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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 2002-06-25, Collections de BAnQ.

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FÊTE NATIONALE COUR SUPRÊME Nouveau recul d,e la peine capitale aux Etats-Unis Page A 5 Des célébrations tout en couleurs et en chansons Pages A 4 et B 8 ?w w w .I e (1 e \ o i i c o m ?LE DEVOIR Bruxelles fête la Saint-Jean 5000 personnes célèbrent le Québec sur la plus belle place du monde CHRISTIAN RIOUX CORRRESPONDANT DU DEVOIR Bruxelles — La Grand Place avait des airs de Plaines d’Abrahani et de parc Maisonneuve.Des enfants couraient dans tous les coins, les vieux se balançaient en se donnant la main, des couples dansaient sur les airs de violon, d’autres s’enlaçaient au son de l’accordéon.Même les fleurdelisés étaient au rendez-vous avec juste la brise qu’il fallait pour les faire flotter.Lorsque les premières notes du Phoque en Alaska ont retenti, on se serait presque cru sur la montagne quelque part dans les années 1970.On était pourtant à Bruxelles.A 7000 km de Montréal et en pleine capitale européenne.Environ 5000 personnes ont fêté la Saint-Jean sur la Grand Place de la ville, celle que Victor Hugo avait un jour qualifié, avec raison, de «plus belle place du monde».Tout ce que la capitale européenne compte d’étudiants québécois s’y étaient donné rendez-vous.Ils avaient d’ailleurs amené de nombreux amis.Des touristes de passage à l’ambassadeur canadien en Belgique — je l’ai vu! —, tout le monde tapait du pied et balançait des hanches.C’est en parcourant 75 ans de répertoire québécois sur les rythmes de Québec Issime que les Bruxellois ont donc fêté ce 24 juin pour la première fois de leur vie.Pour célébrer ses 30 ans de présence à Bruxelles, la délégation générale du Québec a eu la bonne idée d’inviter ces 11 chanteurs, 10 musiciens et 4 danseuses qui font un tabac à Jonquière depuis bientôt trois ans.VOIR PAGE A 8: BRUXELLES Division autour du centre Québec-Europe Le choix de Paris ne faisait pas Vunanimité STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR idée de développer un centre culturel et d’affaires ' à Paris ne fait pas [’unanimité au Conseil des ministres.De longues et difficiles tractations ont même nécessité l’intervention de l’ex-premier ministre Lucien Bouchard pour convaincre les récalcitrants.Le débat porte sur Ig pertinence de s’installer en Europe plutôt qu’aux Etats-Unis.Environ 85 % des ^changes économiques du Québec se font avec les Etats-Unis.Le choix de Paris est aussi été critiqué par ceux qui souhaitent sortir de l’axe France-Québec, privilégié traditionnellement, pour s’ouvrir sur l’ensemble du mopde.La ministre d’Etat aux Relations internationales, Louise Beaudoin, dévoilera officiellement les intentions de son gouvernement avec son Centre Québec-Europe.L’annonce se fera ce matin, à Bruxelles, capitale de l’Union européenne, histoire de bien marquer les intentions de rayonnement continental de l’entreprise diplomaticocommerciale pourtant installée à Paris.e CHARLES-DANIEL SCHREIBER Le Québec à l’honneur sur la Grand Place de Bruxelles.VOIR PAGE A 8: PARIS INDEX Annonces.B 4 Avis publics.B 6 Culture.B 8 Convergence.B 7 Économie.B 1 Éditorial.A 6 Fonds.B 2 Idées.A 7 Le monde.A5 Mots croisés.B 6 Météo.B4 Religions.B 6 Sports.B 4 Télévision.B 7 Création d’un État palestinien Bush fixe ses conditions AGENCE FRANCE-PRESSE Le président Bush a finalement prononcé hier le discours tant attendu sur la situation au Proche-Orient ¦ Départ nécessaire de Yasser Arafat S Fin de la colonisation et retrait d’Israël des territoires autonomes D'APRÈS I.AGENCE FR AN C E-PRESSE, ASSOCIATED PRESS ET REUTERS Washington — lx' président américain George Bush a déclaré hier que les Etats-Unis soutiennent la creation d’un Etat palestinien provisoire, mais seulement lorsqu’aura émergé une «direction palestinienne nouvelle et différente», autre que Yasser Arafat «J’appelle le peuple palestinien à élire de nouveaux dirigeants.des dirigeants qui ne soient pas compromis avec le terrorisme», a-t-il déclaré lors d’une allocution télévisée à la Maison-Blanche durant laquelle il n’a jamais nommé le président de l'Autorité palestinienne Yasser Arafat.