Le devoir, 28 juin 2002, Cahier A
C’EST LA VIE! lire dans le noir Page B 1 * PALESTINIENS r Etudier dans le bruit des tanks Page A 5 w w w .1 e d e v o i r .c o ni DEVOIR V o L.X C 111 N • 1 4 3B^ L K V K X D R E I) I 2 8 .1 II 1 N 2 O O 2 T A X K S I $ Crise du logement Boisclair et Marois se contredisent sur le contrôle des loyers JOSÉE BOILEAU LE DEVOIR Les ministres André Boisclair et Pauline Marois se sont contredits hier sur les solutions à apporter à la crise du logement La ministre des Finances a évoqué la possibilité de desserrer le contrôle des loyers dors que M.Boisclair a carrément rejeté cette idée.«Je peux déjà dire très clairement que le gouvernement du Québec ne fait pas partie de ceux qui pensent que l’obstacle, c’est la Régie du logement.Ce n’est pas en enlevant des droits aux uns qu'on va en donner aux autres», a-t-il affirmé hier, aux côtés du maire de Montréal, Gérald Tremblay, et du vice-président du comité exécutif, Michel Prescott, lors d’une conférence de presse sur la crise du 1" juillet Ministre d’Etat aux Affaires municipales, M.Boisclair est le maître d’œuvre de la politique d’habitation du gouvernement Devant les journalistes qui insistaient le ministre a même ajouté: «Ce n’est pas dans une situation où l’on doit gérer de graves difficultés que le gouvernement du Québec va commencer soudainement à improviser ses interventions publiques.» Pourtant Pauline Marois n’a pas hésité à indiquer, à l’issue d’une conférence de presse sur des investissements à Mirabel, que son ministère évaluait différentes hypothèses dans le but de résoudre la crise du logement Selon la Presse canadienne, Mme Marois aurait déclaré: «Estur l’Europe et probablement même une nécessité.Un grand parti politique qui fait la promotion de l’immigration et de l’ouverture des frontières, voilà qui est à pieu près aussi rare sur le Vieux Continent qu'un crocodile dans les eaux du Saint-Laurent S’il faut en croire les conclusions du récent sommet européen de Séville, le tabou de l’immigration n’est pas près de disparaître en Europie.Plusieurs observateurs en sont revenus convaincus que l’Europie se prépare à montrer aux pays pauvres quelle n’est pas une passoire.Certains évoquent ouvertement une vaste opération de rapatriement coordonnée à l’échelle européenne.Ce geste irait de pair avec l’intention du nouveau gouvernement français de fermer Sangate.Ce camp du Pas-de-Calais, établi aux pjortes de la Grande-Bretagne, attire des centaines de réfugiés désireux de jouir des conditions d’accueil britanniques.La levée de l’interdiction de retourner chez eux les Afghans qui n’obtiennent pas le statut de réfugié pourrait fournir l’occasion de fermer la porte.La majorité des réfugiés de Sangate sont en effet originaires d’Afghanistan.Bien sûr, la France et la Suède ont repoussé la ligne dure de l’Espagne et de la Grande-Bretagne, qui étaient déterminées à imposer des représailles économiques aux pays d’origine des illégaux.Mais cette victoire n’est probablement pas aussi significative qu’on le croit En juillet, le Conseil européen devrait approuver plusieurs textes en suspens sur les immigrants irréguliers.Les Quinze créeront avant la fin de l’année une instance de coordination des pxilices frontalières et un réseau d’officiers de liaison sur l’immigration.L’Union devrait aussi engager des opérations conjointes de surveillance aux frontières et lancer des coopérations intergouvemementales pour le ra-patriement des illégaux.En 2003, l’Union européenne se donnera une banque de données sur les visas, une formation commune des gardes-frontières, et étudiera le «partage des charges de gestion des frontières extérieures».Une étapé avant la création d’une véritable pjolice frontalière européenne.On l’aura constaté, l’immigration n'est toujours perçue en Europe que comme un embarras, une contrainte ou, pire, un danger à la cohésion nationale.Les démographes ne cessent piourtant de rappéler que sans elle, le Vieux Continent n’aurait pas connu la même croissance économique depuis 20 ans.Les mêmes expérts affirment aussi que sans l’appxirt de millions d’immigrants pour contrer la baisse de la natalité, l’Europe se priverait d’une croissance encore plus essentielle.Mais les politiciens n’ont ni la lucidité ni le cran des démographes.A l’exception du courageux débat allemand, on ne voit pas quel leader européen aurait aujourd'hui l’audace d’affirmer haut et fort qu’un pays qui attire et intègre des immigrants est un pays qui s’enrichit Même la gauche européenne, et notamment française, est d'une pudeur extrême sur ces questions.?Le sommet de Séville a donc confirmé que devant un,e immigration pourtant incontournable, les chefs d’Etat européens préfèrent toujours la pxilitique de la sourde oreille.Comme si l’immigration n'était toujours qu’une affreuse manie américaine.Comme si une véritable politique d’immigration pouvait se réduire à un simple débat sur l’étanchéité des frontières.En ne parlant que de sécurité, les leaders euro-piéens font d’une pierre deux coups.Ils exploitent un sujet à la mode et électoralement payant tout en évitant de parler de l’intégration des nouveaux venus.Pourquoi en effet aborder un sujet aussi délicat que l’intégration puisque la sécurité renforcée permettra de réintégrer bientôt ce paradis pierdu où l'on pratique l’immigration zéro?On connaît depuis longtemps le résultat de cette logique.En refusant de piarler vrai, la classe pxilitique européenne s'exjxse à laisser le sujet en pâture à î’exfrê-me droite, qui ne se prive pas d’en faire son principal et parfois même son unique cheval de bataille.crioux@ledewir.com Christian Rioux est correspondant du Devoir à Paris.Le privé veut se jeter à l’eau Gérald Tremblay ne ferme pas la porte à des partena riats dans les secteurs de l’eau potable et du transport en commun La privatisation de l’eau et des transports en commun n’est pas pour demain.Mais c’est peut-être pour après-demain.FRANÇOIS CARDINAL LE DEVOIR Le privé souhaite s’impliquer davantage dans les transjxrts en commun et la distribution de l’eau.Cepéndant, bien que le maire Gérald Tremblay juge que le temps n'est pas encore venu d’impliquer le privé dans les secteurs traditionnellement réservés aux gouvernements, il laisse la porte ouverte à d’éventuels partenariats.Dans le cadre de la Conférence de Montréal qui se tient cette semaine à l’hôtel Hilton Bonaventure, le président du groupie SNC-Lavalin International, Michael C.Novak, a présenté sa version de «la ville réinventée», le thème de l’atelier auquel il piarticipiait.Et cette ville idéale, on s’en doute, fait grand-place à l’entreprise privée.«Le modèle québécois ne se prête pas encore à ça, reconnaît-il toutefois.Ce qui n’empêche pas qu'on se dirige là, peut-être plus lentement que d'autres États, mais le maire l’a dit, on y arrivera tôt ou tard, parce que c’est la bonne solution.» M.Novak était tout sourire au sortir de l’atelier, hier.Comme il l'a précisé, le maire Tremblay, qui piarticipiait au même atelier, s’est montré ouvert à une plus grande implication du secteur privé, même s’il a tenu à préciser que cela ne se fera pias demain.«L’ampleur du défi de la nouvelle ville va être tellement important qu’on va avoir besoin d’importantes ressources financières et d’un capital humain très compétent, a-t-il indiqué.Mais dans un premier temps, il faut conclure les négociations des conventions collectives de nos 27000 employés et ainsi voir quels défis additionnels ils sont prêts à relever dans le contexte actuel.» Propriété collective Mais le maire n’en a pias moins freiné les ardeurs des entreprises qui souhaiteraient avoir leur mot à dire dans la gestion de l’eau à Montréal.«C’est une ressource qui est une propriété collective.On a clairement affirmé que notre choix était de trumiller en régie avec nos employés.Pour les autres secteurs, c'est prématuré d’en parier aujourd’hui.» Pendant ce tempis, les entreprises privées ajustent leur discours aux préoccupations des citoyens, et ce, pour mieux vendre leur salade.En ce sens, M.Novak a souligné en entrevue tous les avantages environnementaux d’une implication du privé dans la gestion de l’eau, par exemple.Estimant que l’or bleu est «un des domaines où le privé pourrait amener de nouveaux investissements», il invite les gouvernements à examiner plus avant les avantages d’une telle pratique.Selon lui, il ne s’agit pas de garnir davantage les coffres des entreprises mais pilutôt de gérer de façon écologiquement efficace la distribution de l’eau.En imposant le concept de l’utilisateur-payeur, SNC-bi-valin croit que les gouvernements réussiraient à faire diminuer la consommation de l’eau.Mais aupara-vant, a-t-il prévenu, ceux-ci doivent alléger le fardeau fiscal des contribuables.«Quand tu ne payes pas pour l’eau, a précisé M.Novak, tu laisses le robinet ouvert en te brossant les dents.Et c'est la collectivité qui paye pour ça.D'un autre côté, en faisant payer directement le public, tu décourages l'utilisation.Mais en contrepartie, les gouvernements doivent réduire les impôts.C’est une façon de répartir le fardeau fiscal d’une façon différente et plus efficace.» ARCHIVES LE DEVOIR Développement immobilier Le Collège Rachel transporte ses pénates rue Jeanne-Mance FRANÇOIS CARDINAL LE DEVOIR Le Collège Rachel a échapipié de justesse à la disparition.Après avoir reçu un ordre d’éviction au début du mois, il n’a eu d’autre choix que de se trouver en toute vitesse un nouveau toit dans le quartier.Le défi, de taille, a été relevé par la direction, qui accueillera dès septembre les élèves rue Jeanne-Mance, entre Laurier et Saint-Joseph.C’est donc avec regret que cet établissement d’enseignement, qui a soufflé 127 bougies cette année si l’pn compte les années d’occupation de l’Ecole secondaire Marie-Rose, quitte l’édifice patrimonial du 310 de la rue Rachel.Le nouveau propriétaire de l'immeuble, le promoteur Christophe Chevreuil, souhaite y construire des condominiums luxueux.C’est pourquoi il a refusé toutes les offres faites par le Collège Rachel, qui a tenté l’imjiossible pour demeurer locataire de l’immeuble.En vain.La directrice de l’institution, Véronique Geoffrion, s’est donc tournée vers la Commission scolaire English-Montreal, qui vidait son école située au 5030 de la rue Jeanne-Mance, sur le Plateau Mont-Royal.Trois tentatives furent nécessaires pour que, mercredi soir, la commission scolaire accepte enfin de conclure une entente pour une période de cinq ans avec option de renouvellement pour cinq autres années avec le collège.Bien que M.Chevreuil ait demandé que l’immeuble de la rue Rachel soit libéré pour le 30 juin, la direction ne pourra vider les lieux avant le 5 juillet, date à laquelle elle pourra accueillir les parents qui souhaitent inscrire leurs enfants dans la nouvelle école.Même si les nouveaux locaux sont plus exigus (40 000 pieds carrés), ils peuvent néanmoins accueillir quelque 350 élèves, laquelle capacité n'était même pas atteinte rue Rachel.Le collège était locataire de l’édifice depuis avril 2001, date qui coïncide avec la rétrocession du bâtiment à son copropriétaire à la suite de plusieurs litiges judiciaires qui se sont étirés sur plusieurs années.L’actuel propriétaire n’a toujours pas fait de demande pour changer le zonage des lieux.11 aura d’ailleurs fort à faire pour convaincre les conseillers municipaux de l’arrondissement puisque ces derniers se sont dits opposés à ce genre d’intervention.Les quatre élus souhaitent plutôt que le bâtiment conserve sa vocation institutionnelle.Agriculture Québec rejette la proposition canadienne PRESSE CANADIENNE uébec — Flanqué de la Saskatchewan, du Mani-toba et de l’Ile-du-FYince-Edouard, le Québec a refusé, hier à Halifax, de signer le Cadre stratégique agricole que proposait le gouvernement fédéral.Le ministre de l’Agriculture du Québec, Maxime Arseneau, a déclaré qu’il était d’accord avec les grands principes de l’entente-cadre mais qu’il n’avait pas réussi à obtenir de garantie de flexibilité de la part du fédéral, pas plus que de données précises quant aux sommes supplémentaires impliquées et à leur répartition entre les provinces.«Je n’ai aucune garantie qu’il y aura plus de sous pour les agriculteurs québécois et que les programmes que nous avons élaborés en partenariat avec eux vont pouvoir se poursuivre», a-t-il déclaré pour expliquer son refus de signer la proposition fédérale.«Je n’ai pas l’impression qu’on avance.» Tout comme les autres provinces qui n’ont pas signé, le Québec demandait plus de temps, a révélé M.Arseneau.«Ll n’y avait pas de quoi se presser, dtC&aSürmé.On a plaidé pour un peu plus de temps, pour voir s’il n’y avait pas lieu de bonifier ou d'avoir plus d’éclairage.» Le ministre a analysé que le fédéral cherchait, par ce cadre stratégique agricole, à «en arriver à avoir deux seuls programmes au pays, le Compte de stabilisation du revenu net (CSRN) et l’assurance-récolte, et à mettre fin aux autres programmes pour intervenir directement avec les agriculteurs».Avis public Tirage du 2002-06-26 02 Jû 2Q 25 M 4S Complémentaire.