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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Le devoir, 2002-12-03, Collections de BAnQ.

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KYOTO Martin critique la mise en œuvre préconisée par Chrétien Page A 2 ?w w w .1 (1 e \' oii*.c o m AFGHANISTAN Les combats font rage pendant qu'on se félicite à Bonn Page A 5 LE DEVOIR - j JAI giu:s NADEAU ü: DKVOIR Henri-Paul Rousseau, president du conseil d’administration et directeur général de la Caisse de dépôt et placement: «Faire moins, mais faire mieux.» Grand coup de balai à la Caisse Réduction de l’effectif de 14 %, abandon de filiales et fermeture de bureaux à l’étranger: des économies de 22 millions par année Les spécialistes suspendent leurs moyens de pression Les négociations reprennent ce matin avec Québec ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Les médecins spécialistes ont suspendu hier leurs moyens de pression jusqua nouvel ordre, dans l’espoir de donner une chance à une reprise des négociations avec le ministère de la Santé, prévue pour ce matin.Alors que près de 3000 médecins étaient réunis hier à Montréal et à Québec, pour une deuxième journée d’etude en un mois, le président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ), le Dr Yves Du gré, a annoncé qu’il avait accédé à la demande du gouvernement de surseoir aux moyens de pression pour faciliter un retour à la table de négociations.«Le ministre dit: “Oui, nous sommes prêts à nous asseoir et à discuter avec la médecine spécialisée”.Nous verrons si cette promesse sera tenue», a-t-il dit.Dès aujourd’hui, les spécialistes reprendront donc leurs activités d’enseignement auprès des étudiants et des résidents en médecine, qui étaient suspendues depuis deux semaines.Ils ont aussi convenu de recommencer à siéger aux nombreux comités administratifs des établissements de santé, des régies régionales et du ministère de la Santé qui faisaient, eux aussi, l’objet d’un boycottage depuis quelques semaines.Les négociations avec Québec devaient en théorie reprendre jeudi dernier, mais les médecins spécialistes avaient refusé d'annuler la journée d’étude d’hier, prévue depuis le 13 novembre.Hier, ils se montraient prêts à accéder aux autres conditions posées par le ministère de la Santé, tout en espérant que le dialogue pourrait reprendre sur de nouvelles bases.«C’est aux négociateurs maintenant à réaliser une négociation ouverte sur une solution.Nous attendons de la part du gouvernement [.] qu’on puisse discuter pas uniquement des modifications législatives et de leur vision à eux», a espéré le Dr Dugré.VOIR PAGE A 8: SPÉCIALISTES ¦ L’entente de principe avec les omnipraticiens bat de l’aile, page A 3 Saint-Hyacinthe L’école vétérinaire crie famine et blâme Ottawa VALÉRIE DUFOUR LE DEVOIR ^ Tj' aire moins, mais faire mieux.» Telle est l'ex-^ Il pression que le président-directeur général de la Caisse de dépôt et placement du Québec a choisie, hier après-midi, pour annoncer une gigantesque cure d’amaigrissement de son organisation.En tout, 138 personnes, dont plusieurs hauts dirigeants, perdent leur emploi, soit 14 % de l’effectif de la Caisse.«Je comprends très bien que certaines des activités actuelles de la Caisse [sont] le résultat d’initiatives qui pouvaient être considérées comme légitimes, surtout dans le contexte de marchés très favorables, a souligné Henri-Paul Rousseau.Mais je crois que cela a conduit à un certain éparpillement — plus ou moins grand selon les points de vue — mais qui ne favorise pas la concentration de l’otganisation sur sa mission première.» Sans broncher, Henri-Paul Rousseau a donc fait le tour des mesures qu'il met immédiatement en place pour recentrer les activités de la CDP sur son rôle central, celui de fiduciaire des déposants québécois.Mises à pied, réduction du nombre de filiales de six à trois, changements à la direction, resserrement de la gestion administrative, diminution du nombre de bureaux à l’étranger de 11 à 3, le nouveau patron n’y est pas allé de main morte.Ces nouvelles mesures se traduiront par des économies de 22 millions par année.Et ce n’est pas tout, puisque M.Rousseau a également fait la lumière sur les coûts de construction du nouveau bureau d’affaires montréalais, le centre CDP Capital.Le dossier alimentait les manchettes des journaux et des bulletins de nouvelles depuis une dizaine de jours.Il était écrit noir sur blanc que l’immeuble, dévoilé en grande pompe en juin 20(H), devait coûter 102,5 millions de dollars.En réalité, le patron de la Caisse a révélé que ce chiffre n’était que partiel, puisqu’il ne représente que le coût de construction direct de l’édifice établi à partir des premières esquisses.«Ce paramètre n 'inclut que les coûts de l’immeuble à l’état brut.Il n'inclut ni le coût des terrains, ni l'aménagement des locaux, ni le financement, ni l’architecture, ni l’ingénierie, ni la gérance de projet, ni les permis, ni les frais juridiques, ni les contingences», a révélé le patron de la Caisse.