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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2006-12-27, Collections de BAnQ.

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SOMALIE L’Armée éthiopienne repousse les islamistes dans leurs retranehements Page B 1 w \v w .I e d e \ o i r.o o m ?LE DEVOIR Vol.X (VII ,\ 2 04 ?_L K M K H (’ H K 1> I j 7 l> fe t K M B R E 2 U 0 (i s s , 1 < Saddam Hussein: recours en grâce rejeté Le nombre de victimes américaines en Irak dépasse le bilan du 11-septembre LIS A-MARIE GE R VA IS La justice irakienne l'a confirme, Saddam Hussein sera pendu d'ici 30 jours.Aux yeux de bien des Etasuniens, cela ne ramènera pas à la vie les 2978 soldats américains tués en Irak qui ont pour la première fois hier, dépassé en nombre les 2973 victimes des attentats du 11 septembre 2001.Le président George W.Bush «pleure* chacun des soldats américains tues en Irak, mais veillera à ce que «leur sacrifice n 'ait pas été tain», a déclaré hier un porte-parole de la Maison-Blanche après que le nombre de ces morts eut franchi ce seuil symbolique.Critiqué pour l’engagement militaire des Etats Luis dans le conflit qui s'enlise, le president Bush s'est défendu en décrivant l'Irak comme le ptimijvil front de la «guerre contre le tem>nstnc« et comme un enjeu de la lutte pour la démocratie au Broche Orient.«1m guerre contre le terrorisme est un long combat [.1 et le devoir de cette génération est de com battri Us tem>ristes pgi m > assure qu'au Qui im, on ne pissera pis l’hiver sui le ga mil •/‘nier le Sud du (juebec, les pe' rudes 1rs plus froides elemeurrnt tou riun en mnne't II n est /ornais amie qu'on ait un mois île fanner sans ne t ge au sol», a I il precise lout put toutefois changer très vite «On aient prédit des te mperatures légère nu nt en dessous des wit-male's fsiui les mois de décembre, ramier et teener Finalement, la tendance srm plutôt île s températures Irge te ment a lei hausse fuir rapport aux Uerrmoles de vuviM-, a conclu M l antin Le Devoir Bédard aux États-Unis jusqu’à vendredi Baltimore — L’ex-athk‘te quebe coise Myriam Bédard a brièvement comparu devant la justice américaine hier Elle demeurera in carcérée aux Etats-Unis au moins jusqu’à vendredi.La championne olympique, qui est susceptible de faire l’objet d’une extradition au Canada sous l’aousa-tion d’avoir enleve sa lifle de 12 ans.a été renvoyée au centre de détention où eDe est gardée depuis la fin de semaine.Elle a encore rendez-vous avec la justice américaine vendredi, cette fois pair une audience visant a déterminer si elle devrait demeurer en détention jusqu’à son audience en extradition.Au moment de sa comparution.Myriam Bédard portait des menottes et luniforme orange coutumier des prisonniers.Elle s’est tournée et a souri à son avocat canadien et a son conjoint, qui étaient assis dans fa salle 1 .’ancienne athlete tait face a d*-s accusations d’enlèvement et de bris d’entente de gai de partagée.Elle est passible d’une peine maximale de 10 ans d’emprisonnement.lœ procureur fédéral américain charge du dossier, Philip Jackson, a indiqué a la cour que l'accusée représentait un risque élevé de fuite.L’avocat américain de Mme Bedard.Kevin McCants, a indique-que sa cliente souhaitait contester les accusations et était prête a retourner ai Canada pour ce faire, si nécessaire.Elk- estime être victime d'une injustice et a confiance d’être innocentée, a+il dit.Presse canadienne Boisvenu citoyen de Tannée lierre II ligues Boisvenu est nom me citoyen de l'année pu les In tinrs du magazine Selertum Ils ont voulu souligner le courage et fa hilarité de ce p-ie de lainille qui lutte jxiur humaniser le sysle me judiciaire.Ajmes k- meurtre de sa fille Julie.M Boisvenu a fondé M K I I en 2005 l'Association des familles de |»1 sonnes assassinées ou dispi mes, un organisme qui an nm pigiti et i onseilk' 300 tiunilk-s i-prouvi-cs pu fa per te d’un poche ¦ ( est un hemneur aussi him fu-rson ne t que perur t'asserruitum ( cia etc montre que notre cause est connue et rush < cio démontre qu elle est ap puyre iKir une grande peirtie île la peipulatum», a affirme M Boisvenu aNTRhirr H .DAVID GRAMMAIRE FRANÇAISE DU 3> KIlUtNAIRE sæ flaires-34JC t LIOCC «ne (514) 843-5991 Enemoies tirés ûe la littérature Québécoise f HOLEX CCSTCLLO o» jfjur.U* put «ont miJxjuei » I d< muMcRmni François Gendron avocat LL.L., M A., Ph D.FOUR FAIRE BOUGER LES CHOSES .y )t whw/ru' Gambard Vente et sendee technique tM a nx opvourr arrm-unn hontréa* (Si«j ma iaü 54 I- !•- 1> K V *i i B .LE M E R (' B E D I 2 7 DÉCEMBRE 2 0 0 6 A 4 LES ACTUALITES Maigrir permettrait d’éviter une forme maligne de cancer de la prostate Atlanta — Voici une raison suj> plémentaire pour que les hommes évitent de prendre du poids: une nouvelle étude scientifique montre que la perte de poids permet d’accroître les chances de ne pas contracter une forme maligne de cancer de la prostate.Après avoir étudié le poids de 69 991 hommes entre 1982 et 1992, les chercheurs de la Société- américaine du cancer à Atlanta et du Centre de la prostate de l’université de Duke à Durham (Caroline du Nord) ont découvert que les hommes ayant perdu plus de cinq kilos avaient moins de risques de souffrir d’un cancer de la prostate malin que ceux dont le poids n’avait pas évolué au cours de la période étudiée.De précédentes études ont prouvé que les hommes obèses ont plus de risques d’attraper ce type de cancer, mais cette étude semble être la premiere a montrer qu’une baisse de poids récente permet de réduire ce risque.Dans l’étude parue ce moisrt dans la revue Cancer Epidemiology, Bio-markers & Prevention, les chercheurs ont analysé la taille et le poids de ce groupe d’hommes pendant dix ans, puis tous les trois ans entre 1992 et 2003.Lors de l’étude, plus de 5200 d’entre eux, soit plus de 7 %, avaient un cancer de la prostate.Parmi ceux-ci, environ un sur huit avait une forme de cancer maligne mais qui ne s’etait pas étendue au reste du corps.La découverte majeure de l’étude, est que les hommes ayant perdu au moins cinq kilos avaient 42 % de chances de moins de développer cette forme de cancer que ceux dont le poids n’avait pas bougé.