Le devoir, 1 septembre 2006, Cahier A
V o L .X C V I I N 19 8 ?8 8 e ?T A X K S « 1 $ LE DEVOIR LE VENDREDI I ** S E P T E M B R E 2 00 6 Le climat aggrave l’épidémie de fièvre des foins Environ 120 000 Montréalais sont frappés par la rhinite chaque année LOUIS-GILLES FRANCŒUR Les changements climatiques intensifient de façon draconienne depuis huit ans la production d’herbe à poux à Montréal et à sa périphérie, ce qui coïncide avec une augmentation annuelle des concentrations de pollen allergène et une prolongation inquiétante de la saison d’émissions.C’est ce que révélera dans quelques semaines une étude dirigée par Michèle Carneau, géographe à l’UQAM, que s’apprête à publier la revue scientifique néerlando-britannique Science of the Total Environment.L’étude en question est déjà disponible en version Internet sur le site de cette revue.Même si cette étude porte seulement sur huit ans, l’équipe de cinq chercheurs a pu établir un «lien significatif» entre l’augmentation des concentrations de pollen relevées entre 1994 et 2002 et les épisodes climatiques qui ont caractérisé ces années.Globalement, l’augmentation dans l’air des concentrations de gaz carbonique, le principal gaz à effet de serre, explique que les plants d'herbe à poux sont plus nombreux dans la région.Il y a plus de fleurs par plante et plus de pollen par fleur produite, ce qui se traduit par une augmentation notable des concentrations de pollen allergène dans l’air de Montréal et une épidémie annuelle de «fièvre des foins» prolongée.Depuis 30 ans, aucune autre maladie environnementale ne frappe autant de Montréalais sur une base annuelle que la rhinite, ou fièvre des foins.Dans la région de Montréal, la rhinite affecte 8,4 % de la population, soit 120 000 per-sonnes à l’heure actuelle, dans l’indifférence politique et médiatique la plus totale.Cette maladie non mortelle, la deuxième en importance après le rhumatisme et l’arthrite, entraîne un taux élevé d’absentéisme au travail et à l’école ainsi qu'une automédication intense et de plus en plus prolongée, dont on connaît peu les effets cumulatifs sur des décennies, souligne la chercheuse de l’UQAM.De phis, de nombreux chercheurs pensent que des rhinites répétitives pourraient expliquer une partie de l’augmentation alarmante des cas d’asthme dans les grands centres urbains.C’est ainsi que sous l’effet de saisons chaudes plus intenses et plus longues et de concentrations croissantes de CES, la productivité du contaminant biologique a fait passer la moyenne des grains de pollen par mètre cube d’air de Montréal de 36,26 en 1997 à 68,80 en 2002, soit un doublement en quatre ans.Les valeurs médianes établies par les chercheurs sont du même ordre.Par ailleurs, la prolongation de la saison de pollen VOIR PAGE A 10: CLIMAT La fièvre des foins, deuxième maladie en importance après le rhumatisme et l’arthrite, entraîne un taux élevé d’absentéisme au travail et à l’école ainsi qu’une automédication intense et de plus en plus prolongée A(il NCI I K ANC K TRI-SSI Il faudra des années pour reconstruire les routes, les ponts et les 15 000 maisons détruites au Liban par les bombes israéliennes mm :vr / "¦vlÉ Vv»*1 t» ’¦«Sn'S Un milliard pour le Liban Une cinquantaine de pays et une dizaine d’organisations internationales se cotisent pour reconstruire le pays La communauté internationale a largement répondu à l’appel de la conférence de Stockholm en promettant hier 940 millions de dollars pour répondre aux besoins les plus urgents à combler pour remettre sur pied le Liban, ravagé par les bombes israéliennes qui sont tombées pendant plus d’un mois et qui ont réduit à néant de larges pans des infrastructures du pays.Le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, qui poursuivait sa tournée dans la région, a pour sa part renouvelé spn appel pressant à la levée du blocus du Liban par l’État hébreu.«C’est une démonstration de solidarité (.] et du fait qu’il y a tant de choses en jeu pour le succès du gouvernement libanais», a fait valoir le ministre suédois des Affaires étrangères, Jan Eliasson, à l’issue de la réunion.Ces 940 millions de dollars représentent la totalité des promesses de dons faites à Stockholm.Compte tenu des contributions précédentes, le total de l’aide pour la reconstruction immédiate du Liban s’élève à 1,2 milliard de dollars, a indiqué M.Eliasson.Des représentants d’une cinquantaine de pays et d’une dizaine d’organisations internationales y ont pris part Cette enveloppe a évidemment été bien reçue par le premier ministre libanais, Fouad Siniora.«Nous avons découvert aujourd’hui que le Liban n’est pas seul», a-t-il déclaré à la clôture de la réunion d’un jour.«C’est du très bon travail» qui a été réalisé, a-t-il estimé, ajoutant cependant que «nous avons encore beaucoup à accomplir».Plus tôt M.Siniora a insisté sur la transparence de l’utilisation des dons par son gouvernement et a catégoriquement rejeté les allégations selon lesquelles l’argent de la communauté internationale pour la reconstruction du Liban pourrait alimenter le Hezbollah.«Cette idée selon laquelle [l’aide] va REUTERS En Jordanie hier, Kofi Annan a réitéré son appel à la levée du blocus libanais instauré par Israël.'iP» .être détournée d’une façon ou d’une autre pour aller au Hezbollah est totalement fausse [.).L’aide va être acheminée par des agences gouvernementales et ira directement aux personnes dans le besoin.Il n’y aura aucun intermédiaire», a-t-il déclaré.«Nous serons à la hauteur de ce défi», a assuré M.Siniora.D>s organisateurs suédois de la conférence n’ont pas donné de détails sur les promesses de dons Lûtes à Stockholm, se contentant d’indiquer que les Etats-Unis, les pays du Golfe et l’Union européenne font partie des plus gros donateurs.Chose certaine, l’objectif annoncé officiellement par ses organisateurs d’engranger SIM) millions de dollars a été largement dépassé.C’est la Suède qui a décidé de tenir cette première conférence de donateurs, et ce, dès la cessation des hostilités, le 14 août dernier, après 34 jours de combats, conjointement avec le Liban et l’ONU.les resixmsables suédois et libanais ont d’ailleurs indiqué qu’une nouvelle réunion de i>ays donateurs, axée sur la reconstruction a long terme, devrait avoir lieu ultérieurement, sans donner de date ou de lieu.Un blocus coûteux LYésent à Stockholm, Marc Malloch Brown, repré sentant du secretaire général de l’ONU, et Catherine Cokmna se sont faits li*s messager de M.Annan et ont réitéré son appel a la levee du blocus libanais instauré par Israël.