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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2007-04-07, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR, LES SAMEDI 7 ET DIMANCHE 8 AVRIL 2007 V 4 » PERSPECÏÏVIS La nouvelle équipe libérale a été assermentée jeudi.MATHIEU BELANGER REUTERS Le défi de Jean Charest Avec son nouveau conseil des ministres, le premier ministre devra recréer rapidement des liens avec la population Héritier d’un gouvernement minoritaire, Jean Charest jongle ces jours-ci avec les pièces d’un gros casse-tête: la composition de son conseil des ministres.Ce qui est toujours un geste capital pour orienter le travail d’un gouvernement constitue cette fois-ci un défi de taille puisque l’équipe de Jean Charest aura à démontrer rapidement son efficacité et surtout une sensibilité envers la population, ce qui lui a fait défaut dans la première moitié de son mandat précédent.KATHLEEN LEVESQUE Le gouvernement Charest ne peut pas profiter d’un répit.Bien que ses adversaires, tant adéquistes que péquistes, ne semblent pas pressés de relancer la machine électorale, les uns étant occupés à s’acclimater à leur nouveau rôle d’opposition officielle et les autres étant plongés dans un mélodrame existentiel, il y a fort à parier que Jean Charest et ses 47 députés ne bénéficieront pas d’une période de grâce très longue.Le gouvernement devra se montrer suffisamment convaincant pour que les électeurs aient le goût de le réélire une autre fois.L’efficacité doit donc être au rendez-vous, et vite, estiment des observateurs de la scène politique.Le sénateur Jean-Claude Rivest, qui a longtemps été aux côtés de Robert Bourassa et qui a donc été aux premières loges de la composition successive de conseils des ministres, est de ceux-là.La situation inusitée dans laquelle se trouve le Québec depuis le 26 mars modifie en profondeur les règles de ce jeu d’adresse qu’est le choix des ministres, croit-il.«M.Charest a sûrement deux ans devant lui, minimum.Mais les problèmes vont survenir plus rapidement.R y a assez d’inconnues avec un gouvernement minoritaire que le premier ministre a peut-être intérêt à fonctionner avec du connu dans son conseil des ministres.J’aurais cette prudence-là», affirme le sé^ nateur Rivest John Parisella, qui a été chef de cabinet de l’ancien premier ministre Bourassa et qui est aujourd’hui associé à l’université Concordia, abonde ce sens.Selon lui, il s’agit pour Jean Charest d’injecter assez de sang neuf dans son équipe sans tout chambarder de A à Z.Le premier ministre ne peut pas se permettre de permettre un apprentissage prolongé à un trop grand nombre de ses ministres.Michel Fréchette, communicateur-conseil, renchérit «Les ministres choisis devront être opérationnels dès le jour de leur nomination, ce qui veut dire comprendre la mécanique d’un ministère et agir promptement.» Et de toute façon, rappelle M.Fréchette, le chef du Parti libéral a fait de la continuité un thème central de sa campagne électorale: par souci de cohérence, il ne peut donc pas parler de changement profond.«Ce serait son premier mensonge alors que c’est là un des reproches qui lui ont été faits par la population», affirme-t-il.Jusqu’à maintenant 25 ministres entourent Jean Charest.Ce dernier sera-t-il tenté de se serrer la ceinture et de réduire le nombre de titulaires ministériels?La parité entre hommes et femmes est-elle une option?Chose certaine, les conjectures vont bon train: qui dirigera quoi?Les rumeurs de corridors, souvent nourries par les ambitions des uns et des autres, laissent voir un jeu de chaises musicales d’envergure.On dit par exemple que Philippe Couillard voudrait bien quitter la Santé pour le Conseil du trésor et que Monique Jérôme-Forget pourrait hériter de la Santé.Mais rien n’est encore définitif: le nouveau conseil des ministres pourrait n’être connu que dans deux semaines, tout juste avant la rentrée parlementaire, en mai.C’est du moins ce qui circule.Chose certaine, Jean Charest peut compter sur des valeurs sûres.Outre Mme Jérôme-Forget et M.Couillard, il y a Jean-Marc Fournier, Line Beauchamp, Benoît Pelletier et Raymond Bachand, auxquels il faut ajouter Claude Béchard, Nathalie Normandeau, Yvon Vallières et Michèle Courchesne.Pour le sénateur Rivest et pour Michel Fréchette, il est clair que Jean Charest devra peut-être demander à certains de ses poids lourds de mettre leurs ambitions personnelles entre parenthèses au nom de l’efficacité.Cela ne signifie pas pour autant qu’il ne faille pas faire de place aux nouveaux venus, à la condition que leur expérience personnelle leur permette de contribuer de façon pertinente à la bonne marche de l’État.Les nouvelles députées Hélène Ménard, Marguerite Blais et Christine St-Pierre pourraient ainsi faire leurs premiers pas à la barre d’un ministère.Ce pourrait également être le cas de Pierre Arcand.Au-delà des compétences des candidats, le choix des ministres, règle générale, se fait en fonction d’une certaine représentation régionale afin que l’ensemble du Québec ait une place sur la ligne de front Or les libéraux sont complètement absents de quatre régions: Côte-Nord, Saguenay-Lac-Saint-Jean, Lanaudière et Abitibi.Aucun des experts consultés n’y voit de problème.Ce critère n’est pas essentiel, arguent-ils.Le sénateur Rivest estime qu’un conseiller spécial aux régions auprès du premier ministre, capable de travailler avec les élus de l’opposition dans des dossiers précis, pourrait donner d’excellents résultats.«Les deux principaux ministres de Jean Charest seront Mario Dumont et André Boisclair » «Le jugement a été sévère en régions, rappelle John Parisella.Le Parti libéral doit en prendre acte et recréer des liens.» Selon lui, il s’agit là du principal défi de Jean Charest Le gouvernement libéral doit donc agir comme s’il était dans l’opposition, en «brassant la cage», en «forçant la réflexion» et donc en se ressourçant auprès de ses membres.«R ne faut pas que le conseil général soit un club social.R faut que ce soit un lieu de débats politiques.Ça enverra des signaux indiquant que le Parti libéral est bien vivant», affirme M.Parisella, qui prône ainsi une plus grande synergie entre le conseil des ministres, le caucus des députés et le parti.Cette sensibilité envers les militants libéraux doit également s’appliquer à l’ensemble de la population.Pour Michel Fréchette, un changement d’attitude doit s’opérer.Le gouvernement Charest doit apprendre à fixer clairement ses objectifs, être concret et parler franchement.Les libéraux doivent être de «connivence» avec la population et développer «l’efficacité emphatique», affirme-t-il.Sans verser dans le populisme avec lequel flirte l’Action démocratique, le gouvernement libéral doit revenir aux raisons d’être de la politique, croit-il.«Rs sont élus pour dire à l’appareil administratif ce que le peuple veut.Malheureusement, les politiciens deviennent rapidement les représentants de la fonction publique et disent au peuple: “Voici ce que les fonctionnaires pensent être bon pour vous.” Là, ça va prendre un conseil des ministres composé de représentants du peuple», soutient M.Fréchette.Michel Fréchette souligne que le gouvernement a été victime d’un taux record d’insatisfaction lors de son premier mandat parce qu’«iZ a très mal communiqué ce qu’il faisait, le sens de ses mesures, dans quel cadre elles s’intégraient».Pire encore, il s’est tenu loin de la population, croyant qu’il lui avait suffisamment parlé, rappelle M.Fréchette.Et il estime que la population sera plus que jamais à l’écoute du gouvernement pour s’assurer qu’il s’agira d’un gouvernement «qui s’occupe des gens».«L’opinion publique sera le joueur invisible de toutes les stratégies du prochain gouvernement», affirme-t-il.Jean-Claude Rivest juge également que le premier ministre et sa nouvelle équipe ministérielle devront faire montre d’ouverture et de doigté.Dans un contexte minoritaire, le premier ministre devra être entouré de gens habiles à créer des ponts, y compris avec l’opposition.C’est fondamental, répète le sénateur.Puis, il lance en riant: «Ce n’est pas pour rien.Les deux principaux ministres de Jean Charest seront Mario Dumont et André Boisclair, avec lesquels il va parler le plus dorénavant.» Le Devoir Philippe Couillard Jean-Marc Fournier Line Beauchamp Raymond Bachand 'fa Claude Béchard M Michèle Courchesne Line Normandeau 'Ci Christine St-Pierre Marguerite Blais Monique Jérôme-Forget Préparez votre carrière en comptabilité.Nos programmes d’études à temps partiel et cours du soir offerts en comptabilité vous permettent d'acquérir la formation de base pouvant vous mener à une carrière stimulante soit à titre d’expert-comptable ou McGill Centre d'éducation permanente de gestionnaire.Il existe de nombreuses opportunités pour ces professionnels en entreprise privée, les cabinets-conseil, les organismes publics et parapublics ainsi qu'en enseignement.Intéressés en savoir plus?Venez assister à une séance d'information offerte par le Centre d'éducation permanente et l'Ordre des C.G.A.du Québec.Réservez votre place maintenant! www.mcgill.ca/conted-cms Ordre de* CGA du Québec LE DEVOIR, LES SAMED 1 7 ET DIMANCHE 8 AVRIL 2007 B 2 PERSPECTIVES Jean Dion À Toronto Si j’ai rien compris, le temps est de nouveau venu de faire un brin de déjeuner-causerie en compagnie de notre invité-mystère, notre penseur en rase-mottes, notre intellectuel de sous-sol en préfini, notre franc-tireur qui rate systématiquement l’en-but, notre nid-de-poule analytique sur la grand-route de la connaissance, notre.r - Tu aimes ça, hein, les traits d’union, Alexandrin-Zébédédée.C’est de ta génération, full jeune.Tu sais, il m’amve d’ailleurs de songer, lorsque je n’ai pas grand-chose à faire, que pour redonner de l'allant à leur cause au moment où celle-ci semble sérieusement péricliter, les partisans du pays devraient remettre quelques traits d’union là-dedans.Genre souveraineté-associa-tion-entepte-partenariat-union-communauté-libre-échange-Etat-nation.J’ajouterais même «autonomie» au bout, question d'ajouter un peu à la confusion.En plus, comme l’expression prendrait trois ou quatre lignes sur le bulletin de vote, on courrait la chance que plusieurs des mots employés soient eux-mêmes fractionnés par des traits d’union supplémentaires.Cela peut te sembler absurde, mais tu es trop jeune pour te rappeler qu’à l’époque, des gens s’étaient vigoureusement engueulés à propos d’un trait d’union.Je pense que c’était parce qu’ils étaient désorientés d’avoir perdu un référendum dont la question comportait sept virgules et trois points-virgules.Cela étant, je suis prêt pour une causerie, mais pas pour un déjeuner.Nous sommes vendredi saint et je fais maigre.Bon, évidemment, tu vas me dire que lorsqu’on me regarde, je fais plutôt gros, mais c’est parce qu’à part tes tounes néo-trad faites à partir de poésie de secondaire II, tu n’as du passé aucune vision.Pour te situer,_ ça fait tellement longtemps, le passé, que dans Iç temps, les cabanes à sucre offraient du jambon.A l’époque, il n'y avait pas d’accommodements raisonnables, juste des obligations déraisonnables, comme seule une religion peut en imposer.Faire maigre, ça signifie donc des oméga-3.Le plus drôle, c’est que personne ne sait à quoi peut bien ressembler un oméga-1, un oméga-2 ou un oméga-54.