-Que ce soit 40 % pile, nous ne le savons pas exactement, mais les hommes font certainement chuter ce risque lorsqu ils perdent du poids.Sous sommes certains, en tout cas dans cette population étudiée, que l’effet est réel», explique la D” Carmen Rodriguez, qui a dirige les recherches.Ceux dont le poids est resté stable ont développé un cancer malin dans une proportion sept fois plus elevee que ceux ayant perdu au moins cinq kilos.Les chercheurs reconnaissent néanmoins que le nombre de sujets étudiés est relativement faible, car moins de 15 000 hommes dans le groupe — sur près de 70 000 — ont perdu du poids, et seuls 1000 ont développe une forme maligne de cancer de la prostate.Associated Press WW - Dès le 1er janvier, vous en aurez moins lourd sur les épaules.Dès le 1* janvier 2007, des baisses d’impôt de plus de 800 millions de dollars viendront alléger le fardeau fiscal de tous les citoyens, notamment par : La hausse de la déduction pour les travailleurs de 500 $ à 1000 $, ce qui représente des économies d’impôt de 288 millions de dollars.L’Indexation du régime fiscal, soit une réduction d’impôt de 340 millions de dollars pour les contribuables.La réduction d’impôt de 106 millions de dollars pour les couples retraités.La bonification du crédit d’impôt pour maintien à domicile d’une personne âgée qui totalise 74 millions de dollars.L’année 2006 fut déterminante pour le Québec.Le contrôle serré des finances publiques, la création du Fonds des générations pour réduire la dette et la révision à la hausse de la cote de crédit du Québec représentent des faits marquants dont nous pouvons tous être fiers.Entrons ensemble dans l’année 2007 avec confiance.www.financea.gotjv.qc.ca Québec a ARCHIVES LE DEVOIR 9' Stephen Harper Le PC a reçu des dons non divulgués JOAN BRYDEN Ottawa — Après des mois de dénégations véhémentes, le Parti conservateur fédéral vient d’admettre, discrètement, qu’il a omis de divulguer la réception de dons totalisant des centaines de milliers de dollars.Et le cafouillis qui a entouré cette divulgation signifie qu’au moins trois membres du parti, dont le premier ministre, Stephen Harper, ont donné plus que ce que leur permettait la limite légale l’an dernier.Jeudi dernier, le parti a remis à Elections Canada un rapport financier révisé pour 2005 dans lequel il reconnaissait qu’il n’avait pas tenu compte, dans le calcul des dons reçus, des frais d’inscription des délé gués recueillis pour son congrès national de 2005, contrairement aux dispositions de la Loi sur le financement des partis politiques.Dans ce rapport révisé, les conservateurs «reclassent» les revenus reliés au congrès de 2005 et divulguent un montant additionnel de 539 915 $ en dons non mentionnés auparavant plus 913 710 $ au titre d’«autres revenus» et 1,45 million de dollars au titre d’«autres dépenses».Le rapport ne précise pas ce que recouvrent les catégories «autres revenus» et «autres dépenses».De plus, le parti signale des transferts auparavant non divulgués de près de 700 000 $ provenant d’associations de circonscriptions, des sommes qu’on pre sume provenir de circonscriptions qui ont contribué à payer les coûts de la participation de leurs délégués au congrès d’orientation à Montréal.Le parti ayant ete forcé de calculer les frais d’inscription au congrès comme des dons, le rapport indique que le PC a alors de-couvert que trois délégués, incluant le premier ministre Harper, avaient excédé leur limite annuelle de 5400 $ en contributions au parti.Résultat: le parti a remboursé 456 $ chacun à M.Harper et aux deux autres délégués.Le parti a aussi dû expedier.tardivement.des reçus aux fins de l’impôt 2005 aux quelque 3000 délé gués ayant participé au congrès, accompagnés d’instructions sur le processus complexe à suivre pour pouvoir reclamer rétroactivement la deduction fiscale.•Le Parti conservateur ne croit pas que les sommes versées par les délégués pour couvrir les coûts de base d'un congrès devraient être subventionnées par les contribuables par I intermediaire du système de deductions fiscales pour contributions politiques.peut-on lire dans la lettre accompagnant les reçus.Cependant, im mm a récemment avises qu Elections Canada est d’avis que le montant des.trais d’inscriptions d'un délégué.moins la valeur de certains bénéfices tangibles, comme des repas.doit être traité comme une contribution politique de la part de ce délégué.* Un porte-parole du PC a fait savoir que, même s’il n'est pas d'accord avec la position du Bureau du Directeur general des elections du Canada, le parti a toujours eu 1m-tention de se plier aux exigences directions Canada, et que son rapport ¦reflète cette decisùm*.Mais si les conservateurs laissent entendre que ce n'est que depuis peu que les frais d'inscription des délégués sont considérés comme des dons.Elections Canada assure que tel est le cas depuis des décennies.Presse canadienne K t K M tt o L K DEVOIR.LE MERCK K 1> 1 .ES ACTUALUES \ r> Préusions 2007 Le secteur forestier restera perturbé Tapis blanc pour les soldes CEST SOUS DE GROS FLOCONS BIANCS que s'est ouverte la chasse aux soldes du lendemain de .\oel.Im première horde de neige n'aura donc pas ramolli les ardeurs des consommateurs aguerris, qui étaient près de six millions, à l'echelle du pays, à franchir les portillons des magasins hier, selon une étude menée par Maritz Research pour l'isa Canada.L'enquête menée en novembre auprès de lôOS C anadiens prévoyait que les dépenses du 26 décembre atteindraient 1.9 milliard de dollars, soit environ 32S $ par acheteur l ne Perre qui ne semble pas vouloir s’apaiser puisque le nombre de -magasineux» du 26 décembre et les montants qu'ils comptent dépenser sont en hausse par rapport à l’an dernier, malgré les adeptes de plus en plus nombreux du magasinage en ligne.Les vêtements et les appareils électroniques Ü gurent en tête de liste des biens recherchés.Plus de la moitié des chasseurs d’aubaines complétaient ainsi lairs achats de cadeaux de Socl Sauvons l’avenue du Parc fait appel à Julius Grey C LAIRAN D RÉ E C A U C H Y La coalition Sauvons l'avenue du Parc a appelé le réputé avocat Julius Grey en renfort pour plaider contre la nouvelle dénomination d'avenue Robert-Bourassa.L’avocat a écrit la semaine dernière à la Commission de toponymie du Québec pour demander à être entendu par l’instance.«La Commission va décider en fonction de critères; une des condi- tions est que cela ne doit pas être controverse», a rappelé M' Grey.le civiliste compte déployer une stratégie en trois étapes pour bloquer le changement de nom.Si la Commission ne donne pas gain de cause à la coalition, M Grey pense avoir une prise juridique suffisante pour amener le dossier devant la Cour supérieure.-Us critères |de la Commission de toponymie] sont sûrement justiciables.[.] C'est une decision manifestement déraisonnable, à cause de l'absence de consentement de la très grande majorité des citoyens qui demeurent E V U I K , LE M E H ( H EDI 27 I) É I E M B H E 2 (I (I 6 A (i DITOÏUAL Lisez-vous?Y avait-il un livre au pied de votre sapin de Noël?Si oui, vous connaissez votre bonheur, et peut-être y êtes-vous déjà plongé avec volupté tant les jours de congé se prêtent bien au lent plaisir de la lecture.Hélas, trois fois hélas, cet envoûtement est bien inégalement distribué: la moitié des francophones du Québec et du Canada y échappent totalement, vient de révéler Statistique Canada.E n soi, la donnée n’est pas nouvelle: on sait depuis longtemps que les anglophones lisent davantage que les francophones, conséquence logique des différences marquées entre les deux groupes linguistiques en matière d’alphabétisation, elles-mêmes trouvant leur source dans l’histoire.Pauvreté, sous-scolarisation, vie en milieu rural, situation minoritaire expliquent la situation désavantagée des francophones.Mais ces facteurs peu à peu s’atténuent et chez les 16 à 24 ans, à scolarité égale, il n’y a pas de différence significative entre les deux groupes quant à la compréhension de textes, comme le démontre la nouvelle mouture de la vaste Enquête sur l’alphabétisme et les compétences des adultes menée par Statistique Canada auprès de 23 (XX) répondants en 2003 et dont les résultats ont été rendus publics la semaine dernière.Néanmoins, gardons-nous de trop d’applaudissements.Le