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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2007-05-18, Collections de BAnQ.

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DEVOIR, VENDREDI 18 MAI 2007 MUSIQUE Johnny Hallyday: sur la route du blues Page B 5 4 C’EST LA VIE! Sylvie Laliberté: conjuguer formidable et ordinaire Page B 10 L'artiste s’est «tourné vers «un réseau humain très lié par des préoccupations communes».PHOTOS OLIVIER BOUSQUET Mille visages de femmes Fête chocolatée à Bromont Amateurs de chocolat et d’autres sucreries, ne manquez pas la septième Fête du chocolat de Bromont, ce long week-end ainsi que la fin de semaine prochaine.Pour l’occasion, le Vieux-Bromont se transforme en bourgade chocolatée de 10h30 à 17h.Au menu: démonstration, fabrication de moulages et même création d’œuvres d’art en chocolat.Les petits gourmands pourront également assister à la pièce de théâtre Chocolat que c’est bon avec Cla-foutine et ses amis.Et les plus vieux se rappelleront de bons souvenirs dans le «Bourg des sucreries» en dégustant Jes bonbons de leur enfance.A ne pas manquer, demain, la dégustation du géant chocolaté, un gâteau au chocolat cuisiné par les étudiants de l’école de formation professionnelle de Cowansville.www.feteduchocolat.ca.Campement militaire ^ fl #?Le photographe Pierre Maraval rend hommage aux Montréalaises Mille femmes montréalaises, toutes origines et tous âges confondus, composent l’exposition 1000 femmes Montréal de l’artiste français Pierre Maraval, présentée à la galerie [sas].Figures emblématiques des domaines de la culture et de la politique, femmes d’affaires influentes ou scientifiques chevronnées, ces femmes ont toutes contribué, à leur façon, à construire le Québec d’aujourd’hui et celui de demain.LAURENCE CLAVEL Depuis de nombreuses années, Pierre Maraval s’intéresse au concept des réseaux.C’est cet intérêt qui, au début des années 90, l’a mené à vouloir faire le portrait de personnes liées entre elles, appartenant à une même communauté ou cultivant une passion commune.Il s’est tout naturellement tourné vers les femmes, «un réseau humain très lié par des préoccupations communes» — notamment les revendications féministes —, des préoccupations qui lui tiennent à cœur.Selon lui, «la planète a besoin des vertus féministes, des femmes au pouvoir».Mais pour faire ces portraits de femmes, Pierre Maraval devait délaisser la peinture et se tourner vers une technique avec laquelle il était moins familier: la photographie.«L’esthétique de la photographie ne m'intéresse pas beaucoup, je l’utilise uniquement comme un moyen servant le concept des réseaux.» Au moment où il entreprend son projet avec des femmes françaises, la technologie numérique n’est pas encore au point D se sert donc d’un Polaroid, ce qui accroît considérablement le temps de création.Depuis, il est passé à la photo numérique et expose généralement ses œuvres dans de grands espaces, voire à l’extérieur.'?Une de ses plus récentes expositions, Aides X 1000, présentant 1000 regards contre le sida, était d'ailleurs présentée sur le pont des Arts, à Paris, en 2004-05.Depuis avril, 1000 femmes sont passées à la galerie [sas] afin de se faire prendre en photo par Pierre Maraval.Ces femmes n’ont été choisies ni pour leur beauté ni non plus par hasard, explique l’artiste.Il s’agit de femmes occupant des postes clés dans les rouages de la société active.On retrouve par exemple des femmes évoluant dans le domaine des médias, des directrices d’organisations internationales ou encore des scientifiques.Sous chacun des portraits tapissant les murs de la galerie, le nom de ces femmes apparaît, accompagné de celui du photographe.Un site Internet a également été créé pour l’occasion (uiww.mil-lefemmesmontreal.ca) et un livre sur l’exposition sera publié en septembre.Des femmes du monde Avec les années, Pierre Maraval a réalisé le portrait de femmes cubaines, de femmes parisiennes, de supporters de football du monde entier et de pionniers d’Internet Mais l’artiste n’a pas l’intention de présenter de sitôt les portraits de 1000 hommes.