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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier B
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 2007-01-11, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR, LE JEUDI 11 JANVIER 2007 CULTURE Ciinm's ou pmiiiurs di classes, les Québécois lî S LE CANADIEN ‘ rre pourrait s(‘ retrouver 1 Samsonov et Kovalev ECONOMIE PERSPECTIVES Non aux lucides Les solutions des lucides ne passent pas.Du moins, la lucidité des 12 signataires d’un manifeste issu de nulle part n’est pas reprise par la très grande majorité des Québécois, le rejet étant davantage accentué chez les plus jeunes répondants.Pendant ce temps, le documentaire L’Illusion tranquille, qui invite à faire une nouvelle Révolution tranquille, fait ses débuts dans les salles montréalaises demain.Ils étaient 12 signataires du manifeste Pour un Québec lucide.Une équipe de 12 personnalités, animée par l’ancien premier ministre Lucien Douchard, à vouloir, en octobre 2005, sonner l’éveil.A souhaiter une prise de conscience collective devant l’incapacité financière des Québécois à s’offrir le statu quo en matière de programmes sociaux et de dépenses publiques.Les conclusions d’un sondage sont venues rappeler hier que la lucidité de ces signataire^ ne parvenait pas à convaincre.A moins qu’elle ne soit tout simplement pas convaincante.Le président de la maison de sondage CROP, Alain Giguère, appuyait visiblement les conclusions des lucides.Dans sa présentation d’hier, il s’étonnait de mesurer que le constat n’était pas partagé par une très grande majorité de Québécois.Tout au plus a-t-il retenu cette ouverture d’esprit des répondants à l’embryon d’un système de santé à deux vitesses.Car ici, cette ouverture des répondants se limite pour eux à se montrer favorables à «donner la possibilité aux citoyens qui le désirent de se payer des soins de santé et des services médicaux en dehors du système public de santé».En somme, rien de très éloigné de la réalité.Ce qu’il faut retenir de l’exercice, c’est l’orientation de la question.Son à-priori, son sous-entendu, libellé ainsi: «afin de permettre au Québec d’avoir les moyens financiers nécessaires pour se développer davantage, payer ses dettes, financer ses programmes sociaux et environnementaux et laisser aux jeunes et aux futures générations une société plus prospère».Malgré ce biais, ils étaient 83 % à se dire défavorables (plutôt ou très) à une augmentation des tarifs d’électricité.Il faut dire qu’on a évoqué une hausse de 20 % des tarifs sur cinq ans.Ils étaient 65 % à se déclarer défavorables à une augmentation des frais de scolarité.Ici aussi la référence était notoire: l’augmentation présentée portait sur un doublement des frais universitaires en cinq ans.Donc, difficile d’avoir l’heure juste.Une piste de réponse plus éclairante peut venir du pourcentage de répondants (46 %) se disant favorables à une diminution des services, contre 49 % déclarant y être défavorables.Mais ils sont 60 % à préférer que le gouvernement continue à jouer un rôle important On peut donc observer, ici, une incitation à revoir certains services et, surtout, à remettre en question les structures et la façon de faire.Mais dans l’ensemble, «les Québécois sont très attachés à leur social-démocratie», constate avec étonnement le président de CROP Alain Giguère va plus loin.«Contrairement à nos hypothèses de départ, les jeunes générations ne semblent pas particulièrement enclines à vouloir réduire les services de l'État pour réduire la dette qui leur reviendra.Au contraire, ils semblent plus que tous, proportionnellement, attachés à la social-démocratie à la québécoise.» De toute évidence, on ne parvient pas à convaincre de l’état de décrépitude du «modèle» québécois.De deux choses l’une.Ou bien le message ne passe pas faute d’un argumentaire solide.Ou bien le messager ne parvient pas à faire vibrer les cordes sensibles.Retenant la lecture faite par les lucides, le président de la firme de sondage opte pour la deuxième option et préfère parler d’un problème de crédibilité des porte-parole.«Les politiciens ont un certain problème de crédibilité pour vendre aux citoyens de telles réformes.De nouveaux porte-parole seront nécessaires.Et la crédibilité passera par la conviction de l’absence de conflit d’intérêts.» Si, pour reprendre l'expression d’Alain Giguère, on doit se mettre à rêver à’«un nouveau René Lévesque», une autre réflexion, plus élargie que celle des lucides, est en cours.Car s’il faut retenir de ce sondage CROP que les répondants tiennent à leur prétendu «modèle» québécois, ils se disent ouverts à l’idée de revoir et de corriger cette façon de foire les choses issue d’une réalité des années 1960.C’est ce qui ressort de ce documentaire politique, L’Illusion tranquille, diffusé depuis l’automne dernier à Québec et qui prend l’affiche à Montréal demain.Un documentaire tranché et peu nuancé, résolument antisyndical faut-il le répéter, et qui invite à tout refei-re plutôt qu’à remodeler à partir des acquis de la Révolution tranquille.Un documentaire qui a, par contre, le véritable mérite de provoquer et de nourrir la réflexion plutôt que d’imposer des solutions qui ne convainquent pas.De deux choses Tune.Ou bien le message ne passe pas, faute d’un argumentaire solide.Ou bien le messager ne parvient pas à faire vibrer les cordes sensibles.Gérard Bérubé Industrie porcine : Lucien Bouchard délimite son mandat de médiateur «Si on laisse les conditions actuelles prévaloir, on s’en va directement vers le précipice» JACQUES NADEAU LE DEVOIR Mandaté depuis septembre dernier par Olymel pour intervenir comme médiateur et négociateur dans la crise que traverse sa division de porc frais, M.Bouchard refuse systématiquement de faire son travail par l’entremise des médias.CLAUDE TURCOTTE avenir de l’industrie porcine québécoise se joue r présentement et Lucien Bouchard a été choisi pour agir comme maître du jeu, lequel n’a rien d’une partie de plaisir, comme le souligne lui-même l’ex-premier ministre.«Il y a une évidence: si on laisse les conditions actuelles prévaloir, on s’en va directement vers le précipice.Il n’y aura plus de production porcine au Québec! Veut-on ça?Non.» Mandaté depuis septembre dernier par Olymel pour intervenir comme médiateur et négociateur dans la crise que traverse sa division de porc frais, M.Bouchard refuse systématiquement de faire son travail par l’entremise des médias, mais il a tout de même donné l’essentiel de la position qu’il défend dans ce dossier dans une entrevue publiée dans Le Coopérateur agricole, qui est en fait l’organe officiel de la Coop fédérée, principal actionnaire avec une participation de 60 % dans Olymel.M.Bouchard fait sienne la position des actionnaires d’Olymel, qui sont la Coop fédérée, la famille Brochu et la SGE «Ils font face à une situation impossible.Ils perdent 55 millions par année dans le porc frais au Québec seulement.Nommez-moi une entreprise qui accepte de perdre 55 millions tout le temps», dit l’ex-premier ministre.Y a-t-il une lumière au bout du tunnel?lui demande-t-on.«Il y a une lumière, mais elle nous montre que ça va s’envenimer.Donc, c’est une industrie qui n'est plus viable dans les conditions actuelles.Et pas pour de petits facteurs.» M.Bouchard énumère ensuite ces facteurs, à commencer par le taux de change, qui pendant longtemps a donné un avantage artificiel, ce qui n’est plus le cas.Il y a aussi la taille des abattpirs, trop) petits en comparaison des installations aux Etats-Unis.D y a les mécanismes de mise en marché, qui ont déjà été très innovateurs mais qui ne fonctionnent plus, affirme-t-il.Partant de ces constats, le meneur de jeu avance l’alternative suivante: «Alors, il y a deux solutions.Puisque ce n’est plus viable, on arrête tout.Ou bien, avant de faire une telle chose, on travaille fort pour sauver les 4000 emplois dans le porc frais, et cela en ne comptant que ceux d’Olymel.On ne les sauvera pas tous, mais on croit pouvoir limiter ces pertes.» Dans la colonne des pertes, il y a déjà les abattoirs de Saint-Valérien et de Saint-Simon.Il y a eu contestation en cour?«L’employeur conteste cette sentence en Cour supérieure.Mais de toute façon, l’annonce de fermeture du complexe, prévue pour mars 2007, se situe dans un autre contexte.L’abattoir de Saint-Valérien alimente l’usine de Saint-Simon.Les deux seront fermés.Il n’y aura pas de transfert de production ailleurs qui puisse s’interpréter comme contraire à la lettre d'entente», soutient M.Bouchard.^YOIR PAGE B 4: MANDAT « C’est une industrie qui n’est plus viable dans les conditions actuelles.Et pas pour de petits facteurs.» Une automobiliste demande un recours collectif contre les pétrolières Les compagnies auraient refilé de façon concertée la redevance «verte» de Québec aux clients avant même qu’elle ne soit exigible FRANÇOIS DESJARDINS Une automobiliste montréalaise a demandé hier à la Cour supérieure d’autoriser un recours collectif contre les grandes compagnies pétrolières en alléguant que celles-ci ont agi de façon «concertée et illégale» pour augmenter le prix de leur produits de 1,3 è au cours des derniers jours.La demande de recours, déposée au nom de Catherine Savoie par le cabinet d’avocats Trudel & Johnston, évoque le plan environnemental de Québec, qui se financera en partie par une redevance sur les revenus que génèrent les compagnies pétrolières et gazières.Le gouvernement Charest a indiqué lors du dévoilement du plan, en juin 2006, que la somme sera de 200 millions annuellement pendant sue ans.Or, avant même de connaître le calcul de la redevance, les sociétés pétrolières ont augmenté leurs prix pour commencer à se constituer une réserve, affirment les documents dépjosés hier au Palais de justice de Montréal.La firme d’avocats allègue que les com- pagnies, en ayant ajouté 1,3 C le litre au prix de leurs produits depuis le 30 décembre, récoltent cinq millions de dollars par semaine.Les sociétés visées par la demande de recours sont la Pétrolière Impériale (Esso), Petro-Canada, Shell Canada et Ultramar.La requérante, Mme Savoie, a acheté pour 33,21 $ d’essence chez Petro-Canada et réclame aux quatre sociétés de lui verser 55 è plus 100 $ à titre de dommages exemplaires.