Le devoir, 4 mars 2003, Page(s) complémentaire(s)
ADQ Dumont perd un candidat pour cause de dérive idéologique Page A 3 ?w w w .I e (1 e y o i r .e o ni ?AL-QAÏDA Khalid Cheikli Mohammed sera interrogé hors du Pakistan Page A 5 LE DEVOIR Les gènes de la vieillesse démasqués Des vers permettent une découverte prometteuse pour l'humain PAULINE GRAVEL LE DEVOIR Des gènes directement impliqués dans le processus du vieillissement viennent d’être mis au jour par deux chercheurs, dont l’un est généticien à l’université McGill.La conception de drogues destinées à contrecarrer l’effet de ces gènes pourrait ouvrir la porte à une véritable fontaine de Jouvence.Dans la dernière édition de la revue Science, Siegfried Heki-mi, professeur au département de biologie de McGill, et Leonard Guarente, du Massachusetts Institute of Technology (MIT), annoncent avoir découvert chez de petits vers ronds (du groupe des nématodes) des gènes qui, lorsqu’ils sont porteurs de mutations, accroissent significativement la durée de vie de ces animalcules.Ces gènes interviennent de près ou de loin dans la production des radicaux libres, ces molécules toxiques qui s’attaquent à toutes les composantes macromoléculaires des cellules: autant les protémes que les lipides membranaires ou les acides nucléiques constituant l’ADN, rappelle Siegfried Hekimi.Les radicaux libres sont également responsables du «stress oxydatif, une réaction corrosive àTori-gine de diverses maladies liées à l’âge, telles que les cancers, les maladies neurodégénératives (maladies d’Alzheimer et de Parkinson) et cardiovasculaires.VOIR PAGE A 8: VIEILLESSE Ces gènes interviennent dans la production des molécules toxiques que sont les radicaux libres Madame la ministre ne comprend que l’anglais A l’ACDI, il est difficile pour un francophone de travailler en français HÉLÈNE BUZZETTI DE NOTRE BUREAU D'OTTAWA La présence de ministres unilingues anglophones à la tête de ministères fédéraux porte atteinte au droit des fonctionnaires francophones de travailler en français.A l’Agence canadienne de développement international (ACDI), les fonctionnaires ont tous reçu dernièrement une note concernant les mémoires adressés à la ministre Susan Whelan, une uni-lingue anglophone.Dans cette J|P(|aKflR note datée de juillet 2002, dont Devoir a obtenu copie, on rappelle que «les mémoires à la m , •J&k ministre peuvent être soumis \ 'c*mJÈÊir dans l’une ou l'autre des deux Alangues officielles.Lorsque le mémoire est soumis en français, la traduction anglaise doit être Susan Whelan fournie».L’inverse n’est toutefois pas obligatoire.Dans la version anglaise de cette note, il n’est nulle part mentionné que la traduction française est obligatoire si un mémoire à la ministre est rédigé en anglais.On ajoute que «les lettres qui accompagnent les mémoires doivent être rédigées dans la langue de la personne à qui on s’adresse».Des employés francophones de l’ACDI interrogés sur la question déplorent que cette demande de traduction les oblige, le plus souvent, à rédiger en anglais dès le départ.VOIR PAGE A 8: MINISTRE INDEX Annonces.B 5 Idées.A 7 Avis publics.B 4 Météo.B 4 Bourse.B 2 Monde.A 5 Culture.B 8 Mots croisés.B 4 Économie.B 1 Sports.B 6 Éditorial.A6 Télévision.B7 CHRIS HONDROS GETTY IMAGES Débarqués trop hâtivement, des dizaines de véhicules militaires américains sont immobilisés dans un port turc, attendant, pour l'heure, une autre destination.«fi - JSr 3I- M éT'- »: Un plan B pour la guerre H Washington tente de contourner le refus turc d’accueillir les troupes américaines ü Bagdad continue de détruire des missiles D’APRÈS L’AGENCE FRANCE-PRESSE Washington — Les États-Unis, désagréablement «surpris» par le vote négatif du Parlement turc sur le déploiement de forces américaines en vue d’un conflit en Irak, ont indiqué hier qu’ils s’orientaient activement vers des solutions de rechange.La rebuffade infligée par les députés turcs ne sera pas non plus sans conséquences pour ce pays en proie à une grave crise économique: Washington a prévenu que cette décision, si elle est maintenue, compromettait une aide spéciale de plusieurs milliards de dollars à Ankara.Entre-temps, l’Irak a poursuivi hier la destruction de ses missiles prohibés sous le contrôle de l’ONU, soucieux d’ôter à Washington tout prétexte de guerre.Les dirigeants irakiens ont également promis de remettre sous huitaine un rapport attendu par l’ONU de longue date sur des agents chi- miques et biologiques qu’ils affirment avoir détruits il y a plus de onze ans.Le refus de la Turquie, un des alliés les plus sûrs de Washington au sein de l’OTAN, «a été une surprise, tant pour les responsables turcs que pour les responsables américains», a reconnu le porte-parole de la Maison-Blanche, Ari Fleischer.Les responsables américains ont également assuré qu’ils étudiaient activement des solutions de rechange pour déployer les quelque 62 (XX) hommes prévus pour passer par la Turquie et se sont déclarés confiants dans une victoire contre Bagdad quelle que soit l’option finalement retenue.«Nous évaluons toutes les options.Mais quelle que soit la voie que la Turquie choisit, si le président décide d'autoriser l’usage de la force, peu importe les routes empruntées, cela se traduira par un résultat victorieux sur le plan militaire», a affirmé Ari Fleischer.La Turquie, seul membre de l’OTAN à partager une frontière terrestre avec l'Irak, possède une position stratégique pour l’ouverture d'un front nord contre le régime de Saddam Hussein, alors qu’une armada déployée dans la région du Golfe se tient prête pour un front sud.Le plan de rechange américain consisterait, selon les experts, à envoyer dans le nord de l’Irak des forces aéroportées — comme les parachutistes de la 82 division, les fantassins héliportés de la 101' division, VOIR PAGE A 8: GUERRE * L’éditorial de Serge Truffaut: Le dilemme d’Ankara, page A 6 H Des milliers de Kurdes manifestent contre la Turquie, page A 5 ï'1 Washington refuse de commenter des runieurs d’espionnage à l’ONU, page A 5 Une aide américaine de six milliards à Ankara est menacée L’embarras de Mpambara Après avoir assisté à la première rencontre du Conseil de la souveraineté, l’humoriste a choisi de ne pas y siéger CLAIRANDRÉE CAUCHY LE DEVOIR Après avoir assisté à l’assemblée de fondation du Conseil de la souveraineté, au début de février, l’humoriste d’origine rwandaise Michel Mpambara a pris la décision de se retirer de l’organisme destiné à promouvoir la cause souverainiste.«Je suis allé prendre de l’information en général.Mais je ne suis pas intéressé à continuer, je n’ai pas les compétences nécessaires pour le faire.C’est complexe, je ne maîtrise pas tout.Je vais plutôt me concentrer sur l’écriture de mon prochain spectacle», explique-t-il dans une entrevue récente, un peu inquiet de l’onde de choc que sa décision pourrait susciter.Sur un ton plus léger, il laisse tomber que, dans son pays d’origine, «quand un ministre t’appelle, tu ne dis pas non», sans toutefois préciser qui l’a invité à faire partie du conseil.En tant qu’immigrant Mpambara hésite à prendre publiquement position sur la question nationale: «Cela vous appartient, le référendum.Si tous les Québécois sont pour, la souveraineté va se foire.» Souverainiste, il continue à l’être, «mais je ne me battrai pas pour ça.Si le Québec rate son indépendance, je ne serai pas détruit, j’ai déjà eu mal avec ce qui se passe en Afrique.» Sa conviction a pris forme au cours de sa tournée des régions du Québec: «J’ai bien vu que le peuple québécois est différent du reste du Canada, par sa façon d’être, de penser.Je le sais, j’habite Côte-Saint-Luc; là-bas, ils sont protestants, ils aiment la reine! C’est grand, le Québec, ce ne serait pas exagéré d’en foire un pays.» Pour expliquer son point de vue, l’humoriste de 29 ans reprend à son compte le parallèle classique entre l’indépendance et le jeune adulte qui part de chez ses parents, y ajoutant une touche d’humour de son cru.si cela ne marchait pas, le Québec pourrait peut-être revenir au sein du Canada! Son opinion n’est cependant pas coulée dans le béton: «Je pourrais changer d’idée si on me démontrait le contraire.Un peu comme le Québec, je ne suis pas sûr!» Le Rwandais de 29 ans vit au Québec depuis une douzaine d’années, ü ne cache pas que la déclaration de Jacques Parizeau sur le poids du vote ethnique, le soir du référendum de 1995, l’avait fait réfléchir.«C’est grand, le Québec, ce ne serait pas exagéré d’en faire un pajs» JACQUES GRENIER LE DEVOIR .¦ ma VOIR PAGE A 8: MPAMBARA L’humoriste Michel Mpambara LE DEVOIR.LE MARDI 1 MARS 2 0 0 3 A 3 CO, S'adresser à son répondant local LE DEVOIR ACTUALITES C99"-) M i c h e l David ?Sortir des limbes uand Marie Malavoy avait été exclue du cabinet Parizeau, en 1994, après avoir été reconnue coupable de fraude électorale, Jean Cfiarest s’était empressé de la réconforter.Quatre ans plus tôt, lui aussi avait commis une erreur qui lui avait coûté un ministère et il compatissait avec sa vis-à-vis péquiste dans Sherbrooke.«Je suis attristé pour elle et je lui souhaite beaucoup de courage.Et même de réintégrer le conseil des ministres», avait-il déclaré.À l’époque, le nouveau chef conservateur rêvait encore de devenir premier ministre du Canada et n’imaginait sûrement pas qu’il pourrait lui-même faire les frais de cette réintégration.Le chef du PLQ a bon cœur, mais il y a des limites à l’altruisme.En 1998, M.Charest l’avait emporté par seulement 907 voix sur Mme Malavoy, alors que le candidat adéquiste Patrick Rouillard n’avait obtenu que 6,8 % des voue.Il y a quatre ans, seuls quelques îlots perdus dans une mer d’indifférence pouvaient offrir quelque espoir à l’ADQ et Sherbrooke n’en faisait pas partie.Cette fois-ci, tous les candidats adéquistes bénéficieront de la stature nationale que le parti a acquise.Pareillement, les appuis de Mme Malavoy ne peuvent qu’être consolidés par les sondages qui laissent entrevoir une victoire du PQ.Entre une candidate assurée d’un siège au conseil des ministres et un chef de l’opposition qui sera rapidement congédié, qui choisiriez-vous?Comble de malheur, le nouveau candidat adéquiste, Peter Downey, est issu de la famille libérale, où il dispose de solides appuis.Son beau-père, Dennis Wood, est un homme d’affaires bien connu qui, en 1988, avait défendu les couleurs du Parti libéral du Canada contre le conservateur Charest.La situation de M.Charest dans Sherbrooke illustre bien le problème auquel le PLQ est présentement confronté un peu partout dans le Québec francophone.Alors que bon nombre d’électeurs souverainistes qui étaient tentés par l’ADQ reviennent au PQ, les électeurs fédéralistes boudent encore le PLQ.Tout le défi des stratèges libéraux consiste à trouver le moyen de les ramener au bercail.?Ceux qui entourent présentement M.Charest ont fait leurs classes dans le contexte d’un bipartisme qui assurait pratiquement le pouvoir à celui qui savait attendre, mais ce n’est plus le cas.