«Aujourd'hui, les autorités palestiniennes encouragent le terrorisme et ne s'y opposent pas.C’est inacceptable.» Bush a proposé* la création d’ici 18 mois d’un État «provisoire», tout en l’assortissant de conditions très strictes: désignation d’un nouveau chef, mise en place d’institutions démocratiques et conclusion de nouveaux accords de sécurité avec Israël.Un Etat indépendant pourrait ensuite être créé d’ici trois ans.VOIR PAGE A 8: BUSH ¦ Israël reprend le siège du QG de Yasser Arafat à Ramallah, page A 5 LE MOT DE L’ACADÉMIE Frontière À l’invitation du Devoir, l’Académie des lettres du Québec offre à nos lecteurs cette série estivale inspirée des mots du temps.Chaque semaine, un écrivain, membre de l’Académie, écrira les réflexions que lui inspire un mot qu’il a choisi.L’Académie a été fondée en 1944, par un groupe d’écrivains de la modernité réunis autour de l’essayiste Victor Barbeau.Elle est actuellement dirigée par Jean Royer (président), Jacques Allard (vice-président) et André Ricard (secrétaire).Jacques Allard a récemment publié une deuxième édition revue et corrigée du Roman du Québec.Histoire.Perspectives.Lectures (Québec Amérique, 2001, 459 p.) Vous souvenez-vous?Il n’y a pas longtemps, il fallait plutôt parler des frontières.Et les abattre, les passer, les dépasser.Jusqu’à ce que revienne, depuis plusieurs années, une frontière bien singulière.Nous devions d'abord bâtir un monde libre, sans clôtures.Devenir médecins sans frontières, reporters sans frontières, être au moins des citoyens du monde.Il ne devait plus y avoir de murs.Même quand on rêvait d’indépendance, c’était pour mieux entrer dans la danse du monde.11 fallait voir la Terre d’un module spatial et découvrir que sur la boule bleue s’effacent pays et autres délimitations trop humaines.Passer les bornes était là bien vu, qui conduisait à penser un monde lisse, uni.Le discours mondialiste du début du XX' siècle avait repris après 1945, pour se développer largement pendant les années 1950 et triompher plus tard.Quelle joie ce fut enfin de voir s’écrouler le mur de Berlin! Quel contentement aussi que l’Europe nouvelle et, sur notre continent le libre-échange! Nous avons ensuite déchanté.Apres l’éclatement de l’URSS, de la Yougoslavie ou de la Tchécoslovaquie, le mot a resurgi dans la terrible singularité du vécu.Il y a eu tout à coup cette frontière qui reprenait sa place: la culturelle.En dépit de toutes les délimitations étatiques, les limites intérieures reparaissaient.On avait beau forcer l’union des peuples et jouer la mondialisation, revenait la pertinence des regroupements humains: la culture, en particulier la langue et la religion qui l'informent On pouvait par la violence faire varier le territoire des États, mais, à travers l’histoire, ne semblaient productifs et pérennes que ceux dont la culture était unifiée.Et l’on recommença à dire que les nations ou ethnies vivaient de leurs différences, des frontières propres qui les constituaient On remarqua aussi que la Toile et tous les autres vecteurs de la globalisation s’y butaient Tout le monde ne voulait pas parler seulement anglais et marché.Nous le disions aussi au Québec.C’est ainsi que du sens premier nous avons été ramenés au sens second du mot «frontière»: à l’espace intermédiaire, plus ou moins large, de la démarcation.Là où vit la police des frontières, mais où s'amorcent aussi les échanges, quand la police devient politesse et le policier policé.C’est direz-vous, l’espace qui convient le mieux au Québec dont les limites sont floues, ce pays incertain bien vu par le conteur Jacques Perron.C’est un espa- ce que l’on aime développer quand on cherche moins à délimiter, à classer qu’à échanger.Ne concluez pas trop vite à la peur des guerres de frontières.Ici, quand nous l’aimons indéfinie (comme la frontière avec Terre-Neuve), c'est peut-être pour élargir la lisière, en faire un espace médian, y jouer comme le permet l’hiver quand le froid et la neige sont venus.On pourrait en faire d’abord l’hypothèse.On le voit un peu à travers notre imaginaire romanesque.Ainsi, il y a longtemps que l’on a cessé d’être obsédé par la lisière forestière comme chez Maria Chapdelaine, où il faut constamment faire reculer la forêt Aujourd’hui, on a beaucoup moins l’esprit bordu-rier.Jacques Poulin le raconte dans Volkswagen Blues (1984) où la dérive de Jack Waterman ne reconnaît que les frontières culturelles.Qu’il faut d’ailleurs traverser, même si on risque sa tête, son identité.Voyez ensuite Noël Audet Dans Frontières ou tableaux d’Amérique (1995), il construit justement un espace médian du lieu