(27) GAGNANTS LOTS 6/6 1 2 000 000,00 $ 5/6+ 6 84 438,80$ 5/6 197 2 057,40 $ 4/6 11 103 69,90$ 3/6 204 289 10,00$ Ventes totales 12 045 427 $ Prochain gros lot (appro* ): 2 000 000$ w Tirage du 2002-06-26 24 25 35 41 42 4fi Complémentaire: (Qg) GAGNANTS LOTS 6/6 0 1 000 000,00 $ 5/6+ 0 50 000,00$ 5/6 10 500,00$ 4/6 718 50,00$ 3/6 13 905 5,00$ Ventes totales 511 731,50$ EQtra Tirage du 2002-06-26 NUMÉROS LOTS 846043 100 000$ 46043 1000$ 6043 250$ 043 50$ 43 10$ 3 2$ Deraisv*T?«j ver»o Des brftets En c« de dtperté cette liste et a i«ste çrftioeOe de L-Q.cene derm»e a prorté Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s’opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionné en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeu* un écrit assermenté qui fait état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s'il y a eu opposition, dans les quarante-cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d'une preuve attestant de son envoi au demandeur ou à son procureur, par courrier recommandé ou certifié ou par signification à personne, et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal, (Québec) H2Y 1B6 Nom et Nature de Endroit adresse la demande d'exploitation du requérant 9098-1028 Permis Québec inc.additionnel RESTAURANT 1 Restaurant MAMAN GRECQUE pour vendre 1494, bout.Schevchenko Montréal (Québec) H8N 1P1 Dossier: 182-113 9114-4857 Permis Québec inc.additionnel AU PETIT 1 Restaurant MONT MARTRE pour vendre 1995, rue Masson sur terrasse Montréal (Québec) (suite à une H2H1A5 cession) Dossier: 187-963 9114-9575 Québec inc.BOITE DE NUIT B E.D 23602362, cession) boul.Hymus Montréal (Québec) H9P1J9 Dossier: 293-035 9116-3873 1 Bar avec Québec inc.danse BAR CHEZ POLO (suite à une 8717, avenue cession) Souligny Montréal (Québec) H1L2T1 Dossier: 366-773 Placements Permis Stanbforth Liée additionnel LE BAR LE STUD 2 Bars avec 1812, rue Ste- projection de Catherine Est films Montréal (Québec) H2K 2H3 Dossier: 369-512 9090-2206 Permis Québec inc.additionnels RESTAURANT 1 Restaurant GIORGIO pour vendre, 5955, boul.Gouin 1 Bar Ouest Montréal (Québec) H4J1E5 Dossier: 426-015 9112-2044 1 Bar avec Québec inc.spectacles BAR SHENANIGANS sans nudité 6574, rue Monk (suite à une Montréal (Québec) cession) H4E 3J1 Dossier: 937 540 1494, boul Schevchenko Montréal (Québec) H8N 1P1 1995, rue Masson Montréal (Québec) H2H 1A5 3 Bars dont 2360-2362, 2 avec danse et boul.Hymus 1 sur terrasse .(suite à une Montréal (Québec) H9P 1J9 8717, avenue Souligny Montréal (Québec) H1L2T1 1812, rueSte-Catherine Est Montréal (Québec) H2K 2H3 5955, boul Gouin Ouest Montréal (Québec) H4J 1E5 6574, rue Monk Montréal (Québec) H4E 3J1 Promoteurs de l'Italie Artistique PROMOTEURS DE L'ITALIE ARTISTIQUE 6700, boul.St-laurent 2 e étage Montréal (Québec) H2S 3G7 Dossier 1672-997 9101-5552 Québec inc SOTTOSOPRA 6700.boul Saint-Laurent Montréal (Québec) H2S 3C7 Dossier 1667-559 4033418 Canada me.BAR DISCOTHEQUE UNITY II 2002 1171, rue Sainte-Catherine Est Changement de 6700, boul catégorie de St-laurem.2e 1 Club à 1 Bar étage Montréal (Québec) H2S 3G7 Changement de 6700, boul catégorie de Saint-Laurent 1 Restaurant Montréal pour vendre à (Québec) 1 Bar H2S 3C7 2 Bars avec 1171, rue danse, Samte- spectades Catherine Est sans nudité Montréal et projection de (Québec) films H2L 3G8 Montréal (Québec) H2L 3G8 Dossier: 1917-541 9116 8609 Québec inc.LE BAR S TO C.K.1171, rue Ste Catherine Est Montréal (Québec) H2L 3G8 Dossier: 1917-871 Café chino soul inc.1 Restaurant CAFÉ CHINO SOUL pour vendre INC.6490, avenue Victoria Montréal (Québec) H3W 2S6 Dossier: 1918-309 1 Bar sur terrasse sur le toit (suite à une cession partielle) I Bar avec spectacles sans nudité 1 Bar (suite à une cession partielle) 1171, rue Ste-Catherine Est Montréal (Québec) H21 3G8 1 Restaurant pour vendre 2 Restaurants pour vendre 1 Restaurant pour vendre 9117 3765 Québec inc.RESTAURANT IHMOR DA 3733A, rue Jarry Est Montréal (Québec) H1Z2G1 Dossier: 1918-317 Mohammad Ashraf Latif LE CAVALIER AFGHAN 170, rue Prince Arthur Est Montréal (Québec) H2X1B7 Dossier.1918-333 Cdn république ir café République 1200, rue Peel Montréal (Québec) H3B 2T6 Dossier: 1918-416 9117-2155 Québec inc SHAMBALA RESTAURANT TIBÉTAINE 3439, rue Saint-Denis Montréal (Québec) H2X 3L1 Dossier: 1918-432 Palkar Singh et Amarjit Singh Takhai (Restaurant dev S.E N C) RESTAURANT DEV 5997, rue Victoria Montréal (Québec) H2W2R9 Dossier: 1918-440 9111-8497 Québec inc LE FORUM GRAND CAFÉ 2313.rue Ste Catherine Ouest, Local A 111 Montréal (Québec) H3H1N2 Dossier: 1919-752 Salle 0 Patro vys inc.SALLE 0 PATRO VYS spectacles 356, rue sans nudité Mont Royal Est Montréal (Québec) H2L 3C1 Dossier; 1919-901 6490, avenue Victoria Montréal (Québec) H3W 2S6 3733A, rue Jarry Est Montréal (Québec) H1Z2G1 2 Restaurants 170, rue pour servir dont Prince Arthur 1 sur terrasse Est Montréal (Québec) H2X 187 1 Restaurant pour vendre 1 Restaurant pour vendre 1 Bar 1 Club avec danse et 1200, rue Peel Montréal (Québec) H3B 2T6 3439.rue Saint Denis Montréal (Québec) H2X 3L1 5997, rue Victoria Montréal (Québec) H2W 2R9 2313, rue Ste-Catherine Ouest Local A 111 Montréal (Québec) H3H 1N2 356, rue Mont-Royal Est Montréal (Québec) H2L 3C1 Québec On prépare l'avenir A 1 LE DEVOIR.LE VENDREDI 28 JUIN 2 0 0 2 ACTOALITES Le G8 à Kananaskis Un accord obtenu à l’arraché La déclaration conjointe prévoit de réunir 20 milliards pour contrer la prolifération des armes de destruction massive MANON CORNELLIER LE DEVOIR Calgary — Les pays du G8 en sont venus à un accord pour contrer la prolifération d’armes de destruction massive et aider au démantèlement des arsenaux existants, en particulier en Russie et dans les anciennes républiques soviétiques.Cet accord qui fait l’objet de pourparlers depuis des mois représente l’essentiel des conclusions du Sommet de Kananaskis dans le dossier de la prévention du terrorisme.Un autre accord sur la sécurité dans les transports, de nature assez technique, a aussi été conclu.Le premier ministre Jean Chrétien a avoué hier qu’il y a seulement cinq jours, il croyait encore impossible la conclusion de ce «partenariat mondial du G8 contre la prolifération des armes de destruction massive et des matières connexes».L’accord n’est d’ailleurs «pas parfait», a-t-il confié.Il ne prévoit pas, comme dans le cas des autres armes, l’élimination des armes biologiques.De toute façon, il s’agit avant tout d'une déclaration politique plutôt que d’un accord formel.Le texte va dans le sens de ce que souhaitaient les Américains depuis des mois mais ne comprend pas l’engagement ferme de 20 milliards que les Etats-Unis voulaient, eux-mêmes promettant d’investir 10 milliards sur 10 ans.Dans leur déclaration, les leaders prévoient plutôt «rassembler jusqu’à 20 milliards de dollars [américains] pour appuyer de tels projets au cours des dix prochaines années».Le G8 ne s’engage pas à verser lui-même une partie de cette somme.D’autres pays se- ront sollicités, précise la déclaration émise hier.On aura aussi recours à «un vaste éventail de mécanismes de financement, y compris la possibilité d’une dette bilatérale pour l’échange de programmes».Le premier ministre Jean Chrétien avait déjà indiqué qu’Ottawa pourrait fournir jusqu’à un milliard sur 10 ans si les autres pays faisaient un effort correspondant.Cette aide peut aussi prendre la forme d’une aide technique.Les premières retombées concrètes de ce partenariat seront examinées lors du prochain sommet en France.L’idée d’un tel partenariat a pris un nouvel essor au lendemain des attentats du 11 septembre et à la suite de la crainte de voir des terroristes mettre la main sur du matériel nucléaire, biologique ou chimique.On veut réduire ce risque en ciblant de façon prioritaire la Russie, précise le texte de la déclaration.•La destruction des armes chimiques, le démantèlement des sous-marins nucléaires mis hors service, l’élimination des matières fissiles et le recrutement d’anciens chercheurs du secteur de l'armement figurent parmi nos principales préoccupations», ont ajouté les leaders du G8.Leur déclaration est assortie de principes sur la mise en œuvre de traités internationaux, l’établissement de contrôles frontaliers, la sécurité de la production, du transport et de l’entreposage de ces produits, et l’adoption de mesures pour en assurer l’élimination.La déclaration prévoit aussi des lignes directrices pour aider les pays à respecter leurs obligations et établir des projets de coopération.Un mécanisme sera mis sur pied pour faire rapport annuellement des progrès réalisés.Bush échoue dans sa tentative de se rallier le G8 pour évincer Arafat CHRISTOPHE DE ROQUEFEUIL AGENCE FRANCE-PRESSE Calgary — Le président américain, George W.Bush, n’est pas parvenu à convaincre ses partenaires du G8 de la nécessité d’écarter Yasser Arafat du pouvoir, une stratégie rejetée par plusieurs participants, qui ont souligné hier qu’il revenait aux Palestiniens de choisir leurs dirigeants.Les chefs d’Etat et de gouvernement américain, japonais, russe, allemand, français, britannique, italien et canadien, réunis à Kananaskis, sont toutefois tombés d’accord pour demander de profondes réformes des institutions palestiniennes et soutenir l’organisation d’élections libres.M.Bush était venu dans cette petite station proche de Calgary avec l’ambition de rallier le G8 à ses vues présentées lundi sur le Proche-Orient, faisant d'une refonte de la direction palestinienne et d'un départ de M.Arafat la clé d’un soutien à la création d’un Etat palestinien.Le chancelier allemand Gerhard Schrôder a refusé de lâcher publiquement le dirigeant historique des Palestiniens, que Washington considère comme trop compromis dans les violences anti-israéliennes pour rester un partenaire valable.«Tant qu’il est président» de l’Autorité palestinienne, Yasser Arafat «reste notre interlocuteur», a déclaré le dirigeant allemand.Un haut représentant européen présent à Kananaskis a quant à lui affirmé que l’Union européenne — qui compte quatre pays membres au sein du G8 et dont la présidence, en l’occurrence l’Espagne, est associée aux travaux — n’avait pas l'intention de suivre M.Bush sur ce point «Il faut réformer l’Autorité palestinienne, mais cela ne veut pas dire que [Yasser] Arafat doit partir.Nous ne dirons pas à [Yasser] Arafat de partir», a indiqué ce responsable à quelques journalistes.«Ni le G8 ni la communauté internationale en général ne peut George W.Bush EN BREF À chacun son salaire (PC) — Les Canadiens ont dû travailler du 1er janvier jusqu’à hier soir pour payer tous les impôts qu'ils devaient en 2002, selon les calculs annuels effectués par l’Institut Fraser.A compter de vendra di, le Canadien moyen pourra garder pour son usage personnel tout l’argent qu’il gagnera pendant le reste de l’année, indique le groupe de réflexion sur l’économie de marché.L’impôt de cette année — fédéral, provincial et taxes municipales, taxe foncière, taxe de vente, taxe sur la santé, droits d'importation, droits de permis, ainsi que les taxes sur l’essence, le tabac et l'alcool — ont exigé deux jours de travail de plus que l’an dernier.L'Institut Fraser souligne que l’impôt a diminué pour la majorité des citoyens, qui ont dû par ailleurs payer plus de taxes et de frais sur le tabac, les soins médicaux et les cotisations aux régimes de retraite.Des frais de 24 $ ont été imposés sur les voyages aériens à compter d'avril.Boulerice fait rêver les Français (PC) — Le ministre André Boulerice a fait exploser cette semaine le standard téléphonique des services de l’immigration du Québec à Paris.Le ministre délégué à l’Immigration et aux Relations avec les Citoyens est venu en France pour soutenir l'opération de charme lancée par le Québec auprès des Français qui songeraient à aller vivre ailleurs.• Venez faire votre vie au Québec.C'est une terre qui offre beaucoup.Vous ne serez pas parachutés.Nous allons vous aider, vous accompagner», a répété M.Boulerice à plusieurs reprises.Cet appel, largement repris par les médias.a été entendu: il a provoqué une hausse significative du nombre de coups de fil passés aux services de l’immigration du Québec, près des Champs Ely-sées.