«Je ne vois pas l’intérêt, ex-plique-t-il.Les hommes n’ont pas besoin d’hommage, ils vivent déjà comme si tout leur était dû, alors que les différences entre les hommes et les femmes sont encore bien évidentes partout dans le monde.Et puis, ajoute-t-il, j’aurais beaucoup moins de plaisir à les prendre en photo.» Pierre Maraval a plutôt le projet de faire le portrait de femmes de JACQUES GAVARD Pierre Maraval: «La planète a besoin des vertus féministes, des femmes au pouvoir.» par le monde, de toutes les origines et de toutes les classes sociales.Ces portraits, ultimement, constitueraient une exposition présentant 1000 femmes du monde entier.L’artiste, qui est également cinéaste et qui a publié un roman en janvier, se donne dix ans pour réaliser ce projet monumental auquel il se consacre entièrement Prochaines destinations: Toronto l’an prochain, puis Dallas.Mais auparavant Pierre Maraval se rendra à Phnom Penh, au Cambodge, où le projet des 1000 femmes est attendu avec impatience.«Là-bas, beaucoup de gens sont convaincus que seules les femmes sont aptes à cicatriser le tissu social après le génocide.» Cet hommage aux femmes qu’offre Pierre Maraval sera donc le bienvenu.?1000 FEMMES MONTRÉAL Pierre Maraval Galerie [sas] Jusqu’au 16 juin 2007 L’exposition se poursuivra ensuite au Vieux-Port du 25 juin au 14 octobre 2007.www.millefemmesmontreal.ca Le Devoir ^ Il ^ ^ A*.' mJk JLâu.%k ê Exporail, le Musée ferroviaire canadien, invite le public à vivre l’expérience d’un çampe-ment militaire en 1861.A cette époque, le Canada 0’Amérique du Nord britannique) était une colonie anglaise protégée par les troupes anglaises.Tout au long de la fin de semaine, les visiteurs pourront côtoyer les soldats de la compagnie d’infanterie 6lh Hochelaga Light Infantry Company, incarnés par un groupe de bénévoles spécialisé en reconstitutions historiques.Entre llh et 16h, demain et dimanche, de nombreuses activités sont prévues: un campement militaire d’époque, des démonstrations de tir de fusil à la poudre noire, une simulation d’escarmouche, des patrouilles ainsi que la recherche d’un évadé.www.exporail.org.Samedi Vélo La saison du vélo est de retour et, jusqu’à la fin de l’été, Samedi Vélo propose chaque samedi une activité cycliste pour tous.Dès 9h, les cyclistes de tout acabit partiront de l’école primaire de Saint-André-d’Ar-genteuil pour un des cinq circuits vélo: baladeur, randonneur modéré, randonneur sportif, sportif modéré ou sportif rapide.L'activité est gratuite et il n’est pas nécessaire de s’inscrire.Pour savoir si les départs ont lieu en cas de pluie: « 450 537-3527, poste 48, www.samedive lo.com.Nouveau système solaire Le Planétarium propose depuis hier un nouveau spectacle multimédia intitulé Le Nouveau Système solaire qui permet aux visiteurs de redécouvrir les planètes et les étoiles qui nous entourent à la lumière des récentes découvertes.On sait déjà que Pluton a perdu son statut de planète dans notre système solaire, mais celui-ci nous réserve bien d’autres surprises.Du Soleil à la Lune en passant par les comètes: un voyage interplanétaire qui vaut le détour.www.planeta rium.montreal.qc.ca.Laurence Clavel LE DEVOIR; LE VENDREDI 18 MAI 2007 WEEK-END CULTURE BREF Les prix de design 2007 La résidence Minton Hill de North Hatley, la collection printemps-été des maillots de bain Aqualara, l’aménagement intérieur de l’agence de pub BBDO, le site Internet de la Maison Corbeil et l’éclairage thématique de la Cité des arts du cirque figurent parmi les lauréats de cette année des prix de l’Institut de design de Montréal.Ces récompenses soulignent l’excellence des designers et des entreprises du Québec.Les prix ont été distribués officiellement hier soir lors d’un gala organisé au Marché Bonsecours.Le Devoir publiera demain un cahier spécial sur les divers lauréats.On se renseigne sur le site idm.qc.ca.- Le Devoir Record pour un Warhol New York — Nouveau record pour l’art d’après-guerre.Green Car Crash (Green Burning Car I) a été adjugé mercredi à New York à 71,7 millions $US, un montant jamais atteint jusqu’à présent pour une œuvre d’Andy Warhol.La toile verte, peinte en 1963, montre une voiture retournée, en flammes.lœ corps du conducteur, catapulté hors de l’habitacle, pend contre un poteau.Un passant marche, les mains dans les poches, comme insensible à la scène.Ce tableau est considéré comme l’élément le plus important de la série Death and Disaster, inspirée de photographies de presse.Il a passé plus de 30 ans au sein d’une collection privée.Et sa valeur a été estimée entre 25 et 35 millions $US avant sa vente aux enchères mercredi.Chez Christie’s à New York, il a finalement atteint un prix quatre fois plus élevé que le précédent record pour un Warhol: Mao (1972) avait été adjugé 17,4 millions $US par la même maison en novembre 2006.