«Ce chiffre était donc une donnée incomplète, prématurée et, en rétrospective, je ne peux que constater que de l'utiliser — même en juin 2ŒXJ — pour évoquer les coûts du projet a été un geste imprudent.» D‘ budget a donc toujours été plus élevé.Selon M.Rousseau, en septembre 2(HK), le conseil d’administration aurait donné son accord à un budget de 246 millions de dollars, dont 27 millions pour l’aménagement des locaux.Mais, là encore, le projet aurait été modifié à nouveau pour ajouter des espaces et pour y acheter et intégrer un immeuble existant, l’édifice Herald.Si bien qu’en avril 2001, les administrateurs approuvaient un budget révisé de 283 millions de dollars.VOIR PAGE A 8: CAISSE Ouverture de la commission parlementaire sur la réforme des normes du travail Rapport Komanow PAULINE GRAVEL LE DEVOIR Ottawa prive la faculté de médecine vétérinaire de Saint-Hyacinthe d'un financement crucial sans lequel elle risque de perdre une importante accréditation nord-américaine qui pénalisera sévèrement l'entrée de ses nouveaux diplômés sur le marché du travail.La frustration de la seule école vétérinaire francophone en Amérique est d’autant plus grande que ses jumelles des autres provinces canadiennes ont quant à elles reçu par le passé un soutien financier substantiel du gouvernement fédéral.Toutes les écoles vétérinaires d’Amérique du Nord doivent être agréées par l'Association américaine de médecine vétérinaire (AVMA), afin que leurs diplômés soient habilités à procéder au contrôle sanitaire des animaux d’exportation et d’importation.Si la faculté perd son accréditation, les étudiants promus ne pourront être embauchés par le gouvernement fédéral pour effectuer ces tâches d'inspection et de lutte sanitaires devenues de plus en plus essentielles pour détecter les épidémies de vache folle et de fièvre aphteuse notamment Pour obtenir ces emplois, les diplômés seraient alors tenus de subir un examen coûteux (8000 $) visant à évaluer leurs compétences cliniques dans une autre des écoles universitaires du Canada.Or.depuis 1999, la faculté de médecine vétérinaire de l’université de Montréal n'a droit qu’à une accréditation partielle, LAVMA jugeant son budget de VOIR PAGE A 8: ÉCOLE INDEX «• ¦Annonces.B 5 Avis publics.B 4 Bourse.B 2 Culture.B 8 Économie.B 1 Éditorial.A 6 Idées.A 7 Météo.B5 Monde.A 5 Mots croisés.B 4 Sports.B 6 Télévision.B 7 Jean Rochon attend les patrons de pied ferme Le ministre martèle que le bien-être au travail ne peut qu'améliorer la productivité JOSÉE BOILEAU LE DEVOIR Jean Rochon est un ministre discret.Pendant que ses collègues se sondent les reins, le cœur, la tète, alouette!, sur ce que doit être le modèle québécois — faut-il virer plus à droite, est-ce bien la bonne route à gauche —, lui entreprend ce matin l’étude, en commission parlementaire, d’un projet de loi majeur et résolument progressiste: la révision de la I>oi sur les normes du travail.Au grand bonheur des groupes sociaux, au grand désarroi du patronat La loi touche spécifiquement les 60 % de travailleurs non syndiqués du Québec, mais elle a un impact sur l’ensemble des salariés — les syndiqués devant s’assurer que leurs conventions collectives respectent et même dépassent la Loi sur les normes.Or les réformes que propose M.Rochon, à titre de ministre du Travail, ne sont pas anodines: on y trouve notamment dix congés familiaux sans solde, valables pour tout motif — soigner un frère malade ou aller rencontrer le professeur de son enfant —, et des recours contre le harcèlement psychologique au travail, une nouveauté en Amérique du Nord.Et dans un Québec tenté par la droite, Jean Rochon affiche sans peine son orientation social-démocrate, renvoyant même les patrons à leurs devoirs.«Je respecte leur opinion, mais c’est un fait qu 'ils prennent une attitu de négative sur tout changement de loi qui a des implications sociales, indiquait-il hier en entrevue téléphonique au Devoir.Ils partent de là.Mais il ne faut pas juste répéter que les changements vont entraîner des fermetures d'entreprises, des pertes d'emplois, comme on l’entend tout le temps: il faut aussi le démontrer.» VOIR PAGE A 8: ROCHON Allan Rock est encore plus tranché que Jean Chrétien MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA v A quelques jours à peine d’une rencontre cruciale des ministres fédéral et provinciaux de la Santé portant sur le rapport Ro-manow, Allan Rock s’est jeté dans la mêlée en invitant le gouvernement fédéral à ne faire aucun compromis, en particulier en matière de transferts financiers.«Je ne veux pas qu’on passe les prochains mois à réduire petit à petit la portée du rapport ni à faire des ententes en coulisses.Jx rapport représente un ensemble de recommandations intégrées, et je pense, qu'on doit montrer le leadership requis pour le mettre en oeuvre», a insisté le ministre de l’Industrie à sa sortie des Communes.Selon lui, le rapport sur l’avenir du système de santé rédigé par Roy Romanow, et rendu public la semaine dernière, doit être appliqué rapidement et intégralement, une position qui va un cran plus loin que celle prise dimanche par VOIR PAGE A 8: ROCK 778313000658 LF.DEVOIR, L E M A R D I D E ( E M B R E 2 O O 2 A 2 ACTUALITES ?L’ADQ réclame une enquête sur des dépenses qu’elle juge partisanes ROBERT I) U T RIS A C DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC L» Action démocratique du Québec a déposé une ' plainte, hier, auprès du Directeur général des élections (I)GE) pour accuser le gouvernement Landry d’avoir enfreint la loi en demandant à la fonction publique d’évaluer les conséquences du programme adéquiste s’il était appliqué.Dans une demande d’avis et d’enquête signée par le président de la Commission juridique de l’ADQ, Marc-André