Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (8)

Références

Le devoir, 2006-11-18, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
w w w .11* d f \' o i r.c o m ?Titeuf: la bédé méga-phénomèn du XXI LE DEVOIR Vol.X C V II X 2 6 3 ?LESS A M E D I 1 S V.T 1) 1 M A N C 11 K I !» NO V K M B H I 2 O O ti Le compositeur Gilles Tremblay et sa compagne Jacqueline.longévité Quelques recettes pour bien vieillir PAULINE GRAVEL Quel est donc le secret de la longévité?Comment peut-on prolonger la vie tout en vieillissant harmonieusement?Certains résultats récents de la recherche scientifique étonnent et nous incitent à revoir nos idées préconçues.D’autres renforcent les traditionnelles recommandations pour une bonne hygiène de vie.Oui, une alimentation riche en fruits et légumes ralentit le vieillissement Réduire significativement les calories ingérées le freine encore plus.Oui.l’activité physique est bénéfique pour le système cardiovasculaire.Mais elle maintient aussi en alerte nos facultés intellectuelles.Oui, le stress est délétère.Les personnes âgées en sont les plus grandes victimes.Oui.fréquenter des amis est agréable.Une vie socia le riche et active est probablement le facteur le plus puissant pour allonger la vie! la communauté scientifique s’entend pour affirmer que les humains ne sont pas tous égaux devant Une alimentation riche en fruits et légumes ralentit le vieillissement L'activité physique est par ailleurs bénéfique pour le système cardiovasculaire, en plus de maintenir en alerte nos facultés intellectuelles.Une vie sociale riche et active est toutefois le facteur le plus puissant pour allonger la vie! le vieillissement en raison de leur bagage génétique propre.Toutefois, certaines études récentes indiquent que les gènes ne jouent pas un rôle aussi important que plusieurs l’ont cru dans la durée de la vie.En effet il est généralement impossible de prédire combien de temps vivra une personne en se basant sur l’âge auquel sont décédés ses proches parents.A l’exception toutefois des individus appartenant à des familles qui présentent une longévité très grande.la durée de vie n’est pas comme la taille, le poids, la personnalité ou même une maladie cardiaque ou le diabète, qui sont hautement héréditaires, indique James W.Vaupel, directeur du laboratory of Sui vi val and longevity au Max Planck Institute for Demographic Research à Rostock, en Allemagne •Im taillr d'une personne dépend de HO à 90 % de relie de ses parents.Far contre, la durée de vie de nos parents nous renseigne très peu sur notre propre espérance de vie.Elle ne compte que pour à peine .'I %», a-t-il précisé récemment au New York Times.la durée de vie est déterminée par un mélange complexe d'événements et de facteurs, comme des prédispositions génétiques à certaines maladies ou des mutations aléatoires pouvant conduire au développement d’un cancer, l'occurrence d’infections ou de blessures a la tète au cours des premières années de la vie, la nutrition et la santé de la mere durant la grossesse.h n'est donc pas simple de départir ce qui relève des facteurs environnementaux de ce qui dépend des VOIR PAGE A 10 LONGÉVITÉ 2 .2 O $ ?t A \ t s 2.50$ L’avenir de Kyoto sur les rails Les 35 pays industrialises ciblent une réduction de 50 % des gaz à effet de serre I.OU I S (il LIES IRAN CtE l K Les ItîD pays de la communauté de Kyoto ont convenu hier à Nairobi d'amorcei en 2008.mais sans date butoir («Avise, fa renégociation de la phase 2 du protocole afin de déterminer la future stratégie planétaire de lutte contre les changements china tiques après 2012.Qu;mt à eux, les (xiys industrialisés se sont entendus sur La nécessité de cibler une rédue tion globale des ga* à eflet de serre (GI S) d’origine humaine de 50 % par rapport au niveau de l’an 2000.Mais fa résolution ntioptée hiei soir ptu la plénière de Nairobi ne précise |ms la date à laquelle cette ré duction de 50%devrait être réalisée, 1 e commissaire à l'Environnement de l'Union européenne, Stavros Dimas, a pour sa part soutenu en conférence de presse que cette diminution devra être atteinte d'k i 2050 si fa communauté inter nationale en tend limiter la hausse du climat planétaire moyen à 2 "C, l k-jxiis 150 ans, les émissions d’origine humaine ont lait augmenter de 1 °C le climat moyen de fa pfa nète Aux taux actuels de hausse des émissions, un autre de gré centigrade devrait a'ajoutet d'ki environ 20 à 25 ans, provoquant sécheresses, accidents climatiques extrêmes et relève ment du niveau de» mers.Si elle s'appliquait intégrale du U s pourparlers de Nairobi ont rapporté des gains tangibles aux pays d’Afrique, un continent qui sera durement touché par le réchauffement du climat ment ici, une réduction de 50 % obligerait le C anada à ramener ses émissions de 758 millions de tonnes (2004) à 363 Mt d’ici 2018 ou 2020, soit près de 55 % de su consommation actuelle d'hydrocarbures le Canada accuse une des hausses «l'émissions les plus élevées de la continu nauté internationale dejxiîs 25 ans.In conférence de Nairobi sur le « limai n'a toutefois (ms déterminé «le rfat«- limite jxmr raboutfamement des deux (msessus de négociation mis en brmie hiei, -«ut 1a refonte du protocole «*t la définition de nouvelles dlâcs de nftlmtkm pour ksi 35 pays industrialisé*.Mais la pliqiart des grands acteurs Internationaux, comme H Inion européenne «*t kn instances onusiennes, estiment «joe k*s lf!9 pays membre» de La « ommunauté de Ky«>to devraient réussir à éviter tout vide juridittue «titre fa [>liase de réduction» 2006-12 a version des tails Koch l'élus sera aussi entendu hindi )vu le comité tie ventu ation.puis par i le conseil d'administration mardi /y /Vtvir Une invitation à changer d’identité New Nork Lu courtier d'oiigme indienne au nom similaire a celui d'un lei roriste presume a dù ixisset quatre mois au Canada, dev ant le refus des autorités américaines de le laisse! ng.ignei 1rs Plats Luis après des vacances \nui Khan était parti quelques jours a Toronto, cet ete, avec sa temnie et ses en-f.uits, mais il n a |xi rentrer cher lui connue prévu, restant cloue 116 jouis au Canada avtv s.i tamiîlr avant que la situation soit tvlaîivie, rapt*ortai hier le .\>i< York I hiily Sacs Tihis ont finalement pu ren-fri'i aux Etats Puis anidi.-.I/.hi nom est aussi corn mun en .Asie du Sud-Kst que John Smith aux Etats Unis», a dit Amù Khan, 38 ans.au quotidien.«Je n'ars fêtais pas de me dire ai re fait quelque chou dWegul ) Est-ce que re connais quelqu un qui a fuit quelque chose d'illegal?Mais la seule chou que fai faite est d'aioir ru quelques contraventh'ns de stationnement Je rom prends qu i! huile opérer une surveillance (aux Iron tièrrs],/r pense qu il faut le finir Mais il faut mettre en place plus de ressources pour que cela ne prenne pas quatre mois», a t il ajoute AEI> • Pierre Marois Afghanistan: le Canada fait erreur, selon CARE Kandahar, Afghanistan — Selon le président et chef de la direction de CARP) Canada, John Watson, le Canada a commis une erreur irréparable en Afghanistan en confondant l’aide humanitaire et les opérations militaires.M.Watson a affinné hier que la guerre menée par le Canada au sud du pays, notamment dans la région de Kandahar, neutralise l’aide des organisations non gouvernementales (ONG) aux populations sinistrées.•J’ai bien peur qu ’on ait manqué une occasion», a-t-il énoncé au cours d’un entretien téléphonique avec la Presse canadienne, depuis Kaboul, la capitale de l’Afghanistan.