.6 cm x 22.9 cm ou 8.5 x 11 po.).Les documents doivent être soumis en français.Aucun document ne sera retourné aux candidats.Les dossiers incomplets ou qui ne respectent pas les exigences de présentation seront refusés.pour une œuvre d’art public au parc Jean-Duceppe 0| D’ART PUBLIC Au plus tard le 18 juin 2007 à 16 h 30 Chantal Pelletier Boulanger Concours d’art public pour le parc Jean-Duceppe Direction du développement culturel Ville de Montréal 801, rue Brennan, pavillon Prince, 5e étage Montréal (Québec) H3C 0G4 Renseignements Tél.: 514 868-5856 chantalpelletierboulanger@ ville.montreal.qc.ca ville.montreal.qc.ca/art public Description du projet La Ville de Montréal annonce la tenue d’un concours à l’intention des artistes profes sionnels en arts visuels du Québec pour la réalisation d’une œuvre d’art public ai parc Jean-Duceppe dans l’arrondissement Rosemont-La Petite Patrie.Lœuvre devra refléter les valeurs qui ont guidé l’œuvre de ce grand homme de théâtre que fut Jean Duceppe c'est-à-dire l’engagement, la prise de parole et la quête identitaire à travers l’œuvre théâtrale.Le budget de réalisation de l'œuvre est de 165 000 $ Un jury de sélection retiendra trois finalistes qui seront invités à présenter une proposition.Chacun des finalistes recevra la somme de 3500 $ pour sa proposition.Critères d'admissibilité • Être un artiste professionnel.• Avoir la citoyenneté canadienne ou le statut d’immigrant reçu et résider au Québec depuis au moins un an.• Faire parvenir un dossier d’inscription comprenant les documents suivants : 1.un cédérom (format jpg, 1 meg par image, 75 jpeg) reproduisant au maximum quinze ( 15) œuvres d’art réalisées depuis 2000 ; 2.une liste des œuvres illustrées sur le cédérom (titre, date, dimensions, emplacement, budget); 3.un curriculum vitae de l’artiste d'au plus quatre pages ; 4.un dossier de presse, d’un maximum de quatre pages, d’articles publiés depuis 2000; 5.un texte d'au plus deux pages décrivant la démarche artistique.Les documents 2, 3,4 et 5 doivent parvenir en sept ( 7) exemplaires agrafés (format 21.6 cm x 27.9 cm ou 8.5 x 11 po.).Les documents doivent être soumis en français.Aucun document ne sera retourné aux candidats.Les dossiers Incomplets ou qui ne respectent pas les exigences de présentation seront refusés.Montréal! LE DEVOIR.LES SAMEDI 26 ET DIM ANCHE 27 MAI 2007 E 8 inûmo ,f' e x Ce n t r i s RÊVES DE POUSSIÈRE / LAURENT SALCUES EX-CENTRI5.COM / 514.847.2206 13h45 19H40 SOURCE BUENA VISTA Dans le nouvel épisode des Pirates des Caraïbes, l’issue compte moins que le voyage qui y conduit.Presque un trip hallucinogène PIRATES OF THE CARIBBEAN : AT WORLD’S END (PIRATES DES CARAÏBES: JUSQU’AU BOUT DU MONDE) De Gore Verbinski.Avec Johnny Depp, Geoffrey Rush, Kefra Knightley, Orlando Bloom, Chow Yun-Fat, Tom Hollander, Naomie Harris.Scénario: Ted Elliott Terry Rossio.Image: Darius Wolski.Montage: Stephen E.Rivkin, Priscilla John.Musique: Hans Zimmer.Etats-Unis, 2007, 168 minutes.MARTIN BILODEAU D> abord, la longueur: 168 minutes, soit près de trois heures.Lorsque le manège fonctionne à plein régime, le temps passe vite.Mais la boîte à surprises a épuisé la majeure partie de ses trésors, si bien que le scénario s’emmaille dans ses filets bien avant que ne sonne la fin du troisième acte.Qu’à cela ne tienne, puisque l’enjeu de cette histoire (opposant des pirates et la Couronne britannique à des morts-vivants dont le cœur balance entre les deux) est devenu subliminal, aléatoire, interchangeable.Dans le contexte, l’issue compte moins que le voyage qui y conduit.Et quel voyage! Si Mozart avait fait des opérettes, elles auraient ressemblé à ce collage baroque rou-lé-tambour par le compositeur