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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier H
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2002-10-12, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR.LES SAMEDI 12 ET DIMANCHE 13 OCTOBRE 2 0 0 2 LE DEVOIR Musées Locomotives culturelles À Montréal, les institutions sont au nombre de 72.Les chiffres qui décrivent leur réalité sont spectaculaires: 3 838 000 personnes au tourniquet, 2474 emplois directs et 1026 indirects créés et des retombées dépassant en dollars la centaine de millions.Elles se veulent le reflet de la communauté qui les abrite.Page 3 Rallye de l'histoire Édition Il y a les musées.Il y a les livres.Il n'est pas facile de mettre en mots l'histoire québécoise, comme en témoigne celui qui fut ministre québécois des Affaires culturelles.Les défis actuels des éditeurs québécois spécialisés en histoire.Page 5 * 7 U i: 7 •' I >•*» »*•*»*** *• -y .fi ZS.-M-,- tm f K1 rr^** Avec Lieu historique national du commerce de la fourrure à Lachine MUSEES D'HISTOIRE DE MONTRÉAL Lieu historique national de Sir-George-Étienne Cartier Centre canadien d’architecture Page 2 É corn usée du fier monde Pointe-à-Callière Communiquer avec l'atmosphère d’une époque et non pas seulement avec un objet.Lieu historique national du commerce de la fourrure à Lachine Page 3 Musée Stewart au Fort de l’île Sainte-Hélène Centre commémoratif de l'Holocauste à Montréal Musée McCord Maison Saint-Gabriel Musée d'art de Saint-Laurent Musée Marguerite-Bourgeoys Page 4 j Château Ramezay Centre d'histoire de Montréal Musée des Hospitalières Musée de Lachine Page 5 ! Modernisation Page 2 Diffusion Page 4 Il fallait en finir avec un discours qui tenait plus de l’aveu d’impuissance que d’une prise en charge découlant d’une responsabilité collective.Retour en arrière, vers une époque pas très lointaine où l’on ne cessait de déplorer que le patrimoine d’ici — que ce soit à Montréal, dans la capitale ou dans les régions —, que les objets hérités du passé quittent la province pour se retrouver ailleurs, le plus souvent au sud de la frontière.Combien de fois n’a-t-on entendu dire que les en-canteurs et brocanteurs de toute nature «vidaient» les campagnes, ratissant large, offrant toujours la possibilité de se débarrasser du «vieux» afin de pouvoir s'équiper en «neuf».Le boom économique de l’après-guerre aurait ainsi entraîné une dilapidation de l’héritage collectif.Plus tard, à la sortie des années 1960, un autre constat s’est imposé.Le Québec, avec la Révolution tranquille, avait enfin accédé à l’ère moderne.Une des conséquences fut la fin de la prépondérance des institutions religieuses, entraînant une vague de fermetures successives, qu’il s’agisse de couvents, d’églises, de pensionnats, d’écoles.Pouvait-on alors admettre qu’il était acceptable de Le musée veut être une interface entre le présent et le passé laisser aller tous ces objets — dédiés à des lieux de culte ou plus simplement à une utilisation profane — vers diverses décharges, sous prétexte qu’ainsi évoluent les sociétés?Collectionner Une prise de conscience s’imposait.Elle eut lieu.Un jour, la ville de Québec fut fière d’offrir, tant à ses citoyens qu’à ses visiteurs, aux pieds de ses murailles, un musée, celui de la Civilisation, comme à Hull il s’en est trouvé un autre, tout neuf, spectaculaire, celui des Civilisations.Montréal allait enfin suivre et le projet du futur Pointe-à-Callière fut finalement déposé.Le geste n’allait pas être isolé.Un Centre d’histoire allait s’y accoler.Ailleurs, les institutions religieuses allaient suivre: des gestes en ce sens furent posés, entre autres, par les Hospitalières et par les filles de Marguerite-Bourgeoys.Le privé s'était déjà inscrit dans un tel mouvement, depuis que la Fondation Stewart-Macdonald s’impliquait dans le financement et la gestion du Fort de l’île Sainte-Hélène, comme il mettait aussi sur pied un Centre canadien d’architecture.Même des musées à vocation municipale, comme ce fut le cas à Lachine ou Saint-Laurent, se sont ainsi donné des voca- tions patrimoniales.Un réseau était né et, aujourd’hui, Montréal est fière de proclamer que la ville compte 15 musées de cette nature.Et, avec un tel nombre, le regroupement peut être dit spectaculaire (même quand l’affirmation est faite en comparaison de ce qui se passe ailleurs en Occident).En dix ans, le visage muséal montréalais est devenu autre.Comme le dit un des acteurs du milieu, Jean-François Leclerc, l’actuel directeur du Centre d’histoire de Montréal: «Le 350' anniversaire de Montréal, un événement centré sur la commémoration, a été un déclencheur.» Présenter La vocation des musées s’est à la fin du dernier siècle radicalement transformée.Le lieu avait d’abord été un lieu d’entreposage d’objets, luxueux peut-être, artistiques ou culturels à coup sûr: il s’agissait d’abord pour les conservateurs des institutions de «conserver».Le lieu premier du musée était la réserve, dont quelques objets s’échappaient pour se retrouver dans des salles ouvertes au public.Ce qu’on a appelé la «démocratisation de l’art» — ce que d’autres ont identifié comme étant une commercialisation — a toutefois entraîné une refonte de l’institution.Il ne suffit plus d’exposer pour remplir son mandat.«Oh veut plonger les visiteurs dans une ambiance, nous dit ainsi Jean-François Leclerc, recréer des impressions visuelles, sensorielles, qui vont faire que les gens ont l’impression de communiquer avec l’atmosphère d’une époque et non pas seulement avec un objet.» L’image classique du musée, un lieu où le fouillis serait le mot pour décrire l’organisation de l’espace, ne tient plus.La priorité est accordée à la communication, à la clarté dans les textes et les présentations, à la convivialité de salles ouvertes à tous.Car ces musées ont des publics divers: les gens du lieu, les gens venus d’ailleurs, que ce soit pour un séjour touristique ou dans une nouvelle ville de résidence.Le musée veut être une interface entre le présent et le passé, même dans ses manifestations les plus récentes.L’institution doit aussi mener son «juste combat» dans une ville où l’offre culturelle est abondante: les organismes publics, qui subventionnent, mesurent souvent la valeur des divers organismes qu’ils soutiennent à l’aune de la fréquentation.Dans un tel contexte, il faut donc aller voir pour constater qu’à Montréal, les musées d’histoire remplissent, pour le plaisir de tous, dignement le mandat qu’ils se sont à eux-mêmes imposé.Ainsi, à la sortie du canal Lachine, il y ainsi aujourd’hui plus qu’une écluse.Avec le temps, Montréal s’impose comme ville de culture.Normand Thériault » V \ 1 LE DEVOIR.LES SAMEDI 12 ET DIMANCHE IA OCTOBRE 2002 De l’histoire Il 2 MUSEES A» LES CAHIERS DE L’HISTOIRE Louis Cornellier Devoirs cThistoire Des historiens québécois sur la place publique Dim cet ouvrage, louis Cornellier présente et commente In travaux des historiens québécois de l’heure.Il dresse ainsi un état des lieux des débats historiographiques les phis actuels.Il célébré avant tout les retrouvailles des historiens québécois les plus originaux et de la question nationale.Sylvain Fortin Stratèges, diplomates et espions La politique étrangère franco-indienne 1667-1701 En Europe comme en Nouvelle-France se dissimule l'univers « souterrain » de la diplomatie ; colle des négociations secrétes, de la désinformation, do la propagande, de la corruption et de l'espionnage.Cet ouvrage nous fait découvrir ces stragégies dans le contexte tumultueux des relations franco-amérindiennes.ixsæsMKÊKm E.-Martin Meunier et Jean-Philippe Warren Sortir de la » Grande noirceur » L’horizon «personnaliste» de la Révolution tranquille • [.] la religion catholique, que l'un perçoit généralement comme un empêchement de la Révolution tranquille, comme ce dont il fallait s'arracher pour so sortir enfin de II grande noirceur et rejoindre les avancées du monde modem, n'i-t-eHe pas Joué également le rôle d'une force révolutlonalre?» Jean-Pierre Sawaya Alliance et dépendance Comment la Couronne britannique a obtenu la collaboration des Indiens de la vallée du Saint-Laurent entre 1760 et 1774 L'auteur lève le vode sur un aspect dlHérent des relations anglo-amérindiennes, les stratégies coloniales de contrôle et d'intégration dns Indiens de la vaHée du Saint-laurnnt, les processus d'alliance et de dépendance, depuis II conquête britannique du Canada jusqu'à la révolution des colonies américaines.MUSEE STEWART V» î I i 11.Paid * Jeu» » f àmw» smi i:r, i; mi \i>i Edward H.Dabi et Jean-François Gauvin Sphæræ mundi À partir de la collection des globes du Musée Stewart, les auteurs offrent un survol solidement documenté de ces objets d'art et de leurs créateurs.Ils nous entraînent dans l'univers mystérieux des globes anciens, Jadis sources de savoir et de pouvoir.Sous la direction do L.Pyenson et J.-F.Gauvin L’art d’enseigner la physique Les appareils de démonstration de Jean-Antoine Mollet 1667-1701 Ce livre propose une évaluation critique et détaillée d« la vie et de rouvre de l'abbé Nollet, grand scientifique du xvtn' siècle.L’ouvrage qui contient sept études réalisées par des experts d'Europe et d'Amérique du Nord, se base sur la collection d'appareils de démonstration fabriqués à la manière de Nollet, conservée au Musée Stewart.I VIH l>> YSKIf.M K .V l’MYSIQl K V» I X I î i La Mmm tfe* Montréal Pierre Anctil Saint-Laurent La Main de Montréal A travers le vaste et protend brassage d'idées dont le boulevard Saint-Laurent a été porteur tout au long de son histoire se profile le passage do Montréal et du Québec tout entier à la modernité.La Mala a aussi été un formidable réservoir de talents artistiques et un terrain d'expérimentation incomparable pour de nouvelles formes d'expression.Yvon Desloges • Alain Geily La canal de Lachine Du tumulte des flots à l’essor Industriel et urbain La construction du canal, entamée en 1821, sera au cour du développement Industriel de la région.Ce livre se veut un témoin dos éléments essentiels de l'histoire du anal : sa construction, la navigation, les usines qui y ont œuvré et les gens qui l'ont côtoyé ou quotidien.Y tit> r.