«Il est trop tard.Même si nous étions in- vités à Kandahar, je ne suis pas sûr que nous irions actuellement.Nous avons déjà notre lot d'urgences dans le monde.» Fondé en 1946, CAKE Canada constitue le plus important organisme non confessionnel d’assistance en cas d’urgence et d’aide au développement international du Canada.Il versera 37,7 millions de dollars en Afghanistan cette année.M.Watson a demandé conseil à des responsables locaux de l’aide humanitaire à Kaboul et espere aussi pouvoir discuter avec des représentants locaux de l’OTAN.Même si CARE est à court de moyens, il aimerait visiter la région de Kandahar ainsi que la base de ITquiiH' provinciale de reconstruction (EPR), si tuée dans la ville de Kandahar.Mais ses declarations antérieures concernant cet te équipé lui tout craindre que su requête muI rejetee •J’ai ete extrêmement dur envers l’EPE.mais je suis convaincu que nos effectifs pnt ce qu'ils peuvent Mats rumeler l'aids humanitaire à un camp militaire s uis re un bien mauvais concept.» John Watson aurait préféré que le Canada sen tienne à son rôle traditionnel de maintien de la paix et laisse les responsabilités militaires aux Etats-Unis.Li combinaison des tâches du soldat et du travailleur humanitaire a de quoi rendre la |mi pulation afghane méfiante, a t il rstiiuc «En 2002, peu de ressources avaient ete investies, mais il v avait un grand espoir: Aurounlhui.nous accomplissons beaucoup de choses et 1rs ressources sont abondantes les Afghans sont vraiment très pessi mvstes sur la suite des événements, » le Conseil de coordination des secours à TAlgha nistan, qui chapeaute plus de 'KM )NG danser |viys, a admis que le rôle de l’El’R se révèle ambigu.Elle a aussi soutenu que les militaires devraient s’en tenir a leur rôle l’rvssc i tiruidivriiiv FORUM SOCIOÉCONOMIQUE DES PREMIÈRES NATIONS Moment historique parsemé de gains importants Par Dominique SALGADO — Collaboration spéciale FT : Le Chef régional de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL), Ghislain Picard, qualifie de succès le Forum socioéconomique des Premières Nations tenu récemment à Mashteuiatsh au Saguenay-Lac-Saint-Jean.Ce moment historique a passé de l’espoir au mécontentement pour finalement voir la lumière au bout du tunnel.Un événement sans précédent qui a attiré plus de 1200 personnes (participants, observateurs, exposants, artistes, membres de la presse et visiteurs).UN TIERS-MONDE QUÉBÉCOIS Pour t» ^OW.Forth,;, •h-*; / / Forum socioéconomique des Premières Nations First Nations Socioeconomic Forum ë ’À-'' ^ {© à frê Depuis plusieurs décennies, on le sait, la situation des Premières Nations est peu reluisante.À ce sujet, le chef de Kit-cisakik, Edmond Brazeau, a livré un bouleversant cri du cœur durant le forum relativement au constat de sa petite communauté située à 100 Km au nord de Val-d'Or.« Chez-nous, c'est le tiers-monde.Trois cent quatre-vingts personnes vivent sans électricité, sans eau courante, sans commodité moderne et sans écoles pour les petits.On attend toujours », a-t-il rappelé lors du forum.Tous les rapports, toutes les statistiques et toutes les analyses dégagent le même constat : les Premières Nations accusent un net retard en matière de développement économique.À lui seul, le rattrapage économique des peuples autochtones nécessitait, au Canada, un investissement de quelque 20 millions de dollars annuellement, et ce, pendant au moins 20 ans (1).Les facteurs socioéconomique touches un nombre trop élevé de communautés autochtones.Chez les jeunes autochtones (15 à 24 ans), le taux de suicide des femmes est 8 fois supérieures à la moyenne nationale pour ce groupe (2).Par ailleurs, les membres des Premières Nations demeurent moins scolarisés que les autres Canadiens.En 1991, 18% des autochtones âgés de 15 ans et plus comptaient moins de 9 années d'études La question du logement demeure toujours une priorité Le principal problème demeure dans les mauvaises conditions des habitations dans plusieurs communautés.En fait, il faudrait ajouter près de 10 000 unités au parc immobilier pour éliminer le problème de surpeuplement des habitations pour répondre à la croissance démographique.Les co-présidents du Forum socioéconomique des Premières Nations, dans Tordre habituel; le Chef des Pekuakamiul-nuatsh Gilbert Dominique, le ministre des Transports Lawrence Cannon (en remplacement du ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien Jim Prentice), le Premier ministre du Québec Jean Charest.et le chef régional de T APNQL Ghislain Picard.UN BILAN CONSTRUCTIF Malgré le peu de gestes concrets posés par Québec et Ottawa, T APNQL est d'avis que l'événement à tout de même dégagé un plan d'action commun et une vision commune de l'avenir des Premières Nations.« Cet événement est la première étape à l'amélioration des conditions de vie des 70 000 autochtones du Québec », a déclaré le Chef Picard Ainsi, les Premières Nations et les gouvernements ont convenu de mettre en place un comité de suivi.Ce groupe, qui sera composé de représentants autochtones et des deux gouvernements, aura le mandat de s'assurer que les engagements pris au cours du forum soient tenus Une première rencontre aura lieu dans six mois De passage a Mashteuiatsh, le Premier ministre du Québec Jean Charest, accompagné d'une quinzaine de ministres, s'est engagé â suivre de très près les travaux de ce comité et de faire respecter les échéanciers.Pour leur part, les chefs autochtones ont particulièrement salué le travail de Jean Charest et de son gouvernement.On ne pouvait cependant en dire autant du gouvernement fédéral alors que seulement trois ministres ont effectué une visite éclair dans la région.NOTRE HORIZON, LA COGESTION Enfin, les leaders des Premières Nations ont clairement exprimé leur intention de mettre au cœur de leurs priorités les questions liées aux droits territoriaux « Pour nous, il est clair que le développement socioéconomique des Premières Nations passe inévitablement par l'accès aux territoires et aux ressources Notre horizon, c'est la cogestion », a expliqué Ghislain Picard.Sources : Commmran sur Ici peupies m/XarMarn.IWS Cwectwr.general* a» i* tern* .J;uniüs, écritjacquesjulüard, les détracteurs les plus acharnés de Dieudonné n’auraient «osé rêver confirmation aussi éclatante de la dérive d’un humoriste qui ne fait plus rire personne».Selon Dieudonné, la raison est ailleurs.Après avoir caressé le projet de se présenter lui-même à la présidence, l’humoriste a dû abandonner, faute de pouvoir recueillir les 500 signatures obligatoires d’éhis.Mais il considère aujourd’hui que l’élection de Jean-Marie Le Pen pourrait «créer les conditions d’un séisme politique prérévolutionnaire.[.] Pmr cela, il faut créer des pmts et discuter».Selon Dieudonné, Jean-Marie Le Pen pourrait même «révolutionner la république».Il explique sa stratégie ainsi: «Il serait un président qui ne peut pas gouverner car n’ayant pas de majorité.Il n'a pas un seul député à l’Assemblée.Comme nous sommes dans THOMAS COEX AGENCE FRANCE-PRESSE Dieudonné discute avec le numéro 2 du Front national, Bruno Gollnish.un régime parlementaire, nous aurions des élections législatives ensuite qui seraient passionnantes puisque là, toutes les cartes seraient redistribuées et on irait vers une sixième constitution.» Dieudonné prétend que cette «stratégie» est envisagée «un peu partout dans les milieux altermondialistes d'extrême gauche».Le comédien se félicite d'ailleurs du discours moins extrémiste que tient Jean-Marie Le Pen depuis qu’il s’est retrouvé au second tour de l’élection présidentielle en 2001.