-Le maintien du blorus aérien et maritime au Uhan constitue une sérieuse entrave au processus de reconstruction mmedmte», a egalement juge Jan Elias-son, indiquant que la conférence appelait a -l'ouverture des ports et aéroports libanais a des fins civiles».Kofi Annan a formulé le même voeu hier en Jordanie, ajoutant qu’il est impératif que les forces israéliennes se retirent totalement du Liban des que les effectifs de la Force intérimaire des Nations unies VOIR PAGE A lû: IJ HAN ¦ Israël envisagerait un échange de prisonniers, à lire en page B 9 Retour tumultueux de Juppé à Bordeaux ANTOINE ROBITAILLE Québec — Le retour en France d’Alain Juppé serait-il à l’image de son arrivée au Québec il y a un an.c’est-à-dire «tumultueux»?Quelques jours seulement apres sa rentrée officielle, l’ancien premier ministre français et ex-maire de Bordeaux s’est en effet relancé vigoureusement à la reconquête de «sa» mairie.D avait dû démissionner de ce poste en raison de % Alain Juppé sa condamnation en 2004 à une année dineligibilité (et une peine de 14 mois de prison avec sursis, qu’il a purgée ici, a FENAF).La manière radicale et excessi- vement pressée de l’homme politique ne fait pas 1 unanimité.Une cinquantaine de conseillers municipaux bordelais de la majorité ont en effet démissionné en VOIR PAGE A 10 JUPPÉ INDEX ~nI 00 Annonces — Avis publics A4 B6 Monde Mots croisés B9 B 7 B3 A4 B» —a Décès Reste B7 d Q Éditorial — .A8 Sodoku .B6 O oc Idées .A9 Télévision B 4 Méleo .B 7 Week-end _ B 1 ¦c Le premier deuxième album des Trois Accords Cinq gars, deux tasses d’absurdité, une bonne dose d’imagination, des mélodies assassines et une grande lampée de plaisir: voilà en quelques mots la recette qui a fait le succès inespéré du premier album des Trois Accords, Gros mammouth album turbo.Après en avoir vendu 180 000 exemplaires, il est temps pour eux de livrer leur deuxième album, Grand champion international de course.Entre plusieurs éclats de rire.Le Devoir a tenté de leur tirer les vers du nez à propos de leur «premier deuxième album».PHILIPPE PAPINEAU Y a pas de prétention à ce qu’on fait.C’est sûr qu ’on est le meilleur groupe du monde, mais on ne le dit pas dans nos tou nés parce qu’on pourrait avoir l'air fendant.» Des comme celle-là, il en a fusé pendant une heure autour de la table de réunion dlndi-ca.la maison de disques qui produit Les Trois Accords.Cette première perle est le cru de Simon Proubc.le chanteur a la voix juvenile, mais eDe pourrait facilement provenir du second chanteur, Olivier Benoit du guitariste Alexandre Pair ou du bassiste Pierre-Luc Boisvert Tous, y compris le batteur Charles Dubreuil.absent pendant l’entretien pour des raisons de santé, ont la repartie bien aiguisée et l’esprit façonné pour la rigolade.Ça promet VOIR PAGE A 10 ALBUM lACQVtS GtF.NlZC ig DEVO» Mm Les cinq membres des Trots Accords, .Alexandre Parr, Simon Prouh, Olivier Benoit Charles Dubreuil et Pierre-Luc Boisvert, ne sont pmi trop inquiet» de décevoir leur public avec leur deuxième album.Grand champion international de course.Même qu’ils sont plutôt confiant» de la qualité de» nouvelle» pièces, «le but étant de faire de brame» chanson» en essayant d’aller au phi» simple», explique Simon.r « I » 778313000689 IE DEVOIR.LE VENDREDI t SEPTEMBRE 2 0 0 fi A 2 AFGHANISTAN L’OTAN prépare une offensive Kandahar— Les forces canadiennes et de l’OTAN semblent se préparer à un combat important dans le but de reprendre un bastion taliban dans le sud de l’Afghanistan qui demeure une épine dans le pied des militaires canadiens.Le commandement de l’OTAN a prévenu les civils afghans, hier, d'évacuer le district de Panjwaii, près de Kandahar.C’est là que des militaires canadiens ont combattu — et ou plusieurs sont morts — dans le but de reprendre encore et encore les mêmes villages poussiéreux et les mêmes miteuses cultures de raisins.Le colonel Steve Williams, le commandant adjoint de l’OTAN dans le sud de l’Afghanistan, a promis que cette tentative-ci sera la bonne et qu’elle donnera des résultats à long terme.«Ce sera différent parce que nous allons rester», a déclaré le colonel Willûims, un homme qui aime utiliser un langage direct et qui dirige 2500 soldats américains au sein des forces de l’OTAN à Kandahar.«Le problème par le passé, en partie, c'était que les forces mili- taires s’amenaient, combattaient les talibans puis s’en allaient.Nous avons réalisé qu’il faut garder une certaine présence dans la région afin d'empêcher les talibans de revenir.C’est coque nous planifions de faire.» Le moment du déclenchement de l’opération demeure toutefois un secret, a indiqué M.Williams.La majorité des soldats canadiens qui sont morts en Afghanistan ont été victimes d’incidents à environ 30 km à l’ouest de Kandahar, où les commandants canadiens ont clamé plusieurs victoires et audacieusement prédit une reconstruction rapide.Sauf qu’une grande partie de la région retombe constamment dans les mains des talibans.Terrorisés, les civils de l’endroit ont quitté la ville, ce qui a eu pour effet de mettre un frein à la reconstruction.Un dirigeant afghan de la région a affirmé que l’OTAN aura du fil à retordre et que ses difficultés se poursuivront longtemps après qu’elles se seront installées.Presse canadienne Le chef du NPI), Jack Layton, a demandé que le Canada mette fin à sa mission militaire en Afgha-nistan et rapatrie ses troupes d’ici février 2007.En conférence de presse, M.Liyton a f;üt valoir que la mission avait changé de visage au cours de la dernière année, passant d’une mission «équilibrée» entre la reconstruction et le maintien de la paix à une «guerre antiinsurrectionnelle».M.Layton avait déjà fait connaître ses positions en ce qui concerne cette mission en Afghanistan.En mai dernier, lorsque la Chambre des communes avait été appelée à voter un prolongement de la mission, M.Layton et l'ensemble de ses députés avaient voté ÎRD Insiimi Raymnml-1 )ev\ar l rudr (l« iv.ul.iplAtion spci uli-r ch snitliic ci eu < omnutnicaiion AVIS D’ELECTION AU CONSEIL D'ADMINISTRATION DE L’INSTITUT RAYMOND-DEWAR Elections générales 2006 APPEL DE CANDIDATURE 4 postes Collège électoral : Population Conformément aux dispositions de la Loi sur les services de santé et les services sociaux, (L.R.Q.c.S-4.2), avis est donné qu’il y aura élection de quatre (4) personnes par la population au Conseil d’administration de l'Institut Raymond-Dewar.Les personnes intéressées à participer à l'administration des services de santé et des services sociaux sont invitées à poser leur candidature aux sièges réservés à la population.La date du scrutin est prévue pour le lundi 23 octobre 2006.Conditions d'éligibilité Pour être éligible, une personne doit : 1.N'être candidate que pour l'élection concernant le ou les établissements indiqués ci-dessus; 2.Résider au Québec; 3.Être majeure (18 ans et plus): 4.Ne pas être sous tutelle ou curatelle; 5.Ne pas avoir été déclarée, au cours des cinq années précédentes, coupable d'un crime punissable de trois ans d'emprisonnement et plus; 6.Ne pas avoir été déchue, au cours des trois années précédentes, de ses fonctions comme membre du conseil d'administration d'un établissement ou d'une agence: 7.Ne pas avoir été déclarée, au cours des trois années précédentes, coupable d'une infraction à la Loi sur les services de santé et les services sociaux ou aux règlements; 8.Ne pas être membre de la personne morale lorsque l'un des établissements indiqués ci-dessus est une personne morale désignée par le ministre suivant l'article 139 de la Loi sur les services de santé et les services sociaux: 9.Ne pas être à l'emploi du ministère de la Santé et des Services sociaux, d'une agence, d'un établissement ou de la Régie de l'assurance maladie du Québec et ne pas recevoir de rémunération de cette dernière: 10.Ne pas être à l'emploi de tout autre organisme dispensant des services reliés au domaine de la santé ou des services sociaux et recevant une subvention d'une agence ou du ministre; 11 Ne pas avoir conclu un contrat de service avec un établissement à titre de sage-femme.Modalités de mise en candidature Une candidature est proposée au moyen d'un bulletin de présentation d’un candidat que l'on obtient à la réception de l'Institut Raymond-Dewar.sis au 3600.rue Bern, à Montréal.Ce bulletin doit être signé par la personne candidate et par deux (2) autres personnes majeures ne travaillant pas pour l'établissement concerné et n'exerçant pas leur profession dans un centre exploité par l'établissement et dont la résidence principale est située dans la même région sociosanitaire que l'établissement concerné, et.le cas échéant, dans le territoire du réseau local de services concerné.L'original du bulletin de présentation d'un candidat doit être transmis à la présidente d'élection de l'Institut Raymond-Dewar.au plus tard 30 jours avant la date d'élection et avant 17 heures.Les documents reçus par télécopieur ou autres moyens électroniques ne sont pas considères comme étant des originaux.Date limite de mise en candidature : LUNDI 25 SEPTEMBRE 2006 AVANT 17 HEURES Renseignements supplémentaires : Madame Louise Livemoche Présidente d'élection 3600.rue Berri.local 037 Montréal (Québec) H2L 4G9 Téléphone: (514) 284-2214 poste 3604 ATS: (514) 284-3747 poste 3604 Courriel : communication@raymond-dewar gouv.qc.ca Renseignements généraux : Madame Marie-Claude Labelle Agence de la santé et des services sociaux de Montréal Téléphone : (514) 286-6521 Courriel : élections „rr06iîssss.goùv.qc.ca Le chef du NPD demande le rappel des troupes contre.Une poignée de libéraux avaient appuyé l’initiative du gouvernement conservateur, permet-truit à celle-ci d’être adoptée.Pourquoi donc revenir à la charge maintenant?