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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 2003-03-24, Collections de BAnQ.

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V o L .X C I V X ' 6 3 8 7 C + 1 A X K s -?w w w .1 e d e v o i r .c o m ?LE DEVOIR LE LUNDI 21 M A H S 2 « O 3 l $ FRED PROUSER REUTERS Susan Sarandon a fait le signe de la paix en arrivant au Théâtre Kodak en compagnie de Tim Robbins, hier soir, à Hollywood.75e Soirée des Oscars Chicago couronné six fois devant un parterre tendu Il obtient l’Oscar du meilleur film, mais Le Pianiste le talonne avec trois prix majeurs ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Les troupes américaines avaient beau bombarder Bagdad, le Théâtre Kodak tenait hier soir à Hollywood le salon de ses 75 Oscars.Un salon funéraire, s’il faut en croire le noir des robes de la plupart des dames et la lourdeur de l’atmosphère, mais salon tout de même.Sans le bouillant Michael Moore, lauréat du meilleur documentaire pour son remarquable Bowling for Columbine dénonçant le lobby des armes, cette soirée eût été surtout morne.«Nous sommes contre cette guerre, monsieur Bush.Honte sur vous!» a lancé le brave Robin des bois de l’Amérique, en procurant à la cérémonie son vrai moment d’énergie et de révolte.Mais plusieurs voix ont affiché leur tristesse, et leur désaccord devant les offensives guerrières des Etats-Unis.C’est bel et bien Chicago de Rob Marshall, la comédie musicale au rythme d’enfer, qui a remporté VOIR PAGE A 12: CHICAGO « La plus dure journée » ¦ Une dizaine de soldats américains ont été tués dans le sud de l’Irak; cinq autres ont été faits prisonniers La Coalition doit atteindre Bagdad demain SSÉw % REUTERS La chaîne de télévision Al-Jazira, du Qatar, a montré hier les cadavres de soldats américains tués dans une embuscade à Nassiriah (photo du haut).Ci-dessus, des soldats polonais neutralisent des combattants irakiens dans le port d’Oumm Kasr (sud).BRIAN MYLES LE DEVOIR L> armée irakienne a démontré sa capacité de ré-' sistance, hier, lors de violents combats dans la région de Nassiriah qui se sont soldés par la capture d’au moins cinq soldats américains et la mort d'une dizaine d’entre eux; des entrevues de Marines hébétés diffusées par la chaîne Al-Jazira, en violation avec la Convention de (îenève, ont suscité l'ire du président des Etats-Unis, George W.Bush, menaçant de poursuivre pour crimes de guerre ceux qui maltraiteraient les prisonniers.Ut coalition demeure optimiste et satisfaite du déroulement de «l'opération liberté de l’Irak» et prévoit marcher sur Bagdad, soumise à un déluge de feu, dès demain.Les principaux affrontements sont survenus dans le sud du pays, à Oumm Kasr, Nadjaf, Bassorah et Nassiriah, le commandement central avouant qu’il avait connu 4a plus dure journée de combats» depuis le début de la guerre jeudi.A Nassiriah (sud-est), les Marines sont tombés dans im piège tendu par des soldats irakiens qui ont tait semblant de se rendre en brandissant un drapeau blanc avant d’ouvrir le feu.D’autres militaires irakiens ont également déjoué la vigilance des G.I.en se faisant passer pour des civils, les Marines ont accusé d’importantes pertes alors qu’ils essayaient de traverser des ponts sur l’Euphrate, a rapporté un journaliste de Reuters.Le Pentagone a fait état d’un bilan officiel de «moins de dix morts» et «douze portés disparus», sans en préciser davantage.Selon un communiqué irakien, 25 soldats américains et britanniques ont trouvé la mort lors de ces combats.Ia>s chaînes de télévision du monde entier ont diffusé les images de cadavres américains ensanglantés et de cinq prisonniers (le guerre obtenues par Al-Jazira auprès de la télé d'Etat irakienne.Certains soldats ont été tués de balles en plein front.Trois survivants ont déclaré venir du Texas, et les deux autres du New Jersey et du Kansas.«Je ne suis venu tuer personne.On m'a dit de tirer seulement si on me tirait dessus», a dit l’un de ces soldats qui tremblait et semblait hébété lorsque la télévision irakienne l’a interrogé.«Je suis les ordres», a déclaré un soldat texan pressé de questions sur l'objectif de sa mission.VOIR PAGE A 12: RÉSISTANCE Lire aussi en pages Bl, B 2 et B 3 ¦ L’offensive s’organise sur le front nord de l’Irak ¦ Rumsfeld, le bagarreur qui veut venger l’Amérique humiliée ¦ Washington accuse une firme russe d’aider l’Armée irakienne PERSPECTIVES L’ENTREVUE PRODUCTION PORCINE Un dimanche en campagne Visiblement, ça agaçait Bernard Landry.Son veston avait vraiment l’air trop serré, disaient les experts en communication.Avait-il engraissé?Ça risquait de faire un très mauvais effet auprès de l’électorat féminin.La coupable, a-t-il protesté, est cette maudite batterie, qu’on le condamne à porter du matin au soir pour alimenter le micro du cinéaste JeanClaude Labrecque, qui le suit pas à pas depuis le début de la campagne, pour tourner un film dont le titre provisoire est À grandeur d’homme.Durant tout le voyage qui l’a mené à de Montréal à Gatineau, hier, c’est le seul petit signe d’impatience qu’il ait manifesté.Le premier ministre avait eu l’amabilité de m’accueillir à bord de son autobus de campagne et ces quelques heures passées en sa compagnie m’ont inspiré une grande sympathie pur mes collègues qui assurent la couverture quotidienne de sa tournée.Rien ne semble pouvoir le fake descendre du nuage sur lequel 3 est juché depuis le début de la campagne.Dans l'état d’esprit où il se trouve, il aurait Mu bien plus qu’une douzaine de manifestants, même conduits par l’infatigable B31 ClennetL pour le démonter.Pendant des années, M.Landry a M la leçon aux journalistes.Rares sont ceux qui n'ont pas eu à subir ses foudres un jour ou l'autre.Hier matin, il a commencé son point de presse en distribuant les fleurs.VOIR PAGE A 12: DIMANCHE Michel David » « • Quand la raison déraisonne Auteur des Décisions absurdes, Christian Morel se fait sociologue des «erreurs radicales et persistantes » ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR La mer est calme.La visibilité parfaite.La trajectoire des deux navires les amènera à se croiser lentement à bonne distance l’un de l’autre.Le pilote de l’un d’eux est toutefois pris d'un doute et change de cap pour éviter tout risque.La manœuvre incite l’autre navire à corriger sa propre course.Le premier se rend compte qu’on a mal interprété ses intentions et exagère sa bifurcation.Mais le second va du même côté, comme si un esprit maléfique avait aimanté les deux vaisseaux.Et le naufrage qui ne devait pas avoir lieu se produit Il fallait sans doute cet homme tranquille, aux manières appliquées d’un premier de classe dont les cheveux auraient seulement JACQUES ORENIER LE DEVOIR Christian Morel, directeur des ressources humaines chez Renault blanchi depuis le temps, pour chercher à expliquer comment la raison s’égare, dérape et s’emballe, parfois, au point de nous me- ner inéluctablement vers l'erreur et de nous y maintenir envers et contre tout bon sens.Directeur des ressources humaines chez Renault et auteur de l’ouvrage Les Décisions absurdes (GaDimard), le Français Christian Morel se fait sociologue de ces •erreurs radicales et persistantes» ui ont mené dans le passé à des rames spectaculaires comme l’explosion de la navette Challenger ou l’écrasement d’avions de ligne, mais qui empoisonnent souvent aussi, beaucoup plus discrètement notre vie de tous les jours au travail ou à la maison.•Beaucoup de sociologues ont étudié les décisions médiocres, expliquait l’auteur de sa voix douce et posée lors d’un récent passage au Québec.Il y a aussi eu beaucoup de travaux sur les erreurs dans les organisations.VOIR PAGE A 12: MOREL Le purin pourrait être traité en circuit fermé, dans les parcs industriels ¦ À lire en page A 7 24' SALON OU LIVRE DE L'OUTAOUAIS Oofinii uit u Müisficf muREmt it «mu ««mu ¦=r INDEX Annonces.B5 Avis publics.B 4 Convergence.B 7 Culture.B 8 Économie.A9 Éditorial .A10 Guerre.B1 Idées.Ali Météo.B5 Mots croisés.B 4 Religions.B 6 Sports.B5 Télévision.B 7 À LIRE EN PAGES A 2, A 3, A 4 ET A 11 ¦ Un médecin de Sherbrooke recruté par le PLQ pour panser les plaies du réseau de la santé ¦ Bernard Landry se fait talonner par les démunis ¦ La chronique de Michel Venne: Le nouvel enjeu il mus ut cHtiis u tiniiii, stcimi mu IflSHtllMllîS: (111)7711111 vww.ilHe.c! * v LE DEVOIR.LE LUNDI 24 MARS 2 0 0 :i A 7 -LES ACTII.UITES- La production porcine pourrait bientôt quitter les campagnes pour.les parcs industriels De nouvelles technologies permettent de traiter le purin de porc en circuit fermé plutôt que d’avoir recours aux épandages dommageables pour l’environnement LOUIS-GILLES FRANCOEUR LE DEVOIR i Il est dorénavant possible de produire du porc sur une haute éphelle, sans rejet aquatique, sans ojcleur et avec peu ou pas de gaz à eîffet de serre, dans des équipe-nhents qu’on pourrait sortir des campagnes pour les implanter plutôt dans des parcs industriels urbains ou péri urbains parce qu'il elst désormais possible de traiter l^s lisiers en circuit fermé sans ayoir à recourir aux épandages si dommageables aux cours d’eau et ali nez des ruraux.' C’est ce qu’affirme Camil Dutil, Iç président de la société Enviro-gjain, une société qui produit un des trois systèmes actuellement disponibles au Québec.Ce systè-' ie permet de traiter tout le purin une porcherie en circuit fermé avec probablement moins d’émissions polluantes que la plupart des usines conventionnelles de s régions industrielles, dit-il fres à l’appui.Beaucoup de visiteurs étrangers, qui ont visité la semaine dernière l’impressionnant Salon des technologies environnementales des Amériques (Americana), ont d’ailleurs pu obtenir une vaste documentation non seulement sur les produits d’Envirogain mais aussi sur le procédé Biosor, mis au point par le Centre de recherches industrielles du Québec, une société d’Etat.Avec les nouvelles normes publiées l’été dernier, le gouvernement permettra la production porcine dans les régions en surplus aux producteurs qui accepteraient de traiter leur lisier au lieu de l’épandre.Carole Parent, ingénieure chimiste au CRIQ, abonde d’ailleurs dans le sens de M.Dutil: «L’idée d’implanter désormais les grandes productions porcines en milieu industriel est une idée dont nous discutons de plus en plus entre nous.C'est sûrement une orientation que les industriels de ce secteur devraient regarder très sérieusement et rapidement car c’est un virage que permet désormais la technolo- gie.Il se pourrait bien que l’avenir soit justement à ces grandes productions de nature industrielle et aux toutes petites productions à valeur ajoutée, plus adaptées peut-être au milieu rural.Ce sont là des hypothèses qu’il faut examiner sérieusement.» Zones agroindustrielles Camil Dutil ajoute de son côté que les Américains songent de plus en plus sérieusement à déplacer les productions porcines dans des secteurs territorialement spécialisés, comme les parcs industriels.Il n’est pas sûr, dit-il, qu’il soit possible de concentrer un grand nombre de grands établissements porcins dans un même parc industriel en raison du risque d’intercontamination en cas de maladies.Mais il se pourrait, si le nombre de ces établisse- Ces nouvelles porcheries seraient moins polluantes que la plupart des usines conventionnelles ments n’est pas trop élevé, qu'il soit possible d’en implanter dans nos parcs industriels actuels.L’autre possibilité, dit-il, c’est d’utiliser les zones actuelles à fortes concentrations de production porcine et les désigner comme zones «agro-indus-triejles» spécialisées.A partir du moment, ajoute M.Dutil, où les volumes de production n’exigent plus des surfaces disponibles proportionnelles, il suffit d’apporter par camion la nourriture aux porcheries industrielles et de traiter en circuit fermé la totalité de leurs déjections.La concentration des équipements de production dans de véritables parcs agro-industriels serait d’autant plus bénéfique, ajoute-t-il, qu’on pourrait continuer de concentrer dans une même région l’expertise, la nourriture, les abattoirs, etc.