«Le discours de Le Pen aujourd’hui est beaucoup plus soft, dit-il, et d’ailleurs plus souple que celui de Sarkozy, qui aime se faire prendre en photo à côté des avions d'expulsés.» Ces déclarations n'ont pas tardé à provoquer des réactions.Le quotidien L'Humanité parle de «la dérive d’un humoriste qui n’est plus drôle du tout».Selon Jacqueline Sellem, «de provocation en provocation, au nom d'une “cause noire" qu’il entend utiliser dans un jeu malsain de mise en concurrence des victimes, Dieu-donné s’emploie à semer la confusion et flirte de plus en plus souvent avec l'antisémitisme».Sur RTL le poli- tologue Alain Duhamel ne voyait dans cette nouvelle amitié avec l’extrême droite qu’«w«f étape logique dans la trajectoire de Dieudonné».On se souviendra que l’humoriste franco-camerounais avait provoqué un scandale sur la chaîne France 3 en personnifiant un colon israélien faisant le salut nazi.En mars dernier, il a été condamné à 5000 euros d’amende pour incitation à la haine raciale à la suite des propos qu’il avait tenus dans Le Journal du dimanche, où il traitait les Juifs de «négriers reconvertis dans la banque».Dans la même veine, en 2005, il avait qualifié les commémorations d’Auschwitz de «pornographie mémorielle».Depuis ses frasques télévisuelles, l’humoriste a depuis longtemps perdu la faveur des médias français.Récemment, à l’émission de Radio-Canada Tout le monde en parle, le chanteur et comédien Patrick Bruel a d’ailleurs déploré la trop grande tribune qu’on lui a accordée au Québec.Correspondant du Devoir à Paris Histoire commune, avenir commun LE COMITÉ QUÉBEC-ISRAËL ET LE COMITÉ DES AFFAIRES POLITIQUES JUIVES VOUS INVITENT A UNE SOIRÉE AVEC GILLES DUCEPPE, CHEF DU BLOC QUÉBÉCOIS Lundi 20 novembre 2006 20 heures Centre de conférences Gelber 1, Carré Cummings Entrée libre Pour de plus amples informations : $14-934-0771 • info@qic-cqi.org ifï- COMITÉ QUÉBEC-ISRAËL QUEBEC-ISRAEl COMMITTEE cjpac Achetons tableaux canadiens Paul-Emile Borduas Paterson Ewen Marcelle Perron Lise Gervais Rita Letendre Jean McEwen Marcelle Maltais J-P Mousseau Guide Molinari et d’autres.Achat à Montréal Appelez maintenant pour un rendez-vous.Lynda Marie Shearer Canadian Art Group Téléphone 1.416.774.8575 55 Avenue Rd.bureau 2975 wvwcanadianartgroup.com Toronto M5R 3L2 canadianart@beUnet.ca (c»H W-'.iMtraiüeul Itternrieealt M Uitiaie te imaei ¦ Sckni VMO Programmes de langues réguliers Anglais « frangm - Programme ntenstf jomousotr * A&oonwT»nt i dot?C*rtre spcrtl « accès «totem* Espagnol - Joui sor ou samedi Italien et portugais - Son *“¦* I Coufs specialises • Coure pieparaioees au» fcjfcTOÉIC TOEFL 6T ou TF! • Ang®s tes afcww •ftononentor angBwe • Écrtute • AW* te comarsator Prochaine» Mawoni Jour 20Dovomt3r» 3)»nvt»r S» Ô janvier (514) 849-8393 poste 709 1440 Stanley 63 Peel lnfoQymolanguet.com www.ymcalanguaa.com Tests de niveau gratuits les mercredis do 12 h 30 a 18 h ¦llf I r POCHAIT ANTIQUAIRE L.j ROCHAIT fête son ^ 1" anniversaire ! q H- £ SHIRT PASSION .SANDRO.VERTIGO .GUI a CO .OUI.TQMBOLINI.GLORIA GAUDETTE .PATRICK GÉRARD .ETC.Pour Elle 277.av.Laurier O.S14-270-6154 | Centre de Commerce Mondial 413.St-Jacques O.514-844-9125 Hltà t M ( c ÆfÊ^ Pour Lui Centre de Commerce Mondial 383.St-jacques O.514-281-7999 5107.av.du Part uww 514-277-7558 é m VENEZ AU 9 4751 et 4787 Ste-Catherine EST près de Viau jusqu'au dimanche 19 nov.11 h a 18 h prix réduits ^ de 15% à 75% 514-254-3993 < rochartantique.com (3 I > K V U 1 K .IKS S A M EDI I S E T D I M A \ t II E I ü \ 0 \ I VI K K I ES ACTUALITES Le mystère de la longévité Bougez un peu, mes aïeux ! L’activité physique est bénéfique pour le cerveau PAULINE GRAVEL L% activité physique est salutaire, on ne cesse ' de nous le rappeler.En fait elle est doublement bénéfique.Les recherches sdenü-/ fiques démontrent de plus en plus claire-' nient qu elle amélioré non seulement le physique, mais aussi le cerveau et les fonctions intellectuelles qu il sous-tend.Depuis quelques années, les chercheurs affirment que l’exercice physique a probablement autant de poids que l'activité intellectuelle sur le maintien de la vitalité du cerveau.•L'activité physique provoque une meilleure irrigation I sanguine] du cerveau et permet ainsi une meilleure oxygénation du tissu cerebral En améliorant le métabolisme des aliments, elle favorise aussi un meilleur approvisionnement en glucose.Le fanctionnement des neurones s en trouve optimisé», indique Louis Bherer, chercheur à l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal Directeur d’un laboratoire de recherche sur la neurobiologie de l'exercice, Louis Bherer a enrôlé une cinquantaine de personnes âgées sédentaires dans une étude de trois mois où la moitié d'entre elles participaient à un programme d'activité physique composé de trois séances d’une heure par semaine tandis que 1 autre moitié, servant de témoins, ne faisaient qu’acte de présence.-Le programme visait d'abord à augmenter la farte musculaire et la souplesse fain de faciliter l’activité physique.Ensuite, on s’appliquait à améliorer la jonction cardiorespiratoire par des exercices d’aérobie», explique le chercheur, qui est également professeur au départe ment de psychologie de lUQAM.Le programme d’exercices de trois mois a permis d’augmenter substantiellement la capacité d'absorption de l'oxygène, le V02 max, qui est un indicateur de la santé cardiorespiratoire, indique le chercheur, fi a également induit une nette amélioration de la vitesse avec laquelle les personnes exécutaient des tâches nouvelles.D’une part la pratique de l'activité physique a amélioré l'attention des sujets ainsi que leur aptitude à se concentrer sur les informations les plus pertinentes pour l’execution d'une tâche.D’autre part eDe a accru leur flexibilité mentale, c'est-à-dire leur capacité à passer rapidement d’une tâche à une autre.La plupart des chercheurs croient que ces améliorations — qui ont aussi été observées avec des séances d'entraînement d'une demi-heure — découlent d’une revascularisation du tissu cérébral et de la production de certains neurotransmetteurs qui rendent le cerveau un peu plus efficace à traiter de nouvelles informations et à réagir à de nouveaux contextes, souligne Louis Bherer.Des études effectuées chez l’animal ont aussi montré que l'exercice physique induit la synaptogénèse, soit la ,, ^ ., .HCl l> IH MH K I hKANCM'KKSSfc 1.activité physique, la natation par exemple, contribue de diverses manières A améliorer la qualité de vie des personnes âgée s formation de nouvelles connexions — ou synapses — entre les neurones et même parfois de la neurogenese, la creation de nouveaux neurones dans certaines regions du cerveau, ajoute-t-il.•Bien sûr.la plasticité nru ronale ralentit avec l'âge, elle n «gale plus celle d'un jeune enfant, mais elle persiste tout de même jusqu 'à un âge avancé», précise Louis Bherer.L'activité physique a également des effets indirects sur le cerveau.Chez une personne sédentaire, elle restaure la qualité du sommeil.Du même coup, elle consolide les apprentissages effectués durant la journée, car c’est durant le sommeil que ceux-ci sine priment dans la mémoire.L'exercice physique diminue par ailleurs le stress et les symptômes dépressifs.11 amélioré la mobilité, l'image de soi ainsi que la confiance en soi, ce qui contribue à rendre les individus plus combatifs devant une nouvelle situation.De plus, par un effet de cascade, les personnes actives physiquement ont tendance à s'adonner davantage à des activités intellectuelles.Selon diverses études épidémiologiques, la pratique d'une activité physique deux ou trois fois par semaine retarde significativement l'apparition des symptômes précoces de la démence.Louis Bherer avoue avoir été impressionne par la métamorphose qu’il a observée chez les participants à son étude.•La grande majorité des persimnes âgées qui terminent nos programmes en sortent transformées et veulent continuer à faire de l'exercice Pourtant, au depart, renames arrivaient péniblement aux seances d entrainement, en marchant avec une canne, contie-l il.Bien que ce genre de programme soit très promet teur.il ne s agit pas d une fmtaine de Jouvence, Il pet met toutefois de maintenir une certaine reserve qui permettra d'être m trier arme pour affronter les problèmes de santé quami ils arriveront.• Il faut bouger le plus tôt possible dims sa vit-, re commande le chercheur.