Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (3)

Références

Le devoir, 2002-10-03, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
LaRRQ restera fidèle à ses paramètres Page B 1 Chevrette se remet au service de Landry Page A 2 w w w .led e \' o i r .e o ni LE DEVOIR V O L .X C 1 I I X • 2 2 4 ?1.E .1 E r l) I ;i o C T O B R E 2 O O 2 Caducs, les règlements municipaux sur la nuisance Montréal veut mener l’affaire devant la Cour suprême FRANÇOIS CARDINAL LE DEVOIR Tous les règlements municipaux qui régissent la nuisance en milieu urbain pourraient devenir caducs du jour au lendemain.En effet, un propriétaire de bar de danseuses a réussi à traîner la Ville de Montréal jusqu’en Cour d’appel où, cet été, elle a été déclarée inhabile, comme toutes les autres municipalités du Québec, à décider de ce qui constituait ou non une nuisance.Mécontente, la Ville veut mener l’affaire devant la Cour suprême.Depuis six ans déjà, le propriétaire du cabaret Le Château du sexe est en croisade contre la Ville de Montréal.Après avoir reçu, en 1996, un avis d’infraction pour avoir fait entendre de la musique à l’extérieur de son commerce, celui-ci a décidé de poursuivre la Ville.Il juge que le règlement sur le bruit porte atteinte à sa liberté d’expression, ce qu’ont confirmé les cours supérieur et d’appel.Mais pour la Ville, rien n’est plus faux.«Le motif de la Cour [d’appel] nous paraît clairement erroné en droit», soutiennent les avocats de la Ville.«De plus, a renchéri hier le président du comité exécutif, Frank Zampino, c’est plus large que ce seul cas.Ça remet complètement en question les pouvoirs des conseils municipaux de déterminer la nature d’une nuisance.» La surprenante histoire remonte au 14 mai 1996.Il est minuit et quart et un policier qui patrouille le secteur du centre-ville de Montréal entend, de loin, le son de haut-parleurs crachant de la musique à très fort volume.H s’approche de la source du bruit, rue Sainte-Catherine, et constate que le cabaret Le Château du sexe amplifie la trame sonore du spectacle présenté à l’intérieur afin de concurrencer son voisin, un autre commerce exploitant l’érotisme.«Ainsi se déroule une guerre de son entre les deux établissements, peut-on lire dans le jugement de la Cour d’appel.Il arrive que les employés montent le volume au maximum, notamment la mit.» Jérusalem, capitale d’Israël?La liberté d’expression du propriétaire a bel et bien été violée «d’une manière non justifiable dans une société libre et démocratique», dit le juge VOIR PAGE A 8: NUISANCE Effet de serre Le Canada peut réduire de 50 % ses émissions de gaz d’ici 2030 Une économie annuelle de 30 milliards pour les consommateurs LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Le Canada peut réduire de 50 % ses émissions de gaz à effet de serre (GES) d’ici 2030 s’il fait le plein des mesures technologiques actuellement disponibles sur le marché, révèle « Il faut cesser une étude d’un spécialiste cana-, ,, .dien en matière d’énergies re- de développer nouvelables, Ralph Torrie.des énergies Cette étude, financée par la Fondation David Suzuki et le comme Réseau d’action face aux chan- une fin gements climatiques, précise que les consommateurs écono-économique » miseraient 30 milliards de dollars par année s’ils réalisaient le potentiel d’économies d’énergie actuellement disponible.Cette stratégie permettrait, selon l’étude, de faire passer les émissions de GES du Canada de 727 VOIR PAGE A 8: GAZ INDEX PERSPECTIVES Actualités.A 2 Éditorial.A 6 Annonces.B 3 Idées.A 7 Avis publics.B 4 Les sports.B 6 Bourse.B 2 Mots croisés.B 4 Culture.B 8 Télévision.B 7 Économie.B 1 Météo.B 4 George W.au pays de l’or noir africain L’Afrique — et plus particulièrement ses ressources pétrolières — fait actuellement l’objet d’une attention diplomatique sans précédent de la part des Etats-Unis.Question cynique: fallait-il que la «renaissance africaine» passe par les attentats du 11 septembre 2001?Guy Taillefer Le Devoir Qu’est-ce qui fait tout à coup courir la Maison-Blanche en Afrique?Son or noir, qui prend tout à coup du galon à l’échelle des «intérêts stratégiques» de George W.Bush, dans la foulée des attentats du 11 septembre 2001 et dans la perspective d'une attaque militaire appréhendée contre Bagdad.Objectif: diversifier les approvisionnements américains, se prémunir contre les chocs pétroliers et faire contre-poids à l’OPEP (l'Organisation des pays exportateurs de pétrole), dont les pays membres fournissent aux Etats-Unis à peu près la moitié ,du brut qu’ils consomment Le secrétaire d’Etat Colin Powell a effectué début septembre des visites officielles dans les Etats pétroliers de l’Angola et du Çabon — dans ce dernier pays, aucun secrétaire d’Etat n’avait jamais mis les pied.Washington a indiqué vouloir rouvrir un consulat en Guinée équatoriale et construire une ambassade à Luanda, où les diplomates américains travaillent dans des locaux temporaires.M.Bush a d’autre part l’intention d'effectuer une tournée africaine au début de l’année prochaine.Les États-Unis viennent par ailleurs d’intervenir dans le conflit civil en Côte d’ivoire, ce qui témoigne, selon Céline Thiriot-Abraham, chercheuse à Paris au Centre d’études sur l’Afrique noire, de la volonté croissante des Américains de creuser leur présence en Afrique francophone, aux dépens même de la France.Toute cette attention n’est pas normale.Jusqu’à la chute de l’URSS, le continent africain n’a jamais été considéré que comme le sordide terrain de jeu de la guerre pas si froide entre l’Ouest et l’Est La dictature de Mobutu dans son ex-Zaïre (aujourd'hui le Congo) en est un parfait exemple.Ensuite, Bill Clinton a voulu stimuler les échanges commerciaux avec l’Afrique, tout VOIR PAGE A 8: OR NOIR I A \ K S 1 $ i La plateforme santé de l’ADQ violerait la loi canadienne HÉLÈNE BUZZETTI DE NOTRE BUREAU D'OTTAWA La médecine adéquiste visant à réduire les listes d’attente dans le réseau de la santé ne passe |>as le test de la 1 i)i canadienne sur la santé.Si un éventuel gouvernement de l'ADQ devait la mettre en vigueur, Ottawa punirait probablement la province de Québec en retenant une partie de ses transferts en argent sonnant.la hii canadienne sur la santé est claire: les provinces doivent payer pour les «services hospitaliers» médicalement requis par les citoyens.Ces services, affirme la loi, ce sont non seulement les salaires des médecins et des anesthésistes mais aussi les «services infirmiers», «l'hébergement et la fourniture de repas», les «produits pharmaceutiques», «l’usage des salles d’opération, d’accouchement et d'anesthésie» ainsi que tout le matériel nécessaire pour les faire fonctionner, en plus des services offerts par tout le personnel rémunéré à cet effet par l’hôpital.De plus, fait-on valoir au ministère, la définition d’un hôpital peut englober les cliniques et autres établissements de soins si des médecins y font des actes médicaux, selon une clarification apportée à la loi en 1995 I.a Itoi canadienne est claire : les provinces doivent payer pour les «services hospitaliers» médicalement requis par les citoyens REUTERS LA DECISION du Congrès américain de considérer Jérusalem comme la capitale d’Israël a suscité hier une levée de boucliers dans les pays arabo-musulmans, qui l’estiment contraire aux résolutions de l’ONU.Le président de l’Autorité palestinienne Yasser Arafat a appelé le président américain George W.Bush à «geler» l’application de cette décision, qu’il a qualifiée de «désastre».Nos informations en page B 5.VOIR PAGE A 8: AIHJ Autres informations en page A 2 i L’éditorial de J.-R.Sansfaçon en page A 6 JEAN DION Pourquoi le monde est sans amour?