Le devoir, 18 octobre 2006, Cahier B
LE DEVOIR.LE MERCREDI I s OCTOBRE 2 O O t> n Québec 200(i LE DEVOIR __________PME EJ PROFESSIONS JONATHAN KIKN STOCK CONNU TION WURlDWHII' C’est reparti ! «Les livraisons manufacturières vers les États-Unis ont augmenté malgré la hausse importante de la valeur de notre dollar» Il y a un an, les dirigeants de nos PME étaient plutôt pessimistes par rapport à ce qui les attendait pour la prochaine année.Mais voilà qu’aujourd’hui, le vent a viré de bord et l’optimisme a réapparu.C’est du moins ce que rapporte la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) dans son plus récent Baromètre trimestriel des affaires.CLAUDE LAFLEUR Pour la FCEI.l’avenir n’en demeure pas moins incertain pour bon nombre de PME puisque, d’ici dix ans, les trois quarts des chefs d’entreprise d’aujourd’hui auront pris leur retraite.Nos petites et moyennes entreprises font donc massivement face au délicat problème de la relève.Cependant, pour les dirigeants actuellement en poste, les jours qui viennent s'annoncent cependant meilleurs.Du pessimisme à l’optimisme Tous les trois mois, la FCEI effectue auprès de ses 20 000 membres un sondage detaiOe pour connaitre l'évaluation de la situation qu’en font les dirigeants et leurs perspectives pour la prochaine année.Cette evaluation est particulièrement importante puisque les PME créent 80 % des nouveaux emplois.Or, le sondage de l’automne 2005 révélait •un vent de pessimisme- comme jamais la Fédération n’en avait observé depuis les événements du 11 septembre 2001.Richard Fahey, vice-president Québec de la FCEI, rappelle qu'on venait à l'époque de subir de spectaculaires hausses du prix de l'essence et de l'électricité ainsi qu'une augmentation appréciable du dollar canadien par rapport à la devise américaine.‘L'incertitude gagne ces créateurs d'emplois, indiquait le Baromètre d'alors.La FCEI n 'a pas enregistré un degré d'optimisme aussi bas depuis la fin de 2001.• Par contre, le sondage du mois dernier parle d’un regain de confiance.-L'indice du Baromètre trimestriel des affaires, qui révèle les attentes des dirigeants de PME du Canada à l'égard de la performance de leur entreprise au cours des 12 prochains mois, a augmenté de manière considérable au troisième trimestre», indique-t-on.D’après la FCEI, cela signifie que la croissance économique au Canada devrait être assez vigoureuse au cours des prochains trimestres, malgré certaines inquiétudes à caqse d'un ralentissement économique aux Etats-Unis.Résilience Comment donc expliquer un tel vent d’optimisme de la part de nos dirigeants de PME puisque, après tout, les coûts de l'énergie demeurent élevés alors que la valeur de notre dollar avoisine les 90 CUS et qu’on entrevoit la possibilité d'un ralentisse ment économique?•C'est là le trait caractéristique de nos PME, la résilience, leur capacité de faire face aux défis!», lance fierement Richard Fahey.Pendant une crise économique, explique t-fl.les petites et moyennes entreprises mettent rarement du personnel à pied.Pourquoi?Parce que, pour tout entrepreneur, sa main-d'œuvre qualifiée est l'essence même de son entreprise.Cehù-ti va donc préférer réduire son salaire, ses dividendes ou ses profits afin de maintenir intact le personnel de son entreprise.-Couper des employés, c’est vraiment la demiere chose qu un patron de PME va faire, affirme M.Fahey.C'est vraiment ce qu'on a constaté à la Fédération tout au long de nos 35 ans d’existence.» Cela ne veut pas dire que ces PME sont immunisées contre les hausses du prix de l’énergie ou du dollar, poursuit-il, mais que •les entrepreneurs ont le choix entre mettre la clé dans la porte ou se retrousser les manches et faire différemment Et c’est ce qu 'ils font!», note-t-il.Reprise américaine N’empêche qu’on peut se demander pourquoi, malgré tout, nous n’avons pas assisté à l’hécatombe économique annoncée il y a un an.Selon M.Fahey, deux raisons concrètes expliquent la -résilience» des PME: des gains de productivité et de nouveaux outils financiers.