À partir du moment où il y a trois partis en mesure d’y prétendre, l’alternance n’est pas automatique.Les libéraux avaient peut-être mal évalué l’effet de l’arrivée d’un nouveau joueur qui proposait d’aussi brutales remises en question.Robert Bourassa se faisait fort d’occuper le centre, mais il couvrait en réalité beaucoup plus d’espace, dans la mesure où il n’y avait personne à sa droite.Dans un débat aussi polarisé entre la gauche et la droite, dont le Québec n’a pas l’habitude, la position mitoyenne du PLQ l’a pratiquement mis hors jeu.Même quand il s’agit d’échanger des gros mots, les libéraux ne sont pas dans le coup.Ceux qui craignent pour le «modèle québécois» font plus spontanément confiance à celui qui semble y tenir le plus, même si tout le monde s’entend pour dire qu’il a besoin d’une sérieuse mise au point.De la même manière, plusieurs se fient davantage au PQ pour défendre les intérêts du Québec face à Ottawa, malgré leurs réserves à l’endroit du projet souverainiste.Les libéraux ont beau s’opposer tout autant que le PQ à la «médecine à deux vitesses», la plus grande place qu’ils sont prêts à consentir au secteur privé les rend suspects.Pire encore, on ne comprend pas trop ce qu’ils proposent, bien que leur programme en matière de santé soit très détaillé.Peut-être même trop pour les besoins d’une campagne électorale.Avec un chef plus crédible, le PLQ aurait pu jouer avec succès la carte du changement bien géré.Malheureusement, M.Charest projette moins une image de modération que d’inaptitude à gouverner.S on ne fait pas plus d’effort pour accroître sa visibilité, c’est peut-être qu’on préfère ne pas trop l’exposer.?Dans l’entourage du chef libéral, on commence à penser qu’il serait temps de sortir des limbes où le PLQ a été relégué.À cet égard, la remontée spectaculaire du PQ pourrait offrir d’intéressantes possibilités.Vendredi dernier, le premier ministre Landry a réitéré son intention de ne tenir un troisième référendum sur la souveraineté qu’à la condition expresse d’avoir la certitude de pouvoir le gagner, mais il ne peut pas l’exclure formellement sans risquer de démobiliser son parti.S le PQ est réélu, M.Landry n’aura d’autre choix que de s’atteler à la tâche de réunir les «conditions gagnantes».On peut compter sur les militants pé-quistes pour s’en assurer.Après tout, le dernier sondage Crop situait le OUI à 46 %.Le thème peut sembler éculé, mais la crainte d'un nouveavi référendum est encore la meilleure façon de ramener les électeurs fédéralistes au PLQ.Aussi bien durant la campagne de 1994 que durant celle de 1998, c'est là-dessus que les libéraux ont fini par se rabattre et ils n’ont pas eu à le regretter.Autant un débat gauche-droite les dessert, autant une élection à saveur référendaire plongerait à son tour l’ADQ dans un profond embarras.S’il s’agit d’empêcher la tenue d'un référendum, à qui doit-on faire confiance?À Jean Charest, dont l’engagement envers le Canada ne fait aucun doute, ou à Mario Dumont, qui cache son programme constitutionnel et recrute des candidats qui se proclament ouvertement souverainistes?Il reste à voir si ça suffirait à régler le problème de M.Charest dans Sherbrooke, où le OUI l’a emporté avec 53 % des voix en 1995.mdavid@ledevoir.com Dumont perd un candidat pour cause de dérive idéologique Coup dur pour l’Action démocratique du Québec (ADQ).Alors qu’une campagne électorale se profile à l’horizon, la formation politique de Mario Dumont vient de perdre son candidat dans le comté de Borduas, deux semaines à peine après son investiture.Motif invoqué?Les nombreux changements de ton du parti tout comme les pratiques sur le terrain qui sont désormais loin de témoigner d’une volonté de faire de la politique autrement.FABIEN DEGLISE LE DEVOIR Les nombreux revirements de l’Action démocratique du Québec (ADQ) ont eu raison du candidat adéquiste dans le comté de Borduas, Guy Blanchet Conséquence: la semaine dernière, il a décidé de claquer la porte de la formation politique de Mario Dumont, ne se sentant plus désormais «en mesure de convaincre qui que ce soit sur le bien-fondé des changements d’orientations du parti», écrit-il dans une lettr e virulente adressée à son chef le 26 février dernier.L’avocat de 39 ans, qui a remporté l’investiture dans la circonscription de la rive sud de Montréal le 12 février dernier, est amer.«Je croyais sincèrement que l’ADQ était un parti différent des autres.y4 mon grand désarroi, je me suis malheureusement trompé», peut-on lire.Au cœur de sa décision, que M.Blanchet qualifie lui-même de «suicide politique»: le virage draconien de l’ADQ sur le taux d'imposition unique, mis au rancart sur les recommandations de l’économiste Yvon Cyrenne car jugé trop coûteux, la «volteface majeure» sur la gestion de la santé, mais aussi les changements de discours sur les bons d’éducation, qui aujourd’hui sont loin de témoigner du «vent de fraîcheur dans la morosité politique du Québec» qu’espérait insuffler la formation de Mario Dumont.«Je croyais en quelque chose de beau et de fort l’année dernière quand fai décidé de me lancer en politique, a commenté hier l’ex-candi-dat dans un entretien téléphonique avec Le Devoir.Mais ces récents évé- REUTERS Le chef adéquiste Mario Dumont n’a pu retenir son candidat déçu.nements ont beaucoup ébranlé mes convictions.Je n’ai jamais été membre du Parti libéral, mais aujourd’hui, j’avoue que j’ai beaucoup de difficultés à distinguer ces deux partis.» Et pas uniquement pour des raisons idéologiques induites par la «dilution du programme à toutes les deux semaines», dit-il.L’organisation même de la campagne électorale à venir dérange également fortement l’ancien aspirant à la députation, qui en quelques jours à peine a vu tous ces beaux idéaux de politicien version adéquiste s’éteindre sur le terrain de son comté.D croyait pouvoir faire une campagne différente.Mais tel n’a pas été le cas.«On nous demande d’amasser la somme de 20 000 $ afin de pouvoir obtenir nos affiches, pour placarder le comté, peut-on lire dans la missive envoyée à Mario Dumont et à laquelle il n’a à ce jour pas encore reçu de réponse.U fiiut également amasser de l’argent supplémentaire afin de louer un local, jaire imprimer des dépliants, etc.Nous sommes en 2003 et je crois que les citoyens du Québec méritent davantage de respect de la part des politiciens.Croit-on sincèrement que les gens vont voter en fonction du nombre de pancartes présentes dans le comté?», se demande-t-il.Et d’ajouter: «Afin de répondre aux normes fixées par les règles du jeu, je me dois de courtiser des hommes d'affaires de la région afin que ceux-ci contribuent généreusement à la caisse électorale du parti dans le comté.Comment vais-je faire, par la suite, pour avoir une quelconque crédibilité vis-à-vis les citoyens du comté, pour les rassurer quant au fait que les hommes d’af- faires n’auront aucune influence sur les décisions prises par les politiciens?On place le candidat dans une situation de vulnérabilité et, advenant une victoire, il devra trouver une façon de remercier ces généreux donateurs.» Un cocktail explosif, en somme, selon M.Blanchet, qui, conscient de devoir reproduire ce que l’ADQ dénonce mais aussi de se lancer en campagne «en faisant semblant et en répétant des phrases creuses et des slogans élaborés par des experts en marketing», a préféré mettre fin à sa très courte aventure politique.«Je retourne à ma famille, à mes amis, à ma pratique du droit et à mon jogging dans la montagne et je trouverai bien le moyen de me rendre utile pour mes concitoyens autrement», écrit-il, tout en précisant attendre «un véritable changement, et une véritable remise en question de nos mœurs politiques».«Certains me trouveront naïf à mon âge, mais quand il est question de convictions.», dit-il.Au bureau du chef de l’ADQ à Montréal, les commentaires sur la démission-surprise de M.Blanchet se sont faits rares hier.Pour sa part, la nouvelle candidate dans la circonscription de Borduas, Patricia Saint-Jacques, déchue à l’investiture par 20 voix le 12 février dernier, a déploré le départ de son prédécesseur tout en justifiant son geste par «le manque d’expérience politique».Et d’ajouter, comme le veut la formule consacrée: «Je vais désormais travailler pour rallier les gens qui ont tout mis en œuvre pour que Borduas puisse avoir une représentation adéquiste.» Soutien étatique aux familles de personnes souffrant de maladie mentale Les aidants naturels estiment avoir été trahis Le plan Legault n’offre que du répit-dépannage ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Les associations de familles de personnes souffrant de maladie mentale s’estiment trahies et oubliées par le plan d’investissement de 556 millions annoncé par les ministres de la Santé, François Legault et Roger Bertrand.Un plan qui limite au répit-dépannage leurs besoins immenses face à la maladie de leurs proches, disent-ils.Deux semaines après l'annonce de ces investissements majeurs dans les CLSC et les soins à domicile, les familles qui soutiennent leurs proches estiment ne récolter que des miettes du plan Legault.Même si le gouvernement a reconnu en 1996 l'échec de sa politique de santé mentale, ces associations de parents estiment que Québec a ntinimisé dans son plan le rôle clé joué par les aidants naturels auprès des grands malades mentaux.