Le devoir, 20 novembre 2006, Cahier A
POLITIQUE ^ Lisette Lapointe choisie comme candidate du PQ dans Crémazie s ^ Pa^e A 3 w w w .1 o d o \' o i r.c o LE DEVOIR Vol.X C V I I X 2 6 4 ?LE L l' X D 1 2 O X O V K M B K E 2 O O O S S o » i v \ l s .I $ La bataille de la coupe Grey l Une armée en Afghanistan ou aux Jeux de Vancouver ?Une note interne souligne l’impossibilité de remplir simultanément deux missions en 2009-10 FRLtX.KEENSDAll RH II CHIP COX, des Alouettes de Montréal, s’interpose entre le ballon et Jason Clermont, des Uons de la Colombie-Bntanntqur, à qui la pas se était destinée.Cela se passait au premier quart de la 94'finale de la coupe Grey disputée hier soir à Winnipeg.Au moment de conclure cet te première édition du Devoir, au troisième quart, les Alouettes perdaient 3 à 19.Nos lecteurs peuvent lire le compte rendu de Jean Dion sur notre site Internet: www.ledevoir.com ALEC CASTONLil'AY Ottawa — Qu'il le veuille ou non, le gouvernement canadien devra vraisemblablement rôti rer d'Afghanistan la vaste majorité de ses troupes en 2009.( )ttawa évi te de le dire haut et fort pour ne pas froisser ses alliés de l'OTAN, qui estiment avoir besoin d'au moins dix ans pour stabiliser ce pays ravage par les talibans, mais les hauts fonctionnaire! militaires ont déjà averti k* ministre de la Dé fense qu'il serait impossible de maintenir le même niveau d'enga gement après 2009.la raison?les Jeux olympiques de 2010, qui se dérouleront à Vancouver C’est qu'on apprend en lisant une note interne préparée pu les spécialistes militaires a l’intention du ministre de la 1 Eéfcnae, Gordon O'Connor, Ce document, minis au ministre le printemps dernier et dont Ijr I Viv/ira obtenu copie, résu us' plusieurs défis auxquels l'armée canadienne devra t;ùrv fisc dans les années à venir •Planifier la seeunlt eager pur les Jeux olympiques d'hiver de 20W à l aneouvrr et y repondn i-st unr artt vite priirritairr importante qui rrpré sente un engagement maffUf pour les forces canadiennes et qui aura un impact significatif sur 1rs aetwiUs du VOIR PAUL A M AH Mit Karine Vanasse dans une scène d’October 70 de la CBC La série de la CBC sur le FLQ La guerre, yes mon colonel La télévision de la CBC diffuse ces jours-ci une série consacrée au FLQ.Le Devoir a demandé à l'écrivain Louis Hamelin, passionné de longue date par le souvenir d’Octobre 70, de se pencher sur cette minisérie présentée en anglais seulement afin d’approfondir les questions historiques qui y sont soulevées.Voici son deuxième texte.LOUIS HAMELIN Une des décisions les plus discutables des scénaristes de la série diffusée cet automne par la CBC est de redonner vie.contre toute évidence historique, à Hdee farfelue d'un complot visant à instaurer, en octobre 70, un gouvernement provisoire à Québec.De simples supputations concernant la possibilité d'envisager, en cas d'effondrement du cabinet Bouras-sa, la constitution d'un gouvernement d'unité nationale.émises à haute voix par le directeur du Devoir, Claude Ryan.sont devenues, a Ottawa, une gravissime menace pesant sur la démocratie canadienne.Or.qui de mieux placé pour démonter ce bobard que celui qui se retrouva malgré lui au coeur du dispositif d Intoxication mis au point par Pierre Trudeau et Marc Lalonde?Dans Here Be dragons (2004).Péter C.Newman, une des voix les plus respectées du Canada anglais, à l'epoque rédacteur en chef du Toronto Star.raconte comment, manipulé par Trudeau et son VOIR PAGE A 8 GUERRE INDEX Annonces___B 6 Avis publics.B 2 Convergence B 7 Culture.B 8 Détés______ B 6 Économie___AS Bien vieillir La nutrition, clé de la longévité ?Voici la suite de notre dossier amorcé samedi portant sur les secrets d’une vie longue et harmonieuse.Aujourd’hui: le rôle primordial de la nutrition.PAULINE GRAVEL La stratégie la plus efficace pour allonger la durée de la vie se trouve probablement dans la nutrition.Dans le choix des aliments que l’on ingère, direz-vous.Evidemment mais surtout dans la quantité.Un régime alimentaire amputé du tiers des calories que l’on consomme normalement parvient a prolonger substantiellement la vie de diverses espèces animales.Les chercheurs sont nombreux a tenter d'élu cider ce mystère.MYt HtW, DANIAC A«,l