«Au cours des derniers mois d'été, a expliqué M.Layton, il n’y a eu aucune indication que la violence va diminuer et on doit se demander encore une fois quelle est la directum qu'on doit suivre.» Le NPD tiendra son congrès bisannuel dans la ville de Québec, dans moins d’une semaine.M.Liyton nie vouloir faire cette sortie pour plaire aux Québécois, que les sondages dépeignent comme plus pacifistes.Le Devoir -LES ACTUALITÉS* La CSDM fera son propre bilan de la réforme de l’éducation MARIE ANDRÉE CHOUINARD Jugeant incomplet le bilan dévoilé la semaine dernière sur la réforme de l’éducation, la Commission scolaire de Montréal (CSDM) lance une série de mesures pour ausculter le renouveau pédagogique et le redresser: une journée de réflexion sur le bulletin idéal, une consultation sur l’avenir du secondaire et une évaluation des résultats des enfants pendant tout le primaire.L’échantillon sur lequel s’est basée la table de pilotage sur le renouveau pédagogique pour conclure à la disgrâce de la réforme n’était pas «suffisant», a exposé hier la présidente de la CSDM, Diane De Courcy, au moment de présenter les défis de la rentrée scolaire 2006.«Le portrait sur lequel ils se sont basés est insuffisant, a-t-elle expliqué en conférence de presse.Les décisions annoncées sont bonnes, mais on ne peut pas sérieusement se fier sur un échantillon si faible pour conclure.Je ne leur lance pas la pierre, mais nous voulons confirmer les résultats en allant plus loin.» Le Rapport préliminaire de la table de pilotage sur le renouveau pédagogique, dévoilé la semaine dernière avec grand fracas, se basait sur un sondage et des don- nées objectives.Parmi elles se trouvaient les résultats aux épreuves de français administrées à des élèves de sixième année, plus faibles en 2005 qu’en 2000.Depuis 1986, un échantillon de ces épreuves est colligé chaque année par le ministère pour fins d’évaluation.Les échantillons des deux années observées à travers le rapport comportaient chacun 1130 textes d’élèves d’une cinquantaine d’écoles à travers le Québec.«Pour la CSDM, ce sont seulement 85 élèves qui ont été analysés, précise Mme De Courcy.On s'entend sur le fait que ce n’est pas suffisant pour poser un jugement final?La CSDM ne peut pas se réguler seulement sur 85 élèves mais bien sur l’ensemble de ses élèves.» La commission scolaire a donc résolu d’étoffer les recommandations de la table de pilotage — dévoilées la semaine dernière et immédiatement soutenues par le ministre de l’Education — en donnant le coup d’envoi à une série de mesures, histoire de bien examiner les tenants et aboutissants de cette réforme, et d’y apporter les correctifs nécessaires.Plutôt que «d’attendre la sixiè-meannée» pour examiner les résultats des élèves, la CSDM se propose de mettre en place des mécanismes de régulation également pour le 1" et le 2r cycle du primaire.La grande rencontre annuelle de la CSDM pour 2007 portera sur les écoles secondaires — «Nous pensons qu’il est temps de faire le point sur l’école secondaire» —, et la réussite des garçons y sera particulièrement discutée.De même, une journée de réflexion sur les bulletins est au menu pour l’automne.«Il s’agit de démocratiser ces aspects-là, qui ne peuvent pas être le seul apanage des technocrates», explique Mme De Courcy.La commission scolaire a aussi présenté les effets connus de l’ajout de 90 minutes de temps d’enseignement au primaire: la pénurie d’enseignants appréhendée ne s’est pas concrétisée, puisque la CSDM a étoffé les tâches partielles de plusieurs de ses ressources et a offert des postes à plusieurs de ses suppléants.Invitées à choisir deux disciplines artistiques, les écoles de la CSDM ont opte pour les arts plastiques dans 90 % des cas et pour la musique dans 70 % des cas, la moyenne d’enseignement des arts étant de deux heures par semaine.Dans 90 % des cas, ce sont des spécialistes qui enseigneront l’anglais aux enfants du primaire, à compter de la première annee désormais.L’organisation a par ailleurs confirmé que l'ajout de 18 minutes par jour a devancé la rentrée dans plusieurs écoles, la majorité d’entre elles faisant maintenant retentir la cloche entre 7h50 et 8hl5.Pour rafistoler un parc immobilier en piteux état, la CSDM a par ailleurs entrepris des démarches auprès du ministère de l’Education dans le but d’obtenir un prêt à long terme de 90 millions de dollars.«Un gros chantier», a dit Mme De Courcy, défilant la liste des travaux majeurs et urgents à faire dans les écoles.Des fenêtres aux toitures en passant par la ventilation, les écoles de la commission scolaire ont besoin de retouches au point où la facture totale avoisinerait les 144 millions.«Le facteur temps compte beaucoup», a expliqué Mme De Courcy, précisant que chaque réparation mineure non effectuée allait se transformer en peu de temps en une réfection complète.Le Devoir « Le portrait sur lequel ils [les membres de la table de pilotage] se sont basés est insuffisant» - Diane De Courcy Un autre volet de la loi sur le tabac entre en vigueur Interdit de fumer dans les cours d’école NORMAN DELISLE Québec — Le tabac sera interdit dans les écoles et sur les terrains des établissements d’enseignement à compter d’aujourd’hui.La loi votée par l’Assemblée nationale en juin 2005 précise en effet qu’à compter du 1" septembre 2006, il est interdit à quiconque de fumer sur des terrains de garderies pré-scolaires et d’écoles primaires ou secondaires aux heures où ces établissements accueillent des élèves.La loi renforce également l’interdiction de fournir du tabac aux mineurs.Dans tous les cas de transgression, les amendes pleuvront non seulement contre les contrevenants qui auront fumé dans un endroit interdit, mais même contre l'exploitant d'un établissement qui aura manqué à ses responsabilités de faire respecter la loi.la sévérité de ces mesures se justifie par le fait qu’au Québec, l’âge moyen de l'initiation au tabac est de 12 ans.Malgré une amélioration de la situation, de nombreux messages incitent encore les jeunes à fumer, notamment la présence de fumeurs par-mi les personnes significatives de leur entourage.Le ministère de la Santé propose aux différentes écoles du Québec un instrument de lutte contre le tabagisme par le biais d’un guide de mise en œuvre d’une stratégie pour l’application de la loi.Cette stratégie comprend entre autres un affichage clair de l’interdiction de fumer dans les écoles et sur les terrains avoisinants, et la transmission de messages spécifiques au personnel de l’école et aux parents des élèves.Pour les élèves, on propose la transmission de messages appropriés, adaptés à leur jeune âge: «On veut que tu vives sans tabac pour être en forme et en