•Je ne pense pas, compte tenu des nouvelles possibilités technologiques, conclut M.Dutil, que ce soit une bonne stratégie de disperser la production porcine dans des régions comme l'Abitibi, le Saguenay et le Bas-Saint-Laurent qui pourraient se spécialiser dans d’autres productions, comme tenu de leurs atouts particuliers.Comme la production laitière, par exemple.» Trois technologies différentes Le système Envirogain permet un traitement en circuit fermé, qui permet la réutilisation de l’eau jusqu’à quatre fois par jour avec traitement en continu entre chaque utilisation.Au bout de la chaîne, le purin est transformé en granules qui forment un engrais naturel d'autant plus intéressant qu’il est riche en matière organique.On vient de découvrir que cet engrais solide agit comme antifongique dans la plupart des cultures.Cet engrais, néanmoins riche en azote et phosphore, peut avantageusement servir dans des sols pauvres comme ceux utilisés pour la culture de pommes de terre, par exemple.De son côté, le système Biosor mis au point par le CRIQ extrait l’eau fort abondante du purin — jusqu’à 80 % du volume total — et la traite à travers un ou plusieurs filtres biologiques, ce qui permet de l’utiliser ensuite à des fins d’irrigation, par exemple.Les solides du purin, qui s’accumulent pendant ce temps au fond de la fosse traditionnelle, demeurent disponibles pour épandage sur place.On peut aussi en tirer un compost ou des boulettes.Quant au système BIOTERRE, il mise sur une digestion anaéro-bique (sans air) pour produire du méthane.Ce combustible peut servir à brûler ou à sécher le purin, ou encore pour produire de l’électricité vendue au réseau public, comme on le fait en Allemagne ou au Danemark avec des procédés apparentés.Ou on peut tout simplement le composter ou l’épandre, selon les besoins de chaque ferme.Étude publiée dans la revue Science Les saumons élevés en captivité seraient peu adaptés à la vie dans l’océan Entente entérinée à TVA GREG JOYCE : PRESSE CANADIENNE I Vancouver — Une nouvelle étude laisse entendre que lès programmes d’élevage de spumons en captivité provoquent qne réduction de la taille des oèufs des poissons et laissent ces derniers peu adaptés à la vie dans l’océan, redonnant du npême coup du poids aux préoccupations entourant leur utilité.Toutefois, un spécialiste du ininistère fédéral des Pêches et des Océans, Terry Beacham, met en doute les conclusions de cette étude, récemment publiée dans un magazine scientifique, estimant insuffisantes les données appuyant le propos de ses auteurs.Dans l'article, contenu dans le présent numéro de Science, les chercheurs affirment que le fait d’élever les saumons dans un environnement inoffensif les prépare mal à la vie dans leur habitat naturel.«En les plaçant dans un environnement inoffensif, ils se retrouvent dans un état tel que s'ils retournaient dans la nature, ils ne pourraient rivaliser avec suc- cès avec les saumons sauvages et ils ne survivraient probablement pas», affirme Daniel Heath, professeur à l’Université de Windsor, en Ontario, et spécialiste des questions de conservation génétique.L’étude — menée par M.Heath, son frère John, à la tête d’une piscifacture de saumon sur l’île de Vancouver, et trois autres spécialistes — porte tout particulièrement sur le saumon quinnat.Ses conclusions pourraient s’appliquer non seulement à toutes les espèces de saumon, mais probablement à n’importe quel ani- mal élevé en captivité, croit cependant Daniel Heath.Un saumon issu d'un œuf de petite taille «ne s’en tirerait pas bien» en pleine nature, avance M.Heath, reconnaissant toutefois qu’il n’existe pas de «données précises» à ce sujet.L’étude laisse également entendre — ce que conteste le spécialiste du ministère des Pêches et des Océans — que cette conclusion ne s’applique pas qu’aux saumons élevés en captivité, mais aussi aux saumons sauvages nés dans les couvoirs du gouvernement fédéral.PRESSE CANADIENNE C> est à 89,6 % que le personnel montréalais du télédiffuseur TVA a entériné hier l'entente de principe intervenue avec l’employeur le 14 mars dernier.La nouvelle convention collective inclut des clauses permettant de limiter la sous-traitance, de protéger les emplois et d’assurer le rôle de producteur de TVA.De plus, des mécanismes ont été mis en place pour lutter contre la précarité en rendant automatique dans certaines conditions l’ouverture de postes permanents.Les employés temporaires auront un droit de rappel par ancienneté.Ils obtiennent un pourcentage des bénéfices marginaux.La convention prévoit une aug- mentation de salaire de 8,77 % à la signature et des hausses pouvant aller de 2 à 3 % selon l’indice des prix à la consommation, pour les années 2004 et 2005.Pour les journalistes et les réalisateurs, la convention prévoit également des clauses spécifiques à la déontologie de leur travail et des dispositions qui permettent de garantir l’indépendance journalistique.D’une durée de six ans, le nouveau contrat prendra fin en décembre 2005.Il s’agit de la première convention collective pour l'ensemble des 650 employés de TVA à Montréal, depuis la fusion des quatre anciens syndicats en l’an 2000.Ils sont maintenant membres du Syndicat canadien de la fonction publique.Territoire desservi Section de vote* Adresse de la commission Territoire desservi Section de vote* Adresse de la commission Circonscription : SAINT-LAURENT *Le numéro de votre section de vote est indiqué sur votre avis d'inscription.Circonscription : VIAU *le numéro de votre section de vote est indiqué sur votre avis d'inscription.Montréal, v i 1 j 1 à 42 49 à 64 Église Notre-Dame-du-Bel-Amour 7040, boulevard Gouin Ouest Montréal Montréal, v 38 à 47 51 à 55 127 à 145 Bureau du directeur du scrutin 3565, rue Jarry Est, suite 108 Montréal Montréal, v i t 43 à 48 65 à 71 81 à 86 Centre des loisirs de Saint-Laurent 1375, rue Grenet Montréal Montréal, v 48 à 50 90 à 126 Résidence Gabriel-Sagard 3001, rue Everett Montréal i i 93 à 119 136 Montréal, v 56 à 89 Centre communautaire des aînés St-Michel Montréal, v i l 72 à 80 87 à 92 3333 Côte Vertu 3333, boulevard de la Côte-Vertu 3780, rue Villeray Montréal l i 1 l 1 134 et 135 137 à 151 158 et 159 Montréal Circonscription : VIM0NT Montréal, v I 120 à 133 152 à 157 160 à 171 Bureau du directeur du scrutin 770, boul.Décade (Saint-Laurent) Montréal Laval, v 1 à 35 Centre communautaire Champtleury 2585, boulevard des Oiseaux Laval : Circonscription : TAILL0N Laval, v 36 à 67 Cap Vie 367, Sainte-Rose (Sainte-Rose) Laval Longueuil, v | 1 à 53 Bureau du directeur du scrutin 3690, chemin de Chambly Longueuil Lavai, v 68 à 92 École Horizon-Jeunesse 155, boulevard Sainte-Rose Est Laval Longueuil, v I j 54 à 67 145 à 173 CHSLD Mgr-Coderre 2761, rue Beauvais Longueuil Laval, v 93 à 115 Bureau du directeur du scrutin 4650, Laurentides, app.425 (Vimont) 1 ov/ol Longueuil, v 68 à 101 128 à 141 Centre sportif du cégep 260, rue De Gentilly Est Longueuil Ldvdl Laval, v 116 à 173 Centre communautaire Vimont 1900, rue Bédard 1 CH/Cil Longueuil, v 102 à 127 142 à 144 174 à 183 CHSLD René-Lévesque 1901, rue Claude Longueuil LdVdl Circonscription : WESTMOUNT—SAINT-LOUIS Circonscription : VERDUN Montréal, v 1 à 55 Centre d’accueil St-Margaret 50, avenue Hillside (Westmount) Montréal 1 à 40 41 à 80 01 à 1 1£ Centre culturel de Verdun 5955, rue Bannantyne Montréal Centre communautaire Marcel-Giroux 4501, rue Bannantyne Montréal Bureau du directeur du scrutin 3901, rue Bannantyne (Bureau 101) Montréal Centre communautaire Elgar 260, rue Elgar Montréal mOfUiticl!, V Montréal, v 56 à 85 Wilson Hall 3506, rue University Montréal Momreai.v MAntrAal \i Montréal, v 86 à 118 Centre Dollard-Cormier 3590, rue Saint-Urbain Montréal Montreal, v Montréal, v 01 d MO 117 à 150 Montréal, v 119 à 148 Bureau du directeur du scrutin 2155, rue Guy, bureau 1000 Montréal Circonscription : VIAU Montréal, v 1 à 37 Résidence Emmaüs 9400, rue Irène-Joly Montréal iXl LE DIRECTEUR GÉNÉRAL DES ÉLECTIONS DU QUÉBEC r Parce qu'un vote, ça compte A 12 LE DEVOIR, LE LUNDI 2 4 M A R S 2 O O 8 -* LE DEVOIR ?-—- ACTUALITÉS DIMANCHE SUITE DE LA PAGE 1 Au Journal de Montréal pour son illustration graphique des opérations militaires en Irak.A La Presse pour son cahier sur la conciliation famille-travail.Eh non, il n’y avait rien pour Le Devoir1.C’est plutôt dans la distribution de la matière à nouvelles qu’il est devenu radin.Prenez, par exemple, la question de la souveraineté sur laquelle on s’était rabattu en désespoir de cause.Quand un nouveau gouverne ment péquiste présenterait-il son «plan national de transition?» Réponse: «En temps et lieu.» A quoi faut-il s’attendre exactement?«Je vais faire de mon mieux.» Même chose en ce qui concerne la proposition de tenir les élections à date fixe: «Mon idée n'est pas encore faite.» Chantal Renaud s’amuse énormément de ce petit jeu.«De souris, il est devenu chat», dit-elle.L'attaché de presse du premier ministre, Hubert Bolduc, lui a tout de même suggéré de retenir ses éclats de rire en entendant ses réponses.?L’environnement étant le thème officiel de la journée, André Boisclair était aussi du voyage à Gatineau et il était d’humeur combative, pressant son chef de reprendre là où il les avait laissées la veille ses attaques contre Jean Charest sur la question des défusions, en insistant particulièrement sur son statut de résident de Westmount Hubert Bolduc paraissait sceptique: alors que le chef du PLQ avait lui-même multiplié les attaques personnelles en début de campagne, était-il bien aviÿé de le transformer en victime?A Gatineau, Sylvain Simard, ministre responsable de l’Outaouais, se joint à la tournée.D avait une autre bonne raison de conseiller à M.Landry d’y aller mollo à propos des députés qui ne résident pas dans leur circonscription: il fait lui-même la navette entre Sorel et Gatineau chaque semaine.En fait si les libéraux dressaient la liste de tous les ministres habitant hors de la circonscription qu’ils représentent à l’Assemblée natio-nale, ça pourrait devenir assez gênant A mesure qu’approche le débat des chefs, André Boisclair a suggéré de se concentrer sur les lacunes du cadre financier du PLQ.Il a lui-même donné l’exemple en démontrant ce que signifierait concrètement le gel du budget du ministère de l’Environnement au cours des cinq prochames années.D’autres démonstrations du genre sont à prévoir au cours des prochains jours.On ne peut pas dire que M.Landry mène sa campagne à un train d’enfer.D est vrai que le PQ n’a pas grand-chose à espérer en Outaouais, mais deux petits points de presse et une assemblée en fin d’après-midi, c’est un peu pépère.En soirée, il soupait au restaurant avec sa fille, son gendre et ses deux petites-filles, dont la désormais célèbre Clémentine.H a même eu le temps de s’inviter pour l’apéro chez Sylvain Simard, qui s’est aussitôt rué sur son téléphone cellulaire: «Chérie, devine qui vient nous voir.» La bonne tenue de son parti dans les sondages n’est sûrement pas étrangère à cette nouvelle sérénité, mais .M.Landry est également un homme rassuré.Peu importe le résultat des élections, il sait maintenant qu’il ne passera pas à l'histoire comme le fossoyeur du PQ.mda vidCaledevoir.com Avis aux lecteurs Exceptionnellement la liste des fonds communs de placement n’est pas publiée aujourd’hui.