Ni I I RAH I l'RI Le vieillissement pe ut être freiné par un régime pauvre en calorie* et riche en antioxydant».L’expérience a été tentée depuis quelques années sur nos proches cousins, les singes rhésus.Et les résultats sont stupéfiants.Au laboratoire du Wisconsin National Primate Research Center, les macaques soumis a une restriction calorique qui li s condamne à consommer environ 30% de moins de calories que VOIR PAGE A 4 NUTRITION L’KNTREVUE Qui a tué Jean Dominique ?La fille du journaliste haïtien, Vécrivaine Jan Dominique, est réfugiée à Montréal où elle se consacre à la littérature Le meurtre du grand journaliste haïtien Jean Dominique, en 2000, n’a pas encore été élucidé.Sa fille Jan, également journaliste, a fui le pays et vit actuellement a Montréal où elle prépare un roman sur le thème de la culpabilité.Le Detoir l’a rencontrée à Québec, ou un réseau de médias communautaires l’avait invitée à parier de L'Agronome (2003), le documentaire de Jonathan Demme (Silence of the Lambs.) sur la vie de Jean Dominique.BM BtBUOTMfqui QUlBiCOIft L'écrivaine Jan Dominique cuvfrvr AiAAirt) ir orvoit ISABELLE PORTER Québec — H y a trois choses qui frappent dans l^Agrmome D'abord, le personn^je de Jean Dominique, cette formidable grande gueule mue par la conviction, la colère et un charisme fou (Demme avait d'ailleurs essayé de le convaincre de monter un spectacle a Broadway'; Puis, on est étonné par le mythe que cet homme a pu devenir en Haiti Un nomme qui a été atrueti par 9) WD personnes a son retour (fexfl en 1986.Enfin, f* ne peut qu’être impressionné par son combaL De Fépoqœ de DuvaBer fils (a partir de 1971) à cele de Jean-Bertrand Aristide l 2 0 NOVEMBRE 2 0 0 c A â fONOMIE PERSPECTIVES A SAIN Au service secret de ces sociétés On le croyait mûr pour la retraite, mais James Bond est resté aussi jeune et fringant qu'aux belles années de la guerre froide.11 se sert toujours de gadgets électroniques dernier cri pour déjouer les défenses ennemies, il s'introduit encore dans des laboratoires secrets et n'hesite pas à recourir à la menace et au sexe pour arriver à ses fins.Son but n’est toutefois plus de sauver le monde de la destruction, mais d'augmenter les profits des entreprises.Éric Desrosiers On se serait cru ramené a une autre epoque.Les autorités policières canadiennes ont annoncé, la semaine demiere, avoir arrête un homme à l’aéroport Pierre-Elliott-Trudeau quelques minutes avant qu'il ne s'envole vers l'etranger.Selon les journaux, l’homme en question se taisait passer pour un citoyen canadien, mais était en fait un espion russe sur le point de s'enfuir.Au même moment le Canada procédait à l'expulsion d'un diplomate communiste (chinois), là encore pour espionnage.On a pensé, pendant un moment, que la fin de la guerre froide mettrait au chômage les espions et contre-espions de ce monde.Durant les premières an-nees, la plupart des services de renseignement ont effectivement j vu leurs budgets réduits.Mais .cela n'a duré qu'un court temps.D faut reconnaître que le nouvel ordre mondial s’est révélé | presque aussi belliqueux que le | précédent notamment à cause du | terrorisme.On s’est aussi rendu ! compte quil n'y a pas que les nouvelles armes secrètes qui peuvent avoir un impact sur les interets supérieurs de la Nation.11 y a aussi l'invention de nouveaux produits, les liens commerciaux et les enjeux économiques en général.H suffit parfois de si peu pour assurer fa domination d’une entreprise, ou d’un pays, sur les autres dans une économie mondialisée basee sur le savoir.L'espionnage dans les entreprises de télécommunication, d'aéronautique ou de biotechnologie, ou encore dans It's centres de ro cherche et les ministères ferait ainsi perdre chaque année entre 10 et 12 milliards à l’économie canadienne, affirme un expert cité vendredi par le Globe ami Mail.Neuf chefs de grandes entreprises sur dix disent craindre d'être un jour victime de ce genre d’attaque.Les vilains dans ces nouvelles histoires d'espionnage sont souvent les mêmes que dans les vieilles.Les services de renseignement canadiens auraient, parait-il.particulièrement dans leur mire les Russes et les Chinois.D'autres ont accusé la Coree du Nord d’avoir entraîné une année