Le devoir, 5 février 2007, Cahier A
INDONESIE Plus de 339 000 sinistrés dans les inondations PALESTINE La trêve semble se matérialiser à Gaza www.ledevoir.com LE DEVOIR Le PLQ annule son congrès de mars Des élections au Québec le 26 mars déplus en plus probables ANTOINE ROBITAILLE Québec — Un autre signe est venu renforcer la rumeur selon laquelle le Québec pourrait tenir des élections plus tôt qu’on ne le croyait.L’exécutif du Parti libéral du Québec s’est réuni hier et a décidé de reporter son congrès de la fin mars, une importante réunion prévue depuis plus d’un an.La formation politique a toutefois choisi de se réunir le 17 février en «conseilgénéral élargi».Cela «élargit au maximum la marge de manœuvre» du premier ministre pour qu’il puisse déclencher les élections lorsqu’il le jugera nécessaire, ont expliqué des sources dans son entourage.Si bien que les élections pourraient être déclenchées après le conseil général et avoir lieu le 26 mars.«Mais cela ne signifie pas nécessairement que l’on va y aller à coup sûr à la fin mars», a-t-on précisé.«Il n’est même pas certain que ce soit cet hiver ou ce printemps, nous avons jusqu’en 2008.» D reste que, depuis quelques jours, les déclarations du premier ministre Jean Charest laissent croire qu’il VOIR PAGE A 8: ÉLECTIONS Irak: le massacre de Sadriya soulève un tollé Plusieurs voix s’élèvent pour réclamer une «riposte de fer» DEAN YATES Bagdad — La capitale irakienne, frappée samedi par le deuxième attentat le plus meurtrier en Irak en quatre ans s’est réveillée hier au son de nouvelles explosions.Sommé d’agir, le gouvernement irakien a renouvelé son engagement à lutter contre les groupes armés au lendemain de la mort de 135 personnes dans un attentat suicide au camion piégé dans un secteur à majorité chiite de Bagdad.La violence de cet attentat a choqué des Irakiens pourtant VOIR PAGE A 8: IRAK ALI AL-SAADI REUTERS • - L’ampleur des dégâts témoigne de la violence de l’explosion qui a fait 135 morts et plus de 300 blessés samedi à Sadriya, un quartier de Bagdad.Cet attentat suicide au camion piégé, dans oe secteur à majorité chiite, a chocpié des Irakiens pourtant accoutumés aux violences quotidiennes qui menacent de plonger leur pays dans une guerre totale entre majorité chiite et minorité sunnite.LE MONDE Une conférence internationale sur les enfants-soldats s’ouvre à Paris ¦ À lire en page B 1 INDEX -V] Annonces B 4 Avis publics.B 6 w Décès B 4 w Météo B 5 d a Mots croisés.B 5 c a Sudoku B 3 L’appartement-fumoir pour déjouer la loi antitabac Un bar de Montréal très accommodant pour ses clients CLAIRANDRÉE CAUCHY Le locataire qui loue le logement à côté du bar Sky, situé dans le quartier gai rue Sainte-Catherine coin Alexandre-de-Sève, est très accueillant.Tellement accueillant, que son appartement est dénué de tout meuble, sauf quelques tables munies de cendriers pour accueillir les fumeurs du bar.Depuis l’arrivée des grands froids, il y a deux semaines, les clients du Complexe Sky, un immense bar gai qui compte cinq discothèques, peuvent sortir par la porte arrière et grimper au deuxième étage de l’immeuble voisin pour en VOIR PAGE A 8: FUMOIR JACQUES NADEAU LE DEVOIR Peter Sergakis dans l’appartement qui sert de fumoir aux clients de son établissement L'ENTREVUE Le sénateur du Vermont, allié de la planète L’heure est à l’audace, dit Bemie Sanders Le premier sénateur socialiste de l’histoire des Etats-Unis représente le Vermont, voisin du Québec, dont il importe de l’hydroélectricité.Bemie Sanders est l’auteur de la proposition de loi la plus complète et la plus draconienne pour lutter contre le réchauffement de la planète.Il est aussi l’un des principaux détracteurs de la guerre en Irak.MARIE-CHRISTINE BONZOM Washington — Bernie Sanders n’a pas été surpris par le rapport alarmant que le Groupe intergouvememental sur l’évolution du climat (GIEC) a publié vendredi.«Ceux qui, moi, ont étudié le problème savent que le temps est compté pour réparer les dégâts et que le moment est venu de prendre des mesures audacieuses», déclare le sénateur du Vermont dans un entretien accordé au Devoir.Bernie Sanders a tellement bien étudié le problème qu’il a rédigé une proposition de loi pour réduire les rejets de gaz à effet de serre aux Etats-Unis.Pas moins de sept propositions de loi sont soumises au débat que le Congrès a entamé la semaine dernière.La plupart vont plus loin que les prescriptions du protocole de Kyoto.Celle de Bernie Sanders est la plus complète.Elle vise en effet tous les rejets, non seulement ceux des véhicules, mais aussi ceux des centrales thermiques et autres industries lourdes.Elle met aussi l’accent tant sur la baisse de VOIR PAGE A 8: SANDERS Bernie Sanders SS 111*000 iT ##••• •• • ^ * w •Ji, •**»**NW •• »**ta • ••••«••• • ••••• A cet égard, les pays européens ne sont pas à Tabri d’une épidémie humaine liée à une mutation du virus H5N1 de la grippe aviaire, même si les risques de contamination y sont moindres qu’en Asie ou en Afrique, a averti hier un porte-parole de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).Le ministère de l’Agriculture et de l’Environnement s’est dit confiant hier quant au fait que le virus ait été circonscrit à cette ferme proche de Lowestoft, dans le Suffolk.«Evidemment, il faudra être très vigilant dans les prochains jours», a reconnu une porte-parole du ministère.Restrictions L’abattage, par gazage, des 159 000 dindes que compte l’élevage a débuté samedi soir et devrait se poursuivre encore pendant deux jours.Les volatiles morts sont transférés hors de la ferme dans des camions scellés pour être ensuite incinérés.Quelque 2500 dindes ont succombé à la maladie quand elle est apparue dans l’élevage, mais le virus semble n’avoir touché qu’un seul des 22 hangars.Le gouvernement britannique a suivi les procédures prévues par l’Union européenne pour tenter de circonscrire Tépizootie.Dans la nuit de samedi à hier, les restrictions frappant les transports de volailles ont été étendues à un périmètre de 2000 m2 autour de la ferme.Selon le ministère de l’Agriculture, la souche du virus apparue dans la ferme correspond à celle repérée le mois dernier eri Hongrie, d'origine asiatique.Dans ce pays, l’apparition de la maladie chez des oies d’élevage a entraîné l’abattage de milliers de volailles.Le H5N1 s’était fait relativement rare chez les volailles européennes depuis la mort de plusieurs centaines de dindes dans une ferme de Test de la France, il y a un an.Reuters P*- t* ! .Tf NASA REUTERS Le commandant de la Station spatiale internationale, Michael Lopez-Alegria, et l’ingénieur de vol Sunita Williams, ont effectué hier une sortie dans l’espace.Une deuxième sortie dans l’espace pour les astronautes de l’ISS Cap Canaveral — Deux astronautes américains sortis dans l’espace hier pour achever l’installation d’un nouveau système de climatisation qui permettra Tarrimage dès cette année de modules européen et japonais ont réintégré la Station spatiale internationale (ISS).Le commandant de l’ISS, Michael Lopez-Alegria, et l’ingénieur de vol Sunita Williams, qui avaient entamé à 13h38 GMT une sortie dans l’espace qui s’est avérée un peu plus longue que prévu (sept heures), ont également photographié une antenne solaire qui doit être repliée en mars lors d’une mission visant à poursuivre l’assemblage de la station.Les problèmes rencontrés pour plier une antenne solaire identique au cours de la dernière mission en date de la navette spatiale, en décembre, avaient alors poussé la NASA à prolonger le séjour de l’équipe de la navette à bord de l’ISS, pour une sortie dans l’espace initialement non prévue, destinée à aider à replier l’antenne récalcitrante.Pour cela, la navette était restée un jour de plus en orbite, puisant dans des réserves normalement prévues pour les cas d’atterrissages retardés pour cause de météo.La sortie dans l’espace de Lopez-Alegria et de Williams a été la deuxième des trois prévues sur neuf jours hors de TISS.La troisième sortie des astronautes américains est prévue pour jeudi.Hier, ils ont fixé à la station une deuxième paire de conduites de réfrigé- rant à base d’ammoniac.La