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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier G
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2007-03-31, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR, LES SAMEDI 31 MARS ET DIMANCHE 1 AVRIL 2007 t.K Théâtre LE DEVOIR JEUNES F 1 t I L’Arche de Noé est une création de La Boîte noire de Reims.La mise en scène est assurée par André Parisot.Un jour, les princesses tirèrent leur révérence.Loin est le temps où les histoires racontées aux enfants se présentaient comme un simple conte.Le jeune public se voit offrir le monde, avec ses défis et ses conflits, dans les spectacles que des compagnies lui proposent.Et les «grands» s’unissent pour partager leurs expériences.L’aventure continue.NORMAND THÉRIAULT De tout temps, ce qui s’appelait conte ou fable pour enfants a eu pour audace de décrire ie monde dans ses teintes les plus cruelles.Souvenez-vous des histoires racontées au pied du lit, au moment du passage entre le jour et la nuit Quel roman pour adultes osait alors décrire comment les belles-mères mettent à mort les jeunes filles à la beauté naissante, ou comment les mères-grands disparaissent et les ogres font des petits enfants leur nourriture préférée?Le monde de l’enfance est un univers plein de dangers.Hier toutefois, il était donné aux princes et aux princesses d’y vivre en sachant qu’à la fin de leurs mésaventures, il leur serait possible de vivre heureux et d’avoir une nombreuse progéniture qui, à son tour, connaîtrait ce «qui sera une fois.».Premières images Quand il faut raconter comment le théâtre est venu aux enfants, il ne faut pas s’étonner de constater que son éclosion coïncide avec l’émergence d’une sodété audiovisuelle, celle qui prit forme lorsque les boîtes à images envahirent salons, cui-sines et salles à manger des résidences occidentales.Au Québec, c’est ainsi que Pépinot et Capucine recevaient l'honneur d’inaugurer un bloc dominical d’émissions.Et en semaine, l’arrivée du Pirate Maboule, comme Celle de Sol et Gobelet, chacune précédée par la présence d’un Bobino gouailleur, signifiait à tous que bientôt la soirée, ce moment après la journée scolaire, était venue.La télévision pensée pour les enfants fut d’ailleurs alors un moment fort de la production francophone pour la société d’Etat radio-canadienne.Cette ère, celle du rire et du sourire, n’eut toutefois qu’un temps.D’autres «amuseurs» , d’autres conteurs allaient suivre.Des compagnies naîtraient.Et le monde de l’enfance connaîtrait plus d’une initiation.On racontera encore longtemps le combat des dieux et des hommes, on évoquera toujours les peurs enfouies au fond des êtres, mais on décrira maintenant ce que les sociétés sont devenues, ce que chaque génération vit, et comment les relations entre les enfants et leurs parents ne se gèrent plus par la seule voie autoritaire.Écritures Et les histoires ne sont plus d’une seule nature.A des 3-6 ans, on ne décrit pas le monde sous le mode qui conviendrait à des 12-16: il y a loin entre l’arrivée à la maternelle et le passage bientôt obligé vers le cégep ou le lycée.Quant à se dire qu’on pourrait envahir la scène avec un spectacle qui conviendrait à des bébés, il n’y a pas longtemps on eut trouvé la chose insensée: et pourtant, maintenant, cela se fait, et avec grand succès.En Europe, il existe maintenant dans le secteur du théâtre jeunes publics des dramaturgies nationales.Comme c’est le cas en Éttérature, il y a une création suédoise, italienne, française et de ce côté-ci de l'Atlantique, les Québécois se targuent d’avoir fait œuvre de création originale: ne disent-ils point avoir été des pionniers quand il est question en francophonie d’un théâtre pour la frange adolescente?Partout en fait une nouvelle génération d’auteurs est apparue dont l’écriture raconte des histoires qu’une comtesse de Ségur n’aurait pas pu imaginer.Et pour mettre en scène ces objets, souvent fort éloignés des formes d’antan, quand une Suzanne Lebeau ou une Susie Morgenstern sont d’abord des dramaturges, une Jasmine Dubé transporte Üf fil riüïïmnf^tiiiu PASCAL STRITT UH MEME COMBAT Méli’môme et Petite bonheurs deviennent go j des Bouches Décousues et un Serge Boulier s’affiche avec un Bouffou Théâtre.Dans le monde du jeune public, il y a des Molière, comme il y a de simples auteurs.Partage d’expériences Là où toutefois la France et le Québec présentent des visages distincts, c’est dans l’occupation du territoire.En France, de Sevran à Marseille, comme de Reims à Rennes, les festivals annuellement se succèdent.Là, dans une petite ville qui n’offrirait au Québec qu’un festival de chansons ou de «sculptures sur glace», débarquent des comédiens, des intervenants de scène qui racontent, parfois même en italien ou