¦ A lire en page B 6 Un suspense à Outremont vu par les yeux d’un ado Ican-Oatkk' ijjjnnç-* VICTORIA BLUES ntn Jean-Claude Lalanne-Cassou Victoria blues 144 PAGES • 15.95$ DISTRIBUTION FIDES PREFI LE DEVOIR.LE J E L Ü I OCTOBRE 2 0 0 2 A 2 LES ACTUALITÉS* Chevrette se remet au service de Landry ROBERT DUTRISAC DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC ex-ministre démissionnaire Guy Chevrette a ac-’ cepté le mandat de convaincre la population non autochtone du Québec des mérites de «l’Approche commune» définie dans la proposition d’entente de principe entre les Innus et le gouvernement C’est un Guy Chevrette radieux qui accompagnait le premier ministre Bernard I^ndry et le ministre d’Etat à la Population et aux Affaires autochtones, Rémy Trudel, lors de l’annonce de cettq nomination à l’entrée du conseil des ministres hier.A titre de ministre des Affaires autochtones, M.Chevrette a été «l'un des concepteurs» de l'Approche commune, a rappelé M.I-andry, une entente de principe qui «est une façon humaine et équilibrée d’avoir avec les Amérindiens du Québec la paix et le respect».«Cependant, les populations blanches en contact avec les Innus, pour une partie d’entre elles, ont des craintes et des inquiétudes», a dit M.Landry, faisant référence à la vive opposition que suscite l’Approche commune au Sa-guenay-Lac-Saint-Jean et sur la Côte-Nord, où vivent les Innus.Cette opposition a été alimentée notamment par les sorties de Russell Bouchard au Saguenay, de l’ex-dé-puté démissionnaire du Bloc québécois Ghislain Lebel et de l’ex-premier ministre Jacques Parizeau.«Cette chose a pris une telle ampleur qu'il faut pratiquement quelqu'un à plein temps pour aller réconforter les segments de la population qui sont dans l'angoisse», a dit M.landry, ce qui explique que M.Chevrette supplante le ministre Trudel dans ce rôle.Guy Chevrette devient donc «l’envoyé spécial du premier ministre auprès des populations blanches», a souligné M.Ixmdry.Au cours des 80 prochains jours, M.Chevrette agira comme un «interface compétent et sympathique», selon les mots du premier ministre, afin d’expliquer l’entente à la population.Il écoutera ses doléances et recevra les suggestions dans les deux régions touchées directement mais aussi lors de rencontres et de consultations à Québec et à Montréal.L’ex-ministre produira un rapport et agira comme témoin à la Commission parlementaire qui aura lieu en février 2003 sur le projet d’entente avec les Innus.«]e pense qu’il y a des préjugés» à l’égard de l’Approche commune et «il y a un monde» entre ce qui est écrit dans le projet et les déclarations de certains individus à son sujet, a dit M.Chevrette.Mais il y a des aspects de l’entente qui mériteraient d’être clarifiés, a-t-il reconnu, comme le fait que l’entente n’est pas une reconnaissance explicite ou implicite par le gouvernement du Québec de la Constitution de 1982.«Je peux vous dire déjà d’entrée de jeu qu'il y a beaucoup de commentaires que j’ai entendus qui se corrigent par une seule phrase», a-t-il dit.SANTÉ Le Québec est trop pauvre en riches Le plan Dumont est irréaliste et va à l’encontre de nos valeurs, juge François Legault Il n’y a pas suffisamment de riches au Québec pour que le plan d’action de l’ADQ en matière de santé fonctionne, soutient François Legault.Les besoins financiers du système de santé sont trop considérables pour que l’apport des riches, s’ils payaient pour passer devant les autres, fasse une différence.leur permettrait d’effectuer certains actes médicaux, le ministre a rappelé que son gouvernement était déjà engagé dans cette voie avec l’adoption de la loi 90, qui consacre un tel changement En ce sens, il reprend l’observation de l’Ordre des infirmières et des infirmiers du Québec, qui avait noté mardi que l’ADQ ne semblait pas au courant de la réforme en cours en matière de formation des infirmières.Mais la pénurie d’infirmières — il en manque 2000 dans le réseau à l’heure actuelle, selon les données du ministère — empêche l’application de cet élargissement, a reconnu M.Legault, qui voit là un autre motif pour juger irréaliste la proposition de l’ADQ.Le ministre a rappelé que le nombre d’admissions en soins infirmiers dans les cégeps du Québec a triple.Plus exactement le nombre d’inscriptions au cégep en techniques infirmières est passé de 1501 en 1992 a 4144 en 2001.ROBERT DUTRISAC DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Non seulement la médecine à deux vitesses préconisée par l’Action démocratique du Québec porte atteinte aux valeurs de la société québécoise, il n’y a pas suffisamment de riches au Québec pour qu’ils puissent en payant afin d’éviter les listes d’attente, combler les besoins financiers d’un système de santé exsangue.C’est en résumé le jugement qu’a porté hier le ministre d’Etat à la Santé et aux Services sociaux, François Legault, sur le plan d’action en matière de santé dévoilé mardi par l’ADQ.En permettant aux nantis de payer pour ne plus attendre avant d’être opérés, l’ADQ croit pouvoir mettre fin aux listes d’attente démesurément longues dans le réseau de la santé.Les résultats préliminaires d’études commandées par le ministre indiquent que les sommes générées par les contributions des personnes les plus riches pour se faire opérer dans des cliniques privées sont «minimes par rapport aux besoins totaux de financement en santé», a révélé M.Legault.«Au Québec, des gens riches, il n’y en a pas tant que ça», a-t-il ajouté.Les conclusions finales de ces études seront rendues publiques dans quelques semaines.«C’est irresponsable de venir nous dire qu’on va pouvoir tout régler avec le privé sans ajouter un sou», a accusé le ministre.Selon lui, il est clair que le système de santé au Québec a besoin d’argent neuf, compte tenu du vieillissement de la population, du coût des médicaments et de celui des nouveaux équipements de pointe.Le ministre dévoilera d’ici quelques semaines son plan d’action en santé pour les prochaines années, qui prévoira A’«augmenter de façon importante les budgets de la santé au Québec».Mais au delà des considérations pécuniaires, M.legault entend combattre les propositions dumon-tistes sur le plan «des valeurs de justice sociale», jugeant «irresponsable de penser qu'on va faire passer les riches devant les pauvres pour se faire soigner» au Québec.Il a aussi donné l’exemple de parents qui, pour payer à leur enfant une chirurgie de 10 000 ou 15 000 S, devront «s'endetter pour le reste de leurs jours».Sur la question de l’élargissement du champ de pratique des infirmières que propose l’ADQ, ce qui On veut des chiffres, dit Charest Le chef libéral Jean Charest met au défi l’Action démocratique de dire combien coûtera son plan en matière de santé.«Show me the money», s’est-il exclamé, reprenant ainsi une réplique célèbre d’un film américain.Interrogé hier matin après son passage à la station de radio anglophone montréalaise CJAD, M.Charest a tenté de démolir le plan adéquiste en santé, dévoilé la veille, qui prévoit la possibilité de pratiquer beaucoup plus d’interventions chirurgicales dans le secteur privé moyennant le paiement de certains coûts par le patient «Qu’il [M.Dumont] nous donne donc ses chiffres.Moi, je les ai donnés, mes chiffres.Qu’il dise aux citoyens du Québec combien ça va leur coûter», s’est exclamé un Jean Charest plus mordant qu’à l’habitude.«Il n’y en a pas, de prévision de coûts à l’ADQ; il n’y a pas de chiffres à l’ADQ; il n’y a pas de politique qui se tient à l’ADQ.M.Dumont, il va falloir qu’il nous dise comment il va mettre ça en place.» Quand on lui a souligné que le Dr Stephen Morgan, qui a présenté à la presse le plan de l’ADQ en santé, a affirmé que l’implantation du plan adéquiste pouvait se faire sans coûts additionnels, M.Charest a répliqué: «Ouais, bien, bonne chance.» Le chef du PLQ a laissé entendre qu’avec le plan adéquiste, le coût des régimes privés d’assurances augmenterait, puisqu’une partie de la facture actuelle de soins de santé serait refilée aux régimes privés.