•U faut choisit une activité qui nous plait, comme la marche à un rythme soutenu Iss activités qui peuvent se faire en groupe sont plus stimulantes parce qu'on s'encourage.Une fats que la personne se sent un peu mieux avec elle-même, elle aura envie de pousser un peu plus.Or les ainés qui s améliorent le plus sont justement crier qui sortent de leur zone de confort», ajoute Louis Bherer.Activité intellectuelle la neuropsychologue Sylvie Belleville, de l'Institut universitaire de gériatrie de Montréal rapiicllr pour si part que les activiles stimulantes intellectuellement ac croissent les performances cognitives.KDe rite comme exemple une grande étude commanditée par le Natio nal Institute on Aging des États-Unis qui a porté sur 2(XX) sujets âgés, dont certains ont iiarlicii*' à des |>ro grammes d’intervention cognitive tandis que d'autres demeuraient inactifs inteDectueDement.Dans un premier groupe où était visé l’entrainement de la mémoire, on enseignait de tayon scolaire diverses strategies jxTmettiml de mieux encoder de nouvelles informations.Dans un autre grotiix*, on af> prenait aux personnes Agées à réagir plus rapidement aux informations visuelles qui four étaient nré-sentees 1 es pai ticiixutts du dei nk-i groupe devuirrtt quant à eux s'atteler à la résolution de problèmes •Apres quelques semaines de par ticipation à ces pro grammes dintmentum.les personnes ligees aiment ame lutte amsuieniNrment leurs pertonruinces ikms le il mai ne entmine.affirme Svtvie Belleville, les personnes sem Noient même aisnr nm'uni de sept à huit ans au miYtru ciignitÿ.(fui plus est.leurs nom elles capacités cognitives se maintemiient ilans le temps puisqu elles étaient timnmrs présentes deta ans plus tard • A l'Institut universitaire de gériatrie de Montréal, on offre de tels programmes A la population en gêné rai ainsi qu'aux personnes a risque de dèvelopjxT la maladie d'Alzheimer •Notre approche est preventive plutôt qu interventionniste, comme l'est généralement la médecine au Canada Nous voulons que nos personnes âgées se "ilesedentansent".qu elles restent actives et combatives On surestime trop souvent le déclin qui survient au cours du vieillissement Nous voulons bnsrt et mvtke», conclut Louis Bherer, Ia’ Demir - ¦ ¦ ¦ —-.- -.-.- À suivre lundi Rosemary NEERING CÉLÉBRITÉS collection Dioorasflioos Louis Riel LES 18 ET 19 NOVEMBRE 64 pages-10.95 S ISBN 2-7606-X17-9 LIDEC inc.514-843-5991 À la défense des Métis tu unie sans mutes tes librairies U prix est milique sous reserve de modifications.carte- CADEAU 1U ! GRATUITE I PAR TRANCHE D’ACHAT DE 75$ DE SPIRITUEUX |i- •* *.VOILA UN RESTAURANT QUI DÉPASSE LES AUTRES D'UNE BONNE TÊTE.ON M Y REVERRA SOUVENT.RÉMY CHAREST U DÊV01* O VO I ÇO " * 0 = 0 0 = 1/5 9 * u/ ° É 5 LU = ~ il M LU cc -LU CD * * -f Jïïn- ‘¦-JJ’A 4 ^ **•:r ¥ tetÊS —'d '.v-d Kr i .; • 7.V • * » 'fat'-ïr* > • V i * * - • • •-•-«A • * '¦.ft.'*»?* ÎV" CRFJE-CRDERU j ’• » -i _ - — -rTtÊÊ * * .fiZ ' ; ' j- .CONSEILS Tibàmrm H* pwmt».cl»«nets» tf-altem.«pneu, i» I» SAQ.Cmytan I epxttuuui 0*trtm te tueemmt l« 1S « 19 rottmtet Z006 Ut eeweun.oxMa Xt cetr* cnmoter 18 ans «t peut Quwxiet* —-•.tm Scrma, me c 1* Mctmen 2008 au 31 larww 2007 •• me.SAC otçât «t SAQ.corn mcNm Cæta s «cgu* umqw i cariM-eattofe/j saû al (m vvionx rjjmmtreMt par1 •mrttnm Ou menât dai rwaliS Us cae«* 'an- tas Hart ¦* cary» -j, can» pvnxnn ver* LE DEVOIR.LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 NOVEMBRE 2 O O « Gambard ROLEX Vente et service ÜO-A RUE CATHCAKT, CENTRE-VILLE MONTRÉAL (514) 866-3876 Victorieuse de la primaire socialiste Ségolène Royal souligne son ancrage à gauche ALAIN BOMMENEL Paris — Victorieuse sans coup férir de la primaire socialiste, Ségolène Royal a appelé hier au ras-semblement en se lançant à la conquête de la présidence avec des chances sérieuses de devenir, ep 2007, la première femme chef d’Etat en France.Dans son premier discours de candidate officielle, prononcé d’un ton solennel depuis son fief de Melle (ouest), Mme Royal a assuré mesurer «l'immense responsabilité» que lui ont confiée les socialistes en la plébiscitant pour le scrutin d’avril-mai avec 60,64 % des voix.Souriante, en tailleur blanc, Mme Royal a appelé à la mobilisation et au rassemblement de tous, promettant d’agir pour aider la France à se réfonner et à «se redresser».«Demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays», a lancé Mme Royal, reprenant une phrase célèbre du président américain John F Kennedy.Mais elle a aussi souligné son ancrage à gauche pour refuser les inégalités ou s’opposer au «vent mauvais d'un libéralisme sans fin ni loi».Plusieurs dizaines de journalistes étrangers, notamment japonais, coréens, américains, allemands et turcs, se pressaient pour l’écouter dans la salle des fêtes de Melle, un bourg de 4000 habitants.Ségolène Royal a rapidement obtenu le soutien de ses deux rivaux qu’elle a largement battus, l’ancien ministre des Finances Dominique Strauss-Kahn (20,83 %) et l’ex-pre-mier ministre Laurent Fabius (18,54 %).Son score permet à Mme Royal, 53 ans, d’aborder en position de force la course à la présidence qui devrait l'opposer au champion de la droite, le ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy, 51 ans.Ce dernier a estimé que la victoire de Mme Royal traduisait «une aspiration forte [.] au renouvellement de la classe politique» et s’est «réjoui» à la perspective de débattre avec elle.Un duel final RoynkSarkozy — la «Une rivale dangereuse», reconnaît Sarkozy U « accord » sur le Darfour est salué malgré les interrogations première incarnant une forme de renouveau à gauche, le second prônant la «rupture», tous deux en tète des sondages — semblait de plus en plus inéhictable hier.Des responsables de droite ont mis en garde leur camp contre le danger que représente Mme Royal et l’élan qu’eDe suscite.Le vote sans appel des militants en faveur de Mme Royal, que ses adversaires avaient accusée d’«ùi-expérience», voire de «populisme», a couronné sa fulgurante montée en puissance au sein du Parti socialiste, qu’elle n’a pas hésité à bousculer.Ces derniers mois, quelque 70 000 nouveaux adhérents ont afflué, la plupart attirés par l’aura de la favorite dans les sondages.Cette mère de quatre enfants, compagne du chef du Parti socialiste François Hollande, a réussi à incarner une forme de renouveau en prônant l’avènement d’une «démocratie participative».Elle se veut plus proche des gens dans un pays secoué par une série de crises, dont les émeutes d’il y a un an dans les banlieues.Le pays fait aussi face à une large fracture entre les élites et la classe politique après 12 ans de présidence de Jacques Chirac, 73 ans.Ségolène Royal a accordé une large place aux questions de société et à l’écologie tout en adoptant des positions parfois jugées proches de La droite par ses détracteurs en ce qui a trait à la sécurité et à l’immigration.In candidate socialiste sera «une rivale dangereuse», a reconnu hier l’entourage de M.Sarkozy.D'autant plus que le parti de M.Sarkozy, ITJMR est agité par sa rivalité avec les chiraquiens, le premier ministre Dominique de Villepin et le irtinistre de la Défense Michèle ADiot-Marie n’ayant pas exclu de se présenter à la présidentielle.L’entourage de M.Chirac laisse aussi planer l’incertitude sur l’éventualité d'une nouvelle candidature du président Agence France-Presse EMMANUEL GOUJON Addis Abeba — L’«accord de principe» de Khartoum à une opération «hybride» ONU-Union africaine (UA) au Darfour, annoncé par le secrétaire général de l’ONU, a été salué hier par la communauté internationale sans que le Soudan ait confirmé son feu vert à une telle option.•Cet accord ouvre la voie à une force de paix hybride ONU-Union africaine [UA] pour le Darfour essentiellement composée et dirigée par des Africains et équipée et financée par les Nations unies», s’est félicité le président américain George W.Bush de l’accord arraché jeudi soir à Addis Abeba par le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan.«J’espère maintenant que le gouvernement soudanais va accepter cette proposition», a quant à ,elle commenté la secrétaire d’Etat américaine, Condoleezza Rice.«Consensus» L’Égypte, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Ahmed Aboul Gheit, a également salué X«accord».«La réunion d’Addis Abeba a vu la naissance d'un nouveau consensus général comprenant le gouvernement soudanais», a-t-il déclaré aux journalistes.