-H/hiw 39.95$ |U.rveiMnl.«S.9S$(U.fV*M CANADA • QUÉBEC Jacques Lacoursière Jean Provencher Denis Vaugeois Canada • Québec 1534-2000 - Admirable synthèse historique, a Canada-Québec du trie Lacourslère-Provencher-Vaugeois est un trésor absolument Indispensable à toute bibliothèque québécoise, publique ou personnelle.- Louis Cornellier, te Devoir AM F RICA Denis Vaugeois America L'expédition de Lewis & Clark et la naissance d’une nouvelle puissance Septentri www.mKmtrt—.gcxi MODERNISATION Lieux d’expériences Les 15 musées d’histoire de Montréal se sont donné une nouvelle image Montréal, ville culturelle, regorge d’activités partout sur son territoire.Pour faire sa place dans cette mer de divertissements, où pullulent cinémas, théâtres, musées et festivals, il faut offrir au public un produit qui est de qualité tout en étant distrayant.Depuis les années 1990, les musées d’histoire de Montréal se sont accordés à l’air du temps et un vent de modernité continue de souffler dans leur direction.GENEVIÈVE OTIS-DIONNE LE DEVOIR Les musées d’histoire de Montréal, gardiens de notre patrimoine, ont connu de profondes transformations au cours des dernières années.Pour rester compétitifs sur la scène culturelle et offrir des expositions de qualité aux visiteurs, plusieurs d’entre eux ont dépoussiéré leurs étagères et réaménagé leurs expositions.Plus vivants que jamais, les musées d’histoire explorent aujourd’hui différents moyens de communication pour partager leur savoir et proposent des expériences très variées aux visiteurs.«I^e 35(/ anniversaire de Montréal, un événement centré sur la commémoration, a été un déclencheur, le prétexte pour un bon nombre de musées d’histoire de moderniser leurs expositions, mentionne le président du Regroupement des musées d’histoire de Montréal, Jean-François Leclerc.Dans les années qui ont suivi, ce renouvellement a continué à se développer.» En 2000, le Regroupement des musées d’histoire de Montréal voit le jour, réunissant les 15 musées d'histoire de la métropole.Cette association a pour objectif «de partager nos besoins, nos intérêts et de trouver en commun des moyens pour faire connaître la diversité et la richesse des musées d’histoire», déclare M.Leclerc.«On veut faire comprendre aux gens que, près de chez eux, pour des droits d’entrée qui sont peu élevés, ils peuvent périodiquement se replonger dans l’histoire.» Les musées d’histoire ont parfois la mauvaise réputation d’être austères et ennuyeux.Selon M.Leclerc, «ily a un gouffre entre les perceptions et la réalité et pour changer ça, les musées d’histoire doivent unir leurs efforts».Le travail d'équipe donne déjà ses fruits: les Montréalais participent, jusqu’au 27 octobre, au Rallye de l’histoire qui se déroule dans les 15 musées d’histoire de Montréal.Communiquer un savoir et une atmosphère Afin de faire vivre aux visiteurs une expérience originale et agréable, les musées d’histoire ont beaucoup travaillé sur la mise en exposition de leur patrimoine.Ils utilisent aujourd’hui des moyens de communication très contemporains, comme l’audiovisuel, le multimédia et le virtuel.«On veut plonger les visiteurs dans me ambiance, recréer des impressions visuelles, sensorielles, qui vont faire que les gens ont l’impression de communiquer avec l'atmosphère d’une époque et non pas seulement avec un objet», soutient M.Leclerc.L’objectif des musées d’histoire n’est donc pas uniquement de partager un savoir, mais aussi d'offrir «un dépaysement, un voyage dans le temps» au visiteur.«Dans un musée, on est dans un contexte de loisir, de détente et de liberté», rappelle M.Leclerc.Le président du Regroupement des musées d’histoire de Montréal souligne cependant que «ce ne sont pas nécessairement les moyens les plus complexes qui fonctionnent auprès des visiteurs».Par exemple, l'utilisation d’un livre avec des pages rigides pour raconter des feits ou expliquer des objets remporte un franc succès au Centre d’histoire de Montréal.«Les gens veulent se sentir comme chez eux et ils aiment bien avoir des moyens qu’ils peuvent contrôler», observe M.Leclerc.D’après lui, c’est un bon dosage entre les différents moyens de communication qui fait qu’une exposition est réussie.«Chaque visiteur est différent et il faut qu’un visiteur qui aime être actif trouve son compte autant que celui qui aime être en retrait, être plus contemplatif.» Pour se rapprocher de leur clientèle, les musées d’histoire organisent de plus en plus des activités à l’extérieur de l’institution.«Aujourd’hui, pour communiquer notre message, pour faire aimer l’histoire, le patrimoine, il ne faut pas seulement avoir une bonne exposition à l’intérieur, il faut aussi faire des événements à l’extérieur.» SOURCE CENTRE D'HISTOIRE DE MONTREAL Le Centre d’histoire de Montréal.Depuis deux ans, le Musée Marguerite-Bourgeoys présente une pièce de théâtre qui évoque la vie de cette femme qui a gran-de/nent influencé notre histoire.L’Ecomusée du fier monde organise des visites du quartier Centre-Sud avec des explications sur l’évolution historique de ce quartier ouvrier.A tous les dimanches du mois d’octobre, le Centre d’histoire de Montréal propose un circuit commenté du faubourg des Récollets.«C’est une autre façon de faire connaître l’histoire de Montréal et en même temps, c’est une vitrine de ce qui se passe à l’intérieur [du musée].» Répondre aux besoins de la conununauté Les écoles, comme l’ensemble des Montréalais, ont maintenant le choix entre une multitude d’activités pour apprendre et se divertir.«On se retrouve dans m contexte de concurrence et les écoles ne viennent pas automatiquement dans les musées d’histoire», indique M.Leclerc.«Les musées d’histoire sont forcés de trouver des activités qui sont originales, qui plaisent aux projs et aux élèves, et qui sont différentes de celles que l’on trouve à l’école.» Les musées d’histoire sont toutefois attentifs aux besoins des écoles et plusieurs développent maintenant des activités scolaires qui s’inspirent de la réforme de l'éducation et de la pédagogie par projet.Le Centre d’histoire de Montréal propose l’activité «L’Apprenti-ci- I toyen» où les élèves doivent faire î des recherches sur des maires de ¦ Montréal et organiser des élections I à la fin de leur projet Les musées d'histoire offrent également des activités «qui vont : intégrer les immigrants dans une so- I ciété comme celle de Montréal, qui est très multiculturelle.Im connaissance de l’histoire, ça fait partie des moyens d’intégration.» Les musées travaillent en collaboration avec les Carrefours d’intégration, qui œuvrent auprès des immigrants.«À travers les expositions, les gens apprennent qu’il y a eu d’autres [immigrants] avant eux et qu’ils ont vécu la même chose qu 'eux.» M.Leclerc souhaiterait cependant que le patrimoine des différentes communautés culturelles de Montréal se retrouve davantage dans les musées.Un autre défi pour les musées d’histoire: «Collectionner davantage le patrimoine montréalais du XXe siècle.Les mu?sées sont limités dans leur financement pour l’acquisition d’objets.Pendant ce temps, le patrimoine montréalais du XX’ siècle, il s’en va chez les brocanteurs, les antiquaires et il peut bien finir aux Etats-Unis.» La solution pourrait être «une campagne auprès du grand public pour aller chercher le patrimoine montréalais qui n’est pas dans les, collections muséales».Une bonne • occasion pour faire un brin de ménage dans le grenier et partager ses trésors.i MUSÉES MONTRÉALAIS Plongez dans l’Histoire ! Oyé! Oyé! Au nom des 15 musées d’histoire de Montréal, tous les Montréalais, petits et grands, sont conviés à participer, jusqu’au 27 octobre 2002, à un grand jeu: le Rallye de l’histoire.En famille ou entre amis, vous êtes invités à sonder vos connaissances historiques sur Montréal et à rencontrer des personnages hauts en couleur dans tous les musées d’histoire de Montréal.Présentation d’un rallye et des 15 musées qui en font l’objet.Le grand rallye Apprendre tout en se divertissant, c’est possible! Et les 15 musées d’histoire de Montréal se sont donnés pour mission de le prouver à tous les Montréalais en organisant un grand rallye.Pour participer, il faut visiter trois musées de son choix et répondre, dans chacun de ces musées, à une question qui concerne l’exposition.Lors de la visite du dernier établissement, le dépliant complété doit être déposé dans une boîte de tirage prévue à cet effet «Les questions posées ne demandent pas des connaissances approfondies de l’histoire de Montréal.Ce sont des questions d’observation, c'est trà convivial et tout le monde peut tenter sa chance», explique la responsable des communications pour le Regroupement des musées d’histoire de Montréal, Monique Tairraz.Et comme les participants reçoivent un dépliant chaque fois qu’ils entrent dans un musée, ils jyeuvent multiplier leurs chances de gagner! En participant au RaDye.les aventuriers courent le «risque» de gagner un voyage d’une semaine pour deux à Cuba, une envolée pour deux à Paris, des laissez-passer pour le Salon du livre de Montréal 2002 ou encore des certificats-cadeaux des boutiques des musées.Sans compter les heures de plaisir à découvrir l'histoire de Montréal.«On veut montrer aux Montréalais qu 'ils ont une histoire exceptionnelle et que cette histoire-là, elle est très vivante dans les musées», souligne Mme Tairraz.