de 600 informaticiens capables de lancer des attaques et de voler des données dans les systèmes informatiques des entreprises sud-coréennes, américaines et britanniques.On s'espionne aussi entre supposés amis.Des parlo mentaires européens ont accusé les Etats-l nis d’utiliser le fameux système d’écoute électronique «Echelon», mis au point avec le RoyaumeT ni, le Canada et l’Australie pour faire 1a lutte aux Soviétiques, afin d’espionner les entreprises du Vieux Continent Les Américains affinnent.de leur côté, devoir se défendre en permanence contre des hordes d’agents secrets à fa solde de fa France, de l'Allemagne et du Japon.Les techniques employées sont généralement restées les mêmes qu’au bon vieux temps.11 y a des cracks en inf ormatique qui réussissent à se faufiler virtuellement partout On a aussi toute sorte de nouveaux gadgets qui permettent d'intercepter les communications même brouillées, de voler les codes d'accès ou de recoller les morceaux d’un document passe à la déchiqueteuse.Des petits futés se déguisent en étudiants studieux, en visiteurs inoffensifs et même en «experts-comptables assermentés» pour voler de lin-formation dans les laboratoires universitaires, dans les usines et dans les dossiers des firmes de verification.Mais les méthodes les plus éprouvées et les plus simples restent souvent les meilleures.Rien ne vaut ainsi 1a collaboration d’un employé mécontent, endetté, ou qui a été pris en flagrant délit d’adultere.On nîmagine pas, non plus, tout ce qu'on peut apprendre en payant à boire au pub du coin, ni tous les bagages qui se perdent dans les aéroports, ni tout ce que l'on trouve dans les poubeDes de quelqu’un.Les espions sont éternels On aurait tort de croire que cette activité est réservée aux services de renseignement gouvernementaux.Le nombre de firmes de détectives privées a explose ces demieres années.La plus grande, la new-yorkaise Kroll.a un chiffre d'affaires de près d'un milliard et compte aujourd’hui 4000 employes dans 25 pays.Les affaires vont si bien que certains doivent même, a l'occasion.faire appel à des soustraitants.D faut dire que tout le monde espionne tout le monde.Westjet a admis avoir espionne Air Canada, Oracle s'est fait prendre chez un consultant de Microsoft et Boeing chez Lockheed Martin.I n cadre de CocaCofa vient d'être pris a essayer de vendre des recettes a PepsiCo.On apprenait même, la semaine derniere, que quelqu'un a vole la recette secrete du Colonel Ce vaet-vient d'espions ne se limite pas aux grandes entreprises.Les PME sont aussi visees.avertissent les experts.D n'est pas rare que ce soient par elles qu'arrivent les innovations technokigiques.et dies sont d autant plus expo sees quelles ne disposent generalement pas des mêmes moyens de defense que les multinatx males D arrive même que les membres d'une même entreprise s'espionnent entre eux.Le géant américain de l'informatique Hewlett-Packard nous 1 a montre encore récemment.La présidente de son conseil d’administration.Patricia Dunn.et le responsable de son comité d’ethique (sic).Kevin Hunsaker.font aujourd'hui face a des accusations criminelles pour avoir fait espionner d'autres membres du conseil d'administration ainsi que des journalistes.Les victimes de ces pratiques ne se plaignent habituellement pas.Souvent parce quelles ne se sort même pas rendu compte, cette mnt-ia.a l’hôtel que Ton avait copie le contenu de leurs ordinateurs durant leur semmefl.Ce n'est que phis tard qu elles se demanderont comment diable la concurrence a réussi a les rattraper a vite.On ne se plaint pas non plus parce qu'il n est pas bon.en affaire, d’avouer que l’on s'est fait dérober ses secrets les phis précieux Et puis, on ne se plaint pas parce que l’on fait pareil.Cest dire si Ton se trompait le jour ou Ton a cru que James Bond pourrait être mis a fa retraite.D a bien raison de penser que ce ne sera jamais phis jamais.Le climat, une affaire d’économistes L'appropriation de la question climatique par les économistes permettra de mobiliser des responsables politiques souvent peu sensibles à la question STEPHANE FOI CART Les equations macroéconomiques ont donc une nouvelle variable: le climat.Ou, plutôt, plusieurs nouvelles variables, tant