fait de comprendre des textes ne signifie pas qu’on éprouve l’envie d’en faire sa nourriture quotidienne, et les francophones, collectivement, ne perçoivent toujours pas la lecture comme une nécessité de la vie.11 faut certes se réjouir de l’amélioration qui s’est produite ces dernières décennies.Statistique Canada nous apprend que 42 % des Canadiens (56 % des francophones) n’atteignent pas le niveau de compétence requis en matière de lecture, d’écriture et de raisonnement pour bien se débrouiller dans notre société.Ces proportions, énormes, s’expliquent toutefois essentiellement par la sous-scolarisation des plus âgés et ne doivent pas occulter les pas de géant qui ont été franchis, particulièrement chez les francophones.Il y a 35 ans, 44 % des francophones du Canada (43 % de ceux du Québec) comptaient moins de neuf années de scolarité.En 2(X)1, ils n’étaient plus que 15 % dans cette situation.Même si on sait aujourd’hui qu’on ne peut expliquer l’attrait et la facilité pour la lecture par la seule scolarité, il est clair que celle-ci joue un rôle majeur.L’école assure non seulement l’apprentissage formel d’une langue, mais aussi la découverte d’une littérature, et elle est dépositaire, de façon très incarnée, de la connaissance, parce qu’on y trouve des professeurs, des ouvrages, une bibliothèque.C’est ce lien qu’on ne fait pas au Québec, champion canadien des bibliothèques scolaires dégarnies.Or, peu de gens s’en indignent, reflet d'un peuple qui, au fond, considère toujours la lecture comme une curiosité: «Arrête de lire, tu vas t’abîmer les yeux!» La comparaison avec les anglophones en fournit le meilleur exemple: qu’il s'agisse de la fréquentation des bibliothèques et des li-brairies, de la lecture de magazines, du nombre de livres à la maison, et ce, |xni importe le revenu, les anglophones devancent largement les francophones, au Québec comme d;uis le reste du pays.Si la moitié des francophones ne lisent que rarement ou jamais, la moitié des anglophones, à l’inverse, ouvrent un livre au moins une fois par semaine.Et, précise Statistique Canada, «même en ajustant pour la scolarité et l’âge, les anglophones sont plus susceptibles de lire des livres que ne le sont les francophones».Bref, les excuses ne tiennent pas, si ce n’est pour plaider l’atavisme culturel.Hélas, trois fois hélas, ce trait collectif ne semble pas en voie de résorption, bien au contraire.Une enquête du ministère de la Culture et des Communications a fait voir l’an dernier que l’habitude de lire — qui avait pourtant grimpé en flèche à la suite de la première vague de la massification de l’enseignement des années 1960 — se perd chez les jeunes Québécois, et ce phénomène va s’accentuant dès qu'ils quittent l’école.De même, les médias, électroniques en particulier, savent de moins en moins causer littérature, et pmi d’écrivains québécois ont acquis le statut de stars — ce qui est révélateur tant notre petit monde culturel carbure à la vedettisation.Et personne ne s’étonnera au Québec que quelqu’un dise, sans en être gène, «je n’ai jamais lu un livre au complet», comme répondait récemment un hockeyeur francophone de talent, interrogé sur ses goûts.Ce ne sont pourtant pas les ouvrages qui manquent sur le marché! C'est donc le désir qu'il faut créer.Comment?Peut-être en souhaitant au Québec, pour 2(K>7, que chaque professeur du primaire lise «un livre au complet» à sa classe, que chaque école secondaire ;iit la visite d’un conteur, que chaque animateur-vedette nous v;uite son livre coup de cœur, que chaque chef de parti nous révèle l’ouvrage qui le fait décrocher?Et que chaque heureux détenteur d'un livre sous le sapin sache faire partager son bonheur.jboilt’aitalcih'i'mr.ca LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l'information JULES RICHER Directeurs adjoints de l'information PIERRE BEAULIEU.LOUIS I API ERRE.JEAN-FRANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE ^autre grand moment ! \ ' r ^ -MA Le cadeau de la nation québécoise La reconnaissance de la nation pourrait-elle amener un deuxième cadeau?Maintenant qu’on reconnaît la nation québécoise, pourra-t-on, dans un autre geste de magnanimité de la part de nos politiciens canadiens, accepter que soit abolie la monarchie britannique sur le territoire du Québec?Les sondages démontrent les uns après les autres qu’une vaste majorité de Québécois serait en faveur de cela.11 y a des exemples de fédérations qui ont eu et ont encore des Etats membres ayant un système politique différent (la Russie, par exemple).En espérant qu'un jour, nous pourrons dire: vive la république du Québec! Joyeuses Fêtes! Alain Raby Saint-Jean-Port-Joli, le 20 décembre 2006 Drôle d’accommodement Je suis membre du Centre Immaculée-Conception, où je pratique la natation et le sauna depuis plus de 20 ans.C’est somme toute un excellent centre qui offre des services à prix modique, et j’encourage la population à s'y tenir en forme.Dernièrement, nous avons pris connaissance d’une règle qui va dans le sens de l’accommodement (dé) raisonnable, à la différence près qu’elle n’implique aucun groupe immigrant de croyance religieuse pudique.Il est maintenant interdit de se montrer nu dans le vestiaires des hommes de la piscine lors des périodes de bains libres quand des enfants accompagnés d’adultes protecteurs peuvent être présents, ce qui est le cas tous les jours.L E T T R E S —?— La représentante de l’administration du centre, sympathisant avec moi qui lui ai exprimé l'opinion selon laquelle nous ne devons pas cacher nos corps des enfants et que, selon mon expérience, voir des corps nus ne traumatise pas, a expliqué qu’il y a eu des plaintes de la part de parents qui utilisent le vestiaire avec leurs enfants, parfois avec de petites filles.En plus, cette règle nous oblige à nous déshabiller sous de grandes serviettes et à nous savonner en maillot sous la douche, c’est qui est de la gymnastique.Puisque je n'étais pas convaincu des mesures devant cette explication, disant même que se cacher peut aussi avoir un effet pervers, elle m’a dit qu'il y a eu des voyeurs par le passé et que puisque les moyens du centre sont limités, la haute administration a dû instaurer cette mesure restrictive.Voilà un reflet de tendances sociales devant lesquelles il faut être vigilant, accommodement devant le fondamentalisme et la sécurité.Scan O’Donoghue Montréal, le 15 décembre 2006 Le programme de Mario Dumont À l’approche des Fêtes, Mario Dumont a livré son programme électoral.Il s'agit d’une strategie intéressante puisque les gens en parleront autour de la dinde et de la bûche pendant les partys des Fêtes.Par contre, en ce temps festif, il ne faut pas prendre les citoyens pur des tartes.M.Dumont propose plusieurs idees nuis les chiffrer.Un proverbe dit qu’il ne faut ps déshabiller Jean pour habiller Pierre.Voilà exactement ce que l’ADQ propose.Il s’agit d'un document rudimentaire et simpliste.sans cadre financier.A la lecture de ce document, il est impossible de saisir comment l'ADQ entend réaliser ses engagements et combien cela va coûter aux contribuables què bécois.Malheureusemenf, mon vote ira encore une fois ailleurs.Maxime Bédard Québec, décembre 2006 Contrôler la GRC En plus des dossiers