santé, parce que fumer ce n 'est pas “cool”, et que ça rend accroc et malade.» Le ministère suggère également aux établissements scolaires de mener un sondage maison de sensibilisation auprès du personnel et des parents.Ces derniers doivent notamment être convaincus que les chances qu'un enfant ne fume pas sont beaucoup plus élevées dans un domicile sans fumée.Notons que, selon les données disponibles à l'Institut de la statistique du Québec, 19 % des jeunes de niveau secondaire sont des fumeurs réguliers.Presse canadienne JACQUES NADEAU LE DEVOIR L’âge moyen de l'initiation au tabac est de 12 ans au Québec.Dumont promet d’être plus «mordant» MARTIN OUELLET Québec — Dans l’espoir de remonter sa cote dans les sondages, l'Action démocratique du Quebec (ADQ) se montrera désormais plus «agressive» et plus «mordante» dans ses interventions, a indique hier son chef.Mario Dumont «Nous avons peut-être été trop prudents au cours des derniers mtns», concède M.Dumont dont la formation politique ne recueille que 13 % des intentions de vote, loin derrière pequistes et libéraux, selon le dernier sondage CROP-îû Presse realise entre le 17 et le 28 août Afin de retrouver un second souffle d'ici le prochain scrutin, le leader adéquiste promet de ne rien concéder à ses adversaires et de tenir un discours beaucoup plus virulent que par le passe’.«Nous avons certainement l'intention d'être plus mordants, plus termes, plus durs dans nos prises de position.En espérant que c’est ce que la population attend de nous», a dit M.Dumont en entrevue à la Presse Canadienne.Si l'on en croit les résultats du sondage CROP, le député de Rivière-du-Loup a une côte abrupte à remonter avant de pouvoir espérer faire mieux qu’aux élections generales de 2003.où son parti avait obte- nu 18 % du vote et fait élire seulement quatre députés, dont lui-même.«Des chiffres, nous en avons vus de toutes sortes ces dernières années et on ne se laisse pas du tout démonter par un sondage.Historiquement, pour une raison que je m 'explique encore mal.il semble que la chaleur ne.tait pas de bien à l’ADQ.Les sondages de fin d’été ne sont jamais très bons pour nous», laisse-t-il tomber.Du reste, sans remettre en cause la méthodologie du plus récent sondage CROP.M.Dumont met en doute l’avance attribuée au Parti québécois (37 %, contre 32 % au Parti libéral du Quebec).«]e doute .fortement que.demain matin, les gens veulent avoir André Boisclair comme premier ministre et qu ’ils ont perçu dans son discours des idées claires, un plan de société motivant et rassurant pour l’avenir», analyse-t-il.Quant à l'échéancier électoral, le chef de l'ADQ croit de moms en moins probable l’éventualité d’un appel aux urnes à l'autonme.compte tenu de l'ordre du jour automnal chargé du gouvernement.Néanmoins, il presse le premier ministre Jean Charest de faire connaître sans tarder ses intentions afin de mettre un tenne à la spéculation.Presse canadienne EN BREF Les douaniers seront armés.d’ici dix ans Surrey — Les douaniers canadiens seront armés à compter de septembre 2007, mais n fendra 10 ans avant que l’ensemble de ces travailleurs portent une arme aux postes frontaliers, a feit savoir hier le premier piinisfre fédéral Stephen Harper.A un poste frontalier situé au sud de Vancouver, M.Harper a annoncé que le gouvernement fédéral compterait au moins 150 douaniers armés d’ici à la fin de mars 2008.Le premier ministre a aussi rappelé sa promesse de consacrer 101 millions de dollars à l’embauche de 400 douanière additionnels.Ces travaiDeure serviront entre autres choses, à doubler les effectifs aux points de passage à la frontière entre le Canada et les Etats-Unis ne comptant qu'un douanier en poste.«Nous allons agir et faire avancer les choses», a déclaré M.Harper au poste frontalier Pacific Highway, dans la vaDee du Fraser.- PC \ .IllHV'»).’ SERVICE À LA CLIENTÈLE HORAIRE POUR LA FÊTE DU TRAVAIL Lundi, 4 septembre : FERMÉ il ur publication section décès I" necrotogteOIememoriel.com 2190, rue Mont-Royal Est Montréal (Québec) H2H 1X3 (SH) 52$*U49 g?g Télécopieur : (514) 525*7999 " u.mémo tous tes jours 4* *o h jo i ta LE DEVOIR.LE VENDREDI 1** SEPTEMBRE 2 0 0 6 •LES ACTUALITES La passion des chevaux et du polo Au Québec, on pratique depuis la fin du XIXe siècle ce sport venu de Grande-Bretagne JEAN-FRANÇOIS NADEAU Le ciel est bleu, et pourtant, le tonnerre gronde.Les chevaux de polo, lancés à fond de train par leurs cavaliers, ont l’écume à la bouche.Tous les samedis, ils font trembler le sol de Sainte-Marthe, à l'ouest de Montréal.On trouve là cinq terrains de polo depuis plusieurs années.Quelques dizaines de joueurs, montés sur leurs superbes bêtes, s’y affrontent chaque semaine pendant la belle saison.Au Québec, on joue au polo au moins depuis 1890.Autrefois, les clubs de polo de Montréal et de Toronto s’affrontaient sur les terrains de Saint-Lambert.Aujourd’hui, c’est plus à l’ouest, dans un très joli coin de campagne, que les passionnés poussent leurs montures à la poursuite d'une petite balle blanche, armés d’un maillet monté sur une canne de jonc souple.•Comme partout au monde, ce sont les officiers britanniques qui ont apporté ce sport jusqu ’ici, explique Rod Archibald, le juge des matchs du Montreal Polo Club.C’était un excellent exercice pour pratiquer le maniement du sabre: les mouve- JEAN-FRANÇ01S NADEAU LE DEVOIR À Sainte-Marthe, un peu à l’ouest de Montréal, on trouve cinq terrains de polo où s’affrontent chaque semaine plusieurs passionnés, dont Larry Robinson, l'ancien joueur-vedette du Canadien de Montréal.merits avec le maillet, le swing, la capacité de rester en équilibre sur un cheval lancé à toute vitesse, tout cela est très semblable aux aptitudes nécessaires pour mener à bien une charge de cavalerie.L’armée britannique avait vu les Perses jouer à ce jeu, parfais avec des têtes d'ennemis ou d’esclaves.Ils l’ont vite adopté, au milieu du XIX siècle, en particulier dans leur colonie aux Indes.» Le polo est aujourd’hui un sport de possédants autant que de passionnés.D parait qu'il se démocratise.Mais disons que ça ne paraît pas encore trop.Cinq terrains à Montréal À Sainte-Marthe, chacun des cinq terrains de polo fait environ trois fois la taille d’un terrain de football.Les deux plus beaux sont utilisés par le Club Polo Nacional.Don Pennycook, un des dirigeants canadiens de l’entreprise de vêtements Polo Ralph Lauren, y anime les activités.Près de ces espaces de jeu aussi verts qu’un parcours de golf, on trouve des pavillons blancs où flotte à des mâts le drapeau canadien.Des palefreniers aux mains noires conduisent les bêtes aux enclos.Derrière l’immense maison où est garé un gros Hummer, cet autre genre de cheval que certains confondent pourtant avec une limousine, des enfants coiffés de casquettes d’écuyer se promènent sur des poneys dociles.D’autres gamins, un peu plus vieux, bien vêtus de t-shirts frappés à l’enseigne du constructeur automobile Jaguar, jouent au ballon, crient, rient et s'amusent.A Sainte-Marthe, il faut ci oire que les chevaux ne comprennent que l’anglais puisque les cavaliers et le public ne parlent le plus souvent que la langue de Shakespeare entre eux, même lorsqu’ils sont francophones.Au beau milieu du terrain de jeu, les cavaliers poussent leurs montures à fond.Les sabots s’enfoncent dans le sol.Des mottes d’herbe volent dans les airs.Les bêtes se cabrent, s’arrêtent puis sont dirigées dans une autre direction.Les quatre joueurs de chaque équipe se couchent sur leur monture afin d’aller encore phis vite vers la balle, par fois dans des positions précaires où l'équilibre semble quelque peu défier l’entendement.Après chacune des quatre manches de sept minutes et demie, appelées chukkas.les bêtes sont épuisées.Elles suent.Elles soufflent.Elles souffrent parfois.Pour jouer de nouveau avec le même cheval, ü faut laisser passer au moins un chukka: sinon, on court tout simplement le risque de faire crever son cheval.