dans une langue nordique, des histoires où le propos se veut social, le discours teinté de coloration politique, et où l’audace permet de rendre «ordinaires» des objets et des formes originales.Et quand on apprend au Québec que les compagnies françaises se comptent par centaines et que le chiffre qui mesure l’auditoire dépasse la dizaine de millions, alors certains se mettent à rêver.Et ce qui hier s’adressait au seul jeune public s’ouvre à Montréal sur toute la collectivité.Les grandes scènes montréalaises ont ainsi été prises d’assaut il y a 18 mois quand, à l’occasion de la tenue du congrès de l'Assitej, l’Association du théâtre pour l’enfance et la jeunesse, les Coups de théâtre ont sonné fort y allant d’un mondial des arts.Et voilà que Petits bonheurs, ce festival né récemment dans l’arrondissement Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, se fait grand quand il établit un partenariat avec ce Mé-li’môme de Reims, avec non seulement l’intention de consolider des échanges entre compagnies, mais aussi de mettre en place des ateliers de création et de permettre des transferts d’expériences.Ainsi, ce qui hier était une légende devient aujourd’hui l’occasion de projets rassembleurs.Les princesses deviennent citoyennes quand leurs manipulateurs ouvrent aux jeunes une porte sur le monde.Le Devoir mm y^yL ÜMM ni HIDII l|]l! ni gi il L’arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve est fier de soutenir le rendez-vous culturel Pôfeîfel : m Mercier Hochelaga-Maisonneuve Montréal Comme le dit si bien Boris Cyrulnik : « Faire naître un enfant n'est pas suffisant.Il faut aussi le mettre au monde ! ».Lieu de création et d'apprentissage social, la troisième édition de cet événement culturel montréalais sert de véritable tuteur en favorisant le développement de nos tout-petits.Bravo à toute l'équipe qui a eu la merveilleuse idée d’utiliser la culture comme outil de transformation sociale.¦ i THEATRE JEUNESSE Créations québécoises Résolument contemporain ! Des spectacles qui traitent de l’art subtil de la construction d’un monde différent Le théâtre québécois que voient aujourd’hui les jeunes tient ses caractéristiques et ses grandes qualités d’une longue et fructueuse période de création qui dure depuis une soixan- YVES DUBÉ Terre promise, une coproduction des Deux Mondes et du Teatro delFAngelo JT F taine d’années.HÉLÈNE BEAUCHAMP C> est dans les années 1950 et 1960 que les Apprentis-Sorciers à Montréal et l’Estoc à Québec, abordant le répertoire dit «d’avant-garde» pour un public qui se renouvelle, ont l’idée d’ouvrir leurs portes au «jeune public».Pendant la même décennie, la télévision de Radio-Canada produit certaines de ses meilleures émissions jeunesse.L’idée est lancée d’un lien à inventer entre les jeunes et les arts de la scène, et elle trouvera un terrain fertile où s’implanter.Sortir d’une certaine tradition On offre d’abord aux enfants des dramatisations des contes de Grimm et de Perrault, ou des fantaisies dialoguées à partir de textes comme Finocchio, le Roman de Renart ou autres farces médiévales, voire encore à partir des scénarios et des personnages créés pour la télévision.Les comédiens transposent au théâtre les aventures du Pirate Maboul et de Madame Bec Sec, alors que leurs auteurs font passer de l’écran à la scène les personnages les mieux connus de La Riboul-dingue et de La Boîte à surprises.Le Théâtre du Rideau Vert réalise même, de 1968 à 1978, une diffusion en permanence de spectacles en direction des enfants des écoles dans la salle de la rue Saint-Denis.Comédiens et marionnettes s’adonnent à ces premiers essais d’une écriture qui, tout comme le cinéma de Walt Disney, trouve son inspiration dans la littérature populaire et orale.Vers le milieu des années 1970, le théâtre pour enfants trouve son véritable élan, au Québec comme dans de nombreux pays, parce que l’enfance est devenue synonyme d’un possible renouveau social et politique.Ses artisans refusent le théâtre qui infantilise et choisissent d’écrire des spectacles qui traitent de l’art subtil de la construction d’un monde différent C’est alors qu’apparaissent fico-noclaste Cé tellement «cute» des enfants (1975), l’attachant II était une fois en Neuve-France (1976) et l’inventif Regarde pour voir (1979).Artistes et jeunes dialoguent autour d’un théâtre qui s’affirme comme étant résolument ancré dans une société en mouvement Des pratiques artistiques éclatées A compter des années 1980, un vent nouveau souffle sur le théâtre qui révélera des formes et des genres auparavant cachés sous les habitudes et les conventions.Les comédiens qui sortent des écoles de formation professionnelle cherchent à provoquer des changements, et leurs façons de faire sont si différentes des précédentes