«Les intimées ont agi de manière concertée afin de refiler l’intégralité de la redevance à leurs clients avant même qu’elle ne leur soit exigible, peut-on lire dans les documents déposés hier.Cette augmentation est d'autant plus injustifiable en ce qu’aucune redevance relative au financement du Plan d’action [environnemental] n’a été imposée aux intimées d ce jour et qu’elles se sont donc concertées afin d’engranger des profits supplémentaires en tentant défaire porter l’odieux au gouvernement du Québec.» VOIR PAGE B 4: RECOURS En ayant ajouté 1,3 C le litre au prix de leurs produits, les pétrolières récoltent cinq millions de dollars par semaine JACQUES GRENIER LE DEVOIR Les sociétés visées par la demande de recours sont la Pétrolière Impériale (Esso), Petro-Canada, Shell Canada et Ultramar.5 5 LE MARCHE BOURSIER, U ft - - ».¦ M__ mi rwffl.»« 2,210 2 HudBavMnrts ol .e-s •Vestern Frst «u!t S ^ Western Gold o7 11 -0.Jowr CfD Weston George/ !te-Catherine Est, constitué du lot 1 878 974 dgiîedastre du Québec, dans l'arrondissement dé Mercier—Hochelaga-Maisonneuve, pour 16 000“$; Cession è l'organisme sans but lucratif Auberge communautaire Sud-Ouest, à titre gratuit, d'un terrain d'une superficie de 522, 3 m2, situé sur le côté sud de la rue du Centre, à l'est de la rue Charlevoix, constitué du lot 1 380 983 cadastre du Québec, dans l’arrondissement du Sud-Ouest; Vente à la Société de développement de Montréal d’une proportion de 50 % indivis du terrain situé au sud-est de l'intersection formée par la rue De Bleury et le boulevard De Maisonneuve, constitué du lot 1 340 618 du cadastre du Québec, dans l'arrondissement de Ville-Marie, pour 1 843 391 $.Vente à 3087-0570 Québec Inc.du lot 2 607 866 devenu 3 074 379 du cadastre du Québec, en considération de la reconnaissance de la réception de la pleine compensation pour la valeur du terrain exproprié identifié comme une partie du lot 3602-3 devenu 3602-3-1 du cadastre du Québec, pour 327 441,32 $ en capital et intérêt.Le 11 Janvier 2007 Le greffier par intérim de la Ville, M" Yves Salndon LE DEVOIR, LE JEUDI 11 JANVIER 2007 B 5 LE MONDE DAN LEO-AIR Daniel Ortega en compagnie du secrétaire américain à la Santé, Michael Leavitt.N ICARAGUA Le défi de Daniel Ortega Le sandiniste revient au pouvoir après 16 ans Managua — Le sandiniste Daniel Ortega a repris hier ses fonctions de président du Nicaragua, un retour au pouvoir — perdu il y a 16 ans — sous le signe de la modération avec des festivités en présence d’antiaméricains notoires et des alliés latino-américains de Washington.Les cérémonies à Managua ont été précédées d’un coup de théâtre: le président américain George W.Bush, qui avait tout fait pour empêcher l’élection de M.Qrtega, ancienne bête noire des Etats-Unis, lui a téléphoné lundi pour le féliciter et annoncer sa disposition à la coopération entre les deux pays.Une «conversation positive», selon Daniel Ortega.Mardi, Michael Leavitt lui a proposé de vive voix, lors d’une rencontre en tête-à-tête, de «maintenir une bonne relation».C’est Daniel Ortega lui-même qui avait proposé à Washington, au lendemain de sa victoire, des «contacts formels».L’homme a changé.Apres trois défaites électorales (1989, 1996 et 2001), le marxisme a disparu de son vocabulaire.Ses années d’opposition l’ont vu pactiser avec la droite nicaraguayenne, notamment pour se répartir des postes à la tête des institutions de l’État Et ce sont les récentes divisions de cette même droite qui lui ont ouvert un botjlevard électoral le 5 novembre.Étaient présents aux cérémonies les amis antiaméricains de Daniel Ortega comme les présidents du Venezuela, Hugo Chavez, et de la Bolivie, Evo Morales, ou encore le premier ministre libyen Mustafa el-Qarubi.Le mentor de Daniel Ortega, le président cubain Fidel Castro, sera absent pour cause de maladie, mais également les dirigeants les plus proaméricains d’Amérique latine, comme les présidents Alvaro Uribe, de Colombie, Felipe Calderon, du Mexique, et ceux d'Amérique centrale,.Les États-Unis, ont envoyé le sous-secrétaire d’État pour les Affaires continentales Thomas Shannon et le secrétaire à la Santé Miçhael Leavitt Élu pour cinq ans, le nouveau président d’un des pays les plus pauvres du continent latino-améri- cain devra, sur le plan intérieur, composer ou trouver des alliances avec un parlement qui lui est défavorable et doté de nouveaux pouvoirs de contrôle sur l’exécutif.Le parti de M.Ortega, le Front sandiniste de libération nationale (FSLN), n’a pas la majorité nécessaire pour voter les lois et encore moins la majorité qualifiée pour modifier la Constitution.L’intronisation, devant un tel aréopage politique, de celui que les Nicaraguayens appellent familièrement Daniel met en évidence le jeu d’équilibriste que devra réussir le nouveau président s’il veut, comme il le dit, «sortir coûte que coûte le pays de la misère».Depuis des mois, s’il promet la fin du capitalisme sauvage, le leader historique du Front sandiniste de libération nationale (FSLN, gauche) assure qu’il respectera le traité de libre-échange centre-amé.ricain signé avec les États-Unis en mars 2006, qu’il est prêt à négocier avec le Fonds monétaire international et souhaite maintenir de bonnes relations avec Washington.Avant même sa prise de fonctions, M.Ortega a choisi comm,e ambassadeur aux États-Unis un intellectuel de centre droit et ancien opposant du FSLN, Arturo Cruz.Une attitude qui semble avoir porté ses fruits puisque le président George W.Bush a passé un coup de fil à son nouvel homologue nicaraguayen en début de semaine pour lui proposer de mettre de côté le passé et d’œuvrer pour le bien-être du Nicaragua.«Les sandinistes continueront dans cette voie, en tout cas dans un premier temps», estime Alberto Aleman, journaliste au quotidien La Prensa, numéro un du pays.«Le Nicaragua est totalement dépendant des investisseurs étrangers et surtout de l’aide internationale, qui représente un tiers de son budget.Ortega ne peut pas nationaliser des pans entiers de l’économie comme le tente actuellement son ami Châvez.Mais le Venezuela fera de plus en plus pression sur Managua pour qu’il suive sa ligne radicale.» Agence France-Presse, Libération et Le Monde George W.Bush a passé un coup de fil à Ortega en début de semaine Morales cède Le système de vote à rassemblée constituante est maintenu La Paz — Le gouvernement bolivien dirigé par Evo Morales a cédé hier aux exigences de l’opposition sur le système de vote à l’assemblée constituante afin de sortir de la crise politique qui règne depuis cinq mois dans le pays.Le gouvernement s’est dit disposé à ce que les décisions de cette assemblée, convoquée pour entériner jes réformes radicales du chef d’État socialiste, soient adoptées à la majorité des deux tiers, principe initialement retenu, comme le réclamait l’opposition de droite.«Nous allons accepter les deux tiers pour l’approbation de tous les articles de la Constitution, article par article», a déclaré le vice-président bolivien Alvaro Garcia, espérant ainsi mettre fin au bras de fer entre le gouvernement et l’opposition.Le parti du président Morales, le Mouvement vers le socialisme (MAS), qui ne contrôle que 52 % des sièges de l’assemblée constituante, avait tenté d’imposer la majorité absolue, se heurtant à une fronde lancée dans les régions les plus prospères, dont celle de Santa Cruz, poumon économique du pays.L’adoption de la nouvelle constitution, sur laqueUe se concentrent les travaux de l’assemblée jusqu'en août 2007, doit notamment fixer les limites de l’autonomie accordée aux régions.Par ailleurs, l’agitation se poursuivait hier à Cochabamba, au centre de la Bolivie, où des milliers de manifestants bloquent les axes routiers et occupent la ville pour réclamer le départ du gouverneur Manfred Reyes, deux jours après de violents heurts avec la police.Lundi, la police avait violemment réprimé avec des grenades lacrymogènes et des balles de caoutchouc une manifestation de milliers d’opposants au gouverneur, en majorité des cultivateurs de coca venus de la région du Cha-paré.Le bilan avait été de 31 blessés - AFP Moscou et Minsk s’entendent L’oléoduc Droiyba rouvrira bientôt La Biélorussie abandonne sa taxe sur le pétrole russe Moscou — La Biélorussie a annoncé hier qu’un compromis avait été trouvé avec Moscou pour la reprise de l’acheminement de pétrole russe via l’oléoduc Droujba, qui traverse son territoire, interrompu depuis trois jours.Le Kremlin n’a pas confirmé dans l’immédiat, indiquant seulement que le président russe Vladimir Poutine s’était entretenu par téléphone avec son homologue biélorusse Alexandre Loukachen-ko.Mais l’ambassadeur de Russie auprès de