Gravel, le parti de Mario Dumont estime que le gouvernement l-andry a contrevenu aux principes de l’égalité des partis face à l’Etat et de l’accès à ses ressources, de l’impartialité de la fonction publique et du contrôle des contributions électorales.Les fonctionnaires du ministère de la Famille et de l’Enfance ont fait une analyse des coûts de la politique des bons de garde contenue dans le programme de PAIX}.Selon cette évaluation, cet engagement coûterait 13 milliard de plus que la politique de garderies à 5 $ mise en œuvre par le gouvernement actuel.De son côté, le ministère de la Santé et des Services sociaux a évalué à 4fi millions seulement les économies réalisées par la médecine à degx vitesses que préconise l’ADQ.D‘ ministère de l’Education s’est également penché sur la menace que représenteraient les bons d’éducation pour la survie des écoles de village.Le ministère de Finances a étudié les conséquences de l’impôt à taux unique défendu par l’ADQ.Mais il a également analysé le cadre financier sur lequel est basée la plate-forme électorale du Parti libéral, a-t-on indiqué au cabinet de Mme Marois.Di semaine dernière à l’Assemblée nationale, le premier ministre Bernard landry a affirmé que son gouvernement allait utiliser «tous les moyens intellectuels disponibles» |x>ur déboulonner les propositions «rétrogrades» de l’ADQ.te président du Conseil du trésor, Joseph Facal, a souligné, pour sa part, que le rôle des fonctionnaires était, entre autres, de fournir des informations objectives sur toutes les hypothèses qui font partie du débat public, y compris les • engagements de l’ADQ.Mais, pour PADQ, lorsque que Je parti politique au pouvoir utilise It's ressources de l’Etat pour dénigrer le programme politique d’un autre parti, il se trouve à obtenir un avantage que les autres formations n’ont pas.«A notre connaissance, aucun parti politique n'avait, par le passé, affirmé avec autant de convictim qu 'il était légitime pour le parti gouvernemental de recourir aux ressources de l’État à des fins militantes», écrit l’ADQ.L’impuissance masculine, un marché de quatre milliards de dollars REUTERS Hambourg — Alors que le Viagra s’apprête à affronter deux nouveaux concurrents, la bataille fait rage entre les trois laboratoires qui vont se partager le marché de l’impuissance masculine.la célèbre pilule bleue des laboratoires de Pfizer devra en effet composer dès 2(XI> avec le Levitra du britannique GlaxoSmithKline (GSK) et de l’allemand Bayer, et avec le Cialis des américains Eli Lilly et Icos, dont la.commercialisation commencera en Europe et aux Etats-Unis.Bayer a ainsi présenté hier, lors d’une conférence médicale, des chiffres montrant que le I-evitra pouvait multiplier par plus de cinq la capacité d’un homme à avoir un rapport sexuel.L’américain Pfizer a contre-attaque en brandissant les résultats d’une étude clinique démentant que le Viagra agissait plus lentement que St's nouveaux rivaux.la* Viagra, le U'vitra et le Cialis fonctionnent tous sur le même principe, en bloquant l’enzyme PDE-R qui commande l'influx sanguin dans les corps caverneux du pénis.Le Viagra, qui dominait jusqu’ici le marché, a été un gigantesque succès commercial pour le groupe pharmaceutique américain Pfizer.Avec un chiffre d’affaires de 1,5 milliard de dollars en 2tX)l.il lui a également apporté une notoriété impressionnante, puisque le Viagra est devenu aujourd'hui le nom de médicament le plus connu au monde.Aux yeux des analystes de Merrill Lynch, il y a hir-gement assez de place pour trois médicaments, les deux nouveaux venus et Pfizer.Non seulement, ce marché présente un potentiel qui pourrait atteindre d'ici à L’tXXi quatre milliards de dollars par an, mais les analystes soulignent aussi que, parmi les patients à qui l'on a prescrit du Viagra, plus de la moitié ne renouvellent pas leur traitement.En outre, la pilule bleue n’est pas suffisamment efficace dans pet's d’un quart des cas d’impuissance masculine.GSK et Bayer ont attaqué sur ce terrain, affirmant que leur traitement présentait d’excellents résultats en termes d’efficacité et de securité.Pour étayer leur propos, ils ont rendu publiques pour la première fois des statistiques couvrant une longue période.Cette étude clinique, à laquelle ont participé 1020 hommes souffrant d’érections difficiles, a été présentée devant le congrès de la Société européenne de recherche sur la sexualité et l’impuissance réuni à Hambourg.Elle montre que les patients à qui l’on a administré le levitra pendant une durée allant jusqu’à un an, ont 5,5 fois plus de chances de maintenir une érection suffisante pour avoir un rapport sexuel, que l’échantillon ayant reçu un placebo sur la période.«En moyenne, les hommes traités ont pu, dans plus de huit cas sur dix, maintenir une érection suffisante».souligne Inigo Saenz de Tejada, le médecin qui a dirigé l’étude.Martin pose ses conditions à la mise en oeuvre du protocole de Kyoto Paul Martin est revenu à la charge dans le dossier de Kyoto, hier, en confirmant sa décision de voter en faveur de la ratification, mais en faisant ses propres suggestions en matière de mise en œuvre.Une opération qui avait des saveurs de course au leadership, ce qui n’a pas échappé à certains de ses éventuels adversaires.MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Peu importe sa décision de voter en faveur de la ratification du protocole de Kyoto, Paul Martin cherche toujours à se démarquer de l’équipe Chrétien dans ce dossier.Cette fois, en critiquant le processus suivi par le gouvernement pour élaborer son plan de mise en œuvre.