•Aujourd'hui, avec un dollar à 90 t, il faut être plus concurrentiel, plus productif et plus efficace, dit-il.Or, nos entreprises ont réellement pris ce virage puisque, d'après les données de Statistique Canada, les livraisons manufacturières vers les États-Unis ont augmenté malgré la hausse importante de la valeur de notre dollar.» De plus, les entreprises se prémunissent contre les variations du dollar en recourant à de nouveaux outils financiers et contractuels.•Mais là ou le bât blesse, c'est au chapitre des prix de l’énergie, enchaine M.Fahey.D’une certaine manière, c’est une bonne affaire puisque cela nous pousse vers une plus grande sensibilisation à l'efficacité énergétique.» Par contre, la FCEI interpelle Hydro-Québec, Gaz Métro et les pétrolières pour que ces fournisseurs d'énergie développent des programmes d'efficacité énergétique a l’intention des PME.-Il existe des programmes 'chromés'' pour la grande entreprise.mais pas grand-chose pour les PME», déplore M.Fahey.LTieure de la retraite sonnera bientôt Ce qui inquiété davantage la Fédération canadienne de l'entreprise indépen- dante, ce sont les changements démographiques, particulièrement en ce qui concerne les dirigeants de PME.-Nous savons que 31 des dirigeants des PME québécoises vont prendre leur retraite d'ici cinq ans, rapporte Richard Fahey, Et ce sera 70 % d'ici 10 ans! C'est dire qu 'on va assister, au cours des dix prochaines années, a un transfert intergénérationnel de la direction de nos entreprises.Ce sera un changement fondamental dans notre économie.qui suppose une préparation.» Ainsi, selon une étude publiée par la FC El en juin 2005, a l’échelle du Canada, deux millions d'emplois risquent de dis paraître d’ici cinq ans si rien n'est fait pour faciliter le transfert de milliers d'entreprises canadiennes au fur et a mesure que leurs propriétaires vieillissants prendront leur retrait»'.Dans le cadre de la présente semaine des PME, la FCEI publie justement un guide d'accompagnement visant a aider les entrepreneurs a régler le problème d»-la releve.-Une telle transition ne se fait pas du jour au lendemain, indique M Fahey.Tu ne t'assois pas un mercredi soir autour d'une bonne table avec ton fils, ta fille, un employé clé ou un acheteur poten tiel.Non, ce n’est pas comme cela que ça se fait Im transition d’une entreprise doit s'effectuer sur plusieurs années.» Selon les spécialistes de la question, il faut généralement de trois a cinq ans pour réussir une transaction qui n est pas trop compliquée, ou une dizaine d'années si l'entrepreneur désire procéder a son rythme •Pour nous, a la Fédération, c'est le facteur économique qui aura, a moyen terme, des conséquences nettement plus grandes qu'une augmentation du pnx de l'essence ou du dollar canadien, affirme M Fahey.Il faut donc que nos entrepreneurs prennent le temps mais ils doivent s 'atteler a cette tâche des maintenant!» Collaborateur du Devoir F^' H MONTRÉAL ÉCONOMIQUE U PME esl oamiprvv'nu Mtr le tmiMïv LISE THÉRIAULT *0n ne peut pas se permettre de garder des gens en marge de la société alors qu'ils ont été sélectionnes pour leurs competences» PageS FINANCEMENT la BIX.la Caisse de depot et le Fonds de solidarité FTQ investissement Page 3 OFFICE DES PROFESSIONS «Les temps changent et le système professionnel aussi» Page 4 ARTS «Nos gens sont méconnus du grand publie et des décideurs» Page 5 CONSEIL INTERPROFES- SIONNEL Déjà 2015 Page 6 40% des chefs d'entreprise feraient mieux de lire cette annonce, puisqu'ils prendront leur retraite d'ici 5 ans.Céder votre entreprise à la relève de votre choix, obtenir des conditions de financement avantageuses, 1 866 870 0437 léguer a vos successeurs une situation gagnante, imagine/ les possibilités.www mvestquebec corn [751|m Investissement Québec I 11 .j >» LE DEVOIR.LE MERCREDI 18 OCTOBRE 2 0 0 6 PUE Montréal économique La PME est omniprésente sur le territoire montréalais Les grandes entreprises garantissent toutefois 60 % des emplois Chose certaine, à Montréal, les PME dominent largement l’économie si l’on pense au nombre d’établissements présents sur le territoire.Elles sont majoritairement de petite taille et il arrive souvent qu’il soit plus juste de parler de microentreprises.Dans l’économie d’aujourd’hui, elles n’ont d’autre choix que de se tourner vers l’exportation, la formation et le «réseautage» si elles veulent survivre et croître.RÉGINALD HARVEY Du côté de la Ville de