- Et de qu’est-ce vous voulez causer, tire-pois dans l’arsenal mondial de la réflexion-ressource?- D’avenir, Marcantony-Mathusalain.Je suis un passionné de l’avenir, car sans avenir, nous ne nous en irions nulle part D’avenir proche, comme dans ça va se décider à Toronto.Savais-tu que ça va se décider à Toronto?Va savoir pourquoi, depuis ce matin, tout le monde que je croise me dit «ouais ben, ça va se décider à Toronto».J’ai beau leur dire qu’il y a belle lurette qu’au Canada pas mal tout se décide à Toronto, ils ont l’air de trouver le phénomène nouveau, étonnant et, pour tout dire, franchement excitant D paraît que ça va se passer samedi soir.Cela prouve, Saturninon-Valériange, que les gens ont les premières priorités aux bons endroits.D’ailleurs, je crois qu’on a vu autre chose cette semaine qui a été décidé à Toronto.Aux nouvelles, j’ai vu Stephen Harper prononcer un discours et le lutrin portait en grosses lettres l’inscription Taming of the Queue.Bon, je sais bien que les mots ont des significations différentes d’une langue à l’autre et qu’il s’agit là d’un calembour songé sur The Taming of the Shrew du grand W.«Bill» Shakespeare et qu’une file d’attente dans un hôpital comme l’aurait dit Bill lui-même, is by any other name toujours bien une file d’attente dans un hôpital, mais me semble que ce slogan n’a pas été mûri très longtemps avec à l’idée une perspective générale de bilinguisme officiel.Je peux me tromper, mais je pense qu’ils ont parfois tendance non pas à se foutre de notre gueule mais à se foutre de nous tout court - Vous réussissez toujours à glisser du hockey et des jeinc de mots vaseux dans vos propos, tord-boyaux de la soif inextinguible du peuple de savoir.' - Et d’avenir lointain, Fransylvain-Barthélesphore.Tiens, cette semaine, je participais à une discussion complètement inutile sur le thème suivant dans mille ans, comment caractériseront-ils l’époque présente et le XX' siècle en général?S’il en reste, je veux dire, des gens.Bien sûr, nous nous croyons très forts, nous pensons être l’aboutissement de la civilisation et que l’histoire retiendra de nous les grands développements technologiques et la foi dans le progrès, mais je ne parierais pas là-dessus, surtout que les chances sont excellentes que je ne sois plus là à ce moment, bien que je mène une vie radicalement saine ainsi que l’illustrent mes oméga-3 une fois par année.Nous avons une vision très restreinte de ce qui se passait il y a mille ans, mais eux, dans mille ans, pourront sans doute nous voir intégralement à l’œuvre sur nos films et autres cossins, et laisse-moi te dire que ce ne sera pas jojo.On a parlé de choses et d’autres, de grandes idées comme le fait que les historiens du fritur fusionneront sans doute les deux guerres mondiales pour en faire un seul événement — comme nous le faisons par exemple pour la guerre de Cent Ans — qui illustrera à merveille la boucherie insensée que frit le XX' siècle.Comme le fait que notre monde plein de contradictions aura en même temps vu de formidables découvertes scientifiques et l’essor des communications et le retour de l’obscurantisme religieux avec ses pratiques d’un autre âge, peux pas manger ci, peux pas regarder ça, peux pas fifre ci, peux pas penser ça.Mais j’ai beaucoup aimé la remarque d’un gars à propos de 1’Occident L’Occident creuset de la démocratie, des droits de la personne, de la liberté, où on bouffe cent fois trop, où les mieux payés sont les célébrités du divertissement et les sportifs professionnels, où le cul tient lieu d’argument de vente perpétuel, où on fttit en avant pendant que la planète se meurt par notre faute et que nous ne voulons pas voir.Rome qui brûle pendant que le con joue de la harpe.Dans mille ans, ils se souviendront de nous comme nous nous souvenons de la Rome dfVadente.Après nous, le déluge.- Vou - : sûr de ça, pense-bête?-je te te rai dimanche, Guidolin-Sébasile.Après tout, ça se dét ’dera samedi soir à Toronto.jdiotéa ledevoir.com L’horreur rwandaise devant la justice canadienne Le premier procès au pays pour crime contre l’humanité se tient présentement à Montréal # # JEREMIAH KAMAU REUTERS Les Rwandais ont fui leur pays en grand nombre en 1994.T .¦ 1 • t*’ - X" Le premier procès au Canada pour crime contre l’humanité, intenté contre Désiré Munyaneza, plonge la justice dans les moindres détails de l’horreur du génocide rwandais depuis deux semaines.BRIAN MYLES Des Tutsis entassés dans un autobus, parmi lesquels se trouve le futur témoin C-15, chantent des hymnes chrétiens, persuadés qu’ils seront conduits à leur mort en ce mois d’avril 1994 où les têtes flottent par milliers dans les rivières du Rwanda.C’est la fatigue de miliciens hutus couverts de sang, une machette pendouillant au bout du bras, qui les sauvera d’une mort atroce.Bienvenue dans l’enfer du génocide rwandais tel que révélé avec force détails depuis le 26 mars dans une salle d’audience du palais de justice de Montréal.Désiré Munyaneza, un Hutu qui a immigré au Canada en 1997, y subit son procès pour sa participation alléguée au génocide rwandais, n s’agit de la première personne mise en accusation en vertu de la Loi sur les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre, adoptée par le Canada en 2000.Selon le récit des premiers témoins, Munyaneza a pris part active au génocide perpétré en 1994 contre 800 000 Tutsis.D aurait dirigé un escadron de la mort qui éliminait systématiquement les réfugiés tutsis à Butare, dans le sud du pays.11 aurait aussi occupé ses nuits en dirigeant un bordel où des femmes d’origine tutsie étaient réduites à l’esclavage sexuel et violées à répétition.C’est le cas du témoin C-15, premier témoin entendu dans cette cause sous le couvert de l’anonymat.La jeune femme était âgée de 17 ans au moment du génocide.Séquestrée et violée à plusieurs reprises à Butare, elle a raconté avoir vu Munyaneza assassiner un jeune garçon à coups de bâton.Ces souvenirs atroces étaient si pénibles à évoquer que le témoin C-15 a interrompu son témoignage dès la première journée d’audience pour être menée à l’hôpital.Elle a finalement pu reprendre sa version des faits, mardi dernier, après une semaine de repos.Et la suite était tout aussi lugubre.Cette femme doit la vie à la chance.Elle avait été forcée de monter à bord d’un autobus en direction de la ville de Nyaruhengeri tout en sachant que les derniers Tutsis envoyés là-bas avaient été massacrés.Des Hutus couverts de sang ont intercepté l’autobus à un barrage routier et ont indiqué au chauffeur qu’en raison des tueries qu’ils avaient commises la nuit précédente, ils étaient trop fatigués pour exécuter ses passagers.Et de toute façon, la ville de Nyaruhengeri débordait déjà de cadavres.Ramené à Butare, cette femme s’est cachée dans la forêt jusqu’à l’arrivée des soldats du Front patriotique rwandais (FPR), marquant la fin du génocide.Une douzaine d’autres témoins, venus du Rwanda pour le procès de Munyaneza, viendront raconter des atrocités semblables au cours des prochaines semaines.Ils s’expriment en kinyarwanda et leurs propos sont traduits en anglais par des interprètes.Des experts seront aussi entendus, notamment le sénateur Roméo Dallaire, qui fat le commandant de la Mission des Nations unies au Rwanda.Au début de l’année, le juge de la Cour supérieure André Denis ainsi que les avocats de la défense et de la Couronne ont séjourné à Kiga- li pour recueillir la déposition de 14 témoins.Ces témoignages, filmés et enregistrés, seront déposés en preuve au procès.^ Quant aux rescapés du génocide venus au Canada pour les fins de la cause, ils requièrent un traitement particulier.Par crainte de représailles dans leur pays d’origine, ils ne peuvent être identifiés sous aucun prétexte, sur ordonnance du juge Denis.Ils peuvent également bénéficier de l’aide d’une travailleuse sociale, Danielle Drolet, membre de l’Ordre professionnel des travailleurs sociaux.Mme Drolet est spécialisée en intervention auprès des victimes de sévices sexuels et de stress post-traumatique.Jointe par Le Devoir, Mme Drolet a refusé d’expliquer son rôle, ne serait-ce que de façon générale, dans ce procès qui relève pourtant du domaine public.«Je n'ai pas à vous confirmer cela, je ne suis pas du domaine public», a-t-elle dit sèchement Ce procès, exceptionnel à plus d’un égard, impose un énorme stress aux victimes.Cette semaine, le témoin C-15 a d’ailleurs affiché de fréquents trous de mémoire lors de son contre-ipterrogatoire par l’avocat Richard Perras.A titre d’exemple, elle n’est pas parvenue à expliquer pourquoi elle n’avait jamais mentionné le nom de Désiré Munyaneza lors de ses témoignages précédents devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda.«On ne peut pas se souvenir de tout.On n’a pas d’ordinateur dans notre tête», a-t-elle dit à plusieurs reprises au sujet de cette incohérence et de quelques autres.Des souvenirs aussi douloureux entraînent des moments de confasion dont la défense fait son pain quotidien dans un procès de ce genre.La suite des procédures laisse augurer des moments tout aussi tristes pour les victimes.La recherche de la vérité judiciaire exige cette précision dans les faits en même temps quelle remue au plus profond de leur âme des témoins déjà fragiles.RADU SIGHETI REUTERS L ne Rwandaise lave un crâne découvert dans une fosse commune à Kigali.Le Devoir Treize ans après le génocide Le Rwanda mise maintenant sur le tourisme La maison d’Habyarimana sera transformée en musée FRANÇOIS JANNE D’OTHÉE Kigali — Tout au bout de l’aéroport de Kigali se trouve l’imposante maison de l’ex-président Juvénal Habyarimana.La propriété contient encore quelques vieux restes: fauteuils usés jusqu’à la corde, fable reposant sur deux pieds d’éléphant, multiples salles de bains.L’épave de l’avion présidentiel, abattu par deux missiles le 6 avril 1994 aux alentours de 20h, gisent dans le jardin: un moteur ici, une aile un peu plus loin.Le site de l'écrasement, qui a préludé au génocide durant lequel 800 000 Tutsis et opposants hutus ont été tués, semble à l’abandon.Pourtant, d’ici peu, en juin, il doit accueillir un musée consacré à la Deuxième République (1973-94), c’est-à-dire le régime Habyarimana.Il y aura une cafétéria, un parc zoologique et une boutique de souvenirs.Depuis un promontoire, on pourra photographier le site «historique».Ce projet est-il l’exemple le plus spectaculaire du «tourisme du génocide»?