qu’elles balaient tout sur leur passage! Leur mode d’approche de la création est l’improvisation collective et leur désir, celui d’enrichir le langage de la scène de tout ce qui fonde les arts de la danse, du masque, des marionnettes, de la musique, du mouvement acrobatique, du clown, du chant C’est un des moments clés de l’évolution du théâtre au Québec et les jeunes publics en seront grandement bénéficiaires.Les personnages et les trames dramatiques que l’on invente alors s’éloignent définitivement de la tradition et de l’animation culturelle.Les nouveaux textes sont tissés de mots, d’images, de sons et de mouvements.Des formes inédites émergent, et les compagnies qui les présentent en spectacle lors de tournées scolaires et «tout public» forgent le réseau des salles spécialisées en programmation jeunesse.Elles forceront aussi l’inclusion de séries jeunesse dans les maisons de la culture sur tout le territoire.Les jeunes auront désor-majs accès à du «vrai» théâtre.Evidemment, toutes les tentatives ne donneront pas immédiatement des résultats mirobolants.Il y aura de douloureux passages par le théâtre pédagogique, sauf pour le tendre et joyeux Les en- fants n’ont pas de sexe?(1979).On verra l’introspectif Pleurer pour rire (1981), le poétique Une lune entre deux maisons (1979), le touchant Où est-ce qu’elle est ma gang?(1982), l’effronté Mur-Mur (1987), la drôle Charlotte Sicotte (1989).Les choix esthétiques varient d’une compagnie et d’un auteur à l’autre, chacun définissant un style, un genre qui lui soit propre en vue de propositions artistiques complexes.Un tout autre imaginaire Les succès critiques, l’impact du Festival international annuel, l’ouverture de la Maison Théâtre (1984), la fondation de Théâtres Unis Enfance Jeunesse (1986) sont autant de facteurs qui entraîneront les artistes et les compagnies vers de nouvelles audaces.A compter des années 1990, l’écriture est de plus en plus forte.Sont abordés, dans L’Histoire de l’oie (1991), L’Ogrelet (1997), L’Arche de Noémie (1998), Paca- mambo (2000), les difficiles thèmes de la violence, de la différence, de la solitude absolue, de la mort et ce, de façon ouverte et sensible.Les metteurs en scène, eux, intègrent volontiers les œuvres peintes, sculptées ou dansées dans un esprit d’interdisciplinarité pour Amour, délices et ogre (2000), La Couturière (2004), Les Flaques (2006).Les équipes de création entrai-nent les jeunes, vers les époques lointaines de L’Epopée de Gilgame-sh (1996), de Pour ceux qui croient que la Terre est ronde (2005) ou alors au cœur des conflits dans Conte de la lune (2006).Les concepteurs signent des univers aux qualités visuelles et sonores sophistiquées pour Terre promise (1989), Le Porteur (1997), alors que les marionnettistes maîtrisent des manipulations différenciées pour Impertinence (1986) et Cargo (2004).Les travaux croisés d’équipes en coproduction donnent, sous le masque, l’énergique Mentire (1997) et, sur le travail des enfants exploités, l’émouvant Maïta (1999).Le défi que ce théâtre a toujours su relever tient dans l’existence même des enfants et des jeunes.Ils sont là, et c’est pour eux que les artistes inventent un théâtre actuel.Oui, ils connaissent leur public, savent distinguer les groupes d age et les centres d’intérêt Subsiste encore, sans doute, la question de la diversité culturelle dans nos sociétés en mutation, mais les artistes vont encore innover et trouver les meilleures façons de nommer les couleurs et les sonorités qui marquent déjà leurs jeunes spectateurs.Plus encore.Pour que le dialogue entre les jeunes et les arts se poursuive, il faudra que nous y consentions tous, comme groupe social responsable d’une éducation qui inclut les arts dans toutes leurs manifestations.Collaboration spéciale SOURCE CIRCUS DYNAMO THÉÂTRE Mur-Mur, du Circus Dynamo Théâtre * ^lv ’• VYi' œrssfcri Reims et Mercier-Hochelaga-Maisonneuve Un arrondissement montréalais débarque en Champagne «Les attraits culturels d’une ville sont devenus aujourd’hui indispensables » Depuis plusieurs années, les villes et les régions ont découvert le potentiel de la culture comme stratégie de développement.Comme d’autres, la ville de Reims, en France, et l’arrondissement Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, à Montréal, l’ont bien compris.Ils ajouteront bientôt une corde à leur arc grâce à l’entente de partenariat entre leurs festivals jeunes publics respectifs, Méli’môme et Petits bonheurs, qui ouvrent la porte à de futures collaborations culturelles.MARIE LAMBERT CH AN Petit poisson deviendra grand.Ce qui était au départ une entente de partenariat entre deux festivals pour jeunes publics pourrait bientôt ouvrir sur de probables coopérations culturelles entre l’arrondissement Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, à Montréal, et la ville de Reims, en France.Les rendez-vous artistiques Méli’môme et Petits bonheurs se sont itinsi non seulement engagés à partager leur expertise et à favoriser la circulation des artistes et des créateurs entre leurs contrées, mais aussi à «étendre leur collaboration à leurs collectivités respectives».La mairesse de l’arrondissement, Lyn Ihériault, se rendra sous peu à Reims afin de rencontrer son homologue Jean-Louis Schneiter.Le maire de la plus grande ville de la Champagne-Ardenne se dit ouvert à signer une charte ou un acte d’accompagnement qui officialiserait les échanges entre les deux localités.