«Aujourd’hui, c'est le cul-de-sac, la désolation pour les familles.Encore une fois, elles ont l'impression que les politiciens les ont bernées.Les membres de l’entourage ont été de tous les travaux, ont mis la main d la pâte, siégé à tous les comités et se sont impliqués activement pour l'amélioration de leur qualité de vie.Résultat: le ministère de la Santé et des Services sociaux les considère sur papier, point à la ligne», soutient Marc-André Bédard.président de la Fédération des associations de parents et amis du malade mental (FFAPAMM).Si Québec prévoit investir 25 millions dans la «santé mentale», le gros des sommes ira aux CLSC pour assurer des services de crise et du suivi intensif de la clientèle.Mais l’aide aux familles, c’est le néant pense M.Béchard.À son avis, la seule aide envisagée par Québec s’articule autour de services de répit-dépannage.Une mesure, louable il est vrai, mais qui occulte totalement les autres besoins criants des familles', dit-t-il.« Les parents finissent par se retrouver en psychiatrie, notamment pour des dépressions» «Les familles ont besoin de beaucoup plus que du répit-dépannage et du gardiennage.Elles ont besoin de formation, de soutien.Elles ont besoin de savoir quelles sont les ressources disponibles, ce qu’elles doivent faire si leur enfant est en crise et comment faire face aux préjugés sociaux.R faut que les familles développent des stratégies pour être capables de faire face à la maladie», avance ce représentant des familles.Selon des études réalisées au Québec, 52 % des personnes souffrant de maladies mentales graves vivent dans leurs familles.Pas moins de 62 % des aidants naturels consacrent au moins 25 heures par semaine à ces proches.Chez les enfants, on parle de pathologies sévères allant de la dépression à l'hyperactivité en passant par le syndrome de Tourette.Chez les adultes, les troubles graves et persistants les plus fréquents sont la maniaco-dépression, la schizophrénie, les troubles obsessifs compulsifs et les troubles anxieux.Selon M.Bédard, des sommes de 14 millions ont été prévues pour aider les parents d’enfants autistes, mais le rôle joué par les parents d’enfants atteints d'autres types de maladie est passé sous silence.Selon la FFAPAMM, ces parents ont d’immenses besoins en formation pour mieux comprendre la maladie de leurs proches, d’accompagnement pour traverser les situations de crise, voire d’écoute téléphonique et de groupes d’entraide.«On sait que les mamans consomment plus de tranquillisants que leurs enfants.Il y a un problème.Les parents aussi finissent par se retrouver en psychiatrie, notamment pour des dépressions», ajoute la porte-parole de la fédération.Cette fédération, dont les associations membres reçoivent trois millions par année de Québec, estime qu’il en faudrait 6,4 millions pour assurer la survie de tous les groupes communautaires qui tentent de répondre à environ 20 000 demandes d'aide par année.L’ADQ dénonce les investissements « électoralistes » Pierre Brien refuse cependant d'indiquer quelles dépenses devraient être annulées KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Action démocratique a dénoncé hier les récents ' investissements du Parti québécois, notamment en santé et en éducation, qu’elle associe à une démarche de marketing électoraliste.Mais malgré l’appel à la cohérence, l’ADQ a été incapable de détailler ses propres chobc.La conférence de presse de l’ADQ avait été scéna-risée de telle sorte que l’attention des journalistes soit portée sur la «facture péquiste».On avait installé un panneau juste à côté du porte-parole, le candidat Pierre Brien, qui illustrait l’ampleur des dépenses annoncées au cours des dernières semaines par le gouvernement du Parti québécois; au total, une facture de 4,9 milliards de dépenses refilée aux contribuables québécois par «Landry & associés».«Ça frise l’irresponsabilité et ça affecte la crédibilité du monde politique.[.] C’est un S.O.S.au gros bon sens», a lancé sur un ton enflammé le candidat Pierre Brien.Ce dernier a toutefois refusé de préciser quels sont les éléments de cette facture avec lesquels l’ADQ est en désaccord.Qu’est-ce qu’un gouvernement adéquiste choisirait de ne pas dépenser parmi ces investissements?Tout au plus M.Brien a-t-il souligné que son parti appuie l’idée d’augmenter le temps en classe pour les enfants du primaire (184 millions) et qu’ü n’aurait pas le chobc de respecter l'entente légale avec les médecins spécialistes (110 millions), fl refrise de dire ce que l’ADQ ferait des deux millions annuels versés pour la prévention de l’abandon scolaire ou des 105 millions cette année et des 41 millions pour les quatre prochaines années pour l’achat de manuels scolaires au primaire et au secondaire.Évaluer l’efficacité Pierre Brien a remis en question l’approche qui veut que, pour avoir plus de résultats, il faut injecter plus d’argent.Il faudra «évaluer l’efficacité» de chaque décision, a-t-il affirmé, rappelant que l’ADQ propose de repenser l’Etat et son fonctionnement la machine gouvernementale a besoin d’une sérieuse réorganisation, selon M.Brien.Mais d’ici là, M.Brien s’insurge contre la multiplication dès investissements qui apparaissent comme autant de «chirurgies électorales».L’ADQ calcule que la facture péquiste compte des «trouvailles instantanées» qui sont des annonces non récurrentes, comme les 289 millions injectés dans la réduction des listes d’attente et les 91,5 millions pour la réforme du secondaire.S’ajoutent à ces 380 millions 915 millions récurrents, qualifiés par l’ADQ de «saupoudrages récurrents».Dans cette somme, on retrouve entre autres les 556 millions prévus pour l’ouverture des CLSC sept jours sur sept et les 33 millions annuels pour le programme Ça bouge après l’école.«Est-ce que le gouvernement a une marge de manœuvre tout à coup?Les ministres se promènent la sacoche ouverte.Où prennent-ils l’argent?», s’est interrogé M.Brien, qui a rappelé qu’il y a à peine deux mois, le gouvernement disait qu’il avait des difficultés.Pour Pierre Brien, il est clair que la seule motivation du PQ à investir actuellement est le déclenchement possible des élections la semaine prochaine.EN BREF Landry refuse d’entrer dans le jeu de l’ADQ Saint-Marc-sur-Richelieu (d’après PC) — LADQ a beaucoup plus à perdre que le PQ en usant de commentaires négatifs contre ses rivaux, a déclaré hier le premier ministre du Québec, Bernard Landry, qui réagissait aux propos tenus en fin de semaine par le président de l’Action démocratique, Guy Laforest, et son chef Mario Dumont Ceux-ci ont accusé M.Landry et sa ministre des Finances, Pauline Marois, de se comporter comme Maurice Duplessis.Bernard Landry a déclaré que les péquistes refriseront de s’abaisser à faire ce genre d’attaques et promet de mener une campagne électorale basée sur les idées.Pour sa part, le chef libéral, Jean Charest a estimé que la sortie de l’ADQ est un signe de panique, face à la baisse de sa popularité dans les derniers sondages.Le parti des travailleurs et des syndiqués (PC) —Au lendemain des déclarationschocs émanant de l’Action démocratique sur les liens trop serrés entre le Parti québécois et les syndicats, un sondage révèle que le PQ est effectivement perçu comme le parti le phis favorable aux travailleurs et le parti pour lequel la phis grande proportion de syndiqués a l’intention de voter.La Presse canadienne a obtenu copie du sondage, réalisé par Léger marketing et commandité par la FTQ.Il a été mené à la mi-février auprès de 1000 Québécois, syndiqués et non syndiqués, pouvant s'exprimer en français ou en anglais.La question posée portait sur le parti le phis favorable «aux travailleurs» et non le phis favorable aux syndicats ou aux establishments syndicaux Et il en ressort que 32 % des Québécois jugent que le Parti québécois est le parti le phis favorable aux travailleurs.Fait à noter, il n’y a pas de différence significative entre les syndiqués et les non-syndiqués, puisque 34 et 31 %, respectivement estiment que le PQ est le parti le plus favorable aux travailleurs.L'Action démocratique (ADQ) et le Parti libéral (PLQ) sont pratiquement à égalité à ce cha- E’tre, puisque respectivement 20 et 18 % des citoyens s voient comme les partis les plus favorables aux travailleurs.Pour ce qui est des intentions de vote, le sondage en donne 33 % au PQ, 32 % au PLQ, 28 % à l’ADQ et 6 % aux autres partis, après répartition des indécis.Chez les syndiqués, le PQ récolte 39 %, le PLQ 29 %, l'ADQ 28 % et les autres partis 4 %.i, LE DEVOIR.LE MARDI I MARS 2 0 0 3 a r> LE DEVOIR LE MONDE Cerveau présumé des attentats du 11 septembre 2001 Mohammed est conduit hors du Pakistan pour interrogatoire Bande de Gaza REUTERS ASSOCIATED PRESS Islamabad — Khalid Cheikh Mohammed, cerveau présumé des attentats du 11 septembre 2001, a été conduit hors du Pakistan pour être interrogé, a déclaré hier un responsable américain sans indiquer sa destination.Le ministre pakistanais de l’Intérieur, Fai-sel Saleh Hayat, et Rashid Qureshi, porte-parole du président Per-vez Musharraf, avaient assuré un peu plus tôt que Mohammed se trouvait toujours au Pakistan, ajoutant qu’il était interrogé à la fois par des agents pakistanais et des agents américains.Des experts ont dit que les enquêteurs tenteraient d’obtenir de lui des informations sur les projets d’at- $ Èm Khalid Cheikh Mohammed tentats prêtés à la nébuleuse islamique akQaïda, qui ont récemment entraîné une hausse des niveaux d’alerte en Europe et aux États-Unis, ainsi que sur le chef présumé de ce réseau, Oussama ben Laden.«H est nécessaire d’empêcher tout éventuel attentat en Europe ou aux États-Unis qui aurait été organisé par Mohammed», a déclaré Ahmed Rashid, spécialiste d’al-Qaïda et des talibans afghans.Hayat a par ailleurs précisé que l’un des deux hommes arrêtés avec Mohammad était uji So-malien, et non un Égyptien comme l'avait annoncé auparavant un responsable des services secrets.Un Pakistanais a également été arrêté avec Mohammad.De source militaire, on a par ailleurs annoncé hier qu’un offi- E N BREF Les «mères de Tiananmen» demandent des comptes Pékin (Reuters) — Un groupe de défense des droits de l’homme a réclamé hier des informations sur le sort de 12 personnes disparues après la répression du «Printemps de Pékin», en 1989, sur la place Tiananmen.