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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier G
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2002-09-21, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR.LES SAMEDI 21 ET DIMANCHE *> *> S E I* T E M B R E 2 O O 2 Culture et société Les Journées de la culture Louise Sicuro Pour la sixième année consécutive, les Journées de la culture ponctueront la saison culturelle automnale un peu partout au Québec.Une édition qui promet d'être plus riche que jamais, tant le rendez-vous fait désormais partie des mœurs, soutient la directrice de l'événement Louise Sicuro.Page 2 Sylvie Moreau Melissa Auf Der Maur «La culture québécoise se porte bien mais je ne suis pas certaine que nous soyons un peuple qui profite de sa culture autant que faire se peut», dit l'une.«La culture encourage les gens à regarder plus loin, à apprendre et à s'exprimer», répond l'autre.Propos de deux nouvelles porte-parole des Journées.Page 3 1 iw- S* - % MifiSJ b*- :ym m •‘'-v «• ¦, Figeac (Lot), la place des Écritures.On voit souvent l’art, et ainsi on l’accepte, comme un secteur générateur d’emplois.Figeac.Une ville française sur le bord du Lot.Au pied du Massif central, à l’extérieur des grands axes que sont les autoroutes.Son titre de gloire: elle a donné naissance à Jean-François Champollion, celui qui à partir de la pierre de Rosette déchiffra le" premier les hiéroglyphes égyptiens, raison pour laquelle sa ville natale lui a consacré un musée.Figeac et l’art contemporain.Rien, de prime abord, ne semble permettre de faire une telle association.La ville n’a-t-elle point une longue histoire quand son centre-ville est fait de rues étroites, piétonnes même aux heures d’affluence, et que les vieilles pierres semblent ici déposées pour régner en permanence?Pourtant, par une belle matinée d’été, c’était en juillet dernier, la mairie avait convoqué la presse au moment du lancement d’un débat axé sur l’art public, événement organisé pour souligner avec éclat l’inauguration, il y a dix ans, d’une œuvre monumentale.Si l’entreprise, de par sa nature, permettait l’exposition d’une réflexion théorique, d’ouverture, les responsables du projet avouaient leurs intentions du moment quand le projet fut initié.L’œuvre d’art était voulue comme une nouvelle image pour la ville, un objet suffisamment porteur, pour donner une identité à cette ville d’un pays où l’art et l’histoire se partagent le territoire.L’intention est noble.Où l’entreprise surprend, c’est dans le choix de l’artiste.Car là l’audace fut grande: ce fut à l’Américain Joseph Kosuth, un des ténors de l’art conceptuel, que l’on demanda de concevoir et de réaliser le nouveau cœur du centre-ville, sur une place entièrement restaurée, au carrefour des passages qui mènent au musée et à la bibliothèque.Quand on sait comment il est difficile pour une administration municipale de justifier toute dépense de deniers publics qui ne profite pas de façon directe à ses commettants, surtout si ceux-ci sont des artistes locaux, on comprend vers quelles embûches un tel projet était tourné.Pourtant, ce matin de juillet-là, on déclarait avoir réussi l’entreprise au-delà de toutes les espérances.Art, culture et économie On voit souvent l’art, et ainsi on l’aœep-te, comme un secteur générateur d’emplois.Sa capacité d’inspirer, de soulever l’enthousiasme ou de forcer la réflexion passe alors au second plan.Ixmgtemps l’art fut toléré, et subventionné, parce qu’il permet à peu de frais une activité économique aux retombées remarquables.Pour ce qu’il apporte réellement, cela est laissé, car souvent non mesurable, à la discrétion de qui le fréquente.Dans un tel contexte, la place pour l’invention est fortement réduite: tout se passe alors dans des lieux désignés, qu’ils soient musées, bibliothèques ou salles de spectacle.Ailleurs, comme dirait un ténor de la chose économique, que là où est la vraie vie.Aussi, quand au Sommet québécois de 1995, lorsque le milieu culturel déposa le projet de Journées de la culture, on pouvait craindre de la teneur d’une telle initiative, au pire s’attendre à un fost-fvod artistique où tout et rien seraient rassemblés.Six ans plus tard, de telles craintes semblent ne plus avoir leur raison d’être.Une lecture du programme des Journées démontre en effet que les artistes, comme les responsables du projet, n’ont point eu peur d’oser: c’est souvent à des œuvres de premier plan que le public est invité à se confronter.Dans une atmosphère de fête toutefois.Il y aurait même, pour la société, nécessité de tenir une telle entreprise.Comme le dit Jacques Rigaud, lui que les organisateurs des Journées invitaient en avril dernier pour alimenter leur réflexion sur la relation entre l’art et la société, «fa démocratie ne sera pleinement réalisée que si les citoyens sont en mesure de fréquenter effectivement les œuvres de l’esprit, de s’approprier pleinement le patrimoine culturel, d’accéder aux pratiques culturelles sous toutes leurs formes, des plus populaires ata plus sophistiquées, et de développer leur créativité.» Et cela se fait Les Voies culturelles des faubourgs ont ainsi envahi le Centre-Sud de Montréal, devenant un organisme à présence constante quand le Service d’aide à la rénovation patrimoniale met tout en place pour qu’Alma se refasse une beauté à partir du «vieux».Il faut toutefois aller plus loin.Demain, la culture devra être façonnée par l’art d’aujourd’hui, qu’il soit d’ici ou d’ailleurs.Car nul n’a à craindre que les Kosuth se retrouvent sur les places publiques.C’est finalement de cela qu’il est question quand en plus de 2000 lieux du territoire québécois se déroulent sur trois jours ce maintenant incontournable événement que sont les Journées de la culture.Normand Thériault publique 2 7, 28 et 29 septembre 2 0 02 Abitibi-Témiscamingue Chaudière-Appalaches Métropole Capitale Montérégie Initiatives Politique Voies culturelles Bas-Saint-laurent Estrie Laval Saguenay-Lac-Saint-Jean Mauricie SARP Jacques Rigaud des faubourgs Centre du Québec Page 2 Gaspésie Lanaudière Laurentides Page 3 Page 4 Côte-Nord Page 5 Outaouais Page 6 Vidéo-femmes Page 4 Page 5 Page 6 LE DEVOIR.LES SAMEDI 21 ET DIMANCHE 22 SEPTEMBRE 2002 G 2 JOURNEES DE LA CULTURE Les 27, 28 et 29 septembre 2002 Des Cris en vox pop Région par région, programme d’activités suggérées pour le week-end prochain lors de la tenue des Journées de la culture., ABITIBI-TEMISCAMINGUE Chibougamau