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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2002-07-12, Collections de BAnQ.

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LE MONDE ÉCONOMIE Telus éliminera 6000 emplois d’ici 2003 Page B 5 Amnesty International dénonce les attentats suicide palestiniens Page A 5 ?www.ledevoir.com ?LE DEVOIR Des victimes d’alzheimer privées de médicaments jugés trop coûteux ISABELLE PARÉ LE DEVOIR ?".f, tÊ&b' jKMgMK SOURCE UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL Une équipe québécoise a élucidé le processus par lequel de nombreux pathogènes tels Leishtnania, un parasite responsable d’une maladie tropicale, ici colore en vert, sont absorbés par les cellules du système immunitaire.Cette découverte ouvre un nouvel espoir pour combattre les infections devenues résistantes aux antibiotiques.Dès leur arrivée dans un centre d’hébergement, plusieurs patients atteints d’alzheimer se voient retirer leurs médicaments pour la démence.Même s’ils sont obligés par la loi de fournir des médicaments gratuitement, de plus en plus de centres d’hébergement stoppent l’administration de l’Aricept ou de ses équivalents, jugés trop coûteux pour leurs frêles budgets.Selon les informations obtenues par Le Devoir, certains CHSLD au Québec font même de l’abandon de l’usage de ces médicaments une condition sine qua non à l’admission de patients atteints d’alzheimer dans leurs murs.C’est que le fameux médicament, qui coûte 175 $ par mois par patient, est jugé trop coûteux compte tenu des bénéfices escomptés et cause des maux de tête aux CHSLD.Dans plusieurs centres, seuls les patients qui sont en moyen d’acquitter les coûts du médicament continuent de le recevoir.Approuvé par la Food and Drug Administration depuis 1996, le donépézil, commercialisé sous le nom d’Aricept, fait partie des rares médicaments prescrits pour retarder la progression de la maladie d’Alzheimer, pour laquelle il n’existe, jusqu’à présent, aucun traitement connu.Certains jugent la position adoptée par plusieurs VOIR PAGE A 8: MÉDICAMENTS Sur la piste d’une nouvelle arme contre les infections Le Dr Desjardins propose de stimuler certaines cellules du système immunitaire plutôt que d’attaquer directement les microbes PAULINE GRAVEL LE DEVOIR Des chercheurs de l’Université de Montréal viennent de faire une découverte fondamentale importante qui pourrait révolutionner le traitement des maladies infectieuses et déjouer le phénomène de la résistance aux antibiotiques, contre lequel les médecins sont actuellement complètement dépourvus.En élucidant le processus par lequel les pathogènes s’immiscent dans les cellules et causent des infections, ces scientifiques entrevoient le moyen de les battre en brèche non seulement en s’attaquant directement aux microbes comme le font les antibiotiques mais en stimulant certaines cellules du système immunitaire capables de tuer et d’éliminer rapidement les pathogènes.«Depuis l'avènement des antibiotiques, ces derniers étant tellement efficaces, on a cru avoir gagné la guerre contre les maladies infectieuses», lance le Dr Michel Desjardins, professeur au département de pathologie et de biologie cellulaire de l’Université de Montréal, qui a mené l’étude ayant conduit à cette découverte.«La recherche sur ces maladies et les efforts pour mettre au point de nouvelles thérapies ont «Les antibiotiques sont tellement efficaces qu’on a cru avoir gagné la guerre contre les maladies infectieuses» VOIR PAGE A 8: MICROBES La DP J chez les sans-logis ËiPliÈ JACQUES NADEAU LE DEVOIR CRAIGNANT un moment d’être séparée de sa mère, la jeune Chani Lepage a fondu en larmes hier après la visite d’un représentant de la Direction de la protection de la jeunesse à la polyvalente Saint-Henri, où sont hébergées depuis une semaine les sans-logis du 1er juillet.L’événement a causé une certaine commotion chez les autres mères présentes qui, malgré leurs sanglots, ont tenté de réconforter l’enfant.Les familles et les personnes seules logées à la polyvalente devront quitter les lieux aujourd’hui.Cependant, la Ville de Montréal a donné l’assurance qu’elle les relocalisera adéquatement.Nos informations en page A 3.La chute des Bourses pourrait faire déraper la reprise JEAN-LOUIS SANTINI AGENCE FRANCE-PRESSE Washington — La dégringolade sans fin des Bourses américaines, ébranlées par les scandales financiers, fait fondre les économies des ménages et prive les entreprises d’une importante source d’investissements, ce qui pourrait mettre en dang la reprise économique encore fragile aux EtatsrUnis.«La baisse des cours boursiers est si sévère qu’elle menace la confiance des investisseurs et des consommateurs.Et elle érode aussi leur patrimoine avec des effets négatifs sur les dépenses de consommation», principal moteur de la croissance, explique John Lonski, le principal prévisionnis-te de Moody’s, la firme de notation financière de Wall Steet Plus de 80 millions d’Américains détiennent des actions directement ou par le truchement de leurs fonds de retraite.Pour les entreprises, cette forte dépréciation des Bourses rend plus difficile de lever des capitaux pour financer leurs investissements et donc pour embaucher, ce qui, en conséquence, freine les dépenses des ménages.«De ce fait, ajoute M.Ixmski, le danger d’une rechute dans la récession est réel.» Sal Guatieri, un économiste de Bank of Montreal à Chicago, exprime la même inquiétude.Tout en notant «La baisse des cours boursiers menace la confiance des investisseurs et des consommateurs et érode leur patrimoine avec des effets négatifs sur les dépenses de consommation » VOIR PAGE A 8: BOURSES POLLUTION Le Québec, champion canadien des sites fédéraux contaminés Le quart des quelque 1200 sites contaminés appartenant au gouvernement fédéral se trouvent au Québec.Et parmi les 23 régions métropolitaines les plus importantes au pays, c’est Montréal qui remporte la palme avec le plus grand nombre de sites toxiques sur son territoire, suivi de très près par Québec.Deux ans presque jour pour jour après la mise en vigueur de la politique sur les inventaires des sites contaminés fédéraux, le Secrétariat du Conseil du trésor canadien a finalement rendu publique, sans tambour ni trompette, la liste des 1221 sites potentiellement dangereux au pays.¦ À lire en page A 2 JACQUES NADEAU LE DEVOIR mm INDEX * Tchervenkov, tout au long des épreuves qu’il a dû surmonter.Et quelles épreuves! D’abord, le branchement à un appareil d’oxygénation par membrane extracorporelle (ECMO, pour les intimes) afin de pallier sa condition physique chancelante.Ensuite, l’implantation du fameux «cœur de Berlin», un cœur artificiel d’origine européenne, importée spécialement au Québec pour l’occasion, en attendant qu’un donneur d’organe se manifeste.Trois fausses alertes plus tard, le frêle enfant recevait enfin, le 3 juillet dernier, la greffe tant attendue provenant d’un enfant de cinq ans décédé quelques heures plus tôt dans la région de Chicago.Avec les résultats espérés: «Il se porte bien.Il sourit.Et il a bien hâte de rentrera la maison», a déclaré sa mère, Sheriey Grondin.La partie n’est toutefois pas encore gagnée.La raison?Les trois prochains moi?vont être cruciaux pour le jeune Emile.Car même si son nouveau cœur provient d’un donneur compatible, les risques de rejet de l’organe sont encore importants.«S’il franchit le cap d’une année, ses chances de survie vont être de 90 à 95 %, & commenté le Dr Cecere.Après dix ans, elles seront de 80 à 85 %.Et nous n’excluons pas une nouvelle transplantation si nécessaire.» L’aventure d’Emile a coûté à ce jour près d’un demi-million de dollars en soins de santé et en technologie.«Mais le produit secondaire [de cette intervention], c’est qu’on parle de plus en plus de la transplantation, a indiqué Donald Langlois.Au Québec, les gens sont en faveur de cela.Mais les dons sont encore difficiles à recueillir.» Téléphone: 985-3344 Télécopieur: 985-3340 AVIS LEGAUX ET APPELS D’OFFRES Sur Internet: www.offres.ledevoir.com AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s’il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s'y serait glissée.I n cas d'erreur de l'éditeur, sa responsabilité se limite au coiït de la parution.Avis public Ville de Montréal Arrondissement de Ville-Marie ORDONNANCES À sa séance du 2 juillet 2002, le conseil d'arrondissement a édicté, en vertu de divers règlements*, des ordonnances relatives aux événements et projets suivants : Animation militaire historique dans .le Vieux-Montréal (chapitre B-3); Célébrations de la fierté gaie et lesbienne (règlement 01-282, chapitres B-3 et P-1); Événements divers mentionnés dans la Programmation d'événements publics, saison 2002 (S’ partie) (chapitres B-3 et P-1); Fantômes du Vieux-Montréal (chapitre B-3); Festival Juste pour rire (règlement 01-282, chapitres B-3 et P-1); Murale de la Fondation québécoise pour l'alphabétisation (règlement 01-282); Promotion commerciale du Quartier latin (chapitre P-1); ‘Promotions commerciales sur les rues Crescent et Sainte-Catherine (chapitre B-3).RÈGLEMENTS À sa séance du 2 juillet 2002, le conseil d'arrondissement a adopté le Règlement modifiant le Règlement sur la fixation des séances ordinaires du conseil (CA-24-002.1).À sa séance du 7 mai 2002, le conseil d'arrondissement a adopté le Règlement sur les dérogations mineures (CA-24-008); ce règlement est visé par un certificat de conformité émis par l'autorité compétente le 26 juin 2002.Ces règlements entrent en vigueur conformément à la loi, soit le jour de la pvblication du présent avis.Ces documents peuvent être consultés aux bureaux Accès Montréal de l'arrondissement situés au 5e étage de la Place Dupuis, 888, blvd.De Maisonneuve Est, station Berri-UQÀM du métro, et au rez-de-chaussée de l'hôtel de ville, 275 Notre-Dame Est, station Champ-de-Mars du métro.Montréal, le 12 juillet 2002 La secrétaire d'arrondissement de Ville-Marie, Susan McKercher * Règlement d'urbanisme de l'arrondissement de Ville-Marie (01-282), Règlement sur le bruit (R.R.V.M., chapitre B-3) et Règlement concernant la paix et l'ordre sur le domaine public (R.R.V.M., chapitre P-1).rANAHA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE LAVAL NO: 540-04-005692-022 COUR SUPÉRIEURE VICTORIA RAPHAEL, résidant et domiciliée au 195, Promenade des Isles, appartement 103, dans la cité de ChomedeyfLa-val), district de Laval, province du Quéebc H7W 4M7 Demanderesse c.MIRCEA NITA, précédemment de la cité de Chomedey(Laval), district de Laval, province du Québec, et présentement d'endroit inconnu Défendeur ASSIGNATION ORDRE est donné au défendeur, MIRCEA NITA, de se présenter au greffe de la Cour Supérieure de Laval, au 2800, boul.St-Martin ouest, en la ville et district de Laval, Quéebc H7T 2S9, dans les trente (30) jours de l’apparition de cette assignation pour le journal, LE DEVOIR.Une copie de la déclaration en déchéance de paternité a été remise au greffe pour le défendeur, MIRCEA NITA.De plus, PRENEZ AVIS qu'à défaut par vous de comparaître à la cour dans les délais légaux indiqués ci-dessus, la demanderesse procédera à obtenir contre vous un jugement par défaut conforme aux conclusions qu’elle sollicite.VEUILLEZ AGIR EN CONSÉQUENCE.UVAL, ce 13 juin 2002.Liliane Rhéau me GREFIER DE U COUR SUPE-RIEURE ME ISRAEL H.KAUFMAN, Avocat 1117, rue Ste-Catherine ouest, bureau 711 Montréal, Québec H3B1H9 PROCUREUR DE LA DEMANDERESSE CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-22-073476-023 COUR DU QUÉBEC (CHAMBRE CIVILE) BANQUE ROYALE DU CANADA PARTIE DEMANDERESSE CJ JACK HAGOP GHARIBIAN PARTIE DEFENDERESSE PAR ORDRE DE LA COUR: La défenderesse est par les présentes.requis de comparaître, dans un délai de trente (30) SAO APPEL D’OFFRES Numéro de dossier : L 01B8-194 Protêt : Local commercial - SAQ Sélection LA SOCIÉTÉ DES ALCOOLS DU QUÉBEC (SAQ) vous invite à lui offrir un local commercial clés en main, à : SALABERRY DE-VALLEYFIELD Sur le boulevard Monseigneur-Langlois, entre les rues Maden et Fabre.La superficie du local devra être d'environ 650 mètres carrés (±7 000 pieds carrés).Le local devra avoir pignon sur rue et préférablement sur un niveau.La répartition de la superficie totale demandée devra être de 60 % pour l'aire de vente et de 4Ô % pour l'aire d'entreposage et de service.Le local devra disposer de 35 places de stationnement adjacentes aux lieux loués et à