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9 étage, Montréal (Québec), H3A3M9 £3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Par courriel avisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Service à la clientèle et abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514) 985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Le Devoir peut, à l'occasion, mettre la liste d'adresses de ses abonnés à la disposition d'organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050.rue De Bleury.O' étage.Montréal.(Québec).H3A 3M9.11 est imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean.800.boulevard Industriel.Saint-Jean-sur-Richelieu.division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest.Montréal.L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans U Devoir.Le Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900.boulevard Saint-Martin Ouest, Laval.Envoi de publication — Enregistrement n 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.RÉSISTANCE SUITE DE LA PAGE 1 Ces interviews violent la Convention de Genève, qui interdit à l’article 13 la diffusion d’images de prisonniers de guerre afin de les protéger contre les actes de violence, l’intimidation, les insultes et la curiosité publique.Les chaînes de télé américaines ont fini par s’autocensurer à la suggestion du secrétaire à la Défense, Donald Runv sfeld.en refusant de montrer ces images dramatiques.Le président américain, George W.Bush, a sommé Bagdad de traiter les prisonmers «avec humanité».«Sinon, ceux qui maltraitent les prisonniers seront traités comtne des criminels de guerre», a-t-il déclare.M.Bush a rappelé que la chute de Saddam Hussein prendrait •un peu de temps» et que la coalition rien était «qu’au début d'un rude conflit» dont Tissue ne fait aucun doute.Malgré les poches de résistance rencontrées ce week-end par la coalition, le dictateur irakien «est en train de perdre le contrôle de son pays», a assuré M.Bush.La marche sur Bagdad La tactique de la coalition consiste à se rendre à Bagdad le plus vite possible, quitte à éviter l'affrontement dans les villes du sud.Le Pentagone a annoncé samedi que les militaires contourneraient Nassiriah, un nœud ferroviaire et routier stratégique sur la route de Bagdad.Les troupes n’ont pas plus l’intention d'entrer à Bassorah, où les milices armées de fusils AK 47 et de lance-grenades présentent un risque permanent d’em-buscade mortelle.Les troupes anglo-américaines maintiennent enfin le contrôle du port d'Oumm Kasr, bien que des combats à l’artillerie y fassent toujours rage en raison de la présence d’éléments de la Garde républicaine, rempart du régime de Saddam Hussein.Les forces anglo-américaines se trouvaient hier à «100 ou 150 km» de la capitale, selon un correspondant CHICAGO SUITE DE LA PAGE 1 hier le gros des statuettes (six): Meilleur film, meilleure actrice de soutien à Catherine Zeta-Jones en flamboyante artiste de cabaret, meilleure direction artistique, meilleurs costumes, meilleur montage, meilleur son.la comédie musicale est un genre boudé à l’heure des Oscars mais Chicago était le seul des films en lice à afficher une bonne humeur en ces temps troublés.Et rien ne pouvait faire plus contraste avec la fracas des missiles sur les chaînes concurrentes (et en vrai sur le sol irakien) que cette fantaisie de danse et de musique dominant la course aux Oscars.D y eut saupoudrage de prix et plusieurs lauriers importants ont échappé à Chicago au profit des grands rivaux de la soirée.On l’a déjà dit cette année était un millésime, côté cinéma, avec d’excellents fims dans la course.Le bouleversant Pianiste de Roman Polanski (palme d’or de Cannes) a valu au cinéaste polonais l’Oscar du meilleur réalisateur.en son absence parce qu’il est passible de prison aux Etats-Unis pour détournement de mineure.Le Pianiste remporte aussi la satuette du meilleur scénario adapté et vaut à Adrien Brody l’Oscar du meilleur acteur pour sa fabuleuse interprétation d’un musicien balayé par le vent de l’Holocauste.«Je remporte mon prix dans une époque très triste», a-t-il dit en dénon- MOREL SUITE DE LA PAGE 1 Mais il y avait un créneau qui me semblait peu exploré: celui des erreurs extrêmes dans lesquelles les gens entrent et persévèrent avec détermination.Pas ces erreurs que l’on commet par inattention, ou parce qu'on agit dans la précipitation, mais celles que l’on commet dans le calme et la réflexion.» Christian Morel en cite des dizaines dans son ouvrage.11 y a la décision fatidique du lancement de la navette Challenger en 1986 en dépit d’avertissements contraires des ingénieurs.D y a aussi cet avion de United Airlines qui a teUement retardé son atterrissage afin de s’assurer que son train était bel et bien sorti, qu’il est tombé en panne d’essepee au bout d’une heure et s’est écrasé à Portland, aux Etats-Unis, en 1978.On retrouve également les histoires moins dramatiques de ces brochures gouvernementales rendues illisibles et inutiles à force d’essayer de plaire à la fois aux experts et au grand public; de cette montre analogique dont seuls les chiffres, mais pas les aiguilles, brillaient dans le noir; ou encore de cette sortie en famille dont personne n’a envie mais que chacun subit en silence de peur de décevoir les autres.«Ce qu’il y a d’intéressant dans les erreurs extrêmes, explique l'auteur, c’est que l’on voit se dessiner des mécanismes qui ne seraient pas apparus clairement autrement.Un peu comme les névroses et les psychoses qui nous permettent de comprendre l’inconscient C’est un révélateur» Autopsie d’une catastrophe Les causes de pareilles erreurs peuvent être multiples, note-t-il.Le cas de la tragédie de Challenger en illustre plusieurs.D fut d’abord le fruit de l’ignorance.Celle des concepteurs des joints défectueux des fusées d’appoint, pour qui le climat de la Floride était nécessairement doux et ensoleillé alors qu’il y avait fait -13 °C cette nuit-là.Celle également des administrateurs de la NASA, pour qui les probabilités d'échec d’une telle mission étaient quasi milles.Il fut aussi le résultat d’un manque de communication.De la part des ingénieurs, qui avaient l’intuition qu’une défaillance grave risquait de se produire, mais qui n’osaient pas trop en parier faute de données scientifiques pour étayer leurs craintes.De la part des administrateurs également qui n’osaient pas leur poser trop de TAFR et elles frapperont à ses portes demain.L’ar-mee irakienne a déplacé ses lance-ntissües vers le nord de Bassorah pour accueillir les troupes en mouvement rapportait hier le Aric York Times.Un general américain a par ailleurs fait état d’informations selon lesquelles des forces irakiennes dotées d’armes chimiques se trouveraient à proximité de la ville de Kout, à 170 km au sud-est de Bagdad.«Nous leur aidons permis de se promener dans le déstrt.mais toutes les villes résisteront», a promis le vice-president irakien.Talta Yassine Ramadan Sept millions de militants armés du parti Baas dominant sont déployés sur tout le territoire irakien «pour combattre les hordes d’envahisseurs», a renchéri le ministre de l'Information irakien.Mohammad Said akSahhaf.Bagdad est recouverte d'im nuage noir, résultat d’im déluge de bombes et des incendies allumés dans des tranchées remplies de pétrole afin de nuire à l’aviation.La capitale a essuyé les bombardements les plus violents depuis la frappe initiale de vendredi, d'énormes explosions secouant le centre-ville et le siege du Conseil des ministres, situe dans l’enceinte de l’imposant complexe du palais présidentiel Seuls des silt's militaires ou gouvernementaux étaient visés, a assuré Donald Rumsfeld.«La ville n'est pas en flammes, c’est le régime irakien qui est enflammes», a-tàl dit.L’ouverture du front nord se precise.la coalition est venue prêter main-forte aux factions lardes qui tentent d’éliminer Ansar Al Islam, un groupe soupçonné d’affiliation avec le réseau d’Oussama ben Laden.Environ 280 membres des forces spéciales sont arrivés par avion dans le Kurdistan irakien dans la nuit de samedi à dimanche; les grandes villes de Moussoul et Kirkouk ont enfin essuyé leurs premiers bombardements en prévision d’une offensive terrestre des combattants kurdes de l’Union Patriotique du Kirdistan (UPK).La guerre n’est pas exempte de cafouillage du côté de la coalition anglo-américaine, qui a perdu son pre ntier avion, im chasseur-bombardier biplace Tornado de la Royal Air Force, abattu par erreur par un missile çant la guerre.Brody laisse sir le carreau Jack Nicholson, jugé favori dans cette catégorie pour son personnage de retraité solitaire dans About Schmidt.Nicole Kidman qu’on avait vu, méconnaissable sous son faux nez, incarner la romancière Virginia Woolf dans le complexe et brillant The Hours de Stephen Dal-dry a remporté l’Oscar de la meilleure actrice, devançant Juliaime Moore, Salma Hayek, Diane fane et Renée Zellweger.Elle aussi fit allusion aux temps difficiles que le monde traverse.L’admirable Parle avec elle de Pedro Almodovar a valu au cinéaste espagnol, (qui reçut l’an dernier l’oscar du meilleur film en langue étrangère pour Tout sur ma mère) le laurier du meilleur scénario original.Sur sa tribune, il a appelé à la démocratie et au respect de l’égalité internationale.Steve Martin, l’animateur de la soirée, y est allé de petites plaisanteries de circonstance, mais sa nervosité était palpable et la vitesse* d’exécution de cette cérémonie un peu honteuse d’elle-même remporta tous les records de brièveté.Le violent et puissant Gangs of New York de Martin Scorsese, abordant la fondation de New York à travers les rivalités de dans, parti avec dix nominations, n’a rien raflé et fût sans contredit le grand perdant de la soirée, malgré le souffle et la puissance de son film sanglant.L’Oscar du meilleur acteur de soutien revint à Chris Cooper pour son rôle dans le remarquable Adaptation de Spike Jonze.de questions de peur de se mêler de choses qui dépassaient leur entendement.D y a eu des facteurs techniques; la dérision du lancement ayant été prise la veille du départ au terme d’une longue téléconférence au cours de laquelle les différents acteurs n’ont pu réellement se concerter.D y a eu des facteurs hiérarchiques, le chef de la firme d’ingénieurs ayant fait savoir qu’il était en faveur du lancement avant que ses propres spécialistes n’expriment chacun leur reconunandation finale.Il y a eu aussi des facteurs psychologiques liés à la difficulté extrême de s’opposer à un projet lorsqu’il est rendu à son terme.Enfin, il y a eu le déchirement des administrateurs entre leur désir d’assurer le maximum de sécurité aux sept astronautes et leur peur des conséquences économiques et politiques de l’annulation de la mission.Erreur humaine La chronique de ce triste événement révèle bien les multiples pièges dans lesquels toute entreprise risque de tomber à partir du moment où la tâche est le moindrement complexe.