première paire avait été fixée lors de la première sortie dans l’espace mercredi dernier.La sortie prévue pour jeudi vise à retirer une couche d’isolant thermique placée sur la sut face extérieure de l’ISS, qui n’est plus nécessaire.Lopez-Alegria et Williams n’ont pas eu assez de temps pour l’instant pour achever d’attacher un nouveau câble qui permettra aux navettes, spécialement équipées à cet effet, de se brancher sur le système électrique de TISS plutôt que de puiser dans leurs propres réserves, limitées, de produits chimiques leur permettant de générer de l’énergie.Reuters EN BREF Postes de gardien de prison supprimés: Stockwell Day nie Ottawa — Le ministre canadien de la Sécurité publique, Stockwell Day, nie que 300 postes de gardiens de prison seraient supprimés d’ici 2009.Dans un communiqué, le ministre dément l’allégation du président du Syndicat des agents correctionnels du Canada, Sylvain Martel, disant qu’Ottawa a l’intention de réduire le nombre de gardiens dans les prisons fédérales de 5 %.Stockwell Day convient que les agents sont parfois réaffectés afin de répondre aux besoins particuliers en matière de sécurité, mais il assure qu'aucun emploi n’a été ou ne sera perdu au cours de ce processus.Le ministre affirme que la priorité absolue du gouvernement est de protéger les Canadiens, précisant que ce principe continuera d’orienter et d’inspirer les politiques ainsi que les pratiques du Service correctionnel du Canada.- PC Deux Canadiens blessés lors d’une fusillade au Mexique Toronto — Deux Canadiens ont été blessés lors d’une fusillade dans un hôtel du Mexique au cours de la fin de semaine.D semble que les victimes seraient de Woodbridge, en Ontario.Selon la station de télé CP24 de Toronto, les deux personnes étaient au Casa Inn Hotel à Acapulco lorsque la fusillade est survenue.Les blessures ne mettent pas leur vie en danger et leur identité n’a pas été révélée.Cet incident survient quelques semaines après qu’un adolescent de Woodbridge, Adam Deprisco, ait été tué à Acapulco.Un me decin mexicain a déclaré que la victime avait été ffap pée à mort par une automobile alors que la famille soutenait que le jeune homme avait été battu à mort In mois dernier, un homme de Chatham, en Ontario, avait été heurté à mort par une voiture à Guadalajara.- PC Risque de tremblement de terre écarté Vancouver — Le risque d’un tremblement de terre décrit comme «catastrophique» à l’ouest du Canada est écarté pour le moment ont affirmé samedi des sismologues cités par Radio-Canada.Des secousses recensées ces derniers jours dans les profondeurs de 1 océan Pacifique, au niveau de la faille Ca,scadia qm longe l’extrême ouest du Canada et des Etats-l Inis, ont soudainement cessé, ont remarqué les sismologues de la Commission géologique du Canada et de 1 Université de l’Etat de Washington.Les spécialistes estiment que la faille Cascadia pourrait produire des tremblements de terre d’une magnitude pouvant atteindre 9 sur l’échelle de Richter.- AFP ECOUTEZ POUR VOIR.PREMIERE CHAINE Aujourd hui à 17 h 30 La métamorphose des anglophones du Québec www.radio-canada.ca/desautels Réal coord.: Ginette Viens LE DEVOIR, LE LUNDI 5 FÉVRIER 2 0 07 ACTUALITES 20 morts La tornade a causé des dégâts considérables en Floride Plus de 339 000 sinistrés à Jakarta en proie aux inondations ENNY NURAHENI REUTERS Un bébé de deux semaines est évacué par les habitants d’un quartier de Jakarta, en Indonésie, durement touché par les inondations.Lady Lake — Vingt personnes sont mortes lors du passage d’une tornade dans la nuit de jeudi à vendredi dans le centre de la Floride, qui a provoqué des dégâts spectaculaires sur une zone de 51 km2.Le président américain George W.Bush a décidé samedi de déclarer «zones sinistrées» les comtés de Lake, Seminole, Sumter et Volusia touchés par la tornade.«R y a 13 morts dans la localité de Paisley [700 habitants] et six dans celle de Lady Lake» qui compte 11000 résidants, a indiqué à l’AFP le porte-parole du comté de Lake, Christopher Patton.La chaîne de télévision CNN faisait toutefois état samedi de 20 morts.Le bilan ne devrait toutefois pas s’alourdir.«Nos opérations de recherches sont terminées, et nous sommes maintenant au stade des opérations d’assistance pour s’assurer que les gens ont ce dont ils ont besoin», a déclaré à l'AFP Jennifer Stan, membre des équipes de secours.Au total, 1500 maisons ont été endommagées ou détruites et 13 000 personnes sont sans électricité en raison des chutes d’arbres et de lignes électriques.La tornade s’est déplacée d’ouest en est sur une zone se trouvant à moins de 100 km au nord du parc d’attractions Disney, qui n’a pas été touché.Chargés d’électricité, des orages en provenance du golfe du Mexique ont «touché terre et provoqué la création d'une tornade [.] avançant à 80 km/h», a expliqué un météorologue, Ben Nelson, lors d’une conférence de presse.«J’ai entendu des rugissements, nous sommes sortis du lit», a indi-' qué à CNN une habitante près de la localité dévastée de lake City.Elle a précisé avoir été réveillée par des éclairs et le tonnerre, «fai glissé du lit et ensuite j’ai entendu un bruit terrible comme si une explosion s’était produite», a expliqué une autre habitante.Autour d’elles, des centaines de maisons sont éventrées, réduites à l’état de simples gravats.En état de choc Toute la journée, des sauveteurs et des policiers avec des chiens se sont affairés à rechercher d’éventuelles personnes coincées sous les débris.Les quelques maisons encore debout n’ont plus de toits, de l’eau jaillit de conduites percées.Des vêtements pendent sur les rares pylônes électriques encore dressés et les quelques arbres non arrachés par les vents croulent sous des chaises, des tables emportées par la tempête.Des enchevêtrements de câbles électriques jonchent les rues.Les habitants sont en état de choc, tous ceux interrogés par les chaînes de télévision américaines se félicitant d’être encore en vie après ce réveil brutal qui les a surpris au beau milieu de la nuit «Nous avons d'importants dégâts le long des routes, une église totalement détruite», a déclaré à des journalistes Kevin Lenhart, responsable local des sendees d’urgence.Au cours d’une conférence de presse, le nouveau gouverneur de Floride, Charlie Crist, qui a succédé début janvier à Jeb Bush, frère du président américain, a indiqué que «la priorité était à la recherche et au sauvetage» d’éventuels survivants.«Nous voulons être sûrs que personne ne reste sous les débris», a-t-il dit.Agence France-Presse BHIMANTO SUWASTOYO Jakarta — Une vaste opération de secours se poursuivait hier à Jakarta pour venir en aide à plus de 339 000 habitants de la capitale indonésienne et de ses environs chassés de chez eux par des inondations dues à des pluies torrentielles qui ont fait une vingtaine de morts.Au total, 18 personnes ont été tuées et deux ont été portées disparues, a dit un responsable du ministère de la Santé, Rustam Pakaya.Le porte-parole de la police de Jakarta, Untung Yoga Ana, cité par l’agence de presse officielle Antara, avait, lui, fait état de vingt morts dans la capitale et dans des localités proches.Le dernier bilan en date du nombre des sinistrés, 339 138, fourni hier par le ministère de la Santé, était en forte hausse.Le précédent celui de l’Agence nationale d’atténuation des risques liés aux catastrophes, diffusé quelques heures auparavant, donnait le chiffre de 190 000, contre 106 095 samedi.«Les victimes sont mortes à cause de maladies, de froid, d’électro-cution ou elles ont été emportées par les inondations», a déclaré le porte-parole de la police de Jakarta, une métropole en forte croissance aujourd’hui peuplée de dix millions d’habitants.La capitale a été placée en état d’alerte et les autorités ont déployé quelque 12 600 personnes supplémentaires pour participer aux opérations de secours.