«Même s’il n est pas parfait, le protocole est une étape majeure vers un meilleur environnement.En plus, pour moi, les défis qui se posent à l’échelle internationale appellent des solutions internationales.En conséquence, j’appuierai la résolution.Cela étant dit, j'ai des réserves à propos de la manière dont le débat sur les intentions de ratification par le Canada s’est déroulé», a-t-il déclaré hier, à l’occasion du débat parlementaire sur Kyoto.Deux semaines après avoir recommandé la médecine inverse, soit un report pour mieux discuter du plan de mise en œuvre, l’ancien ministre se fait maintenant l’apôtre d’une ratification rapide et offre ses propres balises pour procéder à l’élaboration du plan de mise en œuvre.Il suggère quatre grands principes directeurs qui font ressortir sa préoccupation pour l’économie de l’Ouest canadien, un de ses bastions dans l’actuelle course au leadership.Selon lui, les coûts doivent être partagés équitablement entre les différents secteurs industriels et les régions afin d’éviter de faire subir à l’Ouest canadien une «discrimination “faite à Ottawa’’».Il veut ensuite que le plan assure un climat stable d’investissement, une plus grande transparence et écarte l’achat à l’étranger de crédits d’émission bidon.Il préfère que cet argent serve au développement au Canada de technologies vertes afin de pouvoir profiter des marchés futurs qui s’ouvriront en Chine, en Inde et au Brésil.11 suggère donc de créer un comité parlementaire qui consulterait les Canadiens et ferait rapport au printemps prochain et, pour le développement de nouvelles technologies, de créer un fonds spécial financé par la vente des actions du gouvernement dans Pétro-Canada, soit une somme évaluée à 1,5 milliard de dollars.Il n’a toutefois pas voulu s’engager auprès du blo-quiste Bernard Bigras à offrir au secteur des énergies renouvelables des subventions aussi importantes que celles accordées au secteur des hydrocarbures.Le ministre de l’Environnement, David Anderson, lui, ne pouvait réprimer un grand sourire.Il ne rejetait pas l’idée d’un comité parlementaire, applaudissait à l’idée d’utiliser les recettes de la vente de Pétro-Canada pour les technologies vertes, soulignait les similarités entre la position de M.Martin et le plan fédéral.«J’étais content de l'écouter.U n'y a plus de doute que le nouveau chef du parti, si M.Martin l’emporte, ne mettra pas Kyoto de côté, ni n'attendra ni ne retardera sa mise en œuvre», a-t-il déclaré, ravi.C’est que l’opposition de Paul Martin, dans cette atmosphère de course au leadership, aurait pu semer la division au sein du caucus libéral.Herb Dhaliwal, ministre des Ressources natu- JIM YOUNG REUTERS JIM YOUNG REUTERS David .Anderson, ministre de l’Environnement.Paul Martin, candidat au leadership du PLC.relies, levait le nez sur les idées de Paul Martin.«Il change de position régulièrement, et je me demande ce qu’elle sera demain.» M.Dhaliwal est en guerre quasi ouverte avec son ancien collègue depuis la prise de contrôle de son association de comté par l’organisation Martin en Colombie-Britannique.Allan Rock, un autre candidat potentiel au leadership, ne pouvait laisser son adversaire prendre ainsi la vedette.Le ministre de l’Industrie s’est donc em- pressé d’ajouter ses critiques voilées.«On ne peut pas se lancer dans la vie publique en se disant, chaque fois qu’une décision difficile se présente, qu'on renverra le dossier à un comité.Il faut parfois décider, même si ça ne plait pas à tout le monde.[.] Je pense que, dans le cas de Kyoto, à ce moment-ci, après cinq ans de discussions et des mois d’intenses discussions avec les provinces, il est temps de décider et d’aller de l’avant», a-t-il déclaré à sa sortie des Communes.Gare à la réaction de Wall Street Ottawa — La plus importante association canadienne de courtiers en valeurs mobilières a averti secrètement le premier ministre Jean Chrétien que la ratification du protocole de Kyoto ixmrrait provoquer une forte réaction de Wall Street, rapportait le quotidien Calgary Herald hier.L’Association canadienne des courtiers en valeurs mobilières (ACCVM) a sondé 55 analystes et gestionnaires de fonds importants aux Etats-Unis en octobre, lœs deux tiers croient que Kyoto nuira à l’économie canadienne et que Wall Street réévaluera ses investissements dans le secteur de l’énergie au Canada.Le président, américain George W.Bush a déjà annoncé que les Etats-Unis ne ratifieraient pas l’accord.le président de l’ACCVM, Terrance Salman, a fait savoir dans une lettre à M.Chrétien qu’il n’entendait pas dévoiler les résultats de l’étude pour ne pas alarmer l’opinion publique.L’étude, commandée par l’ACCVM à la firme de sondage Penn, Schoen and Berland, a été envoyée au premier ministre Chrétien pour qu’il prenne connaissance des inquiétudes réelles soulevées par les investisseurs.L’ACCVM constate que 90 % des investisseurs américains qui s’intéressent à l’industrie canadienne croient que l’économie du pays souffrira de la ratifi- cation des accords de Kyoto.Soixante pour cent d’entre eux ont dit qu’ils reconsidéreraient leurs investissements dans le secteur canadien de l’énergie si Jean Chrétien ratifie l’accord