«Il n’y a rien de tellement anormal dans l’attitude des gens impliqués dans l’accident de.Challenger, remarque Christian Morel.C’est la conjonctùm de toutes ces attitudes qui a mené à une situation absurde.On ne peut pas produire des biens ou des services sophistiqués sans qu’il y ait une extrême division du travail.La division du travail a un potentiel d’efficacité et de richesse extraordinaire, mais en même temps, c’est un facteur d’immense fragilité des décisions.» Encore faut-il que l’objectif poursuivi soit clair.«Il y a une mystique de l'action dans nos sociétés, pense-t-il C’est tellement plus satisfaisant, pour l’esprit, de produire de la solutùm, que, souvent, on ne réfléchit pas assez sur le pmer-quoi de ces solutions.» Fils et petit-fils de militaire, Christian Morel a effectué un doctorat en science politique et en sociologie avant de faire le saut dans le secteur privé.«La carrière universitaire m’apparaissait trop lente», confie-t-il.Son passage chez les géants Dunlop et Renault ne lui inspire pas moins, en 1980, un premier traité sur les relations de travail intitulé La Grève froide.Resté attaché au milieu universitaire et porté à l’éclectisme, il revient à l’écriture en 2002 avec Les Décisions absurdes qui lui vaut deux prix et de bonnes ventes en librairie.Son expérience professionnelle l’incite à croire que, contrairement aux idées reçues, le secteur privé pourrait être celui qui éprouve le plus de difficulté à corriger ses erreurs radicales et persistantes, et ce, en dépit de la sanction du marché.«Les très grandes entreprises, qui ont Patriot américain dans la nuit de samedi à dimanche, lx's deux membres de l'équipage sont morts, a confirme te ministère britannique de h Défense.Au Koweït, un sergent américain récemment converti à l’Islam s’est retourné contre son bataillon en lançant trois ou quatre grenades dans lime des tentes du camp de la 101 division aéroportée.Un sokiat a été tue et 12 autres blesses.L’auteur de ce fratricide, Asan Akhbar.éprouvait des problèmes disciplinaires.Il est présentement détenu.Où est Saddam?Choisissant de narguer Washington et Londres, Saddam est apparu mie nouvelle fois hier sur k's écrans de fa television irakienne, souiiant et détendu au milieu de hauts dirigeants de son régime.Mais pour Donald Rumsfeld, il est impossible de savoir si le dictateur est toujours aux commandes de son année.S’appuyant sur fit's rapports des services de renseignement américain, M.Rumsfeld a affinité que ces images «ont été enregistrées à l'amnee au cas où il serait tué ou qu 'il ne serait pas en tnesure d’accéder à des moyens d'enregistrement».A Ixmdres, le Sunday Telegraph a rapporté hier que le premier ministre Tony Blair a été informé des blessures subies par Saddam Hussein lois de la frappe initiale de mercredi.«Nous avons reçu des informations selon lesquelles Sadiium Hussein a quitté les lieux en ambulance», a par fa suite déclaré à la BBC Mike O’Brien, k' secrétaire d'Etat britannique aux Affaires étrangères.Selon l’hebdomadaire américain Newsweek, cette attaque ciblée contre Saddam a été déclenchée sur fa foi d’un renseignement émanant d’un haut responsable irakien, qui a révélé à la CIA que le dictateur passerait fa nuit dans un abri souterrain construit sous une maison anonyme d’un quartier résidentiel de Bagdad.L’informateur de la C LA a certifié que Saddam Hussein se trouvait à l’intérieur au moment de l’attaque.Aivr l’Agence France-INesse, Reuters, libération, le New York Times et CNN.Catherine Zeta-Jones chanta sur la musique de Chicago, le ventre louitl de sa grossesse presque à terme, aux côtés de Queen I atifah, en noir elle aussi.L’ébène était donc de mise chez fas dames, ou à tout le moins des tenues sobres à quelques exceptions près (dont Renée Zellweger, en flamme dans sa robe rouge).Les décors se voulaient à l’égyptienne, kitsch mais relativement élégants.En substance, le gratin de Dis Angeles s’était iias-sé le mot: assistons à la cérémonie, soit, mais avec des vêtements de circonstance.Chacim avait 45 secondes pour s'exprimer, liistoire d’éviter tes virulents discours.Le spectaculaire lord of the Kings: The Tioo Towers repart avec les Oscars des meilleurs effets visuels et du meilleur montage sonore.Son cinéaste Peter Jackson avait refusé de se présenter en période de guerre.A Road to Ptrdition de Sam Mendes reçoit fa statuette des meilleures images.Celles des meilleurs maquillages et de la meilleure musique ont couronné l'intéressant Frida de Julie Taymor sur l’artiste mexicaine.Eminem, Jeff Bass et Uiis Resta ont raflé l’Oscar de 1a meilleur chanson pour Lise Ibioscjfdans S Mile.C’est le film allemand Nowhere in Africa de Caroline .link qui a remporté l'Oscar de meilleur fim en langue étrangère.en l'absence de fa cinéaste.Quelques lauriers en vrac: Meilleure animation, Spirited Away.Meilleur court métrage animé: The Chubbchubbs d’Eric Armstrong, meilleur court métrage de fiction: The Charming Man Martin Strange Hamsun et Mia Andreasen.Meffleur court métrage documentaire The TUhn Towers.énormément de moyens financiers, peuvent assez facilement maintenir longtemps en vie des solutions qui n'ont pas de sens», constate-t-il.Ses connaissances des pouvoirs publics l’amènent toutefois à constater que ces derniers ont également la fâcheuse tendance à accorder autant, sinon plus d’importance à la façon de rallier le public derrière une solution qu’à sa valeur intrinsèque.«On va accepter souvent de très mauvaises décisions et leur donner une grande valeur seulement parce quelles ont un fart potentiel de mobilisation.» Cet étal de fait n’est pas une fatalité, pense-t-il: «Il y a des choses que Ttm peut corriger.Mais ce que je décris, c’est la cnnditûm humaine.Le monde est tellement complexe et indéterminé que l'esprit humain est obligé de prendre des raccourcis, de faire des simplifications.Parfois, cela conduit à de grosses erreurs, mais d’autres fins, ceia mène à de l’inventùm.» De l’erreur absurde à l’invention miraculeuse Il rappelle que plusieurs des plus grandes découvertes humaines ont été le fruit d’accidents de parcours, de l’exploration involontaire de zones inconnues de la connaissance ou de démarches en rupture avec les règles de Tari 1 lu tôt que de raconter pour une énième fois les histoires mille fois ressassées de Léonard de Vinci, d'Isaac Newton ou de Marie Curie, ce passionné d’aviation s’anime soudain à l'évocation d’une catastrophe aérienne dont a a pu atténuer l'ampleur.En juillet 1989, l’éclatement en plein vol du moteur de queue d’un DC-10 de la United Airlines met hors d’usage les trois circuits redondants des commandes de vol, condamnant par le fait même les 296 occupants de l’appareil à une mort certaine.Les pilotes se rendent comj> te toutefois qu’ils peuvent modifier la trajectoire de l’avion en jouant seulement avec le régime des deux moteurs restants.Commence alors un balai aérien hallucinant qu’aucun manuel de pilotage, ni aucun ingénieur en aéronautique, n’avait jamais conçu, et qui se termine par un atterrissage brutal sur une piste de l’aéroport de Sioux City, en Iowa, auquel survivront 185 passagers.«Voilà un exemple parfait de bricolage cognitif réalisé totalement en dehors du raisonnement scientifique, souligne Christian Morel dans un rare mais non moins large sourire d’émerveillement.Mais au lieu de se conclure par une décision absurde, cela a mené à une invention miraculeuse.» LEDEV Manchettes Art et plaisir^ Le Devoir Vous n'êtes pas d'accord avec une position éditoriale ?i LE DEVOIR.LE L T N D 1 21 MARS 2 0 0 ;i B B — ?LE DEVOIR *- LA GUERRE EN IRAK ANALYSE Guerre 101 JEAN-DOMINIQUE M E RC H ET LIBÉRATION Les forces anglo-américaines ont, pour l’instant, choisi d’évi-fcer d’entrer dans Bassorah, la grande ville du sud chiite.Une tactique qui leur sera toutefois difficile de renouveler à Bagdad.Contourner les villes permet d’aller plus vite.C’est la base de la tactique enseignée dans toutes les écoles de guerre.Selon un correspondant de l’AFP embarqués avec les troupes américaines, les éléments les plus avancés étaient hier après-midi, à «100-150 kilomètres» au sud de la capitale.L’offensive du Vr Corps de l’US Army en direction de Bagdad a débuté dans la nuit de jeudi et vendredi.Il semble progresser par bonds successifs d’environ 150 kilomètres par jour— avec des poses indispensables pour se ravitailler en carburant (un char Abrams consomme deux cents litres par heure).Cette vitesse très élevée a une conséquence: les unités blindées laissent derrière elles de dombreuses poches de résistance qu’elles n’ont pas pris le temps de réduire.Elles les contournent, les bousculent parfois, mais laissent aux troupes du deuxième échelon le soin de finir le travail.D’où les combats qui se poursuivent, par exemple à Nasiriyah, la première ville rencontrée sur l’Euphrate.Si ce raid dans la profondeur du territoire irakien se poursuit, les troupes américaines seront très bientôt dans les faubourgs de Bagdad.Que se passera-t-il alors?Il est impossible de le dire.L’objectif des militaires est clairement politique: en fonçant sur la capitale, il s’agit de «prouver aux Irakiens que Saddam et son régime sont finis», comme l’a expliqué le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld.«Nous leur avons permis de se promener dans le désert, mais toutes nos villes résisteront» lui a rétorqué hier le vice-président irakien, Taha Yassine Ramadan.Réponse, sans doute, dans les prochains jours.En attendant, la liquidation des poches de résistance peut prendre du temps, comme on le voit sur la façade maritime de l’Irak.Une partie des soldats irakiens semble décidée à se battre, alors que la priorité absolue des Américains est de préserver la rie de leurs soldats.Une situation d’autant plus compliquée que les deux armées se trouvent désormais entremêlées.«Lorsque qu 'une unité américaine tombe sur l’ennemi, elle se protège et attend de créer un rapport de cinq contre un avant de repartir à l'assaut», raconte un officier français, qui a été en poste outre-At-lantique.Cette manière de faire remonte à la Seconde Guerre mondiale: de nombreux villages ont été écrasés par l'artillerie lourde ou l’aviation parce qu’une section de fantassins allemands s’y étaient retranché.Au sud, les Marines et les soldats britanniques tentent de contrôler le littoral, sans aller à Bassorah, une ville d’un million d’habitants à une cinquante de kilomètres.Dans cette région du Chatt-al-Arab, les combats se déroulent sur un terrain très difficile, où la mer, le fleuve et la terre se mêlent au milieu des terminaux pétroliers et des infrastructures portuaires.Rien à voir avec les grandes étendues désertiques sur lesquels galopent les chars Abrams et Bradley.Ces deux grands objectifs terrestres (Bagdad et le littoral) n’épuisent pas les opérations militaires, qui se déroulent en même temps sur trois autres fronts: le nord, l’ouest et les frappes aériennes.Celles-ci se poursuivent intensément.Un milfier de missile de croisière aurait déjà été tirés, avance le Pentagone, sans compter les bombes guidées par laser ou au GPS.La campagne aérienne vise toujours à décapiter le pouvoir et à la priver de ses outils de communication et de répression, comme la garde républicaine spéciale.Aucune évaluation sérieuse n’est pour l’instant disponible, d'autant que l’objectif n’est pas la destruction de chars ou d’avions, mais le collapsus du régime.Dans l’ouest désertique de l’Irak, connue sous le nom de «zone H», les opérations se poursuivent pour le contrôle de bases aériennes (H2, H3) qui offriraient un «pied-à-terre» aux Américains dans ce secteur, le seul à partir les Irakiens pourraient tirer des armes de destruction massive contre Israël.Vive Bush! .REUTERS PENDANT QU’A Washington plusieurs centaines d’anciens combattants américains de la Deuxième Guerre mondiale, des guerres de Corée et du Vietnam manifestaient pour dénoncer l’intervention militaire de leur pays en Irak, d'autres Américains (notre photo) descendaient aussi par centaines sur Time Square pour exprimer leur appui à la guerre déclenchée par le président George W.Bush.Le camp québécois de la paix ne baisse pas les bras * À* -s’’ REUTERS Saddam Hussein tente d’utiliser ses milices comme des combattants de guérilla.Un combat inégal.Après la bataille, les restes d’une armée mal préparée LUKE BAKER REUTERS Aux environs de Najaf — Sur la plaine où l’armée américaine a écrasé des combattants irakiens, au sud de la ville sainte de Nadjaf, les carcasses calcinées de véhicules se mêlent à quelques dépouilles carbonisées.Les colonnes blindées et l’infanterie américaines ont pris le contrôle de cette plaine dimanche matin après plus de sept heures d’affrontements contre les forces irakiennes, équipées de mitrailleuses montées à l’arrière de pick-ups japonais.Najaf se trouve à 190 ton au sud de Bagdad.Sur la seule route qui traverse la plaine, des véhicules irakiens continuaient de fumer dimanche après-midi.Et des côtes noircies par les flammes étaient les seules parties reconnaissables de trois corps carbonisés dans une voiture stoppée sur le bas côté, dans la poussière.