Le devoir, 4 novembre 2006, Cahier E
LE DEVOIR.LES SAMEDI 4 ET DIMANCHE 5 NOVEMBRE 2 O O H CULTURE THÉÂTRE Le troisième côté de la médaille chez Prospero Page E 3 all the way! COUP DE C Œ l R F R A N C O P H O N F I H »• V 1 K I YVES BERNARD Deux concerts sans micro, l'àme plongée dans une nouvelle phase identitaire, la voix plus retenue, un engagement humanitaire plus marqué qu’auparavant: autant de signes qui confirment ce que nous savons depuis toujours, Lhasa n’a pas fini d’étonner.Du temps de La Uorona, un premier disque quelle a lancé en 1997 et qui allait changer la face de la chanson immigrante québécoise avec un demi-million de copies vendues, on l’avait d'abord associée à la pleureuse aztèque.Mais elle jouait un personnage.On l’imaginait alors aussi mexicaine que Chavela Vargas, qui chante là où ça fait mal.mais elle s’était toujours sentie de culture confuse.Les Mexicains, eux, ont vu juste et la chanteuse fut à même de le constater dans un émouvant premier spectacle qu’elle a donné en mars dernier à Mexico, une mégapole où elle n’avait jamais même mis les pieds.«Un truc incroyable s'est passé, raconte la formidable raconteuse.Les gens reprenaient par cœur toutes les paroles de Por eso me quedo.Pourtant, mes disques ne sont même pas distribués là-bas et depuis toujours les gens du pays se demandent d’où je viens avec mon accent bizarre.Heureusement, je sens que, malgré tout, ils sont en train de m’adopter.» «Toutes mes nouvelles chansons sont écrites en anglais » Questions de langue Cet accent bizarre, la Montréalaise d'adoption le traîne partout où elle passe.«Ow me décrit comme la Mexicaine américaine, la Mexico-Québécoise, la Canadienne, la Française.J’ai tout entendu.Comme je suis tombée dans le panier de l’exotisme dès la naissance.tous les qualificatifs sont bons.» Lorsqu’elle parle fiançais, cet accent semble natureDement métissé de plusieurs sources.Mais en espagnol, on la reconnaît différemment «f adore me produire en Californie devant les chicanas.Us comprennent tellement qui je suis avec mm ambivalence culturelle.» Si à la sortie de The Living Road, il y a trois ans, la question de l’identité n’avait plus le même sens puisque Lhasa chantait dorénavant en trois langues en faisant une autre fois éclater les frontières de la forme, la chanteuse vient encore de découvrir une nouvelle muse.Une muse aussi surprenante que les précédentes.Peut-être même davantage.•Toutes mes nouvelles chansons sont écrites en anglais.» Lhasa serait-elle en train de sortir du placard en livrant enfin sa véritable identité d’anglophone?L'avenir le dira mais, avec elle, rien n’est immuable.Elle marche seule, refuse de vivre dans le passé, monte sur les hautes marées, se donne le vertige, traverse les frontières, s’éloigne, se perd, se brûle et surtout constate la vastitude de la vie, un thème central de son écriture.A chaque étape, des lumières scintillent s’éteignent, puis illuminent ailleurs.Du pathos hispanique aux accents tziganes de La üoro-na jusqu’aux atmosphères mâtinées de nouveau tango, de couleurs mondialisantes, d’intonations dyla-nesques, de douces rythmiques latines et de touches d’électronique retrouvées sur The Living Road, les mondes s'ouvrent.•Lors des dernières années, tout s’est allumé en anglais».explique Uiasa.Et pourquoi l’anglais?«C'est ma langue première, répond-elle.Dans cet idiome, je peux peser le poids d’un mot, ouvrir la porte à plus de spontanéité et ne pas toujours me demander si je m 'exprime bien.» Peut-être a cause de cela, élle dit de ses nouvelles pièces quelles seront moins structurées: •Ily aura plus de possibilités pour les interpréter de différentes façons et laisser la porte ouverte à l impmisation.• Ces titres seront également imprégnés des expériences de trio vécues lors de la tournée de The Living Road.Deux formules furent alors proposées: Lhasa avec guitares et violoncelle aux Etats-Unis; avec piano et violoncelle au Mexique.•Lorsqu’on est revenu avec le groupe complet de cinq musiciens, on a conservé des idées d’arrangements que l'on avait élaborées pour ces occasions spéciales», explique Lhasa.Engagement Chanteuse a la voix profonde et puissante, l’ex-pleu-reuse est de l'école des bars.Habituée de constamment s'époumoner et pousser au maximum pour toujours tout donner, elle a dû récemment modifier son approche pour en donner plus longtemps, pour tenir le coup durant les 200 concerts quelle a offerts en 2005.•Pour la première fns de ma vie, fai dû annuler VOIR PAGE E 4 LHASA AKMK MH 01 ( AKi rtl.Lt DCVOlt x v* .iS«k*Tvt ïWW, Une première pièce féministe! Évelyne de la Chenelière aborde les images fantasmèes que Von se fait de la femme dans L’Éblouissement du chevreuil M 11 H El B E LAI K N A dix jours de Li prrmièn* de L'ribhvissement du che vrruil.Evelyne de la Chem1 Bère était dans une forme resplendissante.Assise pits de Li fenêtre, elle tixait un rare rayon «le soleil kiignant les premières rangées de tables du |>et)t calé ou nous nous sommes donné rende/ von,s, Idle est fébrile, la belle Evelyne; il se passe beaucoup de choses dans sa vie.Elle vient tout juste de terminer la première ronde de représentations du Poe de Jean < my D-gault (qui sera fa dans quelques minutes (Niisque c'est lui qui signe la mise en scene du < hrvrruil) où elle jouait une sorte de tantûme de comtesse trucidée pour sa fortune Et Li voila maintenant plongée tout entière dans les répétitions et les dernières mises au (siint de ce tout nouveau texte mil prend l'affiche de fa salle Jean-Claude < termam du Théâtre (l'Aujourd'hui des mardi jusqu'au 25 novembre Aveuglement Ixrrsque je lui demande com ment elle s'y prend pour cm liai ncr aussi rapidement les projets, elle raconte d'abord que la prc rniorc mouture de ce texte était un is-iit cxen a e t-i rit pour les fi nissants du Conservatoire il y a quelques années, •fin fait, le spec tacle était constitué de quatre pe tiles pieces de 20 minutes, dont la mienne Ft lorsque trots des finis umts sont venus me demander de partir de la et d’élaborer un texte plus long pour lanrrr leur compa gnte (le Nouveau Théâtre urbain], je n ai pas pu résister: f avais très envie de travailler aver eux J'ai dit (mi!» Et on est La aujourd'hui à en parler .N'empêche que c'est un bizarre de titre, non?C’est quoi, l'éblouissement du chevreuil?•Pour moi, (a veut tout de suite dire la surprise, l'aveuglement, le danger C'est être absolument pétri fié devant des phares d’auto, corn me un chevreuil en pleine nuit C'est être sans moyen, sans mot, que dans eet état d'éblouissement, démuni Cesl ce qui arrive a mm personnage principal, Joe Comme le rhevreuil devant Tauto, il est dans l'éblouissement continu par rapport aux femmes qui l'eniou rent sa blonde, ta mere et les femmes qu i! s'invente a partir des VOIR PAGE E 2 CHEVRKLIL O CINARS 20061 MONTREAL CANADA ,14 AU 18 NOVEMBRE Venez assister à la 12e édition du COMMERCE INTERNATIONAL DES ARTS DE LA SCÈNE! Laissez-passer gratuits disponibles dans les salles de spectacle WWW CINARS ORG/SPECTACLES pierre-mercure ^***~»^ CCBTVf **f tAi»* 4M» nusm fôallanJ 4 AMCHAMWU1J» -**-"=*22 AVWTELAV 4ersifiées permettant d'approfondir le jeu de l’acteur», ainsi qu’on peut le lire sur le site Internet de la compagnie (ti’U'w.laveülee.qc.ca).•'Oui, explique Spychalski, nous nous situons hors des grands courants habituels qui sont ici plutôt anglophones ou francophones, on le sait.C’est un peu notre marque.Nous avons abordé les littératures et les dramaturgies des pays Scandinaves, des Balkans aussi, de l’Europe de l’Est.Mais également beaucoup de Slaves, d’Allemands et de Russes.Nous ne nous limitons pas pour autant: quelqu’un peut nous proposer un Shakespeare [ou un Villiers de UIsle-Adam] dans une lecture neuve.L’important, c’est que ça nous rejoigne par le thème.» De Bohumil Hrabal, dont il vient d’adapter Une trop bruyante solitude pour le théâtre, notre homme dira d’abord que c'est un des rares écrivains tchèques à avoir connu ses heures de gloire à l’étranger sous le régime communiste.Le réalisateur Jiri Men-zel a même remporté l’Oscar du meiUeur film étranger en 1967 en tournant son Trains hautement surveillés.Mais Hrabal n’a jamais eu de ce côté-ci du «rideau de fer», comme on disait, le succès d’un Kundera (qui l’introduit pourtant en France) ou d'un Havel.À l’inverse, c’était (U est mort en 1997 à l’âge de 83 ans) un écrivain extrêmement populaire dans la Tchécoslovaquie d'il y a peu de temps et dans les anciens pays de l’Est, frôlant la censure et subissant même l’interdiction de publication à quelques reprises.