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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 2002-07-11, Collections de BAnQ.

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Les syndiqués rabrouent leur employeur Page B 1 ISRAEL L’opposition qualifie de raciste un projet de Sharon Page A 5 w ww.ledevoir.co m ?- DEVOIR V O L .X C I I I N “ 1 5 3 ?I, E J E ü D I 11 J II I L L E T 2 O O 2 87c+taxes« 1 $ Ménopause : gare à la thérapie hormonale L'hormonothérapie provoquerait un accroissement du risque d'accidents cérébrovasculaires de 41 % et de crises cardiaques de 29 % PAULINE GRAVEL LE DEVOIR L* hormonothérapie de remplacement demeure ’ indiquée pour les femmes récemment ménopausées souffrant de symptômes qui les handicapent sérieusement dans leur vie.Toutefois, à la lumière des inquiétants résultats qui viennent d’être publiés dans le journal de l’American Medical Association (AMA), plusieurs gynécologues interrogés admettent qu’il faudra réduire autant que possible la durée du traitement.Le tarissement des hormones féminines à la ménopause induit chez certaines femmes des bouffées de chaleur, d’importantes sautes d’humeur, des insomnies, une grande fatigue et une sécheresse vaginale qui perturbe leur activité sexuelle.Autant de symptômes qui peuvent être traités par l’administration d’hormones synthétiques, des œstrogènes et des progestérones, en remplacement de celles qui ne sont plus sécrétées par les ovaires.En plus de contrer ces effets immédiats de la ménopause, l’hormonothérapie prévient aussi l’ostéoporose, le cancer de l’utérus et, croyait-on jusqu’à récemment, les maladies cardiaques.Or une grande étude lancée il y a cinq ans par des chercheurs américains dans le but d’évaluer les avantages et les risques de l’hormonothérapie de remplacement auprès de 16 600 femmes ménopausées âgées entre 50 et 79 ans a été interrompue en raison de la découverte que le risque de cancer du sein avait augmenté de 26 % chez les sujets ayant reçu la combinaison d’hormones.Outre ce résultat alarmant, l’étude, qui devait se poursuivre jusqu’en 2005, a également révélé un accroisse- Au Québec, près de 40 % des femmes reçoivent des hormones au début de leur ménopause.Seulement 5 à 10 % poursuivent une thérapie hormonale de remplacement au-delà de cinq ans.VOIR PAGE A 8: MÉNOPAUSE Pharmacie : non aux diplômes ontariens JEANNE CORRIVEAU LE DEVOIR Après quatre ans d’études en pharmacie à l’université de Toronto, Sharon Abitbol s’attendait à trouver sans difficulté un emploi à Montréal, la ville où elle est née et où elle a grandi.Malgré l’importante pénurie de pharmaciens que connaît le Québec à l’heure actuelle, elle devra attendre un an avant de pouvoir exercer sa profession.Même l’Ordre des pharmaciens du Québec reconnaît qu’il s’agit d’un délai difficilement justifiable.lii jeune diplômée de 23 ans a été fort déçue lorsqu’elle a appris qu’en plus de l’examen de français obligatoire, il lui faudrait suivre deux cours supplémentaires à l’université et faire un second stage avant de pouvoir exercer son métier au Québec.«Je ne comprends pas pourquoi, à l'intérieur d'un même pays, mon diplôme n’est pas reconnu.La pharmacologie est pourtant la même», indique-t-elle.Les cours que doit suivre la jeune femme portent principalement sur la législation québécoise et l’organisation des services de santé au Québec.Ils sont «Je ne comprends pas pourquoi, à l’intérieur d’un même pays, mon diplôme n’est pas reconnu» VOIR PAGE A 8: PHARMACIE INDEX Actualités.A 2 Annonces.B 6 Avis publics.B 4 Bourse.B 2 Culture.B 8 Économie.B 1 Éditorial.A 6 Idées.A 7 les sports.B 5 Mots croisés.B 4 Télévision.B 7 Météo.B6 ï!fÉs8 Mm Le sida fera 25 millions d’orphelins d’ici 2010 PATRICIA REANEY REUTERS Barcelone — La pandémie du sida est à l’origine d’une crise des orphelins d’une ampleur sans précédent, comparable aux temps de guerre, qui pourrait priver 25 millions d’enfants d’un ou de leurs deux parents à la fin de la décennie.Si, depuis le début de la conférence internationale de Barcelone sur le rida, chaque jour a apporté son lot de témoignages dramatiques sur les ravages du virus, le rapport sur les orphelins présenté hier par le responsable d’ONU-SIDA a été l’un des plus alarmants.«Le sida a créé une crise des orphelins», a expliqué Peter Piot, directeur d’ONUSIDA L’Afrique subsaharienne, où 28,5 millions de personnes sont contaminées par le virus, détient également le plus fort taux d’orphelins.L’an dernier, quelque 34 millions d’enfants sont devenus orphelins, dont un tiers à cause du sida.VOIR PAGE A 8: SIDA AGENCE FRANCE-PRESSE L’Afrique subsaharienne, où 28,5 millions de personnes sont contaminées par le virus, détient également le plus fort taux d’orphelins.L’an dernier, quelque 34 millions d’enfants sont devenus orphelins, dont un tiers à cause du sida.U Afrique victime de ses tabous CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR Jusqu’à il y a un ou deux ans, l’Afrique a été tenue dans l’ignorance au sujet des dangers liés à la propagation du sida.Et à travers une chanson, intitulée Stop Aids, qui figure sur son disque Fight To Win, le chanteur nigérian Femi Kuti accuse directement les ministres des religions, chrétienne et musulmane, d'avoir interdit l’usage des contraceptifs à leurs fidèles.«En Europe et en Amérique, dit le chanteur en entrevue, cela fait 15 ou 20 ans que vous entendez parler du sida.En Afrique, l'information a commencé à circuler au cours des deux dernières années.» VOIR PAGE A 8: TABOUS Autres informations en page A 2 Dans la gueule du dragon Visite inédite de l’Armée populaire de libération de la Chine ÉRIC MEYER CORRESPONDANT DU DEVOIR Pékin — C'était du jamais vu dans l’histoire de la République populaire de Chine: hier, la presse étrangère accréditée en Chine était conviée à visiter deux unités militaires postées à proximité de Pékin.Quelque 120 journalistes se sont présentés, dont 17 équipes de télévision.L’ouverture subite de la «nouvelle grande muraille» de Chine, comme le veut le surnom idéologique de l’Armée populaire, s’explique, dit-on de source officielle, par un souci de transparence mais sans doute aussi par la volonté de faire un signe d’ouverture à l’Ouest, à quelques jours du conclave balnéaire des maîtres du pays, à Beidaihe, la semaine prochaine.Près de Tianjin, la brigade n° 196 d’infanterie motorisée, surgeon de l’Armée rouge créé en 1937 pour combattre l'envahisseur nippon, étale son passé maoïste.A grand renfort de photos jaunies et de films flous, elle compte ses ennemis tués et ses canons confisqués 53 ans plus tôt pendant la guerre de Corée.Curieusement, les fusils quelle expose au club des officiers, antiques pétoires, semblent plutôt tirés d’un film sur _________ la guerre d’indépendance américaine.Idéologie mise à part (à laquelle les troupes ne semblent pas croire plus que quiconque), c’est une caserne comme n’importe quelle caserne ailleurs dans le monde.On y trouve dix bataillons, dont trois d'infanterie et trois d'artillerie, un d’artificiers et un de génie civil, avec cour d’honneur, réfectoires et terrains d’exercice.En 1998, la brigade a perdu beaucoup d’hommes lorsqu’il lui a fallu rendre ses usines, dont un atelier de réservoirs et de tuyaux, à l’Etat, comme toute l’armée d’ailleurs.Elle comptait 12 000 hommes d'active en 1995; elle n’en a plus que 3500.On a tout de même pu sauver une ferme de 50 hectares.Bon an, mal VOIR PAGE A 8: DRAGON H Ja AGENCE FRANCE-PRESSE A 2 LE DEVOIR, LE JEUDI il JUILLET 2 0 0 2 LES ACTUALITES JAVANTA SHAW REUTERS Une ex-prostituée indienne porteuse du virus VIH embrassait hier son fils de cinq ans à Calcutta.Cita Das affirme que le petit Sanjiv n’est pas séropositif.L’Inde a l’un des taux les plus élevés de séropositifs dans le monde.La lutte contre le sida se fait sur des sentiers battus AGENCE FRANCE-PRESSE Barcelone — Diaphragmes, crèmes microbicides: à défaut de médicaments miracle ou de vaccins en vue, les 15 000 scientifiques réunis depuis lundi à Barcelone pour la 14e conférence internationale sur le sida repartent sur des pistes déjà explorées.La plupart de ces produits dont les biologistes reparlent aujourd’hui ont en effet été passés en revue, puis abandonnés.Dans certains cas faute de résultats probants.Dans d’autres, pour des raisons beaucoup plus farfelues.Exemple, le diaphragme.«Les chercheurs occidentaux croyaient à tort que les femmes africaines n’accepteraient jamais de les utiliser», explique le PrTsugai Chipato, gynécologue et obstétricien au centre de recherche de l’université du Zimbabwe associé à l’université de Californie de San Francisco (UCSF) et auteur d’une étude sur le sujet.«De nombreuses observations laissent pourtant penser que protéger le col de l’utérus offre une relati- ve protection contre le virus du sida, dit-il, mais les tentatives d’étude sur le rôle du diaphragme se sont empêtrées dans des problèmes d'acceptabilité.» Cette situation quelque peu absurde fait que, vingt ans après le début de l’épidémie, les chercheurs vont devoir évaluer le niveau de protection contre le virus du sida de ce bon vieux moyen de contraception.Avec, aussi, le risque de découvrir que le col de l'utérus pourrait être un site de prédilection de la contamination.Et que l’on aurait pu s’en préoccuper plus tôt «Le col de l’utérus semble être un “point chaud” en matière de susceptibilité au virus car, outre sa minceur et sa fragilité, les cellules qui le tapissent comptent beaucoup plus de cellules dotées des récepteurs sur lesquelles le virus vient s’accrocher que le vagin», explique ainsi le P Nancy Padian, gynécologue-obstétricienne et responsable de l’institut de recherches sur le sida à UCSE «Le concept est loin d’être idiot puisqu’on sait que le col est l’endroit où les récepteurs du virus sont les plus nombreux, mais la manipulation d’un diaphragme demande un minimum d’hygiène», a rappelé à l’AFP le Dr Jean-Elie Maklin, responsable du Fonds de solidarité thérapeutique international (FSTI) mis en place par la France en Afrique de l'Ouest Certes, la protection antivirale du diaphragme sera loin d’être totale.Mais, comme le soulignent les médecins, protéger le col utérin protège aussi des maladies sexuellement transmissibles dont on sait qu’elles favorisent grandement la transmission du virus.En outre, les diaphragmes pourraient servir de support à des microbicides qui permettraient du même coup d’augmenter leur efficacité.Car les microbicides ressortent aussi du tiroir.La dernière étude, présentée il y a deux ans à la conférence de Durban (Afrique du Sud), avait conclu à leur inefficacité.Mais pas moins de six nouvelles études sont en cours, toutes aux Instituts américains de la santé (NIH).Le coût des recherches — plus d’un milliard de dollars américains par produit — a en effet fait renoncer tous les laboratoires privés, assurés de ne tirer aucun bénéfice d’un microbi-cide qui devrait être vendu à très bas prix.