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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 2006-09-12, Collections de BAnQ.

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w w w .1 e d e v o i r.c o m LE DEVOIR V o L .X C V I 1 N ’ 2 0 6 LE MARDI 12 SEPTEMBRE 2 0 0 t> B 8 C ?TAXES l $ OftO B HAIVWIIX?A$*AI ?yy CauBTO Ch*«V‘* A**ata « OC»AVK5 SAMTO* AMA»A ¦ Pt'ta a KUHAtT CMAIK.&» A-tOCMW».a Vv J MfCtAABk A -*-* AB»*taJLiAttt£XAaaLlJLUiafiftiAl_^ Aa*HQ»» i O Aa a a a "»» * An a AvttaajAv •*'*« r ' « I ¦ I *a.»m î^p**55|É35r >.mk * '¦'ftmfmm 5| jam»* 1 g M*NA* FVMNANPf | B JU< \ ¦* ' o•*» a P it>A»a* wc Fft «»t • a Kt V»K JOftftr T.b» **r*’ C> O* LA J OiOACANv' B OvV*N A > >»a j OoNiUtt a Mau* ki c*» ÎTr a N.* AM A HAr.i a K AA ¦ ANCV* HAA*»* « aaa f mam«k «en'» ?ra a JAM»* J MO* Htcua A NOT* •coil M I a MO»* *>N JO»** .LA.'LY.rX-Ll.: "®.'ïrr.'IwiiWESi riMOTMT A COL •MAI toc* MH»* T ANNAN ?albt a n VlCTO >MI 11 WM» KA ** »‘m A K* l « ÜLn KASKft J*>*N a Fina ncon| AAlAA ccd IWO*«»T •OMC A L F t !B nCn Jamcc Mal t»nb> • Cu >*LO*H a te a OANtCL Am» AMW AM* N A.N* CneriA C**tT » *M«tf A t • a » a a »t» M nn o CLAlMr I .t lol»*« “ AL DON AC LIAM J M AV NA MO atAMO IN MC M a Sn« h Mica t A*T ¦«•üi NT a CNA *r»NB B C nom a o» MANOLO t * A*»ntN I A A*MI MA*L ta jams* m ûmo t h t Mal* PO Bwian LI rr «r » OlAHLL.A I jocl Ma t AA.C o William U-MN JAMk, itrt Pc t * h MiçhaSl o m »M»JN '*'* ?UN Mk NHl MçClNN i William V» min MOOMt B KMlBMNA MOOM i MT«* C Mouto* B Camion £MN MuMMAV a JOMN JOaCMH f A a K AMINOA NO ALULA M N A a J O'Connor a KSiym K.O C CORoerr O nul» a Fbtbr J ra K Pakmala ?FF.JcrrMK Ci an* Mari* Moor* Fa«*on» nnt a Balvatorc f Pc rc b C Picïrno a joaaPN t PRStioaa a wanoa wblib *MNC* B ftMT«*MAM U ' 'QHh M MORAN I a 1 *«i * *TJ c»«N*4 *R J M VIAN N*.iVONIM* JUAN M OOiVNL «o#**» « NAOBl • Ta *» »*R a J R AN* JOHN 1 AM A*MI Oû A WA • A * VIMOINIA A OAMHft rio juairp rAfcME! «ORSR»Pa**AMA i PaRaa'a anob ¦ kRNARD T PROC T OR « C AR NAM.RBa a MAtTHCW ftOiANCB Ovoi MtCNABL A ITooo D ni micna* l Parmaj .«OBl Nam m ANTl* Al a POWtLL au** aP •NA* M oa OFa NON» A NTMALB T aA.r* a Ma »OMa* O LT N N Arthur mitm fRINuAN StRADA • coo* n OR .Pi 'c »' TOM* fa • ¦ ?LT K«NH* tlKRHKN E lucrNÉ J V «AN PMItXIPAC *rp shaw •EP Shawn E uttahc Ntat->NUC OFF.MlCHAt-L »* H»; * +LT »< «cai M.HCLAN ATn •iCHARUb » Yl NlariAÜ- Mil-mai, HRuacA k • r mut a * »»-, An NIOAL A Kiv • »HU Uatiu Mov » IhOBBADI u» LI A * VCii i J.Santiago a Kia^icN iANi M'Wf a Tan HL>n«cinc h +FI.fj “¦-«Al LA SIFWNAHiNr.« KAMAf llRut *'fc|,w‘ A*u Simmon* » vin .1 S*»"n *FF.I *r>Nï SR*HH RAM»** NamahyA .MokM ir s»1’ M Ml t miMAA w ptR*" ° '-NoHn a k*vin AH I t MR» * ANIMONT fi I» a OAViy ItKAUO *>F -• SHNITL*-!.fcaJOII'Vi .'! K.LAW*» NCCC.VlllNi.««¦Ltr LA O I J«HN M i«*MUA M * TriKHRT Varoab ?T TimOTN Patricr salai» NTO* « Pur» DT ftCH ¦A,'.4 M‘"NAN S an ^TLtS «AI A* «I •FKAtK* C«*io A • Smith *r* OMAt JO*«R», n Simon a Ma Sandra Wajà g T STAC* Dt àborob STra «r! •n «rr iOHANNC drbt a Swirt a n i r mon a, an aml( rMt*ci w* ¦Mi » ai a Harrt Ta* VIO TgNOBLIN toniN a N'cm no a jonatm va ro a Chri® MiCHABl WA W»i«a A*.« SSffifc*: RJ Tira L Twom«t ad LAIQUII •R Walk* Wa ?L a a c i-Oui* Calvin Wilm NAtt Wortl*» • a ivblin ZiM«Na«i| ?J AMB* Jo* PCROuaO P TUOUAO Xhin Falk« * No i^r^lOoctoR CAPT URR» J.* *«AN«Tm _ ?Faml a -***®M1RT Fr- °®4*»LD JU* J ¦Iahnara fl TR^cor* a V1 *FF Mich t» ^«.UAM J \i ‘tlUCNKU - *SoatRT A*1 /*aAMa Cool ADa M.r OBRALD PSawci» OacowTO » LT Cpv J«RRT DON tXRtRBDN 1 n .CHRIS Mc(»KATH OKTTY IMA(îF.S/AH' A Ground Zero, hier, une mère et sa fille cherchaient sur «le mur du souvenir» le nom d’un proche parmi ceux des quelque 3000 victimes des attentats survenus le 11 septembre 2001.Silence pour les victimes Les Etats-Unis soulignent dans la douleur le cinquième anniversaire des attentats du 11 septembre 2001 Cinq ans après le 11 septembre 2001, les États-Unis ont rendu hommage hier aux victimes des près attentats de leur histoire, qui ont fait près de 3000 morts et ébranlé le monde entier.De New York à Washington, en passant par le champ de Pennsylvanie où s’est écrasé un des quatre avions détournés, des cérémonies ont eu lieu sur chacun des lieux frappés par les kamikazes d’aLQaida au cours de cette matinée fatidique.