«Combien ça va coûter au citoyen privé aussi — parce que ce n'est pas juste le public.Les assurances privées, ce n’est pas juste les patrons dans les entreprises qui vont en vouloir.Les travailleurs vont-ils être en classe économique et les patrons en classe affaires?» Interrogé sur la pertinence d’autoriser des interventions chirurgicales dans le secteur privé — ce que veut faire l’ADQ pour réduire les listes d’attente —, M.Charest a répliqué: «Je suis totalement opposé à un système de santé à deux vitesses.» Le chef du PLQ a ridiculisé la volonté de l’ADQ d’exiger que les médecins fassent un nombre mini- JACQUES NADEAU LE DEVOIR Jean Charest participait à une émission à CJAD, hier.mal d’interventions dans le système public avant de pouvoir opérer dans le secteur privé.«Les médecins qui vont aller dans le privé, vont-ils aller dans le privé pour gagner moins d’argent que dans le public?», a-t-il demandé avec une pointe d’ironie.Les médecins «vont répondre à ceux qui veulent se faire opérer plus rapidement» et les autres vont attendre, croit-il.A ses yeux, un tel système engendrerait des conséquences «dramatiques» et entraînerait «une hausse de coûts substantielle pour l’administration de notre système de santé».«Dans un contexte de pénurie d’infirmières et de médecins, ce que propose Mario Dumont est un désastre; il ne faut pas se leurrer là-dessus», a lancé le chef libéral.Il a invité ceux qui seraient tentés par l’avepture du privé à examiner le système de santé des Etats-Unis.Presse canadienne m Canada r ^ OBLIGATION À PRIME DU CANADA mm m ¦ ÉMISSION 27 - TAUX ANNUEL COMPOSÉ DE 4,OS % APRÈS 5 ANS ^ J V : - rendement garanti mÊÊÊÊKÊ OBLIGATION D’ÉPARGNE DU CANADA ÉMISSION 78 ________ J • L'Obligation à prime du Canada est encaissable une fois l’an, à la date anniversaire de l’émission et dans les 30 jours suivants • L’Obligation d’épargne du Canada est encaissable en tout temps • Aucuns frais • Investissement à partir de 100 $ • Options REER et FERR applicables aux deux titres • Garantie du gouvernement du Canada • Placement idéal pour une épargne à l’abri des risques • Achat en ligne, par téléphone, par retenues salariales ou dans les institutions bancaires ou financières Avis aux porteurs d’obligations : • Celles et ceux qui détiennent des OEC non échues des émissions 46 à 50, 54,60, 66 et 72 et des OPC de l’émission 9 sont priés de consulter notre site Web ou de téléphoner pour obtenir des éléments d’information précis sur leurs titres • Les OEC de l’émission 45 arrivent à échéance le 1er novembre 2002 pour acheter directement, consultez www.oec.gc.ca ou composez 1 888 773-9999.Nouvelles Obligations d'épargne du Canada achetez vos titres sans tarder.un excellent mode d'épargne, c'est garanti.Le mnistre des Finances peut mettre fin à la vente des obligations en tout temps.Émissions 27 et 78 en vente jusqu'au \ ‘ nowmbre 2002.sous réserve de modifications sans préavis Charest réprouve l’idée d’une nouvelle taxe à Montréal TOMMY CHOUINARD LE DEVOIR Une nouvelle taxe imposée aux Montréalais?Pas question, dit Jean Charest Si le Parti libéral du Québec formait un prochain gouvernement, son chef ne permettrait pas la création d’une telle taxation, une initiative suggérée par le maire Gérald Tremblay lundi.Il explorerait plutôt l’avenue d’un partage des revenus tirés de l’actuelle TVQ avec les municipalités.C’est ce qu’a expliqué M.Charest hier avant-midi sur les ondes d’une station de radio anglophone de Montréal, CJAD, où il a également maintenu sa promesse de respecter le droit des citoyens à la dé-fusion.Lundi dernier, Gérald Tremblay avait indiqué devant le Cercle canadien de Montréal qu’il n’écartait pas l’éventualité de créer une nouvelle taxe pour regarnir les coffres de la Ville, dont le prochain budget pourrait être affligé d’un déficit de 147,7 millions de dollars.Aux commandes du Québec, Jean Charest n’accorderait pas son appui au maire de Montréal pour imposer une autre forme de taxation aux citoyens.«On n’est pas enclins à favoriser de nouvelles taxes, a-t-il dit à la sortie des studios de CJAD.Par contre, dans la politique des régions, qui inclut Montréal et Québec, nous avons prévu une décentralisation faite sur mesure pour chaque région.» Toutefois, le chef de l’opposition officielle se dit prêt à explorer un partage avec les villes des ressources financières tirées de la TVQ «pour financer les transferts de responsabilités».«Nous sommes prêts à explorer avec la Ville de Montréal ce nouveau partage de ressources financières», a-t-il affirmé.M.Charest poserait toutefois des conditions à ce partage: l’imputabilité des administrations municipales, l’assurance de ne créer aucune nouvelle structure et le refus d’instaurer de nouvelles taxes.Jean Charest a également précisé que si les citoyens mécontents de leur nouvelle ville souhaitaient une défusion, il ne les empêcherait aucunement de tenir des référendums sur la question, invoquant «le droit des citoyens qui paient des taxes à un mot à dire sur le futur de leur communauté».«C’est m principe de démocratie», a-t-il dit en tribune téléphonique à CJAD, tout sourire, visiblement à l’aise avec des auditeurs plutôt gagnés d’avance.«Je ne vois pas comment on pourrait faire fausse route en faisant confiance aux gens de décider comment ils veulent dépenser leur argent et exercer leur bon jugement.» Si les résultats d’un référendum donnaient victoire à la défusion, M.Charest ne s’opposerait pas au processus qui devrait s’ensuivre.L’ex-syndicaliste Mario Cotton avec l’ADQ PRESSE CANADIENNE ancien président du syndicat ' des techniciens ambulanciers du Québec Mario Cotton brigue la vice-présidence de l’Action démocratique du Québec.M.Cotton avait quitté la présidence de ce syndicat, affilié à la CSN, en 1992.Aujourd’hui, il s’intéresse à la politique parce qu'il veut changer des choses, a-t-il expliqué au cours d’un entretien téléphonique avec la Presse canadienne, «fai rencontré là des gens qui croyaient à quelque chose.C'est une place où on peut faire évcAuer les affaires* Il n’en est d’ailleurs pas à ses premières armes à l’ADQ, où il a travaillé au sein de l’organisation politique, notamment lors de l'élection complémentaire dans Vimont, au cours de laquelle le candidat adéquiste François Gau-dreau a été élu.L’ADQ lui a aussi confié la direction de la campagne électorale pour la région de Laval, qui compte cinq circonscriptions, en vue des prochaines élections.M.Cotton affirme ne voir aucune contradiction entre son engagement passé à la CSN et son militantisme pour l’Action démocratique.Il peut vivre sans problème avec les positions de l'ADQ sur la sécurité d’emploi et l'ancienneté dans la fonction publique, sa volonté de réduire la taille de la fonction publique et son plan en matière de santé qui fait place au privé.