l'usage exclusif de la SAQ.Les locaux devront être livrés le 6 avril 2003 et le bail débutera le 6 juin 2003.Le document d'appel d'offres original doit être rempli et retourné au plus tard le 29 août 2002 à 14 h.Vous pourrez vous procurer le document d'appel d'offres au coût de vingt-cinq dollars (25$) la copie, au siège social de la SAQ situé au 905, avenue De Lorimier à Montréal ou en communiquant, à frais virés s'il y a lieu, au Service localisation et transactions immobilières, au (514) 873-6408.Veu , endre note que les heures d'ouverture pour l’achat du document d'appel d'offres sont les suivantes : Du lundi au jeudi : Vendredi : 8 h 30 à 12 h 30 et de 13 h 30 à 17 h 8 h 30 à 12 h 30 La SAQ ne s'engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des propositions reçues.jours de cette publication, personnellement ou par l'entremise de ses procureurs.Une copie de la DECLARATION a été laissée au greffe de la cour supérieure du district judiciaire de Montréal, à son intention, salle 1.100 De plus, PRENEZ AVIS qu'à défaut par vous de signifier ou déposer votre comparution ou contestation dans lesdits délais, la requérante procédera à obtenir contre vous un jugement par défaut conforme aux conclusions qu’elle sollicite.VEUILLEZ AGIR EN CONSEQUENCE.MONTREAL, le 9 juillet 2002 Michel Pellerin Greffier adjoint r amapjA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE LAVAL NO: 540-12-009522-020 COUR SUPERIEURE Chambre de la Famille NATALIE LAÇASSE Partie demanderesse c.BACARAMBA DABO Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à BACARAMBA DABO de comparaître dans un délai de trente (30) jours de cette publication au greffe de cette Cour situé au 2800, boul.St-Martin Ouest, Chomedey, Laval.Une copie de la déclaration en divorce a été remise au greffe à l'intention de M.Bacaramba Dabo.LAVAL, LE 3-7-2002 greff.adj.Avis public Ministère des Ressources naturelles Programme de réforme cadastrale Interdiction d’aliéner un droit de propriété dans les lots couverts par le mandat de rénovation cadastrale 1216 Il incombe au ministre des Ressources naturelles de fixer la période (d'au plus 15 jours) pendant laquelle il est interdit d'aliéner un droit de propriété dans les lots couverts par un mandat de rénovation cadastrale, conformément à l'article 15 de ia Loi favorisant la réforme du cadastre québécois.Cette période débutera le 5 août 2002 et se terminera le 19 août 2002, inclusivement, ou dès l'entrée en vigueur du plan rénové, si elle survient avant l'expiration de cette période.Le territoire en cause est situé dans la circonscription foncière de Montréal et comprend, en référence au cadastre suivant : Paroisse de Longue-Pointe : les lots 395 à 398, 538, 613 à 619,998,1004,1009, 1010,1027,1441, 1442, 1454,1459,1460,1486,1523,1524,1550 à 1553,1568,1580,1592,1603 à 1613,1658,1679,1706,1707,1720, les subdivisions de ces lots, la partie restante du lot 506 et les subdivisions 506-33 à 506-40.Ce territoire comprend, pour le cadastre susmentionné, les parcelles sans désignation cadastrale comprises dans ce territoire ainsi que tous les lots qui y ont été créés à la suite d’une opération cadastrale effectuée entre le 17juin 2002 et la date du début de la période d'interdiction.Le directeur de la rénovation cadastrale, Pierre Tessier Québec S S On prépare l'avenir PRENEZ AVIS que la Société d'informatique Alcor inc.demandera à la Direction générale des corporations, Industrie Canada, la permission de se dissoudre Montréal, le 10 juillet 2002 Jean Paré, Président PRENEZ AVIS que ENSEIGNES TRANS-CANADA INC./TRANS-CANADA SIGNS INC., une compagnie légalemenl constituée en vertu de la Loi sur les compagnies et ayant son siège social à Montréal, province de Québec, demandera à Tlns- APPEL D'OFFRES SP-02-199 La Ville de Longueuil demande des soumissions pour : FOURNITURE DE PERSONNEL DE SÉCURITÉ Chaque soumission doit être déposée au Service des approvisionnements de la Ville de Longueuil, d'ici le 29 juillet 2002 à 10 h (horodaté par le Service des approvisionnements), dans l'enveloppe préadressée fournie à cette fin.Les soumissions sont ouvertes à 10 h le 29 juillet 2002 à la Salle Pierre-Viger du Centre administratif Clovis-Langlois, situé au 500, rue de la Rivière-aux-Pins, Boucherville.Ne sont considérées que les soumissions préparées sur les formulaires fournis à cette fin.On peut obtenir lesdits formulaires de même que le document d'appel d'offres à compter du 12 juillet 2002 durant les heures de bureau, soit du lundi au vendredi (sauf les jours fériés), de 8 h 30 à 12 h et de 13 h 15 à 16 h, en s'adressant au Service des approvisionnements situé au 500, rue de la Rivière-aux-Pins, arrondissement de Boucherville, Québec, téléphone (450) 449-8306, moyennant un dépôt non remboursable de soixante-quinze (75,00 $) dollars (taxes incluses) pour chaque exemplaire complet' ce paiement doit être effectué par chèque visé, mandat émis à l'ordre de la Ville de Longueuil ou en argent comptant.Toute soumission, pour être valide, devra être accompagnée d'une garantie de soumission sous forme d’un chèque visé, payable à la Ville de Longueuil, ou d'un cautionnement de soumission d'un montant égal à DIX POUR CENT (10 %) de la valeur totale de la soumission, valide pour une durée de quatre-vingt-dix (90) jours.Ce cautionnement sera retourné à l’adjudicataire sur réception des documents requis et identifiés dans l'appel d'offres.Le Conseil ne s'engage à accepter ni la plus basse, ni la plus haute, ni aucune des soumissions reçues sans encourir aucune obligation, ni aucuns frais d'aucune sorte envers le ou les soumissionnaires.La Ville peut, s'il est avantageux pour elle de le faire, passer outre à tout défaut de conformité de la soumission si ce défaut ne brise pas la règle de l'égalité entre les soumissionnaires et elle n'est pas tenue de motiver l’acceptation ou le rejet de toute soumission.Pour tout renseignement, n'hésitez pas à communiquer avec monsieur Gaston Rancourt au (450) 641 -7400.Donné à Longueuil ce 12 juillet 2002.Marie-Josée Salvail, ing., M.Ing.Chef du service des approvisionnements Ville de Longueuil pecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre.DATÉ à Montréal, Québec, le 10 juillet 2002.Les procureurs de la compagnie, McCarthy Tétrault s.r.l.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE LAVAL COUR DU QUEBEC(CIVILE) 540-32-010268-017 JEAN-PIERRE TERADE RÉFRIGÉRATION Partie demanderesse PIÈCES D'AUTOS USAGÉS VIMONT Partie défenderesse AVIS PU-BUC, PE VENU EN JUSTICE PRENEZ AVIS qu'en vertu d'un bref d'exécution, les biens de PIECES D'AUTOS USAGES VIMONT seront vendus par huissier le 24e leur de juillet 2002 à 10:00 heures,au 170.BELLEROSE OUEST VIMONT, LAVAL, QC, conformément audit bref, Lesdits biens consistent en 1 TÉLÉCOPIEUR SHARP, 1 PHOTOCOPIEUR CANON, 1 COMPRESSEUR, 1 JACK POUR MOTEUR, 1 LIFT, t MA-CHINE DE LAVAGE A PRESSION 1 LOT DE 150 A 200 PARE-CHOCS, 1 LOT 120 A 150 PNEUS, 1 LOT DE 200 PORTES DE VÉHICULES DE MODÈLES DIFFÉRENTS.1 TRACTEUR, 1 CHARIOT ÉLÉVATEUR, 1 CAMION GMC 1500 LETTRÉ.SAINT-JÉRÔME, CE 5 JUILLET 2002,Conditions: argent comptant ou chèque visé, AUDREY FORTIN, H.J., FILION A ASSOCIÉS, HUISSIERS DE JUSTICE, 110, rue de Martigny Ouest, St-JérOme, Québec.J7Y 2G1.Tél: (450) 4356-8282, Fax: (450) 436-6634.AVIS LÉGAUX & APPELS D'OFFRES HEURES DE 10MBÏÏ Les réservations doivent être faites avant16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12h00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16h00 le vendredi Téi.: 985-3344 Fax: 985-3340 Sur Internet : www.offre8.ledevolr.com Courriel : avlsdev O ledevolr.com AVIS DE CLOTURE D'INVEN- TAIRE Avis donné que suite au décès de ROER LAMOUREUX, du 748 • 24ième Avenue, Lachine, Québec, H8S 3W3, le 17 janvier 2002, un iventaire des biens du défunt a été fait par le liquidateur, le 7 mai 2002, devant Me Pierre Robert, Notaire, 3374, Notre-Dame, Lachine, Québec, H8T 1W7, où cet inventaire peut être consulté, en conformité avec la Loi.Donné ce 9 juillet 2002.MARLENE MARCHAND, liquidateur PRENEZ AVIS que Alain Belleri-ve dont l'adresse du domicile est le 8839 avenue de Chateaubriand a déclaré au Directeur de l'état civil être le père de Maïsha Catherine Wendy Benoit née le 25 octobre 1996 à Montréal et tille de Caroline Benoit.En conséquence, le sousigné requiert du Directeur de l'état civil qu'il inscrive son nom comme père de Maïsha Catherine Wendy Benoit dans l'acte de naissance de cette dernière et dont le nom de famille sera modifié pour se lire comme suit: Benoit-Bellerive.Prenez en outre avis que toute objection d'un tiers à la présente déclaration doit être notifiée aux déclarants, à l'enfant mineur âgée de quatorze ans ou plus et au Directeur de l'étal civil au plus tard dans les vingt jours de la dernière publication d'un avis de cette déclaration.Montréal, le 7 juillet 2002 Alain Bellerive CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL N0:500-06-072600-024 COUR SUPÉRIEURE Prêtant Greflier adjoint NICOLAS SMITH ET AXA ASSURANCES INC.Demandeurs -va- EVANGELOS SEIÛALAS ET GUY PELLERIN Défendeurs ASSIGNATION ORDRE est donné à EVANGE-LOS SEIGALAS ET GUY PELLERIN de comparaître au palais de justice, situé au 1, rue Notre-Dame Est, salle 1.100 é Montréal dans les trenta (30) jours du présent avis dans le journal LE DEVOIR Une copie de la présente déclaration salon la procédure allégée, avis à la partie délendsresss et pièces P-1 * P-3 a été laissée au greffé de cette Cour à l’Intention de EVANQELOS SEIGALAS ET GUY PELLERIN Lieu: Montréal Daté: 2 juillet 2002 MICHEL PELLERIN GREFFIER ADJOINT 4 OO LE DEVOIR.LE VENDREDI 12 JUILLET 2 0 0 2 A 5 Le devoir Crise politique en Turquie Les ministres des Affaires étrangères et de l'Economie démissionnent ASSOCIATED PRESS Ankara — Le gouvernement turc a encore vu démissionner deux de ses ministres hier, ce qui porte le total à huit depuis lundi Les départs du chef de la diplomatie, Ismail Cem, et du responsable de l’Economie, Kemal Dervis, pourraient porter le coup de grâce au cabinet de Bulent Ecevit, mais selon la chaîne de télévision privée CNN-Turk, le président Ahnjed Necdet Sezer a rejeté la démission du ministre de l’Economie.Les médias turcs conjecturent sur la création par Ismail Cem et Kemal Dervis, avec l’ex-vice-premier ministre Husamettin Ozkan, premier à avoir rendu son tablier lundi, d’un nouveau parti politique.MM.Cem et Ozkan appartenaient au Parti de la gauche démocratique (DSP) du premier ministre tandis que M.Dervis est sans étiquette.Dans la matinée, Ismail Cem avait annoncé sa démission à l’agence de presse Anatolia, précisant qu’il donnerait une conférence de presse aujourd'hui pour s’expliquer sur ses «misons et pensées pour l’avenir».Ismail Cem était l’un des membres les plus influents du DSP II occupait le poste de chef de la diplomatie depuis 1997, ayant appartenu à trois gouvernements différents.Il a aussi joué un rôle clef dans le développement des liens entre la Turquie et l’Union européenne ainsi qu’avec le grand rival, la Grèce, notamment grâce à son amitié personnelle avec son homologue grec Georgios Papandréou.Kemal Dervis, populaire artisan du programme de rétablissement économique du pays et ancien haut responsable de la Banque mondiale à Washington, a attendu la fermeture de la Bourse pour démissionner, départ annoncé par la chaîne de télévision privée NTV.fl a gagné la confiance de l’opinion publique pour sa franchise sur la situation économique du pays et ses plans de sauvetage, fl avait récemment annoncé son intention de jouer un rôle plus politique.Le gouvernement est largement paralysé depuis que Bulent Ecevit, âgé de 77 ans, est tombé malade en mai.Depuis, il était soit hospitalisé, soit en train de récupérer chez lui, mais il s’accrochait au pouvoir.Il a toutefois présidé le conseil des ministres mercredi pour la première fois depuis le 29 avril, remplaçant les ministres démissionnaires.Il s’est dit prêt à organiser des élections anticipées si la situation devait l’y forcer.Les élections sont normalement prévues pour 2004.LE MONDE Amnesty International dénonce les attentats suicide palestiniens Larmée israélienne maintient sa réoccupation de la Cisjordanie REUTERS ET AFP T érusalem — L’association de défen-J se des droits de l’homme Amnesty International a condamné hier les attentats suicide palestiniens contre des civils israéliens, qu’elle qualifie de crimes contre l’humanité, et a demandé leur arrêt immédiat «[Nous] conseillons vivement à l’Autorité palestinienne d’arrêter et de traduire devant la justice les auteurs et commanditaires d'attentats contre des civils», déclare Amnesty dans un rapport implacable.La critique des Palestiniens est rare de la part de cette association, plus encline à reprocher à Israël de recourir à la force pour tenter d’étouffer le soulèvement des Palestiniens contre l’occupation de la Cisjordanie et de la bande de Gaza.Selon ce rapport, le septième consacré par l’association à la situation en matière de droits de l’homme depuis le début de la seconde intifada en septembre 2001, les attentats palestiniens contre des civils violent «les principes fondamentaux de l’humanité définis par le droit humanitaire international».