l’UE, Vladimir Tchijov, a déclaré que la reprise des livraisons de pétrole russe à l’UE via le Bélarus était «une question de quelques heures».A Minsk, la présidence a précisé qu’«à l’issue de la discussion, un compromis a été trouvé qui va permettre de débloquer cette situation inextricable, notamment sur le transit du pétrole russe à destination des pays européens».Les premiers ministres russe et biélorusse ont été priés de soumettre d’ici demain aux présidents Loukachenko et Poutine des propositions pour régler les détails de cet accord, a ajouté la présidence biélorusse dans un communiqué.1^ «guerre du pétrole» entre Moscou et Minsk a éclaté dimanche soir lorsque la Russie a fermé l’oléoduc en riposte à la création par la Biélorussie d’une taxe de transit de 45 $ par tonne de pétrole russe traversant son territoire.Hier après-midi, le premier ministre biélorusse, Sergueï Sidorski, a annoncé que son gouvernement réexaminerait dans la journée cette taxe de transit dont nombre d’analystes estiment qu'elle est la conséquence du relèvement des tarifs du gaz russe livré à la Biélorussie survenu le 1" janvier.En temps normal, quelque 1,5 million de barils de brut transitent quotidiennement par l’oléoduc qui dessert la Slovaquie, la Hongrie, la République tchèque, la Pologne et l’Allemagne, soit environ 10 % de la demande de l’UE.Pour les dirigeants européens, la décision russe, après la brève «guerre du gaz» que Moscou avait livrée à l’Ukraine, une autre ex-république de l’Union soviétique, démontre son peu de fiabilité dans ses relations avec ses partenaires dans le domaine de l’énergie.Agence France-Presse et Reuters Confusion autour de l’intervention américaine en Somalie De nouveaux raids ont-ils eu lieu ?REUTERS Des soldats ougandais s’entraînaient hier en prévision de leur envoi en Somalie dans le cadre d’une mission de l’OUA.Mogadiscio — Après qu’Addis-Abeba eut annoncé que de nouvelles attaques aériennes avaient frappé l’extrême sud de la Somalie hier, le gouvernement éthiopien et des responsables américains ont affirmé que l’aviation américaine n’avait effectué qu’un raid en Somalie, celui de lundi.A Washington, des responsables américains ont déclaré que l’armée américaine n’avait effectué qu’un raid aérien, lundi, et aucun depuis lors.A Addis-Abeba, le premier ministre éthiopien Meles Zenpwi a également affirmé que les États-Unis n’avaient frappé qu’une fois en territoire somalien.Il a ajouté que cette opération n’avait fait aucune victime civile.Pourtant, plus tôt hier, on a affirmé de source gouvernementale so-malienne que les forces américaines qui traquent des activistes présumés d’al-Qaïda avaient effectué dans la journée de nouveaux raids aériens dans le sud du pays, dans les secteurs de Hayo, Garer, Bankajirow et Badmadowe.«Ban-kajirow était le dernier repaire islamiste en date.Bankajirow et Badmadowe sont les plus touchés.» Les raids auraient fait au moins 50 morts et ont été menés par des avions américains et éthiopiens, a affirmé le député somalien Abdira-shid Mohamed Hidig.Ils ont eu lieu non loin du village côtier de Ras Kamboni, proche de la frontière kenyane, où seraient retranchés de nombreux islamistes chassés de Mogadiscio par les troupes éthiopiennes qui défendent le gouvernement intérimaire somalien.Le Pentagone a reconnu mardi un raid aérien mené la veille dans le cadre d'une offensive plus large avec l’aviation éthiopienne contre une cellule d'al-Qaïda.Celle-ci comprendrait, selon Washington, des éléments impliqués dans des attentats perpétrés en Afrique orientale — notamment contre les ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie en 1998.Des responsables somaliens ont fait état de nombreux morts dans l’attaque de lundi, qui marquait la première action militaire ouverte des États-Unis en Somalie depuis la fin calamiteuse d’une mission humanitaire en 1994.Un chef coutumier de la région a signalé une deuxième frappe aérienne américaine mardi dans l’extrême Sud, mais l’information a été démentie.Les opérations américaines ont reçu l’approbation du président somalien Abdullahi Yousouf, revenu cette semaine à Mogadiscio, mais ont été critiquées par d’autres, notamment par le nouveau secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, l’Union européenne et l’Italie.Selon Michèle Montas, porte-parole de Ban Ki-moon, «le secrétaire général est inquiet de la nouvelle dimension que ce type d’intervention pourrait apporter au conflit et delà possible escalade des hostilités qui pourrait en résulter».Le chef de la diplomatie italienne, Massimo D’Alema, a dit que Rome s’opposait aux «initiatives unilatérales pouvant créer de nouvelles tensions dans une région déjà très déstabilisée».Selon un responsable du renseignement américain, le raid de lundi, effectué par un avion AC-130 équipé d’un canon automatique, a causé la mort de l’un des trois suspects d’al-Qaïda recherchés pour les attentats de 1998.Les États-Unis espèrent notamment mettre la main sur Abou Talha al Soudani, que la justice américaine considère comme un artificier d’al-Qaïda dirigeant la cellule est-africaine de la nébuleuse islamiste.Agence France-Presse et Reuters EN BREF Talabani souhaite un report Bagdad — Le président irakien Djalal Talabani souhaite que soit repoussée l’exécution des deux accusés condamnés à mort en même temps que Saddam Hussein — Barzane Ibrahim al Tikri-ti, demi-frère de l’ancien rais, et le juge Aouad Hamed al Bander.Interrogé hier lors d’une conférence de presse, le président Talabani a redit qu’il était personnellement opposé, «par principe», à la peine de mort «A mon avis, je pense que nous devons attendre ou repousser les autres exécutions pour voir quelles sont les circonstances exactes», a-t-il dit sans autre explication.Aux termes de la Constitution, le chef de l’État ne peut ni gracier les deux condamnés ni empêcher leur exécution.- Reuters Châvez veut rester Caracas — Le président vénézuélien Hugo Châvez a annoncé hier qu’il allait déposer un projet de réforme constitutionnelle permettant un renouvellement indéfini du mandat présidentiel.«Nous sommes en train de rédiger la proposition pour la réélection indéfinie du président», a déclaré M.Ché-vez au cours de la cérémonie de prestation de serment pour un nouveau mandat de six ans.«Si la majorité du peuple refusait [ce projet] , je serai le premier à l'applaudir», a toutefois ajouté le chef de l’Etat-AFP Le Fatah et le Hamas discutent Damas — Le président Mahmoud Abbas et le Hamas ont relancé les discussions sur la formation d’un nouveau gouvernement palestinien, mais le Hamas réclame maintenant le maintien à son poste du premier ministre Ismail Haniyeh, a déclaré hier le chef de file du mouvement de la résistance islamique, Khaled Mé-chaal, qui vit en exil à Damas.Le Hamas, qui dirige le gouvernement palestinien, et le Fatah de Abbas sont engagés dans la bande de Gaza dans une lutte pour le pouvoir qui menace de dégénérer en guerre civile.«Le dialogue a des chances de réussir», a assuré Méchaal.- Reuters Une crise qui dure depuis des mois Bangladesh : l’opposition accroît sa pression sur le gouvernement Dacca — L’opposition au Bangladesh a promis hier de durcir ses manifestations et ses blocages des transports avant les législatives du 22 janvier, des élections qu’elle boycottera.«Nous allons commencer à faire le siège du [palais présidentiel] Bangabhaban le 14 janvier, bloquer [les transports] du pays les 14 et 15 janvier, puis les 17 et 18», a menacé à Dacca la dirigeante de l’opposition, Hasina Wajed, devant près de 100 000 manifestants, selon la police., En même temps, pour contenir d’éventuelles violences, environ 60 000 militaires ont pris position en quelques heures dans les 64 districts et 500 arrondissements du Bangladesh, a annoncé le ministère de l’Intérieur.Rien qu’à Dacca, 6500 membres des forces de l’ordre étaient dans les rues et la police a interdit aux manifestants tout objet pouvant servir d’arme.Le Bangladesh est secoué depuis des mois par une profonde crise politique entre le gouvernement et 14 partis d’opposition emmenés par la ligue Awami, un par- ti nationaliste et laïque de gauche dirigé par Mme Hasina Wajed, un ancien premier ministre.La ligue Awami et ses alliés accusent le pouvoir en place d’avoir truqué la préparation des législatives du 22 janvier et ont donc décidé le 3 janvier de boycotter le scrutin après le refus du gouvernement de le reporter.L’opposition est convaincue que les autorités ont ajouté sur les listes électorales 14 millions de citoyens fantômes au profit du Parti nationaliste du Bangladesh (BNP), dont la direction est assurée par Mme Khaleda Zia, qui a quitté son poste de premier ministre le 27 octobre 2006.Mme Zia avait alors passé la main à un gouvernement provisoire dirigé par le président bangla-dais lajuddin Ahmed et chargé d’organiser, d’ici Iâ_ fin de janvier, les élections législatives et de garantir leur transparence.Les violences depuis fin octobre ont fait 35 morts et des milliers de blessés.Depuis dimanche, des centaines de personnes ont été bles- sées à Dacca dans des affrontements entre des manifestants de l’opposition et la police.Mardi, la ville a pris des allures de champ de bataille avec 200 blessés.Les transports terrestres et maritimes du pays sont paralysés depuis un blocus décrété samedi par la ligue Awami.Cessez-le-feu de 60 jours au Darfour Khartoum — Le gouvernement soudanais et les rebelles du Darfour ont conclu un accord sur un cessez-le-feu de 60 jours et sur la tenue de négociations, sous l’égide de l’Union africaine et de l’ONU, afin de mettre fin au conflit dans l’ouest du Soudan.Khartoum a également accepté que des journalistes étrangers se rendent dans la région, où ils étaient interdits de séjour depuis deux moi§, a précisé le gouverneur de lÉtat américain du Nouveau-Mexique, Bill Richardson, en visite dans la région.