Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (3)

Références

Le devoir, 2006-10-20, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
DEVOIR, VENDREDI O OCTOBRE O O «> CINÉMA La diablesse s’habille en Prada Page B 3 C’EST LA VIE! Les Toltèques, le self-help et moi j; Page B 10 ^ W„E.,E ELNLD W .jà* On reconnaît sous les haillons du quêteux le conteur François Lavallée, qui offrira quelques histoires aux visiteurs joueur d'harmonica et d'un violoniste.PHOTOS IMI HKI (,17/0 dimanche en compagnie d'André I>emelin, d’un La charité contre une histoire La Maison Saint-Gabriel laisse la parole aux quêteux, ces conteurs oubliés Comme chaque année, les quêteux de toute la province se sont donné rendez-vous à la Maison Saint-Gabriel jusqu'à dimanche pour offrir aux visiteurs quelques contes en échange d’un morceau de pain.Ces personnages d’une autre époque, pourtant pas si lointaine, seront incarnés par des conteurs de chez nous qui, accompagnés de musique folklorique, livreront des histoires toutes plus abracadabrantes les unes que les autres.LAURENCE CLAVEL Il n'y a pas si longtemps, les soirées familiales du Québec rural étaient, quelques soirs par année, meublées par les histoires du quêteux, personnage haut en couleur qui partageait avec ses hôtes les nouvelles apprises sur son chemin en échange d'un bol de soupe et d'un morceau de galette.Puisqu'il revenait toujours aux alentours de la même date chaque annee.connaissant la run qui délimitait son territoire par cœur, on avait prépare, en prévision de son retour, le banc du quêteux.qu’on plaçait prés du poêle au cas où il déciderait de passer la nuit On savait qull fallait se montrer accueillant car le quêteux était reconnu pour jeter des sorts! Ce n'était pas un simple vagabond et bien souvent le mendiant n'hésitait pas a effectuer certains travaux pour gagner sa pitance.Mais le quêteux était axant tout un conteur, un messager apportant les nouvelles des villages éloignés.Et c'était donc avec anticipation qu'on l’écoutait raconter ses aventures.assis au coin du feu.Les histoires du quêteux.Madeleine Juneau, directrice generale de la Maison Saint-Gabriel, s'en rappelle encore.Lorsqu'elle était petite, dans son village de Sajnt-.Augusün-de-Desmaures.le quêteux.toujours le même, frappait a la porte de la ferme familiale chaque année au courant du mois de mai en demandant «fa chanté, pour l amour du bon Dieu*.On l'invitait a souper et on lui offrait 5 C.C'était peu cher paye pour avoir le plaisir d'ecouter cette ’gazette ambulante* donner des nouvelles des villages voisins.Puis, une année, le quêteux n'est pas revenu Le petit village de la region de Quebec avait grossi, les villages voisins aussi, et on avait le téléphoné et la télévision.Les temps avaient changé, et on n'était plus prêt a ouvrir sa porte a n'importe qui.Autre époque, autres mœurs Lorsqu'elle a pris la direction de la Maison Saint-Gabriel, en 1997, Madeleine Juneau a voulu faire revivre aux visiteurs de l’ancienne maison de ferme de Pointe-Saint-Charles l’ambiance qui régnait dans les campagnes il y a quelques décennies.Ainsi, chaque fin de semaine, la Maison Saint-Gabriel organise diverses activités pour rappeler aux touristes les fêtes oubliées comme la Sainte-Catherine ou le Mardi gras, voire pour leur faire découvrir des coutumes méconnues.Depuis le début de la semaine et jusqu’à dimanche, les quêteux de toutes les régions se sont donné rendez-vous au n 2146 de la place Dublin pour offrir quelques contes en échange d'un peu d'attention.On reconnaît sous leurs haillons les conteurs François Lavallée et An dré Lemelin.qui seront accompagnés d'un joueur d’harmonica et d’un violoniste dimanche, ainsi que Denis Ga-doury, qu’on pourra entendre demain de 13h à 17h.Ils nous feront plonger dans un univers peuplé de rumeurs, d'aventures rocambolesques et de légendes incroyables.Le banc du quêteux, ce meuble qui servait de lit au mendiant qu'on accueillait sous son toit, sera egalement exposé.On peut aussi faire une visite guidée de la Maison Saint-Gabriel du mardi au dimanche a 13h, 14h, 15h et 16h.Depuis qu'on organise des activités régulières a la Maison Saint-Gabriel, la fréquentation du musée est passée de 8000 a plus de 45 000 visiteurs par année.Cette maison, achetée