Maher Arar et d'autres cas sous enquête, l’affaire Mulroney et d'autres, voilà maintenant que nous venons d’apprendre que Tommy Douglas, un des plus grands citoyens de l’histoire du pays, a lui aussi été soumis au jugement et au tripotage d'agents «ticounes» de la Gendarmerie royale du Canada.Le juge Dennis O’Connor, dans son rapport déposé à la Chambre des communes, recommande la création d’un nouveau mécanisme de surveillance de la GRC.Par le passé, il y avait un mécanisme pour faire des plaintes contre la GRC, mais il a été très bien établi que la GRC a toujours refusé de collaborer et s’est même opposée aux enquêtes sur les plaintes.En tant que citoyen, je suggère que les futures agences de surveillance aient des dents pour les enquêtes ou sur les mandats de surveillance des personnages publics ou privés.Je ne suis pas à l'aise avec l’idée que présentement il y a peut-être des agents ambitieux de la GRC ou des fanfarons des services secrets qui utilisent les ressources de l’État pour surveiller les gens pour des raisons superflues et même par curiosité personnelle.Oui, il faut mettre en place des contrôles afin d’empêcher l'espionnage et la surveillance des citoyens et mettre au pas les agents assoiffés de pouvoir et de petites promotions au sein de la GRC et des services secrets.Jean-Charles Raby Orleans LIER E 0 P I N I 0 N -^- Orford: quand des bâillons deviennent une force citoyenne BERTRAND t.ARIVÉK President du conseil d'administration de la Coopératirc de solidarité du Mont-Orjdrd Le vendredi 15 décembre dernier, le ministre Béchard, à 30 minutes d’avis, se présentait à Magog et annonçait enfin les grandes lignes de l'appel d'offres international concernant la vente d'une partie du mont Orford (loi 23 adoptee sous le bâillon).De toute evidence, le moment de l'annonce était stratégique et bien monte: attendre la fin des débats à l'Assemblée nation,de et le début de la période des Fêtes ixun mieux confondre les gens.En fin d’avant-midi ce même vendredi, les gens étaient fixes sur les paramètres de l'offre, paramètres en glande partie copiés sur les propositions du projet de la MRC Memphrémagog élaborées l’eté passe', à la sauvette, par un petit groupe présélectionné.Coin me nous le savons maintenant, la place d’une vision coopérative d;uis un tel contexte de soumission gouvernementale fondait comme neige au soleil.La Coopérative de solidarité du Mont-Orford se trouvait discréditée d’emblée.Voilà un problème majeur, l’appel d’offres actuel ferme la porte à un projet citoyen québécois démontrant qu’il est possible de gerer convenablement les actifs de la montagne et du golf sans procéder à la construction de condos, d'espaces commerciaux, etc.Par contre, il l'ouvre toute grande à des investisseurs immobiliers nationaux ou internationaux.Ne soyons pis dupes, un tel consortium qui achè tera les terrains n'aura qu'un seul objectif en tète: maximiser son investissement en créant, entre autres, des pressions indues sur de nouvelles conditions de travail des employés de la montagne et du golf.Encore se manifestera la volonté d’un nouveau propriétaire de dépenser le moins possible pour le vrai développement, c’est-à-dire celui des activités inscrites dans une perspective sociale, environnementale et éducative, là n’est pas son but, ni sa mission.ni sa logique.Pauvreté démocratique Rappelons que l’exploitation immobilière et la speculation qui s'ensuivent sont les promisses de base de l’appel d'offres actuel du gouvernement.Sans ees premisses, plus rien ne tient.Le projet de M.Be-chard ne créera aucune richesse durable à moyen et à long terme.Au contraire, il dilapidera un bien publie au profit de quelques-uns qui feront d jm parc national amputé leur propre terrain de jeu.A tout point de vue, c’est très chèrement payé.Ainsi, le conseil d’administration de la Coopérative juge les paramètres de l’appel d’offres inadmissibles parce qu’ils nous obligent collectivement à n’accepter, nuis mot dire encore une fois, qu'une seule voie: la voie du marché capitaliste sauvage.Tolererons-nous encore longtemps d’etre bâillonnes de la sorte?Les conséquences sociales de telles actions politiques sont trop grandes parce que tout bâillon à l'Assemblee nationale en provoque de multiples autres dans les régions.Proclamer une loi nais le bâillon, nuis aucune urgence pour la nation, est loin d'être inoftènsü.Par le fait même, on empêche tout projet different de s'affirmer On bâillonne un processus démocratique élémentaire.Il est temps que le Quebec s'indigne devant une telle façon de procéder.Il est de notre res-poiiNibilite citoyenne de nous lever et de dire non à cette bêtise politique parti Nine qui démontre, encore une fois, une pauvreté de reflexion et une pauvreté démocratique.Une autre façon de gérer Depuis le debut de l'automne 2lXri, la Cooperative du Mont-Orford est devenue un joueur important dans le débat, présentant une position differente, ar- ticulée et souhaitée par beaucoup de gens, engages comme membres, qui croient à la réelle possibilité d’acheter les actifs de la montagne et du golf pour faire la promotion d'activités de plein air quatr^saisons pour tous.Notre projet est financièrement rentable, socialement innovateur et écologiquement soutenable, nuis nécessiter la construction d’un complexe immobilier exige par l'appel d’offres actuel.Seule la construction d'une auberge verte est prevue par la Coopérative.Ce projet touristique se veut avant tout éducatif.Repetons-le également si la Coopérative doit paradoxalement acheter les terrains, c’est pour mieux les protéger.Elle négociera activement, avec un gouvernement plus raisonnable, la rétrocession des terres achetées pour les réintégrer dans les limites ac-tueües du parc national du Mont-Orford (reglement interne n 4).Nous croyons que les bases de l'appel d’offres sont nuis grands fondements economique, environnemental et social et qu'avant le 15 mai 2007, celui-ci pourrait être vraisemblablement modifie par la voie politique ou citoyenne.Ui Coopérative poursuit donc le développement de son projet.Le conseil d’administration est plus que jamais prêt à relever le défi parce que les en-jeiL\ actuels vont bien au-delà de la problématique locale et régionale de la montagne.Ils sont devenus aussi des enjeux de principes et de justice.Nous proposons une autre façon de gerer et de vivre le développement.Nous proposons un autre projet de société.N’oublions pas que le mouvement coopératif a contribue activement à la construction du Quebec moderne.Notre projet valorise donc les interets collectifs, l'autonomie, la démocratie, la solidarité, l’equite.la prise en charge locale et régionale, la reappropriation d'un espace qui nous appartient depuis 1938.la promotion d'un potentiel touristique et éducatif quatre- saisons en concertation avec le milieu, un respect de l'environnement.La Cooperative n’est surtout pas une coalition politico-syndicale.Elle est une association autonome de personnes volontairement réunies qui aspire à repondre à des besoins d’ordre économiques, sociaux, culturels et environnementaux communs au moyen d'ime entreprise dont la propriété est collective et où le pouvoir est exerce démocratiquement.Voila notre projet pour le