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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 2006-09-13, Collections de BAnQ.

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MONTRÉAL L’heure de pointe est devenue éprouvante pour les usagers de l’autobus Page A 3 w w w .1 e d e v o i r.c o m ?SYRIE I,.’ambassade des Etats-Unis à Damas est la cible d’une attaque Page A 7 LE DEVOIR I $ Les autochtones mal en point Une vaste étude confirme la détresse des Amérindiens au Québec GUILLAUME B O U RG A U LT-C ÔTÉ Les membres des Premières Nations n’ont pas la forme au Québec.Tout au creux d’un fossé qui les sépare du niveau de vie des autres Québécois.La vaste enquête sur la santé des autochtones dévoilée hier indique ainsi qu’ils sont plus gros, fument plus, vivent dans de piteux logements et laissent rapidement tomber l’école.Un ensemble de conditions qui provoquent notamment une grande détresse psychologique.•C’est un constat plutôt alarmant qu'on peut lire ici», reconnaît Ghislain Heard, sur le ton calme qui caractérise les interventions du chef regional de l'Assemblée des Premières Nations du Quebec et du labrador (APNQL).Alarmant, parce que M.Picard doit chercher pour trouver du positif dans la volumineuse étude qu’a conduite la Commission de la s.uite et des services sociaux des Premières Nations (CSSSPNQU, à partir de 2002.lins de 4000 autochtones issus de neuf nations et de 23 communautés ont été sondés, soit près de 10 % VOIR PAGE A 10: AUTOCHTONES Ardant épouse Duras ANNIK MH DE CARUFEI U DEVOIR HIER SOIR, à la Cinquième salle de la Place des Arts, l’actrice française Fanny Ardant, ancienne muse de Truffaut et ardente durassienne devant l’Éternel, est venue lire La Maladie de la mort, de Marguerite Duras, disparue il y a dix ans.Un texte sur le désir et sur ceux qu'il n’embrase pas Seule en scène, Ardant dit Duras davantage qu’elle ne la joue.Dans le cadre du Festival international de la littérature (FIL), La Maladie de la mort sera présentée jusqu’à samedi.Lire la critique d’Hervé Guay en page B 11.FRANCE Qui peut encore arrêter Ségolène ?CHRISTIAN RIOUX Paris — Une série intitulée L’État de grâce prendra l’affiche cet automne à la télévision française.Elle met en scène la belle Anne Consigny dans le rôle d’une femme séduisante qui tombe enceinte alors qu’elle est.présidente de la République! Imaginée il y a déjà deux ans, alors que la candidature de Ségolène Royal n'était dans l'esprit de personne, la série diffusée sur RTL-TVI pourrait être dépassée par la réalité.VOIR PAGE A 10: SÉGOLÈNE JEAN-PAUL PELISSIER REUTERS Ségolène Royal I y D E X o! o: oî o3 Actualités___A2 Annonces_____A4 Avis publics A 7 Carrières-B4 Culture_____B 12 A4 B 1 j Décès___ ! Economie Éditorial___A8 Idées_______A 9 Météo_______A 7 Monde_______A 6 Mots croisés A 6 Sudoku______B 3 Télévision B11 La Chine et le jeu Hong Kong, fer de lance du combat contre le jeu compulsif Jamais dans l’histoire les Chinois n'ont été exposés à une offre de jeu aussi abondante: loteries, courses de chevaux, casinos à Macao, tripots clandestins, paris sportifs.Alliés à l’attirance millénaire des Chinois pour le jeu, ces possibilités brassent un cocktail de plus en plus explosif.Et malgré des problèmes en forte croissance, les ressources pour aider les joueurs compulsifs sont encore dérisoires.Notre journaliste revient de Chine où il a enquêté sur le dossier.Dernier texte de la série.ALEC CASTONGUAY Hong Kong — Le quartier n’a rien de rassurant en ce début de soirée chaud et humide d’août Les édifices, toujours aussi hauts, sont sales et trahissent la pauvreté du secteur.Des gens traînent dans la rue et regardent avec insistance les passants.Le taxi rouie déjà dejxiis une bonne demrheure sur Pile de Kowloon, au nord du centre-ville de Hong Kong.D s'arrête finalement devant une porte anonyme.