par Marguerite Bourgeoys en 1668 et qui permettait d’accueillir les filles du Roy, a d’ailleurs reçu plusieurs Grand Prix du tourisme québécois.Madeleine Juneau est également lauréate du Prix femmes d'affaires du Québec 2006 dans la catégorie •cadre ou professionnelle employé par un organisme sans but lucratif*.Le Devoir Les quêteux de toutes les régions se sont donné rendez-vous à la Maison Saint-Gabriel pour offrir quelques contes en échange d’un peu d'attention.JISIBII 0 T LA SEMAINE DES Qt ÉTEUX Jusqu'à dimanche a la Maison Saint-Gabriel » 514 9358136 kvic maiymsaint-gabnel.qc.ca La Maison Saint-Gabriel, une vieille maison de ferme achetée par Marguerite Bourgeoys en 1668 et qui permettait d’accueillir les nlles du Roy, a reçu plusieurs Grand Prix du tourisme québécois.Passion couleurs L’événement Passion Couleurs arrive à Montréal.Pour la première fois, le grand rassemblement de l'art et de la peinture décorative se déroulera au Palais des congrès, dès ce soir et jusqu'à dimanche.Plus de 150 exposants seront sur place et les visiteurs pourront as sister à plus d’une trentaine d'ateliers et de conférences.C'est aussi l'occasion de se fa miliariser avec la fabrication de bijoux, le scrapbooking, la mosaïque et même le tricot (très t e n (I a n c e 1 ).u< te te.p a s s i n n couleurs.com Danses macabres Macabres, oui, mais certainement |ias ennuyants! L's Tiger lillies présentent, en première nord américaine, leur spectacle Danses macabres a l'Usine C, demain et dimanche à 20h.Ce spectacle éclectique mélange allègrement la musique manouche, celle de Kurt Weil et la chanson engagée aux rythmes de l’accordéon, du piano et de la contrebasse.Renseignements: « 514 521-4198.Expo fleurie Avis aux amateurs d’orchidées! Demain et dimanche, à l'hôtel Days de la rue Guy, a Montréal, vous pourrez admirer les plus beaux spécimens et les plus récentes variétés d'onci-dium, de miltonia, de paphiopa-dilum et de toutes ce» merveilles aux noms a coucher de hors.Pour quelques dollars de plus, vous pourrez même renar tir avec une prosterhea cochlala sous le bras! Entrée: 8 $.Renseignements: » 514 684 3904 ou www.ecosorchids.ea.Conteurs dansants Ia danse kathak, ça vous dit quelque chose?Pas la danse contact, mais bien la forme d’art c lassique indienne qui fait appel a un langage chorégraphique extrêmement poussé, y compris de fins gestes des mains, des mouvements de pieds, des expressions du visa uc et le virevoltemcnt du corps.À l’époque des troubadours nomades, en Inde du Nord et au Pakistan, les kathaks étaient des conteurs d’histoires, d'où le langage infiniment élaboré et sonore du rythme de cette dan se.Le C entre culturel Kabir, qui tisse des liens entre le» diverses communautés d’Asie du Sud, accueille dimanche la troupe Anjani's Katak Dance of India au théâtre D B.Clarice de l’université Concordia (1455.boulevard de Maisonneuve Ouest).Danse kathak: rythmes et mouvement» du nord de l’Inde débutera avec des formes plus traditionnelles du kathak.puis dérivera vers des formes plus actuelles jusqu’à proposer «Part du basketball, style kathak»' Uiurence Clavel Paul fiennett Frédérique Doyon e e LE DEVOIR, LE VENDREDI 2 C OCTOBRE 2 0 0 8 B 2 rat nu CULTURE PEDRO RUIZ LF, DEVOIR Serge Postigo sera l’animateur du gala des prix Gémeaux, diffusé sur les ondes d'Artv, le samedi 9 décembre.Cover Girl domine les nominations des prix Gémeaux Rallier les dissidents n 'est pas une priorité, selon le président de l’Académie PAUL CAUCHON Le nouveau président de l’Académie canadienne du cinéma et de la télévision, Charles ( Thayon, ne fora pas d’efforts particuliers pour ramener dans le giron de l'académie ceux qui contestent les prix Gémeaux.