«C’esf un écrivain qui voulait publier, précise Spychalski, et il a toujours ou presque trouvé des façons — comme l’autodérision ici — de raconter ses histoires à l'intérieur des cadres permis.Après avoir étudié le droit, il s’est engagé comme simple travailleur dans une aciérie.ANNIK M» VU: CARI H t H lU'VOIH Téo Spychalski, qui en est venu à incarner les partis pris esthétiques du Groupe la Veillée, travaille cette fois sur un texte du romancier tchèque Bohumil Hrabal.Il a récupéré du vieux métal aussi et a travaillé comme pressier, comme le héros tfUne trop bruyante solitude: il était près du peuple, des gens ordinaires, et il écrivait beaucoup.C’était un adepte de ce que Ton pourrait appeler “la désinvolture programmée” et Ton peut aussi penser qu’il s’est inspiré de la façon de faire de Jaroslav Hasek dans Le Brave Soldat Schweig.» Mais il y a surtout, explique encore le metteur en scène, que Hrabal avait conscience d’être le témoin de son siècle puisqu’il est venu au monde dans l’Empire austro-hongrois, qu’il a vécu l’invasion des nazis puis ceüe des Russes et des communistes, avant de mourir dans une Prague en plein renouveau politique et culturel.C’est de cela que parlent les différents chapitres de son œuvre.Transparence Ici, dans Une trop bruyante solitude, le personnage de Hanta (joué par Claude Lemieux) travaille sur une presse, mais c’est une presse un peu spéciale puisqu’eUe sert à broyer du papier destiné au recyclage.En fait, ce sont des cartons de livres entiers qu’il a charge d’écraser depuis déjà 35 ans.Mais Hanta est un lecteur aussi et un buveur qui s’imbibe des écrits des auteurs qu’il rencontre: et il se raconte, réfléchit, se confesse en décrivant le monde qui l’entoure et en passant d’un sujet à l’autre.Tout cela sans allusions politiques directes mais en faisant référence à la destruction de la pensée.*C'est une sorte de long monologue, reprend Téo Spychalski.Ce n'est pas nouveau comme forme, loin de là, et même des auteurs d'aujourd'hui comme Sarah Kane abordent le théâtre selon cet angle.Je n ’ai pets tout gardé du texte original pour mieux resserrer l’intrigue autour de deux ou trois histoires qui mettent bien en relief ce registre de l'auto-ironie latente toujours present chez Hrabal.Tout se passe a travers plusieurs couches de sens, au deuxième, souvent même au troisième degré.Et sans que ce soit gtmais vraiment "dramatique”.Le personnage sera, par exemple, chassé de sa cave parce que le travail se fait désormais de façon plus efficace dans une usine.Le défi, c’est de faire sentir l'ironie qui court sous les phrases de Hrabal.Ce n'est pas évident parce qu'il y a un profond décalage entre le texte et les références culturelles des gens d’ici.U faudra faire sentir qu il y a pour Hanta — et four ceux qui vivaient dans cet empire soviétique qui devait résister aux millénaires — plus que deux côtés à une médaille, qu ’il y a tou/ours une "troisième voie".Tour un met leur en scène, disons que cette ambiguité est un terrain fertile.» Le directeur artistique de la Veillée a évidemment (les idées très précises sur le travail de met leur en scène.Son axe de travail principal passe, bien sûr après son long séjour chez Grotowski, par le jeu de l'acteur et sa présence hu maine, là, devant, mais il soutient aussi nue la mise en scène d’un spectacle doit être »tmnsparmtr» » Plusieurs esthétiques ont découlé de Temphasr sur le corps de l'acteur, on peut parler du “brutalisme" ou du "in yer face theatre” des Anglais, mais ce n est pas vraiment ma tasse de thé.Je travaille plus dans lia et maintenant, dans ce qui se construit au fur et a mesure Si mon travail n’est pas visible, tant mieux! Je ne parle pas d'un degré zéro de la mise en scène, mais je pense par contre que tout prend racine dans le /eu et la personnalité de l'acteur, que tout est lié dans une intégrité organique, à partir du jeu.Ce n est pas fxir ha sard que te m'occupe aussi souvent de la scéno de mes spectacles.Je crois qu une muse en scène réussie est une mise m scène qu'on ne voit pas.une mise m scène dont on peut dire qu elle est exaiiement ce qu 'tl f iliait qu elle soit • On pourra voir ce que cela donne concrètement dès la se maine prochaine.Le Devoir UNE TROP BRUYANTE SOLITUDE Texte de Bohumil I Irabal mla|Hé et mis en scene txir Téo S|iyclailski Chez l*roaperodu 7 novembre au 2 décembre.Rens.: 514 5266582.Au THÉÂTRE DE QUATSOUS du 30 octobre au 2 décembre 2006 Texte PHILIP RIDLEY Traduction Maryse Warda Mise en scène ROBERT BELLEFEUILLE Avec RENAUD LACELLE-BOURDON et DANIELLE PROUUC Concepteur : Jesn Berd.Mtchee) Brunet Diene Fortin, Ur»en Lupin, Normand Thénauit Suzanne Trépanier Une coproduction du Théâtre de ÛuaCSous et du Théâtre de la Vieille 1?SUPPLÉMENTAIRES LES 28 ET 29 NOVEMBRE «LES MOTS AFFÛTÉS COMME DES COUTEAUX DE MOUAWAO SONT EMPOIGNÉS PAR UNE DISTRIBUTION INSPIRÉE (.,.)» -le Devoir.ê»nl 2004 ilfer CLâUDâ BiHetterie 5W-845-7277 Adaptation et mise en scene Téo Spychalski avec Claude Lemieux Tanta Dugway (astilloui et Marie Danttl Ituriet (claireqr, Mathieu Mated • Montaqr wrote lean ük Thtwni Production LE GROUPE DE LA VEILLEE dès le 7 novembre 20 h ON JOÜf AU prospero] «J* tm.twOaUnent Mettent S14i MM • Adamwa 'SM! m IMS L E DEVOIR, LES SAMEDI 4 ET DI M A N C H E 5 V (MEMBRE 1 O O CULTURE LHASA DANSE SUITE DE LA PAGE E 1 une prestation à cause de ma voix, que j’ai complètement perdue.Il fallait faire quelque chose.J'ai donc appris à me retenir.Cela a même changé ma façon d'écouter la musique, et aujourd’hui j’admire des gens qui, comme Al Green, ne forcent jamais.» Toute une évolution depuis la période de la délimte Maison de la culture mondiale, alors que, serveuse le jour, elle attaquait le soir, sûre d’elle, à peine âgée de vingt ans, le crâne rasé mais du front tout le tour de la tête, de l’énergie brute à revendre, les répertoires de BiDie Holiday et de Chavela Vargas, avec une décharge émotionnelle peu commune.Aujourd’hui, elle interprète même la grande Fairuz, un chef-d’œuvre de délicatesse et de subtilité.Elle chante du Fairuz en arabe parce qu’elle aime Fairuz, mais aussi parce qu’elle aime les autres langues, comme elle a chanté du Amalia Rodrigues en portugais.Elle chante en arabe pour son grand-père qui était libanais et parce que, plus que jamais, la situation internationale l’interpelle.Elle fut profondément dévastée l’été dernier lors de la guerre au liban.D’où le concert avec Patrick Watson, retransmis simultanément à Beyrouth: une simple présence solidaire et humaine, comme elle l’avait déjà fait au profit des victimes de la Tchétchénie.«J’ai l’impression que mon engagement en regard des causes humanitaires ne fait que commencer, dit-elle.De plus en plus, je sens que je ne suis pas une personne complète si je ne participe pas.» Les 4 et 5 novembre, à la Maison de la culture de Maisonneuve, de nouveaux couloirs de lumière apparaîtront lors de soirées spécialement préparées pour Coup de cœur francophone: sans micros apparents pour la première fois en vingt ans; question de mettre en évidence la force de l’organe vocal et des instruments débranchés.Le premier concert réunira Patrick Watson et la violoncelliste Mélanie Auclair qui chantera.Le lendemain, le violoniste Guido del Fabbro partagera la scène avec le conteur irlandais Mike Burns.Dans les deux cas, Alex de Sela, un frérot de cette famille atypique de dix enfants, ouvrira le bal.la route est toujours la, au gré d’un vent qui amène partout! Collaborateur du Devoir LHASA Au Giup de cœur francophone Les 4 et 5 novembre à la Maison de la culture de Maisonneuve ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Lhasa chante du Fairuz en arabe parce qu’elle aime Fairuz, mais aussi parce qu’elle aime les autres langues.J( G ANATOMIES 8 AU 11 NO SUPPLÉMENTAIRE! 14 ET 15 NOVEMBR CHORESfWPHF JOSE NAVAS umurittns jQ*é rayas mira not.AMI S (HUMAN JMt't WRIGHT MUSIGUI .AUIANM* MACSWttH ÎCIAWAGES .MARC ERRENT UN* COPRODUCTION OS v.AGORA 0* LA AGORA DE LA DANSE 840.RUE CHERRIER.MÉTRO SHERBROOKE WWW.AGORADANSE.COM 5H 525.1500 Génération spontanée La fièvre créatrice de José Navas à l’ère numérique FRÉDÉRIQUE DOYON / Ecrire, écrire, écrire du mouvement.C’est le nouveau credo de José Navas, de la compagnie Flak, qui a pris tout le monde par surprise en donnant naissance à une nouvelle pièce, Anatomie, moins d’un an après avoir livré Portable Dances.«Je veux produire le plus possible pour raffiner mon écriture, explique le chorégraphe, qui traverse une phase très prolifique de sa carrière.Mon but est de garder ça toujours très simple au niveau de la production [décor, costumes, etc.] et d’aller plus en profondeur dans l’écriture.» Le mot revient souvent dans son discours, et les références fréquentes à la littérature (Margareth Atwood notamment) confinnent la parenté qu’il perçoit entre l’exigence et la finesse du travail de l’auteur et celles de son propre ouvrage chorégraphique.Anatomie, «une pièce entre les mille» qu’il veut créer, va donc un pas plus loin dans sa quête d’une danse essentiellement portée par le mouvement.Alimenté par des lectures sur Tanatomie, le processus de création s'enracine aussi dans l’observation minutieuse, presque religieuse, de dessins d’anatomie en coupes verticales ou transversales.