Hans Zimmer.la musique de ce dernier prend en effet tellement d’importance, dans les moments forts de l’action fies trois quarts du film, donc), qu’on a l’impression qu’elle a commandé les images, et non l’inverse.Johnny Depp est bien entendu aux commandes, et sa composition de pirate efféminé et extravagant est toujours d’une drôlerie irrésistible.En capitaine Bar-bossa revenu d’entre les morts grâce aux pouvoirs de la déesse Calypso, le génial Geoffrey Rush est à la hauteur de la tâche, et active autant que faire se peut les leviers de cette intrigue maritime qui nous conduit de Shanghai aux Caraïbes, en passant par l’entre-mondes polaire, où Jack Sparrow (Depp) est enfermé depuis son dernier tête-à-tête avec le grand maître des Sept Mers (Bill Nighy).L’apparition de Depp, à la trentième minute du film, tient du rêve surréaliste en ton sur ton.L’apparition de Depp, à la trentième minute du film, tient du rêve surréaliste Enfermé en lui-même, l’homme se clone à l’infini et croise le fer avec ses doubles, avant que des galets transformés en crabes ne le déprennent des glaces.La scène est magistrale, de loin la plus épurée et la plus belle du film, qui revient à cette hauteur à une seule autre occasion, celle où Calypso (Naomie Harris) est libérée de sa carapace humaine.La richesse du matériau est indiscutable, tout comme le savoir-faire de Gore Verbinski, qui engage son intrigue confuse sur les al-fiances, les trahisons, les mauvais sorts et les sacrifices dans une série de détours labyrinthiques mêlant zombies, fantômes chinois et «mondes possibles».L’amalgame tient davantage du trip hallucinogène que du divertissement conventionnel, et tant qu’à donner dans l’abstraction (les retournements nombreux épuisent tout désir de donner un sens à l’histoire), on aurait préféré qu’il aille plus loin.D’autant que la tangente féministe du récit (les deux personnages féminins sont les deus ex machina) donnait à croire que les scénaristes désiraient sortir des sentiers battus.Or la tempête amoureuse de Keira Knightley et Orlando Bloom, apaisée au dernier acte, nous ramène illico en terrain connu.Comme quoi chaque audace a son prix.Collaborateur du Devoir Paris en boîte PARIS, JE T’AIME Un film collectif comprenant 18 courts métrages réalisés par 21 réalisateurs, dont Sylvain Cho-met, Joel & Ethan Coen, Isabel Coccet, Alexander Payne, Gus Van San, Wes Craven, avec Juliette Binoche, Nick Nolle, Nathalie Portman, Bob Hoskins, etc.France-Suisse-Allemagne, 2006, 120 min.ANDRÉ LAVOIE N> en déplaise à Forrest Gump, il n’y a pas que la vie qui ressemble à une boîte de chocolats.Les films à sketches offrent des propositions alléchantes et des déceptions inévitables; les belles surprises sont souvent cachées entre deux gâteries trop sucrées.Comme pour le western, on prédit sans cesse la mort du film à sketches, et voilà que des producteurs téméraires décident de renouer avec cette folle aventure.Celle de Paris, je t’aime est résolument internationale puisque la capitale française constitue une référence essentielle pour tous les (vrais) amoureux du cinéma, peu importe leurs origines.Il est d’ailleurs beaucoup question d’amour dans Paris, je t’aime: amour pour 18 secteurs de cette ville tentaculaire et, bien sûr, romances, idylles et liaisons dangereuses (même avec des vampires!) dans les ruelles de Pigalle, sur les quais de la Seine ou encore entre les tombes du cimetière du Père-Lachaise.Balade touristique pour voyageurs immobiles?En proposant à tant de cinéastes de faire cette promenade luxueuse, le résultat ne peut que ressembler à une vaste mosaïque aux contrastes flamboyants, le décor constituant parfois une simple toile de fond (dans Parc