«Ce n 'est pas nia priorité de rallier les dissidents, je ne suis pas là pour forcer la main de personne», a-t-il indiqué hier à l’occasion d'un cocktail où on rendait publique la liste des nominations en prévision du prochain gala des prix Gémeaux.le gala sera diffusé le samedi 9 décembre sur les ondes d'Artv, et deux réseaux, l'VA et TQS, continuent de ne pas en tenir compte.Mais si ces deux réseaux ne soumettent pas les candidatures des émissions qu'ils produisent, les émissions fournies par les producteurs indépendants et diffusées sut ces réseaux peuvent être mises en nomination par les producteurs eux-mêmes.Toutefois, deux producteurs de premier plan, Fabienne Farouche et Julie Snyder, continuent à boycotter les activités des prix Gémeaux.Ces divers retraits créent tou jours de gnuides distorsions dans les mises en nomination.Ainsi, Annie et ses hommes et h' etrur a ses raisons, de TVA.sont en nomination.mais pas Les Poupées russes, une émission produite par une filiale de l'VA.Deux titres importants produits par Fabienne Lirouche, Virginie et U’s Bougon, ne sont en nomination nulle part.l,e prochain gala des prix Gémeaux adoptera une nouvelle formule: il se déroulera presque toute la journée du samedi 9 décembre au Palais des congrès de Montréal.Les artistes et artisans en nomination se retrouveront en après-midi pour la remise d’une soixantaine de trophées et, après un souper sur place, se déroulera la soirée diffusée sur Artv, alors que les téléspectateurs assisteront à la remise de 21 autres trophées, les participants seront assis à des tables en terminant leur repas, comme aux Golden Globes, aux Etats-Unis.Serge Postigo sera l’animateur de la soirée.Comme à l’habitude, la liste des nominations est très longue avec 130 émissions, 500 personnes et 67 maisons de production qui se font la lutte dans plus de 80 catégories.Cette liste est dominée par la série Cover Girl de Radio-Canada, qui reçoit 12 nominations.les séries La Chambre «" 13 et Minuit, le soir reçoivent dix nominations chacune alors que Vice caché et Annie et ses hommes en reçoivent neuf.Dans la catégorie de la meilleure série dramatique, les membres de l’académie, au nombre de 1250, devront choisir entre Au nom de la loi, La Chambre « 13, Les Invincibles (aucun des principaux comédiens de cette série n'est en nomination, ce qui est plutôt bizarre), Minuit le soir et Vice caché.Pour la meilleure comédie, le choix se fera entre Cover Girl, Le cœur a ses raisons, luiura Cadiewc, Rumeurs et Smash.Dans le cas du meilleur téléroman, il faudra choisir entre Annie et ses hommes.Providence et Un monde à part.Dans la catégorie «meilleure série de variétés ou meilleur talk-shotc", on retrouve Belle et bum, L'Ecole des fans, La Fureur, Le Match des étoiles et Tout le monde en parie.Le Devoir Une première toile de Max Stern, volée par les nazis, est récupérée PEDRO RUIZ LE DEVOIR La toile récupérée a été dévoilée hier à la Galerie FOFA par Robert Vineberg, représentant de la succession de Max Stern, et Sherri North-Cohen, du New York State Banking Department.LOUISE-MAU DE RIOUX S O U C Y Elle est réapparue sur le marché en 2001, coiffée du titre Cimbals.N’eût été de la vigilance de la maison Sotheby’s, cette toile ayant appartenu à Max Stern sous le titre Aimée, jeune Egyptienne aurait aussitôt été revendue.Mais les détectives de l’art veillaient au grain.Ils ont ainsi permis à la succession du galeriste montréalais de récupérer une premiere toile parmi les 200 œuvres volées par les nazis et vendues de force lors de la vente aux enchères n" 392 de la maison Lempertz, en 1937.La toile signéç en 1869 par le peintre français Emile Lecompte-Vemet a été dévoilée hier à la Galerie FOFA de l’université Concordia.De, style orientaliste, Aimée, jeune Égyptienne montre une danseuse à la peau laiteuse et à la poitrine à peine couverte, mise en valeur par une palette de couleurs et de textures sourdes.La toile arrive au moment même où la Galerie FOFA inaugurait l’exposition Auktion 392 - Revendiquer les œuvres de la Galerie Stern, Düsseldorf, reléguant cette dernière au second plan.Hier, tous les yeux étaient en effet rivés sur la jeune danseuse, première rescapée d’une traque mondiale qui vise à retrouver les œuvres ayant appartenu au marchand d’art d’origine juive allemande.C’est que la belle a gardé quelques mystères.