«Tous les jours on commençait par regarder ça en se concentrant sur la simplicité de la structure du corps, la pureté du corps humain», rapporte José Navas.Curieusement, en se rapprochant encore plus de la mécanique du corps et du geste, la danse s’humanise davantage, peut-être justement parce que les danseurs (dont le chorégraphe) s’engagent si totalement dans leur «cause».Dans cette œuvre encore constituée de solo, trio et duo, le geste perd de sa pureté un peu froide pour gagner en organicité.«La surprise pour moi, confiât-il, c’est qu Anatomie devient une pièce plus organique, émotionnelle et personnelle même s’il n'y a pas d’histoire derrière.» Un constat qu’il s'explique entre autres par la proximité de la chair et du vivant, que permet le costume très minimal.Tabula rasa 11 faut dire que Portables Dances a marqué un tournant décisif dans le parcours de Navas.Toute la fureur et la rage A’Adda mi amor, sa pièce précédente, annonçait sans le savoir un point de rupture qui a forcé une réflexion du chorégraphe: arrêter ou foncer.Un désir longtemps refoulé de ne travailler qu'avec le mouvement conjugué à une précarité financiè- Anatomie, la nouvelle chorégraphie de José Navas avec la compagnie Flak VALERIE SIMON re ont fait jaillir une œuvre de danse pure tout en lignes et en angles, servie sans décor et en pièces détachables (trio-duo-solo indépendants) pour répondre aux contraintes économiques: Portable Dances était née.L’engouement du public et de la critique, qu'il n’attendait pas vu l’aspect selon lui un peu «conservateur» de ce retour au formalisme, ont fini de le convaincre qu’il avait trouvé sa voie.«C’est comme un deuxième chapitre de ma vie, de retrouver cet intérêt pour le mystère de la danse, confie-t-il./espère que les gens vont aimer Anatomie, parce que c'est la direction que je veux prendre; je l’ai finalement trouvée.» La fougue qu'on lui connaissait demeure, mais elle s’est transformée, concentrée, intériorisée.«On essaie de comprendre cette sor- te de calligraphie dans l’espace que Ton cherche, cette méditation en mouvement», résume l'artiste.Parallèlement, le compositeur Alexandre McSween poursuit sa propre recherche autour de la voix, qui donne lieu a un drôle d'alphabet sonore.Abécédaire gestuel Dans cette frénésie de création, le processus par lequel passe le chorégraphe ne manque pas d'intriguer.Il travaille tout d’abord seul et en silence dans son studio et filme le matériel chorégraphique qui en découle.«Chaque segment de danse reçoit un numéro ou une lettre.Autour de ça je construis des phrases, des structures.C’est une sorte d’abécédaire avec lequel je peux commencera jouer.» Avec le montage vidéo facilité par l'ordinateur, il peut déjà se faire une idée de la forme qu li souhaite donner à sa pièce.A partir de là, les danseurs mémorisent le matériel chorégraphique, étape qui transforme l'œuvre initialement conçue.«Cette deuxième génération de mouvements, quand on passe parles danseurs.donne une autre couleur à la pièce.La même phrase faite par un autre danseur prend un accent different.» Car malgré l’effort décuplé d'«écriture» chez Navas, la beauté secrète de la danse se trouve au-delà du dicible, quelque part entre la chair et la vie.Le Devoir ANATOMIE À l'Agora de la danse, du 8 au 11 novembre.Supplémentaires les 14 et 15 novembre.î Gagnante Gala ADISQ 2006 spectacle de l'année - interprète ADMISSION iUTVO 1245 Mise en scène de Ptul Buisscnneeu 29-30 NOVEMBRE 1-2 DÉCEMBRE 2006 PLACE DES ARTS, 5e SALLE Billets en vente : 514-842-2112, sans frais: 866-842-2112 Admission: 514-790-1245 www.admission.com Album en magasin www.chloesaintemarie.ca Sil 5e ^¦1^ CINQ 1 LA SERIE CINQUIÈME SALLE Ml LU FRETS PRÉSENTI LES BALLETS C.DE LA B.BELGIQUE IMPORT EXPORT [première mondiale) 14 AU 18 NOVEMBRE 2006 CONCEPTEUR ET METTEUR EN SCÈNE KOEN AUGUSTUNEN I \LK> MASCULIN STEVE DUGARDIN COMPOSITEUR GUY VAN NUFTEN SIX DANSEURS ET QUATRE MUSICIENS -nuwqm' v • !,(.-( ï>l.-r.tKju Cn-produit tan avrc U Place des Arts.Dùvrhur de b pniKrammation Mktiel Gasnon Muki Prêts PWe dus Am RÉSERVEZ VOS BULFTS DÈS MAINTENANT SM 842.2112 • 1 866 842.2112 - WWW.pda.qc.ca Reseau Admission SM 790.1245 nifr,i Vi'VirifrlT - ilh:_- - • ¦v~v .~ t Î '¦'j ¦i- m 5 Æ I « U *».*4: *i Y?W f*«E IS I ' -Sii ¦ ¦M 1 CL El t L:4 L w} , : ; ^ ioa% ¦ '?¦ com •xsu *« W' w i ‘'«a^vvirt vv4; p S1 -f • r-t- ¦- ¦ E'• .i .iiSiL».2.'-i ’ - \ j £.„.U .d.'\ ,S,LX- ' * international arts jeune public 111 T1' ; ra> ^ y 1 ’LSI t &.H .' ‘ûÆ i-.'J i 1 w; jKovemb 1.- LI.¦," f Téê Li Tl m^jé .¦.f -• ‘ ils , -i Uhl 1 «¦'L, » * hi '.j, .1 ! Myi-lBil1111 Aebrps (Danse) 5^ PT^I >'*T“l Kl 1 ïIj f HRpffi ;!f1 mm?- f^r- \i‘ r •*#»- • ; j J ?J' t*^' àÆ^A.a^.x.^, t., ^s*ab*' :w'XfrLo.f#‘ L" ¦ S?' w ^ ^soS^pr ‘Slfe wêsMk.Wm Chantefable (Marionnettes) 7 + i ;.»* I J.* j < ^'Vï ^ CHUT ! I (Danse-théâtre) 5+ ' - t ’ , *4 ^ t* Conte 4a la I»u«@ (Théâtre) 8 + billetterie (514) 521-4493i(03ineC) îfSKj; 4.-4 ¦ ;tr .i Pf| ¦ m ië’c.' • M *L._J ,.4^,,- ^.lsîfes4i* - -4.- ¦ ' *j .if " * ¦ .'*m : Hansel 4 (rrçtel (Marionnettes) 5 + Harmonie (Marionnettes géantes) Tout publie .• 'v'* ’ fy'; 1*; » ' i' Journal intime/Diar^ (Danse) 10 + * " ' - * 4 ~ ¦ L’héritage de Larcin (Théâtre) n ?I* Histoire d’un ooeur (Théâtre) 14 + L H omise de la remise (Danse-théâtre) 8 + ' ‘ • P ! , l’Ogrelet (Théâtre) 8 ?.t La ChVrre de monsieur Seguin (Conte susioai) 6 * mjm JÀ, oti souffle le ?eut.» (Théâtre) 5 + ¦ .Les Plaques (Danse-théâtre) 8 + Les Petits Urbains (Contes) 5 ?w } Lee Secrets de 1» mit (TtUtrî) 5 ?1 ’ 5 **m~+i* - !• ¦ i - W- ¦ ¦PP*»*’* f -¦¦ f ^wm§Li< i i .-lér U Md Si: 'I ^ ‘ * J ï dè-e -Ur( •'4-jifep ¦¦’ !’> fj 4 iî * ^r* ''-‘i i#';» .jéK ^ vl4 - P41 «*>4 âLjge if>' SSL- 4,4 t, t t .-SW®» wmÊÈ \ Pour ceux qui croient que la ferre eut ronde (Théâtre) 10 ?Un peu comme toi (Dansa) 12 ?kS —fr-tofear .-I f •.“ , ^.L .«.I |f: L iV ^ 't j si 'e|'V«r''ri.io !.n , ¦ n i!< 15 » il .** * LdT’*' ” ' f IVP-1 il î î -4 > 1 Québec! » i.ate*.#».»i imsii; :.a—a «ta— .¦a>y —1—rtatOsMM» tt—wassMSOe»—1 WflHNWaife a=— sa-" Montréal# */) rsw—>.tteau./v rw *«« Arts LE DfcVOlR E 6 LE DEVOIR.LES SAMEDI 4 ET DIMANCHE 5 NOVEMBRE 2 0 0 6 CULTURE JAZZ MUSIQUE CLASSIQUE Magnifique, ils sont de retour ! Choc des titans à Québec SERGE TRUFFAUT Mon premier totalise trois doigts.Mon deuxième comprend deux ivoires et une noire et inversement.Mon troisième a été articulé à Kansas City.Mon quatrième est un conte mathématique.Mon tout a élucidé l’équation du swing.Qui est-ce?.Indice n° 1: il est né dans le New Jersey.Indice n° 2: il a signé son premier album en trio dans les années 70, soit plus de quarante années après ses débuts professionnels.Indice n° 3: COLIN r BASIE QH-T BAKER.j down - -_ beat U VI: U '61 & 79 sa devise était "just swing, baby».Bon, ca y est, on donne sa langue au minou?Il s’agit de William Bill Basie, dit Count Basie.On vous parle de lui aujourd’hui parce qu’on est content, très content, et on espère que vous le serez tout autant Car depuis peu, on peut se régaler les yeux en plus évidemment des oreilles.Vous avez deviné, il est question de «dévédé».Bon.Empruntons ce chemin baptisé «ras des pâquerettes», celles qui présentent huit feuilles.Voilà, un commando a écumé le monde pour acquérir des documentaires jazzés.Plus exactement des spectacles immortalisés sur pellicule.Puis, une société a été créée.Son nom?Jazz Icons.Le distributeur?Naxos.Trompettiste, arrangeur renommé, Don Sickler a été sacré producteur exécutif.Aujourd’hui, ils proposent une première tranche de dix DVD.Il y a Basie, mais également Louis Armstrong, Chet Baker, Thelo-nious Monk, Art Blakey, Dizzy Gillespie, Quincy Jones, Ella Fitzgerald et Buddy Rich.Bref, c’est Noël et le jour de l’An combinés.Revenons à Basie.Ce qu’on nous propose, c’est sa phalange du début des années 60.Soit celle qui rassemblait notamment Frank Foster et Frank Wess aux saxophones ténors, Thad Jones et Snooky Young aux trompettes, évidemment Freddie Greene à la guitare et le spectaculaire Sonny Payne à la batterie.En tout, ils sont dix-huit.Dix-huit saisis sur une scène suédoise.Dix-huit musiciens qui épatent par ce sens de la balance, de l’ondulation.