À 8 h 46 hier matin, heure précise à laquelle le premier avion détourné s’était écrasé sur la tour nord du World Trade Center (WTC), une première minute de silence a été observée à Ground Zero.Peu après, le silence s’est fait à trois reprises sur l'emplacement de 6,5 hectares où étaient érigées depuis 1973 les deux tours jumelles: à 9 h 3, lorsque le deuxième avion piraté avait percuté la tour sud: à 9 h 59, lorsque cette même tour sud s'est effondrée en premier, puis à 10 h 29 lorsque la tour nord s'est écrou lée à son tour.•Nous sommes revenus pour nous souvenir de la valeur de ceux que nous avons perdus, de ceux qui innocemment sont allés au travail ce jour-la et des âmes courageuses qui sont parties à leur recherche», a décla ré Rudolph Giuliani, qui était maire de New York au moment des attentats.Pour l'actuel maire de New York, Michael Bloomberg, -chaque personne morte ici, connue ou inconnue-, est •toujours avec nous-, les épouses et proches des 2749 victimes sont venus VOIR i-AOl A 8: VICTIMES ¦ Autre* textes en page* A 2, A 7 et A 8 Le cas d’Orford sera soumis au conseil national du PQ LOUIS-GILLES FRANCŒUR La base militante du conseil national du Parti québécois sera invité à ses assises de fin octobre à inscrire dans son prochain programme électoral l’abolition de la toi 23 privatisant le mont Orford, une toi qui autorise la réalisation d'un important projet immobilier sur les terrains de ce qui était encore un parc national avant le 13 juin afin de sauver la station de skL C’est ce qu’a décidé à huis clos en fin de semaine la Conférence des présidents et présidentes du Parti québécois, une instance qui siège en alternance avec le conseil national.Un projet de résolution en vue de faire abolir la toi 23, dont Le Devoir a obtenu cope, a été inscrit à l'ordre du jour de la Conférence des présidents le 9 septembre.VOIR PAGE A 8: ORFORD INDEX -M Annonces B 4 Idées A7 *N OO Avis publics.B 5 Météo B 5 W Monde Mots croisés AS B 4 LfI Décès B 4 o Économie B 1 Sudoku BS & \jr\ Éditorial A6 Télévision B 7 La Chine et le jeu Shanghai, symbole d’un nouveau « moi » chinois La Chine moderne, celle qui entre dans ce siècle avec force et déstabilise la planète, valorise avant tout l’ambition et l’image.«Dis-moi ce que tu possèdes et je te dirai qui tu es», semble la nouvelle maxime.Dans ce contexte, miser des milliers de dollars dans un casino ou dans un tripot clandestin est perçu comme une marque de richesse.Notre journaliste revient de Chine où il a fouillé le dossier.Troisième texte d'une série de quatre.ALEC CASTONGUAY Shanghai — Le long du très commercial boulevard Nanjing, dans la métropole économique chinoise de Shanghai, les grandes marques occidentales s'affichent sans complexe.C'est l’avenue la plus chère de Chine.Une multitude de magasins s'alignent directement dans la rue ou dans des centres commerciaux stylisés et luxueux Plusieurs boutiques aux prix exorbitants, comme Prada ou Tiffany and Co., n'ont même pas d'adresse au Québec.Loin de la capitale et de sa rectitude pofitique, les Shan-ghaiens foncent sans se retourner, épousant les valeurs occidentales au rythme de la croissance économique de VOIR PAGE A 8: SHANGHAI ISHAf l.CAKNICA/MOT1MEX •'.