dit frontalier, il en fait un territoire intermédiaire, partagé.Le narrateur y dialogue constamment avec le douanier.Pour lui montrer finalement que le bonheur se trouve dans l’union festive des différences.Comme s’il fallait élargir la lisière jusqu’à en faire l’empire du milieu, de la rencontre des oppositions, du débat De la synthèse nouvelle qu’est toujours la création.Sans nul doute, un lieu de compromis, au sens le plus généreux du terme, sans l’extrémisme ou le fondamentalisme qui régit si fréquemment l’esprit de la lisière plutôt que celui de l’invention.Un étonnement tout de même: chez Audet l’espace de la rencontre s’installe entre le Québec et le Brésil, qui sont sans autre lieu commun que leur latinité.Et les frontières que nous partageons avec les Anglo-Québécois?Avec les Anglo-Canadiens?Cet espace ne serait pas habitable?Pourtant, dans la réalité, le métissage a bien eu lieu et souvent en faveur des Québécois de souche, si l’on songe à tant d’Irlandais et d’Écossais devenus des pure-laine après 1763.C’était au temps de la contre-conquête, quand nous dominions démographiquement Et que dire du métissage franco-amérindien plus considérable qu’on ne l’avoue dans le réel?Là, la fiction s’y retrouve plus souvent et depuis les débuts de notre roman.N.Audet lui-même le propose dans L'Eau blanche (1992).Mais ces frontières intimes du Québec ne sont pas si fréquentées qu’on voudrait le croire.VOIR PAGE A 8: FRONTIÈRE Jac q ue s Allard Ressources naturelles La saignée africaine Ils sont près de 900 à avoir sacrifié leur premier week-end estival pour s’enfermer dans les amphithéâtres sombres et frisquets de l’université de Calgary.Neuf cents venus écouter studieusement des orateurs provenant des quatre coins du globe leur exposer ce qui ne sera pas dit pendant le sommet officiel du G8, qui débute demain à Kananaskis.Ces «secrets», ce sont les zones d’ombre du NEPAD, le fameux plan de développement de l’Afrique qui sera au cœur des discussions des huit chefs d’État et de gouvernement, ses silences et ses prémisses idéologiques.Le Devoir vous propose un survol des discussions tenues lors du Sommet parallèle, qui prend fin aujourd’hui.G6B (Uouf »! &l> limon HÉLÈNE BUZZETTI ENVOYÉE SPÉCIALE DU DEVOIR Calgary — La participation de l’Afrique dans le commerce mondial compte pour à peine 12 % et son lien principal avec l’économie planétaire repose sur l'exploitation de ses ressources naturelles: diamants, or, pétrole, bois précieux, chocolat.Une activité économique qui, loin d’améliorer le sort des citoyens, contribue davantage à leur appauvrissement, a-t-on entendu ce week-end à l’université de Calgary où s’est tenu le sommet parallèle à celui du G8, le G6B.C’est le paradoxe des ressources.Ijes trois quarts de la production mondiale de diamants provient d’Afrique, principalement de la Sierra Leone, d’Angola et de la République démocratique du Congo, mais cette lucrative industrie est tombée sous le contrôle de rebelles, qui l’utilisent pour financer leurs guerres.On estime à 700 millions de dollars, ou 5 à 10 % du marché mondial, la valeur des diamants de la guerre, dit lan Smillie, responsable de la recherche à Partenariat Afrique Canada «Et il n’en coûte que 5 à 10$ pour s’acheter une kalachnikov» Le scénario est similaire pour la coupe de bois au Libéria.Ijcs milices s’emparent de la ressource pour financer leurs conflits, ou alors des groupes profitent de la guerre pour s’emparer de la ressource et faire des gains personnels.L’année dernière, la valeur nette des exportations de bois frisait les 106 millions $ US, selon l’ONG londonienne Global Witness, mais le ministère des Finances n’en a retiré que six millions, la différence étant allée dans les poches des groupes armés.VOIR PAHGE A 8: SAIGNÉE ¦ Lire autres textes sur le G6B et le G8 en pages A 2, A 3, A 6 et A 7 LE DEVOIR, LE MARDI A 8 Aéronautique: arbitrage entre le Brésil et le Canada Genève (AF) — L’Organisation mondiale du commerce a décidé hier de confier à un comité d’arbitrage le soin d’étudier la demande du Brésil pour que des sanctions soient imposées au Canada en rapport avec les subventions a son industrie aéronautique.le Brésil accuse le Canada de ne pas s’étre conformé à un rapport d’un comité d’experts de l’OMC qui concluait, en janvier, que les prêts versés par Ottawa à la société Bombardier allaient à l’encontre des règlements internationaux sur le commerce.le Brésil