«Ce consensus confirme l’importance d’appuyer la force africaine au Darfour [AMIS] et la nécessité de mettre toutes les capacités techniques et financières à disposition pour l'appuyer», a ajouté M.Aboul Gheit à son retour de la capitale éthiopienne.M.Annan a annoncé jeudi soir à l’issue de longues discussions à Addis Abeba que le Soudan avait accepté «le principe d’une opération hybride».La force de l’UA actuellement déployée au Darfour est sous-financée et mal équipée.L’ONU EN BREF Interdiction de se couvrir le visage La Haye — Le gouvernement néerlandais va introduire un projet de loi interdisant le port de vêtements couvrant le visage dans les lieux publics et semi-pu-blics, a-t-on appris à l’issue du conseil des ministres hier.«Le conseil des ministres a accepté la proposition de la ministre de l’Immigration et de l’Intégration, FO N OA! ION (nllcov •\ndtY< ira ssct (ï/ùuyue •M SOINS DES PIEDS enr.! 1 1OljlJ/l, MUmiHr.défitn*,.«4 mi.l.Q Spécialités de soins des pieds v REUTERS Réfugiés soudanais à la frontière entre le Tchad et le Soudan.doit prendre le relais de cette force, conformément à la résolution 1706 du Conseil de sécurité de l'ONU votée le 31 août, mais Khartoum y était jusqu’à présent catégoriquement opposé.Les conclusions de la réunion d’Addis Abeba doivent être soumises au Conseil de sécurité de l’ONU par M.Annan et seront discutées lors d’un sommet du Conseil de paix et sécurité de l’UA à Brazzaville, le 24 novembre.«Pour l’instant, il n’y a aucune assurance d’une avancée majeure, sauf que tout le monde, même les Chinois et les Sud-Africains, soutient le projet», a expliqué sous couvert d'anonymat un diplomate qui a pris part à la réunion.•Toute la question est de savoir ce que veulent les Soudanais.Ou bien ils veulent une dynamique de paix et devraient alors accepter ce texte puisqu’on ne parle plus d’opération de l’ONU, ou bien ils ne cherchent qu'à gagner du temps, espérant le départ de TAMIS, qui permettrait une opération militaire de Khartoum au Darfour», a-t-il ajouté.Hier, le ministre des Affaires étrangères soudanais, Lam Akol, qui conduisait la délégation de Khartoum à la réunion, a affirmé que l’accord d’Addis Abeba ne prévoyait pas de déploiement de soldats de l’ONU sur le terrain aux côtés de soldats africains.«On ne doit pas parler deforce mixte car ce que nous discutons et ce sur quoi nous sommes d’accord, c’est une force africaine assistée par les Nations unies», a insisté M.Akol en reprenant la position traditionnelle de Khartoum dans ce dossier.Un responsable de l’UA a au contraire jugé que la réunion a •débouché sur une victoire du Soudan qui a obtenu que le commandement de la force de paix ne sera jamais onusien.Le Soudan est toujours en position de force, on est en train de tourner en rond», a-t-il déclaré à l’AFP sous couvert d'anonymat.Le représentant permanent du Soudan à l’ONU, Abdulmahmoud Abduhaleem, a été catégorique à l’issue de la rencontre: «Il ne s’agira en tout cas que de troupes africaines sous commandement africain.Il n’y aura pas de Casques bleus au Darfour», a-t-il affirmé, notant que cette opération mixte ONU-UA «est très spéciale: les Nations unies paient pour que TUA fasse le boulot».Agence France-Presse Rita Verdonk, d’introduire aussitôt que possible un projet de.loi interdisant le port de vêtements couvrant le visage dans les lieux publics et semi-publics», a indiqué le ministère de l’Immigration dans un communiqué.Sous le terme «lieux semi-publics», le gouvernement désigne des endroits tels que les écoles, les ministères, les tribunaux ou encore les trains, a expliqué à l'AFP le porte-parole de la ministre, Martin Bruinsma.- AFP Le Tchad compte intervenir en Centrafrique NJDjamena — Le gouvernement tchadien a proposé hier d’envoyer des troupes en République centrafricaine pour aider Bangui à repousser une invasion de rebelles soutenus, selon lui, par le Soudan.Dans un discours prononcé devant le Parlement et repris sur le site Internet du gouvernement, le premier ministre tchadien Pascal Yoadimnadji a également invité la population tchadienne à la «mobilisation contre la guerre généralisée imposée par le gouvernement soudanais».Le président centrafricain, François Bozizé, a par ailleurs sollicité l’aide de l’Union européenne, qu’il invite à faire pression sur les Nations unies pour obtenir le déploiement d’une force à même de s'opposer aux incursions transfrontalières.•Voilà que mon pays fait face depuis 15 jours à une agression caractérisée par la violation de son intégrité territoriale, par l’occupation de quelques villes situées dans le Nord-Est par une bande d’assaillants non identifiés et qui voudraient nous imposer une rébellion de l’extérieur», a-t-il déclaré, en visite à Bruxelles.«Fous comprendrez que je puisse à nouveau me saisir de cette tribune pour demander que l’Union européenne, qui a toujours été à nos côtés, contribue à la mise en oeuvre de la résolution 1706 des Nations unies [adoptée le 21 août] relative au positionnement des forces onusiennes aux frontières de la République centrafricaine, du Soudan et du Tchad», a ajouté Bozizé.Le Soudan a nié à plusieurs reprises soutenir des incursions de rebelles au Tchad et en Centrafrique.Reuters Anciens et amis du Collège André Grasset La Fondation Collège André-Grasset organise un somptueux concert de Noël.L’Ensemble Maestria, avec comme invité le flûtiste Francis Colpron, présente un concert bien particulier : des airs de Noël baroques! Ce concert se tiendra le 1“ décembre à 19 h 30 à l'église de la Visitation, lieu où l'acoustique est divine et où l'architecture est des plus magnifiques.Voilé une belle occasion de rencontre entre anciens et amis.Veuillez contacter Mme Sylvie Vachon pour l’achat des billets ou visiter le site Web du Collège pour une mise à jour de vos coordonnées.Des nouvelles du Collège vous parviendront rapidement! Mme Sylvie Vachon au 514 381 -4293, poste 356 www.grasset.qc.ca VACANCES COMME VOUS LES AIMEZ.Surtlassement oRArurr au Roya( Golden mm i G ran Bahia Principe Jamaica 1749s • Soins «Express» Pédicure • Soins «Confort» **** V2 20 janvier Suite jurocr Réservez avant le 30 novembre et obtenez un surdâssement gratuit au Royal GoWen r ports ItBC i»compHW MmLr on croisières F'artez en douce avec Vacances Transat et gagnez I Réservez une ootsière de 7 nuits ou plus avant le 30 novembre et courez la chance de gagner un vol aHer-retour pour 2 personnes vers Ferns' Cuba si Costa Atlantica Antilles - îles du vent - 7 nuits 25 décembre 1699s é janvier 1499s cayo santa maria, cuba ?*** V2 Melia Cayo Santa Maria ^ COQS 22 décembre-Sut junor IjZz/ V0MTUH zeze poM5 fBC HRompenscs swi.c»*re puerto plata, nép.dominicaine ?1/2 Royal Golden au Bahia Principe San Juan -1 r/|QS 20 déc • Chambre ftoyw Golden I 2F4 _/ AcrumuÉBa 2» points SBC SÉcompertses suptxcnurw varadero.cuba *** vz Hotel Palma Real 22 décembre «coiTtvez zro nro «c attxrvtra» ««pLcwic samana, rép.dominicaine **** 1/2 Royal Golden au Gran Bahia Principe Samana ^ QQQS 25 déc • Chambre de iuixe 13/^^ AgimtJg: ports H9C Rèeonperaes suppKrujpte manzanillo, mexique Tesoro Manzanillo Resort& Spa 21 déc • Chambre de La Accjmuiei SÔ40 ports «8C «tonoenses sux*.coupe 2199s 1639s riviera maya, mexique ***** Royal Golden au Gran Bahia 2789s *czÀr\Êti 5Û2D ports SBC SKnrcwnses suotx cr*cie VU de McrtJM.cat»» rttneure (cat V5) « cansfcns.Vrumuàei 19SO ports RBC f^tompertses suppi coupse Blemcnue à h Classe Club tttspon&e sir tous tes vols ifArtvnsat (-’luis Sièges en curpLaW^es a CDribrtatteSélrclian de Séges ^6*5-0** de repas C.IUU « de*s>rf!Ms-«t«bagges empares -Sente pitataire pou toreÿorerneet O Motels Sol meisd eus* Costa Carte,.,.1800 227-5766 Waeonlit Trawl www.cwtvacances.ca ÉCONOMISEZ 150® par couple en plus des Réservez-tôt et recevez une prime-cadeau à l’achat d’un de nos FORFAITS-PRIVILÈGES.* SBC «compenses ¦ Am ¦ , r.i, m oœ* r n 1 n n «.