«De la façon dont ils sont commis, ils relèvent également du crime contre l’humanité.» Selon Amnesty, 350 civils israéliens ont été tués en 21 mois lors d’attentats commis par des nationalistes palestiniens ou des groupes islamistes.Soixante d’entre eux étaient des enfants, le plus jeune étant âgé de cinq mois.Du côté palestinien, un tiers des victimes aurait moins de 18 ans, selon des estimations d’associations palestiniennes des droits de l’homme.«Quelle que soit la cause pour laquelle se battent les gens, on ne peut trouver de justification [.] en droit international [.] pour des attentats commis contre des civils», avance le rapport L’appel d’Amnesty a été rejeté en bloc par Mahmoud al-Zahar, un des leaders du groupe islamiste Hamas, qui a coordonné une vague d’attentats suicide contre Israël depuis la signature des accords intérimaires d’Oslo en 1993.«Nous réaffirmons notre droit à l’autodéfense.Il ne s’agit pas d’une guerre entre deux armées et cela ne devrait pas être interprété comme tel.Le mpport ignore délibérément les motifs légitimes de notre combat», a-t-il expliqué.Le conflit israélo-palestinien a fait plus de 2000 morts en 21 mois, dont au moins 549 sont des Israéliens.Pression sur les civils Le président de l’Autorité palestinienne Yasser Arafat a affirmé hier à la chaîne de télévision CNN qu’il fallait déployer des efforts pour mettre fin à la violence qui ravage la région depuis presque deux ans.Le président Arafat, qui semblait fatigué mais détendu, a annoncé le lancement de vastes réformes de l’Autorité palestinienne notamment dans les différents services de sécurité, alors que l’armée israélienne a réoccupé depuis le 19 juin sept des huit plus grandes villes de Cisjordanie à la suite de deux attentats suicide à Jérusalem.L’armée israélienne a maintenu hier cette réoccupation, en s’interrogeant sur la pression subie par les populations mais sans perspective de retrait, alors qu’elle multipliait les arrestations de Palestiniens recherchés.Le ministère israélien de la Justice a par ailleurs indiqué que le procès de Marwan Barghouthi, chef du Fatah pour la Cisjordanie, et celui de quatre autres «chefs terroristes» se tiendrait devant un tribunal civil et non militaire.Un haut responsable sécuritaire israélien a reconnu que la poursuite de l’occupation risquait de poser de sérieux problèmes.«Une grande part de la population palestinienne se trouve dans l'impossibilité de travailler, de se déplacer et vaquer à ses activités quotidiennes», a-t-il déclaré à l'AFR Des officiers supérieurs israéliens ont eux-mêmes mis en garde le général Moshé Yahalon, nouveau chef d’état-major, contre une éruption de violence dans les zones réoccupées et recommandé un retrait partiel, selon la télévision israélienne.Srebrenica se souvient EN BREF Manifestations contre Hugo Chavez Caracas (AFP) — Des dizaines de milliers d’opposants au président du Venezuela, Hugo Chavez, ont manifesté, hier à Caracas en réclamant la démission du chef de l’Etat trois mois après la grève générale et les manifestations qui avaient précédé le putsch manqué d’avril dernier.Au cri de «Pas un pas en arrière!», le cortège s’est étiré sur un kilomètre dans le centre de Caracas mais a été arrêté à environ 500 mètres du palais présidentiel de Miraflores par un important dispositif policier et militaire.La manifestation était organisée à l’appel de la Coordination démocratique, qui regroupe 13 partis politiques et quelque 25 associations chiles opposés à M.Chavez, dont la puissante Centrale des travailleurs du Venezuela (CTV) et la plus importante organisation patronale, Fedecamaras.Des dirigeants de la CTV ont qualifié la manifestation de succès et annoncé qu’ils allaient proposer aux autres représentants de l’opposition d’organiser une grève nationale jusqu’à ce que le chef de l’Etat abandonne le pouvoir.«Menaces imminentes» sur le Rwanda Kigali (AFF) — Des «menaces imminentes» pèsent sur le Rwanda à partir de l’est de la République démocratique du Congo (RDCongo) venant d’extrémistes hu-tus qui auraient reçu le renfort de troupes de Kinshasa, Brazzaville et Bangui, a indiqué hier le gouvernement rwandas.«Les menaces les plus inquiétantes concernent le Sud-Kivu, où les ex-FAR [Forces armées rwandaises, armée de l’ancien régime] et les miliciens Interahamwe ont été renforcés ces deux derniers mois par des troupes en provenance de Kinshasa, du Congo-Brazzaville et de la République centrafricaine», a ajouté le ministre rwandais de la Défense, le général de brigade Emmanuel Habyarimana Les ex-FAR et les miliciens Interahamwe (extrémistes hutus) sont les prin-cipaux responsables du génocide de 1994 au Rwanda qui a fait, selon les autorités de Kigali, un million de morts parmi les Tutsis (minoritaires) et les Hutus modérés.Kigali justifie la présence de troupes rwandaises dans l’est de l’ex-Zafre par la menace que feraient peser sur sa sécurité les extrémistes hutus.Un ambassadeur suisse est soupçonné de blanchiment Zurich (Reuters) — Les autorités suisses ont arrêté l’ambassadeur de la Confédération au Luxembourg, Peter Friedrich, soupçonné de blanchiment d’argent Ce diplomate âgé de 60 ans, accrédité au Luxembourg depuis décembre 1999, est sous le coup d’une enquête portant sur le blanchiment de plusieurs centaines de milliers de francs suisses dans une affaire de transactions privées.L’ambassadeur a été tout d’abord interpellé pour interrogatoire mais sa détention préventive a été prolongée mercredi par le Parquet fédéral.Uex-dictateur Galtieri est placé en détention Buenos Aires (AFP) — L’ex-dictateur argentin Leo-poldo Galtieri a été détenu dans une caserne de l’armée de terre à Buenos Aires hier à la suite d’un mandat d’arrêt lancé la veille contre lui pour enlèvement, tortures et homicide d’une vingtaine d’opposants pendant la dictature (1976-83), a-t-on annoncé de source judiciaire.«îik tSm REUTERS DES MILLIERS de personnes ont participé hier à une cérémonie marquant le septième anniversaire du massacre à Srebrenica de 8000 Musulmans par les milices bosno-serbes.Ij>rs de l’hommage prononcé dans un champ près de la ville, les proches des victimes ont prié et écouté le chef de la communauté musulmane en Bosnie, Mustafa Ceric, qui a comparé ce massacre, considéré comme une des pires atrocités commises en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale, aux attentats du 11 septembre aux États-Unis.«Nous prions pour que le chagrin se mue en espoir, pour que la vengeance devienne justice et pour que les larmes des mères deviennent un rappel; pour que [ces] tragédies ne se reproduisent jamais», a-t-il dit.Des messages destinés aux Terriens du DXXIe siècle PIERRE BARTHÉLÉMY LE MONDE Terriens, à vos plumes! C’est un véritable appel à l’inspiration des peuples du monde qu’a lancé, mardi 9 juillet, sur le toit de la Grande Arche de la Défense, Jean-Marc Philippe, créateur du poétique projet KEO.Derrière ce nom se cache un satellite qui, d’ici deux ans, devrait quitter notre planète pour une mission unique dans l'histoire: rester en orbite autour de la Terre pendant 50 000 ans et y revenir en émissaire du passé, porteur des messages que les humains du XXI' siècle naissant lui auront confiés.Tout habitant de la planète est donc convié, selon l’expression de Jean-Marc Philippe, artiste scientifique spécialiste des métaux à mémoire de formes, à «rendre visite à ses propres pensées» et à les coucher sur le papier ou à les saisir sur le clavier d’un ordinateur.L’œuvre collectivç ainsi réalisée sera gravée dans des disques de verre assez solides pour résister à un séjour de 50 millénaires dans le milieu hostile qu’est l’espace.Les messages du genre humain ne seront pas les seuls «cadeaux archéologiques» qu’emportera KEO, sphère métallique ailée de 50 centimètres de diamètre.Les accompagneront une encyclopédie numérique dressant l’état des lieux de notre planète, une fresque de visages photographiés sur tous les continents, une plaque indiquant la configuration des planètes du système solaire lors du lancement — ce qui permettra aux astronomes du futur d’en retrouver la date — et un diamant dans lequel seront incluses quatre petites sphères d’or.«La première, explique Jean-Marc Philippe, renfermera une goutte d’eau de nos océans, la deuxième, un petit volume d'air, la troisième, une pincée de terre arable, et la dernière, une goutte de sang, prise au hasard, véritable signature génétique de l’es-pècç humaine.» À ceux qui le prenaient pour un doux rêveur farfelu, le concepteur de KEO a opposé la patience et la force de conviction.Il a dû en falloir une bonne dose pour rallier gracieusement à sa cause des sociétés et des institutions aussi sérieuses qu’Aérospatiale, Arianespace, le Commissariat à l’énergie atomique, le Centre national d’études spatiales, le ministère français des Affaires étrangères ou l’Agence spatiale européenne.KEO a par ailleurs été élu projet du XXIe siècle par lUNESCO.Toutes les études techniques préalables ont été menées à bien, une petite place gratuite a été réservée sur une fusée, probablement une Ariane 5.Il ne reste plus aux humains qu’à imaginer ce qu’ils veulent dire et transmettre à leurs très lointains héritiers.En espérant que, d’ici 50 millénaires, Homo sapiens n’aura pas trouvé le moyen de se détruire.Il existe deux adresses pour envoyer son message à KEO: par Internet à www.keo.org, par courrier à KEO, BP 100, 75262 Paris, Cedex 06.Et attention, les messages ne doivent pas dépasser quatre pages.TCHÉTCHÉNIE Les ONG désespèrent des autorités AGENCE FRANCE-PRESSE Moscou — Les organisations de défense des droits de l’homme ont annoncé hier qu’elles cessaient de coopérer avec les autorités en Tchétchénie, où la situation continue de se dégrader dans la quasi-indifférence de la communauté internationale.«Nous avons compris que rien ne changera.Nous ne voulons pas cautionner une telle situation», a déclaré Tatiana Kassatkina, une responsable de l’organisation russe de défense des droits de l’homme Memorial.Cette organisation participait depuis le début de l’année, aux côtés d’associations tchétchènes de défense des droits de l’homme, à des réunions régulières avec les autorités locales, le Parquet, les services de sécurité (FSB, ex-KGB) et l’armée russe.Cette coopération a abouti en mars à la publication d’une directive de l’état-major russe réglementant les opérations de «ratissage» de l’armée contre les rebelles dans les localités.Ces raids donnent régulièrement lieu à des abus contre les civils dénoncés par les ONG, comme des exécutions sommaires, des tortures et des pillages.Cette directive prévoyait que ces opérations se déroulent en présence des maires et de représentants du Parquet et du FSB.Les infractions des militaires devaient être consignées dans un procès-verbal signé par les responsables locaux.«L’ordre du général Vladimir Moltenskoï [commandant des forces russes dans le Caucase du Nord] n’a jamais été respecté et aucun militaire n’a été puni», a déclaré Tatiana Kassatkina.Cette coopération finit par «jeter le discrédit sur nos organisations.1m population tchétchène a cru en nous et espérait des changements, mais rien n’a changé», a-t-elle estimé.La dernière réunion avec les autorités tchétchènes prorusses a eu lieu au début de la semaine à Grozny.