-AP Les opéras du Met au cinéma: un énorme succès La direction du Metropolitan Opera de New York entend pousser encore plus loin l’année prochaine l’expérience de diffusion des opéras dans les cinémas compte tenu du succès de l’opération cette année.Le Met a entrepris cet hiver de retransmettre en direct sur grand écran dans les cinémas six de ses opéras, ce qui lui a permis de vendre 324 000 billets en tout, au coût de 18 $ chacun.Le dernier opéra.Il Trittico, diffusé le 28 avril, a été vu par 48 000 persomies sur 348 écrans, principalement aux Etats-Unis et au Canada.Selon le New York Times, la direction du Met portera à huit le nombre d’opéras ainsi retransmis la prochaine saison et doublera le nombre de cinémas partenaires en étendant le projet à plusieurs pays.- Le Devoir La Leçon de discrimination en DVD Le documentaire La Leçon de discrimination, qui avait fait sensation lors de sa diffusion à l’émission Enjeux, est maintenant disponible en DVD.Radio-Canada met en effet à la disposition des institutions sco laires et des formateurs l’intégrale de ce documentaire, des entrevues avec les parents des élèves, une discussion avec le conseiller scientifique pour le projet le professeur Richard Bourhis, ainsi qu’un guide pédagogique en DVD-ROM écrit spécialement pour accompagner le visionnement Dans ce documentaire, une enseignante fait vivre à ses élèves du primaire la dime réalité de la discrimination.Le DVD est vendu exclusivement par les ser-vices éducatifs de la Division du marchandisage de Radio-Canada.- Le Devoir F e a t; i v a des écrites do l'ombre Rencontres avec les auteurs Lectures publiques Interviews, ateliers, animations Découvertes gourmandes Visites guidées du village Spectacles en soirée,./i/mfir r/e rw&Jy /'e/tee/ifre/' Saint-Antoine-de-Tilly (20 minutes de Ouébec) 19 et 20 mai 2007, dès 10 h Le McCord au Vieux-Port À l’étroit au centre-ville, le musée veut une grande annexe pour déployer sa collection d’histoire canadienne STÉPHANE BAILLARGEON Le nouveau Musée McCord a tout juste 15 ans et se sent très à l’étroit au centre-ville de Montréal.Il souhaite donc ouvrir une grande annexe au Vieux-Port, sur un des grands quais, selon les informations obtenues par Le Devoir.Installer le centre d’exposition à cet endroit stratégique permettrait de tripler la superficie actuelle des salles, qui passerait de 1500 à quelque 4500 mètres carrés.L’institution vient aussi d’acheter un restaurant voisin, Le Caveau, et pourrait lancer un PPP sur ce terrain de choix situé en plein centre-ville.«Nous avons exploré nos options au cours des deux ou trois dernières années et nous en concluons qu’il nous faut des installations plus grandes pour déployer nos collections et recevoir des expositions temporaires produites par d’autres musées», a résumé Victoria Dickinson, directrice de l’institution.Selon elle, des décisions sont attendues dès l'automne prochain et le chantier devrait aboutir au tournant de la décennie.Les budgets en jeu ne sont toutefois pas fixés.In ministre du Patrimoine canadien, Bev Oda, est attendue aujourd’hui au Musée McCord pour une annonce officielle à propos de la Journée internationale des musées, le 27 mai.Le McCord organisait hier soir son bal annuel au Marché Bonsecours, dans le Vieux-Montréal, tout près de l’endroit où il souhaite s’installer à demeure.Ce musée fondé en 1921 abrite une collection historique réputée.Il possède certains des trésors culturels les plus riches du Canada, dont la collection la plus complète de vêtements portés ou fabriqués au pays, des objets et des documents liés à l’histoire et à l’art autochtones, pas moins de 400 toiles, 2600 esquisses et gravures ainsi que les célèbres archives photographiques Notman.Une infime partie de ce lot se trouve dans les salles actuelles.L’institution n’a pas non plus l’espace nécessaire pour accueillir certaines grandes expos qui lui sont proposées par ses partenaires.