«Je suis même prêt à faire une déclaration à la presse!», avance-t-il, débordant d’enthousiasme.11 ajoute qu’une telle collaboration n’aurait pu être possible avec la ville de Montréal.«Il y aurait eu un déséquilibre, dit-il.Nous sommes trop différents en termes de superficie et de population.Mais avec le quartier Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, on peut y réfléchir sérieusement.» L’expérience parle.Reims compte à son actif plus de 50 ans d’échanges internationaux.Elle s’est jumelée aux villes d’Aix-la-Chapelle (Allemagne), de Canterbury (Royaume-Uni), de Florence (Italie), de Salz-bourg (Autriche), de Brazzaville (République démocratique du,Congo), et plus récemment d’Arlington (Etats-Unis).La culture, pilier du développement Depuis l’avènement de la notion de développement durable, la culture est reconnue comme un vecteur de déploiement économique et urbain.Nombre de grandes villes, comme Toronto ou New York, ont usé de cette stratégie pour revitaliser certains quartiers et mousser leur réputation.Les petites agglomérations en ont aussi découvert les vertus.Pour plusieurs, c’est une manière de reconquérir leur espace tout en assurant leur compétitivité dans un monde globalisé, où les villes sont devenues des acteurs à part entière.«La stratégie culturelle en est une parmi d'autres, explique Diane Saint-Pierre, professeure à 1TNRS -Urbanisation, culture et société et chercheuse à la chaire Fernand-Dumont sur la culture.Elle peut contribuer au positionnement international, au développement économique, à la redynamisation de la ville, à l’amélioration de la qualité de vie.Cela passe par toutes sortes de formes: la valorisation du patrimoine, les fêtes, les festivals, la restauration des espaces publics, l’élaboration de politiques, l’investissement dans les institutions culturelles, etc.» La ville de Rivière-du-Loup en est un bel exemple.L’intégration réussie de son patrimoine architectural et les nombreuses manifestations d’art public lui ont valu le titre de Capitale culturelle du Canada en 2003.La renaissance du quartier Saint-Roch à Québec témoigne également de l’importance de la créativité et de l’innovation dans la réalité urbaine.L’Observatoire de la culture et des communications du Québec a publié en février dernier les résultats d’une étude sur les dépenses culturelles de onze municipalités québécoises, dont Montréal, Québec, Trois-Rivières, Laval, Rimouski et Saguenay.Elles ont déboursé 353,2 millions de dollars en 2003 et 371,2 millions en 2004.Cette progression de 5,1 % est légèrement supérieure à l’augmentation de 4,6 % de l’ensemble des dépenses des 11 municipalités, de même qu’à l’inflation qui s’est accrue de 1,9 % au Québec, de 2003 à 2004.L’indice est certes ténu, mais peut être sans doute révélateur de l’intérêt croissant que portent les villes au potentiel de la culture.Une lutte de tous les jours Alors qu’il était maire de la ville de Québec, Jean-Paul L’Allier déclarait que «la culture est une question d’attitude».Selon lui, le secteur des arts et des lettres n’est pas le seul responsable de la préoccupation culturelle.L’administration de la ville y joue un rôle primordial.Le dossier de la culture demeure cependant précaire.«C’est me lutte de tous les jours», avait-il soutenu.Diane Saint-Pierre seconde l’ancien maire.«Entre les intentions, les vœux et les réalisations, il y a une marge.L’éducation à la culture concerne la population, mais aussi et surtout l’administration municipale.Une politique de développement intégré de la ville ne peut être pensée sans la culture.Mais ce n’est pas facile dans la gestion municipale, qui est encore très sectorielle.» Le maire de Reims Jean* Louis Schneiter reconnaît que la culture exige une volonté politique.«Trop longtemps, les maires de cette ville ne s’en sont pas occupé.Les attraits culturels d’une ville sont devenus aujourd’hui indispensables, que ce soit pour les touristes, les nouveaux arrivants ou les citoyens actuels.J’ai d’ailleurs fait du pôle euh turel le point fort de mon mandat.» Retombées sociales L’emploi de la culture comme stratégie de développement est synonyme de revenus substantiels, dé croissance touristique, d’une image améliorée.Pour les résidants, elle signifie par-dessus tout une vie dé quartier plus agréable et une manière de s’enraciner davantage dans la collectivité.