«Les musées d'histoire sont très modernes, très ac- tuels, interactifs Ils sont les médiums de communication de l’histoire de Montréal par excellence», ajoute-t-elle.Les Filles du Roy attendent donc les participants à la Maison Saint-Gabriel, Jeanne Mance invite les Montréalais au Musée des Hospitalières de l’Hôtel-Dieu de Montréal, et l’amiral Nelson s'impatiente au Centre d’histoire de Montréal.Site Internet: www.rallyedel-histoire.com Geneviève Otis-Dionne Les deux résidences jumelées d’un des pères de la Confédération Le Lieu historique national de Sir George-Etienne Cartier appartient au réseau de Parcs Canada depuis 1970.L’ouverture du musée, en 1985, s'inscrivait dans la commémoration du centenaire de la Confédération.Son mandat est de faire connaître la vie et l’œuvre de l'homme politique, instigateur du Code civil, de la réforme de l’éducation et de l’abolition du régime seigneurial au Québec.Le Lieu est constitué des deux maisons que George-Etienne Cartier (1814-1873) a habitées avec sa famille.On y retrouve deu* salles d’exposition modernes.A l'est, une exposition classique présentant sa vie, sa carrière, son époque.La maison ouest est une représentation d'une maison bourgeoise typique du XDC siècle.Un grand travail de reconstitution a été entrepris par Parc Canada dans les années 1970 à partir de matériaux trouvés et d'historiographie d’époque.Soixante pour cent des objets sont des originaux et 40 %, des reproductions.«Depuis les dix dernières années, nous nous définissons comme le musée-théâtre», explique Thomas Piché, régisseur du lieu.Dans le courant de l’année, différentes animations théâtrales viennent donner vie aux pièces réaménagées selon l’époque victorienne.Toutes les fins de semaine, jusqu’au 10 novembre.Distraction et évasion retrace, à partir du personnage de Thomas Vincent, valet de M.Cartier, les mentalités et les façons de se distraire au XIX' siècle: sports, courants littéraires et théâtre chez les bourgeois.Et, comme chaque année, une animation théâtrale sur le Noël victorien sera aussi présentée au musée du 20 novembre au 22 décembre.«C'est à cette époque que la fête de Noel est devenue une activité très répandue.Nous décorons la maison exactement comme les bourgeois le faisaient.Il s’agit donc des racines de la tradition de Noël que l’on peut découvrir ici», précise Thomas Piché.Jessica Nadeau L’architecture, reflet d’une société Peu importe l’époque, peu importent les peuples, l’architecture a toujours été un mode d’expression pour les sociétés.Des pyramides pour les morts, des jralais pour dominer, des châteaux pour se protéger, autant d’indices laissés aux historiens d’aujourd’hui pour comprendre les sociétés d’autrefois.Le Centre canadien d’architecture rend hommage à ces bâtisseurs du passé, mais aussi aux architectes du présent «C'est très important pour nous de faire la liaison entre les questions historiques et les questions actuelles», soutient le di- recteur du CCA Nicholas Olsberg.Le CCA désire aussi «faire le lien entre l’architecture, la société, la culture et la vie politique».Selon M.Olsberg, «la vie civile influence l’architecture et les monuments jouent un rôle dans la mémoire culturelle».Pour célébrer l’architecture dans un musée, plusieurs moyens peuvent être utilisés, et le CCA n’est pas à court d’idées.«L’architecture, ce n’est pas seulement les bâtiments, souligne M.Olsberg.C’est la ville, c'est une manière de penser.De plus en plus, on peut voir l’architecture par les films, les dessins, les maquettes, les photographies, l'animation digitale.Il y a beaucoup de choses à présenter.» Du 23 octobre 2002 au 6 avril 2003, le CCA projwse l’exposition Herzog & de Meuron: archéologie de l’imaginaire.Jacques Herzog et Pierre de Meuron, des architectes suisses, sont reconnus pour leurs positions essentiellement artistiques.Ils ont conçu au sein du CCA un musée imaginaire et bâti des ponts entre l’histoire, la culture et l’architecture.Pour révéler leur vision du monde, les architectes utilisent, dans un montage «archéologique», des fossiles, des maquettes, des objets d’art et des photographies.«Ils ont créé une ambiance extraordinaire; dans les salles, c’est une véritable expérience de théâtre», commente le directeur du CCA Pour les années à venir, le Centre canadien d’architecture a un agenda bien rempli.En mai 2003, une exposition de photographies sur l’Inde ancienne est prévue, réunissant plusieurs grands photographes anglais.De 2004 à 2007, toutes les activités publiques du musée seront organisées autour des questions de la ville «historique et actuelle».L’aventure débutera avec Montréal dans les années 1960,se poursuivra avec Los Angeles et les débuts du cinéma, et se terminera avec la ville d’Alger pendant la période française.G.O.-D.4 r Y LE DEVOIR.LES SAMEDI 12 ET DI M A V O ( T O B K E 2 O O 2 MUSEES Dans la communauté Ly Écomusée du fier monde.1 c est le miroir du quartier Centre-Sud, son histoire et son present, ses grandeurs et ses misères.Un ecomusee.c’est une forme muséale qui s’inscrit dans 1 éclatement des composantes traditionnelles des musées.L'édifice du musée, c'est un territoire; sa collection, c'est l’ensemble du patrimoine qui se trouve sur ce territoire et les visiteurs, ce sont toutes les personnes qui traversent le territoire en question.Depuis 1980, l’Écomusée du fier monde s'emploie à la mise en valeur du patrimoine du quartier Centre-Sud de Montréal et son champ d’intérêt est formé par la triade travail, industrie, culture.En effet, grandement influencé par la révolution industrielle, ce quartier a une âme d’ouvrier.En plus de présenter des expositions qui racontent la vie et l'histoire du quartier Centre-Sud, l'Ecomusée œuvre dans la communauté en s'impliquant dans différents projets et en établissant de nombreux partenariats avec des organismes populaires.En 1996, l’Ecomusée emménage au Bain Généreux, un ancien bain public qui date de 1927.Le musée reçoit la même année un prix Orange de Sauvons Montréal pour la qualité de la rénovation et de la préservation du patrimoine de l’ancien bain.L’exposition permanente du musée, A cœur de jour.Grandeurs et misères d'un quartier populaire, est un panorama d’un quartier ouvrier, des années 1930 à aujourd'hui.On peut y voir des photos du travail en usine, la vie quotidienne dans le quartier, le travail des femmes à la maison, etc.L’exposition se poursuit par les luttes citoyennes, la montée des groupes populaires, les revendications, etc.En dernier lieu, on contemple une sculpture «d’un homme à tout faire, qui symbolise le travailleur d’aujourd'hui», déclare le directeur du musée, René Binette.Pour réaliser l’exposition, l’Éco-musée a fait appel aux artistes du quartier.«C’est sur un mode impressionniste, c’est très inventif comme façon de présenter les choses.En fait, ce n ’est pas du tout sur un mode didactique tradition-nek, souligne M.Binette.A compter du 16 octobre, l’Éco-musée présentera l’exposition temporaire Une pinte d’histoire, le lait à Montréal, qui racontera l’évolution du lait en milieu urbain.«On va aborder la question de l’éclatement d’un produit de consommation, du lien entre le lait et la culture urbaine», mentionne le directeur du musée.Site Internet: www.ecomusée.qc.ca G.O.-D.Archéologie et histoire de Montréal XJ otre nouveau défi pour les «IN dix prochaines années est d’agrandir le musée et de l'élever à un calibre international», confie Francine Lelièvre, directrice générale du musée.Le Musée de la Pointe-à-Cal-lière a vu le jour il y a dix ans, dans le cadre du 350 anniversaire de la ville de Montréal.Sa mission est divisée en deux volets; conserver et mettre en valeur le patrimoine archéologique et historique de la ville et faire aimer le Montréal d’hier et d’aujourd’hui aux Montréalais afin qu’ils l’enrichissent dans le futur.Le musée tente aussi de créer des liens avec les réseaux régionaux, nationaux et internationaux et de favoriser les échanges entre anciens et nouveaux arrivants.Autour du thème Montréal, carrefour d’échanges et de commerce, six expositions permanentes sont présentées: spectacle multimédia Si Pointe-à-Callière m’était conté, vestiges archéologiques de six siècles d’occypation des lieux du sous-sol d’Eperon et de la crypte archéologique, l’histoire de la première douane de Montréal et des influences qui ont façonné Montréal, et la station de pompage Youville.«De par sa masse critique d'expositions permanentes fortes, nous avions peur que les gens ne reviennent pas au musée.Or, nous avons SOURCE VILLE DE LACHINE Le Lieu historique national du commerce de la fourrure à Lachine une croissance de visiteurs à chaque année.Plutôt que de visiter le musée, les Montréalais le fréquentent; c'est notre plus grande fierté après dix ans dhistoire.» A chaque année, le musée présente un minimum de deux expositions temporaires.Jusqu’au 27 octobre, la Pointe-a-Callière invite les Montréalais à découvrir le boulevard Saint-Laurent, aussi appelé la Main.Le boulevard hétéroclite est raconté «à travers les individus et les diverses communautés ethniques qui y ont habité, travaillé ou festoyé depuis les 150 dernières années».Une exposition sur l’or prendra la relève dès novembre.Trois cents pièces d’or de Varna en Bulgarie, où les premières pièces ont été trouvées il y a plus de 6000 ans, seront exposées.Pour son dixième anniversaire, le Musée de la Pointe-à-Callière renouvelle la mise en valeur des vestiges archéologiques sous le titre Ici renaît Montréal, une exposition qui sera ouverte au public en 2003.Les espaces sis dans l’ancienne douane connaîtront eux aussi un réaménagement J.N.Chapeaux de castor et mocassins Quelle était la plus grande richesse du Canada au XV1IL siècle?La fourrure, bien sûr! Castors, rats musqués et ratons laveurs canadiens ont attiré les Européens de l’époque désireux de parer leurs manteaux des plus belles fourrures et de confectionner d’imposants chapeaux de castor.La présence de ce «pétrole» poilu sur le territoire canadien a joué un rôle primordial dans notre histoire, particulièrement dans le développement économique de Montréal.Pour commémorer l’influence du lucratif commerce des fourrures entre 1775 et 1825 sur la région montréalaise, Parcs Canada fonde en 1984 le Lieu historique national du commerce de la fourrure à Lachine.Pourquoi Lachine?