Commission de la culture et des communications de la Baie-James En collaboration avec L’Art ma muse, le Centre indien cri, la troupe Club de Masse et la troupe Troilus Métissage culturel Dans un atelier d’art décoratif, exposition commentée de sculptures, de bijoux et d’autres objets inusités créés par des artisans de la région.Démonstrations de peinture sur bois et sur verre et de techniques de vitrail.En français Samedi, 13h à 16h Atelier L’Art ma muse, 553,30" Rue ® (418) 748-2319 Matagami Commission de la culture et des communications de la Baie-James En collaboration avec la station radiophonique CHEF FM 99,9 Partir à l’aventure Initiation aux métiers de la radio et des communications pour les sept à 77 ans (animateur, directeur musical, journaliste, producteur, etc.) Egalement, programmation spéciale: diffusion d’une émission sur la culture crie, lecture de légendes et contes de différents pays et découverte de divers styles musicaux.Réservation téléphonique requise.En français et en cri Vendredi, samedi, 13h à 17h, 19h à22h 110, boul.Matagami * (819) 739-9990 BAS-SAINT-LAURENT La Pocatière Cégep de La Pocatière — Service d’animation socioculturelle En collaboration avec la ferme-école Lapokita (ITA), la librairie l’Option et la Salle des arts visuels de la ville Land art-Sole 15 Beau temps mauvais temps, parcours commentés par des étudiants pour découvrir l’œuvre qu’ils ont réalisée dans un champ de mais en bordure du fleuve.Du belvédère de la montagne à l’observatoire du cégep, de la librairie à la salle d’exposition, le parcours explore en direct ou en photos le fruit de ce travail.En français Vendredi, samedi, dimanche, 13h à 16h Départ: Hall d’entrée, 140, 4e Avenue tr (418) 856-1525, poste 2255 www.cglapocatiere.qc.ca CENTRE-DU-QUÉBEC Inverness Musée du Bronze — Centre d’interprétation de la fonderie d’art La coulée du bronze Démonstrations et explication du processus de fabrication d’une sculpture par les techniciens de la microfonderie.L’accès à l’activité mentionnée est gratuit Vendredi, samedi, dimanche, llh à12h, 14hà15h 1760, chemin Dublin « (418) 453-2101 www.economusees.corn Victoriaville Télévision communautaire des Bois-Francs Portes ouvertes à la critique Visites des locaux, ateliers de techniques télévisuelles.Dimanche, 13h à 16h 302, rue Notre-Dame Est » (819) 758-3688 Planification Célébrer les mille et un visage de la culture Pour la sixième année consécutive, les Journées de la culture ponctueront la saison culturelle automnale un peu partout au Québec.Une édition qui promet d’être plus riche que jamais, tant le rendez-vous fait désormais partie des mœurs, soutient la directrice de l’événement, Louise Sicuro.En vérité, les Journées ont même fait des petits à l’extérieur de la période prévue de festivités.Une grande fierté pour les organisateurs qui osent même rêver que le phénomène se répète encore et encore.GUYLAINE BOUCHER Les Journées de la culture se portent à merveille.Les gens nous appellent.Ils nous demandent quand les activités auront lieu.Certains nous confient même attendre cette occasion toute l’année.D’autres utilisent ce prétexte pour visiter de nouvelles régions.Il y a encore une très grande mobilisation dans les dif férents milieux.En fait, au-delà des organismes culturels eux-mêmes, les élus des municipalités veulent participer Ils veulent que leur ville contribue et s’affiche elle aussi parmi les endroits où la culture rayonne.C’est exactement ce à quoi nous rêvions au départ.» Directrice des Journées de la culture, Louise Sicuro est fort enthousiaste quant à la portée de ce qui est devenu l’un des événements culturels les plus courus dans la province.Il faut dire que bien de l’eau a coulé sous les ponts depuis la première édition en 1997.La program mation a, par exemple, gagné en importance à chacun des rendez-vous.Résultat le nombre d’activités proposées, établi à environ 500 l’année zéro, dépasse cette année le cap des 2000.Des activités offertes dans quelque 285 villes un peu partout au Québec et mettant à contribution environ 1200 organisations et des milliers de collaborateurs.De l’avis de la directrice, les gens des milieux culturels osent aussi davantage dans leur programmation.«De plus en plus, les organisations culturelles proposent des activités conjointes et mélangent les disciplines pour offrir quelque chose d’intéressant au public.Le décloisonnement des disciplines était l’un de nos objectifs au tout début.Alors quand des sculpteurs, des peintres et des danseurs travaillent ensemble pour construire une activité à l'intention du public, nous sommes comblés.» La culture.à l’année En fait ce qui ravit encore davantage la direction des Journées c’est que, petit à petit différentes initiatives permanentes sont nées de ce rendez-vous annuel.C’est le cas notamment dans la région de Lanau-dière où des artistes qui participaient aux activités des Journées se sont réunis pour fonder le Centre d’artistes Champs Vallons.Même scénario dans le quartier Centre-Sud de Montréal où, de fil en aiguille, les activités des Journées ont mené à la création des Voix culturelles des faubourgs, un organisme sans but lucratif d’animation et de promotion de la culture offrant une programmation à longueur d’année.«Dans la tête des créateurs des Journées de la culture, l’activité annuelle est une bougie d’allumage, quelque chose qui permet aux gens des milieux culturels de se faire connaître et de se connaître entre eux.Nous n’avons jamais souhaité que ça se limite à trois jours de programmation par année.Au contraire, le but d’ailleurs avoué est que ça se prolonge et que la culture fasse partie du quotidien des gens.» Question de favoriser encore davantage l’appropriation des activités par le milieu, la programmation de cette année est d’ailleurs présentée différemment Plutôt que d’être regroupée dans un seul et même cahier, la liste des activités est en effet mm CAROLINE HAYEUR/STOCK Louise Sicuro, directrice des Journées de la culture.scindée entre chacune des régions du Québec.Une entorse à la tradition, réclamée depuis quelques années déjà par de nombreux organismes participants.