Le devoir, 4 octobre 2006, Cahier A
PENNSYLVANIE LE MONDE Les Brigades des martyrs d'al-Aqsa menacent de tuer des dirigeants du Hamas Page A 5 ?w w w .1 e d e v o i r.(* o m ?Tuerie dans une école amish: le bilan s'alourdit Page A 3 l lï DliVOII! Vol.X C V 1 I X 2 2 ô ?_L E M E R t R E H I 4 0 C T O B R V.2 O 0 (i S 8 Ci Win- Gui autant en taire des torteœsses in hospitalières 1 es responsables de plusieurs aca demies ont envoyé des cour riels et des lettres aux dinvteurs d'etablissements scolaires et aux parents pour leur conseiller une grande prudence après les «Ventes attaques dans des (Voles.I e presidenl américain George \\ Bush a indique hier, lors de l'inaugura lion d'une eeole portant son nom à Stockton (Californie), qu’il a demande au ministre de la Justxv.Alberto Gonzales, et a la stvnêùtirv a l'Edueation, Margaret Spellings, de rencontrer des experts pour déterminer ce que le gouvernement tederal pouvait tail e pour aider à renforcer la sécurité dans les écoles.•J’ai envoyé un rournel aujourd'hui I mardi | à tous 1rs principaux Id’etablisse incuts] pour leur rappeler d'être vigilants, de revoir les procédures d'urgence et d'observer le comportement des enfants dans le cas où ils auraient besoin d’un soutien psychologique», a dit à l’AEP Garry Mc Giboney, proviseur adjoint de l’académie de DeKalb.en Géorgie.Des is oles ont également organisé des exerciees de securité et des sémi naires |xnir s’assurer que les élèves et les enseignants savent comment réagir en cas de situation d’urgence.Mais les responsables relèvent qu'ils ne peuvent pas faire grand chose de plus pour protéger les élèves que de barricader les élèves dans les classes et de transtormer les écoles en hauts lieux de sécurité.• Vous ne pouvez pas empêcher que tous res drames se produisent parce que les écoles ne sont pas des firrteresses», a dit à l’Al-T Ronald Stephens, directeur du Centre national pour la sécurité des écoles, situé en Californie.«Vous ne pouvez pas fournir une protection à 100 %», a-t-il avoué.les mesures de sécurité ont été renforcées apres la tuerie du lycée Columbine de üttleton (Colorado), qui avait fait 15 morts en 1999, la plus grave d’une série de tueries survenues depuis plus d’une quinzaine d’années, rappelle M Stephens.On utilise des caméras et des badges d’identification dans les fr ôles, et des policiers y sont déployés.les écoles ont également dû rédiger des plans de secours d’urgent e et organiser des exercices réguliers tur tout incident possible auquel vous pouvez pen ser-, dit M.McGiboney.L’académie du comté de Jefferson (Colorado), ou se trouve le lycée Columbine, a émis une directive exhor tant les principaux a renforcer la sfr u rite et a interdire l’accès de l’école a des personnes étrangères a l’établisse ment, a déclaré a I’AIT’ Lynn Setzer, porte parole de l’académie, Iz-s pa rents ont également reçu une lettre leur tapixlarit les mesures de sécurité, •Nous avons dressé une frontière équilibrée entre une érole aerueülante pour nos élevés et leurs /rarrnts et un bâtiment sur», ajoute Mme Setzer.Agence P rance-Prenne E N Jacques Duchesneau devra s’expliquer Ottawa — Les lacunes en matière de sécurité a l’aéroport Montreal-Trudeau préoccupent les députés fédéraux, qui ont decide a l’unanimité de convoquer les di- B K E F figeants devant le comité des transports.Le président de l’Administration canadienne de la sûreté du transport aérien (ACSTAt, Jacques Duchesneau, et celui d’Aeroport de Montréal (ADM), James Cherry, devront répondre aux questions des parlementaires d’ici quelques jours.- PC 1007, rue LAURIER ouest, Outremont m: 274*2442 femme enceinte Par un collectif d’auteures Sous la direction de Christine TOUZIN CLAC-SONS Collection de musique au primaire Pour i «RieignsmeM os la RiutiQsi om m Écoiai OUtRlN *tMaur NM (514) 842-3481 ummtm MM lu MrwtM France LÉTOURNEAU > T Sylvain LUSSIER IMAQIMOTS Dictionnaire pour ràieve ai \t i» année ou w cucie ou îssi primaire GU* HW MMurMM (514) 842-3461 tMrnmtmmtmmmemem ta pra tw* nâ^Nrf Kut rtwyt 4t nv/SAcji, ÉDUCATION Reforme au secondaire : Pinquiétude gagne les directeurs Un grand projet rénover les infrastructures existantes MARIE-ANDREE C H O U I N A R D KATHLEEN LÉVESQUE Ly enquête instituée a la suite de f l’effondrement du viaduc de la Concorde donne l’occasion de réfléchir sur le manque de responsabilité des gouvernements, mais aussi des citoyens, à l’égard des infrastructures collectives, estime le professeur Yves Boisvert, de ITiNAP Ce spécialiste d’éthique publique croit que la population doit cesser de faire l’autruche.le problème qui se pose interpelle toute la société.«On ne peut montrer du doigt un gouvernement plus qu'un autre.C'est une tangente qui n’est pas davantage libérale que péquiste ou fédérale, provinciale ou municipale.C’est un réflexe généralisé de ne pas vouloir voir le prix de l’entretien.Et cela concerne les citoyens», soutient M.Boisvert.Pour M.Boisvert, il est clair, d’un côté, qu’investir dans la remise à neuf de routes, de viaducs ou de tout autre ouvrage ne rapporte .pas sur le plan électoral aux politi-ciens.D’un autre côté, les citoyens se laissent bercer d’illusions, comme s’ils ignoraient que, si on n’entretient pas sa maison pendant des décennies, on ne peut penser que tout va bien.Aux tenants du développement à tout prix qui décrient l’immobilisme cUuis lequel le Québec serait tombé, Yves Boisvert rappelle que de prendre à bras-le-corps le problème des infrastructures et faire un choix d’investissement est en soi un grand projet de développement «flutât que de pleurer le casino qui n’est pas déménagé et alors que Lucien Bouchard nous chante la gloire du déplacement de l’autoroute Bona-venture, on peut s'attaquer au grand projet que l'on a, celui des infrastructures.Ce n'est pas toujours dans la nouveauté que se retrouvent les grands défis collectifs», souligne-t-il.Le professeur Boisvert fait valoir que les trois derniers jours ont été riches en propositions émanant de spécialistes sur les méthodes d’entretien des structures comme celle qui s’est effondrée à Laval samedi, les matériaux, les façons de faire en matière d’inspection.La transformation du ministère des Transports en agence gouvernementale a même été recommandée, question de faire en sorte que les transports ne soient plus soumis à la pression politique des promesses électorales.