«Ce n’était pas un combat loyal.Je ne comprends pas pourquoi ils ne se rendent pas», a déclaré le colonel Mark Hildenbrand, com- mandant du 937e unité du Génie.«Quand vous jouez au football à domicile, 3-2 est un score honnête, mais ici, c’est plutôt 119-0», a-t-il ajouté, en expliquant que les pickups irakiens n’avaient aucune chance contre les blindés américains.Se battre en sandales La bataille a commencé samedi soir quand les forces de la troisième Division d’infanterie américaine poursuivaient leur route vers le nord, en direction de Bagdad.Les corps irakiens, disposés de part et d’autres de la route, montrent que les miliciens cherchaient à faire tomber les Américains dans une embuscade dans cette plaine, zone stratégique sur la rive ouest de l’Euphrate.L'avant-garde américaine a été prise sous le feu irakien avant que les blindés et l'infanterie, épaulés par l’aviation, n’entrent en action.«Les blindés ont supprimé les véhicules des miliciens puis l'infanterie a dégagé la zone à pied, lentement mais sûrement», explique le lieutenant-colonel Bernie Lind-strom du 937e.«Les tirs et les explosions ont commencé à retentir vers 21h et la zone n’a pas été totalement sécurisée avant quatre heures ou cinq heures ce matin.À un moment, cela a été très violent».Pour Hildenbrand, Saddam Hussein tente d’utiliser ses milices comme des combattants de guerilla.Mais les miliciens ont semblé très mal préparés pour faire' face à la puissance de feu américaine.U's corps montrés au journalistes n’étaient pas vêtus d’uniformes militaires, portaient des sandales, lueurs casques gisant à proximité, étaient en plastique, non en kevlar.Ces combattants semblaient ne partager qu’un seul objet identique, un béret noir frappés d’un aigle et d’un écusson standard sur le front.Non loin, une cachette dans le désert utilisée, selon Hildebrand, par les soldats de Saddam Hussein, montre la précarité du combattant irakien.Pour se protéger du froid, une couverture poussiéreuse.Pour combattre la faim, un sac en plastique de viande crue.Et oubliée dans la fuite, une photo de deux enfants.CLA1RAN DRÉE CAUCHY LE DEVOIR La résignation n’a pas eu raison de la mobilisation à Montréal.Pour la deuxième semaine consécutive, plusieurs dizaines de milliers de personnes — 200 (HH) selon les organisateurs — ont défilé sur le boulevard René-Lévesque samedi pour s'opposer à la guerre.Le déferlement de bombes et de missiles a exacerbé les notes de colère dans le discours des pacifistes.«M.Hush, vous parlez de Saddam comme d'un tyran sanguinaire.Aujourd'hui, à la face du monde, vous venez de prendre sa place», a crié le chanteur et comédien Dan Bigras avant de livrer une vibrante interprétation du Déserteur de Boris Vian.Plusieurs slogans étaient scandés en trois langues: le français, l’anglais et l’arabe: en partie par solidarité avec les victimes de là guerre, mais surtout parce que bon nombre de manifestants étaient d'origine arabe.Etudiant à l’université Concordia, l'Irakien Ali Abbas était fier de marcher dans les rues de Montréal: «C’est magnifique de voir que les gens sont aussi conscientisés, alors que la guerre se déroule si loin.» Le jeune homme qui vit au Québec depuis cinq ans s’est insurgé contre la propagande américaine: «J’y étais en 1991, j’ai vu les dommages causés par les fameuses bombes intelligentes», a expliqué l'Irakien, inquiet pour sa famille restée au pays.Plusieurs en avaient déjà assez de voir la guerre étalée sur toutes les chaînes de télévision: «aux météorologistes à la con qui expliquent les conditions météo dans le Golfe, on ne veut plus vous voir la face», s’est exclamé Raymond Legault du Collectif Echec à la guerre devant la foule.Le collectif à l’origine de la manifestation a demandé que le gouvernement canadien condamne «cette agression illégitime, illégale et criminelle» et rapatrie tout l’équipement et le personnel militaire présent dans la région.Parmi les manifestants, le chef du Bloc québécois, Gilles Ducep-pe, a signifié en entrevue son intention de faire écho de cette demande à la Chambre des communes, exigeant que le gouvernement Chrétien fasse preuve de «cohérence en rapatriant ses navires présents dans le Golfe ainsi que les soldats qui combattent dans l’armée américaine»., Quelques escarmouche» Pendant que la majorité des manifestants écoutaient les discours devant le Complexe Guy-Fa-vreau, quelques centaines d'activistes se sont qttroupés devant le Consulat des Etats-Unis, un peu plus à l'ouest.Ils ont invectivé les policiers de l’escouade anti-émeute, leur lançant des briques et des boules de neige.Les policiers ont recouru au poivre de Cayenne pour disperser les jeunes manifestants.Deux policiers ont été légèrement blessés et neuf manifestants ont été arrêtés pour attroupement illégal.Certains d’entre eux seront aussi accusés d’entrq-ve au travail des policiers.Ailleurs au Canada, les manifestations ont attiré moins de pacifistes que la semaine précédente, les manifestants se chiffraient à 3000 à Québec, 5000 à Ottawa, 3500 à Toronto et 2000 à Halifax.Avec La Presse canadienne La rue arabe dénonce la «guerre contre l’islam» AGENCE FRANCE-PRESSE Le Caire — Des nouvelles manifestations antiaméricaines ont rassemblé plusieurs milliers de personnes hier, en Jordanie et Egypte, et des dirigeants de la région ont exprimé leur solidarité avec le peuple irakien et l’inquiétude de voir le conflit s’enliser.Comme chaque jour depuis le début, le 20 mars, de la guerre en Irak, plusieurs milliers de personnes ont manifesté en Égypte leur colère contre Washington et Londres.Les défilés d’hier, essentiellement formés d’étudiants, ont été organisés dans les campus, où les manifestations sont tolérées.Ils étaient 2000 à Kafr el Cheikh (nord), marchant aux cris de «La question n’est pas Saddam, c’est une guerre contre l’islam» ou «Bush, le sang des musulmans n’est pas bon marché», et environ 4000 à l'université d'Aùi Chams, au Caire, selon la police, et plusieurs milliers à Mansoura (nord-est).En Jordanie, environ 3000 étudiants ont manifesté dans l’enceinte de l’université al-Hussein à Maan, un bastion islamiste du sud, selon des témoins.Des affrontements avaient opposé vendredi à Maan des manifestants pro-irakiens aux forces de l’ordre.À Bahrein, siège de la V' flotte américaine, des heurts ont opposé des policiers à une centaine de jeunes manifestants qui protestaient contre la guer- re en Irak devant l’ambassade des États-Unis à Manama.Plusieurs dirigeants ont par ailleurs exprimé leur solidarité avec le peuple irakien, s’inquiétant de l’éventualité d’un conflit plus long que prévu, qui ne ferait qu'alimenter la colère de la rue.«Lorsque nous avons parlé avec les Américains, ils ont dit que la guerre serait brève, mais ce que je crains, c’est que les opérations militaires traînent en longueur, avec le grand nombre de morts que cela entraînerait», a déclaré le président égyptien Hosni Moubarak.M.Moubarak a prévenu que «tout cela a des répercussions sur les peuples de la région», dans une «illusion aux manifestations.«Nous sommes de tout cœur avec le peuple irakien en ces instants critiques», a déclaré pour sa part le ministre égyptien des Affaires étrangères.Ahmed Maher.Il a souligné que le souci principal de l’Égypte est de «protéger le peuple irakien, afin qu’il ne subisse pas ce qu’il subit actuellement», dans une critique voilée des bombardements.Sous le titre Mon cœur est avec le peuple irakien, le rédacteur en chef du journal gouvernemental Al Akhbar, Galal Doueidar, a exprimé son indignation «fore aux bombes du monstre américain qui s’abattent sur les innocents irakiens».A Amman, le roi Abdallah II a exprimé sa "peine” devant les images télévisées des bombardements en Irak et appelé à «tenter d’arrêter la guerre au plus vite».Jordanie : où sont les réfugiés irakiens ?CHRISTOPHE AYAD LIBÉRATION Roueiched — Le décor est en place, il ne manque plus que lès figurants.Les centaines de tentes impeccablement alignées dans le désert jordanien, les humanitaires aux tenues flambant neuves, les journalistes occidentaux avec le keffieh réglementaire, tous n’attendent plus que les ïéfugiés.Mais, depuis le début de la guerre, pas un seul Irakien n’a franchi la frontière jordanienne.Aucun, zéro, personne.-i : Deux camps distincts ont été installés à Roueiched.en plein désert à 60 kilomètres de la frontiè-ie irakienne.Le premier, vide, est œnsé accueillir les Irakiens fuyant leur pays.Le second, trois kilomètres plus loin, est destiné aux étrangers quittant l'Irak.Jusqu'à présent seul le second a accueilli près de 500 personnes, des Soudanais surtout, quelques Somaliens, dçs Tchadiens, des Nigériens.des Érythréens et une o u deux familles égyptiennes, partis pour la plupart dès la première nuit de bombardements.Chenga Makon a attendu le dernier moment pour fuir Bagdad.«Jusqu’à la fin, j’ai cru que c’était du bluff, raconte ce Sud-Soudanais installé depuis 1989 en Irak.Après les premières bombes, jeudi matin, j'ai couru à l'ambassade du Soudan et je suis monté dans le bus sans même avoir le temps de passer prendre mon argent au magasin.» En 1991, il n'avait pas quitté l'Irak avec les centaines de milliers de travailleurs immigrés.«Je n 'ai pas peur des bombardements, mais, cette fois-ci, c'est autre chose.Après la chute de Saddam Hussein, il va y avoir une guerre civile.Les Irakiens sont armés jusqu’aux dents, ils vont régler leurs comptes.» Plaine désolée L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) est chargée des rapatriements dans les pays d'origine, généralement dans un délai de deux ou trois jours, quand il n’y a pas de problème.En attendant, Chenga et les 300 hôtes actuels de Roueiched tentent de se réchauffer dans la plaine désolée balayée par le vent et la poussière.Ils traînent d’une tente à l’autre, par petits groupes, accroupis par nationalités autour de flaques boueuses.Ils ressassent les mêmes histoires pour des journalistes désoeuvrés et presque aussi nombreux.L'autre camp, destiné aux Irakiens, reste désespérément vide malgré les 2000 tentes pouvant accueillir 10 000 personnes.