«L’entente entre Méli’môme et Petits bonheurs est une manière de faire connaître l’arrondissement, croit Lyn Thériault.C’est important pour notre quartier, qui a malheureusement encore cette réputé tion d’être économiquement faible.Nous faisons beaucoup d’efforts pour rehausser notre image.Je pense que nous réussissons, car de plus en plus d’artistes viennent s’installer ici.Ils redonnent une couleur à nos rues.» La mairesse de l’arrondissement Mercier-Hocher laga-Maisonneuve souligne à quel point le travail de ces festivals peut influencer l’évolution des tout-petits.«Il faut développer chez eux ce goût pour la chose culturelle.Un enfant qui grandit en contact avec les arts sera peut-être plus épanoui et moins tenté par la délinquance.» Jean-Louis Schneiter affirme pour sa part que le partenariat entre Méli’môme et Petits bonheurs assure en quelque sorte l’avenir de la Francophonie.«Ils initient les enfants.Ce seront eux les porteurs de la culture francophone.» Collaboratrice du Devoir Le maire de Reims Jean-Louis Schneiter reconnaît que la culture exige une volonté politique Y UES WniAif WWW.CENTRE123GO.CA T T/ IWèW r V 1TT\ ^ CENTRE U J GO/ proposent le forum L'importance de la culture dans le développement des enfants et conséquemment sur leur réussite scolaire (8 mai 2007, maison de la culture Maisonneuve) Le Centre 1,2.3 COI est un carrefour d'expertises en matière de mobilisation des parents et des communautés autour du plein développement et du bien être des enfants et des jeunes 4 k LE DEVOIR, LES SAMEDI 31 MARS ET D I M A \ C II E 1 111 AVRIL 2 O O 7 G 3 THEATRE .T ^ ~ Méli’môme et Petits bonheurs partenaires Un même combat Méli’môme et Petits bonheurs smt ensemble pour promouvoir la création et la diffusion du théâtre pour bébés Le partenariat entre les deux festivals date d’un an à peine puisque le protocole d’entente était signé à Méli’môme en mars dernier.Mais les deux directeurs, Joël Simon et Pierre Larivière, ont déjà une série de projets communs dans leurs cartons.MICHEL BÉLAIR I A A première vue, la complicité entre les deux festivals Méli’môme et Petits bonheurs ne semble pas aller tout à fait de soi.Méli’môme s’adresse aussi aux tout-petits, comme Petits bonheurs, mais ce n’est là qu’une mince partie du large public que touche le festival rémois: on peut voir à Méli’môme des productions pour toutes les tranches d’âge alors que Petits bonheurs se consacre exclusivement aux «0-6 ans», comme on dit dans le jargon du milieu.Il faut chercher ailleurs.Il y a aussi qu’au-delà de leurs racines communes dans un quartier populaire, comme on l’a déjà raconté à plusieurs reprises en nos pages, les deux festivals ont choisi des moyens d’action bien différents.Au fil du temps, par exemple, Méli’môme en est venu à développer une programmation sur toute l’année et à s’impli- quer autant dans la création que dans la diffusion de spectacles.Alors que le volet «socio-culturel» de Petits bonheurs (animations, ateliers, conférences, rencontres, jeux, chant, etc.) est depuis le départ aussi important que sa programmation théâtrale.Mais il reste que les deux événements se démarquent par leur volonté commune de faire une grande place dans leur programmation à la toute petite enfance.Ce volet est d’ailleurs en progression exponentielle depuis que l’Office franco-québécois pour la jeunesse (OFQJ) et l’Agence Québec-Wallonie pour la jeunesse se sont impliqués financièrement dans un programme d’échange de stagiaires qui devrait déboucher dans quelques années sur des créations pour la «toute petite enfance» des deux côtés de l’Atlantique.Et puis, facteur non négligeable, les deux directeurs Joël Simon et Pierre Larivière ont ra- pidement développé une relation exceptionnelle basée sur la confiance et le respect.Pour mieux saisir leurs intérêts communs, nous leur avons fait parvenir une même série de trois questions sur le partenariat qu’ils sont à développer entre leurs deux événements.Voici ce qu’ils nous ont répondu.Quel est le principal avantage que retire votre festival de ce partenariat?Joël Simon: «Pour nous, ce partenariat avec Petits bonheurs est un “point d’ancrage” concret de notre politique d’ouverture vers l’international.