exigeait en conséquence l'imposition de sanctions contre le Canada Le gouvernement canadien estime de son côté que les dommages de 336 milliards $ US demandés par le Brésil sont farfelus, injustifiés et sans effet Les deux pays s’accusent mutuellement depuis cinq ans de subventionner leur industrie aéronautique respective, lesquelles s’affrontent sur le même marché des jets régio- PARIS SUITE DE LA PAGE 1 La conférence de presse, organisée au lendemain de la Fête nationale, coïncide avec les célébrations entourant le 3(f anniversaire de la Délégation du Québec à Bruxelles, la nouvelle maison du tourisme, de la culture et des affaires devrait être inaugurée d’ici 2004, idéalement dans le quartier Saint-Germain ou près des Halles.Selon ce qu’a appris Ijr Devoir, la proposition a été en ballottement jusqu’à la dernière minute.Elle était même tenue pour moribonde il y a à peine six mois.Piloté depuis au moins deux ans par le ministère des Relations internationales (MRI) et la Délégation du Québec à Paris, le mémoire décrivant le Centre Québec-Europe a finalement été adopté par le Conseil le 12 juin.Le document a été cosigné par Louise Beaudoin, Diane fjemieux, ministre de la Culture, et Pauline Ma-rois, vice-première ministre et ministre des Finances.Les opposants n’étaient pas tant contre l’outil que contre ridée de l’utiliser là Pour eux, il s’agirait maintenant de développer d’autres axes d’échanges, par exemple avec toutes les Amériques.Le clan francoeuropéen a plutôt misé sur le rayonnement continental du centre et sur la nécessité de développer de nouveaux marchés pour les exportations québécoises.Les documents officiels parlent d’ailleurs de se mettre «au service» d’initiatives provenant de Paris, mais aussi de Londres, Bruxelles, Munich, Rome ou Barcelone, bref avec toutes les antennes européennes du Québec.Une étude récente, commandée far le ministère de l’Industrie et du Commerce, a conclu que sur les 16 pays au plus fort potentiel d’affaires pour le Québec, neuf se situent en Europe.Le premier ministre Bernard Landry n’était pas gagné à la proposition au départ.11 aurait accepté de l’appuyer à condition que le secteur privé y soit fortement impliqué.Ce sera le cas.Selon les documents officiels, une bonne partie du centre servira de relais d’affaires et environ le tiers (1,4 million) de son budget annuel, estimé à 3,8 millions, proviendrait du secteur privé.Les coûts d’aménagement dépendront de l’immeuble sélectionné, acheté ou loué.La Mairie de Paris a déjà promis d’aider le Québec à s’installer, peut-être même dans une des composantes de son parc immobilier.Les documents décrivent un centre «polyvalent» et «multifonctionnel».On lui prête quatre fonctions principales: d'accueil, d’information, culturelle et d’affaires.L’accueil comprendra un restaurant-bistro servant des spécialités régionales québécoises et une boutique de produits nationaux.Le second volet inclura des bornes d’information sur le Québec, le tourisme ou l’immigration.Pour l’aspect culturel, on souhaite regrouper divers services existants, notamment la librairie du Québec et la bibliothèque de la Délégation.On développera aussi une médiathèque, ime petite salle multifonctionnelle d’environ 150 places et des surfaces d'exposition culturelles ou commerciales.La fonction d’affaires apportera divers supports aux petites et moyennes entreprises désireuses de percer le marché européen.Le Mouvement Desjardins est pressenti comme investisseur majoritaire pour le développement du centre d’affaires.Un comité de parrainage sera mis en place.11 regroupera une douzaine de personnalités québécoises représentatives des secteurs d’activités représentés au Centre.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9^ étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E2 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514)985-3340 Les petites annonces Au téléphone (514)985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514)985-5967 Par courriel abonnernents@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Le Devoir peut, à l'occasion, mettre la liste d'adresses de ses abonnes à la disposition d’organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.U Dtvoir est publie du lundi au samedi par Le Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, Sè etage, Montréal, (Québec).H3A 3M9.R est Imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean, 800, boulevard IndustrieLSaint-Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.L’agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans Le Dtvoir.1* Dtvoir est distribué par Messageries Idynamiques, division du Groupe Québécor lnc„ 900, boulevard Saint-Martin Ouest, Laval.Envoi de publication — Enregistrement n" 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.?25 JUIN 2002 LE DEVOIR ?