«On ne peut rien dire de la provenance de cette œuvre, sinon qu’elle a refait surface chez Sotheby’s, à New York, en 2001, sous un autre nom», a expliqué Willi Korte, enquêteur et spécialiste des œuvres volées.Evaluée à 100 000 $ à l’époque, Cimbals avait rapidement piqué la curiosité des spécialistes de la maison Sotheby’s, qui ont reconnu en elle Aimée, la jeune Égyptienne de Lecompte-Vernet.Aussitôt, le Bureau des demandes d’indemnisation liées à la Shoah (HCPO) du New York State Banking Department avait ouvert les négociations en collaboration avec Clarence Epstein, directeur des projets spéciaux à l’université Concordia.La toile sera finalement rendue aux liquidateurs de Max Stern et aux trois universités bénéficiaires (Concordia, McGill et l’université hébraïque de Jérusalem), qui se sont entendues pour la prêter au Musée des beaux-arts de Montréal à partir du 31 octobre.Les termes de l’entente n’ont pas été rendus publics.Mais la porte-parole du HCPO, Sherri North-Cohen, a précisé qu'il n’y avait eu aucune compensation.«Nous espérons maintenant que la récupération de ce tableau accélérera nos démarches.» Récupérer une œuvre est en effet un travail complexe.Il faut d’abord attendre qu’elle refasse surface sur le marché.Viennent ensuite les négociations.Chaque cas est unique.«]’aimerais dire que fai mis la main sur la formule magique, mais ce n "est pas le cas.Tous les arguments sont bons, qu’ils soient financiers, politiques ou publics», a raconté \V21i Korte.Au cours des dernières décennies, une quarantaine d’œuvres ayant appartenu à Max Stern ont refait surface, notamment en .Allemagne, aux Pays-Bag, en Espagne, à Taïwan et aux Etats-Unis, où une peinture de F.X.Winterhalter a été retirée du marché.La provenance de la toile est contestée par son actuelle propriétaire, Maria-Louise Bissonnette, qui a coupé court aux négociations.Elle a rapatrié l’œuvre en Allemagne dans l’espoir d’y faire reconnaître son droit de propriété.L'affaire est présentement devant les tribunaux du Rhode Island.Le Devoir Le Cirque du Soleil, hors de Miami, arrive à Macao Aide aux tournées à l’étranger Ottawa dit « traquer le gaspillage » HÉLÈNE BUZZ E TTI Les explications au sujet des compressions dans les programmes culturels des Affaires étrangères se faisaient toujours attendre de la part d'Ottawa hier.Le ministre Peter MacKay a simplement indiqué que cette réduction respecte la démarche conservatrice d’enrayement de la dilapidation des fonds publics.«Il est évident que c’est le but de notre gouvernement de chercher les façons d'augmenter l'efficacité des services, a-t-il dit aux journalistes, et aussi de traquer le gaspillage dans certains programmes qui existent maintenant.» Son ministère a amputé d’une douzaine de millions de dollars en deux ans le volet dit de la diplomatie publique, qui comprend l’aide aux tournées à l'étranger des compagnies artistiques canadiennes.Le Devoir révélait hier que des troupe's des arts de la scène commencent déjà à en ressentir les effets négatifs.Doit-on conclure que M.MacKay range dans la catégorie du .gaspillage le financement d’ambassadeurs culturels?«Non, je répète que le but du gouvernement est de chercher le gaspillage dans tous les programmes.I.] Dans ce programme, il (st important d'avoir des systèmes efficaces et des prix [sic] pour les personnes qui ont besoin d'aide et qui travaillent avec cette efficacité», a-t-il ajouté dans un français approximatif.Cette maladresse linguistique a d’ailleurs donné lieu à une savoureuse méprise lors de la période de questions quotidienne à la Chambre des commîmes, fa députée bloquiste Vivian Barbot a demandé au ministre «si, oui ou non.les troupes ont subi des coupures».Valse-hésitation.Tant la ministre du Patrimoine que celui des Affaires étrangères se sont levés.M.MacKay a finalement eu la parole et s’est porté à la détènse des troupes.en Afghanistan.«Nous sommes impliqués dans cette intervention avec 36 autres pays», a-t-U rappelé.Les députés bloquistes se sont esclaffes pendant que leur collègue Maka Kotto se levait pour répéter la question plus lentement en appuyant, une pointe de sarcasme dans la voix, sur chaque mot «U ne s'agit pas ici de troupes militaires.Il s'agit de troupes de théâtre, de danse et de musique.» La ministre Bev Oda a reproché à l’opposition d’inventer des faits, «lus troupes de danse et d'arts de la scène pourront continuer à effectuer des tournées.» Le Devoir Un qui rentre, un qui sort Pendant que le Cirque du Soleil (CDS) se retire de Miami, la compagnie du metteur en scène Franco Dragone annonce un accord pour la création d’un nouveau spectacle permanent à Macao, en Chine.Le CDS a annoncé avant-hier qu’il se retirait du projet d’occupation permanente du Jackie Gleason Theater, en Floride.La