«Iss sept lignes n 'arrêtent pas de sonner, a confirmé la directrice du service, Michèle Baril.Le nombre quotidien d'appels est passé de 80 à 135».kV «r h \ dire qui est le dirigeant du peuple palestinien», a-t-il ajouté.Yasser «Arafat est en place actuellement, la situation présente n’est pas telle que nous la souhaiterions.Les institutions doivent être démocratiques», a ajouté ce responsable.La question a été évoquée mercredi soir lors d’un dîner de travail qui rassemblait les dirigeants des huit pays les plus puissants de la planète, ainsi qu’au cours de multiples entretiens en tête à tête qui se sont succédé depuis mardi soir.M.Bush a cherché à faire bonne figure hier, assurant que «la plupart des dirigeants européens» étaient d’accord avec lui sur la nécessité pour les Palestiniens de mettre en œuvre des réformes radicales en matière politique et de sécurité, mais sans évoquer directement l’avenir de M.Arafat.«La plupart des dirigeants européens comprennent que quelque chose doit changer pour qu 'il y ait une paix, et cela commence, pour les Palestiniens, avec des élections libres, une nouvelle constitution, la transparence, l'État de droit», a affirmé M.Bush.Lundi, dans un discours consacré au Proche-Orient, le président américain a appelé les Palestiniens à changer de dirigeants, présentant de facto le départ du président de l’Autorité palestinienne comme une condition préalable à la création d’un Etat palestinien dans les trois ans.Plusieurs participants au G8, en particulier le premier ministre canadien Jean Chrétien, le président de la commission européenne Romano Prodi ou encore le président français Jacques Chirac, ont souligné mercredi qu’il appartenait aux Palestiniens de choisir leurs dirigeants.Le président russe, Vladimir Poutine, a quant à lui mis en garde contre le risque de voir une mise à l'écart de M.Arafat se traduire par un «renforcement du radicalisme palestinien», a indiqué un conseiller du Kremlin.Le premier ministre britannique, Tony Blair, s’est montré le plus proche des idées de M.Bush, avec des déclarations très critiques sur la capacité de M.Arafat à négocier la paix.M.Blair a toutefois souligné lui aussi qu'il revenait aux Palestiniens de choisir leurs dirigeants., JACQUES NADEAU LE DEVOIR Les manifestants ont défilé dans les rues d’Ottawa sans créer de désordre.Ils ont scandé leurs slogans durant quelques heures avant d’aller se sécher.Il pleuvait hier dans la capitale.Uarsenal des manifestants : des discours et des slogans A Ottawa, 4000 personnes dénoncent la fermeture des frontières et s'en prennent à la politique américaine au Proche-Orient CLA1RANDRÉE CAUCHY VALÉRIE DUFOUR LE DEVOIR Ottawa — Immigration, expulsion et Palestine: tels étaient les thèmes centraux de la deuxième manifestation contre le Sommet du G8, tenue hier sous la pluie au centre-ville d’Ottawa Plus de 4000 personnes se sont donné rendez-vous pour une marche de protestation.L’événement a duré tout l’après-midi et a été ponctué de plusieurs discours enflammés à propos des politiques portant sur l'immigration et les réfugiés.«Il faut savoir de quoi discutent les pays du G8 durant leur sommet, a souligné le militant Jaggi Singh.Les nouvelles politiques visent à faciliter la déportation des réfugiés.Nous voulons dénoncer l’idée d’une Amérique qui devient une forteresse en bloquant ses frontières.» Bien connu pour son implication dans diverses manifestations anti- mondialisation, Jaggi Singh s’expose à des poursuites s’il agit à titre de porte-parole ou si dirige un mouvement de foule.Pourtant, il a pris le micro à plusieurs reprises, agissant comme maître de cérémonie durant tout le parcours et présentant divers orateurs.«On m interdit d’être un leader ou de prendre un porte-voix, mais je suis anarchiste, après tout.» Comme la veille, les manifestants ont déambulé de façon pacifique dans les rues d'Ottawa, se concentrant sur le quartier des ambassades.Les marcheurs sont également passés devant des édifices de la Défense nationale et d’immigration Canada.Aucun incident majeur n’a été rapporté par les policiers, si ce n’est l’arrestation de l'individu qu’ils avaient appréhendé et relâché mercredi quand la foule était intervenue pour lui venir en aide.Plusieurs drapeaux palestiniens flottaient bien haut dans les rangs des manifestants.Les militants ont demandé la suspension de la présence israélienne en territoires oc- cupés.«Bush et Sharon sont des terroristes!» et «Les Palestiniens sont victimes d’un apartheid!», scandaient-ils.Tous ont fortement dénoncé le plan présenté cette semaine par George W.Bush demandant le départ de Yasser Arafat Un orateur a ensuite fustigé la fin du moratoire canadien sur les expulsions en Algérie, en vigueur depuis 1997.«Le premier ministre dit que ça va bien maintenant en Algérie parce que c’est le premier partenaire économique du Canada dans la zone africaine, a affirmé Mohammed Sherfi.N’empêche que 200personnes meurent chaque mois, victimes de violence.Et depuis dix ans, nous dénombrons 150 000 morts et 10 OOO disparus.» La nouvelle loi sur l’immigration qui entre en vigueur aujourd’hui a aussi été prise à partie.Les manifestants ont dénoncé son caractère répressif et qualifié la législation de «mur de la honte».Non à l’expulsion; oui à la régulation de la situation des sans-papiers, ont-ils crié.La question africaine a également été abordée.On a ainsi vertement critiqué le NEPAL), ce plan pour le développement de l’Afrique discuté par les membres du G8, vu comme un outil des pays occidentaux pour ranger les pays africains aux vertus du capitalisme mondial.«C’est encore la rhétorique de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international», croit Aziz Fall, du Groupe de recherche et d'initiative pour la libération de l’Afrique."[Les quatre leaders africains qui soutiennent le plan] parlent comme nos maîtres.Il n'est question que de partenariat avec l’Ouest, a ajouté M.Fall.Il n’y a qu’une ligne où Ton aborde la coopération entre les pays africains.Le reste n'est que pillage et drainage de nos ressources.Il n’y a pas eu consultation du peuple africain.» Cette manifestation n’est que le début, ont prontis les militants.Us ont également averti les médias que si les marches sur la capitale ont été paisibles, ils n’encouragent pas moins l’action directe à l'avenir.Projet de centrale thermique Une audience publique est réclamée Le projet va à rencontre d'une saine gestion énergétique, selon le RNCREQ LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Le Regroupement national des Conseils régionaux de l’environnement (RNCREQ) vient de réclamer une audience publique sur le projet de centrale thermique du Suroît dans la région de Beauharnois, parce qu'il contrevient.à son avis, aux principes d'une saine gestion énergétique et en raison de son «impact gigantesque» sur les plans environnemental, politique, social, économique «et même culturel».Le ministre de l’Environnement et des Affaires municipales, André Boisclair, a officiellement ouvert la période d’information sur ce projet de 800 MW d’Hy-dro-Québec le 4 juin.Les personnes et les groupes ont jusqu’au 19 juillet pour réclamer une évaluation du projet par le Bureau d’audiences publiques sur l'environnement (BAPE).Pour le RNCREQ, le projet du Suroît constituera un cas type qui exigera une mobilisation sans précédent des forces environnementales québécoises.En effet, dans la procédure d’appel d’offres dHy-dro-Québec Distribution, 16 des 19 projets soumis sont de nature thermique, signalait hier au Devoir Philippe Bourque, directeur général du RNCREQ.Dans sa demande adressée au ministre Boisclair le 17 juin, Guy Lessard, président du RNCREQ, s’en prend à la justification de ce projet et à la stratégie énergétique en arrière-plan, qui ne vont pas dans le sens de la «substitution de nos sources d’énergie actuelles en faveur de formes propres et renouvelables».Le gaz naturel, selon le RN- CREQ, n'est une source d’énergie ni propre ni renouvelable parce que sa combustion ajoute à la pollution atmosphérique.Le RNCREQ rappelle que les seules émissions de la centrale thermique d'Hydro vont hausser de près de 3 % les émissions de gaz à effet de serre du Québec.Cela équivaut à la moitié de la réduction exigée du Québec en vertu du protocole de Kyoto, ce qui transférera ce fardeau à d'autres secteurs de l’économie.«Mais il y a pire, écrivent Philippe Bourque et Guy Lessard.Le fait de brûler du gaz pour produire de l'électricité qui servira par la suite principalement au chauffage est une aberration en soi.Les pertes d’efficacité qui en découlent sont énormes — entre 30 et 40%, selon certaines sources — et contraires à toute logique énergétique.» Les porte-parole du RNCREQ ajoutent que «jamais la production thermique n’a été envisagée avec sérieux dans les derniers plans stratégiques d'Hydro-Qué-bec».Ils citent le plan 2000-04 dans lequel Hydro-Québec ne prévoyait «pas d’investissements en production thermique au Québec au cours des cinq prochaines années à moins de déficits importants et récurrents d’hydraulicité».Le RNCREQ se surprend de constater que pour cette centrale thermique, la société d’Etat a «fait subitement exploser» son seuil officiel de rentabilité.Jusque-là, Hydro-Québec récusait tout projet dont le coût de revient dépassait 3 C du kWh.Mais voilà subitement qu elle accepte un coût de 5 à 6 C du kWh alors que tout ce qui se situait à ce niveau, comme Péolien, les économies d’énergie, etc., a été jugé inutilement coûteux pendant des années. L K DEVOIR.LE VENDREDI 2 8 .1 t I N 2 O O 2 A .1 -?LE DEVOIR ?- LE MONDE Dieu divise les Américains La mise en cause du serment religieux à l’école par un tribunal de la Californie choque plusieurs politiciens, dont le président JEAN MICHEL STOULLIG AGENCE FRANCE-PRESSE Washington — Le ciel est tombé sur la tête des Américains qui, à droite comme à gauche, condamnent comme provocatrice ou inutile l'interdiction par un tribunal californien du serment d’allégeance à l’école parce qu’il fait référence à Dieu.La très libérale Cour d'appel de San Francisco a jugé mercredi que le serment que les écoliers, la main droite sur le cœur, prêtent à la patrie et au drapeau violait la réparation constitutionnelle entre l’Eglise et l'Etat.Ce serment inclut depuis 1954 la mention «une nation sous Dieu».Indignées, les plus hautes autorités politiques sont vite montées au créneau.Depuis le sommet du G8 au Canada, le président George W.Bush — un méthodiste qui vante souvent sa ferveur chrétienne — a jugé «ridicule» la décision.Mise en garde M.Bush est revenu à la charge hier en affirmant que les droits des Etats-Unis «viennent de Dieu, comme le proclame la déclaration d’indépendance», et il a adressé une mise en garde aux juges qui l’oublieraient.«Le Tout-Puissant représente une part importante de ma vie et une part importante de la vie de notre pays.C'est pour cette raison que cette décision judiciaire est en décalage avec les traditions et l’histoire américaines, a-t-il déclaré.Nous avons besoin de juges qui font preuve de bon sens et comprennent que nos droits proviennent de Dieu.Ce sont des juges comme cela que je compte nommer», a ajouté le président Au Sénat hier matin, l'aumônier parlementaire Lloyd Ogilvie, dans sa prière publique quotidienne, a déclaré que les mots «une nation sous Dieu, indivisible» et «niius avons confiance en Dieu» (devise figurant sur les billets de banque) n'étaient nullement en contradiction avec la «liberté religieuse», et la séparation des Eglises et de l’État garanties par la Constitution.La veille, les sénateurs démocrates et républicains, parlant d’un arrêt «dingue», «stupide» et «honteux», avaient voté, unanimes, une résolution pour défendre le serment d’allégeance.L’homme par qui le scandale arrive est un libre-penseur californien, Michael Newdow, médecin de 49 ans.Cet iconoclaste avait porté plainte pour que sa fille ne soit plus obligée d’entendre ce serment tous les jours.«J’ai reçu plusieurs messages de menaces sur mon répondeur téléphonique», a reconnu la nouvelle bête noire de la droite religieuse.Mais beaucoup soulignent que la mention d’un être suprême ne signifie pas endoctrinement e( qu’elle a valeur culturelle pour les États-Unis.Les écoliers en désaccord n’ont pas obligation de réciter le serment et la prière quotidienne à l’école a été supprimée par la justice.REUTERS «Le Tout-Puissant représente une part importante de ma vie.» Pays d'accueil historique d’exilés européens fuyant souvent, les persécutions religieuses, les États-Unis restent une terre profondément religieuse.Seule une minorité d'Américains admet être agnostique et l'appartenance à l’une des multiples confessions signifie un ancrage dans une communauté locale, source d’en-traide sociale.La majorité des commentateurs estiment que la Cour suprême cassera cet appel.Si Êugene Volokh, un professeur de droit de Los Angeles, estime que le jugement «se défend en droit», son collègue de Harvard.Laurence Tribe, pense qu'«i7 n’a aucune chance» d’être valide.La Cour suprême, dont la majorité est conservatrice, a du reste décidé hier d'autoriser les bourses scolaires payées par le contribuable afin d'aider les écoliers pauvres à entrer dans des écoles privées, le plus souvent religieuses.