« * 4 LE DEVOIR.L J E ID I 3 OCTOBRE 2 O O 2 A A - I.F.DEVOIR * I.F.DEVOIR ACTUALITES ^•nKMUkr Michel David ?Le scalpel et la baguette On doit reconnaître que l’ADQ ne manque pas de culot Choisir le «1212 Panel», comme on appelle familièrement le Centre Saint-Pierre à Montréal, haut lieu de la gauche et de Faction communautaire, pour proposer l'introduction d'une médecine «à deux vitesses», Q faut le faire! En fin de semaine dernière, Jean Charest ironisait sur les propos de cet homme d’affaires souverainiste passé à FADQ, Carmand Nadeau, qui pouvait acheter trois Mercedes mais regrettait de ne pas pouvoir en vendre une afin de faire soigner sa famille.M.Nadeau a maintenant tout lieu d'espérer avec le taux d’impôt uniforme proposé par l'ADQ et son projet de réforme du système de santé, il pourra se faire soigner dans un hôpital privé et conserver ses trois Mercedes, peut-être même en acheter une quatrième.Si Mario Dumont a retraité sur la question constitutionnelle, on ne peut pas lui reprocher de chercher à finasser avec son projet de société.Depuis le temps que les politiciens tournent autour du pot, on devrait se réjouir d’en voir un lancer ouvertement le débat sur la privatisation des services de santé.Encore faudrait-il que les enjeux soient clairs.Celui que plusieurs voient déjà ministre de la Santé dans un gouvernement adéquiste, le docteur Stephan Morgan, chirurgien de son état, a indéniablement l’étoffe d’un politicien, aussi à l’aise avec une baguette magique qu’avec un scalpel.On a beau vouloir croire, comme son chef nous invite à le faire, mais il est bien difficile d'imaginer, alors que le réseau est déjà sous-financé, comment la proportion des dépenses publiques consacrées à la santé pourrait être maintenue à son niveau actuel s'il fallait augmenter substantiellement le nombre de médecins et surtout d'infirmières, dont la rémunération serait même augmentée.Si au moins le personnel administratif jugé inutile par l’ADQ était congédié.Mais non, il sera simplement réaffecté.Le Dr Morgan veut bien reconnaître que le fait de ramener les délais d’attente pour une opération ou un traitement à un niveau «raisonnable» entraînera un «coût temporaire», qui reste à déterminer, il pose toutefois la question: «Pourquoi continuer à dire non à des êtres humains qui veulent se faire soigner?» Je vous le dis: cet homme-là est fait pour la politique.Pour que des économies significatives se dégagent, il faudrait que s’opère un transfert massif de la clientèle vers le privé.Le Dr Morgan n’a cependant pas voulu estimer quel serait l'équilibre souhaitable entre le public et le privé.«On va laisser la nature des choses faire l’équilibre», a-t-il dit., C’est bien là le plus inquiétant A terme, la «nature des choses» va inévitablement creuser un fossé entre les deux systèmes.Soit, l’Etat continuera d’assurer la rémunération du médecin, mais qui empêchera un établissement privé de se doter des équipements et des technologies les plus avancées que le réseau public ne sera pas en mesure d’offrir au malade «ordinaire»?On ne parle plus ici de simples coûts administratifs de 350 $ l’heure, y compris le séjour en salle de réveil après une opération, comme le suggère le document que M.Morgan a rendu public mardi.Aux Etats-Unis, certains traitements valent bien le prix d’une Mercedes.Les compagnies d’assurances vont sûrement applaudir aux recommandations de l'ADQ.Le document que M.Morgan a présenté mardi contient un de ces sophismes dont Mario Dumont est friand.«Enfin, qui s’opposerait au choix de tout contribuable ou citoyen du Québec de se procurer à l'étranger, comme jadis d’illustres Québécois l’ont réalisé, des soins de nature médicale?Pourquoi alors leur refuser ce choix ici même alors que les étrangers pourraient bien se procurer ici des soins à meilleur compte que chez eux?» , Allons donc: les Québécois vont aux Etats-Unis parce que les délais d’attente sont trop longs ou que les traitements ne sont pas disponibles ici.Pensez-vous qu’un Américain viendrai risquer sa santé au Québec pour économiser?Il faut croire que Jean Charest a impressionné le PQ par sa vigoureuse dénonciation du «dumontisme» à la clôture du conseil général de son parti, dimanche dernier.Tellement que le gouvernement Landry a décidé de laisser aux libéraux le soin de donner la réplique à l’ADQ.Ds n’ont pas mis de temps à réagir aux propositions adéquistes en matière de santé, que le député de Châ-teauguay, Jean-Marc Fournier, s’est empressé de passer au hachoir.Avec une courtoisie tout à fait inhabituelle, le ministre de la Santé, François Legault, a remis ses propres commentaires au lendemain, de manière à ne pas «scooper» son collègue libéral.On ne voit pratiquement plus de ministres ces jours-ci.Depuis dix jours, la plus grosse annonce a été la nomination de Guy Chevrette au poste d’envoyé spécial sur la Côte-Nord afin de tenter de calmer la population blanche, inquiète de l’entente avec les Innus.Pour sa réunion présessionnelle, le caucus péquiste s’est réfugié à Saint-Félicien, comme s’il voulait être ie plus discret possible.Il est vrai qu’après avoir mis le réseau sens dessus dessous depuis huit ans, la crédibilité du PQ en matière de soins de santé n'est pas très élevée.L'ADQ dit voir dans la situation actuelle le résultat de mauvaises décisions prises depuis 35 ans, mais la population a plutôt l’impression que les problèmes ont commencé avec la réforme Rochon.De manière plus générale, le PQ est identifié à un étatisme qui n’a pas la cote ces temps-ci.Dans ces conditions, pourquoi ne pas laisser le PLQ critiquer le projet adéquiste au nom des «valeurs libérales», qu’il vient tout juste de redécouvrir grâce aux bons soins de Claude Ryan?Le même calcul peut s’appliquer à la question constitutionnelle.Il n’y a rien d'étonnant à ce que le premier ministre Landry dénonce l’à-plat-ventrisme dont Mario Dumont a fat preuve dans son discours au Canadian Club de Toronto.Pour un péquiste, tout ce qui n’est pas la souveraineté est nécessairement trop mou, mais si même Jean Charest le dit.Depuis dix jours, c’est comme si le chef libéral s’employait à rappeler aux souverainistes et aux sociaux-dê mocrates tentés par l'ADQ que leur place est au PQ.Paradoxalement pour que Jean Charest ait une chance de devenir premier ministre, le PQ doit recouvrer la santé.mdavid@ledevoir.com Une quinzième victime.et les recherches se poursuivent RKUTKRS I Æ tpyiL, LES MAINS dans la boue, les enquêteurs ont poursuivi hier les fouilles à la ferme porcine de Robert Pickton, le présumé tueur en série de Port Coquitlam, en banlieue de Vancouver.Les policiers ont déposé hier quatre nouvelles accusations de meurtre prémédité à l'endroit de Pickton.maintenant soupçonné d’avoir tué 15 femmes, ce.qui fait de lui le plus grand tueur en série au Canada, titre que détenait jusque-là Clifford Oison.La CSDM veut chasser Raël Les amis des elohims se rendent près des écoles pour inciter les élèves à renier la religion catholique Les raéliens ont entrepris lundi une campagne de sollicitation auprès des jeunes afin de les inciter à renier l’Eglise catholique, «dont de nombreux dirigeants ont trahi le message d’amour de Jésus».Qualifiant cette campagne de «propagande inappropriée», la Commission scolaire de Montréal a décidé de recourir aux tribunaux pour chasser les disciples de Raël des abords de ses écoles.JEANNE CORRIVEAU LE DEVOIR Dans l’espoir de ne plus jamais voir de raéliens près de ses écoles, la Commission scolaire de Montréal (CSDM) a déposé hier une demande d’injonction provisoire et permanente devant la Cour supérieure.Malgré le droit à la liberté d’expression dont bénéficient les raéliens sur la voie publique, les écoles devraient pouvoir assurer la sécurité de leurs élèves au delà des limites de leur territoire, fait valoir la commission scolaire.Lorsqu’un groupe de raéliens s’est pointé lundi matin devant l’école secondaire Jeanne-Mance, à Montréal, la direction de l’établissement n’a pas trouvé ça drôle du tout.Quelques dizaines de disciples de Raël procédaient à la distribution de croix et de tracts pour inviter les élèves à signer un formulaire d’apostasie afin d’offi- cialiser leur rejet de la religion catholique.Accusant l’Eglise catholique d'avoir tralii le message de Jésus en ne sanctionnant pas les prêtres coupables de gestes criminels, le Mouvement raélien a entrepris cette semaine une tournée de sensibilisation aux abords de cinq écoles et cégeps de Montréal.Il compte aussi organiser une manifestation dimanche au parc Jeanne-Mance afin d’y brûler des croix.Comme les raéliens étaient postés à l’extérieur du terrain de l’école lundi, la direction de l’établissement a dû se contenter d’inviter les jeunes à ignorer leur présence.Mais aux yeux de Robert Cadotte, commissaire à la CSDM, la campagne des raéliens constitue une incitation à la haine, et la commission scolaire devrait pouvoir intervenir afin de protéger ses élèves, même sur la voie publique, croit-il.Les raéliens s’étant engagés à ne pas retourner faire campagne autour des écoles