«Parce que Lachine, c’était le point de départ vers l'intérieur du continent, vers les Grands Imcs.C’était une position stratégique sur la route des fourrures», explique Jean Letendre, interprète principal du musée.Le bâtiment qui accueille l’exposition — un vieux hangar de pierre datant de 1803 — demeure l’unique entrepôt de la région montréalaise associé au commerce de la fourrure des XV11L et XIX' siècles.Occupé par la Compagnie du Nord-Ouest, puis par la Compagnie de la Baie d’Hudson, le bâtiment est en soi une pièçe de l’exposition.A l’intérieur, le visiteur se promène entre les ballots de fourrures, qui dégagent une odeur particulière et qui offrent à la main une douce texture.Les principaux personnages reliés au commerce de la fourrure sont présentés: l’Amérindien, pourvoyeur de fourrures; le voyageur, qui pouvait parcourir jusqu’à 4000 km pour acheter les fourrures, et le bourgeois, grand gestionnaire de l'industrie.On retrouve également les produits qui étaient donnés aux Amérindiens en échange de leurs fourrures dans les postes de traite: fusils, objets de métal, tabac, rhum.«On traite de tous les aspects.C’est une exposition qui est davantage thématique que chronologique, précise M.Letendre.On parle des animaux à fourrure du Canada, de la mode en Europe à cette époque, de la Compagnie du Nord-Ouest et de la Compagnie de la Baie d’Hudson.» Grands et petits peuvent également admirer un canot de dix mètres construit en écorce de bouleau selon la technique des ancêtres.L’exposition s’adresse principalement aux enfants, mais les adultes peuvent tout aussi bien y trouver leur compte.Site Internet: www.parcscana-da.gc.ca/fourrure G.O.-D.Sean, Léa et Philippe, école Lajoie Passionnés d’archéo ]HOv Yr Poi\te-\-Cai.i.if.rh Votre musée d'archéologie et d’histoire depuis 10 ans >0.place Royale i Vieux Montréal I (514) 872-9150 I musee-pointe-a-calliere.qc Société des directeurs des musées montréalais Les locomotives culturelles M A D E LE 1N E L E B LA N C Les musees, comme on le sait, agissent en tant qu institutions au service du milieu culturel et de la communauté.Si leur apport est indéniable, la force de leur impact est difficile à cerner.Et s'ils tentent souvent d’echapper à la logique marchande dominante et à cette guerre des chiffres qui ne saurait traduire leur réalité, plusieurs se rabattent tout de même sur l'argument éculé et sans doute peu approprié des retombées économiques pour justifier leur apport à la collectivite.Ainsi rapporte-t-on, dans un plan de développement pour la Société des directeurs des musées montréalais (SDMM) produit en mai 201)1 par le groupe Zins Beauchesne et associes, que pour Tannée financière 1997-1998, les sommes injectées dans l’économie étaient évaluées à 90,6 millions de dollars et It's retombées totales à plus de 127 millions de dollars.S’étonnera-t-on qu’un tel document ne fasse par ailleurs pas état des coûts de fonctionnement nécessaires au maintien de ces institutions?On y constate également que plus de 3 838 000 visiteurs (on devrait sans doute lire entrées) ont franchi les portes des institutions muséales membres de la SDMM.Mais en quoi cela relle te-t-il le pourcentage de la population qui fréquente ces institutions?De plus, on y précise que 2474 emplois directs et 1026 indirects en découlent, ce qui n’est certes pas négligeable.Un réseau de 72 institutions Mentionnons par ailleurs que la majorité des institutions muséales montréalaises — soit 52,8 % — traitent d’histoire, contre 45,8 % qui sont consacrées à l’art, le document rappelle que, pour la région administrative de Montréal, le ministère de la Culture et des Communications dénombre 72 institutions muséales, dont 41 musées, 20 centres d’exposition et onze lieux d’interprétation.Bien qu’elles constituent 15,2 % de l’ensemble des institutions muséales du Québec, les institutions muséales montréalaises représentent 39,3 % de l’ensemble des revenus (rappelons quelles sont toutes sans but lucratif!) des institutions muséales québécoises, un pourcentage qui s'explique, bien sûr, par une concentration de musées de plus grande taille que ceux que Ton retrouve en région.11 ne fait donc pas de doute que leur poids est considerable, leur pré sence soutenue et leur contribution à l’enrichissement socioculturel réelle.Pour Sylvie Cameron, directrice de la SDMM, la contribution des musées à la vie économique est tout à fait valable et importante.Et les musées d’histoire, qui représentent plus de la moitié des membres, proposent selon elle une offre muséale importante, de qualité et très variée.Misant sur un nouvel élan straté gique, elle souhaite réorienter l’action pour faire en sorte que les musées de Montréal occupent une place un peu plus à Tavant-plan dans le domaine culturel et que ce rôle soit davantage reconnu.«Les musées peuvent certainement agir en tant que locomotive culturelle, entre autres par la qualité de l’offre qu’ils proposent.Après les bibliothèques, je crois que les musées sont le deuxième grand relais culturel d’une ville.Tout comme celles-ci, ils forment des lieux qui ont une vocation démocratique indéniable pour les citoyens.Par leur libre accès, ce sont des lieux d’ancrage au savoir dans une ville et à cet égard, les musées sont aussi des relais de la vie civile.Ce sont des institutions lie plus en plus ouvertes et qui traduisent une impression culturelle de la ville.» Elle rappelle que.selon qu’ils soient des lieux de mémoire, des lieux d’art ou autres, ces endroits proposent des projets culturels tisses à même la ville et ses particularités.Elle soutient qu'aujourd’hui les institutions museales.à l’instar des autres grandes institutions.sont devenues dos garanties de renouvellement de la démocratie et.donc, dt-s lieux ouverts et accessibles qui retletent de façon multiple la société et la vil le grâce a la qualité fit's propositions culturelles qui y sont formulées.«Et puis une ville respire par ses mu st-ts.se comprend par eux.Je crois que l'on cannait ion ville comme on découvre une personnalité; on l’aime à cause de ses ruts, (Us irurns d'art qu ’on y retrouve, à la tiiçon (Umt elles s'qtpmt, mais on aime aussi telle ou telle ville en grande partie pour ses musées, qui sont des relais de delectation et d'exploration.Je crois que l'un des grands enjeux à l’heure actuelle, c'est dé faire le pont avec la société civile et d’ailleurs de nombreux musees font des efforts pour rejoindre diverses populations.» Paternariat et mécénat C’est certainement cette voie que le Musée Mc Cord semble vouloir emprunter, comme l’explique sa directrice, Victoria Dickenson.«Nous tentons de refléter les intérêts de la communauté et d’y répondre.Pour chaque exposition, nous cherchons toujours des partenaires à meme la communauté.Avec l’exposition Moliè re au Nouveau Monde, nous avons développe une collaboration avec le Theatre du Nouveau Monde.En tant que muser d’histoire sociale, nous cherchons à agir à la fiiis comme miroir et fenêtre.Nous reflétons certains aspects.mais nous voulons aussi regarder différentes corn munautés et observer d’autres modes de vie.» Consciente de la difficulté d’attirer un nouveau public, elle croit que ce tyite de jumelage ix-ut accroître l’intérêt pour les musées chez les amateurs de théâtre par exemple.«Ce n'est pas nécessairement le même monde qui aime aller au théâtre et visiter les musées.C’était une occasion pour nous d’explorer la façon dont le théâtre est présenté et d'en faire une exposition didactique, alors que notre medium se situe davantage dans l’espace et que le théâtre existe d’abord dans le temps.C’était intéressant à cet effet pour Ixrrraine Pinta! | directrice du TNM] et pour moi d’échanger sur nos médiums et de tenter d'élargir nos clientèles.» De son côté, le directeur du Musée* d’art contemporain de Montréal, Marcel Brisebois, qui a agi comme premier president de la SDMM en 1986, rapix'lle que du moment mi les œuvres d’art ont cessé d’être l’apanage dr's princes.It's musées ont été d’emblée insérés dans leur communauté.«Ils sont nés de la Révolution française et ont été d'office au service du public.Par la suite, il y a eu une diffusion de ce modèle à travers le monde et depuis lors, chacun a eu à réflêehir pour soi à la façon de réaliser cette chose.( értains modèles de musée sont très liés à l’appareil de l'État par tradition jacobine — à l’autre extrême, on trouve le modèle de type américain, plutôt enraciné dans une collectivité, qui sera celui, notamment, des mécènes.» Avec la SDMM, on a souhaité notamment mettre en place des ententes qui ont permis aux musées membres de définir leurs champs d’action et d’éviter autant que faire se |X'iit d’empiéter sur le «territoire» des autres.On a opté pour la concertation et une entente est donc intervenue.I Jn bel exemple de civilité, en somme.2002 au 12 janvier * • i - - ••'V* 185, me Sainte-Catherine Ouest, Montréal (Québec) Renseignements : (514) 847-6226 www.mocm.org 'YOUVILLE.ch m .revivez plus d’u^^erftaîPJ d'évértements ai Montréal 'H ««fsi ~ Place D'Youv Centre d histoire de Montréal 335, place D Youville Vieux Montréal Renseignements (514) 872-3207 www.ville.montreal.qc.ca/chm Québec cjcj Ville de Montréal LE DEVOIR.L E S S A M E D I 12 ET DI M ANCHE 13 OCTOBRE 2 0 0 2 U 4 MUSEES Conservation et diffusion Le patrimoine au quotidien Les nouveaux mandats des musées d’histoire Si le musée d’hier se perdait dans les labyrinthes du temps où seuls quelques initiés avaient droit de cité, le musée d’aujourd’hui s’ancre résolument dans le présent et ouvre ses portes au monde extérieur.Il est devenu producteur, cadreur, metteur en scène, agent, diffuseur, et plus même.Témoignage de Raymond Montpetit, du Département de l’histoire de l’art à l’Université du Québec à Montréal, et de René Binette, de PÉcomusée du fier monde.SOURCE ÉCOMUSÉE DU FIER MONDE ESTELLE Z E H L E R Longtemps confiné dans les balises de l’histoire, celle que l’on décline avec un grand H, le musée était en quelque sorte un temple clos à la liturgie axée sur des objets historiques, des savoirs et des professionnels.IjC musée contemporain est très éloigné de ce dogmatisme et de ce nombrilisme.Il a pénétré de plain-pied dans le postmo-dernisme, tel que le souligne Raymond Montpetit dans son texte Les musées: générateurs d’un patrimoine pour aujourd'hui: «Ijifin des grands récits légitimants (évolutionnisme, marxisme, historicisme, rationalisme, iMmières), la fin d’une philosophie partagée de l’histoire — certains penseurs parlent, en ce sens, de "fin de l’histoire” — a touché le musée, le privant de la rationalité ultime qui justifiait son action.» Le discours normatif global fait place dorénavant à une multitude d’histoires et de récits, témoins d’autant de points de vue.