Ça swingue comme c’est pas possible.Il n’y a pas un gramme de graisse, pas une once de superflu.Ils vont toujours à l’essentiel grâce à cet art de la ponctuation, cette maîtrise du point-virgule qui était et reste la marque de Count Basie.Chet Baker?Son DVD a ceci de particulier qu’il comprend un petit quelque chose d’historique.Le Théâtre PàP présente 1 I * Y Ë gfi I IJ I l^inSlDE FANNY BRITT MISE EN SCÈNE DE GEOFFREY GAQUÈRE Avec Stéphan Allard, Éva Dalgte, Martin Laroche, Julie McClomens, Amie Saint-Martin Collaborateurs : Jean Bard, Nicolas Basque, Lucie Bazzo, Stéphanie Capistran-lalonde, Florence Cornet, Catherine Desjardlns-Jolin, Catherine La Frenière, Caroline Laurin-Beaucage, Jennifer Tremblay Coproduction ; Théâtre PâP -Direction artistique : Claude Poissant Théâtre de la Bordée - Direction artistique : Jacques Leblanc DU 17 OCTOBRE AU II NOVEMBRE 2006 À Espace G0,4890, SMaurent, 514.845.4890 Réseau Admision ¦ 514.790.1245 ¦ www.adtnission.com •v \ ;\ I SUPPLÉMENTAIRE [wmedl te tl novembre à « sexuelle.Une U geo ^ Sam€^l e( I s'impose dans notre nous u1'™'r' tne précision obsessions avec un ^ faire te tourna/ de Montreal tneifi ii M-irit Voilà: en 1959 il a été filmé en Belgique.Son quintet, plus exactement la composition de celui-ci, est très révélateur d’une tranche de vie de Baker.Au piano, il y a René Urtreger, à la contrebasse on retrouve Luigi Trussardi, à la batterie il y a Franco Manzecchi, au saxe alto il y a Jacques Pelzer.Et alors?Ce document symbolise le début d’une longue, très longue fréquentation du Vieux Continent, de l’Italie et de la Belgique en particulier.L’Italie parce qu’il y était traité comme une star.La Belgique parce que Pelzer, qui était également pharmacien, a aidé Baker jusqu’à la toute fin.Voir Dizzy Gillespie et Art Blakey, on dit bien voir, a eu pour conséquence d’aiguiser la fibre de la nostalgie.Les voir, on insiste, jouer tous ces morceaux qu’ils jouaient au Soleil levant dans les années 70 nous a ramené à cette époque bénie où on pouvait les entendre régulièrement dans nos environs.Chaque docu vaut son pesant d’or.La qualité de l’image et du son, le livret qui les accompagne, l’iconographie, tout a été réalisé avec un soin admirable.Magnifique! ?Dewey Redman, le saxophoniste ténor qu’Ornette Coleman avait choisi pour mener sa révolution musicale, s’est éteint à l’âge de 75 ans des suites d’une longue maladie.Né à Fort Worth, au Texas, comme d’ailleurs Coleman, Redman fut un passeur.Entre la génération des Ben Webster, Lockjaw Davis et autres souffleurs au long cours et la génération des improvisateurs, il y a eu Redman.Dans les années 70 et les suivantes, il a collaboré avec Keith Jarrett, Pat Metheny et surtout avec ses anciens complices des années Coleman, avec lesquels il a fondé le Old and New Dreams.Qui donc?Don Cherry à la trompette, Charlie Haden à la contrebasse et Billy Higgins à la batterie.Paradoxe des paradoxes, il était plus enclin à prendre des risques, il était plus moderne que son fils Joshua également saxophoniste.Snif! Duke Jordan aussi vient de décéder.Célèbre pour avoir composé Jordu et accompagné Charlie Parker, ce pianiste très original, donc incontournable, Jordan a connu un long passage à vide avant de s’installer au Danemark.C’est d’ailleurs dans un petit village de ce pays qu’il a rendu l’âme.Hélas, trois fois hélas, il est très rarement revenu en Amérique du Nord.En clair, les Européens et les Japonais ont eu beaucoup plus d’occasions que nous de goûter à un style proche de Monk et d’Ellington.Comme eux, il était un individualiste farouche.Manière de dire qu’il était un grand pianiste.qui plus est excellent compositeur.Ses enregistrements sur Inner City ou Steeple Chase sont admirables.?Bonne nouvelle, le Très Grand Groupe se produit plusieurs fois ce mois-ci au Ups-tair’s.Le TGP?C’est TGI), soit Pierre Tanguay à la batterie.Normand Guilbeault à la contrebasse et Jean Derome aux saxophones.Sur le site du Upstair’s, les dates sont évidemment précisées.Le Devoir CHRISTOPHE HUSS Comme en 2005, avec le duo Martha Argerich-Nelson Freire, c’est le Club musical de Québec qui présente l’affiche classique de l’année au pays.Mardi, au Grand Théâtre de Québec, le pianiste Krystian Zimerman et le violoniste Gidon Kremer seront réunis pour interpréter les trois Sonates pour violon et piano de Johannes Brahms L’affiche fait sensation tant à New York qu’à Boston.Alors chez nous.Ce duo inédit — ou du moins très inattendu — s’est déjà présenté en Italie début octobre et ne donnera que quatre concerts en Amérique du Nord: à New York (Carnegie Hall, évidemment), à Boston, à Princeton et à Québec.L’étape du 7 novembre à Québec sera la dernière.Le terrain musical de la rencontre: Johannes Brahms et ses trois Sonates pour violon et piano.«Kremer/Zimerman ou Zimer-man/Kremer?», affiche le Club musical de Québec.Le suspense et l’affiche rappellent Sleuth (Le Limier), de Joseph L.Mankie-weicz, avec son inoubliable face à face entre Laurence Olivier et Mi-chael,Caine.Qui donc aura le dessus?A moins que les instincts musicaux ne s’équilibrent et ne se complètent.En tout cas, comme l’écrit le célèbre critique musical de Philadelphie David Patrick Stearns: «Convergences optaient don't get any more appetizing»1.Destinées parallèles Gidon Kremer et Krystian Zimerman ont des parcours simultanés et parallèles.Tous deux comptent parmi les plus éminentes apparitions artistiques de ces trente dernières années.Zimerman fut en 1975, le premier vainqueur polonais de la plus fameuse compétition pianistique du monde: le Concours Frédéric-Chopin de Varsovie, qui se tient tous les cinq ans.Il signa immédiatement un contrat avec Deutsche Grammo-phon, qui lui fit enregistrer les Valses de Chopin, le seul enregistrement qu’il renie totalement, puis l’associa à Herbert von Karajan dans les concertos de Grieg et de Schumann, expérience étrange dans laquelle on a la singulière impression que Karajan n’avait pas pris soin de regarder ses partitions avant d’entrer en studio.Gidon Kremer est l’aîné de Zimerman de neuf ans.Il est né à Riga, en Lettonie, en 1947.On fit pourfant sa connaissance en Occident en 1975 seulement, lorsqu'il commença à pouvoir se produire hors de l’URSS.Ses premiers concerts eurent lieu en Allemagne.Premier point commun avec Zimerman, le passage par Herbert von Karajan, dans un disque du Concerto pour violon de Brahms enregistré par FMI.Peut-être est-ce pour les besoins de la promotion du disque que Karajan décréta que Kremer était «le plus grand violoniste du monde».Car, second point commun, il n’y a pas plus de dialogue entre Kremer et Karajan dans Brahms qu’entre Zimennan et Karajan dans Schumann.C’est à distance mais dans la même ville que les deux nouveDes stars du circuit international de la fin des années 70 se retrouveront Tous deux seront en effet les solistes de Leonard Bernstein dans l’anthologie Brahms enregistrée en concert à Vienne.LA.Kremer nous offrit l’une des plus grandes versions du Concerto pour violon.alors que Zimennan et Bernstein passèrent à la postérité pour leur interprétation du 2 Concerto pour piano.Le Premier Concerto avait LEDEWIR Le lauréat du prix k‘l^'4 JERONIMO en spectacle à Montréal dans le cadre de Coup de cœur francophone le mercredi 8 novembre, 20 h 30 au Cabaret du Musée Juste pour rire 21 ll.boul.Saint-Laurent Billetterie Articulée : 514 844-2172 le prix Rapsat-Leiiévre est décerné par le gouvernement du Québec et celui de la Communauté française de Belgique.^ Québec an a a L Wm V Gidon Kremer SOURCE FESTIVAL DE LANAUDIERl 'PH Krystian Zimerman été plus laborieux.Zimerman me racontait lors d’une entrevue pour le magazine Répertoire, en 1999: «C'était mon premier enregistrement qui réunissait disque et télé.Mon piano a été accidenté pendant le transport et j’ai dû paire le concert sur un instrument qui eût été excellent pour un concerto de Mozart.D’autre part, je ne me suis pas occupé de tous les détails.Ainsi, pour la télé, les spécialistes de l'image m’ont dit que pavais une peau très blanche et qu'ils devaient me maquiller.Ce maquillage était très gras.Par réflexe, pendant l'introduction orchestrale du premier des deux concerts, je me suis touché le visage et ma main est devenue grasse: je n’ai pratiquement pas pu jouer.» Sans compter que, dans le troisième mouvement, le fond de teint commençait à dégoutter sur le clavier! Pour le Second Concerto, Krystian Zimerman a transporté lui-mème son piano.11 est aussi allé en cabine de bronzage artificiel pour éviter de se faire maquiller! Rendez-vous inattendu Des anecdotes sur Krystian Zimerman, qu’elle considère comme un ami de longue date, Louise Fo-rand-Samson, la fée organisatrice des concerts du Club musical de Quebec, en a à revendre.Grâce à elle, on comprend que, lorsque le pianiste polonais dit qu’il a transporté hù-mème son piano, c’est au sens propre du tenue! Pour Louise Samson, «Krystian Zimerman est un être d’exception, un personnage.Je n ai jamais réussi à dé-gotter un sujet de conversation avec lui sans découvrir qu il était un spécialiste en la matière.Je lui parlais un jour de plongée sous-marine.Eh bien, il est instructeur en plongée sous-marine sous glace et il a commence la plongée à l’âge de dix ans avec un wet suit.fofr avec de vieux pneus.Comme ptano Dorothy FieWman Fraiberg violon Yukari Cousineau vwtor Alexander Loxowsto alto Brian Bacon viotoncsle Katherine Skorzewska hautbois Kirsten Zander Oeuvras de Briller.Mozart & Shostascvcr jeudi 9 novembre, 20 heures Sade Redpath.UrwersAé McGtl Entrée Hbra www.alle9rachamtia1111u1lc.com SOURCE KASSCATA/IX; il est ingénieux, ü a monté le système hydraulique pour charger son piano dans le camion et, bien sûr, ü conduit lui-même le camion d’une ville à l’autre après les concerts.» Avec Ivan Moravec et Alfred Brendel, Krystian Zimerman est le pianiste le plus maniaque en ce qui concerne le réglage de son instrument.Il transporte divers claviers dans son camion et après son arrivée dans une ville commencent de longues sessions d’adaptation de l’instrument à l’acoustique de la salle.C’est une sensibilité pour le son qu’il tente de transmettre à ses élèves, à Bâle: «Dans sa classe, ses élèves doivent construire un piano.Ils connaissent la mécanique quand ils sortent de là!».confirme Mme Samson.Pour Louise Samson, le concert s’est dessiné à la confluence de deux projets, l’un avec Zimerman.l’autre avec Kremer, projets qui n’aboutissaient pas.