«Par exemple, l’American Muséum of National History [AMNH] nous a demandé de recevoir ses expositions, mais nous n’avons pas les salles temporaires nécessaires», a dit la directrice, citant les cas de l’expo Pearls il y a trois ans et d’une autre exposition sur Benjamin Franklin et Versailles.Le McCord, situé en face du Le Musée McCord se sent très à l’étroit au centre-ville de Montréal.JACQUES NADEAU LE DEVOIR campus de l’université McGill, rue Sherbrooke, a été rénové et agrandi en 1992.Les anniversaires s’avèrent propices aux constructions culturelles.Comme le McCord, le Musée de la Pointe-à-Callière et le Musée d’art contemporain ont alors été offerts à la ville comme cadeaux du 350e.Les deux premiers ont Chantal BUZAGL0 Gérard BUZAGLO IMTHÉimilES 3000 ill «>&**’£* 'ÆËSèIm.Cïuéhf*r Tourisme V4UC1SCI (haudièw-Appaladies* Cahier d’exercices • 23,05 $ (320p.) ISBN 978-2-7601-6935-7 Corrigé • 64,85 $ (320 p.) ISBN 978-2-7601-6936-4 itiaiftâmaliqiiBS 3* secondaire du 2< cycle Fiers partenaires du festival GUÉRIN, éditeur liée 514-842-3481 En vente dans toutes les librairies Les prix sont indiqués sous réserve de modifications.même passé la dure épreuve esthétique du temps.«Nous recevons 20 000 étudiants chaque année et il n’y a pas de place pour stationner les autobus, a dit la directrice.E faut aussi miser sur les touristes et les visiteurs qui vont en très grand nombre dans le Vieux-Port.» Mme Dickinson a engagé les discussions avec les autorités du Vieux-Port «Nous avons eu des rencontres», a confirmé Lili Robert directrice des communications de l’organisme fédéral.Elle a ajouté que le McCord constituerait un ajout de choix dans la programmation culturelle du secteur portuaire, qui comprend déjà le Centre des sciences et le Musée de la Pointe-à-Callière, tout près, lui aussi en attente de fonds pour s’agrandir.Mme Robert a précisé que la partie est du site, autour du quai de l’Horloge, serait la plus à même de recevoir le nouvel équipement.«Mais il n’y a encore rien de signé, a-t-elle ajouté.On est loin des annonces.Il faut trouver les sous et convaincre plusieurs partenaires éventuels.» L’achat du Caveau offre une autre occasion de développement un plan B en quelque sorte.Ce restaurant est collé à l’arrière du musée, côté sud.Le propriétaire du Caveau, restaurant fondé il y a un demi-siècle, l’a offert en priorité au McCord, qui l’a acquis après une campagne de financement.Mme Dickinson a refusé de dévoiler le prix de l’achat.«Ce n ’est pas un grand site, mais nous avons craint qu’un promoteur l’achète et bloque notre possible agrandissement futur», a finalement expliqué la directrice.Elle a cité les exemples de musées américains ayant développé des partenariats avec des promoteurs, le pôle culturel utilisant une partie des bureaux.«Le Seattle Art Museum a reçu en don six étages d’un immeuble neuf construit au centre-ville.Une étude reste à faire pour Montréal.Mais dans ce cas, nous ne développons rien pour l’instant.Nous ne sommes que propriétaires d’un espace stratégique.» Le Devoir A LA TELEVISION CANAUX latiOO RDI TV5 D VIE MP VRAK.TV TTF CANAL Z C.SAVOIR VASION CIV (Mont.) GBL TVO CBS NBC FOX PBS (33> PBS (57) CTV (Corn ) A&E BRAVÜ OISCOVFR Y HISTORY NEWSWORLD | SHOWCASE | LEARNING | LIFE TSN YTV CANAUX Le Téléjoui rnal Cinéma / UN HOMME avec Russell Crowe, *.i D'EXCEPTION (4) lennifer Connelly Le Téléjournal Au-dessus de la mêlée j Des kiwis et des hommes / S.Clément I Le TVA 18 heures Le Cercle J.E./ Le pi I nourriture rix de ia casher Spécial Claire Lamarche / La chasse à l'emploi Le TVA 22 heures Le Cercle Dans ma caméra Cinéma / ABYSSE Macaroni tout garni Ramdam III va y avoi | Champagr ir du sport / Louis le À la di Stasio / Hélène (Bourgeois Leclerc Belle et Bum / Dobacaracc Moffatt, Marie-Jo Thério, ! >1, Ariane Stefie Shock Cinéma / L D ATTENTI .ISTE E c épisodes CSI: Miami / Deux épisodes Intervention / Deux ép >isodes CSI: Miami Street Legal Videos | Bravo! Fact .Movies |.Howie Godiva's Entourage Law & Order .a Trace How it's M lade Daily Planet .Worst Handyman | I shouldn't be Alive A Haunting Daily Planet .Alive Master.Things.CSI : New York Digging for the Truth / Stonehenge of the Americas | CSI: New York Crime Stories Cinéma BBC News CBC News CBC News |CBC News The Hour CBC News: The National New Addams Family Andromeda Doc Bliss I G-Spot |Web |BUS.(22:31) I . 1 (23:36) | .(00:06) Property Ladder Take Home » Chef Trading Spaces What not to Wear / Trois émissions Trading.Three Takes Match Skin Deep] .Leash ] Outlaw.Brat Camp Uprooted (Bootcamp (.Leash Outlaw.[ Brat Camp Off the.Sportscent.Hockey Hockey / Séries éliminatoires: Ducks - Red Wings Sportscentre NASCAR Bi jsch Series Thumb (18:35) Team.| IMaruto fzatch Bell I Inu Yasha [Gundam.Alchemist (Bleach (Eureka.Seed (invader.