«Nous avons assez d’hommes, mais nous manquons de bateaux pneumatiques pour évacuer les habitants», a déploré Untung Yoga Ana Au moins 122 secteurs de Jakarta ainsi que trois villes de la conurbation, celles de Depok, Tangerang et Bekasi, ont été gravement affectés par la montée des eaux.Les quartiers huppés, comme celui de Kemang, n’ont pas été épargnés.On pouvait voir hier à la télévision locale des images montrant des sinistrés évacués des toits où ils avaient trouvé refuge et des hélicoptères larguant des vivres sur des zones désormais isolées dans le nord de la capitale.Circulation paralysée La circulation était paralysée et de nombreux axes restaient impraticables.L’électricité était coupée dans les zones touchées et au moins 5000 personnes étaient privées de téléphone.Mosquées, écoles et autres bâtiments publics ont été reconvertis en centres d’hébergement de fortune, les autorités admettant rencontrer des difficultés à faire face à cette nouvelle catastrophe dans l’archipel.Bénévoles et employés de la Croix-Rouge indonésienne distribuaient de la nourriture aux milliers de déplacés.«Ce temps va continuer au moins jusqu’à la fin du mois de février», a averti Edison Gurning, du Bureau de météorologie et de géophysique de Jakarta.Les crues sont un souci fréquent dans la capitale indonésienne, au plus fort de la saison des pluies (janvier/février).Début 2002, des inondations y avaient tué plusieurs dizaines de personnes et 300 000 autres s’étaient réfugiées dans des mosquées, des écoles et même des cimetières.Jakarta, édifiée sur des marais, compte treize rivières et 78 zones facilement inondables.Le ministre de l’Environnement, Rachmat Witoelar, a mis en cause le nombre excessif des constructions sur des zones d’écoulement naturel des eaux.«Il y a trop de centres commerciaux dans la capitale», a déploré le ministre cité par l’agence Antara.Agence France-Presse Jetta TDI ou à essence, seulement 2,9 % à l'achat.Une offre aussi puissante et économique que nos moteurs.ï WWw: La Jetta.Nul besoin d'y goûter financièrement pour goûter aux plaisirs de conduire.Gavez-vous de route avec le célèbre TD!MD qui offre une autonomie allant jusqu'à 1 000 km+ avec un seul plein.Ou mordez agressivement dans le bitume avec un moteur à essence 2,5 L ou 2,0 L turbo.Sans compter la panoplie de petites attentions prêtes à prendre la route : dispositif antipatinage, sièges avant chauffants, rétroviseurs extérieurs chauffants, toit ouvrant et vitres électriques, pour ne nommer que celles-là.La table est mise, n'attendez plus pour en faire l'essai.Jetta à essence Jetta TDI’ Taux de 2,9 %" 4 ans/80 000 kmn Garantie limitée du véhicule neuf Visitez vwxa ou appelez au 1 888 ROULE VW pour plus de détails.*À l'exception des Jetta City 2007 et des Jetta TDI Édition Spéciale 2006.* **Taux de financement à l'achat de 2,9 % pendant 36 mois offert uniquement sur la Jetta berline 2007 et la Jetta TDI 2006, neuves, en stock.Photo à titre indicatif seulement.Offre sujette à l'approbation du crédit de Volkswagen 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55 litres et sur les données de consommation de Transports Canada.Données fournies à des fins de comparaison seulement.Votre consommation peut varier selon les accessoires et l'utilisation.Tous les détails chez votre concessionnaire.^ \ i LE DEVOIR, LE LUNDI 5 FÉVRIER 2 0 0 7 A *6 EDITORIAL Les accommodants La saga des «accommodements», véritable toile de Pénélope retissée chaque jour dans les médias, est porteuse d’une triste vérité : que les Québécois s’illusionnent sur eux-mêmes ! Peu importe ce que l’on clame, ce n’est pas l’égalité qui mène.Qu’un homme décrète : pas de dame dans la voiture ! ; qu’une femme dise: pas de messieurs dans mon cours!, le permis de discriminer est donné, sans état d’âme.S Josée Boileau i tous les humains du Québec étaient égaux entre eux, si tous les Québécois le percevaient ainsi, les réponses aux demandes d’exceptions sauteraient aux yeux.Un homme refuse qu’une femme lui fasse passer un examen de conduite?C’est tout aussi inacceptable que si un Blanc rejetait un évaluateur noir ou si un musulman refusât d’être évalué par un juif.Et personne n’aurait l’idée de céder sous prétexte A'«une politique axée sur le service à la clientèle» ou de la disponibilité du personnel, ou que pas un évaluateur noir ou juif ne s’est encore plaint.En soi, le principe serait entendu, .Enfin, on l’espère.Parce qu’au rythme où vont les révélations d’arrangements insensés, on ne sait plus trop à quoi s’en tenir! Après tout, quand les affaires se mêlent au poids d’un puissant voisin et à l’obsession sécuritaire, on a aussi vu qu’une entreprise québécoise était parfaitement capable de retirer certaines tâches à des employés seulement parce qu’ils ont la double citoyenneté.De même, on s’est tellement fait seriner que le Québec était une société matriarcale et le royaume (ou l’enfer selon certains!) de l’égalité des sexes, qu’il y a de quoi être troublé de voir que les femmes puissent si facilement être renvoyées «sur la banquette arrière», comme le titrait La Presse qui a fait connaître «l’accommodement» accordé aux Hassidims par la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ).Le pire, c’est que ce cas ne survient pas dans un vide social, mais en plein cœur d’un débat qui enflamme tout le Québec.Pourtant, des représentants d’une société d’Etat arrivent, avec une incroyable candeur, à justifier l’injustifiable! Comme si l’écho du monde ne s’était pas rendu à eux.Et comme si, pour reprendre l’excuse donnée par la SAAQ, le réflexe d’humanité, qui fait que l’on accorde à une femme autrefois agressée le droit d’avoir une évaluatrice, pouvait être mis sur le même pied que les exigences religieuses intégristes.Il serait malhonnête toutefois de ne s’en prendre qu’à la SAAQ: trop d’incidents qui isolent les hommes et les femmes sont récemment survenus pour ne pas voir là un dangereux réflexe de société.On jase, on jase, mais, dans la vraie vie, le Québécois est bien accommodant.Il faudrait d’ailleurs le signaler au Canada anglais qui, bien assis sur son multiculturalisme bon teint, condamne nos débats actuels.Qu’il se rassure: les Québécois ont beau citer la laïcité à la française, au quotidien, Montréal est aussi conciliant envers les coutumes et préceptes des uns et des autres que Vancouver ou Toronto! Au fond, peut-être faut-il imiter Hérouxville, l’hyberbole en moins, mais les principes tout aussi clairs! Car ce qui devrait aller sans dire ne suffit plus.Comme les écoles ont leur code de vie pour que les élèves respectent un minimum de bienséance: comme certaines entreprises doivent, pour contrer les poursuites, souligner qu’elles servent le café chaud ou que l’on n’entre pas dans une sécheuse: alors, il faudrait rappeler le b.a.-ba de la vie entre égaux à tout ce qui occupe un poste de direction au Québec.André Boisclair est sur la bonne voie, lui qui propose un «code de référence» pour les administrateurs publics.C’est une idée intéressante, mais quelle misère que l’on en soit rendus là! jboilea u(âle d evoi r.ca La hantise de Bush "ji es jours-ci, la Maison-Blanche est plus nerveuse C qu’habituellement.La cause de cette inquiétude est un ex-agent secret dont l’identité a été révélée à des journalistes par un et peut-être deux ou trois membres du personnel politique croisant quotidien-t!