- Reuters Agence France-Presse \ Guérin Jean-Claude SAVOIE Pierre-Marie LA6IER CODE DE QESTIOH D’UNE ÉOUIPE DE TRAUAIL _____.Document de soutien ~ à le présidence d’équipe 48 pages-18,50$ ISBN 978-2-7801-6138-2 GUERIN, éditeur Hoc?514-842-3481 Pour raoproitisun de travail h groupa fn ueme dans toutes les litiratnes 11! prix «si mdimiù sous fusLTvc* rlu moriifir .itit \ 4 B « LE DEVOIR, LE JEUDI 11 JANVIER 2007 LES SPORTS * ' ! I LE CANADIEN Lapierre pourrait affronter les Flyers entre Samsonov et Kovalev HOCKEY ASSOCIATION DE L’EST Section Nord-Est G PDPFBP BC Pts Buffalo 30 9 3 164 122 63 Montréal 24 14 5 131 120 53 Ottawa 24 19 2 148 127 50 Toronto 19 19 6 145 148 44 Boston 20 17 3 120 147 43 Section Atlantique New Jersey 25 13 4 113 100 54 N.Y.Rangers 22 18 4 132 136 48 Pittsburgh 18 16 7 127 131 43 N.Y.Islanders20 19 3 122 119 43 Philadelphie 11 28 4 104 165 26 Section Sud-Est Atlanta 24 13 8 139 138 56 Caroline 23 18 4 134 134 50 Washington 19 17 7 134 145 45 Tampa Bay 21 21 2 138 138 44 Floride 15 20 9 119 143 39 ASSOCIATION DE L’OUEST Section Centrale G P DPF BP BC Pts Nashville 29 11 3 149 113 61 Detroit 25 12 5 125102 55 Chicago 17 20 5 105 124 39 Columbus 16 22 5 111 134 37 St.Louis 14 21 7 100 132 35 Section Nord-Ouest Vancouver 24 18 1 107 111 49 Calgary 21 15 4 122 106 46 Minnesota 21 18 3 118 114 45 Colorado 21 18 2 131 116 44 Edmonton 20 18 4 119 123 44 Section Pacifique Anaheim 29 9 7 155 113 65 San José 28 14 0 130 100 56 Dallas 26 17 1 118 106 53 Phoenix 20 20 2 118 140 42 Los Angeles 16 22 6 124 155 38 Hier St.Louis au New Jersey Pittsburgh en Floride Buffalo à Chicago Edmonton à San José Aujourd’hui N.Y.Islanders à Boston, 19h Toronto à Buffalo, 19h Ottawa à N.Y.Rangers, 19h Montréal à Philadelphie, 19h Floride en Caroline, 19h Washington à Tampa Bay, 19h30 Anaheim à Dallas, 20h30 Calgary au Colorado, 21 h Detroit à Phoenix, 21 h Minnesota à Vancouver, 22h San José à Los Angeles, 22h30 Demain Atlanta au New Jersey, 19h30 Columbus à Nashville, 20h Minnesota à Edmonton, 21 h FRANÇOIS LEMENU Après Alexander Perezhogin, Guillaume Latendresse, Tomas Plekanec et Mikhail Grabovski, voilà que Maxim Lapierre pourrait compléter le deuxième trio du Canadien.C’est du moins l'intention que Guy Carbonneau avait à l’entraînement d’hier, à la veille du match contre les Flyers à Philadelphie.Lapierre était évidemment surpris de se retrouver au centre d’Alex Kovalev et de Sergei Samsonov.Mardi contre les Thrashers d’Atlanta, il a évolué dans le quatrième trio à son deuxième rappel de Hamilton.«J’ai regardé deux fois pour voir si j’étais bien devant le bon casier, a déclaré Lapierre, encore un peu sous le choc.J’avoue que c’est le fun et stressant en même temps.» L’athlète de Repentigny n’entend pas modifier son style même s’il se retrouve dans une unité davantage portée vers Québec — Tout est en ordre pour Alexandre Despatie qui est inscrit à la tour de 10 mètres à la sélection pour les championnats du monde et championnats nationaux d’hiver de plongeon, qui commencent demain jusqu’à dimanche à l’université Inval.Il s’agira de la première compétition à la tour pour Despatie depuis les Jeux du Commonwealth au mois de mars.Le triple champion du monde de 21 ans, qui a subi une blessure au cou en mai 2006, devait d’abord plonger de 10 mètres à la compétition Invitation CAMO en décembre, mais s’était retiré après avoir ressenti une douleur au cou à l’entraînement.Il avait ensuite remporté la victoire au tremplin de trois mètres.«Tout est stable.Je n'éprouve aucune difficulté à l’entraînement ni en exécutant l’attaque.«Je ne veux pas me compliquer la vie, dit-il.Mo» jeu est de foncer au filet.» Kovalev aimerait bien faire partie d’un trio ayant une certaine stabilité.Mais Carbonneau reconnaît qu’il n’a pas encore trouvé la bonne combinaison.«/aimerais miser sur quatre trios équilibrés, dit Carbo./e ne suis pas le genre d’entraîneur qui se limite à deux trios et demi.» «Im décision de faire appel à Lapierre s’explique par l’absence de Radek Bonk et par le fait que Plekanec a bien paru entre Chris Higgins et Mike Johnson.» De son côté, Kovalev ignore si cette nouvelle expérience donnera de bons résultats.«Nous n’avons pas encore joué un seul match, a-t-il rappelé.Mais je sais que Lapierre a du potentiel.E a quand même marqué trois buts et récolté une passe en quatre matchs durant son premier rappel.Et je sais qu’il veut tout faire pour demeurer à Montréal.» «C’est un joueur rapide, a ajouté Kovalev.Je veux le voir foncer au filet et mar- mes plongeons, a-t-il indiqué.Mon plan est de plonger dans toutes les épreuves, fai fait le travail et j’ai hâte de plonger.Outre Despatie, les plongeurs à surveiller en fin de semaine seront Eric Sehn, âgé de 22 ans, et Wegadesk Go-rup-Paul, âgé de 19 ans, de Victoria, le vétéran Arturo Miranda, âgé de 35 ans, de Pointe-Claire, et l'espoir local Maxime Morneau-Ricard, 15 ans seulement, qui a présenté une solide performance aux championnats du monde juniors en août dernier.Chez les femmes, Blythe Hartley, de Calgary, et Emilie Heymans, de Pointe-Claire, affirment se sentir prêtes pour la compétition même si elle est si tôt dans la saison.«C’est beaucoup plus tôt que ce à quoi nous sommes habitués, mais je pense que tout le monde a haussé d’un cran son quer des buts.Je vais me charger d’aller chercher la rondelle dans les coins de patinoire pour la lui refiler.» Kovalev ne blâme pas Carbonneau même s’il souhaite moins d’instabilité dans son trio.«L’entraîneur cherche des solutions.Mon travail est de jouer.Il faut seulement trouver la façon de s’habituer l’un à l’autre.» Samsonov croit que le nouveau trio a des chances de succès, lui qui n’a pas marqué en 13 matchs.«Max est un bon patineur.Il joue aussi de façon nord-sud.J’espère qu’une bonne chimie s’installera rapidement entre nous.» Samsonov n’est pas contrarié de se retrouver en compagnie d’une recrue.«Il faut lui faire confiance.Il s’est quand même rendu jusqu’à la Ligue nationale.L’important pour lui est de jouer son jeu.ü ne doit pas chercher à seulement nous remettre la rondelle», a prévenu Samsonov.entraînement au cours de l’automne», a indiqué Hartley, deux fois championne du monde au tremplin d’un mètre.Hartley et Heymans feront équipe au tremplin synchronisé de trois mètres.Le duo a gagné la médaille de bronze à la tour synchronisée de 10 mètres aux Jeux olympiques de 2004.En solo, Heymans refera les mêmes plongeons que l’an dernier.Les autres plongeuses à surveiller seront les Québécoises médaillées de bronze aux championnats du monde 2005 Meaghan Benfeito, 17 ans, et Rose-line Filion, 19 ans, ainsi que Rachel Kemp, de Victoria, qui, à 13 ans, a été la plus jeune membre de l’équipe aux Jeux du Commonwealth 2006.Presse canadienne Presse canadienne PLONGEON Despatie est inscrit à la tour de 10 mètres à la sélection pour les Mondiaux Le jeu vous pousse à meotir à vos proches.À ce petit jeu-là, vous risquez de perdre beaucoup.Jeu : aide et référeoce.1 800 461-0140 Au bout du fil, quelqu'un est prêt à vous aider à redevenir vous-même.AideJeu.com I Québec lill ET PUIS EUH Jean Dion Damné progrès On dira ce qu’on voudra, le progrès n’a pas que de bons côtés dans la vie, même si celle-ci en a, des fois.Comme retombées du progrès, on peut notamment noter le chauffage de la planète, qui provoque la fonte de la calotte et fait donc courir au hockey professionnel le risque réel d’avoir à céder le pas au water-polo ou peut-être même à la nage synchronisée.Certes, objecterez-vous, le water-polo présente l’inénarrable avantage de mettre aux prises le même nombre de joueurs en jeu que le hockey professionnel, ce qui ferait en sorte de ne pas nécessiter un bouleversement profond de la stratégie, sauf peut-être en ce qui a trait à la trappe, car une trappe par 12 pieds de fond a des effets potentiellement délétères, au nombre desquels la noyade par submersion.Quant à la synchroma-chin, s’il ne s’agit pas de l’exercice de criss-cross minuté au pouce près auquel se livre déjà le trio de Kovalev et Samsonov, je veux bien réviser toutes les certitudes que j’ai acquises à propos du hockey professionnel depuis 40 ans, à commencer par le fait que Kerry Fraser n’aurait pas été décoiffé s’il s’était trouvé dans le chemin de Katrina et que le but d’Alain Côté était bon.Heu, à vrai dire, non.Le but d’Alain Côté n’est pas négociable.Désolé.Autre conséquence néfaste du progrès: la dope.S’il n’y avait pas de drogue à la fine pointe de la technologie, il n’y aurait pas de suspicion au sujet de l’usage de drogue à la fine pointe de la technologie.Prenez par exemple Mark McGwire.Bien qu’ayant frappé plus de coups de circuit en moins de temps qu’il n’en faut pour hurler «Chiqué!», McGwire n’a reçu, mardi, que 23,5 % d’appuis lors de la séance annuelle d’élections au Temple de la renommée du baseball.Comme il faut 75 % pour être intronisé, mettons que, ainsi que le disait Rodger, c’était même pas proche.Et il existe une bonne raison à cela.C’est que McGwire se trouve fortement soupçonné de.La carrure soudaine des