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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 2002-11-13, Collections de BAnQ.

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I ï I> K VOIR.I K \| K li l R E 1) I I ;> \ O V K M R R K •_> o o •_» A 7 ——-?LE DEVOIR ?- iniüMir Le théâtre politique irakien ne convainc personne Le fils de Saddam Hussein se dit en faveur de la résolution onusienne que le Parlement rejette CORAN TOMASI VIC RKlHT.RS Rejet unanime de la résolution 1441 ^ ! AGENCE FRANCE-PRESSE Bagdad — Le Parlement irakien a proposé hier le rejet de la résolution 1441 de l'ONU sur le désarmement de l'Irak, tout en laissant à Saddam Hussein le soin de décider, tandis que l’ONU et Washington affirmaient attendre le choix du président irakien.I^s députés irakiens ont adopté une recommandation rejetant le texte du Conseil de sécurité, après qu’Oudaï Saddam Hussein, l'influent fils aîné de Saddam Hussein, eut demandé aux parlementaires d’approuver la résolution 1441.Le texte voté par le Parlement «mandate la direction politique pour prendre» les décisions «qu elle jugera opportunes pour défendre le grand peuple d'Irak, son indépendance et sa dignité», a déclaré le président de la Chambre, Saadoun Hammadi, assurant le chef de l'Etat du soutien des 250 députés.Les médias irakiens ont ignoré le rejet du Parlement, se bornant à reproduire la décision de la Chambre de s’en remettre au Conseil de commandement de la révolution (CCR), la plus haute instance du pouvoir irakien, présidée par Saddam Hussein.La résolution 1441 accorde à Bagdad jusqu’à vendredi pour en accepter les modalités, qui durcissent le régime d’inspection de ses programmes d’armes de destruction massive, lui donnant «une dernière chance» d’éviter une guerre.À Washington, le president américain George W.Bush a affirme que «le Parlement irakien n'était rien d'autre qu'une chambre d’enregistrement pour Saddam Hussein.Il n'y a pas de démocratie.Ce type est un dictateur et nous devons attendre de voir ce qu'il va dire», a déclaré le président américain.Un porte-parole de la Maison-Blanche, Scan McCormack, a qualifié de «théâtre politique» la procédure mise en oeuvre par Bagdad.«Le parlement irakien n'a pas grand-chose à dire dans la conduite des affaires du régime.H n'y a qu'une seule voix qui compte vraiment dans ce régime despotique», celle de Saddam Hussein, a-t-il dit.Kofi Annan attend A New York, le secrétaire général de l’ONU Kofi Annan a lui aussi tenu pour sans effet la décision du Parlement irakien.«Je ne pense pas que le Parlement irakien s’adressait à moi» et «j'attends toujours la réponse de l’Irak», a noté Kofi Annan, en soulignant qu’il attendait l’acceptation de Bagdad.Pour le premier ministre britannique Tony Blair également, cité par son porte-parole, le vote du Parlement irakien «ne change rien» aux obligations de Bagdad ou à la détermination de la communauté internationale.Il y a eu un soi-disant «débat» au Parlement, «mais je crois que tout le monde sait de façon assez claire qui détient le pouvoir de décision en Irak», a dit le porte-parole de M.Blair.Le Conseil de coopération du Golfe (CCG), qui regroupe six monarchies du Gplfe — Arabie Saoudite, Koweït, Emirats Arabes Unis, Qatar, Oman et Bahreïn —, a demandé à l’Irak d'accepter la résolution 1441.