de la CSDM, le juge a statué hier qu’une injonction provisoire n’était plus nécessaire.Les avocats devront toutefois s’entendre, au cours des prochains jours, sur les procédures à suivre en ce qui a trait à la demande d’injonction permanente réclamée par la commission scolaire.Si celled est accordée par le juge, la présence des raéliens sera interdite autour des écoles de la CSDM «jusqu'en 2030, quand les élohims vont débarquer», a précisé Robert Cadotte à la blague.Selon M1 Julius Grey, spécialiste en droits de la personne, deux principes se heurtent dans cette cause: la liberté d’expression et la protection des enfants.Mais il est difficile de présumer de la décision du juge, a-t-il dit, car théoriquement, les raéliens ont le droit de solliciter les jeunes: «Isur façon de procéder, soit la distribution de croix, est à la frontière de la propagande haineuse, et je pense qu’il serait raisonnable pour la commission scolaire de ne pas permettre qu ’on implique les enfants dans une activité qui est sur la frontière d’une activité illégale.» Il faudra que le juge examine de près les faits allégués, a-t-il dit, pour évaluer l’insistance manifestée par les raéliens dans leur sollicitation.les raéliens entendent se rendre à Québec la semaine prochaine, et la polyvalente Roger-Comtois figure sur leur itinéraire, mais la Commission scolaire de la Capitale n’envisage pas pour l’instant d'empêcher leur venue par le recours aux tribunaux, même si on s’intéresse vivement aux procédures entreprises à Montréal.la plupart des écoles ont même convenu de ne pas parler des raéliens aux élèves, «On ne veut pas jouer le jeu des raéliens, qui est de leur faire de la publicité», a expliqué Carole Coulombe, agente d’information à la commission scolaire.Ix's raéliens, qui prétendent que les êtres humains ont été créés par des extraterrestres, se défendent bien de vouloir faire du recrutement auprès des jeunes.«On les invite à penser par eux-mêmes», a affirmé Nicole Bertrand, porte-parole du mouvement.De son côté, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) n’a pas été avisé de la manifestation prévue pour dimanche, mais les forces de l’ordre seront présentes si celle-ci a bel et bien lieu, a indiqué lan lüfreniere, porte-parole du SPVM.(füo’ 402 -HOMMC Dc/mis 7.977 Vestons griffés importés i’Me seulement 299* Tissus signés - Cerruti 1881 - Zegna - Marzotto - Zignone, etc.1118, rue Sainte-Catherine Ouest 2’ étage, Montréal • (514) 861-3636 Heures d’ouverture : Lun.au ven.10 h à 18 h .Sam.10 h à 16 h Chez Enfants Deslongchamps 1007, rue Laurier Ouest, Outremont Tél.: 274-2442 Gambard Vente et service technique Datejust en acier et or Jaune 18 carats.¦fpA 11A 630-A RUE CATHCART MONTRÉAL, CENTRE VILLE (514) 866-3876 4 Arcand LE DEVOIR.LE JEUDI 3 OCTOBRE 2002 LES ACTUALITES BONJOUR MONTREAL, dès 5 h 30.CKAC 730 LAPIERRE ET COMPAGNIE, dès 15 h 30.Lapierre Québec confie un mandat de recherche à un partisan des OGM Il s’agit de mesurer les impacts environnementaux des cultures transgéniques Québec essaie depuis un an de valider sa politique de laisser-faire en matière de cultures transgéniques au Québec.De nombreux rapports scientifiques l’incitent à une approche préventive dans ce domaine.Le public réclame l’étiquetage obligatoire et les groupes, des audiences crédibles et indépendantes.Mais Québec prendra un autre chemin.LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Le ministère québécois de l’Environnement a octroyé hier au Centre de recherche en horticulture de rUniversité Laval et à une équipe dirigée par le professeur Dominique Michaud une subvention de près de 200 000 $ pour étudier les impacts environnementaux des cultures transgéniques dans les milieux naturels, ce qu’on appelle aujourd’hui les risques de contamination biologique.Cette décision a immédiatement provoqué un tollé dans certains milieux scientifiques et environnementaux en raison de l’orientation scientifique des bénéficiaires de cette subvention gouvernementale.Pour Eric Darier, porte-parole de Greenpeace au dossier, «le fait que cette étude sera dirigée par le professeur Dominique Michaud, qui est ouvertement un partisan des OGM, conduit Greenpeace à condamner cet octroi à un chercheur pro-OGM.Ce qui fausse dès le départ les conclusions anticipées.Demander au professeur Mi- chaud de diriger une étude sur les impacts environnementaux des cultures OGM, c’est comme demander au loup de faire une étude sur la sécurité dans les bergeries.L’équipe de Laval aura pour partenaire la Fédération des producteurs de cultures commerciales du Québec, qui regroupe bon nombre d’utilisateurs de produits OGM.Cet organisme ajoutera environ 45 000 $ en services divers pour permettre aux chercheurs d'interviewer par questionnaires ses membres «sur les problèmes environnementaux rencontrés par les producteurs», précise de son côté Claire Charland, attachée de presse du ministre délégué à l’Environnement et à l’Eau, Jean-François Simard.Selon ce dernier, «l’objectif de l’étude dirigée par le professeur Michaud est de dresser un portrait rigoureux et complet de l’impact environnemental des plantes transgéniques qui résistent aux herbicides ainsi que les lignées qui résistent aux insectes herbivores Outre une revue exhaustive de la littérature sur le sujet, l'équipe de recherche fera une enquête auprès des utilisateurs de plantes transgéniques au Québec afin de recueillir des données sur ces cultures et elle effectuera également des travaux expérimentaux qui fourniront des données utilisables, adaptées aux conditions culturales du Québec».Claire Charland a récusé toute accusation de biais scientifique de la part de l’équipe du professeur Mi-chaud: «Nous avons pleine confiance dans la science et la rigueur scientifique de ces chercheurs», a-t-elle dit.Mme Charland a par ailleurs expliqué que le premier appel d’offres de l'Environnement n’a suscité qu’une seule proposition, qui s’est avérée incomplète.Un deuxième n’a suscité qu’une seule proposition, celle de l’équipe du professeur Michaud.Syndicalisation des centres de la petite enfance Québec tente de faire renverser un premier jugement JOSÉE BOILEAU LE DEVOIR Le Tribunal du travail a commencé hier à entendre un important appel déposé par le gouvernement du Québec et certains centres de la petite enfance (CPE) contre la syndicalisation d’éducatrices en milieu familial.Une trentaine d’entre elles se pressaient d’ailleurs dans la petite salle du tribunal pour entendre cette cause qui est loin d’être anodine.En témoignait la présence, en matinée, de la présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, et de la vice-présidente de la CSQ, Louise Chabot.Quelque 10 000 femmes au Québec gardent chez elles des enfants tout en étant reliées à des CPE.Pour le gouvernement, il s’agit là de travailleuses autonomes qui ne sont pas assujetties aux salaires en vigueur dans les CPE.La CSQ et la CSN y voient plutôt des employées qui peuvent se syndiquer.De premières requêtes en accréditation ont d’ailleurs été déposées par les deux centrales syndicales l’an dernier.Un premier commissaire du travail a donné raison à la CSQ en février; un autre a fait de même en mars dans deux causes impliquant la CSN.Le gouvernement, auquel une éventuelle syndicalisation du milieu familial pourrait coûter 140 millions, a aussitôt fait appel de ces décisions.Les causes, similaires, ont donc été regroupées pour être entendues cette semaine par la juge Suzanne De nouveaux calculs pour financer les universités Handman, du Tribunal du travail.Dans son plaidoyer d’hier, le procureur du gouvernement, Michel Déom, s’est fermement opposé aux arguments invoqués par les deux commissaires.Certes, depuis la mise en place des «places à 5 $» et la transformation des garderies en CPE, ceux-ci ont acquis plus de responsabilités.Mais selon M" Déom, le contrôle qu’exerce le CPE envers le milieu familial n’est pas celui d’un employeur.Il s’agit plutôt d’un contrôle administratif que les CPE n’ont jamais demandé mais que le ministère leur a attribué.En tait, a-t-il longuement exposé, tant la loi que le règlement font bien voir que le CPE agit comme «agent payeur et vérificateur du ministre» et non comme un employeur ayant latitude et droit de gérance.