¦ il s de canes vûa >*!b -reccrnpérees reçotient manÉinert le dcutM eu la ttw des points RBC StameensB* wee CWT.te *TM, ¦¦* » .WM» * œn*T tw** «r«r 'n -w» rur ro» rajrt.» « ¦ ¦ ****«-* m ~ ***L;'' * „ * :«»* fawm»-*»««a» u a* are .an« suatre-ter, ?»««¦»» >»«»»¦*«»• ^ussmro smstsx xmms ?Xt xa m mn ens iaom sa*» i»rt«m njM»« J«*«.¦*¦>» w»*•««**»•»»*am» w «*«>»* «*o™Iwa w«**¦» 1WL * Xa»B .z *- av ».ct™»» axriwi m » «**» m ^ _____ Pnx excluant ie 3,50$/1000$ de services ta."sîoues peur a conütxjooc des ctents a.Fonds : ro?rrsat>x Tes caents ^ vhb ¦» ®»#llS»**4®é ûts eerxtranj «w* :ir Ju i,^ A^•,^ u Ar * UNMd Afrtnei de » - Ar vtiacamm tmnanararaé.WWTMS.t-issanc^tse ^ 4.(*«) t t» Kl «71 jn IrtMi *r*rt «K.UthUttrciÊtMtmtnômUnmlMH unure% pubMs *» we* îm yUrxx tem es nftjemn» r ttfA.¥¦'* X fntmtSi ttOh fort tout rttrs 4r fKtrotatnn 1.fx—n-mi.U 4n 4i ¦npn 4u xnmee ttrmr.ne ta* pm ndw l «Ta» * rama tm* *e» »a« le» U*»!s ta* I .in ml ja anh pmatr* OtUar ma m Smm 4e Ifearr « 4» -mm* ‘Je téfa at -maat 9«se tôt “ * km • w 4e UM*S bçmml "MnOnr « m -mps t ütltàMi ,\ 10 LE DEVOIR, LES S A M E D I 18 ET DIMANCHE 19 NOVEMBRE 2 0 0 6 Repas Hl Bagages n Siège Z] Salon Feuille d’érable i____________________j Cocher ou ne pas cocher.Le choix vous appartient.Optez pour ce qui vous convient sur aircanada.com STAR ALLIANCE ^Feuille d'érable est une marque de commerce d'Air Canada.Choisissez librement en ligne ou en appelant votre agent de voyages.aircanada.com ACTUALITES KYOTO SUITE DE LA PAGE 1 vers 23h, heure de Nairobi, «que la révision du protocole devra commencer en 2008».Le texte précise que cette «révision sera fondée sur les meilleures informations et évaluations scientifiques, notamment le quatrième rapport du Groupe intergouvememental d’experts sur le climat (GIEC)», lequel sera publié par tranches à compter de février prochain.«L’étendue et le contenu de la révision seront examinés lors de la troisième réunion des parties» au protocole, qui aura lieu en décembre 2(X)7 à Bali, en Indonésie.C’est véritablement là-bas que démarreront les premières négociations sur la base des scénarios que les parties au protocole sont invitées à soumettre à l’ONU à compter du 17 août 2007.Déjà hier, le ministre allemand de l’Environnement et de la Sécurité nucléaire, Kersten Sach, a précisé que son pays soumettra une proposition ciblant une réduction de 30 % des émissions de GES comme objectif global de réduction pour la phase 2 de Kyoto (2013-18).De son côté, le président du Parlement européen, Johannes Blokland, n’a pas hésité à se montrer ouvertement favorable à l’idée de saisir les élus d’Europe du projet français d’imposer une «taxe carbone» aux pays qui n’appliqueront pas les règles de Kyoto, ce qui réduit leurs coûts de production aux dépens de la sécurité climatique de la planète.L’idée de cette taxe a été formulée cette semaine par le pre-mier ministre de la France, Dominique de Villepin.Elle a provoqué une onde de choc qui s’est rapidement répercutée jusqu’à Nairobi et surtout dans les trois pays anglo-saxons réfractaires à prendre leurs responsabilités poqr stabiliser le climat de la planète, soit les Etats-l Inis, l’Australie et le Canada Les pays occidentaux, qui ont réclamé depuis le début de la semaine un engagement plus ferme de la part des pays en développement pour seconder leurs efforts de réduction des GES, ont obtenu partiellement gain de cause car la renégociation du protocole lui-même et de ses principes de base s’amorcera en 2008, au moment précis où les 25 pays industrialisés qui se sont engagés à réduire leurs émissions de 5,2 % sous le niveau de 1990 entre 2008 et 2012 amorceront la négociation de nouveaux objectifs de réduction.La Chine et l’Arabie Saoudite ont résisté avec opiniâtreté mais se sont finalement ralliées.Les pourparlers de Nairobi ont rapporté des gains tangibles aux pays d’Afrique, un continent qui sera durement touché par le réchauffement du climat et qui est pourtant fort désavantagé par le Mécanisme de développement propre (MDP).C’est ce mécanisme qui permet à des pays occidentaux obligés de réduire leurs émissions de piloter des projets à moindre coût dans des pays en développement.Selon un important rapport de la Banque mondiale rendu public cette semaine, l’exclusion des stratégies de reforestation et d’aforesta-tion du MDP prive les Africains de projets générateurs de crédits d’émissions très intéressants pour leur économie et leurs écosystèmes.Comme ce continent n’abrite pas de véritable industrie lourde, qui attire les grands projets de réduction en vertu du MDP il est jusqu’ici demeuré le parent pauvre de ce mécanisme à l’origine de transferts technologiques et financiers considérables.Selon la Banque mondiale, l’Afrique n’a jusqu’ici récolté que 5 % des fonds investis par le truchement du MDP soit 19 des 1274 projets mis au point par les pays développés.Les représentants des pays africains quittent Nairobi avec d’autres gains après avoir dû consentir, il est vrai, à s’engager eux aussi dans les négociations de Kyoto 2.D’une part il a été décidé de modifier la «gouvernance» du Ponds d’adaptation aux changements climatiques en y instituant le mécanisme d’un vote par pays, ce qui donnera aux pays pauvres une nette majorité pour décider de l’allocation des fonds.D’autre part, les règles du MDP seront révisées afin que les projets de reboisement ou de conservation de grandes forêts soient désormais acceptés, ce qui correspond aussi à l’intérêt des pays occidentaux, car la déforestation des pays en développement représente 24 % des émissions totales d’origine humaine chaque année, soit plus que les transports qui, à l’échelle planétaire, représentent 14 % des émissions de GES.Enfin, le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, a lancé le «cadre de Nairobi», qui enrôlera le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) dans une logique intégrée visant à lutter à la fois contre la pauvreté par la protection et la restauration des grands écosystèmes et contre le réchauffement du climat Alors que l’Europe considérait avoir atteint ses objectifs de négociation et oeuvré à l’atteinte des priorités de l’Afrique, les écologistes se disaient en général satisfaits de voir la communauté internationale cibler une réduction de 50 % des GES.Au nom du Réseau Action Climat, Steven Guilbeault de Greenpeace, a toutefois affirmé que ce pas en avant inquiète les groupes écologistes «parce qu'il n’impose pas d'échéance à la négociation de Kyoto 2.Il sera donc essentiel que les futures conférences fixent une échéance en 2008 aux négociations».Cette faiblesse de l’accord final d’hier, relevée par la plupart des grands groupes internationaux, illustre à leur avis cette «effrayante absence de leadership» politique dans la bataille du climat.Quant aux groupes canadiens (Greenpeace, Sierra Club, Fondation Suzuki, Institut Pembina et Equiter-re), ils voient à l’unanimité dans l’attitude des conservateurs fédéraux canadiens l’illustration de ce qu’avance Kofi Annan.A Nairobi, ces groupes ont consacré l’essentiel de leurs efforts à faire comprendre aux délégués que les Canadiens et la majorité de leurs parlementaires à Ottawa ne voient pas les choses comme le gouvernement Harper.Le Devoir FLQ SUITE DE LA PAGE 1 chien pour une fin de semaine.Le bon cop.Sa protégée, elle, l’agent-source 945-171, s’en tire un peu moins bien, victime autant des libertés prises par le scénariste que du visage d’écolière angélique de Karine Vanasse: impossible de croire à ce personnage composite où se retrouvent mêlés les charmes de Carole Devault (la maîtresse de Jacques Parizeau) et ceux de Louise Verreault (l’amie de Paul Rose).Tandis que, chez Giguère, la couche de maquillage historique passe quasi inaperçue.Mais en conservant, pour les besoins de la série, le vrai nom du policier (affiché dès la première scène en grosses lettres sur la porte vitrée du bureau du boss de l’escouade antiterroriste), les auteurs nous invitent implicitement à comparer leur créature au portrait plus rigoureux que tracent les documents de l’époque.Ou, pour l’exprimer dans la