«C’est un arrêt bien intentionné mais qui va contre le sens commun», estime le New York Times, qui craint «un choc politique» superflu.«Nous aurions aimé que ces mots n’aient pas été ajoutés en 1954», mais ils fopt désormais partie intégrante des États-Unis, ajoute le journal.Haro sur les «gauchistes» La loi voulue par le président Dwight Eisenhower expliquait la mention divine par une «attaque contre le mode vie américain» menée par le communisme athée des Soviétiques.«Dire que nous sommes une “nation sous Dieu” revient [.] à professer que nous sommes une nation “sous Jésus", “sous Vishnou", “sousZeus”ou ‘Sous aucun dieu ”, et aucune de ces affirmations n’est neutre au regard de la religion», selon la décision de San Francisco.La droite ne l'entend pas ainsi et fait haro contre les juges «gauchistes».Le Wall Street Journal rappelle avec malice que la cour de San Francisco a récemment donné le droit aux rastas de fumer du cannabis au nom de la liberté religieuse.Les examens du bac à Gaza et en Cisjordanie r .^ Etudier dans le bruit des tanks NAYEF HASHLAMOUNREUTERS Les chars d’assaut font partie du paysage en Cisjordanie.STÉPHANIE LE BARS LE MONDE T érusalem — Sa voix tremble enco-I re de l’émotion qu’il a ressentie lorsqu’il s’est retrouvé, mardi matin, à genoux, face à un mur, les mains attachées dans le dos et tenu en joue par deux soldats israéliens.Wadia, 17 ans, se rendait avec un de ses amis à l'une des épreuves du taoujihi, le baccalauréat palestinien, dans un centre d’examens de Ramallah.«Ils nous ont fait descendre de voiture puis nous ont brutalisés; ils nous ont demandé de soulever nos t-shirts pour voir si on ne portait pas d’explosifs.Ce n’est qu’au bout d’une demi-heure qu’ils nous ont demandé si, par hasard, on avait un papier prouvant qu’on allait passer le bac.On leur a montré notre convocation et ils nous ont relâchés.» Tout juste remis de leur mésaventure, Wadia et son copain sont parvenus au centre d’examens pour s’entendre dire que l’épreuve était annulée.La ville était toujours soumise au couvre-feu imposé par l’armée israélienne depuis près d’une semaine.«Le problème, c’est qu’on ne sait jamais quand le couvre-feu est levé ou pas.Mardi matin, il y avait des gens dans la rue; même les soldats ne savent pas exactement ce qu’il en est», poursuit Wadia.«Demain, on doit passer l’épreuve de chimie à Wh, alors j’essaie de réviser jusqu'au dernier moment.Mais on ne saura qu’une heure avant si le couvrefeu est levé ou pas.C’est impossible de se concentrer dans des conditions pareilles», dit Tarek, un autre de ces 50 000 candidats qui, depuis une semaine, en Cisjordanie et à Gaza, tentent, en dépit de l’occupation israélienne, de passer leur taoujihi.«Il y a 30 tanks en bas de chez moi.Ils vont et viennent en permanence, ça fait un bruit terrible; les soldats crient et tirent en l’air.On a tout le temps peur.Cette peur s'ajoute au stress qu’on avait déjà par rapport aux examens», raconte Wadia.Un symbole de libertés «Partout où les épreuves peuvent se tenir, dans les villages et dans les rares villes qui ne sont pas réoccupés, nous demandons aux candidats de se présenter», explique Gaby B^ramki, conseiller du ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur.«Pour tous ceux qui auront raté une ou plusieurs disciplines, nous organiserons de nouvelles épreuves dès que possible.C’est très important à nos yeux.L’éducation demeure un symbole de liberté dans notre société, et ce n’est pas en empêchant nos jeunes de s’instruire que les Israéliens vont combattre ce qu'ils appellent le “terrorisme”.» «On passe 12 ans de notre vie à préparer cet examen et, lorsque arrive le moment de le passer, les Israéliens sont là et nous enlèvent tout espoir», insiste Wadia.«Notre vie, notre futur dépend du bon vouloir des Israéliens; on ne peut rien faire, même plus étudier», renchérit Tarek qui, depuis le début de l’intifada, n’a pas mis les pieds hors de Ramallah.Après son arrestation, Wadia a reçu up coup de téléphone du ministre de l'Education en personne.Ce dernier souhaitait réconforter le jeune garçon.Visiblement, il a plutôt accru son désespoir.«Même lui m’a avoué qu’il ne savait pas si on pourrait passer toutes nos épreuves cette année.» ARGENTINE Duhalde fait face à une grave crise sociale De violents affrontements entre chômeurs et policiers ont fait deux morts et 90 blessés mercredi à Buenos Aires alors que l’économie agonise et que la paupérisation de la population s'accélère.CHRISTINE LEGRAND LE MONDE Buenos Aires — Une nouvelle journée de chaos et de violences a fait deux morts et 90 blessés mercredi à Buenos Aires, ou ont éclaté des affrontements entre des groupes de chômeurs et la police.Une cinquantaine de personnes ont été arrêtées.les heurts It's plus violents se sont produits dans la périphérie sud de la capitale argentine, où plusieurs organisations de piqueteros ont tenté de couper la circulation sur l’emblématique pont Pueyrredon (reliant la capitale et la province de Buenos Aires) qui avait vu pu* ser, le 17 octobre 1945, les descamisarté au pouvoir Juan Domingo Perôn.lœs piqueteros, qui réclament des emplois et une assistance alimentaire et médicale, ont également manifesté sur d’autres voies d’accès à la capitale et dans plusieurs provinces de l'intérieur.lx's bâtiments du Congrès, à Buenos Aires, ont été fermés à la suite d’alertes à la bombe.Dans la soirée, des dizaines de manifestants se sont réunis sur la place de Mai, faisant resurgir, au sein du gouvernement d’Eduardo Duhalde, réuni d’urgence, le spectre' de l’ex-président Fernando de la Rua (radical), contraint de démissionner en décembre 2001 sous la pression populaire et après une violente explosion sociale qui avait fait une vingtaine de morts.Des proches du pré sident péroniste redoutent une escalade de la violence, évoquant la présence d’infiltrés pendant les affrontements de mercredi et une «provocation» contre le gouvernement.Plusieurs manifestants ont été blessés par balles réelles alors que la police af firme n’avoir utilisé que des balles en caoutchouc et dr's gaz lacrymogènes fqce aux piqueteros armés de bâtons et de pierres.À Buenos Aires, des secteurs de plus en plus nombreux réclament le déport de Duhalde, nommé provisoirement à la tête de l’État, le 1" janvier, et la U'-nue d’élections anticipées.•Im démocratie est menacée en Argentine», a affirmé mercredi Elisa Carrio, députée de l’Alternative pour une république d’égaux (AR1), qui se situe en bonne place dans les sondages.Au sein de la Gauche unie, la députée Vilma Ripoll a condamné une répression rappelant «l’époque de la dictature militaire» des années 70.Les partis de gauche, les organisations de piqueteros et les assemblées populaires de quartiers, nées dans la foulée de l’explosion sociale de décembre 2001, ont ap pelé à une marche hier dans le centre de la capitale pour protester contre la répression.De son côté, la Confédération des travailleurs argentins (CTA) a lancé un mot d’ordre de grève générale.Flambée du dollar Le climat social se détériore de jour en jour alors qu’économiquement, l’Argentine agonist' avec une chute de 183 % du PIB au premier trimestre, une bai* se de près de 50 % des investissements par rapport à 2001 et un chômage qui touche plus de 40 % de la population, entraînant une paupérisation accélérée.lœ systé me financier, frappé' par une dévaluation de plus de 70 %de la monnaie nationale, s’est effondré.Ix» journée de mercredi a été marquée par une nouvelle flambée du billet vert, avec un cours atteignant quatre pesos pour un dollar.Au sommet du G8, qui se tient à Kananaskis, en Alberta, le président en exercice de l’Union européenne, José Maria Aznar, et Jacques Chirac ont souhaité que les discussions avec le Fonds monétaire international (FMI) s’intensifient.«Les Argentins ont pris un certain nombre de mesures de nature à faciliter ces négociations», a déclaré un porte-parole du président français.Ce n’est pas l’avis du directeur général du FMI, Horst Kohler.Dans un entretien au quotidien allemand Handelsblatt du 27 juin, il s’est dit «déçu».«Les Argentins ne montrent aucun empressement à négocier intensivement avec nous», a-t-il ajouté.Le fantôme qui distribue des pièces de monnaie REUTERS Londres — Le gouvernement britannique a décidé d'user de son droit de préemption pour sauver de la ruine le manoir d’Apethorpe Hall, dans le Northamptonshire, datant du XVIe siècle et renfermant un bien historique inestimable aux yeux des Anglais: un fantôme.Le manoir, construit vers 1500 et qui a abrité le séjour de plusieurs monarques, dont Elizabeth D et son successeur Jacques Ier Stuart, est réputé être hanté par le spectre d’une certaine lady Mildmay, morte en 1620.Sa silhouette éthérée a été aperçue flottant autour de la bâtisse, avec une étonnante particularité: elle laisse tomber des pièces de monnaie sur son passage.La damoiselle était connue de son vivant pour distribuer de l’argent aux enfants des alentours.Inoccupé au cours des 20 dernières années parce que son propriétaire vit en Grèce, le manoir d’Apethorpe s’est gravement détérioré.«C’est un bâtiment très important, architecturalement comme historiquement», a déclaré la ministre de la Culture, Tessa Blackstone.«Le propriétaire actuel Ta laissé tomber en ruines et n’a pas répondu aux appels Pour le restaurer.» Karzaï veut en finir avec le féodalisme Une deuxième femme accède au gouvernement afghan MEHRDAD BALALI REUTERS Kaboul — Le président afghan Hamid Karzai' s’est engagé hier à en finir avec le féodalisme que font régner les chefs de guerre et a appelé au déploiement de la Force internationale d’assistance à la sécurité (ISAF) hors de Kaboul, notamment dans le nord du pays.Le chef de l’État a en outre invité la communauté internationale à honorer au plus tôt ses promesses de dons en faveur de l’Afghanistan, affirmant que son gouvernement ne pourrait entamer la reconstruction du pays, ravagé par 23 années de conflit sans cette précieuse aide.«Le principal défi consiste à mettre un terme à la laides chefs de guerre.Il s’agit d’une demande très, très claire de la part du peuple afghan», a-t-il souligné, insistant sur leur nécessaire effacement «Chacun est en droit de participer au processus politique et de servir l’A/ghanistan, mais personne ne sera autorisé à servir les intérêts de son fief et à y instaurer son propre pouvoir.Cela n’est pas acceptable.» «Nous avons besoin de stabilité, de paix et de sécurité.Nous devons mettre sur pied une armée nationale et en finir avec le féodalisme», a martelé le président qui a prêté serment le 19 juin après avoir été élu par la Loyajirga, la grande assemblée traditionnelle.L’exécutif, formé par ses soins avec un souci affiché d'équilibre entre les différentes composantes ethniques du pays, notamment tadjike et pachtoune, sera chargé de gouverner jusqu'aux élections, prévues dans 18 mois.Ce gouvernement devra en outre rétablir son autorité sur l’ensemble du territoire, dans le nord en particulier, où rmsécurité continue de régner.Cette tâche pourrait se révéler particulièrement délicate, certains chefs de guerre, localement très bien implantés, ayant été écartés du pouvoir.Karzai a d’ailleurs renouvelé son appel à un déploiement de l’ISAF, actuellement cantonnée à Kaboul et à ses environs immédiats, dans le reste du pays et notamment dans la région de Mazar-i-Sharif, fief du général Abdoul Rachid Dostum.«Les membres de la mission de maintien de la paix devraient se rendre partout où leur présence est nécessaire.Les gens Vont réclamé, ainsi que M.Dostum», a rappelé Karzai.Le président s’est également prononcé en faveur du maintien des troupes américaines engagées dans la recherche de combattants talibans et autres membres d'al-Qaida.«La présence des forces américaines est très bénéfique ici.[Elles] apportent de la stabilité à l'Afghanistan.Le peuple afghan se sent en sécurité lorsqu’elles se trouvent dans les parages», a-t-il affirmé.«La lutte contre le terrorisme doit se poursuivre sans relâche, avec fermeté.Mais nous ne considérons pas les talibans et al-Qaida comme une menace.Ils se terrent, et nous allons poursuivre notre traque», a insisté le chef de l’État En ce qui concerne la reconstruction, Karzai a dit attendre le versement de 4,5 milliards de dollars d’aide internationale promise à l’Afghanistan.Par ailleurs, le président afghan a nommé une autre femme dans son gouvernement de transition, dans le cadre des efforts entrepris dans le pays pour améliorer leur statut après des années de régime taliban, a annoncé hier un porte-parole de la présidence.Habiba Sorabi a été nommée ministre de la Condition féminine, poste auquel elle succède à une féministe et militante des droits de l’homme de premier plan, Sima Samar.Mahboba Hoqooqmal, universitaire dont on pensait jusque-là qu’elle allait obtenir le portefeuille, est nommée à un rang subalterne au sein de ce ministère.Une autre femme, Suhaila Seddiqi, est d’ores et déjà ministre de la Santé publique.