«Ce thème est parfois ajouté à des circuits existants, mais il n’est jamais dominant», explique Rica Rwi-gamba, directrice de l’Office du tourisme rwandais.Partout et à tout moment, le voya- geur est confronté à l’histoire récente au Rwanda.Un mémorial ici, un site de massacres là-bas, des prisonniers en tenue rose dans les champs, sans compter les matinées consacrées aux juridictions gacaca, ces jurys populaires chargés de juger les «petits» génoci-daires et durant lesquels tout est fermé.Mais pas question de faire du génocide un argument touristique: «Le passé est le passé, le futur commence aujourd’hui», résume une brochure de l’Office de tourisme.Jusqu’à il y a peu, la maison abritant l’Office de tourisme, en plein centre de Kigali, passait pour une incongruité.Aujourd’hui, c’est une ruche où travaillent des dizaines de personnes, où vont et viennent des touristes, pour la plupart anglo-saxons et dispensés de visa.C’est de là aussi que part le bus panoramique de Kigali City Tours, qui mène les visiteurs dans des lieux aussi éclectiques que la demeure de l’Allemand Richard Kandt, fondateur de Kigali en 1907, le mémorial de Gisozi ou les nouveaux lotissements modèles.Le tourisme est devenu un objectif prioritaire au Rwanda, qui mise sur trois fleurons: la fo- rêt de Nyungwe, le parc de l’Akagera et surtout les gorilles de montagne.A 380 $ le «permis gorilles», on est dans le haut de gamme: «Nous ne voulons pas de tourisme de masse comme au Kenya, tout simplement parce que nous n’en avons pas les capacités», explique Rica Rwigam-ba.De nombreuses guesthouses de charme poussent sur les rives du lac Kivu tandis que la région des volcans voit s’ouvrir des eco-lodges avec toilettes sèches, récupération d’eau de pluie et addition salée.Quant aux musées, celui de Butare n’est plus le seul du pays.D’autres ont ouvert ou sont en chantier sur la période coloniale à Nyanza, sur l’environnement à Kibuye, sur la paix à Kinihira.Les titres sont ambitieux mais les collections restent souvent très elliptiques.Informé de l'ouverture d’un musée dans la maison de son père, Jean-Luc Habyarimana, qui vit en région parisienne, y voit un «détournement de biens personnels».«Jamais nous n’avons été consultés alors que cette résidence privée nous appartient», assure-t-D.Libération « Le passe est le passé, le futur commence aujourd’hui » Régis Debray Rony Brauman Abonnez-vous au bulletin hebdomadaire du Cérium: cerium.ca Politique humanitaire, politique étrangère, convergences et divergences Une conférence de la chaire France du Cérium et de la revue Argument avec Regis Debray, écrivain et philosophe, Rony Brauman, écrivain et président fondateur de Médecins sans frontières et Ryoa Chung, professeure d’éthique et de philosophie contemporaine.Animé par Antoine Robitaille Samedi, 14 avril 2007, à 11 hOO À l'Université de Montréal 3200, rue Jean-Brillant Amphithéâtre B-0215 OMMEOtTUOn i .«TtM* «MNf ARGUMENT Université de Montréal Université fWï de Montréal [Wj müm j - LH CONSEIL DES RELATIONS INTERNATIONALES DE MONTRÉAL Infos : cerium.ca LE DEVOIR, LES SAMEDI 7 ET DIMANCHE 8 AVRIL 2007 B 3 PERSPECTIVES JAMAL SAIDI REUTERS .• ¦jJ-F • X «.iïilin .-^sv-v î'ft Nancy Pelosi en compagnie du président Bashir al-Assad cette semaine à Damas.«Nous sommes venus dans un esprit d’amitié et d’espoir» Nancy Pelosi est-elle allée trop loin ?Le voyage à Damas de la leader des démocrates au Congrès a suscité de très vives critiques Nancy Pelosi est critiquée de toute part aux États-Unis après avoir rencontré le président Bachir al-Assad en Syrie contre l’avis de la Maison-Blanche.La présidente de la Chambre des représentants est même regardée avec désapprobation par certains de ses amis démocrates.MARIE-CHRISTINE BONZOM Washington — Nancy Pelosi est le troisième personnage de l’État américain et le responsable américain de plus haut niveau à avoir visité la Syrie depuis 2004, date à laquelle les relations entre Damas et Washington ont conunencé à se détériorer.Avant de quitter Damas, Nancy Pelosi s’est déclarée «très heureuse des assurances» que Bachir al-Assad lui a données à propos de ses intentions de paix dans la région proche-orien-tale.Nancy Pelosi est allée plus loin: «Nous sommes venus dans un esprit d’amitié et d’espoir et nous avons conclu que le chemin de Damas est le chemin de la paix», a-t-eDe lancé.Cette dernière phrase en particulier lui vaut les foudres non seulement de la Maison-Blanche mais aussi du Washington Post, un quotidien pourtant proche du Parti démocrate de Nancy Pelosi.«Le chemin de Damas est malheureusement bordé des victimes du Hamas et du Hezbollah, des victimes des terroristes qui entrent en Irak depuis la Syrie, des victimes du Liban qui essaient de se battre en faveur de la démocratie et des militants des droits de la personne qui essaient de lutter pour la liberté et la démocratie en Syrie», rétorque à Nancy Pelosi le porte-parole du Conseil national de sécurité, Gordon Johndroe.«La déclaration de Mme Pelosi selon laquelle le chemin de Damas est celui de la paix est ridicule», estime de son côté le comité éditorial du Washington Post avant d’ajouter que la présidente de la Chambre «est presque la seule personne à ne pas comprendre que les mots de Bachir al-Assad ne sont que de la propagande».Avant l’arrivée de Nancy Pelosi à Damas, George W.Bush lui-même s’était montré à la fois réprobateur et sceptique.«Im visite de Nancy Pelosi envoie des messages contradictoires au président syrien.Qui plus est, beaucoup de gens avant elle sont allés le voir, sans aucun résultat», avait ainsi indiqué le président américain.Même dans son fief de la Californie, Nancy Pelosi ne trouve qu’un soutien relative- ment tiède.Dans un éditorial publié avant la visite de la présidente de la Chambre à Damas, le Los Angeles Times, de tendance démocrate comme le Washington Post, avait rejeté les critiques formulées contre Nancy Pelosi comme étant «à côté de la plaque».«Il est grand temps que quelqu’un venant des Etats-Unis rompe la glace [avec la Syrie]», écrivait le journal californien.Appel à la prudence Mais le Los Angeles Times, dont le comité éditorial s’abstient de revenir sur la visite après coup, appelait aussi Nancy Pelosi à se montrer «prudente» pour que sa démarche ne soit pas exploitée par le président Assad.«Elle doit aussi reconnaître et souligner que la conduite de la politique étrangère des Etats-Unis est le domaine réservé de Vexécutif>, avertissait le Times.Nancy Pelosi semble avoir suivi ce dernier conseil quand, à l’issue de son entretien avec Bachir al-Assad, elle a fait savoir qu’il «n’y a pas de divergence sur les questions de fond de politique étrangère entre nous et le président Bush».Mais cette déclaration n’a pas suffi à apaiser ses détracteurs.Rush Limbaugh, le numéro un des commentateurs ultraconserva-t,eurs sur les ondes radiophoniques aux États-Unis, se déchaîne contre Nancy Pelosi, déjà une de ses bêtes noires préférées.Rush Limbaugh accuse celle qu’il appelle «une gauchiste stupide» de torpiller la politique étrangère américaine.A l’Institut Hudson, un centre de recherche de tendance conservatrice à Washington, Laurent Murawiec, qui publiera le mois prochain un livre intitulé The Mind Of Djihad, a déclaré au Devoir que la visite de «la lamentable Nancy Pelosi» n’est qu’une «tentative assez misérable de faire une politique étrangère alternative» qui «manifeste l’amateurisme d’une personne qui devrait se mêler de ce qui la regarde».«Parler avec la Syrie, voire avec l’Iran, ne peut avoir aucune utilité», estime Laurent Murawiec, qui rappelle les démarches avortées de Colin Powell en 2003, précédées par «les 27 visites infructueuses à Damas» effectuées par pn de ses prédécesseurs au département d’État du temps de Bill Clinton, Warren Christopher.Laurent Murawiec reproche aussi à Nancy Pelosi «une usurpation scandaleuse qui montre un degré d’irresponsabilité frénétique».«La Constitution des Etats-Unis confie la politique étrangère au président, pas à la présidente de la Chambre», explique l’auteur de l’Institut Hudson.M.Murawiec salue «le débat vigoureux et parfaitement légitime» qui se déroule aux États-Unis sur la guerre en Irak et sur le Proche-Orient, mais il trouve qu’en allant en Syrie, Mme Pelosi a dépassé les bornes.«Qu’elle aille faire la touriste politique en Syrie et raconter n’importe quoi sur la bonne volonté du boucher de Damas, c’est ajouter le crétinisme à l’usurpation», assène-t-il.Le flou de la Constitution A l’Université du Maryland, le professeur de science politique George Quester est nettement moins virulent envers Nancy Pelosi.Mais ce démocrate déclaré n’est pas convaincu par la visite de la dirigeante de son parti en Syrie.«Certes, il fallait qu’elle offre quelque chose de différent et qu’elle ne se contente pas de critiquer l’administration Bush, mais je ne suis pas sûr que sa visite en Syrie a été une décision judicieuse», a dit M.Quester au Devoir.Contrairement à M.Murawiec, George Quester ne considère pas la visite en Syrie de Mme Pelosi comme une violation de la Constitution.«La Constitution n'est pas si claire que ça sur la répartition des pouvoirs en ce qui concerne la politique étrangère et, historiquement, tout élu du Congrès a eu la prérogative de se rendre dans n’importe quel pays, y compris un pays ennemi des États-Unis.» Par contre, M.Quester «ne pense pas qu’une ouverture envers la Syrie puisse se révéler utile».M.Quester ajoute que le voyage de Mme Pelosi en Syrie pourrait nuire au Parti démocrate dans la perspective de la présidentielle de 2008.«La Syrie est très antiaméricaine et très anti-israélienne, et il y a là un risque pour les démocrates de perdre des voix chez les Juifs américains et chez les électeurs centristes.» Le professeur de l’Université du Maryland relève d’ailleurs que «beaucoup d'élus démocrates du Congrès ne sont pas contents du ton véhément adopté par Mme Pelosi, qu’ils accusent de négliger le centre pour satisfaire sa base».Devant toutes ces critiques, Nancy Pelosi ne se démonte pas.Elle rappelle que l’ouverture d’un dialogue avec la Syrie et l’Iran a été recommandée en décembre dernier par le rapport sur l’Irak de la commission présidée par James Baker, l’ancien secrétaire d’État du père de l’actuel locataire de la Maison-Blanche.Elle maintient que sa visite à Damas est précisément de nature à «engager un dialogue» avec la Syrie sur plusieurs dossiers cruciaux: les infiltrations de combattants en Irak, le soutien au Hamas et au Hezbollah ou encore le projet de tribunal international pour juger les meurtriers du premier ministre libanais Rafik Hariri.Nancy Pelosi note au passage que la Maison-Blanche n’a rien trouvé à redire dimanche dernier quand des députés du Parti républicain de George W.Bush se sont rendus à Damas.«C’était une excellente idée de leur part, et c’est une excellente idée de notre part aussi», affirme la présidente de la Chambre.