«Ry a un an et demi ou deux ans, je parlais avec l’imprésario à New York.D’un coup U me mentionne que Krystian Zimerman va jouer avec Gidon Kremer à New York.II ne me restait plus qu’à négocier les cachets.» Comme les deux artistes étaient déjà venus à Québec et avaient visiblement apprécié l’expérience, le projet un peu fou est devenu réalité.«U faut dire que le Club musical a une excellente relation avec les agents.Lorsqu’il y a des projets un peu spéciaux, on est presque toujours preneurs.Les agents savent que ça va marcher et que les artistes seront contents.Par ailleurs, le bouche à oreille entre artistes nous est également très favorable.» Panni les amies du Club.0 y a la pianiste Martha Argerich, l’habituelle partenaire de Gidon Kremer, ce violoniste dont nous avons fait le portrait en juillet dernier avant son concert mémorable du Festival de Lanaudière 2006.D’un côté, un pianiste perfectionniste qui fignole et maîtrise chaque détail avant de recréer la musique avec un elan naturel De l’autre, un violoniste qui vit dans sa bulle, travailleur infatigable et acharne, dont on a perçu toute la finesse à Lanaudière.La rencontre est inattendue et détonante, mais ces artistes pourraient se retrouver pour creuser la musique de Brahms comme peu d’autres avant eux.Collaborateur du Devoir CLUB MUSICAL DE QUÉBEC Concert Gidon Kremer-Krystian Zimerman.Les trois Sonates pour violon et piano de Johannes Brahms.Salle Louis-Frechette du Grand Theatre de Québec, mardi 7 novembre à20h.Rens.: 418 64^8131. LE DEVOIR.LES SAMEDI 4 ET DIMANCHE 5 NOVEMBRE 2 O O B Galerie fMR Art publicl («KOMCTKIK SOCi.-VI.K l« Muwmhn TVHI K KONItK M Kl NKT» Il WHI I * MkilaMaMiA ta«riMn»naMu.WW.rai «• î^»l, rm » > n*.oKw IVr\ \ .nak'rkTnir.tkn; L’arbre à lettres Gouaches, fusains, acryliques et photo, le peintre parisien Alexandre Hollan explore en dessinant le même arbre UN SEUL ARBRE ALEXANDRE HOLLAN VU PAR LOUISE WARREN Musee d’art de Joliette Jusqu'au 14 janvier Tel: 4507560311 RENÉ VIAl Dans une garrigue du sud-ouest de la France près des Ceven-nes, le peintre parisien d’origine hongroise Alexandre Hollan (né en 1933) a reperé «son» arbre.Ce chêne, Hollan l’a désigné par un jeu de mots: Le Déchêné, avant d’en faire son sujet de prédilection.Par une dizaine de gouaches, autant de fusains et quelques acryliques et même une photographie, l'exposition rend compte de cette expérience inédite, celle de «dessiner le même arbre».Louise Warren, écrivain et poète, s'est immiscée entre l’arbre et l’écorce pour jouer les intermédiaires.Commissaire de l’exposition, elle est intervenue sur le choix des oeuvres, toutes produites entre 2000 et 2006, et la rédaction du catalogue.Dans cette exposition, Le Déchêné s’enracine en autant de points de vue car, selon Hollan, «l’œil ne le voit jamais deux fois pareil».Avec la masse vibrante au vent de son feuillage et l'alphabet abstrait de signes que constitue l'architecture de ses branches, l’arbre se découvre selon des facettes différentes, proposant ainsi, lit-on dans le catalogue, «un fabuleux réseau d’énergie».Capté en son milieu, l’arbre apparaît toujours sans la cime et sans le tronc.L’artiste encadre son cœur feuillu.Il privilégie tantôt les ramifications des branches ou la couronne de verdure si reconnaissable d’un dessin à l'autre.La main suit.La ligne se démultiplie.Elle se laisse naître sans enserrer le chêne en autant d’entrelacements ou ailleurs entoure sa silhouette.Les masses délimitent alors dans ce cas la frondaison et rendent compte de son asymétrie.«Brumeux», le fusain efface les miroitements des feuilles dans certains dessins mais traduit tout de même par un crépitement les mouvements animant C AI I XAMtKl- MOI I AN Le Déchêné, 2004, d’Alexandre Hollan ituiro l>l Ms IHHK IIAlUi ses structures.Reproduit parfois comme une tache liquide se répandant sur le papier, traité alors à la gouache, l’arbre se prête également aux jeux du plein et du vide.Pacifié dans la pénombre du soir qui penche, vu en contre-jour.Le Déchêné nous est aussi rendu à l’acrylique, en couleurs sourdes et filtrées à travers l'épaisseur de couches bleues ou orangées.Louise Warren vient de faire paraître Nuage de marbre chez Le-méac.Ce dernier recueil traite de Michèle Desbordes, romancière française décédée il y a peu.Elle a également consacré pas mal de pages à Alexandre Hollan.L'expo- sition fait se rejoindre les questionnements du poète et ceux du peintre, l a forme de l’arbre, selon le vent, la lumière et les multiples enchevêtrements qui l'animent, «reçoit la présence».Elle fait ainsi appel, seloq Louise Warren, aux variations.A ce titre, elle se rapprocherait autant d’un thème musical que d’une «œuvre poétique faite de vers longs ou brefs, de rythmes scandés, de répétitions, de traits plus prononcés».Se rejoignant sur ces «écritures d'arbre», dessin et poésie interrogent en commun, dixit Ixiuise Warren, un même rapport à l'espace «à comprendre dans son souffle, dans sa lenteur même à se donner».LE CRITIQUE D’ART DOIT IL ÊTRE UN ÉCRIVAIN?Université de Montréal 3200, rue Jean-Brillant, salle B-2325 Jeudi 9 novembre entre 19h30 et21h30 Rens.: 514 282-0205 Sans doute cette connivence entre une poète et un peintre ixiurrait-elle se placer en exergue Galerie d’art d’Outremont L’AGENDA L’HORAIRE TELE, L£ GUIDE DEVOS SOIRÉES Gratuit dam Le Devotr du samedi LK DEVOIR Exposition LA COULEUR, LA LUMIÈRE, LA FORME de Jean-Paul Jérôme R.C.A du 15 octobre au 12 novembre Dim.5 et 12 nov de 13h à 17h Mer.8 nov.13 h à 17h et 19h à 21 h Jeudi et vend.9 et 10 nov de 19h à 21 h Il pleut des cordes ?Vite au Musée McCord ! ^1 ev/e RENEE MIN Galerie Renée Blain (450)-923-6340 7905 avenue San-Francisco, Brossard au débat public organisé par la revue Vie des arts a l'occasion de son 50' anniversaire sur le thème «Le critique d'art doit-il être écrivain?».Comme le peintre, le poète, l’écrivain ireut très bien passer de Li réflexion sur «son» art a r elie sur l’art en général.Pour de nombreux écrivains, «parler d’art» constitue l’un des chapitres de l«nr vision du monde et repind a une forme d’engagement dans le present.Toute fois, cette approche «littéraire» se GAO DENIS PELLERIN jusqu’au 26 novembre heurte souvent aux tenants d’une critique issue des méthodes et des investigations des sciences hu-niaiues ei de Hiistniie de l'art Ber nard lévy, redis leur en chef et di recteur de Vie des arts, de même que le critique et historien d'art Jean-Emile Verdier, l’écrivain Jean 1 arose et le philosophe et artiste Jacques Bernard Kuumanes discuteront jeudi soir de cette question et de ses enjeux.CollaheiraU’ur 877-0770 mtrortcU Uh-m jeutfl-vrodredi Hh-80h samedi l8h-17h www.frlBnebemardoa ENCAN D'ŒUVRES D'ART 49 artistes - 75 œuvres Bruneau-Cornet-Coxic-Derouin-Lanteigne-Leblanc-Morosoli-Simonin-Sullivan-Valade et plusieurs autres.Sous la présidence d’honneur de Charles S.N.Parent Exposition des œuvres les 2.5 et 4 novembre de 12 h à 17 h Entrée libre Encan : le 5 novembre à 13 h 30 Billets : 25 S incluant vin et fromages Au profit de la Fondation du Musée d'art contemporain des Laurentides 101, place du Curé-labelle, Saint-Jérôme Tél : 450.432.7171 www.museelaurentides.ca Marc Garneau « Dualités » jusqu’au 11 novembre 2006 Art Toronto 2006 Métro Toronto Convention Centre Espace 310 10 13 novembre- 2 00 6 graft 963, rue Rachel Esl.Montréal, Qc H2J 3.H • Tél.: 514.526,2616 wwtv.graff.ca • graffevideotron.ca tner-ven llh-IBh • sam 12h-lTh de personnages.