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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2002-08-15, Collections de BAnQ.

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FATAH INONDATIONS Les évacuations se multiplient en Europe centrale Page A 3 Marwan Barghouthi est accusé de meurtre Page B 5 LE DEVOIR La bataille du leadership au sein du Parti libéral La méthode Chrétien fait grogner des députés Le caucus de la semaine prochaine à Saguenay s’annonce «difficile» MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D'OTTAWA Les députés libéraux fédéraux se préparent à un caucus robuste la semaine prochaine à Saguenay.L’avenir du premier ministre n’est pas à l’ordre du jour mais sera sur toutes les lèvres, plusieurs députés se préparant à avertir Jean Chrétien d’une éventuelle défaite en février.Le sujet sera d’autant plus chaud que l’entourage de M.Chrétien envoie, ces jours-ci, des signaux jugés contradictoires, nourrissant la colère de plusieurs députés avec des fuites et des déclarations jugées bien calculées.D’une part, le mentor et conseiller personnel du premier ministre, l'ancien ministre Mitchell Sharp, a lui-même approché le Ottawa Citizen pour lui dire qu’il ne croit pas que Jean Chrétien sollicitera un quatrième mandat.«Bien que le premier ministre n’ait pas dit exactement ce qu’il fera pour le reste de son mandat politique, la probabilité qu’il veuille se présenter de nouveau est très mince», a-t-il dit, refusant hier _ d’accorder une autre entrevue.En somme, il n’en a pas la certitude mais il connaît l’homme depuis 40 ans, fait comprendre l’article.Par contre, le reste de l’équipe du premier ministre semble en mode combat en vue du vote de révision du leadership de février puisqu'il continue d’orchestrer des fuites sur les discussions du cabinet dans l’espoir de ternir l’image de Paul Martin.Déjà la semaine dernière, un haut conseiller du premier ministre confiait au Devoir et à quelques autres médias que M.Martin jouait un double jeu en disant vouloir donner un plus grand rôle aux députés.VOIR PAGE A 8: CHRÉTIEN HORS-JEU Et vice-versa A moins que vous n’ayez beaucoup trop de temps à perdre pour être vraiment heureux, il est probable que le nom de Carin Koch vous est aussi inconnu que celui de Barabbas dans Le Gendarme de Saint-Tropez (allusion subtile à cette canicule à la mords-moi-le-smog qui commence, comme disait mon papa, à me tomber sur la raquette et qui se prendrait bien mieux avec une plage pas loin).Et le nom de Heather Mitts, donc.Me gouré-je?Pourtant, vous ne savez pas ce que vous manquez.Koch et Mitts, deux fdles d’une beauté à faire pleurer une roche pratiquant le stoïcisme.Et pas manchettes, non plus.Koch a accumulé à ce jour des gains dépassant les 420 000 $US sur le circuit de golf de la LPGA.Mitts est le pilier (la pilière?) de la défense du Charge de Philadelphie, une équipe de la WUSA, la ligue de soccer professionnel féminin des Etats-Unis.Je a n Dion VOIR PAGE A 8: VICE-VERSA ¦ Les Clijsters, Doldc et Hantuchova tiennent le coup, page B 6 .-ggg ACTUALITÉS Lebel réfléchit: Duceppe lui demande de s’excuser auprès de Landry ¦ Lire nos informations en page A 4 INDEX >1 ru Annonces.B 7 Avis publics.B 4 Bourse.B 2 Culture.B 8 Économie.B 1 Éditorial.A 6 Idées.A 7 les sports.B 6 Montréal.A 5 Mots croisés.B 4 Télévision.B 7 Météo.B 6 Une alerte au smog d'une durée record 'mÊÊÈÊÊÈËÊÊÈ Ml ., K* - “ J jê te JACQUES NADEAU LE DEVOIR Appelés sur les lieux d’un incendie dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, ces pompiers luttaient hier contre une chaleur d’un autre type sous le regard des badauds compréhensiblement dépoitraillés.La pluie comme diachylon Pas de réduction véritable du smog sans changement des habitudes de transport, souligne un expert PAULINE GRAVEL LE DEVOIR Vivement que les nuages et les averses prennent d’assaut pour de bon le ciel du sud du Québec.Ils demeurent dans l’immédiat les seuls espoirs pour chasser ce smog exceptionnel en attendant que les Québécois revoient enfin leur mode de transport énergivore.Encore hier après-midi les météorologues sonnaient l’alerte rouge pour la quatrième journée consécutive.Un record de durée et de concentration de gaz polluants qui n’avait pas été atteint depuis 1988.La conjoncture de plusieurs événements a contribué à rassembler les ingrédients explosifs du smog particulièrement étouffant des derniers jours.D’abord, une crête de haute pression a initié un mouvement de circulation en provenance du sud-ouest qui a transporté les polluants crachés par les grands centres industriels du Midwest américain et du sud de l’Ontario jusque sur nos villes.Cellesci ont à leur tour ajouté leur grain de sel à cette soupe chimique que le soleil ardent et les très hautes températures ont bien mijoté.De cette marmite en ébullition se sont échappés des effluves d’ozone et de fines particules en suspension, les deux principaux constituants du smog.«Alors que l’ozone qui se trouve dans les hautes couches de l’atmosphère nous protège des effets délétères des rayons ultraviolets, celui qui est généré à VOIR PAGE A 8: SMOG VIDÉOTRON Les offres patronales accueillies froidement Des propositions pires que celles d’avril dernier, clame le syndicat JEANNE CORRIVEAU LE DEVOIR Les représentants syndicaux de Vidéotron accueillent froidement la dernière offre patronale, la qualifiant de pire que celle que les employés ont rejetée en avril dernier.H semble d’ailleurs fort probable qu’ils recommanderont à leurs membres d’en faire autant aujourd’hui lors de l’assemblée générale prévue ce midi.Réunis en soirée hier, les membres du conseil syndical devaient mettre au point leur stratégie et décider quelle recommandation faire aux employés de Vidéotron de l’ouest du Québec (SCFP 2815) qui participeront à une assemblée générale aujourd’hui.Mais si l’on se fie au ton adopté par les négociateurs syndicaux hier après-midi lors d’un point de presse, le conflit qui dure depuis trois mois n’est pas près de se régler, d’autant que la liste des points litigieux relevés par le syndicat est fort longue.Guerre de chiffres L’entente proposée par la direction exclut toujours les quelque 600 travailleurs du service technique de réparation et d’entretien, un service que Vidéotron a vendu à Entourage Solutions technologiques (Alen-tron).Le versement de 3,1 millions à ces travailleurs n'est qu'un baume qui se traduit dans les faits par l’octroi d’une somme de 5100 $ par employé, assorti d'une diminution de salaire et de la perte de leur fonds de retraite ainsi que de leur régime d’assurances, déplore Pierre Dupuis, directeur québécois du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-FfQ).Sortant sa calculatrice, le syndicat a conclu qu’un technicien de 13 ans d’expérience subirait une perte salariale de 21 465 $ par année et qu’un répartiteur avec la même ancienneté verrait son salaire diminuer de 15 184 $.D’autre part, la direction de Vidéotron propose que la semaine normale de travail passe de 35 heures à 37,5 heures, les employés étant rémunérés pour 36,25 heures tout en bénéficiant d’une augmentation salariale de 3,57 %.Le syndicat fait toutefois remarquer que le salaire horaire diminuera du même coup en plus d’être gelé pour trois ans.Les représentants syndicaux affirment aussi que l’offre patronale ne permet pas aux travailleurs des centres d’appels de concurrencer ceux de Bell qui gagnaient 27 % de plus que leurs homologues de Vidéotron en 2001.Et cet écart passerait à 44 % en 2004, déclare Pierre Dupuis.Finalement, le recours à la sous-traitance, auparavant limité à 15 % dans certains départements, grimpera à 30 % pour l'ensemble des départements.«Ça signifie la disparition de 200 à 300 emplois», tranche M.Depuis.«On a fait des concessions jusqu'à maintenant.On leur a dit qu’on était prêts à travailler 37 heures et VOIR PAGE A 8: VIDÉOTRON f Dérèglements climatiques en Amérique du Nord: l’ONU met en cause la société de consommation RECYCLAGE Des sacs d’épicerie au lieu des bacs verts ?L’organisme Écosyst’aime a trouvé au Brésil une solution à la hausse des coûts de collecte à Montréal FABIEN DEGLISE LE DEVOIR ft affaire est dans le * sac.Alors que plusieurs arrondissements de Montréal cherchent désormais à esquiver l’augmentation annoncée d’ici septembre des coûts de la collecte des matières recyclables, Écosyst’aime urbain, un organisme communautaire versé dans la récupération, croit, lui, avoir trouvé la solution: troquer le bac (généralement) vert pour.des sacs d’épicerie.L’idée arrive à point.tout droit de Porto Alegre, au Brésil, où Denis Beauchamp — l'hom- me derrière le concept — a fait prendre l’air à son esprit pratique en février dernier.«Là-bas, le recyclage se fait partout, dans les lieux publics avec des poubelles spécialement identifiées et aux portes des maisons avec de simples sacs d’épicerie, explique-t-il.C’est brillant!» Et facilement adaptable au contexte montréalais, selon lui.Son projet est simple.Économique aussi.Le principe?Mettre au rancart les traditionnels bacs de recyclage verts ou bleus dont la collecte hebdomadaire pourrait coûter, d’ici septembre, dans plusieurs arrondissements du centre de Montréal, plus de 27 $ par porte — la facture s’élevait à 14 $ en 1998 — afin de les remplacer par les inévitables et parfois envahissants sacs de plastique d’épicerie, de pharmacie ou pourquoi pas de dépanneur, qui sont gratuits de surcroît.Coût de l’opération: «10 $ par logement», estime M.Beauchamp.Et l’avantage est loin d’être seulement financier.«Car avec les sacs, on vient également régler plusieurs problèmes inhérents au ramassage des bacs, poursuit le spécialiste en valorisation des déchets domestiques.Les matières recyclables, par exemple, avec ce système, ne peuvent plus s’envoler au vent en attendant dans la rue.VOIR PAGE A 8: BACS ¦im JACQUES NADEAU LE DEVOIR ¦Ht' Un projet-pilote de ramassage des matières recyclables par sac de plastique pourrait bientôt être lancé dans le district du Mile-End. Le lundi 12 août 2002 Lettre ouverte à Jean Neveuf président du Conseil de Québécor Inc.m C'est avec grand intérêt que nous avons lu et relu la lettre que vous avez publiée dans vos quotidiens le samedi 10 août dernier.Dans un conflit qui s'enlise et qui rappelle chaque jour un peu plus certaines de nos pages d’histoire les plus tristement célèbres, marquées par l’utilisation de briseurs de grève et la violence (Commonwealth Plywood, Robin Hood, United Aircraft), votre intervention au double titre de président du Conseil de Québécor et de compagnon d’armes de son fondateur, Pierre Péladeau, pouvait et devait signifier le retour au dialogue avec les employés de Vidéotron.Rien n’indique pourtant que ce soit le cas.Si le ton emprunté semble conciliant, la rhétorique, elle, demeure celle qui a conduit à l’impasse actuelle.Le virage de Vidéotron Vous affirmez dans votre lettre que pour être concurrentielle, une entreprise doit satisfaire à trois critères du consommateur : la qualité du produit, la qualité du service et le prix.Vous ajoutez que si Vidéotron l’emporte « haut la main sur la base du premier critère », ce n’est pas le cas pour les deux autres conditions.C’est pourquoi, dites-vous, dès la prise de contrôle de Vidéotron en mai 2001, Québécor a entrepris de revoir en profondeur son processus d’affaires.Peut-être l’ignorez-vous, Monsieur Neveu, mais les employés et leurs syndicats, de concert avec les précédents dirigeants de l’entreprise, n’ont pas attendu la venue de Québécor pour entreprendre de fond en comble la révision des processus d’affaires de Vidéotron, afin de rendre la compagnie plus performante dans un contexte hautement concurrentiel.Les syndicats et les employés sont conscients, depuis plusieurs années déjà, de l’urgente nécessité de réussir le virage « concurrence » pour assurer l’avenir de l’entreprise et les emplois qu’elle génère.C’est le partenariat tissé entre les deux syndicats membres du SCFP et de la FTQ, représentant les quelque 2 400 employés (en incluant ceux de Hull et de Chicoutimi), et la direction de Vidéotron qui a permis la modernisation d’un réseau dont la qualité exceptionnelle fait aujourd’hui votre fierté.En partenariat, nous nous étions aussi attaqué aux incontournables critères de qualité du service et des prix : ouverture du service technique 24 heures sur 24, 7 jours sur 7; implantation de nouvelles technologies de travail tel que le système de répartition assistée par ordinateur; implantation des équipes de travail responsabilisées au niveau de la qualité technique (installation et réparation); « coaching » visant l’amélioration constante du service à la clientèle; substitution des congés fériés mobiles aux traditionnels congés fériés fixes, pour assurer la permanence du service tout en réduisant les coûts; formation continue des employés en entreprise et hors entreprise (sur leur temps); virtualité opérationnelle des centres d’appels pour améliorer la célérité du service et réduire les coûts; etc.Les relations du travail elles-mêmes n’ont pas échappé à ce vent de renouveau, à tel point que les griefs étaient tombés à leur niveau le plus bas des 25 dernières années grâce à une volonté mutuelle de déjudiciariser le règlement des litiges.La qualité des relations du travail chez Vidéotron était citée en exemple dans les chaires de relations industrielles.Tout cela, c était il y a 18 mois à peine.Tout cela, malheureusement, c’était avant Québécor.Car l’un des premiers gestes de la nouvelle direction, l'an dernier, a été de mettre la hache dans ce partenariat avec les employés de Vidéotron.Depuis, des dizaines de projets et de recommandations d’amélioration de performance, préparés avec la complicité des