À compter de cette année en effet, et à partir du modèle mis sur pied avec le Québec, nous tissons de nouveaux liens avec la Slovaquie et les pays nordiques.C’est un partenariat qui permet la réciprocité.Des compagnies françaises viennent à Montréal et cela concrétise notre compagnonnage avec ces compagnies qui créent pour la petite enfance.Pour elles, c’est une belle reconnaissance.En travaillant sous le signe de la confiance, ce partenariat est aussi source d’échanges, d’enrichissement, de rencontres et de projets, comme le stage “jeunes créateurs” avec l'OFQJ et l’Agen- • v .s ¦ WÊt % 1 't - * JACQUES GRENIER LE DEVOIR Pierre Larivière, directeur du festival Petits bonheurs, avec le programme de l’année dernière.ce Québec-Wallonie pour la jeunesse, qui est très important à mes yeux.» Pierre Larivière: «Nous bénéficions évidemment de la grande expertise de Joël sur le plan artistique et de sa capacité à mobiliser sa collectivité.Avec humilité, il est passé maître dans Tart de créer des rencontres”, de provoquer des échanges et d’imaginer des projets.Il a aussi réussi à s’entourer d’une équipe aguerrie — 19 éditions, c’est beaucoup! — qui partage généreusement son expérience.Mais d’abord et avant tout, Méli’môme, c’est notre porte d’entrée vers les spectacles pour la toute petite enfance, une forme d’art à laquelle nous voulons exposer les bébés du quartier.Parce que nous croyons que l’art est un puissant outil d’intervention dans notre milieu.» Comment envisagez-vous les prochaines étapes?À quoi ressemblera le lien entre les deux festivals dans cinq ans?Présenteront-ils des spectacles communs?PL: «Il faut d’abord viser à augmenter les échanges artistiques entre nos deux festivals et créer peu à peu un réseau de diffusion de la “toute petite enfance” de ce côté-ci de l’Atlantique.Avec l’aide de Méli’môme, avec son expertise dans le secteur et aussi la mise en place des stages pour les intéressés, cela devrait stimuler les créateurs québécois à développer des spectacles pour les tout-petits.Dès cette année, il faut le souligner, de jeunes créateurs du Québec, de France et de Belgique se rencontreront à Reims, Montréal et Huy dans un Parcours d’échanges autour de la création pour les tout-petits.Parmi les 12 participants, on retrouve les Québécois Pascal Chevarie, Sandy Bessette, Marilyn Perreault et Véronique Côté, qui sont parrainés par Jasmine Dubé, la directrice artistique du Théâtre Bouches Décousues.En rêvant à peine, nous pourrions envisager d’ici quelques années, des coproductions, un soutien à de nouvelles créations, des stages professionnels et la naissance d’un regroupement international de créateurs dédié à la petite enfance.» Joël Simon pense lui aussi que la série de trois stages des 12 jeunes créateurs belges, français et québécois va servir de base solide pour la formation des artistes intéressés par la «toute petite enfance».«Je suis partant pour renouveler l’opération en 2008 et 2009.Mais aussi pour accompagner et pour coproduire les créations “petite enfance” qui vont naître de cette formation.Je fais le pari que les 12 stagiaires de 2007 nous amèneront trois, quatre, cinq ou, qui sait même, six créa- iM K' s4 v- “e-, _.•?iPfe- SOURCE MÉLI’MÔME Joël Simon, directeur du festival Méli’môme tions pour l’édition 2009 de Méli’môme.Gageons qu’elles seront aussi à Petits bonheurs.Déjà en 2007, nos deux festivals accueillent un spectacle en commun: La Mer en pointillé du Bouffou Théâtre, un spectacle coproduit par Méli’môme.Pierre nous a fait confiance sur le projet artistique de Serge Boulier [voir notre autre texte, page 6].L’accueil des délégations “institutionnelles” de nos deux villes va aussi permettre qu'à un moment donné, ce partenariat passe d’une entente entre deux festivals à un partenariat plus large entre Reims et Montréal.Déjà, l’OFQJ à Paris souhaite aussi accompagner notre partenariat à l’avenir et nous discutons ensemble autour de l’accompagnement d’un créateur.De la même façon, nous avons à travailler sur l’échange d’étudiants et sur des projets “en lien avec” le livre jeunesse.» Votre partenariat pourrait-il évoluer dans un sens plus large?Lequel?J.S.: «Oui: il y a toujours place pour l’amélioration! Cette idée d’un partenariat élargi entre les deux villes, par exemple, nous tient à cœur; d’un côté comme de l’autre, il nous faudra impliquer davantage les élus.Je pense aussi que nos deux festivals doivent investir le terrain de la création, affiner nos propositions artistiques.Pour cela, il fau- dra sans doute intensifier l’échange de “personnes” et penser à des stages plus longs et plus variés.Il y a aussi cette idée de mise en réseau qui me plaît bien: pour Petits bonheurs les trois Amériques, et pour Méli’môme, l’Europe.Et celle de développer aussi l’édition de documents de référence, de textes sur les approches, sur les créateurs et les compagnies qu'ils animent.» Pierre Larivière croit, lui, que le pacte entre les deux festivals «doit s’ouvrir sur nos collectivités respectives par la mise en place d’une sorte de pont de l’amitié entre Reims