•C'est ici», lâche le chauffeur.Aucune pancarte n'indique le Gamblers Recovery Centre, qui est pourtant l’un des tout premiers organismes d'aide aux joueurs compulsifs a avoir vu le jour en Chine, B y a 18 ans.A l'intérieur, dans le minuscule hall d'entree, pas davantage d'indices.Wu Ping Chuen.le fondateur et coordonnateur du centre, est un petit homme discret au sourire invitant VOIR PAGE A 10 HONG KONG PETER PARKS AOENCE FRANC E PRESSE ' / Dans un café de Pékin, deux homme» jouent aux échec» chinois sous une photographie de Mao T»é-Toung.Le jeu est au coeur de la culture chinoise et toutes ses formes peuvent donner lieu à de» paris.Etude de la Banque du Canada Sévère critique à l’endroit du FMI ÉRIC DESROSI K RS Le Fonds monétaire international (FMI) aurait tout intérêt à suivre les règles de bonne gouvernance que l’on exige maintenant des entreprises.11 en va de son elfi cacité et de sa légitimité, estime une étude de la Banque du Canada.L’inlluence excessive des pays riches au sein de l'institution, le flou d;u>s le partage des res|x>nsa-biiités entre ses principales corn posantes, ainsi que le manque de transparence «La perte de leur tone Bonnement constituent un mélange dangereux, à l’heure où de plus en plus de voix récla ment q u e l’institution financière in ternationale joue un rôle plus actif sur la scène mon- de légitimité du FMI pourrait inciter certains pays à quitter l’institution» diale, dit l'économiste Fine Santor dans un document de 2fi pages rendu public hier.-/^ processus décisionnel du FMI, écrit l’auteur, continue d’apparuitre comme excessivement influencé par ses action noires de contrôle, et ses décisions semblent souvent bien plus répondre à des considérations politiques qu’a une analyse économique rigoureuse.• L'une des causes du problème est le changement de contexte irv temational et de rôle du FMI.A sa création, l'organisation ne comptai! que 44 |wys membres relativement semblables, qui étaienl tous su* ceptibles de se retrouver un jour prêteurs ou emprunteurs et qui cherchaient un moyen de faire face a d'éventuels déséquilibres monétaires a court terme Aujourd’hui, li- FMI compte 184 membres sép» rés en deux groupes, les pays riches, qui ne frail que prêter à certaine» conditions, et les pays pauvrr-s, que des crises financière» forcent à emprunter a long term»* de* sommes importantes et qui s'engagent, en contrepartie, a procéder a de» réformes profond**» de leur économie Malheureusement, si fa réalité a changé, les régies du FMI sont restées essentiellement les mêmes, constate l'étude de la Banque du Canada Autrefois acceptables et peulétre même bien adaptés, k* soi-disant principe de VOIR RAGE A 10 FMI CHRISTIANE CHARETTE ••••• ggr 9 LJ Aujourd'hui SI Rencontre avec ils-95,1 PREMIERE CHAINE «nrw radio-csnad» ca/c*tfi*lian« FM « | A 10 LE DEVOIR, LE MERCREDI 13 SEPTEMBRE 2 006 FMI ?LES ACTUALITES- Déséquilibre fiscal Québec baisserait son «plancher» à 2 milliards SUITE DE LA PAGE 1 décision par consensus et le partage des droits de vote au prorata des contributions financières, qui accorde 17,4 % des voix aux Etats-Unis, 46 % aux seuls pays du G7 et 61 % aux pays industrialisés, ne fonctionnent plus.On peut en dire tout autant de cette séparation floue des pouvoirs entre l’assemblée des pays membres (Conseil des gouverneurs), le conseil d’administration et la direction générale.«La surveillance par le FMI du système monétaire international et de ses pays membres a perdu de sa crédibilité et est devenue, par conséquent, moins efficace», déplore Eric Santor.Cela tombe mal.Jamais n’a-t-on entendu autant de voix réclamer la venue d’un «arbitre impartial» capable de dire à chacun «la vérité crue» en matière de taux de change, de fiscalité et de politique monétaire, afin de ramener un peu de stabilité dans un système financier international marqué par les déséquilibres et la volatilité.Il y a longtemps que l’on jongle avec l’idée d’accorder une plus grande influence, au sein du FMI, aux économies émergentes comme la Chine ou l’Inde, rappelle l’étude.Un projet en ce sens sera d’ailleurs débattu à l'assemblée annuelle de cet automne.Mais il serait tout aussi important de se pencher sur ses modes de fonctionnement interne.Il y a bien sûr une limite à comparer les règles de gouvernance des entreprises privées et celles des organisations internationales, admet Eric Santor.Ijc FMI aurait cependant tout à gagner à mieux définir les rôles de chacun et à se donner des «objectifs clairs, un fbndùmnement transparent et des moyens de rendre des comptes».D faudrait, par exemple, mettre un terme à cette prétendue règle du consensus, qui donne lieu à mille et un jeux d’influence et de tordage de bras, afin d’obliger chacun à voter à visage découvert.le conseil d'admi-nisfration ferait mieux, quant à lui, de sortir son nez de la gestion quotidienne des affaires de l’organisation pour se consacrer, plutôt, au