«En tant que mère de famille, j’entends épuiser tous les remèdes pour la paix», promet-elle.JAMAI.SAIDI REUTKRS mm «La déclaration de Mme Pelosi selon laquelle le chemin de Damas est celui de la paix est ridicule » Mme.Pelosi s’est rendue au souk de Damas.Collaboratrice du Devoir Michel David Ranger le bazooka Bernard Landry a raison quand il dit que le Québec ne peut pas se pennettre un autre référendum perdant.Le prix politique à payer pour les deux premiers NON a déjà été suffisamment lourd.D’ailleurs, aucun de ses prédécesseurs ne s’était laissé un échéancier référendaire aussi contraignant que celui dont lui-même avait accepté l’inscription au programme de juin 2005.M.Landry prétend que la présence du mot «possible» dans la phrase «le plus rapidement possible dans le premier mandat» lui laissait une porte de sortie, mais les électeurs n’aiment pas avoir l’impression qu’on se paie leur tête.La proposition de Louis Bernard aurait l’indéniable avantage d’éviter un troisième NON en écartant indéfiniment du pouvoir ceux qui auraient l’inconscience de promettre une nouvelle consultation dont personne ne veut La bonne conscience des «purs et durs» y trouverait sans doute son compte, mais demander implicitement aux électeurs de l’empêcher de provoquer un autre désastre constitue une bien curieuse plate-forme pour un parti politique.Le malheur des souverainistes est d’avoir presque gagné le référendum de 1995.Ils sont même convaincus qu’on le leur a volé.Depuis, ils ont toujours refusé de changer une formule qui avait fait ses preuves.Résultat pendant huit ans, le PQ a encaissé les coups d’Ottawa sans riposter, ou si peu, en attendant le jour où les «conditions gagnantes» seraient réunies, par hasard ou par miracle.Comble du mauvais calcul, le PQ a décidé d’appuyer sur l’accélérateur juste au moment où le climat s’apprêtait à changer du tout au tout à Ottawa avec l’arrivée des conservateurs.C’était comme accueillir le père Noël avec un bazooka.Le vilain Grinch a pris une raclée le 26 mars.Mieux vaut ranger le bazooka avant qu’il ne lui saute en pleine figure.Peu importe l’angle sous lequel on examine les résultats des derniers élections, il demeure que le PQ a subi sa pire défaite depuis 37 ans.Se désoler en additionnant les voix de Québec solidaire et du Parti vert à celles du PQ équivaut à pleurer sur le vol de 1995 sans prendre acte du bouleversement du paysage politique provoqué par l’éruption du volcan adéquiste.Apres avoir renversé Pierre Marc Johnson, en 1988, Jacques Parizeau avait bien vu que la conjoncture avait changé depuis le premier référendum.Ce n’était plus l’arrogant Pierre Elliott Trudeau mais le souriant Brian Mulroney qui était premier ministre du Canada, et son fédéralisme d’ouverture s’était traduit par l’accord du Lac-Meech.Même si M.Parizeau avait pesté contre la mollesse de la question concoctée en son absence en décembre 1979, son approche était devenue encore plus feutrée et plus étapiste que celle de René Lévesque.Le programme qu’il avait tait adopter au congrès de Saint-Hyacinthe, en novembre 1988, affirmait toujours que «le rôle principal du Parti québécois est de faire en sorte qu’apparaisse, comme pays, le Québec», mais aucun échéancier n’était fixé pour la tenue d’un référendum sur la souveraineté proprement dite.«Quel que soit le cheminement nécessaire, l’objectif ultime ne changera pas», pouvait-on lire.Cette assurance n’était pas superflue dans la mesure où le cheminer ment proposé pouvait tout aussi bien aboutir à un renouvellement en profondeur du fédéralisme.Tant qu’il demeurerait dans l’opposition, le PQ continuerait à faire la promotion de la souveraineté.Une fois au pouvoir, un gouvernement péquiste entreprendrait des négociations (!) avec Ottawa.Il pourrait aussi — remarquez le conditionnel — «passer par l’utilisation de moyens démocratiques, tels que législations et consultations populaires portant sur des pouvoirs spécifiques».Pierre Marc Johnson avait dû rager en lisant cela.Son «affirmation nationale» aurait très bien pu s’ac: commoder d’une telle démarche.La seule différence était qu’il s’appelait Johnson, et l’autre, Parizeau.Si M.Parizeau, que personne n’a jamais soupçonné de travailler secrètement au maintien de l’unité canadienne, a pu faire un tel repli stratégique, au nom dç quoi l’interdirait-on à André Boisdair ou à son éventuel successeur?Jean-François Usée avait soulevé un tollé en publiant Sortie de secours, au début de l’an 2000.Sa proposition, qui faisait écho à d’autres du même genre, consistait à tenir un référendum qui donnerait au gouvernement du Québec le mandat d’obtenir d’Ottawa «l'autonomie pleine et entière», au sein du Canada, dans une série de dor maines (langue, culture, communications, immigration, éducation, recherche, santé, programmes sodaux).A quelques mois d’un congrès qui allait statuer sur son leadership, Lucien Bouchard avait plutôt choisi de hurler avec les loups et de pourfendre son ancien conseiller.En mai 2000, M.Bouchard a finalement obtenu le vote de confiance d’envergure soviétique qu’ü souhaitait.Cela ne l’a pas empêché de démissionner huit mois plus tard.Depuis, il n’a jamais cessé de pester contre les «purs et durs» qui tiennent le PQ en otage.Au point où il en est André Boisdair n’a strictement rien à perdre à lancer le débat auquel M.Bouchard avait renoncé, même s’il le savait nécessaire.C’est peut être le meilleur moyen, voire le seul, de sauver son leadership.Une consultation auprès de tous les membres du PQ lui donnerait probablement raison.Malgré sa troisième place, le PQ peut encore reprendre l’avantage du jeu.Dans l’hypothèse d’un gouvernement adéquiste, une proposition comme celle de Usée forcerait Mario Dumont à prédser ce que signifie concrètement sa politique autonomiste, au-delà des gadgets comme la ritoyenneté québécoise ou un rapport d'impôt unique.Même le PLQ, si désireux qu’il soit d’en faire le moins possible, serait bien embêté de se dissocier d’une motion de l’Assemblée nationale qui réclamerait les pleins pouvoirs dans des secteurs aussi essentiels à l’identité nationale que la langue, la culture, Timmigra-tion et les communications.Certes, il y a théoriquement un risque que cela fonctionne.Jamais le Québec n’aurait réalisé un gain aussi énorme, même si le mouvement souverainiste devait en mourir.Mais soyons réalistes: le risque est-il si grand?Jacques Parizeau n’a jamais eu à tenter d’appliquer son programme de 1988.Quand il est arrivé au pouvoir, Brian Mulroney avait disparu.L’accord du Lac-Meech aussi.Qui saif Stéphane Dion deviendra peut-être premier ministre un jour! D sera toujours temps de ressortir le bazooka l LE DEVOIR.LES SAMEDI 7 ET DIMANCHE 8 AVRIL 2007 B 4 EDITORIAL Terre ! Terre ! L’on devine vite le bonheur qu’éprouve un voyageur au retour de longues randonnées à travers le monde lorsque tout à coup, sur la piste, son avion touche le sol.Enfin! Terre! Terre! Tel fut aussi, le 12 octobre 1492, le cri éperdu de joie des matelots de Christophe Colomb apercevant au fin fond de l’horizon une petite, toute petite tache brune, sur écran bleu-vert: «Terre! Terre!» c Benoît Lacroix, O.P.ette terre, nous l’aimons, nous l’aimerons toujours.Elle est notre mère, notre maison, notre forteresse, notre château, notre igloo.Grain de sable dans cet incommensurable univers d’étoiles et de galaxies.Chère petite planète bleue, dirait notre bien-aimée Julie Fayette, astronaute de nos premières expéditions interplanétaires.Jacques Ferron l’a dit, à sa façon: «Notre coin de terre est bien petit, mais il porte un grand ciel.» .Il fut même un temps, pas si lointain — c’était avant l’ère du pétrole — où la richesse des pays et des nations était la terre.On le ' disait, on le redisait tout haut, par axiomes et proverbes: «On n’est ¦ un homme que lorsqu’on a tracé un sillon dans un champ.Tant vaut l’homme, tant vaut la terre.» ' ' En plusieurs sens, ils sont privilégiés aujourd’hui les écologistes savants, les environnementalistes de métier et tous ceux qui croient fermement aux «divinités de la terre».De grandes inquié- ¦ tudes ont remplacé les confiances antiques.Une vraie panique! «O : terre aveugle, écrit la poétesse et sage philosophe Hélène Dorion, .poussière entre les mains de Dieu / qui égrène l'immensité / Nous voici sur les bords fragiles des ténèbres!» Dire que ces propos s’imposent encore à nous à la veille des vacances de Pâques tellement attendues.Un congé en surplus! Etrange coïncidence puisque, durant ces mêmes jours, et plus exactement le samedi 7 avril, plusieurs de nos frères et sœurs croyants ainsi que de nombreux jeunes et nouveaux baptisés célébreront la terre, dite la terre originelle, celle imaginée aux premières heures de l’humanité.Ils liront, ils chanteront les récits épiques de la Genèse quand l’homme, au sens traditionnel : du mot, fut assigné jardinier écologiste: «Soyez féconds et prolifiques, dit Dieu, remplissez la terre et dominez-là.» On sait la suite.Adam et Eve veulent tout savoir, ils veulent tout posséder, ils veulent tout discuter et plus qu’ils n’en peuvent naturellement porter.Péché des esprits forts! Bris de solidarité entre l’homme et son créateur.Tout l’univers en est bouleversé.Depuis ce temps-là, légende ou pas, les humains s’entretuent, les loups dévorent les chèvres, les épines menacent les roses.Encore aujourd’hui, fcertains de mes amis les plus chers croient sérieusement que les hommes se sont donné le pouvoir de détruire la planète.Mais non! Mais non! Malgré toutes nos conduites désordonnées de propriétaires fonciers et de révolutionnaires planétaires, le soleil préside encore nos vies, la pleine lune est au rendez-vous du mois, le printemps succède à l’hiver.Et caetera'.Ni Washington, ni • Bagdad, ni nos expériences nucléaires les plus sophistiquées n’ar-i rêteront la marche de l’univers, la succession des saisons, la re- • naissance de la terre en ce mois béni d’avril.Non, l’éclatement de ¦ la planète n’est pas pour demain.Celle-ci ne nous appartient pas, - elle ne nous appartiendra jamais.‘ En somme, voyant la terre refleurir, les outardes revenir et les hirondelles valser de nouveau autour de nos bâtiments, la croyance ferme en des cieux nouveaux et des terres nouvelles ' ^insi qu’en la résurrection personnelle des corps, comme le pro-t clame glorieusement l’Apocalypse, est peut-être plus qu’un beau rêve d’amoureux en mal d’immortalité.Depuis si longtemps, > l’âme populaire le croit: la vie, nos amours, nos amitiés surtout, ¦ n’ont de sens que si elles entrent dans l’univers de la continuité èt de la fidélité des saisons.C’est toujours le bienfait du printemps et de ses énergies créa- ¦ trices de nous faire aimer la terre et ses résurrections et, par elle ^ peut-être, revivre chacun à sa manière ce qu’un Saint-Denys Garneau ! appelait si élégamment l’habitation du paysage.Peutêtre aussi d’invoquer l’Autre à la manière du chef amérindien Dan George: O feu, pour la lumière de mes yeux, < < je te remercie.Ô soleil, pour la vie que tu m’as donnée, • je te remercie.’ Ô terre, pour la force de mon cœur, je te remercie.Que la fête religieuse de Pâques survienne au printemps, au moment où s’impose à nos yeux la sagesse lente et patiente de la terre, n’y a-t-il pas là un symbole de la longévité de l’humanité?C’est si beau de retrouver tout à coup l’univers dans cet arbre en ; train de se refeuiller, dans cette tige prête à refleurir, dans cette ¦ jonquille égarée près du lac?D’où le sage avis retrouvé au livre de •Job (12, 8), environ 450 ans avant notre ère: «Cause avec la terre, ¦ et elle t’instruira.» ’ Joyeuses Pâques! LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chet JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information JULES RICHER Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-FRANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE M Hat I ÎIS EnCoSC DE VA Utiil ! / / 'I 7 L / Tu$At$ Cf £uî NoiaS ffRAtT tu $»£*< «IfAWi.UNÊ FriTf SfMAiNÉ 1$ UN CoNÜO u mil!