¦ «Ça permettrait de sortir de la logique duplessiste.Chaque élection a son bout de route.On est encore dans un modèle assez archaïque», affirme-t-il.De fait, les investissements du gouvernement du Québec augmentent de façon sensible lorsque approchent des élections générales.En 1998-99, le nombre de travaux a crû de 39 % par rapport à l’année précédente.Le même phénomène se vérifie en 2002-03, alors que Québec a délié les cordons de sa bourse pour des travaux routiers en hausse de 59 %.L’enquête pourra aussi obliger la société à réfléchir sur les camions surchargés qui sillonnent le Québec, sur le choix des transports en commun et même sur les partenariats public-privé (PPP), une formule qui donne des assurances quant à l’entretien des infrastructures, selon le gouvernement libéral «On est dans une conjoncture qui nous oblige au réalisme et au pragmatisme.On n’a pas à récuser aucune des formules qui sont proposées.Si les PPP, c’est la voie de l’avenir, qu’on nous le démontre clairement.Mais pour l’instant, ce n 'est pas fait», dit Yves Boisvert.Chose certaine, les citoyens devront accepter, selon M.Boisvert, que le «mythe des baisses d’impôt an-rumcé avec la tendance néoconservatrice» est terminé.D’ailleurs, la situation actuelle n’est peut-être pas étnmgère au discours qui a cours depuis plus de dix ans sur la nécessité du rétrécissement de l'État et donc sur la révision à fa baisse des interventions publiques, croit-il Le Devoir Inquiets de l’avenir de la réforme de l’éducation, les directeurs d’école, ont demandé au ministère de l’Éducation des garanties sur la formation des enseignants, la préparation du matériel et l’efficacité des communications qui leur étaient destinées.L’une des trois associations de directions d’école, 1a Fédération québécoise des directeurs d'établissement d’enseignement (FQDE), a même évoqué avec le ministère la possibilité de ne pas implanter la réforme l’an prochain en secondaire 3 si on n’apaisait pas ses appréhensions.«Nous avons effectivement dit au ministère que le fait de surseoir [à l’application de la réforme] en secondaire 3 était quelque chose d’envisageable, mais nous avons écarté cette option parce que, sur l'ensemble de nos points d’inquiétude, nous avons été rassurés», a indiqué la semaine dernière Serge Morin, président de 1a FQDE.Prenant acte des récriminations des directions d’école, le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) a promis la tenue d’au moins trois rencontres nationales avec les chefs d’établissement, afin de mieux les informer et de discuter de leurs préoccupa- Deux autres soldats tués Sperwan — Deux soldats canadiens ont été tués et cinq autres blessés hier, en Afghanistan, lors d'une attaque lancée par une poignée d’insurgés.Les soldats occupaient un poste d'observation en plein cœur du territoire taliban, à environ 20 kilomètres à l’ouest de la ville de Kandahar, quand quelques rebelles armés de lance-grenades et de fusils automatiques ont donné l’assaut en fin d’après-midi, lœs deux victimes JACQUES GRENIER LE DEVOIR m Les directeurs d’école ont songé à freiner l’implantation de la réforme de l’enseignement au secondaire.lions.«Les directeurs d'école sont toujours les derniers informés, alors que nous sommes sur la première ligne», fait valoir M.Morin.Un peu à la manière des rencontres nationales sur la réforme, destinées aux enseignants, les échanges permettront aux directeurs de se tenir au fait des derniers développements en matière de réforme.Ces rencontres, dont la tenue a été confirmée par le ca- sont le sergent Craig Gillam et le caporal Robert Mitchell, tous deux membres du régiment des Royal Canadian Dragoons, basé à Petawawa, en Ontario.Les blessures des soldats canadiens ne mettent pas leur vie en danger et tous les blessés ont été évacués vers 1a principale base alliée de Kandahar.Les soldats canadiens travaillaient à nettoyer une voie routière des mines et engins explosifs en vue d’un fiitur projet de construction de route.Les combats surviennent exactement un mois après le début d’opération Méduse, une opération militaire binet du ministre Jean-Marc Fournier, auront vraisemblablement lieu avant la fin octobre.•Nous discutons effectivement avec le ministère pour améliorer les modes de communication entre les directions d’école et le MELS», a indiqué Serge Rodrigue, président de l’Association québécoise du personnel de direction des écoles (AQPDE).«H y a moyen de mieux diriger l'information.» Une rencontre orchestrée par le ministère a eu lieu vendredi dernier avec les représentants des trois associations de directions d’école (la FQDE, l’AQPDE et l’Association montréalaise des directions d’établissement scolaire, l’AMDES).Dans les revendications qu’elle a adressées au ministère, la FQDE a notamment signalé des inquiétudes quant à l’appropriation des programmes de la réforme par le personnel, aux retards dans le perfectionnement, à la disponibilité des manuels et au degré de préparation des laboratoires, nécessaires pour le volet science et technologie du secondaire 3.«Nous n 'avions pas de résistance sur le fond de la réforme, comprenons-nous bien, a indiqué M.Morin.C’est son application qui nous inquiète.» Cette information a d’ailleurs été reprise par les représentants des deux autres groupes de directeurs.La table de pilotage dirigée par l’armée canadienne qui aurait, au dire des responsables, tué des centaines d’insurgés talibans et sérieusement ré duit leur capacité à lancer de telles attaques.- PC Les unions interreligieuses sont en hausse Ottawa — Alors qu’augmente la diversité culturelle du Canada, les unions conjugales interreli- sur le renouveau pedagogique, dont les directeurs font partie, avait donné lieu a un consensus il y a quelques semaines sur l’importance de poursuivre ce qui est enclenché depuis 2000.«Pour nous, il est hors de question de mettre un moratoire sur la réforme, renchérit Gaétan Neault, président de l'AMDES.Ce serait très néfaste d’arrêter ce qui est lancé.Par ailleurs, ça ne veut pas dire qu’il n'y a pas d'éléments à mieux regarder dans la mise en œuvre de la réforme.» Les modes de communication semblent constituer fa première récrimination des chefs d’établissement, qui se plaignent d’être souvent les derniers informés.«Un des éléments qui nous chicotent, c’est que l'information nous parvient tardivement, et elle n'est pas de première main, affirme M.Neault Ces jours-ci, tout le monde s’improvise un peu spécialiste de l’éducation et nous avons de la difficulté à nous faire entendre, alors que nous avons les deux pieds dans la réforme et que nous sommes tous des enseignants.» Au ministère, on a explique avoir entendu les directeurs et accepté l’idée des rencontres d’information.«Les réunions permettront de les mettre dans le coup», a indiqué l’attachée de presse dû ministre Fournier, Marie-Claude Lavigne.Le Devoir gieuses sont de plus en plus communes au pays, démontre une étude rendue publique par Statistique Canada hier.Bien que seulement 15 % des personnes en couple formaient une union interreligieuse, soit par mariage, soit par union de fait, en 1981,1a proportion de telles unions était passée à 19 % en 2001, a rapporté l’organisme fédéral.Des 14,1 millions de Canadiens en couple, près de 2,7 millions avaient un partenaire d'un groupe religieux différent, a précisé Statistique Canada, dont l’étude repose sur des données du plus récent recensa ment.