choix des grandes orientations et à la supervision des grands dossiers.Quant à la direction générale et son équipe, la ciiuilité de leur travail ne pourrait que s’améliorer si, à la place d’une perpétuelle ingérence des principaux pays membres, elles pouvaient compter sur des directives générales claires et un peu de marge de manœuvre sur le terrain.Ces réformes, dit l’économiste de la Banque du Canada, pourraient s’inspirer entre autres du mode de fonctionnement des grandes banques centrales occidentales, comme la sienne.Si rien n’est fait, le FMI court le risque de se désagréger, tout simplement «Sa perte de légitimité pourrait inciter certains pays à quitter l'institu-tùm.avertit l’économiste Eric Santor.D’une certaine façon, c’est déjà en train de se produire», dit-il.Plusieurs pays asiatiques ont, par exemple, amassé dlmmenses réserves de de vises afin de pouvoir se passer de l’aide de l’institution financière internationale «i cas de crise financière, le Brésil et l’Argentine ont quant à eux accéléré le remboursement de leius dettes auprès du FMI afin de se libérer au phis vite de sa tutelle.Le Devoir ANTOINE ROBITAILLE Québec — Québec aurait réduit ses exigences vis-à-vis du gouvernement fédéral sur la question du déséquilibre fiscal.Il ne chiffrerait plus son minimum à 3,8 milliards, mais bien à 2 milliards.C’est du moins ce que la télévision de Radio-Canada a révélé hier soir, citant une source haut placée au gouvernement CeDe-ci aurait déclaré: «A deux milliards, on est portable».Pourtant le 12 avril, à l’Assemblée nationale, le ministre des Fi- SÉGOLÈNE SUITE DE LA PAGE 1 Le temps des femmes serait-il venu, comme l’avait prédit l’épouse du président, Bernadette Chirac?La course à la candidature socialiste pour l’élection présidentielle devait être une bataille chaudement disputée entre poids lourds.Voilà qu’à moins d’un mois du dépôt des candidatures officielles, l'avance de Ségolène Royal ne semble pas faiblir.«Qui pourra arrêter Ségolène?» se demande-t-on aujourd’hui dans les officines du Parti Socialiste, rue de Solférino.Si les électeurs avaient été appelés à se prononcer la semaine dernière, la présidente de la région du Poitou-Charentes aurait recueilli l’appui de 51 % des sympathi-sants socialistes.Pour la première fois, elle arrive en tête du classement des personnalités réalisé par IFOP-Paris Match avec 70 % de bonnes opinions.Un sondage CSA nous apprend même que 54 % des Français lui font «le plus confiance pour les questions économiques et sociales», contre 49 % pour Nicolas Sarkozy, candidat présumé de la droite.Le temps est terminé où Valé- nances avait fixé la barre plus haut, en parlant de transferts de •2,8 milliards de plus par année, au Québec, pour la péréquation et environ 1 milliard de plus pour le transfert pour l’enseignement postsecondaire».Le ministre avait déclaré: «C’est ce que nous avons demandé et c’est ce que nous allons discuter dans les prochain^ mois.» Selon la télévision d’Etat, Québec serait maintenant prêt à envisager une solution à deux volets, comportant une baisse de la TPS et la formule de la péréquation.On sait que le gouvernement Har- ry Pécresse, porte-parole de l’UMP, pouvait affirmer que Ségolène Royal, c’est «l’image sans le son».Aujourd'hui personne ne doute plus que Ségolène Royal représente une tendance de fond dans l’opinion.Contre toute attente, ce sont ses opinions qui ont été le plus débattues au sein du parti socialiste, qu’il s’agisse de ses déclarations sur l’assouplissement de la carte scolaire, le mariage homosexuel, l’émergence d’un syndicalisme de masse, la répression de la délinquance ou ses critiques de la semaine de travail de 35 heures.«U phénomène Royal est bien plus profond qu'on ne le dit», explique François-Miquet Marty, directeur des études politiques à l’institut de sondages Louis Harris (LH2) dans Libération.Selon le sondeur, cette fille d’un austère lieutenant-colonel de l’armée française, touche mieux que ses concurrents l’électorat des milieux modestes.Pendant que les «éléphants» socialistes font du sur-place, Ségolène Royal s’attire les faveurs des classes populaires tant convoitées.Cela est dû notamment à ses prises de positions contre l'insécurité, sujet sur lequel Lionel Jospin avait été désavoué en 2001 par une partie de l’électorat.A la surprise générale, son éclectisme à la Tony Blair a per