les paramétr és qui subissent les effets du réchauffement sont nombreux.Cette evidence est martelée depuis plusieurs années par le Groupe intergouvememental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC).Elle ne semble pourtant trapper les esprits que depuis peu de temps.En témoigné la médiatisation considerable du rapport Stern, remis le 30 octobre au gouvernement britannique.Selon ce rapport, le réchauffement pourrait, dans les prochaines années, coûter 5 500 milliards d'euros a l'économie mondiale et provoquer une recession comparable à celle des années 1930.L’intérêt d'un nombre croissant d’économistes pour le changement climatique et ses impacts participe d’un bouleversement amorce voilà quelques années.Ce tournant a vit les résultats de la recherche en sciences du climat s'émanciper.Ces travaux ont d’abord été repris, adaptés et travestis par des auteurs de fictions militantes — cinématographique Œe Jour d'après, de Roland Emmerich) ou littéraire (Fiat d'urgence, de Michael Crichton).Depuis peu, mais parfois avec un volontarisme surprenant, le monde politique tend aussi à s'emparer de la question climatique.En témoignent le film-documentaire de Davis Guggenheim et Al Gore (Une vérité qui dérange), les récentes annonces de Tony Blair sur le sujet, les mesures prises en Californie par le gouverneur (républicain) Arnold Schwarzenegger.celles de maires américains pour limiter les émissions de gaz à effet de serre de leur municipalité ou encore, en France, les tentatives de récupération du discours porté [xtr Nicolas Hulot.L’appropriation de la question climatique par les économistes est salutaire.Elle seule permettra de mobiliser — plus largement et au-delà du seul protocole de Kyoto — des responsables politiques pour qui une augmentation de la température moyenne terrestre de 2 C à 3°C n'est souvent qu'une pure abstraction.A tel point que certains (y compris quelques rares scientifiques) n’hésitent pas à affirmer qu'un tel changement ne porterait, finalement, pas tant à conséquence.Nicholas Stern — à qui on ne peut pas reprocher de faire du catastrophisme un lucratif fonds de commerce —, les rappelle à la pénible réalité.economique.Deux degrés de plus (hypothèse très optimiste pour la fin du siècle), c’est la disparition totale des glaciers andins, par exemple.Et plus généralement un recul encore accentué de tous les glaciers d’altitude aux latitudes moyennes.Avec', pour immédiat corollaire.une baisse importante de la disponibilité des ressources en eau dans de nombreuses régions.Pour maintenir en letat la structure de l’occupation des territoires, des investissements lourds seront .dors inévitables.Retenues d’eau en altitude, installations d’usines de dessalement et de nouveaux réseaux de transport des eaux, etc.A défaut de ces investissements dans 1a construction de nouvelles infrastructures — que le rapport Stern évalué entre 15 et 150 milliards de dollars par an dans les pays de l’OCDE —, l'abandon de régions | entières pourrait avoir un coût économique et social plus élevé encore.Un autre paramétré doit être pris en compte par les économistes: en plus du changement climatique, les ressources énergétiques se raréfient.Ce que les progrès technologiques ne pourront ptülier totalement.la réponse au réchauffement aura donc un coût énergétique qui.à mesure que le i temps passera, sera plus élevé.Deux degrés de plus, ce sont aussi des rendements JUSI MAM I I Kim 1KO Kl t II KS Sur la planète, deux degrés de plus, ce sont des rendements agricoles réduits de 20 % A 30 % sur le pourtour méditerranéen et en Afrique sahélienne.D’où une pression migratoire accrue, avec son cortège de conséquences économiques et politiques.agricoles réduits de 20 % a :k) % sur le pourtour méditerranéen et en Afrique sahéüenne.1 )'où une pression migratoire accrue, avec son cortège de conséquences économiques et politiques.Deux degrés de plus c’est aussi, selon la littérature scientifique citée par le rap port Stern, 15 % à 40 % des especes animales et vege taies qui sont vouées a une extinction rapide, en raison de fa disparition de leur habitat.In encore, l'abstrac lion du propos (unit laisser de marbre.Voire faire sou rire, l’économie