«Nous sommes prêts, explique fièrement Mohamed al-Amoush, responsable de la Société hachémite de charité, chargée de gérer le camp de réfugiés sous la supervision du Haut Commissariat aux réfugiés de l’ONU (HCR).Mais je comprends les Irakiens À leur place, je resterais dans mon pays pour le défendre.» Plus probablement, les Irakiens n’ont aujourd’hui ni les moyens ni l’envie de prendre le risque d’effectuer le voyage de quelque 400 kilomètres entre Bagdad et la frontière, devenus dangereux.Contrôle strict  60 kilomètres à l’est de Roueiched, le poste-frontière de Kara-meh est complètement désert.«La route est déserte Tout est cal- me, il n'y a ni points de contrôle, ni soldats américains ou irakiens», raconte Abdallah Ahmed, un Soudanais.Les autorités jordaniennes ont imposé un contrôle très strict sur toute la zone frontalière, décrétée zone militaire.Depuis la prise de H2 et H3, deux aéroports irakiens situés à moins de 100 kilomètres de la frontière jordanienne, le rôle exact des forces américaines présentes dans le royaume et censées ne pas participer à des actions offensives est de plus en plus sujet à caution.Tout près de Roueiched, l’US Army a installé une petite base militaire.Deux chasseurs-bombardiers A-10, chasseurs de chars, ont été aperçus en vol ainsi qu’un gros porteur Hercules, des hélicoptères d’attaque Black Hawk, ou de transport de troupes Chinook et Sikorsky.Amman expulse Amman (AFP) — la Jordanie a été hier le premier pays arabe à expulser des diplomates irakiens depuis le déclenchement des hostilités, prenant ainsi le risque de braquer encore plus une opinion publique largement favorable à l’Irak.Le ministre jordanien des Affaires étrangères Marwan Moa-sher a tenu a souligner que l’expulsion des diplomates irakiens n’était en aucune façon liée aux exigences manifestées la semaine dernière par Washington.Selon le ministre «les cinq diplomates expulsés menaient des activités portant atteinte à la sécurité de l'État et en contradiction avec les normes diplomatiques internationales».Il s’est refusé à fournir de plus amples précisions sur ces activités.t i L K 1) E V (» I R .LE L U N I) I 2 4 MARS 2 0 » 3 B 1 JS SPORTS Tiger Woods écrase l’opposition Tiger Woods a remporté, hier, le tournoi de golf Invitation Bay Hill pour une quatrième année cor consécutive.Expos 3, Orioles 0 Zach Day rassure les Expos RICHARD Ml LO PRESSE CANADIENNE Fort Lauderdale — Ce n’est pas officiel mais c’est tout comme: Zach Day sera dans la rotation des Expos.Day, un droitier de 24 ans, a limité les Orioles de Baltimore à seulement deux coups sûrs en six manches et les Expos l’ont emporté 3-0, hier.Le match a été arrêté après deux retraits à la huitième en raison de la pluie.Day effectuait son quatrième départ — sa sixième présence.Il a enregistré deux retraits au bâton et il a fait face au minimum de 18 frappeurs.Les deux coups sûrs des Orioles ont été des simples et Day a obtenu des doubles-jeux pour éliminer les coureurs.Jusqu’à maintenant, il n’a concédé que trois points mérités en 22 manches pour mériter un poste dans la rotation.Les succès de Day sont rassurants pour les Expos.Il bataillait pour le poste de cinquième partant au début du camp mais en raison des blessures, il pourrait être un des quatre premiers partants à l’ouverture de la saison.Orlando Hernandez est au repos depuis quelques jours en raison d’une tendinite à l’épaule droite et il est douteux qu’il soit prêt à temps pour effectuer son premier départ de la saison tandis que Javier Vazquez est incommodé par une élongation musculaire au mollet de la jambe droite.La moyenne de points mérités de Day s’élève à 1,23.Il totalise 12 retraits au bâton et il n’a accordé que trois buts sur balles.Comment expliquer ses succès?Il défie les frappeurs et il fait confiance à son étoffe.Il lance des prises.«J’ai vu qu'il a confiance en ses moyens pour obtenir des retraits contre des frappeurs des ligues majeures», a dit Frank Robinson en parlant de Day, il y a quelques jours.La saison dernière, Day a présenté une fiche de 4-1 et une moyenne de points mérités de PRESSE CANADIENNE Orlando, Floride — On savait Tiger Woods doué, talentueux, dominant et — presque — invincible lorsqu’il se présente sur un terrain de golf.On sait maintenant qu’il n’est pas loin d’être indestructible.Malgré un empoisonnement alimentaire, Tiger Woods a remporté, hier, le tournoi de golf Invitation Bay Hill pour une quatrième année consécutive.Woods était tellement malade qu’il a passé une bonne partie de l’après-midi à se précipiter vers les buissons avant de se mettre à genoux.Il a néanmoins poursuivi sa domination des derniers jours, signant une carte de 68, quatre coups sous la normale, ce qui lui a permis de s’imposer avec une avance astro 3,62 en 19 présences avec les Expos, dont 17 en relève.Fernando Tatis a réussi deux coups sûrs en autant de présences à deuxième match depuis son retour au jeu après avoir soigné une blessure à l’aine.La veille, il avait tenu en échec en trois présences mais Robinson a remarqué qu’il avait un bon synchronisme au bâton.Les Expos ont inscrit deux points à la deuxième contre Rick Helling.Wil Cordero a amorcé l’attaque avec un double et il a ensuite marqué du troisième but à la suite d’une feinte illégale de Helling.Une erreur du joueur de troisième but Tony Bautista a donné le deuxième point.José Offerman, qui agissait comme frappeur désigné, a produit le troisième point à l'aide d’un simple.Les Expos ont porté leur fiche à 16-7-1 dan?la ligue des pamplemousses.A leurs 16 derniers matchs, ils présentent un dossier de 13-2-1.nomique de 11 coups sur ses plus proches poursuivants.Woods remportait ainsi un tournoi avec au moins dix coups d’avance pour la quatrième fois de sa carrière.Il est aussi devenu le premier golfeur en 73 ans à remporter le même tournoi quatre fois de suite.Si l’écart indique une victoire aisée sur le volet sportif, elle fut particulièrement ardue à obtenir au plan physique.•Si je n 'avais pas été en position de gagner, je n’aurais pas pris le départ.Aucun doute là-dessus, a dit Woods.Tiger Woods a vomi trois fois lors des cinq premiers trous, il a souvent grimacé de douleur et il a stoppé quelques élans alors qu’il s'apprêtait à frapper sa balle.Quand il a réussi son dernier roulé, le golfeur, épuisé, a simplement levé le bras droit pour saluer la foule.PRESSE CANADIENNE Le Canada se présentait à l’Epée internationale fort de deux résultats parmi les huit premiers à ses deux plus récentes Coupes du monde par équipe.Laurie Shong de Vancouver, Igor Tikhomirov de Toronto, Yann Bernard de Montréal, et Tomy Linteau de Québec, voulaient donc répéter le scénario, hier, mais ils sont plutôt passés à deux touches d’obtenir leur meilleur résultat de la saison.D’entrée de jeu, le Canada affrontait la forte équipe estonienne, troisième au classement mondial.Jusqu’au topt dernier relais, le Canada menait A une trentaine de secondes de la fin du match, Kaido Kaaber-ma, médaillé d’argent à l’épreuve individuelle, a mis trois touches sans riposte à Tikhomirov, pour donner la victoire à l’Estonie 4543.L’entraîneur canadien, Jurek Konczalski, ne s’en faisait pas trop Sous une pluie battante qui lui a donné un coup de main, Woods a conclu avec un total de 269, 19 coups sous la normale, et il est devenu le premier golfeur depuis Gene Sarazen à remporter un tournoi quatre fois de suite.Sarazen a remporté l’Omnium de Miami en 1926,1928, 1929 et 1930.D n’y avait pas eu de tournoi en 1927 en raison d’une modification au calendrier.Brad Faxon a raté un roulé de six pieds pour la normale au 18e trou qui lui a coûté 189 000 $.D a ainsi inscrit un 74 qui a permis à Kirk Triplett (70), Kenny Perry (71) et Stewart Cink (72) de le rejoindre au deuxième rang, à 280.Le duel attendu entre Woods et Ernie Els n'a jamais eu lieu, le Sud-Africain terminant 19 coups plus loin à la suite d’un 77.avec ce résultat d’autant plus qu’à leur dernier affrontement, l’Estonie avait dominé le Canada 45 à 25.Contrairement aux deux précédentes joutes, c’est cependant l’Autriche qui a eu le dessus, 45-43, lors d’un match qui s’est encore joué au dernier échange.Dans les autres matchs, le Canada a battu la Pologne 45-35 et s’est incliné 45-38 face à la Russie pour prendre le 14r rang du classement final.La victoire est allée à l’Ukraine, qui a défait l’Italie 45-39, dans un match ponctué de plusieurs éclats de chacun des deux camps.La France a défait l’Estonie 45-43 pour s’emparer du troisième rang.«Ça prend une force mentale importante pour arriver à faire gagner son équipe à la fin, a souligné hier le Montréalais Yann Bernard.Perdre contre l’Autriche, c’est plate, parce qu'aux dernières compétitions on les avaient éliminés, et là, on ne perd que par deux touches.» HOCKEY ASSOCIATION DE L'EST Section Nord-Est G P NDP BP BC Pts xy-Ottawa 48 20 7 1 245 172104 x-Toronto 40 26 6 3 216 191 89 Boston 34 29 8 4 226 219 80 Montréal 28 32 8 8 191 217 72 é-Butfalo 22 35 9 8 166 197 61 Section Atlantique G P N 0P BP BC Pts x-New Jersey 43 20 6 5 1 96 155 97 x-Philadelphie39 20 11 4 179 157 93 N.Y.Islanders33 30 10 2 205 207 78 N.Y.Rangers 31 33 9 3 196 214 74 é-Pittsburgh 25 41 6 5 179 238 61 Section Sud-Est G P NDP BP BC Pts Tampa Bay 34 23 13 5 205 193 86 Washington 35 27 8 5 205 197 83 Floride 23 31 12 9 166 218 67 Atlanta 26 37 6 5 199 263 63 é-Caroline 22 37 10 6 162 216 60 ASSOCIATION DE L’OUEST Section Centrale G P NDP BP BC Pts x-Detroit 44 19 9 3 243 187100 x-St.Louis 39 21 96 235 197 93 Nashville 27 30 12 5 176 187 71 Chicago 27 32 11 5 182 199 70 é-Columbus 26 38 7 3 194 235 62 Section Nord-Ouest G P NDP BP BC Pts x-Vancouver 42 20 12 1 241 194 97 x-Colorado 37 18 12 7 222 176 93 Minnesota 39 25 10 1 186 162 89 Edmonton 33 25 8 9 207 209 83 é-Calgary 25 34 12 4 170 214 66 Section Pacifique G P NDP BP BC Pts.xy-Dallas 41 17 15 3 229 160 1 00.Anaheim 37 26 9 5 189 185 88 Phoenix 30 31 94 188 202 73 : Los Angeles 30 34 6 5 188 202 71 é-San José 27 34 6 8 198 220 68 x - se qualifie en vue d’une participation aux séries éliminatoires.y - assuré du premier rang de sa section.Hier Dallas 3 St.Louis 1 Minnesota 4 Detroit 0 Pittsburgh 1 Chicago 1 Nashville à Edmonton Washington à Vancouver Aujourd’hui Toronto à Boston, 19h Colorado à Buffalo.19h Atlanta à Philadelphie, 19h New Jersey en Floride, 19h30 Phoenix à Calgary, 21 h Columbus à Anaheim, 22h30 Tampa Bay à San José, 22h30 EPÉE INTERNATIONALE Deux défaites crève-cœur pour le Canada Téléphone: 985-3344 Télécopieur: 985-3340 AVIS LEGAUX ET APPELS D'OFFRES Sur Internet: www.ledevoir.com/ offires.html www.ledevoir.com/avis.html LE GROUPE Boudreau Richard 33, rue St-Jacques S* étage Montréal (Québec) H2Y 1K9 Télé.: (514) 849-2100 Téléc.: (514) 849-9292 INC- courriel : InfoOgbrl.ca LOI SUR LA FAILLITE ET L'INSOLVABILITÉ AVIS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE Article 102(4) Dans l'affaire de la faillite de THOMAS ROLAND IIKRBKRT.paysagiste, ayant fait affaire sous le nom de Paysagiste lahn.demeurant au .380.rue Heame.app.101, dans la ville de Pointe (Attire, dans le distric t de Montréal et dans ta province de Québec.ll^R 1K.3 Avis est par les présentes donné que le failli précité a déposé une cession le 10' jour de mars 200.3.et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 3 avril 2003 à 10 h 00.au bureau du syndic situé, au 33, rue St-Jacques, .V étage.Montreal (Québec) l.K GROUPE BOUDREAU RICHARD INC.Syndic MOIS CROISÉS 9 10 11 12 HORIZONTALEMENT 9- .10 12 Enregistrer Qui a le teint foncé Rigoureuse Hydrocarbure saturé contenu dans cedains pétroles.Dittuser.