employés, accumulent la poussière sur les tablettes de Vidéotron.Le département des Ressources humaines, qui comptait une cinquantaine de personnes, a été réduit à néant, ou presque.La nouvelle direction a plutôt résolu d'engager un terrible bras de fer contre ses employés, cadres comme syndiqués.Non, Monsieur Neveu, ce n est pas l’objectif qui a changé, c’est la méthode.La brutalité et l’arrogance ont soudainement succédé au partenariat et au respect mutuel.Pourquoi ?Le sort des techniciens, un enjeu incontournable En conclusion de votre lettre publiée le 10 août, vous affirmez : « Si nous pouvons ouvrir le dialogue avec nos 1 500 employés, nous pourrons rapidement nous entendre ».Tout est là! Devons-nous vous rappeler que la direction actuelle de Vidéotron a elle-même décidé de faire des conditions de travail des 640 répartiteurs et techniciens à l’installation et au service un enjeu majeur des négociations, pour ensuite les exclure arbitrairement du champ de la négociation en les vendant purement et simplement à son tout nouveau sous-traitant exclusif, Alentron, pour mieux réduire les conditions de travail?Comment alors trouver un terrain d’entente, quand l’une des parties décrète seule ce qui est ou n'est pas, ou n’est plus, sujet à la négociation?Quand I employeur décide de réduire les unités de négociation de 2 200 à seulement 1 500 employés après les avoir mis en lock-out?Sans compter qu à ces quelque 640 personnes que vous voulez unilatéralement exclure de la négociation en les vendant, s’ajoutent 200 autres, condamnées par vos nouvelles autres exigences et encore près de 300 de plus qui voient l’avenir de leurs emplois compromis par la récente décision de transférer le centre d’appels de Montréal vers le parc industriel de St-Hubert.Au terme de cette dernière étape de restructuration, comme vous le dites, vous sauveriez peut-être l’entreprise, mais au détriment de la majorité des emplois de ceux qui « comptent sur elle pour assurer leur avenir et celui de leurs familles.» Pour qui sait compter.Par le truchement de votre vice-président exécutif aux affaires corporatives, monsieur Luc Lavoie, la nouvelle direction n’a de cesse de dénoncer les trop généreuses conditions de travail des employés de Vidéotron, conditions responsables, selon elle, de la compétitivité chancelante de l’entreprise.Savez-vous que le salaire maximum des quelque 800 personnes de vos centres d’appels se compare à celui offert par les autres entreprises de l’industrie (Bell, Rogers, etc.) À cette différence près toutefois : il leur faut 13 années de service, comme pour tous les employés de Vidéotron, pour atteindre le salaire maximum de leur fonction, contre 5 années seulement chez Bell.Toute une différence car cela veut dire qu’un employé, de même fonction et comptant 5 ans de service, gagne 16,04 $ chez Vidéotron, contre 20,35 S chez Bell.Il s’agit là d’un avantage compétitif considérable pour qui sait compter.Toujours sous prétexte de compétitivité, vous exigez des concessions de l’ordre de 13 millions $ de la part des employés que vous avez la mansuétude de ne pas vendre.Pendant ce temps votre principal compétiteur, Bell, vient d’octroyer des augmentations salariales de 9,5 % sur trois ans à ses employés des centres d’appels, dont le salaire horaire passera à 22,35 S au terme de leur nouvelle convention collective, soit près de 40 % de plus que les employés de même fonction et de même ancienneté chez Vidéotron ! Aucune nostalgie du monopole Certains ont prétendu, et vous semblez de leur avis, que le présent conflit serait le produit du choc des cultures entre Québécor, la battante, et Vidéotron, la monopolistique.Rien n’est plus faux.S’il y a choc des cultures, c’est plutôt entre deux visions opposées des relations du travail : celle de l’arrogance et de l’affrontement, personnifiée mieux que quiconque par le principal porte-parole de Vidéotron Luc Lavoie, face à celle de la concertation et du partenariat qui caractérisait Vidéotron ces dernières années.Laissons à d’autres le soin de juger laquelle de ces cultures est la plus porteuse de progrès économique et social.Personne chez Vidéotron n’est nostalgique du temps du monopole.La majorité des employés compte moins de 5 ans de service et n’a jamais connu ces temps soit-disant bénis.Les employés de Vidéotron n’aspirent qu’à être à nouveau considérés comme un actif important pour le développement de l’entreprise et sa capacité d’être hautement concurrentielle et performante.Il y a peu, les employés affirmaient encore avec fierté leur appartenance à cette entreprise qui s’était gagné près d’un million et demi de clients au Québec.Encore aujourd’hui, les employés et leurs syndicats ne demandent pas mieux que d’être associés aux projets d’avenir de leur entreprise et à l’enrichissement de leurs propriétaires, comme ce fut le cas pour la famille Chagnon.Mais la question reste : le voulez-vous ?Un conflit qui fait honte au Québec Les représentants de Québécor ne cessent de clamer que les décisions qu’ils ont prises de vendre leurs employés et d’utiliser des briseurs de grève sont parfaitement légales.À supposer que ce soit le cas, ces décisions ne sont pas pour autant légitimes ou morales.Elles remettent en question les fondements de la paix industrielle que connaît le Québec depuis 25 ans.Et cela, selon toute apparence, avec la complicité muette du bras financier de l’État québécois, la Caisse de Dépôt et de Placement, l’institution qui gère nos épargnes collectives, qui s'est embarquée dans l’aventure de Québécor Media en y investissant près de 3 milliards de nos dollars.Toutes les ouvertures faites par les syndiqués à l’occasion de la médiation du juge Alan B.Cold, ouvertures visant notamment les conditions de travail des employés des services techniques, sont restées sans écho.Vos représentants continuent à afficher la même intransigeance.Les employés désespèrent d’en arriver un jour à un règlement raisonnable et certains, comme le déplore avec justesse Pierre Bourgault, commencent à croire qu’ils n’ont plus rien à perdre.Vous avez entièrement raison, Monsieur Neveu : il est urgent d’ouvrir un dialogue constructif entre la nouvelle direction de Vidéotron et ses 2 200 employés pour regarder en avant et bâtir l'avenir ensemble.Mus par cette volonté, il suffirait de quelques jours pour mettre un terme à un conflit qui fait honte à toute la société québécoise.Ainsi, si vous permettez que nous vous paraphrasions, nous sauverons l’entreprise et les emplois de ceux qui comptent sur elle pour assurer leur avenir et celui de leurs familles.Pierre Dupuis Directeur québécois Syndicat canadien de la fonction publique Gilles Dubé Président, SCFP 1417 Michel Parenteau Conseiller syndical Yves Lalonde Président, SCFP 2815 Denis Plante Conseiller syndical » 1 LE DEVOIR, LE JEUDI 15 AOÛT 2002 A 3 LE DEVOIR ACTUALITES Intempéries en Europe Les évacuations se multiplient AGENCE FRANCE-PRESSE Prague — Le bilan des intempéries, qui ont fait des dizaines de morts et des dégâts importants en Europe, a continué de s’alourdir hier, les crues de l’Elbe, du Danube et de la Vltava contraignant d’évacuer des centaines de milliers de personnes, notamment à Prague et à Dresde.En Allemagne, au moins douze morts ont été enregistrés depuis le week-end dernier, dix morts ont été recensés en République tchèque, au moins sept en Autriche, 14 depuis la mi-juillet en Roumanie, alors que 59 morts ont été dénombrés en Russie après les trombes d’eau qui s’étaient abattues le 8 août sur les côtes de la mer Noire.Sans compter de nombreux disparus.Plus de 200 000 personnes ont déjà été évacuées en République tchèque, selon le ministre de l’Intérieur, Stanislav Gross.Plusieurs milliers d’autres devront l’être en raison de la montée des eaux de l’Elbe, a-t-il prévenu.En Allemagne, quelque 30 000 personnes ont dû être évacuées en Saxe (est), alors que l’armée a entamé une vaste opération d’évacuation de milliers de malades de Dresde, la capitale de cette région, dont le centre historique était envahi par les eaux.Des dégâts considérables Le chancelier allemand Gerhard Schrôder a souligné que les dégâts causés aux infrastructures risquaient de «se chiffrer en milliards» d’euros.Dans la matinée, il avait annoncé une aide d’urgence fédérale de 100 millions d’euros (153 millions SCAN) pour les victimes des intempéries.Cent millions d’euros de crédits à taux préférentiel avaient déjà été débloqués mardi.En Autriche, où plusieurs villes sur le Danube luttaient encore contre la crue, le gouvernement a décidé hier de consacrer 650 millions d’euros à l’indemnisation des victimes et à la reconstruction, sans attendre de connaître l’étendue des dégâts.Après une semaine d'inondations, ceux-ci pourraient atteindre jusqu’à trois milliards d’euros, selon les gouverneurs de Haute et de Basse Autriche.Le président tchèque, Vaclav Havel, a écourté ses vacances et regagné Prague hier pour résoudre avec le premier ministre Vladimir Spidla les problèmes liés aux inondations catastrophiques.Le ministre des Affaires étrangères, Cyril Svobo-da, a déclaré que Prague était «prête à accepter» l’aide étrangère qui a été proposée par de nombreux pays européens, ainsi que les Etats-Unis et le Japon.Monuments en danger Tôt hier, les autorités ont ordonné l'évacuation de trois quartiers du centre de Prague, dont la vieille ville, menacés par la crue du siècle qui risque d’endommager ses monuments historiques.Le Théâtre national, imposant bâtiment néo-Renaissance, situé au bord de la Vltava dont le débit, trente fois supérieur à la normale, s’est stabilisé dans la journée à 5000 mètres cubes par seconde, a été envahi hier par les eaux.Des monuments historiques de Prague, dont le pont Charles et le château deTroja, étaient menacés, alors que la ville, partiellement privée d’électricité, était paralysée: lignes téléphoniques et gaz coupés, tramways à l’arrêt, gare routière fermée.Seuls deux ponts routiers étaient ouverts à la circulation.Dans le zoo inondé, un éléphant, héros de plusieurs films tchèques, un ours et un hippopotame ont été victimes de la crue.La présidente de l’Office tchèque de sûreté nucléaire (SUJB), Dana Drabova, a assuré mardi soir que les inondations ne présentaient «aucune menace» pour la sûreté nucléaire du pays.En Slovaquie, l’état d’alerte a été proclamé hier matin à Bratislava, en raison de la montée du Danube dont le niveau atteignait 8,50 mètres, contre 3 m normalement, et risquait de grimper à quelque 10 m aujourd’hui.Dérèglements climatiques au Canada et aux États-Unis Un rapport de l’ONU met en cause la société de consommation MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Sécheresse, inondations, vagues de chaleur, alertes au smog.Le climat est déréglé et les Américains et les Canadiens sont largement à blâmer.En privilégiant leur modèle de société de consommation, ils sont devenus les principaux responsables de la détérioration de l'environnement mondial et ils doivent accepter d’en assumer la responsabilité, soutient un rapport du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) rendu public hier.La mode des produits jetables, des véhicules utilitaires gourmands en essence et des maisons toujours plus grandes pour des familles toujours plus petites se traduit par une production de déchets record et une consommation de ressources supérieure à partout ailleurs sur la planète.Résultat: «l’empreinte écologique» de l’Amérique du Nord, c'est-à-dire son impact sur l’environnement mondial, est de quatre fois supérieure à la moyenne internationale.Il y a eu des progrès depuis 30 ans à l’intérieur des deux pays.Le rapport leur donne une bonne note pour l’élimination des CFC; la réduction des émissions responsables des pluies acides et de plusieurs autres polluants, la création de nouvelles aires protégées, la diminution de la pollution dans les Grands Lacs et ainsi de suite.«Mais en même temps, nous faisons beaucoup de dommages.Je dirais que nous exportons beaucoup de nos problèmes ailleurs.[.] Nous ne pensons pas, quand nous faisons des choix personnels ou politiques, à l’impact qu’ils auront ailleurs dans le monde.[.] Nous devons assumer la responsabilité pour les conséquences de nos gestes et nous ne le faisons pas adéquatement», a déclaré Keith Robinson, le directeur adjoint du bureau nord-américain du PNUE.Appel à l’ordre Le rapport, qui porte sur l’évolution du dossier environnemental en Amérique du Nord depuis 30 ans, vient compléter un rapport plus imposant sur l’avenir de l’environnement mondial réalisé par le même organisme onusien.Ses conclusions sont un véritable rappel à l’ordre à la veille du Sommet sur le développement durable qui aura lieu à Johannesburg (Afrique du Sud) du 26 août au 4 septembre pro-chains et où doit se rendre le premier ministre Jean Chrétien.Le Canada et les Etats-Unis s’y présenteront sans avoir ratifié le protocole de Kyoto sur les change- ments climatiques.Les États-Unis l’ont rejeté alors que le Canada attend le résultat de ses consultations pour prendre une décision.Or, si on a fait des gains sur le territoire nord-américain, ils ne compensent pas les dommages causés à l’environnement mondial, en particulier en matière de changements climatiques.La consommation d’énergie est au cœur du problème, bien qu’elle ne soit pas la seule.Entre 1972 et 1997, elle a augmenté de 31% en Amérique du Nord.La consommation par habitant y est neuf fois plus élevée que la moyenne mondiale et le continent, où ne vit que le vingtième de la population du globe, produit le quart des émissions de dioxyde de carbone, principaux responsables de l'effet de serre.Si rien n’est fait, «il y aura davantage d’incidents extrêmes, qu’il s’agisse de sécheresses, d’inondations, de phénomènes météorologiques», de souligner Ashbindu Singh, un des auteurs.Le protocole de Kyoto n’est cependant qu’un début, note le rapport.Il faut, entre autres, changer nos habitudes de consommation et de production, adopter des comportements et des politiques qui favorisent les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique, le transport en commun et qui découragent l’utilisation de l’auto, l'étalement urbain et la production de déchets.Une invitation de Joufflu i TV JACQUES NADEAU LE DEVOIR LE SYMBOLE est alléchant.Et risque définir d’ici quelques mois sur une broche.Mais en attendant, Joufflu — c’est son nom —, un goret 100 % biologique tout droit sorti des vallons de Charlevoix, couinait de bon cœur hier au marché Maisonneuve, histoire d’attirer l’attention sur l’événement qu’il portera pendant trois jours sur ses jambonneaux: la Bio Fête, cuvée 2002.Au programme: de la viande bio, des légumes bio, des huiles bio, de la moutarde bio.portés, eux, par 42producteurs, transformateurs et distributeurs réunis du 16 au 18 août prochain pour promouvoir cette nouvelle forme d’alimentation.Système de santé La privatisation si rien n’est fait Regina (PC) — Si la loi canadienne n’est pas amendée, le système de santé va dériver vers un régime à deux vitesses, indique une étude menée pour la commission d’enquête Romanow, publiée hier.