/ pottBîtN ÇA, ; A r=!2l K Détruire une tourbière de 10 000 ans pour Rabaska! Rabaska propose de détruire totalement une tourbière d’environ 13 hectares pour installer des réservoirs de gaz naturel liquéfié.Cette tourbière a pris plus de 10 000 ans à se construire, selon la botaniste Gisèle La-moureux.Cette tourbière rend au moins 15 importants services à la collectivité.Entre autres chose, elle est une réserve d’eau; elle a un pouvoir stabilisateur en regard des fluctuations environnementales; elle sert d’habitats et de refuges essentiels pour la flore ou la faune; elle sert aussi à la régulation des gaz.Bref, si la collectivité devait payer pour obtenir ces services rendus gratuitement par la tourbière, la facture s’élèverait à 2,6 milliards $US.Aujourd’hui, ni la municipalité ni les MRC de la région ni aucun ministère responsable n’ont dénoncé cette mise en péril du bien commun du Québec.Nous sommes bien loin de ce que nous expliquait, dans cette page, Serge G.Morin, ingénieur retraité, au sujet d’un projet de relocalisation de l’OCDE de plusieurs centaines de millions d’euros.Lors d’une rencontre avec les responsables la Ville de Paris, la nécessité d’abattre six platanes quasi centenaires fut abordée.La réponse fut tout simplement: «Cela a pris 100 ans pour faire croître ces arbres.Relocaliser votre projet ne prendra que quelques mois.» Imaginez 10 000 ans pour construire une tourbière! Je continue en empruntant les mots de M.Morin.«[Au Québec], trop souvent l’attitude officielle semble s’appuyer sur une analyse superficielle permissive, sur la dissimulation des dérogations à la réglementation, et sur une réclame politique qui favorise le promoteur et lui permet de maximiser les retombées économiques même si elles se font au détriment du bien commun.Les citoyens [.] veulent des actes concrets concernant [l’article 22, alinéa 2, de la Loi sur la qualité de l’environnement] et la protection du patrimoine.Ils de- LETTRES -*¦- mandent aussi des actions autres que des vœux pieux ou de la propagande pour [la protection de l’environnement].» Jean-Claude Préfontaine Lévis, le 3 avril 2007 La proportionnelle mixte au plus vite La situation actuelle d’un gouvernement minoritaire au Québec est l’occasion rêvée de changer le mode électoral actuel parce que les députés qui s’y opposaient sont moins nombreux et que les nouveaux députés adéquistes seraient en principe d’accord.Faisons-le avant qu’ils s’enracinent et qu’ils changent d’idée.Par contre, il ne faudrait pas tomber dans les excès de proportionnalité rencontrés dans certains pays où 1 % des votes assure un député, comme en Israël par exemple, car cela paralyse parfois le fonctionnement du Parlement.Ainsi, je pense qu’il serait sage d’exiger au moins 5 % du vote pour avoir un député et être un parti ayant des candidats dans au moins 25 circonscriptions.On pourrait ajouter un député à chaque 5 % de votes supplémentaires.Mais Ù serait important aussi que les partis qui obtiendraient 15 % des votes dans une région puissent compter sur un député dans chacune des régions.Ce qui assurerait le parti qui forme le gouvernement d’avoir un ministre, et aux principaux partis d’opposition, de mieux demeurer en contact avec la population entre les élections.Les députés feraient évidemment partie de B table des élus régionaux déjà en force.Tout cela suppose que l’on diminue le nombre de circonscriptions actuelles avec un député élu et que le nombre de députés au total puisse varier un peu d’une élection à l’autre, mais il ne devrait pas dépasser 150 députés.Cela veut dire aussi qu’il faut limiter le nombre de circonscriptions actuellement représentées par un député.Je me permets de proposer le nombre de 100 circonscriptions.Ce qui équivaudrait souvent aux anciens territoires de MRC qui avaient été déterminés par les autorités locales sur la base du sentiment d’appartenance.Mais le plus important dans tout cela, c’est qu’un citoyen ait la possibilité de voter à la fois pour le parti et le candidat de son choix.L’attention des médias porterait sûrement moins sur les chefs comme c’est le cas actuellement.Puis chaque vote compterait plus.Antoine Dubé Ex-député de Lévis à la Chambre des communes Québec, le 3 avril 2007 Contre les « accommodements raisonnables» Bravo pour le texte de Jacques Godbout, paru le 3 avril, concernant les accommodements «raisonnables».Je fais partie de la génération des baby-boomers qui ont subi la religion catholique à l’école (y compris la perversité sexuelle de certains «frères») et nous avons réussi, avec la Révolution tranquille, à nous débarrasser de la main-mise de la religion catholique sur toutes les sphères de notre société.Mais j’enrage à l’idée de certains «accommodements raisonnables» pour des religions encore plus stupides que la religion catholique.Le fait de voiler les femmes, de les traiter comme des êtres inférieurs, de se prosterner cinq fois par jour en ânonnant des prières, d’interdire de manger du porc parce qu’il est un animal impur Cil a le sabot fendu, mais il ne rumine pas!), etc.Toutes ces idées nous ramènent au Moyen Âge.Nous sommes devenus une société laïque et il faudrait que nos émigrés le comprennent; la religion fait partie du domaine privé, non du domaine public, du moins dans notre pays.Si ma famille et moi immigrions dans un pays musulman, j’imagine que ma femme aurait des problèmes à trouver un emploi et à se promener seule en ville sans voile sur la tête.Et nos jeunes adolescentes ne pourraient peutêtre pas se promener avec leur petits chandails-maillots.Les Québécois ne sont pas racistes.Ils en ont contre ces coutumes d’un autre âge, qui ne doivent pas avoir cours dans notre société.Serge Robert Saint-Jean-sur-Richelieu, le 3 avril 2007 REVUE PRESSE De la bière et des jeux Manon Cornellier Stephen Harper continue à faire parler de lui.Mais si on s’intéressait à autre chose.Comme au scandale qui secoue la Société des loteries et des jeux de l’Ontario (OLG) et qui met le gouvernement libéral de Dalton McGuin-ly sur la défensive.Tout commence l’automne dernier quand l’émission Fifth Estate, de la CBC, révèle que des propriétaires de dépanneur ont empoché les lots de leurs clients.Le dé- La presse tenteur de billet se présentait, faisait véri- - fier sa combinaison, entendait les cio- ^ , chettes.On lui disait alors qu’il avait gagné un billet gratuit ou seulement quelques dollars.Il repartait et le commis ou le propriétaire réclamait le pactole à sa place.L’émission évoquait le cas d’un retraité, du Canada Bob Edmonds, qui a ainsi perdu 250 000 $.Quand il a découvert le stratagème, il a porté plainte .à l’OLG, mais en a ,été quitte pour de longues procé-.dures judiciaires.À la suite du reportage, l’ombudsman de la province, André Marin, a fait enquête.Son rapport est tombé il y a deux semaines et depuis, les partis d’opposition se déchaînent.Surtoüt qu’ils voient venir les élections provinciales en octobre, l’Ontario étant une des trois provinces ayant des élections à date fixe.L’affaire fait évidemment couler beaucoup d’encre èn Ontario.Selon le rapport Marin, au moins 78 propriétaires de dépanneur et 131 commis ont gagné des prix importants entre 1999 et 2006.Le total débasse les 100 millions de dollars.Dans un cas, le lot atteignait 12,5 millions.Fraude, duperie, déni, Marin n’a pas mâché ses mots, mais il a aussi souligné l’engagement du ministre des Infrastructures et responsable d’OLG, David Caplan, à corriger la situation.Rien à faire.Samedi dernier, Christina Blizzard, du Toronto Sun, exigeait la démission du ministre, pour une semaine de réponses ineptes et pour avoir d’abord traité la question comme un enjeu de relations publiques.Elle en veut pour preuve une réunion de stratégie tenue au lendemain du reportage de la CBC entre des libéraux bien connus, dont le vice-président d’OLG et ancien bras droit de McGuinty.lan Urquhart, du Toronto Star, ne doute pas de la gravité des faits, mais il s’interroge sur le ton de la réplique conservatrice, surtout les publicités négatives lancées par le PC.Les conservateurs ontariens ne cessent d’accuser le ministre Caplan de camouflage sans offrir de véritables preuves.Urquhart note que OLG est une société d’Etat indépendante et si le ministre connaissait les faits avant le reportage de la CBC, il en aurait été de même de son prédécesseur conservateur, le scandale ayant commencé sous le gouvernement précédent Le chroniqueur ne nie pas que Içs libéraux aient fait preuve d’amateurisme en matière de communication, mais pour lui, la question la plus sérieuse et inscrite dans le rapport Marin est la suivante: «La province de l'Ontario est devenue dépendante des revenus du jeu.» Murray Campbell, du Globe and Mail, estime pour sa part que la réputation des libéraux ne peut que sortir entachée de cet épisode.Il convient que l’oppo- sition n’a pas réussi à prouver que le gouvernement était au fait des irrégularités avant la diffusion du reportage, ou qu’il n’a cherché qu’à limiter les dommages par la suite.L’opposition a toutefois demandé des notes et des documents reliés à des rencontres entre des conseillers libéraux et la haute direction d’OLG.Le gouvernement a refusé.Campbell en conclut que «la performance de M.McGuinty et de son ministre laisse croire qu’ils cherchent davantage à se tirer de cette controverse qu’à faire quelque chose pour les gens qui ont été privés de leurs lots, même après qu’OLG se savait sous la loupe de la CBC.C’est un jeu dangereux.Les notes et courriels demandés par l’opposition vont éventuellement faire surface.En attendant, les attaques continuent, accaparant des ressources stratégiques du gouvernement et minant avec constance sa réputation».Un petit verre avec ça?On se demande, dans ce contexte, ce qui a pu pousser un député de la péninsule du Niagara à présenter un projet de loi pour permettre la vente de vins et de bières ontariens dans les dépanneurs.Tous les journaux en ont parlé et ça a fait jaser.Kim Craitor, lui, ne voit pas le problème, citant l’exemple du Québec et des commerces qui assurent ce service au nom de la LCBO dans les régions isolées.Mais voilà, la LCBO, l’équivalent ontarien de la SAQ, et Beer Store, la chaîne de commerces qui ne vendent que de la bière, relèvent eux aussi du ministre des Infrastructures et il n’est pas sûr que ce ministre ait vraiment envie, par les temps qui courent, de s’en remettre davantage aux dépanneurs.Dalton McGuinty, en tout cas, ne veut pas en entendre parler et il n’a pas hésité à faire le lien avec le scandale des loteries.