«Au début, nous souhaitions que les Journées soient perçues comme un projet collectif.Le propos était de montrer que la culture était partout au Québec, que l’on soit sculpteur à Baie-Co-meau ou comédien à Québec.En réunissant dans un seul document l’ensemble de la programmation, nous parvenions à faire cette démonstration.C’était du jamais vu.Au fil des ans, les organisations nous ont par contre signifié qu’elles étaient un peu perdues dans la programmation et qu’elles aimeraient pouvoir compter sur un cahier propre à leur région.Un cahier qu’elles pourraient distribuer plus localement de façon à ce que les gens se l’approprient encore davantage.Nous avons fait le saut cette année.Après tout, il faut être en mesure de se remettre en question.» La remise en question fait d’ailleurs, selon Louise Sicuro, par- tie intégrante de la démarche.Au point, affirme-t-elle, d’ouvrir vers d’autres possibilités pour les Journées elles-mêmes.«Depuis la première édition, les Journées ont évolué et elles évolueront sans doute encore.Peut-être que nous développerons un côté plus social.Pourquoi ne pas, par exemple, présenter les Journées de (a culture dans les hôpitaux, dans la rue, dans les centres communautaires?Après tout, nous nous sommes donné pour mission de rejoindre des gens qui, autrement, ne fréquente: raient pas les organismes culturels À moins que l’on ne mette sur pied une fondation permanente pour la démocratisation de la culture.Les possibilités sont infinies.Chose certaine, nous garderons toujours les trois journées d’activités annuelles.Nous ne pouvons plus faire sans cette célébration annuelle de la culture, sans son effervescence et son dynamisme.Le plaisir de voir les gens aller en coulisses, dans les ateliers d’artistes, accéder à des milieux qu’ils n’auraient jamais pensé fréquenter est trop magique.» ieà.Jt & tuHtme.6e EDITION 27*28*29 SEPTEMBRE/02 ¦«P / JOURS D’ACTIVITÉS GRATUITES PARTOUT AU QUÉBEC A> é* & GCti&mc lSr> Québec S S LE DEVOIR www.journeesdelaculture.qc.ca sî -f LE DEVOIR, LES SAMEDI 21 ET R I M A X ( Il E 22 SE I' T E M R R E 2 O O 2 JOURNEES DE l.\ fULTURE Stimulante diversité Les jeunes artistes Sylvie Moreau et Melissa Auf Der Maur portent en duo la parole des Journées de la culture 2002 *La culture québécoise se porte bien mais je ne suis pas certaine que nous soyons un peuple qui profite de sa culture autant que faire se peut», dit l’une.«La culture encourage les gens à regarder plus loin, à apprendre et à s’exprimer», répond l’autre.Les propos de deux nouvelles enthousiastes des Journées de la culture.JOHANNE LANDRY T a culture, c’est la sève d'une "Ljsociété et d’une personne*, commente la comédienne Sylvie Moreau.«C’est dans l'art et la culture que l’on trouve la beauté de la vie*, renchérit la musicienne et photographe Melissa Auf Der Maur.Toutes deux ont accepté (volontairement ainsi qu’avec fierté et enthousiasme, disent-elles) d’être porte-parole de la sixième édition des Journées de la culture.Ouverture d’esprit et culture sont des synonymes pour Sylvie Moreau, «je me rends compte, éla-bore-t-elle, que c’est ce qui a le plus contribué à former ma personnalité.Les influences les plus marquantes me sont arrivées par le biais de la culture.Elle m’a permis de développe f la structure de ma pensée.Je trouve cela extrêmement précieux.* Quels effets peut avoir la culture dans une vie?«L’embellir et refléter une expérience humaine, répond Melissa Auf Der Maur.Dans une chanson, on peut trouver un baume à la confusion.A la télévision, au cinéma ou dans un livre, on entre en contact avec le monde.La culture encourage les gens à regarder plus bin, à apprendre et à s’exprimer.» Sylvie Moreau, motivante Le théâtre est son moyen d’expression principal mais on connaît également la comédienne Sylvie Moreau pour sa présence à la télévision et au cinéma.Dans le privé, elle confie s’adonner aussi à la peinture, à l’écriture ainsi qu’à la musique.Elle voit dans les Journées de la culture, l’occasion de la vulgariser, d’expliquer les bienfaits de sa présence dans les quartiers.«Au Québec, déplore-t-elle, nous avons tendance à mystifier la culture et à la croire inaccessible ou réservée à l’élite.Je m'inscris en faux contre cela.Ce n’est pas parce nous devons poser certains gestes pour nous cultiver que la culture est difficile à acquérir.» Dans sa fonction de porte-parole, Sylvie Moreau se conçoit comme une motivatrice.«Je veux être stimulante pour les gens, dit-elle, les inviter.C’est beaucoup d’ouverture d’esprit que j’ai envie de parler, insiste la comédienne.Il existe une équation entre se cultiver et avoir l’esprit ouvert aux autres mondes.La culture influence notre esprit et nos comportements quotidiens.» Melissa Auf Der Maur, rassembleuse Montréalaise d’expression anglaise, Melissa Auf Der Maur vit aux Etats-l nis depuis huit ans mais demeure attachée à la communauté d’ici.Fille de Linda Gaboriau.traductrice littéraire, et de Nick Auf Der Maur, elle travaille actuellement à la production de son premier album solo.Elle se dit touchée que Ton ait sollicité ses services comme porte-parole d’un événement au contenu plutôt francophone bien que certaines activités soient bilingues.«Je serai b voix anglophone pour inviter ceux et celles de ma communauté linguistique.Même si francophones et anglophones vivent côte à côte dans la même ville, ils ne sont pas toujours au courant des choses intéressantes que fait l’autre communauté.Ijesgens d’expression anglaise sont d’ailleurs souvent isolés dans cette grande métropole majoritairement française.J’ai passé ma jeunesse ici et je recherche cet échange avec les francophones.Si, dans les années soixante et soixante-dix, c’était difficile, aujourd’hui, c'est nettement plus ouvert.» I.a cohabitation des réalités francophones et anglophones a été une valeur transmise par ses parents, témoigne Melissa.«Quelque chose qui me reflète et me rejoint personnellement.Je trouve d’ailleurs intéressante l’idée de la direction des Journées de la culture d’intégrer les anglophones.Et peut-être, par mon rôle de porte-parole de l’événement, pourrais-je influencer l’échange entre les deux groupes.» JACOl 1S t.HI Nll'K LE DEVOIR Sylvie Moreau et Melissa Auf Der Maur.les deux porte-parole de la sixième édition des Journées de la culture.Culturellement autonome Pourquoi avons-nous besoin de Journées pour promouvoir la culture?