«Ils ont brusquement disparu dans les jours qui ont suivi le 3 juin 1989», dit une lettre du mouvement Human Rights in China adressée à l’Assemblée populaire nationale quelques jours avant sa réunion annueÛe «Nous pensons que le sort des victimes du 4 juin doit faire l’objet de la plus grande attention de l’Assemblée populaire nationale et de la société», dit la lettre portant la signature de 115 «mères de Tiananmen».«S’il est confirmé que les disparus sont morts, les proches ont le droit de demander que le gouvernement restitue les restes», poursuit la lettre.Le groupe demande aussi une enquête pour identifier les dirigeants responsables et leur faire rendre des comptes.Incident aérien impliquant un avion américain près de la Corée du Nord Washington (AFP) — Quatre avions de combat nord-coréens se sont livrés à une action d’intimidation tôt dimanche en encadrant pendant 22 minutes un avion espion américain RC-135S, a annoncé hier un responsable américain de la Défense.«Les chasseurs étaient armés.Pendant la manœuvre, au moins l’un des appareils a verrouillé son radar de tir sur le RC-135S», selon le responsable.Le RC-135S se trouvait à 241 kilomètres au large des côtes nord-coréennes quand il a été repéré et rejoint par quatre chasseurs nord-coréens, qui se sont placés à 120 mètres de l’appareil américain, a précisé le responsable, le commandant Jeff Davis.Il a ajouté que l’avion améri-cain avait été encadré pendant 22 minutes.«Le RC-135 est retourné à sa base de Kadena, au Japon, sans dommages», a-t-il ajouté.cier, qui est l’oncle de ce Pakistanais, avait été interpellé pendant le week-end à Kohat, dans le nord-ouest du pays.Les services de sécurité tenteront de vérifier la nature des relations entre le major Adil Quddus, son neveu et Mohanunad.Grosse capture Arrêté samedi, Mohammed, né au Koweït en 1965, est considéré par la Maison-Blanche comme «un planificateur clé d’al-Qaïda et le cerveau des attentats du 11 septembre» 2001.Son arrestation est considérée à Washington comme l’une des plus grosses captures opérées depuis le déclenchement de la «guerre contre le terrorisme», après le 11 septembre.Khalid Cheikh Mohammed préparait des attaques contrje des cibles commerciales aux États-Unis et dans la péninsule arabique, ont annoncé hier des res- Nord de l’Irak pensables américains de la lutte antiterroriste, sans donner davantage de précisions.Des renseignements concernant ses activités ont en partie contribué au déclenchement de l'alerte orange au mois de février, ont précisé ces responsables s'exprimant sous le couvert de l’anonymat.Les autorités ont découvert une grande quantité d'informations sur al-Qaïda dans la maison où Khalid Cheikh Mohammed et deux autres personnes ont été arrêtés samedi à Rawalpindi, a précisé un responsable américain.Les autorités américaines n’ont pas fourni d’indications sur l’endroit où était détenu Cheikh Mohammed.Jusqu’ici, les précédents responsables présumés d'al-Qaïda qui ont été capturés n'ont pas été emmenés sur le sol américain, où ils bénéficieraient de droits dont ils ne disposent pas à l’étranger, selon des responsables américains.Des milliers de Kurdes manifestent contre la Turquie SEBASTIAN ALISON REUTERS Arbil — Des milliers de Kurdes irakiens sont descendus dans la rue hier pour protester contre le projet d’Ankara d’intervenir militairement dans le nord de l’Irak sous administration kurde.La manifestation s’est déroulée dans le calme, a précisé la police.«Le sentiment antiturc est très fort», a déclaré un policier, Radjab Ali Kakel, à Arbil, où plusieurs drapeaux turcs ont été brûlés.«Il n’y a jamais eu de manifestation de cette ampleur ici», a-t-il ajouté.Kakel et ses collègues ont évalué le nombre de manifestants à un demi-million.D’autres témoins ont parlé de moins de 100 000 personnes.Le chiffre ne pouvait être vérifié de façon indépendante.Ankara prévoit d’envoyer un nombre indéterminé de soldats de l’autre côté de la frontière avec l’Irak en cas d’opération armée américaine contre Saddam Hussein.Officiellement, la Turquie veut protéger ses ressortissants vivant dans le nord de l’Irak et prévenir un afflux de réfugiés.Les Kurdes d’Irak y voient une menace pour leur liberté et la démocratie.La Turquie, où vit une importante communauté kurde, craint que, les Kurdes ne revendiquent un État indépendant Les trois provinces d’Irak à majorité kurde — Arbil, Sulayma-niyah et Dohuk — échappent au contrôle de Saddam Hussein depuis la guerre du Golfe de 1991, date à laquelle elles ont été placées sous la protection de l’armée anglo-américaine, qui y fait res- Washington refuse de commenter des rumeurs d’espionnage à l’ONU AGENCE FRANCE-PRESSE Washington — Les États-Unis se sont refusés hier à commenter les informations d’un hebdomadaire britannique faisant état d’une vaste campagne d’écoutes téléphoniques américaines auprès des délégations du Conseil de sécurité de l’ONU.«L’administration ne commente jamais quoi que ce soit qui concerne le renseignement.Nous ne répondons pas aux questions de cette nature», a déclaré le porte-parole de la Maison-Blanche Ari Fleischer au cours d’un point de presse.Son homologue du départe- ment d’État, Richard Boucher, n’a pas été plus bavard.«Peu importe que ce que dit ce journal soit vrai ou pas, je ne ferai pas de commentaires sur ce genre d’allégations», a-t-il déclaré.Selon YObserver, un hebdomadaire dominical britannique, cette opération «agressive», menée par l’Agence de sécurité nationale américaine (NSA), consiste notamment à placer sur écoute téléphonique les délégués onusiens, chez eux et à leur bureau à New York, et à intercepter leurs courriers électroniques.Cette surveillance renforcée vise plus particulièrement les délégations des six pays du ConseU de Huit Palestiniens tués dans un raid israélien ADEL Z AA N O U N AGENCE FRANCE PRESSE Camp de réfugiés de Boureÿ — L’armée israélienne a mené hier un raid dans le camp de réfugiés de Boureij, au sud de la ville de Gaza, au cours duquel huit Palestiniens — un enfant de 13 ans, une femme enceinte de neuf mois, ensevelie sous les décombres de sa maison dynamitée, et six autres Palestiniens, en grande majorité des jeunes, dont certains armés — ont trouvé la mort.En outre, un neuvième Palestinien a été tité par l'armée en Cisjordanie.Le raid de l’armée à Boureij a commencé vers Ih du matin, pour se terminer un peu plus de sept heures plus tard.Le raid, qui a fait 35 blessés, a permis à l'année de capturer Mohamad Taha, 67 ans, un des fondateurs et des responsables politiques du mouvement islamiste Hamas, principale cible de l'incursion.Selon l’année, «des unités de fantassins et du génie, appuyées par des blindés et des hélicoptères d'assaut, sont intenienues dans la nuit dans le camp où elles se sont heurtées à une vive résistance».Les forces israéliennes ont essuyé des tirs nourris d’armes légères, un tir de lance-roquettes, des jets de dizaines de grenades, tandis que sept engins explosifs ont été mis à feu, dont une charge de HX) kg, selon un communiqué.L’armée a arrêté également deux des cinq fils de Mohamad Taha.Selon elle, les soldats ont découvert au domicile de cette famille un fusil d’assaut M-16 ainsi qu’une ceinture explosive et une importante quantité d’explosifs.La maison a été ensuite dynamitée ainsi que trois autres maisons du camp.Depuis juin 2(X)2, l’année a rasé quelque 160 maisons de Palestiniens impliqués selon elle dans des attaques, en affirmant que ces destructions avaient un caractère dissuasif.Ces destructions suscitent les plus vives critiques des organisations de défense des droits de l’homme, qui accusent les forces is-raéliennes de procéder à des punitions collectives.Le raid de Boureÿ est intervenu au lendemain d’une autre opération des troupes israéliennes, visant aussi le Hamas, dans le camp de Khan Yoimès, d;uis le sud de la bande de Gaza, qui a fait deux morts palestiniens.Le ministre israélien de la Défense, Shaoul Mofaz, avait indiqué dimanche que l’année allait «intensifier sa pression» sur les organisations armées palestiniennes, en particulier le Hamas.En riposte au raid sur Boureij, le Hamas a tiré trois roquettes artisanales à partir du nord de la bande de Gaza sur la ville de Sdérot (sud d'Israël) sans faim de victimes ni de dégâts.L'Autorité palestinienne a estimé, de son côté, que les groupes qui, comme le Hamas, ne veulent ptts cesser leurs attaques anti-israéliennes (comme le demande la direction palestinienne), donnaient à l’État juif des prétextes pour poursuivre ses opérations mUitaires.Le président de l'Autorité palestinienne, Yasser Arafat, a accusé pour sa ixirt Israël de se livrer à ime escalade militaire qui relève, selon lui, d’une «conspiration destinée à empêcher de mettre en œuvre des réformes» internes.Mais les Palestiniens ont confirmé malgré tout que le Conseil central de l'( Irganisation pour la libération de la Palestine (OLP) se réunirait bien samedi, à Ramallah, pour discuter de la désignation d'im premier ministre, comme le demandent notamment les Etats-Unis.Depuis son déclenchement, fin septembre 2(XX), la deuxième intifada a fait 3013 morts, dont 2262 Palestiniens et 695 Israéliens.GRÈCE CAREN FIROUZ REUTERS Des manifestants ont brûlé un drapeau turc à Arbil.Ouverture du procès des militants du «17-Novembre» pecter une «zone d’exclusion aérienne».«Kurdistan, cimetière de l’armée turque», pouvait-on lire sur une banderole à Abril.«Les États-Unis ont l’obligation de protéger les Kurdes», était-il inscrit sur une autre.