«Dans la plupart des cas, ces produits sont des sortes de détergents très agressifs pour les muqueuses», a expliqué à l’AFP le P Bertrand Diquet, du service de pharmacologie clinique à l’hôpital de la Pitié-Salpétrière à Paris.Avant de disposer d’un vrai mi-crobicide, les chercheurs doivent donc trouver le moyen de réduire son agressivité tout en lui conservant une efficacité antivirale.Mais le jeu en vaut la chandelle: selon les calculs du Dr Helene Gayle, une ancienne des Centres de contrôle américains des maladies (CDC) passée à la fondation Bill and Melinda Gates, «dans les 73 pays où le sida frappe le plus fort, une combinaison diaphrag-me-microbicide — même efficace à 60 % seulement — permettrait d’éviter 2,5 millions de contaminations par année».EN BREF Logement: de l’aide (Le Devoir) — Comme prévu, le conseil des ministres a autorisé hier le financement additionnel de 400 suppléments au loyer, pour un total de 1150, afin d’aider les victimes de la crise du logement Ces suppléments pennettent à un ménage de ne consacrer, pendant deux ans, que 25 % de ses revenus à se loger, Québec comblant la différence.Le gouvernement avait au départ prévu d’accorder 750 suppléments mais l'ampleur de la crise a rapidement excédé les prévisions.Vendredi dernier, 1142 suppléments avaient été émis à la grandeur du Québec, ef d’autres se sont ajoutés depuis.A Montréal seulement, on a accordé près de 20 suppléments par jour depuis le 1" juillet La nouvelle disposition gouvernementale ne permet toutefois plus aux villes de continuer à en distribuer.Une décision que déplore le Front d'action populaire en aménagement urbain (FRA-PRU), qui estime que plusieurs ménages ont toujours besoin d’aide.Le Bangladesh sous l’eau Dacca (Reuters) — Les inondations, qui isolent 500 000 personnes et ont fait au moins 11 morts tout en submergeant un bon quart du Bangladesh, ont marqué une pause hier, rapportent les autorités.«Les pluies de mousson ont fait une pause pour un certain temps.La mousson est toujours très active et conserve un fort potentiel de pluies diluviennes dans les semaines à venir», a dit un respnsable des services météorologiques.Un quart du pays, soit 15 des 64 circonscriptions administratives, se trouve sous les eaux.Autour de Dacca, bon nombre d’habitants ont trouvé refuge sur les toits de leurs maisons.Le nez a le bras long Des cellules nasales pourraient aider des paralytiques lâ Pour annoncer Micheline Ruelland (514) I niruelln .las.- .vSk/* “.7 'V 'v ^ "TëRR-A^Se SüR Le."^ôîT • ^|enu enso|ei||e • •Qwerfet jours à/t l2h à 22h* UOmwione .(51^392-1^19 r‘V- £0 AGENCE FRANCE-PRESSE Paris — Des cellules extraites du nez d’un patient pourraient un jour servir à réparer les dégâts de sa paralysie, selon des travaux australiens dont la revue de vulgarisation britannique New Scientist se fait l’écho dans son édition datée de samedi.C’est du moins l’espoir soulevé par des chercheurs en neurologie d’Australie, qui ont annoncé cette semaine avoir commencé à tester ce traitement sur des patients, après des expérimentions conduites avec succès sur des rats.L’équipe d’Alan Mackay-Sim, de l’université Griffith à Brisdane, a recruté pour cet essai trois patients paralysés des jambes depuis six mois à trois ans et prévoit d’en inclure cinq autres.La moitié d’entre eux recevront une injection de cellules nasales dans la colonne vertébrale, au niveau de la moelle épinière.D s’agit de cellules nerveuses olfactives.Mais contrairement à la plupart des cellules nerveuses, elles continuent à se régénérer tout au long de la vie, propriété probablement liée au fait qu’elles peuvent être détruites par les infec- tions.Seuls quelques microns (quelques millionièmes de mètre) de mucus séparent ces terminaisons nerveuses de l’air ambiant, relève Mackay-Sim.Selon les chercheurs, les cellules greffées vont servir de pont pour permettre aux nerfs de la moelle épinière de repousser à travers la zone endommagée.Diverses équipes ont travaillé sur cette piste chez les rongeurs et ont même obtenu que des rats retrouvent le contrôle de leurs pattes paralysées.L’opération nécessite de disposer d’un grand nombre de cellules pour la greffe.Obstacle que l’équipe australienne a franchi en mettant en culture, dans leur laboratoire, les cellules nasales prélevées sous anesthésie locale.Chaque patient participant à l’essai fera l’objet d’une batterie de tests afin de vérifier s’il y a une amélioration de son état «Si les patients retrouvent certaines sensations au niveau des jambes et du siège, cela sera extrêmement utile pour prévenir les complications de l’alitement», indique à New Scientist un membre de l’équipe, Tim Geraghty.Grand soldi au ^lulo 402-HOMMf d’été 50% et plus Costumes d'été importés d'Italie I49',9!0* o a a * laine « coton » lin bOld.6 J77 4> Vestes d'été importés d'Italie laine « coton » lin règ.695$ Solde 299$ Pantalons importés d'Italie 100 % laine rég.195$ Solde 99$ Pantalons importés d'Italie 100 % coton rég.150$ Solde 75$ 1118.rue Sainte-Catherine 0., Du lundi au vendredi de lOh à 18h 2' étage, Montréal (Québec) Samedi de lOh à 16h H3B 1H5 Tous les soirs après 18h tél.: 861-3636 sur rendez-vous seulement Les commandites fédérales vues par Charbonneau Chrétien a un « comportement de bum » ROBERT DUTRISAC DE NOTRE,BUREAU DE QUEBEC Dans la guerre aux «séparatistes» que mène le gouvernement Chrétien, le contournement des règles d’attribution des contrats fédéraux de commandites a des relents des années 70, alors que la Gendarmerie royale du Canada violait les lois en incendiant des granges et en volant la liste des membres du Parti québécois avec l’assentiment tacite du cabinet Trudeau.C’est ce qu’a relevé hier le ministre des Affaires intergouvemementales canadiennes, Jean-Pierre Charbonneau, qui réagissait aux propos tenus mardi devant un comité de la Chambre des communes par l’ex-fonctionnaire responsable de la gestion du programme fédéral de commandites, Charles Guité.«À l’époque, on avait autorisé la GRC — et on a fermé les yeux — à faire à peu près n’importe quoi digne d’un pays totalitaire.Là, c’est la même chose avec la propagande», a livré au Devoir M.Charbonneau.«Dans le fond, Chrétien est l’héritier, en moins raffiné, de Pierre Elliott Trudeau», a-t-il poursuivi.«H a un comportement de bum qui a décidé que c’est une bataille à finir et que la survie du Canada doit passer avant la démocratie.» Depuis le résultat serré du référendum de 1995, le gouvernement fédéral est engagé «dans une stratégie d’affrontement, d'élimination de l’autre camp».Tous les moyens sont bons, a déploré M.Charbonneau.«C’est une opération de manipulation de l’opinion publique, de lavage de cerveaux progressif, estime le ministre.Mais à long terme, cette opération n’aura pas plus d’effet que «la manipulation et la terreur» maintenues en Union soviétique, qui n’a pourtant pas pu éviter son démantèlement «On ne réglera jamais le problème du Canada — la relation Québec-Canada — avec une attitude de mépris, de propagande, de coup deforce qui essaie de faire taire une Jean-Pierre Charbonneau identité», a dit M.Charbonneau.Dans son témoignage devant les parlementaires mardi, Charles Guité a dit que le contournement des règles dans l’octroi des contrats de commandites était nécessaire parce que le gouvernement fédéral était «en guerre» avec les séparatistes, a rapporté une source présente lors de sa comparution.Les témoignages de cet ex-fonctionnaire du ministère des Travaux publics, alors dirigé par Alfonso Gagliano, et de Pierre Tremblay, le successeur de M.Guité qui a également témoigné mardi devant le comité de la Chambre des communes, doivent demeurer secrets pendant trois ans.Plus tôt cette année, la vérificatrice générale du Canada, Sheila Fraser, a constaté que «toutes les règles avaient été enfreintes» dans l’octroi des contrats de commandites, un programme de 40 millions par année dépensés essentiellement au Québec.Les propos de M.Guité sur cette guerre sans merci avec les séparatistes font écho à ceux qu’a livrés en mai dernier le premier ministre Jean Chrétien à la Chambre des communes.Le programme des commandites a été «extrêmement bon» pour le Canada, avait-il dit «En 1995, le Canada s’en allait à la dérive.Nous sommes allés au Québec et nous avons parlé du Canada aux Québécois.Regardez les résultats aujourd’hui, qui montrent que le gouvernement a agi de la bonne façon, et maintenant le danger de séparation est beaucoup moins grand qu’en 1995.» Le lendemain, le ministre des Affaires intergouvemementales, Stéphane Dion, avait toutefois contredit le premier ministre, affirmant que personne n’avait changé d’avis sur le séparatisme parce qu’il avait vu une commandite au Québec.Feux de forêt La situation s’améliore KARINE FORTIN LE DEVOIR Un temps plus frais et des averses intermittentes ont permis aux pompiers-forestiers de la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU) de maîtriser et même d’éteindre quelques-uns des incendies de forêt qui font toujours rage dans le nord du Québec.Lors d’un point de presse tenu à Camp Daniel, un campement de la compagnie forestière Bowater situé à 200 kilomètres au nord du lac Saint-Jean, le ministre des Ressources naturelles François Gen-dron a déclaré que la situation s’était grandement améliorée.«On pense reprendre le contrôle ces jours-ci», a-t-il affirmé.Dans la zone contrôlée par la SOPFEU, au sud du 52' parallèle, le nombre de feux a reculé à 23 alors qu’il dépassait la quarantaine en début de semaine.De ce nombre, six demeurent hors de cpntrôle, mais selon le porte-parole Eric Santerre, ils sont de moins en moins problématiques.Au total, les feux couvrent environ 2000 kilomètres carrés.Deux gigantesques incendies, dans la région du lac Albanel, comptent cependant pour la moitié de cette superficie.A lui seul, le plus gros incendie s’étend sur un territoire mesurant 60 kilomètres de longueur et 20 kilomètres de largeur.En raison du temps plus frais, la fumée est beaucoup moins épaisse qu’en début de semaine.Les hélicoptères et les avions-citernes CL 215 peuvent enfin survoler tous les Bucarest (AFP) — L’association écologiste Greenpeace s’est déclarée «inquiète» hier d’un projet canadien «discutable» visant à ouvrir une mine d’or à ciel ouvert à Rosia Montana (centre de la Roumanie), selon un communiqué transmis à l’AFP L’organisation dénonce notamment l’intention de la compagnie canadienne Gabriel Resources d’utiliser du cyanure afin d’extraire l’or, ce qui pose un grave risque de pollution.«Greenpeace met en doute les déclarations des responsables de la feux afin de soutenir les pompiers forestiers œuvrant au sol.La lutte acharnée contre les feux de forêt coûte entre 1 et 1,5 million de dollars par jour.Le gouvernement du Québec fournit environ 60 % de cette somme, le reste étant à la charge des compagnies forestières et des propriétaires privés membres de la SOPFEU.Situation moins dramatique Selon le ministre Gendron, la situation est beaucoup moins dramatique que ce que certains médias laissent entendre depuis quelques jours.«On a présenté la situation comme hors de contrôle mais ce n’est pas ce que j’ai senti, a-t-il commenté.La surface atteinte est immense, c’est vrai, mais il y a beaucoup d’espaces qui n’ont pas été brûlés à l’intérieur du périmètre.» Le ministre a tenu à rassurer la population en affirmant qu’«à ce jour», l’industrie forestière n’avait pas coupé de postes à cause des feux.De son côté, la SOPFEU a confirmé que les suspensions d’activités annoncées par ses membres plus tôt cette semaine constituaient une «mesure de prévention» et devraient être ’«temporaires».M.Gendron a cependant dit qu’il partage l’inquiétude manifestée par les exploitants forestiers et affirmé que le gouvernement examinera des mesures d’aide dès que la cartographie des zones dévastées sera complétée.En l’absence de «données objectives», il a toutefois reftisé d’évaluer l’ampleur des pertes subies jusqu’à maintenant Avec la Presse canadienne Greenpeace critique un projet minier canadien compagnie selon lesquelles il n'y aura pas d’émissions polluantes depuis le bassin de décantation» où seront stockés les déchets métallifères traités au cyanure, indique ce communiqué.Une mine roumano-australien-ne de Baia Mare (nord), utilisant une méthode similaire d’extraction de l’or, avait été en janvier 2000 à l’origine d’une catastrophe écologique, après que 100 000 mètres cubes d’eau mélangés à du cyanure se sont déversés, contaminant le Danube et provoquant la mort de ses poissons.