Montréal, Benoît Van de Walle, conseiller en planification au Service de la mise en valeur du territoire et du patrimoine, fournit ces données: plus de la moitié des établissements de l’île de Montréal possèdent moins de cinq em- ployés et 97 % de ceux-ci comptent moins de 100 employés.Les entreprises du secteur du commerce de détail, des services professionnels, du commerce de gros, du transport ainsi que de l’entreposage dominent dans la catégorie des PME de 100 employés et moins.La CCMM, la PME et la microentreprise Pour sa part, la présidente et chef de la direction de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM), Isabelle Hu- don, brosse ce portrait de l’entreprise montréalaise, tout en précisant qu’il faut se montrer extrêmement prudent en affirmant que l’économie montréalaise s'appuie principalement sur la PME: «En effet, en nombre, celles-ci sont plus que majoritaires et elles forment l'économie privée montréalaise et québécoise à plus de 99 %, en excluant les institutions et organisations publiques.Sauf que le 1 %, qui est l’équivalent des grandes entreprises, génère près de 60% des emplois.On parle ici de Bell, de Bombardier et autres géants.» Nous facilitons la transmission des moyennes entreprises québécoises depuis plusieurs années.Nos spécialistes ont une expertise unique en la matière et ont à cœur la pérennité de votre entreprise.Pour obtenir ce document, visitez le www.lacaisse.com Caisse de dépôt et placement du Québec F1**’.I I ¦ ¦ 4.ït>.Grosso modo, les emplois sont répartis de façon à peu près égale entre les deux secteurs.A partir de là, elle tire ces conclusions: «On dit toujours qu’on est une économie de PME et de services, ce qui est vrai; comme il est vrai de dire que la plus grande proportion de “jobs" à Montréal se retrouve dans les services; mais il y a également une très grande proportion des emplois qui relèvent des grandes entreprises.» A son tour, elle confirme que la plupart des PME sont petites et fournissent du travail à dix employés et moins: «Environ 80% de celles-ci ont 20 employés et moins, mais dans ce 80 %, il y a un 60 % d’entreprises où s’activent 10 personnes et moins.» Elle ajoute à ce sujet: «Je pense qu’on est rendu au point où il faut faire la distinction entre une microentreprise et une PME; ça devient nécessaire, parce que j’ai autant d’admiration pour un établissement de cinq employés que pour un autre de 20 ou de 50.Sauf que la dynamique est très souvent différente pour un employeur de cinq talents versus 50, et ce, autant sur les plans de l’administration, des ressources humaines, de l’inventaire et delà marge de manœuvre que du retour sur l’investissement.» La Chambre travaille beaucoup avec les PME du fait qu’elle dispense des services à la collectivité des affaires en matière de formation, de «réseautage» et de missions commerciales: «On vise à rejoindre les PME, et particulièrement les microentreprises.De plus en plus, on connaît leur réalité: ce sont des gens qui ont beaucoup d’idées, qui sont hypercréatifs, qui carburent à la créativité et à l'ingéniosité, mais qui vivent dans un monde où la marge de manœuvre, qui n’est pas uniquement financière, est très serrée.» Les champs occupés Les PME partagent leurs activités à peu près également entre les ventes de détail et les services professionnels.Plusieurs d’entre elles sont actuellement en phase de construction à Montréal.Mme Hudon dégage des réalités propres au milieu montréalais: «Quand on regarde l’industrie de l’information et de la culture, les PME occupent ce secteur à 97 %.Pour l’agroalimentaire, il y a les volets détail et manufacturier pour lesquels il est difficile de cerner la réalité dans son ensemble.Mais quand on demande quel est le pan économique à Montréal qui est le plus puissant en matière de “jobs" et d’activités sur le territoire, on doit répondre que c'est l’agroalimentaire, grandes entreprises et PME confondues.» Il va de soi que le domaine manufacturier — et cela inclut les entreprises de toutes grosseurs — connaît présentement de sérieuses difficultés: «H y a des défis de taille qui se présentent dans cet espace économique, qui est plus “à risque" que d’autres.» Du côté de la culture et des communications, les