•Un cavalier qui veut jouer toutes les manches doit posséder plusieurs chevaux^, explique Rod Archibald, qui travaille depuis des années pour le Montreal Polo Club.Les terrains de ce club sont attenants à ceux du club de Don Pennycook, bien qu’ils soient un peu moins tape-à-l'œil.Le Montreal Polo Club, dans ses différentes appellations historiques, existe depuis la fin du XIX' siècle à Montréal.C’est sans doute le plus vieux club du genre au pays.Ses nouvelles aires de jeu ont été taillées dans la prairie d’un fermier il y a un quart de siècle.Fred Choate, celui qui a relancé le club à la fin des années 70, est un Américain qui, dans sa jeunesse californienne, avait pris l’habitude de pratiquer la chasse à courre avec sa future femme.Les chevaux galopant sur la trace de chiens qui eux-mêmes couraient derrière des renards affolés, Choate adorait ça.«J’aimais chasser le renard et surtout faire de l’équitation.Lorsque ma banque m'a muté au Canada, j'ai voulu continuer à faire du cheval et j’ai pensé que le polo était une bonne idée.» 11 a de nouveau déménagé depuis, cette fois à Philadelphie, mais il né néglige pas de rendre visite à ses anciens amis montréalais lorsque l’occasion se présente.L’équipement On peut acquérir un bon cheval de polo pour moins de 10 000 $.Mais les très bonnes bêtes ont des prix beaucoup plus élevés.11 n’y a pas de limite, semble-t-il, au prix d’un cheval de polo.Il faut ensuite compter une pension mensuelle minimale de 400 $, divers équipements et plusieurs soins particuliers, dont de nouveaux fers, à raison de 125 $ toutes les cinq semaines.Ancienne championne de sport équestre en France, Isabelle Gorce, une trentenaire, a découvert le polo au Québec.Elle travaille depuis quelques années pour un grand laboratoire pharmaceutique.«J’ai découvert le polo par hasard.J'ai été tout de suite séduite: c’est compétitif et ça va vite.Larry Robinson, l’ancien joueur de hockey, m’a vendu un cheval que j’aimais.Je le monte depuis, en général cinq fais par semaine.» Sans pourtant compter sur un budget extraordinaire, Isabelle Gorce arrive à satisfaire son irrépressible passion des chevaux.•Les chevaux, c’est souvent plus facile que les humains», dit-elle en donnant de gentilles petites tapes sur le cou de Mula, son cheval.Au Montreal Polo Club, Fred Choate affirme qull y avait «près de 200joueurs à l’époque du référendum de Lévesque».Ils ne sont plus aujourd’hui qu’une vingtaine, venus de différents horizons professionnels.Certains cavaliers sont ingénieurs.d’autres vétérinaires, pharmaciens, hommes d’affaires ou chercheurs scientifiques.Larry Robinson joue avec eux aussi souvent que possible.L’ancienne vedette du Canadien de Montréal se passionne pour ce sport depuis plusieurs années.Il «J aime la vitesse de ce sport.C’est unique ! » - Larry Robinson 64oaqes-l7JCS Patrick RAJOTTE Yvon R.THÉROUX S««» ii dwctlw ét Jow-Marit DEBUNWE LA SPIRITUALITÉ ARIÉRUIDIEHHE ÉTHIQUE ET CULTURE REUSIEUSE AU SECQRDAIRE Le» éditions LA PENSEE (514) 848-9042 Les pre soit ntafués tout rèsent» eut s’attendre à ce que le Bloc donne son av.ü au projet d’accord, non sans réticence, mais en réclamant de la part d’Ottawa la mise en place de mesures parallèles.On iH'itse notamment à un programme d’aide pour les travailleurs âges qui perdent leur emploi et à l'octroi de garanties de prêts |X)ur les entreprises à court de liquidités.les conservateurs se sont déjà montrés favorables à de telles initiatives.mais ils n’ont rien proposé de concret depuis qu'ils ont pris le pouvoir, en février.Hier, toutefois, le premier ministre Jean Charest a indiqué que son gouvernement travaillait avec Ottawa à la création d'un programme d'aide pour les travailleurs figés et que le dossier «avançait bien».11 reste à voir si la position que dévoilera le Bloc la semaine prochaine demeurera la même lorsque le projet de loi sera de|x>sé.Rappelant que le contenu de l'entente a changé depuis son premier dévoilement, en avril, Gilles Ducep-|x- a précisé hier qu'il se réserverait le droit de modifier sa position.Presse canadienne A 6 1 E DEVOIR, le VENDREDI 1'* SEPTEMBRE 2 0 0 6 LE .MARCHE BOURSIER VKhm lait Bm Fera.V» AastraT Abet dm ÆcAyiaticm V1087'2 Adaltis ^T" Addix Pete Sub32 AdCa* Petroleuër Addenda Cap ' Adptron o Adnerexo ADS Inc.CL A Advantxo AeconGr Airbosso AirtQ Akna Dnllmg Alberta C Alcan Alcan Cd AlexcoReso A^omaSt Alimentation A Allbanc Ap ADen-Van—— Alta Gas Utilrt Afnbf'Ba o 4 American Bonar 191 .Amerigo Res O244480 Amisco I 200C Amves 21188 Anatoaa o 219f Anderson Enern 8' Andres Wines A 2i Angigtec AnorMed Anthony o 10( Antrim enej 18T' Anvil Mining o 3 Arbor A Arbor B Ascendnt Cppr 555 Ashton 71000 Aspen g g 24Ô00 Aspreva Pharma 7756 Astral A 154553 Astra! B 3100 Atco 3 p 233 Ail tech 2029448 Atlantic Pwr U 40975 Atlantis Sy 1Ô005 Atlas E 696200 - io Auto'"'" 52087 usta Resour.ta Fera.Itor.ai WXJUC ; ip" QompM priÉp /M Corp o orffxpiorati2i irnenteo irusBf «P Rail 4872 & i Avcorpl Avnel Gold o AxcanP ffl'L, and ore o ankers ~ Selle 17| 3ellc 19{ 124500 Iro 4736 5821 »Eng 2 8if î;i B§.: Habjnc Hud&ay Mi Huskye lUrânano » ,3S iForestAf m Hk IGM Emet A jnapmg D MB imp Metal impenaJOi! incc irma income S cp 3705 income b erj 5450 incomeiGrow PrlOOO indAManc 142425 mdigo» 6942 mdsiri Allan ‘500 inexPh 50300 inflazyme 13000 infowaveo 215110 iNG Canada 1416/' inmetmç MMeor innova Explr o 1§2 intermap Tech 19C' intoOio lOr ntertape 1§t tat ta Fera ra Ptaor '¦ Ljmft-' HoTh Ei.Points ^nC 0 .Potars Mnrts « PoweroorpSC 3 Power Fin 51010415 PowrÇlp IM Powr y te 2686 pl ^ ü Pc«r Fin 546758 .34 7! Praine Schoon 68‘S içj! 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(rnpn*wbU> PROMOTION.DISTRIBUTION ET TIR-AGE Alexandre Gaudreau \eoordonmateur a la promotion et a la lollmtatton Carol * Streard respontable teretee a la clientele par intérim Manon B > - uette.Monique I.Heureux K*« » * • Le» 1ère L'ADMINISTRATION François Bïssoo Iczmmftrart, Nicole Carmei (respemsaHe des servscn cmmptmbies » Cefcne Furo?.Ghttiatne Lafleur Oaudrtlr Beirveau 'ad/omte odminttiratn* t (.Laodme Che-erte?Montr?** PrrAeau.Dansrfle Ko** i A 10 LE DEVOIR.LE VENDREDI 1 E P T E M B R E 2 0 0 6 CTUALITES CLIMAT La saison de pollen d'herbe à poux est passée de 42 jours en 1994 à 68 jours en 2002, soit une augmentation de plus de 50 % en huit ans SUITE DE LA PAGE 1 d’herbe à poux (une petite plante verte qui colonise en priorité les terrains vagues ou ceux qui ont été altérés par les humains) est tout aussi révélatrice, selon cette étude qui a regroupé des chercheurs du Consortium Ouranos, de Génome Québec, de la Direction de la santé publique de Montréal-Centre et du département de médecine sociale et préventive de l’Université de Montréal.En effet, la prolongation de la période chaude entre le printemps et la fin de l’automne expliquerait le fait que la saison de pollen d’herbe à poux est passée de 42 jours en 1994 à 68 jours en 2002, soit une augmentation de plus de 50 % en huit ans.Au cours de cette période, il y a eu en moyenne 7667 consultations médicales pour cause de rhinites dans le système de santé.Or, d'après les chiffres compilés par les chercheurs, le phénomène frappe plus sévèrement les quartiers pauvres du sud de Montréal en raison de la véritable pépinière qu’on retrouve autour de l’échangeur Turcot, de même que le secteur de Pointe-aux-Trembles, qui écope du pollen des