«Les ONG ont maintenant compris que ces réunions ne servaient qu’à foire la propagande de Moscou et que les droits des civils continuaient à être violés», a déclaré le responsable du «comité tchétchène de salut public», Rouslan Badalov.Ces organisations s’interrogent désormais sur la nécessité de poursuivre les contacts avec le Kremlin si leurs efforts n’aboutissent pas à une amélioration de la situation dans la république indépendantiste.Celle-ci ne semble guère en prendre le chemin, d’autant plus que les pressions de [’Occident sur la Russie ont nettement diminué depuis les attentats du 11 septembre, après lesquels le président Vladimir Poutine a rallié les Occidentaux dans leur lutte antiterroriste.L’organisation Médecins sans frontières (MSF) a condamné mardi les autorités russes pour avoir déplacé de force des réfugiés tchétchènes d’un camp du nord de la république, critiquant au passage «l’inaction» de l’OSCE, de l’ONU et de la communauté internationale.les réfugiés ont été relogés temporairement à Grozny alors que les femmes de ce camp avaient exprimé des craintes pour la vie de leurs fils dans la capitale tchétchène en proie à l’insécurité, selon MSP Les autorités russes ont affirmé à plusieurs reprises leur volonté de fermer les camps de toile avant l’hiver prochain.«Autrefois, l’opinion de l'Occident était d'un grand soutien pour les organisations russes de défense des droits de l’homme.Mais aujourd'hui, l’adhésion de Moscou à la coalition antiterroriste a pour résultat de foire pardonner les violations des droits de l’homme», constate avec amertume la présidente du groupe Helsinki pour Moscou, lioudmilaAlexeîeva.Viol et justice dans une Inde marquée par les castes AGENCE FRANCE-PRESSE T odhpur — Une femme de 23 ans appartenant à la J caste des dalits, ou «intouchables», la plus basse de la société hindoue, a porté plainte pour avoir subi un viol cojlectif par quatre hommes d’une haute caste dans l’Etat du Rajasthan, dans le nord de l’Inde, a indiqué la police hier.La jeune femme, Suha Devi, a affirmé avoir été violée par Khema Ram Choudhury, chef du village de Piparly, dans le district de Barmer, et par trois de ses hommes alors qu’elle s’était rendue chez le chef du village le 1" juillet.La jeune femme, employée journalière à Piparly, «a été brutalement violée et terrorisée par Choudhury et trois de ses hommes quand elle s’est présentée pour toucher son salaire.Elle a déposé plainte pour acte criminel», a précisé le chef de la police de Barmer, S.Sanghathair.«Si ces accusations tiennent, les quatre hommes seront condamnés à une forte peine.Malheureusement, les neuf jours qui se sont écoulés ont empêché la collecte d’indices médicaux nécessaires pour arrêter rapidement les criminels», a ajouté le policier, précisant que les enquêteurs recherchaient à présent des témoins.Menaces Suha Devi a déclaré à l’AFP que des anciens du village avaient menacé sa famille de représailles si elle portait plainte.«Ils ont dit que si j’allais voir la police, je serais chassée du village et que des choses pires encore m'arriveraient», a raconté la jeune femme.«On me regardait tout le temps.Mais mon mari et moi-même avons réussi à nous échapper du village pour aller porter plainte.Nous avons voyagé jusqu’à Barmer pour rencontrer le chef de la police car nous avions peur d’aller au poste de police de notre village», a-t-elle ajouté.Selon des statistiques publiées au Parlement indien en avril, plus de 28 000 crimes, dont des meurtres et des viols, ont été commis en Inde l’an dernier par des membres des hautes castes contre des victimes appartenant aux basses castes.Les dalits, la plus basse des castes, rassemblent environ 16 % de la population indienne.Le système des castes a été en théorie aboli en Inde en 1947 et toute discrimination sur la base de ce système est aujourd'hui considérée comme illégale.Mais dans les zones rurales, où vivent presque les trois quarts des plus de un milliard d’indiens, ce système domine encore la vie quotidienne et décide du lieu où les gens vivent, de qui ils peuvent épouser et du travail qu’ils peuvent faire.Certains chefs locaux appartenant aux hautes castes sont accusés d’utiliser leurs armées privées pour terroriser les paysans et membres des basses castes afin de les maintenir au bas de l’échelle sociale. L K DEVOIR.LE VENDREDI 12 JUILLET 2 0 0 2 ÉDITORIAL Le fiasco de Bush Trois jours se sont écoulés depuis que le président Bush a dévoilé son plan de lutte contre la corruption qui gangrène l’économie nord-américaine.À observer les réactions concrètes, les gestes mesurables des investisseurs, la stratégie développée par la Maison-Blanche se résume à un retentissant fiasco.Et ce, parce que le président des États-Unis ne s’attaque pas à ce qui ronge actuellement le cœur de l’univers financier.S Serge Truffaut ?imultanément au discours de Bush à Wall Street, on apprenait que le géant pharmaceutique Merck avait tripoté à qui mieux mieux les colonnes de chiffres.24 heures plus tard, le procureur de Denver ouvrait une enquête pour faire la lumière sur les magouilles conçues par la direction de Qwest Communications alors qu’au Texas l’organisme Judicial Watch indiquait avoir déposé une plainte contre le vice-président Dick Cheney pour les malversations qu’il aurait concoctées alors qu’il était chef de la direction de la société pétrolière Halliburton.Hier, les autorités boursières confiaient qu’une enquête avait été ouverte pour faire la lumière sur les jongleries comptables qu’un autre géant pharmaceutique, Bristol-Myers, avait réalisées pour mieux berner le petit actionnaire et les gestionnaires de portefeuille.Parallèlement à tout cela, la Bourse a poursuivi sa dégringolade à un rythme passablement plus rapide après l’exposé de Bush qu’au cours des jours antérieurs.Bref, c’est la débandade.M ^ J II en est ainsi parce qu’on a composé un ^ b cocktail détonnant fait de conflit d’intérêts sur les fronts de la comptabilité, du bancaire et des valeurs mobilières, de mansuétude des médias, de lâcheté politique et d’usage outrancier du régime dit de stock-options.Ainsi que l’a constaté Jeffrey Garten, doyen de la faculté d’administration de l’université Yale, que cite d’ailleurs longuement le Washington Post, il est désormais acquis que tous les acteurs du monde des affaires sont directement ou indirectement impliqués dans le phénomène de déliquescence éthique qui frappe le monde économique.Si la méfiance des gestionnaires de fonds de pension est depuis deux jours plus marquée qu’elle ne l’était antérieurement au plan de Bush, c’est que rien n’a été conçu pour parer aux contrecoups éminemment nocifs des stock-options.Lorsqu’on avait décidé, dans les années 80, que la rémunération des membres de la direction d’une entreprise devrait être liée à la performance de celle-ci, on ne se doutait pas qu’on ouvrait un vaste boulevard à l’avidité, à la cupidité.En soi, le régime de stockoptions est tout simplement un scandale tant il favorise la fraude.À cet égard, le cas de WorldCom est éloquent.Selon une étude de Merrill Lynch, si les coûts afférents aux stock-options alloués aux dirigeants de la société avaient été soustraits, comme il se doit, de ses livres, alors ses revenus réels pour l’exercice 2001 seraient de près de 60 % inférieurs à ce qui a été communiqué.Au fond, le pire en ce qui a trait à l’indifférence de Bush en la matière se retrouve entièrement dans l’affaire Enron.Voilà donc un président qui a la prétention de prendre la défense des petits actionnaires et des épargnants.H signe, son intervention neuf mois après l’éclatement de la bulle Enron.A titre de chef de l’exécutif américain, il sait pertinemment que les malfrats d’Enron ont abondamment usé des stock-options pour se remplir les poches et ne pas payer l’impôt fédéral grâce aux déductions fiscales inhérentes à ce véhicule financier.Qu’on y songe: l’utilisation des avantages fiscaux a permis à Enron d’éliminer les 625 millions $US, soit un milliard $CAN, que cette entreprise devait au gouvernement.En s’abstenant de renverser radicalement la tendance qui a cours depuis des années, le président Bush n’a fait qu’amplifier les problèmes, comme en témoignent les vives réactions des fonds de pension.Comble du ridicule — pour Bush s’entend —, voilà que tous les sénateurs, y compris les républicains, ont désavoué celui-ci en modifiant sur le vif la loi présentée par les démocrates afin que celle-ci soit plus musclée que ce qui avait été prévu initialement.Et, une fois n’est pas coutume, cette loi a été votée à l’unanimité.Dans les semaines qui viennent, il est à espérer que le président Bush facilitera l’adhésion de la Chambre des représentants aux principes développés par les sénateurs.Si tel n’est pas le cas, si le président ne prend pas la hauteur qui s’impose, s’il décide de camper sur les positions qu’affectionnent les néolibéraux, il transformera la fonction qui est la sienne en chef d’orchestre des voyous à cravate.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information MICHEL VENNE Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, MARIE ANDRÉE LAMONTAGNE, LOUIS LAPIERRE Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE fuAACf ^ ffftuVfS 0P€uR p£ &KPUWN Pg Ffu !)g fpfrrr PE PÊCMmTpKp/ViToiÇ frMAMCtfRg Ni plan ni action Malgré la volonté de Jean Chrétien et de son équipe, la déception est grande.Le «plan d’action» proposé à l'Afrique ne contient ni plan ni action.Il ne propose pas, en dehors de l’allégement de la dette, d'engagements financiers fermes accompagnés d’un calendrier et d’objectifs précis pour aboutir à des résultats concrets.11 n'est même pas clairement établi que la moitié des 12 milliards alloués par les pays du G8 à l’aide au développement d’ici 2006 sera destinée à l’Afrique, alors que cela semblait être une cause entendue.S’il s’agissait d’inaugurer un nouveau partenariat, c’est donc raté: les pays du G8 soumettent une nouvelle fois les Africains à de strictes conditions sans en envisager aucune pour eux-mêmes.En outre, le Nouveau Partenariat pour le développement de l'Afrique (NPDA), que vient appuyer le plan d’action du G8 mais sur lequel la société civile africaine n’a pas été consultée, prolonge l’agenda néolibéral qui, depuis 20 ans, n’a apparemment eu pour autre effet que d’aggraver les problèmes que les plus pauvres ont payés au prix fort Par ailleurs, les pays du G8 semblent se diriger vers davantage d’aide bilatérale, ce qui, à la différence de l’aide multilatérale, permet d’imposer davantage de conditions et de conserver la mainmise sur l’usage des fonds.Ainsi, par exemple, le plan d’action ne mentionne pas de financement particulier pour le programme accéléré d’éducation de la Banque mondiale, qui a pour but d'apporter une aide financière aux pays qui font des efforts en matière de politique d’éducation.Même chose pour le Fonds mondial de lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose, pour lequel des demandes à hauteur de cinq LETTRES -?- milliards par an ont été acceptées alors que le fonds ne dispose pour le moment que de 1,9 milliard de dollars, somme prévue sur plusieurs années.Cruelle ironie: au moment même où le G8 dévoilait sa pieuse déclaration d’intentions, l’ONU publiait de nouvelles données sur les ravages du sida en Afrique, qui touchent tous les segments de l’économie et de la société: croissance rapide du nombre d’orphelins, baisse de la productivité agricole, manque de professeurs, baisse des effectifs de police, etc.Dans certains pays comme le Zimbabwe, c’est plus de 30 % de la population qui est infectée.Le plan d’action pour l’Afrique du G8 apparaît donc bien dérisoire au regard de ce début de catastrophe.La «réforme», le «nouveau partenariat», le «New Deal» ou le «plan Marshall» n’ont donc pas vu le jour.De quoi demeurer inquiet quant aux chances de survie de l’Afrique.Boris Jacouty Chercheur, Résultats Canada Ottawa, 5 juillet 2002 Un populisme inquiétant Toutes les personnes que j’ai rencontrées qui applaudissent au succès de l’ADQ ignorent absolument tout du contenu de son programme.J’ai eu la nette impression que ces personnes, soit déçues par leurs gouvernements, soit perdues devant la complexité de la chose politique, projetaient naïvement leurs rêves et leurs espoirs sur l’écran «vierge» que l’image de Mario Dumont leur offre.Certains vont jusqu’à dire que le jeune chef au moins n’a pas peur de parler du très haut taux de suicide au Québec.Ils ne semblent pas s'apercevoir que si l’ADQ était porté au pouvoir, le taux de suicide augmenterait probablement Ce n’est pas la flat tax, la mé- decine à deux vitesses, l’indexation des frais scolaires, bref, ce n’est pas en entrant de plain-pied dans la danse sordide du capitalisme sauvage qu’on va humaniser notre société.C’est triste à dire, mais le PQ, aujourd’hui, paie très cher pour le vide qu’il a lui-même provoqué.Bernard Landry, avec ses manœuvres politiciennes, a réalisé son rêve personnel en devenant premier ministre.Tout débat d'idées a ainsi été écarté.Aucun vent frais.Rien.Il a réussi à tuer ce qui restait de vivant au sein du PQ.Pour un parti à l’origine porteur d’espoirs et de rêves, une telle trahison est jugée plus sévèrement par ceux qui ont une certaine conscience politique.Les autres sentent que la société va nulle part et cherchent ailleurs.La déception est profonde et sentie par tous.Un très grand vide est créé.Cela ouvre grand les portes à un populisme des plus inquiétants.Benoît LeBlanc Montréal, juillet 2002 L’homme est égoïste On parle de 46 feux de forêt, peut-être même plus.N’aurait-il pas été possible de prévenir?Arroser toutes ses forêts à risque au Québec il y a quelques jours, alors qu’on était au début de la canicule, aurait été plus sage que d’éteindre les feux comme on le fait en ce moment Qui en avait le pouvoir, le fédéral ou le provincial?Et tout le monde parle d’environnement.Ce n’est pourtant pas compliqué de penser à arroser nos forêts avant qu’il ne soit trop tard.Je trouve déplorable, alors qu’on suait tous à grosses gouttes, qu’on n’ait pas été plus responsables.L’homme est égoïste.Daniel Labonté Le 7juillet 2002 LIBRE OPINION -?