d’ici à la fin de l’année, comme il l’a laissé entendre.Un méga-projet d’approvisionnement énergétique en Alberta, financé par des fonds américains, pourrait même être menacé.Au bureau du premier ministre, la réception de l’étude de l’ACCVM n’a pas été confirmée.Mais hier, l’ACCVM a nié que son président, Terry Salman, ait envoyé une lettre au premier ministre Jean Chrétien pour l’avertir d’une possible réaction négative de Wall Street «Nous n'avons jamais vu la lettre décrite par l’article en question et aucun brouillon n 'a été rédigé par l'ACCOVAM.En conséquence, nous ne prenons aucune responsabilité pour son contenu», écrit l’organisme par voie de communiqué.L'ACCOVAM a affirmé, par voie de communiqué, que non seulement son président, M.Salman, n’avait pas écrit à M.Chrétien, mais qu'elle n’avait pas, non plus, commandé une telle étude à la firme de sondage Penn, Schoen and Berland.L'association dit avoir appris l'existence de l’étude' lorsqu'on l’a approchée pour en dévoiler les résultats.Funérailles de Maurice Chrétien SHAUN BEST REUTERS m * LE PREMIER MINISTRE Jean Chrétien a assisté hier après-midi aux funérailles de son frère aîné Maurice, décédé jeudi dernier à l'âge de 91 ans.Maurice Chrétien, qui a pratiqué la médecine pendant 65 ans, était le père de l'actuel ambassadeur du Canada en France, Raymond Chrétien.Celui-ci lui a d'ailleurs rendu hommage lors d'une cérémonie à laquelle ont participé 200 personnes à l'église Saint-Viateur d'Outremont.EN BREF Dépôt du projet de loi sur le «pays tiers sûr» Ottawa (PC) — La plupart des demandeurs du statut (Je réfugie qui arriveront au Canada à partir des Etats-Unis devront repasser la frontière pour faire leur demande en sol américain, prévoit un projet de loi controversé qui doit être déposé aux Communes aujourd'hui.Selon le gouvernement libéral, le projet de loi dit du «tiers pays sûr» augmentera la sécurité aux frontières en contribuant à prévenir l’entrée de terroristes.L’an dernier, quelque 14 000 aspirants réfugiés sont entrés qu Canada en passant par un poste frontalier avec les Etats-Unis; pour les huit premiers mois de cette année, ce nombre excède 7000.En vertu du système canadien existant, pratiquement tout individu qui arrive et demande le statut de réfugié a droit à une audience, à moins d’ètre exclu pour des motifs de terrorisme ou de sécurité.Le projet de loi résulte d’un accord signé en août entre le Canada et les Etats-Unis.Les détracteurs du projet disent que le système américain ne devrait pas être traité sur le même pied que celui du Canada, puisqu’il est beaucoup plus sévère — là-bas.par exemple, des enfants peuvent être détenus.Selon eux, si cette législation est adoptée, elle fera augmenter considérablement le nombre d'immigrants illégaux et entraînera la mort de gens qui tenteront d'entrer au Canada par des méthodes dangereuses.Trafic de clandestins (AFP) — La GRC a annoncé hier l’arrestation de quatre trafiquants qui organisaient la venue de clandestins au Canada avant de les faire passer aux Etats-Unis.Ce réseau, basé à Montréal et qui fonctionnait «depuis quelques années», a été démantelé vendredi dernier après l'arrestation aux Etats-Unis de treize clandestins originaires du Costa Rica et d’Haiti, qui venaient de franchir illégalement la frontière entre le Québec et le Vermont, a indiqué la GRC dans un communiqué.Ijes immigrants illégaux payaient de «fortes sommes d'argent» dans l'espoir de rejoindre l'Amérique du Nord, selon le communiqué.L’opération a été réalisée par l’équipe intégrée de la poÛce des frontières, une unité composée de diverses agences canadiennes et américaines qui a été créée dans la foulée des attentats du 11 septembre aux Etats-Unis.L'un des passeurs est un Américain qui sera accuse aux EtatsT’nis en vertu de la loi américaine sur l'immigration.tandis que les trois autres, dont le cerveau du reseau.seront accusés à Montréal «de complot dans le but de commettre un crime à l'étranger», selon le communiqué qui ne precise pas combien de clandestins seraient entrés aux Etats-LInis en passant par ce réseau depuis sa création, la GRC a précisé que «des documents, enmron 50 Hires de cannabis et 15000 dollars» avaient été saisis lors de diverses perquisitions dans la région de Montréal.t i « i.K I) K V 0 I H .I K M A li l> I l> K t K M K I! K 2 0 0 2 A 8 I.K DEVOIR ACTUALITES ECOLE Sl ITE DE LA PAGE 1 fonctionnement insuffisant et ses installations désuètes, trop petites et ne répondant plus aux nonnes de sécurité actuelles.L'école de Saint-Hyacinthe n'a en effet subi aucun agrandissement et aucune amelioration de ses intrastructures depuis 1976 alors quelle admet aujourd'hui près de trois fois plus d'etudiants chaque année quil y a 25 ans.Pour aider l'école de Saint-Hyacinthe à corriger ces lacunes et à regagner sa pleine accréditation, le ministère de l'Education du Québec lui a accordé une subvention totale de 41 millions de dollars (17,2 pour le fonctionnement.15 pour l'infrastructure et 8,9 pour l'équipement).Mais la mise à niveau des locaux et des équipements est loin d’être achevée.Pour y parvenir, la faculté attend avec impatience une contribution de 59 millions du gouvernement fédéral, qui, jusqu'à récemment, a grandement neglige cette école francophone au profit des trois autres institutions de médecine vétérinaire du pays.Les trois autres facultés de médecine vétérinaire