à LE DEVOIR.LE JEUDI II JUILLET 2 0 0 2 A 3 -?LE DEVOIR «-—-— ACTUALITES L’Union paysanne bat de l’aile Deux piliers du syndicat ont démissionné L’Union paysanne a du plomb dans l’aile.En moins de deux semaines, deux piliers de ce syndicat citoyen ont décidé de quitter le navire.Motifs?La «complaisance» de l’organisme dans le dossier des porcheries mais aussi 1’«approche autocratique» de Roméo Bouchard, le président, qui est loin de faire l’unanimité aujourd’hui.FABIEN DEGLISE LE DEVOIR Bisbille à l'Union paysanne.Un an après sa fondation, le «syndicat citoyen et non corporatif versé dans la défense d’une agriculture à dimension humaine connaît sa première crise existentielle.En moins de deux semaines, deux membres importants de l’organisation, Jean Gosselin, représentant de l’Union paysanne (UP) dans Chaudière-Appalaches, et Catherine Gorreta, représentante dans la Montérégie, ont en effet décidé de claquer la porte de TUP.Et il semble qu’une troisième personne va prochainement s'ajouter à la liste.Les raisons de la colère?La position publique «enjouée et complaisante», dixit Mme Gorreta, prise par l’ÜP au lendemain de la présentation du nouveau Règlement sur la réduction de la pollution d’origine agricole (RRPOA) du ministère de l’Environnement, le 13 juin dernier, un règlement qui vise à resserrer la production porcine au Québec.Dotée d’un moratoire de 18 mois sur la construction de nouvelles porcheries dans les zones dites en surplus mais aussi accompagnée de consultations publiques sur l’in- dustrie porcine, l’orientation du gouvernement avait alors été jugée «substantielle» par l’UP, pour laquelle «les nouveaux moyens dont disposera le ministère de l’Environnement [contribueront] également à crédibiliser l’opération».«Pensée unique» Le point de vue était loin d’être partagé par tous au sein du mouvement.«Mais les divergences d’opinion n’ont pas du tout été écoutées», précise Catherine Gorreta qui, le 27 juin dernier, a décidé de tirer sa révérence.Dans sa lettre de démission, dont Le Devoir a obtenu copie, elle y dénonce «la pensée unique qui s’installe au sein de l’UP», pensée qui va à «l’encontre de mes convictions», peut-on lire plus loin.De vive voix, Mme Gorreta persiste: «La démocratie au sein de l’Union paysanne ne va pas très bien.Le style de leadership de Roméo Bouchard me laisse perplexe.H n’y a pas vraiment place à la discussion.C’est un régime despotique.Je ne pouvais donc plus demeurer dans l’Union, mais je reste encore farouchement accrochée aux idées et aux valeurs véhiculées parce mouvement.» Même son de cloche de Jean Gosselin, dont la démission a été annoncée le 28 juin dernier après «un différend avec Roméo Bou- chard».Lui aussi déplore la direction autoritaire de l’UP «Nous avons fondé un syndicat citoyen pour donner la parole aux citoyens sur les questions d’agriculture et d’alimentation.Mais dans le dossier des porcheries, ce n’est pas ce qui s'est passé.Il serait dommage de reproduire les comportements de l’UPA que nous dénonçons depuis des années» Au cœur de la tempête, Roméo Bouchard tient bon la barre et ne se formalise pas trop de cette remise en question de son leadership.«J’aurais préféré que cela ne se produise pas, dit-il.Cette affaire a pris des proportions démesurées en peu de temps.Mais il n’y a rien détonnant là-dedans.» En effet, selon lui, ces tensions internes sont le propre des organisations naissantes qui connaissent une croissance rapide.«Quand on grossit si vite, on n’adopte pas forcément les bons comportements tout de suite.Comme jeune mouvement, nous avons désormais des responsabilités politiques importantes.R faut agir vite avec peu de moyens, et les écueils sont parfois difficiles à éviter.» La plaie ne se transformera pas en hémorragie, assure toutefois le président de l’Union paysanne.A preuve: le conseil de coordination de l’UP vient en effet de revoir la façon dont elle prendra position sur la place publique: désormais, un délai de 24 heures précédera tout commentaire à propos des décisions ou des politiques gouvernementales.«Car si nous avions eu le temps d’émettre un avis plus élaboré dans le dossier des porcheries, les gens auraient mieux compris notre position et nous n’en serions pas là aujourd’hui», dit-il.Récit d’un délateur Le calvaire d’un Rock Machine Je me souviens de Bophal -WÆZJ W?(ni 1?«Mes bandages saignaient encore» BRIAN MYLES LE DEVOIR Les Rock Machine avaient intégré la menace d’un attentat mortel au cœur de leurs préoccupations quotidiennes au plus fort de la guerre des motards, allant même jusqu’à revêtir un gilet pare-balles et traîner une arme dans leurs moindres déplacements, y compris pour une visite à la boucherie du coin.C’était le cas de Peter Paradis, qui a raconté hier son ascension et sa chute comme leader des Rock Machine dans Verdun, un quartier réputé comme un territoire indépendant pour la vente de drogue pendant des décennies.Paradis ne se doutait pas du calvaire qui l'attendait, en mai 1993, lorsqu’il a entendu parler pour la première fois d’un nouveau gang qu’il ne connaissait pas: les Rockers.Les beaux jours de l’indépendance tiraient à leur fin.Revendeur de drogue sans attache, il a reçu la visite non sollicitée de Patrick Locke, qui lui aurait dit «Y en aura plus d’indépendants.Tas 24 heures pour répondre.» L’homme ne s’en est pas laissé imposer.«Je l’ai envoyé promener.» Un an plus tard, il se ralliait aux Rock Machine à l’invitation de Pierre Beauchamp et Renaud Jomphe.«En 1994, l’indépendance s’est arrêtée tranquillement, sauf pour certaines familles», dit-il pour expliquer son choix.Les attentats à la bombe ont succédé aux attaques à main armée, si bien que Peter Paradis n’osait plus sortir de chez lui sans une veste pare-balles et un pistolet de calibre Magnum .357 dissimulé à l’intérieur de sa camionnette, dans une «cache électronique» qui ne pouvait être déverrouillée qu’en actionnant des leviers secrets.Par une journée torride du mois d’août 1998, Paradis avait trop chaud pour garder sa veste à son retour de la boucherie.De toute façon, il était presque arrivé à la maison, et son garde du corps, Daniel Leclerc, prenait place à ses côtés.Mal lui en prit Paradis avait remarqué qu’une voiture les suivait à une vitesse anor- malement lente.À peine s’est-il retourné à un feu rouge que la voiture était rendue à sa hauteur et qu’il encaissait quatre projectiles à la poitrine, à l’abdomen, à l’aine et au derrière.Le Magnum .357 est resté figé entre les doigts de Leclerc.Paradis s’est retrouvé à l’hôpital, mais le personnel, énervé par le dispositif de sécurité autour de sa chambre, l’a laissé sortir au bout de huit jours.«Mes bandages saignaient encore», dit-il.Paradis était considéré au moment de l’attentat comme l’âme dirigeante des Rock Machine dans Verdun.Il avait hérité de ce titre au lendemain de l’assassinat de Renaud Jomphe, en octobre 1996, sans qu’aucun membre en règle du gang ne convoite ce territoire chaud.La guerre avait commencé par des gestes d’intimidation dans les bars, où les Rockers et les Rock Machine exhibaient tour à tour leurs couleurs pour marquer leur territoire.Elle a par la suite dégénéré en un conflit armé pour la protection, puis l’expansion de ces mêmes territoires.A la fin de son parcours criminel, en 1999, Peter Paradis n’avait «plus rien à défendre», plus de territoire.«C’est ma vie que je défendais.» Mis en accusation pour trafic de drogue et gangstérisme, il a réclamé la prison en attente de son procès parce qu’il ne pouvait plus assurer sa propre sécurité dans les rues de Verdun, le quartier de son enfance.Paradis a finalement décidé de témoigner contre les membres de son réseau dans le premier procès pour gangstérisme de l’histoire de la justice canadienne.Il a lui-même plaidé coupable aux accusations en janvier 2000, écopant d’une peine de 12 ans de pénitencier.Il a retrouvé sa liberté le 4 avril dernier.Son contrat de témoin repenti comportait une clause stipulant qu’il purgerait sa peine dans une prison de juridiction provinciale au lieu d’un pénitencier fédéral, ce qui lui a permis de sortir au sixième de sa peine (et non au tiers) pour bonne conduite.«Ça fait 12 ans qui passent vite», a lancé l’avocat de la défense Jacques Bouchard, dans les premiers échanges du contre-interrogatoire.Les transports en commun auraient de nouvelles sources de revenus FRANÇOIS CARDINAL LE DEVOIR Les transports en commun pourraient compter sur de nouvelles sources de revenus l’an prochain.C’est du moins ce qu’on peut conclure à la lecture des mandats accordés par Québec cette semaine à trois personnes qui devront revoir de fond en comble le cadre financier des transports en commun.Le ministre des Transports, Serge Ménard, a confié à Louis Bernard, Louis Angers et Antoine Grégoire le soin de produire un rapport, did le 20 décembre prochain, devant comporter un certain nombre de recommandations visant à donner un second souffle aux organismes et municipalités qui ont la responsabilité du transport collectif au Québec.M.Bernard aura la responsabilité de la grande région métropolitaine, M.Angers s’occupera de la région de Québec et M.Grégoire devra se pencher sur les problèmes vécus ailleurs dans la province.Selon M, Ménard, «la nécessité d’assurer le maintien et le développement des services de transport en commun, les limites des sources actuelles de financement, l’existence de certains problèmes, notamment en matière départagé des coûts, tout cela nous impose cet exercice de consultation et de révision qui permettra de jeter les bases d’un nouveau financement équilibré, efficace, durable et équitable».Tous ceux qui s’intéressent de près ou de loin à ce sujet auront leur mot à dire.Avant que les trois mandataires ne s’enferment pour rédiger leurs conclusions, ils devront en effet mener une large consultation auprès des élus municipaux, des sociétés de transport, des organismes municipaux et intermunicipaux de transport ainsi que des regroupements d’usagers, notamment.Le problème principal lié au financement des sociétés, agences et autres entités a trait aux coûts d'exploitation, invariablement à la hausse lorsque l’achalandage augmente.Ainsi, dès que les sociétés de transport réussissent à attirer une clientèle plus importante dans leurs autobus, trains et rames de métro, elles font face à des dépenses à la hausse et des revenus qui ne suivent pas.Elles ne sont alors plus en mesure de développer leurs infrastructures.En outre, certains mettent en question la répartition des coûts du transport entre usagers du transport collectif et automobilistes., B.MATHUR REUTERS PRES DE 18 ANS après la tragédie qui a fait plus de 3000 morts et des dizaines de milliers de blessés à Bhopal, en Inde, des manifestants masqués ont exigé hier que les responsables de la société américaine Union Carbide soient traduits devant les tribunaux.Plusieurs dirigeants de la multinationale ont été accusés d’homicides en 1987 mais leur procès n’a jamais eu lieu.La justice indienne étudie actuellement la possibilité de réduire les accusations portées contre eux.EN BREF Surchauffe dans les urgences (Le Devoir) — Hier, deux urgences de la région métropolitaine ont émis des avis pour inviter la population à s’abstenir de se présenter chez elles pour les pro- chaines 48 heures.L’urgence de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont, avec 90 patients sur civière, soit un taux d’occupation de 300 %, est sous le coup d'un achalandage exceptionnel qui a nécessité la transformation d’une salle d’attente en aire d’observation pour les pa- tients couchés sur civière.Sur la Rive-Sud, l’urgence de l'hôpital CharlesJœmoyne, avec 84 patients, presse aussi la population d’utiliser des ressources intermédiares, dont celles des CLSC et d’Info-Santé, pour les prochaines 48 heures.