- Le crime d’être Israélien et la mort d’une certaine idée de l’université ANNETTE PAQUOT Professeur titulaire à l’Université Laval et directrice du département de langues, linguistique et traduction Le 6 avril dernier paraît dans le journal britannique The Guardian un texte signé par plus d’une centaine de professeurs d'université appelant à un boycottage des liens avec Israël en matière de recherche et de culture.Un appel analogue à un boycottage des institutions israéliennes est publié quelques jours plus tard dans Ubératùm.Le 25 mai, Mona Baker, professeur à l’Institut des sciences et technologies à l’université de Manchester (UMIST), directrice de la revue The Translator - Studies In Intercultural Communication (publiée par SL Jerome Publishing, dont elle est propriétaire) et signataire de plusieurs pétitions de ce genre, écrit à Miriam Shlesinger, de l’université Bar-llan, lui demandant de démissionner du comité de rédaction de The Translator.Sur son refus, peu après, elle l'informe d'autorité qu'elle ne (ait désormais plus partie des instances la revue: -Je ne peux supporter plus longtemps, lui écrit-elle, l'idée de axtpérer avec des Israéliens en tant que tels, à moins que ce ne soit explicitement dans le cemtexte d’une lutte pour les droits de I Tumme en Palestine.* Le 8 juin, Mme Baker signifie officiellement à Gideon Toury, titulaire de la chaire Bernstein de théorie de la traduction à l’université de Tel-Aviv, qu’il doit taire le même choix: démissionner ou être démis de ses fonctions de consulting editor de la revue Translation Studies Abstracts, qui appartient aussi à St.Jerome Publishing.Elle ajoute: «Ma décision est politique, non personnelle.En ce qui me concerne, je vous considérerai et vous traiterai toujours comme des amis, sur un plan personnel.Mais je ne souhaite plus maintenir une association officielle avec quelque Israélien que ce soit dans les circonstances actuelles.» Il faut savoir que jusqu’alors, la collaboration entre Mona Baker et ses collègues israéliens avait toujours été fructueuse, leurs relations, cordiales, et qu’ils jouissent tous les trois d’une réputation enviable.Science et politique Comme Miriam Shlesinger, Gideon Toury n’accepte pas de démissionner.S’ils refusent de mêler science et politique, les deux universitaires ne contestent pas à la propriétaire de ces revues scientifiques le pouvoir de les démettre de leurs fonctions.In nouvelle de ces mists à l’écart pour cause de nationalité se répand «mime une traînée de poudre dans les milieux de la traductologie (étude scientifique de la traduction) et de la linguistique, dans le monde universitaire et dans la presse générale.Le bulletin de 1’European Society for Translation Studies (ESI) du mois de juin publie une déclaration de son président, qui s’inquiète du traitement subi par deux membres éminents de son association et demande à Mme Baker de revenir sur sa décision.In déclaration du président est citée en partie par le quotidien Haaretz du 16 juin (en hébreu et en anglais).1 n nouvelle est reprise le 18 juin par une revue américaine, Chronicle of Higher Education.Ici, au Canada, The National Post consacre à cette affaire un article en première page' dans son édition du 8 juillet.Parallèlement, un intense débat s’engage par la voie du courrier électronique.les messages de sympathie ou de condamnation se multiplient.Adressés à Mona Baker, aux deux Israéliens ou aux institutions scientifiques et universitaires, ils invoquent tantôt des arguments politiques, tantôt—le plus souvent semble-t-il — des arguments plus généraux, mettant en cause des principes universitaires et moraux.Et, en effet, cette affaire n’est pas anodine et dépasse de beaucoup le monde universitaire.En fait, elle pose des questions importantes qui foment chacun d’entre nous à réfléchir sur les notions d’université et de liberté universitaire, sur l’appartenance et sur le respect des droits fondamentaux des individus.C’est sur la base de leur réputation scientifique et professionnelle que les deux collègues israéliens se sont fait confier les responsabilités qu’ils ont exercées pour ces revues.Comment justifier qu’elles leur soient retirées uniquement à cause de leur citoyenneté, seul motif qu’invoque, très explicitement, Mme Baker?L’appartenance à une nation serait-elle devenue un critère de compétence?On sait bien que non.Si Mme Baker a agi de la sorte, c’est pour des raisons politiques.Et cela, aucun universitaire sérieux ne peut l’accepter.Comme le demande le professeur Michaël Mar-rus, de l’université de Toronto, qui, désormais, «va respecter l’indépendance académique de ces publications ?» le professeur Daniel Gile, de l’Université de Lyon 2, pose lui aussi des questions embarrassantes pour Mme Baker.«Jusqu’où ira ce boycott: va-t-elle interdire la publication de comptes rendus des publications de Gideon Toury et de Miriam Shlesinger dans sa revue?Va-t-elle interdire à ses étudiants de les citer?» Ne nous y trompons pas: de la réponse à ces questions dépend le sort de la vie intellectuelle, et cet épisode sonne peut-être la fin de l’université libre.Un déséquilibre dans la réprobation Dans l’une des pétitions, il est question de boycottage des institutions et précisé que les individus ne sont pas visés.Mais cette distinction n’est pas reprise par tous et certains estiment que par leur seule appartenance à une université, les professeurs la représentent en tant qu’institution.Posons donc la question: qu’est-ce, pour un universitaire, que représenter une institution?Suis-je le représentant de mon université quand, en tant que professeur, je donne une communication à un congrès scientifique?Ne suis-je pas là pour présenter mes réflexions et le résultat de mon travail?Cefte objection est valable — a fortiori — en ce qui concerne le gouvernement des universitaires dans l’exercice de leur travail ne représentent pas plus leur gouvernement que leur institution.Par sa nature même, leur travail doit ignorer les frontières nationales ou étatiques, car la vérité scientifique les ignore aussi: il n’y a pas de science russe ni américaine ni israélienne.Seule une idéologie totalitaire et périmée affirme le contraire.On sait où cela a mené.L’une des pétitions invoquées dans ce débat mentionne explicitement les droits de l’homme.Il est pour le moins ironique (mais, hélas, ce n’est pas la première fois!) qu’en leur nom, ceux de personnes bien réelles soient bafoués si ouvertement ! On ne peut ignorer non plus que le boycottage vise exclusivement Israël, et il faut se demander pourquoi il ignore tant de comportements condamnables lorsqu’ils sont le fait d’autres pays, à commencer par les attentats suicide commis par les terroristes palestiniens.Par exemple, il n’y a pas de boycottage universitaire de la Russie pour ce qu’elle fait en Tchétchénie ni de la Chine pour son occupation du Tibet.Cette sévérité implacable contre le seul Etat juif, cette indignation sélective, ce déséquilibre dans la réprobation, tout cela devrait paraître suspect à tout esprit non prévenu et l’amener à s’interroger honnêtement sur la tendance actuelle, si forte dans certains milieux intellectuels, à la démonisation d’Israël.Au nom des valeurs qui doivent être non seulement celles de tout intellectuel mais aussi celles de toute personne soucieuse du respect des droits fondamentaux, les universitaires devraient exprimer leur solidarité et leur soutien à leurs deux collègues israéliens, si injustement traités.En tant que citoyens d’un pays libre et démocratique, comme l’est l’État d’Israël, nous devons tous protester aussi contre toutes les manœuvres politiques qui tendent à faire mettre ce pays au ban des nations.Elles sont la négation des principes qu’elles prétendent défendre. L E I) K V 0 I K , L E V E N D R E D I 12 .1 11 I I.L E T 2 » 0 2 1 IDÉES A 7 Proposition de réforme des institutions démocratiques Le pouvoir aux citoyens Un beau défi d’ici les prochaines élections CLAUDE BARITEAU Anthropologue ANDRÉ CAMPEAU Anthropologue JEAN-PIERRE ROY Avocat e ministre responsable de la Réforme des institutions démocratiques, Jean-Pierre Char-bonneau, a rendu public un document de réflexion sur nos institutions démocratiques.Accueilli tantôt avec réserve, tantôt avec intérêt, il met en avant des idées originales.Plusieurs de celles-ci sont partagées par une grande majorité de Québécois.Certaines se retrouvent dans le programme de l’Action démocratique du Québec (ADQ), notamment le recours à la proportionnelle, qu’appuient les dirigeants du regroupement Démocratie nouvelle.Au moment où, au Québec comme ailleurs, on s’interroge sur l’existence d’un certain ras-le-bol envers la politique et ses acteurs, ce document a le mérite de pointer des institutions en place et de suggérer, implicitement, des réformes qui assureraient une plus grande emprise des électeurs sur la politique québécoise.L’une d’elles est la séparation des pouvoirs, propre au système républicain.Une autre propose des élections à date fixe pour le premier ministre et les députés, ces derniers constituant, si la séparation des pouvoirs est acquise, une chambre de représentants responsables de l’adoption des lois alors que le premier ministre se doterait d’un cabinet pour assumer l’administration gouvernementale et dont les membres, moins nombreux que les ministres actuels, ne seraient pas des députés.Inspirée en partie du modèle républicain américain, lui-même issu des thèses de Montesquieu, la séparation proposée des pouvoirs aurait le mérite de renforcer le rôle des députés et d’obliger les membres du cabinet à répondre de leurs actions.Chose certaine, avec cette proposition, députés et ministres s’investiraient autrement dans leurs tâches respectives.Il importe toutefois de souligner, ce qu’a négligé le ministre, qu'une telle séparation des pouvoirs a du sens lorsqu’il y a simultanément refonte et renforcement du système judiciaire ainsi qu’une plus grande indépendance octroyée aux juges.Par ailleurs, —ce qu’a aussi négligé le ministre —, aux Etats-Unis, on a créé deux instances législatives, le Sénat et la Chambre des représentants, dont les travaux sont l’objet d’une conciliation.Néanmoins, la proposition du ministre, si elle est actualisée, améliorera l’action des représentants du peuple.Dans le modèle britannique, nôtre depuis 1792, une telle amélioration est impossible.Plutôt que de laisser les coudées franches aux députés, ce modèle favorise le contrôle du pouvoir par le parti majoritaire, à commencer par son chef, à un point tel que les députés sont astreints à des contraintes partisanes visant à assurer la stabilité du parti au pouvoir.Quant à l’opposition, elle fait de même.Dès lors, en adoptant un modèle d’inspiration républicaine, on évacue du Québec le modèle britannique, du moins pour l’exercice des pouvoirs provinciaux.Si, un jour, le Québec devient un pays indépendant, nous aurons déjà franchi une étape dans l’institution d’un régime politique qui renforce le rôle