«Il s’est produit un éclatement de la notion de culture, poursuit René Binette.La vie quotidienne, l’histoire des gens ordinaires appartiennent désormais à la culture.l£s objets qui les entourent peuvent alors devenir eux aussi des artefacts de musée.» Minorités ethniques, femmes, ouvriers et bien d'autres groupes ont enfin obtenu un droit de pleine séance dans les musées.Cet intérêt pour les plus petits gestes du quotidien favorise les liens du musée avec les différents acteurs de son territoire: visiteurs, organismes culturels et communautaires, résidants.Mémoire active Le rôle du musée ne se cantonne donc plus à la seule sauvegarde des vestiges du temps et à leur étude.En effet, bien que cette tâche reste primordiale, elle n’est que l'amorce introductive à un travail plus ample.L’objet historique devient en quelque sorte une matière brute que le musée doit travailler, façonner pour en extraire un objet patrimonial.Le musée sélectionne certaines pièces parmi son inventaire de choses anciennes, qui sommeillent loin de leur monde d’origine, pour les rendre aptes à intéresser de nouveau la collectivité.L’artefact obtenu tire sa source d’un intérêt collectif d’appropriation et de recon-naissance.«Le statut de patrimoine, précise Raymond Montpetit, ne concerne que certains objets, ceux qui, pour ainsi dire, sont maintenus présents et publicisés, ceux que l’on s'approprie et qui servent encore de références actives dans la production de sens qui a cours dans la société d’aujourd’hui, en particulier L’Écomusée du fier monde.dans les récits qui s’y élaborent concernant l’histoire collective et l'identité.» Le geste muséal prend alors un sens utilitaire, tel que le souligne René Binette: «R crée des lieux où l’on affirme sa présence, son existence en tant que groupe.» Il inscrit le passé dans le présent afin de permettre au public de le revendiquer, en lui permettant de prendre conscience que tel ou tel objet appartient à son patrimoine.L’action du musée doit pouvoir répondre à des problématiques actuelles, tout comme elle doit être au service de ses communautés.René Binette abonde en ce sens.De nombreuses actions menées par des organismes locaux en partena riat avec son établissement en témoignent Ainsi, par exemple, une exposition a été organisée avec les groupes de logement du quartier dans le cadre d’une vaste campagne de promotion du logement social.TeÛe autre, menée notamment avec les Archives gaies du Québec, avait pour thème les affiches du sida Lieu de rencontre et de ressources en matière de production et diffusion culturelles, le musée, ajoute Raymond Montpetit «suit le rythme des événements marquants de la vie collective, se faisant la mémoire des différents groupes qui la composent et qui sont invités à s’y retrouver périodiquement, devant des objets et des sujets qui les concernent.En ce sens, tous les musées sont des musées “communautaires".» Dans cette perspective, il parait vital que le musée reflète son milieu.Tourisme et développement local Ce souri de reflet fidèle de son environnement est également conduit par le rôle d’agent de développement économique et touristique qui est attribué au musée.«La trentaine de musées montréalais, dit René Binette, ouverts à longueur d’année, bonifient l’offre faite aux touristes.» Le touriste contemporain est un individu curieux de comprendre, d’interpréter l’environnement qui s’offre à lui lors de ses voyages.Or, explique Raymond Montpetit: «Je dirais que plus les musées se font les miroirs de la communauté, plus ils sont en mesure alors d’offrir à ces visiteurs de passage un lieu de synthèse utile, qui leur permet de disposer d’une image succincte et représentative de la culture qu’ils sont venus découvrir.» Ce faisant, par la dictée — ou à tout le moins la lecture — de leurs attentes et de leurs besoins, visiteurs, partenaires, résidants deviennent des coproducteurs de l’action mu- séale et participent au processus de démocratisation des musées.Outre l’aspect touristique, les musées endossent le rôle d’agent de développement local par bien des aspects.Ainsi, René Binette cite: «Nous sommes intervenus dans des dossiers d’aménagement du territoire et de marquage de son patrimoine.La ville s’interrogeait Par exemple, sur le maintien ou la suppression des mini-parcs du quartier.Notre réflexion a porté sur l’aspect historique.La toponymie des parcs est sujette à beaucoup d'interrogations.Nous documentons ce chapitre, indiquons quelle est l’histoire de l’occupation de ces espaces.» En donnant sens à l’espace, les individus pourront ou non entamer un processus d’appropriation.Le dossier du prolongement de la rue Notrç-Dame a également intéressé l’Écomusée du fier monde, dans le but de mettre à jour des éléments patrimoniaux méconnus et ainsi les préserver, les rattacher au présent De nouvelles déterminations sont donc apparues dans les fonctions du musée.Gestion, relations publiques, marketing, opérations ciblées sont autant de vocables qui s’adjoignent à ceux — plus classiques — de collection, inventaire, recherche.Le musée se démarque de plus en plus comme étant une organisation pragmatique et communicationnelle.A partir d’objets matériels, il enclenche une production collective de sens, nourrit l’imaginaire collectif.Il est en charge de la dotation et du renouvellement des portées symboliques des vestiges de l’histoire, des histoires devrait-on dire, afin que chaque individu puisse librement s’approprier des traits et biens culturels de son choix.MUSÉES MONTRÉALAIS SOURCE LE MUSÉE STEWART 4», -.4 Aatiri,-; «*.r .1 La découverte du Nouveau Monde Récipiendaire de plusieurs prix d’excellence, le Musée Stewart présente un programme d’animation historique des plus complets au Québec.Depuis son inauguration en 1955, l’ancien Musée militaire de Montréal n’a cessé de s'agrandir.Il occupe maintenant la totalité des espaces de l’arsenal et s’efforce d’offrir une programmation vivante et diversifiée.Le Musée Stewart au Fort de file Sainte-Hélène se spécialise dans l’histoire de la découverte du Nouveau Monde et du développement du Canada jusqu'à la rébelüon des Patriotes en 1838.«ü développe dans sa programmation une approche globale de l’histoire où les thèmes sociaux, politiques, militaires, scientifiques et technologiques sont en relation les uns par rapport aux autres», explique la directrice des communications, Sylvia Deschênes.; la mission du musée consiste à «acquérir, conserver et mettre en valeur des collections d’objets, d’artefacts, de documents d’archives, de livres et d’iconographies, tous en relation avec Ihistoire, qui rappellent la présence et l'influence des civilisations européennes en Nouvelle-France et en Amérique du Nord, jusque :iosjours».Le musée présente une collection d'instruments scientifiques, de cartes et d’armes anciennes.Le site historique, les cinq collections, mais surtout l’histoire vivante font la spécificité du musée.«Nous avons une expérience de plus de 30 ans dans la reconstitution de deux troupes militaires du XYIII' siècle: la Compagnie franche de la Marine et le OÙ 78* Fraser Highlanders » Le Musée Stewart se prépare à fêter son SO0 anniversaire à l'été 2005.Pour l’occasion, une exposition sur son histoire, son fondateur et son développement sera présentée au public.D’ici là, quelques expositions temporaires viennent compléter l’exposition permanente.Jusqu’en mars 2003, Au fil des collections propose une quantité d’objets datant des XVIL et XVIIL siècles à travers l'art de l’armurier, le cabinet d'instruments scientifiques et l’art décoratif d’Europe.Pour Noël, un défilé en miniature sera exposé.Enfin, de juin à octobre prochain, le musée se penche sur l'histoire de Joséphine, te grand amour de Napoléon, avec i une approche intimiste.J.N.I I Les dangers de Vintolérance làn ondé en 1979, le Centre com-•i’ mémoratif de l'Holocauste ^Montréal a été le premier musée , souhaitant commémorer la Shoah à ouvrir ses portes au Canada.Aujourd'hui.grâce à un investissement de près de un million de dol-¦ lars du gouvernement du Québec, jle Centre est en train d’agrandir • ses installations et de réaménager Le Musée Stewart.complètement son exposition, qui est d’envergure mondiale.«Notre mission, c’est d’éduquer le grand public, de tout âge et de tout horizon, sur l’Holocauste, déclare la directrice du Centre, Ann Un-gar.Mais en même temps, affirme-t-elle avec conviction, on veut avertir le public des pouvoirs destructeurs de l’antisémitisme, du racisme et de l’intolérance.Notre but, c’est de promouvoir la tolérance et le pluralisme.» Montréal est la troisième grande ville, après Israël et New York, qui a accueilli le plus grand nombre de survivants de l’Holocauste.Dans les années 1950, ils étaient plus de 30 000 à lutter quotidiennement pour se bâtir une nouvelle existence dans la métropole.Dirs de la prochaine exposition, les visiteurs pourront écouter les témoignages de certains d'entre eux sur écran et même les rencontrer sur place.En effet, chaque jour un survivant de l’Holocauste sera présent au Centre commémoratif pour répondre aux questions des visiteurs.