mondiale ne pourrait-elle aisément se passer de biodiversité?Non, répondent les agences des Nations unies et les ONG impliquées dans la protection de l'environnement.Depuis quelques années, ces organisations ont de phis en plus recours a des économistes pour nvenser et évaluer les «services rendus» par les écosystèmes et akler à en mesurer la valeur.D*s chantres du productivisme débridé ne peuvent plus hausser les épaulés lorsqu'est évoquée la destruction des abeilles par l’abus de produits phytosanitaires: l'Organisation des Nations unies pour l'agriculture et l'alimentation (FAO) estime à 200 milliards de dollars par an le servi ce rendu à l'agriculture mondiale par les insectes polir nisateurs.En leur absence, c’est 1a somme qu'il lau tirait dépenser annuelk'inent pour maintenir fa [xoduc tkm agricole mondiale a son niveau actuel.Dans le même esprit, le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) a chiffré l’apport économique annuel des mangroves et des récifs coralliens entre 200 000 et 9(X) 000 dollars/km , sekm les régions.C’est ce tyix- de considerations et de cal- culs qui.mis bout a bout, permet à Nicholas Stern d’évaluer le coût a venir du nvhauHcmcnt Cri tains peuvent sans doute à juste titre douter de lu stricte exactitude de ces chillies, il n'en reste pas moins que leur ordre de grundeut rend bien com|>te du caractère cardinal des enjeux le climat entre en (X'onomie il ixnirruit remettre profondément en cause certains dogmes du marché.Par exemple, le prix des combustibles fossil's défini jxir l’offre et 1a demande n’inclut |ms le montant de fa reparation des dommages liituts que leur combustion va immanquablement occasionner.Il faut dont taxer le carbone, tout le carbone, dit en substituée M Stern Pour réduire les émissions d’une pari cl, d'autre j su t.obtenir fa marge de nuuwinivre financière nécessaire a dévelo|>ner fa nvhcn he publique et privée autour de technologies propres 1 tans les cercles libéraux, on exprime volontiers l'ider' selon laquelle la protection de l'environnement est un objectif illusoire s’il va contre l'èt onomie L 'est IK'iitétre vrai.I lue chose est sûre, la imposition |mmi( être renversée: l'économie ne résistera pas a une dégradation massive de l'environnement Non cont er né |iar Kyoto, k' gouvernement chinois qu’on isml difficilement taxer de fanatisme écologique — semble d'ailleurs l’avoir compris 11 vient d'allouer la somme colossale de 175 milliards de dollars a un programme de protection de l'environnement qui doit durer cinq ans.Ia’ Monde Le logiciel libre gagne du terrain LAURENCE HE N HAMO U New York — Les logiciels libres.qui ont gagne lundi dernier une nouvelle recrue de choix avec le langage de programmation Java, gagnent peu à peu du terrain dans les entreprises, en remplacement des logiciels protèges qui font la fortune de groupes comme Microsoft.Le groupe américain Sun Microsystems a annoncé la semaine derniere l'ouverture des codes source de son cek'bre langage Java, qui pourra ainsi être diffuse et modifie par des tiers, tant que les modifications sont elles aussi diffusées.C'est une petite révolution pour les développeurs informatiques et une contribution majeure au monde du logiciel libre, dit en -open source», dont le chef de file est le système d'exploitation Linux, challenger depuis 15 ans du système* Windows de Microsoft, Longtemps confiné aux professionnels de l'informatique militants anti-Microsoft, le monde du libre a remporté plusieurs victoires ces derniers mois qui illustrent son extension dans le grand public et surtout auprès des grandes entreprises, fi v a deux semaines, même Micro- soft a tendu la main aux utilisateurs de logiciels libres en s'alliant au groupe Novell, qui distribue un système d'ex ploitation dérivé de linux.Su se linux Microsoft et Novell rendront leurs systèmes d’exploitation compatibles, chacun distribuera les deux systèmes et ils sortiront ensembles des solutions communes.