- ACTUALITES EN BREF naux et d’affaires.Depuis dix ans environ, la société brésilienne Embraer SA a réussi à contester à Bombardier le troisième rang des fabricants mondiaux d’avions, derrière les sociétés Boeing et Airbus Industrie.Accusant le Brésil de subventionner son industrie aérienne, le Canada avait répliqué en accordant des prêts à faible taux d’intérêt à Bombardier.En janvier dernier, un comité d’enquêteurs de l’OMC concluait que les fonds accordés par Ottawa à Bombardier, et qui lui avaient permis de décrocher trois contrats totalisant 4 milliards $US aux États-Unis et en Espagne, étaient illégaux.Le comité invitait Ottawa à «révoquer les subventions sur-le-champ».La saga du lait à l’OMC Ottawa (PC) — Dans un nouveau chapitre d’une saga agroalimentaire internationale, l’Organisation mondiale du commerce a jugé, hier, que le Canada use de pratiques déloyales dans son commerce des produits laitiers aux États-Unis et en Nouvelle-Zélande.Et ces deux pays pourraient obtenir le droit dès le début de l’an prochain d’appliquer des mesures de représailles, ajoute l’organisme.Le ministre du Commerce international, Pierre Pettigrew, a aussitôt indiqué qu’il avait l’intention d’en appeler de la décision de l’OMC.Le litige porte sur l’exportation de produits laitiers — surtout des fromages du Québec et de l’Ontario — d’une valeur de 400 millions $ par année.Les États-Unis et la Nouvelle-Zélande soutiennent que le Canada verse aux producteurs des subventions à l’exportation, ce qui leur permettrait de vendre leurs fromages et poudre de lait écrémé en bas des coûts de production.S’ils gagnent à nouveau en appel, les deux pays pourraient obtenir la permission de l’OMC d’imposer des mesures de représailles allant jusqu’à 70 millions $ US.Le Canada avait déjà perdu une première manche en 1999 mais a gagné en appel en décembre dernier.Les États-Unis et la Nouvelle-Zélande en ont aussitôt appelé de cette nouvelle décision.BUSH SUITE DE LA PAGE 1 Prié de préciser si le discours de Bush signifiait que le président palestinien devait partir, un proche collaborateur du président a répondu: «Nous avons été très clairs, nous pensons que la direction palestinienne pose un problème important.» Par ailleurs, le président américain a également appelé Israël à se replier sur les positions qu’il occupait avant le 28 septembre 2000, ce qui revient à évacuer environ 40 % de la Cisjordanie.Il a aussi invité Israël à cesser toute activité de colonisation des territoires occupés et à débloquer les revenus fiscaux palestinieqs.Ijes termes de l’État palestinien provisoire et de ses fonctions internationales ont été laissés à de futures négociations entre une direction palestinienne réformée et Israël.Mais Bush a souligné que, pour parvenir à une paix véritable, au règlement de tous les différends et à la fin du conflit qui les oppose, Israéliens et Palestiniens devaient s’attaquer aux problèmes fondamentaux tels que le statut de Jérusalem et le sort des réfugiés palestiniens.«Les choses doivent changer car elles sont intenables pour les Israéliens vivant dans la terreur, et pour les Palestiniens qui vivent dans la misère et sous l'occupation», a-t-il insisté.Réactions mitigées Israéliens et Palestiniens n’ont pas tardé à réagir au discours de George W.Bush.A Jérusalem, le premier ministre israélien Ariel Sharon a fait écho aux déclarations du président américain, en appelant une nouvelle fois de ses vœux l’arrivée au pouvoir de nouveaux dirigeants palestiniens.«Lorsque l’Autorité palestinienne subira d’authentiques réformes et qu une nouvelle direction prendra place à sa tête, il sera possible de discuter des moyens d’aller de l’avant par des moyens diplomatiques», a déclaré M.Sharon dans un communiqué laconique.