ÉTATS-UNIS Nouvelles craintes pour le 4 juillet REUTERS ET AFP Washington — Des experts du gouvernement américain, conscients de l’habileté avec laquelle l’organisation aKjaïda utilise Internet craint qu’elle n’envisage des cyberattaques visant des centrales nucléaires, des barrages ou autres structures stratégiques, rapportait le Washington Post hier.Une enquête du FBI consistant à surveiller certains ordinateurs a permis de mettre au jour de «mulfiples châssis de sites» suspects dans l’ensemble des Etats-Unis, lit-on dans un rapport qui cite un résumé de l’enquête rédigé par le Pentagone.Les intrus ont étudié à distance des réseaux téléphœ niques d’urgence, des systèmes de générateurs et de transmission électriques ainsi que le réseau d’adduction et de stockage d’eau des centrales nucléaires ou des installations gazieres, et ce, depuis l'Arabie Saoudite, l’Indonésie et le Pakistan, écrit le Washington Post.Des informations sur les moyens de contrôler à distance, au moyen de l’informatique, l'appel de pompiers ou le fonctionnement d’oléoducs ont été trouvées dans le disque dur d’ordinateurs d’al-Qàida saisis en janvier en Afghanistan, ont déclaré des responsables des services de sécurité américains cités par le journal.Les autorités américaines ont par ailleurs édicté une interdiction de survol temporaire autour de trois monuments particulièrement symboliques pour la fête nationale du 4 juillet, afin de les protéger d'un éventuel attentat, ont annoncé hier les autorités de l’aviation civile (FÀA).La FAA a pris cette décision à la demande du service des parcs nationaux, qui demande une protection particulière autour de la statue de la Liberté à New York, du mont Rushmore (Dakota du Sud) et de l’arche du monument commémoratif Jefferson à Saint Ijouis (Missouri).\ L K DEVOIR, LE VENDREDI 28 JUIN 2 0 0 2 A 6 EDITORIAL Et après le 1er juillet?Des centaines de ménages risquent de se retrouver sans logement lundi prochain à cause de la pénurie qui frappe plusieurs villes du Québec.Nos gouvernements ont mis sur pied des services de dépannage, ce qui est bien.Mais il est certain que la solution à long terme ne viendra pas des gouvernements, à moins de leur demander de se faire promoteurs immobiliers.a pénurie de logements à laquelle nous sommes confrontés n’est pas due au manque de logements sociaux mais au manque de logements tout court.On aura beau construire quelques milliers d’unités de HLM de plus chaque année, cela ne suffira jamais à ramener le taux d’inoccupation à un niveau d’équilibre.Au rythme où vont les choses, bientôt ce ne seront plus seulement des pauvres qui cogneront à la porte des gouvernements mais des familles Le Devoir .J dont les revenus leur permettraient de se loger en temps normal.La construction de HLM par l’État entraîne une charge importante pour les contribuables.Un logement neuf habité par une personne seule à l’aide sociale coûte au bas mot 1000 $ par mois aux gouvernements, comme le rappelle une étude publiée cette semaine par l’Institut économique de Montréal.Cela n’inclut même pas le mince loyer payé par l’occupant.Bien sûr, il existe d’autres formules moins coûteuses, celle des organismes sans but lucratif par exemple.Mais là n'est pas l’idéal non plus, sauf ——-— pour une infime minorité de citoyens dont l’état VA, de pauvreté s’allonge dans le temps pour des raisons particulières.Il y a donc des limites à privilégier cette solution alors que la majorité '™2 des gens qui traversent un épisode de pauvreté s’en sortent la même année et qu’un logement au prix du marché coûte entre 400 $ et 600 $, et non 1200 $ par mois comme un HLM neuf.Si les logements sociaux sont si chers, c’est jean Kobert évidemment parce qu’ils exigent une infrastruc-ToT" turc de soutien lourde qui est elle-même coûteuse.Mais c'est aussi parce que les coûts de construction sont élevés.Avec des prix de loyer qui tournent autour de 500 $ à 600 $ par mois, les Québécois sont parmi les locataires les plus chanceux.Or cette chance est en train de se retourner contre eux.En 2002, les coûts réels de construction d’un logement neuf justifient un loyer mensuel entre 700 $ et 900 $ alors que le prix moyen des loyers est de 500 $.N’importe où, ailleurs au Canada, la même unité de logement sera louée le double.Qui donc est assez stupide pour construire de tels logements à Montréal au lieu de se lancer dans la vente de condos?Diverses mesures doivent donc être envisagées afin de retrouver le chemin de l’équilibre.Ces solutions ne peuvent pas venir d’un investissement accru des gouvernements dans la construction.Le rôle de l’État doit se limiter à une aide de dernier recours.Pour le reste, il lui faut favoriser l’émergence de conditions stimulantes pour la construction, sans subventions à gogo qui ne vont que fausser les règles du marché à moyen terme.Par exemple, en déréglementant l’industrie de la construction pour les immeubles de moins de quatre logements, comme c’était le cas avant le retour du Parti québécois au pouvoir, par exemple encore en faisant une place plus grande au jeu de l’offre et de la demande dans la fixation des prix du loyer, réservant pour la Régie un rôle d’arbitre des différends et de sanction contre les individus qui ne respectent pas leurs obligations.En attendant une politique du logement qui ne soit pas seulement une politique du logement social, Québec pourrait à tout le moins abolir la date du 1er juillet comme date universelle de renouvellement des baux.Parce qu’elle force tous les constructeurs à livrer leurs maisons à la même date et tous les locataires à partir à la chasse en même temps, cette date du 1" juillet devient un facteur de hausse des coûts et d’aggravation d’une crise dont les conséquences seraient plus facilement «gérables» si des logements se libéraient régulièrement, tout au long de l’année.jrsansfacontfiledevoir.ca Bons baisers du G8 Cest officiel: la Russie est un membre à part entière du ’ G8.À ce titre, elle organisera la rencontre annuelle des grandes puissances économiques du monde en 2006.A l’évidence, cette intronisation dans le club le plus sélect qui soit est à mettre sur le compte des bons et ==J loyaux services rendus par la Russie depuis le 11 septembre, ainsi que sur les modifications géopolitiques observées au cours des récentes années.Dans un cas plus précis, celui des États-Unis, cet énième adoubement en peu de mois clôt un cycle révélant que Washington et Moscou sont plus proches que jamais.En effet, on se rappellera tout d’abord que Moscou a accepté, aux lendemains du 11 septembre, que les Américains prennent pied en Asie centrale sans ciller.Washington envoie des conseillers militaires en Géorgie, soit dans l’arrière-cour de la Russie, et là encore, les autorités russes laissent faire.Washington décide de se retirer unilatéralement du traité ABM — traité antimissiles —, et en échange, Moscou, après un certain grincement, obtient la création du conseil OTAN-Russie.Ce n’est pas tout Pour avoir adopté au sein du Conseil de sécurité de l’ONU une attitude propre à réjouir les États-Unis sur le contentieux qu'elle a avec 1 Irak, Moscou a fini par convaincre le dernier carré de sceptiques du Congrès américain.Dans la foulée de ce geste et des autres meqtionnés.Poutine a reçu l’assurance, il y a un mois à peine, que les États-Unis parraineraient son entrée dans l’Organisation mondiale du commerce (OMC).Et voilà donc qu’aujour-d'hui, elle est membre du G8.Cette introduction risque fort de provoquer les grincements de dents de plus d’une nation.En effet, si les critères économiques qui décident ou non que tel pays peut être membre du G8 étaient respectés, alors la Russie avec sa dette de 143 milliards de dollars américains, la Russie avec son haut niveau de corruption, la Russie avec son PIB plus faible que celui de bien des pays, devrait camper le rôle d’observateur.Point.S'il y a un pays qui, aujourd’hui, doit trépigner, c’est bel et bien l’Espagne.On se souviendra que ce dernier a essayé de forcer la porte du G7 en avançant que son PIB par habitant avoisinait justement celui du Canada et en soulignant que, si le monde anglo-américain était sur-représenté, le monde hispanique était, lui.complètement écarté d’un club qui.il faut bien le souligner, est à des années-lumière des objectifs qu’il s'était fixés lors de sa création au ntilieu des années 70.Toujours est-il que cette entrée de la Russie au G8 confirme avec éclat que Washington et Moscou sont bel et bien décidés à s’associer davantage pour mieux se détourner, notamment de ces Européens qui ennuient les uns avec la Tchétchénie et les autres avec le Proche-Orient Serge Truffaut ?FONDE PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information MICHEL VENNE Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, MARIE-ANDRÉE LAMONTAGNE, LOUIS LAPIERRE Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE 68 : PES MilLtARtiS PouR C AfRiquE.CH ‘A CC OMC Æu* A FaVT’ SCS FRCUVB- AAAlS CoAAMtNÎ Nous ASSd&CR U (jÇÇTioN tic Fonds a SU* LÊTéRFM Un peuple en quête de sens Nous avons réalisé notre Révolution tranquille et plus récemment notre révolution culturelle, mais la révolution politique est à venir.Mario Dumont pourrait-il nous servir de locomotive, nous en donner l’occasion?Il ne faut pas oublier que la jeune formation adéquiste a obtenu l’appui de tout près d’un électeur sur deux aux dernières élections partielles, et ce, malgré une gestion respectable des affaires publiques et un bilan impressionnant des deux derniers mandats du présent gouvernement: atteinte du déficit zéro, commissions scolaires linguistiques, réforme scolaire, virage technologique et diversité de l’économie québécoise, Nasdaq à Montréal, pénible mais finalement virage ambulatoire, garderies à 5 $, accord historique avec la majorité des autochtones, politique d’équité salariale, perception automatique des pensions alimentaires, réduction historique du chômage, loi sur le lobbying, lutte efficace contre le crime organisé, loi pour lutter contre la pauvreté, etc.les électeurs, aux dernières partielles, n’ont pas considéré toutes ces réalisations.Ils souhaitent du vrai changement et pas seulement des promesses de changement.Le peuple ne voit bien que ce qu’il veut voir.Les changements ne se font pas en clignant de l’œil mais bien dans l’action et pas à pas, sans recette miracle.Nous désirons du changement et nous avons peur de la souveraineté.Notre ferveur souverainiste a été refroidie en bonne partie par la propagande fédérale (commandites de 250 millions mises en place avec notre argent depuis cinq ans) et l’intransigeance du plan B («Si vous faites sécession, vous allez souffrir») Devons-nous comprendre que les Québécois sont disposés à tout laisser passer, même ce qui est bon en soi, pour faire la paix des braves avec l’État canadien?Si la formation adéquiste semble vouloir nous offrir une période de fraîcheur dans notre pénible cheminement collectif, admettons que nous sommes carrément en panne depuis le presque 50-50 au référendum de 1995; il faudrait à tout le moins manifester assez de lucidité pour rejeter d’emblée tout choix menant le Québec dans l’impasse ou remettant en cause les acquis des dernières décennies.LETTRES -?- Le beau Mario pose les bonnes questions mais fournit pour le moment certaines réponses aussi étonnantes que la crise de croissance qui le propulse.André Carrier Sherbrooke, 25 juin 2002 Une invitation à penser Un vent de protestation souffle sur le Québec.Pendant que certains se posent la question de son contenu et cherchent à savoir si ce n’est que du vent, d’autres ont compris qu’un acte de protestation est moins un discours élaboré qu’une invitation à réfléchir.Quel avenir veut-on se donner au Québec?Cette question suppose qu’on soit capable de se donner un avenir.Poser la question, c’est en partie y répondre.Mais une autre question surgit dans les pages de ce journal.D s’agit de savoir ce qu’on entend par gauche ou droite.Que ce soit M.Seymour qui enjoint à une collectivisation des moyens de production, M.Descôteaux qui souligne l’importance des valeurs individualistes, ou M.