terrains industriels de l’est de Montréal.Globalement, les femmes sont plus affectées que les hommes dans des proportions de 56 % et 44 %.Le troisième secteur le plus touché est le secteur agricole de l’ouest de l’île de Montréal en raison des activités agricoles qu’on y trouve ainsi que les rives nord et sud, situées en amont dans l’axe des vents dominants.D’autres raisons que la gravité des concentrations de pollen pourraient expliquer que les consultations médicales n’atteignent pas 10 % des 120 000 personnes touchées.Mme Garneau explique que la plupart des victimes de rhinite se sont habituées à vivre avec ce problème récurrent et ont pour la plupart recours à l’automédication.Il y a une dizaines d’années, les services de santé montréalais estimaient que l’automédication en août et septembre dépassait pour ce seul problème de santé publique les 40 millions de dollars dans la région de Montréal.Mme Garneau pense que l’aggravation des concentrations pourrait avoir fait grimper ce chiffre.Il est difficile, précise la chercheuse de l’UQAM, de délimiter le seuil à partir duquel s’enclenche cette maladie environnementale parce que le seuil de réactivité varie selon les individus.D’après la littérature citée dans la même étude, des réactions d’allergie se manifestent chez des individus à partir de concentrations aussi faibles qu’un à trois grains de pollen par mètre cube d'air.D’autres auteurs estiment que l’essentiel de la plage de réactions se situe entre 10 et 50 grains par mètre cube.Mais à peu près tout le monde s’entend pour dire qu'au-delà de 50 grains, on est dans une situation d'épidémie.On a une idée de la gravité de La situation actuelle à Montréal quand on s’aperçoit, selon les relevés qui apparaissaient sur le site Internet de Météomédia hier, que les concentrations atteignaient quelque 250 grains par méfi e cube.Depuis plusieurs jours, les taux dépassent les 50 grains déclencheurs par mètre cube.Il est possible, note Mme Garneau, qu'une partie de l’augmentation relevée dans les concentrations soit attribuable non pas uniquement au climat mais aussi au fait que ce contaminant biologique a gagné du terrain en raison de l’abolition par Montréal de son règlement qui imposait l’éradication annuelle de l’herbe à poux.Aux prises avec un recours collectif de plusieurs millions de dollars pour ne pas avoir appliqué l’ancien règlement, qui visait les propriétés privées et les siennes, Montréal a décidé d’abolir son règlement afin que le compteur des années d'inapplication s’arrête.Mais des juristes ont récemment souligné au Devoir que la Ville pourrait faire l’objet d’un recours collectif beaucoup plus important pour avoir omis de contrôler ce contaminant en toute connaissance de cause.De leur côté, les départements de s;mté communautaire réclament depuis des années de Québec qu'il adopte un règlement provincial, sur le modèle de celui qui impose aux municipalités le contrôle des fosses septiques.Mais le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP) a refusé après presque 30 ans d'existence de reconnaître l’herbe à poux comme un contaminant Il est vrai que s’il le reconnaissait sur le plan réglementaire, le ministère des Transports aurait une facture importante à assumer, étant propriétaire de la plus importante pépinière de ce contaminant biologique, soit les emprises routières du Québec.Une enquête réalisée en 2004 par un conseiller environnemental.Jean-François Duchesne, indiquait que 28 % des 592 municipalités ayant accepté de participer à un sondage (sur un total possible de 1027) appliquaient une politique d'éradication, par fauchage ou par tonte.Mais ces opérations avaient davantage pour but d’améliorer l’esthétique du bord des routes que de contrôler l’ambroisie, du nom scientifique île cette plante.Or, explique Mme Garneau, des études en cours portent à croire que le pollen voyage très loin, peut-être même de Toronto jusqu’à Montreal.Le problème de l’herbe à poux et l’épidemie annuelle de rhinite, explique Mme Garneau, n’apparais sent p;ts en tête des préoccupations politiques et médiatiques «parce que tout le monde a appris à vivre avec cette maladie, maigre ses impacts.Le problème est ' vraiment frappe de banalisation et d'une sorte de fatalisme qui n a pas sa place parce qu ’il ejciste plusieurs moyens et plusieurs techniques pour ctmtniler économiquement cette plante» néfaste pour la santé publique.Le Deivtr LIBAN LE DEVOIR www.ledevoir.eom Les bureaux du Devoir sont situés au 2050.rue De Bleury.O' étage, Montréal (Québec).H3A 3M9 E3 Place-des-Arts Ds sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 SUITE DE LA PAGE 1 (F1NUL) atteindront 5000 hommes.«J’attends — et je l’ai clairement fait savoir aux autorités israéliennes — que lorsque les effectifs de la force internationale auront atteint 5000 membres et seront déployés dans le sud aux côtés de l’armée libanaise, il sera temps pour elles de se retirer, et ce, complètement», a-t-il déclaré a Tissue d’un entretien avec le roi Abdallah de Jordanie.M.Annan a par la suite rencontré le ministre syrien des Affaires étrangères, WaBd al-Moualem, et sera reçu aujourd’hui par le président Bachar al-Assad.«La nécessité de la préservation du cessez-le-feu et du retrait des forces israéliennes du sud du Liban a été soulignée lors de la rencontre [.], ainsi que le besoin pour les Nations unies d’œuvrer à une paix juste et globale au Proche-Orient», a indiqué l’agence de presse officielle syrienne.Le secrétaire général de l’ONU a surtout demandé à la Syrie de coopérer à l’application de la résolution 1701 du Conseil de sécurité.La Syrie, considérée comme un soutien du Hezbollah, rejette fermement les appels israéliens en faveur d’un déploiement de la FINUL le long de la frontière libano-sy-rienne pour lutter contre le trafic d’armes en faveur du mouvement chiite.Les Casques bleus ne peuvent se déployer le long de cette frontière qu’à la demande de Beyrouth, qui n’en a pas manifesté l’intention.L’armée libanaise y a dépêché 8500 hommes.Dans un entretien radiodiffusé, le secrétaire général a dit espérer le déploiement de la version renforcée de la FINUL «d’ici une semaine à dix jours».Un premier contingent de 800 soldats italiens doit atteindre le Liban au cours du week-end.Un bataillon de 900 militaires français devrait en outre être pleinement déployé à compter du 15 septembre, a annoncé la France hier.Malgré les souhaits exprimés par le secrétaire général de l’ONU, le premier ministre israélien Ehoud Olmert a rejeté ses appels en faveur d’une levée immédiate du blocus du Liban et d’un retrait rapide des forces israéliennes.Israël présente ce blocus comme un moyen d’arrêter l’approvisionnement en armes du Hezbollah.Tsahal a cependant fait savoir hier qu’elle avait déjà quitté plus de deux tiers des territoires libanais occupés depuis la guerre.Pendant que la joute diplomatique se poursuit l’État hébreu est montré du doigt par l’organisme humanitaire Amnesty International qui 1’accuse d’avoir utilisé des bombes à fragmentation pendant sa campagne estivale meurtrière au Liban.Le groupe a donc appelé hier Israël à accepter une enquête sur l’emploi de ces armes et à dévoiler les endroits où elles ont été larguées pour éviter davantage de victimes.La semaine dernière, un responsable de l’Organisation des Nations unies avait lui aussi souligné que l’armée israélienne avait largué des bombes à fragmentation sur au moins 170 villages et sites du Liban-Sud pendant son offensive de 34 jours contre le Hezbollah.Tekimiti Gilbert chef des opérations du Centre de coordination de l’action contre les mines de l’ONU au Liban, a ajouté qu’il s’agissait