PME se maintiennent en situa tion de croissance, ce qui est sain pour l’économie montréalaise.L’écueil majeur En comparaison avec onze autres métropoles de l’Amerique Plus de la moitié des établissements de Tile de Montréal possèdent moins de cinq employés du Nord, le bulletin de santé annuel de la Chambre montre, au chapitre de l’entrepreneuriat, que Montréal s’en sort très bien sur le front de la création d’entreprises.Toutefois, les PME arrivent péniblement à passer le cap des deux premières années; une fois cette étape cruciale franchie, leur taux de survie s’avère même plus élevé qu’ailleurs.Le problème de la capitalisation se pose alors, selon la présidente: «On s’aperçoit que, dans Içs autres villes au Canada et aux Etats-Unis, la phase des deux ans se passe mieux quand il y a une importante disponibilité du capital de risque ou de ce qu’on appelle en anglais le “Love Money”.» Elle associe le manque d’une telle ressource au fait que le Québec inc.a vu le jour récemment dans l’histoire du Québec; il en résulte que le capital familial pour investir avec philanthropie dans le lancement ou le développement de PME s’avère moins disponible que dims le milieu anglophone.Le fait qu’il soit plus facile ici qu’ailleurs de démarrer une entreprise ne serait pas non plus étranger au problème de la survie après deux ans.Une vision d’ensemble pour la réussite La Chambre s’est appuyée sur les travaux du Groupe de recherche sur la PME de l’Université du Québec à Trois-Rivières pour définir son offre de service; les chercheurs définissent cette PME comme étant locale, exportatrice, innovante et, finalement, «globale».Isabelle Hudon: «On veut aider ces dernières à devenir “globales”.On a retenu ce modèle qui est simple et on l’a testé sur le terrain.» Il correspond à la réalité.Par la suite, cette stratégie a été adoptée: «Pour chacune des PME, on s’est dit qu ’une entreprise a un cycle de vie: l’idée germe, on démarre, on gère la croissance, on atteint une maturité et, à ce stade, on passe à une deuxième expansion ou c'est le déclin.On a donc déterminé différentes étapes dans tout cela et on a décidé, pour chacune d’elles, de définir des services sur mesure.» Sur le plan de la croissance, c’est toute la question de l’exportation qui représente l’enjeu majeur: «Notre marché, soit celui de Montréal, du Québec et du Canada, est souvent trop restreint pour passer à la maturité.On met beaucoup d’efforts sur des interventions qui tournent autour de cette question, soit sur l’aspect de la sensibilisation, d’une meilleure connaissance des marchés ou de l'expansion de ceux-ci.» Voilà l’une des pierres angulaires de l’offre de la Chambre.Une autre repose sur la formation continue: «C'est plus que prioritaire, et ça l’est d’autant plus qu 'on accuse du retard sur ce plan, surtout si on se compare aux autres villes et provinces.» Enfin, la troisième pierre relève des réseaux autour desquels gravite la PME et dont elle doit tirer le meilleur profit possible.Collaborateur du Devoir 4,9 MILLIONS Ça part bien une conversation.Ki FONDS de solidarité FTQ i LE DEVOIR.LE MERCREDI I > OCTOBRE 200 PME De la B DC à la Caisse de dépôt Partager le risque La relève entrepreneuriale est * l'enjeu de la décennie».Quelles sont les actions que conduisent nos organismes publics, tant à 1 échelle fédérale que provinciale, pour assurer le bon fonctionnement, la croissance ou encore la relève du secteur des PME, considéré comme le moteur économique du Québec?La Caisse de dépôt et placement du Québec et la Banque de développement du Canada (BDC) ont accepté de répondre à nos questions.THIERRY H A R O U N La BDC est une société d'État federale autonome qui a pour mission de faire la promotion de lentrepreneuriat en offrant des services en matière de capital de risque, de consultation et de services financiers de tous ordres aux PME.Cette institution financière accorde d'ailleurs une attention particulière aux entreprises exportatrices et à celles des secteurs de la technologie, souligne Michel Bergeron, vice-president aux relations d’entreprises à la BDC.