• Filin.Papillon voisin des vanesses • Sujet d'un roi mérovin-gien Dévêtu - Unité de travail.- Sable calcaire des rivages Temps très long "Hors", - Action de tuer un animal de boucherie Qui brûle - Richesse Intelligence.Colombium, Emportement Novice Plus épais en une partie.- Peintre au talent douteux dépreuves que subit un candidat 4 • Pièce de charpente d'un toit.• Rubidium.5 - A toi.- Perturbation atmosphérique 6 - Attluent du Rhin.• Sac à cartouches.7 - Qui se rapporte aux idées - Danse originaire d'Argentine.8 • Pied de vigne - Organisme qui emet des titres.9 - Hala un bateau - Double règle • Volt-ampère.10 - Lésinera - Pied de vigne.11 - Contester - Crus naïvement 12-Iota • Unir, • Simple.Solution d’hier VERTICALEMENT [l - Qui n'a pas subi de « dommage • Influen-1 cer |2 - Perruque - Cent i mètres carrés '3- Refléter.• Ens AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s'il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s'y serait glissée.En cas d’erreur de l'éditeur, sa responsabilité se limite au coût de la parution.@ Ville de Montréal Arrondissement de Villeray — Saint-Michel — Parc-Extension Adoption et entrée en vigueur AVIS PUBLIC est par les présentes donné que le conseil d’arrondissement de Villeray Saint Michel Parc-Extension a adopté, lors de sa séance régulière tenue le 4 février 2003, le règlement suivant: Règlement 01-283-4 intitulé «Règlement modifiant le règlement de zonage de l'arrondissement de Villeray-Saint Michel-Parc-Extension (01 2831», par la creation des zones 0567, 0568 et 0569 à même une partie de la zone 0201 et l’établissement des dispositions particulières à ces nouvelles zones abords du Complexe environnemental de Saint-Michel.En date du 17 mars 2003, un certificat de conformité au plan d'urbanisme a été émis relativement à ce règlement.Toute personne intéressée peut consulter le règlement au bureau Accès Montréal de l'arrondissement situé au 529, rue Jarry Est, 4" étage, à Montréal, aux heures régulières de bureau.PRENEZ EN OUTRE AVIS que le règlement 01-283-04 entre en vigueur conformément à la loi.Donné à Montréal, ce 21 mars 2003 Le secrétaire du conseil d'arrondissement, Francine Leclerc @ Ville de Montréal Arrondissement de Villeray — Saint-Michel — Parc-Extension Adoption et entrée en vigueur AVIS PUBLIC est par les présentes donné que le conseil d'arrondissement de Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension a adopté, lors de sa séance régulière tenue le 4 février 2003, le règlement suivant: Règlement 01-283-5 intitule «Règlement modifiant le règlement de zonage de l’arrondissement de Villeray Saint Michel Parc Extension (01 283K par l’agrandissement de la zone 0136 è même une partie de la zone 0291 (secteur situé du côté est du boulevard Saint-Laurent entre les rues De Castelnau et Jules-Verne) et par l'ajout de dispositions relatives è la transformation de bâtiments non résidentiels è des fins d’habitation assujettis aux plans d’implantation et d’intégration architecturale pour l’ensemble du territoire.En date du 12 mars 2003, un certificat de conformité au plan d’urbanisme a été émis relativement è ce règlement.Toute personne intéressée peut consulter le règlement au bureau Accès Montréal de l’arrondissement situé au 529, rue Jarry Est, 4' étage, è Montréal, aux heures régulières de bureau.PRENEZ EN OUTRE AVIS que le règlement 01 283-05 entre en vigueur conformément è la loi.Donné A Montréal, ce 21 mars 2003 Le secrétaire du conseil d’arrondissement, Francine Leclerc 33, rue St-Jacques 5’ étage Montréal (Québec) H2Y 1K9 Télé.: (514) 849-2100 Téléc.: (514) 849-9292 inc.courriel : info@gbri,ca LE GROUPE Boudreau Richard LOI SUR LA FAILLITE ET L’INSOLVABILITÉ AVIS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE Article 102(4) Dans l'affaire de la faillite de COMMUNICATION NIDORF INC., dûment incorporée selon la loi.ayant son siège social et sa principale place d'affaires au 75.rue Oxford, dans la ville de Baie-dT rfé et dans le district de Montréal, province de Québec.H9X 2T6.Avis est par les présentes donné que la faillie précitée a déposé une cession le 17’ jour de mars 2003.et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 31r jour de mars 2003 à 10 h 00, au bureau du syndic situé, au 33, rue St-Jacques.5* étage.Montreal (Québec).LE GROUPE BOUDREAU RICHARD INC.Syndic AVIS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE Dans l'affaire de la faillite de : RESTAURANT RIVENT1NO INC.Débiteur Avis est par les présentes donné que RESTAURANT RIVENTINO INC.a tait cession de ses biens le 17 mars 2003, et que (assemblée des créanciers sera tenue le 2 avril 2003 à 11 hOOaubureauduSyncfc.Daté à Montréal, ce U?jour de mars 2003.J.LUKCA& ASSOCIÉS INC.Syndic 5250.bout.Décarte Bureau 620 Montréal (Qc) H3X 2H9 Tél.: (514) 483-2841 Téléc : (514) 483-2948 Appels d'offres Ville de Montréal Servies de l'environnement, de la voirie et des réseaux Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 14 h à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l'attention de la greffière, 275 rue Notre-Dame Est, bureau R 106, Montréal H2Y 1C6, pour : CONSTRUCTION ET RECONSTRUCTION DE TROTTOIRS ET DE BORDURES, LÀ OÙ REQUIS, SUR DIFFÉRENTES RUES DE LA VILLE DE MONTRÉAL IP.R.R.2003 • CONTRAT NO 1 -ARRONDISSEMENT MERCIER / HOCHELAGA-MAISONNEUVE).Soumission : S864 Oats d'ouverture : JEUDI, le 10 avril 2003 Documents : Les documents relatifs à cet appel d’offres seront disponibles A compter du 24 mars 2003 au Service de l’environnement, de la voirie et des réseaux au 700.rue Saint Antoine Est.bureau 1.138.contre un paiement de 69,00 S.non remboursable.Dépôt ds garantis : 55 000 $ cautionnement Renseignements : Antonio D’Addario.ing.chef de groupe de l’Unité conception Vente du cahier des charges : Téléphone: (514) 872-3282 Télécopieur: (514)872-2874 Tout paiement doit être fait au comptant ou sous forme de chèque certifié à l'ordre de : Ville de Montréal.Pour être considérée, toute soumission doit être présentée sur les formulaires préparés par la Ville et transmise dans l’enveloppe prévue è cette fin.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement à la salle du conseil de l'hôtel de ville, immédiatement après l'expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s'engage è accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 24 mars 2003 La greffière de la Ville.M* Jacqueline Leduc La prévention demeure notre meilleure arme.Merci de votre don.h> (JT ASSOCIATION ^ DtS ALLERGIES * Tél./Téléc.: (514 QUÉBÉCOISE Mu (l’oiifmiM’itr dr ilwiiW* ALIMENTAIRES «;çv4471wroooi ) 990-2575 • www.aqaa.qc.ca CANADA, PROVINCE DE QUEBEC.DISTRICT DE TERREBONNE, COUR DU QUEBEC (CIVILE).700-32-P09565-019.BRABANT & FILS MÉTAL INC., Partie demanderesse.ROBERT DUBREUIL F.A.S N DÉCAPAGE ÉLEC fl.D ENR, Partie défenderesse.AVIS PUBLIC DE VENTE EN JUSTICE PRENEZ AVIS qu’en vertu d’un brel d'exécution, les biens de ROBERT DUBREUIL F A.S.N DÉCAPAGE ÉLEC R.D.ENR seront vendus par huissier le 4e jour d'avril 2003 à 10:00 heures, au 4322, GRANDE ALLEE.A B0ISBRIAND.conformément audit bref Lesdits biens consistent en: chambre à Ëeinturer démontable pour meu-es.SAINT-JÉROME, ce 21MARS 2003.Conditions argent comptant ou chèque visé AUDREY FORTIN.H J .FtllON 5 ASSOCIÉS.HUISSIERS DE JUSTaICE, 110, rue de Martigny Ouest, St-Jérôme.Qué-bec.j'y 2G1.Tél: (450)4356-8282, Fax: (450)436- 6634.AVIS LÉGAUX & APPELS D'OFFRES HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12h00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi Tél.: 985-3344 Fax: 985-3340 Sur Internet : www.tedevoir.corrVaris.html www tedevoir corn/offœs hfmlj Courriel : «vlédévO Mévoir.com ta wchwrch® T* (514)932-2662 h LE DEVOIR.LE LUNDI 21 MARS 2 O O S B 8 :=-« LE DEVOIR ?CULTURE THÉÂTRE Le juif shakespearien LYDIA PAWEIAK Au cours de ses recherches, Armstrong a découvert que Le Marchand de Venise était en fait inspiré d'un conte italien.D A NSE Le breakdance fait éclater ses formes Le FIFA dévoile ses lauréats LE DEVOIR Le Festival international du film sur l’art a mis hier le point final à sa 2T édition lors de sa cérémonie de clôture qui a notamment récompensé le cinéaste canadien Yosif Feyginberg.Celui-ci s’est vu décerner le Grand Prix pour Glenn Gould: the Russian Journey.L’Australien Paul Cox a pour sa part mis la main sur le Prix du jury pour The Diaries of Vaslav Nijinsky.Du côté de la création, c’est le Belge Wim Vandekeybus qui a remporté les honneurs avec In Spite of Wishing and Wanting.Le Prix de la meilleure œuvre canadienne a récompensé Werner Volkmer pour son portrait du sculpteur Robert Roussil, Roussil ou le curieux destin d’un anarchiste impénitent.L’Américain Avon Kirkland et le Russe Andrey Osipor se sont partagé le Prix du meilleur portrait le premier pour Ralph Ellison: An American Journey, le second pour Hunting Down an Angel or Four Passions of the Soothsayer Poet.Le Prix du meilleur reportage est allé à Saskia van Schaik des Pays-Bas alors que le Prix du meilleur film éducatif a été attribué à Alexander Krivonos de Russie.Finalement, le Prix de meilleur essai a récompensé le travail du britannique Randall Wright Plus de 28 000 personnes ont participé à cette édition, soit 8000 de plus que l’année dernière.Le FIFA sera de retour l’an prochain du 11 au 21 mars, après des escales au Fresnoy (France), à Washington et à New York.SHYLOCK Texte et interprétation: Gareth Armstrong.Mise en scène: Frank Barrie.Musique: Simon Slater.Au Centre des arts Saidye Bronfman jusqu'au 6 avril SOPHIE POULIOT Shylock, le personnage élaboré par Shakespeare évoluant dans la pièce Le Marchand de Venise, est sans doute la caricature de l’homme juif la plus connue.L’acteur britannique Gareth Armstrong, après avoir campé le rôle de cet usurier retors, mesquin et amoureux de l’argent, a entamé des recherches sur les différentes perceptions qu’ont eues du peuple juif les siècles précédents.Résultat: en un peu moins de quatre ans, son spectacle a fait le tout du monde.Armstrong fait de Tubal, l’ami de Shylock, un riche juif ayant droit à huit répliques dans la pièce de Shakespeare, le narrateur du spectacle.L’humour fin qu’il déploie afin de démontrer au spectateur toute l’importance de ses huit répliques, ainsi que, plus sérieusement, pour discourir sur les différents acteurs qui se sont illustrés dans le rôle de Shylock au cours des siècles et sur les diverses injustices dont furent victimes les adeptes du judaïsme depuis l’Empire romain rend le tout intéressant tant au point de vue du fond que de la forme.Il faut dire que cet acteur, qui a déjà été membre de la Royal Shakespeare Company, possède une présence, une voix et un talent de raconteur peu communs.Au cours de ses recherches, Armstrong a découvert que Le Marchand de Venise était en fait inspiré d’un conte italien du XIV' siècle.Il a aussi appris que le peuple juif n’en était pas, à l’époque hitlérienne, à ses pre- mières persécutions.Le port obligatoire de l’étoile jaune remonte à l’Empire romain.En Angleterre, après plusieurs tentatives d’élimination des Juifs, Edouard premier, au XIII siècle, aurait trouvé une solution définitive: l’exil forcé.Cette idée aurait été reprise par plusieurs nations européennes, si bien que le peuple d’Abraham se