«Il est plus facile pour nous de préserver la sécurité à travers la LCBO et Beer Store, dit-il, que de donner ce pouvoir à des milliers de dépanneurs.Regardez seulement OLG», rapportait le Ottawa Citizen.L’enjeu est ^ussi, selon lui, l’accès à l’alcool pour les mineurs.À son avis, le système actuel fonctionne bien, il n’y a pas de raison de le changer, d’autant plus que les parents ne le souhaitent pas.Les propriétaires de dépanneur n’ont pas apprédé, écrit le Star.Leur association a rappelé que seulement une poignée de commerçants étaient en faute dans le dossier des loteries et que les employés contrôlaient l’accès à beaucoup plus de produits pour adultes que ne le font les commis de la LCBO ou des Beer Store.Finalement, les dépanneurs ontariens aimeraient avoir accès aux revenus provenant de la vente d’alcool car ils subissent dè plein fouet la baisse des ventes de cigarettes.Tenir à sa langue La loi 101 fait des petits au Nunavut et ça n’est pas passé inaperçu dans le ROC, où la dépêche de la Presse canadienne sur le sujet a été largement reprise.Le gouvernement du Nunavut a présenté un projet de loi visant la préservation de l’inuktitut.Elle en fait une langue officielle avec le français et l’anglais, exige, entre autres choses, sa présence dans l’affichage.La langue inuite devra être aussi présente, sinon plus, que les autres langues.Le gouvernement territorial n’a pas caché que sa première inspiration avait été la loi 101.mcornellierifiledevoir.corn % LE DEVOIR LES SAMEDI ET DIMANCHE 8 AVRIL 2007 B 5 DEES Pâques: fête de passage RAYMOND GRAVEL Prêtre et député =n ue l’on soit croyant ou pas, la fête de Pâques doit être célébrée, car cette fête qui prend son origine dans l’hémisphère nord, au moment de l’équinoxe du printemps, nous rappelle tout simplement la vie qui surgit, qui renaît, des nombreux passages que nous effectuons au cours de notre existence.Toute la vie est faite de passages à faire: on passe de l’enfance à l’adolescence, puis à l’âge adulte, on change de pro- fession, on passe d’un événement à un autre, un déménagement un état de vie, des situations passablement difficiles à traverser pour, finalement arriver au dernier passage: la mort Mais que sont ces passages s’ils ne sont pas le désir d’un mieux-être?La volonté d’aller plus loin?L’espérance d’une vie meilleure?C’est dans cette perspective qu’est née la fête cluétiemie de Pâques: si tous les passages que nous faisons débouchent nécessairement sur la vie, comme un printemps nouveau, il doit en être ainsi de la mort C’est un peu la réflexion des premiers chrétiens sur l’événement mort-résurrection de Jésus de Nazareth: ce prophète, rejeté par les siens, dénoncé par les juifs et condamné par les Romains, Dieu Ta ressuscité; il l’a fait Christ et Seigneur et il est vivant à travers ses disciples de tous les temps qui vivent de sa vie de ressuscité.Malheureusement, des auteurs contemporains comme Mel Gibson, dans son film La Passion du Christ, ou bien comme Dan Brown, dans son Da Vinci Code ou encore comme Simcha Jacobovici et James Cameron dans leur découverte du tombeau de Jésus: à part semer la controverse aujourd’hui, leurs œuvres littéraires et cinématographiques, qui ont la prétention d’apporter un éclairage sur la réalité historique de Jésus, ne sont que des relectures simplistes, matérialistes et fondamentalistes des évangiles.Ces relectures ne correspondent pas à l’exégèse scientifique des récits évangéliques sur la mort-résurrection du Christ Lorsque le journaliste israélien Jacobovici affirme que les ossuaires découverts à Jérusalem-Est, en 1980, portant les inscriptions de la famille de Jésus, sont authentiques, c’est ne rien comprendre aux évangiles: 1) comment pourrait-on retrouver un ossuaire contenant les restes de Jésus, lorsqu’on sait ce qui lui est arrivé?Le 5 ou le 6 avril de l’an 30, à l’extérieur des murs de la ville, Jésus a été crucifié et compté parmi les criminels de l’époque.L’intervention d’un membre du Sanhédrin, Joseph d’Arimathie, afin de lui assurer une sépulture décente, n’est pas historique, mais bien théologique; c’est le fruit d’une relecture croyante post-pascale, quelque 40, 50 et même 70 ans après l’événement; 2) de plus, que pen- ARCHIVES REUTERS Illuminés par le Christ de Pâques, n’éteignons pas la lumière qui jaillit de nos tombeaux; elle fait naître l’espérance dont le monde a tant besoin.ser du fait qu’un Joseph et une Marie — qui seraient les parents de Jésus mais sont en fait des personnages théologiques — puissent se retrouver après leur mort à Jérusalem, puisqu’ils sont de Nazareth, daps une grande pauvreté?A trop vouloir matérialiser les évangiles, on finit par en réduire le contenu théologique et à déformer les messages qui en découlent.Les récits évangéliques ne sont pas des reportages journalistiques sur le déroulement des événements entourant la mort et la résurrection de Jésus; ce sont des récits de foi, composés par des croyants pour répondre aux multiples préoccupations des premiers chrétiens, confrontés aux persécutions romaines et à l’exclusion de l’institution juive traditionnelle.Les événements racontés, les personpages présentés, correspondent aux chrétiens de l’Église primitive et à leurs situations concrètes et historiques;, de sorte que le procès de Jésus, c’est aussi celui d’Étienne, de Paul, de Pierre et des autres disciples devant le Sanhédrin et les autorités romaines.Sa mort et sa résurrection sont celles qui attendent tous les chrétiens humiliés, rejetés, exclus et condamnés à cause de leur foi au Christ et de leur fidélité à cette espérance que la mort n’est qu’un passage obligé qui conduit nécessairement à la Vie avec un grand V.Par ailleurs, on ne s’arrête pas dans le passage; un passage est fait pour passer et, lorsque traversé, il n’est que passé.C’est pourquoi, saint Luc, dans son évangile de Pâques, nous raconte qu’au premier jour de la semaine, de grand matin, des femmes qui se rendent au cimetière pour embaumer un mort, se font dire: «Pourquoi cherchez-vous le Vivant parmi les morts?Il n’est pas ici, mais il est ressuscité» (Le 24,5b-6a).La mort n’est plus; elle n’est que le passage vers la vie.Comment peut-on croire en la Résurrection si nous cherchons désespérément la mort?Le théologien Michel Hubaut écrivait «Je crois en la résurrection du Christ quand je vois renaître la vie autour de moi, quand je vois des hommes et des femmes, des collectivités qui se lèvent, se relèvent sans cesse pour refuser la fatalité de l’injustice, de la violence, du mal sous toutes ses formes.Quand je vois des hommes et des femmes habités par une force intérieure qui les pousse à foire triompher la vie en dépit de tous les échecs.» Illuminés par le Christ de Pâques, n’éteignons pas la lumière qui jaillit de nos tombeaux; elle lait naître l’espérance dont le monde a tant besoin.Joyeuses Pâques 2007 L’erreur de Pierre Bourgault DENIS MONIÈRE Professeur de science politique à l’Université de Montréal 1 est toujours facile de faire l'histoire à rebours et de porter des jugements sur les choix stratégiques effectués par des dirigeants politiques.Le but de cette réflexion n’est pas de porter ombrage à la contribution du plus grand tribun de l’histoire du Québec moderne.Je veux plutôt revenir en arrière pour mieux comprendre le cuLd^sac où se retrouve le mouvement souverainiste après 40 ans de lutte et en tirer les leçons.J’ai l’impression qu’aujourd’hui nous sommes confrontés au même dilemme qu’a dû résoudre le chef du RIN en 1968, et que nous devrons sans doute trouver une réponse différente à celle qu’il a proposée après la création du Parti québécois.A cette époque, j’étais militant du RIN et j’avais voté contre la résolution soutenue par l’exécutif du RIN, qui proposait la dissolution du parti et l’intégration individuelle dans les rangs du PQ.Il s’agissait de se rallier à une grande coalition regroupant diverses familles idéologiques et qui pourrait faire progresser l’idée de souveraineté dans l’opinion publique grâce à la crédibilité de ses dirigeants et à la nature plus consensuelle de son projet Nous sentions confusément dès ce moment que le projet d’indépendance risquait d’être dilué dans des stratégies à court terme.Mais quelle était la meilleure option?Compter sur la visibilité et les ressources de politiciens professionnels pour faire avancer plus rapidement le projet de pays dans l’opinion publique ou soutenir un parti sans ressources et qui mettiait bien du temps à faire sa place?Les gens pressés de cette époque, ceux qui pensaient prendre un raccourci historique, était ceux qui se ralliaient au Parti québécois et qui acceptaient de diluer leur projet tant sur les plans de l’objectif que de la stratégie.L’histoire a montré que ce choix a peut-être suscité des espoirs et permis la prise du pouvoir, mais qu’il a échoué quant à sa raison d’être.Lévesque avait compris À l’occasion d’une rencontre privée que j’ai eue à Paris avec René Lévesque en 1971, celui-ci, avec une lucidité peut-être prémonitoire, disait que le RIN n’aurait pas dû se saborder parce que, en qualité de chef du PQ, il avait besoin d’un parti indépendantiste pour faire pression sur l’opinion publique, pour faire en quelque sorte le travail de persuasion.La disparition du RIN laissait la gauche de l’échiquier politique vide, ce qui avait pour effet de donner une image trop radicale au Parti québécois, d’autant plus qu’il devait absorber des militants qui étaient beaucoup plus actifs que ne l’étaient les membres des formations politiques traditionnelles.Le calcul de Lévesque était de confiner les indépendantistes dans les marges du système afin d’avoir les PIERRE BOURGAULT et son équipé .-¦MS- POUR UNE GAUCHE REALISTE et QUEUECOISE PRODUCTIONS VIRAGES Quelle était la meilleure option pour le RIN en 1968?Compter sur la visibilité de politiciens professionnels pour faire avancer plus rapidement le projet ou soutenir un parti qui mettrait bien du temps à faire sa place?coudées franches pour réaliser une réforme constitutionnelle qui aboutirait aux États associés ou à une nouvelle forme de confédération.Bourgault croyait quant à lui qu’il était préférable d’être à l’intérieur du PQ pour exercer une influence qui empêcherait ce parti de trop dériver vers une forme d’autonomisme.Ces tensions contradictoires ont tissé depuis les succès et les échecs du PQ, mais elles n’ont pas permis d’atteindre la souveraineté.Toujours le même dilemme Nous sommes confrontés aujourd'hui au même dilemme.Les indépendantistes ont depuis 40 ans fait confiance à la logique de l’union de toutes les forces nationalistes au sein d’une grande organisation politique.Ils ont accepté de militer dans un parti qui ne reflétait pas toujours leurs convictions et se sont ralliés aux stratégies des états-majors péquistes qui, par électoralisme, reléguaient la promotion de la souveraineté aux campagnes référendaires.Ils critiquaient l’attentisme des dirigeants du Parti québécois, mais lui étaient fidèles tant que ce parti en faisait son objectif principal.Cette patience se justifiait en dépit des tergiversations du leadership tant et aussi longtemps que le PQ demeurait une solution de rechange crédible pour empêcher les fédéralistes de contrôler le gouvernement québécois et d’éroder l’identité collective.Cette patience stratégique se justifie moins aujourd’hui dans un contexte où le Parti québécois est devenu un tiers parti et où ses dirigeants envisagent de prendre à nouveau le beau risque du fédéralisme.On s’apprête encore une fois à relancer le débat sur l’opportunité de mettre la souveraineté en veilleuse.Lorsqu’on parle de faire le ménage des idées au Parti québécois, de dépoussiérer le programme pour mieux coller à l’opinion publique, cela signifie imman-quableipent qu’on cherche à provincialiser l’action politique.