«La décision de Sun était attendue depuis longtemps et ne marque pas de changement fondamental, car le groupe gardera un contrôle sur le langage Jam.mats il existe une tendance generale au développement du l/jgtael libre-.a commente l’analyste de Forrester Michael Goukie, -même chez Microsoft- •De plus en plus de groupes dans le monde adoptent le logiciel libre, surtout en Europe», a-t-il souligne l ne étude de Forrester de sejXembre dernier auprès de WX) grands groupes américains et 300 européens montre que 39 % des groupes en Europe utilisent un ou plusieurs fogiciels libres, et 35 % aux Etats-l 'nis.Respectivement H % et 5 % envisagent de le faire dans les deux regions, et seulement un tiers s'y déclarent opposées.Les plus ouvertes sont les sociétés de telecoms, de médias et loisirs (43 * a 54 % d'utilisateurs de kigioels libres).de services financiers (36 % a 41 % d'utilisateurs) ainsi que 50 % des administrations publiques européennes et 35 % des américaines.lés logiciels libres offrent accès a leur code source Oetir «noyau») ce qui permet a tous de k-s utiliser et surtout de le transformer.D-s contributeurs peuvent être des informaticiens free lance qui travaillent de chez eux aux quatre coins du monde, mais aussi des associations ou des entreprises com me Oracle, Hewlett-F’ackard, Orac le, Sun et IBM.les logiciels libres ne vint pas for cernent gratuits.Toute entreprise peut mettre au point et cornmerciali ser sa version.Autre source de profit, celui de la maintenance et assistance a l’utilisateur, comme le propose le groupe1 Red Hat, leader de la maintenance de l inux Preuve que ce marché est de plus en plus convoité, le groupe Oracle vient d'annoncer qu'il -gn kl de requêtes we-b ( vr veut we*b) Ajwe be et k- navigateur MoziOa, concurrent d’In ter ne-t Explorer de Mh rosoft Des logiciels libres sont aussi au co ur d'appareils comme k* modem Freebox ou fournisseur d'ace es a inter net français Free, des assistants \)er sonnels Sharp ou encore de lecteur* de vide o en format f )rvX, Agence Frein ce-Prenne 0 v/'*8* Renald LEGENDRE L r5 H pages-5S3SS GUERIN «Mm Me (514| 842-3481 ACTUEL DE L’ÉDUCATIOH Oiriiin initiai a n naran iiUrBiUaiii iMpBKMenSwmi 35 37 47 MO 000 t 03 23 25 27 3£ 39 40 UragMdu 2008 1117 t CMAOua aovm.e sst Scnct oeuts 199493 LF.DEVOIR.LE LUNDI 20 X 0 V E M B R E 2 0 0 6 A Ü Étudiants à garder ?La semaine dernière, la Conférence régionale des élus de Montréal (CRE), appuyée notamment par les quatre universités montréalaises et la Chambre de commerce, a fait connaître plusieurs propositions pour attirer et surtout retenir les étudiants internationaux.Mais à l’échelle du monde, jusqu’où la rétention a-t-elle bien meilleur goût?L Josée Boileau a décision de la CRE de Montréal de s’intéresser à l’internationalisation des universités est une très heureuse initiative tant ces questions se sont jusqu’à maintenant limitées à de petits cercles fermés.À l’aube d’un siècle axé sur l’économie du savoir, ce genre de débats doit pourtant déboucher, et de façon urgente, sur la place publique québécoise, car bien des pays ont des longueurs d’avance à ce sujet.Et pourtant, tout bien argumenté soit-il, l’avis suscite un certain malaise.En introduction, le président du comité «Montréal, ville apprenante, de savoir et d’innovation», mis sur pied par la CRE, salue les étudiants étrangers qui font de Montréal «une métropole présente sur la scène internationale, qu’ils décident ou non de s’y installer».Hélas, cette nuance (que nous soulignons) ne se retrouve plus nulle part par la suite.L’intérêt des étudiants étrangers ne s’inscrit que sous une trame: le fait qu’ils «constituent un bassin privilégié pour l’immigration québécoise».Du coup, que 30 % d'entre eux restent ici au terme de leurs études, ce n’est pas assez aux yeux du comité: après tout, jusqu’à 60 % des étudiant^ étrangers aux États-Unis choisissent de s’y installer pour de bon! A notre tour, il ne faut donc pas laisser s’échapper des gens brillants, intégrés au Québec durant leurs études, et qui pourront nous aider à faire notre place dans le monde.Fort bien.Mais ce n’est pas la première fois que le lien entre étudiants étrangers et immigration de qualité est souligné.Ce fut notamment le cas dans un autre avis, du Conseil supérieur de l’éducation celui-là (L’internationalisation: nourrir le dynamisme des universités québécoises, novembre 2005).Le CSE ajoutait toutefois une mise en garde (ou un «défi», comme il est écrit dans l’avis!) : attention que l’aide fournie aux étudiants de certains pays ne desserve pas ceux-ci.