«On les voit [les survivants] sur les écrans et ensuite on les voit qui sont encore en vie.C’est une juxtaposition qui est très intéressante pour les visiteurs», observe Mme Ungar.La collection du musée regroupe environ 6000 objets et documents qui proviennent de la communauté des survivants de Montréal.«Les artefacts sont très petits, parce que c’est seulement ce que les survivants ont pu apporter avec eux, mentionne Mme Ungar.Nous avons des jaquettes d’Auschwitz parce qu’il y a des gens qui ont traversé l’océan habillés comme ça.» Un des objectifs de la nouvelle exposition est de «montrer la détermination, l’esprit et la force des hommes et des femmes qui ont passé au travers de toutes ces atrocités.C’est de montrer, à travers tout ça, comment ils ont essayé de maintenir une dignité de vie, un semblant de vie normale».Par exemple, «ils ne pouvaient pas acheter de cadeaux pour leurs frères et soeurs, mais ils faisaient, dans l’illégalité bien sûr, des petites cartes de Noël et des cartes d’anniversaire».La réouverture du musée est prévue pour avril 2003.G.O.-D.Histoire sociale et culture matérielle Avec plus d’un million d’objets, d’images et de manuscrits, le Musée McCord se veut un témoin de l’histoire sociale et de la culture matérielle de Montréal, du Québec et du Canada.«La richesse et la diversité de nos cinq collections sont définitivement la spécificité du musée, car elles touchent à tous les domaines de la vie courante», affirme Nike Langevin, responsable des communications.Le musée possède surtout des objets de la période 1800-1945, «une ère de multiples changements dont l’accession du Montréal victorien au statut de métropole du Canada, l’émergence d’une culture urbaine et la transformation des valeurs familiales et sociales».Dans son exposition permanente, Simplement Montréal, le musée présente des archives photographiques du Canadien William Notman, des objets des nations autochtones, des peintures, estampes et dessins, des archives textuelles, telles que le testament de Louis Riel.Le musée possède aussi une grande collection de textiles et de costumes ayant habillé d’illustres Montréalais, ainsi que des arts décoratifs, aussi variés que possible.«L’exposition permanente retrace l’histoire de la ville, des premières rencontres entre Français, Amérindiens et Anglais jusqu'aux années 1950.» Tous les week-ends, le musée présente des activités: concerts, bal des sorcières pour l’Hallo-ween, soirées meurtres et mystères à l'époque du commerce des fourrures, ateliers sur l'art de la guérison autochtone.En octobre, le musée célèbre le Mois de la calligraphie avec une réunion de thé altruiste et autres activités.Trois expositions temporaires sont présentées actuellement au musée McCord.Lui, la mode au masculin témoigne de l’enthousiasme des hommes pour la mode depuis 300 ans.«Contrairement à ce que l’on peut penser, les hommes aussi utilisaient des corsets — pour le mal de dos (!) — et des bourrures aux épaules», précise Nike Lange-vin.Evolution de la braguette et de la confection, des vêtements et articles provenant de la garde-robe de Pierre Elliot Trudeau seront exposés jusqu’au 5 janvier.Les visiteurs pourront aussi admirer une centaine d’œuvres d’art anciennes ou contemporaines faites à partir de bois ou d'écorce par des autochtones.Enfin, une nouvelle exposition, inaugurée en septembre, «illustre le rôle historique du canal de La-chine ainsi que sa contribution unique au reste du pays».J.N.Le quotidien du Québec rural Tricentenaire, la Maison Saint-Gabriel a accueilli Marguerite Bourgeoys et les Filles du Roy, a servi de petite école puis de métairie.Elle a été restaurée et transformée en musée en 1966.Aujourd’hui, on y accueille les visiteurs en costumes de Filles du Roy afin de faire revivre la magie de l'époque.«Notre mission est de faire revivre la vie rurale au Québec, de la fin du XVII' au XIX' siècle, et de témoigner de l’histoire des Filles du Roy qui y ont été accueillies par Marguerite-Bourgeoys», souligne Monique Tairraz, responsable des communications.Un volet de l’exposition se consacre à la vie de cette pionnière en relation avec ses activités à la métairie.Depuis 300 ans, la maison est la propriété des congrégations.«C’est plus qu’un musée, c’est vraiment un site complet avec la métairie, la grange de pierre et le jardin français.C’est un site préservé, une oasis de tranquillité», précise Monique Tairraz.L’animation permet de recréer la vie à la ferme.Des Filles du Roy guident le visiteur dans la maison et l’initient à l’artisanat II peut y fabriquer des sabots, filer ou encore faire des chandelles, selon les techniques de l’époque.Grâce aux inventaires laissés par les sœurs de la congrégation qui y ont habité, il a été possible de reconstituer un décor typique avec plus de 15 000 objets: pièces de mobilier, ustensiles de cuisine, broderies, dentelles, sculptures et peintures.Plusieurs activités sont proposées tout au long de l’année.Du 20 au 27 octobre, la «Semaine des quèteux» tente de faire revivre l'histoire de ces mendiants du XIX' siècle qui se promenaient de village en village.En échange de leur charité et de l’hébergement, ils offraient à leurs hôtes des nouvelles des villages voisins.Pour l’occasion, des conteurs se mettront dans la peau des quèteux pour des histoires savoureuses.Jusqu’au 25 décembre, la maison met à l’honneur la rose, pour ses vertus plus que pour sa beau- té, dans une exposition intitulée Allons voir si la rose.Pour la prochaine saison estivale, la maison fait renaître l’histoire de l’éducation en Amérique française, l’apport des religieuses, des Jésuites, Sulpiciens et instituteurs itinérants, dans le cadre de son exposition temporaire Sur les bancs d’école en Amérique française.J.N.Les grands artisans du Québec Pour ses 40 ans, le Musée d’art de Saint-Laurent s’offre une transformation complète de son espace intérieur et revoit certains aspects de son exposition.Aidé par une subvention de 703 000 S du ministère de la Culture dans le cadre du programme Soutien aux équipements culturels, le musée souhaite accueillir les futurs visiteurs dans un tout nouvel environnement dès avril 2003.L’extérieur de l’église presbytérienne St.Andrew and St.Paul, qui héberge le musée, sera toutefois conservé intact.Ce temple protestant, qui se trouvait autrefois sur le boulevard René-Lévesque, a été démonté pierre par pierre en 1930 et remonté à Saint-Laurent, évitant ainsi la destruction.L’objectif des rénovations est de rendre l’intérieur de l’église plus convivial pour le visiteur.L’espace sera réaménagé pour permettre l’ajout d’aires de repos, d’un vestiaire, d’une boutique et d’une salle éducative pour les groupes scolaires.Pour ce qui est de l’exposition, le Musée d’art de Saint-Laurent souhaite poursuivre dans la même voie en prolongeant son hommage aux grands artisans du Québec.«On change, mais les objets restent.C’est la façon de raconter qui va changer, qui va être plus moderne», explique la directrice des communications du musée, Diane Archambault.Les textes de présentation des œuvres vont être actualisés et posés sur des panneaux beaucoup plus visibles et agréables au regard.La nouvelle exposition.Mains de maîtres, présentera donc les artisans québécois — ébénistes, orfèvres, sculpteurs.— des XVIIL et XIX' siècles ainsi que leurs œuvres.«On veut mettre l’accent sur le rôle de la main, la création.C’est de mettre en place l’image de la société traditionnelle québécoise à travers scs créateurs», indique Mme Archambault Pour tisser des liens avec aujourd’hui, chaque fin de semaine un artisan sera invité à travailler devant le regard attentif des visiteurs et à partager son savoir-faire.Le Musée d’art de Saint-Laurent avait déjà fait cette expérience avec l’Association des dentellières du Québec et le public avait grandement apprécié cette initiative.«Les gens veulent voir comment on fait les œuvres et ils veulent parler avec des gens qui osent, encore aujourd’hui, prendre le temps de faire des choses comme ça», observe Mme Archambault.G.O.-D.Patrimoine et art religieux Avec ses deux composantes — le musée et la chapelle —, le Musée Marguerite-Bourgeoys reçoit chaque année près de 180 000 visiteurs.Première éducatrice à Montréal, fondatrice de la Congrégation de Notre-Dame et de la chapelle Notre-Dame-de-Bonse-cours, Marguerite Bourgeoys fait partie intégrante de l’histoire de la Nouvelle-France.La mission du musée est de «présenter une vitrine du patrimoine et de l’art religieux d’ici, de diffuser une information sur l’histoire en général et plus particulièrement sur la vie de cette sainte, explique Nathalie Boudreau, responsable des communications au musée.Quant à la chapelle, ouverte gratuitement au public, elle sert encore aujourd’hui de lieu de culte et de pèlerinage».Le site archéologique de la petite chapelle recèle des vestiges de la première église en pierre, construite en 1675, et des trésors datant de l’an 400 avant Jésus-Christ.Site de pèlerinage depuis sa construction, la crypte de la chapelle a été aménagée en salle de musée en 1951.Ce n’est que 47 ans plus tard que l’immeuble contigu est aménagé en musée.Il se consacre à la vie et à l’œuvre de cette pionnière française, arrivée à Montréal à l’âge de 20 ans.Avant 1998, quelques éléments étaient exposés dans un centre, mais «la Congrégation avait le désir de rendre plus accessible l’histoire de Marguerite Bourgeoys et de diffuser la collection à un plus vaste public».Pour cette raison, le musée, relié à la chapelle, a ouvert ses portes dans le Vieux-Montréal.Le musée est encore jeune et n’a qu’une exposition permanente.Mais les thématiques se renouvellent par le biais de pièces de théâtre, réalisées par des professionnels.