«Le secrétariat général du CCG appelle l'Irak à accepter et à se conformer à la résolution 1441 vo- tée par le Conseil de sécurité sur le retour des inspecteurs de l’ONU, pour éliminer tout prétexte visant à accroître les souffrances du peuple irakien frère», selon un communiqué du Conseil.Dans un commentaire sur l'Irak, le directeur de Radio Vatican, le père Pasquale Borgomeo, a accusé Saddam Hussein de «jouer avec le feu» vis-à-vis de l’ONU, tout en déplorant les déclarations belliqueuses de Washington.Hier, les appels pressant l’Irak d'accepter la résolution 1441 se sont multipliés.Le président russe Vladimir Poutine, son homologue allemand Johannes Rau, le chef du gouvernement espagnol José Maria Aznar et le president égyptien Hosni Mou barak se sont notamment expri mes en ce sens.A Paris, le chef de la diplomatie française Dominique de Villepin a averti que si le president irakien n'acceptait pas de coopérer avec l'ONU, il y aurait une guerre contre l'Irak.«Sans précipitation» Selon le général Tommy Franks, qui dirigerait une guerre éventuelle, les Etats-Unis poursuivent «sans précipitation» leurs préparatifs.«Nous nous préparons sur le plan des tactiques, des tcch niques, des procedures, de la mobilisation de nos ressources, parce que taire le contraire serait imprudent».a dit le générai Franks, chef du Commandement central américain.Le New York Times avait fait état le week-end dernier de l'exis tence d'un plan d'attaque améri cain, qui devrait mobiliser 25().(XX) soldats.Les cours du pétrole sont demeures stables hier, malgré la im>-sition adoptée par le Parlement irakien, le marche estimant que le président Saddam Hussein acceptera finalement la resolution.le secrétaire américain à la Dé1-fense Donald Rumsfeld s'est irrité hier des fuites ayant conduit à la divulgation par la presse de plans de bataille dans l’éventualité d'une action militaire contre l'Irak.«Je continue à être profondément préoccupé par la capacité du Pentagone à gérer ces informations classées "secret défense"de manière appropriée».a déclaré Rumsfeld au Pentagone dans un message adressé à toutes les bases militaires américaines dans le monde.Oudaï Hussein T À Hérat, on interdit la danse v A Kaboul, on tire sur les étudiants I K A N La fronde estudiantine s’étend REUTERS AGENCE FRANCE-PRESSE Hérat et Kaboul — La ville d’Hérat, dans l’ouest de l’Afghanistan, a rétabli l’interdiction des fêtes de mariage dans les restaurants, au motif qu’elles encouragent hommes et femmes à danser ensemble.Le gouverneur de la province d’Hérat, Ismail Khan, a annoncé la décision lors d’une réunion officielle retransmise à la télévision locale.«A partir de demain, aucun restaurant ne sera en droit d’accepter des fêtes de mariage», a-t-il dit Cette interdiction se fonde sur un décret du Conseil des oulémas d’Hérat L'un de ses 60 membres a expliqué l'initiative par haut-parleur lundi soir à la grande mosquée d'Hérat, lors d’une séance de prières marquant le mois de jeûne du ramadan.«Généralement, hommes et femmes se mêlent à l’occasion des mariages dans les restaurants et, dans certains cas, il arrive qu’ils dansent ensemble, a-t-il dit.Ceci est contraire à la Charia [loi islamique] et doit cesser.» Ismaïl Khan avait déjà pris une mesure en ce sens il y a quatre mois, après qu'une jeune femme se fut immolée par le feu parce que ses parents lui avaient dit qu’ils ne pouvaient lui permettre d’organiser sa fête de mariage dans un restaurant.Des plaintes avaient toutefois fait revenir le gouverneur sur sa décision.Les interprétations les plus strictes de la loi islamique ont été assouplies en Afghanistan depuis la chute du régime fondamentaliste des talibans en décembre, mais le conseil religieux d’Hérat a pris une série de décrets restrictifs.En septembre, il a ainsi interdit aux femmes de circuler dans les parcs le soir et de porter des vêtements de couleur en public.Par ailleurs, la police afghane a ouvert le feu lundi soir et hier matin sur des milliers de manifestants qui s’étaient rassemblés à Kaboul, des violences condamnées par le président Hamid Karzaï et qui ont causé la mort de un à six étudiants, selon les bilans.Ces manifestations qui viennent