| Classification des films: (1) Chef-d’œuvre — (2) Excellent — (3) Très bon ¦ (5) Passable — (6) Médiocre— (7) Minable NOS CHOIS CE SOIR Paul Cauchon TRAFIC Un film très fort de Steven Soderbergh, avec Michael Douglas et Catherine Zeta-Jones, qui démontre la faillite de la guerre menée contre les cartels de la drogue.Radio-Canada, 19h GRANDS REPORTAGES Il y a 80 ans ces jours-ci, Charles Lindbergh était le premier homme à traverser l’Atlantique en avion.Portrait d un homme dont l’exploit est passé à l'histoire mais qui comportait sa part d’ombre et ses contradictions.RDI, 20h À LA DI STASIO Rétrospective des «moments cocasses et salivants» de 1 année, y compris les fous rires des invités.' Télé-Québec, 21h LE DEVOIR.LE VENDREDI 18 MAI 2007 B 3 W E E K - E N D CINEMA A l’affiche cette semaine SOl)RCE:MÉDIAFILM CA LES ANGES EXTERMINATEURS France, 2006,99 minutes Drame de mœurs de Jean-Claude Brisseau avec Frédéric van den Driessche, Maroussia Dubreuil, Lise Bellynck.Cherchant à filmer le plaisir féminin, un cinéaste développe une connivence trouble avec trois actrices à qui il fait passer des essais très osés.Son projet aura toutefois des conséquences dramatiques.• V.o., s.-ta.: Cinéma du Parc.LE CARNET NOIR Pays-Bas-Allemagne- Grande-Bretagne-Belgique, 2006,145 minutes Thriller de Paul Verhoeven avec Carice van Houten, Sebastian Koch.Hollande, 1944.Ayant survécu au massacre de sa famille par les Allemands, une jeune juive obtient un emploi dans l’usine d’un chef de la Résis tance.Ce damier lui confie la mission de séduire un haut gradé nazi pour lui soutirer des renseignements.• V.o., s.-t£: Ex-Centris, Beaubien.• V.o., s.-ta.: Forum.CLOSE TO HOME (Karov la Bayit) Israël, 2006,96 minutes Drame de Dalia Hager et Vidi Bilu avec Naama Schendar, Smadar Sayar, Irit Suki.Pendant leur service militaire obligatoire dans les rues de Jérusalem, où elles sont chargées de contrôler l’identité des Palestiniens, deux filles de 18 ans au tempérament opposé vivent diverses expériences qui les amènent à se rapprocher.• V.o., s.-ta: Forum.MIDNIGHT MOVIES: FROM THE MARGIN TO THE MAINSTREAM Canada, 2005,86 minutes Documentaire de Stuart Samuels.Des réalisateurs, acteurs, techniciens, critiques et exploitants de salle évoquent les «midnight movies», des films à petit budget atypiques, provocants ou bizarres, qui étaient présentés à minuit dans les cinémas durant les années 1970.• V.o., s.-ti.: Cinéma du Parc.RÊVES DE POUSSIÈRE France-Québec-Burkina Faso, 2006,87 minutes Drame de Laurent Salgues avec Makena Diop, FatouTall-Salgues, Rasmané Ouedraogo.Eprouvé par un drame récent un paysan nigérien arrive à Essaka-ne, une mine d’or artisanale du Burkina Faso, où il se joint à une petite équipe d’orpailleurs.Sur place, il a l’occasion de venir en aide à une jeune mère veuve.• V.o.: Beaubien.• V.o., s.-ta.: Ex-Centris.Blockbuster ou québécois?Hommage au réalisateur Georges Dufaux à la Cinémathèque québécoise Un cinéma à visage humain, très humain ANDRÉ LAVOIE SOURCE CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE Les documentaires de Georges Dufaux conservent encore aujourd’hui une bien triste pertinence, comme en témoigne entre autres Les Jardins d’hiver, sur les souffrances du troisième âge, tourné en 1976.Martin Bilodeau La critique et chroniqueuse du New York Times Manohla Dargis s’interrogeait récemment sur la perception qu’ont les critiques du phénomène du blockbuster.A travers des moments clés de l’histoire du cinéma, elle remettait en question la notion selon laquelle le blockbuster serait néfaste et négligeable, remontant jusqu’aux films-spectacles tels Quo vadis?et Naissance d’une nation pour faire valoir son argument «Les critiques, dit-elle en s’incluant, emploient souvent ce mot pour désigner les productions enflées, davantage portées sur les effets spéciaux que sur la parole et les personnages et qui distraient les spectateurs davantage qu’ils ne les interpellent.L’expression, dans sa forme la plus négative et réductrice, signifie la mort de l’art cinématographique et le triomphe de la pensée corporatiste, de la stratégie de mise en marché, du placement de produits et des retours sur investissement lors du premier week-end d’expbitation.» Spider-Man 3 et Shrek The Third, qui ont lancé le bal estival annuel, illustrent parfaitement sa théorie.Mais ces films sont également des œuvres artistiques qu’on ne saurait balayer du revers de la main pour cause d’ambition économique.Le proche avenir nous dira si le troisième Pirate des Caraïbes, le quatrième Die Hard et le cinquième Harry Potier auront les mêmes vertus.Réflexion faite, la