-PC EN BREF DEJEUNER-CAUSERIE La Francophonie : enjeux et priorités Clément Duhaime Administrateur de l’Organisation Internationale de la Francophonie Le Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM) vous convie é un déjeuner-causerie en compagnie du numéro deux de l'Organisation Internationale de la Francophonie, M Clément Duhaime LE CONSEIL CES RELATIONS INTERNATIONALES PE MONTRÉAL Le mercredi 11 octobre 2006 de 12h00 à 14h00 Inscription à partir de 11h30 Hôtel Ritz-Carlton Salon Ovale 1228, rue Sherbrooke Ouest Montréal (Québec) Après son allocution.Monsieur Duhaime répondra aux questions de l’auditoire Admission : Membre CORIM 60 00$ Non-Membre 90 00$ Table (8) Membres CORIM 420 00$ Table (8) Non-Membres 650 00$ Avec la collaboration de : DO—.?UQÂM IPSA0AISP Inscription : Information J www corim.qc.ca : (514) 340-9622 Forum Francophone des Affaires MtténM CttAJMfiMi ,4k Avec l’appui de "I IXwOTft* du Ûu«{«r École nationale (f administration pubSque ?» Wallon** Bntxollea C0tfîcv ^rr.\nv\N V^uébéeois ^ SNOLAVAUN PrvMts et LVmocratic Rlchts & lYmvxracv jeunes « LE DEVOIR MOTS CROISÉS 1 2 3 4 5 6 7 8 9 1011 12 0250 HORIZONTALEMENT 5.Petit mot latin - Coup au tennis - Crier, en parlant 1.Très économe.du hibou.2.Distance - Outil de druide.6.Bouleverse le visage de 3.Abjurer - Préposition.- À moi.4.Sollicite - Préfèrent la 7.Dans un gigot - Feuillet compote.superflu d’un ouvrage 5.Indique le nombre - imprimé - Division du Algue verte - Terminaison.yen.6.Étalage de manières 8.Ne fond pas - Font plus insolentes - Au Nigeria avec peu.ou aux Pays-Bas.9.Dans l'iris - Jeune 7.Trop mûrs.saumon.8.Sa capitale est Dublin - 10 .Lettre en vers - Les Pousse à agir.stars la font souvent.9.Gros pain rond - 11 .Coule en Afrique - Samouraï errant.Fragile.10.Interdit social - 12 .Le Gange y coule - Distingué S'introduit.11.Au même degré - Argon 12.Indulgent - Déduit.VERTICALEMENT 1.Embarrassé - Utile dans un laboratoire.2.Qui coupent bien -Insecte adulte.3.Reine indienne - Ours noir.4.Il annonce sa marchandise à haute voix - On y va pour apprendre.1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 01 U IA Olul I UTn M j U 1 S I C 1 A j T m|o eIoIlIe oIuIUe U j P 1 T R I I 1 E 0249 SOLUTION DU DERNIER NUMERO Les écologistes veulent de l’action Onze groupes écologistes actifs au Québec réclament que le gouvernement Harper rende public, sans plus tarder, un plan vert prévoyant des actions à mener autant pour faire échec aux changements climatiques qu’aux gaz à effet de serre (GES).Ils disent ne pas vouloir d’une énième consultation ou encore d’une série de mesures laissées au bon vouloir des pétrolières et des industriels.En conférence de presse, hier, les porte-parole de ces groupes québécois et canadiens n’ont pas caché leur pessimisme en ce qui concerne les chances d’obtenir bientôt des engagements fermes du gouverne ment fédéral et de la ministre de lEnvironnement, Rona Ambrose.Ils ont dit craindre que la ministre impose non pas des plafonds démissions, mais des objectifs timides, et qu’elle s’adonne à d’autres consultations.- PC LesTCA s’inquiètent Ottawa — Le gouvernement fédéral portera un dur coup à l'industrie automobile de l’Ontario et enverra plusieurs travailleurs au chômage s’il met en application de nouvelles règles environnementales pour les fabricants automobiles du pays, a prévenu hier le president des Travailleurs canadiens de l’automobile (TCA), Buzz Hargrove.«L'idee d’imposer des régies sévères que les compagnies devront respecter si elles ne veulent pas être pénalisées causera un tort important à une industrie qui est déjà à genoux», a declare M.Hargrove lors d’une entrevue.Ottawa envisagerait de réglementer, pour la première fois, les émissions polluantes des voitures.- PC WÊÊÊmÊÊÊÊtÊ — La religion dans la Cité des modernes : un divorce sans issue?Une conférence au profit de la revue Argument avec Pierre Marient, directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales à Paris, et Charles Taylor, professeur émérite de l’Université McGill."fiai .'crœ.UDEvvm III ®J| Gallimard i§jl Animé par Antoine Robitaille Samedi le 14 octobre 2006.à 14h00 Au Musée des Beaux-Arts de Montréal 25 $ : 44 $ avec un abonnement d’un an à la revue Renseignements : (514) 762-0789 ei iane.bosse® revueargument ca ARGUMENT www.revueargument.ca i L K DEVOIR.LE MERCREDI I OCTOBRE 2 0 0 0 ,E MONDE Moscou maintient l’embargo contre la Géorgie La Russie hausse le ton contre les Etats-Unis et l’OTAN Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a exclu hier toute levée rapide des sanctions économiques imposées à la Géorgie malgré les appels dans ce sens de l’Union européenne.L’embargo n’est pas sans susciter quelque inquiétude au sein de la population géorgienne.Le Parlement russe doit en effet, cette semaine, débattre d'un projet de loi qui permettrait aux autorités d’interdire l’envoi de mandats à l'etranger, mesure qui pourrait porter un coup dur à l’économie géorgienne car de nombreux Géorgiens dépendent de l’argent que leur envoient leurs proches travaillant en Russie.La presse géorgienne reflétait hier le choc provoqué par ces mesures, un journal évoquant même une «nouvelle guerre froide» entre Tbilissi et Moscou.Le ministre de l’Économie géorgien a quant à lui estimé que l’impact des sanctions serait «assez négligeable».L'Union européenne a demandé elle-même à Moscou de revenir sur sa décision, faute de quoi la crise entre les deux pays risquerait, selon elle, de s’aggraver.«Nous espérons vraiment que la Russie lèvera très prochainement ses sanctions parce que les sanctions, notamment dans ce cas, ne mènent nulle part», a déclaré la commissaire européenne aux Relations extérieures, Benita Ferre-ro-Waldner.La Russie, qui reste allergique au déploiement de l’OTAN à ses frontières et dans son ancienne zone d'influence, a haussé le ton hier devant le soutien occidental à la Géorgie et un éventuel déploiement en Pologne d’éléments du bouclier antimissile américain.Interrogé sur la «crise des espions» entre Moscou et Tbilissi; le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, n'a pas hésité a faire le lien entre l’OTAN, les États-Unis et l’arrestation pour espion- nage par la Géorgie de quatre officiers russes, relâches lundi.«Le dernier épisode, avec I enlèvement de nos officiers, est survenu après la décision de l'OTAN de présenter à la Géorgie un plan de coopération intensive et, en plus, juste après une visite [du president géorgien] Mikheïl Nikolaevitch à Washington», a souligne M.Lavrov devant la presse à Moscou.Lundi, le président Vladimir Poutine avait déjà mis en garde son homologue américain George W.Bush contre toute «action de pays tiers» qui pourrait encourager Tbilissi dans sa •¦politique destructrice».A la veille d’un dépla-cement de M.Lavrov aujourd’hui et demain à Varsovie, la Russie a aussi averti quelle prendrait des «mesures adéquates» si des éléments de défense antimissiles américains ou de l’OTAN venaient à être déployés en Pologne.La Pologne a déploré, par la voie du responsable de la prési- dence pour la politique étrangère Andrzej Krawczyk, «une tentative [russe] de faire pression» , tout en espérant convaincre Moscou «qu'une décision potentielle sur le bouclier ne serait aucunement dirigée contre la Russie».Elle a appelé à ne pas tomber dans la polémique» alors que rien q’a été arrêté, selon elle, et que les États-Unis pourraient retenir un autre pays d’Europe centrale pour l'installation d’un système antimissile.Les autres pays envisagés sont la République tchèque, la Hongrie, la Turquie et la Bulgarie.La Russie a très mal accueilli l’entrée