mont Orford.Agir 1a Coop Orford ne se Laissera pas bâillonner, maigre le tait qu'on la discrédité a cause d'un processus d'appel d’offres pauvre et limite.Elle se qualifie, a coup sûr, dans des champs supérieurs: les champs social, environnemental et economique dans une perspective de développement durable.Le fait de devenir, en très grand nombre, coproprietaires des actifs de la montagne peut changer le processus.Citoyennes et citoyens, manifestez-vous! La cooperative en est un moyen.Continuons notre travail de recrutement, de discernement et d’éducation.Ne laissons pas partir ce qui nous appartient.Nos enfants et nos petits-enfants, qui se sensibilisent de phis en plus à de telles causes, ne comprendront pas notre inaction.Aux inepties politiques actuelles sans nom.nous avons la possibilité et même le devoir de dire non.Nous pouvons y repondre concrètement en devenant membres de la Cooperative de solidarité du Mont-Orford ( u u u.cooporford.com i.Exigeons de nos ehis, obnubiles par les pressions politiques partisanes de courte vue, une vision plus perspicace, a long terme, du bien commun ainsi qu’une gouvernance authentique de la richesse collective.Voila les raisons qui poussent la Cooperative du Mont-Orford à continuer son travail et son combaL Ensemble, taisons la difference! * LE DEVOIR.LE MERCREDI 2 7 DECEMBRE 2 0 0 ti A 7 IDEES il ''S&i.P!PP> Critique : cause perdue ?M I C II K l c OON N KV 11 I K mpasitmr iiÔ S M| L; à K.4 » • a i d, ü «S?¦ f JAï Ql KS NA1VKAU I K DKVCMK I Cet enfant du rêve, est-il un petit être qu*on veut accompagner au fil des années pour qu’il devienne un sujet «tndividué» ou est-il déjà un objet destiné à réparer les manques, les carences, les souffrances d’un potentiel parent en détresse?Pour aider un enfant.MICHEL LE MAY Pédopsychiatre au Centre hospitalier universitaire mère-enfant Sainte-Justine à Montréal a vie d’un enfant ne çommence pas à sa naissance.A partir du moment où un adulte désire un enfant et devient ainsi déjà une mère ou un père potentiel, la représentation que ce couple va se faire du bébé à venir génère celui-ci puisqu'il devient une image, se met à occuper une place avant d’exister, mobilise chez les futurs géniteurs leur propre histoire d’enfant Cet enfant du rêve, est-il un petit être qu’on veut accompagner au fil des années pour qu’il devienne un sujet «individue- ou est-il déjà un objet destiné à réparer les manques, les carences, les souffrances d'un potentiel parent en détresse?line fois qu’il est devenu embryon puis fœtus, est-il déjà inscrit comme le prolongement absolu d’un parent, est-il vu comme une possession qui doit combler le vide?Tous les intervenants de la petite enfance savent que ce passage du bébé de rêve au bébé réel est déterminant.Si un bébé est peu à peu vécu connue un persécuteur auprès d’un parent confronté à la solitude, à l’absence de réseau, à la dépression éventuelle, ce parent reste hante par l’espoir de pouvoir se réparer par son bébé qui devient en grand danger.S’il ne se constitue pas une structure cohérente d'aide, ce petit enfant risque de connaître la négligence, la maltraitance, les abandons successifs entrecoupés de reprises angoissées et agressives puisqu’il deviendra un sujet mal compris.Si nous sommes éducateurs travaillant auprès d’adolescents ayant connu des placements successifs, des séries d'investissements ratés, nous savons combien ces jeunes, tout en possédant très peu d’images intériorisées d’une mère ou d’un père, ont soif de rejouer leur enfantement puis leur enfance ratee grâce a un bébé poupée dont ils voudraient tout recevoir sans pouvoir beaucoup leur donner.Tout ce que nous faisons pour devenir envers eux des personnes significatives auxquelles ils puissent un peu s’attacher eL de la.tout ce que nous pourrons interpeller sur les motifs de leurs désirs d’enfants, sur la vraie place d’une maternité et d'une paternité, sur les joies et les piégés qui les guettent semera déjà quelques graines susceptibles de germer.Elles aideront ces adolescents devenus parents à être phis disponibles à l'accueil de leur futur bebe.La découverte de l'attachement Cela mene a parler de l'attachement La decouverte de ce processus revient essentiellement a John Bovrfby qui eut l’intuition géniale que le bébé, de la même maniéré que maintes creatures animales, possédait une capacité innee de se tourner des les premieres semaines de la vie vers un partenaire de son espece afin de se protéger et d’envoyer des signaux tels que s'accrocher, sucer, se blottir, pleurer, sourire pour établir un lien.Si le bebe cherche a se tourner vers des gens, il faut que ces derniers repondent adequatement a ses signaux, a ses appels, à ses demandes puis a ses désirs pour qu’un pont puisse se bâtir entre un organisme désirant se creer et un entourage capable de fournir des matériaux permettant d’édifier une vie psy- II y eut un temps naïf où nous pensions qu’une seule théorie pouvait à la fois nous apprendre ce qu’était un être humain et ce que nous pouvions faire pour l'aider chique.Cette mise en évidence des mécanismes d'attachement est certainement l’une des grandes dé couvertes de ces dernières décennies tout en nous confrontant a d’immenses responsabilités.On connaît bien à présent ce qu'on appelle les troubles de l’attachement, qui vont des états anxieux, des comportements d’ambivalence et d'évitement aux attachements désorganisés débouchant sur les carences relationnelles, les dysharmonies d’évolution, les mouvements apparemment incohérents de petits êtres qui n'ont jamais pu combler le vide issu de leurs premières années.Ils se retrouvent dans des structures familiales profondément détériorées par des facteurs immédiats, mais surtout par l’inaptitude du parent à répondre à leurs besoins du fait de leur passé — qui ressemble comme deux gouttes d'eau à ce qu’ils sont en train de faire vivre à leurs tout-petits.Comment reparer ces parenLs, comment les soutenir, réanimer en eux leurs propres capacités d'attachement?C'est le défi que nous, intervenants, avons sans cesse à relever.11 n'est «relevable» que si des structures d’aide à la petite enfance et à la parentalité s'installent de manière stable et cohérente en s’appuyant autant sur des rencontres à domicile, des lieux d'accueil et des ateliers éducatifs parents-enfants que sur des structures d’ap point visant le soutien, l’offre de modèles éducatifs, mais aussi des rencontres a valeur d'apports affectifs substitutifs.Les processus d’attachement ne sont |jas en effet réservés à fa petite enfance.Ils sont des phénomènes permanents se déroulant durant toute l’existence.