==J nement le président Bush et le vice-président Dick Cheney.Depuis que le monde entier a appris que Valerie Flame étaient les nom et prénom d’un agent de la CIA, une enquête a été menée, un procès se poursuit L’affaire est grave, si grave que toute infraction à la loi protégeant l’identité de certains fonctionnaires des services américains de renseignements est passible de 25 ans d’emprisonnement.Ac-tuellement, Lewis Libby est le seul accusé dans cette histoire.Il y a quelques mois encore, il était directeur de cabinet de Cheney jusqu’à ce qu’il soit dans l’obligation de remettre sa démission lorsque le procureur fédéral Patrick Fitzgerald a affirmé qu’il était à l’origine du dévoilement de l’emploi de Flame.Cette dernière, il faut le souligner, est la femme d’un vétéran de la diplomatie américaine, Joseph Wilson.A la demande de la CIA Wilson s’était rendu au Niger en 2002 pour déterminer si oui ou non Saddam Hussein avait tenté d’acheter de l’uranium.Sa conclusion?Pas du tout Malgré les mises en garde des patrons de la CIA, Bush affirma dans son discours sur l’état de l’Union de janvier 2003 que l’ex-dictateur irakien avait de l’uranium du Niger dans ses cartons.Au début de l’été 2003, Wilson signe une lettre ouverte dans le New York Times dans laquelle il pose la question suivante: «L’administration Bush a-t-elle manipulé les informations [de la CIA] sur les armes de destruction massive d’Hussein afin de justifier l’invasion de l’Irak?».Quinze jours après la publication de ce texte, l’identité de Plame est révélée.Si Libby reconnaît avoir mentionné le nom de Plame lors des discussions avec des journalistes, il assure ne pas avoir été le premier.Son handicap?A titre de directeur de cabinet de Cheney, il était chargé du dossier armes de destruction massive.Autrement dit, il était au cœur de la collecte de renseignements fournis par la CIA et de leur.manipulation.Cela étant, on retiendra que le procureur s’approche lentement mais sûrement de Karl Rove, réputé être expert en basses œuvres auprès de Bush.Au cours des audiences, dont seul libby est le sujet pour l’instant, l’ex-journaliste Matthew Cooper de Time Magazine a précisé que Rove avait été le premier à lui parler de Plame et que Libby n’avait fait que confirmer.Le témoignage de Cooper corroborant ceux fournis par d’autres, plus d’un observateur se demande comment il se fait que Rove ne soit pas lui aussi sur la sellette.Certains vont jusqu’à laisser entendre que tout a été fait jusqu’à présent pour qu’un seul individu porte le chapeau ou plutôt que tout a été fait pour protéger Rove et préserver ainsi le président.Car s’il était démontré que l’ordre de lever le voile sur Plame a été donné à la Maison-Blanche, alors une procédure de destitution s’ensuivrait.Bref, les mensonges de Bush reviennent enfin le hanter.Serge Truffaut LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information JULES RICHER Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-FRANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE * Notf feuR CAmi P*ntiek LAtACè: ÉR.oV (n.rm.) fit ŸHfQut TRAnif PARfwT ffpMfTtAiHÎ, Fi Pt» SA&Brtr, ŸAGMNpiR l( «PoiwAîNf PfGvf-» t>£S JaifS ?«A%avAHTi.WuvfAuX ARRIVANTS/ ccMVf Coutrilf - Hérouxville: les seuls lapidés sont les membres de notre communauté Que dire de cette petite municipalité du nom de Hérouxville, lasse de sombrer dans l'oubli, elle promulgua un code de conduite pour les immigrants qu’elle n’a jamais reçus et qu’elle ne recevra probablement jamais: interdiction d’exciser les femmes, interdiction du voile et, le pire, interdiction de lapider les femmes! Je viens du Maroc.Depuis un demi-siècle que je suis conscient du monde qui m’entoure, je n’ai jamais vu une femme s’y faire exciser ni lapider.Et depuis 15 ans que je suis au Canada, je n’ai jamais vu non plus aucune femme se faire jeter des pierres.Donc à qui profite cette levée de boucliers contre notre communauté?Faut-il rappeler que tout ce débat sur les accommodements raisonnables fut déclenché quand une minorité juive avait demandé au YMCA d’installer des rideaux pour que l’on ne voie pas des femmes légèrement habillées faire du sport?Comment se fait-il alors que c’est notre communauté qui reçoive le tir le plus nourri après cet incident?Canalisation experte des émotions?Par qui et dans quel but?Pour le moment, la seule lapidation, à ma connaissance qui se fait ici au Canada publiquement, c’est celle de notre communauté.On nous jette des propos haineux.On nous jette des moqueries.On nous lance des propos diffamatoires.Cela fait autant sinon plus mal que des coups de pierre.Est-ce ça, les valeurs démocratiques, la liberté et la tolérance pour laquelle nous avions expatrié nos enfants?Je ne souhaite pas à ceux et celles qui sont en train de nous lapider toute la souffrance qui nous déchire le cœur en ces temps difficiles.A.El Fouladi, Ph.D.Directeur de Publication Maghreb Canada Express Verdun, le 30 janvier 2007 Pourquoi exclure le Parti vert du Québec?Mardi dernier, Le Devoir a publié un sonda ge qui excluait le Parti vert du Québec (PVQ).En conséquence, au bénéfice des personnes qui ne lisent que Le Devoir, il est important de mentionner trois faits indiscutables.Primo, il y a un autre parti politique qui existe au Québec qui s’appelle le Parti vert du Québec.Secundo, ce parti s’est vu attribuer par une autre maison de sondage (des résultats publiés la même journée que le sondage divulgué par Le Devoir) 9 % des intentions de vote des Québécoises et des Québécois (un pourcentage qui se maintient autour de 8 à 9 % depuis quelques mois).Tertio, en corollaire, le PVQ constitue la quatrième formation politique en importance du Québec.Plusieurs personnes s’expliquent mal pourquoi on exclut volontairement le Parti vert du Québec des sondages publiés par Le Devoir.Les temps ont bien changé depuis 2003.Exclure le Parti vert du Québec des sondages alors que l’environnement devient un enjeu majeur pour bon nombre d’électeurs, c’est représenter de manière fort inadéquate la réalité politique québécoise d’aujourd’hui.Paul-André Martineau Président, Parti vert du Québec (PVQ) Montréal, le 31 janvier 2007 LIBRE OPINION -?- Le pari perdu d’André Boisclair FRANÇOIS CYR Chargé de cours en science politique GORDON LEFEBVRE Chargé de cours à la retraite ÉRIC MARTIN Etudiant à la maîtrise en science politique Université du Québec à Montréal La crise de leadership que vit actuellement le Parti québécois (PQ) révèle l’inanité d’une stratégie de repositionnement à droite élaborée à la suite des élections complémentaires de 2002 en vue de courtiser l’électorat adéquiste.D* PQ, loin de faire le plein des votes, assiste plutôt à la désaffection de sa clientèle électorale et à la montée de l’Action démocratique du Québec (ADQ) dans les sondages.Même s’ils serrent les rangs à l’approche de l’échéance électorale, les péquistes ne peuvent ignorer qu’en tentant d’occuper le terrain adéquiste, leur parti n’est parvenu qu’à évacuer ce qui restait encore de sa rhétorique social-démocrate.Un dilemme gauche-droite En juin 2002, l’ADQ remporte la mise en remportant trois élections complémentaires sur quatre.Joseph Facal, alors président du Conseil du trésor, appelle à un repositionnement à droite du PQ, pensant profiter de cet engouement nouveau pour les idées plus à droite.Facal estime qu’il faut revoir le «sacro-saint modèle québécois, corporatiste et rigide» et réviser le programme péquiste «qui donne l’impression d’avoir été écrit en 1978».André Boisclair, à l’époque ministre des Affaires municipales, acquiesce, estimant qu’il faut «occuper tout le terrain» parce que «les gens ordinaires dans la vie de tous les jours exigent du PQ qu’il se situe davantage au centre».Pour Boisclair, le PQ doit montrer «un souci plus grand pour les gens ordinaires de la classé moyenne, qui réclament plus de liberté dans les relations qu’ils peuvent avoir avec l’État québécois».Ce geste de rupture avec la social-démocratie se répercutera plus tard lors de la course à la direction du parti, où les militants devront choisir entre l'aile «gauche», représentée par Pauline Marois, et l’aile «centriste», c’est-à-dire celle qui cherche à occuper le terrain adéquiste, pienée par André Boisclair.Elu chef du PQ, Boisclair ne cherchera pas à se distinguer des chefs des partis de droite, s’engageant plutôt dans une stratégie de mimétisme, multipliant les discours antisyndicaux et les charges contre la social-démocratie québécoise.Dès son entrée en fonction, André Boisclair, au contraire de Louise Harel, donne son aval au jugement Chaoulli, lequel ouvre une brèche importante dans le caractère public du système de santé.Il refuse aussi de condamner les lois anti-syndicales du gouvernement sous prétexte qu’il n’a pas le rôle de «fédérer les mécontents».Il précisera plus tard sa pensée: son rôle serait de «soulager le capital».Il poursuit la même orientation de droite dans le dossier du mont Orford et dans celui de la nationalisation du secteur éolien, défiant de façon arrogante les décisions de son propre parti.Pressée d’obtenir sa part du vote populiste de droite, la direction péquiste oublie cependant de faire le bilan des élections