dans [’OTAN en mars 2004 des trois États baltes (Estonie, Lettonie et Lituanie), d’anciennes répubüques soviétiques, qui marquait pour la première fois l’implantation de l’Alliance atlantique à ses frontières.Agence France-Presse et Reuters La Russie est allergique au déploiement de l’OTAN à ses frontières Brésil : un second tour imprévisible Rio de Janeiro — In mise en ballottage de Luiz Inâcio Lula da Silva, longtemps donné réélu dès le premier tour de l’élection présidentielle par lys sondages, contraint le chef de l’État brésilien à affronter dans quatre semaines un second tour difficile et imprévisible.Avec 48,6 % des suffrages exprimes, Lula n’a pas réussi à obtenir la majorité absolue, à l’issue d’une campagne entachée par le scandale de la tentative d’achat d’un prétendu dossier anti-opposition par le Parti des travailleurs (PT), la formation dont le président sortant est issu.Son adversaire le 29 octobre, le social-démocrate Geraldo Alckmin.a recueilli 41,6 % des voix, alors que les sondages les plus optimistes l’avaient crédite de 38 % avant le scrutin.«La différence de sept points entre Lula et Alckmin indique une élection difficile et, en ce moment, totalement imprévisible», écrivait lundi Carlos Lopes, dans le bulletin du consultant politique Santafel-deias.«Alckmin part en victorieux tandis que Lula doit maintenant recomposer sa candidature.» Pour l'analyste, c’est une situation défavorable pour Lula, car •un président de la République qui n 'obtient pas la moitié des votes de l'électorat doit revoir sa communication avec l’électeur».Maria Celina D'Araujo, profes-seure de sciences politiques a la Fondation Getuho Vargas de Rio, estime que le second tour s’annonce dangereux pour Lula.Selon elle, «la candidature de Lula est fragile».«Cette candidature s’est beaucoup appuyée sur le charisme personnel du candidat et n'a pas pu compter sur l'apput ostensible du Parti des travailleurs [PT], impliqué dans les scandales de corruption», a-t-eDe declare.Selon une éditorialiste du quotidien O Qobo.Tereza Cruvinel M.Alckmin va s'attacher a construire un large front pour l’ethique.de manière à élargir l’alliance du premier tour entre sa propre formation, le Parti de la social-démocra-tie brésilienne (PSDB), et le Parti du Front libéral (PFL).M.Alckmin pourrait bénéficier de l'appui de Cristovam Buarque, ancien ministre de l’Éducation de Lula.candidat évincé à l’issue du premier tour, où il a obtenu 2,6 % des voix.Par contre, la candidate radicale Heloisa Helena a déjà laissé entendre qu’eüe ne donnerait pas de consigne de vote.Mais, selon le commentateur Mauro Santayana, du quotidien Jornal do Brasil, la réserve de vont de ces deux dissidents du PT va être difficile à récupérer pour Alckmin.Pour Carlos Lopes, tout dépend de la signification du bon score de M.Alckmin, simple avertissement a Lula ou désir définitif de changement Le président loi la va réunir aujourd’hui les gouverneurs du Parti des travailleurs (PT) élus au premier tour dimanche dans quatre des 27 États fédérés pour organiser avec eux la campagne pour le second tour du 29 octobre, a annoncé hier Jaques Wagner, lui-même élu dans l’État de Bahia.Le candidat du Parti de la sociaf democratie brésilienne a egalement indiqué qu’il allait multiplier les contacts, aussi bien au niveau national qu’au niveau des Etats.La cible principale des attentions des deux candidats est désormais de se concilier des faveurs au sein du Parti du mouvement démocratique brésilien (PMDB), la plus grande formation politique avec 89 deputes élus dimanche, mais divisée depuis l'arrivée de Lula au pouvoir en 2003 entre une aile progouveme-mentale et une aile d'opposition.Le PMDB sera un élément indispensable pour assurer une majorité parlementaire au futur president quel qu’il soit - AFP « .Alckmin part en victorieux tandis que Lula doit recomposer sa candidature » Al-Aqsa menace de tuer des dirigeants du Hamas Ismaïl Haniyeh appelle à une reprise des pourparlers sur un gouvernement d'unité nationale Gaza —Les Brigades des martyrs d'al-Aqsa, faction armee liee au Fatah du president palestinien Mahmoud Abbas, ont menacé pour la première fois hier de tuer des dirigeants du Hamas, dont son chef en exil Khaled Méehaal.Ces declarations marquent une nouvelle escalade dans la lutte de pouvoir entre le Fatah et le Hamas.vainqueur des législatives de janvier, après deux jours d'affrontements entre partisans des deux mouvements qui ont fait 12 morts et plus de 100 blesses en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.Dans un communique, les Brigades des martyrs d'al-Aqsa tiennent Khaled Méehaal, le ministre I palestinien de l’Intérieur Said ; Seyam et un haut responsable de son ministère.Youssef al Zahar, j pour responsables de ces morts.«Nous, à al-Aqsa.annonçons, avec force et franchise, le verdict du peuple au sein de la patrie et dans la diaspora, d'exécuter les chefs de la sédition.Khaled Méehaal, Said Seyam et Youssef al Zahar, et nous exécuterons ce verdict pour que ces gens atroces puissent servir d'exemple», peut-on lire.Méehaal vit en exil à Damas, Seyam et Zahar habitent d,uis la bande de Gaza.Un porte-parole des Brigades des martyrs d’al-Aqsa a décrit ce communiqué comme une «réponse naturelle» à l'ordre donne par Seyant à ses forces de prendre le contrôle des rues de Gaza dimanche face aux policiers en grève du Fatah qui réclament le versement de salaires.Il n'a pas voulu dire si cette declaration reflétait le point de vue de l’ensemble du mouvement ou seulement de certaines factions.Pour Zahar, elle ne traduit que l’opinion d'une faction putschiste qui cherche à liquider la résistance islamique.En visite en Arabie Saoudite, la secretaire d’Etat Condoleezza Rice a appelé les Palestiniens à mettre lin aux violences et réaffirmé la nécessité politique pour eux de reconnaître les accords passés avec Israël.Mme Rice, qui doit effectuer une visite aujourd'hui dans les terri- toires palestiniens dans le cadre d’une tournee régionale, a egalement souhaite que les P.üestiiuens se dotent d'un gouvernement «qui puisse respecter les principes du quartette» siu le Proche-Orient, à savoir la reconnaissance d'Israël.des accords antérieurs et la renonciation à Li violence.Au Caire, la Ligue arabe a qualifie ces vio lences de «folie palesti Mienne» sans precedent et a invité les factions à déposer immediate ment les an nés «laissons à Israel les assassinats, les attaques et les destructions pan e que le peuple pa lestinirn en a assez», a ajouté Miv hamed Soubaih, du secrétariat de la ligue.le premier ministre du gouvei nement du Hamas, Ismaïl Ha niyeh, a accu si- Rice de chercher à diviser les Palestiniens et a appelé à une reprise des pourparlers pour aboutir à un gouvernement d’unité nationale, lesquels se heurtent au relus du mouvement iskuniste de reconnaître l’Etat juif Mahmoud Abbas est engagé dans une lutte de plus en plus âpre pour le contrôle du pouvoir avec le gouvernement d'Ismaïl Haniyeh, et les efforts pour constituer un gouvernement d’union Katah Hamas sont tou jours ikuts l'impasse.la tension est particulièrement forte devant lïni|vossibilité