curieuse langue bipolaire qu’utilisent entre eux les personnages québécois de la série: mesdames et messieurs, meet the reo/Julien Giguère.?Nous vivons dans un drôle de pays.La culture et la politique y relèvent d’une forme avancée de schizophrénie.Ainsi, comment expliquer que la Crise d’octobre, parfois présentée comme un règlement de comptes entre Québécois de souche (Trudeau, Lalonde et Marchand d’un côté, lévesque, Claude Ryan et les felquistes de l’autre)*, puisse y inspirer un projet de série dramatique dont le résultat se retrouve aujourd'hui indisponible dans la langue même du petit peuple qui a écopé des mesures de guerre?Proprement incroyable.11 ne faut pas réveiller, le chat qui dort, et la direction de la télé d'Etat n'a probablement voulu prendre aucun risque avec ces images d’enfants jetés en prison.Mais les téléspectateurs de langue anglaise dont le cœur penche à gauche peuvent se rassurer: ils n'ont pas été confinés à des emplois de gendarmes retors et de brutes casquées.Dans October 70 la série comme dans la veritable histoire, ils ont leur représentant au sein des forces révolutionnaires: un dénomme Nigel Hamer, ancien étudiant à McGill.C’est à cause de lui que Giguère va commettre sa première «erreur».l.e scenario concocté par Peter Mitchell et Wayne Grigsby se réclame en gros de fa vérité historique, donc de fa version officielle qui, fair te de mieux, en tient lieu jusqu'à maintenant Elle nous montre le sergent McCleery, de 1a Gendarmerie royale du Canada, retracer, à l'aide du tuyau nettie par Giguère.fas ravisseurs de James Cross au moyen d'une enquête effectuée selon les règles de l’art.Ce qu’elle ne nous montre pas, en revanche, ce sont les bévues ap parentes et les décisions au mieux douteuses qui caractériseront l’action du lieutenant-détective Giguère cet automne-là, pendant lequel, soyons clairs, entre deux soupers au restaurant avec la divine Poupette, il donne carrément l’impression de regarder passer le train.Ainsi, dès le 6 octobre, un indicateur a livré les noms de cinq ravisseurs possibles, panni lesquels deux colocataires: Nigel Hamer et Réal Michon.On arrête Michon le lendemain.Hamer est absent.Personne ne se soucie apparemment de le chercher ni de poser la moindre question à son sujet.23 suspects ont été épinglés.la piste qui conduit à 1a rue des Récollets se trouve dans ce petit appartement d’étudiants.Et Hamer est déjà fiché comme activiste, mais Giguère, le su-per-eop, ne croit «tout simplement pas» qu’il puisse être dans le coup.Image héroïque de flic télévisuel oblige, la série de la CBC fait donc l'impasse sur «l’une des plus graves erreurs policières sun enues durant la Crise» (louis Fournier, Histoire d’un mouvement clandestin).Entrée en scène de Carole Devault, fa Poupette des dossiers de police.Dès leur première conversation, elle signale à Giguère qu’un «Anglais de McGill» se trouve panni It's ravisseurs de Cross.Après le départ de ces derniers à Cuba (moins Nigel Hanx-r, qui s’est entre-temps joint à b cellule lu tbmiation-Viger et est tile par fa police depuis deux bonnes semaines), Poupette révèle à son mentor fa nom de l'angfa du FLQ et donne même 1 adresse de l'appartement où il se cache.Toujours aucune réaction.Il faillira dix ans pour que, sous fa pression médiatique créée par les révélations de fa commission Keable.Fangk) du FLQ soit finalement écroué et amené à pondre une édifiante apostasie.Ce thème du «gendarme qui faisse courir le voleur» n'a pas sa place, on s’en doute bien, dans l'univers manichéen du petit écran.C’est pour-qiioi fa téléspectateur du réseau anglais se voit denier un rôfa d'observateur à l'importante réunion du 15 décembre, au cours de Laquelle le lieutenant Giguère, devant un partent' d’officiers de renseignement des trois corps policiers, annonce sa décision de ne coffrer aucun des membres (tous connus, tous sous écoute électronique d filature policière) de La cellule Information-Yiger.Pourquoi?«fai aucune raison», finira par reconnaître fa lieutenant Giguère devant b commission Keable.Comme par hasard, c’est dès le lende-main de cette rencontre que va s’accélérer, avec l'émission du premier communique par une cellule bidon, l'instrumentalisation du Front de Kbe ration du Québec par fas forces de l’ordre.?En matière de crimes politiques, la meilleure forme de prevention, pour l’Etat et son bras arme, consiste à fas commettre soHuème.Ou.si vrais préférez, à fas donner en sous-traitance.A l'au- tomne 70, l’utilité sociale de cette terreur fekjuiste éclate d'évidence aux yeux de la police.Après la mort de Pierre Laporte, confrontés à un déluge d’appels vengeurs, des policiers ont été jusqu’à évoquer l'Epuration pour décrire le climat de dénonciation qui prévalait alors dans la Belle Province.Voici donc un épisode de notre histoire sur lequel fa série October 1970.prise dans sa logique du bon et du méchant, va observer un silence des plus commodes: fa branchement du terrorisme sur le respirateur artificiel par le duo d'enfer formé par Julien Giguère et Poupette Devault Le 24 octobre 1971, c'est un communiqué rédigé conjointement par pas moins de huit fausses ceDufas du FLQ que fas médias auront à se mettre sous fa dent De quoi impressionner jusqu'au ininistre de fa Justice, responsable des budgets de fa police.Une opération typique du tandem Giguère-Poupette, ça ressemble à ceci: le 7 décembre 1971, Devault, en accord avec son contrôleur, embarque quatre vertes recrues du FTQ dans son projet de hold-up.Objectif?Voler fas recettes d’un bingo, vous avez bien hi, dans un sous-sol d’église.La police attend bien sûr les jeunes gens sur place, et elle a beau les savoir désarmés et parfaitement inoffensifs, un agent n’en tirera pas moins de six coups de feu bien comptés en direction d’im de ces malheureux garçons qui s’était mis à courir.Le lendemain, grosse publicité dans les journaux Et n'était-ce pas te but de toute l’affaire?Les manigances de Julien «good cop» Giguère ont parfois des conséquences plus tragiques.A l’été 1971, il se trouve en possession de preuves pouvant mener à l'arrestation et à la condamnation de PierroLouis Bourret D choisit de laisser courir le kid, de le laisser courir, en fait, jusqu’au fameux coup de Mascouche, prévu par la police grâce à l'implication directe d'un de ses informateurs et au cours duquel Bourret recevra une balle de .303 dans la tète.Le journaliste et historien du FLQ Louis Fournier juge le comportement de Giguère.dans cette affaire de Mascouche.«inexplicable», mais il ajoute ensuite une phrase qui ressemble à une clef: «La police profite egalement de son enquête pour effectuer une série de descentes dans les milieux contestataires » Un coup parti.Dans mi dossier publie en 1990 dans La Presse, fa lieutenant Giguère reprenait à son compte, 20 ans après, fas pathétiques fariboles de Jean Marchand: 3000 activistes prêts à tout faire sauter.Etc.Tout feu tout flamme, le Giguère.«On était des héros.ajoutait-U.On aurait dû mrus élever des monuments » RadkvCanada s'en est occupé.