«Les valeurs sur lesquelles il [lé système de soins] est fondé n’ont pas besoin d’être refaites mais la manière de l’administrer requiert une mise à niveau», indique Colleen Flood, de l’université de Toronto et l’un des auteurs du document Suivant l’avis général recueilli par les chercheurs, «les gens perçoivent un processus passif où, simplement en ne faisant rien, le système se privatise.Nous nous éloignons des soins donnés par des médecins dans des hôpitaux pour passer à d'autres genres de services.» Mme Flood et Sujit Choudhry, également de l’université de Toronto, suggèrent aussi que la portée de la législation soit étendue afin de couvrir les services diagnostiques.Selon eux, un autre texte devra en outre établir une couverture universelle pour les médicaments sur ordonnance et les soins à domicile.Ottawa devrait également reconnaître que la loi actuelle n’interdit pas que des entreprises à but lucratif fournissent des soins si, à la manière des sociétés d’État, elles sont publiques à 100 %.La commission que préside Roy Romanow, ancien premier ministre de la Saskatchewan, a commandé en tout 40 études à des chercheurs, se disant ouverte à toute idée qui serait utile à la refonte du système.Selon Mme Flood, il est important de distinguer la différence entre le financement d’un régime de santé et les soins qui sont dispensés aux patients.Comme une marmite de soupe au lait, le débat a brusquement monté quand l’Alberta a autorisé des cliniques privées à faire des chirurgies comme celles des hanches et genoux de synthèse, en gardant le patient pour la nuit et ensuite en facturant le régime public.Déontologie policière Un policier de Longueuil a eu recours à l’intimidation PRESSE CANADIENNE Un policier de Longueuil de forte stature a proféré des menaces et eu recours à l’intimidation à l’égard d’un citoyen qu’il venait d’intercepter pour une infraction au Code de la sécurité routière.C’est ce que vient de décider un comité de déontologie policière à l’encontre de l’agent Ronald Legault L’incident s’est produit en avril 2001 après que le citoyen en question eut été intercepté par l’agent Legault pour avoir brûlé un feu jaune à une intersection.Quand le policier s’est approché et a annoncé qu’il y avait eu infraction et qu’il a demandé les papiers du conducteur, celui-ci a lancé: «On gagne-tu un prix avec ça?» C’est alors que l’agent de forte stature (6 pieds et 5 pouces) s’est penché, a appuyé ses coudes sur le rebord de la portière et a répliqué: «Tes un petit comique.Ça pourrait te coûter plus cher.» Le citoyen a poursuivi: «Chante-moi pas une chanson et vas faire ton ticket.TU me fais pas peur.» M' Richard W.luticone constate que la question du conducteur, «somme toute banale et à l’enseigne de la blague», a manifestement déplu à l’agent Legault Après avoir analysé les faits et les témoignages, le comité a conclu que les propos du policier constituaient des menaces à l’endroit du citoyen.«En répondant que cela pouvait lui coûter plus cher, le policier a manifesté la vo- que le policier avait dit par la suite: lonté de changer la nature de Tin- «Qu’est-ce que tu veux faire?On fraction commise par le citoyen», s’en va-tu se battre sur le gazon?On commente M'luticone, qui note va-tu se battre?» Causons Vente ‘ \ V A ^ i f y , \ v m / fâffas1 Pour onnonrer: Micheâno I .*f) £0 •iaü 4ü il I f\K ^ .rf.A sr.Pour faire place à ses nouvelles collections.Patrimoine vous offre des réductions allant jusqu'à 40% sur ses fauteuils, causeuses et canapés en inventaire.MAISON OC MEUBLES ^Ftamotne 450.687.6867 3932 Autoroute Laval Ouest (coin Curé-Labelle) Laval (Qc) H7T 2P7 A 4 E DEVOIR.LE JEUDI 5 AOUT 2 0 0 2 POLITIQUE Financement de l’enseignement post-secondaire Les étudiants interpellent le fédéral LIA LÉVESQUE PRESSE CANADIENNE Une coalition d’associations étudiantes de tout le Canada, représentant 720 000 étudiants, s’en prend maintenant au gouvernement fédéral, dans l’espoir d’obtenir un meilleur financement de l’enseignement post-secondaire.Ces associations étudiantes, provenant du Nouveau-Brunswick, de Nouvelle-Ecosse, de l’Ontario, du Manitoba, de l’Alberta, de Colombie-Britannique et du Québec, en plus d’autres associations, ont rencontré la presse, hier à Montréal, après s’y être réunies du 12 au 14 août afin de discuter des enjeux communs.«Ca ne fait que commencer», a promis Liam Ar-buckle, directeur national de l’Alliance canadienne des associations étudiantes (CASA), en faisant référence au mouvement des forces étudiantes réunies à travers le pays.Le regroupement demande notamment que le financement de l’enseignement post-secondaire soit ramené, par le gouvernement fédéral, au niveau de ce qu'il était en 1993-94.Cela pourrait représenter plusieurs milliards de dollars, admettent les étudiants.Les associations réunies ont aussi adopté une déclaration commune, dans laquelle ils revendiquent la réglementation de tous les frais de scolarité, incluant les frais afférents — ces frais divers pour l’inscription, l’admission, les photocopies, l’obtention du diplôme, etc.Au Québec, pendant des années, les associations étudiantes s’en sont surtout prises au ministre québécois de l’Education.Le choix de cibler également le gouvernement fédéral s’explique notamment par le déséquilibre fiscal, a expliqué le président de la Fédération étudiante universitaire du Québec, Nicolas Brisson.Depuis la réforme Axworthy au fédéral, l’argent versé aux provinces pour l’éducation a peu à peu diminué, forçant celles-ci à inventer de nouveaux frais ou à hausser les frais de scolarité actuels pour combler le manque à gagner.M.Brisson évoque aussi «les énormes surplus du fédéral».M.Brisson croit également nécessaire de s’attarder au palier fédéral, à cause de la négociation entourant la création de la Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA).Les étudiants craignent que l’éducation soit incluse dans un accord sur la ZLEA, grugeant encore le financement public de l’enseignement post-secondaire et menant à la création d’universités privées.Les étudiants ont l’intention de mener une campagne de lobbying intense auprès des députés fédéraux cet automne.D’autres actions provinciales et régionales sont prévues.Les étudiants ont l’intention de répéter ces rencontres pancanadiennes.Rencontre avec Gilles Duceppe Le député Lebel réfléchira aux conditions du Bloc KARINE FORTIN LE DEVOIR Le député Ghislain Lebel s’accorde cinq jours pour réfléchir à son avenir au sein du Bloc québécois et décider s’il accepte de se plier aux conditions que lui a imposées le whip de son parti, Pierre Brien.Hier après-midi, M.Lebel s’est excusé d’avoir mis en doute le leadership de Gilles Duceppe la semaine dernière.«Nous avons eu une rencontre cordiale et des discussions franches, a déclaré le chef du Bloc québécois aux journalistes./e crois qu’il était sincère.Il regrettait le ton et non pas le fond.» Mais s’il veut rester au sein du parti — et peut-être réintégrer ses fonctions de critique en matière de travaux publics —, M.Lebel devra aussi présenter ses excuses au premier ministre du Québec ainsi qu’à son gouvernement «pour les attaques faites à leur endroit».De plus, il devra s’engager à utiliser les forums existants au sein du parti et de l’aile parlementaire pour poursuivre le débat sur l’entente de principe conclue entre les gouvernements du Québec et du Canada et quatre communautés innues de la Côte-Nord.Hier matin, le représentant de Chambly à la Chambre des com- munes avait fait parvenir à Gilles Duceppe une lettre de démission dans laquelle il qualifiait A'«humiliant et inacceptable» l’acte de contrition qui lui est imposé.«Vous et moi devons admettre, pour le bien de l’équipe parlementaire du Bloc québécois, compte tenu des récents événements, qu’il devient de plus en plus difficile, voire impossible de continuer à travailler ensemble», ajoutait-il.Le député a cependant accepté de reconsidérer sa position après une conversation avec «une personne importante» qu’il a refusé de nommer.Il a toutefois qualifié les possibilités d’entente avec son parti de «minimes».Débat d’idées Ghislain Lebel s’est attiré les foudres de son chef et celles du Parti québécois la semaine dernière en dénonçant dans une lettre à La Presse une entente reconnaissant aux Innus des droits ancestraux sur des territoire^ totalisant environ 300 000 km2.A son avis, cet accord trahit les idéaux de René Lévesque et risque de réduire le Québec «à la dimension d’un timbre-poste» en suscitant de nouvelles revendications de la part d’autres groupes autochtones.Bernard Landry a dénoncé lundi ces «excès de langage» et affirmé qu’il expulserait de son cabinet tout ministre qui oserait tenir des propos semblables.Le «Robin des banques» et militant péquiste Yves Michaud s’est toutefois porté à la défense du député rebelle hier.«M.Lebel a déposé un document de 80 pages qui mériterait d’être étudié sérieusement par les députés du Bloc québécois et les parlementaires», a-t-il affirmé.«Quand j’étais député en 1966, nous avions une liberté de parole plus grande.Aujourd’hui, c’est î’omerta et un député ne peut plus parier, ne peut plus exprimer sa dissidence sans qu’il soit flagellé sur la place publique.Cela devient indécent et il est temps que les députés retrouvent la liberté de parole», a-t-il conclu.De son côté, Gilles Duceppe affirme qu’il n’est pas question de museler ses troupes.Le chef du Bloc reconnaît qu’il ne partage pas l’opinion de son député sur l’entente négociée avec les autochtones.Mais il dit souhaiter la discussion, à condition que cela se fasse dans le respect des personnes.«Il y a des inquiétudes dans la population.Le gouvernement du Québec a prévu deux ans de consultations là-dessus.M.Lebel a le droit de participer à ces discussions-là», souligne-t-il.Avec la Presse canadienne Hélicoptères des Forces armées canadiennes Des Griffon défectueux Halifax (PC) — L’inspection des rotors de queue des 98 hélicoptères Griffon des Forces armées canadiennes, menée à la suite d'un écrasement mortel survenu le mois dernier, a permis d’établir que 12 de ces appareils présentaient des marques et des égratignures, entre autres défectuosités.En conséquence, les procédures d’inspection des Griffon CH-146 avant le décollage seront modifiées sans tarder, a indiqué le lieutenant-colonel Harley Rogers, responsable de l’entretien des appareils.Un avis de sécurité concernant les hélicoptères pourrait aussi être émis à l’échelle internationale.Les deux pilotes d’un Griffon, les capitaines Colin Sonoski et Juli-Ann Mackenzie, ont péri dans l’écrasement de leur hélicoptère en pleine forêt près de Goose Bay, au Labrador, le 18 juillet, au retour d’une vaine mission de sauvetage.Les autres membres de l’équipage, le sergent Mario Michaud et le caporal David Pawulski, ont subi des blessures.Les enquêteurs militaires croient que l’accident a pu être causé par une égratignure qui se serait transformée en fissure de 50 centimètres près de l’extrémité du rotor de queue.Le rotor se serait ensuite détaché de l’appareil en plein vol.L’inspection de 220 rotors de queue, servant à stabiliser les hélicoptères, a été ordonnée peu après l'écrasement Dévoilement d’un buste à Québec Le Père Lévesque honoré NORMAND DELISLE PRESSE CANADIENNE r\ uébec — Inspirateur d’une vision du Québec Vy moderne, motivateur des leaders nouveaux, les qualificatifs n’ont pas manqué hier soir pour honorer le Père Georges-Henri Lévesque, à qui l’Université Laval a rendu hommage.En présence d’une brochette de personnalités dont le premier ministre Bernard Landry, l’ex-pre-mier ministre Jacques Parizeau et le ministre des Affaires intergouvemementales du Canada, Stéphane Dion, un buste représentant le Père Lévesque a été dévoilé.^ÉÜ Il est situé entre les pavillons Bonenfant et de Koninck, sur le site de l’Université Laval.Le Père Lévesque, décédé en l’an 2000 à l’âge de 97 ans, a été le fopdateur en 1938 de l’École des Sciences sociales de l’Université l^ival, qui est devenue une Faculté universitaire en 1943.Il en a été le premier doyen.C’est à cet endroit que furent formés beaucoup de diplômés qui, à compter de 1960, ont pris les postes de commande pour mener le Québec à la Révolution tranquille.Conseiller Le Père Lévesque, un dominicain, fut le conseiller de plusieurs premiers ministres dont Louis Saint-Laurent, Jean Lesage et René Lévesque.