«ij*»*—' Shanghai la futuriste, métropole économique de la Chine, reflète un idéal de richesse auquel aspirent nombre de Chinois.Commandites: Serge Gosselin poursuit la Fondation de l’UQAM BRIAN MYLES Le militant libéral déchu Serge Gosselin a intent/' une poursuite de 946 5(X) $ contre la Fondation de rUQÀM, qui l’a congédié à la suite des révélations spectaculaires du publicitaire Jean Brault a la commission Gomery.M Gosselin occupait une enviable position de directeur des projets de développement a la Fondation de l’UQAM, un poste lui rapportant un salaire annuel de 72 (XX) $ avant sa «démission», le 8 avril 2(X)5.la Fondation i-stiniait que M.Gosselin et son ami Be 8erge Gosselin noit Corbeil, le directeur général de l’organisme, n’étaient plus en mesure d’assumer leurs (ourlions en raison des déclarations de Jean Brauh a la comnÉMion d’enquête sur le scandale des commandites.Serge Gosselin a touché 84 (XX) $ de Groupaction sans jamais mettre les pieds au bureau de l'agence de publicité, en 199G97.Il exécutait plutAt des tâches VOIR PAGE A 8: GOSSELIN JÊ« * n»»* •« Mk.HOMIER-ROY \ Michel \ Vn n e Vivre ensemble IARRY DOWNINl'.RKITFRS Malgré les turbulences et les ambivalences, Washington et Ottawa maintiennent leur coopération afin de surmonter leurs différends.Cinq ans plus tard — — f Les relations entre les Etats-Unis et le Canada: mêmes débats, nouveau contexte CHARLES-PHILIPPE DAVID Titulaire ÉLISABETH VALLET JOËL PLOUFFE VANESSA MARTIN-VAN ASSE Chercheurs Chaire Raoul-Dandurand, Université du Québec à Montréal Dernier texte d'une série de trois extraits du livre Le 11 septembre 2001, cinq ans plus tard.Le terrorisme, les Etats-Unis et le Canada, qui vient d’être publié aux Ed.du Septentrion ès l’élection de George W.Bush çn 2000, la relation entre les Etats-Unis et le Canada semble débuter sur le mauvais pied lorsque l’ambassadeur américain au Mexique est nommé avant même celui devant être désigné à Ottawa, brisant ainsi une longue tradition diplomatique.La même amertume se manifeste lorsque, à la suite des événements du 11-Septembre, seule la Grande-Bretagne est remerciée dans le discours du président américain devant le Congrès.Cependant la portée des événements de l’automne 2001 est telle que l’on aurait pu croire tous les différends oubliés, oblitérés sous l’impact des attentats.D’autant que le 11-Septembre a eu un effet centripète sur les législations antiterroristes et le traitement des «étrangers».Et pourtant ni l’élan de sympathie et de solidarité généré entre les citoyens des deux Etats après les attentats — nous sommes tous Américains! —, ni la profondeur historique de l’intégration nord-américaine, ni même la communauté de valeurs politiques et culturelles n’auront pu occulter l’existence de différends avant comme après le 11-Septembre.Refus de Jean Chrétien puis de Paul Martin d’ap> puyer la poursuite du projet de bouclier antimissile américain, première visite tardive et souvent reportée de George W.Bush en sol canadien, refus du Canada de participer à la guerre en Irak, interminable conflit du bois d’œuvre, crise de la vache folle et fermeture de la frontière américaine aux exportations bovines canadiennes, porosité de la frontière canadienne, questions environnementales et protocole de Kyoto, sous-marins américains dans les eaux canadiennes arctiques, obligation du passeport canadien pour traverser la frontière américaine.Cinq ans plus tard, la constante demeure: malgré les turbulences et les ambivalences, Washington et Ottawa maintiennent leur coopération afin de surmonter leurs différends.Une coopération fondamentale Soulevant elle aussi des débats parfois controversés, la coopération spécifique en matière de défense et de sécurité entre les Etats-Unis et le Canada remonte à la signature de la declaration d’Ogdensburg en 1940 — les deux pays y reconnaissaient alors « le caractère indivisible de la sécurité du continent et se promettaient aide et assistance mutuelle en cas d'hostilités» (Livre blanc sur la défense 1994).Il existe aujourd’hui, entre