des députés et le pouvoir des électeurs tout en encadrant celui du premier ministre.Diverses tendances Par ailleurs, avec le modèle républicain, des élections à date fixe deviennent implicites et l’élection du président, dont les mandats seraient limités à deux, se fait au suffrage universel.Reste alors la .t J# $ i mm ARCHIVES LE DEVOIR En adoptant un modèle d’inspiration républicaine, on évacue du Québec le modèle britannique, du moins pour l’exercice des pouvoirs provinciaux.Si, un jour, le Québec devient un pays indépendant, nous aurons déjà franchi une étape dans l’institution d’un régime politique qui renforce le rôle des députés et le pouvoir des électeurs tout en encadrant celui du premier ministre.question de la majorité absolue pour l’élection du président et celle de la représentation des diverses tendances au sein de la chambre des députés.Il y a plusieurs modalités envisageables.L’une d’elles est un système uninominal à deux tours à la manière française.Il a l’avantage de forcer des alliances mais le défaut de ne pas favoriser la présen- ce de partis représentatifs qui font pièfre figure.Un dosage équilibré serait le bienvenu.A cette fin, le ministre aurait intérêt à consulter des spécialistes en la matière afin de déterminer les voies les plus appropriées au contexte québécois.Trois autres points nous apparaissent importants à souligner.Le premier est l’introduction d’éléments proportionnels à l’intérieur du modèle britannique.Cette introduction, parce qu’elle va à l’encontre des objectifs recherchés par ce modèle, débouchera toujours sur des ajustements qui ne résoudront que partiellement les problèmes qui lui sont propres.Avec elle, le rôle des députés demeurera le même.Seule en découlerait une meilleure représentation des tendances, ce qui ne corrigerait pas les difficultés découlant de la responsabilité ministérielle.Le deuxième point est la prise en compte des régions et des autochtones.le ministre Charbonneau avance ici des propositions osées.Une chambre des régions, chaque région étant représentée par deux sénateurs élus, permettrait peut-être de favoriser un meilleur équilibre entre les grandes villes et les régions.Dans cette perspective, pourquoi ne pas créer une région administrative constituée des électeurs vivant en milieu autochtone?Ces derniers, en très grand majorité des autochtones, auraient alors un pouvoir équivalent à celui des deux représentants de la région de Montréal.Il y a là une avenue prometteuse.Un travail de réflexion s’impose pour en délimiter les contours sqns pour autant transformer ces régiqns en autant d’Etats locaux, comme c’est le cas aux Etats-Unis.Le troisième point a trait à la mobilisation des électeurs, la formation à une vie politique active et l’accessibilité aux institutions.Ix?ministre évoque ces points.Nous estimons que sa réflexion devrait porter principalement sur tous les sans-voix et aller au delà des mécanismes identifiés pour assurer une plus grande participation de certains groupes d’électeurs, d’une part, et du soutien aux organismes de la société civile pour faire des démarches en commission parlementaire, d’autre part.Ces points ne sont pas secondaires.Il en est ainsi de la création d’un conseil de la démocratie et de l’idée d’instituer une carte d’électeur.Dans ces deux cas, toutefois, il ne manque que l’audace d’agir.Un projet de loi Mais au fait, tout ce que ce document met en avant pourrait très bien se transformer en projet de loi dès le début de l’hiver 2003.Nous ne comprenons pas que le ministre ait opté en faveur de la préparation de plates-formes électorales.Sa consultation terminée, il aura en main tous les éléments pour procéder avant les élections.S’agissant d’ailleurs de cette consultation, le ministre aurait avantage à utiliser des moyens mieux appropriés que des états généraux.Ce mode de consultation appartient à une autre époque.Pourquoi ne pas se servir de la télévision et d’Internet pour lancer le débat et par la suite organiser des forums sur des points litigieux en vue de les clarifier?Le ministre a les moyens de tirer avantage des façons de faire privilégiées par René Lévesque.Cela étant, il faudrait que le ministre Charbonneau précise clairement que son projet de réforme des institutions démocratiques du Québec ne modifie en rien le statut du Québec au sein du Canada.Ce statut demeurera celui d’une province aux pouvoirs délimités par la Constitution canadienne.Avec ce projet, les Québécois ne se transformeront pas en citoyens du Québec.Ils demeureront des citoyens du Canada.En d’autres termes, ce projet ne fait pas du Québec un pays indépendant.Il s’inscrit uniquement dans la foulée des attributs particuliers (Assemblée nationale, capitale nationale, etc.) auxquels bon nombre de Québécois aiment se référer.Pour ces seules raisons, le ministre devrait légiférer à l’hiver 2003, quitte à préciser que les nouvelles règles prendront effet après les prochaines élections.S’il procède ainsi, il laissera un héritage significatif.En livrant son projet aux aléas d’un scrutin, il prend le risque que celui-ci demeure à l’étape de simple projet ou, pire, qu’il se transforme en des ajustements quelconques du modèle britannique qui nous a été imposé en 1792 par un pouvoir à l’époque colonial, remplacé depuis 1867 par un autre: le Canada.Pour en finir avec les crises en santé Pourquoi ne pas envisager de recourir aux étudiants en médecine de niveau postdoctoral qui possèdent déjà leur permis de pratique ?JEAN MARC FOURNIER Député de Châteauguay et porte-parole de l’opposition officielle en matière de santé IT ne autre crise dans les urgences de nos U hôpitaux, une autre menace de loi spéciale du ministère de la Santé: n’en avons-nous pas assez des décisions à courte vue, des solutions circonstancielles aux il=J effets secondaires pervers?Une loi spéciale ne peut pas être la réponse à tout.Aucune loi spéciale ne peut créer de nouveaux médecins.Depuis deux ans et jusqu’en 2005, le Québec devra se contenter des plus petites cohortes de médecins des 25 dernières années.Y a-t-il une loi spéciale qui remonte le temps et qui annulerait les diminutions importantes du nombre d’admissions en médecine depuis 1995?Cependant, personne ne peut accepter que des urgences d’hôpitaux soient fermées.Personne au ministère de la Santé, au Collège des médecins, dans les fédérations de médecins et dans les facultés universitaires de médecine ne peut ignorer que tous sont visés, que tous ont des responsabilités et que tous doivent accepter de changer le cours des choses.Le temps n’est plus à la recherche de coupables, c’est le temps des choix et de l’action.Pourquoi ne pas envisager de recourir aux étudiants en médecine de niveau postdoctoral qui possèdent déjà leur permis de pratique?Ainsi, on pourrait favoriser la poursuite de stages dans certaines urgences de régions pour quelques mois.Pour inciter ces jeunes médecins à accepter ces stages, ceux-ci pourraient être crédités dans leur programme de formation postdoctorale.Pour ce faire, les facultés devraient accepter de modifier les cursus.Autre avenue, celle des activités médicales particulières (AMP).Actuellement, les omnipraticiens œuvrant en clinique et comptant dix ans et moins de pratique doivent faire un certain nombre d’heures d’AMP par semaine parmi une liste d’activités auxquelles les régies régionales ont donné priorité.Deux avenues se présentent ici.D’abord, que les régies régionales et les départements régionaux-de médecine générale (DRMG) utilisent mieux leur marge de manœuvre en ce qui a trait au choix des AMP et donnent priorité à ce qui doit être prioritaire pour répondre plus efficacement aux besoins des patients.Ensuite, n’y aurait-il pas lieu de favoriser, selon les modalités qui peuvent être souples, la pratique d’AMP pour les médecins ayant plus de dix ans de pratique et aux médecins salariés du régime public?Certes, il n’est pas souhaitable qu’un médecin n'ayant pas l’expertise et la formation requise pour travailler en urgence le fasse, mais cette extension permettrait certainement de recruter quelques médecins supplémentaires pour servir aux urgences.Ceux qui ne pourraient pas être en mesure de participer à l’effort aux urgences pourraient alors être dirigés vers d’autres services, notamment vers les soins à domicile, ce qui aurait des effets bénéfiques sur l’engorgement des urgences.Par ailleurs, on doit éviter que le suivi des patients en clinique ne soit délaissé au seul profit d’une médecine d’urgence.Il faut inciter nos ressources médicales à poursuivre cette pratique en clinique une fois les AMP faites.Pour tenir compte de ces nouvelles charges et dans un esprit de véritable partenariat, les médecins doivent aussi y trouver leur compte.Des incitatifs doivent donc être dégagés, que ce soit en revoyant le plafond d’honoraires des médecins pratiquant en clinique ou autrement Ajoutons qu’il nous paraît inévitable que le gouvernement s’attaque rapidement aux problèmes organisationnels et à l’amélioration des conditions de pratique en urgence.On parle ici de l’ouverture et de l’accès aux salles de laboratoire et de radiologie, de l’accès à des lits tampons de courte durée1, de l’accès à des infirmières et autres professionnels en nombre adéquat.Enfin, il faudra aussi envisager des solutions à moyen et long tenne.A cet égard, nous nous permettons de rappeler ici des solutions que notre formation politique a déjà avancées à quelques reprises.Ainsi, dans les prochains mois, le gouvernement doit accélérer le rythme d’augmentation du nombre d’admissions dans les facultés de médecine, ce à quoi nous ajoutons l’incontournable nécessité d’implanter dans les facultés un programme de formation beaucoup mieux adapté à la pratique en région avec stages.Nous réitérons aussi l’importance d’implanter des budgets de la RAMQ dédiés à chacune des régions.C’est par là que passe une véritable décentralisation.Enfin, nous préconisons une modernisation des processus décisionnels en santé grâce à un commissaire général de la santé, une charte des droits du patient et un mécanisme d’analyse systématique des impacts et décisions du gouvernement affectant la santé.L’objectif visé ici est d’assurer plus de transparence, d’éviter la gestion de crise et de courte vue et de faire reposer les choix d’allocations de ressources sur des données probantes et neutres.Ces solutions doivent nous permettre de dégager une vision plus large des services de santé.Les groupes de médecine familiale ne peuvent constituer une réponse universelle.En effet, la crise dans les urgences ne doit nous faire oublier ni le triste sort réservé aux personnes âgées en hébergement, ni le faible taux de réponse en soins à domicile, ni les délais d’attente de chirurgie, ces derniers ayant augmenté de 30 % au cours des trois dernières années.Et nous ne parlons pas ici des services jeunesse, de réadaptation ou de prévention.Il y a beaucoup à faire, mais c’est le temps de le faire maintenant On peut changer le cours des choses, on peut se redonner une fierté en santé, on peut même redevenir un modèle.À chacun d’y mettre du sien pour mieux servir nos concitoyens.Le temps n’est plus à la recherche de coupables, c’est le temps des choix et de l’action L’ÉQUIPE DU DEVOIR I-A RÉDACTION Journalistes À l’information générale et métropolitaine : Gérald Dallaire (adjoint au directeur de l’information), François Cardinal (actualité municipale), Marie-Andrée Chouinard (éducation) Yves d’Avignon (sports): Paille des Rivières (éditorialiste), Jean Dion.Louis-Gilles Francœur (environnement), Benoit Munger (responsable du site Internet), Josée Boileau, Brian Myles (justice et faits divers), Isabelle Paré (santé): Michel Garneau (caricaturiste) : Diane Précourt (pages éditoriales, responsable des pages thématiques): Martin Duclos et Christine Dumazel (relecteurs): Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; à l’information culturelle : Michel Bélair (responsable), Jean-Pierre I-egault, Stéphane Baillargeon (théâtre), Paul Cauchon (médias), Caroline Montpetit (livres), Odile Tremblay (cinéma), Bernard Lamarche (arts visuels): à l’information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l'infiirmation), Dominique Reny, Éric Desrosiers, Valérie Dufour.Pauline Gravel, Claude Turcotte; à l’information internationale : Claude lAreaque, Guy Taillrfer.Serge Truffaut (éditorialisle); i\ l’information poli tique : Hélène Buzzetti, Manon Cornellier (correspondantes parlementaires à Ottawa), Mario Cloutier et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Kathleen Lévesque ; Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction) : Dniise-Maude Rioux Soucy (commis), la documentation Gilles Paré (directeur): Manon Deronie, Serge Laplante (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa).1JI PUBLICITE ET LE MARKETING, Jacqueline Avril, Jean de Billy, Gyslainc Côté, Marlène Côté, Martin Fournier, Véronique Géraud, Anouk Hurbutt, Christiane Legault, Jacques A.Nadeau.Claire Paquet, Micheline Ruelland, (publicitaires), I au renie Thériault (directrice adjointe).Manon Blanchette.Sylvie Laporte, Martine Bérubé (secrétaire).IJV PRODUCTION Christian Goulet (responsable de la pntduction), Claudine Bédard, Michel Bernatchez.Philippe Borne, Johanne Brunet.Danielle Cantara, Richard Des Cormiers.Donald Fillon, Olivier Zuida.INFORMATIQUE, Yanick Martel (responsable).