du Canada ont en effet été plus choyées que leur consœur du Québec.Le gouvernement fédéral aurait assumé la moitié du coût (plus de 18 millions de dollars) de construction de la faculté de l'Atlantic Veterinary College de l'université de l’ile du Prince-Edouard.U’Western College of Veterinary Medicine de l'université de Saskatchewan aurait également bénéficié d’une contribution comparable.Pour sa part, l’Ontario Veterinary College de l’université de Guelph aurait profité, au début des années 1980, d'un important financement fédéral se chiffrant à une vingtaine de millions de dollars, auquel s'est ajoutée très récemment une subvention de 11 millions offerte par la Fondation canadienne à l’innovation (FC1) pour la modernisation de ses équipements.Par contre, «depuis la création de la faculté de médecine vétérinaire de Saint-Hyacinthe, il y a une centaine d'années, nous n’avons reçu du fédéral qu 'un million et quart de dollars ptiur la construction d’infrastructure», affirme le I> Pierre Lamothe, adjoint au doyen de la faculté.».4k cours des deux dernières années, le FCI a accorde à l’école 4 759 tXX) $ pour soutenir la recherche qui s'y déroulé.Mais ces crédits ne peuvent servir à répondre aux exigences liées à l'accréditation.» Conséquence: la situation de l’école de Saint-Hyacinthe est nettement plus précaire que celle des autres institutions du pays qui possèdent toutes une accreditation complete auprès de l’AVMA La faculté québécoise doit confirmer à l'association américaine d’ici au 9 décembre prochain quelle est en voie de satisfaire aux exigences qu'on lui a imposées.grâce à une subvention que doit lui accorder le gouvernement canadien.Lue subvention qui ne vient toujours pas.«Si le rapport que nous devons rédiger ces jours-ci ne permet pas de rassurer l’AVMA [avec l’assurance d'une contribution fédérale] et que leur visite d'inspection prévue pour l'automne prochain lient corroborer leur doute quant à notre capacité à répondre à leur; œ-gences, elle risque de mms retirer toute accredi-tatim.précise le I> Lamothe.Et, dans ce cas.nos promesses ne seront plus considérées.On exigera des réalisations concrètes, soient des constructions qui prendront des années » Depuis le 19 avril 2tX12, Yvan Loubier, do puté bloquiste de Saint-Hyacinthe-Bagot, reclame périodiquement au ministre de l'Agta-cqlture.Monsieur Lyle Vanclief, diplômé de l’Ecole de vétérinaire de Guelph, que son ministère s'engage concrètement a verser la somme nécessaire ixmr sauver la seule faculté de médecine vétérinaire francophone d'Amérique.Pour appuyer sa demande, il a créé une large coalition regroupant notamment l’Ordre des médecins vétérinaires du Québec et l'association des étudiants de l’école.«Le gouvernement fédéral est-il en train, encore une fois, de saboter une autre institution francophone au Canada, comme il l'a fait pour le Collège militaire de Saint-Jean qu ’il avait fermé au profit du Collège de Kingston», s’insurge Yvan Loubier devant l’inaction d'Ottawa.Monsieur Loubier est plus que jamais déterminé à sauver la faculté de Saint-Hyacinthe.Le sénateur Nolin prône la légalisation de toutes les drogues BRIAN MYLES LE DEVOIR Le sénateur 1 Vrre-Glaude Nolin s'est prononcé en faveur de la légalisation de toutes les drogues, hier soir lors d'un débat public organisé par Cactus.M.Nolin parlait en son nom personnel.Ses opinions n'engagent pas le Comité s[xvial du Sénat sur les drogues illicites dont il a assumé la présidence.Ce comité a recommandé la legalisation du cannabis et l'adoption d'une strategie nationale sur les drogues.Selon M.Nolin, l’Etat doit légali ser les drogues dans le souci de «favoriser l'autonomie responsable des individus».«Pourquoi?Pour mieux prévenir les usages excessits.a-t-il lancé devant 80 personnes.lorsque l'on prohibe, on empêche l'Etat de jouer son rôle, qui est dans lefimd de prévenir l'usage abusif de toute substance.» Contrairement aux idées revues, la drogue n'est pas mal en soi.Que ce soit pour l'alcool ou la cocaïne, il existe des usages anodins et d’autres nocifs.L’Etat devrait se contenter de prévenir et d’enrayer les usages abusifs, peu importe la substance, estime M.Nolin.De là l'importance d'adopter «une stratégie globale sur les substances psychoactives, légales et illégales» pour éviter une légalisation chaotique.Pour l’heure, le débat reste théorique.M.Nolin ne s’en cache pas, le Canada ne pourra modifier ses politiques publiques sur les drogues sans l'assentiment de son voisin du sud.Devant la |xTs|xvti-ve d'une décriminalisation de la marijuana, le grand patron de 1;» lutte antidrogue aux Etats-Unis, John P Walters, a brandi la menace de fouilles plus intrusives aux don.mes pour éviter que la drogue ne se glisse en douce en Amérique.C’est donc à la population de réclamer des changements, estime M.Nolin.Les Canadiens ixaivent même jouer le rôle de leaders eu Amérique du Nord afin de mettre un terme à la guerre à la drogue.Selon lui, les citoyens canadiens et américains se ressemblent beau coup.Ils ont soif d’une information exacte et dépourvue de mythes sur les drogues.le débat sur la légalisation prend de I ampleur, constate Serge Gascon, responsable de la toxicomanie au Servie*1 de police de Montreal.Mais il ne peut se résoudre ,i encenser la légalisation.Li prohibition constitue l'une des seules armes qui restent à la disposition des enquêteurs ixutr remonter