ternir le premier anniversai- re de la libération de la capitale afghane de la milice fondamentaliste des talibans, le 13 novembre 2001, sont les premières de cette ampleur en un ai.Lundi soir, une première manifestation organisée pour dénoncer les mauvaises conditions de vie, dont le manque d'eau, d’électricité et de nourriture sur le campus de l’université de Kaboul, avait dégénéré.Au moins un étudiant avait été tué, a confirmé le ministre afghan de l’Intérieur, Taj Mohammad Wardak.Les violences ont repris hier matin lorsqu’une nouvelle marche d’étudiants, criant «mort aux tueurs d’étudiants», a été stoppée par des rangées de policiers anti-émeutes, équipés de matraques et de canons à eau.Quelques jeunes gens ont été frappés à coups de matraques ou interpellés.Des blessés saignant de la tête ont été évacués.Ds étudiants ont alors jeté des pierres, provoquant une riposte des forces de l’ordre qui ont ouvert le feu, d'abord en l'air puis visant la masse des manifestants, se- lon un journaliste de l’AFP témoin de la scène.La télévision officielle afghane a quant à elle annoncé hier soir que deux étudiants du campus universitaire de Kaboul ont été tués et cinq, blessés.Un représentant des étudiants du campus a affirmé hier que six d’entre eux avaient été tués.Selon Mohammad Shafiq, étudiant en médecine de 23 ans, quatre personnes sont mortes lundi soir et deux autres hier matin.«Ixs policiers responsables de la mort d’étudiants devraient être traduits en justice, ils doivent maintenir Tordre et ne pas tuer la population», a-t-il estimé.Le président afghan Hamid Karzaï a exprimé sa «tristesse» après cette manifestation tragique.Il a transmis ses pensées aux familles des victimes, critiqué le fait que la police a ouvert le feu sur les étudiants et demandé une enquête pour trouver les coupables.Un responsable du ministère de l’Intérieur, Din Mohammad Jurat, a assuré qu’un certain nombre «d’éléments perturbateurs» ont crié des slogans hostiles au gouvernement de transition d'Hamid Karzàï et tenté d’entraîner d’autres étudiants.REUTERS Téhéran — Le mouvement de protestation étudiant contre la condamnation à mort d’un dissident et pour l’adoption de réformes a pris de l’ampleur, hier en Iran, dont la plus haute personnalité politique a engagé conservateurs et réformistes à surmonter leurs querelles.Quelque 5000 étudiants se sont rassemblés à l’université de Téhéran afin de marquer leur soutien à Hashem Aghajari, professeur d’histoire condamné à la pendaison pour avoir mis en cause le droit du clergé islamique à gouverner l’Iran.Il s’agissait du quatrième jour de mobilisation estudiantine.«L’exécution d’Aghajari est l’exécution de l’université», scandaient les manifestants.«Ixs prisonniers politiques doivent être libérés.» Le mouvement, qui attire une foule chaque jour plus nombreuse à Téhéran, s’est étendu aux villes de Tabriz, Ispahan, Uru-miyeh et Hamedan.La mobilisation étudiante survient alors que le président réfor mateur Mohammad Khatami lente avec difficulté d’imposer son autorité aux conservateurs qui contrôlent l’appareil judiciaire, les forces armées et les médias audiovisuels.Après s’être regroupés, les étudiants ont défilé sur le campus universitaire de la capitale en se tenant par la main et en chantant «Ey Iran», un chant nationaliste très populaire pendant le régime du Shah antérieur à la Révolution islamique de 1979.Arrivés devant les grilles fermées de l’université, certains ont tenté de les ouvrir de force en criant aux policiers et aux passants qui étaient de l’autre côté: «Nation, ton silence est une honte.Nous ne voulons pas de spectateurs, rejoignez-nous.» En dépit de slogans audacieux et d’insultes adressées à des dirigeants politiques tels que l’exprésident