«Nous avons vécu en paix pendant de nombreuses années et nous ne voulons pas vivre sous le contrôle d’un autre pays», a déclaré un manifestant.sécurité considérés comme «indécis» sur l’Irak: l’Angola, le Cameroun, le Chili, le Mexique, la Guinée et le Pakistan, selon YObserver.Washington, selon des sources diplomatiques, serait loin d’avoir les neuf votes sur quinze requis pour faire passer son projet de résolution ouvrant la voie à un conflit ep Irak.Les États-Unis ne peuvent compter, pour l’instant, que sur les voix de la Grande-Bretagne et de l’Espagne, et peut-être celle de la Bulgarie.Cinq pays se sont prononcés résolument pour une poursuite des inspections en Irak: la France, la Russie, la Chine, l’Allemagne et la Syrie.REUTERS Athènes — Le procès de 19 membres présumés de l’organisation extrémiste grecque du 17-Novembre, apparue voici une trentaine d’années sous la dictature des colonels, s’est ouvert hier dans une prison d’Athènes, où les prévenus ont pris place dans une «cage» vitrée à l'épreuve des balles.Ce que les médias grecs appellent d’ores et déjà le «procès du siècle» en Grèce va se dérouler loin des micros des radios et des caméras de télévision, dont le gouvernement a interdit la présence dans la salle d’audience, au cœur de la prison Korydallos, dans le sud-ouest d’Athènes.Vingt-trois assassinats de Grecs et d’étrangers (dont des diplomates américains, britanniques et turcs) sont imputés à cette organisation de guérilla urbaine d’extrême gauche, qui tire son nom de la sanglante répression dy soulèvement des étudiants de l’École polytechnique, le 17 novembre 1973, et de la proclamation de la loi martiale par la dictature.Les forces de l’ordre grecques ont réussi à l’été et à l’automne derniers à placer sous les verrous ces 19 suspects, mettant un terme à l’une des menaces les plus graves qui pesaient sur la sécurité des Jeux olympiques d’Athènes en 2(X)4.Dans les rangs des accusés figure notamment l’ex-professeur de mathématiques Alexandras Gioto-poulos, 59 ans, que l’on considère comme le leader de l'organisation.Il a été arrêté en juillet dernier.Gio-topoulos, dont le nom de code était «Lambros», est le fils d’une des plus célèbres figures du communisme grec des années 1930, Dimitris Gio-topoulos, qui se présentait comme un disciple de Trotski.Le 17-Novembre, dont l’idéologie mêle marxisme-léninisme, nationalisme et dénonciation virulente de Y «impérialisme américain», a perpétré son premier assassinat en 1975 en abattant Richard Welch, chef d’antenne de la CIA dans la capitale grecque.La dernière victime en date de l’organisation est l’attaché militaire britannique Stephen Saunders, tué dans son véhicule le 8 juin 2000 en plein Athènes.Entre-temps, l’organisation a abattu des députés de droite, dont, en 1989, Pavlos Ba-koyannis, membre de la Nouvelle Démocratie (conservateurs), et, à l’époque, époux de celle qui est devenue en octobre dernier le maire conservateur de la capitale, Dora Bakoyannis.Le 17-Novembre a également assassiné un diplomate turc en juillet 1994 en plein Athènes et l’attaché militaire américain William Nordeen en 1988.L’extrême gauche grecque a d’autre part abattu des industriels, comme Dimitris Angelopoulos, en avril 1986, et Alexandras Athanas-siadis-Bodosaldsen 1988.PATIENCE, IL ARRIVE.EN AVRIL LE TOUT NOUVEAU LEXUS RX330 À LA CONOUlTC DI LA PIRFICTION.© LE DEVOIR.LE MARDI 1 MARS 2 0 0 3 A 8 -* LE DEVOIR ?-—- ACTDALITES MPAMBARA SUITE DE LA PAGE 1 Dans son spectacle, il raconte, à la blague, qu'il s’était alors caché sous son lit.«Une heure a passé, puis deux.J’ai fini par ressortir.Je vais au dépanneur, je vois des gens déçus, mais ils ne sont pas fâchés.Au Rwanda, cela se serait terminé par des coups de machettes! Vous êtes un peuple mou!», lance l’humoriste pour provoquer son public.«Mathématiquement, poursuit-il en entrevue, ce n’est pas vraiment à cause des immigrants [si le NON l’a emporté).En 1980, nous étions moins nombreux et le résultat n’était même pas serré.En 1995, la grande majorité de ceux qui ont voté NON étaient des "de souche”.» L’idée que le «vote ethnique» fasse la différence ne lui déplaît pourtant pas: «Si la souveraineté se réalise, il faudrait qu’il y ait une clause “je me souviens que c’est grâce aux ethnies”», déclare-t-il, mi-sérieux, mi-blagueur.L’Afrique Par contre, l’humoriste change de registre quand il évoque l'inaction des pays riches face à l’Afrique.«Le général Dallaire avait prévenu Chrétien qu’un génocide se préparait au Rwanda, tout le monde a laissé faire.Un million de Tutsis ont été tués», affirme le jeune homme, qui appartient lui-même à la communauté tutsie.Sur scène, Mpambara dénonce le dépeçage de l’Afrique par les colonisateurs.«Dans la philosophie africaine, la terre ne nous appartient pas, nous lui appartenons.Quand les Blancs sont arrivés, ils se sont mis à vouloir la posséder, les Africains aussi.Et là, tout le monde a commencé à se battre pour la terre, les montagnes, en disant: “C’est à moi, c’est à moi!”» Une deuxième colonisation est encore en cours en Afrique, celle du rêve américain décrit dans le soap Santa Barbara, comme l’illustre le comique.Quand il est retourné au Rwanda pour la première fois, l’an dernier, Mpambara a vu son grand-père avec un cellulaire dans une main et une canne dans l’autre.«R est un produit de la colonisation.Il est tellement bien dans le système.Cela me dérange.» Il a été difficile, ce voyage d'à peine une semaine au pays de ses ancêtres: «J’ai étouffé.Mais en même temps, cela m’a permis de me grounder», ex-plique-t-il.Après quelques jours, il a essayé d’arrêter «de prendre le Rwanda personnellement».Mais le malaise subsiste toujours: «Je me sens coupable d’avoir été sauvé.L’Afrique est malade, il faut prendre le temps de la guérir.J’ai l’impression que je l'aide en parlant d’elle», avoue-t-il en se décrivant comme un joueur blessé qui essaie d’utiliser sa blessure à son avantage.Au cégep, Mpambara était loin de se douter qu’il ferait carrière en humour.«Je suis un immigrant, je vais avoir un vrai travail», se disait-il en envisageant une carrière d’informaticien ou d’ingénieur.Après une session en informatique et un DEC en sciences pures, un professeur de français l’a convaincu de s’inscrire en théâtre.L’humour s’est alors imposé à lui.Dans un cours d’écriture dramatique, il a rédigé un texte sur le Rwanda qui se voulait poignant.«Je pensais apporter des kleenex; je me disais: “Ils vont brailler.” Les gens ont ri aux larmes.» Le comique était né.Michel Mpambara planche actuellement sur son deuxième spectacle, alors que les monologues du premier devraient être publiés dans quelques semaines.Il aimerait aussi entreprendre une maîtrise en création littéraire, s’il arrive à se faire créditer le seul cours manquant à son baccalauréat, celui sur l’écriture comique! LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, O' étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E9 Place-des-Arts Os sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir, www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514) 985-3360 Par courriel redaction ©ledevoir .com L'agenda culturel Au téléphone (514) 985-3346 Par télécopieur (514) 985-3390 La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514)985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Par courriel avisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Service à la clientèle et abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514) 985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Iâ Devoir est publié du lundi au samedi par le Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050.rue De Bleury, ^ étage, Montréal, (Québec).H3A 3M9.11 est imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean, 800, boulevard Industriel, Saint-Jean-sur Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest.Montréal.L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans U Devoir.U Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint-Martin Ouest, laval.Envoi de publication — Enregistrement n* 0858.DépOt légal: Bibliothèque nationale du Québec.«Si la souveraineté se réalise, il faudrait qu’il y ait une clause “je me souviens que c’est grâce aux ethnies”» GUERRE Tout nouveau vote du Parlement turc sur le déploiement des troupes américaines pourrait prendre «au moins deux à trois semaines» SUITE DE LA PAGE 1 ou les hommes de la 173' division — à partir de navires de guerre en Méditerranée, voire de bases aériennes en Turquie.Le département d’Etat, de son côté, a indiqué que le vote du Parlement turc compromettait l’aide spéciale de six milliards de dollars prévue par les Etats-Unis pour aider la Turquie à faire face au passage des troupes sur son sol.«La plupart des éléments de cette offre étaient destinés à aider la Turquie à faire face aux frais de son implication», a affirmé le porte-parole du ministère américain des Affaires étrangères, Richard Boucher.«Par conséquent, la majeure partie [de cette aide) n’aura pas lieu d’être s’il n'y a pas d’implication directe» de la Turquie dans les opérations en vue d’un possible conflit en Irak, a-t-il ajouté.Le département d’Etat s’est également gardé de conjecturer sur une éventuelle nouvelle saisie du Parlement turc pour tenter d’obtenir rapidement un vote favorable, soulignant que c’était la responsabilité du gouvernement de ce pays.À Ankara, des sources parlementaires ont indiqué que tout nouveau vote sur le déploiement des troupes américaines pourrait prendre «au moins deux à trois semaines» et que la motion devrait être reformulée pour tenir compte des «sensibilités» du peuple turc, massivement hostile à la guerre.M.Boucher a pour sa part indiqué que, malgré cet épisode, Washington entendait continuer de soutenir les efforts de redressement de la Turquie et ne comptait pas mettre Ankara à l’index.Missiles détruits L’Irak a poursuivi hier la destruction de ses missiles prohibés sous le contrôle de l’ONU.Bagdad a annoncé avoir détruit six missiles al-Samoud 2, interdits par l’ONU en raison de leur portée supérieure à 150 km.Dix premiers missiles avaient été démolis samedi et dimanche, à l’expiration d’un ultimatum fixé par l’ONU à l’Irak.Sur le plan diplomatique, le président français Jacques Chirac a profité d’un déplacement en Algérie pour réitérer l’opposition de la France à un recours à la force contre l’Irak et appelé Bagdad à coopérer davantage et plus «activement» afin d’écarter les risques de guerre.H a aussi jugé nécessaire de maintenir sur Bagdad «urfe forte pression».A Moscou, le vice-ministre des Affaires étrangères, louri Fedotov, a estimé que les destructions de missiles étaient la preuve de Y«efficacité du travail des inspecteurs» et constituaient «un exemple de coopération plus active de l’Irak avec le Conseil de sécurité».Dans le camp opposé, le porte-parole de la Maison-Blanche, Ari Fleischer, et celui du premier ministre britan- y/: MIKE BLAKE REUTERS Les préparatifs militaires américains se poursuivent sans relâche en vue d’un conflit en Irak.