décision a été annoncée une heure avant que les élus municipaux n’annoncent leur propre choix pour la revitalisation de la salle patrimoniale.Trois groupes se faisaient la lutte.La compagnie montréalaise a justifié son recul par «le contexte politique particulier» de cette ville qui entre en campagne électorale, avec des risques de tiraillements et de délais.lœ CDS demandait plus de 60 millions de dollars en fonds publics pour le réaménagement de la salle, le changement de nom du théâtre et l’exclusivité de son occupation.Il se réservait aussi le droit de se retirer au bout de trois ans en cas d’échec commercial, sans rembourser un sou à Miami.Des groupes de citoyens ont critiqué ce partenariat public-privé.C’est finalement le projet concurrent de Live Nation qui l’a emporté.Le groupe américain propose de présenter des concerts et des spectacles d’humour au Jackie Gleason Theater.Le Cirque du Soleil mise maintenant sur une installation penna-nente à New York.Un premier projet a avorté l’an dernier.Une nouvelle annonce est attendue d’ici quelques semaines.La compagnie a aussi du pain sur la planche en Asie, où elle développe des spectacles immuables pour des salles à Tokyo et à Macao avec ses partenaires traditionnels, Walt Disney et les empires des casinos.Dans la ville chinoise, le CDS, associé à Las Vegas Sands Corporation, aura d’ailleurs à concurrencer la compagnie Dragone, qui vient de signer une entente avec le groupe Melco PNL Entertainment.Le nouveau spectacle sera présenté au sein de City of Dreams, un complexe hôtelier en construction.La troupe belge, où s'activent de nombreux Québécois, y compris à la haute direction, prendra possession en mars 2009 d’un théâtre de 2000 places.Franco Dragone a dirigé les dix premières créations du CDS, dont O et Mystère, avant de fonder sa propre compagnie.Il a aussi mis en scène A New Day présente par Céline Dion à Las Vegas.Le Devoir de Patrice Desbiens Avec Ltoch Castonguay et Robert Marinier accompagnés de Daniel Boivm Ideation : Roch Castonguay Concepteurs : Esther Beauchemin, Robert Bellefeuille, Daniel Boivin, Michael Brunet, Roch Castonguay.Robert Marinier, Pierre-Paul Mongeon et Normand Thériault Une création du Théâtre de la Vieille 17 en collaboration avec le Theatre français du Centre national des Arts du 17 au 28 octobre 2006 4353, rue Sainte-Catherine Est Montreal BARRY Billetterie 514 253-8974 r 514-790-1245 1-800-361-4595 ADMISSION COM - EN BREF Oliver Jones reçoit un doctorat honorifique lœ pianiste de jazz montréalais Oliver Jones s’est vu décerner un doctorat honorifique hier par l'Université de Montréal.Le doyen de la faculté de musique de l'institution a annoncé par la même occasion la création du prix Oliver-Jones, destiné aux etudiants qui mènent des études de jazz.- Le Devoir Retour de Jean-Sébastien Lourdais Il nous avait désarçonnés avec l’univers dysfonctionnel de Défaut de fabrication en 2003 et remettait ça en 2005 avec Le Lafr de la vache.Jean-Sébastien Lourdais, celui qui fait rire jaune et pleurer avec un sourire grinçant, est de retour pour une courte piece au Studio 303 ce soir seulement Toutou kaput ne devrait pas rompre avec cette manière désopilante d'explorer le comportement humain, fl partage la soiree avec Hinda Essadiqi.jeune Québécoise d’origine marocaine qui compte parmi les chorégraphes emergents a surveiller.Deux autres jeunes chorégraphes.Norma Araiza.de l'Ontario, et Jolène Baille, de Winnipeg, complètent le programme du Verni ssage-dan-e n 131.Studio 303, 372 Sainte-Catherine Ouest i» (514) 393-3771.- Le Devoir » » LE DEVOIR.LE VENDREDI 20 OCTOBRE 2 0 0 t.Les COUPS de Théâtre .-Æ T estival latsiaatloBal , ies art» jeusc puMic S»1®.ooupôdetheatre.cœ W E E K - E N I) (1IIEMA K Festixa! “Monde Nrabo * Montreal SOUFl-TROMC DuOud.avec NWhdi et Smadj Vendredi 27 octobre à JOhOO n*c*trr l'orona \ Jmrwuvn 'NO I24S www.festivalarabe.com FUCK.\ \ F affiche SOURCE: MÉDIAT! LM.CA CONGORAMA Quebec-Belgique-France, AX)6.105 minutes.Comedie dramatique de Philippe Fakrdeau avec Paul Ahmarani, Olivier Gourmet Apprenant qui a ete adopte au Que bec, un inventeur belge part a la recherche de ses parents naturels.Sur les routes de la province, ü fraternise avec un jeune bohème qui veut rehabüiter la mémoire de son père.