générales de 2003, où le PQ a perdu plus de 450 000 voix chez sa clientèle traditionnelle.Ces électeurs ne sont pas tous allés à Qué- bec solidaire.La politique n’est pas affaire de vases communicants.La plupart sont devenus abstentionnistes.Cela tend à montrer que le glissement vers la droite ne parvient qu’à aliéner la base historique du parti, qui est traditionnellement plus à gauche.L’électorat de droite, lui, est loin de se bousculer au portillon, préférant sans doute l’original libéral-adéquiste à la copie péquiste.La suite des choses L’éventualité d’un balayage péquiste lors des prochaines élections est à exclure.Deux scénarios plus probables se dessinent à la lumière de la conjoncture actuelle.Une courte victoire du PQ lui donnerait une majorité parlementaire faible, ce qui lui causerait un problème de légitimité pour l’application d’un programme référendaire affirmatif.Mais le déplacement vers la droite et l’absentéisme électoral pourraient bien assurer une victoire libérale.Dans tous les cas, le pari Facal-Boisclair sera perdu.En faisant table rase du passé social-démocrate du parti et en sciant la branche historique qui l’a vue naître, la «nouvelle génération» péquiste qu’incarne André Boisclair aura dissocié le règlement de la question nationale des luttes sociales progressistes.Or l’avenir du mouvement indépendantiste ne réside pas dans le marketing politique adaptatif qui tend à indifférencier les produits électoraux jusqu’à ce qu’ils se confondent en une seule et même tendance.Le glissement vers la droite n’est pas un raccourci, mais un cuLde-sac.Reste l’engagement dans un long processus de reconstruction liant l’émancipation sociale et économique à la lutte nationale.Ce pari, celui de Québec solidaire risque, à terme, de se révéler beaucoup plus probant que celui d’André Boisclair.I LE DEVOIR.LE LUNDI 5 FEVRIER 2007 A 7 La nation « ethnique » et la nation civique : une fausse opposition SHAUN BEST REUTERS Revivifié par les polémiques entourant l’accommodement raisonnable et la critique du pluralisme identitaire, le débat sur les conceptions de la nation, présentées comme concurrentes et antinomiques, refait surface sur la scène québécoise.wd wÆ n : i • ' gpMM W&m % ¦mmê 'Mmm MICHELINE LABELLE Professeure, Département de sociologie, Université du Québec à Montréal et membre du conseil d’administration de IPSO (Intellectuels pour la souveraineté) * e débat sur la nation a retrouvé une forte acuité à la suite de la motion du premier ministre Harper sur la reconnaissance de la nation québécoise.La presse anglophone hors Québec a tergiversé quant à l’interprétation des termes Québécois et Quebecer.«Québécois» renvoyant pour certains à la majorité québécoise d’origine ca-nadienne-française, alors que le terme Quebecer signifierait une notion inclusive et renverrait à tous les habitants du Québec.En réponse à ces interrogations, Jean Charest précisait que le terme Québécois renvoie à toute personne qui vit au Québec, y compris les aborigènes: «This definition of nation is inclusive.It doesn 't seek to exclude anyone.» Et le constitutionnaliste Henri Brun prenait le soin de rappeler qu’en cas de «sécession», droit reconnu par la Cour suprême du Canada en 1998, «.il n’appartient pas au Parlement fédéral de définir la nation québécoise, mais bien à l’Assemblée nationale.Or, pour cette dernière, sont Québécois toutes les personnes qui résident au Québec et qui se considèrent telles» («Nation québécoise, La motion Harper: peu mais tout de même pas rien», Le Devoir, 2 décembre 2006).Gare aux retours en arrière Revivifié par les polémiques entourant l’accommodement raisonnable et la critique du pluralisme identitaire, le débat sur les conceptions de la nation, présentées comme concurrentes et antinomiques, refait surface sur la scène québécoise.Pour certains, la nation ethnoculturelle a une connotation positive: la revalorisation du passé des Canadiens-français, groupe majoritaire d’ascendance et de culture française, concentré aujourd’hui sur le territoire du Québec.11 est vrai que les tenants de la nation ethnoculturelle peuvent prétendre s’appuyer sur des appuis de taille, celui de Fernand Dumont en particulier.Selon eux, les tentatives d’articuler le débat en termes exclusivement civiques contribuent à désincarnée la nation en niant les origines historiques de la so- ciété québécoise et le rôle d’une majorité d’origine canadienne française.Cependant, d’autres favorisent5 la dimension ethnique par un discours potentiellement incendiaire condamnant un prétendu «nettoyage civique de l’option souverainiste», la «tyrannie des minorités», le «reniement de soi», «l’orgie identitaire», la «balkanisation de la société».Que faut-il penser des propos de Denise Bombardier sur le nationalisme civique qu’elle réduit «à la honte d’être Canadien français» (Le Devoir, 11-12 novembre 2006) et qui induirait directement un «déracinement volontaire d'avec le passé»?Ces propos manifestent une difficulté d’articuler la perspective du passé et l’horizon de l’avenir politique.Ils risquent d’avoir pour effet de réduire l’image positive acquise par le Québec en matière d’aménagement de la diversité et d’affecter, sur la scène internationale, l’acceptation de ses revendications d’autodétermination légitimes.Réduire la nation à une simple définition ethnique et, pire encore, à une définition primordialiste — les liens du sang — serait un dan- gereux retour en arrière.Le champ politique La tension qui résulte du rapport de l’ethnicité à la nation, loin de disparaître, suscite de nouvelles interprétations et repositionnements politiques dans toutes les sociétés plurielles.La perspective sociologique qui s’impose aujourd’hui définit l’ethnicité comme construction sociale et politique.Le groupe ethnique ou le groupe ethnoculturel désigne une communauté historique, ayant un lien à un territoire, un sentiment d’appartenance et une identité élaborés à partir de marqueurs plus ou moins saillants et variables selon les contextes et les périodes: la langue, la culture, la religion, etc.Par opposition, les définitions basées sur les liens du «sang» (comme celle proposée par Michael Bliss dans le National Post du 25 novembre 2006) sont obsolètes et périmées.En effet, l’ethnicité (ou la diversité ethnoculturelle) demeure l’une des formes majeures de différenciation sociale et politique et d’inégalités structurelles dans les sociétés modernes, au même titre que la classe sociale, le sexe-genre ou l’âge.Cependant, les minorités ethniques au sein des sociétés d’immigration comme le Canada ou les Etats-Unis qe cherchent pas à créer des Etats.Elles visent le respect et la protection de leurs droits, dont leur identité culturelle.Quant à la nation, elle désigne un groupe humain ayant une histoire commune, un lien à la territorialité et le partage de divers marqueurs identitaires (langue, culture, etc.).Cependant, au contraire du groupe ethnoculturel, la nation exerce son action dans le champ politique: elle a un projet politique et vise, à différents degrés, une reconnaissance internationale fondée sur le droit des peuples à disposer d’eux-mèmes.Ainsi, les nations autochtones ne se considèrent pas comme des groupes ethniques dans le cadre de la fédération canadienne ou à l’intérieur du Québec, parce qu’elles visent cette reconnaissance internationale et les droits associés au statut de nation.Il en va de même des Ecossais, des Catalans et des Québécois qui ne se considèrent pas comme un groupe ethnique et qui doivent aménager l’immigration et la diversité en leur sein, au nom d’un cadre civique commun.Les Canadiens français ont longtemps été considérés coip-me un groupe ethnique par l’État fédéral et dans la littérature anglo-saxonne du continent, mais ils ont remis en question ce statut «attribué», et ceux du Québec se sont redéfinis autour d’une identité territoriale, citoyenne, mue par un projet politique d’affirmation, d’autonomie, voire d’indépendance.Deux conceptions au fond indissociables Dans le débat sur le nationalisme ethnique et le nationalisme civique au Québec, les promoteurs de la nation ethnoculturelle