épaules, voyez-vous, la troncd’arbrisation des bras, l’idée générale que des barres tendres ingurgitées isolément n’arriveraient pas à provoquer une mutation aussi radicale si vite.Oh, remarquez, il n’a rien fait d’illégal, McGwire, ni rien d’interdit par les règlements du baseball majeur à l’époque (grosso modo, la deuxième moitié des années et la première moitié de la décennie ¦ 2000, désormais appelée par le monde qui s’y connaît «The Steroid Era»).Mais ce sont des journalistes qui ; votent l’accès au Temple de la renommée, et vous savez comment sont les journalistes.Vous ne savez pas comment sont les journalistes?Approchez-vous, je vais vous le dire si vous promettez de ne le répéter qu’à quelques personnes.Les journalistes sont tout excités lorsqu’il se passe quelque chose, car ils ont pour mission de le raconter, en plus d’avoir le sentiment d’être au cœur de l’action.L’histoire qui se fait, on n’en verra plus des comme ça, j’étais là et toutes ces choses.Donc, quand McGwire frappait plein de circuits et livrait des luttes épiques de longues balles avec Sammy Sosa, les journalistes ne se pouvaient plus et beurraient des pages et des pages et remplissaient des heures et des heures d’ondes à rapporter les exploits des héros, à dire à quel point tout ça était à décoller la tapisserie, à témoigner de ce que, pour se requinquer le divertissement, y a rien messieurs dames comme le merveilleux monde du sport™.Des substances louches dans le cocktail?Ben voyons donc.Mais quand, des années plus tard, le proverbial chat est pris la main dans le proverbial sac duquel il sort proverbialement, quand Mark McGwire, après - ; avoir reconnu qu’il avait consommé de l’androstene-l -dione, va devant le Congrès des États-Unis d’Amé- - i rique qui tient des audiences sur la chose et déclare 1 ; sous serment «Je ne suis pas ici pour parler du passé», ; quand les autorités du baseball majeur se décident ; enfin à rendre obligatoires des tests de dépistage et à imposer des sanctions plus ou moins bidon, les jour-nalistes, qui appliquent un code moral tellement élevé qu’il manque d’oxygène et disent au monde les vraies affaires, s’indignent: «Non mais ça prend tu une bande d’hypocrites, calvette.Faire ça au passe-temps national des USA.Si nous ne nous retenions pas en tant que journalistes soucieux d’objectivité, nous.nous.enfin, nous dirions aux gens quoi penser.» Alors les journalistes votent contre l’intronisation de Mark McGwire.Surtout que McGwire, après être allé ne rien dire devant le Congrès, n’a plus rien dit et ne s’est plus montré en public (en plus, il paraît qu’il vit dans une enclave immobilière quelque part ; en Californie).Or, messieurs dames, voici une loi d’airain de la vie médiatique: quelqu’un qui refuse de parler aux journalistes est quelqu’un qui a quelque chose à cacher.Les journalistes, le saviez-vous, jouissent d’un droit inhérent, octroyé par Dieu soi-même en personne, à interviewer qui bon leur semble et à obtenir des réponses à leurs questions, qui sont les vraies questions, les questions que tout le monde se pose.Motif le public a le droit de savoir, mon vieux.Maintenant, on va voir si les journalistes, qui sont des êtres presque parfaits, sont non seulement d’une droiture morale à toute épreuve mais aussi conséquents.Car si on suit la logique de la «Steroid Era», on ignore qui, au juste, s’est adonné à la gonflette ou aux gélules surperformantes pendant cette période trouble.Quels frappeurs?Sosa, Bonds, personne de bonne foi n’en doute, mais quels autres?Et quels lanceurs, puisque, selon certaines études, un lanceur bénéficie encore plus du traitement qu’un frappeur?On sait pas.D faut donc, nécessairement, qu’on barre ; à tous ceux qui ont joué entre 1995 et 2003 (environ) • l’accès au Temple de la renommée.Et vous pensez qu’ils vont le faire?Hé hé.Vous ou- • bliez que les journalistes ont toujours d’excellents • prétextes pour changer d’idée, pour dire que c’est pas pareil, pour tourner en «précision» un erratum, pour s’excuser non pas de s’être mis le doigt dans l’œil jusqu’à la cheville mais que vous n’ayez pas été à même de saisir toute la complexité et toutes les nuances de leur réflexion.La prochaine fois, nous verrons comment le progrès peut aussi prendre la forme inattendue d’un ballon et faire reculer l’humain lorsqu’il ne peut plus le mettre au four microondes.Sérieux.jdionfijiledevoir.com h LE DEVOIR.LE JEUDI II A N V UE R 2 0 0 7 S B 7 CDLTDRE , THÉÂTRE Terrain de jeu AMOUR, CUL ET VIOLENCE Texte et mise en scène: Guillermina Kerwin et Didier Lucien.A l’Espace libre du 9 janvier au 3 février.HERVÉ GUAY Le programme d’Amour, cul et violence, actuellement présenté à l’Espace libre, est laconique: «Pendant un ACV (accident vasculaire cérébral), un cerveau tente de réorganiser sa pensée en questionnant les fondements de sa vie: l’amour, le cul et la violence.» Aussi le projet mené par les acteurs Didier Lucien et Guillermina Kerwin demeure-t-il énigmatique jusqu’à la fin.On ne saura jamais qui est vraiment le propriétaire du cerveau en question.D est même risqué de parier sur le sexe ou la couleur de la peau de la personne concernée.A moins qu’il ne faille suivre la piste de la scène inaugurale où un comédien noir (Didier Lucien) raconte à ses amis que, lors d’un tournage, il s’est fait apostropher par une actrice connue qui lui a lancé: «Toi, tu dois avoir une grosse queue!» La suite du spectacle est de la même eau.Je veux dire par là qv!Amour, cul et violence constitue un spectacle gentiment libertin, rempli d’allusions pour initiés, où on manie l’ironie et la parodie avec style mais au terme duquel on ne s’élève pas au-dessus du jeu pour le jeu afin de s’interroger de façon plus substantielle.Vers la fin de la représentation, on annonce à quelques reprises un sketch sur ceci ou cela.Et c’est exactement ce dont il s’agit un assemblage de saynètes, librement attachées entre elles, mettant plus ou moins l’accent sur un des trois thèmes, sans que jamais le spectateur parvienne à croire que tout cela émane d’un seul et même cerveau.Et au bout du compte, est-ce si grave?En effet l’objectif d’un jeu est GILBERT DUCLOS Amour, cul et violence propose pour une rare fois dans le circuit théâtral habituel une distribution véritablement multiculturelle même si le sujet ne l’appelle pas forcément.seulement d’amuser.Du coup, personne ne se surprendra que ce jeu amuse avant tout les personnes qui l’ont conçu.Nul ne s’étonnera non plus qu'en abordant le désir et la sexualité, Amour, cul et violence flirte à l’occasion avec le surréalisme, ce qui donne lieu à un tableau onirique dans lequel les femmes portent des masques de chat et les hommes des têtes d’étalon.Mais cela ne va jamais jusqu'à la cruauté.D’ailleurs, la création suit tant d’autres pistes que nous n’en finirions pas de les énumérer toutes: des émissions XXX aux chansons lascives en passant par les défilés de mode, sans oublier la torture physique ou verbale.Au fait, la violence s’avère la dimension la moins bien cernée de cette trinité des pulsions.C’était aussi la plus dangereuse.Preuve qu’il n’était pas envisagé par cette équipe d’explorer de véritables zones d’ombre, même par l’entremise de l’humour.Entre autres qualités, cette création propose pour une rare fois dans le circuit théâtral habituel une distribution véritablement multi- culturelle (trois comédiens noirs, trois comédiennes blanches) même si le sujet ne l’appelle pas forcément.De plus, on y intègre avec une certaine fluidité de la musique souvent atmosphérique, des chorégraphies sympathiques et des images vidéo dont l’intention parodique, à mon sens, aurait pu être encore plus accentuée.En outre, des extraits musicaux proches des films de genre interviennent souvent pour introduire des ruptures de ton marquées.Le tout se déroule dans un intérieur théâtralisé plutôt ingénieux.Ce terrain de jeu met mieux en valeur certains comédiens que d’autres.La polyvalence de Valérie Le Maire et de Brigitte Poupart ressort ainsi davantage.Encore que, pour l’essentiel, un esprit d’équipe perceptible souffle sur cette production plus soft que son titre le laissait entrevoir.Le plaisir que paraît éprouver le collectif parvient le plus souvent à faire oublier le caractère aléatoire et, disons-le, un peu primaire de cet essai théâtral.Collaborateur du Devoir MÉDIAS Une dirigeante fort convoitée Louise Lantagne est nommée directrice générale de la radio de Radio-Canada PAUL CAUCHON Quelques jours avant d’entrer en fonction, la nouvelle directrice des programmes de Télé-Québec, Louise Lantagne, deviendra plutôt., directrice générale de la radio de Radio-Canada.C’est donc tout un revirement pour une dirigeante fort convoitée, qui fait ainsi faux bond à la télévision éducative et culturelle.Mme Lantagne était directrice des dramatiques à la télévision de Radio-Canada lorsque Télé-Québec a annoncé à la mi-décembre qu’elle se joindrait à la chaîne comme directrice des programmes afin d’occuper le poste laissé vacant depuis le départ de Louise Gendron de Télé-Québec.Louise Lantagne devait entrer en fonction lundi prochain à Télé-Québec.Mais hier, à la surprise générale, Radio-Canada a annoncé qu’elle était nommée directrice générale de la radio.A ce titre, elle dirigera les équipes de la Première Chaîne, d’Espace Musique et de Radio-Canada International.La direction générale de la radio avait longtemps été assurée par Sylvain Lafrance, devenu il y a deux ans le vice-président principal de tous les services français de Radio-Canada.Depuis cette nomination, la direction générale de la radio était assurée de façon intérimaire par Yvan Asselin.Dans un communiqué, Louise Lantagne a déclaré hier qu’elle était mûre pour de nouveaux défis et que c’est dans ce contexte qu’elle avait «accepté, en décembre dernier, une offre stimulante de Télé-Québec».