et Mercier-Hochela-ga-Maisonneuve (Montréal).Dans un esprit d’ouverture et d’échange, nous devons partager nos expériences tant sur le plan culturel que social.Le partenariat entre nos deux festivals s’enrichira de notre volonté commune de nous ouvrir au monde.Petits bonheurs souhaite aussi tisser sa toile au-delà des frontières québécoises et investir l’Amérique du nord au sud en choisissant la culture toujours comme outil d’intervention.Imaginez ce que deux partenaires “assoiffés” d’aventures planétaires pourront réaliser ensemble.» Qui sait: la prochaine fois, on vous parlera peut-être de ce partenariat en direct du «quartier français» de Buenos Aires.Le Devoir m 7* i 1 M .: 514 288-7211 245, rue Ontario Est, Montréal www.maisontheatre.qc.ca Berri UQAM M Sherbrooke form/pabLE Du 24 avril au 7 mai 2007 ^ spectacles qvx formes inusitées Un événement ynicjwe La Couturière 5 ANS ET PLUS UNE CRÉATION DU THÉÂTRE BOUCHES DÉCOUSUES Amour, délices et oore UNE CRÉATION DU THÉÂTRE DES CONFETTIS O 4 À 10 ANS EN COPRODUCTION AVEC LE CARREFOUR INTERNATIONAL DE THÉÂTRE DE OUÉBEC La croisée de^ mots 5 à n ans UNE CRÉATION DE LA COMPAGNIE LES DEUX MONDES Histoires d’ours 3 À 7 ANS UNE CRÉATION DE LA COMPAGNIE LE FIL ROUGE THÉÂTRE (France) r codiffusion MAISON THÉÂTRE/PETITS BONHEURS DANS LE CADRE DE VSUpg U !^r*W crtl&Umsî «Jf?* Les Petits Plis 4À6 ANS UNE CRÉATION DE LA COMPAGNIE LE FIL ROUGE THÉÂTRE (France) À U MAISON DE U CULTURE MAISONNEUVE __________________________I •> 550422 LE DEVOIR.LES SAMEDI 31 MARS ET DIMANCHE 1 AVRIL 2007 G 4 THEATRE JEUNESSE Sur les scènes françaises Recherche d’une reconnaissance publique Dix millions de spectateurs pour des centaines de compagnies S.* j*.—L JEAN-MARC LOOS Des joues fraîches comme des coquelicots, un spectacle du Théâtre Le Fil rouge, ,/***§»**», É C I A L EST PlB L I É PAR LE DEVOIR Responsable: NORMAND TI1ÉR 1A 11 LT ntherianltolcdevoir.ca 2050, rue (Ip Bleary, D'étage, Montréal (Çiiéliec) HAA AMD.Tel.: (514) 985 B.TSS redactionoledevoir.com FAIS C E Q U E DOIS S’adresser aux ados est une chose; réussir à dialoguer avec eux en est une autre.Au Théâtre Le Clou, par exemple, on accueille souvent les spectateurs en allant les rencontrer dès leur entrée dans la salle et en amorçant ainsi le contact.Mais c’est bien sûr devant, sur scène, qu’il importe d’en arriver à développer des formes différentes.Faut-il d’ailleurs parler plutôt de formes ou de thèmes particuliers aux ados?Des deux en fait.Sur le plan de la forme, la majorité des spectacles pour les ados s’inspire du théâtre agit-prop des années 1960-1970.Dans le théâtre d’intervention que pratique depuis cette époque le Théâtre Par-minou, par exemple, on interpelle directement le spectateur; les mises en situation sont souvent calquées sur les lieux et sur les sujets abordés et les personnages parfois caricaturés pour mieux servir la cause.Ceux qui ont pris la relève depuis, comme Le Clou et le Théâtre Bluff, qui s’adressent tous deux à plusieurs types de publics adolescents — les 12-13 ont peu de choses en commun avec les 15-17 —, ont poursuivi dans la même lignée.Ils abordent aujourd’hui des sujets particulièrement «hot» qui touchent directement les ados dans leur vie de tous les jours: la sexualité, la drogue, la prostitution, la violence plus ou moins ordinaire.Et ils savent le faire en utilisant une langue et un imaginaire qui les touchent tout aussi directement.Il n’y a pas vraiment de hasard dans le fait que le Théâtre Le Clou ait raflé les principaux Masques (production, mise en scène et texte de l’année) deux fois au cours des quatre dernières saisons théâtrales avec Au moment de sa disparition et Romances et karaoké.D’ailleurs, lors du prochain gala de théâtre, il faudra surveiller Assoiffés que Wajdi Mouawad a écrit pour Le Clou.C’est que, contrairement à ce que l’on pense, le théâtre pour bébés et le théâtre ados débouchent sur l’implication et le risque total.Dans les deux cas, le succès est loin d’être garanti, mais lorsqu’il survient, il est habituellement fulgurant.C’est ce qui se passe quand on travaille avec des forces vives.Le Devoir DANS LE CADRE DU FESTIVAL PETITS BONHEURS, VENEZ RENCONTRER auteur et illustrateur pour enfants (Belgique) Il racontera ses histoires aux enfants en les faisant réagir par le dessin, le jeu ou encore le chant.LE LUNDI 7 MAI 13 h 30-> 2-5 ans -» Bibliothèque Langelier 10 h -» 2-5 ans -* Bibliothèque Robert-Bourassa* LE MERCREDI 9 MAI 10 h-» 2-5 ans ¦* Bibliothèque St-Michel" LE VENDRED111 MAI 10 h-» 2-5 ans -» Bibliothèque Maisonneuve 12 h-» adultes -> Salle de montre de Gallimard liée (3700 A, boul Saint-Laurent entre la rue Prince-Arthuret l'avenue Des Pins) Que faire pour qu’un enfant se retrouve dans les albums qu’il lit ?