la li lière du crime organise, dit-il.Cactus a par ailleurs présenté hier son rap|x>rt annuel, lit popularité du site d'échange de seringues ne se dément pas, avec 27 168 vi sites on 2(X)2.1 .'organisme communautaire a distribué 308 185 seringues, une baisse de 20 % attribuable à un changement des habitudes de consommation de la clientèle, qui passe de l'injection de cocaïne à l'inhalation du crack.CAISSE ROCK Le ministre est opposé à tout compromis avec les provinces SUITE DE LA PAGE 1 le premier ministre Jean Chrétien et qui ne coïncide pas avec celle de la plupart des ministres et députés du Quebec.M.Chrétien a pris plusieurs provinces à rebrousse-poil en insistant sur la nature conditionnelle des prochains transferts, mais il parlait du rapport comme d’un «plan directeur» et de la nécessité de discuter avec elles.Allan Rock affirme vouloir tenir compte de la situation de chaque province, mais ajoute aussi qu'il faut «avoir les mêmes objectifs, les mêmes services partout au Canada».Selon lui, M.Romanow a de toute façon pris leurs préoccupations en considération.la plupart des provinces ont dénoncé de grands pans du rapport Romanow.A Québec, l'Assemblée nationale a même adopté une motion unanime la sœ maine dernière pour rejeter l’idée de transferts conditionnels, ce que suggère M.Romanow pour les deux prochaines années.Allan Rock, lui, croit que «si on reprend le vieux jeu fédéral-provincial qui consiste à chercher des ententes, on perdra notre chance».Il est donc en désaccord avec la position de l’Assemblée nationale et le dit.Sa solution si Québec refuse les conditions?«On peut offrir l'argent, et ce sera au gouvernement provincial de décider s’il l’accepte ou non.» «Acheter le changement» Eventuel candidat à la succession de Jean Chrétien, Allan Rock se permet depuis quelque temps de commenter des dossiers qui ne relèvent pas de lui.Ira chose était d’autant plus facile hier que sa collègue, Mme McLellan, était absente pour cause de maladie.Mais avec cette sortie à la veille de la réunion de vendredi à Toronto, M.Rock lui complique la tâche, ce qui n’est pas nouveau.Mme McLellan a pris la relève de M.Rock à la Santé en janvier après qu'il eut brûlé presque tous ses ponts avec les provinces et qu’il eut été incapable de négocier un accord sur un mécanisme de règlement des différends.Mme McLellan y est parvenue en quelques mois.Le rapport Romanow demande qu’Ottawa finance 25 % des dépenses publiques en santé à partir de 2005-06, mais que tous les nouveaux fonds fédéraux offerts aux provinces d’ici là soient alloués à cinq programmes, soit pour les soins primaires, les soins à domicile, les services en régions éloignées, les services diagnostiques et, dans certaines circonstances, les coûts des médicaments.Allan Rock est d'accord avec cette idée.«Us résultats doivent être les mêmes partout», a-t-il insisté.«L’argent doit servir à une fin et non pas à maintenir le statu quo.On en a eu assez de ça.L’argent doit servir à acheter le changement.Les conditions ne sont pas là pour affirmer le pouvoir d’un gouvernement, mais pour faire ce que les Canadiens veulent, c’est-à-dire qu’on rende des comptes, que les gens sachent comment l’argent est dépensé et comment le système fonctionne grâce à cela.Ce sont de bonnes recommandations», a-t-il martelé.La rencontre de vendredi n’est que le prélude à la conférence des premiers ministres prévue pour la fin janvier et au cours de laquelle M.Chrétien veut conclure une entente.Lorsqu’on demande à M.Rock ce que devrait être l'attitude du premier ministre à cette occasion, il se montre soudainement plus prudent.«Il est nécessaire pour le gouvernement du Canada de démontrer un certain leadership.Nous avons entendu la position des Canadiens, y compris des Québécois.Ils veulent que les gouvernements travaillent ensemble pour faire face aux problèmes et les résoudre», se contente-t-il de dire.SUITE DE LA PAGE 1 Désinformation?Henri-Paul Rousseau parle plutôt d’une erreur de communication.Il admet cependant que les journalistes (et donc le public) ont été induits en erreur.«Il y a eu de la confusion et la Caisse doit en tirer des leçons.[.] Cette situation illustre la nécessité pour la Caisse de mettre en place un cadre plus rigoureux et des règles plus contraignantes en matière de communication, d’information et de divulgation.[.] Dans l’avenir, je vais installer des règles de communication pour m assurer que, quand un chiffre sort de la Caisse, on va mourir avec.» Il n’empêche que, dès son arrivée à la tète de la CDP, M.Rousseau a été invité à visiter le chantier de construction et que ce qu'il a vu l’a mis mal à l'aise.«Moi, j’ai des goûts un peu plus modestes.Ça vient probablement de mes origines.Pour moi, un dollar, c’est un dollar», a-t-il admis.Il a demandé à ce que le projet soit retouché afin d'abaisser les coûts.«On m’a dit qu'il était trop tard pour changer le bâtiment ou pour changer l’aménagement.Alors, je me suis mis à la tâche pour faire baisser le coût d’exploitation.» Résultat?Ira Caisse transformera une partie de l’immeuble en bureaux locatifs.