• V.o.: Quarter latin, Beaubien.Star-Cite, Carrefour Angrignon.Marche Central • V.o, s.-ta: Forum.Etats-Unis.2006.94 minutes.Drame de Michael Mayer avec Alison Lohman.Maria BeDo.Pensionnaire dans une ecoie priwe.Katy rentre au ranch tamilial pour les vacances.Maigre l'interdiction de son père autoritaire, la jeune tiDe apprivoise une jument sauvage quelle est convaincue de pouvoir monter.• V.o.: Forum.Place LaSalle.CoEsee Kirkland Côtedes-Neiges.lacordai-re.Des Sources.Spheretech.Marche Central • VI: StarCite, Place Lu SaDe, Langefier.Marché Central MÉMOIRES DE NOS PÈRES Etats-Unis.2006.132 minutes.Drame libaorique de Clint Ltstwcxvl avec Rvan nûBçpu', .F'**’ Bradivrd En 1945, trois soldats américains qui apparaissent sur la photo de la prise de Tile d’iwo .lima sont utilises par l'annee pour .uuasser des fonds pour la guerre.• V.o.: Paramount.Colisee Kirk land.Place LtS.ille.Cavendish.Lacordaire, Des Sources, Spheretech.Marche Central.• V.f.: Quartier latin.StarCité, Carrefour Angrignon.Marché Central.LE PRESTIGE Etals-Unis-GrandoBretagne.2006.130 minutes.I frame Lunatique de Chrislopht'i NoLut avec Hugh Jackman.Christian Baie.Mk hael C.ùiuv Au tournant du XX siècle, un prestidigitateur cherche a percer le secret dun stupéfiant numéro d'apparition.• \‘.o.; PanuiKHmL CohstV KiikluKi, Carrefour Angrignon, Cavendish, lacordaire.IV-s Snirves Sphereti'-ch.M.uvlu'ù-nüal.• Y.I.: Quartier Lttin.StarOte, C'.uivHhii Angiigiuxi.S.\ MAJESTÉ L\ REINE (The Qi ken) G rai idol Iretagne-Fnuico-l t;die.20tl6, HL minutes Dr.une historique de Stephen Frears auv Helen Mirren.Mû chad Sluvn.J.unes Cromwell.lorsque survient Ut mort tragique de lady Diana SjH'ncw, le 30 août 1997.le premier ministre l'ony Bltir et Ut nui te Huabedt 11 re.tgissent de ttyoti oi'vosi'e.Kti en detiv'titr.uil tk-la compassion, elh‘ en s»' tvhigiiutt tlms Ut froideur iitt jirotivok'.• Y o Forum.• VI: Quarter latin.Les reines du septième art ¦W" f Martin Bilodeau La célébrité, la publicité ' Photographiée ou interviewée / Mais quel effet cela vous fait?», chantait Jeanne Moreau en 1970.La question s'adressait à elle-même, reine incontestée de la Nouvelle Vague, et à toutes les autres reines du septième art (Deneuve, Bardot, etc.) qui.comme elle, cuisaient sans discontinuer sous les feux des projecteurs.Trois décennies et demie plus tard, les queens sont dix fois plus nombreuses à faire vivre dix fois plus de publications à la gomme, celles-ci traquant leurs photos, déformant leurs mots et inventant leurs histoires.En transit à l’aéroport de Philadelphie, la semaine dernière, avec quelques heures pénibles à tuer devant moi, je me suis amusé à lire les couvertures des magazines du kiosque à journaux du terminal F.Toutes les monarques de l’instant y figuraient.Au sommet du panthéon: Jennifer Aniston, dont la vie sentimentale houleuse inquiète au plus haut degré ses fans, comme en témoignaient sept ou huit magazines à potins.Entre les Paris Hüton et autres Anna Nicole Smith de très très bas étage, un regard m’a interpellé: celui de Kirsten Dunst avec sa tète de McLaine soviétique, interrogée sur son chemin de vie et accessoirement, sur les qualités et les défauts qu’elle partage avec Marie-Antoinette, «reine pour de vrai» qu’elle campe dans le dernier film de Sofia Coppola, à l’affiche aujourd’hui.En feuilletant les pages, une phrase de Sofia Coppola, rapportée de sa conférence de presse à Cannes en mai dernier, m’est remontée à la mémoire: «J'ai tenté de pràenter le côté humain de la reine, ni parfaite, ni innocente, ni aussi mauvaise qu’on l’a dit, mais seulement tombée au mauvais endroit, au mauvais moment et sans un bon attaché de presse.» De là à prétendre que la chute de la reine guillotinée par le tribunal de la Révolution française est une affaire de célébrité mal gérée, il n’y a qu’un pas.Et ce pas, le film luû même ne le franchit pas puisqu’il y est moins question de malentendus médiatiques que d’isolement, d’inconscience, de protocole et d’heures à tuer.tant à l’écran que dans la salle, malheureusement Autres temps, autres mœurs; autre reine et même semaine: Elizabeth II passe elle aussi à la moulinette du grand écran dans le brillant et savoureux The Queen, du Britannique Stephen Frears, que les caprices de la distribution