«Parce que nous sommes un pays encore jeune, répond Sylvie Moreau.Et parce que.pour toutes sortes de raisons, plusieurs croient que la culture est politique, ce qui est une erreur.Notre culture n'est pas fragile, mais nous remettons ponctuellement en question sa légitimité.Ici, la culture n'est pas aussi enracinée qu'en Europe où, par exemple, tous les étudiants fréquentent les musées.Un geste banal pour eux.pas du tout ampoulé.Alors que nous le concevons souvent ainsi parce que ce n ’est pas intégré dans l’éducation.Tant qu'il en sera de même, les Journées de la culture auront leur place.» lai comédienne poursuit: «Im culture québécoise se porte bien mais je ne suis pas certaine que nous soyons un peuple qui profite de sa culture autant que faire se peut.Se cultiver, c’est une responsabilité individuelle.Ne pas simplement attendre d’être stimulé et dire: “Culture, viens à moi".Il faut aller vers elle et la choisir.Et cela vaut pour la culture autant que pour les autres gestes sociaux.L'autonomie d'une personne passe par les choix qu elle fait.Comment elle se nourrit.Comment elle se soigne.Et comment elle se cultive.Ce dernier choix est important car c'est ce qui la définira.• Faut-il insister sur la différence entre culture populaire et culture classique?«Je ne pense pas, dit Sylvie Moreau.Moi, je m'abreuve autant de culture populaire que de culture elitiste comme je pratique la culture populaire ainsi que l’art un pat plus pointu et un peu plus marginal.Ce sont là des choix totalement individuels.C'est surtout entre ce qui nous est impose ou ce dont nous sommes bombardes par rapport à ce que nous pouvons choisir qu il taut établir une distinction.» Un conseil pour bien profiter des Journées de la culture?«Fréquenter dis ateliers pour apprendre à travailler le verre ou s’initiera la peinture.Des moyens d’expression pour le trop plein demotions, pour des questions existentielles, des frustrations ou des visions de la beauté.Prendre contact avec sa voix intérieure et écouter celle des autres, c’est essentiel pour avoir une vie riche et satisfaisante», répond Mt-lissa Auf Der Maur.«Explorer les activités culturelles qui se trouvent près de nous et qui ne coûtent pas cher, suggère Sylvie Moreau.Profiter de ces trois journées pour favoriser le jaillissement d’une étincelle qui donnera envie de découvrir sa propre créativité.» Les 27, 28 et 29 septembre 2002 Louis Fréchette et les images Région par région, programme d’activités suggérées pour le week-end prochain lors de la tenue des Journées de la culture.CHAUDIERE- APPALACHES Lévis Ville de Lévis En collaboration avec la Corporation de la Maison Louis-Honoré Fréchette, l’école Saint- Joseph et Tirelou et cie Louis Fréchette, original ou détraqué?Vendredi, les jeunes de 4' année de l’école Saint-Joseph participent à un atelier de création de poésie, peinture et conte inspirés de textes de cet écrivain.Samedi, des membres de la Corporation animent un forum sur la vie de cet homme.Dimanche, présentation de musique et chant du XIX'’ siècle, ainsi que de chansons sur des textes de l’auteur.Le tout est suivi d’échanges avec les musiciens.Réservation téléphonique requise.Vendredi, lOh à 14h30 Samedi, 19h à 22h Dimanche, 14h à 15h Maison Louis-Honoré Fréchette, 4385, rue Saint-Laurent e (418) 8374174 www.ville, levis.qc.ca Saint-Jean-Port-Joli Comité de développement des Trois-Saumons En collaboration avec la ferronnerie d’art La Bigorne Le forgeur d’histoires Forgeron et grand parleur, Clermont Guay martèle les exagérations et les approximations avec autant d’application que le métal qu’il travaille.Il offre des démonstrations de son savoir-faire dans ces domaines.En français Vendredi, 8h à 17h Samedi, dimanche, lOh à 17h La Bigorne, 711, av.de Gaspé Ouest tt (450) 598-3887 ESTRIE Sherbrooke Maison des arts et de la culture de Brompton Variations sur un thème Lecteurs et lectrices sont invités à lire un extrait d’un livre de leur choix ou à le confier à une comédienne.Des musiciens ou des peintres s’inspirent de ces coups de cœur littéraires pour créer des œuvres en public.Dimanche, 13h à 17h, 19h à 22h 101, rue Saintt-Joseph à Brompton a (819) 846-1122 Musée des beaux-arts de Sherbrooke Le musée dans la rue Randonnée pédestre dans les rues de la ville qui célèbre son 200e anniversaire.Découverte en compagnie d'un guide-éducateur de l'art public d’hier et d’aujourd'hui: aux coins des rues, aux portes d’édifices gouvernementaux, à l’école ou à la bibliothèque.En cas de pluie, l’activité est remise au lendemain.Samedi, 14h à 16h Départ: 241, rue Dufferin à Sherbrooke « (819) 821-2115 http://mba.ville, sherbrooke, qc.ca GASPÉSIE Sainte-Anne-des-Monts Explorama La mer à voir Visites commentées des différentes expositions.Pour tous.Entre 14h et 16h, atelier scientifique pour les 10 à 14 ans: préparation d’une expédition océanographique et familiarisatoin avec les différents outils.Réservation téléphonique requise pour l’atelier.Dimanche, 9h à 18h Explorama, 1, rue du Quai « (418) 763-2500 explorama.org LANAUDIERE Berthier ville École secondaire Pierre- de-Lestage En collaboration avec Magali Chouinard et Rita Brunelle Culture, passion et plaisir Les enseignants partagent leurs intérêts culturels afin de sensibiliser les jeunes aux arts: littérature, musique, cinéma, ateliers pratiques, jeux, percussions et amuseurs de rue.Réservé aux élèves de l’école.Vendredi, 9h à 12h, 13hl5 à 15h55 881, rue Pierre-de-Lestage a (450) 836-3752 LAURENTIDES Saint-Jérôme Maison de la culture du Vieux-Palais En collaboration avec Le Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) Association des écrivains québécois pour la jeunesse (AEQJ) A la bibliothèque, l’auteure Diane Groulx rencontre les trois à huit ans pour les sensibiliser à la vie contemporaine des Inuits du Nu-navik.Chansons, lectures, manipulation d’objets autour du thème de la relation grand-mère / petite-fille.Les enfants sont invités à participer avec leurs grands-parents.Réservation téléphonique requise.Samedi, 10h30 à 12h 185, rue du Palais à Saint-Jérôme tt (450) 432-0571 Sainte-Thérèse Ville de Sainte- Thérèse -Service des arts et de la culture En collaboration avec la Société d’histoire des Mille-îles Le pbistr de s’instruire Vendredi, «Silence.on tourne» avec Miss Cinoche.Réalisatrice de cinéma, elle adapte un roman jeunesse, le fait lire et jouer sur un plateau de tournage.Réservé aux élèves de 4' à 6e année.Samedi, ran- Vendredi, 13h à 14h 15 Centre culturel et communautaire donnée guidée pour découvrir sous Bibliothèque de Sainte-Thérèse, Sainte-Thérèse-de-Blainville, 120, un nouveau jour le quartier histo- 150, boul.du Séminaire boni, du Séminaire riquedelaville.Samedi, 12h à 15h «(450) 434-1442 LE SAMEDI 28 ET LE DIMANCHE 29 SEPTEMBRE DE8h30A17h OUVRE SES PORTES POUR LES JOURNÉES fULTURF imlb Ecnire le théâtre avec les dramaturges