Éacal qui voudrait sortir d’un prétendu misérabilisme, ces exhortations à penser sont davantage qu’une protestation: c’est une exigence de débattre qui se profile.Il s’agit maintenant de participer à la discussion en cours et de raviver la véritable flamme démocratique qui, trop souvent, ici comme ailleurs, s’éteint au moment même où l’on pouvait souffler sur ses braises.Assisterons-nous à de véritables débats mettant en scène de véritables enjeux?Aurons-nous la chance de pouvoir dire non seulement «Je proteste» mais «J’ai une proposition»?Martin Blanchard Etudiant au doctorat 21 juin 2002 La fibre culturelle triste J’ai été alertée par le texte de Jean Larose paru dans Le Devoir à propos de la réforme en cours à la chaîne culturelle de Radio-Canada.Je me joins à son indignation et à sa critique en ajoutant que je serai bien triste et errante auditrice lorsque l’automne sera venu.J’appréciais beaucoup les émissions Passages animées par Jean Larose et collaborateurs, ainsi que les émissions de musique contemporaine animées par Johanne Lauren- deau.Par-dessus tout, les Paysages littéraires de Stéphane Lépine me ravissaient par leur subtilité et leur sensibilité.Tout cela va donc sombrer dans une grande opération d’homogénéisation de la culture?On s’inquiète de l’exode des cerveaux.On devrait tout autant s’inquiéter du ramollissement des cerveaux qui restent! J’ai déjà viré ma télévision car cela était davantage source de distraction que de substance culturelle.Devrai-je bientôt fermer aussi ma radio?J’en ai marre de la musique de background, des rubans de nouvelles et des clips culturels.J’ai faim de vraies émissions intellectuelles, littéraires et musicales qui m’exercent les neurones plutôt que de les engourdir et qui fouillent la culture en cours d’élaboration.Le niveau d’éducation de la population québécoise augmente mais le niveau des émissions culturelles s’abaisse.Comment en sommes-nous arrivés là?Diane Poirier Bibliothécaire à l’Université Laval 24 juin 2002 Des citoyens du monde Les nombreuses rencontres des «pilotes» de la mondialisation économique amènent dans leur sillage une présence importante d’opposants qu’il est convenu d’affubler du terme péjoratif de «militants antimondialisation».Ce raccourci dénominatif est, à mon avis, diamétralement opposé à la réalité qu’il tente de définir.En fait, ces importants rassemblements, lieux d’échanges riches entre des gens aux idéologies diverses, se veulent avant tout l’expression d’une vision solidaire de la mondialisation.H ne s’agit pas de la rejeter, celled étant liée à la pérennité de nos sociétés, mais bien de l’adapter aux besoins de la majorité; créer un village global qui se situerait en dehors des intérêts des investisseurs et du flux des capitaux.Nous, citoyens privilégiés d’un pays membre du G8, avons ce devoir d’être critiques envers nos élites afin qu’elles considèrent les trop nombreux exclus de la planète au delà d’un simple point à l’ordre du jour de Ka-nanaskis.Alors, nous pourrons tous être, selon une expression plus exacte, des citoyens du monde.Alexandre Shields Etudiant en journalisme à IVQAM Montréal, 25 juin 2002 LIBRE 0 P —?— I N I 0 N Un grand drapeau pour un grand peuple LOUIS FRANÇOIS BÉLANGER Charlesbourg Le soir du 23 juin, marchant avec mes amis québécois et des amis américains lors d’une grande manifestation populaire précédant le spectacle de la fête nationale, je portais fièrement un grand drapeau fleurdelisé au bout de mes bras! Arrivé à l’entrée du site du spectacle, espérant reconquérir encore cette année ce lieu historique des plaines d’Abraham, on me refusa l’accès, prétextant que le manche du drapeau était trop long.Certains gardiens suggéraient qu’ils en avaient reçu l’ordre pour une question de sécurité.D’autres, pour éviter de cacher les caméras de télévision qui retransmettaient en direct ce gros party! A l’évidence, ce ne peut être une question de sécurité.Notre drapeau n’est pas une arme.Celui qui le porte fièrement l’élève vers le ciel pour manifester sa joie d’appartenir à la nation québécoise.Il n’est pas plus dangereux de porter un grand drapeau dans un autobus, sur la rue que sur le site d’une grande fête! Non, la vraie raison est que de plus en plus, notre fête nationale devient progressivement un grand spectacle populaire où l’on doit cacher nos couleurs pour ne pas déranger ceux qui, confortablement assis dans leur divan, devant leur téléviseur, partagent leur joie d’appartenir à un peuple fier.Les caméras ont préséance.Otez-vous, Québécois, vous bloquez notre champ de vision! De spectateurs actifs, nous devenons des figurants passifs d’un show médiatique, d’un party qui, malgré sa qualité, perd de son identité.Encore une fois, je n’ose croire que les Québécois abdiqueront! Partout dans le monde, les peuples libres célèbrent leur fête nationale en arborant fièrement de grands drapeaux portés au bout de leurs bras.Lors des manifestations populaires, des victoires des équipes nationales, les gens n’ont pas peur d’afficher leurs couleurs.Aucun peuple libre n’oserait ouvrir un défilé par un tout petit drapeau en plastique tenu entre deux doigts.Les plaines d’Abraham nous appartiennenL La fête nationale est notre fête! Jamais je n’accepterai de me soumettre à ceux qui veulent s’approprier un spectacle.Télévision Quatre Saisons en tête! Si leurs caméras ne sont pas capables de déjouer les mouvements gracieux de nos dra- peaux embrassant le vent qu’ils changent de caméramans, qu’ils relèvent la scène et qu’ils nous laissent tranquilles.Le mouton noir de la télévision n’est pas notre maître! Nos drapeaux ne sont pas faits pour être cachés, ils sont faits pour nous dévoiler, nous rassembler, nous ouvrir au monde! La Société nationale des Québécois de la capitale, qui organise la soirée, a un examen de conscience à faire.Espère-t-elle ainsi atteindre ses objectifs de faire la promotion et la diffusion des symboles nationaux?Organise-t-elle un spectacle virtuel, médiatique, ou un spectacle de fête nationale?Estelle l’organisatrice en chef de cette soirée ou se plie-t-elle aux ordres de Télévision Quatre Saisons?Peut-elle accepter que, désormais, les Québécois doivent troquer leurs grands drapeaux pour de petits?Jamais, je ne croirai que nous formons un à petit peuple pour ne pouvoir porter de si grands drapeaux.René Lévesque nous le rappelait bien: «Noks sommes peut-être quelque chose comme un grand peuple.» C’est pour enlever les mots «peut-être», «quelque chose» et «comme» que nos porteurs de grands drapeaux doivent retrouver leur liberté, celle de manifester plus que jamais que nous sommes un grand peuple 1 LE DEVOIR.LE VENDREDI 28 J 1* I N 2 O O 2 4 IDÉES 35e anniversaire du décès de Lionel Groulx L’héritage scientifique de Lionel Groulx ARCHIVES l.E DEVOIR La contribution de Lionel Groulx à l’institutionnalisation de la discipline historique dépasse, ou égale, tout ce que tout autre historien au Canada a pu réaliser.ROBERT B O I L Y Directeur général de la Fondation et du Centre de recherche Lionel-Groulx CHRISTIAN DESSUREAULT Président de l’Institut d’histoire de l'Amérique française ionel Groulx fut une personnalité aux nombreuses facettes: à la fois prêtre, romancier, auteur d’une énorme quantité de brochures, d’articles, de discours, de lettres à des milliers de correspondants.Intellectuel engagé, il fut pendant 50 ans le point de mire de nombreux groupes et disciples mais aussi la bête noire de nombre d’individus.La controverse, on le sait, s’est poursuivie après sa mort Faut-il le rappeler, Lionel Groulx fut également un homme de science, un historien qui a occupé, dans le Québec et le Canada français de la première moitié du siècle et au delà, une place prééminente, ce que la controverse autour de la personne occulte trop souvent.Son oeuvre, comme toute production historique, a vieilli, mais elle demeure un monument dans l’historiographie canadienne et québécoise, et plusieurs études restent à faire sur cette œuvre particulièrement riche.En ce printemps du 35e anniversaire de la mort Lionel Grouk, ce n’est que justice de rappeler son rôle majeur, exceptionnel, dans l’institutionnalisation de la discipline historique au Québec: enseignement de l’histoire sur une base régulière à l’Université de Montréal à compter de 1915 et jusqu’au moment de sa retraite, en 1949, formation de nombreux historiens qui prendront la relève, rôle important dans la création de l’Institut d’histoire de l’Université de Montréal, par la suite devenu le département d’histoire de cette université, création de l’Institut d’histoire de l’Amé tique française (1946) puis de la Revue d’histoire de l’Amérique française (1947) ainsi que de la Fondation LionelGrouk (1956), laquelle créera et développera le Centre de recherche lionel-Grouk (1976).La contribution de Lionel Groulx à l’institutionnalisation de la discipline historique dépasse, ou égale, tout ce que tout autre historien au Canada a pu réaliser.Or ce qu’il importe de constater, c’est que plusieurs décennies après leur création, ces institutions existent toujours et contribuent chacune à sa manière, en toute indépendance, à la connaissance historique et à la sauvegarde du patrimoine québécois et de celui du Canada français.Elles sont l’héritage d’un visionnaire qui, de l’âge de 68 ans, lors de la création de l’Institut d’histoire de l’Amérique française, jusqu’à sa mort, en 1967, à l’âge de 89 ans et quatre mois, continuera de veiller étroitement à leur survie et à leur développement.Ces institutions, il importe de le souligner, n’ont pas été conçues comme des instruments de propagande mais comme des lieux de recherche et d'expression scientifique.Elles le sont demeurées.La Fondation Lionel-Groulx Le 17 mai 1956, des amis de Lionel Groulx, soit Maxime Raymond, Joseph Blain, Jacques Ge-nest et Charles-Auguste Raymond, s’associent à lui pour créer la fondation qui portera son nom.Il s’agit alors d’assurer, grâce à ces mécènes, la survie financière et la pérennité de l’institut et de la Revue d’histoire de l’Amérique française, de «favoriser l’étude de l’histoire du Canada français et de tout le fait français en Amérique» ainsi que de «promouvoir l’avancement et la diffusion de la science de l’histoire».C’est au siège social de la fondation que sont logés l’institut et la revue.Us y sont toujours.A la mort de Lionel Grouk, la fondation hérite de ses archives personnelles, qui couvrent près de trois quarts de siècle d’histoire du Québec et de l’Amérique française (1894-1967), de divers autres fonds et collections d’archives recueillis par Groulx lui-même, de même que de sa bibliothèque personnelle, soit quelque 8000 livres, 2000 brochures et environ 350 titres de périodiques.Jusqu’à la création du Centre de recherche lionel-Grouk (lettres patentes du 11 août 1976), la fondation acquiert de nouveaux fonds d’archives, enrichit sa bibliothèque grâce à de généreux dons consentis par des particuliers ou des organismes, publie et poursuit des recherches, notamment sur l’œuvre de Grouk.C’est celle qui fut la fidèle secrétaire et collaboratrice de Lionel Groulx pendant les 30 dernières années de sa vie, sa nièce Juliette Lalonde-Ré-millard, qui, par son dévouement, a permis à la fondation de poursuivre sa mission, et ce, jusqu’en 1989.Le Centre de recherche Lionel-Groulx Comme le précisent les textes fondateurs, le Centre de recherche Lionel-Grouk a pour objet de «promouvoir l’étude et la recherche sur Ihistoire du Canada français, de l’Amérique française et du Québec en particulier».Cette mission émane directement de celle de la fondation qui lui a donné naissance, le centre étant en quelque sorte l’un des moyens que s’est donnés celle-ci pour réaliser ses objectifs.Sa mission propre s’articule autour de deux principaux secteurs d’activité, un service d’archives et une biblio- thèque spécialisée, auxquels il faut ajouter la recherche et les publications.Pour ce faire, le centre s’assure des services professionnels d’un bibliothécaire et de trois archivistes.les archives privées conservées par le centre constituent sans contredit le cœur de la documentation que ce dernier rend accessible aux chercheurs.Couvrant une période qui s’étend du XVII' siècle à nos jours, et principalement les années 1920 à 1960, ces archives se composent à ce jour de 65 fonds et collections regroupant des documents de toute nature: correspondance, manuscrits, photographies, gravures, enregistrements sonores, films, etc.Parmi ces fonds, mentionnons pour mémoire ceux de plusieurs personnes associées de près au journal Le Devoir, soit une partie des archives de son fondateur, Henri Hourassa, ceux d’André I-aurendeau, de Gérard Filion et de Use Bissonnette.Mais ce ne sont là que quelques-uns des fonds des journalistes associés au Devoir et détenus par le centre.L’ensemble des fonds et collections du centre forme un corpus d’une indéniable homogénéité sur le plan thématique, axé d’une part sur l’œuvre historique et l’action sociale de Lionel Grouk et d’autre part sur l’histoire des nationalismes canadiens-français et québécois, considérés dans leurs dimensions politique, religieuse, sociale, culturelle et économique.La description de la totalité des fonds et collections d’archives est accessible sur le site Internet du centre: www.sdm.qc.ca./crlg.Comme instrument de mise en valeur de ses