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE, Linda Thériault (responsable service à la clientèle, distribution et tirage), Hélène Gervala, Marie-Éve Santerre, (coordonatrice à la promotion et à la sollicitation), Monique L'Heureux.Use Lachapelle, Rachelle Dvlere.L’ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable des semees comptables), Céline Ktiroy, Olivier lachambre (contrôleur), Ghislaine lafleur, Claudette Béliveau (adjointe-administrative), Claudine Chevrier.Chantal Rochon, Danielle Ross.IA FONDATION DU DEVOIR Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur générât).0 k I- E I) E V 0 I R .LE VENDREDI 12 .1 U 1 L L E T 2 0 0 2 A 8 MICROBES SUITE DE LA PAGE 1 ainsi périclité.Même l’industrie pharmaceutique s'est désintéressée de ces maladies.Mais au cours des dernières années, on s’est rendu compte que de plus en plus de pathogènes résistent aux antibiotiques.À cela s’est ajoutée la peur du bioterrorisme.» Autant de facteurs qui ont probablement incité l’équipe du D' Desjardins à se pencher sur le processus cellulaire de la phagocytose, dont sont dotés les mammifères pour combattre de nombreuses maladies infectieuses causées par des pathogènes intracellulaires, c’est-à-dire qui pénètrent dans les cellules.Parmi cette catégorie de pathologies figurent la tuberculose, la salmonellose (infection alimentaire provoquée par les bactéries salmonelles), les maladies transmises sexuellement comme la gonorrhée et la chlamydia, un ensemble de maladies tropicales et certains pathogènes susceptibles d’être employés comme armes bioterroristes, notamment Brucella, qui serait dévastateur pour les élevages bovins.Contrairement aux microbes tels Escherichia coli, responsable de la maladie du hamburger, qui demeurent à la surface des cellules et synthétisent des toxines provoquant une inflammation et une intoxication, les pathogènes intracellulaires réussissent à entrer dans les cellules du système immunitaire par invagination de la membrane cellulaire, qui les enveloppe littéralement dans un compartiment isolé appelé phagosome.On dit que les microorganismes sont phagocytés par les globules blancs qui arrivent sur le site de l’infection.Les microbes qui parviennent ensuite à prendre le contrôle du fonctionnement de la cellule qu’ils ont infectée commencent alors à se répliquer jusqu’au moment où leur nombre provoque l’éclatement de la cellule.Une fois libérées, les nouvelles copies du virus infectent les cellules environnantes.C’est grâce à la protéomique, cette nouvelle science qui consiste à identifier les grands ensembles de pro tèines qui composent un organelle — comme un phagosome — et à comprendre leur fonction, que l’équipe de Michel Desjardins a fait une découverte tout à fait inattendue.Cette découverte remet carrément en question un concept fondamental de la physiologie cellulaire, perpétué depuis des dizaines d’années dans les manuels de physiologie.Selon ce concept, les phago somes se forment par l’invagination de la membrane cellulaire.Or les chercheurs ont remarqué que de nombreuses protéines qu’ils avaient identifiées dans les phagosomes provenaient non pas de la membrane bordant la cellule mais d’un organite appelé réticulum endoplasmique, situé à l’intérieur de la cellule.Les scientifiques ont ainsi découvert que toutes les cellules du système immunitaire font appel au réticulum endoplasmique lors de la phagocytose, à l’exception des neutrophiles, les premières cellules à parvenir sur le site de l’infection.Or, contrairement aux macrophages, qui découpent les pathogènes en petits morceaux, appelés antigènes, qu’ils exposent à leur surface afin de provoquer la fabrication d’anticorps, les neutrophiles tuent les microbes et les réduisent à néant très rapidement.«Le fait que les neutrophiles et les macrophages utilisent des processus différents pour effectuer la phagocytose permet d’entrevoir de nouvelles thérapies qui viseraient ces cellules hôtes plutôt que les microbes, explique Michel Desjardins.Si on arrivait à préparer une drogue capable d’inhiber la phagocytose impliquant le réticulum endoplasmique, on frapperait ainsi les macrophages tout en préservant les neutrophiles.On favoriserait du coup l’entrée des microbes dans les neutrophiles, qui sont les cellules les plus efficaces sur la ligne de front.Le processus qui conduit à la fabrication des anticorps est quant à lui beaucoup plus lent.» La protéomique a également permis aux chercheurs de mettre en évidence les voies de signalisation utilisées par les pathogènes pour assurer leur survie au sein des cellules.«On croit que le pathogène envoie des signaux à la cellule pour subvertir son fonctionnement normal et l’interdire d’entrer en apoptose [i.e.de se suicider], précise Michel Desjardins.Une cellule qui sent qu’elle est en train de perdre la guerre contre les microbes choisit semble-t-il de se sacrifier au profit des neutrophiles qui prendront la relève.Or les micro-organismes semblent avoir développé des stratégies, des signaux, pour empêcher l’apoptose des cellules.Ces signaux représentent une nouvelle cible qu’il faudrait bloquer.» «Une telle approche qui agit sur les cellules hôtes pourrait permettre le traitement de l’ensemble des infections causées par internalisation des pathogènes au lieu d’avoir un médicament pour chaque maladie», souligne le chercheur.«Elle pourrait également réduire la durée de l’infection.» La découverte de l’équipe du Dr Desjardins est à ce point marquante qu’elle est publiée aujourd’hui dans la revue Cell, la publication la plus prestigieuse en science.Très peu de chercheurs canadiens ont en effet eu le privilège de voir leur travaux publiés dans les pages de cette revue.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, O' étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 le site Internet du Devoir, www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514)985-3360 Par courrier redaction ©ledevoir .corn Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514) 985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Devoir peut, à l'occasion, mettre la liste d'adresses de ses abonnés à la disposition d’organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de corres-(Kindance de ces organisations, veuillez en avertir notre service A la clientèle.Ij Devoir est publié du lundi au samedi par le Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9* étage, Montréal, (Québec), H3A :IM9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean, 800, boulevard Industriel,Saint-Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.L'agence Preste Canadienne est autorisée à employer et A diffuser les informations publtyet dans Lt Devoir.U Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc.900, boulevard Saint-Martin Ouest, lj»val.Envoi de publication — Knregistrement n" 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.-* LE DEVOIR *- ACTUALITES MÉDICAMENTS SUITE DE LA PAGE 1 CHSLD amorale et contraire à la loi.Dans les CLSC, à qui revient le mandat de faire les demandes de placement en centres d’hébergement pour les patients habitant sur leur territoire, cette façon de faire est dénoncée.«C’est inacceptable.Ça fait au moins deux cas portés à notre connaissance où les familles sont averties que leur proche ne recevra plus l’Aricept.Nous avons eu une demande de placement urgent qui a été évaluée par la pharmacienne du CHSLÏ).Or la loi prévoit que les résidents des centres d’hébergement ont droit aux médicaments gratuits, au même titre que toutes les autres personnes vivant à domicile ou hospitalisées», soutient un employé de CLSC de la région de Mont-réaj qui a requis l’anonymat A Montréal, on,cite notamment le cas des CHSLD Ixr cille-Teasdale et Émilie-Gamelin, où ces politiques sont appliquées automatiquement et ouvertement Le directeur des sendees professionnels (DSP) du CHSLD Lu-cüle-Teasdale, le I> Gilles Liboiron, a même confirmé et défendu cette politique de son établissement «Ce médicament crée beaucoup de problèmes dans les CHSLD, car nous avons des budgets fermés.Si nous donnons des médicaments coûteux dont l’effet est discutable, nous allons devoir couper dans des choses jugées plus es- S U I TE DE LA PAGE 1 que la baisse de près de 26 % des cours à Wall Street depuis leur apogée, le 14 janvier 2000 (le Dow Jones se situait alors à 11 723 poiqts), a coûté moins d’un point de croissance aux Etats-Unis, il estime néanmoins que l’accélération de ce mouvement «commence à affecter négativement les détenteurs de titres».Le Dow Jones a fondu de 18 % depuis mars.Hier, le principal indicateur de Wall Street a clôturé à 8801 points, son plus bas depuis le 27 septembre 2001, 15 jours après les attentat^ du 11 septembre à New York et Washington.A deux reprises, le Dow Jones a en outre testé le niveau de résistance du seuil des 8700 points avant de passer en dessous plus durablement, frôlant même les 8600 points.A l’issue d’une folle journée où les cours ont joué aux montagnes russes, la Bourse a terminé sur une note positive grâce à une chasse aux bonnes affaires.Quant au Nasdaq, le marché électronique où sont cotées toutes les valeurs de la haute technologie, malgré une progression de 2,11 % hier, il est passé d’un sommet de 5486 points en mars 2000 à 1374 points, une division par quatre qui reflète l’éclatement en 2001 de la bulle spéculative autour des valeurs Internet.Il est en outre juste au-dessus du plus bas de l’année 2002, inscrit la veille (1346 points), et bien en dessous du plancher de 1423 points atteint dans la foulée des attentats.La dépréciation des valeurs boursières «est un gros nuage qui assombrit les perspectives de l’économie amé- SUITE DE LA PAGE 1 La joyeuse bande reproduit la construction puis la destruction du paquebot réputé insubmersible, avec au départ 6,5 tonnes de ferraille et au finish un déversement de 30 000 litres d’eau.La farce malheureuse est répétée dimanche et lundi soirs.Le show se veut colossal cette année au FJPR Carmen, de la Compagnie Off, de Touraine, prendra le relais lundi soir dans une monumentale arène métallique de quelque vingt tonnes.Franchement, pourra-t-on jamais aller plus loin dans la surenchère scénique?Et après, ce sera quoi?La reconstruction de la tour Eiffel?Macbeth et ses bombardiers B-52?«Ce n’est pas un hommage à la démesure mécanique, bien au contraire: notre naufrage du Titanic parle de la décadence d’une société et de son arrogance technique», corrige Uwe Kbhler, directeur artistique de Titanick, philosophe à ses heures, rencontré hier sur le site en montage, angle Ontario et Hôtel-de-Ville.Les techniciens et les concepteurs attendaient les pompiers pour les tests aquatiques.La tragédie grotesque s’organise autour de trois étapes de la vie et de la mort du fameux navire: sa construction (en dix minutes s’il vous plaît), la première et dernière traversée, le naufrage.Le tout appuyant sur les relations entre les classes sur ce monde flottant et coulant.On dit que Titanick, la compagnie, pimente le cirque d’un zeste de Brecht En tout cas, le sujet demeure d’actualité.Les fils de presse relayaient cette semaine la nouvelle de la mort d’une des dernières survivantes du drame de 1912.Elle avait 98 ans.Mais le sujet peut agacer depuis Titanic le film.«On a rien à voir avec ça, mais on est encore plus en demande depuis le succès», commente alors Herr Kôhler.En fait, sa troupe allemande éponyme a été fondée en 1990, tout juste après la chute du mur de la honte.Elle compte 18 artistes de rue venus de l’Est (I>eip-zig) et de l’Ouest (Munster).