les deux allies.80 accords de défense, plus de 250 protocoles d’entente entre les deux ministères de la Defense et pas moins de 145 forums de consultation bilateraux, auxquels s’ajoutent de nombreuses ententes informelles, voire secrètes, dont les suites du 11 septembre ne représentent qu'une modeste portion.En effet, dans cette multitude d’ententes bilaterales, huit accords officiels et majeurs de coop>era-tiqn amencano-canadienne en matière de defense et de sécurité sont particulièrement significatifs.Un de ceux-ci a été officiellement conclu apres 2001, prolonge en 2004 et aboli en mai 2006.Depuis les attentats terroristes, les changements *«» '*##***•* s’appuient donc essentiellement sur la consolidation de l’architecture existante plutôt que sur la création de nouvelles instances en matière de défense.Le retour de la défense sur la scène politique canadienne C’est en 2002, en réaction aux attentats du 11-Sep> tembre et au nouveau contexte de menace terroriste qui planait sur l’Amérique du Nord, que le Canada a mis sur pied avec les Etats-Unis le Groupe de planification binational (GPB), basé au quartier général du NORAD à Colorado Sp)rings.Ce forum de consultation, de recommandation et de planification en cas de crise a été créé pxmr faciliter l'échange d’informations et coordonner les plans d’intervention pour la défense canadienne et américaine en cas de désastres naturels ou d’attaques terroristes.Ce groupie binational allait permettre des interventions concertées en cas d’urgence aux Etats-Unis ou au Canada (Washington et Ottawa devaient toutefois approuver tout plan d’intervention avant son exécution).Le GPB a été démantelé en mai 2006, pieu de temps après avoir produit et défK> sé un rappxirt définitif de recommandations.Ses activités seront désormais ré-piarties au sein d’autres organismes bina-tionaux comme le NORAD, le CCMCA, le PJBD, le U.S.Northern Command et le Commandement Canada.Il faut souligner une autre création, exclusivement canadienne cette fois: Commandement Canada.Mise en place par le ministère de la Défense nationale en juin 2005, cette nouvelle structure, dont le mandat se limite aux interventions sur le territoire national, intègre, pxmr la première fois dans l’histoire, les ressources terrestres.maritimes et aériennes des Forces canadiennes au sein d’un même commandement.Commandement Canada peut ainsi dans une certaine me sure être compiaré au U.S.Northern Command, créé trois ans plus tôt aux Etats-Unis.La consolidation et l’élargissement du mandat du NORAD Le Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord (NORAD) a vu son mandat s’ac-croitre sensiblement depxiis les attentats terroristes de 2001.Alors que ses activités étaient en majeure partie tournées vers l’extérieur, les événements du 11-Septembre ont poussé l’organisation binatkmale a renforcer ses capacités a mener des activités de défense a l’intérieur du territoire nord-américain.Aussi, en mai 2006.Washington et Ottawa ont procédé au renouvellement officiel de l'accord: n Le NORAD s'est doté d’un volet maritime, lequel assure la surveillance des bâtiments entrant dans les eaux territoriales américaines et canadiennes, fleuves et Grands Lacs, sans pxxtr autant exercer un contrôle conjoint sur les marchandises transportées.Cet élargissement facilite l’échange d’information entre les deux gouvernements en matière de securité maritime et rend plus efficace le processus permettant d'alerter les deux gouvernements en cas de menace.Advenant un tel signa], ce sont en dernier ressort les autorités respectives des deux pays qui interviennent n De renouvelable tous les dix ans par le passé, cet accord est désormais permanent Les deux gouvernements respectifs peuvent toutefois exiger une révision de l’accord tous les quatre ans (ou sur demande).