François Archambault I Evelyne de la Chenelière ENtenDRe un laboratoire de la pièce Le Bruit des camion» dan» la nuit avec le metteur en scène Michel Bérubé et les comédiens Isabelle Roy I Patrick Hivon I Olivier Morin VoiR l’envers du décor en visitant les lieux avec des guides-animateurs.Voici les Journées de la culture au Théâtre d’Aujourd’hui PRÉSENTÉES EN COLLABORATION AVEC i Les 28 er 29 septeMBir 2002 Entrée gratuite.Réservation obligatoire (514) 282-3900 3900, rue Saint-Denis (Métro Sherbrooke) Montréal www.theatredaujourdhui.qc.ca direction René Richard Cyr, Jacques Vézina, Gilles Renaud EXPOSITION Norman McLaren Atelier d'ANIMATION avec Je réalisateur Co Hoedeman Ateiier RANIMATION dessin sur pellicule Expérimentation MULTIMÉDIA PROJECTIONS-DÉBATS CINÉ-JEUNES pour la MAGIE ou CINÉMA ! LA CAFÉTÉRIA SERA OUVERTE PENDANT TOUT LE WEEK-END • STALKMNEMENÏ GRATUIT 3155, CHEMIN DE LA CÔTE-DE-LIESSE, SAINT-LAURENT • MÉTRO DU COLLÈGE (Hr»lcc d« navette gratuit) Pour information : (SM) 283-9000 ou www.onf.ca/portesouvertes U ONFim LE DEVOIR.LES SAMEDI 21 ET DIMANCHE 22 SEPTEMBRE 2 0 0 2 (i 4 JOURNEES DE LA CULTURE Les 27, 28 et 29 septembre 2002 Villes et paysages Région par région, programme d’activités suggérées pour le week-end prochain lors de la tenue des Journées de la culture.MÉTROPOLE Initiatives De rintervention anarchique à Faction planifiée Un service d’aide à la rénovation patrimoniale transforme la ville d’Alma et sa région Montréal Association des architectes paysagistes du Québec (AAPQ) En collaboration avec L’Autre Montréal Paysages urbains Beau temps mauvais temps, samedi à 13h, * Places publiques et squares du Vieux-Montréal»: randonnée pédestre illustrant les interventions récentes des architectes paysagistes sur les sites historiques du quartier.Dimanche à 13h, «Nouveaux aménagements au Canal Ixichine»: circuit commenté, en autobus, pour découvrir un nouvel habitat urbain.Réservation téléphonique requise pour le canal de Lachine.Samedi, 13h à 16h30 Départ: Jardin de Lyon, place Er-nest-Diforce (angle des rues Vi-ger et Ber ri).Dimanche, 13h à Uih Départ: Face au silo à grain n“ 5 (angle des rues de la Commune et McGill).» (514) 521-9759 www.aapq.org École nationale de théâtre En collaboration avec le Monument-National Le faire et l’apprendre! La formation théâtrale nécessite de la discipline, de l’engagement, de la générosité, de la souplesse et de l'imagination.J^s élèves et les professeurs de l’École invitent le public à faire partie de la fête afin de découvrir les étapes de la formation des artistes et artisans de la scène.En français et en anglais Samedi, llh à 17h 5030, rue Saint-Denis ti (514) 842-7954 www.ent-nts.qc.ca Ensemble Mruta Mertsi En collaboration avec l’église du Sacré-Cœur et les Voies culturelles des faubourgs Longitude Est Atelier de création d’un court spectacle: apprentissage d’une pièce bulgare, séance d’improvisation avec les choristes et présentation du résultat.Interprétation d’une suite de pièces issues du vaste répertoire des pays de l’Europe de l’Est.Vendredi, 19h à 20h30 Pimanche, 16h à 17h30 Église du Sacré-Coeur (angle des rues Ontario et Alexandre-DeSève) ® (514) 521-0095 Comité des Journées de la culture du Mile-End En collaboration avec l’Ame-Art Artistes du Mile-End, l’Atelier du geste, l’Auguste Théâtre, le Centre de réadaptation Lisette-Dupras, l’École Lambert-Closse et le YMCA du Parc.Im ruelle en fête Événement à grand déploiement soulignant la vitalité culturelle du quartier.Des artistes de toutes les disciplines investissent la ruelle et mettent leur talent en lumière.En cas de pluie, s’informer du lieu de remplacement des activités.En français et en anglais.Dimanche, llh à 17h Ruelle Jeanne-Mance, sortie Saint-Viateur » (514) 271-3383 Institut national de l'image et du son (IMS) Enseigner la télévision et le cinéma Table ronde sur la formation avec des professionnels œuvrant à l'Institut.Matinée-Télévision: André Monette, producteur (Emma), Janette Bertrand, scénariste (L’Amour avec un grand A), Patrice Sauvé, réalisateur (La Vie, la vie), André Béraud, producteur (La Vie, la me).«Après-midi-Cinéma»: Michel Langlois, scénariste-réalisateur (Cap Tourmente), André Melan-çon, réalisateur (La Guerre des tuques), Mario Bolduc, scénariste (Quai n“ 1), Jean Beaudry, réalisateur (Les Matins infidèles).Francine Forest, productrice (Pouvoirs intimes).Pour les 16 ans et plus.Vendredi, 9h à 12h, 13h à 16h 301, boni, de Maisonneuve Ést w (514) 285-1840 www.inis.qc.ca Marie Roberge, Service de l'environnement, voirie et réseaux de la Ville de Montréal, et Maison de la culture Plateau-Mont-Royal En collaboration avec Nicole Sophie Viau et Johanne Germain Les graffiteurs rendent hommage à Riopelle Beau temps mauvais temps, durant les trois jours, douze jeunes graffiteurs expriment leur vision de ce grand peintre.Samedi, à la Maison de la culture, Yseult Riopelle, Louis-Martin Tremblay et l’artiste en arts visuels Marie Roberge animent, en français, la causerie Riopelle et les graffiteurs, c’est quoi le rapport?Ën français et en anglais Vendredi, samedi, dimanche, llh à20h Place Gérald-Godin, av.du Mont-Royal Est (entre les rues Berri et Rivard) Samedi, 14h à 15h30 Maison de la culture, 465, av.du Mont-Royal Est ® (514) 8724604 marieroberge.com Musée d’art urbain Silences À toutes les heures, sur le site du Vieux-Port et du Marché Bonse-cours, randonnée commentée de l’exposition en sept images de Marie-Jeanne Musiol autour des ombres de la photographie et de l’histoire.Réservation téléphonique requise.En cas de pluie, l'activité est annulée.Vendredi, 13h à 15h Départ: Marché Bonsecours, 333, rue de la Commune Est w (514) 2844936 www.museedarturbain.com Ollin Teatro Transformaciôn (Playback), Bibliothèque Mile-End et la Maison de la culture Rosemont-Petite-Patrie J'avais dix ans quand.Inspirés par la technique du Playback Theatre (Jonathan Fox), neuf comédiens, deux musiciens et un animateur donnent vie aux anecdotes et aux rêves proposés par les participants.Une expérience troublante, un rituel, une communion comédiens/spectateurs.Pour les 16 ans et plus.En espagnol Samedi, 19h30à21h30 Maison de la culture, 6707, av.de Itorimier ® (514) 872-1730 Dimanche, 14h à 16h Bibliothèque, 5434, av.du Parc o (514) 872-6982 Quebec Drama Federation En collaboration avec Waxman Formal Wear Les Jeux du théâtre de rue Beau temps mauvais temps, aux abords du commerce Waxman, les visiteurs participent