* LE DEVOIR, LE JEUDI II JUILLET 2002 A 4 •LES ACTUALITÉS- Recommandations au gouvernement La perchaude du lac Saint-Pierre doit être protégée Tournai, un hominidé de sept millions d’années LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Les contrôles gouvernementaux de la récolte des per-chaudes au lac Saint-Pierre sont insuffisants et, si Québec veut s’assurer d’une récolte sportive et commerciale soutenue, il doit mettre en place une gestion plus rigoureuse, dont des quotas annuels de prises et des «zones protégées» pour assurer l’intégrité génétique de ce cheptel «à la limite du rendement soutenable».Ces recommandations apparaissent dans un avis scientifique divulgué hier, qui a été produit par le professeur Pierre Magnan, de l’Université du Québec à Trois-Rivières, à La demande de la direction bicéphale et conflictuelle par un ministère et une société d’Etat, qui se partagent la gestion de cette espèce recherchée.L’universitaire trifluvien ne recommande pas l’arrêt total de la pêche commerciale pendant la période du fraie car cela équivaudrait, dit-il, à une interdiction de la pêche com- merciale.Mais pour éviter que des conditions trop favorables ne provoquent un dépassement du niveau de reproduction de la perchaude, il suggère à la Société de la faune et des parcs (FAPAQ) et au ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPA) d’instituer un quota annuel pour les récoltes sportive et commerciale, sur les modèles de gestion établis sur les Grands Lacs.La perchaude, dont les savoureux filets constituent un ingrédient,essentiel de la «gibelotte» du lac Samt-Pierre, se vend aux Etats-Unis à prix d’or, plus cher souvent que le saumon! La récolte au lac Saint-Pierre est étonnamment abondante car elle égale celle du lac Ontario.Mais la récolte de 1994, qui a dépassé de 27 % la moyenne des huit années précédentes, a provoqué une chute des débarquements en 1995 et 1996 qui ont atteint 28 et 65 %.Une intense querelle oppose depuis les pêcheurs commerciaux aux sportifs.Un comité mandaté par Québec a même recommandé le rachat de 40 % des permis commerciaux pour réduire la pression de pêche sur cette espèce que les commerciaux pêchent sur les frayères.Mais le professeur Magnan estime que la population de perchaudes au lac Saint-Pierre peut soutenir les deux types de récolte à condition que Québec fasse comme nos voisins du Sud, i.e.qu’il institue un suivi annuel de la récolte, que des quotas empêchent de décimer sporadiquement le cheptel et que diverses mesures, comme la mise en place de zones protégées inaccessibles aux pêcheurs, permettent de maintenir l’intégrité biologique des différentes populations du lac et servent de réservoir biologique pour l’espèce.Sans aller jusqu’à recommander de faire sauter un des deux ministères au dossier, le professeur Magnan suggère clairement de placer le dossier sous une gestion unique, comme chez nos voisins du Sud et comme cela était le cas au Québec jusqu’au milieu des années 80.Le comité conjoint qu’il propose réunirait les spécialistes de la FAPAQ et du MAPA, dans une logique prioritaire de conservation.Les homicides entre conjoints diminuent Les jeunes demeurent très à risque KARINE FORTIN LE DEVOIR Le nombre d’homicides entre «partenaires intimes» a connu une importante diminution au Canada depuis un quart de siècle, révèle une récente étude menée par le Centre canadien de la statistique juridique.Et cette baisse touche autant les femmes que les honunes.Cependant, les jeunes de 15 à 24 ans courent encore beaucoup plus de risques d’être tués par leur conjoLit que leurs aînés.Dans cette catégorie d’âge, les femmes séparées sont en effet 18 fois plus souvent victimes de meurtre que la moyenne.Et chez les jeunes hommes séparés, le taux d’homicide a même augmenté depuis 1991, pour s’établir à plus de 20 fois la moyenne.Dans son étude, l’analyste Valerie Bunge s’est penchée sur la violence commise entre époux et conjoints de fait, de même qu’entre ces «partenaires intimes» que sont amants, ex-amants, petits amis et ex-petits amis.En l’absence de données fiables, la chercheuse n’a toutefois pas étudié la situation des conjoints de même sexe.Selon les données qu’elle a compilées, entre 1974 et 2001, les femmes ont été la victimes des trois quarts des quelque 2600 homicides commis au pays par des conjoints.Mais au cours de cette période, le taux d’homicides commis contre elles a chuté de plus de 60 %, passant de 16,5 femmes par million à 6,3 femmes par million.Selon Mme Bunge, cette diminution spectaculaire serait notamment attribuable au changement dans la nature des relations intimes, de même qu’à la plus grande autonomie des femmes d’aujourd’hui.En se mariant plus tard — vers 28 ans, au lieu de 22 ans en 1974 —, les femmes font peut-être des choix de partenaire plus judicieux que ceux de leurs aînées.De plus, parce qu’elles ont des revenus plus importants qu’avant, elles peuvent quitter le domicile conjugal plus facilement, avant qu’il ne soit trop tard.Les changements sociaux et la révolution sexuelle semblent aussi avoir eu un impact sur la sécurité des hommes au sein de leurs couples.En effet, même à le phénomène de la violence contre des hommes est beaucoup plus médiatisé qu’il l’était il y a quelques années, le taux d’homicides conjugaux commis contre eux a chuté de 55 % depuis le milieu des années 70, passant de 4,4 à deux hommes par million.Chrétien doit partir, croient ses conseillers PRESSE CANADIENNE Toronto — Le noyau des proches conseillers de Jean Chrétien craint que celui-ci perde le vote de révision de la direction du Parti libéral, en février prochain, rapportait le National Post hier.Citant des dirigeants du parti, sans les identifier, le quotidien affirme que ceux-ci s’efforcent de persuader le premier ministre d’annoncer la date de son départ avant la tenue du congrès.Ils calculent que M.Chrétien pourrait perdre le vote par 55 contre 45 voue et qu’il pourrait être forcé d'annoncer sa retraite dès cet automne.«R va perdre, assurément, a même déclaré un libéral haut placé, partisan de M.Chrétien, au Post.Il n’y a aucun doute là-dessus, c’est pourquoi il faut travailler cet automne pour s’assurer que la révision du leadership n'ait jamais lieu.» Un autre conseiller haut placé du parti a dit au journal que d’éminents libéraux, qui ne sont pas alignés sur le camp Chrétien, ni sur celui de Paul Martin, tentent de convaincre le premier ministre d’annoncer une date précise pour son départ Cette date ne doit pas dépasser le mois de juin prochain, ce qui permettrait au parti d’annuler le vote de février et de tenir un congrès à la direction, a-t-il ajouté.Dans le camp Chrétien, on admet qu’il y a des dissensions quant à la meilleure stratégie pour contrer l'équipe Martin et une incapacité à mettre sur pied une organisation efficace au niveau des circonscriptions.M E M P 0 R 1 0 —50% 1455 RUE PEEL (LES COURS MONT-ROYAL) 282-0022 1AN HODGSON REUTERS Préparation d’un «joint» dans un café de Manchester, dans le nord de la Grande-Bretagne.J Le cannabis devient un simple antidépresseur pour les Britanniques AGENCE FRANCE-PRESSE Londres — Le gouvernement britannique a annoncé hier un assouplissement de sa législation antidrogue et notamment un déclassement controversé du cannabis, qui sera assimilé à un simple antidépresseur.«Je demanderai que le cannabis soit rétrogradé [de la classe B] à la classe C avant le mois de juillet de l’année prochaine», a déclaré le ministre de l’Intérieur, David Blunkett, à la Chambre des communes.M.Blunkett a précisé qu’il ne s’agissait nullement d’une dépénalisation, soulignant que la consommation et la détention de cannabis, tout comme son trafic ou son commerce, demeuraient un délit «Nous ne légalisons ni ne dépénalisons aucune drogue», a-t-il dit Le cannabis sera ainsi rétrogradé de la classe B, celle des drogues douces, à la classe C, celle des tranquillisants et des stéroïdes.La détention de petites quantités de cannabis ne sera plus passible d’une arrestation par la police, qui se contentera de confisquer la drogue et de donner un «avertissement».«Le message pour les jeunes et les familles doit être ouvert, honnête et crédible», a souligné le ministre.«C’est pourquoi j’avais demandé au Conseil consultatif sur la consommation de drogues [ndln un comité d’experts] de revoir la classification du cannabis», a expliqué M.Blunkett Cet organisme «estime que la classification actuelle est disproportionnée par rapport au caractère nocif et à la nature» du cannabis.Cette mesure revient à étendre à l’ensemble du pays une opération-pilote menée depuis un an dans l’arrondissement «difficile» de Lambeth, dans le sud de Londres, considéré comme le «supermarché de la drogue» dans la capitale britannique.Démantèlement d’un réseau international de trafic de stupéfiants PRESSE CANADIENNE Halifax — Policiers et douaniers affirment que l’opération policière, menée mardi matin en Nouvelle-Ecosse, en Ontario et dans la région de Montréal a porté un très dur coup au crime organisé, permettant de démanteler un vaste réseau international de trafic de drogue qui s’étendait des Antilles à l’Amérique du Sud, aux Etats-Unis et à plusieurs villes canadiennes.L’enquête, qui a impliqué la Gendarmerie royale du Canada, les Douanes et des corps policiers municipaux, a duré deux ans et mené à l’arrestation d’une quarantaine de personnes.Quelque 135 accusations relatives au trafic de drogue ont été portées.Quatre organisations criminelles au pays ont été affectées.La plupart des stocks de stupéfiants importés provenaient du Panama et étaient acheminés vers le port de Halifax avant d’être distribués, par l’intermédiaire de gangs de motards criminels et de débardeurs, à Halifax, Montréal, Toronto et Hamilton, en Ontario.Le haschisch, la cocaïne et la marijuana saisis étaient expédiés dans des sacs cachés à bord de porte-conteneurs à destination de Halifax.Les trafiquants «utilisaient des importateurs légitimes pour faire entrer la drogue au Canada», a déclaré John Fagan, de l’Agence des douanes et du revenu du Canada, en conférence de presse à Halifax.La police a perquisitionné des résidences hors de Halifax et confisqué des biens, de la drogue et de l’argent liquide d’une valeur combinée atteignant plusieurs millions de dollars.Seulement en Ontario, la police a mis la main sur 268 kilos de cocaïne, 20 kilos de haschisch, 140 kilos de marijuana et quatre millions de dollars en liquide.Les biens confisqués comprennent des voitures, camions, bijoux et meubles, de même que des comptes bancaires.Trois employés du port ont été arrêtés à Halifax, ravivant les inquiétudes au sujet de l’étanchéité des mesures de sécurité appliquées dans ce port, qui reçoit 500 000 conteneurs par an.