Akbar Hashcmi Raf sandjani, les policiers présents ne sont pas intervenus.Le drame vient ternir l’anniversaire de la libéaration de Kaboul 173 pays condamnent l’embargo américain contre Cuba AGENCE FRANCE-PRESSE New York — L’embargo économique imposé depuis plus de 38 ans à Cuba par les Etats-Unis a été condamné hier à l’Assemblée générale des Nations unies par un nombre record de 173 pays.Quatre pays se sont abstenus sur cette résolution qui a reçu la plus large majorité enregistrée depuis 1992, date depuis laquelle elle est chaque année présentée à l’Assemblée générale des Nations unies.Les trois pays qui ont voté contre sont les Etats-Unis, Israël et les îles Marshall.Cuba demande depuis 1992 à l’Assemblée générale de soutenir sa demande de levée de l’embargo qui affecte durement son économie.Cet embargo économique est imposé depuis 1962 par les Etats-Unis dans le but de renverser le régime de Fidel Castro au pouvoir depuis 1959.La résolution présentée par Cuba, qui avait recueilli 59 voix en 1992, en obtient chaque année un peu plus — 167 en 2001,155 en 2000.Par ailleurs, le détournement d’un petit avion cubain vers la Floride a relancé l'épineux débat sur Limmigration cubaine vers les Etats-Unis, créant de nouvelles dissonances entre les deux pays moins d'une semaine après la décision de Washington d’expulser des diplomates cubains.Le gouvernement cubain a confirmé hier le détournement d’un monomoteur utilisé dans des opérations de fumigation dans la province agricole de Pinar del Rio.L’appareil a atterri lundi à Key West en Floride, après avoir été intercepté par des avions de chasse américains.Dans un communiqué publié en première page du quotidien Gran-ma, organe officiel du comité central du parti communiste cubain, et lu à la radio, les autorités cubaines ont qualifié le détournement â'«acte répugnant de piraterie aérienne».Le gouvernement a exigé «la restitution immédiate» de l’appareil et l’extradition vers Cuba du pilote, ainsi que des personnes qui l'accompagnent Nétanyahou a une priorité : expulser Arafat AGENCE FRANCE-PRESSE ASSOCIATED PRESS Jérusalem — Le chef de la diplomatie israélienne Benjamin Nétanyahou a affirmé hier soir devant la convention de son parti, le Likoud, réunie à Tel-Aviv, qu'expulser Yasser Arafat serait la première chose qu’il ferait s’il devait diriger le prochain gouvernement d’Israël.«La première chose que je ferai en tant que premier ministre sera d’expulser Yasser Arafat.J’expulserai Yasser Arafat d’ici.C’est la condition nécessaire pour éradiquer le terrorisme», a déclaré M.Nétanyahou lors de la réunion, retransmise en direct à la télévision publique israélienne.Les quelque 300 000 membres inscrits du Likoud (droite), la formation du premier ministre israélien Ariel Sharon, devront lors de primaires le 28 novembre choisir qui de M.Sharon ou de M.Nétanyahou sera le nouveau chef du parti et son candidat au poste de premier ministre pour les élections législatives du 28 janvier.I^s 2700 membres de la convention du Likoud se sont réunis a Tel-Aviv pour entériner la date des primaires du 28 novembre et celle du 8 décembre pour la désignation des candidats du parti à la Knesset Un accord, en vertu duquel le perdant aux primaires du 28 novembre se verra offrir le poste de numéro deux au sein du parti, est intervenu lors de la réunion, a rapporté la télévision.Au lendemain de l’attaque contre un kibboutz dans le nord d’Israël, qui a fait cinq morts parmi les habitants, Tsahal a mené hier une incursion dans le camp de réfugiés de Tulkarem (nord de la Cisjordanie).Elle a ensuite retiré progressivement ses forces après l’arrestation de trois Palestiniens recherchés.Mais la ville de Naplouse (Cisjordanie), où plus de cent cinquante véhicules blindés