a promis de réduire graduellement la TPS de 7 à 5 %.La première baisse de 1 % est entrée en vigueur au mois de juillet.Ottawa proposerait aux provinces de transférer l’équivalent de ce point de TPS par l'entremise une entente.Ce transfert amènerait près, de 1 milliard dans les coffres de l’Etat québécois.Reste que pour accepter cette formule, le Québec a toujours exigé une refonte de la péréquation, ce programme pancanadien de la répartition de la richesse érigé par la loi constitutionnelle de 1982 au désarmé la plupart de ses concurrents.Elle a pris de court l’ancien ministre Dominique Strauss-Khan, qui aurait normalement dû occuper cette place, comme l’ancien premier ministre Laurent Fabius, ancré à gauche de la gauche depuis son «non» au référendum européen.La candidature Royal n’en demeure pas moins «fragile et réversible», souligne François Mi-quet-Marty.Surtout depuis que Lionel Jospin tente de prendre la tête du mouvement «anybody but Royal».Depuis le temps qu’on annonçait son retour, l'ancien premier ministre semble pour l’instant son seul rival sérieux.Au printemps, il se disait prêt à répondre à, un appel qui n'est jamais venu.A la fin août, à l’université d’été du parti socialiste, il marquait quelques points en expliquant les larmes aux yeux, les raisons de son retrait de la vie politique après la déroute de 2001.Depuis deux semaines, il est dans tous les médias.Pourtant les sondages ne bougent pas: à peine 15 % des sympathisants socialistes voteraient pour Jospin et seulement 27 % des Français souhaitent son retour à la vie politique.Plusieurs de ses sympathisants estiment que sa candidature arrive trop tard pour barrer la route à Ségolène Royal.rang de principe de base de la fédé-ratioa Or, toujours selon Radio-Canada, le Québec serait prêt à considérer le compromis du Rapport O’Brien, rédigé par un groupe d’experts du gouvernement fédéral et déposé au mois de juin.Sur la question des ressources naturelles, le rapport O’Brien recommande d’inclure dans les calculs de la péréquation 50 % des revenus que les provinces obtiennent des ressources naturelles, à la fois renouvelables et non renouvelables.Cela représenterait pour le Québec une somme supplémentaire de 653 millions de D’autres jugent que l’ancien premier ministre aurait dû lancer sa campagne il y a un an et qu’à 69 ans il fait dorénavant figure d’homme du passé.Le positionnement de la favorite le force de plus à se présenter dans un habit qui lui va mal, celui de représentant de l'orthodoxie socialiste.Mais Lionel Jospin ne compte pas tant sur les sondages que sur les barons du parti qui auront une influence déterminante sur l’élection.Les sondages mesurent l’opinion des électeurs socialistes, pas celle des militants, répètent ses conseillers.Ses lieutenants s’affairent donc à semer le doute sur les capacités de l’ancienne ministre déléguée à la Famille de tenir tète à Nicolas Sarkozy, qui demeure plébiscité par 78 % de l'électorat de droite.Dans une allusion à peine voilée à sa rivale.Jospin déclarait au quotidien Le Parisien avoir «au moins un point commun» avec Nicolas Sarkozy, «parce qu'il prend la politique sérieusement».Mais les ralliements tardent à venir.Certains des principaux partisans de Jospin ont rejoint le camp de Ségolène Royal, comme le président du conseil général de l'influente fédération des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini.«Je suis loyal à Lionel Jospin, à ce qu’il a fait, dit Jean-Marc Ayrault, président du groupe so- phis en péréquation, lui qui en touchera, pour l’année 2006-2007, 53 milliards Radio-Canada souligne aussi que Québec réclame un montant de 270 millions pour trois ans afin de compenser l’annulation de l’entente sur les garderies conclue avec le gouvernement Martin, mais ne mentionne pas le 13 milliard qui a toujours souhaité obtenir pour l’éducation postsecondaire (soit le quart du montant «pancanadien» réclamé de 4,9 milliards).Le Devoir cialiste à l’assemblée nationale.Je demande qu’il soit loyal aussi à l'égard des autres [.] qui repré- ; sentent une autre génération.» Ni Jack Lang (soutenu par 8 % des sympathisants) ni Dominique Strauss-Khan (soutenu par 10 %) ne paraissent prêts à se désister en sa faveur.Une rencontre avec François Hollande, secrétaire général du parti (et conjoint de Ségolène Royal), ne semble avoir rien donné.Quant à Laurent Fabius (soutenu par 3 % des sympathisants), il devrait demeurer jusqu’au bout le représentant d'une ultragauche qui s’est littéralement effondrée depuis son triomphe au référendum sur la constitution européenne.Avec une trentaine de patrons de fédérations et une cinquantaine d’élus derrière elle, la favorite tente déjà de poser en présidente.Elle a prévu un voyage en Afrique et une tournée européenne.Ces déplacements permettent d’attirer l’attention des médias tout en évitant les débats compromettants.Depuis six mois, Ségolène Royal n’est pas loin d’avoir accompli un parcours sans fautes, reconnaissent les militants.De là à savoir si elle peut vaincre Nicolas Sarkozy, c’est une autre histoire.Correspondant du Devoir à Paris AUTOCHTONES SUITE DE LA PAGE 1 de la population amérindienne totale vivant au Québec.L’Enquête régionale longitudinale sur la santé des Premières Nations (ERS) a mis à jour et amplifié une première version réalisée en 1997.Ijcs faits saillants donnent une bonne indication de l’ampleur de l’écart entre le Québec de la majorité et celui des communautés autochtones — un «tiers-monde de l’intérieur».La moitié des adultes interrogés n'ont pas terminé leurs études secondaires et autant de leurs enfants ont déjà doublé une année scolaire.L'embonpoint et l’obésité frappent durement Quelque 52 % des enfants, 42 % des adolescents, 67 % des adultes et 71 % des aînés en souffrent avec tous les problèmes afférents.Plus la communauté est isolée, plus le problème est criant Le taux de diabète des jeunes est d’ailleurs près de trois fois supérieur à celui qui prévaut au Québec.Depuis 1997, il est passé de 10 % à 15 % chez les populations des Premières Nations, indique la coordo- natrice technique de la recherche, Nancy Gros Louis.Le taux de tabagisme a quant à lui chuté depuis cinq ans (7 % de moins chez les adultes), mais il demeure au moins deux fois supérieur à ce qu’on observe ailleurs au Québec: 51 % des adolescents et 55 % des adultes fument ainsi régulièrement La moitié des maisons présentent un environnement de fumeur.Et près d’un enfant sur deux naît après avoir été solidement emboucané durant la grossesse de sa mère.La consommation d’alcool et de drogues demeure forte.Près d’un adolescent sur deux et un adulte sur trois avaient consommé de la drogue ou des substances volatiles dans les 12 mois ayant précédé l’enquête.Un adulte sur six s’était fait traiter pour un grave abus d’alcool.Appelés à identifier les problèmes sociaux les plus importants de leurs communautés, les répondants ont ainsi pointé l’alcoolisme en premier lieu, puis les abus de drogues et de médicaments, ainsi que la violence verbale ou psychologique.Le logement?Pas réjouissant non plus, indique Nancy Gros Louis.Au moins 10 % des maisons sont «surpeuplées» et une sur trois est infestée de moisissures.Autrement, on peut aussi lire que le tiers des adultes ont été victimes de racisme dans l’année ayant précédé l’enquête, que l’assurance-emploi et l’aide sociale comptaient pour 44 % des revenus (quoique le taux d’emploi a légèrement augmenté depuis 1997, une des rares données jugées «encourageantes» par Ghislain Picard) et que l’usage d’une langue des Premières Nations à la maison a chuté en cinq ans (39 % contre 45 %).Les sondés estiment globalement que leur communauté allait mieux en 1997 qu’en 2002.Résultat de ce portrait: la détresse psychologique des autochtones est grande.Très grande.«C’est une donnée qui est épeurante, estime Nancy Gros Louis.Nous n’avions jamais mesuré cet aspect dans une étude aussi large.» L’enquête révèle que 46 % des adolescentes, 23 % des jeunes hommes et 39 % des adultes ont déjà pensé au suicide.Un adulte sur cinq est passé à l’acte.«Il va falloir se pencher attentivement sur cette problématique, reconnaît Ghislain Picard.Le Québec a un des taux de suicide les plus élevés au monde, et c’est encore pire chez nous.» Pour le chef de l’APNQL, les résultats de l’ERS montrent la nécessité de changer la démarche gouvernementale envers les communautés.«Les rares progrès qu 'on a pu voir entre les deux enquêtes sont très minimes.H n’y a rien qui a réussi à renverser la vapeur, d’autant plus que notre population est en plein croissance.Si on veut voir des progrès plus significatifs, il faut changer notre façon de voir les choses.» Comment?