«Israël est un Etat épris de paix», ajoute le texte.Plusieurs ministres israéliens ont de leur côté ouvertement exprimé leur satisfaction à la suite du discours de M.Bush.Le ministre de la Défense Binya-min Ben Eliezer a même qualifié l’allocution d’«étape historique qui offre un horizon sécuritaire, politique et économique permettant de mettre un terme au conflit israélo-palestinien».De son côté, le président de l’Autorité palestinienne Yasser Arafat, dont le QG est à nouveau occupé par Tsahal, a salué le discours de George W.Bush, qu’il a qualifié à’«effort sérieux pour foire progresser le processus de paix».Dans sa déclaration officielle, Arafat n’a rien dit de l’appel du président américain en faveur de nouveaux dirigeants palestiniens.H appelle plutôt à «l’ouverture de discussions avec l’administration américaine, avec les frères arabes et le quartette USA-Russie-ONU-Union européenne, pour étudier les détails susceptibles de permettre l’application de ces idées».De son côté, le dirigeant palestinien Saëb Erakat a jugé inacceptable l’appel du président Bush à une nouvelle direction palestinienne.«Le président Yasser Arafat a été élu parle peuple palestinien, et nous allons avoir des élections très bientôt.C’est aux Palestiniens de choisir leur dirigeant», a-t-il dit Il a dans le même temps annoncé que le président Arafat avait signé un décret portant sur l’organisation d’une élection présidentielle au début de l’an 2003 dans les territoires palestiniens.M.Erakat n’a pas précisé quand M.Arafat avait signé ce décret ni la date exacte de ce scrutin présidentiel.M.Erakat a ensuite déclaré qu’il était nécessaire d’avoir un calendrier précis et clair pour le retrait d’Israël des territoires occupés en juin 1967, en plus d’un règlement du problème des réfugiés palestiniens.«Nous devons transformer la vision de Bush en une réalité qui garantisse la fin de l’occupation», a-t-il ajouté.«Le problème, c'est l’occupation israélienne, qui constitue l’une des principales formes de terrorisme.» Pour sa part, le Hamas a rejeté le discours du président américain, le qualifiant de «partial» en faveur d'Israël, ,et a promis de poursuivre «la résistance» contre l’État hébreu.«Le discours du président Bush est partial en faveur d’Israël et dénie leurs droits aux Palestiniens», a affirmé à l’AFP Ismail Abou Chanab, un responsable du Hamas.«H n’y a aucune lueur d’espoir dans le discours et nous devons poursuivre la résistance», a-t-il ajouté.BRUXELLES SUITE DE LA PAGE 1 Bien sur, on aurait préféré l’original — les Vi-gneault, Dufresne, Desjardins et compagnie.J'ai d’ailleurs rencontré un spectateurs déçu qui était venu pour eux.Mais, à défaut, ces joyeux Sague-néens ont donné aux Bruxellois une petite idée de nos célébrations nationales.En 100 ntinutes, Québec Issime passe en revue 80 titres qui vont de la Bolduc à Céline Dion.C’est là qu'on découvre que la seconde aurait mieux fait d’aller à l’école de la première.En une heure et demie.Québec Issime passe en revue les grands moments de la chanson du Québec.Tellement qu’on finit par s’étonner que toutes ces chansons viennent de chez nous.Un Bruxellois s’est d'ailleurs exclamé: «Ah! Une clumson de Jacques Brel», en entendant les premiers vers de.Quand les hommes vivront d'amour*.Un autre m'a soutenu mordicus que le succès de Nanette Workman, Voulez-vous coucher avec moi?, était une composition de Michel Fugain.Sur un fond de scène composé d’une fleur de lys gonflable, les interprètes semblaient plus à Taise dans It's rythmes folkloriques et les airs récents de Starma-nia et Notre-Damode-Paris que dans les textes plus subtils de Richard Desjardins, Diane Dufresne et Daniel Lavoie.En fait, les Bruxellois se sont tapé une vingtaine de Saint-Jean en une seule.On aurait d’ailleurs parfois souhaité que les interprètes cessent de zapper frénétiquement et prennent le temps de terminer leur chan- son au lieu d’enchaîner avec la suivante au plus vite.Ce collage adolescent a pourtant réjoui la foule qui a même exigé un rappel, pourtant imprévu dans ce genre de spectacle réglé au quart de tour.Les interprètes, qui ont tous entre 22 et 28 ans, prenaient un plaisir évident à faire découvrir la chanson québécoise aux Bruxellois.Plus tôt la ministre des Relations internationales du Québec, Louise Beaudoin, avait souhaité la bienvenue à une douzaine d’ambassadeurs (Russie, Mexique, France, Vietnam, etc.) ainsi qu'aux représentants belges qui participaient à la réception qu’organise chaque année la délégation québécoise à l’occasion de la Fête nationale.La ministre était exceptionnellement l’invitée cette année du bourgmestre de Bruxelles, Freddy Thielemans.Dans la somptueuse