israéliens ont pénétré la nuit dernière dans le cadre d’une vaste opération militaire, est totalement sous le contrôle de l’armée israélienne, a-t-on appris de sources sécuritaires palestiniennes.voùscKeichezdepuis: vS * Oà nous l'avons] vases urnes statues fontaines plantes rares meubles d'appoint curiosités Ouvert 7 jours par semaine Livraison Consultation Stationnement gratuit 230, rue Peel Montréal (2 rues au sud de Notre-Dame) 514935.1812 ralph3plantn.com ALPHA Plaintes «nt r>oteries Plus de 500 000 $ d’inventaire, ça donne du choix! i L E I) E V 0 I R .L E M E R ( R E » i 1 :5 X 0 V E M B R E 2 0 0 2 A X EDITORIAL A Des piqueries publiques ?Selon toute vraisemblance, Ottawa serait sur le point de proposer des modifications au code criminel afin de faciliter l’ouverture de piqueries publiques dans quelques grandes villes canadiennes, dont Montréal.Si cette idée peut choquer certains à bon droit, elle mérite tout de même d’être tentée sur une base expérimentale avant qu’une décision définitive ne soit prise.près quelques semaines de discussion autour de la proposition du Sénat de légaliser la possession de cannabis, la nouvelle d’un programme favorisant l’ouverture de lieux d’injection supervisés (LIS) pour héroïnomanes peut sembler de la même sauce libérale.Pourtant, la problématique est différente.Alors que l’inquiétude entourant la légalisation de cannabis porte surtout sur les conséquences sur la vie quotidienne des adolescents le fait de normaliser la consommation de pot, l’ouverture de piqueries s'inscrit quant à elle dans un strict registre de santé publique.Il n’est évidemment pas question de légaliser l’usage de drogues dures comme l’héroïne et la cocaïne, mais de tenter de limiter les dégâts causés par l’échange de seringues entre toxicomanes.Un héroïnomane n’est pas un trippeux qui n’a qu’à le vouloir pour régler son problème.C’est une personne devenue complètement dépendante de sa consommation qui a nécessairement besoin d’une aide médicale et psychologique pour s’en sortir.Selon des données publiées par l’organisation Réseau juridique VIH/sida, pas moins du tiers des nouveaux cas d’infection au VIH et plus de la moitié des cas d’hépatite C identifiés depuis 1999 proviennent du milieu des utilisateurs de seringues.En d’autres mots, devenir esclave des drogues dures équivaut une fois sur deux à devenir aussi victime et vecteur de propagation de ces virus épouvantables.Un cocktail tout à fait explosif! A la question de savoir ce qu’il faut faire pour s’attaquer au problème, il n’y a pas de réponse facile.D’abord combattre les criminels qui vivent du commerce de ces drogues, cela va de soi, et pour ce faire, assurer aux forces policières des ressources nécessaires.Mais cela ne suffira jamais.On peut aussi travailler en amont pour prévenir le premier contact, souvent fatal, des jeunes et des moins jeunes avec l’un de ces produits maudits.là encore, le taux de succès est limité, la toxicomanie étant liée à une foule d’autres problèmes graves tels la maladie mentale, la délinquance et la prostitution, des manifestations de rupture avec la société qui empêchent quelque intervention préventive vraiment efficace.A l’heure actuelle, des organismes communautaires comme Cactus apportent leur soutien à un certain nombre de toxicomanes et leur fournissent des seringues propres pour éviter le pire.Visiblement, cela ne suffit pas non plus.C’est pour cette raison que l’expérience des LIS doit être tentée.Dans ces lieux, des professionnels de la santé et des services sociaux seraient disponibles 24 heures par jour pour fournir des seringues propres, récupérer les seringues souillées, prévenir les cas d’overdose et identifier les candidats les mieux disposés pour un traitement à