«Très clairement, nos communautés sont sous-outillées et sous financées», dit-il, en évoquant la question de l’éducation et du logement.«Ça veut peut-être dire qu’on n’a pas fait les investissements appropriés dans les dernières décennies.L’enquête fait la démonstration qu’il y a un lien très étroit entre la santé des personnes et les conditions sociales et économiques dans lesquelles elles vivent.Il faut s’en occuper.» Au secrétariat aux Af faires autochtones, le porte-parole du ministre délégué a indiqué hier que le gouvernement étudiera l’ERS avant le Forum sur le développement social et économique des Premières Nations, qui se tiendra les 25,26 et 27 octobre à Mashteuiat-sh, près de Roberval.Le premier ministre devrait y assister, et le thème de la santé occupera une large place dans les discussions.Le Devoir HONG KONG SUITE DE LA PAGE Fort de son expérience, il sait à quel point les joueurs qui viennent le consulter ont honte et préfèrent de loin l'anonymat du deuxième étage d'un édifice sms âme.En ce lundi soir, Wu Bug Chuen organise une thérapie de groupe qui ressemble fort aux seances des alcooliques anonymes.A cette différence qu'il y a ici une forte connotation religieuse: le christianisme sert d'inspiration aux joueurs qui tentent de sortir du gouffre.Après avoir chante quelques chansons et lu des prières évoquant le contrôle de soi et la force intérieure', le groupe d'une quarantaine de personnes forme un cercle.les histoires d’horreurs ne manquent pas.Le premier homme qui prend la parole a tente de se suicider trois fois avant de découvrir le centre d’aide.Un autre a perdu sa femme, ses enfants et sa maison après avoir tout misé dans des courses de chevaux.Un jeune au milieu de la vingtaine a succombe aux sirènes des casinos de Macao.«C’était devenu ma maison, explique-t-il.Je terminais le travail et je prenais tout de suite le traversier pour Macao.Une heure plus tard, je pouvais enfin jouer.C'était comme une drogue.Je passais toute la nuit là.avant de revenir travailler, souvent avec les mêmes vêtements.C'était devenu infernal.» Il n’est pas le seul.En 18 ans, Wu Ping Chuen a vu les obsessions de sa clientèle changer profondément.Si les courses de chevaux, très populaires à Hong Kong, ont longtemps été la source principale des problèmes, à égalité avec le mahjong.ce n'est plus le cas aujourd'hui.L’attrait des casinos a pris le dessus.«L'impact est direct, surtout chez les jeunes, raconte-t-il.Au debut, ils vont à Macao pour la vie de nuit et pour avoir du fun, mais rapidement les problèmes commencent.Ils n'arrivent plus à se contrôler.» Wu Ping Chuen affirme que son centre n'a jamais été aussi achalandé: tous les deux jours, une nouvelle personne dans le besoin vient le voir.Bien conscient de la croissance des problèmes, le gouvernement de Hong Kong a réagi.En 2003, pour la première fois en Chine, deux organismes professionnels d’aide aux joueurs compulsifs ont vu le jour grâce au financement public.Il n'existait auparavant qu'une poignée de centres communautaires, surtout à tendance religieuse comme le Gamblers Recovery Centre.«U gouvernement a subi beaucoup de pression pour offrir de l'aide aux joueurs en difficulté lorsqu'il a légalisé les paris sur le soccer, en 2003.Ça été le déclencheur», explique Elda Chan, superviseure du Even Centre, l'un des deux organismes d’aide.Depuis octobre 2003, plus de 1400 persoimes ont reçu des traitements contre la dépendance au jeu, tandis que 150 séances d'information ont eu lieu dans les écoles.Neuf intervenants qualifiés, d'ailleurs formés au Canada, y travaillent à temps plein.Pour l’instant du moins, car le gouvernement prévoit d’ouvrir deux autres centres tellement la demande est forte.La Chine laissée à elle-même Hong Kong est toutefois bien seul dans son coin.Si Macao vient tout juste d’ouvrir im centre d’aide, aucun autre' organisme n’a pignon sur rue ailleurs en Chine.IVkin.qui refuse de reconnaître' que la dépendance au jeu est un problème de santé mentak'.laisse la Chine continentale dans k' vide complet, et ce.maigre l’expkv sion du jeu illegal à linterieur de ses frontières et les voyages de plus en plus nombreux de ses résidants vers Macao ou d’autres pay’s où prolifèrent les casinos.Chaque spécialiste du jeu a d'ailleurs son histoire d'horreur à raconter sur le sujet.Certains joueurs retournent en Chine continentale complètement ruinés et se trouvent réduits à l’esclavage, à la solde du crime organisé qui a fourni les précieux billets pour jouer.D'autres doivent vendre un de leurs reins ou leur sang dans des conditions d’hygiène douteuses.