«Cest en ef fet un objectif qu’on s'est fixé.La raison d’être de la BDC, c ’est d’être complémentaire aux services financiers qui sont offerts par des institutùms financières privées.Et à ce titre, on vient en aide particulièrement aux entreprises qui exportent et aux entreprises qui travaillent dans le secteur des technologies du fiait quelles sont confrontées à de plus grands dé-fissurle plan du financement.» 26 000 clients au Canada De prime abord, mettons les choses au clair.La BDC, qui traite avec quelque 26 000 clients (PME) à l’échelle canadienne par le biais notaimnent de ses 92 succursales et bureaux installés «axist to coast», n’est pas un préteur de dernier recours; elle n’offre pas de subven- tions, de dépôts à terme, de comptes bancaires réguliers, de prêts résidentiels et de prêts de nature non commerciale.•Tous «os clients font déjà affaire avec des institutions financières pour leurs activités courantes.Et nous, on travaille en partenariat avec différentes institutions».precise M.Bergeron.La BDC, qui a verse des dividendes totalisant 119 millions de dollars au gouvernement fédéral en date du 30 juin 2006, travaille aussi en étroite collaboration avec le réseau des Sociétés d’aide au développement des collectivités (SADC), histoire de répondre aux besoins des PME qui sont implantées dans les collectivités rurales.•Notre collaboration avec les SADC prend la forme d'un cofinancement.Ce réseau est bien implanté dans les régions.Et juste pour Tannée dernière, la BDC a fait 430 transactions avec les SADC pour une participation financière totalisant 80 millions de dollars», souügne Michel Bergeron.Financement Les interventions financières de la BDC sont multiples: capital de risque, financement subordonné et financement à long terme.»En fait, c'est le prêt à terme pouvant s'échelonner de quatre à 20 ans qui constitue notre principale activité; c’est le pain et le beurre de la BDC».dit-il.En effet.BIX' Financement avait, au 31 mars dernier, des prêts engages de l’ordre de 9.6 milliards de dollars à l'échelle canadienne, dont 3.7 milliards au Quebec.Pour le seul exercice financier de 2006.les montants totaux autorises par cette institution atteignent plus de 2.5 milliards de dollars au Canada, dont 906 mil-bons au Quebec dans les secteurs de la fabrication, du tourisme, de l’agriculture, de la construction, du transport et des services commerciaux, notamment Dans le secteur du capital de risque, la BDC est présente à chaque stade de développement de l’entreprise, du prédémarrage jusqu'à l’expansion.Capital de risque BDC privilégie les sociétés à forte composante technologique qui ont un potentiel de croissance eleve.Capital de risque BDC, qui œuvre dans ce secteur depuis 1975, a investi à ce jour dans plus de 400 entreprises impliquées dans les domaines des sciences de la vie, des telecommunications, de la technologie de l’information et des technologies avancées, les montants autorisés dans ce domaine par la BDC sont de 140 millions de dollars pour l'année 2006.Outre son réseau de quelque 500 consultants qui proposent leurs services à des PME d;ins divers champs tels que la planification stratégique, la gestion des ressources humaines ou encore dans la certification ISO, la BDC porte une attention particulière au transfert d’entreprise par le biais de son outil nommé Programme Transition.SOI KCl H1H Michel Bergeron Ixt relève Ce programme aide les entre prises à définir, élaborer et mettre en œuvre un pian de transmission: a clarifier leurs objectifs de même que ceux des autres successeurs [xilen tiels; à maintenir et maximiser Lt va leur de leurs entreprises; à travailler de concert avec des spécialistes externes (fiscalistes, conseillers juridiques.etc.) afin d’appuyer les en (repreneurs; a obtenir de l’accomivi gnement professionnel pour les acheteurs et vendeurs associes à une transmission d'entreprise.En matière de financement, ce programme dispense notamment des prêts à terme permettant de ea-pitahser les ;x1ifs corporels et incur porels allant des terrains, des immeubles et de l'équipement a la pro priete intellectuelle, au fonds commercial et à la bste des clients, •Le tmnffrt d'cntrrprisi' est un ni jeu important pour les années à venir si on obsene la démographie de nos clients, qui est vieillissante, tüt remar- quer Michel Bergeron < b suif qu 'il y (J une masse importante