archives privées, et en accord avec sa mission, le centre administre et développe d’autre part une bibliothèque dont les ressources se rapportent principalement à l’histoire de la Nou velle-France, du Canada français et du Québec contemporain.Celled contient une vaste collection d’ouvrages regroupant près de 27 (XX) titres dont la pierre d’assise réside dans la bibliothèque personnelle de lionel-Grouk.Enfin, dans la mesure de ses moyens, le centre, en plus de susciter et d’encourager la recherche sur l’histoire du Québec, contribue lui-même à certaines activités de recherche et favorise la publication dans ses domaines de spécialisation.Parmi l’ensemble des réalisations et des projets en cours, mentionnons: l’édition critique de la correspondance de lionel-Grouk; Les Relations France-Québec depuis 176(): inventaire bibliographique-, I-e Livre d’orgue de Montreal, fac-similé d’un manuscrit de musique inédite de la fin du XVII' siècle; les Cahiers d'histoire du Quebec au .XX' siècle (dk numéros parus), L’Institut d’histoire de l’Amérique française la création de l’Institut d’histoire.dans un lieu distinct et autonome du milieu universitaire d;ms le quel œuvrait son fondateur, a progressivement permis de regrouper au sein d’un même organisme l’ensemble des chercheurs du Canada et de l’étranger intéressés |Kir lliis-toire de l’Amérique française sans distinction d’origine, de croyance religieuse, d’opinion politique ou de conception idéologique.Reconnu comme organisme sans but lucratif depuis 1971), l’Institut dhistoire de l’Amérique Iran çaise est dirigé par un conseil d’administration élu démocratiquement par ses membres vesque, Guy Taillefer, Serge Truffaut (éditorialiste), à l'information poli tique Hélène Buzzetti Manon Cornellier (correspondantes parlementaires d Ottawa).Mario Cloutier et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec).Kathleen Lévesque ; Marie-Hélene Alarie (secrétaire à la rédaction) ; Louise-Maude Rioux Soucy (commis) la documentation Gilles Paré (direi tcw Manon Derome Serge Laplante (Québec).Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITÉ ET LE MARKETING.Jacqueline Avril, Jean de Billy, Gyslaine Côté.Marlène Côté.Martin Fournier, Véronique Géraud.Anouk Hurbutt, Christiane Legault, Jacques A.Nadeau, Claire Paqu* Micheline Ruelland (Publicitaires) Laurence ThériauK (directrice adjointe), Manon Blanchette.Sylvie Laporte, Martine Bérubé (secrétaire) IA PRODUCTION Christian Goulet (responsable de la production).Claudine Bédard, Michel Bernatchez, Philippe Borne.Johanne Brunet, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers DonâldRlion Olivier Zuida INFORMATIQUE, Yanick Martel (responsable) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE, Linda ThériauK (responsable service à la clientèle, distribution et tirage), Hélène Gervais, Marie-Ève Santerre, (crtordonatrice à la promotion et à la snlhcitatum).Mon ' te L'Heureux.Lise Lachapelle Racheüe Leclerc L’ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable des services comptables).Céline Furoy.Olivier lüchambre (contrôleur).Ghislaine lafWir, Claudette Béliveau (adjointe-adminùdrntu*), Claudine Chevrier, Chantal Rochon.Danielle Ross IA FONDATION DU DEVOIR Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur général) \ L K DEVOIR.LE VENDREDI 28 JUIN 2 0 0 2 A 8 -Le devoir ?-—— ACTUALITES SOURIS SUITE UE EA PAGE 1 Le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, a quant à lui parlé de «point tournant dans l'histoire de l'Afrique* si les pays du G8 et ceux du continent noir respectent leur partie de l’engagement.Comment expliquer la différence de discours?«M.Obasanjo a pris part aux consultations, alors peut-être est-il satinait du processus, mais si vous parlez à la société civile, aux syndicats, aux groupes de femmes, aux associations d’agriculteurs et d’enseignants à travers l’Afrique, ils vous diront tous qu'ils n’ont pas été consultés, pense Mme Njehu.Il est quand même ironique que ce grand départ d’une nouvelle initiative pour l'Afrique dont a parlé M.Obasanjo soit annoncé ici, dans les Rocheuses canadiennes, et non pas en Afrique.* Trois sujets d’importance avaient été soulevés ce week-end au Sommet des peuples de Calgary, sujets sur lesquels on espérait que les leaders du G8 se prononcent, soit l’exploitation des ressources naturelles, l'éducation et la privatisation des services publics (eau, électricité).Au chapitre de l’eau, c’est sans doute la fin de non-recevoir la plus radicale que les militants pouvaient recevoir des leaders du G8.la déclaration finale des chefs de gouvernement stipule qu’ils s’engagent à appuyer l’Afrique dans ses efforts pour améliorer la gestion et l’exploitation de l’eau «en soutenant les réformes entreprises dans le secteur de l’eau en faveur de la décentralisation, du recouvrement des coûts et d’une plus grande participation des consommateurs*.En d’autres mots, il s’agit de faire payer davantage les Africains pour leur eau.Le document parle aussi d’inciter les entreprises à investir en Afrique, entre autres «au moyen de partenariats entre les secteurs public et privé*.Or les groupes militants ont expliqué au cours du week-end, exemple de l’Afrique du Sud à l’appui, que la privatisation de l’eau a mené à la réduction de l’accès à cette ressource et a été à l’origine d’une épidémie de choléra.Des campagnes de rebranchement illégal avaient été lancées dans les quartiers populaires les plus touchés.Au chapitre de l'éducation, les militants se sont dit déçus de l’absence d’engagements finanders précis et échelonnés dans le temps.On espérait un engagement de quatre milliards $US par année.L’objectif de mettre tous les enfants du monde sur les bancs d’école d’ici 2015 est toutefois maintenu.Le Canada a promis de doubler son aide à ce titre, la faisant atteindre 100 millions d’ici 2005.«Il nous apparaît qu’il ne s’agit que de la réitération de la promesse qui avait été fuite de doubler notre effort pour l’éducation, au printemps 2000*, a toutefois tempéré Mark Freid, d’Oxfam Canada.Enfin, au sujet des ressources naturelles, la déclaration finale des chefs de gouvernement affirme qu’on entend travailler avec la société civile pour rompre ses liens avec les conflits armés.Le Sommet des peuples avait démontré comment l’extraction de diamants, de pétrole et d’or, la coupe de bois précieux et la culture du cacao étaient souvent accompagnées de violations des droits de la personne en Afrique.I.es moyens suggérés par le G8 hier afin d’atténuer ces conséquences restent toutefois volontaires.On veut appuyer «les mesures vohmtaires, comme le processus de Kimberley dans le cas des diamants, et encoura-ge[r] l’adoption volontaire des principes de responsabilité sociale des entreprises par ceux qui participent à l'exploitation des ressources naturelles en Afrique*.On propose aussi d’inciter à plus de responsabilité et de transparence ceux qui importent ou exportent les ressources naturelles provenant de zones de conflit.«Le document dit qu’il appuie le processus de Kimberley précisément parce qu ’on sait très bien que le processus, puisqu’il ne prévoit pas de système de vérification de son application, est défectueux*, a réagi la Kényane Am-boka Wameyo, directrice du volet Afrique de l’ONG Action Aid.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, O étage, Montréal (Québec), H3A3M9 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514) 985-3360 Par courrier redaction ©ledevoir .com L’agenda culturel Au téléphone (514) 985-3346 Par télécopieur (514)985-3390 La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514)985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514)985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514) 985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Le IVvoir peut, i l’occasion, mettre U liste d'adresses de ses abonnes à la disposition d'organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à fat clientèle Le Devoir est publié du lundi au samedi i»ar Le Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury.t»r étage.Montréal (Québec).H3A 3M9.H est imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean, 800, boulevard Industriel.Saint Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc.612.rue Saint Jacques Ouest.Montréal.L'agence lYesse L anadicnne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans Le Devoir.U Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc.900.boulevard Saint-Martin Ouest, Laval.Envoi de publication — Enregistrement n* 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.AFRIQUE SUITE DE LA PAGE 1 être vu comme un point tournant dans l’histoire de l’Afrique et même du monde*.Le premier ministre Jean Chrétien ne pavanait pas mais était visiblement satisfait.«Aujourd’hui, nous avons une entente qui représente un nouveau début et des espoirs frais pour le continent africain.(.] C’est un nouveau début*, a-t-il déclaré avant de rappeler qu’il reste maintenant à chaque partenaire de respecter ses promesses.Le plan d’action du G8 se veut une réponse au Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique (connu selon l’acronyme anglais NEPAD).Celui-ci a été élaboré par des leaders africains et soumis au G8 l’an dernier.Il part du principe selon lequel la responsabilité du développement de l’Afrique revient aux Africains.Ces derniers sollicitent l’aide des pays riches pour relancer leurs économies mais acceptent que cette aide soit conditionnelle à leurs efforts pour améliorer leur administration politique, juridique et économique, performance qu’ils prévoient juger entre eux.Le président français Jacques Chirac a parlé de «main tendue à l’Afrique», de passage fondamental d’une «culture d’assistance à une culture de partenariat».Pour le premier ministre britannique Tony Blair, «le plan d’action [.] ne s’en remet pas à la vieille méthode de distribution de l’aide mais s’appuie sur une entente où nous nous engageons à aider l’Afrique à s'aider elle-même».«C’est un nouveau départ, mais beaucoup reste à faire», a-t-il renchéri en évoquant en particulier l’ouverture des marchés des pays riches aux produits des pays pauvres.La réponse du G8 illustre la volonté politique de venir en aide à l’Afrique mais les engagements pris, réunis sous huit thèmes allant de la paix et de la sécurité à la productivité agricole, sont restés assez généraux.Les détails sont laissés à chaque pays.La seule exception a trait à l’allégement de la dette.Là, les pays du G8 ont promis de combler le manque à gagner d’un programme pour les pays pauvres très endettés.L’investissement pourrait dépasser le milliard de dollars.Les autres aspects financiers du plan sont plus flous, les Américains obtenant que le G8 ne se montre pas trop catégorique.Les autres pays voulaient s’engager à consacrer à l’Afrique la moitié ou SUITE DE LA PAGE 1 d'unités de logement».Il a ajouté qu’il était «beaucoup trop tôt pour sauter à de quelconques conclusions» quant aux solutions finales à apporter.Mais il a précisé que «la clé réside dans l’intervention publique pour soutenir la construction».Un peu plus tôt, il avait d’ailleurs manifesté sa préférence pour des solutions fiscales, réclamées par les constructeurs en habitation mais rejetées mercredi par l’Institut économique de Montréal et le chef de l’ADQ, Mario Dumont «Il est clair dans mon esprit que les outils fiscaux qui sont à la disposition de ceux qui construisent du logement locatif doivent être revus, a soutenu M.Boisclair.Déjà, le gouvernement du Québec est au travail et j’ai pris l’engagement d’en discuter avec mon homologue fédéral et mes collègues des autres provinces à l’automne prochain.» Le gouvernement du Québec a récemment créé un comité spécial pour étudier les mesures fiscales qui stimuleraient la construction de logements locatife.Les ministères de M.Boisclair et Mme Marois y travaillent conjointement Cette contradiction entre les deux ministres apparaît donc surprenante.Mais en fin de journée hier, l’entourage de M.Boisclair cherchait à désamorcer l’affaire en expliquant que Mme Marois s’était exprimée sur des solutions à long tenne alors que le ntinistre voulait s’en tenir à l’immédiat plus des nouveaux budgets d’aide au développement annoncés au cours des derniers mois et qui totaliseront une fois en vigueur, 12 milliards par année.Pareil engagement aurait signifié six milliards de plus pour l’Afrique.Les Etats-Unis ont résisté, et on a un peu joué sur les mots.«Nous avons bon espoir qu’en tout, la moitié ou plus de notre nouvelle aide au développement pourrait aller aux nations de l’Afrique qui sont gouvernées avec justice, qui investissent dans leur capital humain et qui promeuvent la liberté économique», précise le texte du plan d’action.M.Chrétien a défendu ce recours au conditionnel.