()n peut donc, dans de nombreux cas, réanimer des potentialités parentales en mettant en place des réseaux d’aide, y compris en envisageant des paren-talités partielles tandis que l’enfant séjourne également en famille d’accueil.On sait aussi qu’un trop long acharnement thérapeutique, une trop grande vision utopique des intervenants peuvent prolonger de maniéré catastrophique des situations pathogènes en désorganisant 1a personnalité émergente de l'enfant.Il faut donc se donner des balises tant pour l eva luation des aptitudes parentales que pour la duree, la qualité et l’intensité des interventions.Il faut oser se poser fa question redoutable d'un retrait et ceci exige que chacun exerce ses responsabilités au bon moment puisse s’appuyer sur les collègues d’autres disci plines, ne s’engage pas dans des positions dogmatiques du genre -il faut a tout prix sauvegarder les liens de sang» ou «il faut a tout prix briser les transmissions intergénerationnelles en plaçant le plus vite possible».C'est ici sans doute que fa définition de fa place de chacun, les limites respectives des actions, fa complémentarité des interventions deviennent non seulement des souhaits, mais des obligations éthiques.La part du cerveau Toute l'évolution d'un être humain n'est donc pas seulement liee a son environnement II y a une fonnr dable organisation progressive d'un cerveau dont les circuits neuronaux peuvent être déréglés par des fat leurs génétiques, pre.péri et postnatals, mais aussi environnementaux.Ces circuits sont en effet littéralement sculptés par les stimulations, les informa lions, les stress et les joies offerts par le monde extérieur et crées par ses propres evocations.Le cerveau fabrique des representations, mais il les reprend, les module, les censure, les transforme au point que nous nous construisons certes en fonction de ce que fa réalité nous apporte, mais aussi a partir des représentations que nous nous faisons de cette réalité.Les distorsions, les elaborations d'images nous entraînent d;ins un univers cognitif et affectif à propos duquel nous avons à nous situer sans jamais trop savoir la part des événements concrets et celle de nos rêveries, de fa chimie de nos neurotransmetteurs, et la part des éléments culturels dans ce que nous devenons.Quelles sont nos complémentarités, nos limites, par rapport à cet amalgame d’éléments pouvant dé clencher les déboires, les aléas des enfants et adolescents qui nous son) confiés?11 y eut un temps naïf où nous pensions qu'une seule théorie pouvait à la fois nous apprendre ce qu'était un être humain et ce que nous pouvions faire ixnir l'aider.Tout gourou qui prétend que sa théorie jx‘ut offrir une synthèse des processus fondateurs de notre personnalité, et de la un type isolé d’intervention miracle permettant de rectifier les aléas éventuels, est peut-être intéressant dans certaines de ses idées, mais il se ment à lui-même et à nous-mêmes en formulant une telle espérance.De la même manière, si nous pouvons espérer avoir une vision relativement synthétique des mécanismes adaptatifs qui sont à notre disposition, nous sommes incapables de manier correctement les différents moyens qui sont a notre disposition.Il en ré suite fa nécessité de reconnaître h-s bienfaits des approches interdisciplinaires.L’enfant-objet Nous avons a nous définir dans nos spécificités en fonction d’objectifs dépendant de la personnalité du sujet accompagné, de ses forces, de sotu i et anniversaire, à ‘determiner les truvrrs les plus rminentes Ipr ésentées par la SMi'Q pendant les| 10 dernières années*, a abouti a un lormr-dable projet de quatre concerts (dont le contenu était remarquablement ou vert et varié), mais aussi à une impossibilité financière démoralisante, les sociétés qui promeuvent la création musicale ne roulant jxis sur l’or.Il a donc fallu se replier sur quelque chose de plus modeste qui soit malgré tout évencrarntM'I.Biâme-t-on tel chorégraphe de consacrer a la production de ses seules œuvres lentiérrté des deniers publies reçus par sa compagnie?Ou tel théâtre de privilégier tel auteur uendant le règne d'un directeur artistique?11 arriva donc que cette société a mis au programme certains des membres de son comité ar ti «tique (qui, par ailleurs, jieuvent être des créateurs d’une importance certaine.).En soulignant ce (ait à i ette occasion pus isc.il est surtout évident que M.Huns vise d'abord et avant tout à tourner le 1er dans ce qu’il aiijielli une *rause perdue* Et on retombe alors dans («¦ vieux débat sur •la musique rontemfn/nnne*, •conçue pour être adou bée entre pairs*, ou (vu un publie tie *400personnes* constitué *de compositeurs, d'universitaires et de gens du milieu musical*, et cela malgré un -soutien media tique* que M.Huss considéré comme •important* Ici, finalement, les principaux coupables sont fax compositeurs (servis par leurs naïfs interprètes et producteurs, qui doivent -se sentir un peu wm/|s|», a l’instar de Walter Boudreau), Insensibilité totnle L es vieux refrains se basent sur une analyse bien connue, mais fort incomplete et sii|>«-rfii i joM-*- fv, e/.'cevn nu eotpfuai.t 4* lm Brian Myir* iwstx* ëtfÊHb ét socirt* .Garandree Caudir jean Dwet LcwrvTrffle» Fnoctrar .fiv-sw* Mange?tfnÇmmÊÈk 4m va* Itturmrf îjÊwmc* CÎmei Dwrrwnl.FhMpfr Npwsra* somma fmurasf haks-Ta Far* 'mmss im/m- ***** ft mit**» Ptttënr Cil ni fiàtmttxJ Vtkhri Gtrarao carxotanstf .Dtane Precowrt irnfiamuébf dm pQ£*i tiamcrtfim Mjrtzr Duck*.Mk!*k Makritartf eï ChrNbne searmrimn jarrfue* férrtam ** J*» ¦•*>*-* pà*4«f*9pk*t) è TwârttmtÊtem r-ufcurHk MirhHI fy aar Otéotsr #t '«à se» * lube C»pet)OeT ¦pmfCrr.Paul Berlet! pmtp&r cokasn sp+nom it c*îs*»ris àm ***4+94 ?j>ephan* Baatfiarfe*» rrpvrbm.f*ao£ Caachue tmsdms .C.mrtdm* lit*» ' Q4ir Trr~ Wa» (nrnmrnas à rméurma&tm rmssmmfm B** aépm*! n* S ihriOtm* ls-gmt* Ameèe Maltet Jarxfw** A Sad*M * km» Paqtt>et Mar Nadui ,sH»t Me&sande Strrarc Lasrmcr Thenauit iétmtntf aéptmaüK Sekw laper*,* Mar*re Beryb* MroHam IA PROIM CTIOK OvMafc fkarir* Wtoerctear és prnÊarlit* Mate fier *i4Brrtpcm*ê4i*‘- PROHffTlON.DISTRIBITION* ET TÏWMÆ PJm&siF* Gaadnca.fluid—ifar « k poamatv* ft ê M adimrttatm* Lmtshr* Nrrur*î tsms* é I* HPnâftr N*** » mrépmr* Ra.-h».> UtkfC L ADWMScniAîlOS Sirph»!» So*rr rmomnrr Nkuie Carmri impemoèit 4e ******* rewtptmbin< Ceftar Forof Glaa4ane laArur.Claudel» ‘atpmau Méanavâmttt* Clasxkae ( berner Momoh* Y**â*m> ÏPmmdP* Rom m Hriene hwrartîz h rfte* Far* (ftpafflaa*).Vj/r,*- «r }«u)aHk AauckegL *niA ySkem Maria iAaaKftr*» NaKNafa* fHPm I L K DEVOIR, LE MERCREDI DÉCEMBRE 2 0 0 6 A 8 QUALITES IRAK À la Maison-Blanche, on se réjouit de la confirmation de la condamnation à mort de Saddam Hussein SUITE DE LA PAGE 1 AVIATION SUITE DE LA PAGE 1 l’absence de taxes et de la popularité croissante de ce moyen de transport Un vol Paris-New-York émet par personne, selon l’étude d’impacts publiée la semaine dernière par la CCE, l’équivalent des émissions du chauffage d’une résidence familiale pendant un an.Ou encore, à la consommation totale d’une voiture de moyenne cylindrée pendant un an, selon d'autres sites Internet qui permettent aux voyageurs de calculer leurs émissions pour acheter des crédits destinés à les effacer volontairement au profit de la planète.Pour la CCE, l’inaction dans ce domaine aurait d’importantes conséquences pour la planète.Cette inaction équivaudrait a annuler le quart de tous les efforts entrepris par la communauté européenne pour respecter ses engagement envers Kyoto, soit de réduire ses G ES de 8 % sous la barre de 1990.Dans un scénario de non-intervention, on prévoit un doublement du traf ic aérien d’ici 2020 et pratiquement autant pour ses émissions de GES.Les complexes études d’impacts économiques et, en particulier, celles sur l’essor de l’industrie touristique européenne indiquent que la solution la moins