d’entre» prists qui seront tendues.Signe i\>lu-me d’affum le confirme.Il tout que les entrepreneurs concernes soient bien organises si im prend en compte le tnt que pi prend entre trois tl anq ans pour eiabt>m une t\>nne plantfi aition en tue d'une retraite.» Et puisque -tes entrepreneurs stmt des gems d'action, ils pensent simient à court terme, ils aiment éteindre des rna it ils n 'ont pus tourours le temps et la volonté de s'attarder à des enjeux qui demandent du temps.Les entrepreneurs nous disent que leur prêtnru pition quotidienne est de construire leur entreprise, pas de penser à la irndre D'autant que asgms se définissent en tant qu 'individus à trames leur rntnprise.Dîme, le seul hit d'rn-rtsager de perdre leur "brfie".c’est en quelque sorte remettre en question leur raison d'etre dans certains cas du moins» Dr Caisse de dépôt et placement la relève entrepreneuriale est aussi inscrite au cœur ries pivoocu potions de la Caisse de de)xvt et plu cernent du Québec, d'après son vice-president du sivteur Investisse ments (moyenne entreprise).Yves Cusson.•C'est Tenjeu de la deceit nie!», dit-il.les statistiques démon tient en effet qu'au Québec, tout comme dans le reste du Canada, sept chefs d'entreprise sur dix prévoient se retirer des affaires d’ici 2015, -Et le me de tout entrepreneur, c'est de réaliser quelque chose et de laisser sa marque Tour lis rntnpre-rieurs, deux besoins découlent du tmnffrt d'entreprise, celui de la sent nte [finanrièref et celui de leur eontri-bufion à l’entreprise, Cest leur me.» l'ans cette perspective, la Caisse offre depuis janvier 2000 des solutions adaptées aux besoins et aux priorités île l’entrepreneur par le bi.us de son pLui Accès Relève, dont la mise en œuvre se répartit sur plusieurs années et comprend differentes étapes, telles que PéJa boration du plan de relève par l'entreprise, la planitioation tiscale et successorale, et le transfert gn» duel à la relève de Lt direction et la propriété.Maintenant.Li stratégie d'investissement de Li Caisse d.uts les petites entreprises prometteuses repose sur le pat tenariat.Dans ce cas.la Caisse s’allie à d’autres stv cietes financières reconnues, ce qui lui permet de consolider son approche du placement privé, lit-on dans ki documentation.Ainsi, les investissements dans les jxtites entrenrises canadiennes sont realises (vu l'entremise de Ahrr Invest, une société en commandite avec conjointement avec Li 1U X'.Cette sixietè met à |aotit Li complémentarité qui existe entre le réseau puH.inadien de ki BIX' et l'experti si- et k-1 aixtal ik- la Caisse.•Ce partenariat se déroute très bien, insiste M Cusson.Et ce.tant sur le plan de la diversification géographique que sur relui île la diversité ration seetoneile à TickeUe de la petite entreprise, dont l'investissement moyen tourne autour de «« million ite itotlars.• •Im ( atsse, i-onchit M.Cusson, en plus d'être un investisseur qui desfitr nmtnbuet à la valorisation îles entre pnsis.mut être un joueur structurant de cette industrie en innovant et en apportant îles solutions • Collaborateur du Devoir Une année record pour le Fonds Des millions par centaines pour 181 entreprises «Les entreprises ont souffert, mais elles sont désormais plus fortes et concurrentielles» Selon le milieu des affaires, l’abandon des projets d’envergure du Suroît et du bassin Peel serait le symptôme d’un développement économique qui piétine.Nenni, dit-on au Fonds de solidarité FTQ.Le Québec est toujours une terre d’accueil pour les PME.MARIE LAMBERT CH AN Le président-directeur général du Fonds de solidarité FTQ, Yvon Bolduc, ne se laisse pas démonter par les cris d’alarme de la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ), qui dénonce l’immobilisme économique de la province depuis quelques semaines.Au contraire, il pose un regard à la fois pragmatique et positif sur l’entrepreneuriat québécois.«C'est vrai que des grands projets n'ont pas vu le jour.Mais je fais souvent un parallèle avec l’accident d'avion.C'est malheureux, mais estlts».et cela, [x-u importe leur profession ou h- tut d'appnrtp-nir ou non à un ordre professionnel.Idle precise qkipj que TAUl'S doit neanmoins savoir «pd
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