serait vu contraint d’accepter le ghetto (c’est d’ailleurs à ce moment que le mot ghetto serait apparu) gardé par des soldats que Venise mettait à sa disposition.Ce n’est donc pas par hasard que Shakespeare a situé l’action de sa pièce à Venise.Le spectacle de Gareth Armstrong — qui lui-même n’est pas juif, contrairement à ce que l’on pourrait croire — se compose donc de faits historiques, d’extraits du Marchand de Venise où l’acteur interprète tous les personnages ainsi que d’explications variées quant à ce que peut représenter le personnage de Shylock.Armstrong ira même d’une interprétation psychanalytique de ce personnage qui réclame de son débiteur une livre de sa chair.L’acteur et auteur est actuellement en train de travailler à la préparation d’un spectacle du même type inspiré cette fois du personnage de Prospero de la pièce La Tempête.Espérons qu’il sera aussi fin, captivant et qu’il connaîtra le même succès que Shylock.METABOLISM Chorégraphié de Victor Quijada A Tangente, du 20 au 2:1 mars.FRÉDÉRIQUE D O Y O N La première edition du Mois des arts urbains se poursuit avec le spectacle Metabolism du Rubber-bandance Group de Victor Quijada.Avec- une première partie plus près de la forme originale du breakdance, m;iis construite de manière originale, et une seconde partie où dominent travail de groupe et la reformulation de la danse hip hop, la soirée à Tangente réveille les ardeurs printanières.Tangente consacre ainsi une soirée complète au jeune danseur et chorégraphe Victor Quijada, ex-membre des Grands Ballets canadiens, mais breaker dans l’âme, dont le langage hybride est au carrefour de la danse urbaine, du ballet classique et du contemporain.Metabolism a le mérite d’être plus achevé et d’offrir de plus nombreux moments de pure danse que son spectacle de l’automne dernier où M.Quijada se (eom)plaisait à expliquer la gesta tion de son spectacle.Encore cette fois, il y a cette insistance sur la raison d’être du Rubberbandance Group: le plaisir de danser qu’il s’agisse de break, de classique ou d’une danse mixte, plus personnelle.Mais présentées cette fois sur bande vidéo et insérées de façon plus judicieuse à l’ensemble de la pièce, ces interventions, bien qu’un peu répétitives, parviennent à transmettre la synergie merveilleuse qui semble lier ce groupe de breakers nouveau genre, heureux de découvrir que le breakdance, déjà libre (freestyle), peut l’être encore davantage en la nourrissant d’autres influences.On entre dans la salle de Tangente [xtr l’arrière-scène, le public se retrouvant plongé dans une ambiance de club: boule disco, lie mières tamisées, musique entraînante.Déjà, on est à moitié conquis.Un premier segment de breakdance au milieu de la foule confirme l’enthousiasme.Puis, après une brève obscurité, la lumière surgit à l'oppose de la scène.sur un podium: la seule jeune femme du groupe s'adonne alors à un fragment de danse classique, légèrement déconstruite pour rappeler ses influences urbaines.On revient ensuite au centre du cercle pour un autre segment bip hop.Cette fois, l’habituelle confrontation se déroule sur un mode amical entre un homme et femme, sur un air.d’opéra, la- dernier segment fait place à M.Quijada lui-même dans un touchant solo où il semble incarner le combat — ou la réflexion intense — qui se déroule dans sa tête.Cette première partie, savoureuse, appelle une dyna inique constamment renouvelée: changement de lieu de l'action, de direction du regard.Tandis qu’on revient à une scène plus traditionnelle d;uis la seconde ixu'tie de Metabolism, la gestuelle se fait inversement plus audacieuse.On assiste carrément à des duos, trios et quatuors de danse à mi-chemin entre le break et le contemporain, connue si les mouvements de transition auxquels on porte habituellement |K'ii attention dans le bip hop, devenaient soudain le noyau dur de la danse: pieds ballants, curieuses arabesques, corps en déséquilibre, acrobaties minutieusement décomposées et ralenties.Bref, les règles du breakdance volent en éclats pour céder la place à une autre forme de danse, moins tape-à-l’œil, plus intériorisée, et exprimant pourtant ce qui est au cœur du hip hop: la cohésion du groupe.CONCERTS CLASSIQUES Aboutissements, ratages et attentes RIEN À VOIR (13) John Oswald: aparanthesi A (2002-03); François Bayle: Tremblement de terre très doux (1978); Er Polen: TRANse.SEPTem.[Machina Mundi in Septem Sæcülum] (1995); Andrew Lewis: Cân (1997); Stéphane Roy.Masques et parades (2002), Secousses urbaines (2003).Diffusion: John Oswald (apranthesisA) et Stéphane Roy.Salle Beverly Rolf-Johnson du Musée d’art contemporain de Montréal, le 22 mars 2003.FRANÇOIS TOUSIGNANT Le concert commence par une sorte de magnifique raga pour l’orage du soir.Voilà comment on pourrait le mieux qualifier ces trente minutes A'aparanthesi A, de John Oswald.Une «note» de pipio manipulée dans tous les registres, de l’extrême grave au suraigu en constitue la toile de fond.Sur ce drone (faux-bourdon), varié dans son émission et son traitement comme dans ses prolongations mobiles dans l’espace, se dessinera un orage, un vrai.La pluie tombe et s’égoutte, la turbulence passe.Au ruissellement s’adjoint l’accompagnement de timides oiseaux et d’une symphonie de grillons, du murmure du ruisseau.La nuit tombe, la musique s'efface lentement, on quitte la réalité pour le rêve.Une indescriptible poésie émane de cette simplicité finement ouvragée, d'une inspiration raffinée et sensible.Oswald, refusant la simplicité et la complaisance, allie le travail atmosphérique et l’intériorité du partage d’une expérience intime.Le Tremblement de terre très doux, de François Bayle, est un classique.Plus de vingt ans après sa conception, l'œuvre se montre toujours aussi solide.Le typification du matériaux fait penser aujourd'hui à des zones thématiques d’exposition, de variations, de développements et même de superposition finale des matériaux.La diffusion qu'en fait Stéphane Roy met l’accent à la fois sur la structure et sur la vibration significative qu’entretiennent les divers éléments.Même si on entend des sonorités d'avant le numérique.l’art de leur utilisation reste d’une provocante actualité.Après ces deux longues pièces, la facilité de la piécette d’Er Polen n’est bonne qu’à illustrer certaines scènes de films d’épouvantes de série B.Quant à Andrew Lewis, son Cân montre la soumission à la machine; tout ce qu’on a entendu là pourrait être réalisé — et bien mieux!— par un orchestre et quelques solistes.On nage ici dans le domaine de la régression, là où l’effet à la mode prend le pas sur le fond.Suivaient deux longues créations de Stéphane Roy.Masques et parades apporte quelques impressions stimulantes et ne suscite jamais l'ennui.Pourtant, le résultat fait plus penser à de l’admiration devant la maîtrise technique qu’au travail d’un investigateur curieux fier de ses trouvailles.Cela va aussi marquer sa seconde pièce, Secousses urbaines.Ici, les influences du maître, en l'occurrence Francis Dhomont, se font plus que sentir.Le ton conte d’enfants fait penser à des citations gauches des chefs-d’œuvre de Dhomont en ce genre; si ce dernier arrive à transcender le texte parlé qu’il incorpore à son alchimie musicale pour créer une autre moelle, Roy n’a pas trouvé encore le moyen d'apporter autre chose que de l’ornementation un peu vaine.Les poèmes retenus de Du Bellay et Baudelaire sont riches en référents que le compositeur évacue sans oser la transcendance ni l’ancrage.Les textes écrasent alors la musique même s'il y a fulgurances qui demandent à servir d'appuis solides.On reste sur le sentiment d’un collage un peu à la va-vite, aux intuitions pas complètement digérées.Puisse Roy puisse trouver le temps pour retravailler cela pour qu’on partage mieux les fruits du mûrissement Un petit mot sur l’emballage: les éclairages.Il y a bien à voir dans ce Rien à voir.Parfois cela apporte une dimension de profondeur abstraite, Trop souvent on ressent de la gêne devant cette gratuité qui détourne l’attention.Voudrait-on pallier le vide acoustique par l’épate optique.Serait-ce la voie choisie par le «cinéma pour l'oreille»?On reste dubitatif avant que les créateurs se décident soit à une intégration véritable, soit à réinventer la pureté.Le Tremblement de terre très doux de François Bayle, est un classique Mixmaniaque un jour.BERNARD LAMARCHE LE DEVOIR * était le fun.Cétait super le fun».Là, c’est Gabou, onze ans, presque douze, qui parle.Elle qui nous avait dit que peu importe ce qui se produirait hier soir au Centre BeÛ, avec le concert des formations issues de Mixmania, soit Aucun Regret et Défense Urbaine, ça serait bon.En sortant de l'amphithéâtre, Gabou n’en démordait pas.Son premier concert d’aréna, celui de ses idoles du moment, allait être pour eDe plus que mémorable.Bon, Gabou n’a pas tiqué sur les quelques micros mal calibrés dans des chœurs où certaines vont sortaient plus fort que les autres, n’a pas été dérangée par quelques brins de chorégraphie rendus avec un léger manque de conviction, ni par le son qui a pris un petit moment à se placer.Peu importe, avait-elle dit.De toutes manières, ce n’est que du détail Rien pour gâcher une soirée.Il faut dire qu’au royaume de la pop léchée, ciblée pour les ados, et de la chorégraphie (un peu) prévisible, les huit gars et filles de Mixmania se défendent fort bien.Avant même les premières secondes de Toucher lenel.h nouvel hymne de la jeunesse québécoise, les 12 000 mix-maniaques et leurs parents étaient debout pour accueillir ceux qui avaient été choisis par 950 000 internautes.Finalement, Mixmania n’a peut-être pas vendu plus de disque au Canada que U2 ou Shania Twain (c’est ce que notre hôte a dit, au tout début), pour rien.A l’animation, Guy Jodoin, l’ancien de Télé-Pirate, a lait un travail impec.La mise en scène de Mouffe (rien de moins) manquait un brin de rythme (trop de coupures et d’animations), mais pour un spectacle rendu par des jeunes qui, il y a à peine un an, ne connaissaient rien au show bizz, l’anicroche était légère.Grand moment de consternation, les sœurs Mc Greggers, de Colombie-Britannique, qui n’ont certainement pas quinze ans, sont venu faire leur tour de chant et violon (dance sur fond de violon vaguement celtique).Pour refroidir une salle, rien de mieux.Digne des Talents CateDi, les deux sœurs ont fait passer Aucun Regret et Défense Urbaine pour des vieux pros.Après le Tout va changer de Michel Fugain transformé en karaoke géant et présenté comme message d’espoir, après l’entracte, après l’apparition de Luck Mervil, le Centre Bell était transporté dans le firmament des jeunes stars préfabriquées.Et ça a fini comme ça avait commencé.En touchant le ciel.Le phénomène de société a tout pour durer.À l'occasion de la JOURNÉE MONDIALE DU THÉÂTRE le Conseil québécois du théâtre vous invite à une lecture publique d'extraits d'œuvres de deux dramaturges québécois, Marie-Ève Gagnon et Yvan Bienvenue à la Librairie Gallimard 3700, rue Saint-Laurent le Jeudi 27 mars à 17 heures Le Message international de la Journée Mondiale du Théâtre sera lu par la comédienne MARCELA PIZARRO Consultez les sites suivants pour plus d'informations : www.cqt.ca ou www.galllmardmontreal.com Pour renseignements : (514) 499-2012.(514) 954-0270 i+i rrr czacn (;idliïM ûy LE RENDEZ-VOUS DE FIN DE SOIRÉE Regardez- LE GRAND BLOND TVA ) (H rtH( OR Mi DI A tva.canoe.com L E Ce soir 22 h 30 ILLEUR DE LA TÉLÉ f I 00
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