«Le CPE n’a, à l’égard de la responsable du service de garde, que les pouvoirs qui lui sont dévolus par la loi», a dit Mf Déom.A preuve: l’infinie précision du règlement encadrant les services de garde en milieu familial, ce qui témoigne du fait qu’ils ne sont pas soumis aux exigences particulières d’un CPE mais bien à des dispositions législatives qui ne se négocient pas.Or la base du droit du travail, a-t-il dit, c’est la négociation.Le plaidoyer de M'Déom a toutefois suscité moult sourires et soupirs dans la salle.Plusieurs des femmes présentes racontaient plutôt, à la pause, combien est grand le contrôle de leur CPE sur leur travail, bien au delà, selon elles, de ce qui est prévu par la loi.Et, disaient-elles, ce sont précisément ces contraintes qui leur enlèvent leur statut de travailleuses autonomes.MARIE ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR Les universités concoctent actuellement avec le ministère de l’Éducation (MEQ) une nouvelle grille de pondération qui déterminera la hauteur des subventions qu’elles recevront désormais.Elles s’astreignent à cet exercice de bonne grâce mais espèrent en retirer un bénéfice et ne pas y voir poindre des ponctions dans les budgets des unes ou des autres.«Nous sommes en train de faire la mise à jour de cette grille d'analyse pour nous assurer qu’il n’y a pas de secteurs [d’enseignement] qui sont notoirement sous-financés», a expliqué hier Pierre Lucier, président de la Conférence des recteurs et principaux d’université du Québec (CREPUQ), également à la tête du réseau de l’Université du Québec.«Mais il est clair dans notre esprit qu’il ne faut pas, au bout du compte, déshabiller Pierre pour habiller Paul.Nous n'appliquerons pas ça de manière abrupte s’il n’y a pas d'argent neuf qui est rattaché.» Cette grille dont on parle est capitale dans la formule de financement des universités puisqu'elle dicte la grosseur de l’enveloppe remise à chacune d’elles pour les activités d’enseignement.Elle est conçue en fonction d'une somme remise par étudiant, selon la discipline et le cycle d’études.En décembre 2000, alors qu’il publiait une toute nouvelle politique, de financement des universités, l'ex-ministre de l’Éducation, François Legault, avait remis à plus tard la révision de cette grille clé, les universités ne parvenant pas à s’entendre sur les modifications à apporter.Cette fois, c'est un comité de la CREPUQ, composé essentiellement de vice-recteurs aux finances et travaillant conjointement avec le MEQ, qui s’affaire à ces changements administratifs délicats, «dans la bonne entente», précise M.Lucier.Le résultat final devrait être connu en décembre prochain.Les universités, qui voient prendre fin cette année la dernière phase du réinvestissement de 600 millions lié au Sommet du Québec et de la jeunesse, s'activent aussi à démontrer au ministère de l’Éducation qu’elles auront nécessairement besoin d’une seconde vague de réinvestissement, «qui ne pourra pas être moins élevée que la première», a expliqué M.Lucier.Dans quelques semaines, elles entendent chiffrer leurs demandes au ministère, lui démontrant à coups d’études la hauteur du financement nécessaire pour concurrencer le milieu universitaire nord-américain.EN BREF Le Bloc change de candidat dans Lac-Saint-Jean (Le Devoir) — Deux ans après avoir imposé un candidat dans Chicoutimi, provoquant du coup une tourmente dans ses rangs, voilà que le Bloc québécois se retrouve de nouveau sur un terrain glissant Cette fois, c'est dans la circonscription de Lac-Saint-Jean que le Bloc fait face à du mécontentement Le Bloc a annulé l’investiture qui avait donné gagnant Sébas- tien Gagnon par une seule voix.L'adversaire de M.Gagnon, Patrice Dallaire, pointé comme le candidat de 1 establishment bloquiste, a eu gain de cause à la suite d'une plainte qu'il avait déposée, alléguant entre autres qu'une personne n’avait pas la qualité d’électeur.Devant ce qu’il appelle «un abus de pouvoir» et «un parti pris», M.Gagnon a décidé de ne pas se représenter.De son côté, Patrice Dallaire assure que personne ne lui a ouvert la voie et que son intérêt maintenant consiste à refaire les ponts entre les deux clans. LE 1) E V 0 i K .LE J E L l> I 3 OCTOBRE 2 0 0 2 a r> ?LES ACTUALITES* La participation du Canada à une guerre contre l’Irak serait importante Campagne au leadership du PLC La bataille du Québec se joue fin novembre L’équipe Martin entend faire une démonstration de force ISABELLE DUCAS PRESSE CANADIENNE Ottawa — Le Canada pourrait fournir une participation «assez importante» à une éventuelle action militaire contre l’Irak, a indiqué hier le ministre de la Défense, John McCallum.•Si le gouvernement nous le demande, nous serons en mesure de faire une contribution assez importante, a dit le ministre, avant de se rendre à la réunion du caucus libéral.Les gens de la Défense font des plans, considèrent des options.Mais la situation est hypothétique maintenant, on n’a pas reçu de requête des Américains, il n’y a rien sur la table en ce moment.» M.McCallum a rappelé que le Canada, même s’il est critiqué pour le manque de ressources dont dispose son armée, a envoyé un contingent important pour participer à la guerre en Afghanistan.Un effort semblable pourrait être fait dans le cas où une guerre serait déclenchée contre le régime de Saddam Hussein, a souligné M.McCallum.Le premier ministre Jean Chrétien a cependant affirmé que le pays n’interviendrait que s’il y avait une résolution des Nations unies le demandant •S’il doit y avoir une intervention en Irak, il faudra une résolution des Nations unies, a dit M.Chrétien aux Communes.S’il y a une résolution des Nations unies qui est claire et qui indique clairement que tous les membres ayant participé dans les coalitions antérieures veulent participer, le Canada participera, mais seulement si nous avons l’appui du Conseil de sécurité.» Le Canada croit dans le «multilatéralisme» et n’appuiera pas des frappes militaires qui seraient menées par les Etats-Unis seuls, a ajouté le premier ministre.Mais dans l’immédiat, le gouvernement canadien est plutôt intéressé par le débat sur l'envoi des inspecteurs en désarmement en Irak, a-t-il ajouté.Le Canada est en faveur d'une nouvelle résolution du Conseil de sécurité de l’ONU indiquant clairement au gouvernement de Bagdad qu'il fera face à de graves conséquences s’il nuit au travail des inspecteurs, qui doivent se rendre sur place pour vérifier si l’Irak possède des armes de destruction massive.Le Bloc québécois a demandé au gouvernement que la décision sur l’envoi de troupes canadiennes en Irak soit soumise à un vote des Communes.«[Un sujet aussi important] justifie que le gouvernement obtienne au préalable le feu vert de la Chambre, avant d'entreprendre quelque action militaire que ce soit contre l’Irak», a souligné la députée bloquiste Francine Lalonde.Jean Chrétien a répondu qu’il était suffisant que les députés donnent leur opinion au cours d’un débat sur le sujet Le ministre des Affaires étrangères, Bill Graham, avait plus tôt rejeté la suggestion de la Maison-Blanche, qui avait laissé entendre que l'assassinat serait une façon acceptable de se débarrasser de Saddam Hussein.