À San Diego, hier, un homme venu accompagner sa sœur qui s’embarquait sur le porte-avions nucléaire Nimitz, en partance pour le Proche-Orient, tenait une affiche sur laquelle étaient inscrits les mots «Give’em HeU», qu’on pourrait traduire par «Faites-leur voir l’enfer».nique Tony Blair ont exprimé leur «scepticisme» devant la volonté de Bagdad de désarmer.«Il détruit ce qu’il dit n’avoir jamais possédé», a ironisé M.Fleischer en ajoutant: «S’il ment en disant qu’il ne les a jamais eus [les missiles], comment pouvez-vous savoir qu’il ne ment pas en disant qu’il n’y en a pas encore des tonnes quelque part enterrés sous le sable?» Sur le terrain, des avions de combat américains et britanniques ont bombardé hier une série d’objectifs militaires ira- kiens dans le sud du pays, faisant six morts et quinze blessés, selon Bagdad.Le pape Jean-Paul II, qui fait campagne pour éviter un conflit susceptible de coûter cher aux chrétiens du Proche-Orient, a dépêché à Washington le cardinal Pio Laglu, un ami de la famille Bush, pour remettre au président américain un message de paix.D envisage de s’adresser personnellement au Conseil de sécurité si son message au président américain ne le convainc pas de renoncer à l’usage de la force, selon une source diplomatique vaticane.Alors que l’Organisation de la conférence islamique doit tenir un sommet demain à Doha, le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, a appelé à la tenue rapide d’un deuxième sommet arabe.Cinq des six monarchies du Conseil de coopération du Golfe (CCG) se sont regroupées autour d’une initiative visant l’exil du président irakien Saddam Hussein et la mise en place à Bagdad d’une administration transitoire sous l’autorité de la Ligue arabe et de l’ONU.34 500 militaires de plus au sein de Varmada américaine Washington (AFP) — Le secrétaire américain à la Défense Donald Rumsfeld a signé au cours du week-end des ordres de déploiement pour le Golfe pour la 1"’ division blindée américaine et la division de cavalerie, soit 34 500 hommes de plus, a annoncé hier un responsable du Pentagone.Avec ces nouveaux effectifs, le dispositif militaire américain va atteindre près de 260 000 militaires, dotés d’avions, .d’hélicoptères, de chars et de navires.À terme, 48 000 militaires britanniques doivent venir renforcer l’armada américaine.L’annonce d’hier concernant la Indivision de cavalerie et la lm division blindée, intervient quelques jours après la décision de déployer des bombardiers B-2 et un sixième porte-avions, le Ni- mitz, qui a appareillé hier de la côté Ouest américaine pour le Golfe, qu’il devrait atteindre dans une semaine.Le responsable du Pentagone, qui s’exprimait sous couvert d’anonymat, n’a pu dire précisément quand les troupes des deux nouvelles divisions seraient sur place.Une partie des unités devait aller à l’origine en Turquie, mais le Parlement turc a refusé samedi l’accès de son territoire aux soldats américains.La division blindée, dont le quartier-général est à Weisbaden, en Allemagne, compte 17.500 hommes.Elle est notamment équipée de chars M-l Abrams et de blindés Bradley.Cette division avait participé à l’attaque terrestre de l’Irak en 1991.La 1"' division de cavalerie, dont le quartier-général est à Fort Hood, au Texas, compte environ 17 000 hommes.Dotée également de véhicules Bradley, elle avait également tenu un rôle majeur lors de la guerre du Golfe.La dernière division arrivée dans la région autour de l’Irak était la 10P division aéroportée américaine, principalement déployée au Koweït., Selon un diplomate à l’Onu, les Etats-Unis et la Grande Bretagne vont probablement mettre au vote la semaine prochaine leur projet de nouvelle résolution autorisant un recours à la force contre l’Irak.Pour l’adoption de la nouvelle résolution, neuf voix sont nécessaires sur les 15 que comprend le Conseil de sécurité.Aucun veto ne doit être mis par un membre permanent de l’institution.VIEILLESSE SUITE DE LA PAGE 1 «Générées au cours du métabolisme normal de l’organisme, les radicaux libres provoquent de nombreux dommages, dont une certaine partie sont réparés, explique Siegfried Hekimi.Les corrections demeurent toutefois toujours inférieures à la quantité des dommages produits.Les molécules abîmées qui ne sont pas réparées ou remplacées s’accumulent peu à peu.Or, cette accumulation finit par affaiblir les cellules et les tissus de l’organisme.» Les chercheurs ont débusqué ces gènes du vieillissement après avoir soumis des vers à des agents mutagènes.Parmi les animaux mutants qu’ils ont obtenus, ils ont sélectionné ceux qui présentaient des changements comportementaux laissant augurer une espérance de vie supérieure à la moyenne.Ils ont ainsi retenu les invertébrés dont les rythmes biologiques — ceux affectant en l'occurrence la durée du développement embryonnaire et post-embryonnaire — étaient particulièrement lents.Chez ces spécimens qui rivaient plus vieux, ils ont recherché les gènes qui avaient subi des mutations et ont déterminé la protéine associée à ces gènes ainsi que la fonction qu’elle exerçait.C’est ainsi qu’ils ont dépisté les gènes ISP-1 et dock 1 qui synthétisent des protéines jouant un rôle stratégique dans les réactions enzymatiques conduisant à la production de radicaux libres au sein des mitochondries, ces organites, véritables poumons de la cellule.Or, les animaux qui portaient une mutation sur le gène ISP-1 vivaient non seulement deux fois plus longtemps que les autres, mais ils produisaient également beaucoup moins de radicaux libres, prédse le génétiden de McGill.«De plus, les gènes clock 1 et ISP-1 se sont extrêmement bien conservés au cours de l’évolution, ajoute-t-il.On les retrouve sous une forme presque similaire chez l’humain.Lorsqu'on insère le gène humain chez le ver à la place de celui présent chez cette espèce d’invertébré, on obtient les mêmes effets.» Les auteurs de l’étude ont par ailleurs remarqué que la présence de deux mutations, l’une affectant le gène clock-1 et l’autre ciblant la séquence DAF-2, responsable de la synthèse d’une protéine apparen- tée au récepteur de l’insuline mais néanmoins impli quée dans le stress oxydatif, parvenait à quintupler l’espérance de rie des nématodes.«Ces travaux corroborent l’hypothèse selon laquelle les dommages cellulaires occasionnés par les radicaux libres représentent la cause la plus importante du vieillissement, affirme Siegfried Hekimi.De ce fait, ils permettront de développer de nouvelles stratégies d’intervention plus efficaces que les antioxydants, comme la vitamine E, qui sont vendus au comptoir des produits naturels.» Les antioxydants de cet acabit, qu'on absorbe dans l’espoir de réduire l’effet des radicaux libres, ont très peu, sinon aucun effet, souligne le chercheur.«Une carence en antioxydants est néfaste, prédse-t-il, mais un surplus ne diminue pas davantage le stress oxydatif.» Ainsi, en préparant une molécule qui inhibera les protéines synthétisées par ces gènes du vieillissement, qui participent à la production des radicaux libres, on combattra le stress oxydatif à l’endroit même où il se déroule, souligne M.Hekimi.On mimera en quelque sorte l’effet des mutations qui garantissaient longue rie aux petits nématodes.MINISTRE SUITE DE LA PAGE 1 Entre le bureau du fonctionnaire et celui de la ministre, le mémoire effectue de nombreux détours et subit de nombreuses corrections.Le processus en soi est long et on ne veut pas le recommencer avec la version traduite, explique-ton.«Et puis parfois, il y a les urgences.On ne peut pas attendre après la traduction», ajoute une de ces personnes.Parmi les ministères fédéraux, l’ACDI se classe deuxième quant à l’importance de sa cohorte francophone.Selon les données fournies par le Conseil du trésor, il y aurait en effet une majorité de francophones à l'Agence, soit 55 %.Seul le ministère du Patrimoine canadien fait meilleure figure, avec 58 % de francophones.La moyenne du gouvernement fédéral, pour tous les ministères et ses agences basées dans la région d’Ottawa, se situe à 41 % de francophones.La ministre Whelan est arrivée en janvier 2002 à la barre de l’ACDI.Le scénario est le même dans d’autres minis- tères dirigés par des unilingues anglophones.Les fonctionnaires peuvent rédiger dans la langue de leur choix, mais une version anglaise doit accompagner leur note finale.«La seule exigence, c’est qu'à la fin de la journée, la ministre obtienne une version qui est en anglais», mentionne Alex Swan, porte-parole de la ministre Anne McLellan (Santé).Même chose à l’Agence des douanes et du revenu, dirigée par Elinor Caplan, aux Ressources naturelles (Herb Dhaliwal) et à l'Agriculture (Lyle Vanclief).Du côté des ministres francophones, les choses se déroulent un peu différemment Au Commerce international (Pierre Pettigrew) ou encore à la Justice (Martin Cauchon), les notes peuvent être rédigées dans l’une ou l’autre des deux langues, sans obligation de traduction.«Je dirais que, par souci d'efficacité, on dit souvent: "Laissez foire la traduction.’ Si la note doit être traduite, c’est une étape de plus», explique Suzanne Thé-barge, la porte-parole du ministre Martin Cauchon.La même philosophie prévaudrait pour Jane Stewart (Développement des ressources humaines), qui comprend le français, selon son porte-parole, Andrew Graham.Du côté de Denis Coderre (Immigration), on demande que tout soit traduit, quelle que soit la langue d’origine de la note destinée au ministre, sauf peut-être dans les cas urgents.La politique du Secrétariat du Conseil du trésor sur les langues officielles impose que «le milieu de travail soit propice à l’usage effectif des deux langues officielles et que les employés puissent exercer le droit d’utiliser Tune ou l’autre» des deux langues.Le gouvernement fédéral s’est souvent fait taper sur les doigts par la Commissaire aux langues officielles.C’est d'ailleurs ce qui avait mené à la nomination de Stéphane Dion au poste de responsable de ce dossier au sein du cabinet il y a deux ans.M.Dion doit présenter son plan d’action aux côtés du premier ministre Jean Chrétien mercredi prochain. LE DEVOIR.LE MARDI I MARS 2 O O 3 B 6 =-* Le devoir «——-— LES SPORTS Le Canadien cede Oleg Petrov aux Predators de Nashville PRESSE CANADIENNE Le Canadien de Montréal a échangé l’ailier droit Oleg Petrov aux Predators de Nashville, hier, en retour d’un choix de quatrième ronde au repêchage de 2003.Petrov, âgé de 31 ans, a amassé seulement sept buts et 16 passes en 53 matchs cette saison après avoir récolté un sommet personnel de 24 buts en 2001-02.Le Moscovite a été retranché à quatre reprises le mois dernier alors que le Canadien compte un surplus de petits attaquants.Petrov, qui reçoit un salaire de 1,2 million $US, est susceptible de devenir joueur autonome à Tissue de la saison en cours, à moins qui ne fasse usage de l’année d’option que prévoit son contrat.Dans un tel cas, le patineur russe touchera un salaire de 1,3 million $US en 20034)4.•En raison de son statut pour l'an prochain, nous allions dans l’inconnu.Nous avons effleuré le sujet avec son agent [Don Meehan] au début de la saison, mais Oleg était resté sur ses positions parce qu’il s’attendait à connaître une bonne saison», a expliqué le directeur général André Savard, hier, quelques minutes avant de monter dans Tavion menant l’équipe à Los Angeles.Le rendement des jeunes espoirs du Canadien et celui de Petrov cette saison ont également incité Savard à bouger.•Nos jeunes joueurs donnent des signes encourageants, a fait remarquer le directeur général du Canadien.Par ailleurs, Oleg avait plus de difficultés que lors des deux dernières saisons.Il n’a pas pu maintenir la cadence et a moins produit.» L’entraîneur en chef Claude Julien a reconnu que l’équipe perdait un bon soldat •Oleg est un bon travaillant qui a toujours affiché une bonne attitude.Ses statistiques n’ont pas répondu aux attentes, mais j’ai toujours aimé son éthique de travail.C’est dommage, mais en même temps, nous avons tellement de joueurs qu’il est difficile de garder tout le monde heureux.» Julien est d’avis que cette transaction REIJTKRS Oleg Petrov, âgé de 31 ans, a amassé seulement sept buts et 16 passes en 53 matchs cette saison.aura des répercussions positives pour le Canadien.«Ça va nous permettre de faire de la place aux jeunes.C’est la direction qu’emprunte l’organisation.Nous avons quand même obtenu un choix de quatrième ronde et mis de l’argent en banque», a ajouté Julien, tout en rappelant que le Canadien avait obtenu une sélection de deuxièpie tour dans la transaction impliquant Éric Chouinard.Petrov a entrepris sa carrière dans la LNH avec le Canadien en 1992-93, mais il s’est exilé en Suisse de 1996 à 1999 avant d’effectuer un retour à Montréal.HOCKEY ASSOCIATION DE L’EST Sactlon Nord-Est G P N DP BP BC Pts Ottawa 40 18 7 1 207145 88 Toronto 37 24 4 1 194165 79 Boston 28 26 8 3 190188 67 Montréal 24 27 8 7 166193 63 Buffalo 19 31 8 6 142172 52 Section Atlantique New Jersey 38 16 6 4 168130 86 Philadelphie 34 1711 2 153133 81 N Y.Islanders 30 24 9 2 177177 71 N.Y.Rangers 27 31 9 2 181 204 65 Pittsburgh 25 32 4 5 165198 59 Section Sud-Est Washington 31 25 7 4 183176 73 Tampa Bay 28 2210 5 176175 71 Floride 20 2512 9 154193 61 Atlanta 22 33 5 4 169228 53 Caroline 18 33 9 6 135189 51 ASSOCIATION DE L’OUEST Section Centrale Detroit 36 17 9 3 206163 84 St.Louis 33 18 8 6 204167 80 Nashville 26 25 9 4 160160 65 Chicago 24 2710 5 156165 63 Columbus 23 33 7 2 168207 55 Section Nord-Ouest Vancouver 39 17100 211 16488 Colorado 32 1511 7 193159 82 Minnesota 32 23 8 1 155139 73 Edmonton 26 23 8 8 174184 68 Calgary 20 3110 4 144189 54 Dallas Anaheim Los Angel Phoenix San José Section Pacifique 36 1315 2 199134 89 30 24 8 4 158160 72 28 29 4 4 171179 64 25 27 8 4 162173 62 24 29 6 5 175187 59 Hier Vancouver 6 Boston 4 Floride 2 Toronto 1 Detroit 3 Columbus 2 N.Y Islanders 1 N.Y Rangers 1 Aujourd'hui Washington à Buffalo, 19h Toronto à Ottawa, 19h Tampa Bay à N.Y.Islanders, 19h Vancouver à Philadelphie, 19h Boston en Caroline, 19h Phoenix à Pittsburgh, 19h30 Nashville à St.Louis, 20h New Jersey au Minnesota, 20h San José à Edmonton, 21h Anaheim à Los Angeles, 22h30 Expos 1, Orioles 2 Jeux olympiques d’hiver de 2010 Vancouver sur la corde raide HORS-JEU Jean Dion ?Six par six Au moment où ces lignes apparaissent comme par magie sur l’écran cathodique, nous sommes hier, soit le 3 mars 2003, soit le 03/03/03, soit, étant donné que le zéro est neutre dans la datation, 333, soit la moitié de 666, donc la journée d’une demi-Bête.Tirez-en les conclusions qui vous plaisent, mais considérons-nous chanceux que cette journée se soit déroulée dans le calme, sans que l’alerte orange ne passe au rouge ou, pire encore, au bleu-blanc-rouge, les couleurs de l’apocalypse.Nous sommes donc hier, il fait - 80 000 °C et il vente à décoiffer Kerry Fraser, Gary Bettman et Pierre Pettigrew avec la même rafale.Mais qu’à cela ne tienne, il fait chaud dans notre cœur parce qu’il y a du baseball dans l’air (ce n’est peut-être pas la seule raison, mais trouvez-en donc une autre juste pour voir).Mars, surtout entre les calendes et les ides, quand les ligues des Pamplemousses et des Cactus en sont encore à leurs premiers balbutiements, est d’abord le moment par excellence de se passer l’épique série Baseball de Ken Burns pour la trentième fois.Je vous le dis, Baseball, c’est comme la crème glacée à la vanille avec des framboises dans leur jus, impossible de s’en lasser à moins d’être de très mauvaise foi.C’est aussi un temps béni pour aller faire quelques explorations du côté de la SABR.Ah, mais qu’est donc la SABR?, demande Toto au fond de la classe qui n’a pas fait ses devoirs et occupe ses temps libres à des frivolités comme le décompte des magazines qui publient un numéro spécial maillots de bain — nous en sommes rendus à trois, soit dit en passant.Sports Illustrated, Saturday Night et National Geographic, et les paris sont ouverts sur le prochain qui prendra prétexte de son nom ambigu pour reculer les limites du racolage: Le Nouvel Observateur?Les Affaires?Protégez-vous?Poils et compagnie?Non, la SABR n’est pas un quelconque Star Académie Blablabla Ronron que publierait quotidiennement un journal convergé pour que le monde continue de porter attèntion à l’insignifiance.Il s’agit plutôt de la Society for American Baseball Research (www.sabr.org), un organisme dont on peut dire, pour être franc, que s’il n’existait pas, il n’est pas sûr qu’il se trouverait quelqu’un pour l’inventer.Délicieux.Mais juste avant d’aller au fond des choses, un petit truc qui n’a rien à voir mais qui me rend maladivement perplexe: démangeaisons sous-cutanées, arythmie cardiaque sans avoir la possibilité d’aller ventiler en Europe sans prévenir mon boss, perte d’appétit, tout le bataclan.J’aimerais, si bien entendu vous en avez le temps et le goût, que vous m’aidiez à décrypter un propos sportif On sait que notre Canadien de Montréal, qui ne vaut même pas le prix de la flanel-lette en solde avec lequel il se tatoue le CH sur son manque de cœur, entame demain soir une série cruciale de six matchs à l’étranger.Cruciale parce que.parce que.parce que c’est crucial, bon.Tout est crucial, faudra vous y habituer.Or Claude Julien, l’entraîneur-chef, a déclaré en fin de semaine: •Pour revenir dans la course à une place aux [sic] séries éliminatoires, il faut gagner tous nos matchs, même si on va les prendre un à la fins.» Avouez que, quoique abscons quant au fond, c’est vachement envoyé quant à la forme.Personnellement, au strict plan de l’exégèse, je suis déchiré.D’une part, mon côté yin me susurre dans le lobe de l’oreille qu’il s’agit d’un cas classique d’oxymoron.Logiquement, si Ton se dit dans son Ford intérieur qu’on va les prendre une par une, on ne peut pas penser en même temps qu’il faut les gagner toutes.Ce sont des propositions mutuellement exclusives, tout le monde sait ça, bondance! On songe plutôt: «On va gagner celle-là, pis après, on verra dans le temps comme dans le temps.C’est en prenant les choses ainsi que ma grand-mère a eu une si longue et si paisible vie.» Car la combinaison des deux membres de l’assertion ouvre la porte à une éventualité tout à fait repoussante dans une optique d’éthique du sport si on perd le premier match, ou le deuxième, il ne servira à rien de se battre lors des autres, puisqu’il faut les gagner tous.Troublant, en vérité.D’autre part, mon côté yang m’indique par courriel qu’on a en réalité affaire à un glissement discursif un concept que mon yang a inventé hier après-midi et en vertu duquel on commence une phrase puis, constatant qu’on est en train de se peinturer dans le coin, on opère un redressement qui, tout contradictoire fût-il, fait appel au sens commun et donne l’illusion que l’ensemble ne peut être réfuté.Ainsi, dans ce cas précis, il est clair comme bonjour que l’entraîneur a regardé les stats et a conclu: •Si on ne les gagne pas tous, ça m'a tout l’air qu ’on va pédaler dans la bouette.» Fier et confiant et pétri d’histoire glorieuse, il a alors déclaré aux scribes: »[.] il faut gagner tous nos matchs [.]» Or s’il s’était arrêté drette là, la tradition aurait été battue en brèche, puisqu’une simple prolongation de sa pensée aurait conduit à énoncer par procuration que: •On va les prendre six far six.» Imaginez maintenant combien il serait impossible pour un entraîneur de vivre avec une telle déclaration, même implicite, suspendue au-dessus de sa tête comme une épée de Damoclès qui aurait craché en l’air.Six par six, non mais.Donner son 220, tant qu’à y être?Travailler fort dans le milieu?Sortir faible?Venir pour pas jouer?Etre intense pendant 120 minutes?Un match de huit points?Y en aura des faciles?Voilà pourquoi il a continué.Superbe effort de récupération, largement supérieur à ceux que déploient ses défenseurs après qu’ils se fussent fait passer une tasse de café instant Quant à mon côté yop, il se refuse à tout commentaire sous prétexte qu’il s’agit d’une question de régie interne.D faut que vous m’aidiez.Pour ce qui est de la SABR, il faudra attendre à jeudi.Désolé: c’est ce qui arrive quand on prend les chroniques deux par deux.jdiontfùiedevoir.com Armas et Tucker ont brillé MICHEL LAJEUNESSE PRESSE CANADIENNE Melbourne, Floride — Tony Armas a travaillé fort au cours de l’hiver.Il veut connaître une saison à la mesure du talent qu’on veut bien lui reconnaître.Et si Ton se fie à sa performance à sa première sortie, hier, à Melbourne, on peut croire qu’il a vraiment mis toutes les chances de son côté.En trois manches, le droitier n'a permis aucun coup sûr, a donné un seul but sur balles et a retiré cinq frappeurs sur des prises.Ses exploits n’ont pas été suffisants cependant quand les Orioles de Baltimore ont battu les Expos 2-1 après avoir marqué deux fois en sixième contre Britt Reames.