«Un homme est déjà venu me voir en pleurs parce qu’il avait dû vendre un de ses enfants».affirme une intervenante qui a exigé l’anonymat comme plusieurs autres, pour ne pas froisser le gouvernement chinois.«Ce qui est effrayant, c’est que tout le monde se met la tête dans le sable.C'est tellement naturel pour les Chinois de jouer qu 'ils oublient que ça peut aussi causer des problèmes», explique Gracemary Leung, directrice du département de Travail social de l'Universite de Hong Kong et responsable des recherches sur le comportement des joueurs chinois à la même institution.Elda Chan abonde en ce sens.«Les gens en Chine sont laissés à eux-mêmes, dit-elle.Ils ne peuvent pas venir jusqu 'ici parce que c’est loin et que ça coûte cher.Mais avec le boom de Macao, Pékin devrait faire quelque chose.» Aucune étude à grande échelle n’a encore permis de déterminer avec précision combien de Chinois sont susceptibles de souffrir d'une dépendance au jeu.Mais, selon un sondage téléphonique mené par le gouvernement de Hong Kong en 2003, entre 1.8 et 4 % des répondants jugeaient avoir des problèmes •sérieux», soit un pourcentage équivalent à celui des pays occidentaux comme le Canada Tout reste pourtant à faire car la réalité chinoise est différente, notamment parce que les joueurs ne savent souvent même pas qu'on peut souffrir d'une dépendance au jeu.On trouve d'ailleurs à l'université de Hong Kong un departement qui étudie le sujet depuis 2001.En se fondant uniquement sur les chiffres connus, les spécialistes sont déjà sur le pied de guerre.D y a entre 20 et 50 millions de joueurs pathologiques en Chine, soit plus que la population canadienne.Avec la croissance de Macao, l’offre de jeu de plus en plus grande dans les pays asiatiques et l’expansion du marché noir en Chine, l’avenir s’annonce sombre.«Ça ne fait que commencer», affirme Wu Ping Chuen.Les chercheurs de Hong Kong se préparent tout de même à ce futur combat Ils ont déjà établi que la culture chinoise est un facteur important à prendre en considération pour élaborer les traitements.D’abord, il faut contrer l’idée, fréquente chez les Chinois, que le «gambling» est une question de talent «Ils sont sûrs de pouvoir battre la chance.Il faut donc leur enseigner la notion de hasard.On part de loin!» soutient Gracemary Leung.Ensuite, les Chinois sont très superstitieux et enclins à croire au concept de destin, ce qui brouille leurs références et les empêche souvent d’arrêter de jouer.«Par exemple, ils sont certains que s'ils entrent par une nouvelle porte du casino, la chance va revenir, dit Elda Chan.Us pensent que s 'ils fument plus de cigarettes, ils vont gagner Ça fait en sorte qu’ils jouent plus longtemps et donc qu'ils perdent plus Le cycle infernal commence plus vite.» Selon les spécialistes, il faut également ajouter la famille dans l'equation.En Chine, lorsqu'une personne est déshonorée, elle fait honte à toute sa famille.Pour éviter cette situation, le joueur veut récupérer rapidement ses pertes, quitte à miser plus gros.parfois même avec de l'argent prêté par ses parents ou ses frères et sœurs, qui veulent eux aussi éviter l'affront public.Ben Tarn est d'accord.Joueur en traitement au Gamblers Recovery’ Centre, ü a perdu 900 000 dollars avant de s'arrêter.«Je voulais toujours me refaire pour éviter la honte à ma famille.Maintenant, je dois regagner le respect de mes amis et de mes parents Si je n ’avais pas trouvé le centre, je ne sais pas ce qui me serait arrivé» Le Devoir Ce reportage a été réalisé grâce à une Bourse Nord-Sud financée par l'ACDI et accordée parla FPJQ LE DEVOIR www.ledevoir.com les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, fr étage.Montréal (Québec).H3A3M9 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?La rédaction Au téléphoné Par télécopieur Par courrier La publicité Au telephone Par télécopieur Extérieur de Montreal (sans frais) 514-985-3333 514-9853360 redaction0ledevoir.com 514-985-3399 514-9853390 1 800 3650305 Les avis publics et appels d’offres .Au telephone 514-9853344 Par télécopieur 514-9853340 Par courrier avisdev-@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement .Au telephone 514-985-3322 Par télécopieur 