«C’est simple.C’est un partenariat.» Les pays africains recevront de l’aide supplémentaire seulement s’ils respectent les conditions qu'ils ont eux-mêmes inscrites au NEPAD.D a rappelé que l'aide pour les besoins de base et humanitaires reste inchangée.Pour montrer sa sincérité, il a immédiatement annoncé la contribution du Canada à la mise en œuvre du plan d’action pour l’Afrique.Au total, six milliards de dollars sur cinq ans «en ressources actuelles ou nouvelles», ce qui comprend le fonds spécial de 500 millions annoncé lors du budget de décembre dernier.M.Chrétien a aussi annoncé l'élimination, dès janvier 2003, des tarifs et contingentements sur la plupart des importations des 48 pays les plus pauvres, dont 34 sont africains.Le Canada prévoit de soutenir une foule de mesures afin d’encourager l’investissement en favorisant l’accès au capital de risque, en plus d’appuyer le perfectionnement de la main-d’œuvre, l'éducation, la lutte contre les maladies, les réformes politiques, la prévention des conflits armés et l’accès aux nouvelles technologies.Tenu à une centaine de kilomètres de Calgary, loin des manifestations pacifiques, le sommet a été conforme aux exigences de Jean Chrétien: petit de taille, court et ciblé.Le premier ministre était heureux d’avoir pu respecter son ordre du jour.H n’y a pas eu de détournement du sommet bien qu’on l’ait craint à un certain moment lorsque toute l’attention s’est portée, mardi et mercredi, sur le plan de paix de George W.Bush pour le Moyen-Orient Le sujet a été abordé lors du dîner de mercredi, mais personne n’en avait fait mention au moment de mettre sous presse hier.On a par contre pu s’entendre sur un nouveau partenariat contre la prolifération des armes de destruction massive et l’intégration complète de la Russie au G8.À ceux qui avaient mis en question l’existence de ces sommets, MM.Chrétien et Blair ainsi que le premier ministre de l’Italie, Silvio Berlusconi, ont rappelé qu’il y a des choses qui ne peuvent se régler que face à face.CONTRADICTION C’est malgré tout la première fois qu'un ministre pé-quiste envisage de modifier le contrôle des loyers.Au contraire, tout l’automne dernier, le prédécesseur de M.Boisclair, Louise Harel, citait abondamment une étude réalisée pour la Société d’habitation du Québec et la Régie du logement pour contrer tous ceux qui critiquaient ce contrôle.Selon cette étude, les politiques québécoises de contrôle des loyers n’ont pas nui aux propriétaires mais ont permis de stabiliser le marché.État des lieux pour le 1er juillet La sortie de Mme Marois est survenue au moment où M.Boisclair dressait le bilan du plan d’urgence en vue du 1" juillet, bilan qui s’est même attiré des compliments du FRAPRU (Front d’action populaire en réaménagement urbain), d'ordinaire très critique envers l’action gouvernementale.Les 750 suppléments au loyer, qui permettent aux locataires à faible revenu de se payer un logement privé grâce à une subvention gouvernementale, ont tous été attribués.Ces suppléments étaient la clé de voûte du plan d’urgence.Le ministre Boisclair a indiqué qu'il était prêt à distribuer d’autres suppléments s’ils s’avéraient nécessaires.De plus, 414 logements privés ont été réservés par différents offices municipaux d’habitation pour loger pour de bon des ménages à partir du 1er juillet Plus de la moitié de ces logements, soit 227, sont à Montréal.La Ville évalue donc que 228 ménages n’ont pour le moment toujours pas de logement Mais, assure-t-on.CORDES Faits saillants Le Canada s'engage à augmenter de 8 % par année son aide au développement international et à consacrer la moitié de ces nouvelles sommes à l’Afrique.Cette injection d’argent se fera en respect du Nouveau Partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD, d’après l’acronyme anglais).La prémisse de ce partenariat est que les pays africains sont eux-mêmes responsables de leur avenir et s’assureront entre eux qu’ils respecteront leurs engagements.Comme l’a résumé le président nigérien Olusegun Obasanjo, «si un de nos partenaires traîne la patte, nous lui donnerons un petit coup de pouce ou nous lui imposerons des sanctions».Avec le NEPAD, les pays du G8 s’engagent entre autres à: ¦ appuyer davantage les efforts pour rétablir la paix au Soudan, en Angola, en Sierra Leone et en République démocratique du Congo; ¦ former plus de soldats africains pour le maintien de la paix; ¦ prévenir la vente d’armes illégales à l’Afrique; ¦ appuyer les efforts pour rendre les processus électoraux plus crédibles; ¦ soutenir les initiatives africaines visant à améliorer le climat pour les investisseurs en renforçant les droits de propriété, en modernisant les douanes, etc.; ¦ renflouer le fonds servant à éliminer la dette des pays pauvres très endettés, dont le manque à gagner pourrait s’élever à un milliard $US; ¦ créer un environnement propice aux technologiques de l’information et des communications; ¦ soutenir le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et la malaria, mais sans offrir d’engagement financier; ¦ favoriser l’utilisation de technologies de pointe et de biotechnologies en agriculture.Concrètement, le Canada a prontis les choses suivantes: ¦ éliminer les tarifs sur la plupart des importations provenant de 48 pays moins avancés, dont 34 pays africains; ¦ créer un fonds de capital de risque de 100 millions pour l’Afrique; ¦ faciliter la consultation publique en Afrique à propos du NEPAD en versant trois millions; ¦ investir 25 millions en trois ans pour les nouvelles technologies de l’information; ¦ améliorer les compétences de la fonction publique africaine grâce à une contribution de 28 millions en trois ans.la plupart trouveront refuge chez des parents ou des amis.Les ménages montréalais qui seront vraiment à la rue le 1" juillet pourront toutefois être hébergés temporairement dans des chambres d’hôtel tant que la situation le nécessitera.Ce service sera offert à tous, peu importe les revenus de chacun, tout comme le service d'entreposage de meubles et d’effets personnels.Le Centre d’aide de Montréal (868-GrrE) sera ouvert 24 heures sur 24 du 30 juin au 3 juillet Le maire Tremblay et le ministre Boisclair affirment qu’ils suivront la situation d’heure en heure.Ds ont aussi lancé un vibrant appel aux propriétaires qui auraient encore des logements disponibles à se manifester.A l’issue de la conférence de presse, Marie-Josée Latour, du FRAPRU, a confirmé que les interventions d’urgence en cours à Montréal, à Laval, à Longueuil, à Châteauguay et à Saint-Jérôme étaient bien menées.Mais de nombreuses petites villes des couronnes nord et sud de Montréal n’offrent pas de services adéquats alors qu’elles font partie des 106 municipalités couvertes par le plan d’urgence.Mme Latour a donc invité le gouvernement à s’assurer que toutes les mesures soient utilisées partout Le FRAPRU s’est aussi dit soulagé que le ministre Boisclair annonce de nouveaux suppléments au loyer.M.Boisclair a aussi précisé hier que la pénalité imposée aux assistés sociaux qui partagent leur loyer était dorénavant abolie.Avec la Presse canadienne SUITE DE LA PAGE 1 Pas étonnant qu'il cause politique aujourd'hui.«La politique est une chose étrange.Il y a toutes sortes de politiques: familiale, communautaire, dans les relations, celle des ministères et ce qu’ils font, en votre nom, avec vos taxes.» Reid revient sur un cas récent de l’actualité américaine à propos de la peine de mort A sept vont contre deux, la Cour suprême a rendu une décision voulant que le jury, et non le juge, puisse condamner un accusé, à la peine de mort, mettant en cause une loi de l’Etat de l’Arizo-na.«C’est brillant, parce que tout le monde examine la question d’un seul point de vue.La Constitution dit que la décision doit être rendue par un jury Si le jury dit “prison à vie’ et que le juge condamne l'accusé à la peine de mort, le juge usurpe le verdict.» Reid fait remarquer que même Antopin Scalia, un des juges les plus conservateurs des Etats-Unis, faisait partie de la majorité.Il n’en fallait pas plus pour que les événements du 11 septembre reviennent à la surface.Vernon Reid en parle comme si c’était hier.«Les événements du 11 septembre, qui planent toujours même si on ne les mentionne pas dans les discussions, je les ai vus de près Les ét'énements, pour moi, sont liés à la musique et au son.J'allais chercher un percussionniste, Eddie Hall, qui habite à Brooklyn, pour enregistrer des pistes pour une trame sonore.J'ai tout vu, j'ai tout vu.Ça affecté les choses de belle manière.Tout ce qu'on fait aujourd'hui est lié par un fil très mince.Ça change notre appréciation de l’art.Ça rend les choses plus vitales» Reid vou-drait que les gens utilisent la peur, cette énergie, pour vivifier leur vie.pour respirer plus profondément, pour «apprécier le moment actuel.Ça nous connecte d’une manière très immédiate».Ce jour-là, ra- conte le musicien, les gars de Living Colour se sont tous donné un coup de fil «pour s’assurer que tout allait bien».Living Colour est de retour d’une tournée européenne.Un disque devrait sortir avant la fin 2003.Pour l’instant, le groupe se pose des questions sur sa place au XXT siècle, lui qui a cessé ses activités en 1995.«C’est un très beau défi.» Question de point de vue Pour la série «Guitare solo» pour laquelle il est de passage à Montréal, il jongle encore avec les possibilités.En rigolant, il évoque des pôles aussi éloignés que Robert Fripp et Howard Jones.H évoque son groupe My Science Project, un ensemble réunissant le rapper Beans (Anti-Pop Consortium), DJ Logic, Leon Gruenbaum et Don Byron.«C’est une réponse à The Orb, un de mes ensembles contemporains favoris.J’ai voulu le faire en version solo, comme pour mon travail avec des compagnies de danse.Ce sont les pensées qui m habitent en préparant ce concert.» Reid dit avoir appris sur le tard qu’il s'engageait pour un concert strictement solo.«Je pense que les guitaristes de cette série vont avoir plusieurs approches.Je vais probablement faire quelques pièces à la guitare seule.Mais je vais aussi faire des paysages sonores qui peuvent se rapprocher de Guitar Oblique [sur Knitting Factoryl, que j'ai fait avec Elliott Sharp et David Thorn.Ce sera une sorte de Guitar Oblique solo.Je pourrais aussi faire des chansons.» Une des pièces composées par Bill Frisell sur l’album que les deux guitaristes ont enregistré en 1986.Smash And Scatteration (Rykodisc, 1986), fait partie des plans de Reid.A ce propos, le même Frisell fait partie de la série «Guitare solo» du F1JM.Quand on lui fait remarquer que l’éventail des mu- siques qu’il envisage est large, Reid éclate de rire et répète que c’est ce qui l’a occupé ces derniers jours.L’improvisation sera au menu, comme la programmation de machines.Bidouilleur électronique, le guitar hero?«Je suis un grand amateur de sciencefiction et de “comic books’.Les gens pensent que l'électronique est une voix de sortie facile.Mais c’est faux.R faut passer par-dessus plusieurs limites pour que ça respire.» La trame sonore de Bernard Herrmann pour le film The Day The Earth Stood Still, portée par le thérémine, l’a «jeté par terre».Sur le mythe du guitar hero, Reid cite des gens comme Bill Nelson et son populaire groupe Be-Bop Deluxe.«B s’est engagé dans une aventure vraiment personnelle.Il y a même des disques où il ne joue pas de guitare.Il était en avance sur tout le monde.R a fait parmi les premiers trucs jungle, au début des années 90.» Pour lui, Joseph Spence, «le phénoménal guitariste bohémien gospel», est aussi profond que Robert Fripp ou Carlos Santana, «sans qui je n ’aurais jamais joué de guitare», ou James Ulmer, avec qui il a enregistré Memphis Blood: The Sun Sessions.Le solo d’Amos Garrett sur Midnight At The Oasis (de Maria Muldaur, 1973), est évoqué comme l’un des «meilleurs phrasés, une grande combinaison de sensibilité jazz dans un contexte pop», malgré sa grande économie de notes.«Je ne Tai jamais oublié.» Reid parie de différentes couleurs possibles.Rap, blues, étectronka, funk la palette du monsieur est vigoureuse.En rigolant, Reid rappelle que des gens sont des héros pour certains et des vilaine pour d’autres.«Quelle est la différence entre un combattant pour la liberté {freedom fighter] et un terroriste?Je ne le sais pas.C’est souvent selon celui qui juge de la question.» Ce devait être l’énoncé qui allait faire surgir les considérations politiques.Au Gesù ce soir à 18h.Y Oc.ta\«Y-a»vt —n\«te»vl3or-g cuisine française qui fait bonne impression ?CE MIDI: Entree ?râble de lapin farçi a la tapenade + dessert *18$ ^ Souper avec Eric Harding et son trio jazz à partir de I 9 h to ___________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________._______________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________,________________________________________
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