regardent essentiellement vers le passé, peut-être dans un sursaut de revendication du droit à la dignité.Mais ils oublient que le patrimoine civique québécois s’inscrit dans ce passé.Mentionnons quelques jalons significatifs: dès le XVIII' siècle, la création du Parlement de 1791; au XIXe siècle, le mouvement républicain, pluraliste et internationaliste des Patriotes; et, au XX' siècle, la première Charte des droits et li- bertés au sein de la fédération; canadienne (1975).Ils sous-évaluent aussi la diversité constitutive du peuple québécois, approfondie par l’impact de la mondialisation contemporaine.Les promoteurs de la nation civique regardent eux, vers l’avenir, tout en négligeant les racines du mouvement nationalitaire, les références mémorielles et symboliques.Or les deux conceptions classiques de la nation que l’on attribue à Herder (pasteur luthérien dressé contre le rationalisme des Lumières pour qui la nation s’inscrit essentiellement dans l’attachement et l’appartenance à un groupe ethnique) et à Renan (pour qui la nation renvoie à la volonté de vivre ensemble, quelle que soit l’origine) ont été abusivement simplifiées et sont en fait indissociables.L’idée de nation garantie des droits de tous, nation qui s’incarne surtout dans l’État, ne peut se baser sur la seule rationalité de principes susceptibles de rallier les personnes de diverses origines.Elle a également des sources historiques qui expliquent des attachements émotifs.Le défi consiste à promouvoir un pacte civique à partager.Or le Québec s’est déjà doté de divers dispositifs juridiques, politiques et consultatifs pour affirmer son identité nationale.Ces dispositifs se fondent sur les valeurs suivantes: le français langue officielle, la démocratie, la résolution pacifique des conflits, les droits fondamentaux de la personne, la laïcité, le pluralisme, l’égalité des hommes et des femmes, la solidarité collective, le respect des droits historiques de la minorité anglophone du Québec et des droits des Autochtones.Le défi renvoie également à l’adoption d’une certaine posture critique face à l’histoire qui tienne compte de la conflictualité idéologique inhérente à la démocratie.Dans son rapport aux événements marquants de son histoire, la nation québécoise laisse entrevoir une multitude de perspectives différenciées.Seule la reconnaissance d’un «Nous» intrinsèquement pluriel est susceptible de conduire à une conception de la citoyenneté qui transcende les appartenances politiques, ethniques ou idéologiques et ait un effet de mobilisation au-delà de la majorité d’origine canadienne-française.* Appuyée par les membres suivants du conseil d’administration des IPSO: Marc Brière, Louise Brouillet, Jocelyne Couture, Claude G.Charron, Pierre De Bellefeuille, Jacques Fournier, Daniel Gomez, Andrée Lajoie, Marilyse Lapierre, Louis La Rochelle, Daniel La-touche, Muguette Lavergne, Philippe Leclerc, Gordon Lefebvre, Anne Legaré, Siegfried Mathelet, Ercilia Palacio-Quintin, Gilbert Paquette et André Poupart.La pénurie d’infirmières: un second regard s’impose! GYSLAINE DESROSIERS Présidente, Ordre des infirmières et infirmiers du Québec —=ji tablissons d’entrée de jeu que la profes-^ sion d’infirmière attire beaucoup de E jeunes: en 1997, l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) a délivré 997 permis, alors que l’an dernier nous en avons délivré 2880 pour atteindre un n=Jl nombre total d’infirmières de 68 754 qui est un sommet historique.Depuis 2002, nous avons un solde positif, c’est-à-dire que nous délivrons plus de permis que le nombre d’infirmières qui partent, à savoir entre 900 et 1145 permis de plus que le besoin de remplacement Étant dpnné toutefois que tout le secteur des employés d’État est vieillissant, on peut appréhender une forte compétition dans l’attraction aux différentes professions au cours des prochaines années.11 est temps de dire que la pénurie n’est pas un problème exclusif aux infirmières, mais un problème global.Le Québec connaîtra de grands départs à la retraite et beaucoup de congés de maternité à remplacer.Dans un domaine aussi spécialisé que sont les soins infirmiers, le défi est grand.Des pénuries Il est bien connu qu’avant de commencer un traitement, il faut s’assurer de poser le bon diagnostic.Il n’y a pas une pénurie d’infirmières au Québec, mais bien des pénuries: la pénurie de professeurs de sciences infirmières, la pénurie d’infirmières cadres, la pénurie d’infirmières dans les secteurs spécialisés, les pénuries régionales telles que celle de l’Ou- taouais à cause de la proximité de l’Ontario.Or à chaque mal correspond son remède.Le problème qui perdure depuis des années découle d’une approche où l’on se préoccupe uniquement de statistiques globales.En guise d’exemple, le ministère de la Santé et des Services sociaux déclare depuis plusieurs années qu’il manque 1500 infirmières au Québec.Cela ne permet pas de répondre aux questions: dans quel secteur clinique?De quel niveau de formation?Dans quelle région?La formation de base de niveau cégep permet d’obtenir un permis d’exercice à caractère général; le baccalauréat qualifie pour les soins complexes et la santé communautaire et forme ce que l’on appelle des infirmières cliniciennes; la maîtrise forme des conseillères cliniques, des infirmières praticiennes et des professeurs et, enfin, le doctorat donne accès à une carrière universitaire ou à une carrière de chercheur.On ne peut plus se contenter de déclarer que l’on espère 3000 nouvelles diplômées par année sans préciser de quel niveau.Comment interpréter le cri d’alarme du syndicat d’infirmières de l’Hôpital Sainte-Justine?Pourquoi, au Québec, la pénurie est-elle plus aiguë dans les CHU et dans les secteurs spécialisés tels que les services d’urgence et les soins intensifs?Est-il normal que les secteurs où la vie des citoyens est dans un état critique ne fassent pas l’objet d’une planification particulière et ne soient pas protégés d’une manière ou d’une autre?Pourquoi la prime financière attribuée pour travailler aux soins intensifs d’un CHU est-elle presque symbolique?Alors que l’âge moyen des infirmières de bloc opératoire nous indique que les salles d’opération vont souffrir plus rapidement que d’autres secteurs des départs à la retraite de baby-boomers, pourquoi n’y a-t-il pas de plan de match adapté à ce secteur?Pour répondre à ces questions, il faudrait ébranler plusieurs tabous.Revoir les règles du jeu En guise d’exemple, la formation pour exercer en salle d’opération n’est pas incluse dans la formation initiale, et il faut un entraînement minimal de six à neuf mois donné localement par chacun des hôpitaux.En France, on ne laisse pas la responsabilité de qualifier des infirmières pour le bloc opératoire à la discrétion et aux frais de chaque hôpital.Non! Une formation nationale reconnue est offerte par les établissements d’enseignement désignés.Imaginez au Québec, si un hôpital se fait marauder ses infirmières de salle d’opération, il a dépensé pour rien et il doit tout recommencer.Ses frais récurrents de formation sont autant d’argent perdu pour les patients.Donc, pourquoi ne pas sur pied avec les cégeps/universités un programme qualifiant pour la salle d’opération et pourquoi ne pas l’exiger pour travailler en salle d’opération?Au Québec, l’accès aux postes se fait selon la seule règle d’ancienneté syndicale dans l’établissement, et l’approche proposée demanderait de revoir les règles du jeu.L’Ontario estime que le coût de formation par infirmière que chaque hôpital doit assumer pour la former à exercer en soins intensifs est d’environ 45 000 $.Cette province mène présentement des pro-jets-pilotes en lien avec des universités pour s’assu- rer de former adéquatement les infirmières de niveau du baccalauréat à exercer en soins critiques avant d’arriver sur le marché du travail et pour contrer le haut taux de rotation des infirmières.Au Québec, l’exigence du baccalauréat dans certains secteurs cliniques est encore vue comme superflue, trop coûteuse et même comme un facteur de pénurie alors qu’en Ontario, cela est vu comme la solution.N’y a-t-il pas aussi des facteurs