«Nous ne sommes pas en faveur de l’assassinat d’un leader, parce que, bien que Saddam Hussein ne soit pas un leader populaire ni acceptable, il faut avoir un processus, il faut garantir la paix, et un assassinat n'est pas un moyen acceptable.Si on commence avec ce moyen, il y en a d'autres qui l’utiliseront», a souligné le ministre.Antimonarchiste, John Manley accueillera la reine ISABELLE RODRIGUE PRESSE CANADIENNE Ottawa — Lorsqu’elle mettra le pied à Ottawa pour amorcer sa visite de la capitale fédérale, la reine Elisabeth II sera officiellement accueillie par un antimonarchiste avoué, le vice-premier ministre John Manley.M.Manley a été nommé «ministre délégué» pour cette portion de la visite royale et, à ce titre, il est chargé d’accompagner la reine dans tous ses déplacements officiels.Il sera évidemment présent à l’aéroport d’Ottawa pour lui souhaiter la bienvenue, le samedi 12 octobre.Le ministre devra toutefois re-fréner ses opinions pour quelques jours, lui qui n’a jamais caché qu’il considérait la monarchie comme un concept dépassé.En veytu de la Constitution, la yeine Elisabeth II est le chef d’Etat du Canada.En 1997, M.Manley avait déclaré qu’il était convaincu que le Canada devrait abolir son association avec la couronne britannique.Le ministre tenait des propos similaires en mai 2001, ajoutant qu’au XXIe siècle, les prérogatives de la famille royale n’étaient plus vraiment pertinentes pour le Canada.Il précisait alors qu’il espérait pou- voir aborder la question un jour avec la principale intéressée.Hier, le ministre n’a pas voulu se présenter devant les journalistes pour commenter l’affaire.Les chefs des partis d’opposition n'ont pu s’empêcher de sourire lorsque mis au fait de cette situation.«Les deux auront des conversations intéressantes», a commenté le chef conservateur, Joe Clark.«C'est un peu ironique, mais le système britannique et Sa Majesté ont une longue histoire de tolérance envers des opinions différentes», a pour sa part souligné Stephen Harper.Le chef de l’Alliance canadienne a d’ailleurs obtenu une réponse positive à sa demande d’audition privée avec la souveraine.Il n’a pas voulu s’avancer sur les sujets de convei^ation qu’il aimerait aborder avec Elisabeth IL «Elle décidera bien des sujets qu’elle voudra aborder», a-t-il noté, ajoutant que sa demande se veut une marque de poli-tesse.Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a de son côté refusé l’invitation de participer aux événements soulignant le jubilé de la souveraine.«On reconnaît la reine d’Angleterre, certes, mais en tant que reine du Canada, on ne reconnaît pas l’autorité.Et ça serait cautionner quelque chose qu’on ne reconnaît pas», a expliqué M.Duceppe.Achat de deux Challenger: Goodale doit s’expliquer PRESSE CANADIENNE Ottawa — Le gouvernement libéral fédéral a dû justifier une fois de plus, hier, l’achat controversé de deux avions Challenger de Bombardier en dépit de l’avis contraire de hauts fonctionnaires des Travaux publics.Selon des documents cités par le quotidien National Post dans son édition de mardi, la sous-ministre aux Travaux publics Janice Cochrane aurait émis de sérieuses réserves concernant l'achat des deux appareils.Mme Cochrane aurait fait valoir que l'achat pourrait contrevenir aux règles d'attribution de contrats et placer le gouvernement dans une situation difficile si un autre constructeur d’avions décidait de contester l’achat devant les tribunaux.La sous-ministre aurait aussi mentionné que la dépense pourrait mettre en péril l’achat d’hélicoptères militaires pour rempla- cer les vieux Sea King.«Les fonctionnaires sont nommés pour donner des avis, a expliqué le ministre des Travaux publics.Ralph Goodale.Ce sont toutefois les ministres, qui sont élus, qui prennent les décisions.Dans ce cas particulier, il ne fait aucun doute qu'une somme importante d’avis a été sollicitée, analysée et étudiée [.] Selon moi, toutes les règles et procédures qui s’appliquent ont été suivies.» Reste qu’il s’agit du deuxième exemple de fonctionnaires ayant émis des doutes concernant ledit achat.La semaine dernière, d’autres informations démontraient que des hauts fonctionnaires de la Défense nationale avaient aussi émis des avis contraires, faisant valoir que les avions Challenger déjà à la disposition du gouvernement étaient en bon état et que leur remplacement n’était pas nécessaire.Les deux nouveaux avions représentent une dépense de 101 millions.Le Parti libéral du Canada n’attendra pas un an pour assister au premier test d’importance de la course au leadership libéral.Ce test aura lieu à la fin novembre, au Québec, lors du congrès de l’aile provinciale du PLC.Paul Martin est le seul candidat de poids à pouvoir faire campagne, et son équipe n’entend pas laisser passer l’occasion.MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA L’équipe de Paul Martin est à ' pied d'œuvre au Québec.Le congrès du parti et le vote de confiance envers le chef, prévus pour la fin février, ont peut-être été annulés, mais la rencontre de la section québécoise, elle, aura bel et bien lieu à la fin novembre, et l’enjeu reste important Pour le camp Martin, il s’agit de démontrer que son candidat est un joueur important et incontournable, a expliqué un organisateur.On veut en somme afficher sa force.En ayant des organisateurs sur place.En participant aux débats sur les résolutions, bien qu’on ne prévoie pas en piloter.Et aussi en faisant élire des délégués.Entre 1200 et 1500 délégués sont attendus au congrès qui aura lieu les 29 et 30 novembre et le 1" décembre prochains à Montréal.Quatre associations de comté avaient choisi leurs représentants hier matin et une autre s'y employait hier soir.L’opération dans les 75 comtés devrait être terminée à la fin octobre.Mais selon un député, c'est l’élection du nouvel exécutif, et surtout la course à la présidence, qui attire l’attention pour l'instant.Le favori du camp Martin, Pablo Rodrigue/, se présente contre Michel Gaudette, un candidat qui n'est encore associe à aucun camp.Et chacun des deux candidats a son équipe.«C’est lors des élections à l’executif que la partie va se jouer.D'abord parce que le nouveau president siégera à l’exécutif national du parti durant l'année précédant le congrès au leadership.Ensuite, il s'agit, pour Paul Martin, de prendre le contrôle du seul executif provincial qui lui échappe, du moins en partie», a noté ce député.Cette prise de contrôle sera d’autant plus importante qu'elle surviendra au tout debut de la course officielle.L’exécutif national doit en effet décider, le 18 octobre, de la date et du lieu du congrès à la direction du parti, donnant du coup le signal de départ D’ici là, l’interdiction de faire campagne imposée aux ministres par Jean Chrétien à la fin août sera maintenue.Les ministres John Manley, Allan Rock et Sheila Copps devront ensuite discuter avec Jean Chretien de la façon de lever ce moratoire sans nuire aux activités du gouvernement.Ce serait du moins ce qu'aurait fait comprendre le premier ministre lors de la réunion du caucus hier, a indique un député.Le ministre de l'Industrie.Allan Rock, a confirmé hier être toujours menotté mais qu’il est fort possible que la levée du moratoire suive de très près l'annonce de la date du congrès.L’interdiction du premier ministre empêche les ministres de faire campagne mais, selon un organisateur de Paul Martin, It's suppor-teurs de ces derniers ne restent ixis les bras croisés.