«On est tous des enfants du Père Ùvesque», a commenté le ministre Stéphane Dion, dont le père, le sociologue Léon Dion, a été un des disciples du Père Lévesque.M.Dion a rappelé que l’ancien premier ministre Maurice Duplessis avait coupé la subvention annuelle de 25 000 $ que le gouvernement de l’Union nationale versait à la Faculté des Sciences sociales, pour protester contre le progressisme dont le Père Lévesque faisait preuve dans son enseignement Quant au premier ministre Bernard Landry, il a vanté le rôle majeur joué par le Père Lévesque dans le dé veloppement du Québec moderne.«R est responsable des changements profonds qu’a connus le Québec, de la plu$ grande solidarité qui y règne», a dit M.Landry.A la suite de sa longue carrière à l’Université Laval, le Père Lévesque s’est rendu en Afrique, où il a fondé l’Université nationale du Rwanda, en 1964.Le premier ministre Landry et le ministre fédéral Dion ont d’ailleurs rappelé la nécessité pour les Qué bécois de continuer à aider au développement économique et culturel de l’Afrique, dans la suite de la carrière du Père Georges-Henri Lévesque.Georges-Henri Lévesque LA RECETTE VERSER 8$ DE DIESEL* METTRE EN MARCHE FAIRE MONTRÉAL - QUÉBEC RÉPÉTER AU BESOIN t % ¦m m Golf TDI • Jetta TDI À partir de pour 24 mois.Jusqu'au 31 août 2002.“.U w.com Êtes-vous fait pour Volkswagen ?Le moteur turbodiesel à injection directe de Volkswagen a un goût marqué pour les grandes performances.Tellement marqué qu#il vous permet de rouler jusqu'à 1 250 km* avec un seul plein.Passez voir votre concessionnaire Volkswagen.•Bâté wur lo corwommation d'un, voihjr.manuelle 5 vHeun: 4,4L/lOOkm .ur route et 5,6U100km en ville «élan le Guide de conjommation de carburant de Transport! Canada.Taux applicable aux Golf TDI et Jetta TDI 2002 Toux non applicable à la jetta familial.Taux de financement de 1,911 offert pour un terme Iunu’A 24 moi.Auhe.taux de financement offert» : 2,9% juequ'6 36 moi», 3,9% juiqu'à 48 moi» et 4,9 % ju»qu'6 |— 60 moi».Sujet à l'approbation de crédit de VolkewoBen finance.Vollawagen finance o«t _J ANS une divbion de Credit VW Canada, Inc Offre en vigueur jusqu'au 31 août 2002 cher le» VOLKSWAGEN conceuiannaim Volk»wogen du Québec æulement Photo» à titre indicatif «eulement PC A It A P A I Le Dorval de Julie Vincent Sans-abri du square Viger mm JACQUES NADEAU LE DEVOIR Pour la comédienne Julie Vincent, Dorval, c’est la quiétude, que symbolise à merveille la bibliothèque de l’endroit où on la retrouve Pour la comédienne Julie Vincent, Dorval, c’est la quiétude, que symbolise à merveille la bibliothèque de l’endroit où on la retrouve souvent.Un secret bien gardé loin de Pagitation MONTRÉAL A U CAfle Jadis villes ou quartiers, ce sont aujourd’hui les arrondissements d’une cité plus vaste mais qui a toujours pour nom Montréal.Ces entités conservent bien sûr leur histoire et leurs charmes propres.Des journalistes du Devoir sont allés revisiter cette île devenue ville unique, au hasard de promenades en compagnie de personnalités qui l’habitent.Aujourd’hui, la comédienne Julie Vincent et l’arrondissement de Dorval.JOSÉE BOILEAU LE DEVOIR our aller chez elle, il faut suivre le bord de l’eau.Les pressés vont au plus court l’autoroute puis l’avenue Dorval, qui mène directement au chemin du Bord-du-Lac.Mais pour goûter l’approche, il faut aller plus loin: suivre le fleuve de Verdun à Lachine, de là, la route panoramique, puis franchir la limite de la piste cyclable, entrer dans Dorval et attendre que le fleuve, devenu lac Saint-Louis, surgisse de nouveau entre les belles maisons.Des rapides trépidantes au calme des eaux.Julie Vincent reste à deux pas.C’est d’ailleurs ainsi que la comédienne conçoit sa nouvelle vie à Dorval: un havre que l’on aborde avec précaution, si près et si loin de l’agitation du centre-ville.Un bonheur, une magie.«]e suis venue ici pour la poésie du lac», dit-elle.Ça ne s’explique pas, ça se partage au cœur d'une indicible quiétude.Pourtant, Julie Vincent a près de trçnte ans de Plateau Mont-Royal dans le corps.A16 ans déjà, elle y louait une chambre, rue Laval, puis en a habité tous les coins.Comme tant d’artistes, tant d’étudiants, tant de gens de son milieu.«J'ouvrais ma porte et ma vie sociale commençait», résume-t-elle.C’était pratique, mais de plus en plus lourd.Pour se ressourcer, il y avait la campagne l’été.Jusqu’à il y a quatre ans, lorsqu’elle n’a pu quitter la ville.Une amie lui parle donc d’une copine qui part pour le Yukon et qui cherche à louer sa maison.A Dorval.«Je trouvais ça.insensé!», se souvient aujourd’hui Julie Vincent Dorval: la banlieue, les centres commerciaux, l’aéroport.Elle est quand même venue voir la maison.Le jardin l’a conquise: elle a accepté d'y passer l’été.Et ce fut le coup de foudre.«Je suis tombée amoureuse du lac.Et j’ai fait énormément de vélo, jusqu’à Sainte-Anne-de-Bellevue.J'avais l'impression d'être au Vermont: je n ’en revenais pas de la qualité de l’environnement.» L’été fini, c’était clair il lui fallait rester.Une petite maison bleue de 115 ans, du temps où Dorval était un lieu de villégiature, lui en donnera l’occasion.Depuis, elle ne cesse d’aller de découverte en révélation.«J’aime voyager et j’ai enfin trouvé une façon de me sentir en voyage chez moi.» Le voyage, c’est ce jour de pluie où quelqu’un s’est mis à jouer de la cornemuse dans un parc.Ou les concerts du parc Pine Beach, les lundis soir d’été, organisés par la municipalité.«Les gens apportent leurs chaises, le soleil se couche, on voit passer des voiliers.On a vraiment l’impression d’être dans un autre temps, une autre époque.» Ou que le temps lui-même n’a plus d’impor- tance.Ce jeudi matin où nous nous promenons, tout est calme, feutré.Des cyclistes, bien sanglés dans leurs habits, nous dépassent.Il y a des poussettes, quelques voitures, de curieux oiseaux, des gens qui font des courses.Mais peu de bruit, pas d’éclats.Même les avions ne sont pas vraiment sur cette route.Éblouie Julie Vincent en est encore éblouie.Avant, la vie quotidienne était dure.On se fait un joli chez-soi et on se bute à la négligence de la rue.Plus maintenant Et cette hyperactive — qui se partage entre la série télé Virginie, le théâtre d’été, Shakespeare à l’hiver, l’enseignement à l’Ecole nationale de théâtre, l’écriture, les cours d’accordéon — a découvert que grimper dans son train de banlieue (elle ne conduit pas) suffit pour trouver un nouveau souffle.Elle a donc rebâti les lieux de sa vie.La bibliothèque municipale d’abord, qu’elle fréquente assidûment et qui est située dans l’immense parc qui fait face au lac et où l’on trouve aussi un aréna, une piscine, des courts de tennis, un centre communautaire.La bibliothèque, spacieuse, n’a pas que des livres à offrir mais un petit coin qui en fait tout le charme: le gazebo, un pavillon garni de fauteuils en osier et qui offre une vue sur le parc environnant et les enfants qui approchent.L’été, la fraîcheur y est délicieuse, mais l'hiver, quand les feuilles sont tombées, la neige et le fleuve font une immense tache blanche, à perte de vue, raconte Julie Vincent Un autre monde, encore.Le centre communautaire, lui, c’est pour la vitalité.Julie Vincent en fréquente surtout le gymnase.Mais elle souligne le foisonnement d’activités offertes: de la gym pour les handicapés jusqu’au club d’astronomie, en passant par les concours organisés pour mettre en valeur l’environnement.«Mais tout ça est très simple: ce n’est pas du tout filtré par le militantisme de la publicité», souligne-t-elle.Dans toute sa splendeur Ce qui lui donne encore plus envie de s’intéresser à son coin.Se balader au tout récent parc du Millénaire par exemple, avec son quai de bois et ses aires de nidification.Elle a aussi déjà été voir le petit musée de Dorval, inauguré en mai sur le chemin du Bord-du-Lac et qui reconstitue l’écurie bâtie en 1874 par des maçons écossais.Un lieu modeste mais évocateur, à l’image de ces enseignes de bois rehaussées d’or qui annoncent les commerces de la rue.«C’est mon voisin qui les fait.Ça l’air de rien mais cela crée un climat de village.» La Julie comédienne et son voisin sculpteur font figure d’exception dans cet arrondissement où plus de 90 % des gens travaillent à Dorval.Pourtant, assure-t-elle, elle ne s’est pas sentie déplacée en venant s'installer ici.On l’y reconnaît peu, en partie parce que les gens sont d’une exquise discrétion, en partie parce qu’ils regardent peu la télévision en français.Le West Island dans toute sa splendeur?Non, assure Julie Vincent Elle n’a pas, dit-elle, renié ses engagements de citoyenne.«Mais je n’ai ressenti aucun malaise par rapport au fait français: les gens s’adressent à moi toujours en français d’abord.Il faut voir les conséquences de la loi 101.Les jeunes Anglais d’ici parlent français couramment et le lisent: je le vois dans le train.Et moi, j’ai l’impression de vivre un certain épanouissement culturel à ne pas vivre avec une barrière vis-à-vis des Anglais.» «Je trouve ça assez chouette qu’on en soit rendus là: qu'il y ait cet échange, cette convivialité.C’est vrai qu’il y a eu un combat pour ça.Mais on s’enrichit de nos forces ethniques, y compris la culture anglaise.Je n’ai pas le sentiment que le fait français s’en trouve menacé: ce serait plutôt le contraire.» Et puis, ces Anglais de Dorval ne manquent pas de couleur.Comme John, de chez West Island Sports, chemin du Bord-du-Lac, qu’elle consulte pour son vélo.«Un type extraordinaire, d’une franchise, d’une gentillesse.Ici,,tout le monde le recommande, et moi aussi!» A côté, c’est Willie, où l’on fond pour les cornets: «Les propriétaires font leur crème glacée et elle est vraiment bonne! L’hiver, ils s’en vont au Costa Rica: ils font partie d’un groupe qui protège les animaux en voie de disparition.C’est pour ça que leur boutique s’appelle Wild Willie!» Mais Dorval change: en face, c’est, un Suisse qui vient d’ouvrir une chocolaterie, A côté, il y a huit mois, Marthe, Québécoise et francophone pure laine, inaugurait une boutique.de poufs, Pouf alors!, la seule de son genre au Québec.Julie Vincent, au printemps, lui en a acheté deux.«Un pouf, c’est joyeux! Une fantaisie dans un salon», dit-elle.Derrière les poufs colorés, on voit l’arrière-boutique où Marthe travaille et attend les clients, qui se font de plus en plus nombreux.Et de l’autre côté de la rue, il y a le marché aux fleurs et aux légumes, tenu par Brigitte, d’une famille d’agriculteurs de Saint-Rémi, où Julie Vincent vient s’approvisionner l’été.Tout a l’air gorgé de soleil, appétissant, comme dans les films.ou les quartiers cossus.De tout Autre mythe, corrige Julie Vincent II y a de tout à Dorval: des gens de classe moyenne, comme ceux de sa rue, et les riches qui ont d’immenses demeures au bord de l’eau — et que l’on peut admirer en allant au bout des culs-de-sac.Julie, elle, craque pour la réplique du château de Moulinsart qu’elle a découvert au hasard de ses promenades.«Mais l'une des qualités de Dorval, c’est la simplicité.Ici, je ne sens pas que je dois avoir un certain standing.» Nous marchons dans les parcs et elle a pour son coin les mots d’une poète qui souligne à quel point, ici, «les saisons existent».On se dit alors qu’elle doit avoir fait des convertis.Eh bien non: les copains trouvent qu’elle reste loin.Et c’est tant mieux.«Je ne souhaiterais pas recréer un Plateau Mont-Royal dans le West Island», dit-elle.N’est-elle pas venue ici pour se retrouver et savourer les douceurs de la vie?Dorval, elle l'espère bien, restera son secret.Dorval, en quelques lignes ¦ limites.Au nord-est, l'arrondissement est délimité par l’Aéroport international de Montréal; à l’ouest, par le boulevard des Sources qui le distingue de Pointe-Claire; au nord, par Dol-lard-des-Ormeaux-Roxboro; à l’est, par la SS" Avenue qui le sépare de Lachine.11 est situé dans la partie ouest de ffle de Montréal.¦ Population.Iü population, de quelque 17 700 habitants, est homogène: les gens y sont fortement scolarisés, aisés (revenus moyens de 55 000 $), propriétaires (à 56 %), bilingues (à 66 %) et ils travaillent à Dorval même (à 93 %).Elle est aussi vieillissante: les gens de 65 ans et plus représentent plus de 17 % de la population, contre 14,5 % pour l’ensemble de Montréal, les familles comptent néanmoins pour 63 % des ménages, contre 58 % à Montréal.¦ Histoire.le développement du chemin de fer, dans les années 1850, transforme le domaine en un lieu de villégiature fréquenté par les familles montréalaises aisées.En 1892, Dorval devient formellement une ville, qui sera bouleversée, 50 ans plus tard, par un projet d’envergure: la création d’un aéroport La vitalité de Dorval y est depuis, irrémédiablement associée.¦ Économie.En 2002, l’arrondissement regroupe plus de 1650 entreprises: 70 % de PME, 30 % de grandes entreprises.La moitié de l’activité économique de l’arrondissement est liée aux secteurs aéroportuaire et aéronautique, concentrés dans le parc industriel de l’aéroport ¦ Loisirs et communauté.On trouve une soixantaine d’associations et d’organismes communautaires, actifs surtout dans le domaine des sports, des loisirs et de la culture.L’engagement des citoyens est très fort sur le plan local.De plus, 25 % du territoire de Dorval est consacré aux espaces verts et aux parcs.La Ville souffle le chaud et le froid JOSÉE BOILEAU LE DEVOIR La Ville de Montréal maintient son controversé projet de venir en aide aux sans-abri de tout âge du square Viger.Elle se range toutefois à l'avis de la police, qui préconise la mise en place d’un groupe d’intervention où les policiers travailleraient avec les organismes communautaires.proposition — innovatrice selon Marc Boucher, directeur du Service de développement social de la Ville — a été faite mardi au groupe de travail d’une quinzaine de personnes qui se penche depuis deux mois sur les problèmes du square Viger.Elle doit toutefois être rediscutée la semaine prochaine car une bonne partie de la réunion frit plutôt consacrée à l’opération policière menée la veille, qui a suscité une vive discussion.Le décès d'un itinérant, battu à coups de barre de fer, a mis aussitôt fin à la politique de tolérance en vigueur depuis deux mois au square.Les itinérants étaient autorisés à y passer la nuit, ce qui allait à l’encontre de la réglementation municipale.Parallèlement, un groupe de travail était créé — rassemblant élus, policiers, représentants de groupes communautaires, de services municipaux, du CLSC, de citoyens et de squatteurs du parc — pour trouver des solutions permanentes au problème de l’itinérance.M.Boucher refusait hier de faire le lien entre l’approche de la Ville et la tragédie survenue.