hissent nez à nez avec l’Autrichienne.Au menu: la gestion du deuil de la mort de lady Di sur le bûcher inquisiteur des médias britanniques.Touches par la compassion de Blair, qui venait d’être porte au pouvoir, ceux-ci s’étaient montrés impitoyables envers la reine, repliée à Balmoral où elle a laisse son devoir de reserve l’emporter sur le chagrin de ses sujets.Au kiosque de l’aéroport, fa belle tète d’Helen Mirren brillait par son absence.A 61 ans, une actrice, aussi belle et aussi talentueuse soit-elle, n’est plus une reine.Même quand elle campe une reine et que le film, sublime indiscretion, explore un territoire inaccessible à la presse à potins, celui de sa vie privée.•Mieux vaut mourir que de livre comme ça, expose à tous les regards, obligé de jouer une mauvaise pièce Jusqu’à la fin de vos Jours», lâchait au printemps dernier 1a cinéaste et comédienne française Valérie Lemer-cier au cours de la tournée promotionnelle de Falais Royal!, meditation tragi-comique sur le prix de fa célébrité héréditaire, partiellement inspirée du destin de Diana Spencer.A l’inverse de Marie-Antoinette dans sa prison dorée de Versailles, Elizabeth 11.nous apprend un Stephen Frears circonspect et nuancé, assume ses fonctions avec dignité, se gargarise du protocole mais cultive son jardin en secret.Comme Jeanne Moreau, elle sait pertinemment que fa célébrité et la publicité, •ça n'assouint Jamais la faim».?Le Festival du nouveau cinéma s’est mis en branle | mercredi et je m’en voudrais de ne pas vous recom- | mander quelques films vus au dernier Festival international du film de Toronto.A commencer par le très beau I Dent 't Want To Sleep Alone, rencontre spleenè- | tique de trois jeunes âmes dans les bas-fonds de Kuala Lumpur, de suis très satiÿait de ce film parce qu il révèle, à mon sens, la perceptüm qu ont de la vie les gens de ma génération», me confiait dans fa Ville reine son cineas- ! te, le Taïwanais Tsai Ming-Liang.«Au fil du temps, on \ trouve le combat de la vie de plus en plus difficile.Quand on arrive à un certain âge, on se rend compte de ce qui nous manque vraiment: le besoin de prendre soin des autres et le besoin que les autres prennent soin de ntms.» A voir egalement: ¦ Waiter, fine comédie noire du Néerlandais Alex van Warmerdain sur un serveur de restaurant qui se retourne contre le scénariste qui lui invente une vie pourrie.Désopilant.¦ Im Tourneuse de pages, de Denis Dercourt (Iss Ca-chetonneurs), fascinant face-à-face de deux femmes (Catherine Frot et Deborah François) sur foml de sF duction et de vengeance.Un exercice maîtrisé qui rappeUe Hitchcock et Chabrol.¦ Belle toujours, délicieux hommage par Manoel De Oliveira au Belle de jour de Bunuel, avec Piccoli retrouvant par hasard 1a Delphine qui l’a tant fasciné autrefois, campee par Bulle Ogier (Deneuve s’étant désistée pour l’occasion).Bon festival.Collaborateur du Devoir La diablesse s'habille en Prada SOURI ! SONV PH ITRI S In figure à la fois angélique et malieieuac de Kirsten Dunst (A gauche) ajoute un supplément d’ftnie au film Marie Antoinette.MARIE-ANTOINETTE Realisation: Sofia Coppola.Scenario: Sofia Coppola, d’après k‘ livre dAntonia Fraser.Avec Kirsten Dunst, Jason Schwartzman, Rip Torn.Judy Davis.Asia Argento.Image: Lance Acord.Montage: Sarah Flack.Etats-Unis, 2tX)6.123 minutes.ANDKÉ LAVOIE S’ il est vrai que les films hisfiv riques décrivent davantage l’époque où Us ont été tournés que aile quils illustrent à l'écran, devant Marie-Antoinette, de Sofia Coppola (The l irgi'n Suicides, List In Tnwsbi-tion), nos descendants seront consternés.Ils diront que la futilité était pour nous une vertu, le magasû nage un des beaux-arts et l’histoire une discipline qui n’échappait pas à l'obsession du moi et du vécu.Pour Sofia Coppola, tout cela constitue des qualités, à en juger par sa vision de celle surnommée, avec du venin dans 1a voix, «l’Autri chienne» ou «Madame déficit».Cette reine de France, arrivée de Vienne à lïige de 14 ans pour épouser le futur louisXVI, demeure encore le symbole de 1a cruelle insère sibilite de fa monarchie à l’endroit des souffrances du peuple; de Versailles, ce Disneyland royal aux 7(X) chambres, aux 2(XX) fenêtres et aux 1800 acres de jardins, elle n’entendait pas fa colère d’un peuple al fa mé.Après