À Montréal, on affirme avoir sérieusement affaibli le réseau avec l’arrestation de personnes liées au crime organisé en Colombie et aux motards criminels.AGENCE FRANCE-PRESSE Paris — Les restes d’un hominidé de six à sept millions d’années, le plus ancien représentant connu de la lignée humaine et proche des derniers ancêtres communs chimpanzé-homme, ont été mis au jour par une mission franco-tchadienne, annonce la revue Nature dans un article publié aujourd’hui.Cette équipe a travaillé dans le nord désertique du Tchad sous la responsabilité de Michel Brunet, professeur à l’université de Poitiers et directeur de la Mission paléoanthropologique franco-tchadienne (MPFT).Les restes — un crâne quasi complet, trouvé en juillet 2001 par Ahounta Djimdoumalbaye, de l’université de N’Djamena, ainsi que des fragments de mâchoire inférieure et trois dents, d’au moins cinq individus différents, récupérés par la suite — ont été attribués à une nouvelle espèce d’hominidé dénommé «Sahelan-thropus tchadensis» (homme du Sahel tchadien) et ont reçu le surnom de Tournai' («espoir de vie» en goran).Ce nom est donné par les habitants du désert du Djourab, entourant le site de la découverte, Toros-Me-nalla, à 800 km au nord de N’Djamena, aux enfants nés avant la saison sèche.Trouvé en surface car la région est l’objet de fréquentes tempêtes de sable qui dégagent les niveaux fossilifères, son âge n’a pu être obtenu par analyse directe.Il a été estimé grâce aux restes d’animaux associés à cet hominidé (carnivores, éléphants, antilopes, hippopotames.), datés à partir de spécimens trouvés sur d’autres sites.Il présente «une mosaïque originale de caractères primitifs et dérivés qui permettent de le considérer comme proche du dernier ancêtre commun ata chimpanzés et aux humains mais aussi comme l’ancêtre des hominidés plus récents».Mais son anatomie «indique clairement son appartenance au rameau humain et le sépare des gorilles et des chimpanzés», tranchent Michel Brunet et ses collègues.Après la découverte, en 1995, à Koro-Toro, 150 km à l’est de Toros-Menalla, de l’australopithèque Abel, vieux de 3 à 3,5 millions d’années, la Mission franco-tchadienne fournit à la communauté scientifique une deuxième pièce allant à l’encontre d’une grande théorie sur l’évolution des ancêtres de l’homme en Afrique, exclusivement à l’est de la vallée du Rift.Gigantesque barrière Cette hypothèse, présentée en 1980 par Yves Coppens, professeur au Collège de France, sous le nom d’East Side Story, est basée sur l’existence de cette gigantesque barrière séparant l’Est africain du reste du continent.Selon Yves Coppens, les vieux primates ont été soumis à un milieu plus ouvert de l’Est, où ils se sont transformés petit à petit en hommes, tandis que leurs cousins, restés dans les forêts de l’Ouest, sont devenus gorilles ou chimpanzés.Mais Tournai' comme Abel ont vécu à plus de 2500 km de ce «mur de Berlin» de l’évolution! Après la découverte d’Abel, Yves Coppens avait jugé que sa thèse «tenait toujours».Plus de 3000 fossiles d’australopithèques ont été trouvés en Afrique de l’Est, contre un au Tchad, faisait-il remarquer.Cependant, ajoutait-il alors, «si l’on exhume en Afrique occidentale des spécimens beaucoup plus anciens, de sept ou huit millions d’années, il faudra bien changer le fusil d’épaule».Comme toute grande découverte, Tournai' ne peut qu’animer le débat scientifique.D’ores et déjà, Brigitte Senut, du Muséum national d’histoire naturelle, à Paris, qui a à son actif notamment la découverte, en 2000 au Kenya, d’Orrorin, hominidé plus ou moins du même âge que le nouveau fossile tchadien, se dit «réservée» quant à sa place dans la lignée humaine.Tournai' lui fait penser plutôt à un ancêtre des gorilles.«Sur le plan purement scientifique, explique-t-elle, la découverte d’un prégorille serait encore plus importante puisque aucun fossile d’ancêtre direct des grands singes d’Afrique n'est connu à ce jour.» Auquel cas East Side Story tiendrait toujours.Un crâne, des fragments de mâchoire inférieure et trois dents % LE DEVOIR, LE JEUDI 11 JUILLET 2 0 0 2 A 5 LE DEVOIR LE MONDE Timor oriental Un général indonésien fait face à la justice REUTERS Jakarta — Le procès du général indonésien chargé du Timor oriental au moment du référendum sur l’indépendance organisé en 1999 s’est ouvert hier à Jakarta, l’intéressé niant toute responsabilité dans les massacres qui ont suivi la consultation.Ce procès, suivi attentivement par la communauté internationale, constitue un test important en ce qui concerne l’indépendance du système judiciaire dans un pays où les militaires disposent d’une grande influence.Le général Adam Damiri, ancien commandant de l’archipel situé à l’est de Java et dont le Timor oriental fait partie, est accusé de crimes contre l’humanité et passible de la peine de mort «L’accusé n’a pas mis en œuvre les mesures appropriées relevant de sa compétence pour prévenir les incidents ou interpeller les responsables pour enquête», a déclaré le procureur Abdul Hamid.«En tant que commandant militaire régional, Adam Damiri savait et aurait dû savoir que les troupes placées sous son autorité avaient commis de graves exactions au Timor oriental», a-t-il ajouté.Niant toute faute, Damiri, aujourd’hui adjoint du chef d’état-major de l’armée indonésienne, a expliqué qu’il ne se trouvait pas sur le territoire de l’ancienne colonie portugaise au moment ou les milices proindonésiennes soutenues par l’armée sont passées à l’action.Dix-huit autres suspects, accusés de violations des droits de l’homme au Timor oriental, doivent comparaître devant la justice indonésienne.Dix-huit autres suspects, accusés de violations des droits de l’homme au Timor oriental, doivent compa-raître devant la justice indonésienne.Selon les Nations unies, qui ont administré le territoire après l’écrasante victoire du oui en faveur de l'indépendance, un millier de personnes ont été tuées.L’indépendance du Timor oriental est effective depuis le 20 mai, date à laquelle l’ONU a remis le pouvoir à l’ancien chef de la guérilla, Xanana Gusmao.Selon les Nations unies, qui ont administré le territoire après l’écrasante victoire du oui en faveur de l’indépendance, un millier de personnes ont été tuées.EN BREF Le train du progrès.Londres (AFP) — Un trajet en train diesel de Londres à un port du pays de Galles dure 32 minutes de plus aujourd’hui qu’avec les locomotives à vapeur du début du siècle, selon la presse britannique, qui rapporte les nouveaux horaires estivaux.Les Britanniques qui partent de la gare londonienne de Paddington à destination du port de Fishguard, au pays de Galles, doivent aujourd’hui subir un voyage de cinq heures alors qu’en 1909, le même trajet de 435 kilomètres durait quatre heures et 28 minutes.Les locomotives diesel ne sont pas moins rapides que celles à vapeur mais la suppression du trajet direct entre les deux gares oblige désormais les usagers à attendre une correspondance de 36 minutes et à circuler dans des trains s’arrêtant plus fréquemment La comparaison avec les trains à vapeur de l’ère édouardienne fait grincer des dents les Britanniques, qui ont vu leur réseau ferroviaire se dégrader depuis sa privatisation par le gouvernement conservateur de Margaret Thatcher (1979-90).Les représentants veulent armer les pilotes Washington (AFP) — La Chambre des représentants a voté hier en faveur du port d’armes pour les pilotes américains lors des vols commerciaux, en dépit d’objections de l’administration Bush à ce sujet Par 310 voue contre 113, la Chambre, à majorité républicaine, s’est prononcée pour ce port d'armes pour les pilotes volontaires, transportant des passagers, afin qu’ils soient en mesure de défendre leur appareil en cas d’attaque terroriste.Suppléance en prison Sarrebruck (Reuters) — Une femme a passé duc mois en prison à la place de sa sœur en se faisant passer pour elle avant que les gardiens de prison ne se rendent compte du subterfuge, a annoncé hier la police allemande.Le personnel pénitentiaire a réalisé qu’il détenait la mauvaise personne lorsque cette dernière n’est pas revenue d’une sortie autorisée, a expliqué le porte-parole de la police.«Apparemment, elle a décidé que cela l’ennuyait et elle n’est plus revenue», a-t-il ajouté.Selon les forces de l’ordre, la plus jeune, qui ressemble fortement à son aînée, aurait délibérément échangé les rôles avec sa sœur pour que cette dernière, qui purgeait une peine de prison pour fraude, puisse s’occuper de ses quatre enfants.La remplaçante, qui a utilisé de faux documents pour passer derrière les barreaux, pourrait maintenant retourner en prison pour usurpation d’identité.Nouvelles manœuvres américano-philippines Manille (Reuters) — De nouvelles manœuvres militaires «antiterroristes» communes à l’armée philippine et à des unités américaines se tiendront dans le courant de l’année et pourraient s’étendre à d’autres bastions de la rébellion musulmane liée au réseau al-Qaida, a déclaré hier le ministre philippin de la Défense, Angelo Reyes.Ces manœuvres pourraient avoir lieu sur l’île de Jolo, dans l’archipel de Sulu, où des séparatistes musulmans retiennent en otages trois marins indonésiens depuis plus de trois semaines.Un millier de soldats américains, dont des unités des forces spéciales, sont déployés dans le sud du pays pour la première phase d’entraînement de l’armée philippine au combat dans la jungle et contre le «terrorisme».Ces exercices militaires ont pour théâtre l’île de Basilan, près de celle de Jolo.Un projet de loi d’Ariel Sharon est qualifié de «raciste» par l’opposition Le gouvernement propose d'empêcher les Arabes israéliens d'acheter des terres, après une action policière pour fermer les bureaux universitaires palestiniens JEAN-PIERRE PERRIN LIBÉRATION Jérusalem — Fermeture par la police de bureaux universitaires palestiniens à Jérusalem-Est et approbation d’une loi sur la terre qualifiée par l’opposition de «raciste»: en 24 heures, par deux fois, le gouvernement d’Ariel Sharon a pris des initiatives qui ont suscité de violentes controverses en Israël.Mardi, pas moins de 60 policiers ont mené un raid dans les locaux administratifs de l’université palestinienne al-Qods, qu’ils ont perquisitionnés avant de les fermer.Le ministre de la Sécurité intérieure, Uzi Landau, a accusé ces bureaux d’opérer «de manière illégale comme représentations de l’Autorité palestinienne dans un secteur sous souveraineté israélienne».Le président de l’université, Sari Nus-seïbeh, qui est aussi le responsable de l’OLP dans la partie arabe de la ville sainte et qui était en voyage en Grèce, a réfuté ces affirmations et annoncé qu’il ferait appel de la décision du ministre.Celle-ci a d’autant plus indigné les partisans de la pane qu’elle vise un partisan actif du dialogue israélo-arabe, lequel avait récemment dénoncé les attentats suicide, demandant à ses compatriotes d’y mettre fin.Il avait même pris l’initiative d’une pétition dans ce sens.Depuis, cet intellectuel, diplômé d’Oxford et d’Harvard, avait reçu des menaces de mort et vivait sous la protection de la police palestinienne.Appel à Peres Après la fermeture, l’ambassadeur américain en Israël, Dan Kurtzer, a fait savoir à Ariel Sharon qu’il lui était difficile de comprendre une telle décision.Le travailliste Yossi Beilin, ancien ministre de la Justice, a ajouté qu’elle témoignait des véritables intentions du premier ministre et prouvait qu’il ne pardonnerait jamais à quiconque, du côté palestinien, de chercher la paix.Et le négociateur palestinien Yasser Abed Rabbo a rappelé à Shimon Peres qu’il avait signé les accords d’Oslo, ce qui engageait Israël à protéger les institutions palestiniennes à Jérusalem-Est et à «mettre fin aux mesures racistes prises par le gouvernement».L’accusation de racisme, l’opposition de gauche, les partis arabes d’Israël et une large partie de la presse l’a reprise contre une proposition de loi réservant pour des raisons de sécurité la vente de terres du domaine public aux seuls juifs.Ce texte, approuvé par 17 ministres contre deux et une abstention au Comité ministériel des lois, a été présenté par le rab- : “ijlÿy î ?rit iMf Hjiëfff m il -Mi 4^n (ÜÜ REUTERS une Hier, le premier ministre Ariel Sharon (à droite) a inspecté les travaux de construction d’t clôture près de Jérusalem en compagnie du ministre de la Défense, Benjamin Ben-Elizer (deuxième à partir de la gauche).bin Hai'm Druckman, député du Parti national religieux (représentant des colons, cinq députés sur 120).Il permet de contourner un arrêt prononcé en mars 2000 par quatre des cinq juges de la Cour suprême d’Israël, qui interdit toute discrimination entre Juifs et Arabes pour les ventes de terres domaniales.Cellesci, selon l'Association pour les droits de l’homme en Israël (ACRI), représentent 93 % de l’ensemble du territoire israélien.