«Ix projet actuel du centre CDP est donc devenu trop grand pour la Caisse, a indiqué M.Rousseau.Il avait été planifié sur la base de projections de croissance du personnel faites avant l’effondrement des marchés financiers.On prévoyait aménager quelque 1900 bureaux et postes de travail.» Ainsi, 150 travailleurs de la firme CGI (fournisseur de services informatiques de la Caisse) déménageront dans l'immeuble principal et l’immeuble Herald sera libéré et pourra accueillir entre 4(X) et 450 personnes.A elle seule, l’abolition de 138 postes, sur les 958 que compte la Caisse, représente une diminution de 14 % de l’effectif.Ira plupart des emplois perdus sont à Montréal et 27 sont à l’étranger.Cette mesure occasionnera un coût de restructuration de dix millions de dollars.Plus de la moitié des postes abolis le sont dans le secteur des placements privés.Ira plupart des employés congédiés quitteront leur poste dans les prochains jours.Certains resteront cependant jusqu’en avril.Ira salaire moyen à la CDP est de quelque 80 000 $, sans compter les primes.Le couperet est ainsi tombé sur le président de CDP Capital - Communication, Pierre Bélanger.Ce dernier a piloté l'acquisition de Vidéotron avec Que becor Média, le président de CDP Capital Place ments privés, Claude Séguin, a également été remet cié de ses services.M.Seguin avait fait la manchette, il y a quelques semaines, parce qu'il aurait utilise les services d’un architecte de la Caisse pour avoir des conseils sur sa résidence privée.Au passage, M.Rousseau a également annoncé la fin de ses investissements dans les secteurs recréo-touristiques et de la mode.«Les activités spécifiques reliées à Montréal Mode international et à Expordev ne seront pas maintenues.» En consequence, Bruno Arseneault (président d’Expordev) et Chantal Le vesque (présidente de Montréal Mode international) ont été congédiés.Pour le reste, Henri-Paul Rousseau s’est bien dé fendu de fermer la porte de la Caisse sur le monde en diminuant le nombre de bureaux à l’étranger de 11 à 3 pour ne garder que des adresses à Hong Kong, Paris et Iras Angeles.«On reste ouvert, maison voyage plus léger.[.] On vient d'avoir un mandat à Tokyo.C’est bien, mais ça ne justifie pas qu'on ait un bureau d’affaires au Japon.Quand on aura !2 mandats, on s’installera, mais pas avant.» SPÉCIALISTES LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Ira site Internet du Devoir, www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514) 985-3360 Par courrier redaction@ledevoir.com L’agenda culturel Au téléphone (514) 985-3346 Par télécopieur (514) 985-3390 La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Par courrier avisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514) 985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) U Devoir est publie du lundi au samedi par Le Devoir Inc.dont le siege social est situé au 2050, rue De Bleury.9 étage.Montreal.(Québec), H3A 3M9.Il est imprime par Imprimerie Québécor St-Jean.800, boulevard Industriel.Saint Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc.612.rue Saint Jacques Ouest.Montreal.L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et a diffuser les informations publiées dans Le Devoir.U Devoir est distribue par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900.boulevard Saint-Martin Ouest, l^aval.Envoi de publication — Enregistrement n” 0858.Dépôt legal: Bibliothèque nationale du Québec.SUITE DE LA PAGE 1 À l'occasion de leur journée «Opération grande inquiétude», les spécialistes se sont réunis toute la journée en comité pour faire ¦¦l’inventaire» des conditions de pratique qu’ils jugent inacceptables pour la qualité des soins.Iraur but est de recenser toutes les limites posées à l’accès et à la qualité des soins ces dernières années par la multiplication des compressions budgétaires.La FMSQ entend se servir de ce bilan pour faire pression sur Québec et convaincre la population que ses revendications vont au-delà des strictes hausses salariales qui ont fait les manchettes.«Le but de cette journée est de montrer que les conditions qu'on qualifie aujourd'hui de “normales”, parce qu’elles se sont imposées lentement, seraient jugées SUITE DE LA PAGE 1 On lui souligne qu’entre le document de consultation du printemps dernier, sur les modifications qu’il voulait apporter aux normes du travail, et le projet de loi qui s'en est suivi, seuls d’infimes détails ont changé.En mai, pourtant, M.Rochon avait paru ouvert à certains arguments des associations patronales qui.sur des points précis, démontraient que le projet allait trop loin.Autant dire qu’il leur adresse aujourd’hui une fin de non-recevoir.Non, répond le ministre.D’abord, parce que, si c’était le cas, il aurait poussé plus loin les réformes, comme le demandaient les groupes sociaux et les syndicats.Ce sont précisément des raisons économiques qui l'ont arrêté.De plus, toutes les objections soulevées au printemps ont été revues.Si elles ont été écartées, c’est qu'elles ne tenaient pas la route.Aux associations patronales de prouver le contraire en commission parlementaire cette semaine.Mais il faudra que ce soit du solide! En matière agricole par exemple, jusque-là largement exclue de l’application de la loi.Au printemps, les associations du secteur ont répété à quel point leur industrie était fragile et ne pouvait être astreinte à des règles trop rigoureuses.«On a donc tenu compte de cette spécificité en ne leur appliquant pas la semaine normale de travail.Mais, sur le salaire, on a constaté que ce qui est payé aux travailleurs étrangers, comme les Mexicains, est au-delà du salaire minimum.Est
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