«Par exemple, l’exode des cerveaux au profit du Québec, qui a besoin de l’immigration pour développer son économie, constitue un enjeu éthique auquel le Québec et le Canada doivent Jaire face.» De ce quèstionnement, il n’est pas question dans l’avis de la CRE, même s’il cite abondamment le document du CSE.H y a pourtant une grande différence entre un étudiant venu de France (ce qui est le cas du quart des étudiants étrangers au Québec, plaçant ce pays, et de loin, au premier rang de la filière internationale) qui décide de rester ici à la fin de sa scolarité, et celui d’un jeune Africain, ou encore d’un Brésilien.Dans le premier cas, il s'agit d’un pays hautement développé qui n'arrive pas à faire de la place à tous ses jeunes très scolarisés.Dans le deuxième cas, il y a tout le paradoxe d’un continent qui a besoin de son monde, mais où le travail intellectuel, pour des raisons politiques ou économiques, peut relever de la gageure.Et dans le troisième, on trouve ces pays émergents qui commencent à jouer dans la cour des grands et qui cherchent, fort légitimement, à retenir leurs cerveaux — et à qui l’Occident vient quasiment faire une cour déloyale.Sou-haite-t-on vraiment prendre leurs ressources humaines et les mainte» nir dans le business de l’aide internationale?C’est pourquoi il n’est pas si choquant que l’ensemble des étudiants étrangers ne soient pas informés des possibilités d'immigration au Québec.Ont-ils vraiment tous à l’être?A l’heure d'Internet, la force de Montréal passe-t-elle systématiquement par l’installa-tiop sur place d’anciens étudiants?A l’inverse, on devrait commencer sérieusement à s'inquiéter de l’expertise internationale des étudiants québécois.L’avis de la CRE en parle, mais en quelques lignes sur 43 pages, qui se concluent par l’im-'portance de favoriser les programmes d’échanges ou d’assurer une expérience à l’étranger durant la formation.Ce point aurait mérité bien davantage.On sait que si le nombre d’étudiants internationaux au Québec a triplé en 20 ans, une infime minorité de Québécois prennent le chemin inverse d’évaluation varie de 1 % à 15%, selon les universités et les programmes).11 serait pourtant urgent, à l’heure de la mondialisation et des réseaux, que les Que bécois aillent chercher ailleurs de l'expertise, une autre experience culturelle, un nouveau regard et des contacts.Les étudiants québécois le font très peu, surtout pour des raisons financières.Qu’attend-on alors pour les encourager, notamment en bonifiant les rares bourses qui leur sont destinées?De cela, le CRE ne parle pas.Comme si La future force économique du Quebec ne passait pas d’abord par le développement maximal fit's cerveaux d’ici., jbot teaMt^lUde voir.ca DITORIAL LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEALX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente, Finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information JULES RICHER Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE.JEAN-FRANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE i£oLi*i R°YAC CrttF Du PAdTi JoC./U-iCtf FtfAwfAi*.AH/ la FSAncF/ ûwîl Pays 2 4k ÊVfltUt - TRppvEl Pa5‘7 LETTRES Discussions ardues à l’horizon Le Devoir du 4 novembre 2006 a récemment publié, sous la plume de Mathieu Bock-Côté, un texte d’une grande lucidité pour décrire l’impasse créée par le discours néonationaliste qui a entraîné le «basculement d’un modèle à l'autre», soit «le passage au nationalisme civique désendetté de son passé canadien-fran-çais».D’autre part, Mme Bombardier a repris cette opinion en accusant les concepteurs de ce néonationalisme d’avoir délibérément noirci notre passé.Le mal, nous dit-elle, est tel que plutôt que d’éveiller la fierté de notre jeunesse, ce discours a semé la honte.Aussi s’applique-t-elle à démontrer que ce nouveau modèle «vidé de son essence» fait en sorte que le nationalisme civique québécois est de même nature que le nationalisme ontarien, saskatchewannais ou al-bertain.Bref, elle nous fait comprendre que ce concept de nationalisme mène à un cul-de-sac.11 s’agit là de débats importants, et l’actualité est là pour nous