Monceau, Alfonso Cuarôn filme Ludivine Sa-gnier et Nick Nolle dans une obs- II est beaucoup question d’amour dans Paris, je t’aime.curité que des stars capricieuses n’auraient pu supporter).En fait, mis à part les transitions visuelles d’un segment à l’autre, on pourrait tirer bien peu de cartes postales de Paris, je t’aime.Les propositions nous font passer du sublime à l’ennui, et ce en quelques minutes puisque les cinéastes étaient tous contraints au minimalisme dans la durée.Cela n’empêche pas Tom Tykwer (Faubourg Saint-Denis) de livrer une histoire d’amour entre une actrice nm SOURCE CHRISTAL FILMS On pourrait tirer bien peu de cartes postales de Paris, je t’aime, américaine et un jeune étudiant aveugle à une vitesse proche des courses folles de sa Lola aux cheveux rouges.Même sublime précipitation chez Isabel Coixet (Bastille) , qui orchestre le prétendu dernier rendez-vous d’un couple dont l’union bat de l’aile; l’homme voulait lui annoncer son départ elle lui annonce sa mort prochaine.Pour son premier saut de l’animation aux images en prises de vue réelles (avec quelques effets de pixilation), Sylvain Chomet évite Belleville pour s’installer à l’ombre de la tour Eiffel.Avec une tendresse infinie, il provoque la rencontre de deux mimes à la mine basse, retrouvant le sourire dans Je lieu le plus incongru qui soit.Evidemment, les bizarreries prolifèrent, certaines déjouant nos préjugés (le maître de l’horreur bon marché Wes Craven signe une charmante réconciliation amoureuse grâce au fantôme d’Oscar Wilde), d’autres nous laissant de glace (une fois passée l’émotion de voir de nouveau réunis Gena Rowlands et Ben Gaz-zara, Gérard Depardieu filme platement les retrouvailles amères de deux futurs divorcés).Alors que les cinéastes français (Bruno Podalydès, Olivier Assayas) s’empêtrent dans les clichés et livrent les segments www.cinemaduparc.com DAVID LYNCH / J "L r.J .J Z I Jl j : ' TA" ?QUE DIRE DE F*1_US7 En primeur de Jean-Claude Brisseau SÉLECTION CANNES 2006 WFPtfrÇVT sam.et dim.: 13h30, 17M00, 20h30 ¦un.mar.mer.et jeu.: 17h00, 20h30 v.originale a*ec sous-titres français tous les jours: 19hOO En français avec sous-titres anglais tous les jours: 21h00 samedi: 21h00 et 23h15 version originale anglaise avec sous-titres français samedi: THE ABANDONED à 23h30 et ICHI THE KILLER à 23H45 LES ANGES EXTERMINATEURS sam.et dim.à 14hOO ARBRES (v.française); à 13h00 TREE TALK (v.anglaise) SAINT-JACQUES LA MECQUE sam.dim.: 15h00 et 17HOO; lun.mar.mer.Jeu.: 17h00 VISITEZ NOTRE SITE WEB: HORAIRES,TEXTES.PHOTOS, POLITIQUES DE PRIX 3 heures de STATIONNEMENT GRATUIT LA CINÉ-CARTE DU PARC, 8 FILMS POUR 40$ JCINÉMA DU PARC' 3575 Du Parc 514-281-1900 faufil FESTIVAL DE CANNES GRAND PRIX DU JURY «Un des 10 meilleurs filins de l’année.» 24 image* «Absolument renversant.» Helen Faradji, Arrête ton cinéma ?Positif Télé rama C FLANDRES UN I U.M DE BRUNO DUMONT Cahier* du cinéma H À L’AFFICHE 3536, bout Saint-Laurent, Mtl Billetterie (514) 847-2106 Ja'lÏI HA L E DU RE4LIS4TEUR DE B4SI6 INSTINCT ST4RSHIP TROOPERS SOLDIER OF OR4NGE ?-Journal de Montiez! UN FILM C4PTIV4NT 4U SOUFFLE EPIQUE ET ROM4NESQUE -Martin Bilooem Medôfitm [Lj HLM À VOIR CETTE ANNÉE! DE L'OSCAR J MEILLEUR FILM EN LANGUE ÉT RANGÈRENT* «LE MEILLEUR IJIA1 DE LANNEE!» .1 llioinoon, (UIAMIMANI RIEN N'EST PRIVÉ.RIEN N'EST SACRÉ LA VIE DES „ AUTRES ÉCRIT T RÉAUSÉ PAR FLORIAN HENCKEl VON DONNERSMARCK 11 .CAPTIVANT DTIN HOUT A L'AUTRE, ««nw PRENANT, SURPRENANT fSÈj! CT TRÈS EMOUVANT!» M.trlr ChrtMlnr TmlUrr, HAlHOf tN\D\(IH-t.iun l«) 16e SEMAINE! métropole |L «-FILMS AMERIQUE nroMts BRAVO SERGE GIGUÈRE! J DTK A DU MEILLEUR DOCUMENTAIRE 2007,4 L
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