liés aux conditions de travail?C’est une évidence: les heures supplémentaires obligatoires, c’est-à-dire planifiées, sont un problème majeur, tel que l’ont dénoncé les infirmières de Sainte-Justine il y a quelques jours.Plus l'hôpital est spécialisé, plus il offre des soins tertiaires complexes, plus ces facteurs devraient être pris en compte dans le budget des soins infirmiers et dans les conditions de travail de cet établissement Pourquoi une infirmière ne pourrait-elle pas recevoir un salaire plus élevé dans un secteur où son offre d’expertise est extrêmement rare, comme les soins intensifs néonatals?Il est temps de sortir de l’attentisme et de considérer que la pénurie d’infirmières est d’abord une question de marché, et non pas une maladie chronique sans traitement.Il s’agit d’un marché qui n’est pas homogène, et tant qu’il ne sera pas segmenté en plusieurs secteurs cliniques, la crise perdurera.D faut aussi rappeler au ministère de la Santé et au Conseil du trésor que, tant qu’ils considéreront ce marché comme un fardeau budgétaire plutôt qu’un facteur de survie du système de santé, tant qu’ils laisseront ce marché d’emploi à la dérive, sans vision, c’est la vie des patients qui sera menacée.L’ÉQUIPE DU DEVOIR IA RÉDACTION Journalistes à l’information générale et métropolitaine : Géralri Dallaire {adjoint au directeur de l'information), Jeanne Corriveau (affaires municipales), Fabien Deglise.Marie-Andrée Chouinard (éducation) ; Josée Boileau (éditorialiste, responsable de la page Idées).Brian Myles (justice et faits de société).Clairandrée Cauchy (Général).Jean Dion, Louis-Gilles Francœur (environnement).Benoit Munger (responsable du site Internet).Laurence Clavel, Jean-Guillaume Dumont, Philippe Papineau (commis Internet) Isabelle Paré (santé).LouiseMaude Rioux Soucy (Culture); Pauline Gravel (sciences) ; Michel Garneau (caricaturiste) : Diane Précourt (responsable des pages thématiques) ; Martin Duclos, Michéle Malenfant et Christine Dumazet (correcteurs); Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; è l’information culturelle : Michel Bélair (théâtre et cahier Culture).Julie Carpentier (pupitre).Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du weekend).Stéphane Baillargcon (reporter), Paul Cauchon (médias), Caroline Monlpetit (livres).Odile Tremblay (cinéma); à l’information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l'in/ormation), Dominique Reny (pupitre).Éric Desrosiers, Claude Turcotte, François Desjardins: à l’information internationale Jean-Pierre Legaull (pupitre international et page éditoriale), Claude Lévesque, Guy Taillefer (adjoint au directeur de l’information).Serge Truffaut Iéditorialiste) ; à l’information politique Hélène Buzzetti et Alec Castonguay (correspondants parlementaires à Ottawa).Antoine Robilaille et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Kathleen Lévesque ; Amélie Gaudreau (secrétaire à la rédaction) ; Marie-Pier Frappier, Alexandre Shields (commis).La documentation Gilles Paré (directeur) ; Manon Derome, Patrick Cossette (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITÉ ET LE MARKETING Amélie Bessette, Jean de Billy.Jean-François Bossé.Dave Cameron, Marlène Côté, Christiane Legault, Amélie Maltais.Jacques A.Nadeau, Claire Paquet.Martine Riopelle.Isabelle Sanchez, Nadia Sebaï, Mélisande Simard (publicitaires), Laurence Thériault (directrice adjointe), Sylvie Importe, Martine Bérubé (secrétaire) LA PRODUCTION Chrisdan Goulet (directeur de production), Michel Bernatchez, Johanne Brunet.Danielle Cantara, Richard Des Cormiers.Donald Filion, Yannick Morin, Nathalie Zemaitis, Olivier Zuida.INFORMATIQUE Yanick Martel (responsable).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Alexandre Gaudreau (coordonnateur à la promotion et à la sollicitation).Caroline Simard (responsable service à la clientèle).Nancy Beaulieu, Manon Blanchette, Nathalie Filion, Rachelle Leclerc.L’ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Nicole Carmel (responsable des services comptables).Céline Furoy, Ghislaine Lafleur, Claudette Béliveau (adjointe administrative).Claudine Chevrier, Monique Proteau, Danielle Ross.« I LE I) E V 0 1 H .LE LUNDI 5 FEVRIER 2 0 0 7 A 8 t CTUALITES SANDERS «La position du président Bush est totalement irréaliste et meme effrayante» SUITE DE LA PAGE 1 la consommation de combustibles fossiles que sur le développement de sources propres, telles que les énergies solaire et éolienne.La proposition de loi du sénateur est également la plus draconienne puisqu’elle prévoit de réduire les rejets de gaz à effet de serre de 80 % en deçà des niveaux de 1990, et ce, d’ici à 2050.La proposition de Bernie Sanders est jugée «irréaliste» par des proches du Parti républicain, comme le climatologue Patrick Michaels de l’Institut Cato, un centre de réflexion conservateur à Washington.«C’est le statu quo qui est irréaliste», réplique Bernie Sanders.«La position du président Bush est totalement irréaliste et même effrayante», ajoute-t-il.George Bush a, certes, jugé «précieux» le rapport du GIEC vendredi.Mais, depuis son arrivée à la Maison-Blanche en 2001, il a repoussé le protocole de Kyoto, mettant en doute l’existence même d’un réchauffement.Dans le discours sur l’état de l’Union le mois dernier, George Bush a enfin reconnu que le réchauffement est «un défi grave et sérieux» et a proposé de diminuer la pollution des véhicules de 20 % sur 10 ans.Mais Bernie Sanders n’est pas convaincu.Il rappelle que «le président utilise souvent le discours sur l’état de l’Union pour exprimer des préoccupations», mais que, «par la suite, il met souvent en place des politiques qui ne vont pas dans le sens de cette rhétorique».L’Institut Cato et George Bush lui-même avancent régulièrement que les mesures contraignantes prônées par le traité de Kyoto ou par une proposition de loi comme celle de Bernje Sanders nuiront à l’économie et à l’emploi aux Etats-Unis.Le sénateur socialiste du Vermont pense néanmoins que le combat contre le réchauffement est parfaitement compatible avec la croissance.«Ma proposition de loi créera de nombreux emplois, et de bons emplois, grâce au développement de technologies plus efficaces.» L’optimisme du sénateur est aidé par le fait que, parallèlement au changement du climat atmosphérique dans le monde, le climat politique a changé à Washington, et «radicalement», selon Bernie Sanders.Plus sensibles à la protection de l’environnement que le Parti républicain de George Bush, les démocrates désormais au pouvoir au Congrès ont en effet fixé pour objectif au Parlement d’adopter unç loi avant la fin de l’année.A la Chambre, la présidente Nancy Pelosi compte même sur un vote avant juillet.«C’est absolument faisable», estime Bernie Sanders, tout en notant qu’au Sénat «les choses seront plus difficiles parce que moi et les démocrates ne formons qu'une majorité de 51 voix sur 100, et il faut s’attendre à une résistance des républicains».Bernie Sanders souligne que sa proposition de loi est soutenue par la Californienne Barbara Boxer, nouvelle présidente de la Commission sénatoriale de l’environnement.«Vous allez voir le Congrès se montrer beaucoup plus agressif pour lutter contre le réchauffement de la planète», affirme le sénateur.Avec le réchauffement, l’Irak est l’un des dossiers dans lesquels «il est urgent que les États-Unis agissent», comme le dit Bernie Sanders.Le Ver-montois est l’un des rares élus du Congrès à avoir voté en 2002 contre l’invasion de l’Irak.Il qualifie de «déraisonnable» la requête de 300 milliards de dollars américains supplémentaires pour la guerre que George Bush soumet aujourd’hui au Congrès.Il s’oppose à l’envoi de 21 500 soldats américains en renforts en Irak, principal élément de la nouvelle stratégie de M.Bush.«J’appuie la proposition du sénateur démocrate Ted Kennedy qui vise à dénier à George Bush les fonds pour cette escalade», indique Bernie Sanders.«Ce dont nous avons besoin, c’est d’une escalade de la diplomatie», lance le sénateur, qui a adressé une lettre en ce sens à Condoleezza Rice.