«C’est une expérience qu’on menait: ce n 'est pas un échec à nos yeux», af-firmait-il, disant que l’heure n’était pas encore aux bilans.Échec Robert Laramée, conseiller municipal de l’opposition dans le quartier Saint-Jacques, où se situe le square Viger, a parlé au contraire d’échec lors de la rencontre de mardi.«Je n’accuse personne parce que je participe au groupe de travail et j’assume ce qu'on a fait, disait-il hier au Devoir.Mais on sait maintenant que l’occupation d’un parc, ce n 'est pas une solution.» M.Laramée dirige lui-même des habitations communautaires qui accueillent des gens démunis — dont d'ex-itinérants.Il dit regretter d’avoir fait confiance au Service de développement social de la Ville.L’idée de tolérance état séduisante, car les itinérants se regroupent defîuis des années au square Viger.Mais les ressources n’ont pas suivi.«Ce n’est pas tout de se réunir, dit M.Laramée.Il faut aussi avoir les moyens d’assumer cette lourde stratégie: assurer une présence 24 heures sur 24, pas avoir un travailleur de rue qui passe de temps en temps.On se préoccupait d’hygiène et de propreté, alors que les gens qui sont là ont des problèmes de santé mentale et de toxicomanie.Le projet-pilote est donc devenu un camping qui a pris de plus en plus d’ampleur et où la criminalité s’est’ développée.» Va pour travailler avec les policiers, ajoute-t-il.Mais il faut aussi avoir des ententes avec les services hospitaliers, évaluer qui peut être aidé, mieux comprendre ce que les itinérants reprochent aux centres d’hébergement Et mettre de l’argent sur la table.Martin Petit, travailleur de milieu au groupe CACTUS (Centre d’action communautaire auprès des toxicomanes utilisateurs de seringues), croit plutôt que l’erreur, c’est de prendre les itinérants pour des rats de laboratoire.Membre lui aussi du groupe de travail sur le square Viger, il se montrait assez désillusionné par la tournure des événements.«La Ville voudrait une solution finale à l’itinérance, souligne-t-il.Mais si une personne ne veut pas être aidée, on ne peut pas la forcer.Il faut plutôt être là quand elle en a besoin et s’attaquer comme société à l'ensemble du problème de la pauvreté.» La meilleure politique de tolérance, ajoute-t-il, c’est encore de ne pas l’annoncer mais de fermer les yeux quand il le faut, comme ça se fait depuis vingt ans au square Viger.Ça évite d’attirer les gens, comme ce fut le cas cette année, ce qui a fait monter la tension.Pas étonnant que lé pire soit arrivé par la suite, conclut-il.Bris d’aqueduc Les pièces de rechange ont été livrées LE DEVOIR La conduite d’aqueduc qui s’est brisée dans la nuit de dimanche sous le boulevard Pie-K sera remplacée aujourd’hui par un fournisseur de la Ville de Montréal.lœ tuyau d’acier entouré de béton armé d’une longueur de 32 pieds et d’un diamètre de 72 pouces a été livré en trois tronçons hier.Au total, les trois pièces pèsent 55 (XX) livres.Même si les travaux progressent rapidement, l’alimentation en eau ne devrait être rétablie que le 21 août La municipalité doit en effet désinfecter la conduite en la remplissant d’eau chlorée avant de remettre le réseau en service.En attendant, les locataires et propriétaires touchés par l'inondation sont invités à communiquer avec les représentants de la Ville réunis au Centre René-Goupil.Les autorités municipales demandent aussi aux Montréalais de continuer à consommer le moins d’eau possible pour permettre de rétablir le service dans certains secteurs au moyen de déviations.Selon Sandy Hébert, porte-parole de la Ville, les efforts collectifs de la population ont déjà porté fruits.Selon l’estimation de la Vil-: le, environ 20 % des foyers du quartier sinistré reçoivent un peu d’eau courante depuis mardi soir.’• Accident d’autocar entre Montréal et New York Une trentaine de Québécois sont blessés Cornwall (PC) — Un autocar avec à son bord 35 personnes, qui avait quitté Montréal mardi soir à destination de New York, a été impliqué dans un accident,survenu sur une autoroute de l’Etat de New York, hier matin, qui a fait une trentaine de blessés, dont trois se trouvent dans un état jugé sérieux.L'accident est arrivé vers 5h,: par temps clair, a indiqué le ser-j gent James Whittle, du service de police de l’État L’autocar d’Adirondack Trail-: ways s’est renversé sur le côté le long de l’accotement de la voie rapide à la hauteur de Cornwall, quelque 80 kilomètres au nord de New York.Grand çnldt i d'été UIQMU dl/IU' 8U ^lul0 40S-HOOMW » U v IC 50% et plus réu 950 S Costumes d'été Importés d'Italie r o nn * laine « coton * lin jOlCtë £ bu Prçocuftto* « A.ÛT Mvce (fAWTÇ DW HARi.£y Am ci MAiNTfNANf ?UfZ(?£Z PtuS TA AD tm i Les «gros bras» faute de formation L’article du Devoir du 6 août reprenant un article du Soleil de Québec paru la veille concernant les effets néfastes de l’accroissement du nombre de femmes gardiennes de prison, qui risque de devenir supérieur au nombre de gardiens, permet de jeter un regard intéressant sur les transformations qu’amène la présence de femmes dans un milieu de travail non traditionnel.En effet, les propos du président du Syndicat des agents de la pane en service correctionnel, Gaétan Roberge, méritent qu’on s’y attarde.M.Roberge admet que «les femmes ont leur place dans l’organisation du travail en milieu carcéral», ce qui revient à dire que leur présence ne pose en soi aucun problème.Là où le bât blesse, c’est au chapitre de l’intervention «dans des situations conflictuelles».Au cours d’une émission télévisée à laquelle nous avons participé, Linda Boisclair, du FRONT (Femmes regroupées en options non traditionnelles), M.Roberge et moi, le 6 août dernier, M.Roberge a précisé qu’en réalité, c’est avant tout la formation sur les techniques d’intervention qui fat défaut Aussi aberrant que cela puisse paraître, il semble que cet aspect est inexistant dans la formation des gardiennes et gardiens de prison qui n’ont le droit de porter aucune arme ni d’utiliser ne serait-ce que du poivre de cayenne, par exemple, pour calmer des prisonniers dangereux.Faute de pouvoir compter sur des compétences éprouvées, le milieu carcéral doit utiliser les «gros bras» pour venir à bout de prisonniers récalcitrants.Ce n’est donc pas la présence accrue des femmes en tant que telle qui pose problème.Par contre, ce que la présence des femmes met en relief, dans le milieu carcéral comme ailleurs, c’est qu’on ne peut pas simplement se contenter de leur ouvrir la porte tout en continuant à faire les choses comme avant.L’effet bénéfique d’une telle présence ne se fait sentir que si elle provoque une redéfinition des LETTRES -T- tâches, des méthodes et des techniques employées, en tenant compte des hommes et des femmes qui œuvrent dans le domaine.Ce qui, à terme, contribue à améliorer les conditions de travail des hommes comme des femmes, Car si «des femmes ont peur», comme le souligne M.Roberge, je parierais que certains hommes aussi ont peur, sans le dire.Par ailleurs, on peut penser que la peur contribue aussi au niveau d’abandon très élevé qu’on observe chez les nouvelles recrues.Ce à quoi nous devrions assister de plus en plus, grâce à la mixité croissante, c’est une transformation radicale du milieu de travail qui devrait mieux tenir compte de la santé et de la sécurité des travailleuses et des travailleurs, autant que de leurs responsabilités parentales, familiales et autres.Vivian Barbot Présidente, Fédération des femmes du Québec Montréal, 8 août 2002 Des fêtes-poison Les Fêtes de la Nouvelle-France, festivités ayant pour but supposé d’intéresser un peuple à son passé, se révèlent être un poison mortel qui tue tout sens de l’histoire et qui ridiculise nos grands hommes, nos bâtisseurs, notre religion.Est-ce normal de voir, en plein cœur des fêtes, un stand où l’on peut lancer des balles sur les portraits de nos fondateurs?Peut-on tolérer de voir nos enfants s’acharner parfois avec hargne sur les images de gens tels que M1" de Laval, Montcalm, Champlain et d'autres encore?Peut-on accepter de voir défiler, à travers les rues de Québec, ces Ursulines qu’on a déguisées de façon ridicule, pour les soumettre à la risée de tout un peuple qui s’en gave?Et ces prêtres géants, aux masques déformés et risibles qu’on offre en spectacle?Les marionnettes de l’Université Laval! Elles le sont tout autant que ces gens qui applaudissent sans savoir pourquoi.Que veut-on signifier ici?Que veut-on encore détruire?Ou plutôt, cherche-t-on à montrer à la face de la Terre qu’au Québec on a tout détruit?A la génération qui précède la mienne, on a cessé d’enseigner l’histoire; voilà où on en est aujourd’hui.Que peut-on faire avec un peuple qui renie son passé?Rien, il est voué à la mort! Le mot «avenir» ne signifie déjà plus rien pour lui.Peuple québécois, avez-vous déjà oublié que vous êtes la Nouvelle-France?Il nous faut nous réveiller et sortir de la léthargie qui nous caractérise; il nous faut réagir face aux tueurs à gage qu'on a engagés pour nous achever, face à nos politiciens, ou «politichiens», comme le disait Charles de Gaulle, qui non seulement ne réagissent pas mais qui y participent, ce qui démontre très clairement leur accord au subtil travail de destruction et de perversion qui se fait.Il ne faut pas non plus oublier que la religion chrétienne est la nôtre, qu’elle est celle de tout notre peuple et qu’il y a certaines choses qu’on ne doit pas tolérer.Philippe Roy Saint-Joseph-de-Lévis, 13 août 2002 Que le vrai Dieu se lève ! Poussé par la curiosité, j’ai regardé, comme plusieurs sans doute, le défilé de la fierté gaie de Montréal présenté sur les ondes de TQS.J’ai été très suipris d’apprendre par la bouche de l’organisatrice du défilé que Dieu était gai et que c’était pour cela qu’il faisait beau à chaque défilé depuis 10 ans.De plus, durant le défilé, nous avons eu droit à une nouvelle version du messie: une femme nue attachée à une croix et qui se tor-tillç dans tous les sens.Eclairez-moi, quelqu’un.Sommes-nous en train d’assister à l’émergence d’une religion gaie?Est-ce moi qui rêve ou ai-je bien compris que ce Dieu gai approuve le mariage homosexuel, l’exhibitionnisme, la bisexualité et la sensualité sans contrainte?En tout cas, cela contraste beaucoup avec le Dieu de la Bible! Laquelle des deux versions devons-nous croire?Je ne souhaite qu’une chose: que le «vrai» Dieu se lève! Et que tous les Québé-• cois décident par la suite quel Dieu ils veulent servir.Philippe Bouchard Montréal, 7 août 2002 L’abolition de SYLVIO LE BLANC Fonctionnaire et membre du SFPQ Jjai lu que Dyane Adam, Commissaire aux langues officielles, recommande à la présidente du Conseil du trésor, Lucienne Robillard, de foire désormais du bilinguisme une exigence de base dans la fonction publique fédérale et d’abolir en conséquence la prime de 800 $ instaurée en 1966.Je Cense que Mme Adam s’est inspirée du modèle qué-écois pour faire cette recommandation, ayant vu qu'ici le bilinguisme est déjà une exigence de base pour les postes «désignés bilingues», que notre bilinguisme institutionnel — bien que tabou — est un modèle du genre et qu’en prime il ne coûte rien.Mme Adam suggère concrètement que quiconque convoitant un poste bilingue ait une connaissance des deux langues officielles dès l’embauche.Une connaissance à moi, bien que ne sachant pas l’anglais, s’est fait embaucher il y a quelque temps par Revenu Canada, à Montréal.Pour pallier sa «déficience» — pour reprendre le mot de Lysiane Gagnon, de La Presse —, le ministère compte lui offrir des cours d'anglais.Mais pour le même type d’emploi (qui nécessite des contacts téléphoniques avec le public) et dans la même ville, cette personne n’aurait pu être embauchée par Revenu Québec car il lui aurait fallu pour cela savoir l’anglais avant même d’être embauchée.C’est le monde a l’envers.Pour un poste «désigné bilingue» (une traduction de l’euphémique «connaissance de l'anglais: un atout» lu dans l’offre de service) dans la fonction publique québécoise, on pose la question suivante à l’embauche: «Savez-vous l'anglais?» Si vous dites non, LIBRE OPINION -?