«Depuis, Sylvain Lafrance m’a proposé un défi auquel je n’aurais jamais osé rêver, la direction de la radio de Radio-Canada», a-t-elle précisé.Il faut croire que le défi de diriger la radio était plus stimulant que celui de planifier les programmes de Télé-Québec.Les déclarations officielles d’hier ne mentionnent pas la question salariale.A Télé-Québec, c’est donc un retour à la case départ puisque la chaîne doit encore une fois se trouver un directeur des programmes.La direction de Télé-Québec se disait «déçue» hier, croyant avoir obtenu en décembre dernier «un engagement ferme» de la part de Mme Lantagne.Le Devoir La SODEC financera trois projets de films indépendants La Société de développement des entreprises culturelles (SODEC) a tranché.Au total, trois projets ont été retenus pour la production de longs métrages de fiction du secteur indépendant: le postmoderne Truffe, de Kim Nguyen, la chronique dramatique Sophie, d’Alexandre Laferrière et Maxime Giroux, et l’adaptation de la pièce de théâtre Y sont où nos bateaux?d’après un texte de Martin Thibaudeau.Cette ronde d’investissements annoncée hier s’ajoute aux projets de longs métrages de fiction déjà acceptés et complète les décisions prises en 200&07.Les trois projets ont été retenus parmi une sélec- tion de 14 projets soumis, ce qui porte à cinq le nombre de projets financés dans ce volet.Un de ces trois projets sera financé grâce à l’ajout de crédits additionnels non récurrents du gouvernement du Québec pour le financement du long métrage de fiction.Mettant en vedette Roy Dupuis et Céline Bonnier, le prochain film de Kim Nguyen, Truffe, versera dans l’humour noir.Scénarisé par Alexandre Laferrière et Maxime Giroux et réalisé par ce dernier, Sophie racontera l’histoire d’une jeune femme mal aimée dévouée à un père alcoolique.Y sont où nos bateaux?sera quant à lui chapeauté par quatre réalisateurs qui en- tremêleront le destin de divers couples aux prises avec de petits et grands problèmes existentiels.La SODEC a aussi accordé son soutien à cinq projets de coproductions minoritaires: 24 mesures, réalisé par Jalil Lespert (France), Le Bar, mon frère le Juif, de Hassan Benjelloun (Maroc), L'Infiltré, scénarisé par Julien Sarfati et Dominique Othain-Girard (Suisse), Restless, d’Amos Kollek (Israël-France-Belgique), et La Rivière aux castors, un conte animalier pour enfants écrit par Marthe Pelletier (Québec) et réalisé par Philippe Calderon (France).Le Devoir Nouveau directeur au Musée de Charlevoix Jean-Luc Murray vient d’être nommé directeur du Musée de Charlevoix, à La Malbaie, autrefois : connu sous le nom de Musée régional LaureConan.Responsable depuis 2002 des programmes éducatifs au Musée McCord d’histoire canadienne, M.Murray fut également conservateur et responsable de l’animation culturelle à la Fondation Bagatelle, à Québec.Originaire de Clermont, dans Charlevoix, il s’agit donc d'un re- E N BREF tour aux sources pour M.Murray.Il entrera en fonction le 1" avril prochain.- Le Devoir LaBute n’y sera pas Contrairement à ce que nous annoncions dans la chronique Théâtre de mardi, le dramaturge américain Neil LaBute ne sera pas à Québec pour la première de sa pièce La Forme des choses, qui prend l’affiche au Périscope la semaine prochaine.Une foule d’activités et de rencontres avec lui sont par le fait même annulées.Ce sont des horaires de tombée trop serrés qui ont mené l’écrivain à annuler sa visite.- Le Devoir Décès de l’helléniste Jean-Pierre Vernant FRÉDÉRIQUE DOYON Enseignant, membre de la Résistance, amoureux de la Grèce et des langues anciennes, l’helléniste français Jean-Pierre Vernant est décédé mardi à l’âge de 93 ans.Ses écrits sur la pensée grecque antique servent presque de canevas au premier (jours de philosophie qu’on donritrdans les collèges du Québec afin d’expliquer aux étudiants le passage de la pensée mythique à la pensée rationnelle.«Dans la mesure où les études grecques se sont maintenues vi- vantes ici, en dépit de l’adversité, et que c’est beaucoup ma génération qui a porté cela, on lui doit tout», affirme aujourd’hui le professeur de philosophie et collaborateur du Devoir Georges Leroux, qui se souvient d'«un homme profondément jovial et gentil» al’èpoque où il suivait ses cours àl’École pratique des hautes étimes, puis au Collège de France.Né en 1914, orphelin à huit ans, Jean-Pierre Vernant a tout de même marché dans les pas de son père mort au front en devenant, comme lui, agrégé de philosophie.Membre des Jeunesses communistes, il a été très actif dans la Résistance dès 1940.C’est à travers l’enseignement qu’il rencontre son maître Ignace Meyer-son, inventeur de la psychologie historique, dont les thèses nourriront son œuvre.Ses ouvrages, notamment le plus important, Les Origines de la pensée grecque (1962), ont renouvelé la lecture de la société grecque en analysant les conditions sociales de l’émergence de la mythologie.Comme ceux de son comparse Pierre Vidal-Naquet, ses écrits, ainsi que sa passion vécue pour la Grèce (U y était encore l’an dernier), auraient même aidé les Grecs d’aujourd’hui à ressouder leur identité collective après le long joug ottoman et turc.«La population grecque vénère ces Français qui ont apporté aux Grecs la connaissance d’eux-mêmes qu’ils recherchaient», raconte M.Leroux, qui se rend chaque année en Grèce avec des étudiants.«Ils ont un amour de Vernant et Vidal-Naquet à peu près égal à celuj qu’ils ont pour leurs musiciens.À travers eux, ils ont renouvelé la lecture de leur histoire.» Le Devoir A LA TELEVISION niiHHHnii EESiMM ill 11HMB pTTTrf[JHn| Le Téléjournal Virginie Les Étoiles Les Missions de Patrice / 1 ^^ot^^^Minuit^e | Le Téléjournal Au-dessus La fosse aux lionnes 1 filantes Guy Jodoin, Mario Jean | Début soir de la mêlée / James Hyndman Le TVA Le Cercle Chaîne Star De Cré Basile à Star Académie / Hommage Le TVA 22 heures Le Cercle Fortier 1 8 heures d'artistes { Système à ceux qui ont façonné cette station.Kaboum! Ramdam Libre Echange / Histoire de famille (1- 2/5) Bazzo.tv / Bernard Pure Méchant Habitat Céline Bonnier Landry Laine contraste! 07 Gr.Journal Flash / K.Un monde Cinéma / LES MOINS QUE RIEN (4) Journal Dutrizac 1 1 00/o L'Avocat et Cinéma (16:30) Vanasse bête, bête.| avec Nicolas Cage, Alison Lohman du soir le Diable HKïHUHË Dominique Poirier en direct Vivre en Corée du Nord | Le Téléjournal L'Épicerie Le National Le Téléjournal Jrnl RDI Question.I Jrnl FR2 | [Cinéma / L OMBRE DU DOUTE (4) avec S.Blancke | Envoyé spécial .(22:10) Bien.Le Journal | Temps présent Hantise / Diabolique | Biographies / D.Fossey | Fallait y penser! Dossiers FBI Experts en crime Traque au prédateur | Survivants Déco sur.ménage Ça passe.Dre Nadia.| Super Nanny On a échangé nos mères Décore.I I Déco sur.Greg le millionnaire Cinéma Top5 Top5 Infoplus M.Net .clips Flambant.| VJ I TopRock.Tatoués .Barker Roule.D-Stroy Top5 Paris.franco .anglo Commence Génération 90 Les sauveurs du rock Musicographie La Mode.Commence .franco Darcy Degrassi.[ Une grenade avec ça?| Parents.z°?Gilmore Girls Irate.I R-Force .le trouble Degrassi IHKïïj9H| Simpson Delilah.[6TEEN [ .Titans Di-Gata.| Futurama | Simpson | Henri pis.Futurama Décalés.Simpson Star.Henri pis.HEEIllHf Sports 30 Hockey / Canadiens - Flyers [ Sports 30 Canadiens express Quilles.[Tournants de l'Histoire | Sept Merveilles [D.O.S.Division.[Cinéma / LES FAUCONS DE LA NUIT (5) .la prairie iKHîüflH .d’en haut [7^.Horse 1 Cinéma / COMMENT CONQUÉRIR L*AMÉRIQUE.TChic Cher Olivier Viens voir les comédiens Libre Envoi ÏTJIÏlifÜS La Loi & l’Ordre | Meurtre en banlieue | Les Soeurs McLeod 1 La Loi & l'Ordre Edel & Starck Le destin de Lisa Sexe à.La porte des étoiles |T.nerdz | .s'branche | La porte des étoiles | La porte d Atlantis Scénario Catastrophe Star Trek: Enterprise Melinda.Le Québec à la loupe Mini-Med Religion.Les durs.| .devenus des touristes?| Entre l'arbre et l'école | I Étudiants.1 Collections Soleil tout Indus BD Cités / Québec.1 .à table ] Vue du canal / Hollande | Le Québec de J.-C.| .en taxi [Jet-set.| Pub Soleil.mkiÂiam .voyage Pressere.Panorama Francophonies.[Cinéma / CÉLINE ET JULIE VONT EN BATEAU (3) avec Juliet Berto .(00:05) CBC News Canada.Coronation | On the Road High Heel Confidential Opening Night The National [The Hour Arrested.CTV News The O.C.Grey's Anatomy CSI ER 1 CTV News I CTV News I Daily (00 05) News House.| ET Canada ULT .is Earl [The Office | Brothers and Sisters Shark E.T.Design.E.T.Creatures Heads up Heavy Metal The Agenda Vital Signs George Eliot The Agenda Vital Signs .Raymond ABC News .Raymond Will, Grace Ugly Betty Grey's Anatomy Men in Trees Sex.City Nightline Kimmel News CBS News ET.Armed & Famous CSI Shark News Late Show with.(23:35) 1 News I NBC News Jeopardy Wheel.is Earl The Office Scrubs | 30 Rock ER The Tonight Show (23:35) That '70s.| King .Hill Simpsons Seinfeld Til Death | .at Home The O.C.Smallville Supernatural | Sex.City 1 The Newshour BBC News R.Steves' The This Old House Hour Remaking American.Globe Trekker / Mexico Business I Charlie Rose BBC News [Business.