«Le traitement par l’État des citoyens arabes comme des ennemis jusqu’à preuve de contraire n’a pas sa place dans une démocratie», a estimé l’ACRI.Dans un autre communiqué, Shimon Peres, qui n’avait pas participé au vote, a aussi dénoncé le texte de loi: «Le parti travailliste combattra de toutes ses forces cette décision raciste.» Le chef de l'opposition Yossi Sa-rid, qui dirige le parti de gauche laïc Meretz (dix élus), a renchéri: «Aucun autre gouvernement dans le monde démocratique n’aurait adopté une loi similaire.Ce texte raciste est une tache sur Israël.» Hier, le cabinet Sharon a fait savoir qu’il allait reconsidérer la proposition de loi.Mission des Nations unies en Bosnie Les États-Unis se trouvent de nouveau isolés au Conseil de sécurité AGENCE FRANCE-PRESSE New York — Les États-Unis se sont retrouvés hier isolés lors d’un débat public du Conseil de sécurité sur la Cour pénale internationale (CPI), organisé après que Washington eut exigé une immunité pour ses ressortissants.Premier à prendre la parole, l’ambassadeur du Canada, Paul Heinbecker, qui avait réclamé ce débat, a mis en garde contre tout compromis qui protégerait les Américains participant à des opérations de maintien de la paix d’éventuelles poursuites devant la CPI.L’adoption d'une résolution dans des termes actuellement proposés par les États-Unis «pourrait mettre le Canada dans une position inédite en l’obligeant à examiner la légalité d’une résolution du Conseil de sécurité», a fait valoir M.Heinbecker.L’ambassadeur de l’Afrique du Sud, Dumisani Ku-malo, s’est pour sa part inquiété des conséquences que la position américaine pourrait avoir sur les opérations de maintien de la paix, dont il a souligné l’importance pour le continent africain.«Ces succès sont maintenant menacés par un membre du Conseil de sécurité qui comprend mal et s’inquiète sans raison de la juridiction de la CPI», a dit M.Kumalo.John Negroponte, l’ambassadeur des États-Unis, a réaffirmé l’importance que Washington accorde au maintien de la paix et de la sécurité dans le monde, soulignant toutefois que la situation juridique des effectifs participant à ces opérations était une «importante considération dans la décision des pays d’y contribuer ou non».«Nous respectons les obligations des pays qui ont ratifié le traité de Rome [fondateur de la CPI] et nous avons essayé d'en tenir compte», a dit M.Npgroponte.«Nous espérons, a-t-il ajouté, que les autres États, à leur tour, respecteront les inquiétudes que nous avons pour nos ressortissants participant à des opérations de maintien de la paix.» Près de 30 orateurs étaient inscrits pour ce débat qui devait s’achever en fin d’après-midi.La question — avec celle, immédiate, du renouvellement de la mission des Nations unips en Bosnie-Herzégovine (MINUBH), auquel les États-Unis ont mis un premier veto — devait ensuite revenir à huis clos devant le Conseil de sécurité.Une solution — temporaire ou définitive — doit être trouvée avant lundi prochain, expiration du mandat de la MINUBH mais aussi d’une autre petite mission des Nations unies à Prevlaka, une péninsule entre la Croatie et la Yougoslavie.S’ils n’obtiennent pas satisfaction sur l’immunité devant la CPI, les États-Unis menacent en effet de fermer toutes les opérations de maintien de la paix de l’ONU les unes après les autres au fur et à mesure que leur mandat arrivera à expiration.Au Soudan, Washington recherche la paix.et du pétrole Les États-Unis jugent positive mais encore insuffisante la coopération à la lutte antiterroriste des autorités de Khartoum, qui avaient autrefois accueilli Oussama ben Laden.Les Américains tentent de mettre fin à une guerre qui a fait deux millions de morts depuis 1983.MOUNA N AÏ M LE MONDE Khartoum — De mémoire de Soudanais, il y a bien longtemps que Khartoum n’avait pas fait l’objet d’un tel intérêt aiqéricain.Walter Kenshtiner, secrétaire d’État adjoint poqr l’Afrique, s’y trouvait début juillet Le secrétaire d’État CoÜn Powell, vient d’accorder un semi-satisfecit au gouvernement soudanais pour sa coopération dans la lutte antiterroriste.Pour peu que Khartoum continue sur cette voie, promet Washington, le Soudan se verra rayé de la liste des États qualifiés de «terroristes»: évolution rarissime lorsque ladite liste a plutôt tendance à s’allonger depuis les attentats antiaméricains du 11 septembre 2001.Pour un pays qui, entre 1991 et 1996, a abrité Oussama ben Laden et où l’ancien président Bill Clinton n’avait pas hésité à faire bombarder, en août 1998, une usine de produits pharmaceutiques accusée — sans preuve à ce jour — de fabriquer des composants d’armes chimiques, le chemin parcouru a quelque chose d’étonnant.Chacun, à Khartoum, admet par ailleurs avoir été surpris par la célérité avec laquelle les Etats-Unis ont amené le gouvernement et les rebelles à signer — et à respecter — un accord de cessez-le-feu géographiquement limité.Aujourd’hui, Washington — qui, pendant des années, a mis le pouvoir soudanais en quarantaine, soutenant plutôt indirectement les rebelles — surveille d’un œil vigilant les négociations engagées à Nairobi (Kenya) entre le pouvoir islamiste et le Mouvement-Armée de libération des peuples du Soudan (SPLM-A) du colonel John Ga-rang, qu’une guerre impitoyable, qui a déjà fait deux millions de morts, oppose depuis 1983.Nul ne se hasarde à critiquer le cessez-le-feu imposé dans la région des monts Nubas, dans le centre du pays, ni à regretter que Washington s’implique dans la recherche d’une paix au Soudan.Mais il n’est pas un seul Soudanais ou Occidental expatrié qui n’estime qu’en choisissant les monts Nubas, Washington a fait d’une pierre deux coups: d’une part,, satisfaire les groupes de pression chrétiens aux Etats-Unis, pour lesquels la région des monts Nubas — à cause de la quarantaine à laquelle elle a été soumise pendant des années par les autorités — est devenue une sorte d’«icône» humanitaire; d’autre part, sélectionner la région la plus facile sinon à pacifier, du moins à neutraliser.Intérêt pour le brut D’un point de vue géopolitique, note Emmanuel Isch, qui dirige la mission de l’ONG canadienne Fellowship for African Relief, cela a quand même un sens: les monts Nubas sont en quelque sorte la porte de ce Sud qui est au cœur de la guerre; les États-Unis essaient de favoriser une certaine stabilité politique au Soudan, qui «devrait leur permettre d’abolir certaines lois qui les empêchent d'être impliqués dans les activités pétrolières».De nombreux Soudanais sont eux aussi convaincus que le brut explique en grande partie — sinon en totalité — l’intérêt soudain porté par l’administration américaine à leur pays.Les gisements non encore explorés recèleraient, selon certaines informations, d'importantes réserves.Et,c’est précisément là, dans la région pétrolière de l’État de l'Unité, qu’ont lieu, depuis janvier, les combats les plus violents, les deux parties y ayant concentré d’importantes forces, «étant entendu que c’est une guerre de pauvres des deux côtés», souligne un diplomate.L’armée soudanaise, en particulier, selon des sources concordantes, a mis à profit la trêve des monts Nubas pour transférer des troupes au sud.Depuis 1999, le Soudan exporte du pétrole à raison de 250 000 barils par jour, et le gouvernement a besoin de nouvelles ressources.L’enjeu est donc de repousser les rebelles pour rendre sûres de nouvelles zones d’exploitation et, pour le SPLM-A d’empêcher une telle extension.Un conflit complexe Alors que, dans d’autres zones, l’armée a surtout recours aux bombardements aériens tandis que les milices locales sévissent au sol, les militaires, ici, sont en première ligne.Il y aurait déjà plusieurs milliers de morts des deux côtés, indique Pascal Le-fort, chef de mission de Médecins sans frontières (MSI7).Pour les populations civiles, la situation est très difficile.Dans ces zones, l’économie des familles est basée sur la culture du sorgho et l’élevage du bétail, «sans lequel on n’existe plus socialement.Or, aujourd’hui, le bétail est décimé», ajoute-t-il.De l’avis de tous les vieux routiers du conflit soudanais, trouver un début de solution dans cette région relève de la gageure.Le conflit est beaucoup plus complexe et les enjeux beaucoup plus nombreux que ne le dit le cliché qui le réduit à une guerre entre Nord islamiste et Sud chrétien et animiste.Commencées le 17 juin, les négociations qui se sont engagées à Nairobi ont ceci d’encourageant: contrairement aux multiples pourparlers qui les ont précédées depuis des années, elles sont entourées d’un black-out total et ont une durée imposée (cinq semaines).Le problème le plus épineux est la question de l’autodétermination du Sud.Le SPLM-A en fait une condition sine qua non de toute paix; de leur côté, les autorités soudanaises sont rétives et disent craindre qu’un tel processus ne mène, à terme, à la sécession. LE DEVOIR, LE JEUDI 11 JUILLET 2 0 0 2 A 6 EDITORIAL Le pays au dos large Comme en écho au premier ministre Jean Chrétien, l’ancien responsable du programme fédéral de commandites a joué la carte patriotique à plein cette semaine en répétant devant un comité des Communes que la situation de guerre dans laquelle s’est trouvé le pays ces dernières années justifiait qu’on contourne les règles d’attribution des contrats fédéraux.On pourrait sourire de cette bonne blague s’il n’y avait eu, du même coup, des millions de dollars en fonds publics détournés vers les poches des amis du parti.L Pau le des Rivières O O O e scandaleux fouillis des commandites fédérales, sur lequel la lumière est loin d’avoir été faite, a rebondi mardi à Ottawa lorsque deux exdirecteurs du controversé programme, Charles Guité et Pierre Tremblay, ont témoigné à huis clos devant le comité permanent des Comptes publics.Les échanges ont porté sur les trois rapports identiques commandés à Groupaction Marketing entre 1996 et 1999, portant sur la visibilité du gouvernement fédéral au Québec et facturés séparément pour un coût total de 1,625 million.Les témoignages se sont déroulés à huis clos, mais les députés de l’opposition, membres du comité, se sont fait un plaisir d’informer la presse du contenu des échanges.Il appert que M.Guité a invoqué la guerre contre les séparatistes pour expliquer qu’il avait dû prendre certaines libertés avec la