- , la prime au bilinguisme : Québec inspire Ottawa vous êtes cuit (on ne vous dira jamais le fin mot de l’histoire, bien entendu).Si vous dites oui et que votre anglais est acceptable, tout va bien.Si vous dites oui mais que votre anglais est pitoyable, vous allez tout faire pour cacher votre méconnaissance de la langue, vous allez vous sentir gêné et coupable d’être «déficient» et allez tout mettre en œuvre pour vous faire ami avec un collègue Bilingue qui sera assez bon pour répondre à votre place aux interlocuteurs anglophones.Je connais des gens placés dans cette situation pénible.Comment revenir en arrière après avoir déclaré à l'employeur savoir l’anglais pour dé-goter un emploi que l’on cherche depuis un bout?La culpabilisation résultant de la non-connaissance d’une langue qui n’est même pas officielle au Québec, voilà ce que donne le bilinguisme institutionnel qui se fait sous la couverture.Et cela est le fait d’un gouvernement qui dit haut et fort le Québec français et qui veut en faire un pays en propre.Aux Pensions alimentaires (Revenu Québec) où je travaille, si on mettait ensemble les dossiers dans lesquels au moins un interlocuteur est anglophone (qui peut être un créancier, un débiteur ou l’intervenant d’un tiers), ils représenteraient environ 20 % de l’ensemble des dossiers.Ce qui signifie que la direction aurait besoin d’un nombre restreint d’employés bi- Ses pour les traiter.Mais la situation qui prévaut ac->ment veut que les dossiers «anglais», comme on les appelle, soient donnés à l’aveuglette aux quelque 275 agents actuellement en fonction, ce qui oblige tout un chacun à savoir l’anglais pour travailler.Voilà où mène l’aveuglement du gouvernement.D’après ce que je sais, la situation est la même à la CSSTT, à la SAAQ, au ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale, au mi- nistère de la Famille et de l’Enfance et au ministère des Relations avec les citoyens et de l’Immigration.A Montréal, selon le Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ), environ un tiers des fonctionnaires du gouvernement du Québec occupe des postes «désignés bilingues».En Outaouais, en Gaspésie, en Estrie et même dans la ville de Québec (à Revenu Québec, Pensions alimentaires, Réciprocité), des fonctionnaires occupent aussi des postes «désignés bilingues».Ne tentez pas d’obtenir du gouvernement les chiffres exacts; il vous répondrait qu’il «ne compile aucune statistique sur le nombre de postes bilingues dans la fonction publique québécoise».le bilinguisme est id une maladie honteuse.Je ne serais pas surpris de voir la ministre responsable de la Charte de la langue française, Diane Le-mieux, soutenir elle aussi, à l’instar de sa prédécesseure Louise Beaudoin, que «le bilinguisme est une notion inconnue au sein de l’administration publique», et encourager du bout des lèvres les fonctionnaires qui, à la demande de leur supérieur, fournissent des services en anglais à des dtoyens qui devraient pourtant être servis en français, à faire valoir leurs droits garantis par les articles 45,46 et 47 de la Charte (qui interdisent à tout employeur de congédier ou de rétrograder un employé qui ne connaît pas une autre langue que le français ou qui ne maîtrise pas suffisamment cette autre langue).La main comminatoire du I> Folamour n’est pas loin.Si on cessait de jouer à l’autruche à Québec et qu'on nommait le bilinguisme là où il se trouve, il s'en trouverait dès lors délimité, circonscrit, montrant en cela que le bilinguisme n’est pas généralisé, qu’il est une exception.En outre, si on versait une prime aux seuls fonctionnaires tenus de parler l'anglais, ce serait clairement dire à l’ensemble de la population que la connaissance de cette langue n’en est pas une de base au Québec.Dire les vraies choses aurait aussi comme avantage qu’on se ferait moins haïr dans le ROC (rest of Canada), où l’on croit largement que nous mangeons de l’Anglais, alors que nulle minorité au Canada n’est mieux traitée que la nôtre.(Cela pourrait être utile au lendemain d’un référendum vidorieux.) Remarquez que pour espérer obtenir une prime, il faut la demander.Dans l’ébauche du Cahier des revendications préparée par le Comité des négociations du SFPQ et soumise ce printemps aux délégués et dirigeants syndicaux en vue des négociations de 2003, il n’est plus question de prime linguistique de 1000 $.Aux grandes négociations de 1999, on l’avait incluse dans le Cahier des revendications pour satisfaire les chialeurs de Montréal et de l’Outaouais, mais le Conseil du Trésor s’est montré intraitable, tassant le SFPQ dans le coin — malgré ses 45 000 membres — pour ne traiter qu'avec les trois grosses centrales, et traitent les dirigeants du SFPQ pour ce qu’Us sont en réalité: une bande de pâtes molles.Pour finir, je donne les conseils suivants aux personnes intéressées à devenir fonctionnaire au provincial: si on vous demande si vous savez l’anglais, répondez oui même si vous ne le savez pas, et si on vous oblige à le par er une fois embauché, refusez et faites valoir vos droits gai antis par la Charte.Si vous voulez apprendre 1 anglais une fois embauché, demandez des cours.Si vous parlez 1 anglais au travail, demandez une prune.On nous en passe une p’tite vite et il faudrait en retour se montrer aussi catholique que le pape.No sir! Québec n’est ni Ottawa ni Fredericton.Le Québec est français. LE DEVOIR, LE JEUDI 15 AOÛT 2002 IDÉES La Guilde des musiciens du Québec expose un problème touchant la relève musicale En 2002, on ne parle plus d’indexation au coût de la vie: les musiciens doivent passer le chapeau, voire payer le propriétaire de la salle pour jouer.„ „ , .JACQUES NADEAU LE DEVOIR Un ZUU.2, on ne parle plus d indexation au coût de la vie: les musiciens doivent passer le chapeau, voire payer le propriétaire de la salle pour jouer.jSM air 1 m \ « m ¦ [TygÿWb"] Des propriétaires de bar sans scrupules exploitent de jeunes musiciens Puisque La loi sur le statut de l’artiste ne s’applique qu’aux producteurs, les propriétaires de bar peuvent faire fi de la loi et des artistes québécois simplement en se donnant une autre étiquette ÉMILE SUBIRANA Président a Guilde des musiciens du Québec et les musiciens québécois font au-jourd’hui face à un nouveau défi.Cette fois-ci, il s’agit de la naissance d’une association de propriétaires de bar et de boîte de nuit qui s’appelle L’APLACE.Ce que ce nouveau groupe a de troublant, c’est qu’il s’est donné pour mission de transformer en mendiants des musiciens naïfs en prétendant mieux les représenter que ne le fait leur propre association.Et comme si ce n’était pas assez, les prétendus protecteurs des artistes qui en font partie aimeraient aussi convaincre le public qu’ils sont victimes de persécution de la part de la Guilde.Cette association ne représente ni les musiciens ni les arts: elle représente l’exploitation.Elle n’a vu le jour que pour empêcher la Guilde de négocier des conditions de travail et pour permettre à ceux qui l’ont formée de continuer d’exploiter les musiciens en toute légalité.Pour y arriver, elle veut que l’étiquette de «diffuseurs» les désigne collectivement, eux et leurs établissements, plutôt que celle de «producteurs».En s’inspirant de la remarquable métamorphose du Festival international de jazz de Montréal (FIJM), ces propriétaires de bar, qui sont capables de payer leurs serveurs et leurs plongeurs mais pas leurs musiciens, veulent à tout prix éviter d’être étiquetés comme producteurs.Récente innovation de la communauté artistique, le terme «diffuseur» semble avoir été inventé uniquement pour désigner ce que personne ne veut être: un producteur.Puisque la Loi sur le statut de l’artiste ne s’applique qu'aux producteurs, les propriétaires de bar peuvent faire fl de la loi et des artistes québécois simplement en se donnant une autre étiquette.Non contents de se plaindre de devoir payer les artistes, ces propriétaires de bar tentent aussi de tromper les médias et le public en prétendant que la Guilde leur «impose» des conditions ou fait tout pour leur faire fermer leurs portes.Mais la Guilde n’impose rien à personne, et ça, ils le savent trop bien.Tout comme le Code du travail, la Loi sur le statut de l’artiste impose la négociation, la médiation et l’arbitrage à tout producteur ainsi qu’à la Guilde.La Guilde négocie et signe des dizaines d’ententes chaque année avec des producteurs de tout genre.Cependant, si les parties ne s’entendent pas, la loi — pas la Guilde — prévoit un processus de médiation et de négociation.L’arbitre écoute les arguments des deux parties et détermine les conditions de travail; ce n’est pas la Guilde qui les fixe unilatéralement Mais nos propriétaires de bar ont peur de prendre le risque qu’un arbitre détermine les conditions de travail de leurs musiciens.S’ils peuvent arriver à tromper des jeunes musiciens pour les amener à jouer gratuitement, ils ne sont pas sûrs qu’ils pourraient convaincre un arbitre de leur donner raison.Ils préfèrent contourner le système et la démarche habituelle en déclarant qu’ils sont tout sauf des producteurs couverts par la loi.Si leur position devait être maintenue et leur tentative de transformation être approuvée, les musiciens du Québec se retrouveraient dans une situation pire que jamais.En fait, avant que la Loi sur le statut de l’artiste ne soit adoptée à la fin des années 80, les musiciens du Grand Montréal étaient protégés par un décret gouvernemental.Celui-ci prévoyait un cachet minimum très semblable à celui de la Guilde, pour chaque musicien et chaque établissement, depuis l’OSM jusqu’au club de jazz Biddle’s.11 n’y avait aucune allusion à l’intégration de «la relève», aux petites salles ou à d’autres prétextes utilisés pour exploiter les musiciens: tout le monde était payé comme des professionnels.Le décret prévoyait une indexation au coût de la vie, et tout était facilement négocié et administré.D était simplement impensable, sinon illégal, pour un établissement de fonctionner sans payer ses employés.Pourtant, la triste réalité est celle-ci: même si la nouvelle loi devait améliorer la situation régie par le décret, les musiciens d’aujourd’hui ont de bien pires conditions de travail qu’il y a vingt ans.En 2002, on ne parle plus d’indexation au coût de la vie: les musiciens doivent passer le chapeau, voire payer le propriétaire de la salle pour jouer.Des propriétaires de bar sans scrupules, qui se travestissent hypocritement en promoteurs al-truistes des arts, exploitent de jeunes musiciens qui sont littéralement prêts à tout pour monter sur scène.Devant une exploitation aussi éhontée, on pourrait s’attendre à ce que les musiciens qui se produisent dans ces boîtes accueillent avec enthousiasme les efforts que déploie la Guilde pour améliorer leurs conditions de travail.Pourtant, si invraisemblable que cela Suisse paraître, ce n’est pas le cas.l vrai dire, la Guilde fait face à un phénomène probablement unique dans le monde du travail québécois.Non seulement doit-elle se battre contre les propriétaires de boîte de nuit qui refusent de payer leurs artistes, mais elle doit aussi convaincre les musiciens non rémunérés qu’ils méritent d’être payés lorsqu’ils se produisent en spectacle! Dans quel autre milieu que celui des arts peut-on concevoir une chose pareille?Essayez d’imaginer des jeunes se présenter à l’usine de montage de Sainte-Thérèse pour assembler gratuitement des voitures, simplement parce que ça les amuse.Jamais les travailleurs de l’automobile et leur syndicat ne toléreraient une concurrence aussi déloyale, même si General Motors prétendait faire la promotion de la relève et agir à titre de «dif- fuseur».Les musiciens, et en particulier les jeunes, ont du mal à voir les avantages que pourraient leur procurer des programmes comme les régimes de pension, l’assurance-maladie ou l’assurance responsabilité professionnelle.Quiconque a des adolescents sait à quel point ce genre de concept échappe à la compréhension ou à la préoccupation immédiate de la plupart des jeunes.Malheureuse-ment, nombre de jeunes musiciens ne respectent à peu près pas la valeur de leur propre travail et des années d’effort qu’ils ont dû investir pour arriver où ils en sont.La grande majorité des musiciens qui travaillent dans ces boîtes de nuit ne s’intéressent habituellement pas à une carrière de musicien au sens traditionnel du terme; ils cherchent plutôt une occasion de simplement monter sur scène et sont prêts à tout pour y arriver.C’est pourquoi des producteurs sans scrupules sont trop heureux de les «aider» dans leur quête d’exploitation.Les producteurs «permettent» à ces jeunes musiciens de se produire en spectacle et de passer le chapeau; certains vont même jusqu’à leur imposer un «loyer».Aux yeux de la Guilde, il n’est pas important que ce phénomène se produise chez General Motors ou au Café Sarajevo.Les commerces qui font appel à des travailleurs doivent les rémunérer, peu importe si les travailleurs l’exigent ou non, simplement parce que c’est la loi.Comme nombre d’employeurs peu sensibilisés aux réalités du marché du travail, les propriétaires de salles de spectacle blâment le syndicat parce qu’il représente ces travailleurs.Mais pourquoi la Guilde devrait-elle agir différemment des autres syndicats?Pourquoi les artistes devraient-ils être traités différemment des autres travailleurs?Pourquoi la Guilde, accréditée par le gouvernement pour représenter les musiciens, ne devrait-elle pas insister pour que les producteurs qui sont en affaires rémunèrent les musiciens qui leur font gagner de l’argent?Les propriétaires prétendent que s’ils doivent négocier avec le syndicat des musiciens et verser aux travailleurs même le salaire minimum, ils devront fermer leurs portes.Autrement dit, ils n’ont pas les moyens de verser des salaires! Quelle autre industrie oserait adopter — et impunément en plus! — une position aussi moyenâgeuse?Cette situation devrait être aussi inacceptable pour la société québécoise que pour la Guilde.La Guilde n’est pas, comme certains l’ont prétendu, «déconnectée» de la réalité, et elle n’adopte pas une attitude des années 50.C'est plutôt la réalité moyenâgeuse de ces producteurs qui n'est pas acceptable à ses yeux, pas plus qu’elle ne devrait l’être pour une société qui prétend chérir les arts et les artistes.Les arts — et tout particulièrement le travail des artistes — sont précieux et dignes de respect.Dès qu’un artiste contribue, comme n’importe quel travailleur, à une entreprise commerciale, il doit être rémunéré, un point c’est tout.Ce principe fondamental est bien établi et compris dans notre société depuis que nos voisins du Sud ont aboli l’esclavage.Comme c’est le cas pour le décret des années 70 et 80, la Guilde ne fait aucune distinction entre le respect des artistes de l’OSM et le respect des artistes qui travaillent dans un bar.Le cachet peut être différent, mais il doit y avoir un cachet et du respect.Loin d’être déconnectée de ses membres et d’avoir une mentalité des années 50, la Guilde s’attend simplement à ce que les artistes du Québec reçoivent un témoignage de respect élémentaire, et c’est une condition incontournable et non négociable de toute entente, dans tout établissement.La Guilde a pour rôle et responsabilité légale de chercher à améliorer les conditions de travail des musiciens, et non pas de rendre leur mendicité plus agréable.