le rappeler au cas où nous voudrions les oublier.11 y a d’abord celui qui déchire le Parti libéral du Canada, aux prises avec une résolution sur la reconnaissance du Québec.D’autre part, le public de Radio-Canada a eu droit à un exercice de réflexion où des intellectuels se sont assemblés pour analyser le sens des écrits d’Hubert Aquin et de son fameux texte sur la fatigue culturelle des Canadiens français.Au même moment, on est informé du lancement du Mouvement démocratie-souveraineté.Son fondateur, le juge Marc Briè-re, ne reconnaît pas que le Quebec est une nation et est plutôt favorable à «l’esprit de la nation civique».Par ailleurs, l’historien Gérard Bou-chard dit nôtre pas très à l’aise avec ce concept tandis que le sociologue Guy Rocher cherche à démontrer la «cohérence historique et intellec- tuelle du mouvement nationaliste d’abord cana-dienjrançais puis québécois».Au cœur de toutes ces opinions contraires, y aurait-il un chemin pour sortir de l’impasse où devrions-nous, comme le suggère l’historien Jocelyn Létourneau, accepter de vivre notre «ambivalence»?Claude Poulin Sillery, le 14 novembre 2006 Comment faire avancer le CHUM?Avec un think tank.Le CHUM n’avancera jamais si l’on s’en tient seulement aux consultants et à quelques consultations ponctuelles des citoyens.Car, chaque fois, les divers rapports disparaissent, et on en revient à la case départ, et ce, depuis des années.Un think tank assumerait des fonctions qui pourraient faire avancer le dossier de façon durable.Tout d’abord, de la recherche sur tous les aspects incertains du projet, y compris financiers.Deuxièmement, la publication régulière des solutions envisagées.Et troisièmement, la consultation-concertation continue des gens impliqués dans le dossier.Il se crée ainsi une banque de connaissances et une familiarité collective avec le projet.On pourrait finalement conscientiser suffisamment le public, les professionnels et les constructeurs pour en arriver à une image claire du projet et à un consensus précis sur l’ac-tiop à entreprendre.A titre d’exemple, la ville de Nashville aux États-Unis a créé un think tank en santé, le Conseil de la santé de NashviDe, qui propose avec succès depuis quelques aimées, des solutions sur tous les projets de développement et d’implantations de technologies nouvelles en santé.le CHUM est un projet de longue haleine qui, dans le contexte, demande une opération soutenue de réflexion publique et de conscientisation.Autrement, le CHUM risque de ne pas être construit avant des décennies! Michel Magnant, Ph.D.Directeur exécutif Montréal Stratégique Montréal, le 6 novembre 2006 Une honte dans le monde démocratique En réponse à la lettre de Luc Perrier («Détruire le Québec», Le Devoir du 7 novembre 2006), j’aimerais souligner que l’éternelle rengaine du «divisage» de vote et tant qu’à y être l’aberrant vote stratégique fait de notre système de vote, uninominal à un tour, une anomalie et une honte dans le monde démocratique.En effet, il ne reste que quelques rares pays où l’on vote selon ce système caduque, rétrograde et anticonstitutionnel, dans le sens qu’il ne respecte pas le droit à la Représentation effective tel que cela est stipulé dans la Charte des droits et libertés.Il nous faut au plus vite un système proportionnel (que tous les partis promettent en élection et oublient une fois au pouvoir).Un système juste qui fait en sorte que si un parti obtient 10 % du vote, il doit nécessairement refléter la volonté populaire c’est-à-dire avoir 10 % de députés au Parlement.Pas très sorcier.De cette façon, il n’y aurait plus cette tendance malsaine de voter stratégiquement, mais bien pour le parti qui représente le mieux les idées et valeurs des citoyens et citoyennes, les votes souverainistes seraient ainsi comptabilisés sans toujours passer par un seul et unique parti.C’est ce qu'on appelle une vraie démocratie.Pierre Véronneau Montréal, le 11 novembre 2006 LIBRE 0 FINI 0 N -?- Vers la légalisation réglementée des drogues LINE B E AU CH ESN E Profèsseurr titulaire au departement de criminologie de Wniversite dVttawa tl pmtesseure associée en toxicomanie |>eter et défendre les vaknrs
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