loi dans l’attribution des contrats de commandite.Cette affirmation est passablement dérangeante en soi car elle démontre à quel point le respect des règles assurant une gestion équitable des fonds publics tient à peu de chose.M.Guité, il n’est pas inutile de le rappeler, avait travaillé pour le bureau des relations fédérales-provinciales pendant la campagne référendaire de 1995, période au cours de laquelle les sociétés commanditées aujourd’hui sur la sellette ont également été très actives au Québec afin de convaincre les Québécois de voter du bon côté le soir du 30 octobre.Leur travail a tellement plu au gouvernement fédéral que ce dernier a par la suite fait abondamment appel à leurs services, comme on le sait.Comme directeur du programme des commandites au ministère des Travaux publics, alors dirigé par Alfonso Gagliano, M.Guité n’aurait-il pas dû observer un devoir de réserve plutôt que de violer allègrement la loi?L’autre question qui vient à l’esprit consiste à savoir pourquoi l’état de guerre supposé justifierait qu’on remplisse les poches de firmes amies du Parti libéral.Tout cela ne tient pas debout Les membres libéraux du comité des Comptes publics se sont empressés hier de voter l’ajournement de leurs travaux, comme s’ils pressentaient qu’avec chaque nouvelle déclaration, on s’approchait un peu plus de la tête du gouvernement Les fonctionnaires interrogés hier n’ont pas voulu dire si oui ou non ils recevaient des consignes ministérielles.Tous les doutes restent donc non seulement permis mais, à la lumière des révélations des dernières semaines, indispensables.Dans le cas des fameux trois rapports, la vérificatrice générale Sheila Fraser a déjà déclaré que toutes les règles d’attribution des contrats avaient été violées.Ses propos ont mené la Gendarmerie royale du Canada à annoncer une enquête devant porter sur les trois contrats identiques ainsi que plusieurs autres.Non seulement Groupaction mais un certain nombre d’autres firmes, très proches du Parti libéral, ont retiré des millions de dollars en commissions de programmes qui auraient pu être gérés sans intermédiaires.Le nouveau ministre des Travaux publics, Ralph Goodale, a promis de faire disparaître les intermédiaires et de revoir l’ensemble du programme de commandites, qui représente 200 millions de dollars en cinq ans.Dans les circonstances, c’est un minimum auquel il faut applaudir tout en souhaitant que des événements qui comptent sur une aide fédérale pour survivre n’en fassent pas les frais.Déjà, une grande inquiétude règne au festival Nuits d’Afrique, qui ne mérite pas d’être pénalisé.Mais au delà des propos rassurants de M.Goodale, c’est le premier ministre lui-même qui doit donner le ton.Sinon, rien ne changera au royaume passablement pourri de M.Chrétien, qui ne pourra pas toujours s’en tirer avec une pirouette et l’air de prendre toutes ces dénonciations avec un grain de sel.L’heure n’est plus au badinage.Les électeurs sont de plus en plus désabusés.Si le premier ministre plaçait réellement l’intégrité au-dessus de tout, il accepterait la mise sur pied d’une commission d’enquête publique qui permettrait de connaître l’ampleur des malversations.Les demi-mesures annoncées ces dernières semaines dans le but de calmer l’opposition ne changent rien à un système conçu pour récompenser les amis du régime.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information MICHEL VENNE Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, MARIE-ANDRÉE LAMONTAGNE, LOUIS LAPIERRE Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE T* CSiriSuCt!- LA PoliT^uf Sut)-AfRicAiNf pN MTiÊPf S'ipA.REPRISE 09-04-2002 t/oîfcÇ tfoUVCLWv M U «042-0-s __— t x._______ht ¦ _ 11 j I - ai - .' .* Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur générai). L K DEVOIR, LE JEUDI 11 JUILLET 2 0 0 2 A 8 —-* LE DEVOIR ?-—- ACTDALITÉS MÉNOPAUSE SUITE DE LA PAGE 1 ment du risque d’accidents cérébrovasculaires de 41 % et de crises cardiaques de 29 % chez les femmes traitées comparativement à celles se voyant administrer un placebo.Des chiffres préoccupants qui sont loin d'être compensés par les quelques effets bénéfiques qui ont néanmoins été observés, commentent les auteurs de l’article relatant cette vaste étude dans le JAMA.L’hormonothérapie a en effet entraîné une diminution de 24 % des fractures osseuses et de 37 % du cancer du colon et du rectum.«Les conclusions de cette étude visent plus spécifiquement les traitements hormonaux de très longue durée à des femmes plus âgées», indique le Dr Pierre Fugère, gynécologue-obstétricien qui dirige une clinique sur la ménopause au Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM), pavillon Saint-Luc.«Or nous ne prescrivons généralement l’hormonothérapie de remplacement que pour une brève période d’environ cinq ans, qui dépasse rarement dix ans.Habituellement, les symptômes de la ménopause que l’on désire "-Ahérapie disparaissent spontanément dans les quatre à cinq premières années de la ménopause.» Au Québec, près de 40 % des femmes reçoivent des hormones au début de leur ménopause, précise le spécialiste.Et seulement 5 à 10 % poursuivent une hormonothérapie de remplacement au-delà de cinq ans.Le Dr Claude Fortin, président de l’Association des gynécologues-obstétriciens du Québec, admet que les résultats de l’étude «remettent en cause la durée de .prescription de l’hormonothérapie.Ces données suggèrent de pratiquer une sélection encore plus judicieuse des patientes qui tireraient réellement des bénéfices de ce traitement, souligne le médecin, telles que les femmes souffrant de graves insomnies ou de fatigue exhaustive, par exemple».Il n’est désormais plus question de prescrire l’hormonothérapie pour prévenir les maladies cardiaques.De toute façon, il existe beaucoup d’autres médicaments capables d’assurer cette fonction, souligne le Dr Fugère.«Compte tenu de ces nouveaux résultats, nous serons moins portés à prescrire l’hormonothérapie à long terme, affirme-t-il à son tour, à moins de problème particulier comme une atrophie vaginale sévère chez une personne plus âgée.Mais encore là, on pourra envisager un traitement local comme une crème vaginale.» «Même si le traitement hormonal est probablement sans risque pendant les cinq premières années suivant la ménopause, l’état des patientes doit être réévalué chaque année afin de soupeser les bénéfices et les risques pour chacune», prévient-il finalement Les deux médecins sont catégoriques, ils n’arrête ront pas de prescrire des hormones de remplacement à leurs clientes dont la vie est complètement bouleversée en raison de certains symptômes dévastateurs de la ménopause.Rectificatif Dans notre texte d’hier sur la poursuite intentée contre la Fédération des infirmières et infirmiers du Québec (FIIQ) par une famille de Québec pour le décès de leur père, nous avons erronément attribué le prénom de Robert à la victime alors qu’il s’agit de Bernard Tremblay.Nous aurions dû préciser également que seule la mère était présente à la conférence de presse et que le décès est survenu deux mois après la chirurgie.Toutes nos excuses à la famille et à nos lecteurs.Les résultats de l’étude «remettent en cause la durée de prescription de la thérapie hormonale» LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, fi1' étage, Montréal (Québec), H3A3M9 F3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir, www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514) 985-3360 Par courrier redaction@ledevoir.com Uagenda culturel Au téléphone Par télécopieur La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3346 (514) 985-3390 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514)985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514) 985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Le Devoir lient, A l'occankin, mettre la liste d'adresses de ses abonnés à la disposition d'organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de corres-pondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.let Dnxrir est publié du lundi au samedi par le Devoir Inc.dont le sièjfe social est situé au 2060, rue De Bleury, if étage, Montréal, (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor St Jean, 800, boulevard Industriel,Saint-Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., 612.rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.L’agence Presse Canadienne est autorisée à employer et A diffuser les informations publiées dans Ijt Devoir.I* Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900.boulevard Saint Martin Ouest, l.aval.Envoi de publication — Enregistrement n" 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.Le tableau le plus cher de tous les temps REUTERS * m1 RECEMMENT redécouvert, Le Massacre des innocents de Pierre Paul Rubens est devenu hier le tableau le plus cher de tous les temps, lors d’une vente aux enchères chez Sotheby’s, à Londres.Les experts s’attendaient à ce que le tableau du maître flamand trouve preneur à moins d’une dizaine de millions de dollars.Il a plutôt été vendu pour la somme faramineuse de près de 77 millions $US, soit plus de 100 millions de huards.PHARMACIE SUITE DE LA PAGE 1 obligatoires pour tous les diplômés issus des autres provinces.Le problème, c’est que le premier est offert en septembre à l’Université de Montréal alors que le second ne l’est que la session suivante.Le rythme lent de moins de quatre heures de cours par semaine constitue pour elle une vraie perte de temps.Sharon Abitbol complétera fin août un stage de 12 semaines à Cornwall, en Ontario.Cependant, afin de se conformer aux normes québécoises, elle devra en faire un second d’une durée de 600 heures en territoire québécois, a-t-elle aussi appris.«Je ne pourrai pas commencer mon stage avant mai 2003.Ça va me prendre plus d’un an avant d’obtenir mon diplôme du Québec», ajoute-t-elle.