Étant donné que l’échiquier politique penche plus vers la droite avec l’irruption de l’ADQ qui revient aux positions autonomistes traditionnelles, la direction du PQ veut suivre le courant et effectuer un autre virage idéologique pour se repositionner vers le centre tant sur le plan constitutionnel que sur le plan social.Si jamais le Parti québécois prenait cette direction, il commettrait une grave erreur de jugement stratégique car cette case est déjà occupée sur l’échiquier politique par l’ADQ.Les Québécois préféreront faire confiance à un parti dont l’idéologie est cohérente plutôt qu’à un parti girouette qui se renie constamment Souveraineté d’abord C’est en revalorisant son option fondamentale et en renonçant à être un bon gouvernement provincial que le Parti québécois pourra résoudre la contradiction logique qui mine sa crédibilité.Comment prendre au sérieux un parti qui fait de la souveraineté son objectif fondamental, mais qui en minimise l’importance en renonçant à sa promotion, ou encore en remettant en cause sa pertinence au gré des fluctuations de l’opinion publique?Comment convaincre les Québécois de l’urgence de faire la souveraineté lorsqu’on s’ingénie dans le programme du même parti à préconiser une série de mesures qui visent à faire progresser le Québec dans le cadre du fédéralisme canadien?Il est illogique de prétendre pouvoir être un bon gouvernement et en même temps tenter de justifier la nécessité de la souveraineté.Le PQ est arrivée au bout de sa contradiction et il devra trancher entre le projet national et son programme de gouvernement.Én continuant à jouer sur l’ambivalence, il se condamnera à l’impuissance politique.Les indépendantistes doivent se mobiliser pour faire barrage à ce nouveau tête-àqueue idéologique, ils doivent affirmer leurs convictions souverainistes et insister sur la nécessité de traiter la souveraineté comme un enjeu primordial et non pas comme un vague horizon souhaitable.Si le Parti québécois choisit de se repositionner dans une logique provincialiste et de reprendre la route des tergiversations, les indépendantistes n’auront d’autre choix que de créer un nouveau Rassemblement pour l’indépendance nationale.Comme le disait le poète Gaston Miron pour nous inciter à la persévérance «Tant que l’indépendance n'est pas faite, elle reste à fi tre.» C’est le choix du bon sens pour tout Québécois qui désire se donner un pays.Un jour férié pour célébrer la bataille de Vimy : JOHN H.FROST Président national de la Légion royale canadienne Lundi marquera le 90'' anniversaire de la bataille de la crête de Vuny, qui commença d’ailleurs un lundi de Pâques, en 1917.C’est une journée historique pour les Canadiens.Le jour du début de la bataille de Vimy ne sera pas férié l’an prochain; pourtant il devrait l’être.En 2003, Brent St-Denis, député de la circonscription d’Algoma-Manitoulin, a présenté le projet de foi C-227.Adopté cette année-là, ce projet de loi déclarait que le 9 avril de chaque année serait un jour national de commémoration appelé «jour de la crête de Vimy».Toutefois, ce projet de loi n’était pas suffisamment étendu: en effet il précisait que le jour même ne serait pas férié.Je ne suis pas d’accord avec l’idée selon laquelle il devrait y avoir un deuxième jour national de commémoration alors que les Canadiens ont déjà désigné le 11 novembre à cette fin.Mais à mon avis, il doit y avoir un jour spécial pour commémorer la bataille de la crête de Vimy, et ce devrait être un jour férié national, pas seulement pour le souvenir mais en raison de ce que ce jour signifie dans l’histoire de notre pays.En effet la bataille de la crête de Vimy fait partie de l’histoire du Canada au même titre que la signature du premier document qui créa notre nation.La prise de la crête de Vimy par les forces armées qaiia-diennes a permis au Canada de devenir un des États signataires du traité de Versailles, en 1918.Cette victoire stratégique a contribué à faire du Canada une nation à part entière.Cette grande victoire militaire a cependant coûté la vie à 3598 soldats canadiens, dont la mémoire devait dorénavant être célébrée le 11 novembre lors de cérémonies dans tout le pays.Ce fut aussi la première fois que les divisions canadiennes combattirent ensemble comme un corps d’armée, moment hautement significatif dans la formation de Tunité de notre pays.A l’avenir, lors du jour de la bataille de Vimy, ne nous contentons pas de nous souvenir de ceux qui ont combattu avec autant de bravoure: prenons un jour complet pour souligner ce qu’ils ont accompli pour faire du Canada une nation.Des drapeaux èn berne au sommet de la tour de la Paix, à Ottawa, pourraient constituer un salut approprié en l’honneur de ceux qui tombèrent au champ d’honneur.C’est pour eux que nous inaugurons de nouveau le monument de la crête de Vimy aujourd’hui.Ces initiatives, cependant, n’en diront jamais assez sur ce qui fut vraiment accompli ce jour-là.Nous pouvons à tout le moins citer quelques personnes qui prirent part à cette offensive décisive.Dans ses commentaires sur l’assaut et la coordination des Forces armées canadiennes à la crête de Vimy, le brigadier A.E.Ross devait déclarer ceçi: «Lors de ces quelques minutes, j’ai été témoin de la naissance d’une nation.» Personne n’aurait pu le dire mieux que le futur président national de l’organisation qui devait devenir la Légion royale canadienne.Des centaines de milliers de jeunes Canadiens sont allés à la guerre à titre de sujets britanniques mais sont rentrés au pays avec un profond sentiment de fierté nationale en tant que Canadiens.Juste avant la bataille de Vuny, le premier ministre du Canada, Robert Borden, avait pris cet engagement «Vous qui vous battrez bientôt au front, je vous fois solennellement cette promesse à titre de premier ministre: soyez assurés que le gouvernement et la nation ne manqueront jamais à leur devoir de démontrer me appréciation juste des services que vous aurez rendus à ce pays et à l’empire dans ce que vous vous préfoirez à effectuer et dans ce que vous avez déjà accompli.» Dix-neuf ans plus tard, un monument fut érigé.Près de 80 ans après les faits, le gouvernement adoptait une loi indiquant que le jour de commémoration de la bataille de Vimy aurait certes une signification spéciale mais ne serait pas un jour de célébration de notre histoire.Après avoir lu les mots du brigadier Ross et du premier ministre Borden, il serait juste de souligner le 9 avril comme le jour où le peuple canadien prouva qu’il formait vraiment une nation.La fête du Canada, le 1er juillet de chaque année, célèbre la naissance politique de notre pays.Mais il est tout aussi important de souligner ce jour spécial où le Canada émergea en tant que nation à part entière.En ce jour fatidique, nous avons acquis le droit de siéger dans le concert des nations.Il est temps que le 9 avril, jour de la bataille de Vimy, devienne un vrai jour férié national, tous les ans, que ce jour tombe le lundi de Pâques ou non.Denise Bombardier La chronique de Denise Bombardier n’est pas publiée cette semaine.Elle sera de retour samedi prochain.Écrivez-nous! Le Devoir se fait un plaisir de publier dans cette page Ips commentaires et les analyses de ses lecteurs.Étant donné l’abondance de courrier, nous vous demandons de limiter votre contribution à 8000 caractères (y compris les espaces), ou 1100 mots.Inutile de nous téléphoner pour assurer le suivi de votre envoi: si le texte est retenu, nous communiquerons avec son auteur.Nous vous encourageons à utiliser le courriel (redaction@ledevoir.com), mais dans tous les cas, n’oubliez pas d’indiquer vos coordonnées complètes, y compris votre numéro de téléphone.L’ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes à l’information générale et métropolitaine : Gérald Dallaire (adjoint au directeur de l'information), Jeanne Corriveau (affaires municipales), Fabien Deglise, Marie-Andrée Chouinard (éducation) : Josée Boileau (éditorialiste, responsable de la page Idées), Brian Myles (justice et flits de société), Clairandrée Cauchy (Général).Jean Dion, Louis-Gilles Francœur (environnement), Benoît Munger (responsable du site Internet), Laurence Clavel, Jean-Guillaume Dumont, Philippe Papineau (commis Internet) Isabelle Paré (santé), Louise-Maude Rioux Soucy (Culture)-, Pauline Gravel (sciences) ; Michel Garneau (caricaturiste) ; Diane Précourt (responsable des pages thématiques) ; Martin Duclos, Michèle Malenfant et Christine Dumazet (correcteurs); Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; à l’information culturelle : Michel Bélair (théâtre et cahier Culture), Julie ( (Pupitre), A] PC CaStOll&uay \n/f ' wwyr” p» r — • - - - •• __, ¦ • -,-¦— ,-— — % - — — -r ,- — «-•-,-—- - - ——— —— .— — - — — , Manon Derome, Patrick Cossette (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITÉ ET LE MARKETING Amélie Bessette, Jean de Billy, Jean-François Bossé.Dave Cameron, Marlène Côté.Christiane Legault.Amélie Maltais, Jacques A.Nadeau.Claire Paquet, Martine Riopellc, Isabelle Sanchez, Nadia Sebaï, Mélisande Simard (publicitaires), Laurence Thériault (directrice adjointe), Sylvie Laporte, Martine Bérubé (secrétaire).LA PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production), Michel Bernatchez, Johanne Brunet, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Filion, Yannick Morin, Nathalie Zemaitis, Olivier Zuida.INFORMATIQUE Yanick Martel (responsable).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Alexandre Gaudreau (coordonnateur à la promotion et à la sollicitation), Caroline Simard (responsable service à la clientèle), Nancy Beaulieu, Manon Blanchette, Nathalie Filion, Rachelle Leclerc.L’ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Nicole Carmel (responsable des services comptables).Céline Furoy, Ghislaine Lafleur, Claudette Béliveau (adjointe administrative), Claudine Chevrier, Monique Protean, Danielle Ross.4 > LE 1) E V 0 I K .LES SAMEDI 7 ET DIMANCHE 8 AVRIL 2007 B 6 Graeinrteti de : F.FILON Inc.C*.LM.M Frmirln* ftptlttit ¦ n.ctyIftfraf»K«l Achane toit en tou-leur.1 Voua n'avaa qu'é noua téléphoner ou i vont ren-•rutiler auprèi du conducteur rie l'un de not camioni tenet U C0MM6NIE DE Tfll’PHOME atU DU CANADA Une Sème fois.pour un record ! TORONTO.