* Voir, à ce sujet, l’important article signé par Louis Martin dans le magazine Maclean's en décembre 1975.Collaborateur du Devoir .4 suivre lundi LONGÉVITÉ SUITE DE LA PAGE 1 gènes dans la longévité.Pour y parvenir, le D; Kaare Christensen, professeur d’épidémiologie à rUniversity of Southern Denmark, a comparé des jumeaux identiques, qui possèdent exactement les mêmes gènes, à des faux jumeaux, qui ne partagent que quelques gènes, à l’instar de simples frères et sœurs nés à des moments différents.Les données qu'il a recueillies sur 10 251 paires de jumeaux de même sexe, identiques et faux, nés entre 1870 et 1910 au Danemark, en Finlande ou en Suisse, indiquent que les jumeaux identiques mouraient à des âges plus rapprochés que les faux jumeaux «Néanmoins, la vaste majorité d’entre eux décédaient à plusieurs années d’intervalle, démontrant ainsi que l’influence de la génétique n’était pas aussi déterminante qu’on le supposait», souligne-t-il dans un article publié récemment dans la revue Human Genetics.Comme la plupart des scientifiques, le D' Christensen était persuadé que les morts précoces étaient très souvent liées à l’hérédité, par le biais de prédispositions à certaines maladies cardiovasculaires ou à des cancers.Mais l’analyse de ses données sur les jumeaux a révélé que fa génétique n’exerçait aucune influence sur l’âge de la mort avant 60 ans, et même à des âges plus avancés, sauf chez les personnes dépassant les 90 ans.EL même s'il se dégageait dans quelques rares familles une tendance à vivre extraordinairement longtemps, le rôle de La génétique y est apparu beaucoup moins important qu’on l’avait estimé.Ainsi, une femme dont la sœur a vécu jusqu’à 100 ans a quatre chances sur cent de vivre aussi longtemps, une proportion plus élevée que la moyenne des femmes qui n’ont qu’une chance sur 100 d’atteindre cet âge vénérable.Une proportion qui demeure néanmoins infime.Or, pour les hommes, la probabilité est encore plus faible puisqu’un homme dont la sœur s’est éteinte à 100 ans a 0,4 chance sur cent de vivre jusqu’à cet âge avancé.La moyenne des hommes n’ayant que 0,1 % de chance de devenir centenaire.Selon Caleb Finch, chercheur à IT'niversity of Southern California, ces données concordent avec celles qu’on obtient chez les animaux.Des vers, des mouches ou des souris génétiquement identiques et vivant dans le même environnement meurent en effet à des moments differents.Pourquoi?Le hasard compte vraisemblablement pour beaucoup.«Celui associé aux expériences de la vie, dont certaines auront des répercussions négatives, comme une injection, une blessure à la tête, une mutation susceptible de transformer une cellule en cancer.Mais aussi celui survenant au cours du développe ment» et qui peut provoquer de petites différences dans la croissance des cellules et leur division, ainsi que dans l'activité des gènes.Tous ces événements aléatoires peuvent se traduire chez un même couple de jumeaux identiques par un nombre différent de cellules dans leurs reins ou une morphologie distincte de leur cerveau.Or l’une de ces formes particulières apparues très tôt dans la vie pourra être le point de départ d’une dégénérescence des décennies phis tard.Même des maladies reconnues comme étant clairement héréditaires.tels des cancers, ne le sont pas autant qu'on l'estime.En analysant fas taux de cancer chez 44 788 paires de jumeaux le D Paul Lichtenstein, de la Karolinska Institute de Stockholm, et ses collègues ont trouve que seuls tes cancers du seiu de la prostate et colorectal comportaient une composante génétique, mais peu importante.Si un individu développait un de ces cancers, le risque que son jumeau identique souffre aussi de ce cancer était cinq fois supérieur à celui d’une personne en général et s’élevait à 15 % (soit 15 fois sur 100): un faible risque, somme toute, ont affirmé les chercheurs dans un article du Netv England Journal of Medicine.Pour leur part Margaret Gatz, de lUniversity of Southern California, et Nancy Pedersen, de l’Institut Karolinska, ont observé chez des jumeaux suédois âgés de 65 ans et plus que, lorsque l’un des jumeaux identiques développait la maladie d'Alzheimer, dont on a découvert des gènes de prédisposition, l’autre courait le risque d’en souffrir aussi dans une proportion de 6 sur 10.Dans les paires de faux jumeaux, ce risque tombait à 3 sur 10.«Mais la maladie est tellement fréquente dans la population générale que les gènes de prédisposition à cette maladie doivent être très communs», font remarquer les chercheuses.Ces différentes études confirment que la présence d’une maladie à caractère génétique au sein d’une famille ne garantit pas que tous les membres de cette famille en seront atteints eL inversement l’absence de maladies héréditaires dans une famille ne signifie pas pour autant que ceux qui la composent en seront prémunis.Le démographe Bertrand Desjardins, de TUniversité de Montréal, a du mal à croire que la génétique n’intervient pas dans la longévité depuis qu’il a découvert que, parmi les cinq centenaires de la population canadienne-française d’avant 1850, deux étaient des sœurs dont le père avait vécu jusqu’à 98 ans, tout comme une autre de leurs sœurs.«Puisqu’on a constaté que l’extrême longévité était fréquente au sein de certaines familles, cela prouve qu’il ne s’agit pas d’un simple phénomène aléatoire mais d’un avantage génétique, d’autant qu ’on a observé de telles concentrations familiales dans différents contextes et endroits du monde», fait-il remarquer.De nombreuses recherches sont menées de par le monde dans le but de dépister les déterminants génétiques de la longévité et d’une bonne santé durant la vieillesse.Pour ce faire, on compare le patrimoine génétique de centenaires à celui du reste de la population.Jusqu’à ce jour, la quête des gènes de la longévité n'a révélé qu'un seul candidat: un gène synthétisant une lipoprotéine de très grande di-mension qui transporte le bon cholestérol.Or les porteurs de ce gène qui réduit les maladies cardiovasculaires et la maladie d’Alzheimer auraient deux fois plus de chances de vivre jusqu'à cent ans.Encore une fois, cette chance demeure très réduite.Bertrand Desjardins s'est rendu récemment en Sardaigne, où on retrouve une proportion inhabituelle de centenaires de sexe masculin.Ces Sardes à la longévité ex-ceptionneDe vivent pour la plupart en montagne, dans des endroits relativement isolés où les habitants se mariaient jadis entre apparentes.«Certains gènes ont ainsi pu s'exprimer plus fréquemment et contribuer à cette longévité exceptionnelle».souligne te chercheur.La plus grande longévité des hommes — par rapport aux femmes — s'explique probablement par leur vie peu stressante et agrementee de frequentes rencontres sociales, «Dans la société sarde, les hommes s 'occupaient des moutons et passaient de longues heures assis dehors sur un banc à papoter entre eux tandis que les épouses trimaient derrière des portes doses».deoTtAL Le mode de vie est donc au cœur de la longévité.Et tes deux grands facteurs qui peuvent aider a mieux vieillir sont vraisemblablement la nutrition et l'exercice physiqiie.Le Devoir LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9" étage, Montréal (Québec), H3A3M9 (P) Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre La rédaction Au telephone 514-965-3333 Par télécopieur 514-985-33611 Par courrier redactiondledevoir.com La publicité Au telephone 514-985-3399 Par télécopieur 514-985-3390 Extérieur de Montreal (sans frais) 1 800 363-0305 Les avis publics et appels d’offres Au telephone 514-985-3344 Par télécopieur 514-985-3340 Par courrier avisdevdledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au telephone 514-9853322 Par télécopieur 514-985-3340 Les abonnements Au telephone 514-985-3355 du hindi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur 514-9855967 Par courriel abonnementsdledevoir.com Extérieur de Montreal (sans frais) 1-800463-7559 L'agenda culturel Au telephone 514-9853346 Par télécopieur 514-9853390 U Dm* peut, à rocaNon.mettre ta liste if adresses de se» abonnes a ta dis|x«itxMi d'organicMtxxts nvoomies dont ta cause, ta» produits ou ta» services vwrwms «tenrsser ses tacSnrs.S» \vus ne wuhaitei pas revrsve de vvrre!fwnda»or de ce* orranrsatsos.«nain en jarror ace* serwee a ta cjtanæfc' U Dmîr est publie du lundi au samedi par l-e IVvoir Inc dont ta sierç* *vud est situe au >060, rue De Rieurv, î> étage.Montreal (Québec), KM 3M&.H est imprime par Impranene Quebewx Si-jean SV bouimrrf faxlustnei^an* Jeun mrVlSchefau drneuor de imprimer*» iQurbex'.e kr ^ rar Sant-jtaraurt < \L 1 agmer Presse Canadienne est autoriser à employer « t diffuser le» infermapons pu Nier» dans U ftanar h ftawar est dùthbue par Messageries IVnanuque».dnisaon du C>asye t^iebecor lac,.W.boutasurd Supi MArta lXitu.Ljwm.Ea*à de pubècaoon — EaregMCTaneut g «Sv Peyr* Bfcfcxhequr ^ ^ *
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.