d’une violation du droit international, car de telles armes ne doivent pas être utilisées dans les zones habitées par les civils mais uniquement sur les champs de bataille et contre des soldats.Ces très graves accusations ont été niées en bloc par Israël.Selon les Nations unies, 90 % de ces bombes ont été larguées sur le Liban dans les dernières 72 heures du conflit, lorsque la fin des hostilités était en vue.Les équipes spécialisées de l’ONU ont dénombré 359 endroits où des bombes à fragmentation ont été utilisées, ce qui représente quelque 100 000 obus n’ayant pas explosé.Le Devoir Avec l’Agence France-Presse, Associated Press et Reuters JUPPE ALBUM SUITE DE LA PAGE 1 Leur humour ne semble toutefois pas être un moyen de défense pour cacher une quelconque inquiétude devant la sortie de leur second disque, Grand champion international de course.Au contraire, leur calme surprend.Après tout, leur premier effort Gros mammouth album turbo, a connu un incroyable succès commercial (environ 180 000 exemplaires vendus), notamment grâce aux pièces Hawaiienne et Saskatchewan, qui, les premières, ont atteint les ondes des radios grand public, la bande a même été élue groupe de l’année au gala de l’ADISQ 2005.Mais les gars des Trois Accords assurent que leur histoire ne sera pas un feu de paille.Même qu’ils se braquent un peu quand on leur demande si la recette de l'absurde et du comique peut s’essouffler.Simon se défend le premier.«Je comprends que parce que ce qu’on fait est différent et que ç'a une énergie un peu juvénile, notre musique a quelque chose d’éphémère, concède-t-il, laissant un instant le mode blagueur de côté.Mais il y a une personnalité à notre groupe, quelque chose d'assez unique, un ton.Et je ne vois pas comment, à la longue, ça deviendrait moins pertinent.Y a plein d’artistes et de groupes qui possèdent un ton particulier et qui le conservent.» Pierre-Luc, peu bavard mais attentif, complète: «Et l'absurdité, ça évolue au fil du temps, comme n'importe quoi.» A propos d'absurdité, Olivier Benoît entre dans la mêlée.«Du côté anglophone, yen a plein, d’absurde et de chansons aux sujets drôles.Les Flaming Lips et Wee-zerfbnt ça, mais comme c’est de la musique en anglais, les gens s’en rendent moins compte.Je crois surtout que la question se pose à cause du succès.Si on avait vendu 20 (XX) copies du premier, le monde dirait :“ben faites-en, des albums!” La question, maintenant, c’est: “est-ce qu’on va pouvoir en vendre 200 OOO à chaque fois?” On l’espère.Mais est-ce qu'on va pouvoir en faire cinq ou six comme ça?Ben ouais!» La tablée pouffe, une quatorzième blague fuse, tout le monde rigole de nouveau, puis, quand le silence revient, Olivier reprend sa réflexion.«C’est rare que les groupes ont une très longue vie, quel que soit leur propos.Beau Dommage n’a eu longtemps que quatre albums.Harmonium en a fuit trois, je ne suis pas certain que les gens se posaient la question pour eux.Je pense qu 'on va toujours avoir une place tant que ça reste cohérent pour nous autres.C’est plus un questionnement interne.» Pour l’instant, tout semble bien idler à l’interne, la formule choisie plaisant à toute la compagnie.Et l’exemple des Cowboys Fringants, qui ont obtenu un certain succès en racontant des histoires comico-ab-surdes avant d’adopter un virage social, voire politique, ne séduit pas vraiment Les Trois Accords.«Il me semble que ça sonnerait faux, explique Simon.La base des Trois Accords, c’est d’avoir du fun et de faire rire nos chums.Pis un moment donné, c’est devenu avoir du fun avec ben du monde.Pas plus qu'on avait des tounes engagées avant, pas plus qu’on va en avoir dans le futur.» «Ya trop d’affaires qui sont lourdes et démoralisantes tout le temps, ajoute Pierre-Luc.Nous, on essaie de faire de quoi d’aéré.» Studio Pour Grand champion international de course comme pour Gros mammouth, les cinq musiciens se sont retrouvés à Drummondville, au studio maison de leur ami Jérôme Boisvert, qui porte à nouveau le chapeau de réalisateur.Seules quelques pistes de batterie ont été enregistrées aux réputés Studios Piccolo, question d’élargir le spectre des sonorités de leur musique.«Avant même d’arriver en studio, on avait sept ou huit pièces bien avancées, dont une qu 'on jouait depuis plus de deux ans, alors on a eu pas mal moins de pression pour écrire», raconte Simon Proulx.H leur a tout de même fallu plancher sur de nouvelles chansons pour compléter Grand champion.«Quand t’es complètement sorti du cadre de la création, t’as pas toujours plein d'idées tout le temps, mais une fois que tu recommences à être attentif, les tounes arrivent.Gratte-moi et Jean sont arrivées dans la dernière semaine d’enregistrement.» Au-delà des textes des Trois Accords, il y a (heureusement) la musique, redoutablement efficace.Le loquace chanteur à la voix juvénile reste bien humble et salue le talent de ses confrères sans micro.«Ma partie mélodique est assez simple, mais Alexandre, Pierre-Luc et Charles font un gros travail pour faire des trucs originaux.C’est sûr que musicalement on se force, le but étant de faire de bonnes chansons en essayant d’aller au plus simple.On ne voudrait pas aller jouer dans les mêmes terrains que Richard Desjardins, ça fait qu’on coupe un peu.» Des bons gars, quoi.Reste qu’à l’image de ce même Desjardins, Les Trois Accords ont su conserver leur indépendance, autant celle des idées que celle du portefeuille.«Y a pas vraiment de désavantages à produire son propre album et à être maître de sa destinée», assure Simon.«Nous, on ne fait pas de tounes cachées, explique Olivier.Parce que tous les trips qu 'on pourrait se payer avec les tounes cachées, on les fait pour vrai, c'est ça, notre job.Et c’est une belle job!» Le Devoir Dur pour l’hypothalamus GRAND CHAMPION INTERNATIONAL DE COURSE les Trois Accords Indica - Phonoscope erreur à ne pas faire avec Grand champion inter-> national de course, le nouvel album des Trois Accords, c’est de s’attendre à ressentir la même surprise, le même ébahissement, que lors de la découverte d'Hawaiienne, de Saskatchewan et de Vraiment beau, du Gros mammouth album turbo.Vous risqueriez d’être déçu, car ce nouveau disque, au fond, est aussi bon que le premier, étonnement en moins.Les cinq musiciens livrent donc 15 pièces accrocheuses aux mélodies assassines qui vous poursuivent contre votre gré pendant des jours, au repos, au travail et même pendant les loisirs.Le journaliste a même été sauvagement attaqué par Pièce de viande qui, au moment d'écrire ces lignes, ravage encore des synapses soumis à une semaine d’écoute.Je vous le dis.j'en ai encore l'hypothalamus tout bouleversé.Pour entier dans la danse, vous aurez probablement besoin d’une semaine vous aussi afin de ruminer un peu phis ces nouvelles parok's.peut-être un peu moins LIS TROIS AC CRDS narratives que sur Gros mammouth.