À la suite des attentats de New York et Washington.le NORAD a déclenché l'opération Noble Eagle afin de protéger l'espace aérien nord-américain contre les actes de piraterie et de terrorisme aérien.Dans le cadre de cette mission, l'aviation militaire du NORAD a effectué plus de 42 (XX) sorties aériennes depuis le 11 septembre 2001.Malgré l’étroite coopération engendrée par cet accord et la structure de surveillance conjointe, le Canada, tout comme les Etats-l Inis, conserve la responsabilité opérationnelle de son espace aérien et maritime en cas d’intervention.(Ijc US Northern Command et le Canada Command ont la responsabilité d’intervenir en cas de menace dans leurs zones maritimes nationales.) Dans cette logique, les nouvelles instances com munes de défense ne remettent pas en question la nature des rapports américancK'anadiens, Elles viennent plutôt les élargir et les renforcer.Elles s'inscrivent donc dans une vision nord-américaine de défen se et sont le reflet du caractère indivisible de la sécurité des deux pays.Ce faisant, elles s’inscrivent toujours — cinq ans après le 11 septembre 2(X)1 — d;uts la logique de la declaration d'( Jgdensburg de 1940.Si le Canada maintient une solide coopération avec son partenaire américain, il serait erroné d’envisager cette intégration de défense comme une brèche profonde dans le principe de souveraineté nationale, la Collaboration opérationnelle en matière de surveillance, de planification et, le cas échéant, d'assistance mutuelle ne pouvant véritablement prendre place sans une consultation préalable.De plus, les attentats du 11 septembre 2(X)1 ont permis au gouvernement canadien, particulièrement dans le domaine de la sécurité intérieure, de réaffirmer sa souveraineté par rapport a la politique étrangère de l'administra tion Bush.Savoir et oser dire « NON » L’intervention en Irak aura représenté sans conteste l’enjeu majeur de la présidence de George W.Bush.Faute de pouvoir bénéficier de l’onction onusienne, le gouvernement américain a choisi de s’appuyer sur une coalition ad hoc; il [suivait peut-être s’attendre au soutien du Canada en raison de son étroite relation avec ( )ttawa, notamment dans le cadre d’institutions militaires bilatérales (Nl, aucun attentat ne tnt perpétré en territoire américain, il y eut ceux de Bait, de 1 undies et de Madrid entre autres.Cependant, les meilleurs spécialistes relativisent aujourd'hui It force tie tran*' tie motive met its comme aUJat da, dont les erreurs turent nombreuses et kt capacité fonctionnelle, Lirgemrnt altùblie.Dans un livre brel destine au gr.uid jxiblk- (Le 11 septembre dtXH cinq ans plus tani.Septentrion), le professeur Charles Bbilipix' David et les chercheurs de la Chaire Raoul D;uidurand eu etudes stratégiques et diplomatiques de l'UQAM, montrent, chiffres à l'appui, que ¦'la menace terroriste à laquelle les pays oeddentaux font face n 'est pas irntaNcmcnt plus impirtante que par le passe», (burnt aux Ktats-l ’nis, •ils sont certes plus puissants, mais à bien des iganls moins libres d'agir»./Vu tenue d’une vaste enquête metuv pair k' nuiga/i ne américain Atlantic Monthly (des entrevues menées avec plus d’une soixantaine d'experts), le journaliste James Fallow conclut que la meilleure façon d'alléger encore davaiit.igc la [xiissance dos mouvements extrémistes, est d'ojXTer une désescalade dans k» discours.