salle des mariages de la mairie, Louise Beaudoin a déclaré que «cette fête du Québec s’ajoute à la longue liste des mariages qui se sont déroulés dans cette salle».Plus de 500 personnes ont ensuite participé à une réception largement ouverte aux Québécois qui vivent dans la capitale belge.Ce spectacle de la Saint-Jean venait clôturer les célébrations de la fête de la musique qui se déroule chaque année à Bruxelles pendant plusieurs jours.Quelques heures après le spectacle, des fêtards continuaient à célébrer dans les rues de la ville.Les notes de La danse à Saint-Dilon et de Journée d 'Amérique résonnaient toujours dans leur tète.FRONTIÈRE SUITE DE LA PAGE 1 Les écrivains néo-québécois y vont-ils?Oui, de plus en plus.C’est après tout leur espace premier quand ils débarquent ici.Naim Rattan en donne un exemple émouvant dans son dernier roman L'Anniversaire (Québec Amérique 2000), en montrant Tinte-gratipn de son historien d'origine syrienne mais venu des États-Unis.C’est un hommage au Canada français et au Québec qui devient sa patrie.Mais où se trouve l'inverse?Disons le récit de l'assimilation d’un Québécois ou Canadien français au Canada anglais?Ou encore, moins fréquent mais encore possible, celui d’un Canadien anglais au Québec français?La frontière anglo-française demeure ici étonnamment forte, c'est-à-dire étroite.Et quoi que Ton dise, même dans l’espace des écrivains, l'esprit de la lisière refait souvent surface.Pas celui de Louis Hémon.Celui de la vieille bataille des races.Du «mal d’Europe», comme disait Jean-Jules Richard dans son fameux récit de guerre Neuf jours de haine (1954).Cela crève les yeux quand on revient sur le terrain du réel.Par exemple, on ne connaît pas beaucoup de fédéralistes pro-Canada qui travaillent dans l’espace des rencontres.En général, ces politiques préfèrent les limites et ne consentent qu'aux gestes.Pas à l’action.Ils écrivent des lettres ou gesticulent Ils «posent des gestes», comme ils disent, trahis par cette triste expression.Toujours sur la brèche, ils vivent en fait sur les lisières, fis ont l'esprit bordurier, si Ton peut dire.Alors, même si la fiction travaille dans l’espace élargi de la frontière, je ne conclurai pas trop vite.Au Québec aussi domine souvent le sens premier de la lisière et des bornes.Même si nous ne construisons pas, comme en Israël, de «mur de sécurité».SAIGNÉE SUITE DE LA PAGE 1 «Typiquement, des bateaux chargés d’armes arrivent au Libéria et ils repartent avec du bois à destination de la Chine, de la France, mais aussi de l’Italie, de la Grande-Bretagne et delà Grèce», explique Alice Blondel, de Global Witness.Les ports du pays sont souvent contrôlés par les compagnies forestières elles-mêmes, qui ont aussi leurs milices dans certains cas.«La Oriental Timber Company [de Singapore] a ses propres prisons et on rapporte des cas d’exécutions extrajudiciaires», dit Mme Blondel.Or jaune, or noir et chocolat En Tanzanie, le gouvernement avait instauré un programme d’encouragement des prospecteurs d’or artisanaux, avec pour résultat un bond dans les exportations du gouvernement (de 1 à 30 millions entre 1989 et 1994) et de l'emploi.Mais dans les années 1990, encouragé par les institutions financières internationales, ce dernier a ouvert les portes aux compagnies minières étrangères.En 1996, l’arrivée de la canadienne Barrick Gold a mené à l'expropriation de 30 000 mineurs et, prétendent certains témoins, à la mort d’une cinquantaine de personnes.«Ces gens n’ont eu que 24 heures pour partir.Ils n’ont pas reçu de compensation.C’est l’histoire de l’investissement étranger dans mon pays», a lancé l’avocat Tundu Lissu.Au Soudan, le gouvernement aurait commis des violations des droits de la personne pour protéger les investissements étrangers dans le secteur pétrolier, indique Bénédicte Goderiaux, d’Amnistie internationale.Elle soutient que les citoyens auraient été déplacés, des villages incendiés et des gens bombardés par le gouvernement pour permettre la construction de pipelines.Le gouvernement fédéral a reçu il y a moins de deux ans un rapport sur les activités de la compagnie canadienne Talisman au Soudan et sa contribution indirecte aux conflits civils.