chère pour les consommateurs et la moins dommageable pour l’industrie aéronautique consiste non pas à mettre en place une taxe au carbone (jarticulière à ce secteur, mais à intégrer tout ce secteur économique clans le marché global de réduction des (émissions de GES.Cette intégration permettra à l’aviation civile d’acheter les crédits manquants ou de vendre ses crédits excé dentaires sur le marché où vont se retrouver les 10 (XX) entreprises européennes dont les émissions seront plafonnées.Elles pourront ainsi profiter des meilleurs prix disponibles, tout comme elles pourront profiter des mécanismes de développement propre ou de l’application conjointe, qui permettent de financer à meilleur coût des réductions de GES dans des pays contraints ou non d’appliquer la première tranche de réductions sous l’empire de Kyoto.I^s sociétés d’aviation pourront d’ici cinq ans au choix acheter des avions moins énergivores, utiliser sur leurs appareils des produits qui augmentent leur fluidité dans l’air, changer les moteurs, réduire le nombre de vols pour mieux remplir les appareils, réduire le service sur les lignes peu rentables et utiliser les carburants moins riches en carbone que prépare l’industrie pétrolière.Le système finalement choisi ipermettra, selon les évaluations de la CCE, de réduire de 46 % par année en 2020 les émissions de l’aviation civile européenne, exception faite de l’aviation militaire, des services de secours et des très petits avions.Cela équivaut à soustraire de l’atmosphère terrestre 183 millions de tonnes (Mt) ixir année de ( 1ES: en comparaison, le Canada devrait réduire de 270 Mt ses émissions annuelles ixiur respecter le protocole.La plupart des crédits qui seront émis par la CCE seront gratuits, mais une partie sera mise aux enchères pour constituer un fonds d’aide aux pays en voie de développement L’Europe entend aussi par ce système forcer la main de l’Organisation mondiale de l’aviation civile (OACI), qui a jusqu’ici jeté la serviette en matière de lutte aux changements climatiques.Mais étant donné que des décisions stratégiques en vue de la mise en place d’un système international doivent être prises en septembre prochain à Montréal, l’Europe entend présenter à la communauté internationale un système fonctionnel A moins que la communauté internationale ne convienne de meilleures règles ou que la renégociation de Kyoto n’aboutisse dans une autre direction, l'Europe semble plus déterminée que jamais à tenir le manche a balai dans la bataille aérienne du climat La CCE annonce aussi pour 2008 un contrôle supplémentaire des oxydes d’azote (NOx) de l’aviation.En opérant à des altitudes moyennes de cinq à huit kilomètres, les grands transporteurs relarguent dans la haute atmosphère des gaz dont l'action est d’autant plus immédiate qu’ils entrent immédiatement en action dans une zone critique, ce qui confère à de petites quantités un impact parfois plus puissant que de plus importantes au niveau du sol.C'est possiblement le cas des oxydes d’azote qui, sous l’influence du soleil, produisent de l’ozone.Or, ce dernier réduit l’effet de serre attribuable au puissant méthane.Mais comme l’ozone est lui-même un GES un peu plus puissant que le méthane, les NOx contribuent ultimement à l'intensification du réchauffement.Les analyses économiques de la CCE indiquent enfin que l’aviation civile répercutera aux consommateurs l'augmentation des coûts d’opération résultant du contrôle de ses GES.Si le coût est totalement refilé aux clients, il faudra ajouter entre 8 et 40 euros au prix d’un voyage transatlantique simple si la tonne de GES se transige autour de 30 euros vers 2020.C’est beaucoup moins, estime la CCE, que les sautes d'humeur des prix pratiqués par les transporteurs aériens ces dernières années, dont les pics n'ont à peu près pas réduit l'achalandage des grands circuits.Inutile de dire que l’annonce de cette mesure «unilatérale», qui va frapper les sociétés d’aviation américaines protégées jusqu’ici par le laisser-faire de la Maison-Blanche, a suscité de vives réactions de ce côté-ci de l’Atlantique où on y voit une entorse à la convention de Chicago sur l’aviation civile, une violation des lois internationales, etc.Par contre, l’Association internationale du transport aérien a accueilli le plan européen avec une «prudente bienveillance».Pour les écologistes européens, la mesure ne faisait toutefois pas le plein et plusieurs ont réclamé, en sus des crédits d’émissions de GES, une taxe au carbone sur le pétrole vendu aux sociétés aériennes et une taxe verte sur la vente des billets pour ramener les consommateurs à des choix de transport plus écologiques sur longues distances.Le Devoir Pendant ce temps à Bagdad, Saddam Hussein, considéré par plusieurs comme étant l’instigateur du conflit ayant mené à l’intervention étasunienne en Irak, rient de voir confirmer sa condamnation a mort par la cour d'appel du Haut Tribunal pénal irakien.Selon Injustice irakienne, la sentence devrait être exécutée dans les 30 jours.Mais la date exacte de l'exécution n’est pas précisée puisqu’elle «relève du pouvoir exécutif», a indiqué le Haut Tribunal pénal irakien.Pour l’instant, le président d’origine kurde de l’Irak, Jalal Talabani, s’est opposé au châtiment, mais il pourrait tout de même donner le pouvoir de ratifier cette décision à un de ses deux vice-présidents.Selon lui, le tribunal devrait attendre la fin d’un autre procès où Saddam Hussein est accusé, avec six anciens dirigeants, d’avoir causé la mort de plus de 180 000 Kurdes en 1987-88.Toutefois, il semblerait qu’aucune autorité, pas même le président de la République, ne puisse user du droit de grâce ni même commuer les peines prononcées.«Après 30 jours, l’application de la sentence sera obligatoire», a déclaré le président du Haut Tribunal, Aref Abdul Razzak al-Chahine.L'appel est donc demeuré vain et la décision de la justice irakienne n’a pas bougé depuis le 5 novembre dernier, jour où le Haut Tribunal avait annoncé, après neuf mois de procès, la condamnation à mort de l’ancien dictateur, de son demi-frère Barzan al-Ti-kriti, ancien chef des services de renseignement, et d’un autre magistrat.Tous trois avaient alors été condamnés à la pendaison pour crimes contre l’humanité, entre autres pour l’exécution de 148 villageois chiites de Doujail, dans les années 1980, en représailles à un attentat contre le convoi présidentiel.Selon un magistrat du Haut Tribunal pénal cité par l’agence AP sous le couvert de l’anonymat, la cour aurait également rejeté l’appel des deux autres condamnés accompagnant Saddam Hussein.Des réactions mitigées À Bagdad, la capitale, la nouvelle de la confirmation de l’exécution de Saddam Hussein n'a pas causé d’émoi.Plusieurs résidants interviewés par les diverses chaînes de télévision sur place ont déclaré que cette condamnation ne changerait rien à la violence qui continue de faire rage.Des responsables sunnites ont toutefois dénoncé un «verdict politique» rendu par la majorité chiite désormais au pouvoir.