«Avec ces vautours, je me sens comme un metteur en scène qui fait passer des auditions pour trouver un acteur, une actrice.Des quelque 500 vautours que j’ai faits, certains m’ont impressionné, frappé.Je les ai retenus pour Les Vautours de Barcelone.Ils ont eu le râle.Ils joueront dans le roman.» Ces vautours, ils les avaient déjà exposés une première fois en 2004.Ils font en ce moment l’objet d’une présentation itinérante à l’étranger qui, après Paris, Rome, Nice, clôt son périple à la galerie de l’ambassade du Canada à Tokyo.La lune Chez Racine, l’étrangeté et la poésie sont les clefs d’une oeuvre placée sous le signe du déplacement.Avec lui la création est toujours là où on ne l’attend pas.Les mots hantent l’artiste.Et surtout ce livre qui Içs contient tous: le dictionnaire.A partir de 1979 jusqu'au début des années 90, Racine a découpé les 55 000 définitions du Petit Robert pour en faire des «pages miroirs»'.Il a ensuite collé toutes ces définitions sur un carton monté sur un bâtonnet afin de dresser la maquette du Terrain de la langue française.En 1978, à 22 ans.Racine, cramponné au clavier presque quinze heures d’affilée, a joué au piano 840 fois de suite les Vexations de Satie.Après cet étonnant marathon, ce recordman Guinness de Tabsurde a déclamé en 1980 tout Salammbô d’une traite, escaladant en même temps un escalier dont l’architecture et les dimensions avaient été conçues en fonction de données issues du bouquin de Flaubert.Le nombre de mots, de phrases et de paragraphes déterminait la forme, la hauteur et la structure des marches.A la fin de sa performance, il a plongé dans le vide.Le plus étrange est que de tels exploits apparaissent pour lui comme allant de soi.«Vous auriez bien tort de le tenir pour fou», prévenait en 1999, dans le quoti- dien parisien Libération, le journaliste Jean-Baptiste Harang dans un article sur Racine.«J’ai travaillé presque 20 ans sur le dictionnaire.Entre lui et moi, cela devait bien finir un jour.» Exit l’alphabétique fétiche.Ses pages découpées se sont éclipsées.Un premier roman, suivi d’autres, a vu le jour.Ce touche-à-tout qui se servait des livres et des mots pour ses œuvres d’art traite dans ce qu’il écrit de l’art! Œuvre de land art de l’Américain Walter de Maria, le Lightning Field est devenu le cadre de son deuxième roman, Là-bas tout près (1997).Ses 400 tiges d’acier attirent les éclairs dans le désert du Nouveau-Mexique.Orages dépressifs ou mécaniques.Pesanteur et apesanteur.Depeçage et dépassement Par un insolite détour de sa pensée, le rapace guettant seul les espaces désolés dans la série des vautours se rappelle à son imagination en tandem avec le module lunaire des astronautes d’Apollon 11, lui aussi baptisé du nom d’un oiseau de proie.«Cest un Eagle qui s’est posé pour une première fois sur la Lune, avec à son bord les premiers hommes à fouler ce sol vierge.Mes dessins de vautours participent d’une certaine façon à cette fascination que j'ai toujours eue pour les missions lunaires.Dès 1967-1968 environ, alors que je n’étais qu'un gamin, je dessinais également des modules lunaires.» La conquête spatiale, cette autre obsession de Rober Racine, pourrait bien chasser de son cerveau ces vautours qui y ont rôdé.Déjà, lors de l’exposition collective Les Champs de la sculpture en 1999, Rober Racine faisait découvrir aux Parisiens de petits fragments de Lune sur terre en s'intéressant aux 45 villes dans le monde où l’on peut voir des pierres lunaires rapportées par les astronautes.La Lune! L'astre d'argent a aussi été au cœur de L’Ombre de la terre, son troisième roman publié en 2002.Collaborateur du Devoir ALTITUDE EXPOSITION SOLO Johanne Cullen CMftxfc à Monlrfca-48* < TB- DU 8 AU 19 NOVEMBRE 2006 VERNISSAGE MERCREDI 8 NOVEMBRE DE 18H À 21H yves laroche GALERIE D’ART y Catalogue disponible 4, S*-Poui Mt, Veux-Montréal • (514) 393-1999 • www.yvwioroch«.co«n Si LE DEVOIR.LES SAMEDI 4 ET DIMANCHE NOVEMBRE n T T 1 TA T T r r e Folies douces FALL CALCHON Les fans du Cœur a ses raisons, cette sérié loufoque diffusée à TVA, ne retrouveront pas cet hiver leur émission préférée, l’auteur ayant pris un temps d'arrêt Pour se consoler, ils pourront se précipiter sur le coffret DVD de la deuxième saison, celle de l’hiver dernier, disponible depuis la mi-octobre.11 s’agit d’un excellent investissement non seulement parce que la série est drôle, mais aussi parce que, sur le marché encombré des coffrets DVD, celui-ci se de-marque par la qualité de ses suppléments.Les 13 épisodes de la série 2 sont réunis sur trois DVD, sur lesquels on trouve également une dizaine de scènes inédites non diffusées ainsi que les dessous du tournage d’un épisode.Mais on trouve surtout plusieurs bloopers hilarants.La plupart de ces erreurs de tournage sont des fous rires incontrôlables, qui surviennent lorsqu’un comédien tente d’interpréter une scène.Ce qui nous donne une bonne idée de l’atmosphère qui règne sur le plateau, où les comédiens sont visiblement ravis de donner forme à un des projets télévisuels les plus burlesques à avoir vu le jour ici.J’imagine que ce ne devait pas être triste non plus sur le plateau de La Petite Vie.Cette semaine parait justement le DVD de la célèbre pièce de Claude Meunier et de Louis Saia Les Voisins, où les personnages préfiguraient certaines obsessions des personnages de La Petite Vie, parue quelques années plus tard.De prime abord, Les Voisins apparaît comme une œuvre humoristique, mais c’est en fait une pièce de théâtre plutôt terrible, où le vide existentiel, ia solitude et les mensonges dans les rapports sociaux et affectifs s’expriment dans des dialogues d’une banalité absurde.pièce avait été créée en 1980 par la Compagnie Jean Duceppe à Montréal.LE (OEUR M.Sj^V’SONSy », Tele-Quebec (Radio-Québec à l’epoque) en avait diffuse en 1987 une adaptation télévisuelle d’une heure trente, mise en scène et realisee par Micheline Guertin, laquelle est ici reprise sur DAT).Plusieurs excellents comédiens, dont Serge Theriault, Marc Messier, Remy Girard.Paule Baillargeon et Muriel Dutil, s’y distinguaient.¦ On connaît l’histoire: trois couples de voisins de banlieue se reunissent un soir pour visionner des diapositives, échangeant des répliques terriblement creuses pour masquer leur détresse.Le DVD comprend un supplement intéressant.En 1979, Claude Meunier avait écrit un sketch de onze minutes.Party platte, avec Jacqueline Barrette, Michel Côté, Pauline Martin et Marc Messier, lequel sketch avait également été diffusé.Or celui-ci s'avère être la véritable matrice des Voisins.On constatera que certaines répliques de ce sketch ont même été reprises intégralement dans la pièce de l’année suivante.Comme la période des Fêtes approche à grands pas, les éditeurs multiplient les parutions de coffrets DVD.Après la mise en marché au début d’octobre du coffret de Nos étés II de TVA, vient de paraître ces derniers jours la deuxième saison de Minuit.le soir, série toujours aussi intense, qui doit entreprendre sa troisième saison cet hiver sur les ondes de Radio-Canada (les suppléments se limitent à une collection de photos).Par ailleurs, les vrais fans attendaient la sortie du coffret de la première saison des Invincibles, qui a beaucoup marqué l’hiver dernier les téléspectateurs de la plus jeune génération.sur les ondes de Radio-Canada.Le personnage de «line-la-pas-fine* a presque fait passer cette expression dans le langage populaire, en une seule saison à peine.La série Les Invincibles trace-t-elle le portrait véridique d'une génération de gars à l’aube de la trentaine qui craint l'engagement et les responsabilités et décide de se «payer un party» avant qu'il ne soit trop tard?En tout cas, le coffret présente en supplément un «making of» de la série, où les deux auteurs, François Létour-neau et Jean-François Rivard, ro disent totalement l’idée du «portrait d’une génération», laissant plutôt croire qu’ils ont tout simplement voulu s’amuser en créant leurs personnages.Le débat est ouvert.Enfin, signalons, dans un registre fort different que Radio-Canada vient de terminer la publication de l'intégrale du Temps d'une paix, avec la parution il y a deux semaines de la sixième saison du téléroman.Le premier des six coffrets DVD avait été lancé en 2004; RadioCanada affirme avoir vendu plus de 300 000 exemplaires au total des titres de cette collection depuis deux ans.Le Devoir ¦ Le cœur a ses raisons - Saison 2, TVA Films et Zone3.¦ Les Voisins.Du rêve et des images.Télé-Québec.¦ Nos étés IL TVA Films, Cirrus, Duo.¦ Minuit, le soir, Radio-Canada, Zone3.