«Je les comprends s'ils ne veulent /ms prendre trop de retard.Mais ça illustre l'hypocrisie de la situation», a noté cet organisateur.les quelques députés joints disent quant à eux ne pas avoir constaté cette activité sur le terrain mais ils s’attendent à ce qu elle dé-marre in's bientôt.Le gouvernement fédéral ne paie plus que 14 % des coûts de la santé.Nous exigeons qu’il fasse , sa juste part.L’accès à des soins de santé de qualité, c’est vital.Les citoyens canadiens estiment qu’il s’agit d’un droit acquis.C’est pour éviter que ce droit fondamental ne soit mis en péril que les premiers ministres des provinces et des territoires ont décidé d’unir leurs efforts au sein d’un conseil.En effet, les coûts de la santé augmentent et continueront d’augmenter.L’équipement médical et les médicaments sont plus chers, les besoins sont plus grands et la population vieillit.En même temps, le gouvernement fédéral diminue sa contribution financière depuis des années.Le calcul est simple à faire : à l’origine, les coûts du système de santé étaient également partagés entre Ottawa et les provinces.Aujourd’hui, les provinces en défiaient 86 %.Nous ne voulons pas réduire les services de santé.Les besoins sont trop importants.Mais les ressources des provinces et des contribuables ont atteint leur limite.Le gouvernement fédéral a le devoir de faire sa juste part.Tous ensemble pour la santé.Le conseil des premiers ministres pour sensibiliser les ( anadiens à www.pnontesantc.ca /fccrta * Juron Coujmha sa NOW A^cfrriA Brunswick No,Su» & Nil®?! I Ontario Québec B ? A (i LE DEVOIR, LE JEL'DI 3 OCTOBRE 2002 EDITORIAL Privatiser, pourquoi?Encore une fois, c’est l’ADQ qui retient l’attention avec ses propositions radicales de réforme du système de santé.Concocté en vue de sa rencontre du prochain week-end à Drummondville, le document rendu public cette semaine fait mentir ceux qui affirment que ce parti n’a rien d’autre à offrir que le charisme de son chef.Le document pose de bonnes questions, et si les solutions sont encore boiteuses, elles ont le mérite de susciter une discussion fort bienvenue.U Jean-Robert Sansfaçon ?n constat: aucun gouvernement n’est parvenu à résoudre les problèmes récurrents de notre système public de santé que sont les listes d’attente, les urgences, la pénurie de personnel médical et l’explosion des coûts.Notre système nous offre une médecine de catastrophe, efficace pour les cas urgents mais de moins en moins adaptée aux problèmes de santé courants des citoyens.Loin de régler tous ces problèmes, l’ADQ ne fait que s’attaquer à quelques-uns d’entre eux, comme le manque de personnel infirmier ou la longueur des listes d’attente.En matière de personnel infirmier, l’ADQ n’a rien à proposer qui ne soit déjà expérimenté et dont tout le monde n’attend que des résultats partiels et lointains.Passons.lit où le projet devient plus croustillant, c’est lorsqu’il s’aventure sur le terrain glissant de la privatisation des services médicaux.L’ADQ propose notamment de laisser les médecins spécialistes libres d’œuvrer dans des hôpitaux privés une fois qu’ils auront assumé un minimum de services dans le réseau public.Leurs patients seraient recrutés parmi les citoyens qui n’auraient pas été traités dans un délai raisonnable par le système public, auquel cas tous les frais seraient à la charge de l’État, ou en-'***&'/ core parmi ceux qui sont prêts à payer pour J les coûts administratifs afférents (location ''¦jJl de salle, soins infirmiers, repas, etc.), la rémunération du médecin étant toujours à la charge du gouvernement.Les quatre critiques les plus fréquemment évoquées pour discréditer cette option, y compris dans cette page, sont d’abord que cela coûterait plus cher qu’un système entièrement public, l’exemple américain étant le plus extrême en la matière; puis, que cela introduirait une médecine à deux vitesses; ensuite, que cela ne réduirait pas les listes d’attente puisqu’il y a pénurie de médecins et que ces derniers ne feraient que déplacer leur clientèle plus riche vers les salles privées; enfin, que cela irait probablement à l’encontre de la Loi canadienne sur la santé.Ces arguments sont toujours valables, mais ils ne règlent pas tout non plus.Nulle part au monde est-on parvenu à régler les problèmes soulevés par la mise en place exclusive de mesures de planification Centralisée.Un système presque entièrement public coûte moins cher, c’est indéniable, mais ce contrôle des coûts repose largement sur le rationnement des soins.Si, dans certains secteurs, il manque de spécialistes, dans d’autres, ce sont les spécialistes qui fee font imposer des limites absurdes en temps d’opération ou en quotas de rémunération annuelle.En s’organisant par eux-mêmes, plusieurs d’entre eux, les orthopédistes notamment, pourraient trouver du personnel infirmier disponible, peu attiré par le gigantisme du réseau public, et soigner des centaines de patients de plus par année.Cela est certain.En revanche, il y aurait des coûts rattachés à cette pratique que tout le monde ne pourrait supporter.Si, pour certains, le remplacement rapide d’une hanche n’a pas de prix, pour d’autres, les moyens n’y sont simplement pas, et il leur faudrait attendre leur tour.Problème.Par ailleurs, qui dit qu’en faisant plus de place à la pratique privée, on ne retiendrait pas un plus grand nombre de spécialistes au Québec?Marginal?Qui sait?L’ADQ a raison de présenter l’exemple d’autres pays développés comme la France ou encore de rappeler qu’une cohabitation public-privé existe déjà chez nous alors que le réseau privé d’éducation pousse le système public à améliorer sa performance dans le sens des besoins des jeunes.Que le projet de l’ADQ soit trop radical et trop à droite, sans doute.Mais reconnaissons-lui le mérite de forcer ses adversaires à tenir des débats qui n’ont rien de superficiel, ce qui ne s’était pas vu depuis le dernier référendum au Québec.j rsa nsfacon@lede voir, ca Bush peine L1 a gaffe du porte-parole de la Maison-Blanche, Ari Fleisher, qui a affirmé qu’une balle, et une seule, réduirait les coûts afférents à une intervention militaire à trois fois rien est en soi un enseignement.Cette phrase formulée en guise de réponse à une question portant sur l’aspect financier du dossier révèle l’impatience de l’exécutif américain.Le président Bush n’a pas obtenu ce qu’il désirait dans le temps qu’il souhaitait.Pour tout ce qui a trait au calendrier de l’évolution juridique du sujet, il a perdu.Lui qui voulait notamment que le Congrès entérine sa résolution irakienne cette semaine au plus tard devra patienter plusieurs jours encore.Après une énième ronde de négociations avec le leader des démocrates à la Chambre des représentants, Bush a concédé un certain nombre de choses.La forte pression exercée par les chefs de file de l’opposition va obliger le président Bush à un respect plus strict de la War Powers Resolution.Ainsi, advenant un conflit, le chef de l’exécutif devra répondre de ses actes devant -v* i les membres du Congrès à tous les 60 jours.A '-J V H ce propos, il est bon de souligner que les démo- v* crates ont imposé l’option la plus courte, donc la plus contraignante pour Bush, plutôt que la longue, qui accorde un délai de 90 jours.Au Sénat, les démocrates ont indiqué par la voix de leur leader, Tom Daschle, que la résolution qui sera débattue la semaine prochaine devra préciser que toute action militaire éventuelle sera assujettie au soutien ou à l’approbation de l’ONU.En deux mots, l’arrimage juridique entre, d’une part, la Maison-Blanche et, d’autre part, la Chambre des représentants et le Sénat n’est pas encore accompli.Sur le front extérieur, l’horizon doit paraître bien embrouillé aux yeux de la Maison-Blanche.L’hostilité manifestée par la France, la Chine et la Russie après lecture du projet de résolution soumis par les Britanniques et les Américains a été si vive que ces derniers ont estimé qu’il valait mieux reporter le dépôt officiel de leur proposition.D’autant que les trois pays nommés jugent satisfaisants les engagements pris par l’Irak à la faveur des négociations avec l’inspecteur en chef de l’ONU.Certes, il y aurait encore des points à discuter, mais pas suffisamment pour faire entendre le canon.L’entêtement affiché par Bush a quelque peu entamé sa crédibilité.Serge Truffaut ?LE DEVOIR FONDE PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information JULES RICHER Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, MARIE-ANDREE LAMONTAGNE, LOUIS LAPIERRE Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE AAtCHCleiN» pu .2i>£e£c‘.fcauSStAU- 'noR?V Z' f/lv h
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.