à une improvisation théâtrale.Après avoir pigé un texte, ils jouent une courte scène.Dans la vitrine, des mannequins-juges prennent vie selon les interprétations et attribuent une note.Des prix pour tous les participants.En français et en anglais Samedi, 13h à 16h Waxman Formal Wear, 4605, av.du Parc w (514) 875-8698 www quebecdrama.org Société pour la culture chinoise traditionnelle En collaboration avec Les Voies culturelles des faubourgs Art et culture de Chine Vendredi à 13h30, enseignement sur la philosophie taoïste: à 15h, sur le feng shui et la méditation.Samedi à lOh et à 14h, atelier de calligraphie et de peinture chinoise; de 14h à 15h, cours de cantonnais.Dimanche à 10h30 et à 13h30, projections vidéo; à llh et à 15h30, dégustations de thé; à 14h, cérémonie du thé.Réservation téléphonique requise pour toutes les activités.En français et en anglais Vendredi, 13h30 à 14h30, 15h à 16h Samedi, lOh à 12h, 14h à 16h Dimanche,10h30 à12h,13h30 à 17h Place du Cercle, métro Sherbrooke, 3585, rue Berri, bur.140-150 o (514) 849-2345 www ngansiumui.com LAVAL Maison des Arts de Laval Les circuits culturels en autobus Beau temps mauvais temps, quatre parcours sont offerts.Vendredi, circuit historique sur les traces des Patriotes par la Société d'histoire et de généalogie de l’île Jésus.Samedi, visite à 9h du secteur Sainte-Rose et à 13h du secteur Sainte-Dorothée.Dimanche, circuit régional d'une journée.Réservation téléphonique requise.Vendredi, lOh à 15h Dimanche, 9h à 16h30 Départ: Maison des arts, 1395, boul.de la Concorde Ouest Samedi, 9h à 12h, 13h à 16h Départ: Maison André-Benjamin-Papineau, 5475, boul.St-Martin Ouest « (450) 6624440 Une initiative originale pour permettre aux villes la conservation du patrimoine bâti.Bienvenue dans l’univers de laSARP! RÉGINALD HARVEY Dans l’état actuel des choses, il arrive la plupart du temps que c’est un appel au secours de dernière minute lancé par des gens férus et passionnés des richesses d’an-tan, qui arrive à soustraire in extremis des mains de promoteurs immobiliers avides les bâtiments patrimoniaux en péril.Dans d’autres cas, il survient souvent que des propriétaires inconscients défigurent leurs habitations en se livrant à des rénovations à l’aveuglette et qu’ils contribuent eux aussi à la détérioration du patrimoine bâti.Pour mettre Fin à ces déplorables situations et remettre de l’ordre dans la baraque du patrimoine bâti, la Société d’histoire du Lac-Saint-Jean mettait sur pied en 1995 le Service d’aide à la rénovation patrimoniale (SARP).Municipalités, citoyens, commerçants, entrepreneurs, professionnels et institutions sont mis à contribution dans une perspective de protection et d’enrichissement du parc architectural de la région.A cette époque, la Société s’était mis en tête de sensibiliser la population d’Alma à la valeur de l’architecture des résidences de la ville en montant une exposition thématique autour des bâtiments patrimoniaux en présence.La directrice générale de cet organisme, Danielle Larouche, explique l’initiative: «Il existait déjà un comité de sauvegarde du patrimoine qui avait servi, sur la base d’expériences vécues, à nous rendre compte qu’on intervenait toujours en pompiers dans la sauvegarde de certains édifices.Ce mode d’action n’est pas évident et il est difficile sur le plan politique: dans bien des cas, on arrive trop tard.» Il a donc été décidé d’élaborer un service qui informe sur la valeur architecturale des résidences et sur des solutions de rénovation de nature à respecter le caractère original de ces dernières.Elle apporte cette nuance: «Vous comprendrez qu’on travaille en rénovation à caractère patrimonial et non en restauration.C’est un service qui se veut accessible et les outils offerts sont à la portée de tout le monde.» Des Les réalisations novatrices et expérimentales vous intriguent?Vidéo Femmes présentera 17 œuvres vidéographiques sur les deux traver-siers entre Québec-Lévis, le 28 septembre de 12h à 17h.Pour se familiariser avec une pratique artistique qui bénéficie trop rarement d’une vitrine de la sorte.Discussions et rencontres sont également au rendez-vous.SOURCE VIDÉO FEMMES Lise Bonenfant DAVID CANTIN En 1973, lors de l'événement Women and Film tenu à travers le Canada, le succès remporté ainsi que l’intérêt manifesté pour ces «films de femmes» entraînent certaines organisatrices à mettre sur pied un centre de production, de distribution et de diffusion de vidéos indépendantes.Vidéo Femmes ouvrait donc ses portes.Les fondatrices, Helen Doyle et Nicole Giguère, voulaient d’ailleurs faire à tout prix ce métier de créatrices SOURCE SARP Avant et après.Maison rénovée avec l’aide du SARP.L’implication des municipalités La Société a d’abord obtenu l’adhésion de l’ensemble des entités urbaines de deux municipalités ré gionales de comté pour fonder son action, soit celles du Lac-Saint-Jean et du Domaine-du-Roy.En devenant des abonnées au service, les municipalités ont été à même de disposer de guides d’identification des styles, qui donnent une description des éléments caractéristiques des différentes tendances et influences architecturales.Les citoyens peuvent accéder à cette documentation dans les bureaux d’urbanisme ou auprès des inspecteurs en bâtiment des municipalités, qui utilisent, par surcroît, un guide technique.La directrice apporte cette précision: «De plus, chaque année, on leur offre une formation.Dans un premier temps, ils se familiarisent avec l’ensemble du service et avec les outils qui l’accompagnent.Par la suite, ils peuvent acquérir des connaissances plus pointues sur différents problèmes qui les préoccupent.» L’approche privilégiée est fondée sur des rénovations qui respectent la protection du caractère original des maisons, peu importe leur âge.