•Je n’ai jamais été en aussi bonne forme de ma vie», a commenté Armas.Le gérant Frank Robinson, tout en reconnaissant que Annas semblait prêt à connaître un bon début de saison, a mentionné qu’il savait qu’il pouvait faire encore beaucoup mieux.•ü a effectué quelques tirs très hauts.Je pense qu’il voulait faire un peu vite et son épaule gauche était trop “ouverte’’ à l'occasion.C’est sans doute normal.C’était sa première sortie et il était gonflé à bloc.» Si Armas a excellé, ce fut le même scénario pour TJ.Tucker, son successeur, qui n’a donné aucun coup sûr en deux manches et qui s’est permis trois retraits sur des prises.Tucker a cependant donné un but sur balles à Jay Gibbons en quatrième et il n’a pas apprécié.•Je suis du genre à vouloir ramener mon équipe dans l’abri rapidement et fai hâté mes gestes face à Gibbons.U y avait deux retraits et j’ai voulu faire trop vite.J’ai souvent été coupable de cela dans le passé», a dit Tucker, qui lutte pour le poste de cinquième partant •Mais dans l’ensemble je dois être satisfait, fai lancé des prises.C'est ce que veulent de nous Randy St.Claire et Frank Robinson.J’ai aussi pu utiliser tous mes tirs.C’était bien.» Reames a moins bien fait, ou du moins, a été moins chanceux, étant victime d’une défensive chan-cellante.fi a cédé deux points aux Orioles en sixième.Il y a d’abord eu le circuit de Brian Roberts, puis les Orioles ont marqué un point non mérité quand Larry Bigbie a obtenu un simple, volé le deuxième, avancé à la suite de Terreur de Michael Barrett et marqué à la suite de Terreur de Wil Cordero quand on jouait rapproché à Tavant-champ.•J’avais un compte d’une balle et deux prises contre Roberts et j’ai commis une erreur, a admis Reames.Mais par la suite, j’ai donné deux buts sur balles.Je ne suis pas très heureux.» Robinson s’est porté à sa défense.•Sur la tentative de vol, Jamey Carroll aurait pu facilement capter la balle et compléter le retrait.Reames n’a pas si mal fait.» Les Expos ont eu besoin de trois simples, dont celui de Vladimir Guerrero pour marquer un point en troisième contre le partant Rick Helling.Mais ils auraient pu en obtenir plus.Fernando Tatis s’est commis dans un double retrait qui mettait fin à la première quand les buts étaient remplis.Deux fois également, Michael Barrett a claqué des coups en flèche qui ont résulté en des doubles retraits, dont une fois en deuxieme quand Matt Cepicky avait entrepris la manche avec un triple dans la gauche.Le circuit de Cepicky la veille avait été frappé au même endroit •Ça ne me dérange pas du tout qu 'un jeune frappeur ne tente pas de tirer la balle, a dit Robinson.En fait, je préfère voir Cepicky frapper la balle au champ opposé comme il le fait.Quand il connaîtra mieux les lanceurs, il pourra modifier sa façon défaire.» JIM MORRIS PRESSE CANADIENNE Whistler, Colombie-Britannique — Après avoir affirmé que le site potentiel des épreuves de ski alpin, à Whisüer, se trouvait trop loin de Vancouver, le responsable de l’équipe d’évaluation du Comité international olympique a pondéré ses propos, hier.•C’est loin, mais je n’ai pas dit que c’était trop loin», a déclaré le Norvégien Gerhard Heiberg.«Nous ne pouvons pas modifier la nature.Il nous faut accepter les choses que nous avons ici.» Plus tôt dans la journée, Heiberg avait émis des commentaires qui avaient eu l’effet d’une douche d’eau froide sur les chances de la ville de Vancouver d’accueillir les Jeux d’hiver de 2010.Heiberg avait fait part de son opinion après avoir skié sur la piste de descente masculine, baptisée en l’honneur de Dave Murray.•Je vous dirai qu'il existe un problème: c’est trop loin de Vancouver», avait alors déclaré Heiberg à des membres d’une équipe de reportage d’une station de télévision, après avoir quitté les pentes.Invité à rüre s’il s’agissait d’un problème qui pouvait être réglé, Heiberg avait servi la réponse suivante: •Oui.Vous comptez sur 450 millions $.Il est temps de vous mettre à l’ouvrage.» Heiberg faisait peut-être allusion aux 600 millions $CDN que le gouvernement provincial de la Colombie-Britannique a prévu pour l’amélioration de la route qui relie Vancouver à Whistler.Située à 120 km au nord de Vancouver, Whistler a été élue meilleur site touristique de ski en Amérique du Nord.Ce village branché, doté de nombreuses résidences appartenant à des multimillionnaires, accueillerait les épreuves de ski alpin, de bobsleigh et de luge.Quelque 10 kilomètres plus loin, à Callaghan Valley, on envisage d’ériger des facilités au coût de 92 millions $CDN.Outre un village pour les athlètes, ce site serait également le théâtre du combiné nordique, du ski de fond et du saut à skis.Hus tôt durant la journée, John Furlong, le président et le directeur exécutif de «Vancouver 2010 Bid Corp», avait affirmé que ce «concept compact» se voulait Tun des points forts de la candidature de Vancouver.Le village des athlètes de Callaghan Valley est tout près du site des compétitions de ski alpin.Celui de Vancouver se trouve à proximité des sites devant accueillir le hockey, le patinage de vitesse et le patinage artistique, a rappelé Furlong.Mais l’étroite route menant à Whistler est considérée par plusieurs comme étant le talon d’Achille de la candidature de Vancouver.Ije sinueux tracé offre d'époustouflantes prises de vue sur l’océan et sur les montagnes.Il peut également s'avérer terrifiant avec ses voies à contre-sens, ses virages capricieux et ses côtes abruptes où il est souvent interdit de doubler.•Vous allez investir quelque 400 millions $US sur cette route, a fait remarquer Heiberg.Nous croyons qu'il s’agit d’un bon investissement.» Lors de leur déplacement vers Whistler, les délégués du CIO ont apprécié le ciel bleu et le resplendissant soleil.Selon Jack Poole, directeur général du comité de mise en candidature, ils n’ont émis aucun commentaire négatif à l’endroit de la route.•Si je me fie à leurs réactions, je pense qu'ils étaient bien à l’aise.Je crois qu'ils ont aimé ce qu’ils ont vu.» • Un représentant de la ville de Vancouver qui accompagnait les délégués du CIO leur a précisé les endroits où auraient lieu les améliorations le long de la route.Heiberg devait rencontrer le premier ministre Jean Chrétien plus tard hier.M.Chrétien a passé la matinée sur les pentes.Vancouver est Tune des trois villes candidates pour les Jeux d’hiver de 2010, les autres étant Pyeong-chang, en Corée du Sud, et Salzbourg, en Autriche.Ije CIO fera connaître son choix le 2 juillet, à Prague.DOPAGE Les gouvernements placés devant leurs responsabilités AGENCE FRANCE-PRESSE Copenhague — La Conférence mondiale, qui doit approuver un Code universel de lutte contre le dopage dans le sport, s’est ouverte hier, pour trois jours, à Copenhague, en soulignant dès l’abord la responsabilité fondaqien-tale qu’auraient à terme les États dans le succès de l’entreprise.Même si certaines fédérations internationales, et non des.moindres, comme celles de football et de cyclisme, ont fait part de sérieuses réserves, nul au sein du mouvement sportif ne doutait qu’elles finiraient par approuver le Code au plus tard avant les prochains Jeux olympiques, qui s’ouvrent le 13 août 2004 à Athènes, comme cela leur est demandé.Le président de l’Agence mon- diale antidopage (AMA), le Canadien Dick Pound, et celui du Comité international olympique (CIO), le Belge Jacques Rogge, ont volontiers admis que le texte soumis à l’appréciation du millier de délégués présents (dont les représentants de 90 gouvernements) n’était •pas parfait».Tribut à payer, ont-ils expliqué, à la nécessité de trouver un •compromis» entre les impératifs, désirs et contraintes de quelque 200 pays aux législations disparates, d'autant de fédérations et/ou organisations de lutte antidopage ayant déjà leur règlement propre.Pression Si besoin était, M.Rogge a rappelé qu’il disposait d’un réel moyen de pression.•Il n'y aura pas de place aux Jeux olympiques pour les fédérations internationales ou les comités olympiques nationaux qui n’accepteraient pas le Code.Aucun pays ne pourra prétendre organiser les Jeux si son gouvernement a omis d’adap1 ter sa loi au Code ou l’a rejeté», a« t-il affirmé.Pour lui, la nécessité de voir les léj gislations nationales s’aligner d’ici 2006, ultime délai, au Code universel est vitale pour l’avenir de la lutte contre le dopage.À défaut at-ü pré: dk, l’AMA deviendra •sans objet».\ •Même si les gouvernements de» voient ne jamais agir, nous devrioni accomplir notre devoir, a pour sa part voulu croire M.Pound.Les gouvernements reconnaissent le défi qu’ils ont à relever.Ils savent les reproches qui leur seront adressés s’ils ne peuvent ou ne veulent assumer leurs responsabilités.» i
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