la méthadone.Des LIS existent déjà en Suisse, aux Pays-Bas, en Australie et en Allemagne.I eur présence n’a pas fait diminuer le nombre de toxicomanes, mais aurait tout de même contribué à ralentir la propagation du VIH et la présence de seringues souillées dans les lieux publics.Il va sans dire que ces projets doivent aussi être réalisés sous l’œil attentif d’une équipe de chercheurs en mesure d’évaluer les résultats et de fournir les arguments qui serviront à une décision définitive éclairée.De plus, il faut obtenir l’appui de la communauté et identifier la meilleure localisation.On imagine mal l’implantation d'un tel projet dans un quartier résidentiel ou trop près d’une rue commerciale.Car si les toxicomanes doivent pouvoir y avoir accès facilement, c’est la réaction des citoyens ordinaires qui rendra possible ou non la concrétisation d’un programme aus- Jean-Robert Sansfaçon ?si peu orthodoxe.jrsa tisfaconCàlledevoi r.eu L’Iran fragile .epuis une semaine, les conservateurs et les réforma- D leurs iraniens aiguisent leurs couteaux avec une célérité qui annonce des lendemains passablement mouvementés.Au cours des derniers jours, des milliers d’étudiants sont descendus dans les rues pour signi-.fier leur ferme opposition à la condamnation à mort d’un historien.11 s’agit de Hachem Aghajari qui, lors d’une récente intervention, a plaidé pour une réforme du clergé iranien calquée sur celle de la réforme protestante.Son arrestation faisait suite, c’est à souligner, à celles récentes de deux directeurs d’instituts de sondage.L'un d’entre eux avait osé la composition d'un questionnaire sur l'ouverture ou non d'un dialogue avec les Etats-Unis.Ix's Iraniens ayant répondu par l’affirmative (74 %), les conservateurs ont ordonné la fermeture de l’institut et l’emprisonnement de la direction.Afin de contrecarrer les gestes portant la signature du Conseil suprême de la révolution ou Assemblée pour la défense de la raison d’É-tat, le chef de file des réformateurs, soit le président de la République Mohammad Khatami a décidé de frapper un grand coup.Fort du soutien des élus du Parlement, il a fait passer une loi dont l’objectif est de soustraire le pouvoir judiciaire des mains du Conseil suprême de la révolution.Khatami sait pertinemment que son chance d’aboutir puisqu'il doit être approuvé par le.Conseil! Mais en agissant de la sorte, en osant combattre le Conseil sur son propre terrain, il a ravivé l'ardeur de son camp.Depuis son élection à la présidence en 1997, les réformateurs ne cessent pas d'avaler couleuvre après couleuvre.Les douze membres du Conseil ayant le contrôle du judiciaire et de la presse sans oublier les forces armées, ils s’emploient de manière systématique à tuer toutes les tentatives de Khatami.Evidemment, cela n'a fait qu’ajouter à la frustration d’une population dont la moitié n’aura connu que le seul régime des ayatollahs qui se distingue depuis une bonne décennie maintenant par un haut niveau de corruption.Guide de la révolution, et donc à ce titre véritable chef de l’État iranien.Ali Khameini n’a rien trouvé de mieux que de ménager la chèvre et le chou.Du bout des lèvres, il a critiqué le jugement formulé à l’endroit de l’historien, mais dans la foulée, il a menacé tout le monde de faire appel aux Gardiens de la révolution.C’est cette milice de fous de Dieu qui en 1999 réprima dans le sang la contestation étudiante.Forte de sept millions d’individus, cette milice est aux temps modernes ce que l’Inquisition fut aux temps anciens.Cela étant, tous les ingrédients sont sur la table pour une suite sanglante des rapports de force qui se poursuivent entre la génération de Khomeini et celle qui suit.Serge Truffaut
de

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