- Les Canadiens de Montréal, d’ores et déjà acclamés comme une des plus puissantes équipes dans l’histoire de la ligue Nationale, ont blanchi jeudi soir les Maple Leafs de Toronto au compte de 40 et ont décroché la coupe Stanley pour la cinquième année consécutive.Les Canadiens ont remporté les honneurs de la finale, par quatre victoires contre aucune défaite.Ils avaient remporté les honneurs de leur semi-finale contre les Black Hawks de Chicago en quatre parties de suite.Ds deviennent donc la deuxième équipe dans l’histoire de la Ligue Nationale à remporter la coupe Stanley sans subir une seule défaite au cours des éliminatoires, soit en huit parties consécutives.Jean Béliveau, le grand joueur de centre des Canadiens, a conduit leur attaque jeudi soir avec deux buts.Les autres compteurs ont été Doug Harvey et Henri Richard.Pour Plante, c’était son troisième blanchissage des éliminatoires.D avait blanchi Chicago deux fois en semi-finale.C’est la première fois dans l’histoire de la Ligue Nationale qu’une équipe gagne la coupe Stanley cinq fois de suite.Pour ce qui est de la conquête du trophée en huit parties d’affilée, les Red Wings de Détroit en 1952 avaient été la première équipe à réussir l'exploit Dans les quatre parties de la finale, les Leafs n’ont pu compter que cinq buts contre les Canadiens.Ces derniers ont gagné la première partie par 4-2, la deuxième par 2-1 et la troisième, à Toronto, par 5-2.ARCHIVES PRESSE CANADIENNE Maurice Richard tente de déjouer le gardien des Maple Leafs, Johnny Bower, lors du dernier match de la série finale de la coupe Stanley, le 15 avril 1960.Ils en ont développé l’habitude ! TORONTO.- Les Canadiens se sont engouffrés en hâte dans leur chambre après la partie de jeudi soir, se félicitant mutuellement mais sans perdre de temps afin d’attraper le train qui devait les ramener à Montréal.On aurait pu s’attendre à des scènes d’exubérance et à de bruyantes démonstrations de joie, mais il n’en fut rien.Jeunes comme vieux prirent leur triomphe très calmement, un peu comme si la partie et la série qu’ils venaient de terminer avaient marqué une fin de journée ordinaire."Je vais vous dire", de déclarer Doug Harvey, le calme vétéran de la défense des Canadiens, "quand vous venez de gagner par 40, que vous avez gagné la finale en quatre parties et que vous avez déjà gagné la coupe Stanley à quatre reprises, vous ne vous excitez pas trop." L’instructeur Toe Blake a serré la main à chacun de ses joueurs et s’est empressé d’aller paraître à une émission de télévision, où il a été félicité par Punch Imlach, l’instructeur des Leafs.Est-ce la fin ?Imlach s’est ensuite rendu dans la chambre des Canadiens et a personnellement félicité le vétéran Maurice Richard, capitaine des champions.Pour le Rocket, c'était peut-être la dernière joute - comme joueur - de son illustre carrière.Maurice, maintenant âgé de 38 ans, n’a cependant voulu rien dire."J’attendrai jusqu’à l’été, puis après, on verra", déclara-t-il aux journalistes qui se pressaient autour de lui.Les journalistes et les photographes qui bondaient la chambre des Canadiens semblaient plus excités que les joueurs eux-mêmes.On demanda à Blake à quoi il aspirait maintenant que ses Canadiens ont gagné cinq fois de suite la coupe Stanley."J’aime les nombres impairs", a déclaré Blake."Après six, c’est sept" Blake a exprimé l’avis que chacune des parties contre les Leafs a été dure et que les Torontois ont raté une foule de chances dans la joute de jeudi soir.Il a ajouté que Jacques Plante, le gardien de buts des Canadiens, avait été particulièrement brillant et s’était richement mérité son blanchissage.Il a déclaré que Plante a dû arrêter des lancers encore plus difficiles jeudi que dans les deux parties à Chicago, alors qu’il avait également blanchi les Black Hawks.Un bon mot Henri Richard, un grand sourire sur la figure, a eu son bon mot "La meilleure équipe a perdu", de déclarer le Pocket Rocket "Les Leafs ont connu quatre mauvaises parties".Bernard Geoffrion le robuste ailier droit des champions, a exprimé l’avis que les Canadiens ont été plus rapides dans leur dernière joute que dans les trois premières de la finale."Quand vous patinez vite et avec vigueur, ils ne peuvent vous accrocher", a déclaré Boum Boum."C’est ce que nous avons fait ce soir et ils n’ont pu nous retenir".Frank Selke, le gérant général des Canadiens, a déclaré que Plante avait été superbe dans les deux séries éliminatoires, au cours desquelles il s’est mérité trois blanchissages.Selke a ajouté qu’il était fier de toute son équipe et a tenu à rendre hommage aux Leafs qui ont "fait une belle lutte".12 avril 1960 16 avril 1960 La femme au FOYER La signification psychologique et et dans le MONDE politique du voyage de de Gaulle Cours et déplacements gratuits pour les jeunes rurales qui veulent se préparer à la vie Les jeunes filles des régions rurales ont, trois fois par année, une excellente occasion de s’inscrire à des cours offerts par des Ecoles ménagères pratiques relevant du ministère de la jeunesse.Elles peuvent ainsi, et gratuitement, se préparer avec avantage à leur futur rôle de mères de famille en même temps que de femmes appelées à vivre sur des fermes.Chaque série de cours dure environ quafre mois; la prochaine débutera le 26 avril et on y acceptera des candidates âgées de 16 ans.[.] Pour les cours de septembre et de janvier, les élèves convoquées sont choisies parmi les candidates ayant 18 ans et plus.Les matières enseignées embrassent des sujets nombreux et variés: organisation fondamentale, morale et matérielle d'un foyer, conditions de salubrité d’une maison, ameublement et aménagement rationnels, art culinaire, entretien du linge de maison et des vêtements, couture élémentaire, blanchissage, repassage, premiers soins, hygiène familiale, civisme, éléments de filage, de tissage, de tricot, de crochetage, etc., etc.En somme, toutes les notions nécessaires à la jeune fille rurale se destinant au rôle important d’épouse et de mère de famille.Félicitations aux CANADIENS qui pour la 5 âme fois consécutive ont gagné la Coupe Stanley Av«c let hommage» dft LA IftASSERtl CIRANT» U MEiUtURl SKULI DOW EST CUMATIStl Recherche et adaptation: Pierre Rousseau Par Jean-Marc LEGER [.] La venue du président de Gaulle représente un événement politiquement et psychologiquement important pour des raisons qu’il est facile d’apercevoir.Il y a l’homme d’abord, dont le nom est intimement associé à la libération de la France en 1944, à sa rentrée dans le concert des nations; dont le nom est aussi associé, depuis mai 1958, à l’autorité nouvelle dont le pays jouit sur la scène internationale.Il y a ensuite la France même qui n’est plus seulement nominalement l’un des "Quatre Grands", - comme au sortir de la deuxième guerre mondiale - mais qui justifie aujourd’hui pleinement de ce titre, de ce rang à la fois par son essor scientifique, technique et industriel, par sa puissance économique, par la stabilité politique interne qu’elle a retrouvée.Il y a enfin tout ce que représente historiquement, culturellement, sentimentalement pour le Canada français le pays que symbolise actuellement le président de Gaulle.Une autorité nouvelle Pour le Canada officiel, c’est la venue du souverain de Grande-Bretagne qui parmi toutes les visites d’Etat est l’événement capital en raison du réflexe légitime des Anglo-Canadiens et de l’appartenance de ce pays au Commonwealth.Il est bien évident, par contre, que pour les Canadiens français l’événement majeur dans cet ordre ne peut être que la venue du chef de l’Etat français, incarnation de la mère-patrie et président de cette Communauté où se trouverait normalement notre place si l’Histoire, pour un temps, n’en avait décidé autrement Le président de Gaulle vient en Amérique du Nord après avoir reçu le premier ministre Khrouchtchev et après avoir été l’hôte du Royaume-Uni qui lui a fait un accueil d’une chaleur et d’un faste sans précédent.En quittant les Etats-Unis, il rentrera à Paris pour se préparer à accueillir les trois autres "Grands", Paris devant être le théâtre de la conférence Est-Ouest "au sommet".Ces quelques événements disent avec une éloquence particulière le prestige que de Gaulle a rendu à la France: même quand c’est avec quelque humeur, ses alliés occidentaux doivent reconnaître qu'elle n’est plus un brillant second mais un associé à part entière.[.] La France et nous C’est le chef d’Etat d’une grande puissance amie et alliée qu’Ot-tawa accueillera officiellement lundi; c’est le chef d’Etat du pays qui est le plus proche de leur coeur que salueront les Canadiens français.Et cela d’autant plus qu’aujourdTiui, dans un monde où l’interaction est de plus en plus la règle, le destin du Canada français est lié étroitement à celui de la France.Plus celle-ci est forte, mieux notre propre survivance est assurée et nous savons par une douloureuse expérience quotidienne quelles menaces pèsent sur notre communauté, menaces qui se dissiperont dans la mesure où nous serons davantage conscients d’appartenir à l’ensemble culturel français, Parce qu’il incarne à la fois la mère-patrie et le pays qui est le coeur de cet ensemble spirituel français, le général de Gaulle est un peu nôtre.A Ottawa, il sera un chef d’Etat amicalement reçu: au Québec, il sera le chef d’Etat accueilli avec affection, avec vénération, avec ferveur.13 avril 1960 LA FTQ DEMANDE A LA CLQ : vins et brandies sud-africains" "Boycottez les MONTREAL - La Fédération des travailleurs du Québec demande à la Commission des liqueurs du Québec de cesser immédiatement l’importation des vins et des brandies sud-africains et de continuer le boycottage de ces produits jusqu’à ce que le gouvernement de l’Union sud- africaine ait renoncé à sa politique d’apartheid.C’est ce qu’a déclaré le président de la FTQ, M.Roger Provost [.].Rappelant que la Commission des liqueurs du Québec boycotte déjà la vodka soviétique "pour des raisons exclusive- ment politiques", le président de la FTQ déclare que continuer d’importer les vins et les brandies sud-africains en pareilles circonstances constituerait "une approbation tacite et criminelle de la politique de ségrégation raciale du gouvernement sud-africain".[.] 11 avril 1960 Chine: le dernier empereur est désormais un jardinier communiste et heureux PEKIN.- Le dernier empereur de la Chine a été libéré de prison et travaille désormais dans un jardin botanique quelque part dans le pays: il est heureux et rend grâces au parti communiste de lui avoir fait découvrir la vérité et de lui permettre de racheter son passé en faisant un travail productif au service de la nation.(.] Henri Pou-yi régna sur la Chine de 1908 à 1912 alors qu’il était encore enfant il fut le dernier souverain de la dynastie mandchoue à monter sur le trône.Après la révolution nationaliste, il fut conduit au Japon où il vécut en exil jusqu’en 1934: à ce moment les Japonais en firent l’empereur du Mandchoukouo, Etat artificiel qu’ils proclamèrent après avoir conquis la Mandchourie.Les troupes soviétiques s’emparèrent de l’empereur-fantoche en 1945 et le remirent en 1950 aux communistes chinois.Pou-yi a été libéré de prison en septembre dernier.» »
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