«Tout criminel doit rece- voir ce qu’il mérite, qu'il s’agisse de Saddam ou de toute autre personne, mais avec un procès équitable.Ils ont fait du procès de Saddam un spectacle», a affirmé Salim al-Djibouri, responsable du Parti islamique, la principale formation sunnite représentée au Parlement irakien.L'Inde, qui avait des relations étroites avec 1 Irak du temps de Saddam Hussein, a quant à elle appelé à la clémence après la confirmation de la peine de mort contre l’ex-dictateur.Ce pays grand consommateur de pétrole, qui abrite quelque 130 millions de musulmans, serait très attentif à ses relations avec ses partenaires du Golfe fournisseurs d’or noir.«L’Inde espère que la peine de mort contre l ancien président irakien Saddam Hussein ne sera pas appliquée», a annoncé l'agence Press Trust of India (PTD, citant un porte-parole du ministère des Affaires étrangères.À la Maison-Blanche, on se réjouit de la confirmation de cette condamnation à la peine capitale.«Aujourd'hui marque un jalon important dans les efforts du peuple irakien pour remplacer le régime d’un tyran par l’Etat de droit», a déclaré l’un de ses porte-parole, Scott Stanzel.Pour le Pentagone, le système judiciaire irakien «a suivi ses propres règles et procédures et est parvenu à ses propres conclusions».Amnistie internationale n'est pas du tout de cet avis et a fait part de sa déception après la confirmation des sentences de mort «Nous sommes contre la peine de mort, par principe, et plus encore dans cette affaire, car le procès n’a pas été équitable», a dit une porte-parole de cette organisation de défense des droits de l’homme.Pour le principal avocat de l'ancien «rais», Khalil al-Doulaïmi, «si la sentence est exécutée, ce sera une catastrophe pour la région et cela ne fera qu'aggraver les conflits religieux».Violences interminables Tandis qu’on apprend que Saddam Hussein ne sera plus de ce monde d'ici 30 jours, les violences continuent en Irak et le bilan des morts ne cesse de s’alourdir.Au moins 44 personnes ont été tuées hier en Irak, dont 25 personnes dans un triple attentat coordonné à la voiture piégee dans l’ouest de Bagdad.Plus de 55 personnes ont été blessées, a précisé un médecin d’un hôpital de la capitale où les victimes ont été admises.Une autre voiture piégée a explosé près d’une mosquée de Bagdad, faisant sept morts et 25 blessés.Dans le centre de la ville, une bombe a explosé dans un marché à ciel ouvert, tuant cinq personnes wiaanni UMMUStUMNAlURftMONTRtAl One grande aventure pour les tout-petits I Dès le 2 décembre Montréal^ HIOIWTMI • .¦; PATRIMOINE SUITE DE LA PAGE 1 nous n’avons pas de livre vert, mais je ne vois aucune mesure qui nous permettrait de mettre en application une seule des 32 recommandations faites par la commission dans son rapport.» Quant au moratoire volontaire choisi [>ar Mme Beauchamp, M.Turp affirme ne pas en avoir vu la couleur et encore moins les effets.Chez Héritage Montréal, on craint aussi que le moratoire volontaire ne soit pas assez musclé pour assurer la protection du patrimoine en attendant l’adoption d’une politique qui ait des dents.«Il y a plusieurs échéances de vente et de liquidation qui vont venir.On va vérifier ça en 2007.Cest facile de parler de volontariat et de bonne volonté quand les dossiers sont en train d'être finalisés, c’en est une autre quand les dossiers sont conclus», a récemment expliqué au Devoir le directeur des politiques de l’organisme, Dinu Bumbaru.la ministre Beauchamp ne partage nullement ces inquiétudes, elle qui avait décrété cet été qu’un moratoire légal était «trop lourd, trop coûteux et trop rigide», notamment pour les congrégations religieuses dont les revenus dépendent de leurs biens immobiliers.«Si on avait choisi un moratoire obligatoire.on n'aurait pas pu faire avancer des dossiers parce que cela aurait suppose un gel pour les deux prochaines années», rappelle Veronik Aubry.Encore aujourd’hui, la voie volontaire lui semble la meilleure.Des projets ont d’ailleurs été scellés cet automne grâce à ce mécanisme.«En instaurant un moratoire volontaire selon le bon vouloir des autorités religiei4ses.on a pu faire avancer drue dossiers dans le Bas-Saint-Laurent en restaurant des presbytères en bibliothèques.Un moratoire legal aurait empêche toute transfimnation», indique Mme Aubry.D’autres projets ont été lancés au Quebec, notamment à Trois-Rivières, tandis que d’autres n’attendent qu’un feu vert des municipalités pour être lancés, comme c'est le cas pour la maison LaFontaine à Montréal, «h' moratoire volontaire est une voie qui est tout à fait aeeessible.possible et viable, spécialement depuis que Quebec s'est dote d'un fimds culturel du patrimoine québécois qui permet la restauration de biens qui ne sont pas éligibles au Fonds du patrimoine religieux», poursuit Mme Aubry Jeudi encore, la ministre Beauchamp annonçait le classement de la grange Adolphe-Gagnon, située à Saint-Fabien, à titre de monument historique, en vertu de la Loi sur les biens culturels.Construite en 1888, la grange Adolphe-Gagnon se démarque par son originalité, sa rareté et sa typologie architecturale.Primée lors du concours du Mérite agricole de 1893, elle se distingue des autres granges-étables notamment par son plan octogonal et la presence d’un quatrième niveau, alors que les autres granges du même type en ont habituellement deux ou trois.Tous ces exemples, religieux ou pas.ne rassurent pas Daniel Turp, qui a dresse une liste des 24 principaux bâtiments religieux en peril.Selon lui, ce n'est qu'une question de temps avant que le moratoire volontaire montre ses limites.C'est aussi l’opinion de Dinu Bumbaru.«On comprend l'esprit de l'approche que la ministre defend, mais on se rend compte aussi qu'il nef lut pas être candide et qu'il faudrait établir un devoir collectif de protection.» Le IX'voir FIZE SUITE DE LA PAGE 1 ^ soutient le sociologue et ancien membre du cabinet ministeriel français.Non pas qu'il n'y ait jamais eu dans le passé de Staline aux idées sanguinaires ou de souverains manichéens derrière les grands complots d'assassinats.Les cirques romains où l'on se rassemblait en grand nombre pour voir des condamnés mourir dévorés par des lions ne sont pas exactement ce qu’on pourrait appeler des actes de pure bonté.L’époque du «tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil» n’a jamais existe à proprement parler, rappelle l'auteur dans son livre.Mais il fut un temps où l’on était plus repentant par rapport â une mauvaise conduite.Pour éviter de sombrer ainsi dans la cruauté monstrueuse dont était capable Mr.Hyde, nos sociétés auraient besoin d'un sérieux examen de conscience.Et d'un retour aux «vraies» valeurs.Question de retrouver certaines moeurs sociales d’harmonie et de gentillesse que l'on a mises au rancart, pense Michel Fïze.«Ou était peut-être enfermés dans le formalisme et les apparences.Un corset qui nous serrait un peu.certes, mais qui nous permettait de ne pas dep .; l'agence Presse Canadienne est autorisée a cnyRnvr et a ritthiset les mtonnatHsis jXiNKVs vlan* reconnues dont ta cause les produits vXt les senves peuvent sMerewei ses Vxteurv n vrxüs ne souhirtw pas Terww de o VK- IV Rieurs ^ éo^e.Montre*».(QuebevV HAA JM à Q est anrnme pw Imprimer*- Ouebecor >t îear.î*t Nxoevirr Ind U ,’Vtvt* Ls i'Vtvr» est vitstnKie pat Vesssvnes .VnArnQties, chveaun -lu C-rvmx» QueNv r hv -AV Sstksmi Nttry M*
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