« Dès qu’un artiste contribue, comme n’importe quel travailleur, à une entreprise commerciale, il doit être rémunéré, un point c’est tout» Nos gouvernants peuvent s’en sortir.avec notre aide! DANIEL DUCHARME Ingénieur et autodidacte ne sempiternelle valse-hésitation reprend de plus belle entré notre gouvernement fédéral et nos gouvernements provinciauxl La valse du marchandage rythmé les désaccords et les unanimités des provinces face au fédéral.Quel beau portrait d’une démoi cratie défaillante! Je lisais dans Le Devoir (3 août 2002) que le gouvernement Chrétien pourrait jouer sur la division des provinces au sujet de la signa: ture de l’accord de Kyoto pour tenter de retarder le moment de débourser à ces mêmes provinces, unies pour une rare fois contre le fédéral dans un dossier d’une parfaite évidence même pour un enfant d’école, soit le dossier du déséquilibre fiscal.L’évidence est flagrante: depuis plu!-sieurs années, Ottawa réduit seà transferts d’argent aux provinces pour les domaines de la santé et de l’éducation; en même temps, il continue d’empocher nos taxes et d’accumuler des surplus pour rembourser la grosse dette et pour suivre partiellement les Etats-Unis en augmentant son budget de la défense.Le fédéral pige dans l’argent qu’il transférait normalement aux provinces pour rembourser la dette qu’il a lui-même accumulée en grande partie sous Trudeau.Nos gouvernements pourraient s’en sortir par un exercice qui semble leur répugner.Pourtant, l’exercice dont je veux parler est parfaitement démocratique.Je veux parler de la démocratie directe ou participative, celle des débats publics, celle qui pennet à nos représentants que sont les députés de se prononcer en toute liberté de parole en dehors du carcan de la discipline de parti.Un bel exemple de démocratie directe nous est donné par la Suisse, où des référendums portant sur plusieurs sujets à la fois sont tenus régulièrement La démocratie directe est la véritable démocratie, par opposition à la démocratie dite de représentation ou simplement électorale à laquelle nos élus nous ont habitués depuis nombre d’années.Une fois élu, le parti en tête laisse de côté des parties souvent essentielles du programme électoral sur la base duquel il s’est fait élire.Par exemple, Jean Chrétien nous promettait de déchirer l’accord de libre-échange signé par Brian Mulroney; il a changé d’idée au cours d’une partie de golf avec je ne sais plus quel président américain.Depuis, le Canada semble être pour le libre-échange-Je dis bien «semble», car un débat national sur cette question soulèverait certainement quelques nuances importantes.Etant soumis à la discipline de parti, nos députés n’ont plus aucun incitatif à lire un projet de loi puisqu’ils ne peuvent intervenir ouvertement pour le modifier et puisqu’ils ne peuvent voter contre sous peine d’être rejetés du parti.Lise Payette l’a déjà dit en quittant la politique, avec des mots semblables à ceux-ci: «Le pouvoir, connais pas!» Nos députés sont certainement des gens très frustrés! En somme, nos gouvernements gèrent et décident «efficacement, mais sans faire de véritable débat, sans tenir compte du bien commun qui ne demande qu’à être exprimé par le peuple.Ainsi, nos gouvernements, c’est-à-dire nos dirigeants, sont «pognés» dans des discussions oiseuses et mystérieuses empreintes de marchandage et d'étirage du temps.Affirmons donc à nos gouvernants notre solidarité conditionnelle: nous voulons les aider, nous voulons nous en sortir et évoluer tous ensemble, mais pas à n’importe quel prix.Annonçons-leur que nous souhaitons et exigeons plus de véritables débats publics, plus de consultations, plus de référendums même, avec tout ce que ceux-ci supposent d’explications ouvertes sur les conséquences des décisions à prendre.Nos gouvernements peuvent s'en sortir s’ils ont le courage d’utiliser à fond les vrais outils de la démocratie directe, c’est-à-dire s’ils utilisent l'aide que nous pouvons leur fournir! L’ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes A l’Information générale et métropolitaine : Ciérald Dallaire (adjoint au dinctiur do l informatwo).François Cardinal (actualité municipaltj, Marie-Andrée Choutnard (éducation) Yves d’Avignon (iportof.Pauls des Rivières téditorialiste) Jean Dion Louis-Gilles Francœur (environnement).Benoit Munger (responsable du site Internet), Josée Boileau, Brian Mylea (justice et faits divers), Isabelle Paré (santé).Michel Garneau (caricaturiste) : Diane Précourt (pages éditoriales responsable’des Pages thématiques): Martin Duclos et Christine Dumaaet (mtoelawi); Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) : A l’information culturelle : Michel Bélair (responsable), Jean-Herre Legault, Stéphane Baillargeon (théâtre), Paul Cauchon (médias).Caroline Montpetit (livres) Odile Tremblay (cinéma) Bernard Lamarche (arts visuels): à l’information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l information), Dominique Reny, Eric Desrosiers, Valérie Dufour, Pauüne Gravel, Claude Turcotte; A l’Information internationale Claude léveaque.Guy Talllefer Serge Truffaut (éditorialiste)- A l’Information noll-tique : Hélène BuKetti.Manon O,riicllm (correspondantes parlementaires à fJttai«i) Muio Cloutier et Robert Dutrisac (coempesdnals parlementaires i Québec), Kathleen lorsque ; MarieHélène Alarie (secrétaire à la rédaction) : Lottiae-Maude Rioux Soucy (commis) la documentation : Gilles l>aré (directeur): Manon Derome, Serge Implante {Quitte), Rachel Rochefort (Ottawa).LA PL BLIOITK ET LE MARKETING, Jacqueline Avril, Jean de Billy, Gyalaine Côté, Marlène Côté.Annie Duguay, Martin Fournier.Christiane Legault Amélie Mal! Micheline Ruelland, (publicitaires), '-w-»,—t- .« —- - « .- - De« Cormiers, Donald FUkmJ Maltais.Jacques A.Nadeau, Claire Paquet, L’Heureux.Use Lachapelle Roger Boisvert (vice-présiiùmt exécutif et directeur géuénat) LE DEVOIR, LE JEUDI 15 AOÛT 2002 A 8 SMOG SUITE DE LA PAGE 1 basse altitude est toxique et provoque des problèmes de santé chez les personnes âgées et les jeunes enfants», spécifie Jacques Rousseau, météorologue spécialiste en qualité de l’air.L’ozone provoque la constriction des bronches, explique le Dr Louis Drouin du Département de santé publique de Montréal-Centre.Et les particules en suspension sont si fines (environ 2,5 microns ou 0,0025 mm) qu’elles parviennent à s’infiltrer jusqu’aux alvéoles des poumons.On comprend ainsi que les épisodes de smog où ces polluants sont particulièrement abondants entraînent des difficultés respiratoires et cardiaques chez les personnes déjà handicapées à cet égard.Et se traduisent par un nombre accru d’hospitalisations, de consultations à l’urgence, de décès précoces chez les personnes atteintes de problèmes respiratoires ou cardiaques, comme l’asthme, l’emphysème, la bronchite chronique et l’insuffisance cardiaque.Le smog des derniers jours a dû être particulièrement éprouvant pour ces individus puisque les particules fines ont dépassé les 50 microgrammes par mètre cube alors qu’elles oscillent généralement entre 20 et 30.Pour leur part, les concentrations d’ozone ont atteint lundi et mardi des pointes de 90 ppb (parties par milliard).Une valeur critique compte tenu que les météorologues considèrent comme mauvaise la qualité de l’air lorsque les valeurs rejoignent les 82 ppb.Il s’agit là d’un record qui n’arrive toutefois qu’à la cheville de ceux que connaissent certaines méga-poles américaines et européennes, où les concentrations d’ozone frôlent les 180 ppb.Des plafonds durant lesquels les autorités locales interdisent à certaines automobiles (immatriculées paires alternant avec les impaires) de circuler.Car les véhicules à moteur sont les grands coupables du smog urbain puisqu’ils génèrent 50 % des gaz polluants et des particules fines qui contribuent à sa formation.La combustion des différents combustibles fossiles (pétrole, gaz naturel, charbon, etc.) et du bois par les centrales thermiques, mais surtout par les innombrables automobiles, produisent des oxydes d’azote, qui sont les composés précurseurs de l’ozone.«On ne réduira véritablement le smog qu’en changeant les comportements, lance le Dr Louis Drouin.Nul besoin d’un 4x4 qui consomme deux à trois fois plus d’essence au kilomètre que les petites cylindrées pour se rendre au centre-ville!» Il interpelle également le gouvernement du Québec pour qu’il rende obligatoire au plus tôt son programme d’inspection-entretien des véhicules à moteur, demeuré à l’état de projet pilote depuis cinq ans.«Les véhicules mal entretenus qui représentent environ 20 % de notre parc automobile sont responsables de 80 % des émissions de gaz polluants», précise-t-il.Il demande aussi aux pouvoirs publics de financer plus adéquatement le transport en commun.Une revendication qu’a soulevée également l’association sans but lucratif Transport 2000 qui défend les usagers des transports collectifs.«Il faudrait introduire la gratuité du transport public au moment des épisodes de smog et ne pas réduire le service comme on le fait actuellement durant les vacances estivales», a commenté Normand Parisien, directeur général de l’organisme.En guise de recommandations, le Dr Drouin invite les personnes les plus vulnérables à réduire au minimum les activités physiques intenses et à rester au calme dans des endroits bien ventilés.«Il est également important de boire beaucoup, de se vêtir légèrement et de se rafraîchir dans la piscine ou dans les centres commerciaux climatisés si votre habitation ne l’est pas», souligne-t-il.Les sportifs quant à eux ne sont pas tenus d’interrompre leur entraînement bien qu’ils puissent éprouver une gêne respiratoire.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir, www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514)985-3360 Par courrier redaction@ledevoir.com L’agenda culturel Au téléphone Par télécopieur (514) 985-3346 (514) 985-3390 La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514)985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514)985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) I-** Devoir peut, à l'occasion, mettre la liste d'adresses de ses abonnés à la disposition d'organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez |>aa recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par le Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, étage, Montréal, (Québec).H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean.WX), boulevard Industriel,Saint-Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.l’agence lYesse Canadienne est autorisée A employer et A diffuser le* informations iniblléea dans /> Devoir, h Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900» boulevard Saint-Martin Ouest, Ijaval.Envoi de publication —* Enregistrement n” 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.Le père du Frisbee est mort LE DEVOIR ACTUALITES VIDEOTRON «Le discours syndical, on en a un peu marre» SUITE DE LA PAGE 1 demie pour être payés 36 heures et quart même si ce n’est pas très glorieux de la part d’un syndicat.On voulait faire un pas en avant et montrer notre bonne volonté», fait valoir M.Dupuis.Les deux parties se sont donc engagées dans une fastidieuse guerre de chiffres.«Les conditions qu’on leur offre font d'eux, et de loin, les employés les mieux payés du secteur des télécommunications au Canada.[.] Le discours syndical, on en a un peu marre et il est très prévisible», a déclaré hier Luc I^voie, vice-président exécutif de Québécor.Il qualifie aussi de «très trompeur» l’exercice effectué par le syndicat pour comparer les salaires des employés de Vidéo-trop à ceux offerLs par Bell.A l’affirmation de Pierre Dupuis qui indiquait hier que, si le conflit se poursuivait pendant plusieurs mois, Vidéotron serait confronté à la faillite, Luc Lavoie rétorque que «si on signait la convention collective que les représentants syndicaux veulent qu’on signe, on prédit la faillite de l’entreprise dans trois à cinq ans».Les employés réunis à huis clos en assemblée générale aujourd’hui prendront connaissance de l’offre patronale et pourraient être appelés à se prononcer sur son contenu, mais Pierre Dupuis a indiqué hier que les représentants syndicaux opteraient peut-être pour un vote afin d’obtenir un mandat pour poursuivre les négociations.Cette assemblée générale a été convoquée bien avant que la direction dépose son offre, rappelle-t-il en ajoutant qu’il devenait nécessaire de parler aux membres «parce qu’au cours de la dernière semaine, on a perdu le contrôle sur notre monde», faisant ainsi référence aux incidents survenus au cours des derniers jours.San José, Californie (AP) — Ed Headrick, père du Frisbee moderne et concepteur des fameux disques volants Wham-O, est décédé lundi des suites d’une attaque cérébrale, a annoncé sa famille.Il avait 78 ans.Entré chez le fabriquant de jouets américain Wham-O au début des années 60, il avait totalement revisité l’aérodynamisme des premiers Frisbees de la marque, créant le désormais célèbre «modèle professionnel», avec ses lignes concentriques et sa forme incurvée.Brevetée le 1er novembre 1965 sous le numéro 3.359.678 qu’elle porte toujours en gage d’authenticité, la «soucoupe volante» de Headrick a fait le tour du monde, passant entre les mains de millions de personnes de tous âges, dans les parcs et sur les plages.Conformément aux dernières volontés du défunt, ses cendres seront utilisées pour le moulage de «Frisbees du souvenir», qui seront remis à ses proches et amis, a indiqué Ken Headrick, le fils de l’inventeur.SUITE DE LA PAGE 1 Quant aux personnes âgées demeurant au troisième étage, elles n’auront plus à se démener avec leur bac dans les escaliers en colimaçon le jour de la collecte.» De plus, conditionnés de la sorte, les journaux, circulaires, pots de yogourt et autres bouteilles en plastique vont du même coup devenir plus faciles à enlever.