«Et quand Jean n 'est pas content, ça se sent, ça se sent / Pourtant, Jean cannait des gens qui s'appellent Jean /J’en connais des Jean, cannait des Jean / Qui s'appellent Jean connaît des.» (Jean).Voyez?Ajoutez à ça des guitares franchement améliorées, une batterie plus présente et la voix si particulière de Simon Prouk, et voilà une autre journée ruinée par une simple rengaine permcieuse.Le tout reste ancré dans le rock (Gratte-moi.Bing Bing, Grand champion) et dans le country (Saint-Cyrille-de-Wendover, M'as-tu dit), offrant même quelques ballades, dont la tristounette Ton avion — qui évoque Loin d’ici prise 2 — ainsi que Tu, aux allures psychédéliques avec ses guitares électriques jouées à l’envers.On doute franchement que Grand champion international de course puisse faire changer d’avis les détracteurs des Trois Accords, qui y trouveront les mêmes arguments défavorables, mais on est convaincu que ce deuxième album musicalement plus intéressant saura rassasier les nombreux amateurs de la formation de Drum-mondville.Quant à nous, quelque part entre les deux, on se promet une quarantaine bien méritée afin de faire le vide et d’enfin passer à autre chose.Philippe Papineau SUITE DE LA PAGE 1 bloc hindi provoquant ainsi des élections municipales anticipées.Son issue, selon plusieurs dont Frederic Gerschel, le journaliste du quotidien Le Parisien qui suit le dossier, ne fait aucun doute: Alain Juppé récupérera ses fonctions.Le premier tour de scrutin, indique-t-on, pourrait avoir heu le 8 ou le 15 octobre.Celui qui lui cède sa place à la mairie, Hugues Martin, vante aujourd’hui la «probité unanimement reconnue» de son prédécesseur.Sur son blogue-note (qu’il interrompt pour un temps), Alain Juppé explique que plusieurs de ses concitoyens ne comprennent rien.A la question: «Quand revenez-vous?», il a beau répondre: «Vous le voyez, je suis de retour», souvent, les Bordelais rétorquent: «Quand revenez-vous à la mairie?» «J’ai alors compris que, dans leur esprit, il suffisait que le conseil municipal se réunisse et me réélise maire.Pas si simple.Je ne suis plus conseiller municipal et seul le suffrage universel peut me confiera nouveau un mandat.» Non-agressivité?Pas si simple, en effet Encore une fois, Juppé divise.Les médias ne cessent de décrire l’homme comme «apaisé», «adouci», etc., à la suite de ce que les mauvaises langues désignent comme «la traversée du désert dans la neige».Il dit aussi aborder cette campagne «avec beaucoup d’humilité», comme l’écrivait Le Figaro mercredi, et il répète à tout venant qu’il a subi au Québec une «cure de non-agressivité», qu’il y a «appris à faire de la politique sans agressivité», lui qui avait pourtant été accueilh ici entre autres par les diatribes de l’historien Gérard Bouchard et du sociologue Guy Rocher, ce dernier lui recommandant carrément de rester chez lui.L’homme est apaisé, certes.Mais le restera-t-il longtemps?En effet, la «cure», en France, se présente de façon tout à fait contraire à celle que le politicien dit avoir suivie chez nous.Dans un talk-show, raconte Frédéric Gerschel, des membres de l’Union pour un mouvement populaire (UMP), considérés toutefois comme des marginaux, ont dit cette semaine qu’ils déchireraient leur carte de membre du parti en raison des agissements d’Alain Juppé.Dans Libération, le chroniqueur Pierre Marcelle était déchaîné mercredi.Il s’indignait du retour de ce «mec» condamné dans une «affaire de faux emplois du RPR à la mairie de Paris, quand Chirac bourrait ses valises de vrais billets et Tiberi ses urnes de faux bulletins».Juppé «le blagueur fou, le “droit dans ses bottes”, le duc de Bordeaux exilé sur quelques arpents de neige et de glace», enchaînait Marcelle.Dans Le Courrier picard, Jean-François Montémont écrit pour sa part: «Quand le duc d’Aquitaine revient au pays — ayant purgé une peine que lui avaient infligée d’anciens féaux —•, il retrouve son domaine fidèlement préservé par des serviteurs zélés.» Pour le «coup d’État» qu’il prépare (comme certains le présentent), certains houspillent l’ancien professeur invité à l’ENAP jusques et y compris sur son blogue-note: «Encore une opération qui va coûter fort cher aux contribuables», écrivait un visiteur sur alljup.com.«Vous n'auriez pas pu attendre l’échéance normale des élections?Je crois que le plus grand service que vous ayez pu rendre à notre pays, c’était de rester au Canada.On n’a pas besoin d’un voyou politique en France.Vous n’êtes qu’un saligot [sfr].» Sur le site anti-Juppé bordeaux.juppe.free.fr, Stéphane Lhomme, autodésigné «militant associatif bordelais» et qui publiera ce mois-ci un livre contre Alain Juppé, enrage et expose son interprétation des événements: «Fin 2005, venu se réchauffer quelques jours à Bordeaux, M.Juppé en profite pour se réinscrire sur les listes électorales [.].Mais les législatives sont prévues pour juin 2007 et les municipales pour mars 2008: c’est bien beau d’être à nouveau éligible, encore faudrait-il qu’il y ait des élections!» Favorable Mais si la victoire semble acquise à Alain Juppé, c’est qu’ils sont nombreux à considérer que le personnage, qui a été maire pendant près de dix ans (du 19 juin 1995 au 2 décembre 2004), a un bilan plutôt reluisant.«Avant l’arrivée de Juppé, Bordeaux, c’était la “belle endormie”», fait remarquer Frédéric Gerschel.Le maire précédent, Jacques Chaban-Delmas, avait été élu une première fois en.1947! On dit que les réalisations d’Alain Juppé à Bordeaux sont nombreuses: tramway moderne, revitalisation du port, etc.C’est à Bordeaux en juin dernier, par exemple, que la mairesse de Québec, Andrée Boucher, «épatée par les réalisations de l'exmaire Juppé», a fait Téloge de «l’audace» dans la gestion d’une ville.Des propos qui rappelaient plutôt son prédécesseur, Jean-Paul L’Allier.Au reste, dans le quotidien Le Midi libre mardi, on accueillait comme une bonne nouveUe «le retour du fils prodigue», ajoutant que «le revenant de Montréal va pouvoir se replacer dans le jeu politique national».Car Alain Juppé a beau avoir fait «son Lucien Bouchard» (comme il le disait au Devoir au printemps) en fermant lui aussi la porte à la politique nationale et se garder de faire quelque commentaire sur le sujet il est considéré comme un membre de l’Olympe politique français.«En cas de victoire, le présidentiable de l’UMP [Nicolas Sarkozy] lui aurait déjà promis la présidence de l’Assemblée nationale.Une tradition pour le maire de Bordeaux depuis Jacques Chaban-Delmas», écrivait même Charles Jaigu dans Le Figaro mardi.D’autres présentent l’avenir autrement tel Pierre Marcelle, encore dans Libération: «On murmure que [le mentor d'Alain Juppé], l'escroc en chef pour lequel il avait porté le chapeau des juteux trafics municipaux de la capitale et qu’il n’avait pas balancé, songe à le jeter dans les pattes du petit Nico, qui se voit déjà capo.—Mais la troupe?La troupe le suivrait?Tu crois?A Bordeaux, je veux bien.la soupe est bonne et bien partagée, mais pour le mandat suprême.ce serait une autre cuisine.L’électeur n est pas si oublieux, tout de même.» Le Det'oir Comment nous joindre 514-985-3333 514-985-3360 redactionttledevoir.com La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier La publicité Au téléphone 514-985^399 Par télécopieur 514-986-3390 Extérieur de Montreal (sans frais) l 800 363-0305 U Pntnf peut, à I\xvtt»ion, mettre ta Hstr de *»s abomw* A U dfepOflitMi d’orjrsu'.rwtRW reconnue* dont U CRU*.W produits ou W wrvves peuveo U thwir est publie du hindi au samedi par l e IVoxr Inc.dont le sky social est situe au 30S\ rue IV Wrury.* cburt* Montré*!.tV}ueb*v>.HAA AN U* B e L'Rflmce hrsae Canadienne est autonseo a employet et à dittusrr 1rs informations pubhees dans It /Vo*» l* /Vtvu est distribue par Messagene* Dywm Les avis publics et appels d’offres Au téléphone 514-985-3344 IV télécopieur 514-985-3340 Par courrier avisdevglecievoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au telephone 514-985-3322 Par télécopieur es Wieurs, b* wus ne «xxihartet p» rreewar d ar Imprimer*- Québécor Stjean.AX\ boule*?i cki Groupe Qtarbeeor hx AV, bmksaid Sa Les abonnements Au téléphoné 514-985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 l’ar télécopieur 514-985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.coni Extérieur de Montreal (sans frais) 1-800463-7559 L’agenda culturel 514-985-3340 .Au téléphoné Par télécopieur 514-985-3346 514-985-3390
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