des années d'extravagances, d intrigues et de dépenses effrénées, elle sera finalement emportée par le souffle de- la Révolution française et décapitée en 1793.S'appuyant sur l'ouvrage de la biographe britannique Antonia Fraser, Marie-Antoinette: The Journey, Sofia Coppola prolonge ses thèses, célébrant 1a «Prada junkie», l’anti conformiste (celle qui applaudit à l'opéra, se fait construire une résidence personnelle, le Petit Tri anon, etc.), bref, cette femine-en fiant jetée trop vite dans les affaires de l’Etat et que sept années de vir ginité forcée auprès d'un époux peu entreprenant ont poussin- ,i la compulsion de chiffons griffés.Toujours selon Fraser, la cinéaste prolonge ce doute sur l'authenticite de fa phrase qui resume son règne.•S'ils n'ont pas de pain, quils man gent de la brioche!» Tout cela |xnir humaniser une souveraine qui.aux yeux de fa cinéaste, semble injuste ment demonisee.En filmant tout sur les lieux mêmes du «crime», Versailles dans sa splendide démesure, elle en lit sûrement fain- preu ve de réalisme documentaire.Certes, la ligure a la lois ange lique et malicieuse de Kirsten Dunst ajoute un supplement d’âme à ee catalogue de tissus et de draperies.Autour d’elle défile une distribution royale: le candide Jason Schwartzman en dauphin nageant avec peine dans les eaux du pouvoir, le suave Kip Torn en Louis XV lubrique et l’impériale Judy Davis, imperturbable comtesse de Noailles et meneuse de claque du protocole monai Mais aussi flamboyants soient-ils, tous sont faits prisonniers de fa vi sion de Coppola, celle d’une grore pie des magazines glamour (et du palmarès musical des années 1980.) qui croit que le concept d’adolescence existe depuis la nuit des temps et que l'immaturité des «tilles d’aujourd'hui» et des corné dies d'Hollywood i>eut se plaquer sur celle des princesses de l'Euro pe du siècle des Limières.C'est iHiui quoi on se fruvit deux heures de robes virevoltantes, de coiffures ridicules, d'une succès siou d'images de souliers signés Manolo au prix qu’ils ont coûté, autant les montrer.et de pâtisseries dont la seule vue fait grimper notre taux de cholesterol El le |x-uple dans tout ça?Reniai quabiement absent, autre parti pris pour illustrer l'isolement de la royauté, et considère comme trouble fête lorsqu’il se pointe sous la fenêtre du roi de EYance.Il est vrai que l'etiquette et l'opulen ee expliquent bien des choses.C'est pourquoi des scènes comme celle de la remise, la ou la jeune Autrichienne se dépouille de tout, même de son chien, à la frontière de la Erance, témoignent de la entante ix-rlide de ce monde.Mais la cinéaste ne le remet pas en question elle l’idolâtre.Et à une Marie Antoinette déconcertée de ee décorum, lançant un sincere •This is ndieu tous!», la comtesse de Nouilles ajoute une excellente précision: 'Dns, Madame, is Versaillts!» le Versailles de Solia Cop|>ola.( bllaborateur du Devoir • V.o I-orum, Carrefour Angri gnon, t avendisli, Colisee Kirkland, 1 les Sources, Marché Central • v i Quai lu i latin, StarCité, Man hé Central A LA TELEVISION CANAUX 1 etuOO I Le Téléjournal [Le TVA [ 18 heures EVASION TFO I Macaroni tout garni IGr Journal (16 30) Le Cercle Flash / S Lama Prochaine Sortie / L Heure de p,0,ro / Dany Bédar Vac h on J.Ë / Se procurer du Les Retrouvailles lait maternel .Internet______ Il va y avoir du sport / Énergie Dernière Édition Loft Story IZone libre documentaires / Country miracla ou mirage?|Dominique Poirier en direct Le Grand Rire TVS O VIE MR AK .TV ° TTE RDS HISTORIA ARTV Question.jJrnl Humanima Superscience Manger Top5____ Simmons Dossiers mystère ^ noces TopS____ .franco Décore Charmed __ _______ Simpson } Delilah Sports 3(5______ Je m en souviens Pour f amour du country Sans laisser de trace La Porte des étoiles BQ2 anglo Raven GTEEfSI La Ligue éolienne .d une caméra ^___ Talons aiguilles Thalassa / Vancouver Un tueur si proche La Méthode N Déf or opte Accès Parents Ninja À Ta d! Stasio / Le Poulet_____ Les Soprano l e T éléjour nal Le Téléjournal Au-dessus I de la mêlée Le TVA heures TUmÎ PS ____ J trouvailles Belle et Bum / Jean Leclerc.Hélène Bourgeois Leclerc Métamor.Mes vieux Commence Sauvages .Titans JJL/Tle miracle Outrizac / Le Journal du soir
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.