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MERCREDI 13 SEPTEMBRE 2006 LES SPORTS CYCLISME Deux anciens coéquipiers d’Armstrong admettent s’être dopés New York — Deux anciens coéquipiers de Lance Armstrong ont reconnu avoir pris de t l’EPO pendant leur préparation au Tour de France 1999.premier des : : : sept succès de l’Américain sur la Grande Boucle, rapporte le New 11 York Times sur son site Internet Ces deux anciens coéquipiers d’Armstrong sont Frankie An-dreu, aujourd’hui âgé de 39 ans et ancien proche du cycliste américain, et un autre coureur ayant requis l'anonymat «fl y a deux types de coureurs, affirme Andreu dans »1 • un article mis en ligne sur le site du Times lundi soir.Il y a ceux qui .trichent et ceux qui essaient juste de survivre.* Andreu explique avoir pris de l’érythropoïétine (EPO) pendant quelques courses et affirme i < avoir choisi de le révéler aujourd’hui car il est inquiet des conséquences du dopage sur le cyclisme.Ni Andreu ni l’autre coureur concerné n’ont jamais été contrôlés positifs.Ils affirment également ne jamais avoir vu Armstrong utiliser des substances interdites.Confronté à plusieurs accusations de dopage, le septuple vainqueur du Tour de France a toujours affirmé être innocent Floyd Landis, un ancien coéquipier d’Armstrong, a remporté le Tour de France cette année avant l’annonce de son contrôle positif à la testostérone.Landis a démenti s’être dopé et demande l’abandon des charges retenues contre lui, arguant que les tests réalisés au laboratoire français de Châtenay-Malabry ont été entachés d'erreurs.Le président de 1TJC1, Pat Mc-Quaid, a déclaré hier qu’il ne comprenait pas les objectifs d'Andreu.«Si Andreu souhaite dire ça, c'est son choix, a déclaré McQuaid dans un entretien téléphonique à l'As-sodated Press.Mais je ne sais pas ce qu’il cherche, parce qu’il ne peut rien obtenir en disant ça.» McQuaid a ajouté que ses révélations ne pouvaient pas jeter une ombre sur la victoire d’Annstrong dans le Tour de France 1999.•Prendre des produits dopants relève d’une décision individuelle», a souligné McQuaid, avant d’ajouter que la plupart des affaires de dopage découlaient de contacts établis par les coureurs avec des médecins n’appartenant pas au monde du cyclisme.«Est-ce que les gens montrent du doigt les autres coureurs de la Phonak en raison des soupçons qui pèsent sur Landis?», a-t-il dit Au sujet des objections des avocats de Landis, McQuaid a déclaré qu’il ne souhaitait pas faire de commentaire pour le moment mais a défendu l’honnêteté du laboratoire français, «fl n’y a aucune raison de douter du laboratoire», a-t-il déclaré, avant d’ajouter que le laboratoire de Châtenay-Malabry était *de la plus haute intégrité et qualité».Associated Press L N H Les Islanders accordent un contrat de 67,5 millions pour 15 ans à DiPietro Uniondale, New York — Le gardien Rkk DiPietro a paraphé une nouvelle entente avec les Islanders de New York, hier, acceptant un contrat d’une durée de 15 ans qui lui rapportera 67,5 millions SUS.DiPietro est donc sous contrat avec l’équipe jusqu'en 2022.Il aura alors 40 ans.•Nous avons travaillé sur cela tout l’été», a révélé l’agent de DiPietro, Paul Krepelka.Il s’agit du contrat le plus long de l’histoire de la LNH, surpassant les 87,5 millions pour 10 ans que les Islanders avaient consentis à l’énigmatique joueur de centre Alexei Yashin en 2001.•Avec un contrat de longue durée, tu cherches à établir ce que tu vaudras et ce que tu pourras obtenir, a dit DiPietro.Je ne crois pas que les salaires des joueurs vont augmenter beaucoup plus que ça.» L’entente de DiPietro occupe le deuxième rang en matière de durée dans le monde des sports en Amérique du Nord, devancé seulement par le contrat de 25 ans liant Magic Johnson aux Lakers de Los Angeles et signé en 1981.Wayne Gretzky avait accepté une entente de 21 ans avec l'ancien proprietaire des Oilers d'Edmonton, Peter Pocklington, en 1979 mais il s'agissait d'un contrat personnel de services et non d'un contrat officiel de la LNH.•Les équipes sont libres de prendre leurs propres décisions lions les limites des dispositions de la convention collective et des autres réglements de la ligue, a expliqué le commissaire adjoint Bill Daly Certaines decisùms tournent bien, d'autres non.Le temps nous dira si ce sera une bonne ou une mauvaise décision p
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