recette du blockbuster réside moins dans sa fabrication (tous genres confondus) que dans sa mise en marché.Entre les évidences récentes et passées (de Jaws à 300 en passant par The Matrix et Raiders of the Lost Ark), Dargis cite des titres tels The Godfather et Lord of the Rings, des œuvres sur lesquelles on répugne, tout naturellement, à accoler le label blockbuster.En effet un blockbuster est obligatoirement une œuvre suspecte, qui vise nos poches avant nos cœurs ou, plutôt qui vide les premières en ramollissant les seconds.The Godfather a reçu ce titre a posteriori en raison de son triomphe populaire.The Lord of the Rings possédait des lettres de noblesse et une origine littéraire qui faisaient passer son ampleur, voire son enflure, pour un hommage à l’auteur et à l’œuvre.La recette du blockbuster est bien entendu hollywoodienne, mais tous les pays dotés d’une industrie cinématographique ont tâté le terrain et récolté ce qu’ils ont semé.Astérix et Obélix - Mission Cléopâtre, par exemple, est un blockbuster.Cours, Lola, cours en est un autre.Les Boys et Elvis Gratton II -Miracle à Memphis en sont aussi.Ça fait déjà quelques années De Niro et Pacino vont traquer un tueur en série Los Angeles — Robert De Niro et Al Pacino, deux des monstres sacrés de Hollywood, vont partager l’affiche d’un film où ils joueront des policiers à la recherche d’un tueur en série, a annoncé hier le quotidien Variety.Le nouveau film s’appellera Righteous Kill et son tournage commencera début août, selon la «bible» de Hollywood.Ce sera seulement la seconde fois que ces sexagénaires, deux des acteurs les plus respectés de leur génération, joueront ensemble à l'écran.En 1995, dans Heat de Michael Mann, De Niro incarnait un braqueur et Pacino un policier à ses trousses.-AFP que les producteurs et les distributeurs québécois, «inspirés» par le programme des enveloppes à la performance de Téléfilm Canada, lui-même inspiré par le triomphe des Boys, visent la caisse.Plus que jamais depuis le triomphe, l’année dernière, de la comédie policière Bon cop, bad cop, produite par Kevin Tierney, le blockbuster made in Quebec a la cote.Trois autres producteurs lui emboîtent le pas cet été, avec la même ambition: Pierre Even, dont le thriller Nitro (en salle le 29 juin) a été produit grâce à l’enveloppe à la performance de C.R.A.Z.Y., et le tandem Pierre Gendron et Christian Larouche, qui lancent le 10 août Les Trois Ftits Cochons, une comédie réalisée par Patrick Huard, sans lui dans l’image mais avec son huile dans le moteur.Pas d’effets spéciaux dans ce thriller et cette comédie, mais des campagnes promotionnelles musclées, dont le bruit devrait couvrir celui des blockbusters hollywoodiens qui prennent l’affiche au même moment Pour une fraction du prix, le très artisanal cinéma québécois se paie le luxe d’acheter son succès.On n’a décidément rien inventé, si ce n’est peut-être, avec des parts égales d’ambition et de dépit le blockbuster de macramé.?Tintin in English?C’est le modeste défi que se sont lancé Steven Spielberg et Peter Jackson, lesquels viennent d’annoncer, à quelques jours du centième anniversaire de naissance d’Hergé, la préproduction de trois longs métrages d’animation 3D inspirés des œuvres du défunt bédéiste.Ainsi, Variety nous apprenait cette semaine que WETA Digital, la boîte du réalisateur de Lord of the Rings, a déjà produit un film de 20 minutes afin de mettre au point un procédé révolutionnaire d’animation numérique, dont la trilogie Tintin sera le fer de lance.«Us [les personnages] cuiront une apparence photoréaliste, explique Jackson,- les fibres de leurs vêtements, les pores de leur peau, leurs cheveux, détaillés un par un.Ils auront l’air de vraies personnes, mais des personnes créées par Hergé.» Et Spielberg de poursuivre: «Peter et moi pensons que le fait de tourner ces films avec des acteurs ne rendrait pas justice au look si particulier des personnages et de l’univers d’Hergé.» Spielberg et Jackson réaliseront un film chacun, le troisième sera réalisé par un autre cinéaste.On ignore pour l’instant lesquelles, des 23 aventures de Tintin, feront l’objet d’une adaptation, Spielberg et sa productrice Kathleen Kennedy se limitant à dire qu’ils possèdent les droits d’adaptation de plusieurs d’entre elles.Dans le meilleur des cas, le premier film mettant en vedette Tintin et ses amis Snowy (Milou), Captain Haddock, Professor Calculus (Tournesol) et les Thompson Twins (Dupont