¦ Les Invincibles, Productions Casablanca, Alliance Atlantis Viva-film, Radio-Canada ¦ Le Temps d'une paix - Saison 6, RadioCanada, Imavision.Les Dixie Chicks.La photo est tirée de leur dernier disque: Taking The lung H«\.SOI RCÏ NOW Les Dixie Chicks, George W.Bush, le Texas, l’Irak et autres futilités SHIT l P AND SING Realisation: Barbara Kopple et Cecilia Peck.Avtv: Natalie Maines.Marüe Maguire et Emily Robinson.Musique: Dixie Chicks.USA 99 minutes.STÉ F HAN K BAILLARGEON Voici l’étonnante histoire filmée d’une toute petite phrase et de ses immenses consequences.En 2003, alors que l'Amérique mobilisait toutes ses ressources — y compris le mensonge et la désinformation — pour entrer a nouveau en guerre contre l’Irak, la Texane Natalie Maines confiait à un auditoire Ion donien qu’elle et les deux autres Dixie Chicks (les sœurs Martie Maguire et Emily Robinson) avaient -honte que le président soit du Texas».Et pan d;ms le cow-boy.Le coup de feu de ses lèvres a déclenché un conflit p;»rallèle.idéologique et politique, que documente le très instructif Shut up and Sing.Cette autre guerre malpropre a multiplié les conneries et complètement chamboulé le trio.lœs Dixie Chicks forment le groupe féminin le plus populaire de l’histoire, avec plus de 30 millions de disques et une bonne centaine de millions de billets au compteur des ventes.Elles vien nent du Sud conservateur, patriotique, républicain, et le documentaire ouvre sur leur interprétation de l'hymne national au Super Bowl.La réaction vitriolique à leur commentaire fielleux n’en a été que plus profonde, avec comme consequence surprenante une mutation vers un style et un audi toire plus pop et moins country.En pariant d’un fils du Texas, les Dixie sont devenues des Yankee Clùcks repoussant leur fief très au nord, jusqu'ici, en Borealie les cinéastes Barbara Kopple et Cecilia Peck suivent la mutation et débordent sur un portrait englobant des protagonistes, leur réaction commence par l’incrédulité.11 faudra un peu de temps avant que la phrase citoe par The Gardian fasse son chemin outre Atlantique.INiis le groupe et son entourage, dont le gerant, croient pouvoir compter sur une extinc lion rapide de la controverse -Trots jours», prédit aveuglément le manager.Trois fougues années plutôt.1 >es radios lancent un boycottage.Des manifestants se massent devant les : un tes lx's médias conservateurs se decluinent.Uexpresskin -to N dîne chick» est forgée pour décrire le fait de commettre un suicide profession nel ou de subir l’opprobre publique pour un commentaire sur la guerre.Internet donne aussi des variantes, comme dixietunl et dkiekiekol les parias sont alors places devant un choix pénible: s'excuser ou assumer, les Dixie choisissent fon temeni et sûrement de revendiquer four position et de défendre la liber té d'expression, un droit fondameu tal que même 1 hibya leur reconnait, a elles comme à d’autres.Le documentaire montre le chanteur patriotique pur et dur Toby Keith exerçant son propre droit dans la direction opposée.11 attaque Natalie Maines en chanson comme en image.Il pousse l’affront jusqu’à exposer à ses concerts une photo truquée de la lead singer en compagnie de Sad dam Hussein.La chanteuse et si s tans lui répliquent en portant des T-shirts marqués des lettres FUJK, pour F[blipl U Toby Keith.A chacune des épreuves de ce long cauchemar, Mme Maines si' révélé forte et franchement de plus en plus attachante.Apres CONSERVATOIRE > de musique de Montréal Concert conjoint des orchestres symphoniques des conservatoires de musique de Montréal et de Trois-Rivières > Direction : Louis Lavigueur et Gilles Bellemare > Au programme : Ouverture Manfred, Schumann Tableaux d'une exposition, Moussorgski-Ravel Symphonie rf 5 • Réformation », Mendelssohn > Le lundi 13 novembre, à 20 H Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts Entrée libre Renseignements : 514 873-4031 www.conservatoire.gouv.qc.ca/montreal Festival Monde Arabe * Montréal 7* édition Québec h S Jamil et les indociles Jami! et tes potes embrasent le Conma ! Une soiree montreabrit au couleurs chaudes de tautomne et de la rebellion Un spectacle où Ton rit ensemble de nos travers, ou il tait bon hêtre rien de ph» que le peu que Ton sait.Le melange expio-poetique a la Jarml ne laisse personne indifferent, surtout pas ceux qui ne s’embarrassent ni cf emballage ni de format .Le FMA invite le public a partajprr bonheurs et angoisses avec Jamil et ses invites sur sc ene, un moment de dekeatesse et cf enchantement que seule .Montréal est capable d’offrir avec autant d ’ enthousiasme et de chaleur durant ton été des indiens.lamil et les indociles, la cavité a fleur de sen* ! Jeudi 9 novembre à 20h00.Théâtre Corona.2490, rue Notre-Dame Ouest.Rés.: Corona 514 931 2088 ou Admismon 514 790 (245 www.festivalarabe.com deux longues années, alors que son gerant lui demande quoi faire, en agitait! un contrai de 2b mil lions de dollars avec Sony, la fx'li te femme demande candidement pourquoi elle ne |x*ui ims tout sim plement affirmer scs positions comme une sorte de Bob Dylan ou de Br uce Springsteen en ju pons Bonne question, en ellot.les scenes semblables se rein-lent et le travail finit |xu mettre in volontairement en evidence Inn portance des relationmsles et des spécialistes de la communication pour les grandes machines corn mereialcs et artistiques Omnipré seuls, ces faiseurs d’images de marque tentent sans cesse de trouver des compromis et de sau ver U- branding des Dixie Chicks alors même que les principales in téressees perçoivent dans ta crise l’occasion de se redéfinir.Apres trois ans de tourmente, de ques tionnements et de ressource meats, la joueuse de banjo Emily Robinson avoue que la mégacon traverse est peut-être la meilleure chose qui soit arrivée au trio.Une autre exemple?la une du magazine Entertainment Weekly du 2 mai 2003 montre les trois temmi s nues, le corps marque de mets eles reliés a l’affaire: peaei.traitors, boycott, shut up', la i .une ra s’intéresse alors a une conseillère en relations publiques implorant ses clientes de ne pas se prêter au jeu critique En passruit, l’affiche de Shut up and Sing reproduit le cliche 1rs musiciennes apparaissent sous la coupole du Capitole, mais cette fois des drapés couvrent leurs corps -Freedom of speech is fine us long as you dont do it in publie-, dit le texte en echos.Un drôle de compromis, probablement accepté pour ne pas choquer encore une fois à Bekixie ou a Houston.En tait, la grosse bedaine de Mme Robinson s'expose dans toute si spfondeur dans le film |xiis qu'elle accouche de jumeaux pour ainsi dire à l'iVnui On la voit aussi d,uis sui ranch avis son mail, com me on suit les deux autres dans leurs nuisons ou en studio Brrt, on comprend que les rebelles, artistes et multimillionnaires, demeu rent de bonnes mores et de Ixuutcs Américaines, toujours collées aux valeurs londamentales de leur pays-continent.Celte chaleureuse derive et eet te volonté de transjuivnce inscrivent la production dans une non relie tendance des documentaires sm l’industrie du spectacle.Même les durs de durs de Metalli ca ont joué de la tram irise en même temps que du marketing avec Some King of Monsters les Dixie Chies ont beaucoup gagne et beaucoup perdu avec lent affaire.Surtout et heureuse ment, elles ont réagi esthétique ment en reluisant ce quelles font de mieux: en regardant leur mon de pour le traduire en chanson la formule -Shut up and sing- appa raft dans une lettre de menaces envoyée au groupe.Elle donne sou titre au documentaire Elle est finalement reprise dans Not Peadj) l » To Make Nice de l’album Taking The hmg Way.ou Mme Maines ; chante ceci: -Tm not ready to , make nier / Tm not ready to hack down / I'm still mad as hell -le Ix-hu documentaire, instructif et divertissant, se termine trois .ms plus tard, dans la salle infâme, à londres Ajires une chanson, avant une autre, la pétillante Natalie Maines dit a peu près.-Je n'ai pas prepare de discours Mais )r peut vous dire que /e vwti loufours hontru sr que le president soit du Texas -I lie toute (x-tile phrase avec de grandes conséquences .Iw Devoir Québec mJs 2006'2007 Sf RII EMERAUDf PIANO IN RA FA I I Théâtre Maisonneuve, Plaie de* Art», 19 H 30 j|LatN f BINet» iS i, V) t, 1 S 5 ox.x1».o>*)(iao • » frvan En vente a la Plate de» Art* : H42 2112 Ren*e4gnement* : Pro Mwka.514 845 05)2 uAju en kiosque maintenant TRANSMIS VERTC Ml LES NAVETTES UNE ÉNIGME POUR LES MÉDECINS Papa est en voyage d'affaires.• J’ai une réunion de travail; je vais rentrer tard.te rembourse Novembree'OO*cybrrscientes.com , V\ ku.T '.’ ¦J.h '?¦ V oe nie souviens de www.ridm.qc.ca .# rsar- !!f; T E & v E 12 LE DEVOIR.LES SAMEDI 4 ET DIMANCHE 5 NOVEMBRE Ü O O 6 Cirmmo IIUJIIJAJIJ Cinemania nous fait connaître Éric Caravaca ODILE TREMBLAY On le rencontre à Montréal dans le cadre du festival Cinemania pour Le Passager, son premier film en tant que cinéaste (où il tient également le premier rôle).Un type sympa, fou du cinéma de Tarkovski et de Cassavetes.Mais les, cinéphiles connaissent surtout Eric Caravaca l'interprète, qui hante cette nouvelle mouvance d’un septième art français, où son visage émerge.Egalement à Cinemania: La Raison du plus faible, œuvre socialement engagée du Belge Lucas Bel vaux, sur fond de chômage et d’entraide, qui lui donne aussi la vedette.Eric Caravaca fut un jeune homosexuel dans Son frère, de Patrice Chéreau, un paysan dans C'est quoi la vie?, de François Du-peyron (rôle qui lui valut le César du meilleur espoir masculin en 2(XX)), une gueule cassée dans La Chambre des officiers, du même Dupeyron.Souvent à la distribution des films «de gars», mais pas macho pour autant.D'origine andalouse par ses grands-parents qui ont fui en France la guerre d’Espagne, il a grandi .à Nantes, épousant l’art dramatique au sortir d’études en médecine puis en lettres.Un temps au Conservatoire supérieur de Paris, puis auditeur libre à l'Actor’s Studio de New York.Le théâtre est son vrai berceau, lui qui a joué Beckett, Tchékhov fet compagnie.