| The Newshour Adirondack | [Wild.Science Investigators Edens: Lost & Found BBC News CTV News [The O.C.[Grey's Anatomy CSI ER CTV News I CTV News Daily (00:05) Crossing Jordan [CSI: Miami / Deux épisodes The First 48 Kansas City SWAT Detroit SWAT CSI: Miami Street Legal Videos | Wingfield Booked [The Edge Cinéma / THE VIRGIN AND THE GYPSY (4) Law & Order .a Trace How It's Made Daily Planet / Car Week Biker Build l-off Dirty Jobs Mayday / Out of Control Daily Planet / Car Week Dirty Jobs I Master.1 CSI : New York .the Pageant Queen The Green River Killer CSI: New York Crime Stories Russia's.BBC News CBC News 1 | CBC News | CBC News | The Hour CBC News: The National .Wants to be a Comic ; CBC News: The National CBC News Doc Andromeda Cold Squad Trailer.| Kenny.L-Word | CSI (23:17) / CSI (OO 17) | Property Ladder Overhaulin' American Hot Rod [American Chopper / Quatre émissions .Hot Rod Debbie Travis Facelift Opening Soon Situation Critical | Little Miracles | Skin Deep [Situation Critical Extra Off the.Sportscent.Hockey .Corner Legends Cup Poker | Sportscentre Off the.Viking.Being Ian lErky Perky ] Sabrina.| Malcolm.- Monster.1 5 Love | Dark Oracle Prank.Bob and.Madison Hollywood Malcolm.CTiTm— gE'irr*T,^iïîffrf NOS CHOIX CE SOIR Paul Cauchon LES ÉTOILES FILANTES Une toute nouvelle série écrite par François Archambault (La Société des loisirs) et réalisée par Ricardo Trogi (Horloge biologique), un mélange d’humour et de tendresse.Radio-Canada, 19h30 DE CRÉ BASILE À STAR ACADÉMIE Pour nostalgiques: un documentaire de deux heures sur les 45 ans d'histoire du Canal 10, devenu CFTM, puis devenu TVA Avec plein d'archives.TVA, 20h HISTOIRE DE FAMILLE La série en cinq épisodes de Michel Poulette, d’abord diffusée en version réduite au cinéma l’année dernière.Une fresque sur l’histoire récente du Québec.Télé-Québec, 21 h LA JOB Nouvelle série d’un style étonnant sur le cauchemar de la vie de bureau.L’adaptation québécoise de The Office.Radio-Canada, 21h MINUIT, LE SOIR Pour conclure cette soirée télévisuelle vraiment riche, la troisième et dernière saison d’une série célébrée.Radio-Canada, 21h30 Classification des films: (1) Chef-d’œuvre — (2) Excellent — (3) Très bon — (4) Bon — (5) Passable — (6) Médiocre — (7) Minable U L’actualité avec Bernard Landry.Les magazines avec Jici Lauzon.Et te comédien Denis Bernard.Avec Céline Sunnier, Louis Morissette, Sébastien Rie 1 telequebec.tv MUSÉES CULTURE La salle de spectacles sera éjectée au mois d’août Plan B pour le Spectrum FRÉDÉRIQUE DOYON Spectra a encore dans sa manche un plan B pour la relocalisation du Spectrum, qui sera éjecté en août prochain par la société immobilière Sidev, nouveau propriétaire du quadrilatère.L’entreprise qui gère cette salle à titre de locataire a bon espoir de trouver un commanditaire qui financera la construction d’un nouveau Spectrum au même endroit, identique à celui qui fait les beaux jours de la musique depuis 25 ans.«La solution qui reste pour se relocaliser à cette même adresse, c’est de se trouver un commanditaire [pour la construction]», explique en entrevue Alain Simard, président de l’Équipe Spectra.«Les plans existent, on a rencontré des gens, donc il y a encore un espoir de trouver un commanditaire rapidement.» Spectra planche depuis six ans sur un projet de reconstruction-relocalisation.La compagnie qui mène le bal des gros festivals montréalais avait initialement signé un bail avec Famous Players afin de revamper le quadrilatère dans le contexte du futur Quartier des spectacles (QS) mais son partenaire a été vendu à Cineplex, ce qui a fait tomber le projet La proposition la plus récente portait sur un investissement de la part de la société immobilière Sidev, qui promettait d’allonger sept millions pour la reconstruction de la salle, ajoutés aux trois millions de Spectra, à la condition, que la Ville lui confirme l’implantation d’une place des festivals.La promesse n'a pas été remplie à temps et le promoteur, qui vient de conclure l’achat du quadrilatère pour 5,5 millions de dollars, a décidé d’aller de l’avant, comme La Presse le révélait hier.Les bâtiments actuels seront donc rasés après la période festivalière et de nouveaux édifices abriteront une tour de bureaux de 60 millions de dollars et des locaux commerciaux d’une valeur de 10 millions.Et si le plan B échoue?«Le plan C, c’est de relocaliser le Spectrum dans un autre endroit comme l’ilôt Balmoral», avance M.Simard.L’idée, évoquée par le maire de l’arrondissement de Ville-Marie, Benoit Labonté, est cependant très loin d’être réalisée et, dans cette optique, la salle mythique ne rouvrirait pas avant plusieurs années.Le manitou de Spectra ne croit pas à l’idée d’investir un édifice déjà existant hors de sa zone actuelle.«Je ne connais pas de lieu existant qui pourrait accueillir le Spectrum, dit-il C’est une salle adorée des Montréalais et des artistes pour une raison: le volume, l’intimité.Donc, pour tout projet de relocalisation, où qu’il soit, c’est important pour nous de garder le même volume, et même de remettre les rideaux noirs et les petites lumières.Mais tout le monde est conscient de l’importance du Spectrum pour les Montréalais et veut trouver une solution pour sa survie.» Le Groupe Gillett, qui a produit une vingtaine de spectacles au Spectrum en 2006, se désole de l’éventualité d’une fermeture, si temporaire soit-elle.«C’est une institution à Montréal, une salle mythique et un incontournable pour une jauge de 1000 personnes», indique Myriam Vallée.Le producteur devra adapter son calendrier à cette nouvelle réalité.«C’est un symbole, le Spectrum: cette salle a une âme», clame Jacques Primeau, ancien producteur influent de la scène montréalaise et actuel vice-président du Partenariat du Quartier des spectacles, qui signale le paradoxe derrière cette histoire.«En suscitant l'engouement, on crée une surenchère [immobilière] qui fait disparaître un joueur clé de la dynamique du QS.Il y a un appui politique très clair de la part de la Ville et de l'arrondissement pour le QS, mais là, il faut trouver des solutions financières.» Le Devoir Cancre ou premier de classe ?L1NM invite les Québécois à débattre de la place et du futur de leur culture LOUISE-MAUDE RIOUX SO UC Y Certains se pressent au chevet de la culture québécoise, la mine basse et résignée, pendant que d’autres célèbrent sa résilience et sa créativité.Qui a tort, qui a raison?C’est ce que tentera de départager l’Institut du Nouveau Monde (INM) en conviant les Québécois à un important forum sur leur culture, un événement rassem-bleur qui s’inscrit en faux contre le pessimisme et le jovialisme ambiants pour plonger au cœur des préoccupations citoyennes.Ces rencontres s’inscrivent dans le cadre des Rendez-vous stratégiques sur la culture, le troisième événement du genre organisé par l’INM, après ceux sur la santé et l’économie.«La culture québécoise est-elle particulièrement vulnérable face à la mondialisation et au pluralisme ou est-elle plutôt devenue plus forte et résistante que d’autres [.] Voilà la question fondamentale que l’INM veut soumettre au débat public», résume le directeur général de l’INM, Michel Venne.Pour sonder le pouls de tout un chacun, l’INM reprendra la formule «S’informer, débattre, proposer» qui l’a fait voyager jusqu’en Europe et dans les coulisses des organisations internationales.«On veut donner la parole aux citoyens, mais pas n’importe comment.On veut qu'ils aient le temps de s’informer, de débattre et de réfléchir de manière à éviter les idées-minute, les idées reçues et les clichés», explique la coprésidente du rendez-vous, la sociologue Céline Saint-Pierre.Mme Saint-Pierre a travaillé de pair avec Gérard Bouchard, qui, met beaucoup d’espoir dans ce grand rendez-vous.Sans parler de crise culturelle à proprement dit, le sociologue et historien évoque une période de transition au cours de laquelle le Québec a fait le choix du pluralisme, de la continuité culturelle et de l’immersion dans la mondialisation sans prendre le temps de renégocier son rapport à la culture.«Les problèmes sont réels, mais ils sont récupérables.Il faut se JACQUES NADEAU LE DEVOIR Michel Venne, Céline Saint-Pierre, Gérard Bouchard, Louise Sicuro et Dany Laferrière ont invité hier la population à débattre de la question de la culture québécoise.garder d’une panique qui est très mauvaise conseillère.» Le rendez-vous en trois temps se déroulera simultanément dans neuf villes pour se conclure à Montréal, en avril prochain.Près d’une centaine de personnalités de différents horizons et de différents points de vue ont accepté d’y participer, dont la présidente-directrice générale des Journées de la culture, Louise Sicuro, qui se réjouit de pouvoir ainsi entrer en dialogue direct avec les Québécois.«Le citoyen a envie d’être autre chose qu’un consommateur de culture; il veut aussi se mêler à ces questions et prendre part aux décisions.» Réglé comme du papier à musique, le programme des Rendez-vous s’articulera autour du thème «Que devient la culture québécoise?Que voulons-nous qu’elle devienne?» tout en abordant des questions plus pointues, comme la présence des cultures émergentes, l’impact du pluralisme religieux ou l’apport des régionalismes.Deux rencontres auront lieu simultanément dans chaque région du Québec les 2 et 3 février ainsi que les 16 et 17 mars prochains.Une rencontre nationale viendra rassembler le tout à Montréal les 27 et 28 avril.Chacun est invité à participer aux trois rendez-vous de manière à prendre le temps de peaufiner sa réflexion.Tous auront accès à une riche documentation rassemblée par le comité directeur, qui compte une quinzaine d'experts.