«Ça peut être des maisons qui ont 25, 30 ou 60 ans.On a même un guide technique qui présente un bungalow.Nous nous disons que l'intérêt, c’est d'avoir dans nos régions, dans nos municipalités, une lecture de l’évolution du patrimoine architectural, qui se perpétue dans le temps.Ce qui n’est pas patrimonial aujourd'hui peut d’images.Ainsi, le centre de la rue Saint-Vallier, à Québec, se retrouve sur l’autoroute de l’information depuis 1996 (www.video-femmes, org) pour certainement mieux faire connaître un répertoire complet qui gagne toujours en expansion.Comme l’explique l’agente de liaison, Andrée Casgrain, «nous souhaitons offrir à un plus grand nombre de personnes la possibilité de voir des genres vidéographiques non diffusés dans les circuits commerciaux et télévisuels et aussi donner l’opportunité à une partie de la population de rencontrer nos artistes».Le but du «Laissez-passer pour la vidéo» reste, bien sûr, de favoriser un échange ainsi qu'une expression de point de vue entre les vi-déastes et le grand public qui recherche la surprise de même que l’étonnement lors des Journées de la culture.Ces lieux inhabituels de projection installeront, sans doute, une perspective fort différente des circuits plus restreints.Pour l’instant, les réalisatrices Lise Bonenfant et Anne-Marie Bouchard ont confirmé leur présence.Qu’est-ce qu’il sera possible de voir exactement?Des documentaires humoristiques, des fictions émom vantes, des trucs d’animation qui font un tabac dans les festivals, des recherches parfois techniques ou encore des prouesses stylistiques.Au menu, Libération d’Hélène Dugas et Océanide de Geneviève Allard font partie des 16 finalistes au Seven Minute Film Fest, à Canmore, en Alberta L’œuvre d’Allard met en place un imaginaire enchanteur et méditatif, aux limites de la réalité et du monde tangible.D’ailleurs, la vi-déaste indépendante remportait, l’être dans 25 ou 50 ans», laisse savoir Mme Larouche.Le citoyen a le choix de s’adresser directement à la Société d'histoire ou d’entrer en contact avec les fonctionnaires de la municipalité où il habite pour profiter du service.Dans l’un et l’autre cas, il peut alors consulter un architecte auquel il remet quelques photos de la résidence en cause et il fournit des explications sur son projet de rénovation.A partir de cette première rencontre, il reçoit des considérations générales qui correspondent au respect du style original et aux besoins exprimés par le propriétaire en ce qui a trait à l’agrandissement, ou autres.La consultation de base est gratuite et les propriétaires doivent défrayer les coûts des honoraires professionnels au moment du passage à la phase de la préparation d’une esquisse.Le fonctionnement en réseau La Société s’affaire actuellement à échafauder un véritable réseau dont, pour l’heure, font aussi partie des quincailliers qui sont également formés en conséquence.«De la sorte, on peut rencontrer les gens sur place dans les commerces, ce qui fournit de la clientèle à ce genre d’établissement.En même temps, il se crée une dynamique et il se bâtit une expertise chez le quincaillier Info-Patrimoine, qui est lié à ce genre de rénovation-là», explique la directrice générale.Des démarches ont aussi été entreprises auprès de l’Association provinciale des constructeurs d’habitations du Québec (APCH) afin que ce groupe participe directement aux activités du Service d’aide à la rénovation.Déjà des représentants de cet organisme siègent au comité d’accompagnement mis en place depuis quelques années pour assurer le bon fonctionnement de la démarche.«On favorise la même approche pour les entrepreneurs.Ils recevraient une formation Info-Patrimoine et pourraient servir de référence pour nos propriétaires.On ne sait trop pour l’instant quelle forme pourrait prendre le partenariat avec ces entrepreneurs, mais on souhaite qu’ils viennent fermer la boucle», ajoute-t-elle au sujet du réseau en développement.Ce qui plus est, le mouvement Desjardins a manifesté un vif in- Océanide de Geneviève Allard.en juin dernier, le prix Best Independent Experimental.Très différent, Décidophobie de Julie Peyrel aborde les effets de la thérapie de groupe.De l’animation A'Étre un kid de Mâtine Asselin à l'approche beaucoup plus éclatée de XOne-lie de l'Oneli de Nathalie Bujold.la sélection risque d’être vaste et éclectique.Chez Vidéo Femmes, la productrice Pauline Voisard accueille différents projets et explore les possibilités de fabrication éventuelle.Ce soutien à la création va des conseils judicieux pour le scénario à l’aide concernant les demandes nécessaires face aux organismes publics ou privés.La navette entre Québec et Lévis devrait en surprendre plusieurs, lors de cette journée du 28 septembre.De plus, CKRL-MF offrira du temps d’antenne afin de solliciter un plus grand nombre de térêt envers le service, notamment sur le plan d'un crédit sur les prêts de rénovation.«Ils nous ont aidés à financer des inventaires dans les municipalités.Du côtés des institutions financières, voilà un autre partenaire qui vient s’ajouter et qui constitue un autre des maillons du réseau», ce dont se réjouit Danielle Larouche.Finalement, les professionnels du milieu, tels les ingé1 nieurs, les arpenteurs et autres ont à leur tour été invités à apporter l’eau de leurs compétences et de leur expertise au moulin du Service d’aide à la rénovation patrimoniale.Ce nouvel élargissement du nombre de partenaires se soldera au bout du compte par une autre diminution favorable des coûts pour les propriétaires, tout en concourant à la qualité de projets conduits dans l'esprit du caractère original des maisons.Une dimension régionale et nationale En 2000, la Société méritait un prix national du Conseil des monuments et sites du Québec pour l’aspect novateur de son service.Depuis 2001, le travail sur le terrain se poursuit de plus belle, notamment grâce au support financier issu d'une entente spécifique avec le ministère de la Culture et des Communications, le ministère des Régions, la Société d’habitation du Québec et Emploi-Québec.Le but de l’opération est de régionaliser le serviée et d’en élargir les horizons.Mmé Larouche précise: «Dans un pre: mier temps, le tout consiste à l’implanter à la grandeur du Sague-nay-Lac-Saint-Jean.Par la suite, on souhaite procéder à du transfert d’expertise.On veut se rendre dans d’autres régions du Québec pour doter ces gens-là des outils nécessaires à mettre en place le service chez eux.On pourra les enrichir de notre expérience et les accompagner dans la réalisation d’un service d’aide à la rénovation patrimoniale.» Rendez-vous avec les gens de la SARP à Saint-Cœur-de-Marie d’Alma, à la salle communautaire, 5752, avenue du Pont Nord, le samedi 28 septembre de 19h à 22h ou, à Chambord, à la même heure, dans un lieu à déterminer.On se renseigne au (418) 668-2606.personnes à monter à bord des ; traversiers.Que les projections commencent.SOURCE VIDÉO FEMMES La réalisatrice Anne-Marie' Bouchard.Le féminin à Fécran œuvres vidéographiques présentées dans des lieux inhabituels K SOURCE VIDÉOFEMMES LE DEVOIR LES SAMEDI 21 ET D 1 M A \ l H E 2 2 S E P T E M B R E 2 