ixmr le gouvernement, soumis à un embargo incidental, de payer k-s traitements des fonctionnaires, alfi lies ixnu la plupart au Katah.lies pays occidentaux cherchent par cet embargo à contraindre le lia mas à accepter de reconnaître Israël, de renoncer à la violence et d'appliquer les accords intérimaires de jeux Un proche conseiller d'Abbas a déclaré lundi que le president envisageait sérieusement la possibilité de tonner un gouvernement d’urgence ou de convoquer des élections anticipées [>our mettre fin à la crise./tgcMce France-l'rvsst’ et Reuters Rice a appelé les Palestiniens à mettre fin aux violences Vers la réconciliation?HKLTÎKRS LE PREMIER MINISTRE IRAKIEN Nouri al-Maliki a entamé hier des discussions avec les responsables politiques irakiens pour concrétiser une nouvelle tentative de réconciliation destinée a enrayer les violences confessionnelles.Après de premiers entretiens lundi soir pour dégager les principes d une action de pacification.M.Maliki a entamé hier des réunions pour donner un contenu concret à son plan qui a été agréé par les dirigeants politiques — chiites, sunnites et de la société civile — sous la forme d’un engagement solennel de mettre fin à l’effusion de sang.M.Maliki veut créer des commissions de sécurité locales, partout dans le pays, et d'abord à Bagdad, composées de représentants politiques, religieux, de la société civile et de l'armée.Au niveau national, un comité comprenant toutes les parties devra veiller a l'application des dispositions arrêtées par le gouvernement.Hier.250 insurgés lourdement armés ont été arrêtés et conduits au camp de Bakuba.Détournement d’avion Rohm’ — les deux |siales ik’ l’air, qui ont détourné nu Boeing 737 de la compagnie lïirkisli Airlines, forcé d'atterrir dans k sud de Htalie.se sont rendus.Fous les passagers sont sains et sauls Selon plusieurs sonnes, les |niâtes de l'air, non armés et de nationalité turque, voulaient transmettre un message au |xi|x' Benoit XVI qui doit effectuer un voyage en Turquie en novembre.L'avion, qui effectuait la liaison Tirana-Istanbul avis- à son bord 107 ixissageis et six membres d'équipage, avait été détourné nu dessus de tu Grèce.Il avail été pris en ( liasse |iar quatn K16 grecs oui l’ont escorté jusqu’à Li frontière ai-banaise, jniis a été intercepté par deux avions de chasse F-16 italiens qui l’ont contraint à se (xwer sur l'aéroport de Brindisi.- AF’/' Gyurcsany refuse Budap(“st — U‘ premier ministre hongrois Ferenc ( lyiirvsany a récusé hier l'ultimatum du («incipulpar ti de l'opposition de droite qui mo nace de descendre massivement dans la rue s'il ne démisakmnr jias did à vendredi.G* gouvernement hongrois ne cédera pas au cluuita-ge des manifestations de rue or-diestreos |jar l’opîiosition, a assuré le chef du gouvernement magyar, qui a promis de se soumettre cette semaine à un vote de conf iance du jHtîenient, ou sa coalition dispose de la majorité.- AFF La Bosnie est plus divisée que jamais Les pourparlers avec VUE semblent bloquées à la suite de l'élection de dimanche Sarajevo — Les nationalistes musulmans, serbes et croates qui ont fait la guerre entre 1992 et 1995 sont les grands perdants des élections, mais les vainqueurs ont été élus sur la foi de discours encore phis radicaux, ce qui augure mal des négocia ions entre la Bosnie et lUnion européenne.A la présidence collégiale, selon les résultats définitifs, les Musulmans ont élu dimanche le centriste Haris Silajdzic (62,1 %), les Serbes le social-démocrate Neboj-sa Radmanovic (54,8 %), et les Croates un autre social-démocrate, Zeljko Komsic (40.8 %).Mais si ce dernier fait figure d'authentique modéré, MM.Silajdzic et Radmanovic défendent des positions irréconciliables, et leur discours inquiété les analystes qui le comparent a celui d’avant la guerre civile de 1992-95.«Le paradoxe est que les partis modérés ont une rhétorique encore plus radicale que les nationalistes eux-mêmes», fait valoir l'analyste politique Slobodan Vaskovic.La dispute tourne autour de l'accord de paix de Dayton, qui a mis un terme a la guerre et consacré la division de la Bosnie en deux entites — la Republika Sips-ka (RS.Serbes) et la Fédération croato-tnusubnane — unies par de faibles institutions centrales.Ancien premier ministre pendant la guerre et signataire de l’accord de Dayton.M.Silajdzic et son Parti pour la Bosnie (SBiH) réclament l’abolition de ces deux entités avec plus d’ardeur que les autres partis musulmans.M.Radmanovic et son Union des sociaux-démocrates indépendants (SNSD) ont rétorqué en menaçant d'organiser un référendum sur l'independance de la RS.«Je crains que nous ayons des problèmes si quelqu’un comme Haris Silajdzic réclame» que la Constitution soit révisée, a mis en garde M.Radmanovic Pourtant un tel changement est aussi souhaite par l’Union européenne.qui veut que l'administration centrale, qui Lut aujourd'hui de la figuration, soit renforcée.La Bosnie négocié un accord de stabilisation et d'association avec l’UE, premiere étape sur le long chemin de l’adhésion, mais le retard pris dans l’adoption de réformes requises par Bruxelles risque de reporter sa signature, initialement prévue pour la fin de l'année.•A en piger par les résultats des élections», le processus «est en grande partie bloqué», note ,W Vaskovic.Lors du scrutin de dimanche, les électeurs étaient egalement appelés a élire le Parlement central et les assemblées de la RS et de la Fédération croato-musuhmane.Les résultats portant sur 80 * des bulletins illustrent les mêmes divisions Le SNSD de M.Rad manovic a largement battu sur tous les fronts les autres partis serbes bosniaques avec plus de 45 % des voix.«Ces élections ont démontré la profonde division ethnique de la Bosnie», commente l'analyste poli tique Tanja Topic Le scrutin était considéré comme crucial car les élus vont diriger seuls le pays pour la premiere fois depuis la fin du conflit Le Haut représentant de la communauté internationale, doté de pouvoirs qui lui permettent d’intervenir dans k-s affaires intérieures, est en effet appelé a se retirer en juin 2007.Agence France /‘reste Des visas pour les diplomates américains Bruxelles — I a C ommisaion européenne va suggérer aux Etats membres de 11 JH de rétablir rie» visas pour les dipkwiati-s américains, afin (k- faire pression sur Washing ton qui refuse toujours d'exempter de visa les citoyens de dix pays eu-ropéens.Dans un rapport cjui sera renus demain aux ministres européens de l’Intérieur réunis à Ijuxiinbourg, la Commission européenne considéré qu'il n’y a pas de progrès vers l'exemption de visas pour k-s citoyens de tous k-s pays de H JE, une question sur laquelle Bruxelles avail déjà fait rapport en janvier les Etatsd ,'nis refusent l'entrée sans visa sur k-ur territoire des ressortissants ck-s dix pays entrés dans H JE en 2ri)4 (Slovénie exceptée) et de la Grèce - AFF Michel FOREST CÉLÉBRITÉS mAURIGE RICHARD Cmmcdm hmmsmsn 64 peqm-10.9SI dm du plat graidit ligiaiu la lacita (511) 843-5991 I LF.DEVOIR.LE MERCREDI 1 OCTOBRE 2 0 0 6 E D I T 0 R I A L C Un départ raté L’ancien premier Pierre-Marc Johnson présidera bel et bien la Commission d’enquête sur