et Dupond) déboulera sur les écrans en 2009.Collaborateur du Devoir R E F Daniel Craig dans un film sur fond de guerre Los Angeles—L’acteur britannique Daniel Craig, nouveau visage de James Bond depuis fin 2006, va abandonner pendant un temps l’agent 007 afin de jouer dans un film se déroulant pendant la Deuxième Guerre mondiale, a annoncé hier le quotidien Variety.Craig, 39 ans, salué pour sa composition dans Casino Royale, a accepté de jouer dans Defiance, l’histoire de quatre frères juifs vivant en Pologne occupée par les nazis.Le film sera tourné par Edward Zwick, réalisateur du récent Blood Diamond avec Leonardo DiCaprio.Craig a été retenu pour une nouvelle aventure de l’agent secret, dont la sortie a été fixée à mai 2008.-AEP Ils ne sont plus très nombreux les cinéastes pouvant se vanter d’avoir pratiquement fait toute leur carrière à l’Office national du film du Canada; Georges Dufaux est de ceux-là.Avant de passer au secteur privé au début des années 1990, il a signé à l’ONF plusieurs documentaires à caractère social, portés par l’esthétique et l’esprit du cinéma direct Il fut aussi un chef opérateur fort apprécié, reconnu taciturne mais préférant visiblement laisser parler les images.Aujourd’hui établi en Suisse et malheureusement affaibli par la maladie, Georges Dufaux peut tout de même contempler une imposante feuille de route.Pour rendre hommage à ce Français d’origme ayant choisi le Québec en 1956, la Cinémathèque québécoise présente, jusqu’au 13 juin, une sélection de ses documentaires, 13 titres couvrant une giande partie de sa carrière.Ce survol s’étend des années 1960 à la fin des années 1990, et les films sélectionnés traitent d’une foule de sujets: éducation, soins de santé, littérature, troisième âge, immigration, et bien sûr ODILE TREMBLAY Cannes — Fascinante Juliette Binoche, capable de se métamorphoser, voire de s’enlaidir pour les besoins de la cause.Mal teinte en blonde, affublée de tenues vulgaires; ainsi nous est-elle apparue à l’écran en Parisienne au bord du bum out.Est-ce bien la même femme qui gravissait en robe de déesse les marches du Palais pour la cérémonie d’ouverture la veille?Mais quel jeu sensationnel! Hier, on a couru l’admirer dans le film du Taïwanais Hou Hsiao Hsien, tourné à Paris, Le Voyage du ballon rouge, qui ouvrait la section Un certain regard.Hou Hsiao Hsien, un des ténors du cinéma asiatique, maniaque de perfection stylistique (Le Maître de marionnettes.Millenium Mambo, Tare Times, etc.), a tourné, comme Won Kar Wai, son dernier film en Occident.Avec beaucoup moins de maladresses que ce dernier.On s’étonnait d’ailleurs de retrouver le vieil abonné de la compétition dans une section parallèle.Le Voyage du ballon rouge, moins parfait que ses œuvres orientales mais de fort bonne tenue, aurait pu concourir pour la Palme d’or.Sa fascination pour la ville de Paris y est palpable.Le projet avait été initié par l’équipe du Musée d’Orsay, désireuse d’associer des cinéastes des quatre coins du monde aux 20 ans du musée parisien.Seule contrainte: le bâtiment devait apparaître dans au moins une scène du film.Mais le scénario est du pur Hou Hsiao Hsien.Il s’est inspiré du film d’Albert Lamorisse réalisé en 1956, Le Voyage du ballon rouge, montrant un enfant étouffant sous les contraintes de l’époque.Le ballon, cet objet de mystère écarlate, volant dans le ciel de Pa- cinéma.Tous affichent son regard humaniste, sa manière discrète d’aborder les gens et les situa-tions, une approche qu’il a d’ailleurs généreusement enseignée à plusieurs artisans de l’ONF qui se sont joints à sa suite.Comme s’il fallait encore se ris sous les yeux de l’enfant du film, devient aussi la mascotte de l’œuvre dHou Hsiao Hsien.Binoche incarne une mère célibataire toujours en train de courir, dépassée par le quotidien, artiste qui prête sa voix à des marionnettistes chinois.Le cinéaste n’a pas égaré sa signature à Paris parce qu’il a conservé des personnages chinois, la nanny du petit garçon, étudiante en cinéma, (Song Fang, figure assez éteignoir toutefois), et le vieux maître de marionnettes, référence à l’un de ses films précédents.Binoche impressionne par son énergie folle, son stress épidermique.La voici transformée en femme hantée, dépossédée, concentrée sur son travail d’artiste pourtant mariée à la note parfaite qu’elle veut atteindre pour faire parler les marionnettes, prisonnière des misères du quotidien.La frénésie parisienne antizen s’inscrit