O O 2 JOURNEES DE LA CULTURE Politique culturelle Les 27, 28 et 29 septembre 2002 La dynamique de la démocratisation Héritage et origine Jacques Rigaud soutient que la démocratie ne trouve sa plénitude que dans et par la culture WÊÊW' i Région par région, programme d’activités suggérées pour le week-end prochain lors de la tenue des Journées de la culture.L’action de Jacques Rigaud se résume à une chose toute simple: persuader la société tout entière que la culture est un enjeu vital, et non pas marginal, qu’elle n’est pas un luxe, une manière d’enjoliver un projet de société, mais bien un objectif fondamental.CAPITALE NATIONALE vm MICHEL B E LAI R LE DEVOIR \ A la source même de ces sixièmes Journées de la culture, on retrouve le concept de la démocratisation de la culture: le but de l’opération est de rendre la culture accessible au plus grand nombre.Mais ce concept de «démocratisation», il ne date pas d’hier.C’est l’écrivain André Malraux devenu ministre en France à la Fin des années 50 qui s’en est d’abord fait le principal défenseur.Et aujourd’hui, Jacques Rigaud est considéré comme un spécialiste du secteur depuis qu’il a publié La culture pour vivre, en 1975, chez Gallimard.Ce livre-repère a contribué à ce que se développe, dans maintes écoles de gestion ainsi que dans les universités, ici comme en Europe et ailleurs, un enseignement de gestion culturelle qui n’existait pas il y a encore vingt ans et qui attire aujourd’hui toute une nouvelle génération étudiants.Mais Rigaud était «entré dans le dossier» beaucoup plus tôt, bien avant de publier son livre, ce qui en fait un observateur privilégié.Haut fonctionnaire d’abord, c’est lui qu’on charge de la transformation de la gare d’Orsay en musée; consacré plus spécifiquement aux impressionnistes, le Musée d’Orsay est devenu un des lieux les plus fréquentés de la capitale française.Passé au secteur privé, Jacques Rigaud s’est ensuite transformé en dirigeant d’entreprise (il fut p.-d.g.de RTL, Radio Télé Luxembourg pendant une dizaine d’années), ce qui lui a donné l’occasion de porter sa cause auprès des gens d’affaires en développant le mécénat culturel dans ce secteur.Jacques Rigaud soutient au- jourd’hui que la démocratie ne peut trouver son véritable sens que par l’accessibilité du plus grand nombre à la culture: «// s'agit d’affirmer que la culture n ’est pas une prestation qu "il faudrait distribuer un peu plus équitablement, mais qu 'elle est l’accomplissement même de la démocratie, ce qui lui permet d’atteindre la plénitude.» Il prononcera une conférence à Québec sur le sujet, lors du colloque Médias et patrimoine (le 9 octobre, à l’École d’architecture), mais nous l’avons rejoint à son bureau, à Paris, pour qu’il nous parle de la façon dont tout cela s’est mis en place en Europe.Un rare consensus «L’objectif de “rendre accessibles au plus grand nombre possible les œuvres capitales de l’humanité, et d’abord de la France” a été constamment celui de la politique culturelle française depuis plus de quarante ans» explique-t-il d’abord.«Cela s’est fait avec des styles, des priorités, des méthodes variables selon les gouvernements, mais sans remise en cause globale.Le concept de développement culturel, que Jacques Duhamel, ministre de 1971 à 1973 et dont j’étais le principal collaborateur, a mis en avant signifie que la démocratie ne sera pleinement réalisée que si les citoyens sont en mesure de fréquenter effectivement les œuvres de l’esprit, de s’approprier pleinement le patrimoine culturel, d’accéder aux pratiques culturelles sous toutes leurs formes, des plus populaires aux plus sophistiquées, et de développer leur créativité.» En France, ce thème fait l’objet d’un consensus politique assez rare.Et c’est aussi pour en accroître la portée au niveau de ce que l’on nomme, outre-Atlantique, la «société civile» que Jacques Rigaud s’est intéressé au développe- Vif'-f- JACQUES NADEAU LE DEVOIR Pour Jacques Rigaud, «la politique culturejle des États doit aujourd'hui se préoccuper avant tout des publics».CULTURE ET SOCIETE JOURNÉES DE LA CULTURE CE CAHIER SPÉCIAL EST PUBLIÉ PAR LE DEVOIR Responsable NORMAND THÉRIAULT nthrriaullalfdevoir.ca 2050.rue de Bleury, 9' étage, Montréal (Québec) H3A 3M9.Tél.: (51 4) 985 3333 redaction®ledevoir.com FAIS CE QUE DOIS ment du mécénat culturel en dirigeant depuis une vingtaine d’années l’association ADM1CAL.C’est dans ce contexte que s’ouvre dans quelques jours au Centre Pompidou une exposition en hommage aux donateurs de la famille Schlumberger-Boissonnas, dont le titre est précisément La Culture pour vivre.Travailler en réseaux Pratiquement, tous les États européens ont maintenant un ministère chargé de la culture, mais ils étaient encore fort peu nombreux il y a une trentaine d’années alors que la France faisait presque cavalier seul.En 1996, à la demande du gouvernement Juppé, Jacques Rigaud rédige un rapport sur la «refondation de la politique culturelle», qui a des échos à travers l’Europe et plus précisément en Italie, en Allemagne et au Luxembourg.Désormais, la vie culturelle européenne fait l’objet de nombreuses coopérations intergouvemementales: l’on a de plus en plus l’habitude de travailler en réseaux.«Par réseaux, reprend Rigaud, il faut entendre la coopération libre d'organismes ou d'institutions culturelles ayant les mêmes objectifs dans différents pays, et j’observe que, dans certains domaines dans lesquels je me suis personnellement investi, ces réseaux sont très actifs et permettent à l’influence française de se développer: il en va ainsi pour la promotion du mécénat d’entreprise, et aussi pour les centres culturels de rencontre, qui sont des lieux d’excellence et de création intellectuelle et artistique installés dans des monuments majeurs; c’est une initiative française qui se développe désormais dans toute l’Europe, et même au-delà, puisque nous avons eu la joie d’attribuer “à titre étranger” le label français de centre culturel de rencontre au Domaine Forget, chez vous au Québec.» Jacques Rigaud termine en soulignant que «si les premières politiques culturelles ont mis l’accent sur les œuvres du temps de Malraux et sur les artistes, du temps de Jack lxing, la politique culturelle des États doit aujourd’hui se préoccuper avant tout des publics».On en est précisément là.Québec Grand Théâtre de Québec En collaboration atvc L'Orchestre symphonique de Québec et le Théâtre de S
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