«H faut un lieu pour que les citoyens puissent échanger parce que la vérité naît toujours de la délibération.Notre démarche vise à faire ce qu’il faut pour que la délibération se fasse dans des conditions idéales, avec du temps et de la documentation pertinente», explique Michel Venne.Le dialogue avec les experts viendra s’ajouter aux dialogues intergénérationnel, interrégional et interculturel qui font la signature de l’institut En espérant que tous seront au rendez-vous, anglophones et allophones y compris.«Depuis 10 à 15 ans, les francophones ont pris l’initiative des projets, mais on sait peu ce qu’en pensent les néo-Québécois.Quelle est leur sensibilité à l’égard de ces projets?Il faudra les entendre», a lancé M.Bouchard.Les premières conclusions de ce brassage d’idées seront dévoilées au Rendez-vous de novembre 2007 organisé autour de Montréal, métropole culturelle, et prévu l’automne prochain à Montréal.Un rapport suivra peu de temps après.Fondé en 2003, l’INM est un organisme non partisan et indépendant qui se décrit comme une «boîte à idées» vouée au renouvellement des idées et à l’animation des débats publics au Québec.Le Devoir La Petite Mosquée dans la prairie fait un tabac sur CBC Toronto — La première, mardi soir, de la télésérie Little Mosque on the Prairie (La Petite Mosquée dans la prairie) a fait un malheur sur les ondes de la CBC, attirant quelque 2,1 millions de téléspectateurs, un score remarquable pour le Canada anglais.«Non seulement les chiffres sont bons, mais l’accueil a été très positif», a indiqué hier la directrice de la programmation de CBC, Kirstine Layfield.«Les seules critiques que nous ayons eues du public, c’est qu’il y avait des pauses publicitaires pendant l’émission.» Utile Mosque est une création de la cinéaste musulmane Zarqa Nawaz.Elle met en scène une communauté musulmane implantée dans une petite ville des Prairies.La CBC, qui fait très mauvaise figure au chapitre des cotes d’écoute, misait beaucoup sur cette comédie, annoncée depuis quelques semaines à grand renfort de publicité.L'émission change maintenant de case horaire — les lundis à 21h, en reprise les mercredis à 20h —, ce qui inquiète la créatrice Nawaz.«Nous espérons que les gens vont nous trouver.» La télésérie a retenu l’attention de salles de nouvelles américaines et britanniques, qui s’étonnaient de la création d'une comédie sur les musulmans après le 11 septembre 2001.Presse canadienne Recommandations à l’UNESCO pour la liberté de la presse en Irak Au total, 139 journalistes, en majorité des Irakiens, ont été tués en Irak depuis le début de la guerre en mars 2003 Paris — Un congrès sur la liberté de la presse et le développement des médias en Irak s’est achevé hier à Paris sur une série de recommandations visant l’indépendance de la presse et la protection des journalistes dans ce pays le plus dangereux pour les professionnels des médias.Les congressistes, venus en majorité d’Irak, recommandent la suppression d’une autorisation administrative préalable à l'exercice du métier de journaliste et à l’édition de journaux.Ils demandent aussi l’abrogation de toutes les lois irakiennes qui entravent la liberté d’expression et empêchent les médias d’exercer «en toute liberté».«Le gouvernement, l’armée américaine et les forces internationales doivent œuvrer à consolider la liberté de la presse», selon un document adopté après trois jours de travaux au siège de l’UNESCO.Les congressistes ont aussi recommandé qu’une «extrême priorité» soit accordée à la protection des journalistes dans ce pays qui détient le triste record des professionnels des médias tués.Au total, 139 journalistes, en majorité des Irakiens, ont été tués en Irak depuis le début de la guerre en mars 2003, soit plus du double du nombre de journalistes tués pendant les 20 années de la guerre du Vietnam (63 tués entre 1955 et 1975), selon un bilan annuel publié le 31 décembre par l’organisation Reporters sans frontières (RSF).A ce sujet, les congressistes ont recommandé la mise en place d’un fonds d’aide aux familles des victimes, dont la gestion serait confiée à un «organisme indépendant».Agence France-Presse Le Québec à l’honneur au Smithsonian ISABELLE PORTER Québec — Le prestigieux Smithsonian Associates de Washington se prépare à accueillir une manifestation culturelle de cinq semaines sur le Québec.Au menu: projections de films, spectacles de musique traditionnelle, atelier de cuisine avec Jean Soulard, soirée Mutek et grand lancement sur l’avenue Pennsylvanie, le 24 janvier.Baptisé Québec: Old World Charm, New World Excitement, l’événement se tiendra du 19 janvier au 27 février, en marge d’une exposition sur la guerre de Sept Ans présentée au Smithsonian (Clash of Empires: the British, French and Indian War for North America, 1754-1763).Avisée de la tenue de cette exposition, la délégation du Québec à New York avait réussi, l’an dernier, à convaincre la prestigieuse institution américaine d’y adjoindre un minifestival sur le Québec.«Le Smithsonian a déjà été l’hôte d’événements ponctuels sur le Québec, mais c’est la première fois qu’il en reçoit un de cette ampleur, avec une quinzaine d’activités étalées sur cinq semaines», explique le délégué général du Québec à New York, Michel Robitaille.Un grand lancement doit avoir lieu le soir du 24 janvier à l’ambassade du Canada, en présence de plusieurs personnalités politiques, dont la ministre Monique Gagnon-Tremblay, la mairesse Andrée P Boucher et des représentants de la Société du 400r anniversaire de Québec.Mais la programmation en tant que telle aura débuté plus tôt, soit le 19 janvier, par la présentation d’une conférence de l’historienne Catherine Desbarats (université McGill) sur la guerre de Sept Ans vue du Canada.Le lendemain, le groupe de musique traditionnelle La Volée d’castors se produira en concert.Suit la pièce de théâtre pour enfants Glou glou du Théâtre de Quartier et des projections de films québécois (Gaz Bar Blues, Mémoires affectives, L’Horloge biologique et Dans les villes).S’ajoutent une exposition sur le design québécois (Ail Horizons/Québec Design/Tous azimuts) présentée à la galerie de l’ambassade et la présentation d’une centaine d’objets design d’ici dans une galerie-boutique de la capitale.Enfin, on propose aux Américains un souper gastronomique conçu par le chef du restaurant du Château Frontenac, Jean Soulard, ainsi qu’une conférence de l’historien David Mendel sur la ville de Québec et une soirée Mutek.Déjà, les activités animées par Mme Desbarats, M.Mendel et M.Soulard affichent complet Une vitrine pour le 400e À la délégation, on pense que l’événement permettra de promouvoir les célébrations du 400 anniversaire de la ville de Québec en 2008.«Le Smithsonian organise chaque année des voyages thématiques au Québec et nous espérons que cela les amènera à en organiser davantage en 2008», signale M.Robitaille.Avec ses 16 musées nationaux, le Smithsonian est considéré comme le phis important complexe muséal au monde.En 2005 seulement il a accueilli 24 millions de visiteurs.Une manifestation culturelle en ses murs est donc garante d’une «excellente visibilité», croit le délégué.L’événement Québec: Old World Charm, New World Excitement faisait en outre l’objet d’une publicité de trois quarts de page, plus tôt cette semaine, dans le Washington Post.On prévoit que l’événement coûtera au Québec la somme de 200 000 $ grâce à la contribution de plusieurs partenaires, dont la Ville de Québec, l’Office du tourisme, la Société du 400e, etc.Le Devoir CINÉMA Décès de Carlo Ponti Rome — Carlo Ponti est mort, a annoncé sa famille hier.Le producteur italien et époux de Sophia Loren était âgé de 94 ans.Selon sa famille, Carlo Ponti est mort dans la nuit de mardi à hier dans un hôpital de Genève, en Suisse, où il avait été admis pour des complications pulmonaires il y a quelques jours.D a travaillé avec les plus grands réalisateurs, dont Federico Fellini, Jean-Luc Godard et David Lean.Né en 1913 près de Milan, Ponti avait étudié le droit et exerçait la profession d’avocat avant de se tourner vers la production cinématographique et de rencontrer Sophia Loren, alors adolescente.Parmi ses productions, on trouve notamment Docteur Jivago, pour le- quel il avait eu une nomination aux Oscars en 1965, mais également des films tels que Blow Up, Le Pont de Cassandra, Le Verdict, Affreux, sales et méchants ou encore Zabrishie Point.Ponti était marié à sa première épouse, Giuliana, quand il a fait la connaissance de Sophia Loren, qui avait presque 25 ans de moins que lui, au tout début des années 50.Alors qu’ils tentaient tous les deux de garder leur liaison secrète malgré le déferlement médiatique, les avocats de Ponti se rendaient au Mexique pour négocier un divorce.Ponti et Loren se sont mariés par procuration au Mexique en 1957, deux avocats prenant leur place pour la cérémonie.Associated Press mmm MARGE Gl A STONE’S POEM 17 AU 27 JANVIER 20 H CHORÉGRAPHE ET INTERPRÈTE.WARGIE GIILIS CONSEILLER ARTISTIQUE DANIEL JACKSON ÉCLAIRAGES PIERRE LÀVQlt REGIE ALEXANDRA LANGLOIS AtÜRANGif MENTS MUSICAUX LARSEN LUPIN ¦ ,, tfifOTO CU VON fitULMANf) 1 y iHiViiiii AGORA DE LA DANSE 640.RUE CHERRIER.MÉTRO SHERBROOKE WWW.AGORADANSE.COM 514 525.1500 ADMISSION 514 790.1245
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