«Pendant ma dernière année à Toronto, j’ai été sollicitée par plusieurs grandes chaînes de pharmacies aux Etats-Unis, qui m'ont proposé des postes là-bas.J’ai refusé parce que je voulais retourner au Québec et m’installer ici après mon mariage, en juin dernier.C’est avec ces entraves que le Québec pousse les étudiants à aller s’installer ailleurs», déplore-t-elle.Jacques Gendron, premier vice-président de l’Ordre des pharmaciens du Québec, reconnaît sans peine que la situation doit être corrigée, d’autant plus que la qualité des cours donnés à l’université de Toronto ne peut être remise en question.Des règles similaires s’appliquent toutefois aux diplômés québécois qui décident de pratiquer dans une autre province.Ces règles sont encpre plus sévères pour ceux qui optent pour les Etats-Unis.Même si la connaissance de la langue française et celle de la législation québécoise sont incontournables, l’ordre professionnel est déterminé à trouver SUITE DE LA PAGE 1 an, celle-ci fournit tous les produits de la région nécessaires aux hommes de la brigade: soja (et fromage de tofu), porc, bœuf, chèvre, poulet, œufs, huile, 150 tonnes de blé (pour le pain et les nouilles) et 500 tonnes de légumes.Sous tous rapports, il faut le dire, cette caserne fait ringard.On nous a bien montré la salle d’informatique, où des soldats tapent n’importe quoi sur leur clavier.On nous a montré les dortoirs propres, les lits au carré, avec la casquette d’uniforme posée sur la couette (seul endroit où la mettre, l’armoire du soldat étant d’une incroyable exiguïté).Mais la brigade n“ 196 semble pratiquer beaucoup plus les pompes que la guerre moderne.Les armements à infrarouge ou au laser des armées de l’Ouest semblent inconnues ici, et les grandes manœuvres n'ont lieu que tous les deux ans.Il est vrai que la prochaine mission de l'infanterie chinoise pourrait consister à contrôler certaines villes si cellesci s’aventuraient à réclamer plus de liberté que le pouvoir n’est disposé à en lâcher aujourd’hui.Des avions obsolètes Vingt kilomètres plus loin, dans la plaine du Hebei, se trouve la division aérienne n° 24, chargée de la défense de 50 millions d’âmes.Four cette mission, elle ne dispose que de 70 appareils, sagement alignés au bord du tarmac.Ils sont souvent désuets, comptant 20 ans de service.Ces F7 et F8, copies chinoises des Mig russes, ruineux en carburant et en entretien, sont technologiquement dépassés, devant compter à l’atterrissage sur un parachute de queue, faute de système de freinage correct Au hangar d'entretien, un F8 sur cales laisse voir un trou béant de tôles arrachées et froissées sous son nez.Le train avant a disparu: atterrissage raté.Qu'importe: on répare tout toujours, faute d’avoir les moyens de remplacer.Avec ce matériel de bric et de broc, les 100 pilotes (tous universitaires, militaires de carrière, 30 ans d’âge moyen) ne peuvent voler un moyen d’accélérer le processus pour les diplômés des universités ontariennes.Le président de l’Ordre des pharmaciens du Québec, Paul Fernet, entend d’ailleurs examiner plusieurs scénarios et discuter de la question avec son homologue ontarien lors d’une rencontre prévue début août «Le problème, c’est que [ces personnes doivent] suivre ces cours en même temps que les étudiants réguliers.Nous voudrions créer un cours sur mesure, spécifique aux adultes et qui pourrait se faire en deux ou trois semaines.Idéalement, nous aimerions jumeler le stage de jour à des cours du soir», explique M.Gendron.Peu d’étudiants des autres provinces savent qu’ils peuvent bénéficier d’un stage écourté si leur superviseur constate que le diplômé a déjà toutes les compétences requises pour exercer la profession, signale M.Gendron.Ces contraintes sont d’autant plus frustrantes pour les diplômés qu’elles sont imposées alors que les pharmacies à l’échelle du pays souffrent d’une pénurie importante de professionnels dans ce domaine.Selon un sondage Ipsos-Reid publié en mars dernier, le Canada aurait besoin de 2000 pharmaciens supplémentaires, une pharmacie sur deux n’ayant pas réussi à pourvoir ses postes vacants l’an dernier.Au Québec, les besoins sont évalués à 400 pharmaciens, dont 90 dans les établissements de santé.Jacques Gendron évoque plusieurs raisons pour expliquer ce phénomène: augmentation du nombre de pharmacies, heures d’ouverture prolongées, féminisation de la profession et embauche accrue par l’industrie pharmaceutique.De plus, le nombre d’ordonnances de médicaments connaît une hausse de 7 à 10 % par année, note M.Gendron, ce qui signifie que leur nombre double tous les sept ans.que deux heures par semaine: «Le matériel et le budget ne nous permettent pas plus», avoue le commandant Wang Wei tout en affirmant que «peu importe, cela suffit pour l’entraînement».Un peu plus tard, pendant la représentation d’acrobaties aériennes qu’on nous offre, un autre officier ne nous cachera pas que les meilleurs avions sont ailleurs, face à Taiwan et aux frontières: des Sukhoï 27 importés ou produits sous licence à Shenyang (Liaoning), voire des Sukhoï 30 dont la Chine a commandé 80 exemplaires, de même qu’un arsenal de missiles TT 12, de frégates et de sous-marins modernes, pour une note totale de 7,5 milliards $CAN en cinq ans, témoin de l’ambition de la Chine de récupérer Taiwan en lui prenant la suprématie des airs et des mers ainsi qu’en dissuadant la flotte américaine de venir se risquer dans ces eaux désormais armées jusqu’aux dents.Toutefois, cette armée de l’air, loin d’être survoltée par ce soutien massif des politiques du Parti communiste chinois, apparaît mûre et paisible, comme le trahissent ces propos du commandant: «Nous pensons pouvoir reprendre Taïwan si on nous en donne l'ordre, mais eux comme nous souhaitons un règlement pacifique.Portant l’unifbrme, j’estime que l’Armée populaire de libération devrait assumer à l’avenir un plus grand rôle ailleurs que chez nous, dans les missions pacifiques, en coopération mondiale.» Avant de retourner à Pékin, on voit une série d’appareils en meilleur état que les autres: il s’agit d’une douzaine de F7-E presque neufs, sortis en 2000 de leur usine de Chengdu (Sichuan).La cocarde sur les carlingues désigne leur fonction: la patrouille de Chine, qui produit ses numéros d’acrobaties, célèbres en Asie, lors du salon de l’aéronautique de Zhuhai.Ceci révèle, au dernier moment, la raison d’être de ces deux casernes en attente d’une guerre qui ne vient pas, tout comme dans Le Désert des Tartares de Dino Buzzati.Ce sont des établissements-vitrines, où on donne 245 démonstrations aériennes aux 462 délégations étrangères de passage.C’est l’ouverture au monde, version chinoise.SIDA SUITE DE LA PAGE 1 En 2010, presque 6 % du total d’enfants africains seront orphelins à cause de la pandémie qui, en plus de tuer et de détruire des familles, bouleverse profondément le tissu social.«La guerre tue les pères.Le sida vole aux enfants leurs deux parents, a déclaré Peter Piot Dans les années qui viennent, il va falloir durcir les mesures pour répondre à cette crise sans précédent.» Exclusion, malnutrition, maladie Et même si les contaminations cessaient du jour au lendemain, de nouveaux enfants deviendraient orphelins.Les experts évaluent en moyenne à huit ou neuf ans l’espérance de vie des séropositifs en Afrique subsaharienne, où les médicaments antirétroviraux, qui accroissent la durée de vie des séropositifs dans les pays riches, sont très peu utilisés.Le rapport a été réalisé par ONUSIDA, par l’UNI-CEF et par l’agence américaine USAID et s’est fondé sur des estimations du Bureau américain des statistiques et sur des données collectées dans 88 pays.Pour les orphelins, le risque d’exclusion est grand, a expliqué Carol Bellamy, de l’UNICEF, car le fait qu’un parent soit mort du sida est souvent interprété comme le signe de la contamination de l'enfant Mais ces derniers sont encore davantage exposés à divers troubles d’ordre psychologique ou liés à la malnutrition, la maladie et les difficultés économiques.Pour BeDamy, n est nécessaire de renforcer l’accueil de ces orphelins dans des structures propres à la communauté d’où fl est issu afin d’éviter tout déphasage.«R nous faut répondre à ces statistiques dramatiques en traitant des besoins et des droits des orphelins mais aussi des enfants vulnérables dont les parents sont toujours en vie», at-elle déclaré.Si l’Afrique a le plus fort taux d’orphelins, l’Asie compte le plus grand nombre d’enfants sans parents, soit environ deux millions de plus à cause du sida en 2001.Mais au vu de la progression de la pandémie en Asie, le taux d’orphelins dans cette région risque de dépasser rapidement celui des pays les plus gravement touchés, tels le Nigeria, l’Ethiopie ou la République démocratique du Congo.TABOUS SUITE DE LA PAGE 1 Femi Kuti, qui sera de passage au Spectrum de Montréal demain dans le cadre du Festival Nuits d’Afrique, est aussi porte-parole de l’UNICEF.Fils du célèbre musicien Fêla Kuti, mort du sida en 1997, il a hérité de son père le goût de l’engagement politique autant que celui de la musique.«La prohibition religieuse, notamment à travers la chrétienté et l’islam, de l’usage de contraceptifs dans les relations sexuelles devrait être tenue responsable de la propagation du virus du VIH sur le continent africain», peut-on lire en préambule de la chanson Stop Aids.Joint par téléphone alors qu’il traversait le Canada vers Montréal, le chanteur nigérian ajoute par ailleurs que la lutte contre le sida devrait commencer par «l’éradication totale de la corruption» qui sévit au sein des gouvernements des pays d’Afrique.Car c’est la fin de la corruption qui permettra l’établissement d’infrastructures nécessaires à l’élimination du virus ainsi que l’ouverture de centres de santé.Et Femi Kuti accuse aussi de complicité les gouvernements occidentaux qui continuent de traiter avec des dirigeants corrompus alors qu’ils connaissent l’existence de leurs comptes de banque cachés.«En Europe, en Amérique, les gens ont accès à une sécurité sociale.En Afrique, il n’y a rien de tout cela», ajoute-t-il.Son propre père, Fêla Kuti, a été traité dans une clinique privée fort coûteuse.Or le salaire minimum dans plusieurs pays d'Afrique est «de quelque 50 $ par mois», ce qui hypothèque bien sûr la capacité de la plupart des malades de se payer un traitement contre la maladie.Le chanteur ne fait pas de la lutte contre le sida sa seule cause.Dans sa chanson intitulée One Day Someday, il exprime son rêve de voir une Afrique unie, des Etats-Unis d’Afrique en quelque sorte, avec une seule monnaie et des infrastructures pan-nationales.Cette unification, croit-il, pennettrait la mise en commun des ressources et freinerait la corruption.Une autre chanson de son dernier disque, Alkebu lan, porte le nom du continent africain avant l’arrivée des Portugais.«Si nous ne savons pas d'où nous venons, nous ne saurons pas non plus où nous allons, dit-il.L’Afrique a perdu son identité avec la colonisation.Depuis, elle souffre d’un complexe d’infériorité.» Femi Kuti n’est évidemment pas le seul invité du Festival Nuits d’Afrique à chanter l’Afrique ou à brandir le poing pour la sauver de ses maux.Au programme, on trouvera aussi, le 18 juillet, D’Gary, qui chante l’exubérance des marchés, celle des échanges interminables entre deux Africains qui se rencontrent, accompagné de la douceur exquise de sa guitare.Ce soir, pour l’ouverture officielle (puisque le festival comptait une avant-première ces derniers jours), c’est la chanteuse algérienne de rai’ Cheikha Ri-mitti qui, à 79 ans, enflammera le Spectrum de sa voix rauque et de ses accompagnements modernes.Et c’est sans parler de tous les autres, dont les Ro-kia Traoré, Alpha Yaya Diallo, Wazobia, Ka-o-Ka, qui sont de la partie pour nous faire goûter l’Afrique, si loin et si près à la fois.Mais tout n’est pas rose dans le monde de Nuits d’Afrique.Victime de la crise des commandites qui a ébranlé le gouvernement fédéral cette année, Nuits d’Afrique s’est vu à la dernière minute privé d’une subvention de 50 000 $ qui devait provenir du ministère fédéral des Travaux publics.Nuits d’Afrique est en effet particulièrement pénalisé du fait qu’il se tient avant le 22 juillet et que le nouveau comité qui examine les demandes de commandite n’a pas eu le temps d’analyser son dossier avant l’ouverture.De plus, contrairement au Festival Juste pour rire, Nuits d’Afrique ne bénéficiait, au sujet de cette commandite, que d’un accord verbal qui n’a pas été honoré.Or le festival ne peut plus annuler les prestations prévues pour l’édition de cette année, qui se déroulera jusqu’au 21 juillet L’absence de cette commandite,risque donc d’avoir un impact sur les éditions à venir.À moins qu’Ottawa ne face volte-face d'id là.DRAGON ru« Sherbrooke av.du Président-Kennedy bout, de Maisonneuve Sainte-Catherine ?T^LeisteiviT-civvt d3\ttcvvtjerg - cuisine française qui fait bonne impression ?CE MIDI: Entrée + salade de chèvre chaud • 13$ ^ CE SOIR: Deux tables d’hôtes avec apéro pour 50$ 359, av.du Président-Kennedy (coin de Bleury) • © Place des Arts •Tél.: 285-8686 • gutenberg@qc.alra.com y 3 mlcwLct*«
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