Émile Jadoul, viendra parler de son expérience en tant qu’auteur et illustrateur jeunesse et de la manière dont il écrit pour toucher l’enfant.LE SAMED112 MAI 10 h-» 2-5 ans Grande Bibliothèque* Activité gratuite, sur réservation.Billetterie et réservations : 514-872-7727 * Réservations au 514-495-6208 *• Réservations au 514-872-4250 *** Nombre de places limité.Réservations au comptoir de services de l’Espace Jeunes niveau M dès le 21 avril.EDITIONS PASTEL Tour de Petits bonheurs ¦ Le festival, qui en est à sa troisième édition, est implanté dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve dans l’est de Montréal, et plus précisément autour de la maison de la culture dirigée par Pierre Larivière.C’est un événement consacré à la tranche d’âge des 0-6, comme on dit dans le jargon habituel.¦ Il propose chaque année un volet artistique impressionnant faisant une large part au théâtre, à la danse et à la musique pour les enfants du quartier.Comme Méli’môme, Petits bonheurs est un festival centré sur les petits spectateurs et leurs parents.Cette année, le festival accueille une bonne vingtaine de spectacles, dont plusieurs de l’étranger, et certains d’entre eux seront présentés en version anglaise (The Dressmaker de Jasmine Dubé) et espagnole (Michù y yo de Sylvie Nys).¦ Le festival, c’est aussi une foule d’animations diverses pour les tout-petits tout autant que pour leurs parents.Ce volet socio-culturel (ateliers, conférences, rencontres, chorales, contes, fabrication de marionnettes, etc.) de Petits bonheurs est d’abord conçu pour les familles du quartier et présenté dans une bonne douzaine de lieux aussi diversifiés que le Château Dufresne, le Jardin botanique ou le marché Maisonneuve.¦ C’est parce qu’il croit que la culture est un puissant outil d’intervention et pour étoffer la programmation «théâtre pour bébés» de son festival que Pierre Larivière a conclu une entente de partenariat avec Méli’môme.Cette année, trois spectacles s’adressent aux bébés dès 18 mois, dont deux viennent de la mouvance Méli’môme (Un tour de chemin, de la Danoise Gertrud Exner, et Toot Ouïe de la compagnie Ramodal) et un (Michù y yo de la Compania Nia) d’Espagne.¦ Après Laurent Dupont l’an dernier, l’édition 2007 de Petits bonheurs fait place à deux très grandes figures du théâjre jeunes publics en France: Eve Ledig (avec son déchirant Petits plis) et Serge Boulier avec sa toute nouvelle création, La Mer en pointillés.Ce dernier présente le même spectacle à Méli’môme, on vous en parlera dans pos pages culturelles, alors qu’Eve Ledig y offre sop tout récent Des joues fraîches comme des coquelicots.Signalons pour les curieux qu’on pourra aussi voir Petits plis à l’Arrière-Scène, alors que la Maison Théâtre,accueillera un autre spectacle d’Eve Ledig destiné aux enfants de 3 à 7 ans, Histoires d’ours, dans le cadre de son événement petite enfance, en avril.M.B.PIS» il SOURCE BOUFFU THÉÂTRE Cette année, le festival Petits bonheurs présentera La Couturière de Jasmine Dubé en version anglaise.rfaoki éi.QuacLsa, SAISON 2007-2008 Nouvelle création pour les grands Bobby ou ta (romlssdo® bulletins Un monologue tragi-comique à plusieurs voix de et par Louis-Dominique Lavigne En tournée pour les petits Les petits orteils www.letheatredequartier.ca Compagnie de création en marionnettes Théâtre de I', % eil .W CtWYWA d*» Art» Ç*r tëbec nn O'* V Du 4 au 13 mai 2007 Le rendez-vous culturel des tout-petits Wv/.fv-’ Venez découvrir.20 spectacles pour les tout-petits bateliers multidisciplinaires pour éveiller l’enfant à la création 19 conférences et rencontres pour les parents et les professionnels de la culture et de la petite enfance, et I grande fête pour la famille le samedi 12 mai ! Billetterie et réservations : 514-872-7727 • www.petitsbonheurs.ca Montréal @ Ville de Montréal, Éducation, Loisir et Sport es Conseil des Arts et des lettres Vcy Québec SS Québec g g Montréal® Service du développement culturel Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport Conseil des Arts et des Lettres du Québec Ville de Montréal, arrondissement de Programme de soutien à l’école montréalaise Consulat général de France à Montréal Mercier — Hochelaga-Maisonneuve 22/03+07/04 UÙ Lenfant et 1 artiste travaillent sur le même terrain, se ressemblent dans leurs questionnements du monde.et les réponses, qu'ils ne veulent pas rationnelles, mais émotionnelles.L’enjeu est de défendre un art qui interroge et fait confiance à l'intelligence de l’Enfance.Festival Méll’môme - Helms âjvaociation T\xova.VfUn 6 rue de la 12eme escadre de l'aviation 51 100 Reims - FRANCE tel.+33 3 26 09 33 33 fax + 33 3 26 84 81 38 arfiff.f.rarrr jrraftf.fte anterrca contactCrDmeli-mome.com mome.com méli’môme
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