«Aucun artiste ou technicien de IXhtest n’aurait voulu travailler dans nos conditions», dit le directeur.Il leur a fallu trois ans pour accoucher scéniquement du projet fou de ce spectacle qui a connu depuis 200 représentations, dans 18 pays.La bande compte sept propositions à son répertoire.Le Titanic de Titanick n’est pas seul.Le volet exté- sentielles pour le reste des patients», a-t-il fait valoir hier.Selon le Dr Liboiron, les bénéfices de l’Aricept n’ont pas été pleinement démontrés, notamment pour les patients n’habitant plus à domicile.Son efficacité mitigée pour les patients en hébergement, conjuguée à son prix exorbitant, explique la politique adoptée par le CHSLD il y a plus d’un an.Cette politique prévoit que tout patient nécessitant plus d’une heure de soins par jour n’a plus droit gratuitement à l’Aricept «Et nous ne sommes pas les seuls.Plusieurs centres de la région de Montréal et de Québec font comme nous.Nous devons nous concentrer sur les médicaments dont l’efficacité est prouvée.L’Aricept, ça peut facilement gruger 200 000 $ sur le budget de la pharmacie», a-t-il expliqué.Selon ce docteur, la plupart des médecins de famille prescrivent l’Aricept, ou ses équivalents, pour prévenir et retarder l’hébergement des patients atteints d’alz-heimer qui sont toujours à domicile.«Mais une fois rendus en hébergement, il a peu d’effet.Quand on l’arrête, cela ne fait d’ailleurs aucune différence», assure-t-il.Pourtant, ce dernier reconnaît avoir reçu au moins une vingtaine d’appels de familles concernées par le retrait du médicament À la suite d’une plainte déposée par un CLSC, le CHSLD devra d’ailleurs aller défendre sa position au mois d’août devant la Régie régionale de la santé et des services sociaux de MontréaLCentre.ricaine», estime l’économiste de Bank of Montreal.Le plus inquiétant, c’est qu’on ne sait pas si les cours sont proches du fond car «le sentiment des investisseurs est tellement négatif», note John Lonski.Ce pessimisme reflète surtout la médiocre rentabilité des entreprises, aggravée par la crise de confiance dans la véracité des bilans financiers en raison des scandales en série autour des manipulations comptables, ajoute-t-il.Pourtant, selon M.Lonski, l’économie américaine continue à montrer des signes de vigueur dans le secteur manufacturier par exemple dans la construction.Les demandes de financement immobilier ont augmenté de 24 % en juillet par rapport au même mois de l’an dernier, note-t-il.«Nous restons encore optimistes malgré l’accumulation des risques avec la situation boursière», remarque Sal Guatieri, qui table sur une expansion de 4,25 % au troisième trimestre et de 5 % pour les trois derniers mois de l’année.Si la Bourse se stabilise bientôt, la croissance devrait atteindre 2,8 % sur l’ensemble de 2002, selon John Lonski, un chiffre avancé par une majorité de conjoncturistes aux Etats-Unis, souligne-t-il.Résolument optimiste, Henry Aaron, un économiste de la Brookings Institution, ne pense pas que les récents mouvements sur les marchés vont compromettre la poursuite de la reprise économique.«La baisse des cours boursiers n’aide pas, avec des effets négatifs sur la consommation, mais je crois que les mouvements que nous observons jusqu’à présent n’auront pas d’effets durables sur notre économie», estime-t-il.rieur de la vingtième édition du FJPR compte plus de 300 artistes venus de neuf pays pour offrir à peu près 1713 représentations.Carmen, l’opéra de rue fait officiellement partie du volet théâtre du festival, même si la grande scène circulaire sera également installée en pleine rue, à l’intersection des boulevards de Maisonneuve et Saint-Laurent, près du Red light L’amour est enfant de la Main.Les spectateurs occuperont le centre de la piste.Ils assisteront à la représentation debout libres de se déplacer.Les comédiens, danseurs, musiciens et chanteurs lyriques se déploieront sur deux mezzanines, autour des parois.( «Car men est l’opéra le plus joué au monde et, à force d’en voir, nous avons eu envie de proposer autre chose», explique Philippe Freslon, co-metteur en scène du spectacle, joint hier matin dans un aéroport parisien d’où il devait prendre l’avion pour Montréal.«Nous avons entrepris des recherches, nous avons lu la nouvelle de Prosper Mérimée, nous sommes allés en repérage en Espagne.» Jusqu’à Séville.Jusque dans la manufacture de tabac où travaille le personnage de Carmen «Finalement, la compagnie s’est approprié Carmen, en permettant à l’univers lyrique de contaminer l’univers du théâtre de rue et viceoersa.» Les grands airs de Bizet seront chantés et le compositeur Benoît Louette a ajouté une trame originale.Carmen est incarnée par trois chanteuses et deux comédiens, pour bien marquer sa personnalité complexe.«Le théâtre de rue est en partie du théâtre d’avantgarde, dit encore M.Freslon.Nous cherchons à stimuler la fusion de trois grands axes: le traitement du public, le traitement de la scénographie et des décors urbains, le traitement de l’œuvre.» la Compagnie Off, formée il y a une vingtaine d’années, est l’une des plus importantes du théâtre de rue de France, qui en compte pourtant un bon millier.Le genre y est reconnu comme un art à part entière.Pas en Allemagne où, selon Uwe Kohler, les troupes comme la sienne se comptent sur quelques doigts d’une seule main.N’empêche, dans les deux cas, en France comme en Allemagne, on parle de fusion et de convergence des arts scéniques: le chant, la danse, la performance, la musique, le théâtre, mais aussi les arts visuels et l’architecture.Et le monumental, évidemment.À la Régie régionale de la santé, on confirmait hier que des discussions et des travaux ont été entrepris dans la foulée de cette plainte.«C’est un dossier actif et qui pose problème.Un comité de travail a été mis en place pour étudier cette problématique», a soutenu hier Lauréanne Collin, porte-parole de la Régie régionale.Au ministère de la Santé et des Services sociaux, qui a pourtant émis en 1997, dans la foulée de la création du programme d’assurance-médicaments, une directive claire obligeant tous les CHSLD à assumer totalement le coût des médicaments de leurs patients, on arborait hier une position plus mitigée.Selon Caroline Barber, porte-parole au cabinet du ministre de la Santé, François Legault, l’Aricept fait partie de la liste des médicaments d’exception.D est en conséquence couvert par l’Etat seulement quand un médecin remplit un formulaire d’autorisation au nom de son patient «Les établissements ont toute la latitude défaire les choix qu’ils veulent.Ce sont les médecins et les pharmaciens de ces établissements qui décident de prescrire ou mm le médicament, en fonction de critères médicaux Nous n’intervenons pas dans ces décisions», a-t-elle indiqué.Interrogée sur l’impartialité des établissements, qui doivent aussi gérer leurs budgets sans déficit, Mme Barber a indiqué qu’il n’y avait aucune pression exercée par le ministère pour influencer leurs choix.MARTIN SUITE DE LA PAGE 1 craignent maintenant des représaüles si leur nom est dévoilé.Ses anciens collègues Sheila Copps, John Manley et Allan Rock n’avaient pas le luxe de résister de la sorte.Hier, le conseiller en éthique Howard Wilson a diffusé une liste de leurs appuis financiers qui, sans avoir la transparence attendue, montre que si une campagne au leadership avait eu lieu cette année, les trois ministres n’auraient pas fait le poids face à Paul Martin.On ignore combien d’argent l’ex-ministre des Finances a réuni jusqu’à présent Interrogé à ce sujet hier, il a dit l’ignorer, les fonds ayant été versés dans une fiducie sans droit de regard mise sur pied peu de temps après son entrée au cabinet.Cependant, les dons à sa campagne sont présumés élevés.Selon les rapports dévoilés hier ainsi que des documents supplémentaires fournis par le camp Rock, les trois ministres n’ont pas les millions jugés nécessaires pour mener la lutte.Les ministres Sheila Copps et John Manley ont recueilli des sommes modestes, étant entrés tardivement dans la course, a précisé au Devoir le conseiller en éthique Howard Wilson.La ministre du Patrimoine, Sheila Copps, n’a déclaré que 54 489,97 $, un fonds composé essentiellement de dons de quelques centaines de dollars, dont plusieurs provenant d’entreprises et organismes culturels.Le nouveau ministre des Finances, John Manley, a présenté le rapport le moins précis.Il a déclaré des dons au montant de 171950 $, mais plus de la moitié de cet argent provient de son association de comté (96 000 $), sans qu’on sache de qui celle-ci a obtenu cet argent Certains donateurs se sont montrés très généreux, comme la firme d’avocats d’affaires Torys (25 000 $) et les consultants HDP Group (20 000 $).Selon M.Wilson, Mme Copps et M.Manley ont dû, comme M.Rock, rembourser au moins un donateur, soit parce qu’il ne voulait pas voir son nom dévoilé, soit pour éviter un éventuel conflit d’intérêts.M.Wilson s’est contenté de dire que le total des sommes remboursées par chaque candidat n’a jamais dépassé 50 000 $.Seul M.Rock a volontairement identifié le donateur remboursé: BCE Inc., qui lui avait versé 25 000 $ en décembre dernier.La cagnotte de celui qu’on disait le plus sérieux concurrent de M.Martin n’atteignait que 421 804 $ en juin dernier.Pourtant, selon ses propres documents, le ministry de l’Industrie a démarré sa campagne dès 1998.Etrangement, aucun don n’est rapporté pour l’an 2000.M.Rock, qui a décidé de jouer la carte de la transparence, au dire de son équipe, a aussi publié la liste de tous les dons versés à son association de comté depuis 1994, en plus de préciser la date de chaque don à sa campagne au leadership.On constate donc qu’il avait décidé d’accélérer la cadence cette année avec l’embauche d’organisateurs à temps plein.D est en effet le seul candidat à déclaré des contributions en espèces pour le paiement d’un nombre indéterminé de salaires.Ces derniers totalisent plus de 90 000 $, dont 89 304 $ payés en 2002 par le bureau d’avocats Sutts Strosberg.Cet effort est à présent théoriquement inutile puisque le premier ministre a ordonné à ses ministres de cesser de faire campagne.M.Martin, lui, continue la tournée qu’il a démarrée en Ontario et dans l’Ouest la semaine dernière.D sera au Nouveau-Brunswick en fin de semaine et devant l’Assemblée des Premières Nations la semaine prochaine.Il soutient toujours qu’il se prépare en vue A’«une éventuelle campagne à la direction du parti», évitant de sè prononcer publiquement sur le vote de révision du leadership qui aura lieu en février prochain et pour lequel Jean Chrétien tente de créer une organisation.Les rapports rendus publics par le conseiller en éthique n’ont donc rien ralenti.Ils démontrent plutôt, au dire d’Aaron Freeman, du groupe Démocratie en surveillance, l’insuffisance des règles en place pour assurer une véritable transparence du financement des courses au leadership.«Ces règles ont été conçues pour sauver le gouvernement de l’embarras.[.] Il faut que chaque dollar versé soit divulgué.Il faut que ce soit une exigence juridique complète, appliquée par un officier indépendant», dit-il, citant le problème des dons remboursés ou encore versés à travers l’association de comté.Le conseiller en éthique répond que ce genre de détour ne sera plus permis à l’avenir et que tous les dons devront être versés à une fiducie sans droit de regard.Les trois ministres doivent d’ailleurs en établir une.Quant à celle mise en place par M.Martin, M.Wilson la juge «adéquate et robuste» et fait comprendre qu’elle passerait le test des nouvelles règles.Avec la collaboration de Fabien Deglise BOURSES Le Dow Jones a fondu de 18 % depuis mars.Hier, le principal indicateur de Wall Street a clôturé à 8801 points, son plus bas depuis le 27 septembre 2001, 15 jours après les attentats du 11 septembre à New York et Washington.TITANIC ru* Sherbrooke •v.du Président-Kennedy ru* Salnte-Othertn# Twestaxo-awl CUn vxtewLerg cuisine française qui fait bonne impression ?CE MIDI : Entrée + salade d’épinard au saumon mariné à l’aneth + dessert.«15$ ?* CE SOIR: Deux tables d’hôtes avec apéro pour 50$ 359, av.du Président-Kennedy (coin de Bleury) • © Place des Arts • Tél.: 285-86B6 .gutenberg@qc.alra.com
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