«Nous n’aurons plus besoin de véhicules spéciaux, comme c’est le cas aujourd’hui.Un camion à déchets va suffire puisque le tri se fera alors en usine plutôt qu’au moment du ramassage», poursuit-il.La présidente de l’arrondissement Plateau Mont-Royal, Helen Fotopulos — tout comme Recyc-Qué-bec, d’ailleurs, qui appuie l’initiative — est séduite.Et pour cause.A la tête d’un secteur de la nouvelle ville touché par d’éventuelles augmentations du coût du recyclage, elle explore, avec ses fonctionnaires, depuis le début de l’été, «des méthodes de collectes alter- SUITE DE LA PAGE 1 Ce conseiller affirmait que M.Martin avait au contraire bataillé au sein du cabinet pour empêcher l’adoption de certains volets de la politique agricole proposée par un comité du caucus.Hier, le Toronto Star révélait qu’un ministre avait tenu les mêmes propos sous le couvert de l’anonymat et à la demande du bureau du premier ministre.Pareille tactique avait été utilisée plus tôt cet été dans le dossier de l’environnement sans provoquer trop de remous.Mais que le bureau du premier ministre y ait encore recours a fait bondir le camp Martin.«L’entrevue donnée par Mitchell Sharp, à sa demande, est m geste délibéré pour faire croire à une volonté d’apaisement.Mais au même moment, on a droit à une attaque vicieuse contre Paul Martin venant directement d’un membre du bureau du premier ministre, appuyé par un ministre anonyme en contravention avec la Loi sur les secrets officiels.Veut-on calmer le jeu ou gagner du temps pour mieux discréditer Paul Martin?», de noter un proche de l’ancien ministre des Finances.Ces fuites provenant du bureau du premier ministre ne sont pas les premières et commencent à agacer sérieusement, non seulement l’équipe Martin, mais aussi les députés, surtout qu’une d’entre elles les visaient directement La semaine dernière, une lettre de Jean Chrétien destinée aux députés a BACS natives, économiques et efficaces pour des quartiers centraux très denses», dit-elle.Et les sacs de recyclage, en circulation depuis plusieurs mois dans l’arrondissement Verdun, étaient dans Tair du temps.«Le seul problème, c’est que les soumissions reçues pour cette méthode étaient au même prix que pour les bacs, poursuit la conseillère municipale.Le projet d’É-cosyst’aime urbain tombe donc à pic».et risque du même coup de se retrouver au cœur des discussions lors du prochain conseil d’arrondissement le 26 août prochain, prévoit-elle.Mieux, un projet-pilote de ramassage des matières recyclables par sac de plastique pourrait très vite voir le jour dans le district du Mile-End (arrondissement Plateau Mont-Royal).Histoire d’évaluer l’efficacité du «modèle brésilien» dans les rues de la métropole québécoise.Ecosyst’aime urbain s’y prépare.Comment?En élaborant un support à sac — actuellement sur les planches à dessin — «pourfaci- CHRÉTIEN abouti entre les mains des journalistes avant même d’atterrir sur les bureaux des députés.Le président du caucus, Stan Keyes, dit vouloir des explications, rappelant au passage les commentaires, faits par le premier ministre le printemps dernier.A la sortie d’une réunion du cabinet, il avait enjoint aux journalistes de lui donner les noms des personnes responsables des fuites embarrassantes pour ses ministres.«Le premier ministre est le premier à sortir d’une réunion du cabinet et à soupçonner son caucus ou ses ministres d’être à l’origine de fuites.C’est à mon tour de lui demander un nom.Qui dans votre bureau a fourni cette lettre aux journalistes six heures avant que les députés la reçoivent?», dit-il en entrevue.Lui-même l’a reçue vers 22h alors que les journalistes lui demandaient ses commentaires en début d’après-midi.La réunion de trois jours du caucus sera précédée, lundi, d’un tournoi de golf.Ce sera la première fois, depuis la fin de la session parlementaire et après deux mois passés dans leur comté, que les députés libéraux se retrouveront.L’objectif de la rencontre est, officieUement, de préparer la prochaine session parlementaire et l’éventuel discours du Trône, mais on aura l’esprit ailleurs.Depuis quelques semaines, nombreux sont les députés qui font savoir publiquement que le premier ministre se dirige vers une défaite en février.Que ce soit les Québécois Nick Discepola et Hélène Scher- liter la gestion des déchets recyclables dans les foyers», précise son président, mais aussi en planifiant la création d'une entreprise d’économie sociale afin d’assurer le ramassage.Un ramassage conditionnel toutefois.Car pour véritablement voir le jour, cette nouvelle forme de collecte doit encore recevoir l’appui des «fournisseurs» de sacs: épicerie, pharmacie, dépanneur, grandes surfaces, qui devront désormais offrir à leurs clients des emballages translucides plutôt qu’opaques afin de permettre aux responsables du ramassage de distinguer les matières recyclables des déchets organiques.«Cinquante-deux commerçants dans l’arrondissement ont été approchés jusqu’à maintenant, commente M.Beauchamp.De ce nombre, la moitié ont déjà des sacs conformes.Et les autres se sont montrés très ouverts à l’idée de changer leur sac pour des versions plus aptes à répondre à notre projet.» rer, les Ontariens Jim Karygiannis et Rose-Marie Ur ou le Terre-Neuvien John Efford, ils disent, et ne sont pas les seuls, ne pas pouvoir appuyer le chef.D’autres, dont Liza Frulla, souhaitent que le premier ministre annonce son intention de prendre sa retraite avant que le parti ne se déchire pour de bon.Plusieurs se préparent à le répéter au caucus.«Les députés veulent faire passer beaucoup de messages.Plusieurs veulent donner l’heure juste au premier ministre au sujet de ce qui l’attend en février.Ce sera, je pense, un caucus difficile», confie un député ontarien influent Une députée, qui est d’accord pour dire la vérité au premier ministre, hésite à prédire une réunion tumultueuse.Elle note que, bien souvent, les esprits s’échauffent avant le caucus pour se calmer une fois la réunion commencée.Selon une source libérale bien informée, la majorité des députés aimerait qu’il en soit ainsi, mais la révélation du Toronto Star a dérangé et choqué, ce qui pourrait en faire réagir quelques-uns.La déclaration de M.Sharp, elle, a plutôt été accueillie avec scepticisme.«Ça ressemble beaucoup à ce que M.Chrétien avait laissé entendre durant la dernière élection», de dire un supporteur de Paul Martin.A son avis, les militants qui sont prêts à voter pour M.Chrétien à la condition d’avoir l’assurance qu’il s’en aille ne seront pas influencés par ce genre de propos, surtout s’ils sont tenus par un tiers.VICE-VERSA SUITE DE LA PAGE 1 Les deux ont aussi terminé en tête de «sondages» organisés par playboy.com visant à identifier l’athlète la plus sexy dans un sport donné, et les résultats ont été repris par toutes sortes de publications auxquelles, ça tombe bien, je suis abonné.En ce qui a trait au tennis, je ne vous dis pas qui a gagné, bon.Qu’en est-il du beau?C’est une question lancinante et existentielle, qui revient aussi sûrement que la cohorte qui concocte chaque jour ce que l’on appelle l’information sportive, qui est en assez forte majorité formée d’hommes masculins d’âge mi-mûr à mûr, qui semblent entretenir avec l'esthétique juvénile des formes un rapport trouble, oscillant entre la rectitude politique publique et la remarque plus ou moins salace privée.Mais la cohorte n’est pas la seule à blâmer.En mars dernier, le commissaire de la LPGA, TV Votaw, a émis une directive soulignant que les joueuses du circuit devraient considérer quatre éléments afin d’aider le golf féminin à se faire une niche dans le monde de plus en plus peuplé du sport de spectacle et aller chercher la tranche magique des 2545 ans: leur rendement, leur apparence, leur passion du jeu et leur disponibilité.Evidemment, tous les médias ont sauté sur l’«apparence» pour souligner que Votaw trouvait que son sport en était un peu trop un de matantes et qu’il voulait se servir du sex-appeal pour le vendre.Il s'en est défendu, mais s'il ne voulait pas que ça sorte comme ça, il n’avait qu’à agir autrement Mardi, Martina Navratilova a dit que le tennis avait essayé la même chose avant de se rendre compte ue ç’avait été une erreur.«Je pense que nous avons épassé cette question du sex-appeal.S’il y en a, il y en a, mais on ne le brandira dans la figure de personne.Certaines joueuses sont belles, d’autres le sont moins; certaines prennent soin de leur apparence, d’autres moins.Mais ça n'a pas vraiment d’importan- ce.Nous avons un bon produit.Nous avons de bonnes athlètes pratiquant un sport fantastique et le faisant très bien.» Donc on ne le fait plus?Ah bon.Quand on a soumis le verdict populaire à Koch, elle a répondu qu’elle était flattée, mais qu’elle préférerait qu’on parle de ses performances sur les links.Quand on a soumis le verdict populaire à Mitts — qui a par ailleurs posé à la une du magazine Philadelphia en robe menue après avoir été «élue» la plus belle femme de la ville —, elle a répondu qu'elle était flattée, mais qu’elle préférerait qu’on note qu’elle est une excellente joueuse de soccer.La virtuosité avec la balle avant tout, c’est bien plus important et méritoire, n’est-ce pas?Même si, comme le soulignait si justement la golfeuse Beth Bauer, «nous vendons du divertissement, il faudrait prendre conscience de ce qui va avec».Et lorsqu’on pose la question à d’autres qui pourraient être intéressées par le sujet, on obtient généralement une réaction de léger agacement, et invariablement le même chapelet de platitudes.Voudriez pas parler d’autre chose, comme de comment est-ce que c’est qu’on parvient à jouer du gros tennis?Hier, Daniela Hantuchova, 12e joueuse au monde, a déclaré que c’était «un gentil compliment» que de dire d’elle, comme c’a déjà été fait, qu’elle est «le prochain sex-symbol du tennis», mais qu’il était «aussi agréable que les gens parlent de [son] jeu».Oh, parfois, il en est qui s’échappent un peu.Tenez, hier, Jelena Dokic, qu’on pourrait qualifier de sensation en devenir à 19 ans (3e tête de série à ces Internationaux de tennis du Canada, 5e au classement mondial WTA) et à qui la dernière livraison de Sports Illustrated attribue le qualificatif de «pin-up», a eu à se prononcer en conférence de presse sur l’attention qu’attire sa collègue Anna Kournikova Elle a commencé en disant quelque chose qui ressemblait à «ce serait préférable si elle était aussi populaire en raison de la qualité de son jeu», puis a rectifié un peu le tir en soulignant qu’A K.«peut jouer mieux, et va éventuellement montrer ce dont elle est capable».Mais quelle pression, mes amis, que de se trimballer un minois du tonnerre.Pour être beau, il faut souffrir, ont chanté tous les poètes depuis Rutebeuf minimum.Et moi j’ajouterai, encore: et vice-versa.Toute cette entrée en matière scientifique à la gomme pour signaler sans avoir l’air de faire dans le facile que mademoiselle K.jouait, hier, sur le court central.La veille, le directeur du tournoi, Eugène Lapierre, faisant face à la déconvenue représentée par le forfait de Serena Williams, s’était empressé de souligner que tout un coin de tableau changeait ainsi de visage et que s’ouvrait grande la porte pour Kournikova, qui aurait pu affronter la numéro uno dès aujourd’hui si ce n’avait été de.Ben la porte s’est vite refermée.Elle (Kournikova, pas la porte), apparemment ennuyée par une cheville endolorie, s’est fait relativement varloper en deux manches par l’Espagnole Virginia Ruano Pascual (66e), 7-5 et 6-1.Le match était d’ailleurs sur le point de se terminer, à 7-5,5-1 égalité, lorsque le dieu du tonnerre, qui n’aime pas voir perdre les minois à son image, s’est fâché et a déversé un orage aussi bref que spectaculaire — 75 milliards d’hectolitres de flotte en huit minutes — sur le parc Jarry.Après une pause forcée d’environ une demi-heure, on a repris pour moins d’une minute.Dokic et Hantuchova, elles, ont passé au troisième tour.Et pour ne pas vous faire languir plus longtemps, oui, c’est Anna qui a gagné le concours de beauté du tennis avec 41 % des suffrages exprimés.Le deuxième prix est allé à l’Autrichienne Barbara Schett (34 %), mais il paraît que ça donne plus que les 10 $ du bon vieux temps au Monopoly.jdion@ledevoir.com ru« Sherbrooke *v du Président-Kennedy boul.détjjjjjjjjj ?rut Silntt-Clthtrlnt ?cuisine française qui fait bonne impression ?CEMIDhEnt rée + tilapin rôtie au coulis dé tomates et basilic + dessert -17$ ^ Envie de cuisiner?Informez-vous sur notre formule Chef d'un soir.359, av.du Président-Kennedy (coin de Bleury).©Place des Arts «Til.: 285-8686 .gutenberg@qc.alra.com
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