«Ce n ’est pas de l’animation théâtrale.Des comédiens de l’Union des artistes sont engagés pour ces pièces, écrites et composées par une metteure en scène et une historienne.» Les scénarios sont issus de faits réels et les costumes sont des répliques parfaites des habits de l’époque.L’année prochaine, le spectacle qui sera présenté dans les salles du musée sera La Grande Recrue, une pièce qui raconte l’arrivée de Marguerite avec 100 hommes pour sauver Ville-Marie.«Comme nous n’avons pas d’exposition temporaire, cet élément attire les gens chaque année», souligne Nathalie Boudreau.J.N.« r $ LE D E V 0 I K .LES SAMEDI 12 ET DIMANCHE 1 A OCTOBRE 2 0 0 2 Il .1 MUSEES Édition MISEES M O N T K É L A I S Il n’est pas facile de mettre en mots l’histoire québécoise Confrontée à l’exiguïté du marché et à l’indifférence des médias, l'édition québécoise du livre d’histoire n’en bénéficie pas moins d'un lectorat fidèle et toujours croissant.DENIS LORD Quel est l'etat de santé actuel du livre d’histoire québécois?Aux dires de Denis Vaugeois, auteur, président de l'Association nationale des éditeurs dç livres (ANEL), directeur des Editions Septentrion, et de Gilles Laporte, enseignant aux niveaux collegial et universitaire mais également auteur, le patient est condamné mais se porte bien et pourrait encore aller beaucoup mieux.En bref, rien de simp^ .Laporte et Vaugeois s’entendent pour dire que l’édition, ayant pour sujet quasi exclusif le Québec, limite par le fait même son marché à celui-ci.«Le livre québécois ne s’exporte pas et ne s’exportera jamais», de dire Gilles Laporte.Heureusement, d’après M.Vaugeois, «il y a beaucoup d’amateurs d’histoire au Québec et c’est un lectorat assez fidèle».Selon M.Laporte, auteur entre autres d’une Histoire des Patriotes et qui a collaboré à la rédaction de plusieurs manuels d’enseignement, l’intérêt pour le sujet s’accroît avec l’âge; il trouve toutefois sa niche même chez les jeunes, qui se cherchent des racines.La faute aux médias ! Les médias québécois, cependant, n’accorderaient pas au livre d'histoire la place qui lui est due.«Chez Septentrion, affirme M.Vaugeois, nous avons publié un beau livre sur l’histoire des globes terrestres et célestes intitulé Sphæræ Mundi et signé par Jean-François Gauvin et Edward H.Dahl, une célébrité internationale.On a parlé de ce livre en Australie, à Londres, mais nous n’avons pas eu seul article au Québec.Si un de mes auteurs passe à Bazzo, c’est sûr qu’on va vendre des livres, mais il n’y a pas beaucoup d'écrivains-vedettes en histoire et c’est ce que recherchent ces émissions vivant de cotes d’écoute.On pourrait jouer la carte du sensationnalisme en publiant des biographies de tueurs en série mais on ne fait pas dans l’éphémère.Tout en espérant bénéficier parfois d'un auteur ou d’un sujet vedette.» Gilles Laporte surenchérit: «L’intérêt pour l’histoire est hallucinant, c’est un scandale que les médias ne témoignent pas de cette passion du public.Des gens comme Craig Brown ou Paul-André Linteau ont pourtant écrit des best-sellers.Les médias ne se rendent pas compte de l’intérêt croissant pour ce sujet, à l’heure de la mondialisation et des fusions municipales.» Le professeur situe le problème au niveau de la faiblesse du lobbying des éditeurs concernés, du manque d’écrivains-vedettes et d’affinités électives entre historiens et médias.Biographies Une des clés pour augmenter le lectorat des éditeurs d’histoire serai, selon M.Vaugeois, de privilégier la publication de biographies.«Il y a un regain de production dans ce créneau, note l’ancien ministre des Affaires culturelles, mais c’est un genre depuis longtemps très négligé au Québec, en comparaison avec la France et les Etats-Unis.Si on regarde les personnages les plus en vue du Canada français dans le Dictionnaire biographique du Canada, qui compte 13 volumes, leurs biographies ont été écrites par des Canadiens anglais.Le dernier ouvrage consacré à Champlain a été signé par un historien de Toronto, Joe C.W.Armstrong.Un personnage de l’envergure de Duplessis n’a droit qu a deux biographies.» «La biographie est davantage ancrée dans la culture anglo-saxonne, commente Gilles Laporte.Au Québec, c’est un genre totalement «out» chez les universitaires; la production, qui connaît actuellement un boum après le creux de vague des années 1980-90, vient davantage des non-historiens.» Laporte subdivise d’ailleurs les éditeurs québécois — étonnamment nombreux — en deux groupes: ceux qui se consacrent à la publication d'historiens universitaires (PUM, PUL, Boréal, etc.) et ceux diffusant une vision davantage populaire de l’histoire comme Fides, Guérin, etc.Autres joueurs majeurs: Beau-chemin, XYZ, Varia, IQRC, Chenelière.«Les éditeurs se parlent énormément et se partagent des zones très serrées.» Le Québec serait une terre d'élection pour les écrivains de l’histoire.Les manuscrits refusés par Septentrion sont souvent publiés ailleurs.Exemple de la latitude dont jouissent les auteurs, le dernier ouvrage de Georges Aubin, offert au Septentrion avant d'être terminé, a finalement été publié chez Comeau-Nadeau, «un nouveau venu sur la scène du livre d’histoire qui bouscule les habitudes des maisons d’édition», affirme M.Laporte.«C’est un milieu où on a tendance à s'asseoir sur ses lauriers.Les historiens sont rarement à l’avant-garde et peu portés sur la polémique.» Nationalisme Le milieu des historiens est d’essence nationaliste d’après M.Laporte, qui cite par ailleurs une des conclusions du rapport Lacoursière affirmant «qu’au Québec, plus on connaît l’histoire, plus on est nationaliste».On peut alors se demander si le Parti québécois, qui n’a pas favorisé l’enseignement de cette matière, ne s’est pas tiré dans le pied.Sans qu’on puisse parler de censure, les éditeurs québécois, selon le professeur, seraient très peu portés à publier une œuvre donnant le mauvais rôle au peuple québécois ou à ses héros.«Le but des historiens est de montrer que le Québec est un lieu formidable, dit M.Laporte, plus ou moins à la rigolade.Des auteurs comme Ronald Rudin et Fernand Ouellet ont presque été ostracisés à cause de leurs écrits.» Les sujets favorisés par les auteurs varient selon les époques sans que l’on comprenne très bien pourquoi.La Nouvelle-France a été très en vogue pendant un temps, puis plus rien ne s’est écrit sur le sujet jusqu'à ce que celui-ci ne connaisse de nouveau la faveur des auteurs vers 1900.Le retour en grâce origine souvent des milieux littéraires ou sociologiques, note M.Vaugeois, qui considère que plusieurs périodes de notre histoire nationale sont souvent négligées, telle l’histoire du parlementarisme de 1791 jusqu’à la Confédération.N’empèche, les éditeurs et les historiens ont joué leur rôle en bousculant les idées reçues.«Des historiens comme Bernard Allaire et Laurier Tur-geon ont démontré que, contrairement à ce qu’on croyait, la présence française au Québec a été fort importante entre 1534 et 1608.Le trafic maritime y était plus grand que dans le golfe du Mexique», affirme M.Vaugeois.M.Laporte partage cette opinion: «On peut penser à quelqu’un comme Claude Galameau, qui a démontré que les Québécois n’ont pas toujours été ces grenouilles de bénitier qu’on s’est acharné à dépeindre, et que notre religiosité a été beaucoup plus tardive que ce qu’il est convenu de croire.Seulement, ça a pris 30 ans avant que cette réalité n’atteigne la conscience populaire.» La réforme scolaire pourrait améliorer la situation des éditeurs, alors que l’enseignement de l'histoire nationale est quasi inexistante au secondaire et au cégep.«Actuellement, souligne le directeur de Septentrion, le marché scolaire n'existe pas pour nous.Avec les nouveaux programmes, on va peut-être reprendre un peu de popularité.On n’en espère que du positif.» En attendant, M.Vaugeois déplore la situation catastrophique des bibliothèques, aux prises avec un budget anémique et, dans les écoles primaires, un personnel à 50 % bénévole.Le plus ancien musée privé du Québec On y raconte, à travers plus de 30 000 objets, l’histoire de Montreal, du Québec et du Canada.Lieu de prestige depuis sa construction en 1705 par le gouverneur français de Montréal, le Château Ramezay a servi de siege social ala Compagnie des Indes pour le commerce de la fourrure, hébergé le gouvernement colonial britannique et l’armee révolutionnaire américaine.Il devient un musee en 1895 grâce à la Société d'archeolo-gie et de numismatique de Mont réal.«Notre mandat est la préservation du patrimoine culturel et du bâtiment, premier édifice classé en tant que monument historique par le gouvernement du Québec», explique Martine CouiUard, responsable des communications.Le Musée du château Ramezay se concentre sur le développement économique de la ville sous la présence américaine et européenne, principalement aux XV11L et XIX' siècles.«À travers nos collections, nous suivons l’évolution des transports, des loisirs, des finances de la ville jusqu’en 1920.» Le musée possède de très riches collections d’œuvres d’art, d’ethnologie amérindienne et de numismatique.Sa bibliothèque renferme plus de 13 000 titres.Tout au long de son existence, l’hôtel particulier de Claude de Ramezay a subi de multiples transformations et, s’il demeure un parfait exemple architectural du XVIIL siècle, tous ses bâtiments secondaires ont disparu.Ce qui fait la spécificité du musée, c’est incontestablement la valeur du site historique et la splendeur du jardin de ville du XVIII' siècle.Dès le mois de novembre, le Musée du château Ramezay ouvre au public une deuxième exposition permanente sur la vie quotidienne des nobles à Montréal au XVI1L siècle.Au sous-sol du château, cette salle d’exposition propose vêtements, nourriture et une quantité d’objets usuels à l’époque des Ramezay.Plusieurs expositions temporaires sont au programme.Jusqu’au 20 octobre, le musée présente le patrimoine familial de Pierre-Paul Martin, importateur de nouveautés, à travers lequel s’exprime la réalité commerçante du XIXe siècle.La prochaine exposition, dés la fin octobre, est une rétrospective de l’aquarelliste Pierre Tougat.Pour cette occasion, une nouvelle représentation du château, illustrée par Tougat, sera dévoilée.J.N.Un musée, une ville: Montréal Demain matin, Montréal m’attend.En effet, Montréal donne rendez-vous aux Montréalais au Centre d’histoire de Montréal pour leur dévoiler son passé et ses secrets.De sa naissance jusqu’à aujourd’hui, en passant par les hommes et les femmes qui ont influencé son histoire, l’exposition présentée par le CHM permettra aux visiteurs de voir la ville d’un œil nouveau.