«la guerre encourage la division simpliste du monde entre allies et ennemis ( ctte polarisation donne d des groupes terrorist!s disposes une unite qu'ils n’auraient pis pu réaliser parleurs propres moyens.» En perptiumt la rhétorique de la guerre gk>ktk\ Wa shington et ses allies (dont le gouvernement du Canada) confortent (hissait w ben laden et ses acolytes dans une position tic puissance aux yeux îles p-upk's mustil nuns, surtout auprès des extrémistes qui rêvent de dji had glottal et entretiennent l'illusion de pouvoir détruire kt supenxiissanco américaine.Chaque menace lerrori» te devrait donc être traitée individuellement.les spécialistes consultes pu lùtllow montrent que kr icptnso au terrorisme a etc.ces dernières années, [tins destructrice» que les actes terroristes eux mêmes, en nombre de morts en Irak et en Afghanistan seulement, mais aussi pu les sévères restrictions aux lilxt tés individuelles imposées aux citoyens des ptys txxidentaux.la réaction israélienne a l'enleveinent de doux soldats par le Hezbollah en juillet dernier en est un autre exemple éloquent.En outre, dans cette tentative suicidaire de mener une ¦¦guerre globale» contre un ennemi qui ne l’est pis, les Etats-Unis ont perdu knit autorité morale, non seulement (huis les zones du monde où l'islamisme fleurit sur ki haine du Yankee, mais aussi auprès de leurs alliés: Alxtu Ghraih, Guantanamo, les prisons seiretestk» la CIA, les erreurs en Irak, l’unilatéralisme anti-européen, ont altaibli k- ptuvoir d'influence (v;/?pnver) des ÉtataT Inis sur le reste du monde.?Cette attitude a, pir netxiiet, atténué ki cohésion oe-ridentak' et fait | ton Ire confiance dans notre civilisation même, déjà ébranlée pir d'autres faiUiles morales.le rejet massif de la religion dans nos contrées n'est peut-être pis non )>lus etrangir a notre difficulté de xa> sir llmptrtance que celk-ri put représraitiT p>ur d«»s peuples (jtti nous sont de moins en moins inconnus à cause de iuiunignition.I es conflits meurtriers (jtti ensanglantent kt pkmète ne sont pis les nôtres uniquement parc* que ki télévision nous tait partager instantanément toute la souffrance du monde.Ils se reproduisent flans nos viUes où des imams invitent de jeunes hommes à combattre la civilisation qui, pourtant, leur donne accès, par exemple avis l'éducation, aux instruments do knr liberté.Fit ou des rabbins, plus soucieux de la perpétuation de knir secte, iirivont kmrs enfants tie kt rencontre avec f Autre et d'une éducation normale qui ouvre k»s horizons.In mondialisation renvoie k-s nations a eDesméme*.Le défi lamé aux < >< cidentaux par les attentats du 11 septembre 2001 n’est |ias neuf comment allons-nous vivre ensemble, égaux et differents ?O défi, nous ne pntrrons, a mère niveau, k» rek'ver qu’a deux conditions.D’abord, il faut, certes, reconnaître la différence, la comprendre H l'accepter.In deuxieme condition n'est [tas moins importante.A l’heure d’aujourd’hui, elk- devient peut-être même im périeuse.Il faut reconnaître flans notre psiy* l’existimce d'une majorité, de ses valeurs, qui s'enrichissent ou (•vie luent par métissage, certes, mais qui constituent le corps pnnopil dmu-gration a la société d'accueil.Cette reconnaissance de la majorité doit venir d'abord de la majorité eUe-mème.L'Occident doute de lui-même, et k- Québec n'échappe [tas, a son échelle, à ce douloureux sentiment Comme collectivité, nous avons de pfos en phis souvent lirnpession d'avoir perdu toute stature morale (je m [jark- pas ici de moralis-me), fondement du resptt de soi-même.Il taut commencer par reprendre confiance en notre k-grtimrté.Des que nous nous serons réconciliés avec notre identité (je crois que raxts sommes en train de k* faire [Kir nos débats sur k- développement durable, l'éduc» don, les jeux de hasard, la pérennité des services publics et par les a|jp-ls a la responsabilité lancés par les jeunes.), celled - GBL Profils | Cinéma / LE TARTUFFE (4) av Un monde sans père avec Gérard Depardieu François Périer Panorama irv BBC News Coronation Cinéma / ANSWERED BY FiRE avec D Wenham (1/2) Dancing with the Stars / Premlér Rock Star PÔ W The National Law S.Order National CTV News /O- Kenny CTV News Diva on Doctor bai»/ ioo o* E.f| P O W klrnmef CTV News Access H eTalk S VU House National Geographic Men in Trees / Pilote News 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