«Un comédien, ça passe beaucoup de temps à fréquenter des auteurs morts», constate le jeune homme.Eric Caravaca estime possé-ler, comme tous les acteurs, une ôrte part de féminité; cet espace \ vif par où les émotions et la vul-lérabilité s’engouffrent.«Ce que ''aime, ce sont les films qui abor-ient cette fragilité masculine.» Un rêve * Avec Le Passager, adapté de La Route de Midland d'Arnaud Ca-thrine, il a eu l’impression de s'être révélé à nu, bien davantage qu’en huit qu'acteur.«Les hommes de ma génération ne savent plus où se mettre, constate-t-il, alors que les femmes sont plus autonomes.Mais nul ne sait plus quoi pouvoir demander à l'autre.» Réaliser un film, il en rêvait.«J’adore faire de la photo.Ça aide à aborder la mise en scène.Pour animer des images, diriger des acteurs.» Dans Le Passager, il incarne un homme revenu dans sa ville natale du sud de la France pour enterrer son frère pendu et réveiller quelques fantômes.Le film aborde les rendez-vous manqués.«Il aborde aussi les familles reconstituées, précise le cinéaste.Celles qu'on se choisit à défaut d’avoir eu la bonne au départ.J’aime mon personnage.On ne sait ni d’où il vient, ni où il va.C'est un film sur l’abandon.Il est si dur de construire quand on a été soi-même abandonné.» «Quand Patrice Chéreau m’a appelé pour jouer dans Son frère, je venais de finir mon propre scénario du Passager, sur une autre fratrie.Il n’y a pas de hasard.C'était un rôle pour moi.» Très stylé, Le Passager.«Il faut écrire avec les plans déjà en tête, estime-t-il.Sinon on risque de se répéter.Et j’aime l’esthétique des images.» L’aventure du Passager fût houleuse.Quinze jours après le début du tournage, son acteur Yann Goven fit une mauvaise chute en sautant un mur, et le cinéaste dut le remplacer au pied levé.«Ça m’a enlevé une partie de mon plaisir de réalisation.À cause des deux types de concentration que, le double emploi commande.» Eric Caravaca n’entend pas remiser son métier d’acteur, même s’il continuera la réalisation.11 vient de terminer le tournage des Ambitieux de Catherine Corsini fia cinéaste de Im Nouvelle Ève) aux côtés de Karin Viard, campé dans un milieu littéraire où il joue un provincial qui se parisianise.Mais il a un scénario en chantier, inspiré de la vie de François d’As-sise, transposée aujourd’hui.«Un film sur la rédemption, qui débute dans un milieu très violent et finit dans la lumière.» Le Devoir 1 A ' §§! » mmMrl Brad Pitt dans Babel, d’Alejandro Gonzalez Inarritu MURRAY CLOSE Pas une minute de trop BABEL D’Alejandro Gonzalez Inarritu.Avec Brad Pitt, Cate Blanched, Gael Garcia Bernal, Adriana Bar-razza, Rinko Kikuchi.Scénario: Guillermo Arriaga.Image: Rodrigo IVieto.Montage: Douglas Crise, Stephen Mirrione.Musique: Gustavo Santaolalla.États-Unis, 2006,142 min.MARTIN BILODEAU Le chemin le plus court n’est pas forcément la ligne droite.Le Mexicain Alejandro Gonzalez Inarritu en fait l’éloquente démonstration dans Babel, une œuvre spiralesque forte et touffue qui clôt ime trilogie amorcée, avec Àmores perms et 21 Grams.A l’inverse toutefois de ces deux précédents opus, conçus (avec le scénariste Guillermo Arriaga) comme des enchevêtrements de destins liés par des coïncidences dans l'espace réduit dîme ville (Mexico et Los Angeles, respectivement).Babel prend le large afin de lier, par une série de correspondances, les destins de personnages éparpillés entre l'Amérique, l'Afrique et l'Asie.Avec pour fil conducteur le parcours accidenté d’un fusil de chasse, lequel, tombé entre les mains de deux enfants bergers des montagnes arides du Maroc, provoque une réaction en chaîne qui va bouleverser, ici une adolescente japonaise sourde-muette en deuil de sa mère suicidée (Rinko Kikuchi), là une immigrante mexicaine de San Diego (excellente Adriana Barrazza) forcée d’emmener ses protégés au mariage de son fils, de l'autre côté de la frontière, faute d'une remplaçante.Entre ces deux pôles: un couple de riches Américains en voyage au Maroc (Brad Pitt et Cate Blanchett), dont l’autobus a été heurté par une balle au cours des exercices de tir des gamins, blessant grièvement la maman californienne.Ce fait divers, ce coup du sort, qui a du dehors toutes les apparences d’un acte terroriste, va aussitôt en prendre la valeur et provoquer une commotion internationale.Preuve quç le chemin le plus court.A des degrés divers, tous les personnages de Babel se sentent incompris, malentendants (au sens littéral et figuré) et victimes de malentendus.La langue, mise en relief par le titre, constitue le premier obstacle de cette incommunicabilité, qui dans ce film choral sur la famille humaine, divisée en compartiments aveugles, en compte plusieurs.La démonstration peut parfois sembler lourde et quelques situations, forcées et exagérément dé» monstratives.Inarritu n'a pas tou- i KDRO RUIZ LE DEVOIR Éric Caravaca n'entend pas remiser son métier d'acteur, même s'il continuera la réalisation.• UNE EXPÉRIENCE FASCINANTE QUI FAIT DE LA BELLE BÉTE LE FILM QUÉBÉCOIS LE PLUS INTÉRESSANT DE L'ANNÉE.» MICHAfL AUGENDRE.ICI • UN FILM D'UNE MATURITÉ A LA FOIS AUDACIEUSE ET HUMANISTE.» Élit CASUEL.SEQUENCES « ON PENSE A BUNUEL EN VOYANT CE FILM.- [ SUZANNE LÉVESQUE.TÉLÉ-QUÉBEC (FESTIVAL K STOCKHOLM & LA BELLE KARIM HUSSAIN m?’ ic ¦* nra.mim .nuaiM »».«»« «¦« ¦à8«I^SSaw ¦MiiSSài tMk DH&mAs omm àTJ JL - M: A L’AFFICHE! iJiïZ.CONSULTEZ LES QOIOeS-HOHAJRES PES CINÉMAS MIC 4MOL.WS - CtNCMAS AMC —S -E FORUM 22 ?jours la main légère, ce qu’il compense par une mise en scène aérienne, d'une virtuosité sidérante, d’ailleurs récompensée à Cannes en mai dernier — où le discours antiaméricain de Babel, dont les compétents Pitt et Blanchett portent l'odieux, a certainement joué en sa faveur.La méthode Inarritu-Arriaga, consistant à hacher le temps et l’espace en fragments assemblés dans le désordre au montage, avait complètement séduit dans Amores perros et atteint son apogée dans 21 Grams.Si bien que l’exercice peut ici sembler redondant, voire fabriqué.Et cela malgré la richesse des personnages, dessinés avec précision et économie.Ceux-ci, tous admirablement campés (notanunent par Rinko Kikuchi et Adriana Barrazza), donnent sens et harmonie à cette œuvre révélatrice de ce que nous V % du cinéma indépendant www.lerezo.org présente CADAVRE EXQUIS Un film de Virginie Brault.Jean-François Maynard, Brian Desgagné.Martin Bour-gault.Francis Lussier.Philippe Melançon, Jean-François Gros d’Allions.Diane Gagnon.Stephan Doe, Michel Lauzon, Antonin Monmart, Florian Cossen Roxy.un chanteur glame-rock sur le déclin gui a signé un pacte avec le Diable, passe par plusieurs émotions intenses lorsque neuf auteurs-réalisateurs prennent le contrôle de sa destinée en réécrivant sa vie comme bon leur semble.LE MARDI 7 NOVEMBRE • Le Placard, 2129.Mont-Royal Est.Montréal à 19fi30 LE MERCREDI S NOVEMBRE • Le Torpeur, présente à la cour de circuit 199.rue Saint-Jean-Baptiste L isle-Verte à 19h30 • Angélus Bistro.241.Chemin du Roy.DesChambault à 19h30 • Côté-Cour.4014.de la Fabrique.Jonquière à 19b3û LE JEUDI 9 NOVEMBRE • Cegep de Mont-Laurier 555.Fournier, Mont-Laurier Jeodià20h LK DKVOIH sommes, en tant que Terriens, et d’un pessimisme poli quant à ce qui nous attend.Babel, en effet, est un film rempli d’inquiétudes.Entre le pas beau (le début) et le moins beau (la fin), Alejandro Gonzalez Inarritu nous fait descendre une spirale de 142 minutes.Aucune n’est de trop.Collaborateur du Devoir PALMARES DVD ARCHAMBAULT"! Ou 24 au 30 octobn 2006 FILM/TELESERIE LE COEUR A SES RAISONS Saison 2 THE O.C.Complete season 3 LE TEMPS D'UNE PAIX Saison 6 LES VOISINS MONSTER HOUSE LES INVINCIBLES OVER THE HED6E SAMANTHA 0UPS! Volume 2 LA PETITE MAISON DANS.Edition spéciale MUSIQUE/SPECTACLE/AUTRE IHOUDE i l'Olympia / Montréal CAROM) LATINO Nathalie Lambert SOIREE CANADIENNE ROBERT CHARLEBOIS Charlebois au National LA PLANÈTE BLANCHE JAMES BLUNT Chasing Time: Bedlam.ANDRE RIEU Homecoming! PINK FLOYD P.U.LS.E SARAH BRtBHTMAN Diva: The Singles Collection PLASMS DU VM Vins du Ch* Les MEILLEURS CRUS du CINEMA FRANCOPHONE de t année ¦-—T-1-nknitnr CIDT.TI tn IM f UCIICUI N0US SOMMES DÉMÉNAGÉS! festival de films francophones subtiucoih [neush tous les films au CINEMANIE 2-12 NOVEMBRE 2006 | lilm lestiral CINEMA IMPERIAL 1430 rue de Bleury, ® Place-des-Arts ADMISSION GÊNERAI ÉTUDIANTS 4ge 0 0R LAISSEZ-EASSIR U EILMSI $4.00 > ^atalogu^ ^RATUIC Disponible au CINÉMA VENEZ, .rencontrer NICOLE GARCIA, échanger avec ISILD LE BESCO savourer le dernier CHABROL .redécouvrir les chefs-d oeuvre de KIESLOWSKI rire avec la réalisatrice LISA AZUELOS.COMEDIES FANTAISISTES * THRILLERS CAPTIVANTS * FILMS CONTROVERSÉS • DRAMES INTIMISTES * FILMS D AVENTURES 3% CCNTRtS A LA MOni la OTA téléc inè muttimedia ::: AUBRY 'J® mfo-festivai: [su] 878.0082 * cinemaniafilmfestival.com impérial J.>" T * MM ./ o nsb pure a smpèe C VcotsoM'U'od TICMMICOL.O*
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.