tout entière dans son personnage, qui essaie d’étirer le temps, d’éteindre les feux et en oublie de vivre, sous le regard mélancolique de son petit garçon délaissé.Hou Hsiao Hsien a su filmer Paris dans sa poésie et son rythme, avec moins de maîtrise que Taïwan, Tokyo ou Taipei, mais en lançant sur la belle capitale le ballon magique du rêve.?Une vague d’Europe de l’Est déferle sur la compétition cette année, venue surtout de Russie, mais également d’une Roumanie à la cinématographie montante.De vrais bijoux, dont la Caméra d’or de l’an dernier, sont tournés dans l’ancienne patrie de Ceaucescu, et font retour sur son régime.4 mois 3 semaines et 2 jours de Christian Mungiu est un de ces films brillants, durs, qui marient l’ellipse et l’horreur avec un art convaincre que «plus ça change, plus c'est pareil», les documentaires de Dufaux sur Je système de santé québécois (À votre santé, 1974) ou les souffrances du troisième âge (Am bout de mon âge, 1975; Les Jardins d’hiver, 1976) conservent une bien triste pertinence.Et consommé.Cette histoire se déroule dans une petite ville universitaire de la Roumanie communiste de 1987, si glauque qu’elle donne froid dans le dos.Otilia (Annamaria Marinca, candidate au Prix d’interprétation féminine) est l’amie de Gabita, enceinte dans un pays où l’avortement est criminalisé, et le drame s’installe.Film sur l’amitié, la féminité bafouée, l’irresponsabilité des uns et le courage des autres, le poids du régime, cette œuvre nous entraîne dans le cauchemar d’un système pourri.La chambre d’hôtel où l’avor-teur demande à être payé en nature, la fuite d’Otilia dans la ville nocturne et terrifiante pour détruire le fœtus, un dîner de famille burlesque qui intensifie la tragédie des événements; décors et situations impossibles se succèdent.Quant au bruitage remarquable du film, il accentue la peur, alors que la caméra tantôt nerveuse, tantôt fixe, ne fait grâce d’aucune angoisse, un la confusion de la jeunesse dans des établissements scolaires déshumanisants s’exprime dans Les Enfants des normes (1979), une imposante série en huit épisodes dont la Cinémathèque présente ici le dernier volet ainsi que le «Post-scriptum», tourné en 1983.Ceux qui voudraient en savoir davantage sur le parcours personnel de Dufaux tout en s’offrant une petite leçon d’histoire de Montréal ne manqueront pas Rue Ste-Cathe-rine est.to west (1992).Il faut voir aussi ses portraits d’artiste, celui sur le cinéaste Denys Arcand (De l’art et la manière chez Denys Arcand, 1999), filmé pendant le tournage de Stardom, et sur la romancière québécoise d’origine chinoise Ying Chen {Voyage illusoire, 1998).Bref, tout un cinéma à visage humain, très humain.Collaborateur du Devoir ¦ Pour connaître l’ensemble de la programmation, téléphonez au » 514 842-9763 ou consultez le site: www.cinematheque.qc.ca.Veuillez noter que M.Dufaux sera présent à la projection-hommage, demain à 17h à la Cinémathèque.peu comme dans les films des frères Dardenne, et capte sans pathos la souffrance du monde.?Hier, les festivaliers se ruaient sur Zodiac de l’Américain David Fincher {Seven, Fight Club).Cette œuvre fluide mais trop lisse et froide aborde l’énigme véridique du tueur en série Zodiac, qui fit trembler la région de San Francisco au cours de la décennie 1960.Le film est sorti sur nos écrans au début de l’année, bien reçu mais rite oublié.Ici, il a déçu certains de ses admirateurs.Signé par un autre que David Fincher, sans doute serait-il passé plus inaperçu.Ce sont pourtant ces productions-là qui font courir la presse people à Cannes, quand les bons films roumains affrontent des salles de conférence à peu près vides.Mais patience! Et si la situation allait se retourner au palmarès.LA CINÉ-CARTE DU PARC, 8 FILMS POUR 40$ W E DAVID LYNCH «r.J j U — .J: F J.J .m m «L'opération a la mérita de la transparence et le culot de l'Impudeur» -CAHIERS DU CINÉMA QUE DIRE DE RLUS?En primeur de Jean-Claude B ri «seau SÉLECTION CANNES 2000 LES ANGES EXTERMINATEURS sam.dlm.et lun.: 13h30, 17hOO, 20h30 ven.mar.mer.et jeu.: 17h00, 20h30 sam.dlm.et lun.: 13h15, 15h15, 17h15, 10h15, 21h15 ven.mar.mer.et Jeu.: 17h15.lOhIS.21h15 En français avec aoua-tttrea anglais ¦m tous les jours è 211100 Midnig*1* mwwrr KfWWTW tous ' les jours ft 19H00 (s.-t.fr.) van.«t Mm.: THE ABANDONED » 23*30 «t MIPNIQHT MOVIES * 23H4S um.M dim.I I4h00 ARBRES (v.françalM); 119M0 TREE TALK
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