«La présence des compagnies étrangères donne une légitimité au gouvernement soudanais sur la scène internationale», déplore Mme Goderiaux.Quant au chocolat, environ 70 % de la production mondiale de cacao provient d’Afrique, surtout de Côte d’ivoire.La chute des prix de la ressource s’est soldée par une augmentation du travail des enfants et ses corollaires, l’esclavage et le trafic d’enfants, précise Anita Sheth du groupe Aide à l’enfance.Les enfants sont enrôlés au Mali et au Burkina Faso avec des promesses de jours meilleurs, puis sont envoyés sur les plantations de Côte d’ivoire, obligés de travailler jusqu’à 12 heures par jour, parfois sans eau et sans nourriture adéquate.Certains se font ' ,cérer les pieds pour empêcher toute fuite.lien direct entre ressources et pauvreté Dans son rapport Extractive Sectors and the Poor publié l’automne dernier, Oxfam America concluait que «la dépendance envers le pétrole et les ressources minières est fortement associée à des conditions de vie particulièrement mauvaises pour les pauvres».Tableaux à l’appui, on découvre que la très grande majorité des 25 pays les plus dépendants de leurs ressources minières et pétrolières arrivaient en queue du classement de TONU sur le développement humain.La Sierra Leone, dont l’exploitation des ressources minières représente 28,9 % du produit intérieur brut (la deuxième plus grande dépendance juste derrière le Botswana), arrive bon dernier au classement de TONU.Quant au pétrole, c’est l’Angola qui en dépend le plus sur toute la planète (68,5 % du PIB) et il se classe 16(> sur 174.Malgré leurs richesses naturelles, les deux pays sont quand même considérés comme des pays pauvres très endettés.Le rapport mentionne aussi qu’un pays dépendant de ses ressources a 46 fois plus de risques d’être le théâtre d'une guerre civile qu’un pays au profil similaire qui ne dépend pas de ses ressources.Cause ou conséquence, ces mêmes pays financent beaucoup plus leur armée que les autres et, nécessairement, moins leurs programmes sociaux.«Plus grande est la dépendance envers les ressources naturelles, plus lente est la croissance économique, résume Mark Freid d’Oxfam Canada.Et quand on compare ces pays à d’autres pays ayant les mêmes niveaux de revenus mais qui ne dépendent pas des ressources minières, ils obtiennent des résultats bien pires en santé, en éducation, dans la lutte contre la pauvreté, en matière de développement économique et quant aux risques de guerres civiles.Statistiquement, ils font pire.Alors il doit bien y avoir quelque chose [de tordu] à propos de l’industrie des ressources.» On demande ainsi à la Banque mondiale et autres institutions financières internationales de revoir leur évaluation des projets d’exploitation minière, jusqu’à présent très prisés parce que prometteurs de bons retours sur l’investissement.Mais le G8, qui se réunit demain, doit aussi se prononcer.«Peut-on parler de l’Afrique sans parler des guerres qui y font rage?C’est pourtant ce que le NEPAL) fait!», déplore M.Freid.Des solutions pointent toutefois à l’horizon.Le processus de Kimberly a abouti et un système international de certification des diamants devrait être mis en place en 2003.Le secteur du chocolat s’en inspire d'ailleurs, indique Anita Sheth.L’industrie manufacturière a signé cet automne un protocole visant l’élimination de l'esclavage des enfants d’ici quatre ans.«Nous ne croyons pas aux boycotts, précise Mme Sheth.Nous croyons aux droits des enfants qui travaillent.» Quant à l’éthique des entreprises occidentales lorsqu’elles sont présentes dans les pays en développement, là encore, l’OCDE a mis de l'avant des principes de gouvernance corporative en vertu desquels des plaintes peuvent être formulées, chaque pays, dont le Canada, ayant une personne-contact.Mark Fried déplore que le mécanisme soit encore inconnu.Oxfam a déposé la première plainte touchant un consortium canado-suisse qui avait acheté une mine publique de cuivre en Zambie.La plupart des employés ont été licenciés, mais comme ils vivaient sur les terres de la compagnie, ils sont devenus des «squatters» qu’on voulait chasser.Des contacts ont été établis par le biais du ministère des Affaires étrangères avec les compagnies concernées et, finalement, une entente a été conclue avec les résidants.«On ne sait pas si c’est le fruit de notre démarche, convient humblement M.Freid.Mais le G8 pourrait publiquement appuyer ce mécanisme, dire qu’il existe, que les gens peuvent porter plainte.Ça lui donnerait du poids.» ««du Pré*ld*nt-K»nn*dy © boul.d« ffrttowxm*» me Sante-Cathenoe e-rtc>\
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