«Nous devrions contacter les pays de la région, y compris la Syrie et l’Iran.» Pans sa lettre à la patronne du Département d’Etat qu’il a rencontrée mardi dernier, Bernie Sanders s’inquiète aussi de l’attitude belliqueuse de son gouvernement envers l’Iran.«L’administration Bush me rend très nerveux», explique-t-il au Devoir.«J’espère qu'il n’y aura pas d’attaque contre l’Iran, mais on ne saurait sous-estimer ce que l’administration Bush pense avoir le droit de faire.» Né à Brooklyn en 1941, ce fils d’immigrés polonais au fort accent new-yorkais fait partie du paysage du Vermont depuis 1971.Entré en politique cette année-là pour protester contre la guerre du Vietnam, Bernie Sanders sera maire de Burlington pendant près de dix ans avant de représenter sa cir-conscfiption à la Chambre des députés pendant sept mandats consécutifs, un record pour un élu indépendant des partis démocrate et républicain.Promu au Sénat avec 65 % des voix en novembre, il siège à plusieurs commissions, notamment celles de l'environnement et de l'énergie.Il est le premier socialiste dans l'histoire de la haute assemblée.Comment vit-il le fait d’être socialiste dans un pays où, pour beaucoup, le mot est quasiment une insulte?«Je me définis comme un socialiste démocrate.Disons que, si j’étais dans un pays où il y a une tradition socialiste, comme la France, je me situerais sur l’aile gauche du parti», dit Bernie Sanders.«Aux États-Unis, la chaîne de télévision Fox fait l’amalgame entre socialiste et communiste, mais en tout cas, je me bats pour une forte protection de l’environnement, pour les droits des travailleurs, pour l’amélioration du système de santé et, plus généralement, pour construire une société plus égalitaire.» Collaboratrice du Devoir SUITE DE LA PAGE 1 souhaite tenir des élections au plus tôt Lors d’une interview samedi, sur les ondes du Réseau de l’information, il n’avait pas écarté la possibilité d’un scrutin avant le prochain budget fédéral.Cela tranchait avec ce qu’il avait affirmé à la mi-janvier à la suite de son caucus préélectoral.D’une part il avait certifié que le congrès aurait lieu à la fin mars.D’autre part, il avait affinné qu’il ne se présenterait devant l’électorat qu’avec un budget en bonne et due forme, déposé après le budget fédéral, dans lequel il y aurait un règlement — au moins partiel — du déséquilibre fiscal.SUITE DE LA PAGE 1 accoutumés aux violences quotidiennes qui menacent de plonger leur pays dans une guerre totale entre majorité chiite et minorité sunnite.«C’est une catastrophe.Ce qui s’est produit est une catastrophe totale, même pour l’Irak», a déclaré un responsable du gouvernement irakien.«Ce qui est arrivé à Sadriya est un acte terroriste.C’est une catastrophe humaine.Nous appelons le gouvernement à prendre de nouvelles mesures, et c’est ce que nous attendons du plan pour Bagdad», a dit pour sa part le président du parlement, le sunnite Mahmoud al-Machhadani.«Nous leur demandons de riposter d’une poigne de fer.» Une série d’attentats et de fusillades ont encore fait au moins 37 morts hier dans la capitale, où les corps de 33 personnes tuées par balle ont également été découverts.Devant ce bilan, le général américain William Caldwell a prévenu que l’offensive promise par le gouvernement irakien pour faire cesser les violences ne donnerait pas de résultats du jour au lendemain.«Les gens doivent être patiente.Laissez au gouvernement et aux forces de la coalition une chance d’appliquer [le plan de sécurité] à fond.Il faudra un certain temps pour que les renforts irakiens et américains soient déployés», a-t-il dit.Le président américain George Bush a décidé l’envoi de 21 500 militaires en renfort, dont une grande partie devrait appuyer l’offensive irakienne à Bagdad.Un millier de personnes ont été tuées durant la semaine écoulée dans des attentats suicide, des fu- SUITE DE LA PAGE 1 griller une bien au chaud.!/¦ fumoir se résume à un petit studio, aux murs frais peints couleur nicotine, un poêle à bois inutilisé et une cuisinette.Une affiche sur le mur prévient les clients du bar qu’ils ne peuvent y apporter leurs verres, sous peine d’être «expulsés».La fenêtre entrouverte tient lieu de ventilation et toutes les portes menant vers l’extérieur sont fermées à l’exception de celle par où entrent les fumeurs.Le tour de passe-passe semble conforme à la loi antitabac, entrée en vigueur en juin dernier.On y stipule que l’on permet un «abri utilisé exclusivement pour la consommation du tabac, où aucune activité ne se déroule [.], qui ne communique pas directement ou indirectement avec une installation ou un lieu fermé qui est assujetti à l’interdiction de fumer», résume la porte-parole du ministère de la Santé et des Services sociaux, Geneviève Villemu-re-Denis.Elle précise cependant qu’un tel fumoir doit aussi se conformer à la réglementation municipale et aux normes de sécurité incendie.U‘ propriétaire du bar, le président-fondateur de l’Union des tenanciers de bars du Québec, Peter Ser- ÉLECTIONS Samedi pourtant après une semaine de sondages favorables et de crise au Parti québécois, il nuançait cependant «J’ai toujours voulu qu’on ait une idée, au moins, de ce qui se passera du côté fédéral.» Et hier, le congrès était «reporté».Le premier ministre, qui a participé vendredi et samedi à une conférence sur les changements climatiques organisée à Paris par le président Jacques Chirac, rencontrera les organisateurs libéraux aujourd’hui.Un congrès du PLQ réunit habituellement 16 membres par circonscription (8 hommes et 8 femmes, dont un quota de jeunes).Les délégués pour le congrès prévu les 23,24 et 25 mars au Centre des congrès de Québec avaient déjà été élus.La plu- IRAK sillades ou des combats entre forces de sécurité et rebelles islamistes, d’après des calculs effectués par Reuters à partir de bilans officiels.«Il y a maintenant dans l’opinion chiite beaucoup de colère contre le gouvernement», a dit un responsable chiite de la coalition de Maliki.«Les gens sont excédés.Ils exigent des actes de leur gouvernement.Ils veulent une réponse à ces meurtres.» Dans le quartier de Sadriya, les secours ont poursuivi la recherche des cadavres sous les décombres ensanglantés.Un bulldozer a déblayé les ruines de deux bâtiments dévastés par l’explosion, qui a également fait 300 blessés.Le premier ministre chiite Nouri al Maliki a mis en cause des partisans de Saddam Hussein et des extrémistes sunnites.Son cabinet a diffusé samedi soir un communiqué dans lequel le gouvernement, faisant allusion aux extrémistes, s’engage à «supprimer leurs racines, leurs ressources et leurs partisans».Le porte-parole du gouvernement irakien, Ah al Dabbagh, a déclaré en outre hier à la chaîne de télévision Al Arabiya que la moitié des extrémistes sunnites responsables des attentats en Irak arrivaient de la Syrie.«Nous avons la confirmation que 50 % de ces takfiris et de ces assassins qui se prétendent djihadistes arabes arrivent en traversant la frontière syrienne», a-t-il dit par allusion aux sunnites radicaux autorisant les meurtres de musulmans jugés infidèles.Maliki a promis en janvier de lancer une vaste opération de répression contre les groupes armés à Bagdad, mais cette annonce n’a pas encore été suivie d’effets.De précédentes initiatives du même genre ont échoué.FUMOIR gakis, est convaincu que le fumoir est «200 %» légal.«Mes clients se plaignaient de geler dehors.On fait tout ce que l’on peut en respectant la loi.Dans un logement privé où il n’y a que des fumeurs, il n’y a aucun problème à cela», affirme M.Sergakis.Il soutient que ce n’est pas lui, mais bien son locataire, dont il ne peut fournir le nom ou les coordonnées, qui met cet appartement à la disposition des fumeurs.Une visite sur les lieux ne laisse cependant pas de doute sur le fait que l’appartement est inhabité, du moins pour la cuisine et le salon, la chambre et les toilettes situées au deuxième étage étant inaccessibles.Si du côté de Québec, l’aménagement apparaît conforme à la loi antitabac, l’arrondissement Ville-Marie a tout de même l’intention d’inspecter les lieux rapidement.«L’inspecteur va faire une évaluation dans les prochains jours.[.] Ést
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