«On est là pour faire comprendre la ville actuelle, explique le directeur du CHM, Jean-François Leclerc.On donne des clés de compréhension aux visiteurs pour comprendre la ville qu ils vont voir parla suite ou la ville qu’ils voient tous les jours sans vraiment la remarquer.» Pour M.Leclerc, «la collection du Centre d’histoire, c’est la ville!».Logé dans une ancienne caserne de pompiers à la place d Youville, le Centre d’histoire de Montréal a été entièrement rénové et réaménagé en septembre 2001.La «nouvelle» exposition permanente est très conviviale et agréable à visiter.«On offre aux visiteurs un premier niveau de lecture, qui est l’image et les objets.Un peu comme on Jait quand on visite une ville: on contemple.Les gens peuvent ensuite aller approfondir leurs connaissances en allant lire les panneaux», qui sont présentés sous la forme d’un livre avec des pages rigides.«C’est comme si on racontait une histoire au visiteur et qu’il tournait les pages», déclare le directeur du CHM.En entrant dans le centre d’interprétation, le visiteur se retrouve sur une allée centrale jalonnée d’objets qui évoquent différentes périodes de la ville.L’allée centrale donne accès à cinq différentes sec- ¦ Le château Ramezav.fions, qui font découvrir au visiteur l’histoiçe de Montréal en cinq temps.A l’étage, les curieux sont invités, entre autres, dans un salon et dans une cuisine des années 1960, et jettent un œil dans les vestiaires d’une usine.Au troisième étage, qui est réservé aux expositions temporaires, le CHM présente depuis le 10 octobre l’exposition Min Zamaan -Depuis longtemps, en arabe - la présence syrienne-libanaise à Montréal entre 1882 et 1940.Il y a 120 ans, en 1882, le premier immigrant d’origine syrienmMibanaise arrivait à Montréal.Le CHM a voulu rendre hommage aux pionniers de cette communauté et dévoiler aux visiteurs l’histoire de ces personnes qui sont arrivées du bout du monde pour venir s’installer à Montréal.Site Internet: www2.ville.mon-treal.qc.ca/ch m/chm.htm G.O.-D.La médecine au temps de Jeanne-Mance Avec son exposition permanente et son programme d’expositions temporaires, qui met en valeur des thèmes liés à l'histoire, à la médecine et à l'art religieux, le musée n'est pas une simple évocation du passé, il offre un regard qui éclaire le présent.» L’exposition permanente du Musée des Hospitalières de l’hôtel-Dieu de Montréal vise à faire connaître «les véritables origines de Montréal, avec son influence française», explique Thérèse Payer, directrice générale.L’histoire remonte à Jérôme Le Royer, qui envoie Paul de Chomedey et Jeanne Mance à Montréal pour y établir une colonie d’évangélisation et un hôtel-Dieu, et se poursuit avec l’arrivée des Hospitalières de St-Joseph en 1659.L’exposition, sur deux étages, touche plusieurs thèmes reliés à la médecine: des épidémies de choléra et de typhus qui affectent les Montréalais au XIX1 siècle jusqu’à l’instauration de la Loi de l’assurance-maladie en 1970, en passant par l’école d’infirmières et la pharmacie.Au total, plus de 20 000 objets ou œuvres d’art sont présentées.«En retrait du Vieux-Port, nous attirons surtout une clientèle spécifique qui s’intéresse à la médecine et aux soins de santé: médecins, techniciens et étudiants en médecine.Mais le musée s'adresse à tous.» Chaque année, le musée accueille environ 5000 personnes.Seul hôpital à Montréal jusqu’en 1821, année où le Montreal General a ouvert ses portes, l’hôtel-Dieu est devenu un musée en 1992.Pour son dixième anniversaire, le Musée des Hospitalières propose une exposition temporaire sur les pionnières des soins de santé à Montréal.«Une exposition très intéressante sur Jeanne Mance et les premières femmes venues de France pour l’accompagner dans sa mission de soigner les malades et de les instruire sur leur âme», ajoute fièrement Thérèse Payer.Cette rétrospective de la vie et de l’œuvre des pionnières est présentée au Musée des Hospitalières jusqu’en 2003.En plus de ses expositions permanentes ou temporaires, le musée présente régulièrement des confé- rences sur le thème des soins ou de la médecine douce.J.N.Des Amérindiens à Vart abstrait Pour visiter le plus ancien bâtiment complet de Hie de Montréal, c’est à lachine qu’il faut se rendre.la Maison LeBer-LeMoy-ne, construite entre 1669 et 1671, a traversé les siècles pour nous raconter son histoire et celle de ses propriétaires.Convertie en musée en 1948 |xir le Musée de lachine, cette demeure ancestrale offre aux visiteurs un plongeon mémorable dans le passé.L’exposition la Maison IxBer-Le-Moyne, un site, un rêve., présentée à l’intérieur du bâtiment, relate le mode de vie des différents occupants de la maison du XVII' siècle à nos jours.L’épopée commence avec Jacques leBer et Charles Le-Moyne, deux importants marchands du XVIT siècle.On rencontre ensuite les familles du régime français, dont la famille De Inri-mier, puis celles du régime anglais, pour terminer avec la famille Currie en 1946.Ix* Musée de Lachine nous fait toutefois voyager encore plus loin dans le passé.lors de fouilles archéologiques effectuées entre 1998 et 2000 sur le site de la Maison SOCKCI CHÀTKAU KAMI /AV Ber-LeMoyne, des artefacts provenant d’un site amérindien dafiuit île plus de 2(XX) ans ont été trouvés.Ces objets, présentés à l’entrée de la maison, évoquent les temps anciens de l'Amérique.Mais le Musée de Lachine, c’est également un musée des temps modernes.Dans son «musée plein air», situé dans le parc René-Lévesque et dans les parcs riverains du lac Saint-Louis, il expose à ciel ouvert près de 50 sculptures monumentales; uu environnement exceptionnel crée par des artistes de renom.A bicyclette ou à pied, c’est un jardin de sculptures hors du commun qui s'offre aux promeneurs.Pour ceux qui désirent se familiariser avec l'art abstrait, le musée présente l’exposition Pour ou contre l’art abstrait?dans le pavillon Be-noît-Verdiekt.«C'est une exposition interactive qui se fait à travers sept questions générales sur l’art abstrait, explique Ariane Charlebois, guide au Musée de lachine.Ce sont des questions d'interprétation, de vision, pour stimuler la curiosité des gens.» L’exposition s'adresse «à ceux qui ne comprennent pas cette forme d’art.C’est une première approche avec l’art abstrait pour le grand public».L’exposition présente dix œuvres qui font partie de la collection permanente du musée.Site Internet: www.cum.qc.ca/lA-CHINE/fr/musee.htm G.O.-D.uqam-ca Le professeur Michel Allard î i L’UQAM féticite Michel Allard, professeur associé au Département des sciences de l’éducation, pour l’obtention du prix Carrière de la Société des musées québécois.Ce prix souligne son importante contribution à l’avancement de la muséologie québécoise.Monsieur Allard est le fondateur du Groupe de recherche en éducation muséale (www.unites.uqam.ca/grem) de l'Université du Québec à Montréal.Depuis plus de 15 ans, il dirige de façon remarquable des recherches qui favorisent le développement des fonctions éducatives dans les musées.> Faites plus amples connaissances UQAM Montréal innove.Montréal crée.Montréal vibre.Ville de Montréal Helen Folopulos C'est en soutenant la vitalité et la passion des créateurs et artisans des milieux que Montréal s'affirme comme métropole culturelle (Idb Membre du comité exécutif, responsable de la Culture et du Patrimoine I DU 5 AU 27 OCTOBRE 2002 Jouez avec vos musées! 1 $m\ ** CO ]e rallie de r htstoire LES MUSEES de C'EST 1,2,3.partez! U SCIENCE ri semaines : "J bonnes.reoonses il musees d histoire 1,2,3.gag LIS MUSEES D'HISTOIRE DE MONTREAL Une semaine pour deux à Cuba 111 T tfoits par VcMiplaya Tcwjrs Cubaoa dMOÛO Une envoie© pour deux à Pans ôHwii, (,.ii Air I riiiH.t- , 2 criitcs murs^H rnonunioms (une vyltnti cte ;; ftOO $) tÜO paire* tte i.ilri'*/ p*a>u»r pour le Salon du livre 10 < ertilleuls C4il«rtu< d»* boutiques des Musees d hlstotro J fuisse/ passer lamilinut vulebles pour louts l annee 2003 MoKmorn» «hsponiwos auWww.riiHyedelhJ8toire.com Si aiHHicatM» le paiuimmi flea dion» 0 enliée dans l'un de* 15 Musse» cf htsteie de Montréal est requis.Présentez-vous dans Tun de ces musées : CENTRE CANADIEN D ARCHITECTURE - CENTRE COMMÉMORATIF DE L'HOLOCAUSTE À MONTRÉAL -CENTRE D'HISTOIRE DE MONTRÉAL - ÉCOMUSÉE DU FIER MONDE - LIEU HISTORIQUE NATIONAL DE SIR-GEORGE-ÉTIENNE-CARTIER - LIEU HISTORIQUE NATIONAL DU COMMERCE-DE-LA-FOURRURE-À-LACHINE - MAISON SAINT-GABRIEL - MUSÉE D'ART DE SAINT-LAURENT - MUSÉE DE LACHINE - MUSÉE DES HOSPITALIÈRES DE L'HÔTEL-DIEU - MUSÉE DU CHÂTEAU RAMEZAY - MUSÉE MARGUERITE-BOURGEOYS - MUSÉE MCCORD D'HISTOIRE CANADIENNE - MUSÉE STEWART AU FORT DE L'ÎLE SAINTE-HÉLÈNE - POINTE-À-CALLIÈRE.MUSÉE D'ARCHÉOLOGIE ET D'HISTOIRE DE MONTRÉAL l + l Patrimoine Canadian canadien Heritage Ville de Montréal «rui+ru de Montréal LES MUSÉES DE MONTRÉAL, DES LIEUX À DÉCOUVRIR LA SOCIÉTÉ DES DIRECTEURS DES MUSÉES MONTRÉALAIS information : (514) 845-6873 sdmmevideotron.ca i i On descend tous d’une gang de colons.Découvrez les racines de notre peuple et la vie des premiers immigrants venus coloniser la Nouvelle-France.Chaque épisode de cette nouvelle série nous fait connaître l’histoire d’un de nos ancêtres et nous aide à remonter l’arbre généalogique des grands noms de famille québécois.MtM I S#4 • # • tigmeA Lundi 20 h.Partez à la recherche de vos origines sur historiâtV.COIIl -'x.H m HiSToRiA POUR CONNAÎTRE TOUTE L'HISTOIRE ! r
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