l’affaissement du viaduc de la Concorde survenu samedi dernier, mais ô surprise! il sera secondé par deux ingénieurs connus, MM.Roger Nicolet et Armand Couture.En portant à trois le nombre de commissaires, le gouvernement reconnaît implicitement qu’il a commis une erreur en agissant trop rapidement, mais, en corrigeant le tir, il improvise à nouveau.ontrairement à ce que plusieurs auraient souhaité, le mandat de la Commission d’enquête créé par Québec ne portera pas sur la politique gouvernementale en matière d'entretien des routes, pas plus que sur les budgets consacrés à cette mission.Au contraire, il sera restreint au cas du viaduc de la Concorde et aux moyens a prendre pour éviter qu’un tel incident ne se renouvelle.Voila une bonne décision.Non pas parce qu’il ne serait pas intéressant d’alimenter l’éternel débat public sur les arbitrages budgétaires du gouvernement, mais parce que ce n’est pas le rôle d’une telle enquête.Dans le cours de ses travaux, la commission pourra toujours s’intéresser aux programmes d’inspection et d’entretien si les témoignages entendus pointent dans cette direction, mais, pour le reste, c’est aux partis politiques et aux citoyens qu’il appartient de débattre de la façon de dépenser l’argent des impôts.Cela dit, c’est avec le choix des commissaires que le gouvernement a créé la plus grande surprise hier.Accusé par l’opposition d’avoir improvisé en nommant l’ancien premier ministre Pierre-Marc Johnson, le gouvernement a décidé de lui adjoindre les ingénieurs Roger Nicolet et Armand Couture.M.Charest n’avait pas le choix: ou il ajoutait des noms, ou il remplaçait M.Johnson.Ne voulant pas perdre la face, il a choisi la première option.Mais, outre le fait que les coûts seront plus élevés, le résultat risque de ne pas être plus crédible.Tout le monde reconnaît la formation exceptionnelle de M.Johnson et l’étendue de son expérience.L’ancien premier ministre est un homme respectable à tous égards.Malheureusement, le cabinet d’avocats auquel il est rattaché est impliqué de trop près dans les activités du monde de la construction, secteur sur lequel portera l’enquête.«Nos avocats gèrent les réclamations pour retard dans la livraison ou pour malfaçons [.].Notre expérience du litige nous permet de sortir nos clients de l’impasse de façon rapide et économique», est-il précisé sur le site Internet du cabinet Heenan Blaikie.Plus troublant cependant, M.Johnson siège au conseil de Ciment Saint-Laurent inc., une entreprise qui «se spécialise dans les projets d'envergure en ingénierie-construction, tels que le pavage d’autoroutes, de routes, de ponts et d’aéroports.» Autrement dit.Ciment Saint-Laurent est un des membres les plus importants de ce qu’on appelle le lobby du béton.En acceptant de présider l’enquête sur le viaduc de la Concorde, M.Johnson prend congé temporairement de son poste au conseil, mais l'apparence de conflit d’intérêts persiste.le cas de M.Roger Nicolet est différent, mais il inquiète aussi.Sa compétence n’est pas en cause, au contraire, mais l'homme est allé trop loin en déclarant, sans preuves, que la corrosion était la cause probable de l’affaissement du viaduc.Quant à M.Armand Couture, qui ne se rappelle pas de son passage saugrenu aux côtés de M.Guy Saint-Pierre au curieux comité d’experts nommé par le premier ministre pour mousser le projet du CHUM Outremont?Si le premier ministre a voulu faire taire les critiques en ajoutant ces deux commissaires, l’un péquiste, l’autre libéral, il n'est pas certain qu’il obtienne le résultat attendu.Mauvais départ pour une enquête à saveur aigre de politique par tisane.j- rsansfacotija ledevoir.corn La sanction russe Jean-Robert Sansfaçon cène un: le gouvernement géorgien ordonne l’arrestation de quatre militaires russes pour «espionnage».Scène deux: à la suite d’une réaction aussi vive que menaçante de la part du Kremlin, les gradés russes sont libérés.Scène trois: les autorités russes interdisent toute liaison aérienne et terrestre avec cette ex-république de l’Union soviétique.Pire, elles envisagent un embargo sur l’envoi des mandats postaux que les travailleurs géorgiens installés en Russie font parvenir à leurs familles.On l’aura compris, l’attitude adoptée par le président Poutine est plus punitive que ferme.De la dégradation des relations, incidemment accélérée, entre les deux pays, on doit retenir un fait.Il y a une dizaine de jours, l’OTAN et le président géorgien Mikhaïl Saakachvili avaient convenu d’amorcer «un dialogue intensif», qui bien évidemment a suscité la colère de Poutine.Pour ce dernier, tout rapprochement politique et économique de la Géorgie et de l'Ukraine avec l’OTAN.l'Union européenne et les Etats-Unis est considéré comme une atteinte aux intérêts russes, pour ne pas dire comme une attaque frontale.Chose certaine, le présent désaccord confirme ce qui avait été constaté l'hiver dernier lorsque la Russie avait mis entre parenthèses la distribution de gaz destine à l’Ukraine.A savoir que le Kremlin entend mettre au pas toutes les nations qui.à sa périphérie, lorgnent vers l’ouest Plus précisément, Moscou entend reimposer son influence sur la plupart des nations autrefois membres du pacte de Varsovie et qui tentent depuis la chute du Mur de s’arrimer à l'UE, lorsque ce n'est pas déjà fait.Ce changement d'attitude de la part des dirigeants russes, car changement il y a eu, date de 2005.Apres avoir tenté l'expériepee ae l'interaction active avec l'ouest, élaborée ou conçue au lendemain de la chute du Mur, les autorités russes en sont arrivées à la conclusion que leur pays n'avait pas vocation à être le pendant slave du Brésil ou de l'Inde, mais bien à être legal de la Chine et des Etats-Unis.Surpris pu* la rapidité avec laquelle la réunification de l'Allemagne s’est effectuée', étonnés par la facilite avec laquelle la Pologne, les pays baltes et d'autres anciens satellites soviétiques ont rejoint l'UE.Poutine et ses proches ont decide de remiser le concept d'interaction active sur les tablettes de l’Histoire pour mieux raviver le nationalisme russe.Depuis lors, le Kremlin a joint sa voix à celle de Pékin pour exiger le départ des troupes américaines situées en Asie centrale.Ensuite, il a indique qu'il continuerait à vendre des armes à l'Iran, avant de renflouer les caisses de l’Autorité palestinienne asséchées par le boycott des Etats-Unis et de VUE.Bref, à chaque fois qu'il en a l'occasion.Poutine n'hésite pas à contrarier Bush d'abord, certains dirigeants européens ensuite.Los épisodes urkainien et géorgien s’inscrivent eux aussi, si l’on peut dire, dans la logique inhérente à ce changement d'attitude.Poutine a décidé que l’independanee de ces deux nations, ainsi que celle des républiques baltes, serait une indépendance de façade.Leur fonction?Etre l'avant-poste de l'expansion économique russe.Serge Truffant \I DEVOIR FONDE PAR HENRI BQURASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-presidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information JULES RICHER Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU.LOUIS LAPIERRE, JEAN-FRANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE V'Aâ L E T THES Attention aux excès Voilà, le désastre du viaduc de Laval est arrivé.Je demande aux journalistes et aux médias de ne pas tomber dans les excès politiques faciles.Déjà, quelques heures après le désastre, j’ai entendu des journalistes commencer à tomber dans des excès et à politiser la situation.Cette affreuse situation n'est pas politique, elle est une question pratique de construction, d’entretien et d’intervention des services de sécurité en cas d’urgence.Les politiciens et les journalistes doivent réagir de façon modérée et calme.Beaucoup de questions restent en suspens.Les enquêtes donneront les éclairages voulus.J’espère que les victimes auront tout le soutien nécessaire et recevront des indemnisations justes.S’il y a des responsables de ce gâchis, j’espère qu’ils seront bien tenus responsables et en subiront les conséquences.Jean-Charles Raby, Orléans, le 1" octobre 2006 Et la prévension ?Je ne suis plus surprise par les accidents comme les effondrements de viaducs, les gangs de rue.les tueries ou autres calamités vécues au Québec.Personne ne veut comprendre la règle d’or de la prévention.Nous sommes toujours en train de dire, de regretter et de couvrir les pages des médias, mais sans actions concrètes.11 faut de la prévention.Quand allons-nous agir et arrêter de gémir?Cet accident aurait pu être évité.La vigilance a bien meilleur goût que la négligence.Marguerite Bilodeau 1a> 2 octobre 2006 Manque de ressources Bien sûr, ce n'est pas la seule cause, mais l’effondrement du viaduc du boulevard de la Concorde est probablement un bel exemple des effets au quotidien du déséquilibre fiscal enfre le Canada et le Quebec.A l'occasion de la Deuxième Guerre mondiale, le gouvernement du Canada s’est approprie.avec l'accord temporaire des provinces, des champs de taxation qu’il devait restituer aux provinces après la guerre.Qu’en est-il depuis?Le Canada, riche de l’argent qu’il aurait dû rendre, a envahi graduellement les champs de compétence provinciaux pendant que les provinces peinaient à répondre aux besoins de leurs citoyens.Aujourd’hui, le Canada engrange les surplus alors que les provinces, dont le Québec, manquent de ressources dans tous les domaines, notamment en éducation, en santé et.pour la construction et l’entretien du réseau routier.Et avec les besoins du Québec qui iront croissant, particulièrement en santé, on peut penser que cette iniquité continuera à se perpétuer, à moins que nous ne changions.André Asselin Québec, le 1" octobre 2006 Un médecin occupé Mercredi après-midi, 14hl5.Vingt semaines après le début de ma grossesse, ma fille, mon conjoint et moi nous offrons une rencontre intra-utérine avec le petit être qui pousse en moi.Dans le but d’écarter toute inquiétude quant à sa formation mais surtout afin de le voir une première fois, nous nous rendons à l’hôpital Saint-François-d'Assise de Québec, où notre rendez-vous est repoussé d'une heure.C’est moche, mais cela demeure une réalité du système hospitalier québécois, et nous l’assumons.Après l'échographie, la technicienne nous dit de nous asseoir et d’attendre l’entretien avec le médecin.Il n'a qu'à réviser les images et signer l'interprétation de la technicienne.Il s'avère qu'il est au téléphone.J'attends.Je suis la seule à attendre, ce qui m’inquiète un peu quant à la santé de mon enfant.La technicienne sort de son local et est surprise de me voir encore là.Une infirmière de l'urgence est montée pour dire au médecin qu’ils ont besoin de lui en bas, mais après cinq minutes d'attente et comme il est toujours occupé, elle redescend à l’urgence sans l'interrompre.Il est encore au téléphone.Un autre médecin consulte Internet à ses côtés.La technicienne me dit de me mettre debout dans le cadre de sa porte (dans son champ de vision): ainsi, il finira par me parler.Il parle au telephone avec sa compagnie de câblodistribution.Finalement mis en attente a l'autre bout du fil, il me dit que c'est un appel interurbain mais que tout va bien, fl me lance la feuille de résultats puis reprend sa conversation téléphonique.A-t-il visionné les images?N’a-t-il qu'apposé sa signature?Personne ne le saura jamais! N'est-ce pas là un frein à l’efficacité du système de santé?Julie Trudelle Christian Thivierge Québec, le 29 septembre 2006 L’intérêt du parti Autant l’arrivée de Pierre Curzi comme candidat à l’investiture péquiste dans Bor-duas me réjouit, autant le départ du député bloquiste de Saint-Hyacinthe me désole.Economiste, Yvan Loubier est un des meilleurs députés du Bloc à la Chambre des communes, où il siège depuis 1993.Gilles Ducep-pe en avait fait le critique de son parti en matière budgétaire.Il aurait fait un excellent député à l’Assemblée nationale et, compte tenu de sa grande expérience et de son excellente réputation, André Boisclair aurait pu en faire un de ses proches conseillers ou ministres.Mais il semble que l’intérêt des partis en cause — il ne fallait pas déshabiller Gilles pour habiller André! — aura une fois encore été plus fort que l’intérêt de la patrie.Dommage.Marc Brière Montréal, le 28 septembre 2006 Pacifistes ou lâches, les Québécois ?De 1606 à 1760, les francophones n’ont compté que pour un vingtième de la population de souche européenne en Amérique du Nord.En 1712, après leur guerre de Cent Ans contre les colonies anglaises, ces 19 000 Canadiens et Français contrôlent un territoire s’étendant depuis la baie d’Hudson jusqu’au golfe du Mexique, confinant ainsi quelque 360 000 .Anglo-Américains à l’est des Appa-laches.Et jusqu'au 8 juillet 1758, les 70 000 Ca-nado-Français continuent leurs victoires contre un million et demi d'anglophones.Mais après leur défaite de 1760, ils ne sont plus intéressés à aller se battre pour ceux qui les ont battus, voire pour les chercheurs de pétrole.Robert Lahaise Montréal, le 26 septembre 2006 LIBRE OPINION Le néorelativisme du créationnisme SÉBASTIEN MALETTE Doctorant à l université de Victoria Lorsqu’on dirige un programme d'enseignement visant à préparer des élèves pour la poursuite d'études supérieures, nous pensons qu'il est important de comprendre la difference entre ce qu'on nomme une •'théorie scientifique* et une «théorie religieuse».Teresa Kielczewski-Tracy évoqué à cet effet l’argument d'un pluralisme des systèmes de vérité et la nécessité de les enseigner tous, en postulant que la théorie de l’évolution de Darwin n’est qu'une simple théorie concurrente à celle du créationnisme j («Le créationnisme se répand au Quebec», lettres des lecteurs, U Devoir, 29 septembre 2006).Mais pouvons-nous vraiment faire confiance au comparatisme de Mme Kielczewski-Tracy lorsqu'elle affinne presenter ces theories sur un pied d’egalite au sein d'une «école chrétienne»?Certainement pas.Comment le pourrait-elle?Son comparatisme confond d’entrée de jeu la valeur épistémologique d’une théorie construite d’après un modèle scientifique qui opère selon des explications ouvertes à la verification et à la falsification.par rapport à une théorie purement affirmative tiree d'un livre sacre.Recherche perpétuelle Soyons plus precis: une théorie dite «scientifique» est reputee «confirmee» jusqu'à preuve du contraire.Elle doit fournir des arguments pouvant être refutes par (experience que nous partageons tous et ou par l’élaboration d'une certaine coherence logique satisfaisant au minimum le critère de non-contradiction.La demarche scientifique fonctionne donc selon une approche probabiliste de la connaissance, misant sur une recherche perpétuelle de la vérité, impliquant non seulement la correction des theories precedentes lorsqu’elles s'avèrent fausses ou incomplètes mais aussi l'ouverture aux nouvelles façons de concevoir ce que nous nommons la vérité.En revanche, le créationnisme est une théorie «religieuse» reputee comme absolument «vraie» par ses défenseurs.Le créationnisme est enseigne comme un dogme, c'est-à-dire connue une vérité transhistorique et irréfutable parce qu'elle provient de Dieu.Ce genre de théorie opère selon l'argument que ce n'est pas la théorie divine qui est fausse mais le failli-bilisme d’une raison humaine éternellement affligée d’un orgueil prometheen.Sefon nous, il est clair que ces deux systèmes d'explication n'ont aucune commune mesure.Ds diffèrent tant par leurs methodologies que par leurs presupposes.L'une est ouverte à la réfutation et à l'enquête scientifique: (autre s'affirme comme un dogme irrefutable et sacré.La première bêtise est donc de niveler ces deux theories comme équivalentes: la seconde est de taxer de dogmatisme notre préférence pour une méthode ouverte à la contestation scientifique.Il me peine de faire des distinctions aussi rapides entre deux théories qui mériteraient un examen beaucoup plus approfondi.Mais la question est urgente: sans une connaissance des distinctions entre la demarche scientifique et la croyance religieuse, comment Mme Kielczewski-Tracy peut-elle rendre justice à la théorie de (évolution au sein de son institution?Quels critères les professeurs de l’ecole Emmanuel enseignent-ils a nos jeunes pour les aider a développer un esprit critique et a voir plus clair au sein de la diversité des idees qui s'offrent à eux?La question se pose si on juge que (education ne se réduit pas a une simple entreprise de pur relativisme entre des theories prétendument équivalentes. LE DEVOIR.LE MERCREDI I O C T O R R E 2 O O t> A 7 I) E E S Déséquilibre fiscal Des débats qui durent depuis 50 ans DENIS MONIERE President de la Société du patrimoine politique du Quebec * I~ ontrairement à ce que beaucoup pensent, la problématique du déséquilibré fiscal n’est pas un produit des travaux de la commission présidée par Yves Se-guin en 2002.Elle remonte en fait aux années 50 et a été conceptualisée dans le cadre des travaux de la commission Tremblay, dont nous commémorons cette année le 5tt anniversaire de la publication du rapport.Ira persistance de cet enjeu est symptomatique des rigidités structurelles du fédéralisme canadien et montre qu’il y a consensus dans la définition des besoins essentiels de la société québécoise.Tn demi-siecle de débats n’aura pas été suffisant pour ajuster les ressources fiscales aux champs de responsabilité du Québec.Mise en contexte Ira commission Tremblay a été créée à l’instigation de la Chambre de commerce de Montreal qui, lors de son congrès tenu à Ottawa du 5 au 8 octobre 1952, avait adopté une résolution recommandant au gouvernement du Québec d’instituer une commission royale d'enquête pour étudier les questions de l'autonomie provinciale et des problèmes constitutionnels et fiscaux.Cette recommandation faisait suite aux travaux d'une autre commission royale d’enquête, presidee celle-là par Newton Rowell et Joseph Sirois, dont le rapport recommandait «la dévolution des fonctions et des pouvoirs d'imposition au gouvernement fédéral».Profitant de la guerre, le gouvernement canadien s’etait fait concéder en 1942, pour la durée de celle-ci, le monopole de la perception des impôts sur le revenu des particuliers et des entreprises.Le gouverne- ment federal avait alors formellement promis d'y renoncer après la fin du conflit «Je tiens à préciser, avait dit James Lorimer Ilsley.ministre federal des Finances de l’époque, que nous ne voulons nullement tenter d’enlever en permanence ces sources d'impôts aux provinces.[.] Ce moyen d’atténuer les embarras presents n'est nullement parfait et n est cense être autre chose qu une mesure provisoire de temps de guerre.» (Débats de la Chambre des communes, session 1941.volume III.pages 2397-2398.) Mais en 1945.le gouvernement federal convoqua ce qu’on a appelé la «conférence du rétablissement*.Son but était d’obtenir le renouvellement des ententes fiscales pour une autre période quinquennale, soit de 1947 à 1952.En retour, Ottawa offrait une subvention annuelle de 12 $ par habitant, avec ajustement possible à la hausse en fonction de la courbe du revenu national.Irars de la reprise de la conference, en mai 194t>, ces propositions furent carrément rejetees par le Quebec.l’Ontario et d'autres provinces, dont la Nouvelle-Ecosse.Mais dès le mois suivant, Ottawa formulait de nouvelles offres en se disant prêt à conclure des ententes séparées avec les provinces qui le de sireraient.On assista alors à une série de marchandages auxquels toutes les provinces finirent par céder les unes après les autres, sauf le Quebec, qui de cida en 1954 de rétablir son propre impôt Les rigidités du fédéralisme lire 50 ans plus tard le rapport de cette commission, c'est comme plonger au coeur de la problématique canadienne.On y retrouve intactes les questions de l’heure comme la reconnaissance des deux nations, la vision autonomiste des relations fédérales-provinciales et le débat sur le déséquilibre fiscal.Cette lecture nous oblige à prendre conscience des fortes résistances au changement ou des i>erma-nences de l'histoire politique canadienne puisque les commissaires nous rappellent que les questions du juste équilibre entre le partage des pouvoirs fiscaux et celui des responsabilités administratives étaient au centre des débats qui ont mené à l'adoption de l'Acte de l'Amerique du Nord britannique en 18l DEVOIR LA RÉDACTION Jour' à rinfonsurtiof» gÉatrik et fl^trvpdMB* Or*irf Daftart «• étrrnmr 4* i ithrmattom} fatr-* > mu*pair >« Mbnr Andr*» W tévatv*) }'*++ hfxlrm tenp*mviM* 4t i* pagf Idtrt-• Hr.*- Wyk* fi toits i* wttu Cbérandm Caochv Gtntraf Jean Dk-'.Louw-Gille* Fr«»c Vvmzri irrltctemrs it*'**- I>r< Go »• Vr**- P*qttia (reieelemn iwrmmméftru, Jv'iv+9 Gf*r *t et q ,*** » rinfrxrmsbon cukurrüe Mictfe-i Betar thtatrr n raàter C«torw) hht C-arprritirr tjmfàmi, PW- (pmfétn roénen tpénawr r.mHurrit 4a wm* emd-f rtf*rur, Pawl Caucbo» meétat -, Cjwftwr fh*rn TrwsMwjr fttméma* FrUMftqtW Ifvrm saraamèrûtrt à l’information économique Gerard Berube aépmmt oa directeur d* ; tufarmmiio* Domtoique pe* v (pupitre P* ppe tarammérctre 1 tri* Defroster# Claude Tstfcotf» f ranco * Detîardina 2*^»ac ¦¦ cfermpamdaua pcrkmmtetrn è Qmé^eO Kathjeeü LéuêiqiM1 ManHm-Har-e-uicteUtir* * la eedmeftou fVr Praypt^ Pûm-rrr \j* 4e*uw»wu*Me* ,* par intérim Manor>- B'*f ' *¦*+'* Mo' .que I.- h,.* I*- ,-r< L*AIiMlltl§TRATION François Bamm UaulrdiimrS Sko* Cnrmri
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.